Le devoir, 23 novembre 1992, lundi 23 novembre 1992
J ^ 1 RESTAURANT FRANÇAIS 4.v/ 3487, avenue du Parc Son ambiance Sa cuisine du marché Montréal 845-2992 Vol.LXXXIII — No 272 Montréal, lundi 23 novembre 1992 Toronto 85 cents 65* + TPS + TVQ Vi Les nations iroquoises cherchent à s’unir Tandis qu’elles prennent leurs distances d’Ovide Mercredi Sylviane Tramier À TISSUE d’une réunion de deux jours convoquée par le Conseil de bande de Kanesatake, des chefs iro-quois ont décidé d’accentuer leurs efforts en vue d’une plus grand unification de la Confédération des six nations iroquoises et d’une réconciliation entre les chefs traditionnels et les conseils élus.En même temps, la communauté iroquoise prend nettement ses distances vis à vis de l’Assemblée des Premières nations de M.Mercredi.Les chefs des établissements autochtones de Kanesatake, de Kahnawake, de Akwasane ainsi que des dirigeants oneida d’Ontario, ont expliqué en conférence de presse hier soir, qu’ils comptaient poursuivre leurs discussions au cours d’une série de réunions (dont la prochaine se tiendra dans un mois à Akwasane), sur la base d’un document proposé en février 1991 par les chefs traditionnels de la Conférence des six nations.Ce document est une esquisse de réconciliation entre les gouvernements traditionnels de la Confédération et des des conseils élus.Les uns, les chefs traditionnels, reconnaissant l’importance administrative du système électif.Les chefs élus de leur côté respectant la direction politique du système traditionnel.La démarche des dirigeants iro-quois vise à long terme à reconstrui- re la Confédération des six nations, et à court terme, à chercher des appuis dans la situation tendue qui prévaut à Kanesatake.Le chef du conseil de bande de Kanesatake, Jerry Peltier avait annoncé la veille la création d’une patrouille de sécurité autochtone.Hier, il tenait à montrer qu’il avait des alliés au sein de la Confédération et des autres établissements autochtones de la région: «Nous ne sommes pas isolés», a-t-il affirmé.«L’appui que nous apppor-tent.la Confédération et les conseils élus est très fort», a-t-il précisé, entouré pour la conférence de presse du chef Joseph Norton de Kahnawake, du chef Mike Mitchell d’Ak-wasasne, du chef oneida Al Day d’Ontario, et du dirigeant oneida Bob Antone, agissant à titre de conciliateur.L’action du chef Jerry Peltier avait été cependant critiqué, un peu plus tôt dans la journée, à l’émission Aujourd’hui Dimanche sur les ondes de Radio-Canada, par le président de la chambre de commerce de Kanesatake, Roger Simon.«Le leadership de M.Peltier doit commencer à être contesté», affirmait-il.«Sa fameuse patrouille de surveillance, c’est du réchauffé.Et je me pose la question: qui va choisir les membres de cette patrouille?» Les chefs iroquois réunis hier à Kanesatake n’ont pas voulu s’engager à participer à la Commission Voir page 4 : Iroquois L’ENTREVUE DU LUNDI RAYMOND KLIBANSKY Le dernier des grands Raymond Klibansky, philosophe et historien de l’art et de la culture, est Tultime survivant d’un monde à jamais englouti: celui de la grande université allemande, emportée par la barbarie nazie.Ce dernier des géants partage maintenant son temps entre le Wolfson College à Oxford, en Angleterre, et l’université McGill, où il est professeur émérite.Page 11 Mulroney sonne le glas de la réforme constitutionnelle .et demande l’appui de ceux qui ont voté NON Pierre O’Neill AVOUANT porter encore les «cicatrices» de la défaite référendaire, déterminé à ne plus jamais revivre le cauchemar d’un pavs divisé sur son avenir, Brian Mulroney sonne le glas de la réforme constitutionnelle.Convaincu que, «dans un avenir prévisible, la route de l’unité et de la prospérité ne passera pas par la éforme constitutionnelle», le ] re: pre- e p prochain mandat à la relance écono- mique du pays.«Personne ne peut prédire quand ou comment le Canada pourra se donner la constitution dont il a besoin et qu’il mérite.» Désireux, dans cette perspective, de rebâtir l’alliance qui a conduit le Parti conservateur aux victoires de 1984 et de 1988, il enjoint tous ceux qui ont voté NON au référendum de l’appuyer aux prochaines élections générales.A l’occasion du brunch-bénéfice des conservateurs du Québec, hier au Palais des congrès de Montréal, M.Mulroney s’est employé à courtiser les nationalistes québécois: «Pourquoi avoir à choisir entre le Québec et le Canada?On peut avoir les deux: un Québec dynamique, moderne, prospère.Et un Canada fort et uni.» A forte saveur partisane, le discours du premier ministre visait par ailleurs à démontrer que l’impasse fiscale dans laquelle se retrouve le gouvernement est le lot de l’héritage laissé par les libéraux de Trudeau des années ‘80.Et qu’il n’y pas spectre plus repoussant que l’élection de Jean Chrétien à la tète du pays.«Qu’ils aient dit oui ou non à l’entente de Charlottetown, la grande majorité des Canadiens, et Voir page 4 : Mulroney PHOTO JACQUES GRENIER Le premier ministre Mulroney était accompagné de sa famille hier à Montréal à l’occasion du discours qu’il a prononcé devant les membres québécois du Parti conservateur.La mer est grosse, de Klerk se cabre Le président sud-africain défend son équipe malgré les scandales qui l’accablent Frederique Sprang collaboration spéciale JOHANNESBURG — Rien ne semble affecter le gouvernement sud-africain.Ni les scandales, ni le Conseil de sécurité des Nations unies.Le bateau prend l’eau de toutes parts, mais le président de Klerk, fidèle au poste, gouverne toujours le navire, imperturbablement.Contre vents et marée, il protège son équipe.Lundi dernier, le juge Goldstene, désigné au début de Tannée par le président De Klerk pour enquêter sur les violences politiques, annonce la saisie de documents compromettants dans l’un des bureaux des services de renseignements militaires (Military Intelligence).Il ressort d’un premier dépouillement que ces services ont monté une unité d’une cinquantaine de personnes, Tan dernier, visant à dis- créditer la branche armée de l’ANC, «Um-khonto We Sizwc».Des révélations produites en l’absence du chef de l’État, en visite officielle en Grande-Bretagne.D’après les documents, l’unité avait pour mission, via des réseaux de prostitués des deux sexes, des traficants de drogue, et des criminels de faire tomber des personnages-clés de l’armée du mouvement de libération anti-apartheid.Le ministre de la Défense, Roolf Meyer, aurait lui-même donné Tordre en décembre dernier de dissoudre cette unité, après une fuite dans un quotidien sud-africain.L’affaire à l’époque était passé inaperçue.Il faut donc comprendre que Roolf Meyer, devenu en avril dernier ministre des Affaires constitutionnelles, était au courant.Ce n’est cependant que 48 heures après qu’il répond que les informations de ces documents, du moins sur ce point, sont fausses.Autrement dit, tout serait plus ou moins vrai excepté son ordre de dissolution de l’unité scabreuse et, par conséquent, le fait qu’il en ait connu l’existence et les activités.Mieux, le juge Goldstene se rétracte pour apporter de l’eau au moulin du ministre.Roolf Meyer aurait été cité injustement dans le rapport établi à partir d’informations fausses L’avant-veille, le juge Goldstene avait décidé de divulguer le contenu partiel de cette saisie, en raison, avait-il dit, de la gravité de sa nature.Elle mettait pour la première fois en évidence l’existence de ce qui ressemble à une «troisième force».Il avait également demandé au président De Klerk que les pouvoirs d’investigation de sa commission soient renforcés, conformément à la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies du 17 août 1992.Dans la nuit de mercredi à jeudi, Frederik De Klerk annonce un changement de tête.Sans suspendre le général van der Westhuizen, il nomme à la tête des services de renseignements militaires le général Stoyn à qui il confie le soin de dépouiller le reste des centaines de piles, de documents, saisis et d’en faire un rapport circonstancié.Quant aux demandes du juge Goldstene, le président sud américain se contente de dire qu’il n’en est pas question pour l’instant, mais qu’il verra le juge le plus tôt possible.La réunion qui a eu lieu vendredi dernier a confirmé le premier rejet.Dans son communiqué nocturne de la veille, Frederik de Klerk a également vivement critiqué le fond et la forme du rapport du juge Goldstene, «semant le doute et portant discrédit à l’armée sud-africaine».A peu de mots près ce qu’avait déclaré la veille l’État major militant.Par conséquent, comme l’ont dénoncé le Parti démocrate et l’ANC, il y a peu de chances, avec une armée qui enquête sur elle-même, que Ton sache un jour la vérité, que Ton sache si oui ou non le ministre de la Défense et le président Voir page 4 : Afrique du Sud Tout est à refaire dans les pêches, selon Crosbie Claude Türcotte TOUT est pratiquement à refaire dans les pêches de l’Atlantique.Tel est en substance le message qu’a livré vendredi le ministre John Crosbie aux représentants des pêcheurs, selon M.François Poulin, directeur général de l’Alliance des pêcheurs commerciaux du Québec.Le ministre fédéral des Pêches a ni plus ni moins annoncé à ses collègues provinciaux et aux représentants des pêcheurs et de l’industrie qu’il faudra procéder à une réorganisation en profondeur des structures mises en place pour la gestion de la pêche sur la côte Atltantique et plus particulièrement dans le golfe Saint-Laurent.M, Poulin, qui assistait lui-même à la séance d’information tenue à Ottawa vendredi dernier, est d’accord avec l’analyse fédérale, dont la conclusion générale se résume par un simple «non manageable» en anglais, ce qui veut dire que le système de gestion de la ressource est devenu impraticable.Très concrètement, cela signifie qu’il y a trop de pêcheurs, trop d’usines de transformation, trop de chalutiers, mais pas assez de surveillants pour exercer un contrôle efficace sur des pêcheurs pour lesquels il y a désormais trop peu de morues.«Il faudrait deux agents de surveillance par chalutier, l’un pour le jour, l’autre pour la nuit, ce qui est impossible», mentionne M.Poulin, en paraphrasant à peine M.Crosbie dans la déclaration qu’il faisait vendredi.Selon le rapport des biologistes fédéraux déposés vendredi, le quota de pêche dans la partie nord du golfe resterait inchangé à 35 000 tonnes en 1993, tandis que le quota de la partie sud, où sont concentrés les pêcheurs québécois, tomberait de 43 000 à 13 000 tonnes.Cela signifie qu’il resterait environ 7000 tonnes de morue pour les 55 chalutiers québécois, soit un voj-Voir page 4 : Pêches La bataille des médicaments promet d’être rude Son issue est capitale pour l’industrie montréalaise Maurice Girard de la Presse Canadienne OTTAWA — Un comité spécial des Communes doit entreprendre cet après-midi l’étude d’un projet de loi portant sur le secteur pharmaceutique, important pour la région de Montréal, et que ses adversaires tentent de tourner en affrontement entre le Québec et certaines régions du pays, en particulier le Manitoba.«Dans une querelle rappelant le contrat d’entretien des avions CF-18, les deux principaux fabricants de produits génériques se préparent à une bataille en règle qui, prédisent-ils, opposera le Québec au Manitoba», avertissait la semaine dernière le Winnipeg Free Press, qui citait le président de la compagnie Apotex, M.Barry Sherman.«C’est pire que les CF-18.C’est une bataille régionale, qui fera en sorte que les conservateurs sont assurés de ne pas être réélus», a soutenu l’homme d’affaires en menaçant de fermer trois de ses usines de Winnipeg si la loi est adoptée avant les fêtes, comme le souhaite le gouvernement.Toutefois, si on se fie aux données fournies vendredi par le ministère de la Consommation, le Québec n’est assuré que de 13 pour cent des investissements promis par l’entre Voir page 4 : Médicaments ÉDUCATION DES ADULTES RÉSERVA TIONS PUBLICITAIRES (514) 985-3399 Date de tombée: le 25 novembre LES ADULTES SUR LES BANCS D’ÉCOLE • Qui sont les adultes qui retournent à l’école?• Quelles sont les conditions d’admissibilité des adultes?• À quel âge est-on adulte dans le monde scolaire?• Que vaut le diplôme secondaire obtenu par les adultes?• Les adultes qui décrochent.Pourquoi?• Quelles sont les performances des adultes recyclés au Québec?• L'alphabétisation : succès ou échec?• Comment finance-t-on l’éducation des adultes et pourquoi le ministère a-t-il réduit ses budgets?Voilà quelques-unes des questions auxquelles le cahier spécial du DEVOIR du samedi 5 décembre tentera de répondre à une époque où, pour beaucoup d’adultes, l’éducation devient une affaire de survie.PARUTION le 5 décembre DANS 1992 LE DEVOIR l V I Le Devoir, lundi 23 novembre 1992 PHOTO PRESSE CANADIENNE Mel Hurtig (à l’arrière), alors qu’il se préparait à annoncer la création ; d’un nouveau parti politique fédéral, devant une cinquantaine de personnes, samedi, à Ottawa.Mel Hurtig: après l’encyclopédie, le parti politique OTTAWA (PC) — Mel Hurtig, l’homme qui a donné au Canada sa propre encyclopédie, a été élu à la tête d’un nouveau parti, au cours du week-end.Le parti ne porte pas encore de nom et on ne sait pas encore quand aura lieu le congrès qui confirmera le leadership de M.Hurtig.Mais l’approche centre-gauche de la formation a déjà été établie dans un petit livre dont M.Hurtig espère la publication au cours des trois prochaines semaines.Samedi soir peu après minuit, après un entretien avec une cinquantaine de personnes dans le sous-sol du Château Laurier, près de la Colline parlementaire, M.Hurtig avait tout à fait l’air du père d’un nouvau-né.«Nous commençons quelque chose de très neuf et de très excitant»», a-t-il lancé, ajoutant que le parti souhaite présenter au moins 50 candidats, lors des prochaines élections fédérales.M.Hurtig avait brigué un siège aux Communes sous les couleurs libérales, en 1968, mais avait subi la défaite.Fervent nationaliste et farouche adversaire de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les Etats-Unis, M.Hurtig a noté que sa nomination survient exactement quatre ans après que le premier ministre fédéral Brian Mulro-ney eut mené les conservateurs à un second mandat majoritaire.«Plusieurs d’entre nous croient que le démembrement du Canada a commencé à ce moment», a-t-il dit.Mais certains anciens alliés de M.Hurtig lui reprochent de fonder un parti qui pourrait accroître les chances de réélection des conservateurs en privant les autres partis de voix acquises.M.Hurtig a repoussé les accusations du revers de la main.«Il est naturel que les gens du NPD, les libéraux et les autres partis ne soient pas enthousiasmés par l’initiative que nous prenons, mais c’est là la nature de la politique», a-t-il dit.Comparer ne coûte rien.Ne pas comparer coûte 2103$.CARACTÉRISTIQUES NISSAN SENTRA DLX Modèle de base TOYOTA COROLLA Modèle de base Moteur 1,6 L 4cyl.1,6 L 4 cyl.Puissance 110 chevaux 105 chevaux Consommation de carburant 5,6 L/100 km (50 mi/gal.)* 6,4 L/100 km (44 mi/gal.)* Coussin gonflable côté conducteur Standard Standard Banes stabilisatrices arrière Standard Standard C-* Banes stabilisatrices avant Standard N/a Suspension indépendante arrière Standard Standard Servodirection Standard Standard f “1 Colonne de direction inclinable Standard Standard Distribution variable Standard N/a Garantie intégrale 3 ans/ 80 000 km 3 ans/ 60 000 km Garantie sur les principales composantes 6 ans/ 100 000 km 5 ans/ 100 000 kmy f Assistance téléphonique sans frais 24 heures sur 24 OUI Programme d’assistance dépannage OUI non Service de planification des voyages OUl/^ NON P.D.SE.Prix de location 12495$" ou237$/mois Transport et préparation inclus Les gens avisés lisent toujour* 14598$ L ' Q Transport et préparation en sus le petit caractère et boudent leur ceinture c Sentra DLX 1993 disponibles sur la concurrence en date du octobre 1992 ’Données de 1993 sur la consommation de carburant basées sur les informations fournies par les fabricants "Pmc spécial pour la Sentra DLX 1993, modèle de base avec transmission manuelle, en vigueur pour une période limitée Transport et préparation indus.Immatriculation et taxes en sus Le concessionnaire peut vendre à un prix moindre —Bail de 48 mots pour la Sentra DLX 1993, modèle de base avec transmission manuelle Aucun acompte reouis Transport et préparation inclus Limite de 96 000 km Frais de 0,07 $ du kilomètre excédentaire Valeur résiduelle garantie par le fabricant Premier versement et dépôt de sécurité exigés à la livraison du véhicule Immatriculation et taxes en sus Sujet à l'approbation de crédit par Nissan Canada Finance Inc Voyez votre concessionnaire pour tous les détails Votre^npathique concessionnaire NISSAN < La CSN juge que Québec ne priorise pas assez l’économie Le Devoir LA CSN trouve que le gouvernement Bourassa n’a pas encore une priorité de l’économie et dans une déclaration faite hier son président, Gérald Larose, soutient que la volonté de casser le rythme de la récession doit devenir une priorité immédiate.M.Larose presse les gouvernements Bourassa et Mulroney d’agir concrètement plutôt que de plaider l’impuissance.«Un mea culpa sur la profondeur et la durée de la crise, ne ramène pas des emplois ni un meilleur partage de la richesse collective.S’il est vrai que la situation actuelle est difficile, il faut également que les gouvernements reconnaissent qu’ils en portent en grande partie la responsabilité et que de s’enfermer dans la voie du laisser-faire est un choix extrêmement destructeur, extraordinairement improductif et coûteux pour l’ensemble de la société.Cela n'a rien pour casser la morosité actuelle.» Au cours de ces dernières années, Ottawa et Québec ont fait des choix qui ont miné considérablement les ressorts vitaux de la société et nous ont entrainé dans une dégringolade qu’il faut maintenant stopper, soutient M.Larose, en ajoutant qu’un retour à une certaine prospérité et à un mieux-être collectif ne pourra se faire, sans une identification des causes.Principalement parce que le Québec, comme d’autres, vit à lÈeure d’une profonde restructuration économique, il y a nécessité et urgence d’identifier ces causes.«Le gouvernement Bourassa ne, peut filus se permettre de gérer l’État à a petite semaine.Nous avons des problèmes structurels qui commandent des décisions de nature structurelle, et nous avons des problèmes conjoncturels qui demandent des réponses conjoncturelles», dit la CSN.Celle-ci identifie six problèmes d’ordre structurel où elle demande aux gouvernements d’agir maintenant pour demain.Ces problèmes sont l’ouverture des marchés; la productivité; la formation professionnelle; l’organisation du travail; l’absence de concertation et la fiscalité.D’abord, l’accord de libre-échange nord-américain doit être rouvert pour que puissent etre négociées des conditions d’harmonisation, et le gouvernement Bourassa doit tenir une commission parlementaire afin de faire le point sur cette question auprès des différents auteurs socio-économiques, patronaux, syndicaux.Au plan de la productivité, le grave recul qu’affiche le Canada doit être réglé par la mise en place dès aujourd’hui de fonds sectoriels pour accélérer la recherche et le développement.Ces fonds devraient être gérés par les entreprises, les syndicats et les instituts de recherche.Au plan de la formation professionnelle, le fédéral doit transférer tous les pouvoirs au Québec.Rapidement, Québec doit prendre l’initiative de réaliser le guichet unique.Également, le gouvernement québécois doit développer des mesures efficaces de soutien pour la réintégration au travail.Au chapitre de la productivité et de la restructuration économique, l’organisation du travail dans les entreprises et dans les établissements publics doit devenir une priorité immédiate.Actuellement, l’absence de mobilisation sur cette question dans les milieux patronaux et gouvernementaux est préjudiciable au redressement de la productivité et de la place que le Québec doit se tailler dans une économie en pleine transformation.Au plan de la fiscalité, le gouvernement Bourassa doit tenir une commission parlementaire qui doit avoir pour objectif de réhabiliter la fiscalité comme outil d’un authentique développement social et économique.«Le premier ministre serait bien mal avisé de tenir une telle commission uniquement pourvé-rifier les items où il peut couper.La forme que prendra cette commission est aussi importante que les raisons qui en motiventl la tenue.Elle devra etre souple et efficace afin de produire rapidement des recommandations et sa composition devra être élargie à des groupes représentatifs de la société.» «Ce que le Québec attend, dit Gérald Larose, ce sont des signaux qui lui permettent de voir la lumière au bout du tunnel.Pour cela, le gouvernement Bourassa doit renoncer à des politiques restrictives du pouvoir d’achat.» Le chlorobenzène déclassifié par Ottawa Louis-Gilles Francoeur LE CHLOROBENZENE ne fait plus partie de la liste des substances prioritaires dont l’inocuité environnementale doit être vérifiée d’ici février 1994.Ainsi en ont décidé les ministres fédéraux de la Santé et du Bien-Etre ainsi que de l’Environnement, MM.Benoît Bouchard et Jean Cha-rest, à la suite de la publication, la semaine dernière, d’un rapport conjoint de leurs ministères.Selon leurs spécialistes, qui ont évalué toutes les recherches connues sur ce produit, «la quantité de chlorobenzène présente dans l’environnement au Canada ne pose aucun danger pour cet environnement ou pour la santé des humains».Personne ne doit pour autant en déduire que la toxicité intrinsèque de ce produit est nulle et que son absorption est sans danger.Bien au contraire.C’est parce que ce produit est rare dans le milieu canadien et que les gens ont peu de chances, statistiquement parlant, d’en absorber une dose susceptible de leur causer des torts réels que les deux ministères fédéraux ont soustrait le chlorobenzène de la liste des 44 substances dites «prioritaires».Les substances inscrites sur la liste dite d’intérêt prioritaire sont sensément celles dont le statut doit être clarifié avant tout autre d’ici 1994.Les dioxines et les furannes viennent présentement en tête de cette liste en raison des risques énormes qu’ils font courir au milieu naturel canadien et aux citoyens, selon les chercheurs.Mais l’insistance des gouvernements à contrôler la dispersion des dioxines et furannes réside essentiellement dans le fait u’elles sont déjè omniprésentes ans notre environnement, ce qui ne serait pas le cas des chloroben-zènes.Ces derniers sont en général utilisés comme solvant dans un pesticide et dans la fabrication de polymères de caoutchouc ou de teintures à textile.Près de la moitié des 60 000 kg (60 tonnes) de chlorobenzène importés chaque année au Canada entre dans la composition d’un seul pesticide, homologué pour utilisation dans les champs d’oignons.Selon l’étude effectuée par les deux ministères fédéraux, les concentrations moyennes de chlorobenzène dans l’air ou dans l’eau sont «beaucoup moins élevées que les concentrations à l’origine d’effets nocifs sur les organismes vivants»; Ces molécules ne se concentrent pas, par ailleurs, à des niveaux élevés dans les plantes aquatiques ou dans les tissus des animaux.Le regroupement pour l’ouverture des magasins le dimanche a des craintes Claude Turcotte LE REGROUPEMENT québécois pour l’ouverture des magasins le dimanche se dit encouragé par la volonté apparente du gouvernement Bourassa de libéraliser davantage les heures d’ouverture, mais il l’invite à ne pas s’arrêter à mi-chemin et à ne faire aucune exception.Selon les informations sorties du sommet du conseil des ministres la semaine dernière, le gouvernement envisagerait divers scénarios, tout en reconnaissant que les circonstances ont évolué depuis deux ans et qu’un consensus semble s’être développé dans ce dossier.Toutefois, le regroupement craint que le gouvernement ne se laisse influencer en dernière minute par certains lob-bys qui travaillent en faveur de certains intérêts particuliers.«Il y en a pour qui la loi des exceptions est très profitable», déclarait hier M.Claude Sénéchal, porte-parole du,regroupement.À son avis, le gouvernement devrait prendre une décision finale à propos de ce dossier aujourd’hui ou demain.Le regroupement demande une libéralisation totale, comme c’est le cas au Nouveau-Brunswick et en Ontario.Dans un communiqué émis hier après-midi, le regrou-' pement fait valoir que «les attentes des consommateurs ne seront satisfaites que si on leur donne la possibilité de magasiner partout le dimanche, sans exception, et les Québécois ne peuvent prendre le risque que le consensus qui s’est établi cède la place à de nouvelles querelles inutiles».En somme, a ajouté M.Bourassa, le conseil des ministres a examiné plusieurs avenues pour la relance économique dont les détails seront connus plus tard.Là-dessus, il a indiqué que la question de l’ouverture des commerces le dimanche avait reçu un accord de principe de la part des ministres.Le caucus des députés sera saisi de ce sujet lundi pour discussions et tout semble indiquer qu’une décision favorable sera prise pour permettre un élar-issement de l’neure d’ouverture es commerces.à i Le Devoir, lundi 23 novembre 1992 M 3 p.r; Louis-Gilles F rancoeur Hydro-Québec a écopé d’une amende de 5400$, plus les frais, la semaine dernière pour avoir épan-du des défoliants chimiques en juillet 1990 dans un ravage de cerfs de Virginie de la région de Mont-Laurier.Le verdict et la sentence ont été imposés par la juge Christiane Vallée, de la Cour du Québec du district de Labelle après que la société d’Etat eut rapidement plaidé coupable, ce qui lui a évité de subir la preuve préparée par la Couronne.Les accusations avaient été portées par le ministère québécois de l’Environnement après que des citoyens et des techniciens de la faune eurent découvert un sous-traitant d’Hydro-Québec en train d’arroser avec des défoliants chimiques quelque 20 hectares d’un corridor électrique régional tout près du lac David, à une vingtaine de kilomètres de Mont-Laurier.L’arrosage illégal est survenu entre le 18 et le 20 juillet 1990 en plein ravage de «chevreuils» et cela, même si le certificat d’autorisation accordé à Hy- PHOTO JACQUES GRENIER Carmen Sabag Olmedo, patriote de l’année Carmen Sabag Olmedo, une sociologue d’origine chilienne et résidant au Québec depuis 1973, a été déclarée hieh «Patriote de l'année» par le Conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.«Femme de coeuij, mais aussi femme d’intelligence, Carmen Sabag a compris que le rapprochement interethnique au Québec ne se ferait pas en tenant des discours à l’eau de rose, mais en oeuvrant avec constance à l'établissement de conditions propices au rapprochement.Au Québec, cela passe entre autres par la défense de la Loi 101, et nous avons vç Carmen Sabag à nos côtés dans les grandes marches de 1988 et de 1989 pour la sauvegarde de cette législation», fl affirmé Jean Dorion, à Saint-Denis-sur-Richelieu.On aperçoit aussi sur la photo l’auteur et chansonnier Ray» mond Lévesque.À lire dans les numéros de la revue Relations du mois de novembre : Le mal de vivre — des 20-30 ans du mois de décembre : Le pari de la fraternité 25 OUEST, RUE JARRY, MONTRÉAL, H2P 1S6 — Tél.: (514) 387-2541 En 1991, le ministre Peter Kor-mos a dû quitter son poste après avoir posé comme pin-up habillé dans le quotidien Toronto Sun.Un autre ministre a été écarté lorsque des membres de son personnel ont fait pression sur un juge de paix pour ne pas avoir à payer des contraventions; une autre ministre a indûment révélé l’identité d’un drogué; et une autre a été accusée par un de ses locataires d’avoir augmenté illégalement son loyer.Ces erreurs - plus ou moins condamnables dans d’autres gouvernements - font problème pour les néo-démocrates de Rae qui, dans l’opposition, promettaient d’être absolument irréprochables.«Le boyscout qu’est Bob Rae a couru après.Il s’est pris à son propre jeu», commentait en fin de semaine le professeur Léo Panitch de l’université York.Lorsqu’il mettra les pieds en Chambre ce midi, après une absence de 16 jours, M.Rae subira les foudres de sa tapageuse opposition qui fait ses choux gras de ces histoires.«Au plan moral, il a perdu son droit de gouverner», vociférait samedi le leader libéral en Chambre, Murray Elston.«Après tous ces scandales, la question de son leadership devrait être soumise au peuple.» Si les allégations contre John Piper s’avèrent exactes, M.Rae devra démissionner, disent aussi les conservateurs, qui demandent en plus de l’enquête de l’OPP, une enquête de la GRC à ce sujet, de même que l’intervention du lieutenant-gouverneur de l’Ontario Hal Jackman.«Qu’en pense-tu, Bob?», a titré le Toronto Sun dans son édition d’hier.Le Sun a publié un sondage d’une douzaine de personnes disant qu’il devait démissionner.Des historiens consultés au cours du weekend trouvent ces hauts cris tout à fait exagérés.«L’intégrité personnelle de Bob Rae n’est pas menacée», estime 1’historien Micheal Bliss de l’université de Toronto.«S’il a encore une majorité en Chambre ce matin, je ne vois pas pourquoi sa capacité de gouverner serait affectée», fait remarquer de son côté le professeur Desmond Morton, spécialisé dans la politique ontarienne.Ce qui est sûr, commente Torn Walkom, columnist au Toronto Star, c’est que l’image du jeune gouvernement néo-démocrate est lourdement endommagée.Le nombre de ministres qui n’ont pas encore été écorchés diminue à vue d’oeil.«Dans 100 ans, les historiens qui se pencheront sur ce gouvernement diront qu’il n’était pas plus incompétent qu’un autre.Mais ce n’est pas ce que les gens pensent maintenant.Ils pensent que ce gouvernement est gaffeur.Bob Rae a deux ans pour renverser la vapeur.» Peu de mouvement dans le conflit au Soleil Suzanne Dansereau de la Presse Canadienne TORONTO - Le retour en Chambre s’annonce tumultueux pour le premier ministre ontarien Bob Rae, après les deux scandales qui ont secoué son jeune gouvernement alors qu’il était en mission d’affaires n Asie.> A Queen’s Park, les deux partis d’opposition réclament soit sa tête, soit des élections.Mais le premier ministre néo-démocrate devrait s’en tirer indemne, croient les observateurs.Dans un nouveau développement hier, son ex-conseiller en communications John Piper a rétorqué aux allégations du quotidien Toronto Sun selon lesquelles il aurait offert à une de leurs journalistes le dossier criminel d’une femme au centre d’un des scandales sexuels qui frappent le gouvernement.Il s’agit du scandale touchant l’ex-ministre de l’Energie Will Ferguson, soupçonné d’avoir aidé une ex-pensionnaire à s’enfuir du collège Grandview et d’avoir eu des relations sexuelles avec elle.Les événements remonteraient à 1973.Selon le Sun, M.Piper a eu accès au dossier criminel de la dame, Judi Harris, maintenant âgée de 35 ans, et a voulu le refiler à la journaliste, qui a refusé.M.Piper a dû démissionner vendredi à cause de ces allégations.Hier, il a admis hier avoir «partagé» certaines informations avec la journaliste mais il prétend qu’elles étaient publiques et non-confidentielles et qu’il n’a rien fait de mal.Sa démission survient une semaine après celle du ministre du Tourisme Peter North, soupçonné d’avoir offert un job de 45 000 $ à une barmaid de Toronto en échange de faveurs sexuelles.A ces «scandales» - c’est du moins ainsi qu’on les perçoit à Toronto - s’ajoutent une assez longue liste de démissions, de démotions et de bévues embarrassantes pour le gouvernement Rae.Juste avant la démission forcée de Will Ferguson en février 1992, la ministre Shelley Martel s’est trouvée dans l’eau chaude après avoir dévoilé des informations confidentielles sur un médecin.La ministre s’en est sortie en affirmant avoir menti.Plusieurs observateurs se demandent d’ailleurs pourquoi elle a été épargnée alors que d’autres ont été rayés avant même d’être accusés de quoi que ce soit.PHOTO PRESSE CANADIENNE Le premier ministre ontarien, Bob Rae, a dû répondre à de nombreuses questions à son retour à Toronto en raison des nombreux «scandales» qui ont frappé son gouvernement.nelle des journalistes du Québec, la fin de semaine prochaine à Québec pour aller chercher de nouveaux appuis.M.Boivin affirme que son syndicat a déjà obtenu l’appui de tous les syndicats membres de la Fédération nationale des communications affiliée à la CSN, ainsi que de la plupart des syndicats de la région de Québec dans le domaine des communications.Le Soleil continue toujours de paraître grâce au travail incessant d’une douzaine de cadres apuyés par une petite équipe d’une dizaine de personnes.Selon M.Ferron, le journal parvient à maintenant son tirage et son taux de publicité, «je ne dirais pas que ca va très bien, mais ça va bien», ajoute-t-il.Participez au concours d'affiche de la Fête nationale du Québec et offrez-vous la possibilité de voir votre oeuvre imprimée en 35 000 exemplaires et diffusée dans toutes les régions du Québec.Obtenez les règlements du concours et le devis de l'affiche à produire en vous adressant au Mouvement national des Québécoises et Québécois ou à la Société nationale ou Société Saint-Jean-Baptiste de votre région.LA FÊTE NATIONALE DU QUÉBEC Claude Tbrcotte LA GRÈVE au journal Le Soleil de Québec a déjà un mois et rien n’indique qu’elle pourrait pr ndre bientôt fin.Il y a eu conciliation la semaine dernière et on s’attend p ce qu’elle continue cette semaine.A l’ordre du jour de ces discussions, il y aurait notamment les horaires de travail et l’organisation du travail en général, selon une source syndicale, tandis que du côté patronal on men- tionne le désir du conciliateur de ne rien dire sur le contenu des pourparlers.«Ça ne bouge pas beaucoup», confie le porte-parole syndical, Gilles Boivin, ce que les remarques laconiques du représentant patronal, Jean Ferron, tendent à confirmer.La grève déclenchée le 22 octobre entre dans son deuxième mois, les syndiqués se préparent à flasser la période des fêtes sur les ignés de piquetage.Ils profiteront peut-être du congrès de la Fédération profession- Des banques de sang.personnelles TORONTO (PC) - Des milliers de Canadiens mettent sur pied de véritables petites banques de sang personnelles parce qu’ils craignent de contacter le virus du sida lors d’une éventuelle transfusion sanguine, expliquent des porte-parole de la Croix-Rouge.Près de 3000 donneurs ont ainsi emmagasiné 6519 unités de sang en un an dans les centres canadiens de la Croix-Rouge, précise le Dr Roslyn Herst, directrice médicale de la Croix-Rouge à Toronto.Tous ces donneurs prévoyaient qu’ils allaient bientôt avoir à subir une opération chirurgicale impliquant une ou plusieurs transfusions sanguines.«La qualité des dons de sang dé- Eend de l’honnêteté des donneurs.lais les réserves de sang canadiennes sont parmi les plus sûres du monde» rappelle Mme Herst.Les inquiétudes à propos de la qualité du sang recueilli par la Croix-Rouge se sont multipliées après la demande d’enquête de la Société d’hémophilie au Canada dans l’affaire du sang contaminé administré à des milliers d’hémophiles au début des années 80.Depuis 1985, tous les dons de sang à la Croix-Rouge passent un test qui détermine si le donneur est porteur de l’anticorps HIV.La contamination par le biais d’un donneur récemment contaminé par le HIV reste cependant possible, parce que le test de la Croix-Rouge détecte l’anticorps HIV, et non Te virus lui-même, indique Roslyn Herst.L’anticorps met entre six semaines et six mois pour se développer chez une personne atteinte du virus HIV.«Il existe un faible risque que le sang d’un donneur faussement testé séronégatif soit porteur du virus du sida», a ajouté Mme Herst.Un total de 261 personnes au Canada ont contacté le virus du sida par le biais de transfusions de sang.AUTO DIVORCE (en collaboration avec une firme de notaires) Divorce, séparation de corps, convention de rupture et garde d'enfants À L'AMIABLE FAITES-LE VOUS-MEME À BON PRIX ET SANS DÉLAI Tél.: 671-0804 1-800-667-0505 2207, rue Fullum Montréal, Québec H2K 3Pt relations SANTO DOMINGO, NOUVELLE CHANCE POUR L’ÉVANGILE?La quatrième conférence de l’épiscopat de l'Amérique latine a eu lieu, du 12 au 28 octobre 1992.Le thème principal de cette 'rencontre était celui d'une nouvelle évangélisation de la culture.Mais de quelle évangélisation et de quelle culture parle-t-on?Quelle est la place des pauvres dans cette évangélisation?Que veut dire évangéliser dans le contexte des cultures opprimées?La rencontre de Santo Domingo a-t-elle été une suite fidèle aux conférences précédentes de Rio, de Medellin et de Puebla?Ou les évêques latino-américains ont-ils emprunté une autre voie qui s'écarte de l’option pour les pauvres?Pour mieux creuser ces questions, nous avons invité ces trois membres du collectif « Évangélisation et culture » : Mme Denise CARON, soeur de Sainte-Anne M.André DRAPEAU, de l'Entraide Missionnaire M.André LEBLANC, prêtre des Missions Étrangères Cette soirée est organisée en collaboration avec L’Entraide missionnaire LE LUNDI 23 NOVEMBRE 1992, DE 19H30 à 22H00 A LA MAISON BELLARMIN (Métro Jarry) 25 OUEST, RUE JARRY, MONTRÉAL TÉL.: 387-2541 ENTRÉE: 3,00$ S Epandage de défoliants chimiques Hydro-Québec plaide coupable et paie une amende de 5400 $ dro-Québec spécifiait que ces habitats fragiles devaient être nettoyés par des moyens moins risqués pour la faune.Chez Hydro-Québec, on parle plutôt d’une «erreur de communications»: la direction régionale ignorait qu’il se trouvait un important ravage de cerfs à cet endroit et les normes de la politiques d’Hydro-Québec, qui interdisent l’usage de défoliants en zones dites sensibles, n’auraient pas été communiquées au personnel du sous-traitant.Le ravage du lac David, d’une superficie de 100 km carrés, abrite en hiver environ 3000 cerfs de Virginie, lesquels ont commencé ces jours derniers à s’y rassembler, comme à toutes les années.En soi, expliquait hier un biologistes du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP), une telle condamnation est à la fois «intéressante» parce qu’elle forcera Hydro-Québec à resserrer ses procédures d’octroi de contrats mais «inquiétante», parce que des pratiques locales beaucoup plus dommageables pour les cerfs de Virginie, notamment les coupes à blanc, continuent d’avoir cours sans que l’Environnement ou le MLCP «ne lèvent le petit doigt».Le biologiste en question a demandé pour des raisons évidentes de conserver l’anonymat.«Notre ministère se défile depuis cinq ans devant la nécessité de promulguer des normes sur les coupes à blanc aux exploitants forestiers du secteur privé, dont les terres abritent une ressource collective comme un ravage de cerfs.Des normes semblables existent pour les forêts publiaues mais il n’y a rien de tel pour des régions comme celle du lac David.Certains prétoto dent que Québec n’a pas à dire auk exploitants privés comment exploiter leur forêt.«Pourtant, c’est depuis longtemps dans nos moeurs d’imposer deq normes au secteur privé pour qu’il protège des ressources publiqueë comme l’eau, le sol et l’air.Il serait tout aussi logique de protéger leq espèces vivantes qui en dépendent; comme la faune», explique ce biolo) giste.! La protection de la faune est d’autant plus difficile à assurer au Québec que l’Environnement est en principe le gardien juridique des écosystèmes et des espèces vivantes qui les composent, tout comme dé leurs éléments de base, commé l’eau, l’air et le sol.Mais en raisonj de vieilles lois et habitudes, c’est le MLCP qui a la garde d’un certain nombre d’espèces vivantes, tout particulièrement la faune exploitée sportivement, ainsi que de ses habitats essentiels.Les habitats d’autres espèces vivantes relèvent de l’Environnement sans qu’on sache trop où ce situe la frontière administrative et juridique.L’Environnement a aussi cédé un certain nombre de ses responsabilités sur l’écosystème forestier au ministère responsable dé son exploitation sans même conserver un contrôle ultime correspondant à son statut de premier responsable de la politique gouvernementale en matière d’environnement.Des cessions de pouvoirs semblables ont aussi été faites au profit d’autres ministères.Le retour en Chambre de Bob Rae s’annonce tumultueux 4301 4 B Le Devoir, lundi 23 novembre 1992 SUITES DE LÀ PREMIERE PAGE ?Afrique du Sud lui-même ont protégé ces opérations, alors que de l’autre côté ils amorçaient des négociations constitutionnelles avec l’ANC.Par ailleurs, cette bombe du juge Goldstene est survenue une semaine après l’affaire du Kchoes Project, une société de communication des services de renseignements militaires qui, à travers d’un journal diffusé au Botswana, visait à ternir l’image de l’ANC dans les pays d’Afrique Australe et en Grande Bretagne.Un «correspondant» de la radio et de la télévision nationale, basé en Grande Bretagne, avait pour but de diffuser des informations de propagande anti-ANC, en lui prêtant notamment des liens avec l’IRA.Cette vaste et coûteuse opération de propagande devait convaincre l’opinion des procédés «terroristes» de l’organisation de Nelson Mendela.Soit, le gouvernement sud-africain et sa tête sont impliqués directement, soit ils ne le sont pas et il faut alors en déduire qu’ils auraient perdu le contrôle de leur armée.L’hebdomadaire d’enquête Weekly Mail propose un autre scénario.Le président De Klerk , embarrassé par certains généraux conservateurs, aurait laissé au juge Goldstene le soin de lui donner les arguments de leur tenir la bride.Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse.?Pêches lume nettement insuffisant pour assurer la rentabilité de ces navires.La part d'un chalutier passerait de 500 000 à 100 000 tonnes pour l’année.Il lui suffisait d’à peu près quatre voyages en mer pour atteindre ce volume, alors que l’an passé la saison normale de pêche représentait une vingtaine de voyages.M.Pierre Picard, porte-parole de l’industrie de la pêche, a d’abord noté que le ministre fédéral écartait l’idée d’un moratoire complet, mais que la baisse de la ressource entraînera nécessairement une diminution de la pêche.L’Association québécoise de l’industrie de la pêche demande donc, elle ausi tout comme l’Alliance, que le programme de compensation soit étendu aux pêcheurs et aux travailleurs en usines du Québec, tout comme cela existe à Terre-Neuve.Les pêcheurs qui possèdent des chalutiers ont dû en général emprunter des sommes très importantes.On évalue à 20 millions! les emprunts garantis par le gouveme- 3,' Ti ment québécois pour l’achat de chalutiers, sans compter les emprunts personnels que les pêcheurs ont contracté, souvent en hypothéquant leur propre maison.Pour sa part, l’Alliance des pêcheurs québécois propose un moratoire de trois ans pour la pêche à la morue par les engins mobiles que traînent les chalutiers jusqu’au fond de la mer, en ramassant à peu près tout sur leur passage, y compris les petits poissons, qui ne sont plus là forcément pour assurer la propagation de l’espèce.L’Alliance considère d’ailleurs que le quota de 35 000 tonnes pro-isé pour la partie nord du golfe est eaucoup trop élevé, une opinion ue partageraient les pêcheurs de èrre-Neuve, lesquels souhaitent un arrêt de la pêche dans le golfe pendant deux ans, tout comme c’est déjà le cas sur la côte est de l’Atlantique.L’Alliance entend donc contester ce quota de 35 000 tonnes dans la partie nord du golfe, qu’elle perçoit comme une menace à la survie de l’espèce.L’Alliance pense qu’il faut maintenant revenir à des méthodes de pêche plus écologiques, ce qui écarte les chalutiers et la nécessité d’un contrôle systématique.En revanche, souligne M.Poulin, les techniques de pêche pour les autres façons de pêcher se sont beaucoup améliorées, de sorte qu’il y aurait moyen pour un pêcheur de les utiliser avec rentabilité.«Nous proposons de faire une grande expérience dans le golfe Saint-Laurent, qui est une mer intérieure où il y a deux stocks autochtones», avance M.Poulin.Certains membres de l’Alliance sont des propriétaires de chalut, mais, explique le directeur général, ils se rendent bien compte qu’on ne peut plus continuer comme avant.L’Alliance serait la seule à mener la bataille sur tous les fronts, mais avec une certaine sympathie de la part des biologistes, qui, eux, ne savent plus trop bien comment expliquer le phénomène de la baisse constante de la ressource, à tel point où il faut désormais agir pour éviter la dis- Rartion complète de cette ressource.[ y a 155 chalutiers qui font la Eêche dans le golfe, dont 55 du Qué-ec.Mercredi et jeudi prochain à Halifax, il y aura réunion des représentants des pêcheurs et de l’industrie avec les fonctionnaires et les biologistes.Il y aura aussi une réunion avec M.Crosbie, qui lui aura une nouvelle discussion avec les ministres provinciaux vendredi.La décision sur les quotas et les pratiques de pêche en 1993 sera prise et annoncée en décembre.?Médicaments E rise (27 millions$ sur 195 mil-ions!) alors que l’Ontario recevra le LA METEO ?Accu-WeatheU prévisions météorologiques\T '*!*- is* jusqu'à midi, le 23 novembre m P«u M Bmucoi# > RM MtaçM ED G3 ^ m alB AOeget Ptae Vtrçfca RaGla» températures pour les villes.Umm im> *»• dmr Uttwtfa SliM c'«U*." ptwofl ture, entre la civilisation et le ma-laise.*J La première partie est consacrée » à un minutieux exan “n de de cette ] étrange bile noire, qui fixe l’étymo- < logie grecque de la mélancolie, à ! travers la littérature physiologiste J des Anciens, la science et la philoso- • phie médiévale.La seconde partie ! est axée sur Saturne, astre mélan- J colique par excellence, tel qu’il se • Erésente dans l’art et la littéraure.J a troisième partie s’intéresse à la J mélancolie poétique et à la naissan- « ce de la notion moderne de génie, J alors que la dernière est entière- J ment consacrée à Dürer, clé de vou- ! te d’une réflexion infinie, dont les J auteurs démontrent tout à la fois * l’originalité radicale en même! temps que l’enracinement dans la J tradition occidentale.Cette idée de la transmission ! continue des thèmes et des savoirs J a hanté Klibansky toute sa vie du- » rant, comme ses ainés Cassirer et ! Panofsky.«En étudiant l’histoire, il [ faut saisir ce qui est en cours de < changement et ce qui conserve un ! caractère unique.Il faut aussi se ; concentrer sur ce qui différencie < chaque culture des autres.Mais il J faut du même coup éviter les; termes trop statiques, les générali-1 sations outrancières.» Le professeur ‘ habitué à suivre à la trace sur des siècles et des siècles le développement d’une idée, se dit allergique à l’idée de postmodernité.«C’est une farce de journaliste.» Cet aspect de ses travaux forme , comme un leitmotiv, où la modemi-1 té interpelle l’histoire et en reçoit ! encore aujourd’hui des leçons de ! persévérance et d’humanisme.Ses ; recherches l’ont d’ailleurs amené à ! Eublié des inédits de Hume et de ; ocke, notamment la Lettre sur la j tolérance, maintenant traduite en ! une douzaine de langues.Il a aussi encouragé le dialogue entre les perspectives philosophiques internationales, notamment par l’édition d’importants recueils de textes intitulés Philosophie et Communauté mondiale, et par la Bibliographie internationale de la philosophie oui paraît à Montréal depuis quatre dé- .< cennies.Klibansky est arrivé ici en 1946, » à l’invitation de McGill.«J’ai répété j partout dans le monde que pour un * dollar, on peut non seulement aller 3 d’une université à l’autre, mais ! d’une culture à l’autre.» Il était aus- J si frappé par le fait que les étu- « diants francophones ne connais- ! saient pas bien leur propres tradi- J tions, leurs grands classiques, leurs • grands poètes.«Ceci rend impuis- ! sant contre les métaphores an- j glaises.» Le professeur s’apprête mainte- ! nant à publier deux volumes sur La J philosophie en Europe et un pre-1 mier Glossaire international des J termes de base de la philosophie, un J vocabulaire multilingue de 500 ter-1 mes qu’il défend depuis une quaran- J taine d’années.Après tout cela, il ne J manque finalement qu’un livre à sa ' bibliothèque, celui qui nous raconte- J rait tout cela, cette traversée d’un J siècle triste et de rares bonheurs.< «Mes mémoires?Je les ai promis à 5 mon éditeur pour mon centième an- ; niversaire.» ¦ * i I 1 j ¦ I çon il a pu prédire l’invasion de la « Norvège par les Allemands et pré- ! parer la libération de l’Italie.Il a J même poussé le zèle jusqu’à prépa- < rer une édition critique des Mé- ! moires de Mussolini.Après la Guerre, Klibansky est < retourné en Allemagne, poux exami- J ner la situation des universités.Il j n’y a pas trouvé beaucoup d’exem- ! pies de résistance, mais énorm^- J ment de lâcheté et de barbarie.A j un procès de criminels de Guerre, il ! se rappelle encore avoir croisé le re- J gard d’une femme accusée d’avoir * lâché son chien sur des femmes et [ des enfants nus.«Malgré celà, je J n’ai jamais dit «les Allemands», je * n’ai jamais condamné en bloc.Pen- ! dant les pires moments de la Guer- J re, j’ai continué à parler allemand i dans le Foreign Office.(.) La Lu-J mière doit toujours l’emporter sur la • Nuit.» Un siècle «de guerre, de mort et J de sang», comme le qualifait son-ami, le philosophe tchèque Jan Pa-! tocka, décédé entre les mains de la J police, à la suite d’interrogatoires i forcés, à la fin des années 1970.J «J’ai vécu dans un siècle noir, un! siècle auquel on n’a pu souvent op- ! poser qu’une communauté desj «ébranlés» comme le disait mon; ami.» 12 B Le Devoir, lundi 23 novembre 1992 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE: 849-3456) — Home Alone 2 6 h 45, 9 h— Traces of Red ven.lun.mar.7 h 15, 9 h 20— Bodyguard mer.jeu.7 h 10, 9 h 35— Dracula 7 h, 9 h 25 — Passenger 57 7 h, 8 h 50, mer.jeu.7 h — Traces of Red mer.jeu.9 h 20.BERRI : (849-3456) — Dracula 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30— Baisers mortels à Palm Beach 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Héro ven.au mar.1 h 45, 4 h, 7 h, 9 h 20— Le garde du corps mer.jeu.1 h 40, 4 h 10.7 h 10, 9 h 40— Toutes peines confondues 1 h 45.4 h, 7 h 20, 9 h 35— Candyman, spectre maléfique ven.au mar.1 h 40,3 h 40, 5 h 40, 7 h 40,9 h 30.mer.jeu.4 h 15, 9 h 20 — Héros mer.jeu.1 h 50.7 h.BROSSARD : (849-3456) — Baisers mortels à Palm Beach 7 h, 9 h 20— Passager 577 h 10.9 h 25—Héros ven.lun.mar.7 h, 9 h 30— Le garde du corps mer.jeu.7 h, 9 h 30.CARREFOUR LAVAL : (849-3456) — Héros 7 h, 9 h 30 — Baisers mortels à Palm Beach 7 h 05, 9 h 25— Home Alone 2 7 h, 9 h 25— A River Through It 7 h 05— Passager 57 9 h 30— Sofie 8 h 05— Le garde du corps mer.jeu.7 h, 9 h 25Dracula 7 h, 9 h 35 CENTRE EATON : Mtl — The Bodyguard mer.jeu.12 h 30, 3 h 20, 6 h 15.9 h 10— Baby on Board 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 20— Under Siege 12 h 10, 2 h 20, 4 h 30, 6 h 50, 9 h 15— Jeu de puissance 12 h 20, 2 h 30, 4 h 40— Des souris et des hommes 6 fi 55, 9 h 15— T492 2 h, 5 h 15.8 h 30— IPS ven.au mar.1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h.— Adultes consentants 12 h 25,2 h 35,4 h 45,7 h, 9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN : (849-3456) — Dracula 4 h 30, 7 h, 9 h 30— Johnny Stecchino 5 h 30.7 h 30, 9 h 35 — Dracula 4 h 45, 7 h 15,9 h 45 CINÉMA JEAN-TALON : Mtl — The Hand that Rocks the Cradle 7 h 10, 9 h 30 CINÉMA LANGELIER: Mtl — Cuirassé en péril 7 h 05, 9 h 05— Passager 57 7 h, 9 h 50, mer.jeu.7 h.15,8 h, 9 h 45— Baisers mortels à Palm Beach mer.jeu.9 h 15— Héros 7 h, 9 h 20— Candyman spectre maléfique 7 h 05, 9 h 05— Baisers mortels à Palm Beach 7 h 10,9 h 15, s 10, 9 h 15— Dracula mer.jeu.7 h, 9 h 30— Dracula 7 h, 9 h 30— Le garde du corps mer.jeu.7 h 10.9 h 35.CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE : (288-1857) — Freud Leaving lun.mar.3 h, 9 h 30, mer.jeu.1 h, 5 h — Les meilleures Intentions lun.mar, 1 h 30,5 h, 8 h 30, mer.jeu.1 h 30, 5 h, 8 h 30— Twin Peaks lun.mar, 12 h 30, 5 h, mer.jeu.7 h.—Danzon lun.mar.7 h 30, mer.jeu.3 h, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA : Ma vie est un enter 7 h 15— Hell raiser 3 9 h 30— 1492 7 h— Dr Giggles 9 h 35— Jeu de puissance 7 h 15,9 h 30— Cuirassé en péril 7 h 10,9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE : (843-6001) — CINÉMA DE PARIS: (875-7284) — CINÉMA POINTE-CLAIRE : (849-3456) — Dracula 7 h, 9 h 40, — Dracula 7 h.9 h 40— A River Runs Through It 7 h, 9 h 30— Home Alone 2 7 h, 9 h 25— Traces of Red 7 h 10,9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : (842-9768) — mar.Jean-François-Xavier de.18 h 35— Extramuros 20 h 35 CINÉMA V: (489-5559) — Fermé temporairement.CINÉPLEX: (849-3456) — Candyman 3 h 10.5 h 15, 7 h 20, 9 h 25— Les escrocs 7 fi— Bladerunner 3 h 35.9 h 30, 35— Le côté obscur du coeur 3 h 30, 7 h, 9 h 30— Sofie 4 h 30, 8 h — Glengarry Glenn Ross 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25 — Husbands and Wives 3 h 30, 7 h, 9 h 15— The Last of the Mohicans 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15.9 h 20— The Best Intentions 4 h 30, 8 h— Hero 3 h 35, 7 h 05, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) — Le voleur d'enfant 2 h, 5 h.7 h 20, 9 h 40— Sofie 1 h 45.5 h 30.8 h 45— La belle histoire 1 h 30, 5 h, 8 h 30— Après l'amour 2 h, 5 h 10, 7 h 20,9 h 30.COMPLEXE GUY-FAVREAU : (283-8229) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — Le cinéma d’avant-garde suédois 19 h — Le dernier milliardaire 20 h 30.CRÉMAZIE: (849-FILM)— Capitaine Fracasse S h, dim.2 h, 5 h, 8 h.DAUPHIN: (849-3456) — Les meilleures intentions 8 h— L’homme de ma vie 7 h, 9 h 10 DÉCARIE: (849-3456) — Jennifer Eight 7 h, 9 h 30— Under Sieges 7 h 15, 9 h 30 DORVAL: (631-8586) — Dracula 6 h 30, 9 h 10 — Home Alone 2 6 h 20, 9 h—Home Alone 2 6 h 20, 9 h- Mighty Duck 7 h— Under Siege 9 h 20 DU PARC: (844-9470) — The Bodyguard mer.jeu.6 h 30.9 h 05— Passenger 57 ven.au mar.7 h 15.9 h 10 mer.jeu.9 h 10— Sneakers 6 h 35, 9 h 0— Consenting Adults ven.au mar.7 h 10,9 h 15, mer.jeu.7 h 10.DU PLATEAU: (521-7870) — Dracula 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30— Passager 571 h 15,3 h 15, 5 h 15,7 h 15,9 h 15.FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: — Hellraiser 3 ven.au mar.9 h 25— Le zèbre ven.au mar.7 h 10— Sneakers 6 h 40, 9 h 20— Passenger 57 7 h 15, 9 h 15— The Bodyguard mer.jeu.6 h 15, 9 h 05— Malcolm X 8 h 15— Under Siege 6 h 50, 9 h 10— Mighty Ducks 7 h 15, 9 h 30- Jennifer Eight 6 h 45, 9 h 25— School Ties 9 h 15— Consenting Adults 7 h FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) — Home Alone 2 1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 25— A River Runs Through 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 20 - Home Alone 2 2 h, 4 h 30, 7 h 20, 9 h 40- Traces of Red 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30,9 h 35 GOETHE INSTITUT: (499-0159) — Entre elle et moi 20 h 30, jeu.18 h 30 (23 au 27 nov) /GREENFIELD: (671-6129) - The Bodyguard mer.jeu.6 h 15, 9 h — Passenger 57 7 fi, 9 fi 10— Jennifer Eight 6 h 15, 9 h.— Adultes consentants ven.au mar.6 fi 50, 9 h 05 IMAX: (496-4629) — The Last Buffalo (3-D) et Fires of Kuwait fr.10 fi, 13 h 30,15 fi 15, 17 fi, 19 h, sam.13 fi 30,15 fi 15,17 fi, 19 h.En direct de Tesoace Le grand canyon version française 10 fi.angl.1T h 45, 20 h 45— version anglaise 11 h 45, 20 fi 45 — Les Rolling Stones ven.sam.22 h 30.IMPÉRIAL: (288-7102) — Malcolm X 12 h 30, 4 fi 15,8 fi 15.LAVAL: (688-7776) —Passenger 57 7 h 10, 9 fi 20— The Bodyguard mer.jeu.6 fi 30, 9 fi 10— L'amant 7 n.9 h 10— Under Siege 7 fi 20, 9 h 40 - Jennifer Eight 6 fi 50, 9 fi 25— Malcolm X 8 fi 20— Hellraiser 3 7 fi 20, 9 fi 40— 1492 6 fi 10, 9 fi 10— Le zèbre 7 fi, 9 fi 20— Adultes consentants 7 h 10, 9 h 30— Hellraiser 3 ven.au mar.7 fi 20, 9 fi 30— Consenting Adults 9 fi 15— Jeu de puissance 7 h 15— Bébé à bord 7 fi, 9 h 10 LAVAL 2000: (849-3456) — Dracula 7 h, 9 fi 30— Candyman spectre maléfique 7 fi 15, 9 h 20 LOEWS: (861-7437) — The Lover 12 fi 10, 2 h 20, 4 fi 35, 7 fi, 9 h 20 — Mistress 12 fi 15, 2 h 30,4 fi 45, 7 fi 05,9 fi 30— Jennifer Height 12 fi 45, 3 fi 30, 6 h 15, 9 h.— Of Mice and Men 12 fi 05, 2 fi 35, 5 fi 05, 7 fi 20, 9 fi 40- School Ties 12 h 15, 2 fi 30,4 h 45, 7 h 05,9 fi 30.OUIMETOSCOPE: (525-8600) — Salle 1: Basic Instinct 19 h.— L'esprit de Caln 21 fi 30—Salle 2: Stranger than Paradise 19 fi 15— Les damnés 21 h.PALACE: Thw Bodyguard mer.jeu.12 h 15, 3 h.6 h, 9 h —Passenger 57 ven.au mar.12 h 25,2 h 20,4 fi 30,7 h, 9 h 05, mer.jeu.12 fi 25,2 fi 30, 4 fi 30.7 fi, 9 h 10 — Under Siege 12 h 40, 2 fi 50, 5 fi 10, 7 fi 25,9 h 40- Consenting Adults 12 fi 10, 2 fi 20,4 h 40, 7 fi 05,9 h 20— Mighty Ducks 12 h 15, 2 fi 25, 4 fi 40, 6 fi 50.9 fi— Hellraiser 312 fi 50,2 h 50, 5 fi, 7 fi 15, 9 h 30— Reservoir Dogs ven.au mar.12 h 30,2 h 35, 4 fi 50, 7 fi 20,9 fi 40 PARADIS: (354-3110) —L'esprit de Caln 6 h 45— Jeune femme cherche colocataire 7 fi — Unité spéciale 7 h 15— Christophe Colomb 8 fi 30— Contre attaque 9 h 15— Une ligue en jupons 9 fi 30.PARISIEN : (866-3856) — C'esf arrivé près de chez vous 1 fi 10,3 fi 15, 5 fi 20, 7 fi 25.9 fi 30— Indochine 1 fi, 4 fi 30, 8 h.— Un coeur en hiver 12 h 30, 2 fi 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 fi 20- Le zèbre 12 fi 45, 2 fi 45, 5 h, 7 h 05, 9 fi 10— Ma vie est un enfer 12 h 40, 2 fi 50, 5 fi 05, 7 fi 15, 9 h 30— L'amant 12 fi 15, 2 h 25, 4 h 40,7 h 10,9 h 25— 14922 fi, 5 fi 30,8 h 30.PLACE ALEXIS NIHON: (849-3456) — Home Alone 212 fi 15, 2 fi 40, 5 fi 10, 7 fi 40,10 fi.— IFAMOUS PLAYERS C’EST ARRIVE EUH PRÈS DE CHEZ VOUS PARISIEN •“«* 1MO '.lr l.allrerinr O 1 10-3:15-5 20-7 25-9-X TU CK PARISIEN JnO Me (.alhriine O ItfM 12:30-2 e plus la tête, comme aux temps de ’Inquisition ou de Staline, on lui coupe les subventions.Le loup ne mange pas le mouton pour sa laine.?Selon Sartre, «l’argent n’a pas d’idées».Il ne le peut plus; il les a toutes données.?Devant la critique, le Québécois se déprime ou devient ombrageux.C’est que nous n’avons pas encore perdu l’habitude, contractée par l’éducation d’hier, de tout croire, saut nous-même.?Tous les goûts sont dans la nature, y compris les plus dégoûtants.L’air bête n’est justement pas le propre de la bête.?La télévision, en partie, est facteur de violence, mais dans une mesure plus grande, elle est un agent de momification de l’esprit.?Le gouvernement suspecte l’artiste créateur parce qu’il est une force qui lui échappe.?La loi de Dieu: «Aimez-vous les uns les autres.» La loi des hommes: «Protégez-vous les uns des autres.» Albert Brie Jeffrey Simpson La colère des policiers D ’AUSSI LOIN qu’il me souvienne, la police de Toronto a joui du respect des citoyens.Toronto avait l’un des taux les plus bas de criminalité en Amérique du Nord et cette réputation rejaillissait en bonne partie sur ses policiers.La police avait son slogan: Toronto’s Finest, et la plupart des Torontois y croyaient.Ces temps-ci, le service de police de Toronto est plongé dans un vigoureux débat politique avec le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae, avec la présidente de la Commission de police désignée par le gouvernement, Susan Eng, et avec une partie des membres de la communauté noire.La colère chez les policiers a monté au point qu’ils sont venus manifester devant l’immeuble du Parlement ontarien.Ils ont même poussé la protestation jusqu’à refuser de porter casquette et insigne du numéro matricule, geste u’un juge a déclaré illégal la semaine èmière.Les policiers ont même menacé de déclencher une grève du zèle.Selon les paramètres d’évaluation que l’on possède, le public est largement derrière la police dans cette bataille contre le gouvernement.L’enjeu d’un tel affrontement se retrouve dans un projet de nouveau règlement mis de l’avant par le gouvernement Rae, règlement qui créerait une obligation à tout agent de police de rédiger un rapport écrit chaque fois qu’il (ou elle) dégaine son arme.Pour comprendre le sens de cette controverse, il faut se rappeler que la œlice torontoise est née selon un modè-e britannique et non pas américain.En Grande-Bretagne, le traditionnel «hobby» ne porte pas d’arme.A Toronto, certains policiers sont armés et leur arme est recouverte d’un étui en cuir, tandis qu’une fraction des policiers ne porte pas d’arme.La criminalité à Toronto a rapidement pris la courbe ascendante.De plus, on a eu à déplorer une série de jeunes Noirs abattus, tout comme à Montréal.Ces jeunes faisaient l’objet d’enquêtes ou avaient été arrêtés par la police.Dans plusieurs de ces cas, on a accusé la police de ne pas s’en tenir à l’utilisation minimale de la force.Des activistes de la communauté noire, à Toronto comme à Montréal, ont crié au racisme des policiers.Le gouvernement NPD, très sensible à tout ce qui touche les relations raciales et désireux de venir en aide aux «victimes» de la société, s’est tout de suite préoccupé d’encadrer la police, de trouver les moyens de limiter l’usage d’une arme aux cas où la police serait en position de légitime défense.Ce règlement qui forcerait les policiers à rédiger un rapport chaque fois qu’ils utilisent une arme fait partie d’un dessein plus global: dissuader les policiers de Fdans délinquance chez les jeunes a augmenté.Le monde interlope, toujours présent à Toronto, est lui aussi en croissance.La police fait valoir qu’elle a besoin d’une réglementation moindre - et non pas alourdie - pour régir son activité et parvenir à chasser les criminels lourdement armés.Le sentiment chez les policiers est que le blâme colle injustement P° le 1 dégainer leur arme, sauf dans des cas extrêmes.Ce fut de fait la goutte d’eau qui fit déborder le vase pour la police de Toronto qui, depuis des mois, se retrouvait souvent en désaccord sur plusieurs dossiers avec la présidente Eng de la Commission de police de Toronto.Me Eng, d’ascendance chinoise, est une avocate spécialisée dans le droit des affaires; elle n’est pas une partisane de la police.Dans le passé, Me Eng a critiqué plusieurs fois la conduite de la police et elle ne s’entendait même pas avec le chef de police.Pour la police, Eng n’est qu’un autre exemple de nominations politiques réservées à des personnes connues pour leurs idées de gauche; elle leur apparaît sympathique au NPD et peu sympathique à la police.La police se plaint que le contrôle est plus ardu à exercer dans la ville de Toronto depuis quelques années.Dans les vagues d’immigration se retrouvent des gangs d’Asiatiques, des trafiquants de drogue des Caraïbes et des jeunes Jamaïquains violents.De même dans les banlieues, le phénomène du décrochage dans les high schools est important, de sorte que la à la police quand la tension raciale monte; sont à blâmer, selon eux, les personnes qui enfreignent les lois et les politiciens qui sympathisent avec elles.Les relations entre la police et le gouvernement ontarien sont à ce point détériorées que lorsque des représentants des policiers rencontrent le solliciteur général, il n’en sort que des invectives et une impression que ces interlocuteurs demeurent divisés.Le gouvernement s’indigne du fait que la police, dont la tâche devrait être de taire res- Ecter la loi, menace de l’enfreindre en içant une grève du zèle (work to rule).Le gouvernement affirme qu’à moins que les policiers ne reprennent casquettes et macarons d’identification, il ne saurait y avoir d’autres négociations.La controverse va bien au-delà de la réglementation qui propose de remplir un formulaire chaque fois qu’une arme de policier sort de son étui.Tout au fond, on retrouve la question du respect.Respect que le gouvernement n’accorderait pas à la police ou, à l’opposé, respect que les autorités civiles disent qu’elles devraient retrouver au sein de la police.La police pense que le gouvernement n’a pas pris conscience des dangers et des difficultés que comporte sa tâche dans une ville aux composantes largement multiculturelles.Quant au gouvernement, il estime que la police n’est pas suffisamment sensible à la diversité ethnique de Toronto.Côté police, on dit que le recrutement et l’entraînement atteignent le plus possible de non-Blancs.Côté gouvernement, on dit que cette action est trop lente.Du point de vue politique, le gouvernement NPD est en train de se faire battre.Les supporters du NPD appuient, bien entendu, le gouvernement, mais ce parti est minoritaire en Ontario et à Toronto.Le NPD a tendance à prêter l’oreille aux activistes qui critiquent la police.Le public, lui, écoute la police.Le corps de police - Toronto’s Finest -trouve toujours un large appui populaire.Bien des Torontois se disent très inquiets de la montée de la criminalité.Ces gens n’ont pas aimé la mini-émeute que de jeunes Noirs ont provoquée à Toronto après les émeutes prolongées survenues à Los Angeles; ces gens pensent que la police se bat alors qu’on lui tord un bras dans le dos.Compte tenu de la mort de jeunes Noirs, le règlement que propose le gouvernement Rae me semble raisonnable.Mais la conduite du gouvernement envers la police n’est pas empreinte de sagesse, selon moi.Il y a à tenir compte de la provocation - qui aide peu en l’occurrence - de celle qui dirige la Commission de police de Toronto, Susan Eng.En s’affrontant ainsi à la police, le gouvernement Rae a entamé une bataille d’où il peut sortir vainqueur devant les tribunaux, mais jamais devant l’opinion publique torontoise.1
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