Le devoir, 17 novembre 1992, Cahier A
, y-4 jssPSUWMJw 514 284 23 23 Montréal Londres Hong Kong Tm Communications Design et graphisme Relations interculturelles Vol.LXXXIII — No 267 Neige en matinée.Détail page A-4.Montréal, mardi 17 novembre 1992 2 CAHIERS mm Toronto 85 cents 65* * TPS + TVQ SOCIETE 0B j , Le défi du juge Dussault Après le rejet référendaire de l’entente de Charlottetown, la Commission royale sur les peuples autochtones est «le seul véhicule qui leur reste » pour faire avancer la concrétisation du concept d’autonomie gouvernementale, affirmé son co-président, le juge de la Cour d’appel du Quebec René Dussault.Mais le consensus entre les différents intervenants s’annonce difficile.Page B-l Montréal demande l’ouverture des commerces le dimanche Pierre Cayouette LA VILLE de Montréal demande au gouvernement du Québec de permettre aux commercants qui le voudront l’ouverture des magasins le dimanche.Dans une lettre adressée hier au ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, M.Gérald Tremblay, le maire Jean Doré écrit ue «dans le présent contexte d’une ifficile reprise économique, le libre choix quant à l’ouverture des éta- blissements commerciaux le dimanche représente pour de nombreux commerçants une opportunité de redresser leur chiffre d’affaires grâce à l’apport d’une clientèle qui, de toute façon, achètera ailleurs si ce choix n’existe pas à Montréal ».M.Doré opte pour la libéralisation parce qu’il juge futile de tenter de combattre le magasinage outrefrontière, le magasinage d’entrepôt, les marchés aux puces, les magasins d’écoulement manufacturier et toutes les autres nouvelles habitudes de consommation.Le maire de Montréal cite à cet égard un sondage récent qui révélait que 67% des répondants avaient magasiné le dimanche au cours des deux derniers mois.Le tiers des répondants à la même enquête affirmaient magasiner au moins un dimanche sur deux dans des commerces du Québec autorisés à ouvrir.Au moins 13% d’entre eux qvouaient avoir magasiné aux Etats-Unis au cours des douze derniers mois.La présente Loi sur les heures et jours d’admission dans les établisse- ments commerciaux a été adoptée en 1990.Elle constituait un compromis.Elle n’a satisfait personne.Tant les entreprises que les syndicats se disent disposés à accepter l'ouverture des commerces le dimanche.Le maire Doré prône la libéralisation dans la mesure où les employés des commerces n’en fassent pas les frais.«La libéralisation de l’ouverture des commerces devrait assurer le maintien de conditions de travail Voir page 4: Dimanche Les banques haussent leur taux préférentiel de 0,75% Robert Dutrisac S’ÉMOUVANT au spectacle d’une devise canadienne malmenée, les grandes banques canadiennes ont haussé, hier, leur taux préférentiel de trois quarts de un pour cent, portant à 8,25% le taux qu’elles consentent à leurs meilleurs clients.Sur le marché canadien des changes, la devise canadienne a mal paru hier, perdant près de un demi-cent (49 centièmes) pour clore à 79,62 cents US.Le comportement nerveux de ce marché volatile présage d’une hausse sensible du taux d’escompte jeudi.«Une leçon qu’on apprend maintenant, c’est qu aux yeux des étrangers, ce n’est suffisant pour le Canada d’avoir le plus bas taux d’inflation parmi les pays de l’OCDE.On constate l’impossibilité de bénéficier d’une baisse durable des taux d’intérêt au Canada sans discipline budgétaire», a souligné Mme Dominique Vachon, économiste de la Banque Nationale.Jeudi dernier, la Banque du Canada donnait une poussée de 79 points au taux d’escompte, qui s’élève à 6,97 %, afin de soutenir un dollar vacillant.Les banques sont pourtant demeurées de marbre, s’agrippant au taux préférentiel de 7,75% qu’elles avaient décrété dès le lendemain du référendum.Cette journée-là du 27 octobre, les grandes institutions bancaires avait abaissé leur taux de 50 points, adoucissant la formidable hausse de 2% assénée en pleine campagne référendaire.Les banques toléraient depuis jeudi un écart de 53 points entre leur taux préférentiel et le taux d’escompte, un bien mince écart compte tenu da la fourchette habituelle de 75 à 125 points.Devant la piètre performance de la devise canadienne sur les marchés hier et l’éventualité que le taux d’escompte grimpe pour la deuxième semaine consécutive, les banques ont choisi d’élargir cet écart à plus de 125 points.¦ L’annonce vendredi dernier que le gouvernement fédéral a perdu le contrôle sur son déficit — il dépassera de 7,5 milliards $ les prévi- sions, 25% de plus que ne le rêvait le ministre des Finances Don Ma-zankowski — a jeté une douche froide sur les marchés monétaires.«Nous sommes en manque de bonnes nouvelles.On croyait que le fédéral pouvait contenir son déficit, mais le déficit a explosé», a rappelé Mme Vachon.Un article publié hier dans le Wall Street Journal est venu alimenter le pessimisme du marché.Sous la rubrique des changes étrangers, la journaliste Diane Dimond soutient que la devise canadienne chutera encore, glissant rapidement sous la barre des 77 cents US.En raison de son endettement, le gouvernement ne peut stimuler l’économie au pays en abaissant taxes et impôts ou en haussant ses dépenses, indique Mme Dimond.Le PHOTO PC Le premier ministre Mulroney à la reprise des travaux parlementaires, hier à Ottawa.seul recours dont dispose le gouvernement fédéral, c’est d’utiliser la politique monétaire en réduisant le taux d’escompte, ce qui a le malencontreux effet d’entraîner à la baisse le dollar canadien.«Les gouvernements n’ont plus de marge de manoeuvre pour soutenir l’économie», estime M.Michel Tessier, analyste chez Tassé et associés.«On commence à avoir le sentiment que le leadership politique manque pour relancer l’économie.Le gouvernement n’a ni les idées, ni de plan précis», a-t-il ajouté.Voir page A-4 : Taux Ça ne va pas si mal, dit Mulroney Jean Dion de noire bureau d'Ottawa L’ÉCONOMIE canadienne n’est pas dans un état aussi mauvais que plusieurs le prétendent, affirme Brian Mulroney, qui demeure persuadé que les problèmes évidents rencontrés par les finances du pays sont graduellement contrebalancés par plusieurs indices de redressement.«Nous avons toutes les raisons d’être confiants», a lancé hier le premier ministre lors de la reprise des travaux parlementaires aux Communes après quelques semaines de trêve référendaire.Une journée de débats où l’accent a été résolument mis sur l’économie, où plusieurs questions ont été posées, mais où les réponses évasives sont demeurées à l’ordre du jour.Au sortir de la Chambre, le ministre des Finances Don Mazan-kowksi a toutefois indiqué qu’il ferait d’ici une semaine une «déclaration» sur l’état de l’économie canadienne et les intentions d’Ottawa à ce sujet, sans en préciser la nature.Quant à l’éventualité d’une assistance financière gouvernementale au transporteur aérien Canadien Voir page A-4 : Mulroney ' PHOTO JACQUES NADEAU Les travailleurs syndiqués d’Air Canada ont manifesté hier après-midi devant les bureaux du ministre des Transports, Jean Corbeil, pour protester contre la «solution américaine» que le gouvernement fédéral s’apprêtre à endosser dans le dossier des transporteurs aériens.La manifestation a rassemblé quelque 2000 personnes.Le péril jeune parmi les livres Des classes entières envahissent le plancher du Salon Stéphane Haillargeon LE HALL d’exposition de la Place Bonaventure s’est transformé en gigantesque cour d’école hier, pour ia cinquième journée du Salon du livre de Montréal.C’était le jour des jeunes iecteurs, surtout des pré-adolescents et des ados, des jeunes de 10 à 14 ans, qui se sont déplacés par classes complètes, accompagnés par leurs enseignants et quelques parents bénévoles.Le SLM en a reçu environ 6000 hier et en attend encore autant aujourd’hui, pour sa dernière journée d’activités.«Les matinées scolaires sont si populaires qu’on est obligé de fonctionner par réservations, ex- plique Francine Bois, directrice générale du Salon.Les invitations sont lancées aux écoles, aussi loin que Mont-Laurier, et chaque établissement délègue une ou deux classes, qui sont reçues gratuitement.» Les heureux élus étaient déjà des centaines à se bousculer à l’entrée quelques minutes avant l’ouverture.Le rassemblement avait des allures de congrès scout et chaque rangée de jeunes semblait prête à tout pour être la première à pénétrer sur le site.A 10 h, un bruit de troupeau et quelques cris ont annoncé que l’inéluctable se produisait: ils arrivaient! Le premier objectif de l’assaut, c’est presque toujours l’emplacement de maison La courte échelle, tout au fond du hall.Tous ses livres ou presque sont des best-sellers, tirés à plus de 10 000 exemplaires chacun.Les gros vendeurs, par exemple ceux de la série des «Ani Croche» de Bertrand Gauthier, passent le cap des 40 000 copies.Les ados se ramassent là par cen-Voir page 4 : Livres L’art contemporain attire plus de visiteurs que l’an dernier Marie-Michèle Cron LA FOULE se bousculait au portillon dimanche dernier alors que l’ELAAC prévoyait déjà attirer cette année plus de 17 000 visiteurs.C’est bien plus que l’an dernier (alors qu’on avait comptabilisé quelque 12 à 15 000 personnes) mais quand même moins que l’objectif de 20 000 fixé au départ.Cette augmentation s’explique en grande partie par une large couverture de presse, le rôle du Salon du livre placé tout près et enfin par le phénomène de fidélisation du public qui semble s’ouvrir à l’art contemporain.Lors de cette sixième édition, les kiosques étaient plus spacieux et moins chargés qu’à l’accoutumée, la salle de cinéma où étaient projetés les films en collaboration avec le Festival des Films sur l’Art de Montréal remplis à pleine capacité, l’atelier d’art plastiques du MAC égayé par des enfants volu-biles.Et dans entrée libre à l’art C •; .v Z ¦ "¦ '' 'A' '/¦ -À ¦ *#Ü&; \s< « f§»; n est pas parce que a*:*" MOT* POURQUOI L'EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE?A-2 M Le Devoir, mardi 17 novembre 1992 Si vous pensez que nous avons créé le projet d'efficacité énergétique parce que nous n'avions plus les moyens de construire des barrages, surveillez votre courrier! Le prochain numéro d'Hydro ^explique comment l'efficacité énergétique joue un rôle essentiel dans nos projets de développement.Hydro-Québec Le meilleur de nous-mêmes La Commission royale devra tenir compte de chaque réalité autochtone avant de conclure Pierre April ittttauüubn' QUEBEC — La Commission royale sur les peuples autochtones devra tenir compte des réalités de chacune des communautés amérindiennes avant de recommander des modèles de cadres administratifs généraux et de définir l’autonomie gouvernementale telle que souhaitée par les dirigeants des premières nations.Le co-président de la Commission, le juge René Dussault, de passage hier dans la région de Québec où il présidera des audiences publiques, a senti le besoin d’expliquer ce à quoi il fallait vraiment s’attendre dans le dossier des revendications autochtones.«Si on part de la réalité, a-t-il dit, on constate énormément de diversité et que la plupart des nations autochtones sont davantage à la recherche d’une autonomie au niveau de leur communauté.«La situation va varier énormément à un point tel qu’on voit la Loi des Indiens et la question de l’autonomie comme un vase communiquant, a poursuivi M.Dussault, et qu’il va falloir prévoir une formule transitoire qui permettra aux communautés a’y aller chacune à son rythme et d’arrêter à un niveau qui est celui qu’elles souhaitent.Pour le co-président de cette Commission royale, créée en 1991 et dont les travaux ont débuté en avril 1992 en plein débat constitutionnel national, il est évident que la Loi sur les Indiens devra s’appli-uer encore très largement et pen-ant longtemps pour certaines communautés pendant que d’autres se lanceront plus rapidement dans l’aventure de l’autonomie gouvernementale.La réalité de la base «Si on part de la réalité telle qu’elle est vécue à la base, a ajouté le juge, et qu’on contruit l’autonomie gouvernementale c’est beaucoup moins apeurant que si on part d’en haut.» C’est ainsi que la Commission royale veut analyser l’autonomie fouvemementale et son application ans 102 communautés autochtones avant de voir si le principe peut vraiment s’étendre au niveau] des nations.«Il y a diverses formules qui vontl pouvoir prendre place selon les dé-; sirs des divers groupes», a précisé; M.Dussault.Le cadre unique pour l’ensemble r des nations, selon le co-président, R sera pratiquement impossible à§ trouver.«Ce que l’on souhaite à laf Commission, a-t-il dit, c’est d’arriver avec un certain nombre de modèles, adaptés soit au niveau de la nation, soit au niveau de la communauté.» Il est évident toutefois que le rejet des accords constitutionnels de • Charlottetown et des provisions! touchant l’autonomie gouvernementale des autochtones n’a pas simplifié la tâche des membres de la Commission royale, même si le juge Dussault a soutenu que le débat a quand même servi à démontrer à la population canadienne qu’il y a énormément de diversité parmi les premières nations.«Il y a beaucoup de gens qui ont cru un instant que les autochtones auraient été satisfaits par le contenu de l’accord de Charlottetown, a-t-il dit, mais il a quand même été rejeté par ceux qui ont participé au vote.» Aujourd’hui et demain, au Centre communautaire de Wendake (Nation huronne) en banlieue de Québec, le juge Dusseault entendra une vingtaine de groupes ou individus dont le grand chef de la Nation huronne Jocelyne Gros-Louis, le maire de Québec Jean-Paul Lallier et un | porte-parole de la Fédération des ’ policiers du Québec, M.Jean-Guy Roçh.A la fin du mois, la Commission se retrouvera à Ottawa pour tenir la deuxième d’une série de tables rondes nationales et le débat portera sur les questions judiciaires autochtones.Hier, M.Dussault a soutenu que l’idée de mettre en place un système de justice pénale qui réponde aux besoins des peuples autochtones était de plus en plus acceptée.«Il s’agit maintenant de déterminer si l’on peut modifier l’actuel système ou s’il faudra mettre en place un ou plusieurs systèmes de justice pénale distincts à l’intention des peuples autochtones», a indiqué le juge Dussault.Le nouveau catéchisme vise un langage commun ARIS (Reuter) — Les évêques de France ont présenté hier le nouveau catéchisme de l’Église catholique, un ouvrage de 670 pages qui se veut un texte universel et moderne à destination des 960 millions de catholiques de par le monde.«C’est une oeuvre humaine mais elle exprime vraiment ce que nous sommes avec les mots d’aujourd’hui», a déclaré le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, au cours d’une conférence de presse.Le pape Jean-Paul II a qualifié dimanche la publication de ce livre d’«événement d’une importance historique».Ce catéchisme, qui a nécessité plus de sept ans de travail, est le premier exposé des contenus fondamentaux de la doctrine catholique depuis le Concile de Trente en 1566.Il répond à un souhait émis, notamment par les évêques africains, lors du synode extraordinaire de 1985, de définir un «langage commun» à tous, a dit Mgr Lustiger.La France est le premier pays où est publié le texte.«Le catéchisme a été publié en français.Le texte français a donc été mis très tôt à disposition des éditeurs», a expliqué Mgr Jacques Duval, président de la conférence des évêques de France.Trois mille évêques du monde entier ont été consultés.La rédaction proprement dite a été confiée à sept d’entre eux, dont Mgr Jean Honoré, archevêque de Tours.«La partie morale a suscité beaucoup de débats, parfois contradictoires.Elle a été révisée jusqu’à février de cette année», a-t-il souligné.e livre s’appuie sur les Dix Commandements, le Credo, le Notre Père, les sacrements ainsi que sur les travaux du Concile Vatican II, pQur énoncer les enseignements de l’Église.Meurtre et adultère figurent en bonne place pprmi les péchés dénoncés par l’Église.Péchés plus «modernes», l’Église condamne également la fraude fiscale, la falsification de chèques, la corruption et les détournements de fonds.Toutefois, a souligné Mgr Duval, «ce n’est pas un catalogue de péchés mais une indication pour le comportement des chrétiens».«Qui voudrait lire ce texte en espérant y découvrir quelques concessions notamment dans le domaine sexuel sera déçu», a prévenu pour sa part Mgr Honoré.Sur les questions de couple et de sexualité, l’Église réitère ses condamnations de la sexualité hors mariage, du divorce, de l’avorte- Le contrôle des naissances a aussi besoin de subtilité et de diplomatie Pierre Roberge de la Presse canadienne Pour progresser dans le monde, le contrôle des naissances a besoin de subtilité et de diplomatie, estime un responsable de l’Unicef, ainsi que d’une baisse du taux de mortalité infantile.«Il faut parler d’espacement plutôt que de réduction des naissances», disait hier Denis Caillaux, directeur adjoint du financement des programmes à l’Unicef, l’organisme des Nations unies pour l’aide à l’enfance.Une telle distinction «n’est pas une couillonnade, affir-me-t-il, cela peut vraiment faire avancer la planification des naissances».En Afriaue.l’idée même de contraception «aura plus de crédibilité si le taux de mortalité infantile baisse.Car sans cela, une mère procréera toujours pour retrouver un nombre minimal d’enfants», explique M.Caillaux.Le responsable de l’Unicef était de passage juste avant une conférence sur l’enfance, qui aura lieu à Dakar du 25 au 27 novembre, tenue sous l’égide de l’Organisation de l’unité africaine.En poste au siège de l’Unicef, à New York, après avoir travaillé au Laos, au Ghana et au Sénégal, M.Caillaux raconte: «Je n’ai jamais vu une mère pour qui la contraception était hors d’accès.Ce n’est pas un problème technique mais bien d’acceptabilité.» Les obstacles à la planification familiale «sont plus socioculturels que religieux», dit-il.core.Et si possible avec des mesures d’éducation, «nous pourrons éventuellement reporter l’âge de la première grossesse», qui survient souvent à 13 ou 14 ans.Les moyens contraceptifs sont le diaphragme ou le stérilet, qui requiert une supervision médicale.Quant au préservatif masculin (condom), «il y en a des hangars pleins en Afrique».«Le préservatif marche mal, c’est dramatique quand on pense aux maladies», ajoute M.Caillaux.Même chez les gens éduqués, «il fait rigoler, alors vous vous dites, ‘Diable, ça va prendre du temps’».Cette conférence de Dakar suit un «sommet» sur l’enfance, à New York en septembre 1990, où a été adoptée une déclaration des droits de l’enfant.ment ainsi que de la contraception.L’homosexualité, la prostitution et le suicide sont également jugés moralement répréhensibles, mais le texte demande que ces questions soient abordées «avec compassion».Ainsi l’homosexualité n’est-elle pas formellement condamnée.Mais les «actes d’homosexualité» sont considérés comme«contraires à la loi naturelle» car «ils ferment l’acte sexuel au don de la vie».Les homosexuels sont donc «appelés à la chasteté».Astrologie, spiritisme et le port d’amulettes «sont gravement contraires à la vertu, de la religion», affirme également l’Église.Le nouveau catéchisme, qui s’inscrit dans la lignée de Vatican II, incite à la tolérance envers les autres religions, et réitère que le martyre du Christ ne peut être imputé au peuple juif.Tout en reconnaissant la «légitime défense par la force militaire», le Vatican dénonce la course aux armements et préconise la résistance «aux ordres qui commandent un génocide».Abordant enfin lq question de l’environnement, l’Église affirme que la domination accordée par le Créateur à l’Homme sur les êtres inanimés et les autres etres vivants «n’est pas absolue».«Elle exige un respect religieux de ^’intégrité de la Création», affirme l’Église.PHOTO AP Un prêtre feuillette dans une librairie de Paris le premier nouveau cathéchisme catholique en 426 ans.Publié d’abord en français, puis traduit dans les autres langues, l’ouvrage de 676 pages rafraîchit la doctrine de l’Église et est considéré comme un effort du pape Jean-Paul II pour renforcer la présence de l’Église dans le monde. Le Devoir, mardi 17 novembre 1992 M A-3 Doré n’est pas surpris de la décote de Montréal La Canadian Bond Rating note l'importante détérioration de la situation économique Pierre Cayouette LE MAIRE Jean Doré s’est dit peu surpris de la décision de la firme de cotation Canadian Bond Rating Service (CBRS) d’abaisser la cote de crédit de la Ville de Montréal.«C’était inévitable, dans la mesure où la même firme a diminué il y a quelques jours la cote de crédit du gouvernement du Québec, de qui relève la Ville dans une large partie», a dit M.Doré.Les analystes de CBRS ont ramené la cote de crédit de Montréal de AA à A+.Dans son rapport, la firme de cotation constate que la Ville de Montréal a été durement touchée par la récession et note que «même si la position financière de la Ville reste satisfaisante, plusieurs facteurs cycliques et structurels ont contribué à la détérioration importante de la situation économique de la Ville».Parmi ces facteurs, CBRS souligne le sévère ralentissement immobilier et rappelle le faible taux d’occupation des grands complexes immobiliers.Cette faiblesse du marché immobilier a forcé la Ville à venir en aide à trois sociétés municipales en contractant plusieurs emprunts importants.Le rapport de CBRS cite à cet effet l'emprunt de 86 millions $ pour aider au financement du Centre de commerce mondial.La maison de cotation note par ailleurs que la Ville s’implique dans la revitalisation de certains quartiers, là où la rentabilité à court terme est moins évidente pour l’entreprise privée.A cela, le maire Doré et la présidente du comité exécutif, Léa Cousineau, rétorquent que «c’est précisément parce que nos sociétés ont ce mandat particulier, qui les distingue des promoteurs immobiliers privés, que la Ville les soutient pendant cette période difficile».CBRS met également en relief «la somme très élevée» engloutie dans les fonds de pension des employés de la Ville.A ce chapitre, le maire Doré refuse tout blâme.Il attribue cette situation à la vision à court terme de l’administration Drapeau.En vertu d’ententes conclues en 1982-83, la Ville de Montréal doit combler le déficit actuariel des caisses de retraite des employés -évalué à 1 milliard $ - par des paie- ments spéciaux annuels d’ici à 2045.En 1992, ces paiements s’élevaient à 41,2 millions $.L’an prochain, ils s’élèveront à plus de 45 millions $.Le chef de l’opposition , M.Nick Auf der Maur, a estime hier que la baisse de la cote de crédit de la Ville était la conséquence naturelle des six derniers budgets.Pour sa part, le conseiller Michel Prescott, dissident du RCM, a rappelé qu’il avait prédit cette chute de la cote de crédit au moment où la Ville avait annoncé l’emprunt de 86 millions $ pour le Centre de commerce mondial.Une autre moule à la conquête de l'Amérique Louis-Gilles Francoeur AU MOMENT où la moule zébrée semble ralentir sa progression dans le fleuve, les chercheurs du Centre Saint-Laurent d’Environnement Canada découvrent une nouvelle venue, la moule quagga, d’origine inconnue.C’est au début de l’été que les chercheurs ont découvert la nouvelle moule qui ressemble à s’y méprendre à sa cousine européenne, introduite par négligence dans les eaux canadiennes, probablement dans les Grands-Lacs, il y a cinq ans, et dans le fleuve, il y a trois ans.L’arrivée des moules zébrées a lancé partout en Amérique les chercheurs dans différentes études destinées à déterminer leur progression, leur abondance et leur distribution.Leur légendaire capacité d’adaptation leur a en effet permis de s’installer partout dans les grands lacs et, via les embarcations, de commencer très rapidement à s’infiltrer dans les eaux intérieures, comme elles l’ont fait pour la plupart des plans d’eau d’Europe à partir de la mer Gaspienne.Les chercheurs du Centre Saint-Laurent avaient entendu parler au début de l’année de la découverte d’une mystérieuse nouvelle venue, découverte par les Américains en août 1991 dans les Grands-Lacs.Ils se sont donc passé le mot entre eux pour vérifier, dans le cadre des inventaires en cours sur la moule zébrée, si la moule quagga s’était pointée dans nos eaux.On devait l’identifier formellement au début de juillet dans le lac Saint-François, le premier à recevoir les eaux des Grands-Lacs.Mais déjà, en octobre, on constatait sa présence dans le lac Saint-Louis.Dans les deux cas, il s'agissait de concentrations très faibles: en tout, les chercheurs ont récolté 39 moules quagga dans leurs inventaires.Ils ne savent pas cependant si cette moule a la même capacité de reproduction que sa cousine zébrée.En fait, ils savent très peu de choses sur elle.Elle est suffisamment diffé- rente de la moule zébrée pour qu’on parle d’une nouvelle espèce: “On parle d’une différence aussi importante qu’entre l’homme et le chimpanzé malgré les similitudes de forme, grosseur et couleurs”, explique M.Yves Lafontaine, le chef de l’évaluation des écosystèmes au Centre Saint-Laurent.Comme la moule quagga n’a jamais été répertoriée ailleurs et ne correspond pas aux nomenclatures européennes, on ne sait pas si elle vient de ce continent, apportée comme sa cousine par un navire qui n’avait pas vidangé ses ballast en mer avant de pénétrer dans les eaux canadiennes.En fait, reconnaît M.Fontaine, rien ne dit qu’il ne s’agit pas d’une mutante puisqu’on n’a à peu près aucune certitude à son sujet.On l’a appelée “quagga” du nom de l’ancêtre préhistorique du zèbre.Sa présence marginale dans l’environnement nord-américain n’en inquiète pas moins les spécialistes.Les dommages causés par la moule zébrée en quelques années dans les condüites d’eau des villes et enterprises et son appétit phénoménal pour les micro-organismes font prendre très au sérieux cette nouvelle forme de «pollution biolo-gique».La progression de la moule zébrée dans le Saint-Laurent, où les conditions de reproduction semblent moins idéales que dans les Grands-Lacs, en donne une idée.Alors qu’en 1990 on dénombrait des concentrations de 0.1 à 1 moule au mètre carré dans le Saint-Laurent (On parlait déjà d’environ 100 au mètre carré dans le lac Saint-François), les concentrations augmentaient jusqu’à 5000 dans certains milieux.Au port de Montréal, on passait, de 1990 à 1991, d’une présence rare à 377 au mètre carré et même à 700 dans le port de Québec.La «stabilisation» notée par les chercheurs en 1992 pourrait n’être que temporaire et liée à la température froide de l’été.Par “stabilisation”, on entend à Environnement Canada une “légère augmentation du simple au double”, expliquait avec optimisme M.Lafontaine hier.EN BREF NOURAIE de Perse de Qualité IMPORTATEUR DIRECT PLACE BONAVENTURE MONTRÉAL (514) 879-9176 i'i f tsrftfUi mu PHOTO CP Un million de signatures contre la violence Accompagnée de sa mèrelNicole, Virginie Larivière, 14 ans, tient fièrement une plaque commémorant sa victoire.Plus d'un million de personnes ont, en effet, signé sa pétition contre la violence à la télévision.En arrière-plan, une photo de Marie-Eve, dont la mort avait provoqué la campagne de sa soeur, qui devait connaître un énorme succès.yif\N NOvçmWç Place Alice-Parizeau L'inspection de la nourriture OTTAWA (PC) — L’Alliance de la fonction publique, qui représente 2500 inspecteurs d’aliments, s’est élevée, hier, contre la décision du gouverne- ___l C/LA1 J’nllXrrn» 1 n ».Afr1nmnntotinn cnr la nmnimtinn of I incnnotinn nP Liai I y LA-1i c^uun V Wiiuiuu* O nacer la santé du consommateur».Selon lui, «on va déréglementer 1 industrie alimentaire, sans aucune protection pour le consommateur».Le sous-ministre de l’Agriculture, Art Oison, a prétendu quant à lui que «l’effet sera exactement le contraire» et qu’«il n’y a aucune menace à la sécurité des aliments».«Notre priorité, a-t-il affirmé, est d’augmenter la sécurité des aliments.Nous voulons nous servir de nos inspecteurs d’une façon différente.» Le plan, annoncé la semaine dernière par les ministres Bill McKnight (Agriculture) et Charlie Mayer (Céréales), a été recommandé par un comité formé de représentants du gouvernement et de l’industrie.Femmes à la Cour suprême OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral continuera à avoir de la difficulté à recruter des femmes pour siéger à la Cour suprême dû Canada, a déclaré, hier , la ministre de la Justice, Mme Kim Campbell.Selon Mme Campbell, le problème vient du fait que plusieurs femmes juges présidant des tribunaux inférieurs sont jeunes et ont de jeunes enfants.Elles n’ont donc pas envie d’aller à Ottawa pour assumer la lourde charge de travail d’un juge de la Cour suprême et de vivre avec le stress que demande cet emploi." Je suis déçue qu’il n’y ait pas plus de femmes juristes qui acceptent d’être considérées comme candidates, a répondu la ministre de la Justice aux journalistes qui l’interrogeaient.__________________ 10 h 30 11 h 30 12 h 30 13 h 15 13 h 30 14 h 30 15 h 30 Loisir Littéraire du Québec présente un atelier d'écriture animé par Madeleine Desjardins Publications Proteau présente un microdictionnaire CONFIDENCES D’ÉCRIVAIN Gilles Archambault s'entretient avec Jasmine Dubé Catherine Arnoult, lectrice Communication-Jeunesse présente des livres québécois sous forme de jeu Mondia présente les jeux Logix et Architex, animateur Robert Lyons Catherine Arnoult, lectrice La Croix-Rouge se dit prête à une enquête indépendante d'après la Presse canadienne LA SOCIÉTÉ canadienne de la Croix-Rouge (SCCR) est disposée à ce qu’un groupe indépendant examine comment 38 décideurs du secteur de la santé, de niveau fédéral et provincial, ont permis le 10 décembre 1984 que des produits sanguins contaminés par le virus du sida continuent d’être distribués pour huit autres mois au Canada.En conférence de presse, hier, le secrétaire général et chef de la direction de la Croix-Rouge, George Weber, a soutenu que cette ouverture n’était pas motivée par la baisse des dons de sang dans les cliniques.«On a vérifié les dons aux banques do sang au cours des deux dernières semaines où il y a eu énormément de critiques à l’égard de la Croix-Rouge.Pour le moment, il n’y a pas du tout de diminution.» Tout comme le ministre fédéral de la Santé Benoît Bouchard, M.Weber ne croit pas que la tenue d'une enquête publique soit appropriée.«Je ne pense pas qu’une enquête publique soit nécessaire dans cette situation.Nous avons déjà 80 poursuites contre nous.Il y a des poursuites contre les hôpitaux, les gouvernements et les médecins.Les cours constituent le lieu approprié pour trancher les questions complexes soulevées», a-t-il fait valoir.M.Weber n’a pu préciser quel serait le forum le plus approprié pour se pencher sur les décisions prises relativement aux produits sanguins destinés aux hémophiles.Il croit cependant qu’aucun représentant des gouvernements fédéral et des provinces ne devrait en être.«Vous savez que les gouvernements sont impliqués dans cette situation.Ils ont pris les décisions.Ils ont approuvé no,s plans et budgets.» M.Georges-Étienne Rivard, directeur de la Clinique d’hémophilie de l’hôpital Sainte-Justine, était de la réunion du 10 décembre 1984 en qualité de représentant de la Croix-Rouge.«J’étais de cette réunion.Bien sûr, il y avait une certaine inquiétude qui montait avec l’augmentation des informations.«Les gens étaient conscients qu’il y avait un risque.Jusqu’à quel point étaient-ils conscients qu’il y avait réellement un risque de sida à bi;ève échéance ?On n’avait pas à ce moment-là les données pour juger», a-t-il affirmé hier.M.Weber a dit regretter que les représentants des médias abordent des événements de 1982-85 avec des standards et des connaissances d’aujourd’hui.m m /)] t\\V' / ''yÆ v/A f J-.U "''A b * jëfi >./Æ ï, fi 1 e / .n mW, / /.M y/3 Jasmine Dubé Denise Bombardier Marco Micone Gilles Archambault Place Alcan / Hydro-Québec 10 h 30 Jeu Le français par coeur proposé par les Dictionnaires Robert 12 h 00 COMME UN GRAND LIVRE OUVERT L'APPPORT DES AUTRES CULTURES DANS LA LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Denise Bombardier reçoit Anne-Marie Alonzo, Paul Ohl, Nairn Kaftan, Marco Micone 13 h 00 Charades, devinettes sur la littérature jeunesse, un jeu présenté par Québec/Amérique 14 h 00 ACCT présente Daniel N’Do Otsama, griot africain 17 h 00 Cérémonie de clôture Salon du livre de Montréal 12 au 17 novembre 1992 PLACE BONAVENTURE SALON DO LIVRE DE MONTRÉAL Prix d'entrée (taxes incluses) Adultes: 5 S / Étudiants et aînés: 3 S le jeudi de 17 h à 22 h / le vendredi de 9 h à,22 h / le samedi de 11 h à 22 h le dimanche de 11 h à 21 h / le lundi de 10 h à 21 h / le mardi de 10 h à 18 h m Communications Canada B fl Mmiim«n *«»»»• cutturai Hydro Québec A-4 B Le Devoir, mardi 17 novembre 1992 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?ELAAC et centres autogérés) pour s’élancer dans l’air comme un pétard mal allumé.Je préfère encore le petit goût provoc qui n’était pas désagréable du tout au geste de Samuel Lallouz: du jour au lendemain, ce dernier a mis un peu de piment sur ses murs blancs.Objets ironiques, vêtements satiriques et succès éclectique pour î po ; Ca le Trash Art du New-Yorkais Uary Leibovitz qui fait la razzia dans les pages de célèbres revues d’art contemporain américaines.Il fallait voir la tête des gens.et entendre leurs commentaires plutôt amusants.Pour certains, l’ELAAC aura été l’occasion de tisser des liens entre galeristes comme ce fut le cas pour Lilian Rodriguez, de Art et Arte, (c’est la première fois qu’elle expose dans ce cadre) de discuter avec d’autres intervenants du milieu.«J’ai rencontré des gens formidables dit-elle.Et puis, je pense que Montréal a besoin de cette foire pas seulement pour la vitrine que cela peut nous donner, mais pour présenter au public des artistes qui, comme ceux que je soutiens, sont peu connus.Si les gens ne viennent pas nécessairement pour acheter, c est la curiosité qui les amène ici et ils peuvent devenir une clientèle potentielle pour la galerie».Yves Le Roux est lui aussi heureux de son expérience et des organisateurs: l’ELAAC aura permis de briser la glace avec des collectionneurs qui n’étaient jamais venus à la galerie.Christiane Chassay abonde dans le même sens: l’ELAAC a permis d’enclencher un mouvement chez les collectionneurs qui avaient entendu parler de Kim Adams et de Stephen Schofield entre autres: plusieurs sont venus s’informer des démarches de ces artistes qui, rappelons-le, s’inscrivent aujourd’hui dans une cartographie internationale.Certains ont presque tout vendu comme Pierre Riverin (Norman Bluhm, l’artiste u’il exposait, a fait un tabac), et ’autres tels que la Lake Galleries, de Toronto, félicite la bonne marche de la foire.Ses directeurs proposent quant à eux de mieux publiciser l’image de l’ELAAC à l’extérieur de Montréal.Mais là où le bât blesse, pour beaucoup, c’est au niveau du public (c’est surtout lui que cible cet événement) qui n’ose pas encore poser des questions élémentaires sur l’art contemporain.Il est vrai que l’ELAAC n’est pas la FIAC de Paris et qu’elle ne draine pas (géographie, démographie, éducation et réputation mondiale oblige) le même public.Et Rome ne s’est pas faite en un jour.«Il y a un problème fondamental au Québec explique Eric Devlin.Les gens sont intéressés mais n’osent pas s’informer.À la différence du public dans les foires européennes, ceux qui ont de l’argent ont encore peur d’investir dans l’art.Nos artistes survivront — et les galeristes aussi dans la mesure où le public va les soutenir».Cela ne semble pas le cas actuellement, mais que faut-il faire pour le sensibiliser?Le Bruxellois Jérôme Jacops, de la galerie Damasquine, pense qu'il faut éduquer ce grand public alors qu’en Belgique, en Allemagne et en Hollande par exemple, il est bien plus perceptif qu’ici.«On nous a demandé qu’est-ce que c’était l’art contemporain», dit-il surpris.Danielle Kurz,, de la galerie Art Wall+B, se demande même si elle ne devrait pas être payée pour le travail qu’elle a fait ici.«J’ai l’impression d’avoir joué au professeur», dit-elle.Par ailleurs, elle est contente d’avoir établi des contacts ici.«Mais j’ai remarqué que les gens n’ont pas l’habitude d’avoir des prix trop élevés, indique-t-elle.Les artistes que je représente sont présents dans des grands musées européens et je ne peux pas baisser mes prix».En général, les galeristes belges, s’ils ont peu ou pas vendu, aiment Montréal, sa vie, ses résidants.Et ils soulignent le remarquable travail et la grande disponibilité des attachées de presse.Seule ombre au tableau pour Pierre Absem de la Christine Colman Art Galery: où étaient passés les organisateurs de l’ELAAC «On ne les a jamais vus, ils ne nous ont même pas accueillis lors de la soirée d’ouverture, ni se sont présentés à nous d’ailleurs, s’étonne-t-il.Sommes-nous plus ici dans un pays que j’aime et où l’on retrouve un océan de gentillesse».Reconnue par le ministère des Affaires culturelles comme événement culturel majeur du Québec, cette foire montréalaise, qui tend à se raffiner avec le nombre des années, devrait encore élargir ses horizons et inviter, si ses moyens lui permettent, encore plus de galeries de l’extérieur afin de confronter nos pratiques artistiques avec celles de l’étranger.Tout en gardant cette dimension humaine et sympathique qui l’identifie actuellement et que tout le monde apprécie beaucoup.L’ELAAC est dans la bonne voie.?Taux Selon le cambiste Normand Fau-bert, de la CIBC, l’article du Wall Street Journal confirme ce que le marché monétaire savait déjà, à savoir «l’incapacité du gouvernement de faire quoi que ce soit pour stimuler l’économie».«On peut s’attendre à une semaine très mouvementée (sur les marchés monétaires), a-t-il poursuivi.Si la pression continue, on peut s’attendre à une forte hausse du taux d’escompte jeudi.» Hier, la Banque du Canada «a fait clairement sentir sa présence» sur les marchés, a relaté M.Fau-bert.La banque centrale n’est toutefois pas intervenue massivement comme elle l’avait fait à la fin de septembre durant la campagne référendaire, juste avant de hausser de 1,93% le taux d’escompte, un bond sans précédent.En septembre, la Banque du Canada avait déboursé 4,3 milliards $ US pour soutenir la devise canadienne.?Mulroney qui connaît de sérieux problèmes, rien n’est encore déterminé, a déclaré le ministre.«Dès qu’il y aura des développements, vous le saurez.» MM.Mulroney et Mazankowski avaient auparavant longuement défendu le bilan économique du gouvernement conservateur, rappelant que les statistiques témoignaient d’une certaine relance et contre-attaquant en soutenant que la situation était bien pire du temps où les libéraux étaient au pouvoir.Le premier ministre a cité l’aug-mentatiop du volume d’échanges avec les Etats-Unis enregistré au LA METEO Accu-Weather* prévisions météorologiques^ l_ 4-r-i__ ttmptfraturts pouf lu yllld. //t/'//ty// ront pas beaucoup dans les kiosques pour les «grands».?Dimanche décentes pour les employés du commerce et les petits commerçants, notamment par le respect de la règle du travail volontaire, la garantie d’un nombre suffisant de jours de congés où tous les commerces seraient fermés et des heures normales d’ouverture le dimanche (de 9 heures à 5 heures)», écrit M.Doré.Le maire de Montréal tient également à ce que tous les moyens nécessaires soient mis en oeuvre pour assurer le respect de la règlementation, particulièrement celle relative aux «marchés aux puces».Au cours des derniers mois, deux provinces canadienne ont choi si de libéraliser les heures d’ouverture des commerce.L’Ontario l’a fait en juin dernier.Le Nouveau-Brunswick, en septembre.Le vice-président du comité exécutif, M.John Gardiner, s’est dit d’avis que l’ouverture des commerces le dimanche renforcera le plan de la Ville de Montréal en vue de la revitalisation des ses artères commerciales.Montréal investira 47 millions $ ,au cours des sept prochaines années, dans le cadre d’un programme comportant un crédit d impôt foncier ou une subvention directe, ainsi qu’un support technique pour les appuyer dans leurs efforts de rénovation.Aujourd’hui, le Regroupement québécois pour l’ouverture le dimanche, de concert avec l’Association des consommateurs du Québec avec le Conseil québécois du commerce de détail feront connaître leur position et les mesures qu’ils entendent prendre prochainement.Une rumeur laisse entendre que ce regroupement préconisera une forme de désobéissance civile.Mis au courant de cette éventualité, le maire Doré s’en est vigoureusement dissocié. Le Devoir, mardi 17 novembre 1992 ¦ A-5 POLITIQUE t-4 UN FILM DE LUCIAN PINTILIE IfAZVAN VASILESCU tÊÉÊâ» MAIA MORGENSTERN SÉLECTION OFFICIELLE FESTIVAL DE CANNES LE CHENE MARTINI ALLIANCE VI VA FILM LE DEVOIR CO^JCOP INVITENT 200 PERSONNES À LA PREMIÈRE DU GRAND FILM ROUMAIN QUI A BOULEVERSÉ LE MONDE ENTIER Pour inciter les Québécois à voter OUI au référendum Clark nie avoir mis en oeuvre une «campagne de peur» OTTAWA (PC ) — Les médicaments coûteront environ 550 millions$ de plus au Canada d’ici les huit prochaines années si le gouvernement fédéral adopte un projet de loi actuellement à l’étude visant à augmenter la protection accordée aux médicaments brevetés.Mais un article publié récemment par le New York Times va encore plus loin.Il estime que la nouvelle loi coûterait des milliards de dollars aux Canadiens au cours des 10 prochaines années.«Les modificatons apportées à la loi pourraient coûter environ 400 millions$ annuellement aux Canadiens, soit une hausse des dépenses pour les médicaments de 12 pour cent» rapporte le quotidien new-yorkais, qui a interrogé des économistes au Canada et aux Etats-Unis.Les coûts additionnels attein Rencontre au Japon Le premier ministre de l’Ontario, Bob Rae, serre la main du gouverneur de la ville d’Osaka, Kazuo Nokagawa, lors d’une visite des bureaux gouvernementaux.Il en a profité pour dénoncer à nouveau l’accord de libre-échange nord-américain, qui rendra, selon lui, les relations économiques entre les deux pavs beaucoup plus difficiles.La tournée japonaise de Bob Rae se terminera vendredi.Un problème «majeur» de gestion empêche les francophones de se tailler une place dans l’armée Manon Cornellier de la Presse canadienne OTTAWA — Si les Forces armées veulent faire une meilleure place aux francophones, elles ne doivent pas traduire chaque manuel technique mais s’assurer qu’un nombre suffisant de gradés anglophones soient bilingues et que les hautes sphères de l’armée montrent du leadership.«Nous nous sommes rendu compte de l’importance du leadership.Là où le commandant était dynamique, consentant et capable de parler dans les deux langues, nous avons ressenti une volonté de donner aux jeunes francophones la meilleure préparation possible pour leur carrière dans une atmosphère où ils se sentiraient chez eux», conclut un rapport sur les langues officielles au ministère de la Défense et dans les Forces armées et qui a été rendu public hier.Commandé par le ministre Marcel Masse en juillet dernier, le document a été réalisé par un comité présidé par M.Jean Pariseau, un ancien pilote et historien militaire.Ses coéquipiers étaient M.David Broadbent, sous-ministre des Anciens combattants jursqu’à tout récemment, et M.Jacques NoJel, associé de la firme SECOR.Tout au long du rapport d’une cinquantaine de pages, les trois hommes soulignent avec insistance le nombre insuffisant d’anglophones bilingues au sein des forces armées et l’urgence de corriger cette situation.Leur nombre n’a pas augmenté depuis 1972.On en compterait 4200 en 1992 alors qu’on estime qu’il en faudrait 15000 pour permettre aux officiers de conduire leurs subordonnés dans la langue de ces derniers.Selon les auteurs, cette situation est un «échec lamentable» qu’ils attribuent à «un problème majeur de gestion».Selon eux, le bilinguisme doit devenir une exigence pour occuper certains postes.Entre-temps, cette situation a pour conséquence d’obliger certains francophones à communiquer en anglais avec leurs supérieurs.Ils ne peuvent non plus travailler dans leur langue dans des unités bilingues ou francophones, en particulier dans la marine et l’aviation.Les unités francophones de l’armée de terre ont nettement plus de succès, soulignent les membres du comité, grâce à la tradition établi par le Royal 22e Régiment et à la location des unités à Valcartier.Mais le manque d’instructeurs bilingues et de documentation technique en français a encore pour effet de décourager certaines recrues, de donner une surcharge de travail aux instructeurs francophones, tout en nuisant à la mise sur pied de cours de métier en français.Malgré cette dernière constatation, les auteurs font une proposition étonnante.«Nous ne croyons pas que la décision de traduire tou- te documentation technique doit être automatique», écrivent-ils, en soulignant l’évolution rapide de certaines technologies.A leur avis, il serait plus pragmatique de confier la décision de traduire ou non un manuel à «un officier francophone qui est près des usagers, qui est sensibilisé au degré nécessaire de l’utilisation du français comme langue de travail, et qui a la responsabilité d’encourager l’évolution future de l’utilisation du français».Les trois hommes admettent volontiers que les champions traditionnels du bilinguisme n’apprécieront pas cette proposition mais, selon eux, c’est une question de réalisme technique et économique.De plus, ils estiment que les Forces armées ont trop souvent utilisé le manque de documentation française pour retarder l’introduction de cours technique dans cette langue.«Nous avons été persuadés qu’il était préférable de donner de tels cours en français, tout en utilisant la documentation anglaise, plutôt ue d’attendre la traduction de cette ernière», ajoutent-ils.Le comité a jugé satisfaisant le plan directeur des Forces armées pour la période allant de 1987 à 2002.Cependant, notent les auteurs, il faudra prendre les bouchées doubles pour le réaliser, en particulier au chapitre de la formation d’officiers anglophones bilingues.Maurice Girard de la Presse canadien ne OTTAWA — Le ministre des Affaires constitutionnelles nie formellement que le gouvernement fédéral ait mis en oeuvre pendant la campagne référendaire «une stratégie secrète de la peur»pour inciter les Canadiens, mais surtout les Québécois, à dire OUI à l’entente de Charlottetown.Dans un point de presse à sa sortie des Communes, M.Joe Clark a précisé qu’il n’avait pas personnellement pris connaissance d’un document de 12 pages intitulé «Vers une stratégie référendaire» et dont une partie aurait été rédigée par l’ancien attaché de presse du premier ministre Brian Mulroney, M.Bill Fox.Hier, dans une dépêche reprise par plusieurs journaux du Canada anglais, le quotidien The Ottawa Citizen exposait la tactique en trois points des défenseurs de l’entente constitutionnelle, qu’on proposait de mettre en vigueur avec plus d’énergie au Québec: - graves conséquences économiques du rejet; - des problèmes à n’en plus finir pour les générations à venir et nos enfants; - et l’élimination d’années de travail et de compromis dans le domaine constitutionnel.Le ministre Clark affirme n’avoir «jamais vu ce document» et il reproche aux journalites du quotidien d’Ottawa d’en avoir traité «de façon pas très cohérente».«Premièrement, je ne peux pas parler d’un soi-disant document parce qu’à ma connaissance, ce n’est pas quelque chose qui aurait à voir avec le gouvernement», a déclaré le ministre dans le foyer des Communes.Ainsi, quand il a lui-même fait allusion à la guerre civile qui a détruit la capitale libanaise Beyrouth ou lorsque certains de ses collègues, comme Harvey Andre (leader du gouvernement en Chambre), ont "évoqué la Yougoslavie en pleine campagne référendaire, aucun d’entre eux ne mettait à profit cette «tactique de la peur» explicitée dans le document «secret» du gouvernement fédéral.«Quand j’ai indiqué clairement qu’il y aura certaines conséquences à un vote.ce n’est pas la peur, c’est de l’honnêteté», a soutenu M.Clark.En matinée, le chef du Bloc québécois, M.Lucien Bouchard, n’avait pas voulu vraiment commenter la nouvelle, estimant qu’elle n’avait guère d'importance après la victoire du NON.A Québec, le président du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, pourrait formuler des commentaires ce midi en conférence de presse.Selon la réflexion des hauts stratèges fédéraux, le gouvernement fédéral devrait amplifier devant les auditoires québécois les répercussions d’un échec.«De façon précise, nous devrions associer un rejet de l’entente avec (a) un premier pas irrévocable vers la séparation et (b) une garantie de la poursuite de factuelle récession.» Au moment de la publication de la note, bien avant le vote, les penseurs fédéraux avaient également évoqué une série d’attaques personnelles qui se sont par la suite concrétisées contre la «crédibilité» des leaders du NON, Preston Manning au Canada anglais, et Jacques Parizeau au Québec.«C’est un secteur que nous n’avons pas encore expliqué mais que nous devrions exploiter plus avant dans la campagne.C’est-à-dire, la meilleure façon d’annuler la substance et les appels émotifs de nos adversaires, c'est de remettre en question leurs motifs.» De fait, dans la dernière semaine de la campagne, une publicité télévisée partout au Canada anglais montrait MM.Bouchard et Parizeau arborant un sourire narquois qu’ils afficheraient, disait la pub, après le rejet de l’entente.On mettait également en garde les leaders du OUI contre la démesure en associant l’entente à la survie du pays, conseil que n’a pas suivi en début de campagne le premier ministre Brian Mulroney.«Selon nos connaissances, il sera très difficile, sinon dommageable, de tenter de défendre la thèse voulant qu’un NON équivale à la mort du Canada», écrivait-on.On recommandait de plus de concentrer toute la publicité dans les deux dernières semaines de campagne.«Pour parler franc, les compagnes référendaires sont gagnées ou perdues en fonction de la seule efficacité de la campagne publicitaire ou de son absence, en particulier dans les dernières semaines de la campagne», soutenait-on.Finalement, on avait prédit que le NON l’emporterait au Québec et en Colombie-Britannique, mais, de fait, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Alberta et la Nouvelle-Ecosse ont aussi rejeté l’entente le 26 octobre.Le coût des médicaments pourrait augmenter de façon spectaculaire d’ici huit ans dront environ 800 millions$ d’ici la fin des années 90, ont déclaré ces analystes.Le gouvernement fédéral a averti la Chambre des communes, lundi, qu’il mettrait un terme aux discussions du projet de loi en deuxième lecture pour l’envoyer à l’étude devant un comité parlementaire.L’Opposition exige que le gouvernement retire ce projet de loi.Mais Ottawa rétorque que l’entente de libre-échange nord-américain lui commande d’aller de l’avant avec cette législation.Une étude du Congrès américain soutient que les dispositions en vigueur actuellement concernant la protection des médicaments brevetés ont fait chuter les prix des médicaments de 32 pour cent en moyenne au Canada par rapport aux Etats-Unis.Le nouveau projet de loi propose d’augmenter de trois à cinq ans la durée de protection accordée aux médicaments brevetés.Les autorités fédérales ont expliqué que d’ici l’an 2000, en vertu de la nouvelle loi, les pharmacies et les hôpitaux paieront deux pour cent de plus pour les médicaments.Mais que pense-t-on de l’évaluation faite par le New York Times, selon laquelle les coûts augmenteraient de 12 pour cent ?Un porte-parole du gouvernement a déclaré que les prévisions sont risquées et que le résultat dépendait de l’hypothèse de départ.Le mois dernier, le ministre de la Santé de l’Ontario avait affirmé que ces nouvelles propositions allaient coûter 1 milliards seulement à sa province au cours des 10 prochaines années.Le fédéral a réfuté cette estimation.Selon Ottawa, 50 pour cent des coûts supplémentaires seront assumés par les régimes d’assrance-ma-ladie provinciaux, 25 pour cent par les assurances privées et 25 pour cent par les consommateurs.1 Le fédéral a également publié des chiffres montrant que le Québec et l’Ontario bénéficieront d’environ 80 pour cent des investissements de 500 millions$ alloués au secteur pharmaceutique pour les quatre prochaines années.Retourner ce coupon-réponse à : "LE CHÊNE” a/s Alliance Vivafilm.255 Place Royale.Montréal.H2Y 2V3 Nom:________________________________________________ Age 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