Le devoir, 21 novembre 1992, Cahier C
ear iiraEEMISh Une bière autrefois très populaire au Québec, la Dow kingsbeer.n'est plus fabriquée depuis le début des années 80.Cette bière blonde de type lager, brassée à l'origine avec du malt de riz, a été introduite au début du siècle par la brasserie Dawes de Lachine sous le nom de kdnigsbier.Ce nom se transforma en Kingsbeer en 1414.en raison du sentiment anti-allemand qui prévalait pendant la Première Guerre mondiale.L’HISTOIRE BRASSICOLE VUE DE LA RUE ST-AMBROISE Le Devoir, jour date Projection concert de la Cinémathèque Le grand cirque annuel Odile Tremblay E PUBLIC d’une projection-concert ne vient pas voir un film.Ou du moins, ce n’est là qu’un volet du sprectacle qui se déroule devant ses " effec Lyeux.Il effectue un voyage dans le temps.Vendredi soir prochain, devant 2 800 personnes qui viendront rire et s’émouvoir devant les gags et les maladresses de Chariot au Cirque, au profit de la cinémathèque, la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts reproduira les conditions, le climat des grandes premières d’autrefois.Jusqu’aux années trente, en Europe comme en Amérique, à l’heure de la sortie d’un film de Chaplin ou de Fritz Lang, une foule élégante se pressait pour y assister en frôlant les vedettes en fourrure.Parfois un quatuor à cordes ou même le grand orchestre prenait le relai du pianiste solo pour accompagner l’image à l’écran.Au temps du muet, les films n’étaient pas muets.Très musicaux, au contraire.I Musici s’en rappelle, et nous invite à en faire autant.Vendredi, l’orchestre montréalais sera au grand com-let, et même plus.32 musiciens, plutôt que les 16 ha-ituels.violons, trombones, hautbois interprétant les thèmes musicaux de charlie Chaplin qui composa en 67, (soit quarante ans après le tournage du Cirque ) une musique pour son film qu’il avait fait restaurer.L’aventure de la projection-concert a commencé en 1988 avec la présentation, à la Place des arts et au grand Théâtre de Québec, de La nouvelle Babylone , (1929) de Leonid Tsanberg et Grigori Kosirtsev.On versait les profits à la Cinémathèque, qui fêtait alors son vingt-cinquième anniversaire.Depuis, l’organisme remet ça chaque automne: Une soirée à Montréal, une à Québec.Dès le départ, l’orchestre I Musici et son chef Yuli Turovsky se sont impliqués, au point de devenir de raines spécialistes internationaux en la matière.À Montréal, La Cinémathèque est un organisme fort noble, utile et précieux, et un merveilleux coffre-fort des trésors du septième art, mais elle demeure un peu méconnue du grand public.Les projections-concert ont pour but, non seulement de renflouer ses coffres (d’à peine 5% de son budget), mais surtout de la fai re mieux connaître.Les projections-concert en sont à leur cinquième édition, et à leur deuxième Chaplin (En 89, le choix s’était porté sur Les lumières de la ville).L’an dernier, on a projeté le magnifique Metropolis de Fritz Lang (les années 20 étaient à l’honneur avec l’exposition du Musée des Beaux-Arts).En 90, ce fut Le fantôme de l’opé ra dans la foulée de la comédie musicale.Cette semaine, retour à Chariot.«Il a été tellement important pour le muet, qu’on va le rechercher aujourd’hui», explique le directeur des communications de la Cinémathèque, Jean Hamel.Pour lui, comme pour toute l’équipe de l’institution du boulevard de Maisonneuve, ces projections-concert constituent un long travail.Sur le plan du repérage, d’abord.Le choix du film muet est souvent tributaire des projets de restauration en cours.La copie doit être neuve, sans égratignures ni collures.«Une année, se rappelle Jean Hamel, le film nous a été expédié sur une copie originale restaurée, coupée 400 fois et reliée par autant de papiers collants.Si un seul d’entre eux lâchait durant la projection, c’était la catastrophe.Allez interrompre un orchestre symphonique au beau milieu d’une soirée concert.Il fallut en tirer une autre copie d’urgence.» Côté technique, l’écran géant de la salle Wilfrid-Pelletier fut conçu il y a cinq ans pour l’événement, tandis que des projecteurs d’antan étaient remis en usage.De nos jours, les projections de films devant un si vaste auditoire sont rarissimes, les grands palaces du cinéma d’autrefois sont disparus, ou à moitié vides.Reproduire Le cirque des Temps modernes Le Cirque Réalisation et scénario: Charles Chaplin.Avec Charles Chaplin, Merna Kennedy, Harry Crocker, Allan Garcia, Hemy Bergman.Image: Roland H.Totheroh.Musique: Charles Chaplin.Présenté en projection-concert le 27 novembre à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts, avec 32 musiciens de l'Orchestre I Musici, sous la direction de Yuli Turovsky.États-Unis, 1927, (sonorisé en 1969), 71 minutes.Odile Tremblay IL Y AURA DONC proiection-concert du Cirque à Place des arts.Mais est-ce qu’on raconte un Charlie Chaplin des beaux jours du muet?Au-delà de l’intrigue, ces films servent de support au génie de mime du personnage.Un personnage qui évolue au fil des ans.En 1927, à cheval entre le drame et comédie, Chaplin passait avec Le cirque du burlesque au «comique social».Ce dernier genre allait atteindre son apogée huit ans plus tard, avec Les temps modernes, un film que plusieurs cinéphiles considèrent comme son chef-d’oeuvre.Mais déjà, ce qui fait la force de Chariot, c’est son rythme comique, éboulis de catastrophes et enchaînement de gags.Action! Un cerceau crève.Place au cirque.Dans la galerie de portrait, apparaissent une jolie ballerine un peu insignifiante, le méchant tuteur qui la brutalise, un bellâtre jouant de la prunelle.Et puis, bien sûr, le pauvre hère Chariot balotté de tous côtés.La redingote trop serrée, un chapeau mou, des pantalons en tire-bouchon: il a la pauvreté élégante, ce Chariot.Pris à tort pour un pick-pocket, poursuivi par la police, il se réfugie sous le grand chapiteau du cirque en pleine représentation.Et le public rigole de ses maladresses, en redemande.Chariot est engagé.Le Cirque raconte ses amours avec l’orpheline qui lui préférera un beau funambule, ses déboires avec le directeur du cirque qui refuse de lui dire qu’il est le clou du spectaclet et l’exploite ehontément.La trame est un peu mince et mélo, pas si loin finalement des Deux orphelines.Bonjour le pathos, et les violons et les personnages souvent dessinés à gros traits.Mais à côté de ça, s’enfi- lent les gags les plus irrésistiblement drôles (et très visuels), dont les inévitables coups de pied au cul, culbutes et batailles de crèmes à barbe ne sont que le prélude.Le numéro de funambule constitue le sommet du film, quand Chariot, prenant la place de son rival, marche sur la corde, sans filet, les bretelles prudemment accrochées à un fil invisible.Bien entendu, le fil casse, les singes de la troupe viennent persécuter et même déshabiller le funambule en pleine action.La scène est follement hilarante.Toute l’action du film est concentrée dans un lieu unique, les baraquements du cirque, un endroit que Chaplin connaissait bien, lui qui suivit des troupes ambulantes dans son enfance misérable.Pour les besoins de la production, Chaplin construisit un vrai cirque, le peupla de clowns et de dompteurs, et s’entraîna à la corde raide.Par la suite, il devait longtemps désavouer Le cirque.Ce n’est pas qu’il lui niait une valeur cinématographique.Mais le film lui rappelait une mauvaise période de sa vie.En 1927, il vivait un second mariage des plus turbulents auprès de Lita Grey, avec qui il se chicanait toute la journée, et qui se termina par un non moins fracassant divorce qui mit leurs croustillants déboires conjugaux à la une des journaux.Longtemps le plateau du Cirque a piétiné, en attendant le règlement du divorce.Mais en 1969, pour son 80e anniversaire, Chaplin a écrit la partition musicale du Cirque , en interprétant lui-même la chanson thème d’une voix gaillarde.La partition est fidèle à l’esprit musical du temps du muet, poursuites, drames, romances et arle-quinades servis sur des thèmes classiques, Chaplin n’innovait pas à titre de compositeur.Dans Le cirque, c’est comme clown génial et comme cinéaste de comédie doté d’un sens du tempo à toute épreuve qu’il passera à la postérité.?I jfô W- tout ça réclame un équipement particulier.Il faut aussi créer une expertise nouvelle.En 90, le pianiste de la Cinémathèque dut inventer de toutes pièces la partition du Fantôme de l'opéra .Il n’existait pas de musique originale pour le film de Rupert Julian.De son côté, l’orchestre répète sans voir le film, qui se résume pour lui en une série de portées.Mais son chef le voit, et c’est ça qui compte.Partitions en main, Yuli visionne la cassette des centaines de fois, connaissant par coeur la chute des gags, les coup,s de pieds uu derrière, sur la musique ae Chaplin.A l’heure du concert, il pourra ainsi suivre, d'un oeil, l’action à l’écran tout en donnant des indications à sq troupe, de l’autre.Tout en synchronisant l’ensemble.A l’encontre d’autres chefs spécialisés dans la projection-concert, Yuli Turovsky ne porte pas à l’oreille d’écouteur qui donne le tempo.Il dirige d’instinct et de mémoire.Il y a peu de répétitions d’orchestre, trois seulement, avant la générale et les deux spectacles.Mais pour la première ois cette année, le concert de Québec a précédé l’autre.Le spectacle montréalais sera le plus rodé.Pour leur programme de l’an prochain, les conservateurs de La Cinémathèque lorgnent du côté des films muets français, (mais un très petit nombre seulement sont restaurés).Une chose est certaine: en 95, au moment de fêter le centenaire du septième art, la Cinémathèque entend frapper un grand coup avec un spectacle multi-média, à la Laterna magica, dans lequel cinéma, musique viendront se mêler à des jeux de scène.g fc Plus qu’une musique de cirque Marie Laurier LE CIRQUE était-il perfectible?se demandait l’écrivain, critique et mélomane Claude Mauriac qui considérait déjà en 1928 ce film de Chaplin comme un monument dans l’histoire du cinéma muet.Le revoyant quarante ans plus* tard avec l’ajout de la bande musicale composée par Charlie Chaplin, Claude Mauriac écrivait: «Ma mémoire ne m’avait pas trompé: «Le Cirque est un chef-d’œuvre!» «H est certain que la trame sonore apporte une dimension essentielle au rythme de l’histoire, une couleur plus contemporaine au récit», affirme Gabriel Thibaudeau, pianiste officiel de la Cinémathèque québécoise.Amplifiée et interprétée par I Musici — doublé pour l’occasion de ses effectifs — la musique ajoute encore un surplus d’intérêt à la projection-concert du film de Chaplin le 27 novembre.«Cette musique sert de discours, de fil conducteur, je dirais même qu’elle agit comme le narrateur des situations cocasses qui se déroulent sur la piste du Cirque, estime le pianiste.Mais pour arriver à créer ce climat, il faut posséder l’expérience et la compétence de Yuli Turovski et de ses musiciens puisqu’ils doivent suivre le déroulement du film avec une attention soutenue.C’est en direct et la synchronisation des images et des sons devient un défi de chaque quart de seconde.» Ce défi, I Musici est en mesure de le relever comme il le démontrait l’année dernière en réussisant avec brio l’interprétation de la musique du long-métrage Metropolis , autre classique du cinéma muet.Gabriel Thibaudeau n’est pas seulement un pianiste-accompagnateur et parfois improvisateur des films muets d’avant les années 1930.Compositeur formé aux écoles des Serge Garant, André Prévost et Michel Longtin, pianiste pour les Grands Ballets Canadiens, à 33 ans il rêve de créer la trame sonore d’un long-métrage, comme il sait le faire pour les documentaires.En attendant, il se fait la main et pratique ses gammes et c’est lui qui signe le Quatuor à cordes, la musique du court métrage d’animation du cinéaste allemand Oskar Fi-schinger réalisé en 1924 et qui sera présenté avant Le Cirque vendredi prochain.Charlie Chaplin avait toujours prévu doter Le Cirque d’une trame sonore - il avait même eu l’idée de retirer du marché toutes les copies de son film - mais ce n’est que 40 ans plus tard, en 1969 et pour célébrer son 80e anniversaire de naissance qu’il mit enfin son projet à exécution.Au cours des années 1960, il avait en effet entrepris un vaste travail de restauration de ses films, en priorité Le Cirque dont la sortie internationale obtint un succès sans précédent, en raison justement de la musique et de la chanson thème qu’il y avait ajoutées.Rappelons que City Lights (Les Lumières de la ville) en 1931 fut le premier film de Chaplin avec bande sonore synchronisée et à compter de ce moment il composa lui-même la musique de tous ses films.«C’est de la petite musique devenue grande par le génie de Chaplin qui la transforme en un interlocuteur de ses personnages, estime Gabriel Thibaudeau.Elle accompagne parfaitement la chorégrahie hallucinante des acteurs, la cadence de leurs pitreries et de leurs acrobaties, tout en tout en sachant déga-;er une poésie dans l’expression de eurs émotions.» Le pianiste ne se défend pas d’être quelque peu chauvin dans ce jugement, lui qui se définit comme «un admirateur inconditionnel» du grand Chariot.Mais Gabriel Thibaudeau sera hélas absent le soir du 27 novembre, ayant accepté de participer à une rencontre ae pianistes de cinéma muet en Italie.Un engagement dont il ne peut décemment se dérober puisqu’ils ne sont que six artistes spécialisés dans ce métier original.Mais il sera tout de même présent par le biais de son Quatuor à cordes interprété par des professionnels de la trempe des I Musici, ce dont il est très fier.Il importe aussi de souligner la f>articipation de la bibliothécaire de ’ensemble I Musici, Anne Beaudry.C’est elle qui a fait le découpage des partitions pour les 32 musiciens, un travail de titan ! 3 galerie VERTICALE ART CONTEMPORAIN 10 9 7, BOUL DAGENAI5 O, LAVAL, QUÉBEC H 7 L • 5 A 3 514-620-8604 PHYLACTÈRES.LES FIGURES QUI PARLENT DU 12 NOVEMBRE AU 13 DÉCEMBRE • DU MERCREDI AU DIMANCHE DE 12H00 À 18H00 UNE EXPOSITION RÉALISÉE PAR LA GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN EN COLLABORATION AVEC LA COMMISSAIRE CHRISTINE BERNIER.LA REVUE ET LES ÉDITIONS TROIS • Raymonde April • Catherine Bédard • Clémence Desrochers • Roland Giguère • • Alain Laframboise • André Martin • Hélène Merlin • Serge Murphy • • Claire Paquet & Suzanne Paquet • Louise Robert • Francine Simonin • Lancement des livres de Anne-Marie Alonzo "GALIA QU'ELLE NOMMAIT AMOUR" et de Patrick Coppens "LAZARE" LE 12 NOVEMBRE À 19H00 • Lecture de Anne-Marie Alonzo et lancement du catalogue "PHYLACTÈRES.LES FIGURES QUI PARLENT" LE 13 DÉCEMBRE A 14H30 Remerciements au Député de Vimont Monsieur Benoit Fradet • à Ville de Laval • et au ministère des Affaires culturelles du Québec GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN 18 9 7, BOUL DAGENAI5 O, LAVAL, QUÉBEC H 7 L • 5 A 3 514-628-8684 3 C-2 M Le Devoir, samedi 21 novembre 1992 le cahier du OPERA La toujours passionnante histoire des amants de Vérone à l’OdM Marie Laurier BERNARD UZAN fait un retour aux sources comme metteur en scène de l’opéra Roméo et Juliette de Gounod à l’affiche dès ce soir à l’Opéra de Montréal.«C’est avec cet opéra que j’ai fait mes débuts de metteur en scène à Montréal en 1986, nous disait-il en entrevue et cette production a été présentée au moins une dizaine de fois, à Philadelphie, à Seattle, à Toronto et bientôt à Los Angeles et à Zurich.Mais il me semble que chaque fois c’est différent puisque je ne travaille pas avec les mêmes chanteurs et chefs d’orchestre.» Le directeur général et artistique de l’OdM s’est en effet entouré d’une distribution entièrement nouvelle et pour ainsi dire «vierge» u’elfe puisai; ’ en; e est constituée d’artistes qui chanteront dans cet opéra pour la première fois, à une exception près.«Voilà un aspect qui représente un défi pour moi», remarque Bernard Uzan.Mais peut-être bien aussi un risque?Pas avec la qualité des interprètes, préfère-t-on penser pour l’instant; la québécoise Lyne Fortin en Juliette et le ténor américain Michael Ress Davis en Roméo, le maestro Daniel Lipton au pupitre, des valeurs sûres dans l’univers lyrique, de même que le décor et les costumes signés Claude Girard, tout comme en 1986.Sans être une copie conforme de cette dernière, la production de 1992 s’en inspire abondamment, «avec un décalage de six ans qui suppose nécessairement une évolution personnelle et une perception plus profonde de l’oeuvre», précise Bernard Uzan.«Je m’en tiens à une mise en scène traditionnelle dans le bon sens du terme.Certes, il y a de petits changements en cours de route, notamment dans l’utilisation du choeur et le déplacement des chanteurs sur le plateau, mais cela ressort de la personnalité des solistes et celle du chef d’orchestre.En un sens, on ne refait jamais la même mise en scène, compte tenu justement des acteurs en présence et l’on doit s’adapter à ces contingences.» Bernard Uzan donne en exemple le cas de certaines Juliettes qui n’ont pas le tonus voulu pour chanter l’air du poison qui est très difficile et exigeant.Ce qui n’est pas le cas de Lyne Fortin, cependant que de concert avec l’équipe de production, Bernard Uzan a consenti à quelques coupures dans cet opéra déjè long avec ses cinq actes.Parmi les différentes versions mises en musique et en chant de l’histoire des amants de Vérone qui a inspiré de nombreux compositeurs -Berlioz, Bellini, Tchaikovsky et Pokofiev - celle de Gounod reste la plus célèbre.Cependant que PRO MUSIC A LE QUATUOR EMERSON Lundi 30 novembre 1992, à 20 heures Mozart, Quatuor en ré majeur, K, 575 Chostakovitch, Quatuor no 7 Sibelius, Quatuor « Voces intimae », op.56 Les « bouffes-causeries » Avant le concert, le public est invité pour 18h30 au Café de la Place, dont l’entrée est gratuite.On peut acheter sur place un casse-croûte froid en écoutant le musicologue Michel Duchesneau commenter les oeuvres inscrites au programme.coîSrA Bell Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets, 20$, 1S$ (étudiants, 10$), taxes incluses Pro Musica, 3450 rue Saint-Urbain, 845-0532 Reservations téléphoniques: 514 842 2112 Frais de service Redevance de 1,25 S(+ taxes) sur tout billet de plus de 10 S.Bernard Uzan a eu l’heureuse idée de présenter une version-concert parallèle, celle de Bellini, sous le titre 1 Capuletti e i Montecchi ( Les Capulets et les Montaigus) et cela un soir seulement, soit le 4 décembre à la salle Wilfrid-Pelletier, ce qui permettra aux opéraphiles de comparer les différentes approches des musiciens et des librettistes.En plus d’inspirer Shakespeare qui en a fait une pièce en cinq actes, s’inspirant d’un poème épique d’Arthur Brooke vers 1594, la légende des célèbres amoureux Romé et Juliette a inspiré de nombreux musiciens, devenant «symphonie dramatique» chez Berlioz, «fantaisie-ouverture» chez Tchaikovsky, ballet chez Prokoviev et même «musical» chez Leonard Bernstein (West Side Story).Plus d’une douzaine de compositeurs se sont appropriés la légende des amants de Vérone, certains en variantes du drame de Shakespeare comme Masuccio et Bandello, et aussi Bellini et Zingarelli qui ont composé leurs propres Romée et Juliette bien avant Gounod, en 1865.Cet opéra est fondé sur le livret de Jules Barbier et Michel Carré et la première de Romée et Juliette eut lieu le 27 avril 1867 au Théâtre-Lyrique de Paris, en plein coeur de l’Exposition universelle.L’accueil fut plus que favorable, tant de la part du puplic que de la critique et durant sa première année d’existence, fut l’objet de 102 exécutions! Dans les notes musiologiques, on souligne que Gonod a révisé son ouvrage au moins trois fois dont deux pour sa création à l’Opéra-Co-mique en 1873 et une autre pour la première à l’Opéra de Paris en 1888, celle-ci constituant la plupart du temps la version que l’on entend aujourd’hui.Roméo et Juliette fut donné pour la première fois à Montréal en 1895 par le Compagnie de l’Opéra français.Il fut repris depuis une douzaine de fois à Montréal et à Québec, notamment en 1952 lors d’un festival en plein air mettant en vedette Raoul Jobin.En 1986, les rôles-titres étaient défendus par Diana Soviero et Alberto Cupido.Après la première de ce soir, l’opéra sera présenté les 23, 26, 28 novembre ainsi que les 2 et 5 décembre.En plus des chanteurs déjà mentionnés, la distribution comprend Gordon Gietz (Tybalt), Grégoire Legendre (Capulet), George Hogan (Frère Laurent), Louise Guyot, Lyne Comtois, Timothy Sar-ris, richard Bénard, Taras Kulish, Marc Belleau et Claude Grenier.L’insanité du monde Sans trouver d’explications rationnelles a son îm- The Future Leonard Cohen, Columbia Pascale Pontoreau LEONARD COHEN a-t-il encore besoin d’être présenté?Moi qui l’apprécie depuis belle lurette, en fait depuis que Suzanne, So Long Marianne et Sisters Of Mercy ont bouleversé une adolescence en proie aux doutes existenciels, j’appréhendais la présentation formelle.Pour moi, Leonard Cohen était cet homme sans âge qui avait offert, à la fin des années 70, un concert à 21h pour le finir à trois heures du mat quand quelques cent personnes l’applaudissaient encore à tout rompre sans assouvir leur faim.Un mythe quoi! Pour d’autres, il est ce montréalais perdu au carrefour du monde quelque part entre la poésie et l’idéal, du côté du parc du Portugal au coin de Saint-Laurent et de Marianne.Caché sous son béret qu’il rabat sur l’oeil, du charme plein les prunelles, la soixantaine tranquille, Leonard Cohen ne cache pas sa joie à lancer son onzième album, The Future, qui vient de sortir chez Columbia.Si beaucoup d’artistes considèrent la promotion comme le mal nécessaire, Cohen se prête au jeu avec chaleur et courtoisie — un moyen comme un autre de rencontrer du monde et d’apprendre ce que l’on pense de moi, rira-t-il — offrant café et bagel à ceux qu’il reçoit dans son austère maison montréalaise à deux pas de la Main.«Depuis quatre ans, je vis de moins en moins à Montréal, ex-plique-t-il.J’ai rejoins mon fils qui avait eu un grave accident à Toronto et puis je suis parti enregistrer à Los Angeles.» C’est un drôle de bonhomme ce Leonard.Auteur de huit ouvrages de poésie — le second The Spice Box Of Earth édité en 1961 le propulsant rapidement au devant de la scène internationale —, il écrit ensuite deux romans The Favorite Game en 1963 et The Beautiful Losers, trois ans plus tard.D’un séjour en Grèce qui dure quelques années, il retient la facilité de vivre dans un environnement équilibré.Mais ce confort provisoire n’assied pas le poète sur ses lauriers.Sans arrière pensées, il part dans un coin du Tennesse, le temps d’écrire des chansons.Peut-être pour chasser ses démons personnels, il met en musique ses chevaux de bataille, la paix, l’amour, la mort.Cette quête idéaliste continue depuis s’aventurant dans les méandres des crises culturelles et spirituelles de notre fin de siècle.mense succès européen — Cohen ironise en prétendant que la seule raison est que le public ne comprend pas les paroles! — il en est ravi.En fait, l’auteur est conscient de la chance qu’il a de vivre d’écriture et de musique — «même si je ne travaille pas pour l’argent, je suis bien content de gagner de l’argent pour mon travail» — et ne cherche pas plus qu’il faut à intellectualiser le phénomène ou à lui trouver toutes sortes de causes ou d’effets.Sa réaction est similaire quand on lui demande s’il réalise l’ampleur de son pouvoir sur les jeunes qui boivent littéralement ses textes.Ce n’est pas facile de saisir un personnage comme Leonard Cohen.Trop intelligent pour n’être qu’idéaliste, trop généreux pour n’être que triste, il se laisse aller là où le vent le mène sans plan précis de ce que lui réserve l’avenir.Son dernier album The Future reprend l’esprit du précédent I’m Your Man, sorti en 1988.En particulier, on y retrouve le thème de la folie urbaine qui dévaste la planète.«I’ve seen the future, brother : It’s murder,» rappelle-t-il dans la chanson titre.Même quand il n’aspirait qu’à être un poète mineur, le jeune artiste juif n’a jamais changé d’orientation.Loin des querelles politiques et fort de son statut privilégié, il s’insurge contre l’injustice sous toutes ses formes.L’injustice, l’incompréhension, la violence entre les groupes.Pour lui, l’important n’est pas d’être Québécois ou Canadien, d’être Blanc ou Noir, d’être conservateur ou libéral, d’être une femme ou un homme.Pour lui, comme pour Le Petit Prince, «L’important est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu’avec le coeur.» L’important est d’aider son prochain qui erre comme nous dans la tempête sur son raffiot de bois.Musicalement l’album est teinté d’un rock tranquille qui rappelle les ballades du premier The Songs Of Leonard Colwn que Columbia déjà parrain de Billie Holliday et de Bob Dylan sortait en 1967, auxquelles on aurait ajouté un rythme répétitif plus contemporain et des instruments électriques — Cohen travaille d’abord avec un ensemble de synthétiseurs avant d’enregistrer avec les musiciens et les choeurs.Et pour ceux qui regretteraient les premiers microsillons à la guitare, Cohen répond qu’il s’en souvient comme de «débuts» avec tout ce que cela signifie.Pour The Future, Cohen a travaillé avec l’actrice Rebecca de Mor-nay, la ravissante poule de luxe pour jeunes boutoneux de Risky Business, qu’il a connu à Paris il y a plusieurs années.Rebecca qui, selon l’auteur dont la réputation d’homme qui aime les femmes n’est plus à faire, a une excellente oreille, a arrangé, produit et même chanté sur Wai-ting For The Miracle.Alors ne chercher pas midi à quatorze heures dans les explications de Leonard Cohen, l’auteur vit, poussé par un vent qu’il ne comprend pas toujours lui-même et qui le rend parfois difficile à suivre même s’il fait des efforts particuliers pour préserver les siens.Il semble en marge d’un monde dont il refuse verbalement le quotidien sans toutefois s’engager dans des actions concrètes qui endigueraient l’évolution actuelle.Il dénonce les politiciens mais leur laisse les mains libres pour régler les situations.En poète, en artiste, il pointe du doigt l’invraisemblance, le tumulte et la douleur pour mieux leur supplanter l’amour et le respect.The Future nous laisse entrevoir des mauvais jours et comme le rappelle Cohen qui n’en perd pas pour autant sa bonne humeur, pour l’instant, on a de la chance parce que ça devrait être bien pire! AU THÉÂTRE ST-DENIS Dès le 2 mars Ci è\ litre Ht ' CEfZZSJBern » I 1594 rue St-Denis fc H Renseignements: 849-4211 Achats par carte de crédit: 790-1111 ri vente aux comptoirs 770Cgf///ld 1 Théâtre St-Denis 12h à 21 h i< journalM AIL 1er décembre: Laliberté Lanctôt Coopers & Lybrand BILLETS: ‘>.25$ 19,25$ 27.00$ 37.50$ En collaboration avec: cft> Place des Arts présente LES CAUSERIES OSM Lundi 30 novembre et mardi 1er décembre à 18b30 Hall central de la Place des Arts INVITÉS CETTE SEMAINE: Ivvan Edwards directeur du Choeur de l’OSM Patrick Schupp Annotateur des programmes de l'OSM LES CONCERTS GALA Robert Shaw, chef Henriette Schellenberg, soprano Martha Hart, mezzo-soprano Karl Dent, ténor Clayton Brainerd, baryton Le Choeur de l'OSM, Iwan Edwards, di Lundi 30 novembre et mardi 1er décembre, 20h00 BEETHOVEN: Missa solcmnis LES MATINS SYMPHONIQUES MÉTRO Richard Hoenich, chef John Zirbel, cor Mardi 1er décembre, 10H30 ALFVEN: Rhapsodic suédoise no 1 STRAUSS, R.: Concerto pour cor no 1.opus 11 GRIEG: Suite Holberg, opus 40 SIBELIUS: Finlandia, opus 26 BILLETS: 15,08$ (Iaxis incluses) SALLE WILFRID-PELLETIER I N VENTE À 1 ( ISM 842-9951 ET AUX GUICHETS DE LA PLACE DES ARTS: 842-2112 (taxes cl redevance Place des Ans en sus) Il n’y a plus rien Texte et mise en scène de Robert Gravel.Scénographie de Jean Bard.Costumes de Claire Geoffrion.Eclairage et régie de Sylvie Mprissette.Avec Daniel Brière, Violette Chauveau, Diane Dubeau, Frank Fontaine, Robert Gravel, Jacques L’Heureux, Eric Loiseau, Alexis Martin, Pascale Montpetit, Dominique Normand, Robert J.A.Paquette, Patricia Perez, Marie-Cnantale Perron, Marc-André Piché, Luc Proulx, Luc Senay et Stéphane Théoret.Une production du Nouveau Théâtre Expérimental.Présentée à l’Espace Libre jusqu’au 5 décembre.théâtre du nouveau monde Mardi 24 et mercredi 25 novembre, 20h00 NIELSEN: Maskarade, ouverture GRIEG: Concerto pour piano, opus 16 GRIEG: Suite Holberg, opus 40 ALFVEN: Rhapsodie suédoise no I SIBELIUS: Finlandia, opus 26 Co-commanditaire: tSucctuion Q.cAt BILLETS: 9.25$ 19,25$ 26,00$ 35,50$ Gilbert David -ill PÉRIODIQUEMENT, le théâtre est ¦traversé par le désir de faire «tout» voir, sans autocensure, en feignant d’abandonner toute médiation et en s’efforçant de parvenir à une cruelle transparence.De la «tranche de vie» naturaliste à l’hyperréalisme postmoderne, il y a eu cependant un changement notable d’attitude dont témoigne l’actuelle production du Nouveau Théâtre Expérimental : Il n’y a plus rien.On pourrait qualifier cela de stratégie exhibitionniste, entre kitsch et absurde, tant il paraît clair ici que Rapproche scénique n’entend épargner au public aucun élément scabreux, impudique, ordurier, tout en le confrontant brutalement à la vacuité dérisoire des comportements de ses congénères.En dressant le tableau sans ménagement d’une trop certaine bêtise humaine, 11 n’y a plus rien s’installe donc délibérément dans le freak show et n’hésite pas à jeter en pâture aux spectateurs sa viande crue, parfois même avariée, d’une manière terriblement cynique.Devant ce spectacle écrit et mis en scène par Robert Gravel, le public n’a en effet d’autre choix que de se faire voyeur, car il est bel et bien mis en présence d’un de ces «mou-roi rs» aseptisés où la société québécoise abandonne ses vieillards une fois qu’ils ne sont plus jugés «fonctionnels».Le décor impressionnant de Jean Bard ne néglige aucun dé- .tail pour camper ce lieu sans âme, divisé en son centre par un large corridor, le long duquel sont distribués les chambres des «bénéficiaires», et qui aboutit à l’avant-plan sur la chambre de deux grabataires, à gauche, et sur le poste des infirmiers, à droite.C’est le temps des Fêtes à l’hôpital Saint-Jacques-de-la-Providence.Mais rien, sinon peut-être l’arbre de rince travesti {ou L'ILLUSTRE AVENTURIER} LES CONCERTS AIR CANADA Richard Hoenich, chef Stewart Goodyear, piano AirCanada PHOTO MARIO VIBOUX Un comédien vedette de téléromans, vient faire sa b.a.annuelle en gratifiant de sa présence les fantômes d'humanité qui peuplent l’hôpital.Noël artificiel qu’on y allume en cette fin de journée, ne semble présager un climat propice aux réjouissances, qui changerait la routine du petit monde que le hasard y a rassemblé.Dans la chambre double où sont voisines une religieuse atteinte de sclérose en plaque et à la voix éteinte ainsi que Mme Caron, une diabétique privée d’une jambe mais encore portée sur la «chose», la «petite vie», ou ce qui en reste, suit son cours.Ailleurs dans l’hôpital, des êtres diminués, l’un sur une civière, l’autre en chaise roulante, d’autres encore aux prises avec leur confusion, leur maladie de Parkinson ou leur incontinence, hanteront le corridor ou la salle commune — dont le téléviseur n’arrive à donner des images que sur le tard, au grand dam d’un bénéficiaire qui a bien du mal à se faire écouter.Les employés, eux, entre deux visites expéditives aux malades, passent le temps comme ils peuvent.Gaby, l’infirmier, ne cache pas son homosexualité petite-bourgeoise en se limant ostensiblement les ongles ou en plongeant goulûment dans un magazine érotique, pendant que la jolie réceptionniste d’origine mexicaine se complaît dans ses conversations téléphoniques privées en espagnol.De son côté, l’homme de ménage, un butor de la pire espèce, vaque à ses affaires et s’amuse ponctuellement à étriver les patients et les in- firmiers de ses remarques grossières.Ce tableau d’une affligeante médiocrité sera bientôt secoué par l’arrivée de divers visiteurs.Il y a d’abord le libraire Théo, le frère de la religieuse alitée, qui ne trouvera pas mieux que de lire à haute voix des avis de décès de religieux à sa pauvre soeur sans défense.Arrivent ensuite en deux temps des visiteurs pour l’ineffable Mme Caron : un trio composé de son neveu Dédé, flan-ué de sa pet.ite amie qui est étu-iante à l’École nationale de Théâtre, et d’un ami, revendeur de marijuana, puis un couple inénarrable dans lequel l’imperturbable Monique, nièce de la diabétique, traîne comme une mauvaise ombre son hurluberlu de mari, Yvan, un cure-dent en permanence entre les dents.Finalement, une fête communautaire se met en branle quand se pointe un visiteur de marque, Sammy Benjamin, un comédien, vedette de téléromans, qui vient faire sa b.a.annuelle en gratifiant de sa présence les fantômes d’humanité qui peuplent l’hôpital.Je ne raconterai pas par le menu tout ce qui se passe à l’occasion de cette visite, mais le spectacle connaît là un sommet de drôlerie acide, avant de s’achever sur une note sinistre, d’une dureté dévastatrice.Dans la veine «bête et méchante» que Robert Gravel a inaugurée avec Durocher le milliardaire et poursuivie avec L'homme qui n'avait plus d'amis, Il n’y a plus rien, dernière pièce de ce qu’il nomme La Tragédie de l’Homme, constitue une proposition très convaincante, grinçante à souhait.On aimera ou on détestera le résultat du parti pris par lequel l’auteur et metteur en scène s’at- taque à un univers pathétique que le respect humain empêche d’habitude de montrer dans toute sa violente crudité.Véritable condensé de toutes les quétaineries en usage dans notre Belle Province, et des pe-tites et grandes faiblesses de la condition humaine, le spectacle du Nouveau Théâtre Expérimental dresse un constat qui a la froideur du scalpel et la ferveur joyeuse d’un observateur impitoyable.Pour les bons sentiments, on repassera! Tous les comédiens se montrent d’habiles complices de cette plongée dans les gouffres d’un monde saisi en pleine déliquescence — une rareté dans les productions qui comptent, comme celle-ci, dix-sept acteurs, tous bien distribués.Je m’en voudrais de ne pas mentionner au moins Violette Chauveau, en religieuse prostrée et quasi aphone, Pascale Montpetit, en entreprenante et imprévisible Mme Caron, Jacques L’Heureux, en infirmier subtilement efféminé, Luc Senay, qui compose pn vieillard troublant de vérité, Éric Loiseau en homme de ménage patibulaire et Diane Dubeau, dans le rôle d’une vieille égarée à qui revient le privilège de créer l’unique moment de tendresse dans cet univers déshumanisé.La mise en scène de Robert Gravel, qui a vu à orchester minutieusement tous les déplacements et les nombreuses scènes simultanées de ce théâtre du quotidien, poussé dans ses extrêmes jusqu’au grotesque, figure sans peine parmi les grandes réussites de cette saison.Et l’Espace Libre n’a jamais si bien porté son nom ! Une seule réserve, peut-être : bonnes âmes, s’abstenir.SL N'Y A PLUS RIEN texte et mise en scène ROBERT GRAVEL avec DANIEL BRIÈRE, VIOLETTE CHAUVEAU, DIANE DUBEAU, FRANK FONTAINE, ROBERT GRAVEL, JACQUES L'HEUREUX, ÉRIC LOISEAU, ALEXIS MARTIN, PASCALE MONTPETIT, DOMINIQUE NORMAND, ROBERT J.A.PAQUETTE, PATRICIA PEREZ, MARIE-CHANTAL PERRON, MARC-ANDRÉ PICHÉ, LUC PROULX, LUC SENAY, STÉPHANE THÉORET scénographie JEAN BARD costumes CLAIRE GEOFFRION éclairage et régie SYLVIE MORISSETTE 17N0V.AU 5 DÉC.13 représentations seulement du mardi au samedi 20H30 - 15$ RÉSERVATIONS: 521-4191 espace libre lia 1945 Fullum Montréal une production du Nouveau Théâtre Expérimental Faire recaler les front lires th éâ I ta les jusqu’où l'Homme n'a jamais mis le pied (!) F \ C-6 I Le Devoir, samedi 21 novembre 1992 mm* mSSS fmm, Ü» i&0 et je traînais partout des cassettes distillant les chansons qui avaient fait le palmarès CJMS pendant le Summer Of Love.Il est vrai que j’étais un peu désoeuvré, cet été-là.Alors, pour remplir le vide, j’avais choisi une époque dans laquelle baigner, un peu comme on choisit un vêtement.Quand le présent ne convient pas, le passé est en solde au rayon du prêt-à-porter.Les albums de Lenny Kravitz donnent l’impression d’avoir été enregistrés autour de 1970.Pour l’album de Vanessa, il s’est dépassé.L’intro de clavecin de Sunday Mondays, les passages de sitar électrique Coral dans Your Love Has Got A Handle On My Mind, les sonorités feutrées et légèrement distorsionnées du piano électrique Wurlitzer dans Natural High, le mellotron juste à côté du ton dans Silver and Gold, la grossière imitation de cordes du Arp strings ensemble — un petit clavier à la mode au début des années 70 — dans The Future Song, tout y est.L’illusion est parfaite.Les styles abordés, l’instrumentation, la prise de son, les mélodies, les arrangements, rien ne détonne.On s’y croirait, et c’est là toute la beauté d’un fantasme qui n’a rien de nostalgique.Lenny et Vanessa ne cherchent pas à revivre l’époque, puisqu’ils ne peuvent pas s’en souvenir.Faute de l’avoir vécue, ils s’en créent un fac-similé, qui leur tient lieu de présent.S O N A pour les musiques invisibles La rentrée s’active Lancement fin-novembre On se contenterait de les regarder batifoler dans leur fiction comme des bêtes curieuses si les chansons n’étaient pas aussi remarquables.Silver And Gold et Sunday Mondays, pour ne nommer que celles-là, sont de pures merveilles, toutes époques confondues.Kravitz est avant tout un brillant mélodiste, formé à l’école Lennon-McCartney, capable de se fondre à de vieux moules sans y perdre son identité.Il propose de nouvelles anciennes enansons, qui ressemblent à des dizaines d’autres mais jamais à une seule.Il y a bien du Monkberry Moon Delight (une chanson de McCartney sur l’album Ram de 1971) dans Natural High, il y a bien quelque chose du Spill The Wine d’Eric Burdon & War dans Paradis (la chanson, pas la chanteuse), mais en filigrane, parmi bien d’autres influences.Kravitz est une éponge qui a si bien imbibé les musiques de la fin des années 60 quelles circulent et transpirent, indifférenciées, parfaitement intégrées, dans tout ce qu’il écrit, arrange et joue.Et Vanessa, dans tout ça?Elle chante, et fort bien, avec sa voix toute mince qui ne s’est pas élargie, mais qui a nettement gagné en justesse et en nuance.Surtout, elle se prête au jeu du time warp avec le même abandon que Kravitz.Ses inflexions sont d’époque, son look sur les photos du livret tout autant.En fait, elle est à Kravitz ce ue Ronnie Spector était au légen-aire producteur Phil Spector: la voix qui donne corps et âme à son projet.Spector avait écrit Be My Baby pour sa Ronnie.Kravitz a écrit Be My Baby pour sa Vanessa.Les chansons sont différentes, mais l’intention est la même.L’album donne l’impression d’avoir été enregistré autour de 1970 AOMQ CHANTS LIBRES THIBAULT/DUBOIS Ne blâmez jamais les Bédouins Pauline Valllancourt, soprano solo Association des organismes musicaux du Québec EN COLLABORATION AVEC LE DEVOIR ET COOPÉRATIVI {"LIS NUAGES" Le concert sera suivi d’une réception au cours de laquelle Judith Forst et Joseph Rouleau seront reçut au Panthéon canadien de l’art lyrique.Réservez dès maintenant vos billéts-bénéfice en téléphonant au (514) 985-2222.Le billet, au coût de 80 $, inclut le billet de concert et le cocktail à la Rotonde du Musée d'art contemporain.Prix de présence : Deux billets d’avion, en classe hospitalité, à destination de votre choix sur les vols d’Air Canada L’ENSEMBLE ARION Concert de musique ancienne aux instruments d’époque LES PLAISIRS DU PARNASSE Oeuvres de Couperin, Charpentier, Hotteterre, de La Barre Vendredi 27 et samedi 28 novembre, 20h Salle Redpath de l’Université McGill Billets : 18$ et 12$ Billetterie Articulée : 844-2172 Une coproduction de Radio-Canada MF PRO MUSIC A LE QUATUOR EMERSON Oeuvres de Mozart, Chostakovitch et Sibelius Lundi 30 novembre, 20h, salle Maisonneuve de la Place des Arts Billets.20S, 15$ (ét.10$) taxes incl.plus frais redevance PDA Pro Musica : 845-0532 Place des Arts : 842-2112 Avec la collaboration de Bf.i.l et Tk.ikui.Ohk LE QUATUOR MORENCY ET SES INVITÉS LOUIS-PHILIPPE PELLETIER, pianiste Haydn : Quatuor opus 76 no 3 «l’Empereur» Borodine : Quatuor no 2 en ré majeur Brahms : Quintette en fa mineur opus 34 Jeudi 3 décembre, 20h Salle Redpath, Université McGill Billetterie Articulée : 844-2172 QUÉBEC-FRANCE À LA SMCQ La France, de l'ironie jusqu'aux nuances infinitésimales.Un concert à la mémoire d’Olivier Messiaen.GRISEY • FERRARI.MESSIAEN et une création de SERGE PROVOST Jeudi 10 décembre, 20h Salle Pierre-Mercure Billets: 19S et 11,50S Réservations: 844-2172 SOCIÉTÉ PHILHARMONIQUE DE MONTRÉAL CONCERT EN FÊTE - 350 PARTICIPANTS Honegger: Une Cantate de Noël Ravel : Pavane pour une infante défunte Brahms : Symphonie no 2 en ré, op.73 Interprètes: Grégoire Legendre, baryton, Pierre Grandmaison, orgue, choeurs d'enfants (École le Plateau et les Écoliers) et Choeur de l'UQAM Direction : Bertrand de Billy (Paris), chef invité Vendredi 11 décembre, 20h, église St-Jean-Baptiste Billets 20$, en vente à la Place des Arts et au réseau Admission 790-1245 SONARt & empreintes DIGITALes À PRIX RÉDUIT EN NOVEMBRE CHEZ LES DISQUAIRES AUDACIEUX L'OPERA LJMONTREAL' DE Bernard Uzan Directeur général et artistique et BANQUE NATIONALE présentent ICAPULETIEIMONTECCHI BELLINI (Version concert en italien avec surtitres français et anglais) L'histoire de Roméo et Juliette telle que Bellini l'a conçue.Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Le 4 décembre 1992 à 20 h Romeo Judith Forst Giulietta Hélène Fortin L’Orchestre Métropolitain Billets à 10, 15 $, 20 $, 40 $ et 50 $ en vente à la Place des Arts : (514) 842-21 12.à l’Opéra de Montréal : (514) 985-2258 et aux comptoirs Admission : (514) 790-1245 ou 1 800 361- 4595 LE PANTHÉON CANADIEN DE L'ART LYRIQUE SOCIÉTÉ PHILHARMONIQUE DE MONTRÉAL Concert hommage à Pierre Péladeau par la Fondation de l'UQAM Beethoven: Consécration de la maison, Concerto no 1 pour piano Dvorak : Te Deum Solistes : Pierre Jasmin, piano, Colette Boky, soprano, Joseph Rouleau, basse, Choeur de l'UQAM Direction : Miklos Takacs Lundi 23 novembre, 20h Billets en vente au guichet : Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est Renseignements : 844-2172 L ’ A C R E Q présente le 2e concert de la série «CLAIR DE TERRE IV» Oeuvres électroacoustiques sur bandes, dans un programme intitulé «Paroles gelées / sons donnés», carte blanche à Rober Racine Mardi 24 novembre, 20h, Planétarium Dow, prix d'entrée 8$, renseignements : (514) 849-9534 Rencontre fertile entre une éponge et une jolie voix Sylvain Cormier LE NOUVEL ALBUM de Vanessa Paradis, le troisième de sa courte carrière et son premier en anglais, n’est pas un album de Vanessa Paradis.Ça n’existe pas, un album de Vanessa Paradis.Son premier, en 1987, celui de Joe le taxi, était l’affaire de Frank Langolfif, qui écrivait toutes le musiques et supervisait l’opération.Pour le deuxième, l’opportuniste Serge Gainsbourg s’était pointé avec ses textes taillés sur mesure pour la nouvelle Lolita.Avec Langolff toujours dans le décor, il y avait eu des frictions.Deux Pygmalion pour une même nymphette?Im- Eossible.Depuis, Gainsbarre s’est arré, et Langolff a été supplanté Ear un nouveau Pygmalion, plus eau, infiniment plus cool, un Pygmalion américain qui est aussi une rock-star et qui s’appelle Lenny Kravitz.Le troisième album de Vanessa Paradis est un album de Lenny Kravitz sur lequel Vanessa Paradis chante.C’est aussi, en toute subjectivité, le meilleur album de l’année.De l’année 1970, s’entend.Comprenons-nous bien.Cet album est tout neuf.Il vient d’être enregistré, et Vanessa Paradis n’était pas née en 1970.Mais Kravitz dispose d’une machine à voyager dans le temps, bloquée en 1970 (ou enfin quelque part entre 1968 et 1972) et il a entraîné Vanessa Paradis dans son chronogyre.Kravitz, lui, ça fait déjà un bail qu’il vit à plein temps en 1970.Je le comprends tellement.Moi, entre autres lost week-ends, j’ai passé l’été 1986 en 1967.Je lisais les journaux et les revues de l’époque, des Photo-Vedettes, des Salut les copains et des Paris- Vanessa Paradis Match, je regardais toutes les nuits un épisode des Agents très spéciaux, LA VITRINE DU DISQUE Sur la scène du crime à Gilbert Rozon, fan numéro un, manager de Trenet et directeur an-tistique de l’album, de n’avoir pas fait porter au grand Charles de nouveaux chapeaux.Grand orchestre, arrangements sobres, voix très en avant dans le mixage, il a laissé Trenet faire du Trenet.Et Trenet sait encore faire.Le verbe est joyeux, vif, imaginatif, le vocabulaire et la culture sans bornes, le propos forcément nostalgique (Nous, oh rêvait, American Souvenirs, En souvenir de toi ) mais si joliment tourné qu’ici et là, la tête m’en tourne, su-tout quand il réinvente La chanson de Roland dans Le cor : «J’aime ln son du cor / J’aime le corps du son /, J’aime le sort du con le soir au fond de moi».Trenet nous enterrera tous.1H I Eddy Mitchell Master Série Polydor (PolyGram) FAUTE DE PLACE, je n’ai pu, la semaine dernière, dans mon survol de la Master Série de PolyGram; vous témoigner mon affection pour, la récente compilation consacrée au rocker/crooner français Eddy Mit» chell, qui ne vaut pas la définitive et très onéreuse intégrale Tout Eddy* mais rameute néanmoins les plus heureuses - et les moins prétentieuses - tentatives de country-blues-rock jamais osées danâ l’Hexagone: Sur la route de Mem-, phis , le savoureux Lèche-botte, blues, Comme quand j’étais môme,, La dernière séance.Entre Nashville et Belleville, Eddy mène avec aisance et bonhommie depuis le début des années 70 une seconde carrière de country gentleman à la française, ce qui n’est pas rien quand on a d’abord été une idole yé-yé avec les Chaussettes Noires.Deux décennies d’amuse-gueules du plus sympatique cowboy cinéphile de la planète rassemblées en un compact essentiel.La pièce maîtresse de la Master Série.— Sylvain Cormier il i Corsica Petru Guelfucci BMG-Québec AU RISQUE DE me mettre toute l’équipe de CBF-Bonjour à dos, et envers et contre tous, je ne me pâme pas en écoutant la nouvelle coqueluche corse Petru Guelfucci qui sort un premier album chez BMG-Québec.Toutes les couleurs de Elle de beauté y sont interprétées, de l’exode de ses habitants vers le continent aux voix de la Mère nature.Jusqu’à l’histoire de la brave Catalinetta qui croule sous le charme de ses jambes arquées, de ses genoux cagneux et de ses cheveux filasses.«Elle te plaît, ma soeur?» En fait, si la langue corse apparaît ici dans toute son originalité, subtil mélange franco-italien, je défie quiconque de trier corse de basque ou de toute autre langue locale à consonance latine.La diffé-, rence s’affirme alors dans la ma-, sique qui manque quelque peu de personnalité sur l’album de Guol-fucci.La voix chaude, profonde et bêëêêlante du chanteur, les échos do mandoline, les choeurs polyphoniques, la guitare, tout s’inscrit dans ce que l’on est en droit d’attendre en provenance de Pile napoléonienne.L’ensemble est raffiné, en porte-à-faux avec la rudesse des montagnes et l’odeur du fromage de brebis.Pour touristes seule-i ment! f >11 — Pascale Pontoreau Killer Joe Scene Of The Crime Killer Joe Featuring E Street’s Max Weinberg Hard Ticket (BMG) LORSQUE BRUCE Springsteen, à la fin de 1989, signifia à ses vieux comparses du E Street Band, les musiciens chevronnés qui l’appuyaient depuis le début des années 70, que leurs services n’étaient plus requis, certains l’ont mal pris, d’autres ont accueilli le licenciement avec philosophie.Tôt ou tard, il fallait bien que le Boss coupe le cordon musical et quitte son New Jersey natal pour aller vivre sa vie et fonder une vraie famille, avec femme, enfants et clébard, sous des deux meilleurs.Max Weinberg, le batteur marteau-piqueur du E Street, n’était pas le plus dépouvu.Il avait déjà un autre groupe qui se réchauffait le bras dans l’enclos des lanceurs: Killer Joe.Killer Joe pour Killer Joe Delia, un claviériste maître ès Hammond B-3 avec lequel Max écume les coupe-gorge et les bouges du New Jersey depuis vingt ans, en marge de son travail derrière Springsteen.Scene Of The Crime est leur témoin à charge, un album débordant de rock’n’roll, de r’n’b, de swing, de shuffle, de cocktail lounge jazz, comme il ne s’en joue qu’au New Jersey, avec plus de couilles, de joie de vivre et d’intensité qu’ailleurs parce que le quotidien y est d’autant plus moche.Au menu, quelques originaux enlevants (surtout Sharks In The Water), beaucoup de classiques dépoussiérés It’s All Right des Kinks, Down In Mexico des Coasters, l’increvable Peter Gunn ), ainsi que deux superbes cadeaux d’adieu de Bruce, Club Soul City et la grandiose Summer On Signal Hill , une sorte d’hymne au New Jersey sur lequel tous les amis de Max ont voulu laisser leur trace: Little Steven, Jon Bon Jovi, Branford Marsalis, Bentmont Tench, et même les Beach Boys.Comme antidépressif, c’est radical.Charles Trenet Mon coeur s’envole Production Films Rozon (WEA) SÉNILE, LE FOU chantant, à l’aube de ses 80 printemps (qu’il célébrera le 18 mai prochain)?Derniers hoquets d’une légende vivante traînée dans les studios pendant qu’elle est encore vivante?Nenni.Charles Trenet, la première grande vedette de la chanson populaire française, qui a créé de toutes pièces il y a plus d’un demi-siècle le concept d’auteur-compositeur-inter-prète et qui a sorti à lui tout seul la chanson de son rôle d’appoint au music-hall pour lui offrir des récitals, est frais comme une rose.En treize nouvelles chansons, il signe treize ajouts notables à une intégrale qui n’on finit plus d’intégrer.Cet album n’est pas un miracle, mais la continuité d’une oeuvre.On sait gré ffi empreintes DIGITAL^ ?La rentrée continue l'électro, une musique qui dure T fin novembre DENIS SM ALLEY cel hiver ANNETTE VANDE CORNE SERGE ARCURI WENDEBARTLEY CILLES COBEIL MARIO RODRIGUE ROXANNE TURCOTTE ? Le Devoir, samedi 21 novembre 1992 ¦ C-7 le cahier du DISQUES CLASSIQUES JAZZ Gounod dans toute sa rigueur Le saxo au ras du bitume Roméo et Juliette Opéra de Charles (gc)Gounod.(xg) livret de Barbier et Carré d'après la tragédie dé Shakespeare, Orchestre National du Capitole de Toulouse et les choeurs, dir.Michel Plasson, distribution: Alfredo Kraus (Roméo), Catherine Malfitano (Juliette), José Van Dam (frère Laurent).Gino Quilico (Mercutio), Gabriel Bacquier (Çapulet).EMI 7473658, enregistré en 1983, coffret de trois disques.Carol Bergeron ne À CE QU IL PARAÎT, Roméo et Juliette de Gounod n’intéresse pas tel-lementlçs grandes maisons de disques.À part quelques rares enregistrements pirates (dont un dirigé par Anton Guadagno, avec le ténor Franco Corelli — à Philadelphie, en 1964), seule la version dirigée par Michel Plasson demeure disponible chez nos disquaires.Mais dans un premier temps, puisque les versions discographiques anciennes ne sont pas nombreuses, pourquoi ne les rééditerait-on pas en laser?Par curiosité, il en existe une de 1912, la première selon Jean-Louis Dutronc qui les a recensées; préservée sur vinyle par Rococo, elle occupait, à l’origine, 54 faces de 78 tours.La firme Decca pourrait remettre à son catalogue son édition microsillon de 1953 dans laquelle le chef italien Alberto Ere-do dirige les Choeurs et l’Orchestre de l’Opéra de Paris ainsi qu’un plateau formé Raoul Jobin, en Roméo, Janine Michaud, en Juliette, Pierre Mollet, en Mercucio, Heinz Rehfuss, en Frère Laurent.'' En stéréophonie, EMI possède également un studio de 1968 avec Franco Corelli (Roméo) et Mirella FYeni (Juliette), les forces chorales et orchestrales de l’Opéra de Paris étant sous la conduite d’Alain Lombard.Des trois pirates dont Dutronc fait mention, retenons celui de 1947, apparemment une belle réussite du Metropolitan Opera de New-York qui avait confié la direction à Emil Cooper et les rôles titu-laires à Jussi Bjorling et Bidu Sayao.Entre sa création, au Théâtre-Lyrique impérial de Paris, le 27 avril 1867, sa présentation à l’Opéra-Co-mique, en 1873, et son accession au Palais-Garnier, en 1888, l’ouvrage a subi plusieurs modifications — apportées ou consenties par le compositeur lui-même.On parle souvent du fameux Ballet (publié séparément) que Gounod fut contraint d’ajouter à la fin du quatrième acte pour se plier aux exigences de l’Opéra de Paris, mais il y a beaucoup plus.Ne se référerait-on qu’aux seules versions publiées ou exécutées du vivant du compositeur, qu’il faudrait en consulter cinq.Les représentations modernes s’appuient sur la dernière, celle de 1888.Cela dit, chefs d’orchestre et metteurs en scène ne se privent pas d’intervenir dans la partition, supprimant ceci ou rétablissant cela, ici uh Air ou un Choeur, là quelques mesures ou une scène entière.A l’occasion de la production de septembre 1986 de l’Opéra de Montréal -«• production qui sera à nouveau à l’affiche, dès ce soir — le metteur en scène Bernard Uzan avait coupé, au quatrième acte, la scène du Cortège nuptial qu’il trouvait «peu convaincante et dramatiquement nulle».Il avait laissé de côté l’inutile ballet de 1888, puis réintroduit la Scène et l'air de Juliette du quatrième acte • destinés aux premières représentations de 1867) que son épouse, Diana Soviero, tenait à chanter.Au disque, comme à la scène, non seulement exclue-t-on cet Air, PHOTO ARCHIVES Gino Quilico interprète le rôle de Mercurio dans cette version EMI.n^is encore le Cortège nuptial, VEpithalame et la courte scène entre le Frère Laurent et le Frère Jean.Etabli en 1982 par Joël-Marie Fauquet et reproduit dans Y Avant-scène Opéra, un tableau comparatif des quatre dernières versions de Roméo et Juliette la première édition n’avait pas encore été retrouvée — montre clairement que les troisième et quatrième actes les plus retravaillés.Reste donc à savoir, pour peu que cela soit souhaitable, si l’on sera jamais capable de rendre Roméo dans toute son intégralité?Dans l’état actuel des choses, la lecture la plus complète qui soit accessible demeure celle de Plasson.Cette enregistrement remet donc en cause tous les autres et aussi certains ouvrages qui pourraient servir de guide: je pense notamment au 41e dossier de XAvant-scène Opéra qui appuie son analyse sur l’état ultime (1888) de la partition; 10 ans après sa parution de ce précieux document, une révision s’imposerait qui remettrait les pendules à l’heure juste.Par contre la revue montréalaise Invitation à l’Opéra, dans son numéro consacré à l’ouvrage de Gounod, reproduit, à quelques détails près le livret qui accompagne le çoffret EMI.A l’exception de la basse Jean-Jacques Doumène (le duc de Vérone) dont les quelques interventions font entendre de pénibles aigus décolorés, la distribution de Michel Plasson ne rassemble que de fort belles voix: un Alfredo IG-aus à son meilleur, une Catherine Malfitano rayonnante, un Gino Quilico superbe, un José Van Dam et un Gabriel Bacquier formidables.Dommage seulement que la prononciation du français ne soit pas parfaitement maîtrisée par l’Américaine Malfitano et l’Espagnol Kraus.On sait que Gounod était plutôt satisfait de la progression dramatique de son opéra: «le premier acte finit brillant; le deuxième, tendre et rêveur; le troisième, animé et large, avec les duels et la sentence d’exil de Roméo; le quatrième, dramatique, et le cinquième, tragique».La trame tonale (le choix et l’enchaînement des tonalités) fut également pour lui l’objet d’un souci constant.Ce n’est donc pas par hasard que l’invocation de Roméo (deuxième acte) Ah lève-toi, soleil fut écrite en «si majeur», «ton» très éloigné du «fa majeur» choisi pour exprimer le nocturne duo d’amour entre les deux adolescents.Trop aigu pour la plupart des ténors, l’Air est généralement chanté plus bas.Cette pratique n’est cepen- M___________ > .louise forestier vingt personnages en quête d'une chanteuse conception et mise en scène lue plamondon mardi au vendredi 20h, samedi I6h30 et 21 h, relâche les dimanches et lundis Ofefxmamari Ovétoc O CMC 73 AM Une co-production (fi/flhli .et jRMKH Société de la Place des Arts e Içfk Théâtre du Café de la Place Reservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Place des Arts Redevance de 1$ (+T.P.S.) sur tout billet de plus de 10 S.Demandez Brigitte Cloutier requiert un esjg dans votre conseillère publicitaire au 985-3399 ou 1-800-363-0305 Section «Arts et Spectacles» dant pas récente puisque Gounod lui-même s’en montra agacé dans une lettre qu’il écrivit à son collègue Georges Bizet: «mais enfin, dans ce siècle où la «tonalité» est indifférente, «si bémol» est aussi bon qu’«ut».Or, sans doute convient-il de souligner qu’Alfredo Kraus s’en ici tient rigoureusement à la «tonalité» de la partition — ce qui ne fut pas le cas notamment d’un Raoul Jobin qui le transposa en «si bémol».Pour sa part, Plasson traite ce délicat problème avec beaucoup de soin; il n’admet, m’a-t-il semblé, qu’une seule dérogation à Catherine Malfitano pour son Ariette «Ah! je veux vivre» qu’elle chante un «ton» plus bas pour en faciliter les aigus.Louangée par la critique internationale, cette version discographique s’impose par la rigueur et la qualité de son interprétation.Serge Truffaut C’EST LA SEMAINE des petits maîtres.Des chauffeurs de taxis et des postiers.Des magasiniers et des charpentiers.C’est la semaine des saxos qui prenaient possession des scènes périphériques une fois la marmaille envoyée au lit la panse pleine.C’est la journée de Roger Hill dit Buck Hill qui, maintenant que sa progéniture a pris la poudre d'escampette, peut répondre à l’appel des vieux pays où de braves personnes affectionnent tellement son jeu hétéroclite qu’ils ont décidé de l’enregistrer.Là-bas, soit ce qu’on appelle géographiquement la Hollande, une station radiophonique basée à La-ren a décidé de tenir un conclave saxophoniste.Ils ont invité Buck, mais également Von Freeman, le papa de Chico, et Teddy Edwards, l’homme qui s’est auto-proclamé premier saxo ténor bebop de l’Histoire.Ils ont convoqué Teddy et Von pour mieux distinguer le troisième zigoto.Qu’on ne se trompe pas, le héros de cette aventure musicale à la sauce hollandaise c’est bel et bien Buck Hill, gentilhomme né le 13 février 1927 à Washington.Longtemps il a été postier.Aujourd’hui, il est seulement saxopho-nite.Il est un continuateur du style conçu et imprimé par Dexter Gordon et Warded Gray.C’est dire que notre homme affectionne le jeu coulant, le son richement timbré, soit le genre indépendant.En compagnie de Edwards et de Freeman, sans oublier le pianiste Rein De Graaff qui, dans le jour, est administrateur d’une entreprise d’équipements électroniques, Buck Hill a déployé sa franche sonorité sur ces morceaux de bravoure que sont les standards.Lesquels?Perdido, Olds Folks, Out of Nowhere, Lo-verman, How High The Moon couplé à Ornithology, I Can’t Get Started et Red Top.En tout, il y en a pour 63 minutes et 10 secondes.LE PLUS BEAU CADEAU DE NOËL KAREN KAIN : Les Arts du Maurier Ltée « CONCERT GALA» KAREN KAIN prima ballerina SERGE LAVOIE, premier danseur JANE COOP, piano ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre: ALEXANDER BROTT LUNDI, 8 FÉVRIER 1993,20 H Mozart, Mendelssohn, Shostakovich Billets: $ 20 — $ 25 — $ 30 en vente dès maintenant % % « •a cfb Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112 Frais tie service.Redevance de 1.25 S ( * taxes) sur tout billet de plus de 10 S.COMPAGNIE LYRIQUE DE CRÉATION CHANTS LIBRES Pauline Vaillancourt DIRECTRICE ARTISTIQUE PRÉSENTE CL LU LU Ballif-Tremblay CRÉATION MONDIALE musique : Claude Ballif livret : Renald Tiremblay mile en scène et décor : Joseph Saint-Gelais orchestre : Nouvel Ensemble Moderne direction musicale : Lorraine Vaillancourt solistes : Pauline Vaillancourt SOPRANO Renée Lapointe UC2Z0-I0PRAN0 David Doane lAirtos Michel Ducharme SAISI eipoiition du oiuyrii de Pierre Chénier Mnm-niim admission ; 25 $ Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau 300, rue de Maisonneuve Est Montréal RÉSERVATIONS BILLETERIE (514) 844-2172 En tout, on a droit à un album qui, s’il ne favorise pas la révolution ou la remise en question, a toutes les qualités ou vertus du jazz mi-moyen.Ce jazz qu’on aime bien écouter lorsqu’on ne sait pas exactement quoi écouter.Buck Hill, c’est la version prospère du jazz.Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter Tenor Conclave sur Timeless.Harold Ashby, on le connaît surtout pour avoir été saxophoniste ténor dans l’orchestre de Duke Ellington de 1968 à 1974.Depuis cette date on avait perdu le soliste de Aclit O'clock Rock.Depuis le décès de Edward Kennedy Ellington, le Ashby s’était replié.On le pensait à la retraite, alors qu’il bigeonnait son saxo, alors qu’il ciselait le son âpre qui l’a toujours caractérisé.Dix-huit ans après le départ d’Ellington, il nous propose le meilleur de lui-même.En janvier dernier, en compagnie du pianiste Horace Parian, du contrebassiste Wayne Dockery et du batteur Steve McRaven, il a enregistré, en Hollande , une série de thèmes écrits soit par John Green, Fats Waller, Jimmy McHugh et, Duke Ellington.Le titre de l’ensemble?On The Sunny Side of The Street sur étiquette Timeless.Tour à tour charmeur et généreux dans le son, mais jamais précis dans le discours, Ashby campe le personnage du vieux malin.11 commence toujours en douce.11 crée l’attente.11 suscite l’attente de la surprise révélée.Il joue volontairement bancal dans son intro.Il replace peu à peu les morceaux à la faveur du développement.Puis, c’est le bang.C’est l’envolée.Jamais lyrique.Jamais mièvre.Toujours «bluesée».Toujours au ras du bitume.Lew Tabackin est également un membre de la corporation regroupant les petits maîtres du saxo.Ses outils, c’est le ténor et c’est la flûte.Ses auteurs de prédilection?John Coltrane, Charlie Parker, Thelo-nious Monk et Duke Ellington.Ses morceaux choisis?Ruby My Dear et In A Walked Bud de \}onk, Isfahan et Lost In Meditation de Ellington, Perhaps de Parker et Wise One de Coltrane.Ses accompagnateurs?Des jeunes et nerveuses personnalités musicales, soit Benny Green aù piano, Peter Washington à la contrebasse et Lewis Nash.Bref, là rythmique est dynamique.Lui, Lew, est dur.Il est sévère.li« dynamisme des uns allié à la dureté de l’autre rappellent le Sonny Rollins des débuts.Soyons clair, son TU Be Seeing You, sur étiquettç Concord, arrive trop tard.C’est tout.QUATUOR MORENCY ET SES AMIS SAISON 92-93 BILLETTERIE ARTICULÉE 844-2172 SALLE REDPATH UNIVERSITÉ McGILL IEUD1 À 20H 3 DÉCEMBRE LOUIS-PHILIPPE PELLETIER HAYDN-BOROD1NE-BRAHMS 22 AVRIL BRUNO PASQUIER MOZART-PÉPIN-BRAHMS 13 MAL MARIE-DANIELLE PARENT WOLF-GOUGEON-DEBUSSY CADEAU T _ — M Hf jwfw* f IRRESISTIBLE A NOEL, FAITES CADEAU DU PHANTOM.THp PM À iVTfijV! fi-.l uitfï» a lli\l ' a %/{Vf ot ti»jwr urv/\ ,/,¦ A N I) K l \V I I O N I) \V I H II I U mit en u inc p.n II A K O I I) I* K I N «’ I REPRISE POUR UN TEMPS LIMITÉ! Hillets egalement en vente au guichet tie la * ntnnn nu u.ncrcuiDni: mm l’Lur C-8 ¦ Le Devoir, samedi 21 novembre 1992 CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d'insertion ou corrections doivent être adressées à l’attention de Chistiane Vaillant.ASTRE: 849-3456) — Home Alone 2 6 h 45.9 h, sam.dim 1 h.3 h 30.6 h 45.9 h.ven.sam dern.spect.11 h 15— Traces of Red ven.lun r mar 7 h 15, 9 h 20.sam.dim.1 h 10.3 h 15.5 h 15, 7 h 15.9 h 20.ven.sam.dern.spect.11 h 25— Bodyguard mer jeu.7 h 10.9 h 35— Dracula 7 h.9 h 25, sam.dim.1 h 10 3 h 40.7 h.9 h 25 ven.sam.dern.spect.11 h 45— Passenger 57 7 h, 8 h 50, mer.jeu.7 h., sam.dim 1 h.2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45— Traces of Red mer.jeu 9 h 20 BERRI : (849-3456) — Dracula 1 h 30, 4 h 15.7 h, 9 h 30.ven.sam.dern.spect.24 h — Baisers mortels à Palm Beach 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30.9 h 30, ven.sam.dern.spect.24 h.— Hero ven.au mar.1 h 45, 4 h, 7 h, 9 h 20.ven.sam.dern.spect.24 h — Le garde du corps mer.jeu.1 h 40.4 h 10.7 h 10.9 h 40— Toutes peines confondues 1 h 45.4 h.7 h 20, 9 h 35, ven.sam.dern.spect.24 h.— Can-dyman.spectre maléfique ven.au mar 1 h 40.3 h 40.5 h 40.7 h 40,9 n 30, mer.jeu.4 h 15, 9 h 20 ven.sam.dern.spect.24 h.— Héros mer jeu.1 h 50,7 h.BROSSARD : (849-3456) — Baisers mortels à Palm Beach 7 h, 9 h 20, sam.2 h, 7 h, 9 h 20.dim.2 h, 4 h 15, 7 h, 9 h 20— Passager 577 h 10, 9 h 25, sam.2 h, 7 h 10, 9 h 25, dim.2 h, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 25— Héros ven.lun.mar.7 h, 9 h 30, sam.2 h 15, 7 h, 9 h 30, dim.1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 30— Le garde du corps mer.jeu.7 h, 9 h 30.CARREFOUR LAVAL : (849-3456) — Héros 7 h, 9 h 30.sam.dim.1 h 35, 4 h 10, 7 h, 9 h 30— Baisers mortels à Palm Beach 7 h 05, 9 h 25.sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 h 05, 9 h 25— — Home Alone 2 7 h, 9 h 25.sam.dim, 1 h 30, 4 .h 10.7 h.9 h 25— A River Through It 7 h 05, sam.dim.1 h 35,4 h 05.7 h 05— Passager 57 « 9 h 30— Sofie 8 h 05, sam.dim.2 h.5 h 05.8 h "05— Le garde du corps mer.jeu.7 h, 9 h _ 25Dracula 7 h, 9 h 35, sam.dim.1 h 40, 4 h 15, 7 h.9 h 35 Rentre EATON : Mtl — The Bodyguard i mer.jeu.12 h 30, 3 h 20, 6 h 15, 9 h 10— Baby i on Board 1 h.3 h.5 h, 7 h, 9 h 20— Under ' Siege 12 h 10.2 h 20, 4 h 30, 6 h 50, 9 h 15— j Jeu de puissance 12 h 20, 2 h 30, 4 h 40— i Des souris et des hommes 6 h 55, 9 h 15— i 1492 2 h, 5 h 15, 8 h 30— /P5ven.au mar.1 h 1 30, 4 h, 6 h 30, 9 h — Adultes consentants J 12 h 25, 2 h 35,4 h 45, 7 h, 9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN : (849-3456) — Dracula J 4 h 30, 7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h 30.4 h 15, 7 h, i 9 h 30— Johnny Stecchino 5 h 30, 7 h 30,9 h i 35, sam.dim, 1 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30, 9 h ' 35— Dracula 4 h 45, 7 h 15,9 h 45, sam.dim.1 ! h 45,4 h 30,7 h 15,9 h 45.[CINÉMA JEAN-TALON : Mtl - The Hand — that Rocks the Cradle 7 h 10, 9 h 30, sam dim.12 h 30,2 h 50, 5 U, 7 h 10,9 h 30.filNÉMA LANGELIER: Mtl — Cuirassé en ' péril 7 h 05, 9 h 05, sam.dim.1 h 05,3 h 05,5 h | 05, 7 h 05, 9 h 05, ven.sam.dern.spect.11 h.— i Passager 57 7 h, 9 h 50, mer.jeu.7 h, sam.i dim.1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 ven.i dern.spect.11 h, sam.dern.spect.11 h 30— Baisers mortels à Palm Beach mer jeu.9 h | 15— Héros 7 h, 9 h 20, sam.dim.1 h 15, 3 h : 40.7 h.9 h 20 — Candyman spectre maté-i tique 7 h 05, 9 h 05, sam.dim.1 h 05, 3 h 05, 5 ; h 05.7 h 05.9 h 05.ven.sam.dern.spect.11 ' h — Baisers mortels à Palm Beach 7 h 10., 9 h 15, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 10, 9 h i 15.ven.sam.dern.spect.11 h 15— Dracula mer jeu.7 h, 9 h 30— Dracula 7 h, 9 h 30, sam ! dim.1 h 15, 3 h 40, 7 h, 9 h 30 ven.sam.dern , spect.11 h 45— Le garde du corps mer.jeu i 7 h 10.9 h 35 CiNÉMA NOUVEL ÉLYSÉE : (288-1857) — Freud Leaving 1 h, 5 h 30, lun.mar.3 h, 9 h 1 30, mer jeu.1 h, 5 h.— Les meilleures inten-, lions 1 h 30, 5 h, 8 h 30, lun.mar, 1 h 30, 5 h, 8 h 30, mer.jeu.1 h 30, 5 h, 8 h 30— Twin Peaks 3 h, 9 h 45, lun.mar, 12 h 30, 5 h, mer.jeu.7 h.— — Horizons lointains ven.sam.dim.7 h 30— Danzon lun.mar.7 h 30, mer.]eu.3 h.9 h 30.CINÉMA OMÉGA : Ma vie est un enfer 7 h 15.sam.dim 1 h 3 h.5 h.7 h 15- - Hellraiser 3 9 h 30— 1492 7 h.sam.dim.1 h.4 h.7 h — Dr Giggles 9 h 35— Jeu de puissance 7 h 15.9 h 30.sam.dim.1 h.3 h 05.7 h 15.9 h 30— Cuirassé en péril 7 h 10.9 h 30.sam.dim.1 h.3 h 05,5 h 05, 7 h 10,9 h 30.CINÉMA PARALLÈLE : (843-6001) — ven sam.Les cinq jours du cinéma indépendant canadien — dim Jusqu'au bout du monde 12 h.15 h 30,19 h.CINÉMA DE PARIS: (875-7284) — sam The Tune 2 h 45, 7 h 15— Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse 4 h 45— Prospe-ro 's Books 9 h 30— A Film about Jimi Hendrix 24 h CINÉMA POINTE-CLAIRE : (849-3456) — Dracula 7 h, 9 h 40.sam.dim.1 h 30.4 h 10.7 h, 9 h 40— Dracula 7 h.9 h 40.sam.dim.1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 40- A River Runs Through It 7 h, 9 h 30, sam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h.9 h 30 — Home Alone 2 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 25— Traces of Red 7 h 10, 9 h 20, sam.dim.1 h 45.4 h 10,7 h 10, 9 h 20.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : (842-9768) —sam.Celui qui voit les heures 18 h 35— Sunset Boulevard 20 h 35— dim.Late Autumn 15 h — Equinox Flower 18 h 35— Les 5 jours du cinéma indépendant canadien 20 h 35 CINÉMA V: (489-5559) — Fermé temporairement.CINÉPLEX: (849-3456) — Candyman 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20.9 h 25.sam.dim.1 h 05.3 h 10, 5 h 15, 7 h 20.9 h 25— Les escrocs 7 h, sam.dim.1 h 05.7 h — Bladerunner 3 h 35, 9 h 30, sam.dim 3 h 35, 9 h 30— Le côté obscur du coeur 3 h 30, 7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 30, 7 h.9 h 30— Sofie 4 h 30.8 h.sam dim.1 h, 4 h 30, 8 h — Glengarry Glenn Ross 3 h 10.5 h 15, 7 h 20, 9 h 25.sam.dim.1 h 05.3 h 10,5 h 15.7 h 20, 9 h 25— Husbands and Wives 3 h 30.7 h, 9 h 15, sam.dim 1 h 15, 3 h 30.7 h.9 h 15— The Last of the Mohicans 3 h 05.5 h 10, 7 h 15.9 h 20.sam.dim.1 h.3 h 05.5 h 10.7 h 15, 9 h 20— The Best Intentions 4 h 30.8 h„ sam.dim.1 h, 4 h 30, 8 h — Hero 3 h 35, 7 h 05, 9 h 20, sam.dim.1 h 10, 3 h 35, 7 h 05, 9 h 20.COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) — Le voleur d'enfant 2 h, 5 h.7 h 20.9 h 40— Sofie 1 h 45.5 h 30.8 h 45— La belle histoire 1 h 30, 5 h.8 h 30— Après l'amour 2 h, 5 h 10.7 h 20.9 h 30.COMPLEXE GUY-FAVREAU : (283-8229) — Image et nation gai et lesbienne 12 au 22 nov CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — sam Pâques fleuries 19 h.— Job's Revolt 21 h —dim Légende tzigane 19 h — Exiles 20 h 45 CRÉMAZIE: (849-FILM)— Capitaine Fracasse & h.dim.2 h, 5 h.8 h DAUPHIN: (849-3456) — Les meilleures intentions 8 h.dim.1 n, 4 h 30, 8 h.— L'homme de ma vie 7 h, 9 h 10, dim.1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 10 DÉCARIE: (849-3456) — Jennifer Eight 7 h, 9 h 30, dim.1 h 30.4 h 15.7 h.9 h 30— Under Sieges 7 h 15, 9 h 30, dim.1 h 45.4 h, 7 h 15,9 h 30.DORVAL: (631-8586) — Dracula 6 h 30, 9 h 10, sam.dim.1 h.3 h 45,6 h 30,9 h 10 ven.sam.dern.spect.11 h 40 — Home Alone 2 6 h 20, 9 h, sam.dim.10 h 30,1 h, 3 h 40,6 h 20,9 h, ven.sam.dern.spect.11 h 30—Home Alone 2 6 h 20, 9 h, sam.dim.10 h 30, 1 h, 3 h 40.6 h 20, 9 h, ven.sam.dern.spect.11 h 30— Mighty Duck 7 h, sam.dim.12 h 15.2 h 25, 4 h 40, 7 h — Under Siege 9 h 20.ven sam dern spect 11 h 30.DU PARC: (844-9470) — The Bodyguard mer.jeu.6 h 30.9 h 05— Passenger 57 ven au mar 7 h 15.9 h 10, sam.dim.1 h 40.3 h 30.5 h 20, 7 h 15, 9 h 10 , mer.jeu 9 h 10— Sneakers 6 h 35, 9 h 05.sam.dim 1 h 35.4 h.6 h 35 9 h 05— Consenting Adults ven au mar 7 h 10.9 h 15.sam.dim.1 h 10.3 h 10.5 h 10, 7 h 10,9 h 15, mer.jeu.7 h 10.DU PLATEAU: (521-7870) — Dracula 2 h.4 h 30.7 h.9 h 30— Passager 571 h 15, 3 h 15, 5 h 15.7 h 15.9 h 15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: — Hellraiser 3 ven au mar 9 h 25— Le zèbre ven.au mar.7 h 10, sam.dim.12 h 25.2 h 40.4 h 55, 7 h 10— Sneakers 6 h 40, 9 h 20, sam.dim 1 h 20.4 h, 6 h 40, 9 h 20— Passenger 57 7 h 15.9 h 15, sam.dim.1 h 15.3 h 15.5n 15, 7 h 15, 9 h 15— The Bodyguard mer.jeu 6 h 15, 9 h 05— Malcolm X8 n 15, sam dim.12 h 30.4 h 15, 8 h 15— Under Siege 6 h 50, 9 h 10.sam dim.12 h, 2 h 15.4 h 30.6 h 50.9 h 10— Mighty Ducks 7 h 15.9 h 30, sam.dim.12 h 30.2 h 35, 5 h.7 h 15.9 h 30- Jennifer Eight 6 h 45.9 h 25, sam.dim.1 h 25, 4 h 05, 6 h 45.9 h 25— School Ties 9 h 15— Consenting Adults 7 h, sam.dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h.FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) — Home Alone 2 1 h 30.4 h 10.7 h, 9 h 25— A River Runs Through 1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 20 — Home Alone 2 2 h.4 h 30.7 h 20.9 h 40— Traces of Red 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25.7 h 30, 9 h 35 GOETHE INSTITUT: (499-0159) — Image et nation : Festival international du cinéma gai et lesbienne de Montréal GREENFIELD: (671-6129) - The Bodyguard mer.jeu.6 h 15, 9 h — Passenger 57 7 h, 9 h 10.sam.dim, 1 h, 3 h, 5 h.7 h.9 h 10- Jennifer Eight 6 h 15, 9 h„ sam.dim.1 h, 3 h 30, 6 h 15, 9 h.— Adultes consentants ven.au mar.6 h 50, 9 h 05, sam.dim.12 h 45, 2 h 45, 4 h 45, 6 h 50.9 h 05.IMAX: (496-4629) — The Last Buffalo (3-D) et Fires of Kuwait tr.10 h, 13 h 30,15 h 15, 17 h, 19 h, sam.13 h 30,15 h 15, 17 h, 19 h.En direct de iesoace Le grand canyon version française 10 h.angl.11 h 45, 20 h 45— version anglaise 11 h 45, 20 h 45 — Les Rolling Stones ven.sam.22 h 30.IMPÉRIAL: (288-7102) — Malcolm X 12 h 30, 4 h 15.8 h 15.LAVAL: (688-7776) —Passenger 57 7 h 10, 9 h 20, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 sam.dern.spect.24 h — The Bodyguard mer.jeu.6 h 30.9 h 10— L'amant 7 h, 9 h 10, sam.dim.12 h 20, 2 h 30.4 h 40.7 h, 9 h 10 sam.dern.spect.11 h 50— Under Siege 7 h 20, 9 h 40, sam.dim.12 h 40.2 h 50, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 40.sam.dern.spect 11 h 50— Jennifer Eight 6 h 50, 9 h 25, sam.dim.1 h, 4 h, 6 h 50.9 h 25.sam.dern.spect.11 h 50— Malcolm X 8 h 20.sam.dim.12 h 30, 4 h 20.8 h 20— Hellraiser 37 h 20, 9 h 40, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 40 sam.dern.spect.11 h 50— 1492 6 h 10, 9 h 10.sam.dim.12 h 10, 3 h 10, 6 h 10, 9 h 10— Le zèbre 7 h, 9 h 20, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 20 sam.dern.spect.24 h,— Adultes consentants 7 h 10, 9 h 30.sam dim.12 h 40, 2 h 40.4 h 50, 7 h 10,9 h 30 sam.dern.spect.24 h — Hellraiser 3 ven.au mar.7 h 20, 9 h 30, sam.dim.12 h 50.3 h, 5 h, 7 h 20, 9 h 30 sam.dern.spect.24 h — Consenting Adults 9 h 15, sam.dern.spect.11 h 50— Jeu de puissance 7 h 15, sam.dim.12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 15— Bébé à bord 7 h, 9 h 10, sam.dim.12 h 45.2 h 50, 4 h 55, 7 h, 9 h 10 sam.dern.spect.11 h 45.LAVAL 2000: (849-3456) — Dracula 7 h, 9 h 30, sam.1 h 35.7 h, 9 h 30, dim.1 h 35,4 h 05, 7 b 9 tl 30— Candyman spectre maléfique 7 h 15, 9 h 20, sam.2 h 15, 7 h 15, 9 h 20.dim.2 h 15,4 h 20, 7 h 15, 9 h 20.LOEW’S: (861-7437) — The Lover 12 h 10, 2 h 20, 4 h 35, 7 h, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 40 — Mistress 12 h 15.2 h 30, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 30, sam.dern.spect.11 h 45— Jennifer Height 12 h 45.3 h 30, 6 h 15, 9 h., sam.dern.spect.11 h 35— Of Mice and Men 12 h 05, 2 h 35.5 h 05, 7 h 20, 9 h 40— School Ties 12 h 15, 2 h 30,4 h 45, 7 h 05, 9 h 30, OUIMETOSCOPE: (525-8600) — sam Salle 1: L ’esprit de Cain 19 h — Le grand bleu 21 h.— Salle 2: Docteur Petiot 19 h 30— My own Private Idaho 21 h 30— dim Salle 1 : Docteur Jivago 16 h.— Toto le héros 19 h 35— De sable et de sang 21 h 15— Salle 2: Jonathan Livingston le goéland 16 h 30— Querelle 19 b.— Paysage dans le brouillard 21 h PALACE: Thw Bodyguard mer jeu 12 h 15.3 b.6 h 9 h —Passenger 57 ven.au mar 12 h 25.2 h 20.4 h 30.7 b.9 b 05.mer |eu 12 h 25.2 h 30.4 h 30.7 h, 9 h 10 sam.dern.spect.11 h 15— Under Siege 12 h 40.2 h 50, 5 h 10, 7 h 25.9 h 40.sam dern spect 11 h 55— Consenting Adults 12 h 10, 2 h 20.4 h 40.7 h 05, 9 h 20.sam dern spect.11 h 35— Mighty Ducks 12 h 15, 2 h 25, 4 h 40.6 h 50, 9 h, sam.dern.spect.11 b 20 - Hellraiser J 12 b 50, 2 h 50, 5 h.7 h 15.9 h 30, sam.dern.spect.11 h 45— Reservoir Dogs ven.au mar.12 h 30, 2 h 35, 4 h 50, 7h20, 9n40, sam.dern.spect.11 h55.PARADIS: (354-3110) — sam Diggstown 1 b, 7 h.— Christophe Colomb 1 h 05.8 h 35— Une ligue en jupons 1 h 10— Contre attaque2 b 55.11 fl — Chérie j' ai gonflé le bébé 3 h 15, 6 h 45— Rock’N Nonne 3 h 30, 9 h 20— Jeune femme cherche colocataire 4 h 45, 8 h 55— L 'esprit de Cain 5 h, 10 h 45— Obsession fatale 5 h 15, 11 h 15— Unité spéciale 7 h 20— dim.Diggstown 1 h.7 h.— Une ligue en jupons 1 n 05 — Chérie j’ai gonflé le bébé 1 h 15— Jeune femme cherche colocataire 2 h 55— Christophe Colomb 3 h 15, 7 h 15— Rock'N Nonne 3 h 30, 7 h 20— Contre attaque 5 h, 9 h — Unité spéciale 5 h 20— L’esprit de Cain 5 h 30, 9 h 30— Obsession fatale 9 h 15 PARISIEN : (866-3856) — C’esf arrivé près de chez vous 1 h 10, 3 h 15.5 h 20.7 b 25, 9 h 30— Indochine 1 h.4 h 30.8 h — Un coeur en hiver 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 20— Le zèbre 12 h 45.2 h 45, 5 h, 7 h 05, 9 h 10— Ma vie est un enfer 12 h 40, 2 h 50.5 h 05, 7 h 15, 9 h 30— L ’amant 12 h 15, 2 h 25, 4 h 40, 7 h 10.9 h 25- 14922 h, 5 h 30, 8 h 30.PLACE ALEXIS NIHON: (849-3456) — Home Alone 2 12 h 15.2 h 40, 5 h 10, 7 h 40, 10 h.ven.sam.dern.spect.24 h 30— Dracula 2 h, 4 h 45, 7 h 30, 10 h.ven.sam.dern.spect.24 h 30— Home Alone 21 h, 3 h 30,7 h 10, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL: (849-3456) — Dracula 7 h, 9 h 30, sam.2 h, 7 h, 9 h 30, dim.1 h 30,4 h MUSIQUE Classique CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Angle Ste-Catherine et Université, Montréal - Martin Foster, violon et Eugene Plawutsky, piano, sonates de Beethoven, le 21 nov.à 17h.— Ferald Wheeler, organiste, oeuvres de Back, Howells, Widor, Withlock, Preston, Vierne, et autres, le 21 nov.à 20h,— Le Studio de musique ancienne, dir.Fred Jodry, oeuvres de Bach, le 22 nov.à 16h.ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: rue Rachel coin Drolet, Montréal - L’organiste Jacques Boucher aux messes de sam.à 17h.et dim.à 10h.et 11h.ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Queen Mary, Montréal (733-8211) - Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir.Gilbert Patenaude, tous les dim.à 11 h.- Le 22 nov, la messe Missa Brevis de Mozart, et le motet Justum Deduxit Dominus, de Mozart—À 15h,30 Raymond Daveluy à l'orgue.SALLE ÉMILE-LEGAULT: 613 ave Ste-Croix, St-Laurent— Concert de musique ancienne avec l’Ensemble Claude-Gervaise, oeuvres de Cornago, Urrede, Enrique, Penalosa, En-zina, De la Torre, le 21 nov.à 20h.SALLE WILFRID-PELLETIER: Piano Nobile, PDA, Montréal (842-2112) - L'Opéra de Montréal présente «Roméo et Juliette» de Gounod, m.en s.Bernard Uzan, dir.d'orchestre Daniel Lipton, les 21-23-26-28 nov.et 2 et 5 déc.à 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (398-4547)—Étudiants solistes: récital de piano et de musique de chambre le 21 nov.de 14h.à 17h.SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Montréal -Timothy Hutchins, flûte, Janet Creaser Hutchins, piano, oeuvres de Bach, Mozart, Du- La télévision du samcili soir en un clin «l'ocil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO B CBFT (R.C.) Montreal Le télé-g journal Scully rencontre Métropolis Hockey / les Senators vs le Canadien Le télé- g journal Cinéma: La menace—Ft.77 Avec Yves Montand et Carole Laure CI] WCAX (CBS) Burlington News News g Star Search Cinéma: Dead Poets Society—km.89 Avec Robin Williams et Ethan Hawke News The Ed Sullivan Show d] WPTZ (NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! g Wheel of Fortune Ç Here and Now g The Power That Be Empty g Nest Nurses g Sisters g News Saturday night Live B CBMT(CBC) Mcntréal Saturday Report Jubilee Years Hockey / les Senators vs le Canadien The g National 23h40/The Country Beat no CFTM (TVA) Montreal Le TVA Ç éd.18 hres Jeopardy ! Top musique Cinéma: Les fantômes sont cinglés— GB.88 Avec Peter O'Toole et Daryl Hannah La vie des gens riches L’heure juste Le TVA g éd.réseau tva g sports Ciné-lune (23h42) (B CFCF(CTV) Montréal Puise g Hockey World Star Strek : g The Next Generation Katts & Oog Bordertown Counterstrike g The Commish g News g Lottery News Cinéma 12 m TV5 (Télé Francophones Rédacteurs en chef Reportages Journal de France TF1 Vision 5 Thalassa Sacrée soirée Le cercle de minuit Journal télé-Suisse 37] CIVM (R.-Q.) Montreal Ordy Omni-g Science Viséo Médecine Apprivoisée Parler pour parler : g Avec un grand A g L ’amour qui n ’entinil plus Cinéma: Le tombeau hindou— All.58 m Musique Plus Rockembo- lesque.Perfecto Voxpop Concertplus /Jerry Lee Lewis Musique vidéo GH WVNY (ABC) Burlington 15h30 / Football : Hurricanes vs Orangemen Star Strek : The Next Generation g Cinéma: Rest in Peace, Mrs.Columbo—km.90 Avec Peter Falk et lan McShane The Commish g WKRPin Cincinnati Baywatch g GH Much Music 19 h / Spotlight / Black Crowes Vidéoflow GH ETV (PBS) Vermont The Lawrence Welk Show Austin City Limits All creatures Great And Small May To December Waiting for God The Darling Buds ol May Doctor Who m TQS Montréal S.O.S.consommation Les Simpson Elle écrit au meurtre Cinéma: Le délateur—km.90 Avec Mel Gibson et Goldie Hawn Le Grand Journal Sports plus Passion plein air Cinéma: Virginia 57 WCFE (PBS) McLaughlin Group The Editors Keeping Up Appearances The Good Neighbors Elizabeth R: A Year in the Life of the Queen H.R.H.The of Edinburgf Duke Cinéma La television du dimanche soir en mi clin d'oeil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO n CBFT (R.C.) Montreal Découverte Le Dimanche g Surprise sur prise Les Beaux-Dimanches: g La petite bonne lemme en pain.Les prix Génie 1992 Le Clap o WCAX (CBS) ° -> Burlington News 9 Emergency Call 60 minutes g Murder, she wrote g Deadly Matrimony (1ère/2) g News g Designing g Women Night Court Ifcl WPTZ (NBC) Plattsburgh 16h / Football : les Jets vs les Patriots Secret Sendee g I wiitness Videos g Jackie Collin s Lady Boss (1ère/2) Siskel & Ebert On Scene: Emergency.Cinéma: Harlem Night CBMT(CBC) ¦î® Montréal 16h30 / Football: Finale de la division de l ’Ouest North of 60 Preview The Genie Awards g News Venture g Sunday g Night Football: Reprise de 13h30 (m CFTM (TVA) Uü Montréal L’évènement Star d'un soir Tête à tête Le TVA g éd.réseau Cinéma: Quand les temmes s’en mêlent—km.88 Avec Melanie Griffith et Harrison Ford rn cfcf (CTV) ¦Ci Montréal 16h / Baseball : g Éliminatoires wsg America's g Funniest Videos Deadly Matrimony (1ère/2) g News g Entertainment Tonight g m TV5 (Télé Francophones L’école des fans Journal de TF1 Vision 5 7 sur 7 Caractères Musique au coeur Le cercle de minuit En appel (23h40) Journal télé belge fÏ7 CIVM (R.-Q.) 1 ’ ' Montréal Degrassi g Ramp- Arts National Geographicg Le retour de Sherlock Holmes Un siècle sur scène Point de vue: L’année qui change la vie ron Musique Plus Musique vidéo Concert intime Musique vidéo WVNY (ABC) Burlington News Discover New England Life Goes On Q America's g Funniest Videos Cinéma: Columho: A Bird in the Hand—km.92 Avec Peter Falk et Greg Evigan Roggin's Heroes HBO Comedy Showcase roc Much Music 19h / Spotlight / Michelle Wright Vidéoflow fqq ETV (PBS) yyj Vermont The Ghostwriter Hour g Wild America Natu rescene _ The Dinosaurs! P Masterpiece Theatre: The Secret Agent Mysleryig Masterpiece Theatre foc TQS lî?2J Montréal Le blues à Francoeur Camére 92-93 Le Grand Journal Cinéma: Tes allaites sont mes affaires—km.90 Le Grand Journal Sports plus Cinéma: Les séducteurs —Fr.80 Avec Roger Moore et Lino Ventura 57 WCFE (PBS) The Ghostwriter Hour g Behind the Scenes g The Dinosaurs! Q The Darling Buds of May Cinéma: Anna—km.86 Avec Sally Kirkland et Robert Fields Cinéma: The Figer Sanction—km.75 15, 7 h, 9 h 30— Candyman, spectre maléfique 7 h 10, 9 h 40, sam.2 h, 7 h 10, 9 h 40, dim.2 h, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 40.PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456) — HOME ALONE 2 7 h 20, 9 h.40, sam dim 2 h, 4 h 30, 7 h 20, 9 h 40— Passenger 57 7 h 15.9 h 15, sam.dim.1 h 30.3 h 25, 5 h 20, 7 h 15, 9 h 15— Mr Saturday Night 9 h 25, sam dim 4 h.9 h 25— Mighty Duck 7 h 05, sam.dim.1 h 40.7 h 05— A River Runs Through It 7 h, 9 h 35, sam.dim.1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 b 35— Dracula 7 h.9 h 40, sam.dim.1 h 45, 4 h 25, 7 h, 9 h 40— Home Alone 2 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 25— Traces of Red 7 h 10,9 h 25, sam.dim.2 h, 4 h 15,7 h 10,9 h 25.RIALTO: (274-3550) — sam.Bob Roberts 7 h 15— Simple Men 9 h 30— The Best of the New York Erotic Film Festival 11 h 30— dim The Wizard of Oz 3 h — Simple Men 5 h.9 h 30— Bob Roberts 7 h 15 VERSAILLES: (353-7880) — L'amant 7 b 20 9 h 30, sam dim.12 h 40, 2 h 50, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 30 sam dern spect 11 h 35— The Bodyguard mer jeu 6 b 30.9 h 10—Adultes consentants 7 h 10 9 b 20, sam.dim.12 h 50, 2 h 50 5 h, 7 h 10, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 30— Jennifer Eight 6 b 30.9 h 15, sam.dirrW 1 h, 3 b 45.6 h 30.9 h 15, sam.dern.spect.1t h 45— Jeu de puissance ven.au mar.7 h 20, sam.dim.12 h 45.3 h.5 h 15, 7 b 20— Hellraiser 3 ven au mar.9 b 30, sam.dern.spect.11 h 30— Le zèbre 7 h 10.9 b 20, sam.dim.12 h 45, 3 h, 5 b, 7 b 10.9 h 20 sam.dern.spect.11 h 25_ U92 6 h 15, 9 b 10.sam.dim.12 h 30, 3 b 30 6 b 15.9 h 10.sam.dern.spect.24 b.CINÉMA QUÉBEC CINÉMA LIDO: Dracula 18 h 45, 21 h 10, sam dim.lun.13 h, 18 h 45, 21 h 10— Célibataires 19 h, sam.dim.lun.13 h, 19 b.— L'oeil public 21 h 10— Héros 18 h 45, sam.dim, lun.13 h, 18 h 45— Passager 57 21 h 10— Candyman 19 h, 21 h 10, sam.dim.lun.13 h, 19 b, 21 h 10— Adultes consentants 19 b, 21 b 10, sam.dim.lun.13 h, 19 b, 21 b 10.LE CLAP: (650-CLAP) —Bladerunner ven sam.dim.mer, jeu.13 h.17 b 15, 21 h 30, lun.mar.15 h, 19 b 15.GALERIES CAPITALE: (628-2455) — Passager 57 ven.au mar, 7 h 30, 9 b 30, sam.dim.1 h 25, 3 h 30, 5 b 20, 7 b 30, 9 h 30 sam.dern spect.11 b 30—L'amant 7 h 10, 9 h 25, sam dim.12 h 45, 2 h 55, 5 h, 7 h 10, 9 b 25.sam dern.spect.11 h 35— Dracula 7 h, 9 h 30, sam dim.1 h 30, 4 b, 7 b, 9 h 30, sam.dern.spect.24 h.—Le zèbre 7 h 20, 9 h 20, sam.dim.1 h 20, 3 h 20, 5 b 20, 7 h 20.9 b 20 sam.dern.spect.11 b 20— Un coeur en hiver 9 h 25, sam.dern.spect.11 h 40— Jeu de puissance 7 b 05, sam.dim.12 h 45, 2 b 55, 5 h, 7 h 05— Le garde du corps mer.jeu.6 h 55.9 b 30— 1492 8 b, sam.dim.2 h, 5 h, 8 b.sam.dern.spect.1T hî PLACE CHAREST: (529-9745) - Dracula 13 h, 16 h, 19 b, 21 b 45— Nord 12 h 30.14 b 45,17 h.19 h 15, 21 h 25— Passager 5712 h 30, 14 h 50, 17 h 05, 19 b 25, 21 b 25— L e derqier des mohicans 13 h 30.19 b 20— Escrocs 16 h 30, 21 h 40— Héros 13 b 15,16 h 15, 19 h, 21 b 30— Baisers mortels à Palm Beach 13 h 15, 15 h 45, 19 h 20, 21 h 40— Le voleur d’enfants ven.au mar.14 h, 16 h 45,17 h.15, 21 b 45— Le garde du corps mer.jeu.12 h 30, 15 b 30.19 h, 21 b 40— Candyman 12 h 45.15 h, 17 h 15.19 h 40, 21 h 50.STE-FOY: (656-0592) — The Bodyguard mer jeu.7 h, 9 h 30— Malcolm X 8 h, sam.dim.12 b 30, 4 b 20, 8 b 15— Adultes consentants ven.au mar.7 h 05, 9 b 15, sam.dim.1 h 15, 3h 10, 5 b 05, 7 h 05, 9 h 15— Jennifer Eight 7 h, 9 b 30, sam.dim.12 h 45,3 h 10,7 h, 9 h 30.tilleux, Barber, Hétu, Copland et Borne, le 22 nov.à 15h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal - Salle B 484: Élaine Lemieux, mezzo-soprano, Voix, couleurs récits, musique du 20e siècle, oeuvres de Aperghis, Fleming, Johnson, Poulenc et Ravel, le 21 nov.à 20h Populaire LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882) - Wang Dang Doodle, les 21-22 nov.à 22h,30 LE BIJOU DU VIEUX-MONTRÉAL: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal (288-5508) - Den-sil Pinnock, Michel Donato, Dave Laing et Kevin Dean, le 21 nov.et les 26-27-28 nov.CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932) - The Devine Jazz Experience, le 21 nov.à21h.30 LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine, Montréal— Intolérance Zéro avec Benta, The Mobsters, Zamandonga et Amnésie, le 21 nov.à 20h.RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Montréal (861-0188) -L'Ensemble de Dave Turner et invités, les ven.et sam.à 20h,30.THEATRE CAFÉ DE LA PLACE: Place des Arts, Montréal (842-2112) - «Avant la retraite» de Thomas Bernhard, m.en s.Alexandre Hausva-ter, du 28 oct.au 12 déc.DOME THEATRE : 3990 ouest Notre-Dame, Montréal (931-5000) — Le Déparlement de théâtre du Collège Dawson présente «As you like it» de Shakespeare, m.en s.Victor Knight, du 18 au 21 nov.et du 26 au 29 nov.à 20h., matinée le 26 nov, à 12h,30.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— Le Théâtre de la Rallonge présente «A propos des Williams» de Pierre-Yves Lemieux, m.en s.François Barbeau, du 24 nov.au 20 déc., mar, au sam.à 20h., dim.à 15h.ESPACE LIBRE : 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191) — «Il n’y a plus rien» texte et m.en s.de Robert Gravel, du 17 nov.au 5 déc., mar.au sam.à 20h,30.LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— Le Théâtre de la Manufacture présente «Cabaret Neiges Noires» de J.F.Caron, D.Champagne, J,F.Messier et P.Rafie, m.en s.Dominic Champagne, à compter du 19 nov., lun.au sam.à 20h,30.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211) - Le Théâtre du Gros Mécano présente «Jo et Gaïa, la terre» texte et m.en s.de Reynald Robinson, du 7 au 22 nov., sam.et dim.à 15h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974) - Salle Fred Barry: Créations Méchants Boris présente «Spectres» texte de Jean Gau-dreau, m, en s.Alex Veilleux, du 19 nov.au 19 déc., à 20h,30— Salle Denise-Pelletier: «Nuits blanches» m.en s.Jean-Frédéric Pelletier, du 24 nov.au 5 déc.PLACE DES ARTS: 5e Salle, Montréal (842-2112)— «Les sorcières de Colomb», texte et m.en s, de Sol Navarro et Serge Ouaknine, m.en s.Serge Ouaknine, du 24 au 28 nov.à 20h.30.STUDIO C CINÉ—CHEETAH: 1604 St-Laü-rent, Montréal (277-1110)— Helter Skelter, Momentum, Ie21 nov.à 21 h.STUDIO D’ESSAI CLAUDE-GAUVREAU: Pavillon Judith-Jasmin, 405 est Ste-Catherine, Montréal (987-3456)— Salle J-2020: «L’oeil de la tempête» de Suzanne Boisvert, m.en s.Josée Thibault, du 17 au 21 nov.à 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 3900 St-Denis, Montréal (282-3900)— «La terre est trop courte, Violette Leduc» de Jovette Marches-sault, du 13 nov.au 6 déc., mar.au sam.è 20h., dim, à 15h.— Salle Jean-Claude Germain: Le Vivre, Martine Chagnon, le 21 nov.à 20h,30, le 22 nov.à 15h,30 THÉÂTRE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306) - «Opéra fdu» spectacle de marionnettes, conception et m.en s.Vladimir Ageev, à compter du 3 oct., les sam.et dim.à 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xa-vier, Montréal (288-3161) - «The Gfass Menagerie» de Tennessee Williams, du 29 oct.au 13 déc.THÉÂTRE DU GRAND SAULT: 7644 rue Edouard, LaSalle (367-5000)— L’Avant-Scè-ne présente «Souvenirs de Brighton Beach» de Neil Simon, m.en s.Nicole Monette, les 21-22-27-28-29 nov.ven.sam.à 19h.3Q.dim.à 14h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277) - «Nez à nez» de Benoît Brière et Stéphane Jacques, du 23 nov.au 19 déc.THÉÂTRE DE LA VILLE: 180 est de Gentilly, Longueuil (670-1616) - «Kushapatschikan ou la tente tremblante» de Gilbert Dupuis, m.èn s.Alain Fournier, du 30 oct.au 21 nov., mar.au sam.à 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec -Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente «Florence» de Marcel Dubé, m.en s.Janine Sutto, du 10 nov.au 5 déc, mar.au sam.20h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1143 St-Jean, Québec (418-694-9631)— «Le père Noël est une ordure» dans une m.en s.de Reynald Robinson, du 17 nov.au 12 déc., mar.au sam.à 20h.THÉÂTRE DE L’ ÎLE: Hull - «Fleurs d’acier» de Robert Harling, m.en s.Hedwige Herbiet, du 21 oct.au 28 nov.- Espace René-Provost: Le Théâtre Dérives Urbaines présente «Les états et empires de la lune» de Cyrano de Bergerac, m.en s.J.P.Tabet, du 28 oct.au 21 nov., rés.819-595-3436.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 939 de Salaberry, Québec (418-529-2183) - Le Théâtre Repère v ON PEUT VAINCRE LE CANCER SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY DIVISION DU QUÉBEC DONNONS GÉNÉREUSEMENT 1 Le Devoir, samedi 21 novembre 1992 ¦ C-9 i I-';*'; PHOTO JACQUES GRENIERR RESTAURANTS/c h ro n i g u e____ L’ancien monde à court de lyrisme Josée Blanchette ¦»T1- ¦ APPARTENIR À LA génération lyrique, c’est donc être à la fois lèdemier et le premier: le dernier de l’ancien monde, dont on a connu la stabilité sans en subir l’oppression, et le premier du monde à venir, dans lequel on saute avec d’autant plus d’enthousiasme qu’on a sous les pieds ce filet solide hérité du passé» (La Génération lyrique, François Ricard, Boréal).Pour avoir beaucoup fréquenté cette génération comblée des 40-50 ans, j’ajouterais que la gastronomie a subi sous leur règne une envolée lyrique hors du commun.Des cretons au Cheez Whiz.nous sommes passés grâce à eux par une gamme de sensations extrêmement variées.Il me semble aujourd’hui fastidieux d’imaginer ce qu’était la gastronomie sous l’n K) 16 Sherbrooke ( > .Montre;il.Quebec II,Ml ICO * (SI») VHI MvK) Membre de I \sstn itilmn /‘rufessit>nnelle t/es (/tileries il.\rl tin i .tnititlti bu Force et couleurs Exposition rétrospective du 21 octobre 1992 au 31 janvier 1993 Musée Marc-Aurèle Fortin 118 rue St-Pierre, Vieux-Montréal Téléphone: (514) 845-6108 ÉLÈNE GAMACHE Oeuvres récentes jusqu’au 5 décembre galerie jean-Pierre Valentin I434 Sherbrooke O.Montréal.849-3M7 GÉRARD DANSEREAU peintures et dessins vernissage le dimanche 22 novembre à 14h décrochage le dimanche 29 novembre à 14 h GALERIE SIMON BLAIS jusqu’au 28 novembre GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke ouest 845-7833/845-7471 l>ii mur.un ten.«le IOIi il I7h.30 sam.do 101» à 171» EXPOSITION D ART jusqu'au 29 novembre 1992 au Centre d'art Morency Heures d'ouverture : dimanche de 11 h à 17 h, mardi et mercredi de 10 h à 18 h, jeudi et vendredi de 10 h à 20.h, samedi de 10 h à 17 h.Fermé le lundi.2180, rue de la Montagne, Montréal H3G 1Z7 (514) 845-6442 DEPUIS 1906 4521, rue Clark, suite 100, Montréal (514) 849-1165 Terre promise / Terra promessa AU THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI, DU 7 AU 23 JANVIER 1993 Pour les Fêtes, offrez à un enfant ou à un adulte la Un voyage dans le temps empreint d'humour et de poésie où une simple pierre est le témoin muet de l'évolution de l'humanité.Coproduction des Deux mondes (Théâtre de la Marmaille) (Montréal) et du Teatro dell’Angolo (Turin) Avec Mark Bromilow.France Mercille Monique Rioux et Yves Simard Musique et environnement sonore de Michel Robidoux Jouée dans près de 100 villes depuis 1989.dont Adelaide.Amsterdam.Bologne.Brisbane Bruxelles.Chicago.Essen.Liège, Limoges, Lyon.Mexico.Milan.Montréal.Naples.New York.Ottawa.Perth.Philadelphie, Pittsburgh.Québec.Rimouski.Rome.Rotterdam.Strasbourg.Toronto.Turin.Vancouver.Vienne.Winnipeg et Zurich.514) 282-3900 ou 593-4417 Pour information ou réservation t 4 C-12 U Le Devoir, samedi 21 novembre 1992 le cahier du ARTS VISUELS Et les tableaux sont devenus de la peinture.Jacques DesRosiers peintures exposition du 22 novembre au 13 décembre 1992 LE VIEUX PRESBYTÈRE ouvert tous les jours de 13h à 16h30, le vendredi de I9h à 22h 15, rue des Peupliers Saint-Bruno-de Montarville, tél.: (514) 653-7872 PHOTO MUSÉE DES BEAUX ARTS DU CANADA Sans titre, Françoise Sullivan I960 EXPO 19 9 3 CLAUDE ST-JACQUES ACRYLIQUE 48" y 48" Croix byzantine (détail) EXPOSITION DE PETITS FORMATS NOVEMBRE AU 23 DÉCEMBRE MARCELLIN DUFOUR • JEAN-PIERRE LAFRANCE • KRIKOR AGOPIAN • CLAUDE BLIN • MICHEL PICOTTE • CLAUDE ST-JACQUES • NICOLE TAILLON • MONIK T HARRISON • DOUGLAS CAMPBELL • FREIDHELM LACH • SYLVIE CLOUTIER • SUZANNE DE MARBRE • RÉAL CYR • JEAN-MARC CLOUTIER • NORMAND POIRIER • IRENA KOROSEC • LISE PATENAUDE Heures d'ouverture: jeudi et vendredi 17m a 21h, samedi et dimanche 13h a 1 7h SEMAINE SUR RENDEZ-VOUS 922-4109 Vernissage dimanche n 29 novembre de 1 3h à 1 7h 2121-3, Léonard De Vinci, Sainte-Juue /, - 1______________! (Trans-Canadienne, sortie 102) Quebec Leonardoeiing Tél.: (5i4) 922-4109 MICHEL MORIN oeuvres récentes juasqu’au 3 décembre WADDINGTON & GORCE INC.2155 rue Mackay Montréal, Québec Canada H3G 2J2 Tél.: (514) 847-1112 Fax: (514)847-1113 La crise de l’abstraction au Canada.Les années 50 Musée du Québec, 1, avenue Wolfe-Montcalm, Parc des Champs-de-bataille, Québec Jusqu'au 31 janvier 1993 Jean Dumont IL SUFFIT DE SE RAPPELER la vague d’obscurantisme satisfait et le tollé soulevés, il n’y a pas si longtemps à Ottawa, par l’acquisition publique d’une oeuvre de Barnett Newman ou, plus proche de nous, les procès périodiques que certains intentent encore à la mémoire de Borduas, pour se rendre compte que la crise de l’abstraction n’est sans doute pas entièrement révolue! Incidemment, en 1959, la visite de ce même Barnett Newman aux ateliers d’été d’Emma Lake, à côté de Régina, avait eu une influence décisive sur le développement de la peinture abstraite dans cette région du Canada.«La crise de l’abstraction.Les années 50», la très belle exposition inaugurée hier soir au Musée du Québec, a été pensée par Denise Leclerc, native de Québec et diplômée de l’Université de Montréal, et conservatrice-adjointe de l’art canadien récent au Musée des beaux-arts du Canada, organisateur de cet événement.Après son passage en primeur à Québec, l’exposition sera présentée à Ottawa, au Musée des beaux-arts du Canada, à la Mackenzie Art Gallery, à Régina et, en version réduite, au Glenbow Museum, à Cal-gary, ainsi qu’à la Art Gallery of Hamilton.L’exposition propose au public 158 oeuvres (peintures, oeuvres sur papier et sculptures) d’une soixantaine d’artistes de Montréal, de Toronto et de l’Ouest canadien (Winnipeg, Régina, Saskatoon, Calgary et Vancouver), réparties en trois salles distinctes.Prenant place qprès «La sculpture abstraite aux Etats-Unis, 1930-1970» et «Naissance et persistance.La sculpture au Québec 1946-1961», elle vient compléter le regard critique que ces dernières expositions posaient sur l’apparition et le développement de la modernité en Amérique du Nord.Un aspect intéressant de cette exposition risque malheureusement de passer inaperçu aux yeux de ceux qui ne pourront prendre connaissance du catalogue.Dans celui-ci en effet, Marion Barcley, restauratrice principale des peintures du Musée des beaux-arts du Canada, livre l’essentiel du résultat de ses recherches en conservation et en restauration sur les nouveaux matériaux que les artistes canadiens commençaient à utiliser à cette époque.S’il fallait une preuve supplémentaire des liens multiples et profonds qui lient l’art à la société qui le voit naître, vous pouvez la trouver dans les documents et les études que publie Marion Barclay.Les techniques, les matériaux et les produits industriels, inhabituels ou nouveaux, utilisés par les artistes dans bon nombre de cas, au départ, pour des raisons d’économie ou de facilité d’approvisionnement, ont rapidement été utilisés par ceux-ci pour leurs possibilités spécifiques d’expression et ont influencé ainsi grandement le développement des productions.Faut-il citer la peinture émail pour automobile,ou l’émail noir à tuyau de poêle, utilisé entre autres par Ronald Bloore, à Emma Lake?Inutile de préciser que l’utilisation, il y a une quarantaine d’années, de ces produits pose à la conservation et à la restauration des défis de Riopelle aimait raconter l’anecdote suivante: à une collectionneuse qui se plaignait de retrouver des débris de sa peinture au pied du mur sur le tapis il répondait «Eh bien, Madame, encadrez le tapis».taille! Tout le monde ne peut pas répondre, comme Riopelle je crois, à cette collectionneuse oui se plaignait de retrouver des débris de sa peinture au pied du mur sur le tapis: «Eh bien, Madame, encadrez le tapis».La prolifération de la peinture abstraite au cours des années 50, parallèle il ne faut pas l’oublier, avec l’évolution profonde des recherches et des idées tant scientifiques que philosophiques à la même époque, a créé chez le public un malaise que beaucoup ressentent encore aujourd’hui.Notion de la perte; peur du vide; terrible obligation de penser et de choisir le monde, fut-ce par le moyen de signes sensibles, plutôt que d’être choisi par lui, comme c’est le cas dans l’art figuratif traditionnel.Il n’empêche qu’au Québec et au Canada, pour ne parler que d’eux, cette décennie des années 50 en fut une d’étonnante créativité.L’exposition, dans son ensemble, a été conçue comme un constat de cette fébrilité et de cette inventivité, plutôt que comme un impossible bilan exhaustif.138 oeuvres de 60 artistes différents aux cimaises ne peuvent se lire comme une suite de pensées cohérentes: le nombre des pièces par artiste est trop faible.Et ce fait joue en faveur de ceux qui ont encore peur de l’abstraction.Il est inutile là, en effet, de vouloir comprendre individuellement les oeuvres.Il suffit de se laisser guider par la découverte du tout et la magie des formes et des couleurs.Le sens de cette exposition nyst pas dans chacune des toiles; il n est pas même tant dans les idées qui traversent l’histoire de cettfe époque, que dans leur foisonnement, leur cheminement, la manière dont elles sont passées ou n,èn d’un artiste ou d’un pays à jutr.autre, et d’une oeuvre à celle qufcl’a suivie.On s’aperçoit vite en parcourànt l’exposition qu’en ce siècle des médias et du déferlement de l’information nous sommes devenus en fait un monde réducteur et sans mémoire.Les mouvements artistiques, les créations et leurs combats,' leà environnements sociaux et politiques, tout tient dans nos têtes en quelques noms et en quelques images.Et je ne parle pas là de te qui s’est passé à Toronto ou à Vancouver, mais bien de la vie intense qui grouillait dans notre propre cour.! '.Nous savons, par exemple, aué la peinture de Molinari et des Plasticiens s’est fondée sur son opposition à celle de Borduas et des Automa-tistes.Quelle merveilleuse surprise alors de découvrir cette calligraphie en couleur de 1958, «qui éclaté de taches et d’éclaboussures dans un paroxisme de gestualité» et dqns laquelle Molinari semble «s’exorciser de son automatisme».Ou'sôn Abstraction, de 1955, dans laquelle ' l’importante masse noire qui bé'cu: pe la surface du tableau semblefré-mir de la légère incertitude de ses limites.Mais il faudrait citer les Marcel Barbeau, les Riopelle, Mousseau, Ferron, Bellefieur, Belzile, et les autres, et puis Fernand Leduc, et la gestuelle tendre des dernières toiles de Borduas.La sculpture est en déficit dans cette exposition, mais elle est dignement représentée, pour le Québec, par Vaillan-court, Sullivan, Juneau, Roussil et Tousignant.Il est impossible de passer en revue la totalité de cette riche exposition.Il aurait pourtant fallu parler aussi des productions de Toronto, et de celles des Provinces de l’Ouest, influencées par l’expressionnisme abstrait américain, et que nous connaissons beaucoup moins.Je recommande à tous ceux pour qui la notion de «société distincte» reste une abstraction encore plus muette que la peinture, de visiter d’abord la salle réservée au Québec, et de monter ensuite voir les salles de Toronto et du reste du Canada: le passage de l’une aux autres est une véritable «leçon de choses».Les frontières virtuelles seraient-elles aussi étanches que les autres?Et de cette incursion dans un autre monde, dont il faut remercier le Musée de l’avoir rendue possible, l’art du Québec ne sort pas, croyez-moi, diminué.r7 r~7 La tunique aux couleurs multiples Deux siècles de présence juive au Canada nnn A Coat of Many Colours Two centuries of Jewish life in Canada Musée McCord d’histoire canadienne jusqu’au 28 février 1993 690, rue Sherbrooke ouest, Montréal, Québec, H3A 1E9 • Métro McGill • Autobus 24 Heures : mardi, mercredi, vendredi de 10 h à 18 h; jeudi de 10 h à 21 h; samedi et dimanche de 10 h à 17 h; fermé le lundi, sauf les jours fériés.Renseignements: (514) 398-7100 Un projet réalisé par le Musée canadien des civilisations et les Amis canadiens de Beth I latefutsotb.Seagram n ii K ji it nf lin ni Mi fa Mi Cor n [ DllISTOIR| CANADIENNE L McCord Muséum J op Canadian History Association culturelle T.X.Renaud CONFÉRENCE à l’auditorium St-Albert-le-Grand 2715, chemin de la Côte-Ste-Catherine LES MERCREDIS À 20h Le 25 novembre: «L’an 1492» par: Michel Brunette Au Musée d’Archéologie et d’histoire de Montréal Place royale LE SAMEDI À 14:30H le 5 décembre: «Noël en musique et en peinture* par: Hélène Paul Prix d'entrée: Publique: 7 $ Abonné(e): 4 $ Étudlant(3) 3 $ RENSEIGNEMENTS: 332-4126 LE DEVOIR Le Symposium de la Jeune Peinture au Canada s’expose à Washington Du 8 décembre 1992 au 10 février 1993 au Musée des Amériques T tLe Symposium de la Jeune Peinture au Canada u.V s 489 $ pp.occupation double Informations/réservations: Le Centre d’art, 23 boul.Fafard, Baie St-Paul GOA 1BO (418) 435-3681 Voyages Fleury, demandez Sylvie: (418) 657-5757 XX Des idées qui font du chemin! Embarquez avec nous! Du 5 au 10 décembre New-York — Washington
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