Le devoir, 14 novembre 1992, Cahier C
gjpiyMrtel La défunte brasserie O' Keefe, qui était établie à l'angle des rues Peel et Notre-Dame.avait assuré sa croissance en faisant l'acquisition de nombreux concurrents québécois entre 1909 et 1949, notamment les brasseries Dow, Frontenac, Champlain, Dawes, Ekers, Union et Boswell.L’HISTOIRE BRASSICOLE VUE DE LA RUE ST-AMBROISE Montréal, samedi 14 novembre 1992 JAMES DEAN, L’ÉTOILE NOIRE Trente-sept ans après la mort du « rebelle sans cause » la génération du « No Future » se retrouve dans la « Légende de Jimmy » \ .Serge Cabana Collaboration spéciale IGARETTE À LA MAIN et cheveux rebelles, avec le regard baveux et touchant de « celui qu’on n’aura pas », James Dean défie encore le monde, sur un poster, dans un coin de la chambre de Noémie, 16 ans.37 ans après sa mort, James Dean est plus populaire que jamais chez les adolescents d’aujourd’hui.Aux couleurs psychédéliques des posters qui ornaient jadis nos chambres d’où résonnaient les effluves musicales du Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band, la jeunesse du rap et de Guns’n Roses préfère aujourd’hui les photos en noir et blanc du héros de « La fureur de vivre ».De ce Jimmy de légende qui envahira la Place des Arts dans quelques jours sur les musiques de Plamondon-Berger.Pourtant, ces jeunes ne connaissent rien de la courte vie de leur vedette.Ils ignorent qu’il est mort depuis longtemps et n’ont, pour la plupart, vu aucun des trois films qu’il a tournés.De James Dean, ils ne connaissent que l’image.La génération des polyvalentes et des cégeps semble fascinée par ce visage.Un visage qui « exprime une telle solitude, une si étrange désolation.Et, on ne peut pas d’ailleurs s’empêcher de penser : — Dieu qu’il est beau, mais quel mal le ronge, quelle malédiction l’empêche de réfléchir la lumière » (Elia Kazan, réalisateur de À l’est d'Ê-den).James Dean ne figurait pas au palmarès des vedettes-culte de la jeunesse HORIZONTALEMENT I.Ce n'est pas qu’ils soient cabotins mais ils aimeraient sc montrer davantage en spectacle.- II.Plutôt Mae West que Jane Birkin.A balayer.III.Saint.Il a fallu une guerre fratricide pour l’empccher - IV.Incollables.Fera une échelle de soie.V.Col.Prête pour le métier.VI.Grecque.A son quant-à-soi.Pour un coin de soleil.- VII Pour servir un bon plan et réciproquement, Il ne faut pas souhaiter l’avoir à l’œil.Endroit de passage.VIII.N’ont plus de contre-attaque.Préposition, - IX.Conjonction.Pour faire affaire.C'est le mieux - X.Sources d’émotions.VERTICALEMENT I.Celles dont on voudrait priver le I.- 2.Pas très clair.Possessif.i.Habitué à de brèves rencontres.Voyelles.4.Préposition.Négligent toute précaution.- 5.Sœur espagnole d’Agnès.Tranquille.6 Ne dit mot.On', leur brigade.- 7.Fon’.tr.repa- 8.Compte et recompte.- 9.Il en a supporté, des grèves ! Tunique.- 10.Fait le test.On en sort facilement mais c’est difficile d’y rentrer.11.Sabote.Article.- 12.Ce n’est pas vraiment mieux.C’est là qu’on est Je mieux, dit-on.13.Bien amortis.SOLUTION DELA J SEMAINE DERNIÈRE Horizontalement I.Scaphandrier.II.Paria.Ouille.III.Blagueurs.Un.IV.Canette.Clés.- V.Uni.Sée.Alose.- VI.Lie.Und-set.- VII.Attardés.Sig.- VIII.Teajii.Unis.LN.- IX.Euler.Otarie, -X.Usèrent.Liée.XI.Réservations.Verticalement u I.Spéculateur.- 2.Calamiteuse.3.Aran.Etalés.- 4.Piges.Amèreu 5.Hauteur.RER.- 6.Etendu.Nv.7.Noue.Dénota.- 8.Dur.Assit, • 9.Risclc.Sali.- 10.II.Lots.Rid?-Il Elues.Ilicn.- 12.Renseignées.4 Le Devoir, samedi 14 novembre 1992 B C-9, le cahier du i • ameai RESTAURANTS/chronique La thermodynamique de la pizza Josée BLANCHETTE A’L’OCCASION de la quinzaine des sciences, Mc Donald a fait parvenir aux médias une affiche où sont démontrées noir sur blanc les propriétés insoupçonnées du fromage, du pepperoni et de la c'foûte dans l’art de fabriquer la Pizza (accent tonique sur la première syllabe).Job coup de marketing.Qu’on en juge: « sous l’effet de la chaleur, la couche de fromage subit une transformation d’état, passant d’un état solide à un état liquide.» Ce fromage fondu constitue un réservoir d’énergie thermique, poursuit le communiqué, qui garde le système chaud longtemps.La pâte, quant à elle, « devient un pain constitué d’un gi and nombre de minuscules poches d’air non reliées les unes aux autres en faisant ainsi un excellent isolant.»> Pour ce qui est du pepperoni, la matière grasse qui le caractérise se liquéfie et devient un bassin thermique.Rien de moins ! ; 1 ,1e vous épargne les considérations hautement scientifiques qui accompagnent la nature de la boîte de carton (faite de fibres recyclables) et de son pouvoir isolant.Mais je retiens que tout devient prétexte à justifier la disparition des papilles gustatives.Dans quelques générations on fera peut-être une quinzaine des sciences là-dessus: la Pizza crée-t-elle Forgane ou l’organe la Pizza ?J’en miens aussi que votre pizza peut goûter le carton (ou vice-versa), en autant qu’elle soit chaude et servie en moins de trois minutes.Que de [ttirents se servent de leurs enfants $mme prétexte pour rebouffer de ce pain là.Je préfère pour ma part m’en tenir a des croûtes plus légères (et moins thermiques) réchauffées par une chandelle de table.Piazzetta, nouvellement établi rue Saint-Denis, jjfèst dédié corps et âme à la pizza uïtra-minee agrémentée de quelques ingrédients discrets et faire-valoir.Originaire de la ville de Québec, cette chaîne mise sur une cuisine réduite à sa plus simple expression, la fraîcheur des ingrédients et la 'rapidité du service.Mais cela n’en 'fait pas un fast-food pour autant.1 rtzza toute garnie au prosciutto ou 01 \ t Ri PHOTO JACQUES NADEAU Piazzetta, où l’on offre un menu qui se résume à 8 pizzas.PIAZZETTA- t % .iiitelf t.aux trois fromages (mozzarella, ricotta, parmesan) valent le détour même si elles sont cuites au four à gaz.Même simplicité pour la salade romaine, pour l’unique bouteille de vin ( Merlot dans le rouge et Soave dans le blanc) et un coup de coeur pour ce gâteau au chocolat dense et bien solitaire au menu.Les prix tiennent du miracle et les pizzas individuelles sont détaillées entre 3,75$ et 5,25$.Quant au décor il s’inspire des lignes épurées en vogue à la Pizzaiole et chez Pizzedelic avec deux angelots (vous les retrouverez aussi chez Saint-Hubert) comme marque de commerce.Un repas pour deux personnes vous coûtera environ 25$ avant vin, taxes et service.POUR: Une pizza mince et chaude.U n menu qui se résume à 8 pizzas.CONTRE: L’arnaque pseudo-scientifique chez le compétiteur.PIAZZETTA 4097 rue Saint-Denis tel.847-0184 Ouvert tous les jours de llh30 à minuit et le vendredi et samedi jusqu'à 2h A.M.TOUT AUSSI AVENANT, El Za-ziummm est une autre chaîne qui se limite pour l’instant à deux points de chute.Rue Roy, on peut à peine y coincer une quinzaine de personnes mais le décor mérite un détour.Pour ceux qui ont vu (et apprécié) l’exposition PopArt, l'endroit a son charme et on y fait régulièrement la preuve qu’on peut faire beaucoup avec peu.Les tabourets du bar sont faits de vieilles selles western et la table-lit de l’entrée relève du plus pur style récupération.La musique est à l’avenant et les trémolos convaincus des mariachis vous arracheront des sourires (en coin).Sur notre table de métal trouée un rouleau de papier de toilette fait office de porte-couverts et de serviettes de table.ingénieux.Le menu lex-mex-californien nous propose quelques pelures de pommes de terre dont celles farcies à la gua-camole et à la sauce tomate, garnies de morceaux de piment jalapeno en boîte et d’olives noires de meme nature.De la crème sure coiffe le tout.Pas nécessairement convaincant mais assurément bourratif.Le « gros monstre » est un sandwich absolument décadent garni de frites.Si vous réussissez à le terminer tout(e) seul(e) comme un(e) grand(e), vous en verrez le prix ré- duit de 20 %.Pour notre part, un « petit monstre » a eu raison de notre appétit.Ce pain kaiser garni de poulet grillé (un peu sec), de bacon, de fromage râpé, de tomates et de mayonnaise m’a personnellement un peu rebutée vu l’énormité de l’objet.Le gros cornichon et les frites trop grasses n’ont pas aidé la cause du p’tit monstre.Je vous conseille de vous lancer dans l’expérience Fajitas (aperçues à la table voisine et à cuire soi-même) plutôt que dans les enchiladas aux légumes (très quelconques).Et puis aussi goûtez au Lily, un petit punch maison fait de rhum brun, de ginger ale et de jus de limette : pas « dégueu » et moins assommant que la Margarita.Pour les desserts, il faudra repasser, la maison jugeant que vous ne les mé- ritez pas.Un repas pour deux personnes vous coûtera environ 25 $ avant le punch, la taxe d’aéroport de 10% et le service super relax.POUR: L’ambiance Pop-Art.Les condoms vendus au bar.La table-lit de l’entrée.Des portions gigantesques pour ceux que ça inspire et pour pas cher.CONTRE: Le rouleau de papier de toilette sur les tables.ma mère n’apprécierait pas mais Jean Leloup, paraît-il, adore ! La cuisine bien secondaire.EL ZAZIUMMM 51 rue Roy est tel.844-0893 5091 rue De Lanaudière tel.598-0344 et orchestre, le 15 nov à 19h RESTAURANT LE CHANDELIER: 825 Cote "Vertu.St-Laurent (748-5800)— Souper-théâtre Le diable à quatre: le 15 nov à 18h RESTAURANT LE ROYER: 2 rue Le Royer.^Vieux-Montreal (935-3966)— Dans le cadre des co-.rnedies de type Meurtre et mystère, souper-theâtre.n la piece Souvenir d'enlance de Daniel Do.les ven et sam à 19h , du 6 nov au 28 lev EXPOSITIONS Ateliers et t«C f galeries Amphithéâtre bell: iooo ouest de la Gau-chetière, Montréal- 13e exposition annuelle de l'As-¦ Bociatlon canadienne de photographes et illustra-.leurs en communications, du 5 au 15 nov ARTES: 102 ouest Laurier, Montréal (271-1211)— Oeuvres de Chemiakin, Cullen, Laperrière.Riopelle, tobiasse, Wetsbuch et bronzes de Varalta , ATELIER A: 796A ave Champagneur ste 2.Montréal *4272-3707)— Oeuvres de Pandelis Tsakpinis, jus-qu'au 29 nov.AXE NÉO-7: 205 Montcalm, Hull (819-771-2122)— 1 Oeuvres de François Laçasse et de Josée Dubeau, , - du t5 nov.au 13 déc.LE BALCON D'ARTS: 650 rue Notre-Dame, St-Lambert (466-8920)— Pleins leux sur L'Archevêque, î " Ayotte, Lecor.Théberge, Hammond et Bertounesque B-312 ÉMERGENCE: 372 ouest Ste-Catherine, ste 312, Montréal (874-9423)- Installation de Josée Bernard, jusqu'au 21 nov., BELGO BLDG: 372 ouest Ste-Catherine, ste 115, Montréal— Oeuvres de Pascale Poulin et Mireille La-gue, |usqu'au 29 nov MIREILLE BRISSET ART/ARTISTES: 1640 ouest Sherbrooke, Montréal— Oeuvres de Nasko Pe-lev (peintre bulgare) et Oscar Zamarripa (sculpteur mexicain) du 12 au 21 nov.CENTRE D'ART MORENCY: 2)80 de la Montagne, Montréal (845-6442)— Oeuvres de Daigle, Villeneuve, Caron, Maillet, Bouchard, Barbeau, Fortin ! et autres, du 11 au 29 nov f CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 Victoria, Montréal (488-9558)— Installation de Céline Lepage, du 6 au 28 nov CENTRE DE CÉRAMIQUE BONSECOURS: 444 St-Gabriel, Vieux-Montréal (866-6581)— Céramiques de Guy Simoneau, tusqu'au 30 nov.CENTRE COMMÉMORATIF DE L'HOLOCAUSTE A MONTRÉAL: 5151 Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal (345-2605)— Visites ' guidées sur demande, des expositions, dim.au jeu.de 10h à 16h CENTRE COMMUNAUTAIRE CÔTE-DES-NEIGES: 5347 Côte-des-Neiges, Montréal- Peintures sur soie de Michelle Dubois et céramiques de 1 Hélène St-Cyr, du 5 au 19 nov CENTRE EXPOSITION CIRCA: 372 ouest Ste-Catherine, ste 444, Montréal- Mosaïques et sculptures de Gilbert Poissant, jusqu'au 19 déc.CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALAIS: 185 rue Ou Palais.St-Jérôme (432-7171)-Présent' Laurentides, expo-vente du Centre, du 8 nov au 20 déc CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335 Place d'Youville.Vieux-Montréal (872-3207)— ji.Place aux Montréalais .photographies, caricatu-I, res, bandes vidéo sur tes grandes périodes de l his-toire de la ville COMPLEXE ST-AMBROISE: 4030 St-Ambroise.Montréal— Les artistes du Complexe St-Ambroise i ouvrent leurs ateliers au public, céramiques, peintures et photographies, du 12 au 15 nov LES DOIGTS SALES: 4878 Henri-Julien, Montréal (844-9989)— Oeuvres de DSKY, du 10 au 20 nov GALERIE D'ART DU COLLEGE MONTMORENCY: 475 boul.de l'Avenir, Laval (667-8821)— Dessins de Raymonde Jodoin, du 28 oct au 17 nov GALERIE D'ART DU COLLÈGE ÉDOUARD-MONTPETIT: 100 est de Gentilly.Longueuil (679-2966)— Oeuvres de Nicole Jolicoeur et Marc Laro-chelle.du 3 au 20 nov GALERIE D'ART JULES HARVEY: 2095 chemin Ste-Foy, Ste-Foy (418-681-7147)- Oeuvres de Andrée Vézina, du 8 au 15 nov.GALERIE D'ART STEWART: 176 Lakeshore Road, Pointe-Claire— Oeuvres de Luba Genush, jusqu’au 29 nov.GALERIE D'ART VINCENT: Château Laurier.Ottawa (613-230-1162)— Oeuvres de Bruno Côté, du 15 au 21 nov.GALERIE BROCARD: 2691 Curé Labette, Prévost (1-224-4294)— Liquidation en permanence de Ayotte, Cosgrove, Masson, Riopelle et plus de 100 artistes canadiens, ven.au dim.de tOh.à 18h.GALERIE DU CENTRE: ave Victoria.St-Lambert (672-4772)— Oeuvres de Nicole Lebel, du 28 oct.au 22 nov.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372 ouest Ste-Catherine ste 418, Montréal (875-0071)— Oeuvres de Hélène Mugot, jusqu’au 14 nov.GALERIE CLARK: 1591 rue Clark, 2e étage, Montréal (288-4972)— Oeuvres de 40 artistes peintres, sculpteurs et photographes, jusqu'au 14 nov — Encan de ces oeuvres ie 15 nov.à 14h.GALERIE DARE-DARE: 279 ouest Sherbrooke, espace 311 B.Montréal (844-8327)— Sculptures de Pierre Hamelin— Photographies de Danielle Hébert, du 31 oct.au 22 nov GALERIE DOMINION: 1438 ouest Sherbrooke, Montréal (845-7833)— Oeuvres récentes de François Beaudry, du 7 au 28 nov.GALERIE ESPACE LA TRANCHEFILE: 5331 St-Laurent, Montréal (270-9313)— Six et Butor, livres d'artistes Bénie, Bougie, Dorny, Guitet, Hayoun, Walker, jusqu'au 15 janv.GALERIE ESPACE VERRE: 1200 rue Mill, Montréal (933-6849)— Exposition des professeurs du Centre des métiers du Verre du Québec, jusqu'au 27 nov.GALERIE ESTAMPE PLUS: 49 rue St-Pierre.Québec (418-694-1303)— Oeuvres de Paul Béliveau, du 7 nov au 3 déc GALERIE JOCELYNE GOBEIL: 2154 Crescent, Montréal (843-3856)— Oeuvres de Jean Hilger, jusqu'au 10 oct,— Oeuvres de Pamela Richie, du 14 oct au 21 nov.GALERIE GRAFF: 963 est Rachel.Montréal (526-2616)— Oeuvres récentes de Lucio de Heusch, du 5 au 29 nov.GALERIE HORACE: 74 Albert, Sherbrooke (819-821-2326)— Salle 1: Oeuvres de Nicholas Pitre-Salle 2: Exposition de groupe, jusqu'au 22 nov.GALERIE MADELEINE LACERTE: 1 Côte Di-nan, Québec (418-692-1566)— Sculptures de David Moore, du ter au 18 nov GALERIE LACERTE PALARDY ET ASS: 307 ouest Ste-Catherine, ste 515, Montréal (844-4464)— Oeuvres récentes de Gérard Tremblay, du 7 au 23 nov GALERIE CLAUDE LAFITTE: 1480 ouest Sherbrooke, Montréal (939-9898)— Exposition Mongeau.Solitude intime >, jusqu'au 21 nov.GALERIE LUMIÈRE NOIRE: 3575 St-Laurent, ste 222, Montréal (845-1478)— Oeuvres de Hélène Au-det.du 15 nov.au 10 janv.GALERIE MICHEL-ANGE: 430 rue Bonsecours.Vieux-Montréal (875-8281 )— Oeuvres de Pauline Gagnon et Marc Poissant, du 11 au 22 nov GALERIE MONTCALM: 25 Laurier.Hull (819-595-7488)— Oeuvres de 63 artistes, membres de la Société de pastel du Canada, du 5 nov au 6 déc GALERIE DU SAC: 2332 Edouard-Montpetit, 4e étage.Montréal— La présence française au Chili au 19e siècle, du 19 nov au 3 déc.GALERIE SKOL: 279 ouest Sherbrooke, espace 31 IA.Montréal (842-4021)— Oeuvres de Diane Robertson, du 7 au 29 nov GALERIE 67: 990 ave de Salaberry, Québec (413 522-2233)— Oeuvres de Massimo Guerrera, jusqu'au 15 nov GALERIE TERRUSCITO: 3809 St-Denis, Montréal (843-8752)— Oeuvres récentes de Larry Sakow et Junian Huang, du 4 au 17 nov GALERIE 3: 4710 St-Ambroise ste 101, Montréal (939-1704)— Oeuvres récentes de Shari Neudorl, du 4 au 30 nov GALERIE TROIS POINTS: 307 ouest Ste-Cathe-rine.ste 555, Montréal (845-5555)— Oeuvres de Paul Béliveau, jusqu’au 21 nov GALERIE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 2332 Édouard-Montpetit.4e étage, Montréal— Oeuvres récentes de Katia Lemieux, du 28 oct.au 12 nov.GALERIE UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 Berri, Montréal— Salle J-R120: Mille plateaux photographiques, oeuvres de Alloucherie, Gauthier, Joly et Prince, jusqu'au 15 nov.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1434 ouest Sherbrooke, Montréal (849-3637)— GALERIE VAV: Université Concordia, 1395 boul René-Lévesque, Montréal (848-7434)— Oeuvres de Karma Clarke-Davis et de Patsy Van Roost, du 8 au 14 nov.GALERIE VERRE D’ART: 1428 ouest Sherbrooke.Montréal (844-6009)— Oeuvres de Daniel Crichton, jusqu'au 17 nov.GALERIE VERTICALE: 650 Marguerite 8our-geoys, Québec (418-682-0995)— Oeuvres de Sylvie Bouchard, jusqu'au 15 nov.GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN: 1897 ouest Dagenais, Laval (628-8684)— Phylactères les figures qui parlent, oeuvres visuelles et littéraires, du 12 nov.au 13 déc.GALERIE VOX: 4060 St-Laurent espace 110, Montréal (844-6993)— Installation de Mireille Baril, jusqu'au 15 nov.GALERIE BRENDA WALLACE: 372 ouest Ste-Catherine ste 508, Montréal (393-4066)— Oeuvres de Micah Lexier et Kevin de Forest, jusqu'au 28 nov GALERIE WESTMOUNT: 4912 ouest Sherbrooke, Montréal (484-1488)— Acryliques de Alexandra Pen-nycook, du 7 au 22 nov L'INSPECTEUR ÉPINGLE: 4051 St-Hubert, Montréal (598-7764)— Sculptures de Hubert Beau-bien et gouaches sur papier de Pierre Auger, du 8 au 28 nov.MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest bout, de la Concorde, Laval (662-4442)— Le Prix spécial de l'A P A L , photographies, jusqu'au 15 nov MAISON HAMEL-BRUNEAU: 2608 chemin St-Louis, Ste-Foy (418-654-4325)— Exposition Art et Science, jusqu'au 3 janv.MAISON RADIO-CANADA: 1400 est René-Lé-vesque.Montréal (597-4520)— Oeuvres de Hervé Daignault.du 12 au 26 nov OBORO: 4001 Berri, ste 301, Montréal (844-3250)— Oeuvres de Nina Levitt, du 7 nov.au 13 déc.— Vidéo de Steve Reinke, du 11 nov au 13 déc OCCURRENCE: 911 est Jean-Talon, Montréal (495 3353)— Oeuvres récentes de Lucie Duval, du 4 nov au 3 déc OPTICA: 3981 St-Laurent ste 501, Montréal (287-1574)— Exposition des Traces, jusqu'au 15 nov — La quinzaine de la performance, jusqu'au 15 nov REGART: 57 Côte du Passage, Lévis (418-837-4099)— Oeuvres de Christiane Ainsley et Line Blouin, du 8 au 29 nov.VILLA BAGATELLE: 1563 chemin St-Louis, Sil-lery— Oeuvres de Claude Picher, du 5 nov.au 20 déc VU CENTRE DE DIFFUSION DE LA PHOTOGRAPHIE: 95 Dalhousie, Québec (418-692-1322)— Oeuvres de Karol Biron.Manon Fatard, Manon Hébert et Elaine Tremblay, jusqu'au 15 nov WADDINGTON AND GORCE: 2155 Mackay.Montréal (847-1112)— Oeuvres récentes de Michel Morin, du 14 nov.au 3 déc Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges.Montréal-Oeuvres récentes de Suzanne Bouchet, du 15 oct au 14 nov — Ex nihilo ad peintures de Laurence Cardinal et sculptures de Guenno Ruba.jusqu'au 6 déc MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul Monk.Montréal— • Maman les petits ba teaux.ateliers d'animation pour les |eunes.du 7 nov au 10 |anv — Regards sur un paysage industriel le canal de Lachme, du 7 nov au 10 janv MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga.Montréal— Mille plateaux photographiques, jusqu'au 13 déc — Oeuvres de Suzanne Des-Marais.iusqu au 5 janv MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel.Montréal (872-2157)— Un tiroir bien rempli 92, sculptures, jusqu'au 15 nov — L'artiste visionnaire, jusqu'au 31 déc — Spectre de la couleur, jusqu'au 3 |anv — Montréal, l'hiver d'autrelois.jusqu'au 10 |anv MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal.Montréal— Installation de Ariane Thézé.jusqu'au 13 déc MAISON DE LA CULTURE ROSEMONT PETITE PATRIE: 6707 De Loomier.Montréal (872-1730)— Vie sauvage en Arctique, l'art des Inuit, du 11 oct au 15 nov — Les Santons de Provence, jusqu'au 8 |anv Musées MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185 ouest Ste-Catherine.Montreal (847-6226)— La Collection second tableau, 220 oeuvres de la collection du Musée, jusqu'au 25 avril— Territoires mobiles, du 23 od au 6 déc — Eye lor 1 vidéo Self-Portraits, du 25 oct au 22 nov — Champs libres métaphores et réalités dans l'art hongrois contemporain, jusqu'au 3 |anv 93— Art et sida des médias à la métaphore jusqu'au 3 janv 93 MUSÉE D'ART ST-LAURENT: 615 bout SIe Croix.St-Laurent (747-7367)— • Arts anciens et traditions artisanales du Québec • exposition permanente MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke.Montréal (2851600)— Pavillon Jean-Noel Oesmarais: Construire: un art.du 20 mars au 2 mai 93— Figures dans l'espace.|usqu'en avril 94— Toucher du bois, jusqu'au 26 sept 93— Pop Art.du 23 oct au 24 janv 93— Collection permanente— Ouvert du mar au dim de 11 h à 18h .les mer et sam |usqu'à 21h — Pavillon Benalah Gibb Karsh La peinture au Québec 1820-1850 nouveaux regards, nouvelles perspectives, du 29 ocl au 3 tanv 93 (MUSÉE«CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 Balle Montréal (939-7026)- Musée consacré à l'art de l'architecture 20,000 dessins et estampes de Maitres.120.000 livres.45.000 photographies.ainsi que des tonds d'archives importants MUSEE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (418-643-2158)— .Ob|ets de civilisation • exposition permanente — ¦ La barque à voile • exposition permanente — « Mémoires • exposition permanente — Messages, exposition sur les moyens de communication entre les individus et les sociétés, en permanence — € Etre dans son assiette ¦, jusqu'au 3 janvier 1993— *M>vrai mi-taux., jusqu'au 31 janvier 1993 MUSEE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St Pierre, Montréal (845-6108)— Oeuvres de Marc-Au-rele Fortin en permanence — • Force et couleurs • retrospective des oeuvres de Albert Rousseau (1903 1982) jusqu'au 31 |anv — Ouvert du mar au dim de 11h à 17h MUSÉE DE LACHINE: 110 chemin LaSalle.La-chme (634-3471 poste 346)— Maison LeBer-Le-Moyne Collections du Musee.mises en situation jusqu'au 3 |anv 93— Acquisitions recentes, |usqu au 3 |anv 93— Dessins et croquis de Adrien Hébert, lusqu au 3 |anv 93— Pavillon Benoit-Verdickt Une ville, un musée une collection, jusqu'au 3 |anv MUSÉE MARSIL: 349 Riverside Drive St Lambert (671-3098)— Curiosités eslhetiques.12 artistes designers et architectes québécois, du 11 nov au 20 déc MUSÉE POINTE-A-CALLIÉRE: 350 place Royale, angle de la Commune.Montréal (872-9150)— Musee d archéologie et d histoire de Montréal.site historique.« Vestiges ¦ collection permanente d'artefacts, et animation— .Du wampum à la carte de crédit » • Des couches et des couches d histoire • expositions permanentes— ¦ Albums d'images la fondation de Montreal • jusqu’au 31 déc.du mar au dim de tOh à 17h .ouvert mer de 17h a 20h MUSEE DU QUÉBEC: 1 ave Wolte-Montcalm.Quebec (4156432150)- La Collection du Musee exposition permanente— Oeuvre de David Moore et gravures de Jacques Villon, jusqu'au 29 nov dans la Tourelle du Pavillon Baillarge— Pavillon Gérard-Mo-risset Toulouse-Lautrec s affiche, du 9 déc au 28 tev — Pavillon Baillargé Oeuvres de Helen Escobedo et de René Deroum.jusqu'au 23 nov — 3e etage Calices et ciboires, objets sacrés.|usqu au 29 nov — 4e étage Exposition permanente dans la tourelle du pavillon Baillargè VINS/chronique Torres fin-'.Noël Mi4SSEi4U Mi Pierre SEGUIN IL Y A TRFNTK ANS, Miguel Torres fils revenait dans sa Catalogne natale, armé de son diplôme d'oenologie décroché en France et plantait ses premiers ceps de cabernet sauvignon dans une région d’Kspagne qui est surtout connue pour ses vins mousseux produits par des entreprises géantes comme Codornieu et Frexenet.Aujourd’hui, le nom Torres se retrouve sur l’étiquette d’environ 18 000 000 de bouteilles de vin (sans compter celles d’eau-de-vie) embouteillées par la bodega Torres, à Vila franca de Penedès.Ft le même nom, synonyme de qualité, se retrouve sur quelques millions d’autres flacons qui viennent de la Californie ou du Chili, où la famille possède environ une centaine d’hectares de vigne dans chacun des deux pays.L’histoire de la bodega 'Forres a commencé en 1856, mais la partie qui compte vraiment a été écrite par le père de Miguel Torres qui a non seulement laissé son nom et son prénom en héritage à son fils, mais aussi son goût d’expérimenter et d’innover malgré les sarcasmes de son entourage.Vingt ans avant son fils, sur une propriété dont les installations ont été détruites par un bombardement, il plante ses premiers cépages nobles français pour améliorer la qualité de son produit et entreprend, peu après, le premier de ses nombreux pèlerinages grâce auxquels il va faire connaître ses vins à travers le monde.Après avoir concentré ses efforts sur l’Amérique du Nord au cours de la guerre, il réussira à se bâtir une clientèle internationale fort nombreuse puisqu’on trouve ses vins dans plus de 90 pays.Le saut qualitatif suivant viendra d’une initiative de Miguel fils qui, quelque temps après son retour de France, convaincra son père d’acheter un nouvel emplacement qui deviendra le vignoble Mas de la Plana.Les meilleurs vins de Torres y sont produits et surtout le plus célèbre, le Gran Coronas étiquette noire, qui porte maintenant le nom de son lieu d’origine après s’être illustré longtemps sous le premier, et notamment à Paris ou, en 1979, il avait causé une énorme surprise en l’emportant devant les meilleurs vins rouges de Bordeaux dans une dégustation à l’aveugle organisée par le magazine Gault-Millau.Nous n’avons pas eu le privilège d’être de la dégustation parisienne mais, tout récemment, l’occasion nous a été donnée de déguster 11 vins de la maison Torres dont six millésimes du Mas de la Plana.Après s’être rafraîchi la bouche avec un très bon Sauvignon blanc du Chili, signé Torres bien sûr, que les acheteurs de la SAQ pourraient très bien retenir à notre avis, nous avons été ravis de déguster le Milmanda 1990, qui devrait faire son apparition au cours des prochaines semaines.Pour la première fois, ce vin de chardonnay, vinifié à la bourguignonne, remplit ses promesses et justifie son prix.Jusqu’ici, le fruit nous avait toujours paru écrasé par le bois.Rien de tout cela avec ce dernier millésime.Le fruit mûr et le bois se marient à la perfection.Le nez est complexe et élégant, la bouche est concentrée, très fraîche, parfaitement équilibrée, bellement épicée.Le meilleur Milmanda qu’il nous ait été , donné de goûter.Bravo ! Deux rouges du même millésime nous ont paru beaucoup plus faibles.Le Las Torres, un merlot pur, est intéressant, quoique simple.Le pinot noir continue d’être la bête noire de Miguel Torres.Il faudrait regoûter ce vin à son arrivée, mais la première impression n’est guère enthousiasmante.On cherche en vain tout ce qui rappelle normalement ce cépage capricieux.Après cette entrée en matière, nous sommes passés au Mas de la Plana qui, paraît-il, pourrait reprendre son ancien nom.Nous avons goûté tour à tour les millésimes 1976,1981,1982,1983 et 1985.De ce groupe, seules des bouteilles des millésimes 1962 i (44,21 $) et 1985 ( 38,39 $) sont encore offertes à la SAQ.La bouteille de 1976 commençait à montrer des signes de fatigue, mais tenait tout de même le coup honorablement après plus de 15 ans.Curieusement, le millésime 1981 faisait moins bonne figure.Les i quatre autres bouteilles ont toutefois démontré avec éclat que le Mas de la Plana peut tenir le coup et s’améliorer.Le millésime 1975 est encore rubis presque pourpré et présente des arômes de cassis frais splendides.Kxtrêmement frais et élégant, il est parfaitement fondu et ( délicieux à boire même s’il n’est pas le plus concentré du groupe.Les trois plus récents millésimes sont éclatants de jeunesse.Le plus impressionnant, à notre avis, est le 1983.Sans perdre l’élégance et la souplesse qui caractérisent ce grand vin, il est plus volumineux, plus ample et encore relativement peu ’ ouvert au nez.Il s’agit d’une splendide bouteille qui marque une étape dans l’évolution de ce vin puisque, pour la première fois, l’élevage s’est fait davantage dans le chêne français que dans le chêne américain.Les deux millésimes encore disponibles au Québec, 1982 et 1985, nous ont semblé d’égale valeur.Le 1982 est un tantinet plus concentré tandis que le 1985 est d’une rondeur et d’un charme qui n’est pas sans rappeler les vins bordelais du même millésime.Deux très belles bouteilles, délicieuses à boire maintenant, mais qui ont encore une bonne décennie devant elles.La syrain de Robert Plagcoles S’IL Y A des vignerons qui vendent bien leur vin à cause du « look » de l’étiquette, ce n’est certainement pas le cas de Robert Flageoles.La Société des alcools a récemment mis en vente un vin de ce producteur dont l’habillage semble avoir été conçu pour illustrer un échantillon de laboratoire tellement le tout est «drabe».On aurait voulu détourner l’attention de l’amateur qu’on ne s’y serait pas pris autrement.Et si c’était le résultat obtenu, ce serait dommage, car le vin est vraiment très bon pour 16,97 $ (MV) Rubis pourpré, il offre un très beau nez de fruits noirs avec des notes poivrées et herbacées qu’on retrouve souvent dans les vins du Midi.La bouche est très fidèle à ce qu’annonce le nez, c’est-à-dire du fruit (beaucoup de mûre) frais en abondance et de fines nuances végétales.Les saveurs sont franches et l’équilibre, impeccable.Oubliez l’étiquette et goûtez le vin.De la vraie bonne syrah.de Robert Flageoles.15,5/20 RESTAURANTS Ouvert du lundi ou samedi 5064, rue Papineou 17830 a 23HOO réservations ferme le dimonche 596.1280 cAe^ REPAS D’AFFAIRES Menu complet Midi 7$ Soir 8$ 2 salles de réceptions Menu pour emporter 5412 Côte des Neiges Té!.: (514) 735-3623 LE DEVOIR Service de PUBLICITE 842-9645 Ambiance chaleureuse Cuisine italienne authentique Ouvert le dimanche sur réservation seulement pour groupes Su Stationnement gratuit Ris.: 735-6394/735-6395 6145, Côte des Neiges, Montréal RESTAURANT (CUISINE INDIENNE) Ha i BOMBAY DÎNER Ouverture récente — Cuisine Indienne Exotique ouvert 7 jours semaine — 11 h30 à 1400 et 17hOO à 23h00 3706, St-Denis, Mtl H2X 3L7 — Tél.: 987-0933 x C-10 ¦ Le Devoir, samedi 14 novembre 1992 US Jr®'® le cahier du i • ameai TOURISME /chronique Journal de voyage en Chine Normand Cazelais AVEC SA FAMILLE, femme et enfants, André Bouchard, écologiste de son état, professeur à l’Université de Montréal et conservateur au Jardin botanique de Montréal, est parti en Chine.Durant un peu moins d’un an : du 3 septembre 1990 au 10 mai 1991.Pour étudier sur place « le monde mystérieux sur les jardins établis entre Montréal et Shanghai depuis plusieurs années.Et aussi, sûrement, comme le note Pierre Bourque dans sa préface, parce que « le peuple chinois fascine (et que) la relation étroite et symbiotique que ce peuple entretient avec son environnement n’a pas son pareil ailleurs dans le monde ».Il en a ramené un livre, Journal de voyage en Chine — Une famille québécoise au Pays du Milieu, récemment paru aux Éditions du Méridien.Tout le propos est d’ailleurs dans ce titre : à partir de ses notes de voyage, André Bouchard a tenu une forme de journal personnel, élargi à la famille.Un peu comme les anciens explorateurs consignaient, au fil des jours et sur des feuilles vierges, leurs découvertes et observations.Temps nouveaux obligent, il s’est servi d’un ordinateur « auquel, avoue-t-il rapidement, je m’attache de plus en plus ».Régulièrement, à tous les deux mois, car c’est un homme très ordonné, il envoyait une liasse de feuilles photocopiées à certains parents, amis ou correspondants qui pouvaient ainsi les suivre, lui et sa famille, au loin.J’étais de ceux-là.Et j’avoue qu’il m’est délicat aujourd’hui d’en parler : comme si j’éventais un secret.L’ouvrage se présente sous jaquette verte avec, en illustration sur la page couverture, Le thé, planche tirée du Curtis’s Botanical Magazine.À l’endos, une photo couleurs du père, de la mère et des trois enfants âgés de cinq à dix ans, dans la cour d’un temple bouddhise à Shanghai.À l’intérieur, une dizaine de photos noir et blanc, comme dans un album de famille, rappellent des jalons : la Cité interdite a Pékin, une ruelle et des gens dans un parc à Shanghai, du linge qui sèche sur des balcons, les enfants avec leurs amis tout souriants, une scène de restaurant, des paysages agricoles dans le Ilunan.Parfois un peu guindé, le style est sobre, sans élan poétique, parfois un peu froid, même si les réflexions ainsi transcrites manifestent une évidente sympathie pour la Chine et les Chinois, une profonde exaltation de vivre une expérience vraiment hors de l’ordinaire.Chaque page se présente comme une ouverture de l’oeil, de l’oreille, de l’esprit à cette autre réalité : récit des travaux et des jours, des activités, étonnements et trouvailles du quotidien, fondu de la vie familiale et de la vie professionnelle.Comme dans tout voyage, ce quotidien sera ponctué d’événements troublants.Le 18 février, François, cinq ans, tombe subitement malade et est transporté à l’hôpital dans un état comateux : « Ce n’est qu’à quatre heures (du matin) qu’il est en mesure de nous donner le premier signe nous autorisant un certain espoir.Un moment bouleversant comme si la vie venait d’être soudainement recréée.» Mais c’est un enfant et un enfant, ça récupère vite : deux jours plus tard, le 20, « François se déclare guéri et veut entrer à la maison » (ce qu’il fait effectivement le lendemain).De même, le 18 octobre précédent : « Au souper, on me demande au téléphone.Au bout du fil, à Rimouski, il est 6 heures du matin.Je sais que les nouvelles vont être bouleversantes.Mme Augusta Fugulin, la mère de Cécile, vient de mourir.(.) Elle avait combattu courageusement le cancer pendant les 14 dernières années.Elle est décédée à 66 ans.Deux semaines avant notre départ pour la Chine, il y avait eu à la ferme familiale de Sainte-Angèle-de-Monnoir la dernière fête réunissant toute la famille.(.) Cécile a appelé ses parents, le samedi 6 octobre, pour la fête de son père.Sa mère lui a dit que son état de santé était à peu près comme à notre départ.Selon Simone (soeur de Cécile), elle aurait fait ce dernier combat jusqu’au moment où elle fut rassurée sur nos conditions de vie en Chine.» Ce journal, notons-le, est dédié à la mémoire d’Augusta Bonaldo Fugulin.Écrit dans la fugacité du présent, il est là pour permettre à son auteur — et aux autres — de se souvenir.Écrit aux antipodes, tant culturels que géographiques, il narre à ces autres un long voyage, les prend à témoin d’un itinéraire personnel.L’occasion est belle, unique : huit mois dans le Pays du Milieu, huit mois pour découvrir cet ailleurs de l’intérieur et s’initier à l’espace intime d’un autre peuple.À son ici.Huit mois pour aller en profondeur et échapper à l’oeil trop souvent superficiel du touriste de passage.« Pour André Bouchard, écrit Pierre Bourque, la Chine a été une révélation, une forme de réconciliation de l’homme avec la nature.Dieu lui-même ne nous a-t-il pas enseigné de peupler et de domestiquer la terre ?Y a-t-il sur terre un peuple plus respectueux et plus près de la nature que le peuple chinois ?Il s’agit bien sûr d’une nature apprivoisée, domestiquée au service des hommes.Mais quel autre modèle l’écologiste d’aujourd’hui peut-il donner aux peuples affamés d’Afrique et d’Amérique du Sud ?Où se pratique réellement sur notre terre le développement durable ou viable si cher à nos environnementalistes ?» « André Bouchard, conclut-il, a voulu aller plus loin dans son apprentissage de la Chine; son épouse Cécile et ses trois enfants l’ont suivi.(.) Le scientifique écologiste s’est humanisé au contact des Chinois.(.) Une longue marche commence par un pas nous enseigne un proverbe chinois.Le journal d’André Bouchard nous fait faire un pas énorme dans notre compréhension de la Chine et de son peuple.» ?André Bouchard, Journal de voyage en Chine (Une famille québécoise au Pays du Milieu), Préface de Pierre Bourque, Éditions du Méridien, 1992, 24,95$ TOURISME EXCURSION Les Saintes, îles-timbre poste Normand Cazelais IL FIST DFIS ESPAŒS qu’on imagine.Souvent, bien sûr, plus beaux que la réalité.On les imagine en particulier quand le quotidien nous fait la vie dure, quand les collègues de bureau se font petits et mesquins, quand l’amour se fait évanescent, quand le ciel s’est abonné à la grisaille, quand le vent souffle à nous geler les pores et les os.Ces jours-là.Tailleurs prend les masques et bergamasques, dirait Verlaine, de la félicité.Il devient beau, plein de qualités que l’ici, morne, étroit et ordinaire, n’a pas.Mais ailleurs ! Ailleurs, il y a le soleil, la mer et son roulis, le soleil mauve qui s’endort dans son couchant.Ailleurs, le stress, les avanies, les obligations et tout ce qui abîme le rêve de vivre n’existent pas.Il est des espaces qu’on imagine.Chacun, au-dedans de lui, a de ces espaces imaginaires.Une île, chantait Brel.Parfois, il arrive, au détour d’un voyage qu’on découvre dans le monde réel un lieu qui soit presque un monde imaginaire.Un lieu où Ton se dit, sans honte et spontanément mais sans vraiment y croire car le quotidien aurait raison de la félicité : « Ah ! le bel endroit.Ah ! que j’aimerais y vivre, y passer le reste de mon âge.» J’ai trouvé, en quelques endroits, de tels lieux qui répondent — presque — à mon imaginaire.Je ne vous les dirai pas tous, ils m’appartiennent et sûrement ils ne correspondraient pas à vos pensées, à vos univers secrets.Mais, puisque l’hiver approche, je vais vous parler des Saintes.L’archipel des Saintes C’est un tout petit archipel des Antilles rattaché a La Guadeloupe, à 45 minutes en bateau de Bouillante ou à un quart d’heure en avion de Pointe-à-Pitre.Quelques îlots sauvages : les Roches Percées, le Grand-îlet, la Redonde, la Coche, les Augustins, le Pâté.Et trois îles, à peine plus grandes, Terre-de-llaut, Terre-de-Bas, Tîlet-à-Cabrit, habitées d’à peine 3000 personnes, pour la majorité d’ascendance bretonne, ce qui est rare dans les Caraïbes.Christophe Colomb les a découver- tes en 1493.le jour de la Toussaint.Aujourd’hui elles vivent tout doucement.À un autre rythme.Terre-de-llaut, 111e principale, s’ouvre sur une baie, une anse plutôt, en arc de cercle gardée d’un « pain de sucre » de basalte.Presque la baie de Rio.Le matin sur la plage de Fond-de-Curé, des pêcheurs sortent de leurs nasses et filets des thons, dorades, langoustes, colas, bonites et caran-gues.Sur la grève, dorment encore quelques rares saintois, graciles barques à voile qui servaient à la pêche autrefois — avant le règne du moteur.Derrière, des collines, des sentiers, des plages menues et isolées, au Marigot, à l’anse du Figuier, à l’anse Crawen.Des promenades à faire, le bêlement des chèvres, la brise dans les feuilles, le bruit de la mer.Le silence.Peu de voitures sur Tile : il n’y a que cinq kilomètres de routes carrossables.Un apéritif à une terrasse, un rhum qui baigne un glaçon, un jus de fruits bien parfumé.Des effluves de lambis grillés, de palourdes au court-bouillon; des plats qui mijotent dans leurs épices.Des îles en timbres-postes.Trop petites pour y loger nos habitudes.Des îles vastes comme l’imagination et la sérénité.Des villas à louer, à des prix peut-être chers pour les Antilles mais tout de même abordables, et des hôtels agréables, la Sain-toise, la Colline, le Bois-Joli, le Jeanne-d’Arc.Des îles.Renseignements : Maison de la France, 1981, ave McGill Collège, suite 490, Montréal, 1I3A 2W9, 288-4264.À LA DÉCOUVERTE DU QUÉBEC .ANAUDIERE AUBERGE DE LA MONTAGNE COUPÉE: 1 hre de Mtl ip ip ip 50 ch et suites, pisc.int, saunas, 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et j’ai pu constater qu’ils ont adoré cette expérience », a affirmé cette résidante d’Ottawa en interview.« À mon arrivée au Canada, j’ai rencontré plusieurs personnes qui m’ont confié désirer se joindre à une équipe d’archéologues, mais ne savaient comment s’y prendre.Plusieurs m’ont demandé de leur organiser quelque chose.» Mina Cohn a donc amorcé des études commerciales, s’est alliée à une agence de voyage d’Ottawa et, l’an dernier, a lancé la compagnie Archeological Flncounlers, une agence offrant des vacances archéologiques en Israël.C’est, du moins le croit-elle, la seule compagnie du genre au Canada.D’autres organisations offre tout simplement des vacances « de travail volontaire» sur le site de fouilles archéologiques ou de projets scientifiques divers.Ainsi, la firme américaine Flarth-watch commandite des projets partout à travers le monde, utilisant presque uniquement des volontaires qui paient de leur propre poche leur passage et leurs dépenses pour participer à ces projets.Une autre organisation américaine, Foundation for F’ield Research, opère de la même façon, afin d’appuyer diverses expéditions à la recherche d’une aide non spécialisée.Ce qui rend les voyages de Mme Cohn différent, c’est que celle-ci offre un mélange de fouilles archéologiques avec des visites guidées du pays.Durant un forfait de deux semaines, les participant passent cinq ou six jours à participer aux fouilles tout en logeant dans un kibboutz voisin et ils passent le reste du temps à visiter Israël à bord d’un autobus confortable et climatisé en dormant dans des hôtels de première classe.Mme Cohn organise plusieurs de ces voyages pour cet hiver et le printemps prochain.A chacun de ces voyages, il y aura un professeur d’archéologie et des étudiants de l’Université d’Ottawa.Quiconque s’intéresse à l’histoire, à l’archéologie ou à la culture du Moyhen-Orient — et à des vacances différentes — peut se joindre à une de ces expéditions.« Fin autant que le voyageur soit en bonne santé et peut s’occuper de son propre jardin, il peut se joindre aux fouilles », affirme Mme Cohn.Ces fouilles se font surtout sur le site de Beit She’an, au sud de la mer de Galilée.On y a découvert des ruines datant de 3000 ans avant Jésus-Christ, ce qui en fait le plus vieux site habité du Moyen-Orient.Les fouilles ont débuté en 1986.Jusqu’à maintenant, on y a mis au jour une rue à colonnades, un amphithéâtre, une maison de bains et plus de 1500 artefacts ont été découverts, même si seulement huit des 150 hectares du site ont été étudiés.Des centaines de scientifiques et d’ouvriers travaillent à l’année longue sur ce site.« C’est un endroit fascinant qui nous réserve des surprises à tous les jours», affirme Mme Cohn.D’Ottawa ou Montréal, un forfait de 12 jours en Israël, avec départ en mars, coûte 2399 $ par personne, avec double occupation.Ce prix couvre absolument tous les services à l’exclusion des taxes, des assurances et des pourboires au guide et au chauffeur d’autobus.Un autre forfait de 12 jours, avec départ en mars également, vous mène en F.gypte et en Israel et coûte 2569 $ par personne, avec départ d’Ottawa ou de Montréal.Un supplément pour le transport aérien est réclame pour les voyageurs venant d’autres régions canadiennes.Ces tours guidés se font avec des groupes de 15 à 40 personnes.Sur le site des fouilles, les groupes sont divisés en ateliers et t ravaillent sous la supervision d’un archéologue.« Nous creusons, explique Mme Cohn.Nous faisons exactement tout ce que font les archéologues.Nous travaillons sous la supervision d’un spécialiste.À la fin de la semainç, chacun a une très bonne idée des tra vaux qui se déroulent à cet endroit.» Mme Cohn espère éventuellement offrir d’autres forfaits archéologj ques ailleurs dans le monde et est notamment en négociation avec des archéologues en Italie, en Grèce et au Mexique.Pour plus d’informations, signalez sans frais 238-4040, à Ottawa, ou 1-800-465-4040 de partout ailleurs.Pour plus d’information sur Flarth-walch, écrivez à Karthwatch, 680 Mt, Auburn St., P.O.Box 403, WatertoWn, Mass.02272, ou téléphonez à (617) 926 8200. 3K Quarante ans de télévison à Radio-Canada Le Devoir, samedi 14 novembre 1992 M Crj1 ) De l’indifférence à l’accoutumance en passant par la séduction Marie Laurier L5 INDICAIF musical du Survenant, le pied de Neil Ams-trong posant sur la Lune « un (petit pas pour l’homme, un pas de Igéant pour l’humanité », le salut lémouvant du petit John-John Ken-I nedy devant le cercueil de son père I asssassiné, la voix envoûtante de Monique Miller disant « Septième Nord, bortjour», celle, solennelle d’Henri Bergeron annonçant V Heure du concert .La démarche claudiquante de l’émouvante Angelina et la désinvolture du beau Jean Coutu, les crises de nerf de Denise Pelletier alias Cé-| tile Plouffe, mon idole de jeunesse Monique Leyrac, l’élégance altière de Michelle Tisseyre descendant le grand excalier de Music Hall, le saut époustouflant des Beatles sur le plateau d’Ed Sullivan, la colère de Jean Desprez au lendemain du scandale de La Belle de Céans, le chapeau melon de Bobino et les espiègleries de Bobinette .Et puis l’incontour na'ble petite Souris verte .les cours d’anglais d’Hélène Baillar-geon.AUTANT d’images, de sons et de voix qui me reviennent à l’esprit, en vrac, dans l’ordre et le désordre, en plongeant dans le passé des 40 ans de télévision de Radio-Canada.Oh! une mémoire bien sélective qui me fait oublier sans doute de nombreux moments de grâce de cette boîte à images que mon père, homme sage et fin lettré, aurait volonties comparé aux Langues d’Ésope offrant le pire et le meilleur, s’il ne m’avait fait la tristesse de mourir trop tôt.Foin de la nostalgie.A vrai dire, longtemps je me suis passé de la télévision.Ma vie était ailleurs: j’étais occupée par mes études, un peu, mes lectures, beaucoup et mes amours, surtout.Si bien que j’avais bien autre chose à faire que de m’agglutiner devant une boîte à images aux sinistres oreilles de lapin et, à toutes fins utiles, qui ne fonctionnait vraiment qu’une fois sur Irjois.Je n’ai qu’un vague souvenir de l’arrivée de la télévision en 1952 sinon qu’elle allait révolutionner de confortables habitudes personnelles et familiales.AUSSI l’accueillis-je avec une belle indifférence et distraction.Je me demandais bien quel plaisir l’on pouvait éprouver à passer des heures à geler, le nez collé dans la vitrine de chez Frei-man, à Ottawa, pour regarder le couronnement de la reine, premier spectacle, sauf erreur à pénétrer dans ce nouvel univers visuel.Et quelle était Jean Coutu et Suzanne Langlois dans une scène du Survenant en 1956.cette manie de housculer le repas familial du mercredi soir pour permettre à ma mère et sa nichée de se précipiter chez notre voisin du haut qui possédait, lui, un téléviseur (ou disait-on télévision ?).Une manie partagée par des milliers de familles subjuguées par cette horrible armoire à glace fort loin de mes canons d’esthétisme et dont l’intérêt manifestait un instinct grégaire dont je me sentais superbement exclue.Car à mes yeux de petite sonbi-narde, rien ne ressemblait au climat mauriacien et sartrien de mes lectures, objet de discussions brûlantes avec mes amis.Aussi ai-je toujours manifesté une farouche résistance à l’envahissement de la machine dans ma vie.Mais une fois que je l’ai apprivoisée, alors là, je ne peux plus m’en passer.Assez curieusement, cet état de grâce me vint un jour où, rentrant de l’école, ma mère me dit, d’un air triomphant et mystérieux: «Viens voir dans le salon, j’ai une surprise pour toi.» Le meuble était bien là, lourdaud et encombrant et je compris dès cet instant que rien ne serait jamais plus pareil.Et c’est ainsi qu’après l’école, je me précipitais à la maison pour regarder un feuilleton qui avait pour titre Anne-Marie, si ma mémoire est bonne.Que racontait-elle cette Anne-Marie si belle et si désinvolte ?Je ne saurais le dire mais je me souviens qu’elle était interprétée par Monique Leyrac et que je l’adorais.Ma mere aussi.PHOTO RADIO-CANADA J9 EUS le même coup de foudre pour Paul Hébert et Paul Dupuis r- était-ce dans 14 rue de Calais ?— pour Gilles Pelletier dans Cap-aux-sorciers, pour les téléthéâtres du dimanche soir, les Matinées symponiques du samedi avec Wilfrid Pelletier, les inimitables causeries du professeur Henri Guillemin, les topos si intelligents de Judith Jasmin, les Pays et merveilles d’André Laurendeau, le Sel de la semaine de Fernand Séguin et de Raymond Cha-rette.Des images, des sons et des voix.Et puis un beau matin, je me suis mariée.Quoi de plus sympathique pour un jeune couple que de regor- 1 der ensemble dans la même dirèt - ’ tion ?C’est-à-dire en toute coudes cendance, le hockey avec Monakiur .et l’Heure du concert avec Madame.• Jusqu’au jour où ce sera chacun pour i soi.Mais lorsque l’enfant paraiU.Ja télévision prend une place aussi' importante que lui dans un foyec normalement constitué.h; C’est ainsi que j’ai vécu, parfois t subi, deux générations de Bobino,a le Franfreluche et de Monsieur Surprise, de Paillasson, de Ribouldingue et ses patates en chocolat, de Sol:et ¦ Gobelet et je connais par coeur14a chanson de la Souris verte.J’qyftis invité Guy Sanche (Bobino), un ami d’enfance, à une petite fête pour tè'tfe .anniversaire de ma fille, et la (iop-velle s’étant répercutée dans le voisinage, il eu droit à un accueil trlflrti-phal de la part des dizaines d'enfants et de leurs parents.Je ne saurai^.j,tiger présentement de la qualité des émissions pour enfants mais je crois bien que « dans mon temps », c’était -ce que Radio-Canada produisait de mieux.Salut Guy ! y 1 Pour tout vous dire, il m'arrivait, mère indigne, de faire semblant d’oublier de coucher les filles pour leur permettre de regarder Moi et l'autre, et je les entends encore rire à gorge déployée des facéties de Denise et Dodo.ET PUIS les enfants ont grandi et refait à leur tour le périple de leur mère, étudiant peu, lisant beaucoup, vivant diverses amours dont j’étais évidemment exclue, me laissant le contrôle exclusif I de ma boîte à images.Certes j’ai mes préférences, surtout les spectacles a grand déploiement et les événements-chocs de l’actualité.J’avoue m’être levée à cinq heures du matin pour entendre Kiri Te Ka- < nawa chanter au mariage de Diana et du prince Charles et je ne raterais pour rien au monde la soirée des Oscar et des Molière.Je continue toutefois à jurer sur mes grands dieux que je ne deviendrai jamais esclave de la télévision et le mute de la télécommande m’est bien utile.Mais, en belle hypocrite, je me suis résignée à m’abonner au cable .à cause d’/l-postrophes.Les filles volent de leurs propres ailes et vivent en pleine modernité, réprouvant ma résistance aux inventions nouvelles.À mon corps défendant, elles m’ont déjà offert un baladeur, un système de son au laser, un répondeur automatique.Voilà qu’elles songent à m’offrir un magnétophone pour Noël ! De l’antique noir et blanc à la « médiasphère » -r Jean-Marc Salvet __________ 17 ËN 40 ANS, l’évolution dans les techniques d’enregistrement, de production et de diffusion chez les télédiffuseurs du monde entier a tout simplement été extraordinaire.Au fil des ans, les artisans de là1 société d’État ont dû apprendre à côhiposer avec l’introduction d’innombrables nouvelles technologies issues du monde de l’électronique.lWs adaptations n’ont pas toujours été simples.baniel Bienvenue, coordonnateur (fè! la gestion des moyens de production au service de l’information, est oht ré dans la Grande maison en 1973.Il estime que l’évolution de la techni-qtie a été si considérable depuis 1952 et' qu'elle a touché à tellement de domaines différents, qu'il est virtuel-léïnent impossible d’en tracer un portrait satisfaisant.« C’est un livre q'tfil faudrait écrire », dit-il.Souriant, il se dit toutefois prêt à ramasser ses idées et à tenter l’expérience.Selon lui, les grandes étapes de révolution technologique à la télé de Ijadio-Canada sont, en ordre chronologique, l’apparition du premier ruban magnétique, lequel permit de mémoriser les images, le passage de l'austère noir et blanc à la couleur, la naissance des caméras vidéos et l'accès, notamment grâce aux satel-liifes, à des images tournées dans le monde entier.Les changements technologiques lé?plus significatifs survenus dans la jèune histoire de la télévision ont, bien sûr, été développés pour les besoins de l’information.La course à la nouvelle a parfois ses exigences que livraison ignore.mais que la concurrence entre les réseaux permet rie comprendre.^ Il y a 40 ans, le bulletin de nouvelles de la Société (l’État ressemblait à üti bulletin radio.Il n’avait rien de tellement visuel.Les images étaient plutôt rares.Lorsqu’un événement émit filmé par un cameraman, celui n ou le journaliste devait courir à tmites jambes vers les studios montréalais de la Société pour faire développer son film ou l’acheminer par ijutobus si l’équipe se trouvait à Qué-bec.Ensuite le montage se faisait « à 1.) lame de rasoir ».Ce n’est qu’en 1983-84 que cette fa-rtjn de faire cessa complètement et qu’on mit au rancart les dernières «Brosses caméras » dont la mort était annoncée depuis 1976.11 Cette année-là, la Radio-Canada acheta sa première caméra « élec-i&nique», la célèbre RCA TK76.Elle est la première caméra « à réticule » spécifiquement destinée au journalisme.C’est à partir d’elle que l’usage des caméras vidéos, plus lé- La magnétoscopie, une des grandes étapes de l’évolution de la technologie de la télévision.gères et moins coûteuses, commença à se répandre.Avec la RCA TK76, l’ancêtre de la Bétacam, on quittait pour la première fois l’univers du 16 mm pour pénétrer dans celui de la télévision.Une étape marquante et remarquée.Selon Daniel Bienvenu, le monde de la télévision, développé dans les années 50, s’est d’abord greffé à l’univers du film né au début du siècle.Un peu comme si le film s’était servi de la télé pour accroître ses moyens de diffusion et la télé du film pour naître.« Mais, dit-il, le film,.on s’en rend compte aujourd’hui, n’avait rien à voir avec la télé».Au service de l’information, la plus grosse onde de choc a sans aucun doute été entraînée par l’arrivée de la vidéo.La fabrication des bulletins de nouvelles a cependant vécu une autre grande révolution : l’accès instantané à des images en provenance du monde entier.Depuis quelques années, les satellites permettent à l’nformation de voyager à la vitesse de l’éclair.Mous voici plongés dans l’ère de la « médiasphère », selon l’expression de Régis Debray.Il en résulte un flot d’images ininterrompues difficilement contrôlable.Et difficilement vérifiable.L’exemple du « vrai faux » charnier de Timisoara est dans toutes les mémoires.Il faudra apprendre à mieux gérer ce flot perpétuel, pense M’.Bienvenue.Se plaçant cette fois dans la peau de l’ingénieur, Daniel Bienvenue affirme que l’évolution la plus importante qui ait marqué l’histoire de la télé, ici et partout dans le monde, demeure encore le passage du noir et blanc à la couleur.C’est qu’il a fallu déployer beaucoup d’ingéniosité pour incorporer aux systèmes mis en place pour le noir et blanc, un système permettant d’analyser et d’acheminer les signaux rouges, verts et bleus.Ce prodigieux bond technologique réalisé durant les années 60 sera bientôt égalé, annonce-t-il, sinon dépassé, par l’arrivée du numérique qui devrait notamment faciliter la transmission des images et des sons.Mais pour cela, il faudra encore équiper la grande maison du boulevard René-Lévesque de tout un nouvel équipement capable de traiter les signaux informatiques.Actuellement, l’émetteur installé sur le Mont-Royal fonctionne en mode analogique.La numérisation frappe cependant déjà à toutes les portes.De grandes entreprises proposent aux producteurs et diffuseurs des ordinateurs permettant de numériser les images vidéos.Avec ces ordinateurs, des « machines à montage non-linéaire », le montage pourra se faire comme à l’époque du 16 mm.Le technicien pourra, selon les recommandations du réalisateur, retirer une séquence courante de telle image à telle image sans avoir besoin, comme avec la vidéo actuelle, de reprendre tout le montage à partir de la séquence enlevée ou déplacée.Le raccord avec la séquence suivante se fera automatiquement.« Dans 40 ans, promet Daniel Bienvenue, on ne fera plus de la télé de la même manière.Les évolutions techniques n’ont pas fini de la bouleverser.Pour le meilleur et pour le pire ! » NAITENDEZ PAS DELE LIRE DANS LES JOURNAUX DONNEZ DE TOUT COEUR DÉS AUJOURD’HUI' :kte2«3 CHANCES DE UJTTEH CONTRE L'ENNEMI NUMER01 AU CANADA 440.boul René-Lévesque ouest Bureau 1400 Montréal.Québec H2Z1V7 (514) 871-1551,1-800-361-7650 Fax: (514) 871-1464 RADIO-CANADA PHOTOB-C Le cameraman Ross Connell, en 1952, avec une des toutes premières «gros ses cameras » d’il y a 40 ans.^ JOYEUX anniversaire CHER CLIENT TTTTTT C-12 ¦ Le Devoir, samedi 14 novembre 1992 “ ' 1 .le cahier du i • ameai Quarante ans de télévison à Radio-Canada L’information est plus rapide mais toujours aussi neutre Diane Précourt LA RAPIDITÉ de l’évolution technologique qui nous obli geait constammment à mettre de côté des acquis que l’on croyait posséder pour longtemps, a certainement été l'un des éléments marquants de l’histoire de la télévi sion.» Lorsqu’il parle des changements qu’elle a apportés dans le traitement et la présentation de l’information à Radio-Canada depuis 40 ans, M.Marc Thibault rappelle du même souffle le temps qu’il fallait consa-¦ crer à rattraper la technologie et à la maîtriser à chaud.« Des changements, dit-il, dont l’ampleur à l’époque se compare aisément à la révolution que connaît aujourd’hui l’informatique.» Marc Thibault était là, il y a 40 ans, alors réalisateur de Radio-Collège où il fit son entrée à la Société d’État avant d’y occuper plusieurs postes, dont la direction de l'information du réseau français de 1968 à 1981.Le passage du kinescope au magnétoscope, celui du noir et blanc à la couleur et l’arrivée du satellite sont des étapes cruciales dans le développement des services d’information, selon lui.« Lorsque les équipes radio-canadiennes ont commencé à travailler avec la vidéo, au début des années 1980, le mode de production, de tournage, de montage et de construction des émissions s’est trouvé complètement transformé», affirme l’actuel directeur général des programmes d’information télévisée, M.Claude Saint-Laurent.« Une évolution fantastique.Dans les années 60, raconte Marc Thibault, il fallait en quelque sorte simuler ce qu’on fait maintenant avec le satellite, en enregistrant par exemple dans les studios de Washington, Londres et Paris des entrevues expédiées en vitesse à Montréal où elles étaient montées en parallèle.» Rien à voir avec les reportages présentés aujourd'hui sur trois écrans instantanément, en direct, que le satellite permet de réaliser avec trois unités différentes.Mais si le satellite est aujourd’hui chose courante, sa présence n’a pas toujours été aussi importante à cause de ses coûts d’utilisation très élevés.Depuis, non seulement ces coûts ont diminué mais les budgets ont augmenté : « Le satellite devenait essentiel à un traitement efficace de l’information et l’image s’imposait désormais par le jeu à l’écran et la présentation hautement visuelle qu’elle permettait des reportages, dit M.Thibault.Prenez par exemple le Point et le Téléjournal de 1992, où le décor semble partie intégrante de l’action journalistique : une information plus spectaculaire, sans nul doute.» Voilà, précisément, le piège qui guette les artisans de l’information : trop s’en remettre aux fonctions visuelles.« D'ailleurs, on a souvent reproché à la télévision l’utilisation abusive de la technique au détriment du contenu, poursuit l’ancien directeur.Il n'en reste pas mois que de tels moyens utilises à bon escient contribuent à rendre l’information plus intéressante.» Trêve de nouveautés technologiques, « ce qui demeure inchangé à Radio-Canada, c’est la base de l’information, toujours fidèle aux grands principes journalistiques, poursuit-il.La Société d’État n’« édi- torialise » pas plus aujourd'hui qu’il y a 40 ans, comme le font la presse écrite et même la presse électronique privée.» Cette essence même d’une entreprise financée par les fonds publics doit être préservée à tout prix, selon lui.A son arrivée à la direction de l'information, Marc Thibault s’était d’ailleurs employé à intégrer les services des nouvelles, des actualités, des affaires publiques et des reportages, sans les fusionner, et à bien distinguer la nouvelle, soit l'information de base, des affaires publiques qui comportent des analyses et commentaires.D’autre part, un développement important, à caractère plus humain celui-là, a considérablement influencé les services d’information à Radio-Canada : la formation spécifique et universitaire des journalistes.« Autrefois, se souvient Marc Thibault, cette formation reposait soit sur les lettres, le droit, les sciences sociales ou les sciences politiques, alors que le métier de journaliste proprement dit s’apprenait «•sur le tas ».Kt depuis 10 ans, beaucoup d’efforts sont également concentrés sur le recyclage.» La formation continue figure en effet en tête de liste du plan de repositionnement actuellement en cours à Radio-Canada, qui vise à assurer un rôle distinctif à la Société d’État par rapport à la concurrence, notamment sur le plan de l’information.« Il y a beaucoup à faire à ce chapitre par rapport à la responsabilité journalistique, admet Claude Saint-Laurent.Car il s’agit d’un pouvoir considérable dans une société très exigeante qui alimente une multitude de groupes d’intérêts, nécessitant une connaissance pointue de toutes les institutions dans tous les secteurs.» Le repositionnement de Radio-Canada se jouerait également sur une augmentation de la présence de l’information en ondes, depuis quelques années.« Seulement en 1992-93, la production s’est accrue de 20% par rapport à l’an dernier », dit-il, citant l’exemple de l’heure ajoutée en prime time animée par Denise Bombardier, Raison-passion.Kst-ee un prélude à la chaîne continue d'information réclamée depuis un bon moment déjà, à l’image de celle qui existe du côté anglais ?« C’est ce qu’on vise et le processus suit son cours », explique le directeur.S’il nous faut penser, pour l’avenir, en termes d’information ultra-rapide, cette chaîne permettra d’être sur le qui-vive en tout temps et il nous sera ainsi beaucoup plus facile de l’être.» I ,e repositionnement de la Société d’État n’est pas étranger non plus à la fragmentation du marché et à la concurrence qu’a entraînée la multiplication des chaînes.« Nous ne retrouverons plus les auditoires d’an-tan en permanence, tranche Claude Saint-Laurent : les gens font leur propre menu de télévision.» Seuls de grands événements peuvent ramener périodiquement les cotes d’écoute du passé.Comme pour M.Thibault, une chose est certaine selon lui : la grande tradition journalistique, elle, se poursuit à Radio-Canada.« Mais elle doit maintenant composer avec des moyens techniques sophistiqués qui rendent les spectateurs avides d’images télévisées dès que survient un événement quelque part dans le monde.» Et pas n’importe lesquelles.Les gens veulent une information complète, directe, instantanée, de présentation visuelle attrayante et, si possible, avec des graphiques et tableaux à l’appui ! Pourtant, il y a 12 ans à peine, on produisait des dessins avec des outils rudimentaires installés dans l’écran.Au Téléjournal d'au jourd'hui, la boîte placée à côté de Bernard Derome est réglée élecro-niquement.Au-delà de la technique, l’information a-t-elle progressé de façon aussi spectaculaire ?« Elle a évolué dans sa complexité et dans la rapidité avec laquelle les événements se succèdent, répond Claude Saint-Laurent.Prenez le cas de la crise qui a mené au démantèlement du Mur de Berlin, ou celui de la fin du Bloc soviétique.On a constaté à un certain moment que les choses allaient trop vite, que les téléspectateurs ne suivaient plus et qu’il devenait alors difficile de continuer à les informer adéquatement.» Plus près de nous, le référendum du 26 octobre dernier a fait l’objet de milliers d’heures d’explications et d’analyses.« Pourtant, il s’en trouvait encore la veille du scrutin pour dire qu’ils ne maîtrisaient pas une certaine compréhension de la question constitutionnelle», dit-il.Quant à l’information régionale, qui prend sa place dans l’histoire de Radio-Canada avec des stations qui ont poussé graduellement et d’autres qui ont disparu, elle n’est pas épargnée par les changements.Depuis avril dernier, elle est revenue sous la responsabilité de la tête du réseau, « afin d’assurer une cohérence et de suivre le développement des émissions», poursuit Claude Saint-Laurent.C’est qu’il y a 10 ans, la direction de l’information régionale s’était Bernard Derome, le téléjournal, 1984 retrouvée à Ottawa, l’administration de l’époque voulant mettre fin à la dépendance des régions envers Montréal pour les francophones et Toronto pour les anglophones.« Qu’elle soit régionale, nationale ou internationale, conclut Marc Thibault, l’information a un rôle à ce point important dans la programmation de Radio-Canada, que si on en était un jour réduit à l’essentiel, il faudrait alors sé limiter à l’information et sauvegarder à tout prix ce qui constitue depuis 40 ans le grand man dat de Radio-Canada.» mm PHOTO R -C Place aux femmes à l’écran Le monde dans votre assiette PHOTO R -C Judith Jasmin, Format HO, 1971.demi-heure.Puis c’est Music Hall, le plus important programme de variétés à la télévision.Surnommée la grande dame du petit écran, elle coanimera par la suite, avec Wilfrid Lemoine, l’émission d’affaires publiques Aujourd'hui.Lizette Gervais anime, dans les années 60, Femmes d’aujourd'hui.Aline Desjardins lui succède.On y retrouve aussi Françoise Faucher.Quelques années plus tard, on découvre Lise Payette dans la célèbre émission Appelez moi Lise qui a tout de suite connue uri immense succès.Dans l’ensemble, toutefois, la situation de la femme à Radio-Canada était dans ces années-là assez peu reluisante.Les femmes commençaient à s’en plaindre.La publication, en 1970, du rapport de la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada, a confirmé cet état de faits.Des femmes de la Division des services français de Montréal, sur l’initiative de Judith Jasmin et de Lu cille Ayotte, membre actif du Syndicat canadien de la fonction publi que, ont commencé à secouer la cage.Henée Rowan IL N'Y A QU’à regarder les bulletins de nouvelles et les émissions d’information à Radio-Canada pour se rendre compte de la présence accrue des femmes depuis une dizaine d’années.Elles sont omniprésentes.Journalistes, speakerines et réalisatrices sont de plus en plus nombreuses.Même scénario pour celles qui occupent des postes cadres tandis que sur les 12 membres du conseil d’administration, quatre sont des femmes, ce qui est encore trop peu, mais .en même temps une nette progression quand on sait que la haute direction a toujours été le fief des hommes.Les attitudes et l’image projetées par les femmes sur le petit écran ont aussi changé.« La situation n’est pas parfaite, bien sûr.Mais il y a des progrès sensibles depuis 20 ans tant au niveau de l’embauche que de l’image des femmes à l’antenne», affirme Mme Micheline Savoie, directrice des relations publiques à Radio-Canada.Jusqu’en 1970, rares sont les femmes à l’antenne de R.-C.Il y a quelques personnalités marquantes dont la regrettée Judith Jasmin, journaliste exceptionnelle et remarquable ; correspondante à l’étranger animatrice, entre autres, de la grande émission d’information Format 60.Dès 1952, Michelle Tisseyre occupe une place de choix avec Rêve et réalité, ses Rendez-vous avec Michelle sur tout le réseau français.Elle est la première femme au Canada à avoir son talk show d’une PHOTO R -C Madeleine Poulin, toujours présente La Cie de Pavage Broadway Ltée The Broadway Paving Co.Ltd.RON DERRICO B.Com.B.Adm.3620 - 39e/th Ave., Montréal (P.A.T.), Qué.H1A 3V1 Téléphone (514) 642-5811 Fax (514) 642-8441 L-R Cuisine Française WTSfT.o K ¦’ Table d'Hôte à partir de 8.95$ Midi et soir du lundi au vendredi li Royer RtSTAURANT 1, rue Le Royer, Vieux-Montréal - 876-1386 Fermé te dimanche et lundi soir En mai 1974, le président de la Société Radio-Canada, M.Laurent Picard, annonce la création d’un Groupe de travail sur la condition de la femme au sein de Radio-Canada.Le rapport du Groupe conclut qu’il est urgent de s’attaquer sans tarder au problème de l’égalité entre l’homme et la femme à la Société d’État.On est à l’aube de l'Année de la femme.Ça bouge partout, là comme ailleurs.Et les choses ont continué d’évoluer.Au chapitre des métiers traditionnels, toutefois, c’est toujours le statu quo.En 1976, de Terre-Neuve à Vancouver, les femmes occupent en majorité (60%) le secteur des professionnels et employés de bureau.En 1992, à Radio-Canada-Montréal, où il y a 1335 femmes représentant 38% du total de l’effectif, on retrouve encore dans ce même secteur autant de femmes (62%).En revanche, les emplois de production à la télévision sont maintenant accessibles aux femmes.De 31 % qu’elle était en 1976 pour l’ensemble des régions, cette proportion est passée à 41 % (Montréal seulement).La proportion des journalistes (radio télévision) qui était de 18% pour l’ensemble du Canada a grimpé, dans la région de Montréal, à 40%, soit 102 femmes journalistes.Alors qu’il y a 15 ans, les réalisatrices commençaient à peine à percer, aujourd'hui elles sont 115 à Montréal (72 à la télévision, 43 à la radio), soit plus de 40 % de l’effectif.À Montréal, toujours pour 1992, on recense 194 femmes cadres, soit 31 % comparativement à 8% seulement en 1976.« Il v a encore beaucoup de rattrapage h faire au niveau des métiers non traditionnels (cameramen, électriciens et autres) où l’on retrouve peu de femmes, note Micheline Savoie.Au niveau de la haute direction, on n’a pas encore at teint l’égalité » Quand on regarde la programmation depuis 20 ans, Radio-Canada a évolué tout comme la société québécoise Les femmes ont cessé de jouer le rôle de bobonne.On n’a qu'à penser à des émissions comme Les Darnes de coeur, La Donne aventure, Signe de feu Les émissions qui ont les plus grosses cotes d’écoute sont des émissions écrites par des fern mes Les Filles de Caleb, par Arlette ('oustlire, les dramatiques de Lise Payette Tous ces progrès, on les doit à la détermination des femmes qui prennent maintenant la place qui leur revient.Diane Précourt 2U’ELLES PROVIENNENT d’Allemagne, de Somalie ou des États-Unis, les nouvelles imentent nos écrans sont fraîches du jour.Et instantanées.Pourtant, elle n'est pas si loin l'époque où Pierre Nadeau s’envolait pour la France, Israël ou l’Irlande et revenait trois jours plus tard avec dans ses valises des reportages pour l’émission Le 60 qu’il animait dans les années 70.« L’utilisation de la vidéo et des communications par satellite per mettent aujourd’hui non seulement de présenter des reportages depuis les moindres recoins du monde, mais aussi d’assortir ces images à des événements encore chauds au moment même où elles sont diffusées dans nos salons -Il y a une quinzaine d’années, le correspondant à l’étranger en était encore réduit à envoyer des features parce qu'on n'était pas en mesure de faire parvenir des nouvelles le jour même.» M.Marc Thibault a été directeur de l’information au réseau français de Radio-Canada de 1968 à 1981.Il se souvient des grandes étapes qui ont marqué le développement de l'infor mat ion internationale à la société d’État.« A l’époque, raconte-t-il, les moyens techniques n'avaient pas le raffinement qu’on leur connaît de nos jours, mais l’information internationale se retrouvait quand même dans les nouvelles autant que les émissions d’affaires publiques et les séries.Et la délégation de journalistes à l’étranger, qui peut remonter jusqu’à René Lévesque partant en tournée pour l’émission Point de mire, dépendait tout autant que maintenant de l’actualité, ("est là un des aspects qui ne se sont pas dé mentis avec les années à Radio-Canada.» Et le nombre de bureaux de la so ciété à l’étranger, dont l'administration relève directement d'Ottawa à l’exception de l’information, n’a pas connu de croissance fulgurante, si ce n’est l’ajout de Pékin en 1982 et de Moscou en 1988, rpn viennent compléter avec Paris, Londres et Washington les bases radio canadiennes à l’extérieur du pays.Ce sont de véritables bases ou la production ne se limite pas à l’information, et qui re présentent les centres névralgiques d'Europe dans le cas de Paris et Londres, ou des États-Unis pour Was hmgton.V m ¦Jüê ,*JL PHOTO AP La Yougoslavie en guerre dans votre salon le jour même.La grande nouveauté, d’après l’actuel directeur général des programmes d’information télévisée, M.Claude Saint-Laurent, c’est la poussée de petits bureaux, baptisés pocket bureaus, installés pour un temps limité dans un pays donné, où les équipes de production ne travaillent qu’à l’information.Si l’on ne prévoit pas à court terme d’autres ouvertures de «bases», la tendance est à ces pocket bureaus aménagés ici et là selon les besoins de l’information, comme ce fut le cas à Jérusalem par exemple pour y couvrir pendant un an la crise de l’Intifada.Des projets sont sur la table pour l’Asie, vraisemblablement à Tokyo, pour le Caire et Mexico, « dans un avenir prévisible », assure Claude Saint Laurent.Il n'est pas étonnant que tous ces chambardements aient transformé le rôle du correspondant à l’étranger et la pratique quotidienne de son mé-I ier.Sans compter que les correspondances à la fois pour les réseaux français et anglais, se sont développées au cours des dernières années, explique Marc Thibault Ce qu'on ne croyait pas possible il y a 10 ans, et qui a contribué à réduire les coûts.Ainsi, la distance n'est plus un obstacle à la rapidité du traitement de l'information ni, en quelque sorte, à son contenu, et cela se vit particulièrement sur le plan international grâce à l’instantanéité qu’ont entrai née les nouvelles technologies.Le vent d’un ouragan en Floride souffle tout aussi vite dans nos écrans que nous parvient l'annonce d'un développement dans la Guerre du golfe ou la crise d'14) 288-4972 IM) Il 1)01 AU l)IMAN( III IM MIDI A I fl H GALERIE GRAFF à ELAAC Place Bonaventure, hall sud 12-16 novembre 1992 (Stand A-2) Lancements, samedi le 14 novembre à 16 heures Un catalogue traitant du travail récent de Lucio de Hcusch, texte de Jocelyne Lupien Deux estampes originales “Passages # 25” de Lucio de Heusch, sérigraphie (18 exemplaires) “Transitoire” de Suzanne Roux, sérigraphie sur aluminium ( 12 exemplaires) f Le Devoir, samedi 14 novembre 1992 C-,15 t l11— le cahier du t • ameai ARTS VISUELS Le portrait revu et corrigé par la photo [Paul Béliveau I.Les Apparences» (Galerie Trois Points 1307, rue Sainte-Catherine ouest ljusqu'au 21 novembre Serge Roy I.Fraude et Mirage» I Galerie Simon Blais 4521, rue Clark Jusqu'au 21 novembre DEVANT les oeuvres que Paul Béliveau expose à la galerie Trois Points, on a le pressentiment que l’individu, même broyé par la société industrielle et l’anonymat des grandes villes, n’en reste pas moins un être doué de raison dont les valeurs spirituelles resteront à jamais gravées dans l’univers de l’intemporel.Si le temps est insatiable et vorace, Chronos est réputé pour détruire mais pour renouveler aussi tout ce qui est du domaine du visible, l’artiste laisse derrière ces portraits peints d’hommes et de femmes célèbres ou moins connus, une aura indéfectible que les techniques de reproduction telles que la photographie lors de son apparition au début du XXème siècle, ont désormais atteint.Le portrait est un sujet de prédilection incrusté dans les limites qui s’étirent entre le drame et une sorte de nostalgie romantique où l’homme se voit confronté aux grandes questions métaphysiques.Une mélancolie qui pourrait enrober ici ces petites sculptures disposées sur le sol de la galerie en une vision panoramique.Le spectateur se plie aux exigences physique de cette répétition d’icônes où par une vue en plongée, il arrive à décoder les traits de ces anti-héros et héros qui ont laissés leur empreinte sur le monde de la littérature, du cinéma, du théâtre, de la science, des arts plastiques.Alfred de Vigny et Marcel Proust, Einstein et François Truffaut, Barthes, Gainsbourg et Toulouse-Lautrec.Ne sont-ils pas devenus alors des mythes impérissables que nous, contemporains, regardons encore avec une sorte de respect devant le travail de l’esprit qu’ils ont accompli ?Photographies devenues point de départ de cette oeuvre humaniste dont l’artiste a reproduit le plus fidèlement possible la nature, patinée par le glacis transparent qui recouvrent ces visages de la culture, les images en noir et blanc qui miroitent quelquefois sur un fond verdâtre ou jaunie, ne nous renvoient par un reflet narcissique d’elles-même.Figés sous le vernis, soutenus par une base en ciment et des fragments de-bois aux diverses variations d’échelle et dont l’épaisseur rappelle des tranches de livres, et métaphoriquement, les plis de la mémoire, è PHOTO JACQUES NADEAU Oeuvre issue de l’exposition Fraude et Mirage, de Serge Roy.ces portraits qui surgissent au-dessous de nous, ne sont pas non plus des mirages.Mais de solides architectures de la pensée, des archéologies de l’identité.Et pourtant, l’art de Béliveau est un art de tension et de paradoxes.Il y flotte aussi la même sensation d’irréalité que l’on retrouve dans la démarche de l’allemand Gerd Richter.Une impression que chaque chose que nous croyons connaître profondément n’est qu’une illusion, une apparence fugitive que seule la peinture ici peut capter.Comme Richter, Béliveau réfléchit sur le thème du deuil.Si les pièces jouent sur le culte du souvenir, les subterfuges optiques avec lesquelles elles subjugent le spectateur le laissent indécis quant au propos énoncé ici : les oeuvres semblent masquées par la photographie, mais c’est à travers les marques et les traces de la peinture qu’elles revendiquent le droit à l’immortalité.Et l’aura de chaque personnage en est réhabilitée.Derrière cet inventaire du savoir et de la connaissance, sur le mur, sous les teintes laiteuses d’un immense tableau, la ville fantôme laisse croître des gratte-ciels vertigineux.Un homme nu, à droite, se tient debout, prêt à sortir des limites du cadre.C’est dans cet intervalle spatial que le regard se glisse.Vulnérable, confronté à la masse tentaculaire de l’anonymat, l’individu tente de garder son intégrité comme dans ces portraits isolés de leur contexte et du groupe et que surplom- bent des petits tableaux représentant des éléments urbains.Noeuds de la technologie envahissante qui, jamais, n’empêchera la poésie de parcourir les méandres de la psyché humaine.^ * * ON CONNAÎT Serge Roy pour son travail raffiné qui entremêle le texte, l’image et l’objet porteur de souvenirs intimes.L’hiver dernier, il avait présenté à la Maison de la culture Frontenac, de petits théâtres de la vie où se croisaient la perte de l’enfance et les relations entre la culture et la religion pervertie par des reliques à saveur ésotérique.Chez Simon Blais, si on retrouve encore les préoccupations de l’artiste pour les notions d’identité et de savoir, l’artiste plonge dans les zones troubles de la fraude et du mirage qui se découpent dans deux séries de pièces qui se relayent tant au niveau du support utilisé que du contenu qu’elles mettent en scène.Fraude.Des photomatons en noir et blanc d'hommes au visage triste s’agglutinent sur des cadres qui creusent des niches tapissées d’icones religieuses lumineuses où, devant, sont posés des petis pains coloriés, symboles du quotidien, égratignés de mots simples.Serge Roy a mis la main sur ces photos de polonais qui envoient à un organisme communautaire montréalais — dont le nom et les coordon- «BANQUETS» ÉLÈNE GAMACHE Oeuvres récentes Vernissage le 14 novembre de 13h à 17h jusqu'au 5 décembre galerie jean-Pierre Valentin 1434 Sherbrooke O.Montréal.849-3637 HOMMAGE À GÉRARD TREMBLAY GALERIE jusqu’au 21 novembre LACERTLPALARDY "OT ASSOCIÉS 307, rue Ste-Catherine ouest, porte 515 Montréal H2X 2A3 844-4464 Métro Place des Arts FRANÇOIS BEAUDRY encaustiques, pastels,tempera, aquarelle, drybrush jusqu'au 28 novembre GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke ouest 845-7833/845-7471 Du mur.en.to lOh A I7H.W En collaboration avec LE DEVOIR DU 13 AU 21 NOVEMBRE Vendredis 13 r;t 20 à 20h Samedis 14 et 21 à 15:30h Dimanche 13 n 15:301) Mererodi lit et jeudi 1 !> a 13:301) Réservations (514) 527-7726 CENTRE INTERCULTUREL STRATHEARN 3680.JEANNE-MANCE MONTRÉAL (Dos |»inr.cl JoiUUio-Manc.e) nées sont vendus à prix fort là-bas-des — documents d’identification pour émigrer au Canada.Et l’organisme local tente d’enrayer par tous les moyens cette entreprise frauduleuse, véritable miroir aux alouettes dans lequel se cognent tous les désirs, tous les espoirs.Peur ainsi de ne pas arriver à destination, dans ces pays de cocagne comme cette hantise manichéenne qui a lontemps habité le Québec né pour un petit pain sous le joug de l’Eglise.Mirage.Sur le mur adjacent, sept tableaux marouflés jouent de la transparence comme de l’illusion, en superposant des collages de textes extraits d’un journal italien, des plans d’architecture dont les secteurs sont numérotés, et mettant en abîme des petites niches où sont posés des objets, livrets, tour, ossements.Les couleurs vives — ce qui est nouveau dans la démarche de Serge Roy qui privilégiait auparavant des teintes sordes — crient et dérapent sur des parties laquées et brillantes de l’oeuvre.L’artiste procède comme un archéologue qui, avec le carbone 14, viendrait identifier et dater des vestiges de la mémoire.Mais il propose aussi au spectateur de fabriquer sa propre histoire à partir d’éléments urbains, humains et organiques.Le regard, ici, est soumis à deux lectures contradictoires: celle de l’image, tridimensionnelle, celle du texte, bidimensionnel.Il en résulte une confrontation entre le plan et la profondeur du tableau qui fonctionne comme un flash cinématographique et dont l’intégration dans une séquence continue favoriserait l'imaginaire le plus actif.La dernière pièce voit comme une synthèse du reste, des noix chinoises dont la mythologie rapporte que leurs ailes sont faites pour s’accrocher à la terre.Source de fertilité, elles ont aussi, de par leurs formes, des connotations sexuelles.Il y a alors un lien amoureux qui se noue entre ce symbolisme particulier et ce visage dont l’oeil a disparu, une omose entre toutes nos fonctions biologiques et les mécanismes de la pensée.Lieux fictifs que l’on croit connaître.MICHEL MORIN oeuvres récentes vernissage aujourd’hui à 15 h juasqu’au 3 décembre W ADDINGTON & GORCE INC.2155 rue Mackay Montréal, Québec Canada H3G 2J2 Tél.: (514) 847-1112 Fax:(514)847-1113 Curiosités esthétiques Il nous fait plaisir de vous inviter au vernissage le mercredi 25 novembre 1992 à 20h.Artistes invités: Enrique Antezana Nicolas Beaudry Armand Destroismaisons-Picard Esther Lapointe Cyrille Lévi Louise Page Daniel-Jean Primeau Johanne Roy Café-rencontre dimanche 6 décembre 1992 à 14h.jusqu’au 20 décembre 1992.GALERIE DU CENTRE 250, Saint-Laurent, Saint-Lambert,QC (514)6724772 R*grovp«m»nt d• s diffuseurs •n arts visuals da la Montér4gla DU 15 NOVEMBRE AU 13 DÉCEMBRE ART CONTEMPORAIN François Laçasse Peinture Josée Dubeau Sculpture Heures d'ouverture de la galerie Du MARDI AU DIMANCHE DE 12 H A 17 H 205, rue Montcalm, Hull (Québec) jby 3b; (8i9i 771-2122 "Intérieur avec piano" Toile 39Vu"x 39W EXPOSITION JOSEPH PLASKETT JUSQU’AU 21 NOVEMBRE GALERIE WALTER KLINKHOFF INC.1200 RUE SHERBROOKE OUEST, MONTRÉAL, QUÉ.288-7306 Voyage au bout de la nuit Josée Bernard Galerie B-312 372, rue Sainte-Catherine ouest.Jusqu'au 21 novembre Marie-Michèle Cron DÈS CES PREMIERES oeuvres installatives où elle abordait diverses notions autobiographiques marquées par les dualités entre l’esprit et la matière, l’ordre et le désordre.Josée Bernard propulsait le spectateur dans un univers un peu trouble.Ici, le désir dérisoire pouvait être un énorme poisson empaillé accroché à un hameçon, suspendu au-dessus du vide que formait un bassin de ciment.Le titre était éloquent: une « Poursuite de l’impossible nullité » (1987) ancrée dans une ancienne raffinerie de sucre bruxelloise où le spectateur gravissait une échelle qui conduisait, a l’étage supérieur, à la découverte de vanités liturgiques, crâne, faux oxydée et des traces de civilisation: blé, ossements et poissons séchés.Puis ce fût, « Ozone, azur et volupté» (1988) où des calmars flottaient dans le formol d’un bocal de verre près de photos de plage immergées dans un ancien strérilisateur médical, explorant les paramètres qui s’étirent entre l’angoisse des cauchemars quotidiens et l’insouciance des vacances à la mer.L’eau, les souvenirs, mais aussi les textes que l’on distille et sirote pour mieux s’en imprégner, l’enfance à laquelle on n’échappe jamais, les références au cinéma, reviennent, comme une prose lancinante, dans cette poésie visuelle présentée à la galerie La Centrale (1990) puis un an après à la Chambre Blanche à Québec, « Comme des îles dans l’immensité de ses occupations », phrase issue d’un passage de « L’homme sans qualité » de Robert Musil, côtoyant des extraits du roman d’Italo Calvino « Le chevalier inexistant».Projection de textes, vague qui venait continuellement mourir sur le rivage de classeurs en métal, goutte qui tombait lentement sur un meuble en fer forgé, renvoyaient à la béance de l’infini et à la solitude de l’individu en .proie à des doutes profonds.' Josée Bernard qui se sent proche .* de Raimund Kummer du groupe Biiro-Berlin fondé en 1978 avec Brian Pitz, insiste sur le mode de présentation de l’objet et sa perception par • l’Autre.î1 ¦ C’est simple: les éléments qu’elle met en scène et qui s’inspire de son environnement proche sont d’une portée universelle.À la galerie B-312, ., le spectateur ne peut s’empêcher, l*' par un phénomène d’empathie, de ¦ ’ faire corps avec ces paysages noc- ' ' turnes que froisse le souffle de l’air.La salle plongée dans la pénombre est assourdie par le ronronnement t£ d'un projecteur qui lance sur une vi- , tre givrée posée contre un mur, l’image floue d’un arbre qui se re- • dresse lorsqu’on s’y place devant., C’est la métaphore d’un texte de l’épicurien Lucrèce qui borde l’instal- ’’ lation et qui rappelle que la terre, l'l ballottée par les violences climatiques et humaines, retrouve toujours ., son équilibre.*• Un équilibre que vient briser, parfois, une voiture qui passe comme 1 une comète à l’horizon.C’est comme 11 si nous étions accoudés à la fenêtre, la tête dans les nuages et que notre seule occupation était d’entrevoir cette bribe de modernité lancée comme un bolide dans une nature sauvage.Plus loin, un ventilateur laisse sa brise courir dans les che- j, veux d’un arbuste dont l’ombre portée sur le mur du fond, bouge inlassablement et dont le mouvement '¦, hypnotisant rappelle la vague projet- , , tee sur le classeur de l’exposition • « Comme des îles ».Théâtre de l’or- J ganique et du clair-obscur baigné par les lueurs du réel, alors que sur t une table au support ouvragé de tl feuilles qui grimpent jusqu’aux ra- .cines noueuses d’un arbre, repose un petit moniteur vidéo qui présente l’i- J, mage fixe de la nature alertée par le ,, passage vif d’un écureuil.11 y a, sem- (|I ble nous dire Josée Bernard, des len- j, demains qui déchantent et dont le remède le plus efficace est le pouvoir J, de l’imagination.Douce et fluide, , t RCAAQ Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec Séminaire sur la fiscalité des artistes du domaine des arts visuels et consultation-clinique sur dossier personnel par Madame Bernadette Jobin Dates: les samedi et dimanche 21 et 22 novembre 1992, de 9 h à 17 h; Lieu: 55, avenue des Pins Est, Mtl (métro Sherbrooke) Frais d'inscription: 15$ Inscription et réservation au 842-3984 El o tr « «r £ o *• galerie d'art Alastair Duncan Between a Slap and a Tickle Vernissage aujourd'hui 14 novembre à 14h jusqu’au 9 décembre 1992 .uc»r\ Nouvelle adresse: 372 Sto-Cothorino O»/ suit© 426/ Montréal, Québec H3B 1A2 — (Tél.: (514) 866-5320 cirvoav CENTRE D'EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN Sculptures et Mosaïques GILBERT POISSANT jusqu’au 19 décembre 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444 Tél.: (514) 393-8248 MUSIQUE CLASSIQUE CE SOIR, SAMEDI 14 NOVEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 quatuor op.76 no 3 (Haydn) concerto pour trompette en mi bémol majeur (Haydn) concerto pour trompette en mi majeur (Hummel) concerti RV 121, 126, 145,152, 166 (Vivaldi) concerto pour piano no 17 (Mozart) DEMAIN SOIR, 22:00 sinfonias nos 1-2-3 (Scarlatti) concerto pour flûte et orchestre en do mineur (Quantz) quatuor op.76 no 6 (Haydn) sonates pour cordes nos 1-2-3 (Rossini) adagio en sol mineur (Albinoni) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 t C-16 ¦ Le Devoir, samedi 14 novembre 1992 EXPO-FOIRE INTERNATIONALE - MONTRÉAL 12 AU 16 NOVEMBRE 1992 HALL SUD, PLACE BONAVENTURE Pays invité: Belgique HEURES D'OUVERTURE: du jeudi 12 au dimanche 15 novembre, de 11 heures à 21 heures, lundi 16 novembre, de 11 heures à 19 heures Entrée libre au public Galerie 67 Galerie Ariadne Galerie Art et Arte Galerie Art Wall + B Galerie Barbara Silverberg Galerie Christiane Chassay Christine Colmant Art Gallery Galerie Cristine Debras-Yves Bical Galerie Damasquine Galerie Dominion Galerie Elca London Galerie Elena Lee/Verre d'art Galerie Estampe Plus Fondation pour l'art thérapeutique et l'art brut du Québec Galerie Graff Galerie Jocelyne Gobeil Galerie Lacerte Palardy et associés La Guilde Graphique Lake Galleries Galerie l'autre équivoque Pierre Luc Saint-Laurent et David Allan Hill Galerie Madeleine Lacerte Michel Tétreault Art International Moos Gallery Galerie Riverin-Arlogos Art contemporain Galerie Samuel Lallouz Galerie Simon Blais Galerie Trois Points Waddington & Gorce Yves Le Roux Art contemporain Entrée libre à l'art conmtemporain (ELAAC) est une réalisation de l'Association des galeries d'art contemporain (Montréal) Pour information: (514) 843-3334 ELAAC MONTREAL 1992 I Gouvernement du Québec Ministère de* I Affaires culturel tel Emploi tl Employment and Immigration Canada Immigration Canada CONSEIL DESERTS Communications Canada I Gouvernement du Québec Ministère des Aftalrss I Internationales COMMUNAt/Tl UMAlNf Of MONTAI Al H * Ville de Montréal ÎEÆmSSS ' W*Uon‘,B,u’*n” NATION AIR LE DEVOIR inc.otMCII, u >?' _ V o »»*«•
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