Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 2 novembre 1992
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1992-11-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
RESTAURANT FRANÇAIS Son ambiance Sa cuisine du marché 3487, avenue du Parc Montréal 845-2992 Vol.LXXXIII — No 254 Ensoleillé.Max.: 6 Détail page 8.Montréal, lundi 2 novembre 1992 Toronto 85 cents \ TPS I TVQ Une autre gifle pour Jean Doré Le candidat du Parti civique remporte une écrasante victoire dans Saint-Jacques Pierre Cayouette LE MAIRE de Montréal, M.Jean Doré, a essuyé une nouvelle gifle, hier, alors que le candidat du Parti, civique, M.Sammy Forcillo, a facilement remporté l’élection complémentaire dans le district de Saint-Jacques.M.Forcillo a recueilli 2030 voix, contre à peine 601 pour son adversaire Claude Watters, du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM).Le candidat du Parti Montréal écologique, M.Bernard Bourbonnais, a terminé troisième, avec 469 votes.Quelque 13 000 électeurs étaient appelés hier à élire un successeur au conseiller du RCM Raymond Blain, mort le 5 mai dernier des suites du sida.Le taux de participation, commme on s’y attendait, s’est avéré très faible.À peine 30 % des citoyens de Saint-Jacques ont exercé leur droit de vote, malgré le temps radieux.Douze candidats, dont sept indé- pendants, se faisaient la lutte dans ce singulier district où le sida était plus qu’un problème de santé, mais bien un véritable enjeu électoral.Sammy Forcillo, un comptable agréé de 41 ans, a été conseiller du Parti civique dans le district de Saint-Jacques de 1978 à 1986.Il avait été emporté par la vague du RCM en 1986, défait par Raymond Blain.Pour lui faire la lutte, le RCM avait délégué M.Claude Watters, 62 ans, président du Comité social Cen- tre-Sud.Solidement enraciné dans son milieu, il n’a pu, toutefois, éviter au RCM une cinglante défaite.Sans se faire d’illusion sur son issue, l’administration Doré souhaitait remporter cette élection partielle afin de bien amorcer la mise en oeuvre du plan de relance annoncé par le maire en septembre dernier.Le district de Saint-Jacques rassemble plusieurs quartiers du centre-ville de Montréal.Il est circonscrit par les rues Bleury (à l'ouest), Sherbrooke( au nord), Papineau (à l’est) et le fleuve Saint-Laurent ( au sud).La Cité du Havre et les Iles Sainte-Hélène et Notre-Dame en font partie.Le district regroupe donc des clientèles aux antipodes, des plus pauvres aux plus nantis.Il englobe à la fois le Village gai, le Quartier latin ( les environs de l'UQAM ), le Quartier chinois, certains logements misérables du Centre-Sud, les luxueux condos du Vieux-Montréal et les non moins fastes complexes Habitat 67 et Voir page 4 : RCM La mise en cause de l’Institut Mérieux ravive le scandale du sang D'après Reuter PARIS — La mise en cause de l’Institut Mérieux en marge du « scandale du sang » a accentué la pression politique ce week-end sur les responsabilités gouvernementales en 1985 dans la contamination des hémophiles.L’Institut Mérieux International SA de France est présent au Canada sous le nom de Mérieux Canada Holdings Ltd, qui a acquis à la fin de 1989 la compagnie Connaught Laboratories Ltd de Toronto, au coût de 942 millions de dollars.De nombreux dirigeants socialistes ont tenté d’orienter le débat vers une réforme de la Haute cour pour que les ministres soient à l’avenir ju- gés comme des citoyens ordinaires.Mais des familles des victimes y ont vu une manoeuvre dilatoire.Loin d’apaiser les passions, le jugement du tribunal correctionnel de Paris condamnant Michel Garretta, ex-directeur du CNTS, à quatre ans de prison et deux autres médecins à des peines avec sursis a déclenché une insatisfaction générale.L’ex-premier ministre Laurent Fabius, qui est au centre de la polémique, n’a pas convaincu les parties civiles en réclamant la constitution d’un jury d’honneur pour rendre des comptes aux Français.« Il y a un an Michel Garretta réclamait également un jury d’hon- Volr page 4 : Mérieux L'ENTREVUE DU LUNDI HUBERT LANDAIS Ex-directeur du Louvre et des Musées de France, aujourd’hui président de l’International Council of Museums, Hubert Landais est un érudit sympathique qui a consacré toute sa vie à la gestion muséologique.« Je suis un vieux monsieur de la vieille école», dit-il.Ce qui n’empêche pas ce disciple de Malraux d’avoir sur les musées des idées innovatrices.Stéphane Baillargeon l’a ren- ?L’Unita bat en retraite tandis que la guerre civile fait 300 morts à Luanda.page 9 ?L’armée turque a tué un millier de rebelles kurdes en Irak.page 7 ?Encore une barricade à Oka.page 3 ?Bush, Clinton et Perot: les portraits des candidats pages 8 et 10 UN BOULEVARD RENÉ-LÉVESQUE À QUÉBEC Bou\evatrès H filter LUANDA — Pour la troisième journée consécutive de violents affrontements ont opposé forces gouvernementales et éléments de l’UNITA hier à Luanda.Mais selon des témoignages concordants dans plusieurs quartiers de la capitale angolaise les hommes de Jonas Savimbi paraissent battre en retraite.Aux termes d’un cessez-le-feu conclu samedi, les combats ont cessé à lluambo, la capitale des hauts plateaux où Jonas Savimbi s’était retranché au lendemain des élections dont il conteste le résultat.La radio gouvernementale a signalé un retour à la normale hier.Les rues étaient animées et les églises pleines pour les services religieux dominicaux.Il n’en est pas allé de même dans la capitale où la population civile est restée calfeutrée chez elle pendant que les soldats du MPLA du président Jose Eduardo dos Santos s’attaquaient aux derniers quartiers contrôlés par les combattants de l’U-NIT’A.Ceux-ci se sont repliés vers le quartier résidentiel de Miramar, au nord de Luanda, apparemment dans l'espoir de quitter la ville.On ne possède pas de bilan des victimes des combats de ces trois derniers jours qui ont débuté par une offensive de l’UNITA sur l’aéroport qui demeure fermé.Mais selon l’agence portugaise LUSA, quelque 300 cadavres jonchent les rues de la capitale.Un appel du secrétaire général de l’ONU, Boutros Boutros-Ghali, à un cessez-le-feu immédiat est resté lettre morte.On ignore d’autre part où se trouvent les principaux dirigeants de l’U-NITA à Luanda.Des informations contradictoires circulent sur leur sort.On les dit à bord d’un hôtel flottant qui mouillait dans le port de Luanda, réfugiés à l’ambassade de Grande-Bretagne où encore arrêtés.Un membre de la mission commerciale sud-africaine, Gary Scal-lon, qui se trouvait sur un navire dans la baie de Luanda, avait auparavant déclaré par téléphone à Reuter que trois obus, étaient tombés près de la villa de Jonas Savimbi, sur les hauteurs qui surplombent le quartier de Miramar ou se trouvent la plupart des résidences diplomatiques.Quelque 200 civils ont trouvé refuge samedi sur un ferry dans le port de Luanda, a rapporté le Sunday Times de Johannesbourg.Plusieurs pays ont commencé samedi l’évacuation de leurs ressortissants.Environ 200 Portugais, Britanniques, Français, Philippins, des Cap-ver-diens et des ressortissants de Sao Tome ont quitté par avion Kafunko, dans le Nord-est, vers Sao Tome.Les combats de ces trois derniers jours ont éclaté un mois après les premières élections présidentielles et législatives pluralistes du pays.Elles visaient à consolider l’accord de paix conclu en mai 1991 après 16 ans de guerre entre l’UNITA et le MPLA.Jonas Savimbi a perdu mais a refusé de reconnaître les résultats, en dénonçant des fraudes de l’ancien parti unique du président José Eduardo dos Santos.Le scrutin a été jugé plutôt juste et honnête par des observateurs de l’ONU.Le président sud-africain Frederik de Klerk, dont le pays a soutenu l’U-NITA pendant la guerre civile, a exhorté hier Jonas Savimbi à décréter un cessez-le-feu en Angola et à entamer des négociations de paix avec le président Dos Santos.Cet appel est contenu dans un message personnel adressé au chef de l’ancien mouvement rebelle, a précisé le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Pik Botha.Parmi les victimes des combats, figurent deux observateurs de l’ONU, abattus samedi par l’UNITA alors qu’ils traversaient Luanda en voiture, selon l’agence Lusa qui cite une source militaire.Samedi, les forces gouvernementales avaient bombardé puis pris le contrôle du centre de commandement militaire de l’UNITA dans l’hôtel Turismo, qui a été brûlé.L’ancien mouvement rebelle a détruit en partie la télévision et le siège du MPLA voisin.Selon la radio mozambieaine, deux généraux de l’UNITA ont demandé refuge à l'ambassade de Grande-Bretagne à Luanda.Les journalistes locaux n’ont pu confirmer l’information, les lignes téléphoniques étant fortement endommagées.Élections américaines : i Les candidats brûlent leurs dernières cartouches L’incertitude des sondages maintient toujours le suspense WASHINGTON (AFP) - À deux jours du scrutin, les candidats à la présidence américaine brûlent leurs dernières cartouches en se concentrant sur les États-dés, alors que l’incertitude dans les sondages contribue à renforcer le suspense.Le candidat démocrate Bill Clinton a mis les bouchées doubles.Hier, après avoir dormi à Cincinnati (Ohio), il a porté ses efforts sur deux Etats cruciaux du nord-est industriel, le New Jersey et la Pennsylvanie, avec, selon les responsables de sa campagne, de nouveau un problème d’aphonie.Aujourd’hui, il compte visiter huit États et neuf villes lors d’un voyage de 29 heures sans interruption au terme duquel il aura parcouru plus de 5500 kilomètres.Il regagnera demain midi son fief de Little Rock (Arkansas).George Bush lui aussi a ciblé les États dont il a besoin pour conserver des chances de l’emporter, notamment le Michigan, le New Jersey et le Connecticut, où il s’est rendu hier après être passé samedi par le Wisconsin à bord de son train « Spirit of America ».Il s’est également assuré hier quelques instants d'audience nationale en donnant deux interviews télévisées.l’une sur CNN, l’autre sur MTV, la chaîne musicale des jeunes.« Je crois que je vais l’emporter », a-t-il réaffirmé sur CNN, le visage tendu, fatigué sinon épuisé.Ross Perot, quant à lui, a eu hier un programme assez léger avec deux meetings en Californie mais il a continué à inonder les ondes de ses publicités télévisées.Aujourd’hui, il sera à Dallas.Alors que les candidats privilégient désormais les critiques contre l’adversaire aux dépens des programmes électoraux, les Américains reçoivent une pluie de sondages qui contribuent à renforcer le suspense à l’issue d'une campagne rendue passionnante par de nombreux retournements de situation.Alors que, depuis plusieurs jours, les sondages indiquaient un resserrement de l’écart entre les deux candidats, les trois principales estimations d’hier étaient divergentes.ABC-Gallup donnait 42 % d’intentions de vote à Bill Clinton contre 39% à George Bush, alors que CBS-New York Times indiquait un écart de neuf points (43%-34%).Quant à CNN, elle annonçait un nouveau renversement de situation, en indiquant que l’écart entre les deux hommes commençait à s’ac- croître : 43 % pour Bill Clinton, contre 42% la veille, et 36 % pour George Bush, contre 39% samedi.Ross Perot est toujours distancé avec 15 points environ dans la plupart des sondages.Ces enquêtes d’opinion ne sont pas cependant la préoeupation première des états-majors électoraux, qui font porter toute leur attention sur les sondages État par État.Le président des États-Unis étant élu par un collège de grands électeurs eux mêmes élus dans chaque État, l'objectif est de l’emporter dans suffisamment d’États pour avoir la majorité requise de 270 voix sur 538.A ce calcul, Bill Clinton est donné gagnant.Le Washington Post annonçait hier qu’il ne manquait plus que 43 voix au candidat démocrate pour atteindre les 270.Bill Clinton est assuré de la victoire dans seize États plus le District de Columbia, et il est en tête dans 15 autres, selon le quotidien, qui ne crédite George Bush que de 199 votes sûrs.Cela revient à dire que pour l’emporter, George Bush doit gagner des États qualifiés par le Washington Post de sa « base fragile », tels que la Géorgie ou le Texas, et arracher en plus 71 autres votes.Les Jordaniens accueillent dans le calme le projet d’accord de paix avec Israël AMMAN (AFP) — Tranchant avec l’euphorie israélienne, la Jordanie est restée discrète hier après l’annonce d’un accord avec Israël sur l'ordre du jour des négociations bilatérales de paix, et a décidé de rappeler en consultation le chef de sa dé-légation aux pourparlers, M.Abdel Salam Majali.Les officiels jordaniens refusaient toujours hier de commenter les détails de l'accord, tout en confirmant son existence.Les grandes lignes de ce texte, qui avaient filtré dans la presse jordanienne jeudi dernier, concordent avec le texte publié hier en Israël, S'étonnant de « l'euphorie israélienne » autour de cet accord « qui ne concerne que l’ordre du jour des discussions », une source officielle à Amman a affirmé à l’AFP « qu’il n’y a pas de quoi se réjouir outre mesure ».« Cet accord, même s’il est agréé par le gouvernement, ne constituera qu’un pas sur la longue route de la paix ».La source, qui a requis l’anonymat, a été formelle : « La Jordanie ne signera jamais de traité séparé avec Israël ».« La signature d'un tel traité ne se fera qu'en consultation et en accord avec les autres parties arabes, dans le cadre d’une paix globale », a précisé cette source.Selon elle, « le bruit fait en Israël autour de cet accord pourrait être motivé soit par des considérations internes à l’Etat hébreu, soit par le désir de créer des dissenssions entre les parties arabes concernées par les négociations de paix ».Depuis l’annonce jeudi de cet accord, les contacts palestino-jorda-niens se sonl multipliés.Le premier ministre Zeid ben Chaker a reçu samedi un message du chef de l’OLP Yasser Arafat sur le processus de paix.Hier, il s’est entretenu avec trois membres du Comité exécutif de l’OLP (CEOLP) MM.Mahmoud Abbas, Suleiman Najjab et Yasser Amro « des efforts déployés pour la réalisation de l’échange de la terre contre la paix et l’application des résolutions internationales pour parvenir à une paix juste et durable », selon une source officielle jordanienne.Les deux parties ont mis l’accent sur la nécessité de « poursuivre la coordination arabe » et de parvenir à une « réconciliation interarabe » nécessaire à la réussite du processus de paix, selon la même source.De son côté, le roi Hussein a eu hier un déjeuner de travail avec M.Mahmoud Abbas en présence de « l'ambassadeur de Palestine » en Jordanie, M.Al-Tayeb Abderrahim.Le chef de la délégation jordanienne aux négociations de paix, M.Abdel Salam Majali, est attendu à Amman dans la nuit d’hier à aujourd’hui venant de Washington.Il doit faire part au gouvernement des résultats de la septième session des négociations bilatérales de Washington, qui doit reprendre le 9 novembre, a-t-on appris de source gouvernementale.« Nous allons étudier soigneusement le document que nous rapportera la délégation jordanienne et y apporter des modifications si nécessaire, avant de l’approuver», a-t-on indiqué de source officielle.Le ministre de l’Information Mahmoud al-Charif avait réitéré vendredi l’exigence jordanienne d'un retrait israélien de tous les territoires arabes occupés en 1967, y compris Jérusalem, sur la base de la résolution 242 du conseil de sécurité de l’ONU et la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien.Lettre de Moscou Des moujiks à l’esprit vengeur à la tête de la Russie Ne restez pas collé sur voire chaise.Etirez-vous entre deux appels.C'est bon pour votre dos et vos dossiers.panmipacTinn À vous de jouer.CE SONT tous des moujiks ! », // n’arrête pas de m’affirmer '' une amie, intellectuelle moscovite, en parlant de ceux qui dirigent son pays.J’ai toujours mis son attitude sur le compte du dédain traditionnel russe des gens d'en-haut à l’égard des « paysans », les plus archaïques représentants des masses russes, ainsi que du passé communiste des leaders actuels.Mais voilà que je commence à lui donner raison : l’incroyable comédie politique qui continue depuis un mois entre Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine vole si bas qu’il est difficile de croire qu’il s’agit de deux parmi les plus importants politiciens du monde : l’ancien président de l’Union soviétique et l’actuel président de la Russie.Au tout début déjà lointain, il y a eu au printemps dernier le déménagement de Mikhaïl Gorbatchev dans un ordinaire trois-pièces sur une artère bruyante de Moscou.C’est le gouvernement russe, donc Boris Eltsine, qui lui avait signifié l’obligation de quitter, suite à la disparition de l’Union soviétique, le somptueux appartement réservé aux « dieux », occupants du Kremlin.La même autorité enlevait un peu plus tard à Gorbatchev sa grosse limousine ZIL, quatre mètres de ferraille noire avec des vitres fumées.Il roule depuis dans une Volga, voiture très moyennement prestigieuse puisque utilisée également par toutes les compagnies de taxis.Un séjour à sa datcha dans la torpeur de l’été a fait de toute évidence couver d’autres idées de mesquinerie dans la tête de Boris Nikolaievitch.À son retour de vacances, on apprenait que la datcha de Gorbatchev, celle que le président soviétique s’était fait construire — avec les deniers de l’État, bien sûr — à Foros, en Crimée, était à louer aux étrangers.Pour une somme considérable de dollars.Mais la véritable avalanche de gifles publiques n’a commencé qu’à la fin de septembre.Depuis, Eltsine n’a guère hésité à utiliser la loi à des fins personnelles.Une chose que tous les dirigeants soviétiques, y inclus Gorbatchev, avaient certes eu l'habitude de faire, mais qui avait été officiellement éliminée avec le passage à la nouvelle « société de droit ».Un beau matin, Gorbatchev, qui avait fait la sourde oreille aux convocations répétées du Tribunal constitutionnel (jugeant de la constitutionnalité du decret de Boris Eltsine interdisant le Parti communiste) s’est vu retirer son passeport.Il est alors obligé d’annuler deux tournées projetées en Corée du Sud et en Italie.Pauvre Willy Brandt vient se mêler de la comédie : Boris Eltsine est mis devant la décision de permettre ou non à Gorbatchev d’assister à ses obsèques à Berlin.Il décide finalement d’être moyennement généreux.Gorbatchev reçoit l’autorisation de sortir du pays mais uniquement à Berlin, pas ailleurs.Quelques jours plus tard, les employés de la Fondation Gorbatchev, le « think-tank » dirigé par l’ancien président, ont trouvé, en arrivant au travail, les portes scellées et gardées par des Miliciens Ces derniers avaient en main un décret du gouvernement russe ordonnant à la fondation de quitter les lieux, ou plus précisément, de se réfugier dans une toute petite partie de l’ensemble de bâtiments « qui ne lui avaient été prêtés que temporairement ».Encore quelques jours et le ministère des Finances annonce que la Fondation Gorbatchev sera poursuivie pour.fraude fiscale.Le minable feuilleton a ensuite continué avec Eltsine accusant Gorbatchev d’avoir dissimulé la vérité sur le massacre de Katyn de 1910.Ordonnée par Staline mais mise sur le dos des troupes allemandes par la propagande soviétique, cette exécution de plus de 20000 prisonniers polonais est le chapitre le plus douloureux des relations soviéto polonaises.Selon Eltsine, le grand chef de la « glasnost » avait vu l’ordre portant la signature de Staline dès avril 1989.J usqu’à sa démission en décembre dernier, il avait pourtant continué à se montrer très évasif avec les Polonais.Mikhaïl Gorbatchev est sans aucun doute victime d’une basse tentative de salissage.Mais il est nettement moins innocent que le laissent entendre ses apologistes occidentaux, qui ont si vigoureusement protesté auprès du gouvernement russe contre le « traitement injuste infligé au lauréat du Prix Nobel de la paix ».Voici pêle-mêle quelques-unes de ses plus récentes déclarations publiques à l’encontre de Boris Eltsine : « Il devrait admettre qu’il n’est pas à la hauteur du poste ! » « S’il n’est pas prêt à écouter des conseils, il devrait céder le poste à quelqu’un d’autre ».Ou bien encore : « Le seul tribunal auquel je vais me présenter est le tribunal de l’Histoire».Il a de plus pris la Véra Murray fâcheuse habitude de parler de lui-même en troisième personne : « Ils ont de la difficulté à admettre que c’est grâce à Gorbatchev que tout (la démocratisation) avait commencé ».« C’est une vendetta : ils veulent mettre Gorbatchev à sa place ! ».Mais il est même inutile de s’attarder à ce genre de détails.Les gifles que rend actuellement Eltsine a Gorbatchev sonl en réalité celles qu’il avait reçues en grande quantité, il y a quatre ans, en tant que membre rebelle du Politburo de la part du premier secrétaire du parti Gorbatchev.Il suffit de mentionner à titre d’exemple l’épisode le plus lamentable, révélé il y a deux ans.Gorbatchev a l’intention de limoger Eltsine à la réunion du Politburo de novembre 1987.Malheureusement pour lui, Eltsine a été hospitalisé quelques jours auparavant pour un début d’infarctus.En dépit de l’interdiction des médecins, Gorbatchev insiste à ce qu’il assiste.On fait venir Eltsine qui peut à peine tenir debout.Gorbatchev l’attaque violemment, puis fait défiler des subordonnées d’Eltsine, tous « cuisinés d’avance », qui l’attaquent à un niveau très personnel.Eltsine arrive à se traîner jusqu'à la tribune.Dans un discours totalement incohérent, il admet sa « culpabilité », comme du bon temps des procès staliniens.Il reste affalé sur une table pendant que tout le monde quitte la salle.Le ressentiment humain est partout d’une voracité inouïe.La seule différence, c’est le côté excessif et brutal typiquement : russe : Boris Eltsine met tant d'acharnement à vouloir ternir la réputation de son ex-rival — bonne uniquement à l’étranger, d'ailleurs — qu’il ne semble guère s’occuper de la sienne.On pourrait pourtant penser que c’est cette dernière qui lui tienne avant tout à coeur.J’entends déjà des voix disant : la différence est-elle vraiment si énorme avec la saleté brassée par lé camp Bush dans la campagne ! présidentielle américaine ?Peut-etre pas.Mais Bush ou Clinton ne pourraient jamais se permettre d’agir comme si la loi était un attribut pouvoir.Les Monroviens espèrent une réaction des États-Unis MONROVIA (AFP) — Choqués par le meurtre, qu’ils attribuent unanimement aux rebelles de Charles Taylor, de cinq religieuses américaines, les Monroviens espèrent — mais sans trop y croire — que cet épisode macabre provoquera une réaction à Washington et fera sortir les États-Unis de la « neutralité» de principe affichée depuis deux ans à l’égard des parties au conflit libérien.Samedi soir, Charles Taylor, a déclaré ne pas avoir eu confirmation de la mort, dans la banlieue de Monrovia, des cinq américaines.Membres du gouvernement intérimaire du Pr Amos Sawyer ou simples citoyens, tous ont perçu comme une « trahison » que les Américains — leur puissance historique de référence — déclarent depuis deux ans ne reconnaître formellement aucun gouvernement libérien et traiter indifféremment avec le Front national patriotique (NPFL) de Charles Taylor ou avec les autorités en place à Monrovia.Samedi, quelques heures après l’annonce du « meurtre », dans des circonstances non précisées, des cinq religieuses, le numéro 2 du gouvernement intérimaire Joseph Guannu, ne cachait pas son amertume : « Les États-Unis sont des amis qui se proclament défenseur des droits de l’Homme dans le monde entier mais qui ont laissé ces droits être violés au Libéria sans dire le moindre mot».Un sentiment qui se retrouve dans l’ensemble de la population monro-vienne, persuadée que Washington n’a rien fait pour arrêter la guerre civile qui ravage le pays depuis trois ans.À moins qu’il ne témoigne de prudence dans l’attente d’une confirmation formelle de la responsabilité du NPFL dans le meurtre, le communiqué publié en fin d’après-midi par le département d’État américain ne laisse pas augurer un changement fondamental d’attitude.« Cette tragédie souligne l’urgente nécessité d’un cessez-le-feu immédiat et de la reprise de négociations sérieuses », a seulement réaffirmé Washington. Perot le trouble-fête 10 ¦ Le Devoir, lundi 2 novembre 1992 L» ACTUALITE INTERNATIONALE Armé d’une volonté de fer, Bill Clinton a surmonté tous les obstacles WASHINGTON (Reuter) — Quasi inconnu il y a encore peu, Bill Clinton a su utiliser sa jeunesse, une volonté sans faille et un grand sens politique pour être aujourd’hui tout près de devenir le 42e président des États-Unis et mettre fin à 12 années de présence républicaine à la Maison-Blanche.Pour cela, il a proposé aux Américains un programme de changement combinant un peu du vieil idéalisme des années 60 avec un nouveau pragmatisme qui fait passer les résultats avant l’idéologie et les doctrines partisanes.Le message du gouverneur démocrate de l’Arkansas, un des états les plus pauvres de l’Union, a su trouver un réel écho dans une population lasse de se débattre dans les difficultés de la crise économique.Car le changement, Bill Clinton, 46 ans, le propose avant tout par rapport aux politiques économiques menées par des administrations républicaines depuis douze ans.Il n’hésite pas ainsi à prôner un rôle plus actif de l’État dans l’économie sous la forme, par exemple, d’investissements dans les infrastructures et dans la formation professionnelle.Bill Clinton, qui rêvait déjà d’être à la Maison-Blanche dans ses années d’étudiant, n'a pas choisi la voie la plus facile pour parvenir à ses fins.Après douze années passées à la tête de son état, il s'est lancé dans la campagne présidentielle en 1991 à un moment où la réélection de George Bush, au sommet de sa popularité après la guerre du Golfe, était donnée comme certaine.L’ombre du Vietnam Ses premiers pas dans la politique nationale ont failli être les derniers, confronté qu’il a été à une série de révélations qui auraient ruiné la carrière de tout autre candidat.Accusé d’avoir entretenu une liaison adultérine, fumé de la marijuana quand il était étudiant et manoeuvré pour échapper à la conscription au Vietnam, Bill Clinton a su faire front, sans toujours convaincre par ses explications, mais en faisant montre d’une remarquable résistance sous la pression.Les révélations qui se succédaient au début à un rythme quasi quotidien ont été largement exploitées par ses adversaires dans la course à l’investiture démocrate, puis par George Bush.Le président sortant, qui répète à l’envi que l’Amérique ne doit pas faire confiance à Bill Clinton, ne manque pas une occasion d’opposer ses glorieux états de service pendant la Seconde Guerre mondiale à l’attitude de son rival face au conflit vietnamien.Il l’a même critiqué pour avoir effectué une visite en Union soviétique alors qu’il était étudiant à Oxford, laissant entendre que ce séjour était peut-être intéressé.Ce barrage d’attaques personnelles, Bill Clinton doit y faire face depuis le début de la campagne électorale, au point que d’aucuns le voyaient chuter dès la première haie, celle des primaires du New Hampshire, le 18 février dernier.Origines modestes Mais sa deuxième place, sur les cinq candidats en lice, a promptement été présentée comme une victoire par l’intéressé.La campagne Clinton a ensuite décollé.Assuré d’un nombre de voix suffisant pour l’investiture démocrate après les primaires de Californie en juin, le gouverneur de l’Arkansas s’envole dans les sondages, recevant au passage un coup de pouce avec le retrait de la candidature de Ross Perot, ce même Perot dont le retour en lice, début octobre, a coïncidé avec la remontée de George Bush.Pour arriver aux portes de la Maison-Blanche, Bill Clinton, dont les origines sont très modestes, n’a pas bénéficié de la meme « voie royale » que le patricien George Bush.Trois mois avant sa naissance à Hope (Arkansas) en 1946, son père, William Blythe, meurt dans un accident de voiture.Sa mère, Virginia, place le petit « Billy » chez ses grands-parents.Alors qu’il a sept ans, elle se remarie et l’enfant prend le nom de son beau-père, Roger Clinton, un alcoolique qui bat son épouse.À 14 ans, le jeune Bill Clinton interviendra pour défendre sa mère.À l’école, il joue du saxophone et est un fan d’Elvis Presley.C’est dans ces années-là qu’il est aussi gagné par le virus de la politique.Ses héros sont Martin Luther King et John F.Kennedy, que Bill Clinton rencontrera à la Maison-Blanche lors d’un voyage à Washington avec sa classe.Étudiant d’abord à l’Université de Georgetown, à Washington, il recevra par la suite une bourse pour aller à Oxford avant d’obtenir un diplôme de droit à Yale, où il rencontre sa femme Hilary.Leur fille, Chelsea, a 12 ans.DALLAS (Reuter) — Ses traits physiques — une stature fluette, de grandes oreilles et une voie nasillarde — font de Ross Perot un régal pour les humoristes et les caricaturistes.Mais le milliardaire texan considère la course à la Maison-Blanche comme une affaire très sérieuse.Il a bouleversé les données de la campagne présidentielle 1992 en dépensant au moins 60 millions $ — une goutte d’eau par rapport à sa fortune personnelle estimée à 2,4 milliards $ — pour contraindre démocrates et républicains à donner la priorité à l’économie américaine.Accusé par certains de vouloir « acheter » la Maison-Blanche, il rétorque qu’il ne veut que la rendre aux Américains désireux, comme lui, qu’on les débarrasse de l’establishment politique.Mais s’il a tenté de prétendre que sa personne était sans aucune importance dans la campagne, de récentes polémiques ont mis en lumière les obsessions particulières d’un homme dans la vie duquel agents secrets, détectives prives, caméras cachées, écoutes téléphoniques et dossiers confidentiels semblent jouer un grand rôle.Néophyte en politique lorsqu’il s’est lancé dans la course à la Maison-Blanche en février, l’homme d’affaires a fait preuve depuis des mêmes qualités — et défauts — de combattant qu’il a manifestées depuis le début de sa carrière.De ses démêlés avec des géants comme General Motors ou IBM, jusqu’à son actuelle croisade contre Washington et la bureaucratie, il s’est bâti une réputation d’homme prêt à affronter tout ce qui barre son chemin.Il est né le 27 juin 1930 à Texarkana, un village agricole de l’est du Texas tout près de la frontière de l’Arkansas.Son père, comme son grand-père, était un négociant en coton et menait une existence modeste.Trente-huit ans plus tard, Ross Perot était milliardaire et le magazine Fortune saluait en lui « Le Texan qui s'est enrichi le plus vite de l’histoire ».Le même magazine le place cette année au 19e rang dans les fortunes américaines.Outre sa réussite dans les affaires, sa légende s’est construite sur des opérations audacieuses, comme une tentative de parachutage de vivres et de médicaments à des prisonniers de guerre américains au Nord-Vietnam en 1969 ou le sauvetage de deux de ses employés en pleine révolution islamique en Iran, dix ans plus tard.Dans les jours qui ont suivi l’annonce qu’il pourrait entrer dans la course présidentielle, plus de 10 000 Américains lui ont téléphoné quotidiennement pour appuyer sa candidature.Le printemps devait le voir progresser régulièrement dans les sondages, au point de devancer un temps ses adversaires, avant que sa popularité ne s’essouffle et qu’il n’annonce finalement le 16 juillet qu'il renonçait.Mais deux mois plus tard, il revenait sur le devant de la scène, affirmant qu’il avait fait une erreur en se retirant parce que ni George Bush ni Bill Clinton ne s’attaquaient aux vrais problèmes, comme le déficit budgétaire américain.Le 1er octobre, il a officiellement annoncé son retour, bien décidé, malgré des sondages peu favorables, à mener une campagne de « classe mondiale ».Même s’il ne parvient pas à ses fins, il restera le candidat à la présidence des États-Unis qui a dépensé le plus d’argent en publicités à la radio et à la télévision.Ross Perot aurait pu mener une vie tranquille à Texarkana s’il n’avait pas été reçu à l’Académie navale d’Annapolis, dans le Maryland.C’est là qu’il rencontrera sa femme Margot, avec laquelle il a cinq enfants, et qu’il apprendra l’informatique.Se sentant étouffé par la bureaucratie de l’US Navy, il la quitte en 1957 pour tenter sa chance chez IBM, le géant mondial de l'informatique.Devenu le vendeur numéro un de la société, il a des frictions avec ses supérieurs et crée en 1962 sa propre compagnie, EDS (Electronic Data System).Sa carrière de milliardaire est lancée.PHOTO AP sa—ba Bill Clinton en campagne au Maryland, vendredi dernier.\ LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 AVIS PUBLICS CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUR, COUIÎ MUNICIPALE DE DELSON, NO: 11210 -0 1992-MS-163.VILLE DE DELSON, Partit demanderesse, -vs- NADIA CIANCOTTI, Partit défenderesse.La 12ièmt jour de novembre 1992, à Uh00, ou 7955, BROWNING, LASALLE, QC, district de MONTREAL, seront vendu! par autorité de Justice, les biem et effet! de NADIA CIANCOTTI, saisis en cette cause, œniiitant en: une voiture Dolsun Pulsar NX.1986, de couleur rouge.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Inlormotions: RICHARD LAURIN, huissier (5141 679 0975, Fax 6797232.FORGET, JODOÉN & ASSOCIES, HUISSIERS.460.St-Cbarles-O, # 30f longueuil, Oc.J4H 1G4.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-207553-920 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ANDREW WILUAMS, Partie demanderesse c.MADELINE VASY, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MADEUNE VASY de comparaître au qreffe de cette cour situé au 10, rue S-Antoine est, à I Montréal, salle 1.100, dans les 30 | jours de la date de la publication du présent avis dons le journal LE DEVOIR, ainsi qu'une requête pour mesures provisoires présentable le 2 décembre 1992, à 9H15, en salle 2.17.Une copie de la déclaration en divorce et de la requête pour mesures provisoires a été remise ou greffe à l'intention de MADELINE VASY.lieu: MONTRÉAL Date: 28 octobre 1992.DIANE BERUNGUET.: N’ATTENDEZ PAS DE LE LIRE DANS LES JOURNAUX DONNEZ DE TOUT COEUR DÈS AUJOURD’HUI! WTAI njSsr1 AUGMENTE! VOS CHANCES DE LUTTER CONTRE L'ENNEMI NUMER01 AU CANADA 440 bout René Lévesque ouest Bureau 1400 Montréal Québec H2Z 1V7 ()14)871 1551 1 800 361 7650 Fa» (514)871 1464 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-015551-920 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT Prolonolaire adjoint PIERRE ARNAUDO, et- DOMENICA ANNIBALE, Partie demanderesse CONRAD PRIEST, ' -el- RITA VAIUANCOURT, D7:Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Conrad Priest et Rila Vaillancourt de comparaître au qreffe de celle cour situé au 10, rue Sl-Anloine esl, à Montréal, salle 1.100.dans les trente (30) jours de b dale de b publication du présent ois dans LE DEVOIR.Une copie du bref d'assignation el déclaration a été remise au greffe à l'intention de Conrad Priest el Rila Voilbncourl.Lieu: Montréal Date: 29 octobre 1992.RÉAL PtOURDE, PROTONOTAIRE ADJOINT.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05 015903-923 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT Prolonolaire adjoint LA COMPAGNIE DE FIDUCIE DU GROUPE INVESTORS LTÉE, Partie demanderesse c ITZHAK EREZ, D7:Portie défenderesse •et- BANQUE DE MONTRÉAL et al, Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à Itzhak Erez de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, Québec, salle 1.100, dans les trente (301 jours de b date de la )ublication du présent avis dans LE publicatio DEVOIR.Une copie du bref d'assignation, de copie la déclaration el de l'avis selon l'article 119.1 C.p.c.a été remise au qreffe à l'intention de la partie défenderesse, Itzhak Erez.Lieu: Montréal, Québec Date: Le 28 octobre 1992 MICHEL MARTIN, P.a.AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant midi (12h) le vendredi.Publications du mardi: Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, Téi 286-1200 Fax 286-8198 Société d énergie de la Baie James N Garantie de toumliilon: Date et heure limites de réception des soumissions: PROJET — TERRITOIRE DE LA BAIE JAMES APPEL D’OFFRES NUMÉRO 92-0425 NOLISEMENTS D'AVIONS POUR LE TRANSPORT OCCASIONNEL DES PASSAGERS DE LA SEBJ Prix du document: 25,00 S (Toutes taxes incluses) 20 000,00 $ Mardi le 17 novembre 1992 a 15h30 heure de Montréal Les documents d'appel d’ottres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 8h30à12hetde13hà16h30â l'endroit suivant SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Direction Approvisionnement 19e étage 500, bout.René-Lévesque ouest MONTRÉAL (Québec) H2Z 1Z9 Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mindat tait à l'ordre de la Société d'Energie de la Baie James et n'est pas remboursable La Société d'Energte de Is Bals Jamas n'accepte pie da paiement en argent comptant.Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'ottres Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant leur principals place d'affaires su Québec ef qui ont acheté le document d'appel d'ottres de la Société d'Energie de la Baie James peuvent soumissionner Cette dermere n'est pas tenue d’accepter la plus basse ni aucune des autres soumissions Pour obtenir le document d'appel d'ottres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d'ottres, veuillez communiquer avec Mme Susie Léveillé au (514) 879-6700 Richard Toupln Chef de service Achats SUCCESSION DE MONSIEUR ANTONIO FATA AVIS PUBLIC esl donné que LUIGI FATA el GIOVANNI FATA, demeurant respectivement au numéro 84l0 rue levrord, Sl-Léonard, HIR 2S6 el au numéro 8412 rue Lerrrard, 6 Sl-Léonard, HIR 2S6, en leur Qualité de seuls légataires universels ae leur père, Antonio Fola, ont accepté sous bénéfice d'inventaire et sous condition d'insaisissabilité la succession de leur père, Antonio Fola, en son vivant demeurant au numéro 8410 rue levrard, St-Léonard, HIR 2S6 par acte de déclaration d'inventaire el acceptation sous bénéfice d'inventaire passé devant Me Michel Laliberté, notaire, le 8 octobre 1992, sous b numéro 15746 de ses minutes el enregistré à Montréal sous le numéro 4552577.Montréal, le 29 octobre 1992.MICHEL LAUBERTÉ, NOTAIRE 12 Jean-Talon esl, Suite 101, Montréal, P.Q., H2R 152.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-207313-929 COUR SUPÉRIEURE PRESENT PROTONOTAIRE ADJOINT GASTON ALLARD Partie demanderesse GABRIELLE DESCHENES Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné à GABRIELLE DESCHENES, de comparaître au greffe de celte cour situé au 10 Esl, rue Sl-Anloine, 6 Montréal, Oc, salb 1.100, dans les trente (30) jours de b dale de b publication du présent avis dans b journal Le Devoir.Une copie b décbration en divorce a été remise au greffe à l'intention de GABRIELLE DESCHENES.Lieu: Montréal, Québec Dole: 22 octobre 1992 GILBERT CHAPADOS.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NG.500-12-207292-925 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ALEXANDRINA GABROVEANU, Partie demanderesse c CONSTANTIN DRAGAN, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esl donné 6 CONSTANTIN DRAGAN de comparaître au greffe de celle cour situé au 10 est, rue Sl-Anloine, Monlréal, salle 1.100, dans les 40 jours de la dale de la publication du présenl avis dons le Tournoi LE DEVOIR.Une copie DE LA DÉCLARATION EN DIVORCE a été remise au qreffe 6 l'intention de CONSTANTIN DRAGAN.lieu: Monlréal Dole: 27 octobre 1992.RÉAL ("LOURDE.Avis public Ville de Montréal Service du greffe ORDONNANCES Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 28 octobre 1992.a édicté les ordonnances suivantes: Ordonnance 1 Ordonnance établissant les frais de garde en tourrière, le coût de licence pour chien et désignant la tourrière municipale édictée en vertu du Règlement sur le contrôle des chiens (9061, modifié — article 38).CE92 02818 Ordonnance 2 Ordonnance fixant les honoraires des membres de la Commission Jacques Viger édictée en vertu du Règlement prescrivant la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et créant la Commission Jacques-Viger (9058 — article 52 b).CE92 02819 Copies de ces ordonnances peuvent être obtenues au bureau du Greffier, bureau 09, Hôtel de Ville.LÉON LABERGE Greffier de la Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 29 octobre 1992 Service des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 h aux dates ci-après énoncées, au Service du gratte de la Ville de Montréal.275.rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal (Québec) H2Y 1A6, pour : Soumission Date # 7950 d’ouverture Reconstruction du drain dans la ruelle est, de la rue Dézéry, entre la rue Ontario et la rue de Rouen 11 novembre 1992 Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d'offres, contre un dépôt non remboursable en argent comptant ou chèque visé è l'ordre du Service des finances de la Ville de Montréal en s'adressant au 700, rue Saint-Antoine esl.à compter du 2 novembre 1992.SOUMISSION 7958 Module voirie et circulation Bureau 1 440 (872-3280 et 3282) DÉPÔT 46.44 $ (soumission simple) T T C.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette tin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-de-Vllle, Immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires L* Greffier da la Villa LEON LABERGE Hôtel da Villa, Montréal, la 29 octobre 1992 |g§H Appel d offres Ville de Montréal PRENEZ AVIS que la compagnie PLASTIQUES BG-PAC INC.demandera à l'Inspecteur général des inslilulions financières la permission de se dissoudre.Les procureurs de la compagnie, MERCIER LEDUC BOUIAY.Centralde du Grand Montréal DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM ANTON OGORIK Prenez avis que Anlon Ogorik, domicilié au 141, 2ième Avenue, Ville de LaSalle, Dislrid de Monlréal, s'adressera au ministre de b Justice afin d'obtenir un certificat lui permeltonl de changer son nom en celui de Antonio Ogorek.Monlréal, ce 30 octobre 1992 EDWARD G.BIERBRIER, Procureur du requérant.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION i.LAUFER FUR CO.Prenez avis que la compagnie/corporalion J.LAUFER FUR CO., 4015, rue MacKenzie, Monlréal, Québec, H2S IE7, demandera à l'Inspecteur général des inslilulions financières la permission de se dissoudre.Monlréal, le 11 septembre 1992 JACOB LAUFER, Président.COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL 83* AVIS D’ENTRÉE EN VIGUEUR AVIS PUBLIC est par la présente donné que le Conseil de la Communauté urbaine de Montréal, à son assemblée tenue le 21 octobre 1992, a adopté le règlement intitulé : "Règlement 112 concernant le programme des dépenses en immobilisations de la Communauté urbaine de Montréal pour les exercices financiers 1993, 1994 et 1995".Ce règlement a été transmis le 28 octobre 1992 aux ministres des Affaires municipales, des Transports et de l’Environnement, conformément à la Loi sur la Communauté.Il entre en vigueur aujourd'hui.Ledit règlement peut être consulté au Secrétariat de la Communauté, 2, Complexe Desjardins, bureau 2104, Montréal.La secrétaire de la Communauté Q, Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h heure de Montréal CAL21579.F I* mardi 17 novembre 1992 SERVICES ANNUELS D'ENTRETIEN POUR MICRO-ORDINATEURS ET PERIPHERIQUES EN 1993 Admissibilité : Place d'affaires au Ouébac Garsntla da soumission : 10 000 5 Prix du doeumsnt : 251 (taxss Incluses) CAS.21021.F la mardi 24 novembre 1992 FOURNITURE DE DEUX (2) COMPRESSEURS A AIR SUR ROUES, 900 A 1200 P.C.M.Admissibilité : Plact d'affaires au Ouébac Garantit de soumission : 10 000 ) Prix du doeumsnt : 25 ) (taxes incluses) CMF.23018.A la mardi 1er décembre 1992 Poste Montagnals Comté de Saguenay CONSTRUCTION, SUR FONDATION ET DALLE EXISTANTES, D'UN BÂTIMENT D SERVICE AU PERSONNEL, INCLUANT L'ÉQUIPEMENT DE SERVICE ALIMENTAIRE Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 200 000 S Prix du document : 25 i (taxes Incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 et de 13 h à 16 h à l'endroit suivant : HYDRO-QUÉBEC Vlce-présldenc» Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats (Équipements) 855, rue Sainte-Catherine est, 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements : (514) 840-4903 Le montant de 2E1 1i est NON REMBOURSABLE el doit être payé sous forme de chèque ou d mandat a I ordre d Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par un compagnie d assurance, do lettre de crédit irrévocable ou d’obligations au porteur.V Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offre directement du bureau mentionné plus haut sont admises è soumissionner L'intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou do télécopieur lo.de sa demande de document d appel d’offres." Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission Le chel de service intérimaire Achats el Contrais Robert Chabot SOCIETE Le Devoir, lundi 2 novembre 1992_ __________ L'ENTREVUE DW LUNDI \ HUBERT LANDAIS Les cachots de l’éternité 1.4:.; mtèm M;; 4>- ¦ PHOTO NORMAND BLOUIN En France, Hubert Landais, c’est un peu Monsieur Musée : ex-directeur du Louvre, érudit et rigolard, il s’interroge sur la muséomanie qui s’est emparée de notre société Stéphane Baillargeon collaboration spéciale HUBERT LANDAIS parle de son admiration pour André Malraux qu’il a bien connu, raconte mille anecdotes sur le Louvre et les musées de France et rigole toujours un bon coup.À 71 ans, Hubert Landais est un vieux monsieur érudit et sympathique.Le mot ne le choque pas, puisqu’il l'emploie lui-même: «Je suis un vieux monsieur de la vieiUe école».En fait, le monsieur n’a aucun respect pour le langage politically correct de la muséologie actuelle.Il emploie « de bons vieux mots ».Il dit « les jeunes et les vieux visiteurs » plutôt que « les groupes multi-âges ».S’il dit souvent « les oeuvres », il dit encore « les objets d’art ».Sacrilège suprême: il parle toujours de « beau » et d’« esthétique » ! Hubert Landais, c’est un peu Monsieur Musée en France.Il a tout fait dans le milieu et c’est même pour ça qu’on l’a décoré de la Légion d’honneur et de deux ou trois autres médailles.Il a tout fait, surtout au Louvre, où il a passé le plus clair de son temps.Il y est entré comme assistant en 1946, puis s’est retrouvé conserva- « On m’a déjà proposé un musée du peigne.Peut-être, dans certaines circonstances.Mais qui en voudra encore dans dix ans de ce supplément : dépassé?» teur, chargé de département, inspecteur général puis directeur des musées de France — et par le fait même du Louvre —, membre du conseil d’administration du musée d’Orsay, de Beaubourg, de la Caisse nationale des monuments historiques, et pour finir, président de l’ICOM, l’International Council of Museum, une association non gouvernementale reliée à l’UNESCO.C’est la dernière réunion de cet organisme à Québec qui a amené Hubert Landais de ce côté-ci de l’Atlantique, cet automne.À son premier séjour au Québec, qui remonte à 1954, il avait été frappé par notre indigence j muséale.« Disons que ce n’était pas ;très important.La Nature était plus “impressionnante que la Culture.» Il .constate tout un changement.1« Maintenant, le Québec offre cer-T tains modèles à suivre dans le do-tmaine.Le Centre canadien d’archi-1 tecture, par exemple.C’est tout sim-' plement une merveille.En visitant : leur collection et leur bibliothèque, ; je me suis rendu compte des trésors qu’on a laissé filer dans ce secteur.» Beau compliment.Parce qu’en ,• muséologie, traditionnellement, c’est la France qui donne des leçons à un ¦ peu tout le monde, et depuis long-: temps.Surtout avec le Louvre, le .’ plus grand musée du monde, la • « maison », comme l'appelle certains employés, en référence à l’ancienne « Maison du Roi », transformée en musée par un des premiers décrets de la Convention, le 27 juillet 1793.Hubert Landais s’y est d’abord occupé de conservation et de recherches, après des études en histoire et en muséologie.Il écrit sur la céramique et surtout sur Les bromes italiens de la Renaissance (PUF, 1958).Des ouvrages savants pour initiés, où il est question des techniques de fabrication, des écoles et des styles, des collections et des collection- neurs.Cette vie tranquille dure une quinzaine d’années.En 1962, on lui offre le poste d’adjoint au directeur des Musées de France, traditionnellement occupé par un conservateur.Il hésite, accepte finalement : « Je vivais au milieu de beaux vieux objets.Rien ne m’avais préparé à ce saut.Je me suis dit, d’accord, j’y vais deux ans seulement.J’y suis resté vingt-cinq ans.» Le poste de directeur lui est offert en 1977.À ce titre, il dirige le Louvre et le réseau des institutions muséales françaises, aussi bien dire sa ville dans la ville, son royaume dans la République; toute une foule de fonctionnaires, de conservateurs et de savants s’animent sous ses ordres.Ses nouvelles fonctions l’amènent aussi à négocier avec les représentants politiques.Landais a connu tous les ministres de la Culture de France depuis la fondation du ministère au début des années 1960.Il avoue un penchant pour Malraux, l’écrivain, le héros d’Espagne, le résistant, demeuré une décennie en poste.« Une figure incontournable, une nature exceptionnelle.J’avais une grande admiration pour cet homme.» Un nouveau ciment social Le ministre Malraux a récemment été déboulonné par Marc Fumaroli dans son essai l/Êtat culturel (Fail-lois).Il lui reproche essentiellement d’avoir couronné l’intronisation politique du domaine culturel aux débuts de la Ve République.Fumaroli parle d’une « nouvelle religion d’État », d'une « animation démocratique » débridée conduisant à la promotion de tout et de rien, mais surtout pas de la « vraie culture ».Pour Landais, la critique de l’État culturel est excessive et celle de Malraux injuste.« L’engouement date d’avant lui, du Front Populaire par exemple.Et il ne faut pas oublier qu’en France, l’État a toujours plus ou moins soutenu ou récupéré la culture.» Et pour lui, c’est plus la société, la population, que les dirigeants politiques qui ont commandé cet engouement, « parce que la culture est devenue le nouveau ciment social.Que ça fasse peur, que certains soient intéressés à la manipuler, c’est possible.Mais le ministère de la Culture n'a jamais été entièrement politisé.» Les travaux pharaoniques du Grand Louvre entrepris sous François Mitterrand ne l’offusquent pas davantage.Aussitôt élu en 1981, le président a décidé que le musée serait désormais seul maître au palais et que le ministère des Finances, qui en occupait le tiers, irait à Bercy.Il a décidé seul de confier le projet à l’architecte américain Ieoh Ming Pei, qui a finalement accouché de sa fameuse pyramide de l’épicentre, éternelle par sa forme, contemporaine par ses matériaux.L’ancien directeur du musée rappelle que ce projet de rénovation date de la fin du siècle dernier, qu’on avait pensé déménagé les Finances dès les années 30.« Cette logique devait aboutir.Un homme politique qui fait de la bonne politique, on a rien à lui reprocher.Il est même élu pour ça ! Qu'il en tire du prestige, finalement, c’est accessoire.» La muséomanie La vraie question pour lui, c’est de savoir pourquoi, tout d’un coup, les sociétés se passionnent pour leur passé au point de mettre sur pied des institutions pour le protéger, le comprendre, l’expliquer.Pourquoi la muséomanie, la muséophilie?« Je n’ai pas vu d’analyse sérieuse et séduisante du problème par des philoso- phes ou des sociologues.Personnellement, je dis que c’est en raison d’un certain manque d’espoir des gens.Les gens se tournent vers le passé parce que le quotidien et l’avenir ne les séduisent plus suffisamment.» Landais évoque aussi le sentiment d’angoisse devant ce qui meurt et disparait à jamais.Un musée, c’est un coin d’éternité, un masque antique, une statue romaine, encore vivants, pour nous, à des milliers d’années de distance.Il donne l'exemple tout simple de la fermeture des mines de charbon dans les années 1970 et 1980.« Tout d’un coup, on nous a proposé quinze ou vingt musées de la mine.Les gens se désolaient de voir disparaître un mode de vie, des traditions.Il ne faut pas rire de ça.C’est la vie des gens, tout un univers qui s’en va.Vouloir se souvenir, c’est un réflexe noble et profond.» Cette volonté de préserver lui semble d’autant plus importante dans une société comme la nôtre, qui a tendance à tout bousiller, à con-sommer-jeter, les idées comme les choses.Mais un musée aussi, il faut que ça dure.« On m’a déjà proposé un musée du peigne.Peut-être, dans certaines circonstances.Mais qui en voudra encore dans dix ans de ce supplément de passé?» Naître à Stéphane Baillargeon collaboration spéciale IL EST né à Paris en 1921, dans le 8e arrondissement.Celui du Petit et du Grand Palais, qui accueillent souvent des expositions.Le Louvre, où Landais va passer sa vie adulte, était à quelques centaines de mètres de la maison de ses parents.Mais la famille Landais a quitté Paris pour s’établir en Anjou avant même que le jeune Hubert ne puisse y mettre les pieds.Il n’a presque pas connu sa mère.Son père administrait une petite propriété.Premières classes au Collège Saint-Louis à Saumur.« Un collège catholique parce que c’était le meilleur de la région.» C’est là qu’il se découvre une passion pour le Moyen Âge, grace à « un professeur remarquable, un très bon historien », l’abbé Jarry, qui est devenu par la suite directeur de l'histoire de l'Église de France.Landais va ensuite poursuivre ses études universitaires en histoire à la Faculté des lettres d’Anger et de A quoi bon, en effet?A quoi peut bien encore servir le musée dans la société actuelle?« Le musée en soi, ça n’existe pas.Il en existe plusieurs types originaux, hérités de l’histoire et des coins de pays.» Un musée comme le Louvre veut rassembler les grands témoins de l’histoire universelle de l’art : le Scribe, le Mastaba, les lions de Khor-sabad, La Vénus de Milo, La Victoire de Samothrace, Le Sacre de David, La Joconde bien sûr, véritable « maîtresse de la maison ».Le Musée de la Civilisation de Québec fait s’interroger les gens sur la vie qu’ils vivent eux-mêmes, en montrant des objets Paris, avant d’aboutir à l’École nationale des chartes, au début des années 1940.Une école auxiliaire des sciences de l'histoire, où on apprend essentiellement à manipuler, traduire et analyser les documents historiques.À l’époque, au début des années 1940, il faut aussi apprendre en oubliant le bruit ambiant de bottes et des canons: on est dans une classe d'âge mobilisable et tout peut s’écrouler.« Les gens de l’Ecole avaient pour vocation de former des étudiants, et c’est ce qu'ils ont fait, malgré la guerre.Évidemment, cela peut paraître étrange de faire oeuvre de culture au milieu de la barbarie.Personnellement, je trouve ça rassurant que les institutions continuent malgré les difficultés, malgré les catastrophes.» Sitôt engagé au Louvre en 1946, on lui confie l’ouverture de certaines caisses d’oeuvres d’art évacuées au début de la Deuxième Guerre mondiale.Une histoire qui rappelle à elle seule tout ce qu'à vu ce batiment depuis François 1er.Les caisses avaient été soigneusement préparées dès les de la vie quotidienne d’ici comme ailleurs.« C’est tout aussi malin, mais d’un côté mme de l'autre, le musée apprend a vivre.» Une conception élastique des musées »; Le monsieur est donc ouvert aux innovations.Sa conception du musée est élastique.Le point de rupture?Probablement la collection.« Le rêve du musée moderne, c’est la boîte, un espace vide dans lequel ou expose ce qu’on veut, comme on monte ce qu’on veut dans certains théâtres.Pour moi, ça, c’est une galerie plus en moyens, pas un musée.C’est la limite à ne pas franchir.Sur ce point, je suis de la vieille école.Pour moi, c’est la seule règle : pas de collection, pa« de musée.» Pas plus de musée sans expositions.Là encore, la variété est infinie.Hubert Landais s’en est toujours tenu à deux règles.D’abord celle du conservateur, du maître d’oeuvre.« Quand on me proposait une exposition, je demandais toujours: qui va la faire?Si on n’a pas le spécialiste, ce n’est pas la peine.La même 10 gique s’applique dans le cas de l’édition: si on n'a pas le bon auteur, à quoi bon commander un livre ?» La seconde règle, c’est celle de la nouveauté.Monter une expo, ce peut être facile.Y apprendre du nouveau, c’est autrement plus compliqué.« On doit proposer une lecture des objets exposés, une organisation qui donne sens à la sensibilité.» Ce qui n’est pas pour autant un appel à la raison contre la passion.Hubert Landais pense même qu’en France, on a toujours eu peur de la sensibilité.Il parle de Descartes êt de sa théorie des passions, de l'influence jésuistique jusque dans l’école républicaine.« L’éducation est centrée sur les textes, des classiques grecs aux modernes.Cela éveille la sensibilité littéraire, mais laisse en plan le rapport artistique au monde que procure les objets, les tableaux, les statues.Il faudrait cultiver la familiarité avec la matière esthétique.» Les efforts récents fait du côté de l'éducation, surtout dans les musées américains, séduisent davantage l’ancien directeur.Lors de sa première visite aux États-Unis dans les années 50, la présence de classes entières d'élèves dans un musée de Cleveland l’avait émerveillé.On lui avait même demandé d’expliquer à ces jeunes Américains ce qu’était une cathédrale.«On ne faisait rien de semblable à l’époque.Mais il ne faut jamais oublier que le musée ne remplacera jamais l’école ou l’université.Je pense par exemple que la qualité des penseurs italiens en histoire de l’art s’explique par le fait qu'on y enseigne cette discipline dans les collèges.» Ceci dit, il tique quand les marke-tologues entrent au musée.On en a eu de beaux exemples au Québec récemment: Lexus au Musée des beaux-arts, qui comparait son «char» au tombeau de Jules II, le Palais de la Civilisation qui parlait du « Triumvirat de Bell Canada».' Landais connaît bien ce genre de problèmes parce qu’il préside maintenant la commission de déontolgîe de l’ICOM.« On a établi un code pour dire ce qui se fait et ne se fait pas.Par exemple, ce n’est pas acceptable d’acheter des objets provenant de fouilles clandestines ou volées.» , Les rapports musées-commercës sont beaucoup plus délicats.Il faut faire certains compromis, dans une juste mesure.Jusqu’où faut-il aller ?« Personnellement, quand on me demande comment vendre le musée, je réponds toujours que je n’ai pas de musée à vendre.» premières rumeurs de guerre par des employés du musée, une armée de bénévoles et plusieurs dizaines d’emballeurs professionnels réquisitionnés pour la cause.Des employés du Bazar de l’Hôtel de Ville ou de la Samaritaine ont passé des jours et des nuits à empaqueter des vases grecs, des statues médiévales et des chefs-d'oeuvre de la peinture.Des ; centaines de caisses ont été préparées et ont quitté Paris par ! camion ou par train, vers des châteaux de province, le 1er septembre 1939, alors que le monde entrait en guerre.Landais ouvre donc les caisse et se met à analyser leur contenu.En trois ans à peine, de 1946 à 1948, il est propulsé de chargé de mission à conservateur-adjoint du département des objets d’art.Puis les titres s’accumulent, de conservateur en chef à président de l’ICOM.Il s’est marié l'année de son entrée au Louvre.Avec sa femme, Madeleine Legris, il a eu six enfants.Aucun d’entre eux ne travaille dans le milieu muséal.Ni de près ni de loin.l’ombre des palais 12 ¦ Le Devoir, lundi 2 novembre 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456) — Dr Giggle* 7 h 15,9 h 25 II: Contenting Adult 7 h 05.9 h 05 III: Under siege* 7 h 15,9 h 20IV: Mighty Duck 7 h.9 h BERRII: (849-3456) - Blade Runner 1 h 30.4 h.7 h tO 9h 30II: Le* etcroca4 h 15.7 h.9h30.,eu 4 h 15.9 h 30 III: Héros 1 h 45.4 h 15.7 h.9 h 201V: Culratté en péril 1 h «0.5 h 40.7 h 40.9 h 40 V: Johnny cure dent 1 h 30.3 h 40, 7 h.met 1 h 30.3 h 40— Le cité obscur du coeur 1 h 40.« h.9 h 20 BONAVENTURE I: (849-3456) - BROSSA RO I: (849-3456) — Les etcroca 7 h.9 h 30 II: Oeil public 7 h.10.9 h 20 III: Héro* 7 h, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1 : (849-3456)- Can-dyman 6 h 45— La belle hlatolre 8 h 30 2: Night and the City 7 h.9 h 15 3: Héros 7 h.9 h 30 4: Johnny cure dent 7 h 05.9 h 25 5: Oeil public 7 h 10.9 h 20 6: Le» etcroca 7 h 05.9 h 40 CENTRE EATON 1: MH- Under Siege 12 h 10, 2 h 20 4 h 30, 6 h 50.9 h — Adultea contentants 12 h 20.2 h 30,4 h 40, 7 h, 9 h 20 — Hetirai-ser 31 h.3 h.5 h.7 h 05.9 h 15 — Jeu de puissance 12 h 20.2 h 30.4 h 50.7 h 10.9 h 20- De* souris et des homme* 12 h 10.2 h 25.4 h 40.6 h 55.9 h 10 — I.P.51 h 30.4 h, 6 h 30.9 h CINEMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel.Mil (849-3456)— Night and the City 4 h 45.7 h.9 h 15.t.Johnny Stecchlno 5 h 30.7 h 30.9 h 35 3: It/a-teriandSh 15.7 h 15.9 h 15 CINÉMA FESTIVAL: 35 Millon (849-7277)— CINÉMA JEAN-TALON: Mtl— The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10.9 h 30 CINÉMA LANGELIER 1 : Le dernier de* Mohicans 7 h- Candyman 9 h 10 2: Oeil public 7 h 10, 9 h 10 3: M.Baseball 7 h 05, 9 h 15 4: Les escroc* 7 h.9 h 25 5: Cuirassé en péril 7 h 05.9 h 05 6: Héros 7 h.9 h 20 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: Mtl (288-1857)-lun mar Urga 12 h.21 h 50- Lite on a String 13 h.21 h 15- La cité de la jol* 14 h 15,19 h 20- La fenêtre 15 h 15.19 h 15- Bugsy 16 h 45— The Draughtsman's Contract 17 h CINÉMA OMÉGA 1 : - Hellralser 3 7 h 30.9 h 30 2: 149286 3: Jeu de puissance! t\ 15,9 h 30- 4: Célibataire* 7 h 10- Mutronlcs9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boni St-Laufenl.Mtl (843-6001 ) - Les plaque* tectonique* 19 h.les 1er et 8 nov 13 h.19 h — Manufacturing Consent: Noam Chomsky and the Media 21 h, les 1er et 8 nov 15 h.21 6 (30 oct.au 11 nov ) CINÉMA PARIS: Mtl (8757284)- CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— Mr Baseball 7 h 15.9 h 40 2: Sneaker» 7 h.9 h 30 3: The Last ol the Mohicans 7 h— Mr Saturday Nights h 20 4: A River Runs Through It 7 h, 9 h 30 5: Night and the City 7 h 10.9 h 20 6: Dr Giggles 7 h.9 K15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— mar Sweetie 18 h 35- An Angel at my Table 20h35 CINÉMA V - 1:5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Fermé temporairement CINÊPLEX I: (849-3456) - Jeune femme cherche colocataire 3 h 35.9 h 10- Howard's End6 h 30 2: M.Baseballs h 10.5 h 10.7 h 10.9 h 10 III: Confessions d'un barjo 3 h 05.5 h 05.7 h 05.9 h 05IV: Glengarry Glen Ross 3 h 40 7 h .9 h 30 V: El Lado Os cure Dol Co-razon 3 h 40.7 h.9 h 30 VI: The Last of the Mohicans 3 h 05.5 h 10.7 h 15.9 h 20 VII: Can-dyman 3 h 10.5 h 15.7 h 20.9 h 25 VIII: Oeil publics h 10.5 h 15 7 h 20.9 h 25IX: Betty 3 h 10.5 h 20.7 h 25.9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Le voleur d'enfant! h.5 h.7 h 20.9 h 40 II: La belle histoire 1 h 30.5 h.8 h 30 III: Après l’amour! h, 5 h 10.7 h 20, 9 h 30 IV: Capitaine fracasse 1 h 45.4 h 20.7 h.9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bout René-Lévesque.Mtl (283-8229)— mar mer L Indien et la mer 19 h CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- Laura Adler * Last Love Affair \9 h — Programme Max Linder 20 h 45 CRÉMAZIE: (849-FILM) - Le dernier de* Mohicans 7 h 05.9 h 05 DAUPHIN I: (849-3456) - Nord 7 h 15.9 h 20 11: Glengarry Glen Ross 7 h, 9 h 15 CINÉMA DÉCARIE 1: (849-3456) - Candyman 7h30.9h30II: Hero7h.9h20 DORVAL I: (631-8586) - Hettralser 3 7 h 10.9 h 30 II: Pure Country 9 h 10— Mighty Ducks 6 h 55 111: Consenting Adults 7 h 10.9h 25IV: Under Siege 7 h.9 h 20 DU PARC 1: (844-9470)- Under Siege 7 h 10.9 h 15 2: Hellralser 3 7 h 20,9 h 20 3: Consenting Adults 7 h 10.9h 15 DU PLATEAU 1 : (521 -7870)- 149212 h.3 h.6 h.9 h 2: Hellralser 31 h 15.3 h 15.5 h 15,7 h 15.9 h 15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE 1: -Of Mice and Men 6 h 30.9 h 2; School Ties 7 h 15.9 h 35 3: L* zèbre 7 h 05.9 h 20 4: Under Siege 6 h 50.9 h 10 5: Mighty Ducks 7 h 15.9 h 30 6; 74926 h 10.9 h 10 7: Hellralser 31 h, 9 h 158: Consenting Adults 7 h.9 h 15 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (849-3456)-A River Run* Through It 1 h 30.4 h.7 h.9 h 20 2: Glengarry Glen Ross 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 35 3: Hero 1 h 45.4 h 15.7 h.9 h 30 4: Husbands and Mrfaes2h.4 h 30.7 h.9 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129)- 7492 8 h2: Under Siege 7 h.9 h 10 3: Adultes consentants 6 h 50.9 h 05 IMAX: Vieux Port de Montréal (496-4629)— En direct de l'espace Le grand canyon version française: 10 h sauf le sam .13 h 30.15 h 15.17 h.19 h version anglaise 11 h 45.20 h 45— Les Rolling Stones 22 h 30 les ven et sam IMPÉRIAL: (288-7102) - 149212 h 45.3 h 30.6 h 15.9 h LAVAL : (688-7776) -1 : Under Siege 7 h 20,9 h 40 2: Le Zèbre7 h.9h 20 3: 74926h 10.9h 10 4: Hellralser 3 7 h 20,9 h 40 S: Adults Consentants 7 h.9 h 20 6: Hero 6 h 30.9 h.7: Des souris et des hommes 7 h 10.9 h 40 8: Jeu de puissance 1 h 20.9 h 30 9: Collège d'élite 7 h.9 h 10 10: Hellralser 37 h 20.9 h 30 11: Mighty Duck* 7 h 10— Pure Country 9 h 20 12: Consenting Adults 7 h 20.9 h 30 LAVAL 2000 1: (849-3456)- M.Baseball 7 h 10.9 h 20 2: Cuirassé en péril! h 05.9 h 10 LOEWS 1^861-7437)— 7T»e Louer 12 h 10.2 h 20, 4 h 35.7 h, 9 h 20 II: School Ties 12 h 15.2 h 30.4 h 45.7 h 05,9 h 30 III: Of Mice and Men M h 05, 2 h 35,5 h 05.7 h 20.9 h 40IV: Pure Country 9 h 20- Bob Roberts 12 h 10.2 h 20.4 h 35.7 h — V: Reservoir Dogs 12 h 30,2 h 45.5 h.7 h 10.9 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 Tous le* matins du monde 19 h — Le diable au corps 21 h — Salle 2 Impromptu 19 h 30— True Stories 21 h 30 OUTREMONT: (278-FILM)- PALACE 1:— Under S/ege 12 h 10,2 h 25.4 h 45.7 h 10.9 h 35 II: Consenting Adults 12 h, 2 h 10.4 h 25.6 h 40.9 h III: Dead Bolt 12 h 30.2 h 40.4 h 50, 7 h 10- Man Bites Dog 9 h 20- IV: Mighty Ducks 12 h 10,2 h 25.4 h 45.7 h 05.9 h 15 V: Singles 12 h 40.2 h 45.5 h, 7 h 15,9 h 30 VI: Hellralser 312 h 20,2 h 30.4 h 35.7 h.9 h 05 PARADIS I: (354-3110)- Jeux de guerre6 h 30- Basic Instinct Oh 45- Rock'N Nonne 7 h 05- Unité spéciale 8 h 45- Obsession fatale 9 h — L'arme fatale 39 h 15 PARISIEN I: (866-3856)- C'est arrivé prés de chez vous 12 h 45.2 h 45,4 h 55.7 h, 9 h II: Indochine 1 h.4 h 30.8 h III: Un coeur en hiver 12 h 30.2 h 40.4 h 50,7 h 05.9 h 20IV: Le zèbre 1 h.3h, 5 h, 7 h 10.9 h 15 V: J4922h.5 h 30.8 h 30 VI: L'amant 12 h 20.2 h 30.4 h 45.7 h.9 h 10 VII: Collège d'élite 12 h 25.2 h 50.5 h 05.7 h 15.9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON 1^849-3456) - Dr Giggles 1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 30 II: Candyman 2 h.4 h 30.7 h.9 h 15 III: Sneakers 1 h 45.4 h 15.7 h.9 h 30.mer 1 h45.4h 15.9h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - M.Baseball 7 h— Le dernier des Mohicans 9 h 15 2: Cuirassé en péril 7 h 10.9 h 30 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849 3456)- 1: Mr Satruday Nlghtlh 10.9 h 35 2: Husbands and Wives 9 h 30- Hero 7 h 05 3: Glengarry Glen Ross 7 h 15.9 h 20 4: Dr Giggles 7 h 10— Mr Baseball 9 h 20 5: A River Runs Through! /! 7 h.9 h 35 6: Night and the City 7 h.9 h 257: Sneakers 1 h 05.9 h 30 CINEMA LIDO:- Héros lun 13 h.19 h.mar mer ieu 19 h— Cimetière vivant 221 h 10— 1492 la conquête du paradis lun 13 h.18 h 45.21 h 10, mar met |eu 18 h 45.21 h 10— Jeu de puissance 19 h, lun 13 h.19 h- Cuirassé en péril 21 h 10—Les escrocs 18 h 45.21 h 10, lun 13 h.18 h 45,21 h 10— Monsieur Baseball 19 h.21 h 10.lun 13 h.19 h.21 h 10 LE CLAP: (650-CLAP)— Le voleur d'enfants 19 h met ieu 16 h, 21 h 45— Bladerunner 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15,21 h 30 GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- Collège d’élite 7 h.9 h 20- Le zèbre 7 h 20.9 h 20-14926 h 10.9 h 10- Un coeur en hiver 7 h 05, 9 h 25— Jeu de puissance 7 h 05.9 h 15— Des souris et de* homme* 9 h 35— Rock'N Nonne 7 h 20 AGORA DE LA DANSE: 840 est Cherner.Montreal (525-1500)— Monlanaro Danse présente Zman Doe.du 3 au 7 nov à 20h BAR G.SHARP: 4062A St-Laurent.Montréal- Michael Browne, le 3 nov LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)— Harvey's Wallbangers.les 4-5 nov à 22H30 BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott el Geoffrey Lapp, en permanence, lun mar 196 à 246.mef au ven 17h 30 à 22ti — Le Tno de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven à compter de 226, sam à compter de 21h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun mar de 176 à 196— Trio Billy Georgette, sam de 18h à 21 h 30— Le trio de Bernard Primeau, les dim de 186305 246 LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 300 rue Le- moyne.Vieux-Montréal (288-5508)— Kevin Dean.André While.Dave Laing.John Nugent el Alec Wal-kington, les 5-6-7 nov CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— t Avant la retraite • de Thomas Bernhard, m en s Alexandre Hausvater.du 28 oct au 12 déc .mar au ven à 206.sam 16h 30 et 21h.CLUB PATRICE: 4171 St-Denis.Montréal (844-4461)— Jean Claude Kamerun (basse) reçoit un pianiste du lun au sam à 22h CONSERVATOIRE D'ART DRAMATIQUE DE MONTRÉAL: 100 est Notre-Dame.Montréal— Studio-Théâtre Jean-Valcourt: Les éléves finissants du Conservatoire présentent Mademoiselle Jaire de Michel Ghetderode.du 30 oct au 7 nov à 206 ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)-t Les bonnes ¦ de Jean Genet, m en s René Richard Cyr, du 13 oct au 14 nov à 206 ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario.Montréal (5266582)— • Amenka t d'après Kalka, m.en s Gregory Hlady, du 14 oct au 15 nov .mar au sam à 20b 30.dim à 16h LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis.Montréal- Paul Brochu 8 The Rhythm Diggers, du 4 au 8 nov LA LICORNE: 4559 Papineau.Montréal (523-2246)— Le Théâtre de la Manufacture présente • La résurrection d'Ursule • mise en oeuvre de Louise Saint-Pierre, m en s Daniel Simard, du 3 au 14 nov à 20630 LE CIRQUE: 2112 St-Denis.Montréal (987-7658)-Snack'n Jazz tous les lun et mar à 21 h avecC Pa-pasoltelL.Soulier MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 est Ontario.Montréal (872-7882)— Les lundis d'Edgar Geneviève Soly.clavecin, accompagnée par Chantal Rémillard au violon, le 2 nov à 20h MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario.Montréal (288-7211 )— Le Théâtre du Gros Mécano présente .Jo el Gaia.la terre .texte et m en s de Reynald Robinson, du 7 au 22 nov, les sam et dim à 156 NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: Salle LE RIALTO: 5723 ave du Parc.Mtl (274-3550) — Toto le héros 7 h 15— Light Sleeper 9 h 30 VERSAILLES 1^353-7880) - Hellralser J 7 h 15.9 h 1511: Adultes consentants 7 h 10,9 h 20 III: Collège d élite 7 h 10.9 h 10IV: Jeu de puissance 7 h 15.9 h 30 V: Le zèbre 7 h 10.9 h 20 VI: 14920h 15.9h 10 PLACE CHAREST: (529-9745)- Héros 13 h, 16 h.19 h.21 h 30— Basic Instinct I6h 10.21 h 20— Candyman 13 h— Le côté obscur du coeur 12 h 35.19 h- Le petit prince a dit 15 h 30.21 h 40— Dr Giggles 19 h 05— Les escrocs 12 h 45.15 h 30.19 h 10,21 h 40— Jeune femme cherche colocataire 15 h 30.21 h 40— Le dernier des Mohicans 13 h 30,16 h 30.19 h 20.21 h 50- Cuirassé en péril 13 h 15.16 h 20.19 h 15.21 h 40- Monsieur Baseball 12 h 30, 14h 50.17 h 05.19 h 30.21 h45— L'oeHpublic 12 h 30,14 h 50,17h05.19 h 15.21 h 30 PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Versailles rive gauche6 h 30.8 h.9 h 30— Dans le ventre du dragon 7 h.9 h 15 STE-FOY 1 : (6560592)- Hellralser 3 7 h 10.9 h 20— Adultes contentants 7 h 05.9 h 15— 7492 8 h Fred-Barry, 4353 est Ste-Cathenne.Montréal (253-8974)— Le Théâtre Parmmou présente • Les bleus amoureux ¦ création collective, dans une m.en s de Maureen Martineau, du 22 oct au 14 nov — Salle Denise-Pelletier t Antigone • de Sophocle, m en s.Louise Laprade.du 13 oct au 6 nov RESTAURANT CHAR-B-QUE: 1476 rue Crescent.Montréal (289-1943)— Buonassisi Chambers, les mar et met â 176 RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier.Montréal (861-0188)— John Mc-Gale en spectacle, les mer â 21 h — Dave Gossage Quartet, mer â 20630— L'Ensemble de Dave Turner.les |eu à 20h 30, les ven et sam à 211) 30 SALLE ANDRÉ-MATHIEU: 475 bout de I Avenir.Laval (667-2040)— Les Grands Explorateurs présentent L'Empire des Indes, avec Emmanuel Braquet, les 2-3-4 nov 5 206 SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.Montréal— Winston Purdy, baryton, Teresa Turgeon.piano, oeuvres de Schubert.Brahms.Wolt et Ravel, le 2 nov à 206 SALLE REDPATH: 3461 McTavish.Montréal— Evan Champion, trompette.Eugenie Ngai.piano, oeuvres de Hummel.Hindemith et Plog, le 2 nov à 20h THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul.Vieux Montréal (845-7306)— « Opéra tou .spectacle de marionnettes, conception et m en s.Vladimir Ageev, à complet du 3 oct.sam et dim à 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier.Montréal (2861229)— .The Glass Menagerie • de Tennessee Williams, du 29 oct au 13 déc THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA.Montréal (842-2112)— L'Orchestre Métropolitain, chel: Gilles Auger.soliste: Denise Lupien.violoniste, soirée Brahms, le 2 nov à 20h THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (8467277)— .Nez â nez • spectacle conçu et écrit par Benoit Brière et Stéphane Jacques.du 23 nov au 19 déc THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Genblly.Longueur (670-1616)— Le Carré-Théâtre présente • Kushapatschikan ou la tente tremblante • de Gilbert Dupuis, m en s Alain Fournier, du 30 oct au 21 nov, mar au sam à206 LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Salle Octave-Crèmazie: Le Théâtre du Trident présente • Florence • de Marcel Dubé.m en s Janine Sutto.du 10 nov au 5 déc.mar au sam à 206 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie.Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Blanc présente • Soirée bénéfice pour ceux qui ne seront pas lâ en l'an 2000 • de Michel Marc Bouchard, m en s.Gill Champagne, du 13 oct au 7 nov mar au sam à 20b THÉÂTRE DE L'ILE: Huit— • Fleurs d acier > de Robert Harlmg.m en s Hedwige Herbiet.du 21 oct.au 28 nov CINÉMA QUÉBEC SUR SCENE MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR.LUNDI 2 NOVEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 concerti pour hautbois nos 2, 5, 6, 8 et 11 (Albinoni) concierto de Aranjuez (Rodrigo) DEMAIN SOIR, 22:00 symphonie no 6 (Schubert) quatuor op.12 en mi bémol (Mendelssohn) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Ne reste/, pas collé sur votre chaise Étirez-vous entre deux appels.C’est bon pour votre dos et vos dossiers panriciPOCTian, Àvousdejouer.IFAMOUS PLAYERS S3 ICÔI LOEWS u'i I Sir- C.llhprtrir O R 6e MOIS INDOCHINE Catherine Deneuve ym film de f Claude >• Saute t iver H 12 3Ô-2 404 50 fGll g aussi au TERREBONNE U 1 nu.I | G’^ST ARRIVÉ / 18 ANS-H | 7 05-9 20 1 rRES DE i - i PARISIEN 4b0 Gif CrflHvnne O «T CENTRE LAVAL • *¦00 l* t.ijit nsi.¦ W PARISIEN «te taie I PALACE »s‘ mi -mn Me (.rflhernie < > J I.tri Ml ' tll-t • - • 12 4V2 45 4 55 7 0O9 00 V.O.S’t.âDQlfliS 1 003005007 109 15 Tou» I*» *oi7» 7 009 20 ••m dim 1 00-3 00 5 007 009 20 I Tou» >*« tow» 7 109 20 I *Anv Martin Siberok etSteve \ Kokker.% à 19h00 (supplémentaires les dimanches à T3h00) MANUFACTURING CONS Noam Chomsky and the.Media • » >• < • .•" .un lilm dc Mark Achbar and Peter Wintonick "Sesterce d'Or" à Nyon m "Meilleur lilm Canadien" à Vancouver I "Hugo d'Or" à Chicaqo I « "Prix spécial du juty" Festival des Festivals ; "Prix special du jury " Festival de l'Atlantique ¦ 3»*»^ Vmmrnr à 21h00 (supplémentaires les dimanches â 15h00) ?ânâtrant, Informatif, acoesslbla fonnamont divertissant" Variety 'm.i ’¦ #?**£&* ¦mm* *« mmt #i mmwmmmmmeM À SURVEILLER Aujourd’hui à 13 h 30, la Fondation culturelle Jean de Brébeuf vous convie à une conférence du Dr Marc P.Launay sur le thème : « Rossini, Stendhal et les autres », à la salle Brébeuf du Pavillon La-lemant, 5625 rue Decelles à Montréal.Rens.: 739-4637.¦ Ce soir à 19 h, la fondation pour personnes atteintes de troubles obsessifs-com-pulsifs tiendra une rencontre à l'Hôpital général de Montréal, salle D6-190.Rens.: Dr.Yves Beaulieu au 934-8034.¦ Clinique juridique du YWCA.Renseignements légaux gratuits et références.Droits de la famille, du logement, du travail, du consommateur.Du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.Rens.: 866-9941.¦ Le Groupe des Lundis littéraires invite les écrivains non-professionnels à une soirée de lecture de créations personnelles.L'activité se déroule, ce soir de 19 h à 22 h, au Restaurant Théâtre La Licorne, 4559 rue Papineau, 2e étage.Rens.: 277-6231.¦ L'Association des hypoglycémiques du Québec tiendra, ce soir à 19 h 30, une soirée d'information concernant l'hypoglycémie, au 5109 rue St-llubert à Montréal.Rens.: 273 3662.Conférence de Daniel Chabot, psychologue et auteur du livre « La sagesse du plaisir», le mercredi 4 novembre à 19 h 30, au Le Centre 630, 630 rue Sherbrooke ouest à Montréal.Rens.: 629-9950.¦ Recherche sur la prévention du cancer du sein organisée par l'Hôpital général juif.Séances d'information les lundis et mardis soirs.Pour connaître l’emplacement et l'heure, prière de composer le 340 7562 ou le 340 8222, poste 4684.¦ Tous les premiers lundis du mois, la Maison de Jonathan organise une rencontre de parents d'adolescents.« Que faire avec un adolescent e manipulateur et menteur ?», sera le thème de la prochaine causerie animée par Mme Monique Cournoyer, le lundi 2 novembre à 19 h 30, au Centre Jeanne Dufresnoy, 1, bout Curé-Poirier est à Longueuil.Rens.: n peut se procurer le programme complet des journées NEM-Kagel au Musée d’art contemporain ou en téléphonant au 343-5962.Gala du conservatoire C’EST aujourd'hui à 20 h qu’a lieu le concert-gala marquant le 50e anniversaire du Conservatoire de musique de Montréal à la salle Wilfrid-Pelletier.Brahms et Mercure à l’OM GILLES AUGER sera au pupitre pour le 2e concert de la saison de l’Orchestre Métropolitain ce soir à 20 h au Théâtre Maisonneuve.Au programme: des oeuvres de Brahms dont un concerto avec la soliste Denise Lupien, violon-solo de l’OM ainsi que Kaléidoscope du compositeur québécois Pierre Mercure.PHOTO ICM Gunter llerbig Beethoven à l’OSM GUNTHER IIERBIG sera au pupitre de l’(Irchestre symphonique de Montréal pour les grands concerts de mardi et mercredi, 3 et 4 novembre à Wilfrid-Pelletier.Le programme comprend les symphonies no 1, no 5 et no 8 de Beethoven.Le public est invité à assister une rencontre animée par Patrick Schupp et Richard Hoenich, chef associé de l'OSM avant les concerts, à 18 30 dans le hall central de la PdA.Le Cirque en projection-concert I MUSICI de Montréal interprétera la musique d’accompagnement du film Le Cirque de Charlie Chaplin, une initiative de la Cinémathèque québécoise qui, selon une tradition établie, présente une projection-concert originale d’un long métrage du cinéma muet pour sa soirée-bénéfice annuelle.Chaplin avait lui-même composé la musique du Cirque qui sera projeté avec Des clichés d’enfant rêveur Non Angli sed Angeli et Z Zman Doe Deux chorégraphies de Michael Montanaro.Musiques d'Edmund Eagan.Cinématographies de Paul Ahad Interprétations par Mireille Demerse, Jacinte Giroux, Sandra Lapierre, Alison Crawford, Maryse Carrier, Simon Alarie, Ron Ladd, Brad Denys et Lise Boyer.Les deux spectacles sont présentés par la Compagnie Montanaro Danse à l'Agora de la Danse.Non Angli sed Angeli se joue du 27 octobre au 31 octobre et du 10 au 14 novembre 1992.Zman Doe se joue du 3 au 7 novembre 1992 Valérie Lehmann intertitres français d’abord à Québec à la salle Louis-Fréchette le 17 novembre et ensuite à Montréal, le vendredi 27 novembre à la salle Wilfrid-Pelletier.Pour l'occasion les effectifs de I Musici sous la direction de Yuli Turovski seront portés à 32 musiciens, soit le double de cette formation qui est actuellement en tournée de concerts en Europe.Forum 93 Tous les compositeurs nés après le 1er décembre 1963 ont jusqu’au 20 novembre (au heu du 31 octobre) pour soumettre leur candidature au second Forum international des jeunes compositeurs organisé par le Nouvel Ensemble Moderne (NEM) et la faculté de musique de l’UdM.Lejury de Forum 93 se réunira en décembre pour choisir un compositeur d’Afrique, d’Amérique centrale et du Sud, d’Asie, d’Australie, du Canada, des États-Unis et d’Europe.Les sept compositeurs choisis devront soumettre une création de 15 minutes pour un ensemble de 15 musiciens.Ils seront accueillis à Montréal pour un stage d’un mois avec l’orchestre du NEM sous la direction de son chef Lorraine Vaillancourt.Lejury international, présent à Montréal pour les concerts de clôture sélectionnera trois oeuvres qui seront gravées sur disque compact.Les compositeur nés après le 1er décembre 1963 doivent soumettre deux partitions dont une de leur choix et une pour orchestre de chambre ou grand ensemble.Il est suggéré que les partitions soient accompagnées d’enregistrements (disques, bandes, cassettes).Les formulaires d’inscription sont disponibles au bureau du N EM et sont envoyés sur demande : (514) 343-5962.Prix Chalmers LES PROFESSIONNELS de la musique — musiciens, chefs d’orchestre, compositeurs, professeurs, critiques, administrateurs — peuvent soumettre leur candidature au prix national Chalmers organisé par le Conseil des arts de l’Ontario.Créé en 1992, cette récompense de 20 000 $ figure parmi les 13 prix Chalmers, nouveaux ou anciens, qui totalisent 160 000 $ et sont versés à d’autres disciplines artistiques.La date-limite pour soumettre son nom a été fixée au 2 janvier 1993 et les noms des lauréats seront proclamés le 31 mai à Toronto.Pour de plus amples renseignements, communiquer avec Marc Perreault au (416) 969-7403, ou sans frais au Conseil des arts: 1-800-387-0058.De la visite de Calgary L’ORCHESTRE philharmonique de Calgary dirigé par Mario Bernardi fait présentement une tournée de concerts dans différentes villes américaines et candiennes et il sera à Montréal le 9 novembre à la Place des Arts.La soprano lyrique Edith Wiens est la soliste et le progarmme comprend des oeuvres de Berlioz, Britten, Schumann et Dvorak, aussi de Allan Gordon Bell, compositeur de Calgary.Musique contemporaine MICHEL GONNEVILLE animera un débat portant sur la musique contemporaine le mardi 3 novembre à 20 h à la chapelle historique du Bon-Pasteur.Les participants seront Francis Dhomont, Jacques Dufresne, Georges Nicholson, John Rea et Michel Robert et la conclusion sera tirée par Jean-Jacques Nattiez.Duo Foster-Plawutsky LES MOINS de 15 ans accompagnés d’un adulte sont admis au concert mettant en vedette le violoniste Martin Foster et le pianiste Eugene Plawutsky le jeudi 5 novembre a 20 h à l’église St.Philip de Montréal, angle des rues Sherbrooke ouest et Brock North, face à la gare de Montréal ouest.Une innovation pour la série des productions Davis Joachim.Au programme: des oeuvres de Schumann, Beethoven et Miguez.Renseignements: 481-9133.collaboration spéciale Non Angli sed Angeli : le titre de l’oeuvre donne raison à son créateur.11 n’y a pas d’angles dans cette pièce, pas d’aspérités ni de rugosité.Rien ne risque d’accrocher.Et Angeli rime avec gentil : les anges de Montanaro sont de grands enfants charmants.Le nouveau spectacle du chorégraphe montréalais, qui se veut une ambitieuse rétrospective de l’humanité en images et en danses depuis le Big Bang jusqu’à la Guerre des étoiles, se lit comme un conte naïf.Les anges nous sont présentés comme d’agréables petites têtes blondes sautillantes et gaies, affublées de robes à pans de mousselines colorées.À eux seuls, ces personnages représentent toute l’oeuvre.Leur danse tient dans un mouchoir de poche et comprend surtout des mouvements de bras.La chorégraphie qui est leur attribuée correspond à quelques jeux d’espace et quatre à cinq effets d’apparition-dis-parition.Les êtres animés célestes montanariens sont simplistes et la pièce dans son ensemble montre le même défaut.Le livre d’images de Michael M.n’a guère de profondeur.Il ne contient que des poncifs de personnages célèbres.Et, malgré son envergure, — il s’étend d’Adam et Eve à Picasso en passant par Monroe et Einstein —, il n’offre aucun propos.Le chorégraphe se contente d’étaler sa collection dans l’ordre chronologique, la divisant en 22 séquences de quelques minutes chacune.La danse ne présente aucune originalité, les interprètes ne convainquent guère, les éclairages sont peu travaillés, les costumes ont l’air de déguisements d’Halloween bon marché, la musique PHOTO NANCY HUGGET Le chorégraphe montréalais Michael Montanaro n’a pas de relief, même la mise en qu’il n’a pas encore effectué de .tri scène pourtant structurée contribue à faire de la création un divertissement lénifiant.Seul, le travail visuel se révèle intéressant.La recherche cinématographique fait preuve de beaucoup de maturité artistique; les images d’eau, de ciel, d’étoiles ou d’arbre utilisant les techniques du film d'animation, de la vidéo et du laser, sont toutes prenantes.La conception des décors est judicieuse.L’idée ingénieuse des écrans ronds encastrables de différentes tailles, mobiles et transformables, apporte la clarté et l’efficacité nécessaires aux effets visuels.Paul Ahad et Marie Bouchard constituent les deux réels créateurs de Non Angli sed Angeli.Ils ont su exploiter leur imagination de manière sensible, donner un sens à leur proposition et intégrer leurs disciplines au spectacle sans complaisance ni prétention.Michael Mantanaro nous montre surtout qu’il est resté un grand enfant rêveur, parmi ses clichés personnels.Et, qu’il ne sait trop quoi penser du vaste monde qui l’entoure.Non Angli sed Angeli pourrait devenir un bon spectacle pour les petits.Les parents apprécieraient le côté post-modern de cette pièce qui la distingue de certaines représentations du Planétarium et économiseraient ainsi l’chat de l’habituel sirop sédatif pour enfants.Faut-il vraiment parler de Zwan Doe, la seconde piece de Michael Montanaro présentée en reprise, ou mieux vaut-il laisser agir seul le Temps perdu ?Disons seulement que Zwan Doe a été conçu par les mêmes artistes dans l’ensemble, que l’histoire est pleine d'amour, d’humanité et se termine sur un « happy end ».Donc, aucun cauchemar en perspective, comme c’est le cas pour Non Angli sed Angeli.Les grands enfants du type Montanaro ne sont pas méchants.Orlan et les bizarres jeux du corps Francine Bordeleau Collaboration spéciale QUÉBEC — « La peau est décevante .On n’est jamais ce que l’on a .» Ce constat de la psychanalyste lacanienne Eugénie Lemoine-Luccioni, l’artiste multi-médias Orlan en a fait le fondement de son plus récent « pari esthétique ».À Paris où elle vit, dans une bonne partie de l’Europe aussi, Orlan n’est pas une inconnue, loin de là.À force de se mettre en scène dans des performances percutantes qui conviaient simultanément le rite, le mythe et l’esthétique à participer au jeu du corps, Orlan a atteint ses contemporains.Elle était à Québec il y a quelques jours, invitée par le centre en art actuel Inter/Le Lieu pour un festival de performance.Son spectacle à Orlan, il se déroule d’abord sur vidéo.Une femme, Orlan « avant », soumet son corps à la chirurgie esthétique : lippo-succion du ventre et des cuisses, remodelage du visage.L’opération, montrée live — mais pas en entier, fort heureusement —, fait de l’effet.Ces images, Orlan les a déjà maintes fois exposées sur les scènes d’Europe et d'Amérique.Son but : d’abord dédramatiser la chirurgie esthétique, montrer aux femmes — pourquoi pas, l’artiste se disant féministe — qu'elles peuvent, à défaut de se donner le corps qu’elles veu- lent, changer ce dont elles ne veulent plus.Mais, sa démarche va plus loin.« Plusieurs déplorent que leur corps soit en-deçà de leur vraie nature, que leur image n'ait pas de rapport avec ce qu’ils sont.Moi, je dis : il n’y a qu’à changer.» Pour Orlan toutefois, il ne s’agit pas de changer pour se soumettre à des diktats esthétiques, mais pour atteindre à la cohérence.Ainsi, en comparant son visage d’aujourd’hui à celui que lui a donné la nature, Orlan dira qu’« il n’y a pas d’amélioration».Elle n’estime pas être plus belle, mais plus « ressemblante » à elle-même.Pour déterminer son visage actuel, Orlan a métissé quatre figures dont l’histoire et le sens lui correspondaient : Diane (la chasseresse), Psyché, (la vulnérabilité et la tendresse), Vénus et Europe.L’ordinateur les a traduites en une image.Cinq opérations n’ont pas encore réussi a donner à Orlan ce visage qu’elle se souhaite.Il manque aussi quelques retouches ! « Avoir le corps, l’image qu’on veut, ça n’est pas encore techniquement au point», admet l'artiste.« Mais, on peut au moins changer si le corps qu’on a nous va mal.» Orlan lance « un défi à l’inné, à l’ADN ».Qu’est-ce que le corps ?Un matériau parmi d’autres, pas une prison de chair ou de formes.Toujours selon la psychanalyste Eugénie Lemoine-Luccioni, « il y a maldonne' dans les rapports humains».Le grand coupable ?Le corps, trop beau ou pas assez, trompeur, menteur._ À cette histoire de La Belle et la Bête qui est en somme la nôtre, Orlan rétorque qu’« il est possible de régler l’image, de faire en sorte que la sensation interne de ce que l’on est, de ce que l’on a, corresponde à ce qu’on veut vivre avec les autres ».Et, si elle insiste, c’est que nous tenons indûment pour sacré un corps qui relève finalement du hasard et de la biologie.Peut-être cette vieille idée qu’il faille souffrir à cause du corps nous habite-t-elle encore.Comment une femme qui tient un tel discours vit-elle son rapport aux autres corps, comment et que désire-t-elle ?« Je n’ai jamais désiré les êtres pour leur corps, dit Orlan.Un corps peut m’exciter, mais c’est à cause de l’histoire dont il est chargé.J’ai ainsi eu des amants physiquement très différents, et pas toujours très beaux.» Elle ne cherche d’ailleurs pas tant la beauté que l’accord entre l’intérieur et l’extérieur.Agissant sur l’esthétique, Orlan veut provoquer un renversement éthique.« Je lutte con tre la nature, et je lutte surtout con tre la condition humaine qui est ce qu’il y a de plus lourd à assumer.» Sans hermétisme ni provocation Ensemble Anonymus Direction musicale et arrangements de Claude Bernatchez (luth, percussions), Lucie Brosseau (vièle), Robert Huard (chant) Pierre Langevin (tympanon, flûtes, chalumeau, organetto), Guy Ross (luth): L'art des ménestrels à travers des chants et des danses des 13e et 14e siècles en France, en Angleterre et en Italie.; ‘ Samedi 31 octobre.Chapelle du Grand Séminaire de Montréal.Carol Bergeron.DEPUIS sa fondation en 1978 par Claude Bernatchez, l’Ensemble Anonymus s’est taillé une réputation qui a rapidement franchi les limites de la ville de Québec, son port d’origine.L’Ontario, les États-Unis, le Mexique et la Belgique ont apprécié ses interprétations du répertoire musical et théâtral du Moyen Âge.Pour la première fois cependant, les trois programmes de sa 15e saison seront présentés non seulement dans la-Vieille Capitale mais également à Montréal.Le lieu choisi pour le premier concert, la Chapelle du Grand Séminaire, offrait un décor et surtout une acoustique tout à fait propice à l’écoute de ses danses et de ces chants qui aujourd’hui semblent à la fois si proches et si lointains de nous.Si lointains, parce qu’à l’époque médiévale la notation musicale n’avait pas la précision de celle des 19e et 20e siècles, par exemple.Il n’était pas alors nécessaire de consigner par écrit tous les détails de l’interprétation.Selon un spécialiste de la question comme David Monrow, les danses instrumentales comme les Estampies — danses qui formaient l’essentiel du programme de samedi soir — ne représentent qu’une infime partie de la tradition solide, mais non écrite, basée sur la mémoire et l’improvisation.Claude Bernatchez précise qu’il ne nous en est parvenu qu’une cinquantaine.La tradition orale jouait alors le rôle des partitions écrites d’aujourd’hui; ce qui signifie que la reconstitution de ces musiques ne peut pas être aussi rigoureuse qu’on le souhaiterait.La simplicité relative des danses et chants des trouvères et troubadours s’apparente à la celle qui caractérise la musique de folklore qui nous est encore familière, et dont les racines plongent d’ailleurs jusqu’au Moyen Age.Ajoutons encore que cette même simplicité ne peut plus effrayer l’oreille qui connaît la complexité du contrepoint ou celle du langage savant du 20e siècle.Adoptant un mode d’expression simple et naturel qui évite autant l’hermétisme que la provocation, l’Ensemble Anonymus propose des lectures dont la sobriété n’a d’égal que l’efficacité.On a le sentiment qu’après une quinzaine d’années de fréquentation du répertoire médiéval, Claude Bernatchez (l’auteur des arrangements musicaux) sait maintenant faire sonner cette musique d’une manière toujours agréable.Pour y parvenir, il a su rassembler autour de lui des musiciens fort habiles dont certains, comme Pierre Langevin, manient plusieurs instruments.De plus, avec le baryton Robert Huard, il possède un chanteur tout à fait admirable; une voix bien placée et bien timbrée — ce qui n’est pas si fréquent dans l’interprétation de la musique du Moyen Âge — permet à celui-ci de se concentrer avec bonheur sur l’interprétation des textes.TtePHÀNTOM ot tteUPERA t Min n l l il T l> w I 11 H I II />." Il uni II I' Il I v < I À PART IR nu 16 DÉCEMBRE 1992! REPRISE POUR UN TEMPS LIMITE! rt Théâtre Maisonneuve, vu Place des Arts, Montréal (514) 790-2222 Billets également en vente au guichet th‘ la Place dec Am et aux guichet» l ickelMaxtcf (situes clans certains magasins de la Haie) (îruups (20 et plus) telephone/: (SI-t) H" t ‘)IS.t au Quéhcct ( tl(>) 02S ~ 166 en dehors du Québec Version originale.! I n anglais avec de» snrtilres en français.Réserve/ une place rie choix grâce a Avant première de American I xpress.< '«impose/ le (SI i) “‘M) O.WMÏ.Les Arts du Maurier Ltée présentent le CONCERTGALA DU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL Lundi 2 novembre à 20 Heures Entrée libre* L’Orchestre symphonique et la Chorale du Conservatoire de musique de Montréal, avec la participation des anciens de l'institution et des choeurs des Conservatoires de musique de Québec et de Hull, interpréteront: LE DIABLE DANS LE BEFFROI J.VALLERAND CANTATE POUR UNE JOIE P.MERCURE SYMPHONIE NO 3, OPUS 78 EN DO MINEUR C.SAINT-SAÉNS SOUS LA DIRECTION DE RAFFI ARMENIAN et de Louis Lavigueur fV, ünS OTY 1r,,i*i:in mishit*"1 Montré E3 Gouvernement du Québec Ministère des Affaires culturelles *IL EST TOUTEFOIS NÉCESSAIRE DE SE PROCURER OES BILLETS À U BILLETTERIE DE LA PLACE DES ARTS DÉS MAINTENANT.O Salle Wilfrid-Pelletier U O Place des Arts 14 ¦ Le Devoir, lundi 2 novembre 1992 ÉDITORIAL Les Américains et la politique LE PAYS « le plus important du monde », pour reprendre l’expression de Brian Mulroney, va demain aux urnes pour s’élire un président ainsi qu’une bonne partie de ses représentants politiques à divers échelons.Le moment est historique, plus historique sans doute que la moyenne des élections présidentielles des dernières décennies.Car cette élection — signe possible d’un changement d’époque — semble traduire une nouvelle façon d’affronter les problèmes et de faire de la politique.Élection plus intéressante que prévu, puisque pour la première fois depuis une bonne décennie, des choix réels se posent aux Américains.Des trois candidats qui se disputent la présidence, deux sont des candidats sérieux.Chose nouvelle, le résultat ne sera pas une reconduction facile et automatique du républicain sortant, comme les années 80 nous y avaient habitué.Colère et inquiétude des électeurs devant la morosité économique persistante expliquent sans doute qu’il y ait enfin, cette année, une véritable course à la présidence et que le sortant George Bush soit en aussi mauvaise posture.Mais nous n’avons pas, ici, seulement affaire à un vulgaire changement de garde à la Maison-Blanche, comme il s’en produit à tous les quatre ou huit ans.Que signifie cette élection, traditionnel moment fort de la politique au sud du 45e parallèle ?Au-delà des programmes, de l’idéologie, des personnalités des candidats et des aléas de la campagne, c’est peut-être la façon même de faire de la politique qui ne sera plus tout à fait pareille après ce rendez-vous de 1992.• Le dévoiement de la politique dans les questions de forme, de morale, d’apparences, de bonne conduite et de style a atteint des sommets au cours de cette campagne.Mais cette tendance des politiciens a suscité des résistances étonnantes parmi l’électorat, résistances qui sont la véritable bonne nouvelle de cette campagne.Ces derniers jours, le camp du président sortant, oscillant entre la panique et la résignation, a multiplié les attaques personnelles contre le tandem Clinton-Gore (« deux bozos qui en savent moins sur la politique étrangère que ma chienne Millie », George Bush dixit dans un grand moment d’élévation), duo qui selon toute vraisemblance investira la Maison-Blanche dans les prochaines semaines.Les résultats de demain soir diront si cette façon de faire campagne en tirant à boulets rouges sur l’adversaire et en semant le doute, à coups de rumeurs, sur son intégrité morale, conjugale et patriotique, fait encore recette.Mais il appert d’ores et déjà que les Américains ne s’en sont pas trop laissé raconter, et qu’ils ont maintenu le cap sur les préoccupations économiques — c’est-à-dire sur la question de fond.L’absence de succès de telles tactiques électorales serait une bonne nouvelle pour la démocratie.• Le déclin de la participation des électeurs aux processus électoraux est un phénomène qui, au cours des dernières Une nouvelle façon de faire, un nouvel esprit critique de T électorat décennies, a atteint des niveaux alarmants.Aux États-Unis, près de la moitié des électeurs admissibles ne se sont pas prévalus de leur droit de vote lors des dernières consultations présidentielles, dans les années 80.Les premiers indices concernant les taux d’inscriptions sur les listes électorales américaines font état, cette année, d’un regain d’intérêt des citoyens pour la chose publique.En fait, on note dans quelques pays un renversement de cette tendance à la baisse des taux de participation électorale dans le monde occidental.Au Québec la semaine dernière, 83 % des citoyens sont allés voter au référendum sur l’entente de Charlottetown, en hausse sur les taux électoraux des dernières années.Ce printemps et cet automne en France, les élections municipales et le référendum sur Maastricht ont donné lieu à une mobilisation des électeurs plus importante que prévu.Une remontée du taux de participation, demain à l’échelle des États-Unis, au-delà des 52 % ou 55 % auxquels on nous a habitués depuis quelques années, serait une bonne nouvelle et le signe de la prise de conscience nouvelle des Américains face aux défis d’une très difficile fin d’époque.Motif supplémentaire de mobilisation des citoyens : de nombreux Américains seront appelés demain à statuer, dans le cadre de référendums locaux plus nombreux que jamais dans l’histoire des États-Unis, sur un grand nombre de questions de société.• Le discrédit des politiciens est un autre thème dont les commentateurs font leurs beaux jours ces temps-ci.En France le mois dernier, 49 % des électeurs ont dit NON à un projet qui avait l’appui de la quasi-totalité des leaders politiques de toutes tendances.Au Canada anglais, le NON de la semaine dernière a largement été interprété comme un rejet des premiers ministres qui avaient, à l’unanimité, concocté une entente constitutionnelle censée réconcilier le Canada avec lui-même.Aux États-Unis, autre signe des temps nouveaux, la tendance est au renouvellement radical des chambres élues.On s’attend à ce que plus du tiers des chambres au niveau des États soient composée de têtes nouvelles.Au Congrès, on parle de 25 % de renouvellement.Des chiffres remarquablement élevés, sur l’air de « Sortez les sortants ! », mais qui ne se font pas nécessairement selon les clivages habituels.Dans une perspective évidemment partisane, George Bush a régulièrement dénoncé, au cours de cette campagne, les représentants élus « qui font des carrières plus stables que celles des membres du politburo sous Brejnev ».Il risque d’avoir été en partie entendu, même s’il n’est pas évident que ces renouvellements se feront selon des lignes partisanes et au profit de son parti (traditionnellement dans l’opposition à la Chambre des représentants).Au contraire, les sondages et les campagnes locales laissent entrevoir de nouvelles figures politiques, souvent démocrates, jeunes et provenant de secteurs traditionnellement sous-représentées : femmes et membres des minorités raciales.Une élection de Clinton, un taux de participation en hausse, un renouvellement significatif des chambres élues et des résultats pas trop réactionnaires dans les référendums locaux (en Oregon, on veut par exemple inscrire dans la loi le caractère « pervers et contre nature » de l’homosexualité) : sous ces conditions, on peut espérer que l’Amérique commencera enfin à affronter les graves problèmes auxquels elle fait face, et à redonner ses lettres de noblesse à la politique.FRANÇOIS BROUSSEAU LETTRES AU DEVOIR Bravo ! LE DIMANCHE 18 octobre dernier Hydro-Québec lançait une invitation « Journée portes ouvertes sur la traversée sous-fluviale à Grondines ».Il faut se réjouir d’une telle réalisation de haute technologie.Dire qu’une étude dépoussiérée et la ténacité d’un groupe de citoyens sous la bannière « Contestention Portneuf Lobtinière » de l’Association des amis de la vallée du Saint-Laurent ont obligé Hydro-Québec à modifier ses plans préliminaires, soit la traversée par pylônes.Ce qui semblait impossible hier est devenu une réalité.La morale de tout cela : Ne sous-estimons pas les connaissances et la bonne volonté des citoyens à améliorer une situation.Bravo ! Bravo ! Léandre Faguy Sillery, 21 octobre 1992 Le condom à la CECA! POUR TRAVAILLER au niveau des habitudes de vie, dans le cas des jeunes, quel meilleur moyen que de s’adresser à leur milieu de vie.Pour que le port du condom s’inscrive au registre des comportements sains, spontanés et positifs, il faut lever le tabou et que les jeunes l'associent à leur quotidien.Comment ne pas être déçue donc, sinon franchement choquée, par la décision de la CECM.Mme Jeannette Milot, commissaire à la CECM de 1977 à 1990, déclarait tout récemment au sujet du débat sur les distributrices de condoms dans les écoles : « Mais, des condoms ils peuvent aussi bien s’en procurer dans une pharmacie.À l’école, ce n’est pas la place.Qu’on en mette dans leurs endroits de prédilection comme les arcades.»; opinion partagée par le vice-président du Comité exécutif, M.Jean Trottier.De tels propos m’apparaissent inconcevables car ils démontrent que, pour certains commissaires, l’école ne figure même pas au nombre des endroits de prédilection des jeunes ! Contrairement à la CÉCM, je ne vois rien d'irréconciliable entre promouvoir certaines valeurs morales et rendre les condoms plus accessibles aux jeunes.Nier la sexualité des jeunes relève de l’irresponsabilité.De l'inconscience qu’on impute ensuite de façon malhonnête aux jeunes qui se trouvent confrontés à différents problèmes, comme une grossesse non désirée, ou, sur le plan de la santé, une MTS ou le sida.Supercherie qui ne m’apparaît pas très chrétienne.France Doyon Montréal, 26 octobre 1992 Bonheur du matin TOUS LES MATINS du monde se suivent, mais ne se ressemblent pas.Les Matins d’automne nous rappellent à la simplicité de l’essentiel (LE DEVOIR, 21 octobre 1992).Certes, au sein de la vie complexe, les motifs ne manquent pas pour qui souhaite la mort.Pourtant, la vie en plénitude possède pour elle des attraits, bien plus puissants encore.Le bonheur, ce petit cachotier, ne s’annonce pas.Comme la mort, il impose sa loi, « il s’abat sur nous ».Comme la femme désirable, dont le parfum rappelle le souvenir, le bonheur embaume la vie de sa grâce.Ce « moment de grâce », qu’est-ce à dire ?Sinon ce pur plaisir d’exister qui atteint les coeurs épris d’amour et d’humanité, à l’instar de celui de la promeneuse.Heureuses les âmes pures, pourrait-on ajouter, elles connaîtront le « bonheur des simples ».Encore faut-il cultiver la sagesse de s’arrêter, l’importance de savourer, le don d’aimer.Ariane Émond le rappelle de façon touchante.Merci.Denis Thibault Gatineau, 21 octobre 1992 Dîner pour dix AU LENDEMAIN du référendum, compte tenu d’une victoire du NON, les choix qui s'offrent au Québec et aux autres provinces sont assez peu nombreux : élection référendaire, poursuite des négociations, ou une troisième avenue que j’évoque depuis 1974.Et là, mettons la table ! Le menu est composé de tous les pouvoirs résiduaires et des compétences qui ont fait leur apparition depuis.La table est donc dressée et on y retrouve dix unités de chacun de ces pouvoirs.Les provinces sont invitées à se servir en ayant droit à une unité chacune de ces pouvoirs ou compétences.Les appétits plus fringants prendront vraisemblablement une unité de chaque élément.Les provinces à estomac plus petit pourraient vouloir prendre seulement quelques unités.Si, par exemple, on parle d’une centaine de variétés auxquelles chaque province peut avoir accès, il se pourrait que le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique veuillent se servir de chacun de ces éléments et ainsi, remplir leur assiette.De plus petites provinces, telles Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick, l’ile-du-Prince-Édouard, etc., aux estomacs et, forcément, aux appétits moins grands, pourraient ne vouloir que de 10 à 20 de ces éléments.Les partenaires sont ainsi satisfaits parce qu’ils ont eu l’occasion de choisir de façon égale, sans créer de particularisme en faveur de l’une ou de l’autre.Ainsi, on ne peut LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : USE BISSOmETTE Rédacteur en chef Bernard Descoteaux Directeur délégué i I administration André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeur de l'information Benoit Aubin Directeurs adjoints de l’information Plene Beaulieu.Roch Côté Directeur des publications spéciales Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS plus parler de statut particulier.Tous sont traites de la même façon.Hugues Monissette Québec, 23 octobre 1992 Les frileux MONSIEUR LEMIRE, de Châteauguay, n’a pas aimé que certains nationalistes québécois soient traités de « frileux » par Marco Micone, auteur québécois d’origine italienne (LFI DEVOIR, 9 octobre).De quel droit cet immigrant « privilégié » (en quoi ?), que nous avons accueilli au Québec, peut-il ainsi prétendre « nous faire quelques leçons ?» Cela, dites-vous, pourrait paraître insolent à vos compatriotes.M.Micone « apparaîtrait peut-être ingrat (.) d’exiger de nous, société d’accueil, transformations et adaptations en fonction de vous » (sous-entendu les immigrants).Autrement dit, les immigrants peuvent venir chez nous, apporter leur éducation, leur expérience, leur force de travail, payer leurs taxes et.se taire et mourir ! Ils ne doivent surtout pas se considérer comme citoyens à part entière.S’ils s’avisent de faire quelque commentaire concernant le Québec, ils doivent s’exprimer dans les termes les plus onctueux et reconnaissants, soulignant seulement ce que nous avons de beau, bon et vraiment pas cher ! Permettez une question — leurs enfants, nés ici, auront-ils droit, selon vous, à une expression moins « censurée » ou faudra-t-il encore qu’ils se tiennent sur une prudente réserve pendant quelques générations ?Et combien de générations ?Il y a aussi les minorités visibles, qui ont cette funeste habitude de l’être encore, « visibles », même après plusieurs générations dans l’hiver québécois.Serait-il préférable pour eux de se taire jusqu’à la nuit des temps pour ne pas troubler le nationalisme frileux de ceux qui, parmi nous, se sentent menacés par la différence ?Claude Duchemin Montréal, 15 octobre 1992 Le combat d'Alain IL Y A quelques mois, Alain sonnait à notre porte.En deux minutes, d’un débit rapide et nerveux, il me raconte son aventure.« Je suis un drogué sorti de l’enfer.Je n’ai qu’un rêve maintenant, aider les jeunes pris au même piège.Je veux faire ça jusqu’à la fin de mes jours.» J'ai vu qu’il était décidé.Il a loué une maison le 1er juillet et, déjà, il est à l’oeuvre.Vous devinez toutes les démarches et les sollicitations qu’il a dû faire pour en arriver à cette réalisation.Le père d’Alain, heureux d’avoir retrouvé son fils, a accepté d’être conseiller financier dans ce projet.À combien de contraintes Alain a-t-il dû faire face pour ouvrir sa maison d’aide aux jeunes qui ont des problèmes de drogue ! Souvent, le courrier apporte paperasse à remplir alors qu'il croyait enfin voir arriver une aide financière.Parfois, on dirait que le gouvernement préfère voir les jeunes dans la drogue, la prostitution et le chômage, tant il met de bureaucratie, de tracasseries et de retard avant de les aider.Yolande La berge Beloeil, 10 octobre 1992 LE SILENCIEUX Le temps du mauvais temps AUTOMNE.- Les funérailles de l’été et ses fiançailles avec l’hiver.?Novembre est le mois de l’année que je déteste de préférence.?Quand on arrive au monde, rien à faire, c’est pour la vie.?Sous la bonne mine que nous affichons, il y a parfois une déflagration qui sommeille.?Nombreux sont ceux qui croient plus intelligent de prêter foi à ce qui dépasse leur entendement.?Les disputes d’un couple uni sont une sorte d’exaspération de leur bonheur.?Rien n’est plus étranger l’une à l’autre que la vie affective et la rigueur.?Dieu aurait-il créé l’homme pour avoir quelque chose à regretter ?C’est tout à l’honneur du sans-le-sou de voir qu’à sa mort, il ne déshérite personne.?J’ai peur de l’eau.Jamais je n’en bois.?N’en déplaise aux athées, Dieu existe puisque l’homme L’a créé.?L’une des grandes déceptions de mon enfance a été de voir que mon école a été incendiée après que j’en sois sorti.?L’unité nationale, tout le monde la souhaite, mais personne n’y tient.?Dire que l’on repart à zéro, c’est avouer que jusque-là, on était sous zéro.?Quand j’entends le mot « écrasé », deux images me viennent à l’esprit : la cigarette et monsieur Bourassa.?J’aimerais que la bouche soit moins émettrice et les oreilles plus réceptives.?Au sortir du ventre de sa mère, le bébé pleure à fendre l’âme.Et dire qu’il n’a encore rien vu.?L’argent se fait payer plus cher qu’il ne vaut.?Le nouveau riche tire vanité de l’envie qu’il suscite.?La vie, c'est de l’éphémère dévoré par la convoitise de la permanence.Albert Brie Jeffrey Simpson Vingt-cinq ans d’échecs DEPUIS un quart de siècle, les Canadiens ont tenté à six reprises de modifier leur Constitution.Ils désiraient satisfaire tous les groupes, toutes les régions et toutes les provinces.Chacune de ces tentatives a échoué.L’insuccès le plus récent remonte au lundi, 26 octobre.Six provinces, y compris le Québec, ont alors signifié leur rejet de l’accord de Charlottetown.Antérieurement, il y eut la déconfiture de l’accord du lac Meech, la proposition globale de rapatriement de la Constitution en 1981-1982, les propositions émises par Pierre Trudeau en 1978, la conférence de Victoria (1971) et la formule dite Fulton-Favreau qui, elle, remonte au milieu des années 60.Quatre premiers ministres, au nom de deux partis politiques, n’ont pas pu réussir.Des douzaines de premiers ministres des provinces siégeant sous des étiquettes diverses - on y ajoute maintenant les leaders aborigènes et ceux des Territoires - ont échoué.Combien d’autres déconfitures devront-elles survenir avant que les Canadiens se rendent compte que les tentatives d’amender la Constitution canadienne iront presque toujours vers une défaite ?Amender la Constitution est devenu encore plus ardu.L’arrivée des leaders autochtones et des territoires à la table de discussion, au titre de partenaires à part entière, porte le nombre des constituants à 17.Il est très difficile d’en venir à une entente entre 17 personnes.Même si tous ces gens tombaient d’accord, il n’est pas dit que le peuple les suivrait sur ce terrain.Un précédent a été créé: soumettre l’accord de Charlottetown à un référendum.Je présume qu’aucun premier ministre, désormais, oserait tenter de modifier la Constitution sans référendum.En Australie et en Suisse, la plupart des amendements proposés à la Constitution ont été rejetés lors de la tenue de référendums.Les Canadiens ont saisi l’occasion que leur donnait un référendum pour dire NON à l’accord de Charlottetown.DU CÔTÉ du monde du sport, si une équipe est perdante durant six saisons, le gérant change vraisemblablement de bout en bout la composition de son équipe.Fin affaires, si une entreprise perd de l’argent six ans d’affilée, il est normal que le conseil d’administration fasse une révision profonde des activités de cette entreprise.Pourquoi, au Canada, ne pas conclure que nous courons à l’échec dans toute tentative future de modifier la Constitution ?Ne devrions-nous pas emprunter des voies différentes ?Ces vingt-cinq ans d’échecs nous mènent à deux conclusions.La première : les intérêts du Canada et ceux du Québec sont à ce point irréconciliables que l’on devrait créer deux États séparés; c’est-à-dire que le Québec devrait se séparer du Canada et courir la chance de négocier un type d’accommodement économique avec le reste du Canada.Cette voie semble correspondre à une option claire, logique, voire passablement contraignante aux yeux de bien des Québécois.La deuxième : le fédéralisme avec j la Constitution actuelle.Depuis 125 j ans, cette loi fondamentale s’est révélée un outil souple.Cette souplesse a diminue avec les démarches de rapatriement au début des années 80, car la Charte canadienne des droits et libertés modifiait sensiblement les règles du dialogue constitutionnel; on passait de relations entre gouvernements à un schéma de relationsentre les citoyens par rapport à leurs droits.Le discours politique centré sur les droits - ce langage domine pleinement la scène politique canadienne contemporaine - est fait de prises de position dans l’absolu.Il laisse moins de marge au compromis et aux accommodements que ne le faisait le fédéralisme traditionnel.Lj ES ÉCH ECS de Meech et de Charlottetown s’expliquent par le fait que ces ententes portaient le débat constitutionnel au niveau des droits.Droits inhérents des aborigènes au self-government, droits des femmes, droits collectifs, droits individuels.La Constitution actuelle laisse toutefois la possibilité de compromis et d’accomodements sans un recours formel à des amendements.Plusieurs des modifications envisagées dans l’accord de Charlottetown et quelques-unes contenues dans l’entente du lac Meech auraient pu se faire de façon pragmatique, sans passer par des changements constitutionnels.Hélas, toute une génération de « spécialistes » ont participé, au Canada, à la quête d’amendements constitutionnels propres à atténuer les tensions que l’on constate à propos des régions, de la langue et des groupes d’intérêt.Ces pressions et ces tensions ne s’envolent pas du fait que l’entente de Charlottetown n’a pas été approuvée.Les aborigènes du Canada continueront à se sentir opprimés.Les Québécois qui ne songent pas à la « sécession » continueront sans doute leurs démarches en vue de doter le Québec de pouvoirs accrus.Les groupes d’intérêt ne cesseront pas de revendiquer.Les citoyens de l’Ouest du pays réclameront une part plus grande dans le gouvernement central du Canada.CFIS tiraillements ne peuvent trouver leur solution par le biais d’amendements formels à la Constitution.Telle est la leçon de Meech, de Charlottetown et des autres tentatives avortées d’amender la Constitution.La tâche des fédéralistes est simple, en somme.À l’impossible, nul n’est tenu, il faut cesser de vouloir changer la Constitution pour mieux satisfaire tous les groupes, toutes les régions et toutes les provinces.Pour l’instant, il est nécessaire de tirer profit de la souplesse autorisée par la Constitution en vigueur pour dénicher des voies de changement pragmatiques, administratives et pour faire face à ces tensions.La fédéralisme n’est-il pas un « arrangement », un processus, une procédure, une méthode de gestion de la diversité, de recherche d’un compromis auquel doivent consentir les régions, les groupes ethniques ou linguistiques ?Il se peut que ce type de fédéralisme ne soit pas attrayant pour les Québécois.Il est possible que la majorité opte, au cours de la présente décennie, pour la « sécession ».Il est possible que certains adhèrent à une vision « allairiste » qui se révèle tout-à-fait ridicule pour quiconque connaît un tant soit peu le reste du Canada.La défaite de l’accord de Charlottetown clarifie donc les options.Elle rend obsolètes la souveraineté-association, le fédéralisme asymétrique et le fédéralisme à la Jean Allaire.Restent deux choix : la « sécession » ou, à l’opposé, un fédéralisme capable de s’adapter modestement par le biais de modifications pragmatiques, non pas par des amendements formels à la Constitution.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.