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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1992-12-05, Collections de BAnQ.

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npigny OUVERT DE 9 À 22H TOUS LES JOURS VOYEZ NOS SPECIAUX EN PAGES D-5 et D-7 4380 ST-DENIS.MTL 844-2587 5 CAHIERS — 1,30$ ?tps ?tvq Vol.LXXXIII — No 283 Montreal, samedi 5 décembre 1992 Ensoleillé Max.: 0.Détail page A-4.CULTURE B.B.KING, LE ROI DU BLUES ! B.B.King, écrit Serge Truffaut, représente la voix la plus familière du blues depuis que le chien noir et blanc de RCA-Victor s’est pris d'une profonde affection pour le haut-parleur du fjremier gramophone abriqué de ce côté-ci de l’Atlantique.Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter l’incontournable coffret de quatre compacts qui illustre la carrière du célèbre guitariste de 1949 à 1991 Page C-1 L’ÉCRIT À L’ÉCRAN Il y a eu Claude Jasmin, il y a eu Clémence Desrochers.Ils se sont tous deux cassé le cou.Puis Gaston L’Heureux est arrivé avec son Millefeuiile.Mais la partie n’est pas gagnée.A la télévision du Québec, les émissions littéraires n’ont jamais vraiment décollé, nous explique Paule des Rivières.Peut-on vraiment rêver d’un Pivot québécois?APRÈS LE KOWEÏT, LA SOMALIE page u-1 QUELQUE 25 000 soldats américains commenceront lundi à débarquer en Somalie, non pas pour déloger un envahisseur étranger comme ils le firent en 1991 au Koweit, mais bien pour y assurer, à la pointe du fusil, la distribution de l'aide humanitaire aux millions de personnes menacées par la famine et terrorisées par les bandes rivales qui pillent les convois d'aliments.C’est ce 3u’a confirmé hier le prési-ent sortant américain George Bush, qui a parlé de «troupes conséquentes» sans citer lui-même de chiffres, aussitôt appuyé parson successeur Bill Clinton.Le Canada fournira pour sa part 900 hommes à l’opération.Pages A-2 et A-9 Chômage record depuis la Dépression 14,3% de la population active du Québec touche des prestations d’assurance-chômage i:Une situation dramatique dans un climat déflationniste, soutiennent les économistes Jean Dion de notre bureau d'Ottawa APRES CELUI de la pauvreté, le Québec s’est vu décerner un nouveau championnat, hier, alors que Statistique Canada a fait état d’une hausse du taux de chômage de 1,6 point dans la province en novembre.Les chômeurs constituent maintenant 14,3% de la population active québécoise.Cette augmentation mensuelle est de loin la plus élevée au pays, la plus forte croissance du chômage enregistrée ailleurs étant de 1,1 point.Seules l’Ontario et la Colombie-Bri Voir page A-4: Québec Gérard Bérubé LE QUÉBEC comptait un nombre record de chômeurs en novembre et ce, avant même l’affluence des annonces de nouvelles mises à pied.«Il faut remonter à la Grande Dépression des années 30 pour revoir une situation aussi dramatique», a lancé, sur un ton déses- Eéré, l’économiste en chef du Mouvement •esjardins.Gilles Soucy n’en revient pas.«Nous n’avons pas eu d’amélioration au chapitre de l’emploi depuis trois ans.Il s’agit d’une situation très particulière.Il faut remonter aux Voir page A-4: Économistes L’avocat Michaud arrêté et détenu illégalement par la SQ Danny Year L’ARRESTATION et la détention de Marc Michaud par la Sûreté du Québec ainsi que la saisie d’une partie de ses documents étaient «illégales, arbitraires et abusives».Dans un jugement sévère, la Cour supérieure blâme le comportement des enquêteurs de la SQ, lors de la perquisition du 2 novembre dernier qui s’est déroulée au domicile de l’avocat Marc Michaud, celui que la SQ considère son principal suspect dans l’affaire de la fuite de documents confidentiels du gouvernement du Québec.Dans sa décision, le juge Pierre Pinard déclare illégales, arbitraires et abusives l’arrestation et la détention de Me Michaud.Du même souffle, la Cour supérieure a annulé la saisie que la SQ avait effectuée au domicile de Me Michaud.Faute de preuves à l’endroit de Michaud, la SQ s’est livrée à une partie de pêche, note le juge.Dans sa décision, le juge Pierre Pinard estime que la saisie de la SQ était également illégale et abusive.En conséquence, le juge a exigé la restitution des documents saisis à cette occasion, à l’exception de treize disquettes émanant du Secrétariat des affaires intergouvemementales canadiennes (SAIC).L’avocat Michaud récupérera donc les documents et les copies de ses agendas professionnels sur lesquelles la Sûreté du Québec avait mis la main lors de la saisie du 2 novembre.Ce faisant, le juge Pinard a accédé aux demandes de Me Michaud.«J’espère que la chasse aux sorcières est terminée», a dit pour sa part Me Christian Desrosiers, avocat qui le représentait.En ce qui concerne les 13 disquettes, Me Desrosiers soutient qu’elles contiennent des travaux, des notes et le curriculum vitae de Me Mi-chaud.«Rien de dérangeant».Blâmant le comportement des enquêteurs de la SQ, le juge Pinard donne notamment l’exemple de Voir page A-4: SQ Ssjs® Vnm LES HÉROS DE NOS ADOS Isabelle Paré ubliez Axel Rose et.Madonna, les adolescents préfèrent de loin les héros sans peur et sans reproche, les preux défenseurs de la veuve et de l’orphelin aux rebelles et aux marginaux.Malgré les apparences, les jeunes ne fondent pas d’admiration devant ceux qui peuplent leur univers culturel.N’en déplaise à Mitsou et aux chanteurs indociles que glorifient les clips, ce ne sont pas eux qui nichent au sommet de l’échelle de popularité des jeunes, révèle une Une étude réalisée auprès d’élèves de quatrième secondaire (15 et 16 ans) démontre que les valeurs les plus choyées chez les héros des jeunes sont la détermination, le courage et la persévérance étude réalisée auprès de 150 élèves de quatrième secondaire par la revue Vie pédagogique.Ce coup de sonde démontre plutôt que les qualités et les valeurs les plus choyées chez les héros des jeunes sont la détermination, le courage, la persévérance.Bref, les tenaces, les fonceurs, les débrouillards et les gens qui ne se laissent pas marcher sur les pieds sont ceux qui suscitent chez eux le plus grand respect.Pour les adolescents de 15 et 16 ans, ces valeurs sont le plus souvent incarnées par des personnes comme la championne olympique Sylvie Bemier, le coureur Terry Fox, le joueur de basketball Michael Jordan, la chanteuse Céline pion, ou même des personnages fictifs comme Emilie Bordeleau des Filles de Caleb et Anne de La Maison aux pignons verts.Pour une génération nourrie aux décibels Voir page A-4: Héros Les jeunes préfèrent les fonceurs aux rebelles Dans la catégorie «altruistes» et «pourfendeurs de l’iqjustice», René Lévesque figure parmi les héros de nos adolescents, avec Félix Leclerc, Nelson Mandela et mère Teresa.WKHÊKÊÊÊÊÊÊËÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊKÊÊÊÊÊÊ La Commission des droits de la personne poursuivie par un de ses employés.pour discrimination Pierre Cayouette UN EMPLOYÉ de la Commission des droits de la personne du Québec a porté plainte contre son employeur parce qu’il s’estime victime de discrimination basée sur son handicap.Le Tribunal des droits de la personne a été saisi de cette singulière affaire qui oppose l’organisme chargé de combattre la discrimination à un de ses salariés.Conseiller en programme d’égalité à la Commission des droits de la personne depuis 1985, Jérôme Di Geovanni, 44 ans, est au centre de cette histoire qu’on pourrait intituler « l’arroseur arrosé».Il se décrit comme up spécialiste en discrimination et handicap.A ce titre, il a acquis, dit-il, une forte réputation à travers le Québec et le Canada.Il y a deux ans, un poste d’agent d’éducation a été créé à la Commission, pour recrutement à l’interne.La personne recherchée allait devoir travailler dans le domaine scolaire, auprès des handicapés.Fort de son expérience, M.Di Geovanni a postulé.Mais il a été écarté.Dans une courte lettre, le service administratif lui a répondu qu’il ne possédait pas les exigences requises.M.Di Geovanni juge au contraire qu’il a le curriculum vitae requis.Dans la mesure où il répondait à tous les critères.Dans la mesure aussi où il avait participé à une recherche sur l’intégration scolaire des enfants souffrant de déficience intellectuelle.«Je ne vois pas d’autre motif de disqualification que la discrimination basée sur mon handicap visuel », plaide-t-il.M.Di Geovanni n’est pas aveugle.Mais il possède une vision réduite.Une vision dite «fonctionnelle».Il peut lire et écrire.À condition d’avoir une loupe.Des audiences publiques devant le Tribunal des droits de la personne devaient avoir lieu la semaine prochaine.Mais elles ont été reportées .Elles auront lieu les 8, 9, 10 et 11 mars prochains, a fait savoir au DEVOIR Me Sylvie Gagnon, agente de recherche au Tribunal des droits de la personne.Le plaignant demande au tribunal des «dommages moraux».Il revendique également que la Commission des droits de la personne Voir page A-4: Commission fo Inintelligence, le courage, la passion Judith Jasmin de feu et de flamme Colette Beauchamp 432 pages, photos, 24,95$ «C’est un chef-d’œuvre de biographie comme je n’en ai à peu près jamais vu.» Daniel Pinard, CBF VSD, Radio-Canada «Le livre de Mme Beauchamp se situe dans la lignée des grandes biographies.Un ouvrage dont Judith Jasmin aurait été fière.» Marie-Paule Villeneuve, Le Droit ?biographie Boréal ai rem idées k A-2 B Le Devoir, samedi 5 décembre 1992 87% des électeurs ont peu ou pas confiance aux chefs politiques Le Canada participe à l’opération militaire d’urgence en Somalie Lia Levesque de la Presse canadienne LES CHEFS POLITIQUES ont atteint un niveau inégalé — depuis 1981 — de piètre crédibilité auprès du public, révèle le dernier sondage CROP réalisé pour le compte du Conseil du patronat.Le sondage a été réalisé pour une 15e fois, à la mi-novembre, auprès de 615 répondants du Québec.De fait, un électeur sur deux, soit 50%, affirme qu’il n’a «pas du tout confiance» en ce que disent les chefs politiques.Quelque 37% ont «un peu confiance» en ce qu’ils disent et 11% ont «assez confiance».L’an dernier, à la même période, 48 % n’avaient «pas du tout confiance», 38% «un peu confiance», 12% «assez confiance» et un pour cent «tout à fait confiance».Même durant la récession de 1982, le degré de confiance à l’endroit des chefs politiques était de 22%, comparativement à 11% aujourd’hui, soulignait le président du CPQ Ghislain Dufour, au cours d’une rencontre avec la presse, hier.Ce niveau ae confiance envers les chefs politiques peut être comparé avec celui des chefs d’entreprises: 47% des personnes interviewées ont «assez ou tout à fait confiance» en ce qu’ils disent; ou avec les chefs reli- E'eux: 46% ont «assez ou tout à fait confiance»; ou avec s chefs syndicaux: 25% ont «assez ou tout à fait confiance».M.Dufour n’a pas donné d’explication, qualifiant néanmoins cette cote de popularité de «catastrophique pour les hommes politiques».«On a une inquiétude réelle.La population n’a qu’un degré de confiance de 11% dans ses élus.Ce sont eux qui décident de notre avenir collectif et ils n’ont pas la crédibilité pour le faire», ajoutait-il.Les autres volets du sondage laissent voir un portrait plutôt sombre: 83% des gens trouvent les conditions économiques au Québec «mauvaises ou très mauvaises», comparativement à 35% en novembre 1989 ou même 24 % en novembre 1988.Le contexte politique québécois est jugé moins sévèrement, 68% des gens le trouvant «mauvais ou très mauvais».Au cours des six prochains mois, les gens semblent prévoir une stagnation des conditions économiques et politiques.Quelque 56% des gens prévoient que les conditions économiques au Québec vont rester les mêmes, 14% qu’elles vont encore se détériorer et 27% qu’elles vont s’améliorer.Sur le plan politique, même deux semaines après la tenue du référendum, 61% des gens ont dit trouver «assez ou très important» le débat cpnstitutionnel sur l’avenir du Québec et du Canada.À l’opposé, 37% ont qualifié ce sujet de «peu ou pas du tout important».De plus, 59% des gens croient que les prochaines élections provinciales porteront principalement sur l’indépendance du Québec.Quelque 33% des personnes interrogées croient l’inverse.On a aussi demandé aux gens quel pourcentage de votes devrait recueillir l’option indépendantiste pour enclencher le processus menant à la souveraineté du Québec.Quelque 26% des gens ont donné une proportion de «50% plus une voix», 14% des gens ont choisi de «50 à 55%» des voix, 17% entre 56 et 60% des votes, 13% entre 61 et 65% du vote et 18% croient que l’option devrait recevoir 66% et plus du vote populaire.Jean Dion de notre bureau d'Ottawa LE CANADA dépêchera 900 de ses soldats en Somalie dans le cadre de l’opération militaire d’urgence décrétée par les Nations Unies, ont annoncé hier les ministres des Affaires extérieures, Barbara McDougall, et de la Défense, Marcel Masse.«Nous croyons fermement que cette intervention du Canada est essentielle.Elle appuie entièrement les Nations Unies mais, plus important encore, elle contribuera à ce qu’on mette fin le plus rapidement possible à la souffrance horrible du peuple somalien», a dit Mme McDougall lors d’une conférence de presse à Ottawa.La décision a été prise par le cabinet après consultation des autorités du ministère de la Défense.On ne connaît pas encore les modalités exactes de départ et d’intervention des troupes canadiennes, mais celles-ci sont déjà pour l’essentiel prêtes à partir, a ajouté la ministre.«La planification des opérations est en cours au moment où je vous parle.» Plus tard, le chef d’état-major des Forces armées canadiennes, John de Chastelain, a précisé que les premiers bataillons étaient prêts à être envoyés en Somalie dans un délai de 48 heures.Il a toutefois ajouté que le gros des troupes ne partirait probablement qu’au début de janvier.Avant d’agir, les autorités militaires canadiennes doivent régler les détails de l’intervention avec leurs collègues américains.Des représentants de la Défense se rendront à Washington au cours du week-end, a dit M.de Chastelain.Ottawa s’était déjà engagé à envoyer 750 militaires en Somalie pour participer à une mission de paix d’un an.Mais l’ONU a durci le ton, jeudi, et le Canada a décidé de souscrire à sa résolution en augmentant ses effectifs à 900 personnes.Commandement US L’opération, qui cherchera non seulement à superviser l’acheminement de nourriture et de médicaments aux populations dévastées, mais aussi à désarmer les factions belligérantes qui bloquent les secours, se déroulera sous commandement américain.Les Etats-Unis pourraient envoyer jusqu’à 27 000 soldats en Somalie.L’intervention «alliée», à laquelle •l * 9 ¦ RK I k ' A Les commissaires de la CIDEM «Nous sommes des alliés.» Montréal est un milieu énergisant, à l'image de ses entreprises.Pour répondre à leur capacité et à leur volonté d'innover, Montréal met à leur service de véritables alliés : les commissaires de la CIDEM, la Commission d'initiative et de développement économiques de Montréal.Ces commissaires sont des alliés économiques engagés dans la recherche de solutions concrètes, pour vous et votre entreprise.Vous avez un projet de développement, une occasion d'affaires ?Votre première démarche, c'est de communiquer avec eux : ils sauront vous épauler.À Montréal, les commissaires de la CIDEM, ça fait partie de votre actif.Pour toute demande de services à caractère économique, téléphonez à l'un des bureaux suivants : CIDEM - Centre-ville : 872-2773, téléc.: 872-8520 CIDEM - Sud-Ouest : 872-2836, téléc.: 872-9911 CIDEM - Nord : 872-8535, téléc.: 872-9222 CIDEM - Est : 872-2834, téléc.: 872-9909 Ville de Montréal devraient participer de nombreux pays, consistera notamment à prendre le contrôle des ports, aéro- Krts et routes pour veiller à ce que > secours internationaux parviennent à destination aussitôt que possible.Mme McDougall a expliqué que les troupes allaient effectivement être appelées à utiliser la force dans une opération qu’elle a qualifiée d’«établissement» plutôt que de «maintien» de la paix.Avec les risques que la chose comporte.La ministre s’est dite persuadée Sue les Canadiens allaient appuyer Ittawa dans sa décision «parce qu’ils veulent voir l’aide humanitaire offerte au peuple somalien se rendre à bon port.» Et je crois qu’ils appuieront leà moyens que nous avons choisis en travaillant avec la communauté internationale, même s’il s’agit d’uné intervention plus dure que ce que prévoit notre rôle habituel de main; tien de la paix.» M.de Chastelain a pour sa part convenu qu’il y avait un risque, «comme il y en a dans toute inter* vention du genre.Mais le risque est-il trop grand?Je ne le crois pas.C’est d’ailleurs moins dangereux qu’en Bosnie.» De toute manière, «on ne s’en va pas faire la guerre», a dit le général.«On s’en va remplir une mission huj; mani taire.» De son côté, M.Masse a indiqué que l’augmentation des troupes canadiennes n’allait pas entraîner de dépenses supplémentaires au bud: get de la Défense puisque l’opération de l’ONU allait durer moins À cet égard, il a assuré que les troupes canadiennes quitteraient là Somalie «avant un an».longtemps que la mission de paix prévue à l’origine.En plus des effectifs humains, dont la majorité attend depuis mercredi dernier le signal du départ, lé Canada enverra en Somalie uné douzaine de véhicules d’assaut blindés et de l’armement lourd.De 100 à 120 membres de l’escouade tactique de l’armée seront également de la partie.Depuis le début des troubles en Somalie, le Canada a contribué quelque 20 millions $ d’aide humai-nitaire et prêté trois avions au pont aérien international.Le Canada s’était déjà engagé à envoyer 750 militaires en Somalié dans le cadre d’une mission de paix.Le pays a déjà contribué 20 millions $ d’aide humanitaire et prêté trois avions au pont aérien international.Défaites des Cris « « d'après la Presse canadienne HYDRO-Québec a annoncé, hier* qu’elle venait de remporter deuî autres victoires dans son contentieux avec le Grand Conseil des Cris du Québec sur la, vente d’énergie électrique à l’État du Vermont.Dans un jugement rendu le 25 novembre dernier, la Cour suprême du Vermont a rejeté la requête des Cris qui lui demandaient ae reconsidérer son iugement du 2 octobre favorable à l’entente entre Hydro-Québec et le Vermont Joint Owners.Cette entente signée en 1987 porte sur la livraison de 340 MW d'une valeur de 5 milliards sur une période de 30 ans se terminant en octobre 2020.Le 2 octobre, les cinq juges de la Cour suprême du Vermont avaient; écarté à l’unanimité tous les arguments invoqués par le Grand Conseil des Cris à l’encontre de cette entente.1 ’ Dans leur décision, les cinq juges soulignaient que le Canada est un pays démocratique et qu’à ce titre, il se devait de mettre dans la balancé les intérêts de ses diverses minorités et ceux de l’ensemble de sa pd-pulation.Ils rappelaient également que le Vermont Public Service Board eh était arrivé à la conclusion que le contrat avec Hvdro-Québec nétait responsable d’aucune nouvelle construction à la Baie James.La Cour suprême du Vermont p aussi rejeté le 25 novembre une demande des Cris visant à contester une décision du Vermont Public Service Board.1 : Cette décision autorisait Hydrû-Québec et le Vermont Joint Ow1-ners à inclure dans leur contrat d’électricité une disposition permettant de l’annuler sans pénalité advenant qu’il ne soit pas approuvé par les organismes de contrôle au Canada.Hydro-Québec a aussi remporté une victoire importante le 20 novembre dernier quand la Cour d’appel fédérale a rejeté l’argumentation du Grand Conseil des Cris contre le projet Eastmain-1 à la Baie James.ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DE8 DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE 55 St-Jicquoi Montréal Québec H2Y 3X2 (514) 045 l&H Tél : (014) tê R O I I C /•LAVAL (PC) — L’Institut Armand-Frappier, de Laval, pourra compter sur i appui du gouvernement du Québec pour poursuivre son programme de recherche et développement dans le secteur très prometteur de la microbiologie environne-,, mentale.; En conférence de presse, hier, Mme Lise Bacon - à son triple titre de vice-premjère ministre, de ministre de l’Energie et des Res-.sources, et de députée de la région -, .annonçait tpie le module de micro-, biologie de r environnement de l’ins-( titut recevait la «reconnaissance» d’une société d’/tat pour «intensifier ses activités de recherche visant unp application industrielle»., À ce titre, le module pourra compter sur les ressources financières et techniques du gouvernement, via le , Centre québécois de valorisation de la biomasse, une société d’Etat qui ne possède ni laboratoires ni cher-, cheurs, mais qui distribue les subventions au mérite à des équipes déjà formées dans les universités.La microbiologie environnementale , concentre ses efforts sur les procédés ¦ de dépollution utilisant les microorga-• nismes - principalement les bactéries.Certains de ces microorganismes dé- K’ ;nt les composés toxiques sans r de résidus polluants., , Le Centre de recherche en micro-hl biologie appliquée de l’Institut Ar-mand-Frappier - fondé en 1938 mais affilié depuis 1972 au réseau des ¦Universités du Québec -, est déjà engagé dans divers programmes de recherche.§a «reconnaissance» par la société d’Etat lui permettra de pour-.suivre ses travaux, l ; Le Dr Dieter Kluepfel, directeur du Centre de recherche en microbio-, ;logie appliquée, a expliqué quelques-uns de ces programmes qui sont menés en partenariat avec ^industrie: ( —le bioblanchiment du papier par des enzymes, pour remplacer le , .chlore, un des plus importants pol-, ;luants des effluents des papeteries .;(en collaboration avec la papeterie , ICI); v —traitement des eaux usées, par ,exemple d’usines de pâtes et papier .;thermomécaniques, mais aussi des .municipalités, de l’agriculture (li-siers de porcs); [ ( —décontamination des sols avec l’utilisation de microorganismes Ïour la dégradation des nydrocar-ures (en partenariat avec Shell, i pour ses sols contaminés à sa raffi-t inerie de l’Est de Montréal); —dégradation microbiologique des composés aromatiques chlorés, «relativement récalcitrants», qui sont souvent utilisés comme préservatifs du bois (collaboration avec Hydro-Québec, pour ses poteaux enduits de pentachlorophénol).—dégradation des eaux de lixiviation, qui fuient parfois des sites d’enfouissement, et qui peuvent être extrêmement contaminés par des composés toxiques et des métaux lourds.«La réglementation n’est pas très claire à ce sujet au Québec», re-i .marque le Dr Kluepfel.L’ennui, c’est qu’il faut souvent plusieurs microorganismes pour effectuer efficacement le travail.«On pense en général qu’un microorganisme un ou organisme peut tout faire seul.La vie est beaucoup plus complexe que ça.Et la microbiologie encore plus», rappelle le Dr Kluepfel.EN BREF Onu: poste important pour une Canadienne OTTAWA (PC) — Le secrétaire 1 général des Nations unies, Boutros j- Boutros-Ghali, a nommé une Canadienne, hier, pour ‘-accéder à M.Mostafa Tolba à la direction du ' Programme pour l’environnement.La nomination de Mme Elizabeth Dowdeswell, qui est actuellement sous-ministre adjointe de l’Environnement, doit cependant • être ratifiée par l’Assemblée générale avant d’être officielle.Mme ! Dowdeswell dirige, à Toronto, le Service de l’environnement ^atmosphérique.Une représentante ’ ‘du Club Sierra, Louise Comeau, a dit de Mme Dowdeswell qu’elle était très respectée dans les milieux environnementalistes.Elle s’est dite surprise qu’un second poste ; > d’importance soit accordé à une ; Canadienne, peu de temps après ‘ que M.Maurice Strong, un Canadien, eut terminé l’organisation du Sommet de la Terre.Mme Dowdeswell était présidente de la délégation canadienne qui a négocié la récente Convention sur les changements climatiques.Elle a également participé aux débats pour hâter félimination des substances qui .réduisent la couche d’ozone.Pour Mme Einar Murchison, des Amis de la Terre, cette nomination «montre Ja réputation que nous (les Canadiens) avons acquise à l’étranger».M.Tolba, un scientifique égyptien, a dirigé le Programme des Nations unies pour l’environnement pendant 10 ans.Collaboration (PC) — Les villes de Montréal et de Laval vont collaborer au projet de recherche d’une équipe de l’Ecole Polytechnique de 1 Université de Montréal visant à améliorer la qualité de l’eau potable.La Presse Canadienne a erronément écrit mercredi qu’il s’agissait des villes de Montréal et Longueuil.PHOTOS AP Pendant que les cadavres d’oiseaux, de poissons et de crustacés s’accumulent le îong des côles espagnoles, les pompiers ont combattu une bonne partie de la journée le feu qui s’était répandu dans les nappes de pétrole.w- «v y Après l’incendie, une menaçante marée noire LA COROGNE (AP) — Après avoir fait rage toute la nuit, l’incendie à bord du pétrolier grec L’Agean Sea, qui s’était échoué jeudi à l’entrée du port de La Corogne, dans le nord-ouest de l’Espagne, s’est finalement éteint hier matin.Mais la région reste menacée par une marée noire d’au moins 26 kilomètres-carrés de superficie.L’Agean Sea était chargé ae 80 000 tonnes de pétrole brut.Les autorités enquêtaient toujours hier sur les causes de l’accident, qui s’est produit par temps de brouillard et à un moment où la -mer était très mauvaise.Le capitaine du pétrolier, Constantine Sta-vrides, a été placé en détention jeudi soir, pour être interrogé.Les 28 autres membres d’équipage — 14 Grecs et 14 Philippins — ont été assignés à résidence dans un hôtel en attendant que les autorités puissent entendre leurs déclarations.La marine marchande doit participer à l’enquête.Dans la matinée, les vents ont poussé la nappe de pétrole vers le quartier résidentiel de Monte Alto, contraignant les pompiers à ré- Sandre de la mousse sur les vagues.lais les vents ont rapidement changé de direction et la marée noire, surmontée de nuages de fumée, est repartie vers le large.Les autorités locales n’ont pas ordonné de nouvelles évacuations, mais les écoles sont restées fermées hier.Quelque 300 personnes qui avaient dû être évacuées jeudi ont été autorisées à regagner leur domicile.Les conséquences écologiques de la marée noire restent pour l’instant encore difficiles à déterminer.«Les premiers oiseaux recouverts de pétrole font leur apparition le long de la côte», a déclaré Raul Garcia, membre d’une association écologiste locale, Bio Topo.Des équipes ont été mises en place pour passer la côte au peigne fin.«Il est trop tôt pour évaluer l’impact de la marée noire, mais les premières indications donnent à penser que cela va être un désastre.» C’est la troisième fois en 16 ans qu’une importante marée noire se produit dans la région.Cette marée noire menace les oiseaux, les poissons et les dauphins au large des côtes septentrionales de l’Espagne, a déclaré par ailleurs, hier, 1 association de protection de l’environnement WWF.«La marée noire, provoquée par le naufrage d’un pétrolier transportant 80.000 tonnes de brut, ravage les écosystèmes de la côte», a déclaré WWF dans un communiqué.«Les premières victimes visibles sont des dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs», a ajouté l’association.Le WWF a mis en place un groupe d’experts chargé ae coordonner les opérations des associations locales de protection de l’environnement.Les dégâts subis par la faune marine risquent d’«être irréversibles à long terme, et d’avoir des conséquences désastreuses sur l’économie de la région, basée sur la pêche», affirme WWF.Sainte-Catherine PROMENADES DE LA CATHEDRAL! PLACE MONTREAL TRUST 15,19, 38 MONT-ROYAL 15,19,35 [g] FAUBOURG SAINTE-CATHERINE Guy-Conconlla PLACE BONAVENTURI LE 1000 LAGAUCHETIÈRE PRENDRE LE MÉTRO ET L’AUTOBUS, C’EST INTELLIGENT.(f} STCUM m mr A-U-T-O-BU-S CENTRE Des déplacements sans correspondance! Depuis le 9 novembre, il est plus facile d'aller partout au centre-ville sans correspondance grâce aux deux nouvelles lignes d'autobus que la STCUM a créées et aux modifications quelle a apportées au parcours de quatre lignes existantes.Vous qui connaissez déjà la rapidité du métro, découvrez dès aujourd'hui l'efficacité des nouvelles lignes 19 - Sainte-Catherine / Bonsecours et 38 - Ville-Marie, et des lignes améliorées 14 - Amherst, 35 - Notre-Dame, 150 - René-Lévesque et 26 - Vieux-Montréal / Vieux-Port! Deux fois plus d’autobus sur les grandes artères! Toutes ces améliorations permettent à la STCUM de doubler la fréquence des autobus sur les artères les plus importantes du centre-ville : Sainte-Catnerine, de Maisonneuve, Jeanne-Mance, Saint-Urbain et Peel.Vous êtes donc assuré d'un service plus efficace que jamais.Ne manquez pas le passage de l’escouade STCUM : elle a des cadeaux pour vous! Deux autobus spécialement identifiés parcourront le centre-ville durant la semaine du 7 décembre, avec, à leur bord, une escouade STCUM.Celle-ci vous donnera toutes les explications relatives au service de transport en commun du centre-ville.Par la même occasion, les membres de l'escouade STCUM vous donneront un plan « Centre-ville » PLACE DUPUIS 14,15,26,150 Barri / UQAM COMPLEXE 14,15,19,55,80,150 m DESJARDINS Ptac.^ Un plan « Centre-ville »! Afin de vous permettre de connaître toutes les possibilités de son service de transport en commun au centre-ville, la STCUM met à votre disposition un nouveau plan « Centre-ville », que vous pouvez vous procurer à la Station-service de la STCUM, située au métro Berri-UQAM, ou en appelant au 280-5656.et vous pourriez être l'un des 2 000 gagnants d’une lisière de tickets qui donne droit à six déplacements à bord du métro ou de l'autobus.Vous pourrez rencontrer les membres des escouades STCUM, entre 10 h et 14 h, aux endroits suivants : lundi : Tour IBM / Laurentienne, Square Berri-UQAM; mardi : Complexes Desjardins et Guy-Favreau, Place Bonaventure; mercredi : Guy / Sainte-Catherine, Tour de la Banque Nationale / Bell Canada; jeudi : Place Ville-Marie, Place Jacques-Cartier; vendredi : Peel / Sainte-Catherine, Place Alexis-Nihon.Le samedi 12 décembre, les escouades STCUM seront, entre 10 h et 16 h, aux endroits suivants : rue Sainte-Catherine en face de La Baie; rue en face du centre Eaton; rue Sainte-Catherine en face des Promenades de la Cathédrale.Se déplacer au centre-ville, c’est pas un cadeau?Prenez l’autobus et le métro! i I J \ [ ! 4 i « *• P 4 ?% ?* 5965 A-6 M Le Devoir, samedi 5 décembre 1992 NOUS AVONS IE PRIX DE L EXCELLEHCE POUR LA PUBLICITE ET LA DIVERSITE ETHNIQUE.POURTANT NOUS N’AVONS FAIT QUE NOTRE METIER.• 11 Japonaise, haïtienne ou italienne, peu importe la nationalité de notre clientèle, nous croyons qu'il est tout naturel de la représenter dans notre publicité.Et en tant que professionnels, nous sommes fiers de la servir sans discrimination de race, de culture ou de langue.En fait, quand tous les annonceurs feront de même, ce trophée n'aura plus de raison d'être.Ce jour là, c'est le Québec entier qui sera gagnant.mETRO PROFESSION^ K 1ER 389^ Le Devoir, samedi 5 décembre 1992 ¦ A-7 POLITIQUE Commerce interprovincial: fédéral et provincial s’entendent sur une nouvelle approche Suzanne Dansereau de la Presse canadienne TORONTO (PC) — Au terme d’une rencontre de deux jours à Toronto, les ministres fédéral et provinciaux du Commerce se sont entendus pour adopter une nouvelle approche globale en vue de l’élimination des PHOTO ARCHIVES Michael Wilson: «En un an, nous aurons assez de temps pour signer une entente de libre-échange interprovincial.» barrières au commerce interprovincial.Cette approche devrait mener à des négociations multilatérales dès juin 1993 et à la signature d’un accord global de libre-échange entre les provinces d’ici le 30 juin 1994, a annoncé fièrement, hier, le ministre canadien Micheal Wilson.Un an plus tard, soit en juin 1995, la réglementation devrait être en place et les barrières, élirrfinées, espère-t-il.L’approche «globale» signifie que, dorénavant, les provinces ne négocieront plus d’accords à la pièce — comme ceux qu’elles viennent de signer pour la bière et les achats gouvernementaux — mais plutôt un accord global de libéralisation du commerce touchant le plus de biens et de services possible.L’approche est la même que celle adoptée dans l’ALENA (l’Accord de libre-échange nord-américain) ou même dans le défunt accord de Charlottetown.«Tout est négociable.Et on ne s’entend pas sur rien si on ne s’entend pas sur tout», a expliqué le ministre Wilson.Les ministres devront dans un premier temps obtenir l’autorisation de leur cabinets respectifs pour négocier un accord global.Et les cabinets de chaque gouvernements provinciaux devront dresser la liste des biens et services qu’ils consentent à mettre sur la table.Pour ce qui est du Québec, la tâche du ministre Gérald Tremblay ne sera pas si facile.Il devra convaincre le ministre du Travail Norm Cherry de mettre sur la table l’épineux dossier de la construction.Une foule de sujets sont délicats et touchent plusieurs ministères, dont l’agriculture, la main-d’oeuvre, l’environnement, etc.En Ontario, le problème sera d’inclure le commerce du vin dans la liste.M.Tremblay disait hier qu’il était possible que Québec signe d’ici 1994 des ententes bilatérales dans certains domaines, dont une entente sur la mobilité de la main-d’oeuvre dans la construction avec le Nouveau-BrUnswick et une entente sur le commerce du vin avec l’Ontario et la Colombie-Britannique.L’étendue de la liste sera le premier test de bonne volonté des gouvernements provinciaux.Le ministre fédéral Micheal Wilson admettait hier qu’il n’avait pas de pouvoir là-dessus: «C’est mon souhait le plus profond» de voir que les listes seront les plus étendues possible, disait-il.Les négociations devraient débuter en juin 1993 et durer un an.«On a conclu l’ALENA en 14 mois, je crois qu’en un an, nous aurons assez de temps pour signer une entente de libre-échange interprovincial», a lancé M.Wilson.Ce «déblocage» dans ce dossier délicat — qui était sur la table des conférences fédérales-provinciales depuis 1986 — survient à un moment où la pression du milieu des affaires est tellement grande sur les gouvernements provinciaux et fédéral qu'ils n’ont plus le choix que d’aller de l’avant avec l’abolition de leurs barrières.Récemment, l’Association des manufacturiers du Canada publiait une étude disant que les barrières au commerce interprovincial faisaient perdre près de 6,5 milliards $ aux Canadiens — gouvernements et contribuables.Avant-hier, la Chambre de commerce du Canada proposait la mise sur pied d’un bureau autonome pour s’occuper de l’élimination des ¦barrières interprovinciales, disant que les gouvernements «manquent de volonté politique».Aujourd’hui, «nous leur prouvons le contraire», a répondu M.Wilson.Un bureau autonome n’aurait pas pu être aussi efficace, parce que, de toutes façons, il revient aux provinces de modifier les lois et règlements qui nuisent au libre corn- Parizeau accuse Bourassa d’être incapable de relever l’économie Il lui suggère de déclencher au plus vite des élections générales Michel Venne de notre bureau de Québec ACCUSANT le premier ministre d’être incapable de relever l’économie, le chef du Parti québécois M.Jacques Parizeau lui a suggéré hier de démissionner et de déclencher vite des élections générales.Selon le chef péquiste, les chiffres publiés hier montrant que le Québec compte 60 000 chômeurs de plus en un mois, «sont l’expression de la faillite de tout ce qu’il fait depuis un bon bout de temps», a-t-il déclaré dans un débat acrimonieux hier à l’Assemblée nationale.«Si le premier ministre, ajoute-t-il, n’arrive pas à ouvrir des perspectives, à améliorer la situation assez rapidement, est-ce qu’il serait disposé à quitter ses fonctions, à demander des élections et à faire en sorte qu’on puisse remplacer ce gouvernement qui est en train de faire la preuve de son inefficacité?» M.Robert Bourassa a répliqué en mettant en doute la capacité de son vis-à-vis de faire mieux que lui pour la relance de l’économie dans le contexte actuel.D’autant plus que M.Parizeau propose de faire porter les prochaines élections sur la souveraineté, une perspective qui, aux yeux du premier ministre, risque de nuire plus que d’aider au relèvement de l’économie québécoise.Le chef du gouvernement a d’ailleurs mis au défi M.Parizeau de l’affronter dans un face-à-face à l’Assemblée nationale pour «montrer respectivement de part et d’autre quels sont les moyens» pro- Bosés pour solutionner les pro-lèmes.«Nous traversons une période de désinsdustrialisation qui affecte le Québec, on le voit, et qui affecte l’Ontario, a plaidé M.Bourassa.Nous traversons une période de mutation économique profonde, et nous ¦ PHOTO ARCHIVES Le chef du PQ, Jacques Parizeau, a accusé hier le premier minière Robert Bourassa de jeter de la poudre aux yeux des Québécois en annonçant depuis quelques jours «des centaines de millions qui ne sont pas dépensés».beaucoup reste à faire et nous en sommes conscients».Les deux leaders politiques ont eu un long échange sur le sujet, M.prenons toutes les mesures pour y faire face».Le premier ministre rappelle que le gouvernement a annoncé dans les trois derniers budgets une série de mesures pour-les PME, la technologie, la recherche.«Nous avons obtenu certains succès, dit-il.Mais Parizeau accusant son vis-à-vis de jeter de la poudre aux yeux des Québécois, en annonçant, depuis quelques jours, «des centaines de millions qui ne sont pas dépensés» en ajoutant des crédits dans des programmes comme le Fonds de pé-veloppement technologique «dqnt une fraction seulement de Varient a été dépensée en cinq ans».«Cest.se moquer du monde», dit-il.M.Bourassa a reproché à M.Parizeau d’être injuste et l’a enjoint de «faire preuve d’un minimum de responsabilité», en égrenant quelques chiffres: des investissements de 655 millions annoncés grâce au FDT, 52 millions en rabais de taxes sur l’ps-sence annoncés la semaine dernière pour les camionneurs: «Ce n’est pas de la poudre aux yeux, ça».Ils se sont ensuite opposés sur l’interprétation à donner aux chiffres d’hier.M.Parizeau a fait valoir qu’en un mois, le nombre d’emplois au Québec a baissé de 31 006 alors qu’il a progressé de 22 000 en Ontario et de 43 000 dans le reste du Canada.Il note que le niveau d’emploi est à son plus haut depuis 13 mois dans les Maritimes, à son plus haut depuis cinq mois en Ontario, et à sbn plus bas depuis deux ans et demi au Québec.Selon lui, cela montre qu’il y a «quelque chose de grave ét ae particulier au Québec» et qu’il va falloir pour y faire face «plus que quelques petites mesures sans beaucoup de portée».M.Bourassa souligne que si l’on compare les taux de chômage il faut tenir compte du fait qu’au cours du dernier mois, le nombre de personnes qui se sont inscrites au marché du travail a augmenté au Québec pour diminuer en Ontario.11 ajoute que «si nous jetons un regard sur quelques mois, par exemple les six demies mois, la détérioration, par rapport à celle d’autres régions, est.'moins forte au Québec.Puis il cite en exemple les récentes annonces de mises à pied dans le secteur automobile en Onta- rio.Le premier ministre devrait être élu au suffrage universel, affirme le député Saint-Roch Gilles Lesage de notre bureau de Québec LE PREMIER ministre du Québec devrait être élu au suffrage universel, opine le député indépendant de Drummond.M.Jean-Guy Saint-Roch est même d’avis que la réforme des institutions parlementaires devrait être préalable à la relance éventuelle des négociations constitutionnelles.Fort de son expérience de sept ans à l’Assemblée nationale, où il fut tour à tour vice-président de Commission (Aménagement et équipements), adjoint parlementaire au Travail et aux Affaires culturelles, le député est d’avis que la revalorisation parlementaire s’impose de toute urgence.Ainsi, dit-il en entrevue avec LE DEVOIR, le premier ministre et le vice-premier ministre devraient être élus par l’ensemble des Québécois.Tandis que le premier jouerait le rôle de président, chargé d’arbitrer les Valcourt prévoit discuter de formation et de main-d’oeuvre avec les provinces dès janvier Pierre April de la Presse canadienne QUEBEC (PC) — Le ministre fédéral de l’Emploi et de l’Immigration, Bernard Valcourt,«prévoit discuter de formation et de main-d’oeuvre avec ses homologues provinciaux dès janvier, mais prévient qu’il ne faut pas s’attendre à là disparition complète des chevauchements entre les deux ordres de gouvernement.«Il faut essayer de voir de quelle façon on peut mieux coordonner nos programmes pour éviter les dédoublements, a précisé hier le ministre au cours d’une brève entrevue.Cependant, il y a des chevauchements qui vont toujours exister, même si je pense qu’ils peuvent être exercés à des coûts moindres pour les payeurs de taxes.» Puisque l’Accord de Charlottetown a été rejeté le 26 octobre et que M.Valcourt affirme, comme son gouvernement, ne plus vouloir parler de constitution, «tout cela devra se faire à l’intérieur de l’ordre constitutionnel actuel».«Il faut trouver une formule qui permettra de mieux servir les gens et d’obtenir un meilleur rendement pour les taxes payées», a souligné M.Valcourt.«Moi, je ne veux plus parler de constitution, a-t-il poursuivi; mais il y a assez de flexibilité dans notre régime actuel pour nous permettre de trouver une formule avantageuse' pour tout le monde.» Dès janvier, le ministre fédéral rencontrera ses homologues provin- ciaux «pour rechercher cette solution qui sera à l’avantage du Québec autant que du Canada».Le ministre a expliqué que son gouvernement continuait de favoriser une forme de guichet unique pour dispenser les services.«Nous y croyons parce que ça veut dire que le contribuable serait mieux servi».Toutefois, le fédéral et le provincial devront y être représentés.«Il faut trouver un moyen qui permettra aux contribuables de recevoir un maximum de services de la part de ses deux gouvernements», a-t-il précisé.Il n’est pas question non plus d’autonomie dans le formation et la main-d’oeuvre pour les provinces.«La formule de transfert, a déclaré M.Valcourt, ne doit aucunement remettre en cause le pouvoir de dépenser du fédéral.» Le ministre a aussi confié que les négociations futures dans ce dossier pourraient impliquer des déplacements de fonctionnaires, «que des tâches pourraient être assumées par un ou l’autre des niveaux de gouvernement».M.Valcourt a conclu en admettant qu’il est vrai que l’éducation relève des provinces «et que la formation relève de l’éducation».débats et de dégager les consensus, le second serait commis à la gestion quotidienne.Cette réforme, qui se situe à mi-chemin de ce qui existe en France et aux Etats-Unis, devrait être assortie de l’imputabilité des grands gestionnaires de l’Etat devant les députés.Ceux-ci, en retour, devraient être dégagés de la ligne partisane et voter en toute liberté, sans crainte de représailles, sauf pour l’adoption du discours inaugural des sessions et le budget annuel du gouvernement.De la sorte, le député serait d’abord et avant tout le représentant de ses électeurs, avant d’être l’outil d’un parti.M.Saint-Roch, devenu aussi volu-bile qu’il était discret depuis décembre 1985, confie qu’il lui est arrivé à deux reprises de s’éclipser dans son bureau, pour ne pas avoir à voter contre le gouvernement: la première fois, c’était justement à propos de la loi sur les heures d’ouverture des établissements commerciaux, il y a deux ans; la seconde, c’était au sujet de la CSST.Comme député ministériel, il n’avait pas de voix propre, ce qui ne devrait pas être le cas en saine démocratie.Des votes libres délieraient bien des voix, soutient-il avec conviction, celles des députés qui veulent être des chefs de file et vraiment représenter leurs commettants.Mais'il n’est pas facile de changer les attitudes et les mentalités.Le député de Drummond estime qu’en dépit de ses lacunes, le rapport Poulin et le projet de loi 198 qui en est résulté allaient dans le sens de la revalorisation'parlementaire.Mais les deux sont restés en plan, de même que le projet 197, sous prétexte qu’abolir le déficit au compte courant allait à l’encontre des prérogatives des ministres 3ui, seuls, peuvent engager les fonds e i’Etat.M.Saint-Roch n’en reste pas moins convaincu que la taille du conseil des ministres devrait être réduite de 30 à 21, tout en mériageant une transition et la mettant en oeuvre lors de la formation du prochain gouvernement, après les élections de 1993 ou de 1994.La responsabilité dite ministérielle devrait être partagée avec les gestionnaires, quitte à ce que les ministres doivent rendre compte de leurs faits et gestes après qu’ils sont informés de situations à corriger.La reddition de comptes devrait s’étendre à la machine administrative.Les députés ministériels proposaient par ailleurs une réflexion en profondeur sur toute la fiscalité, directe et indirecte.Hélas, le forum qui vient d’être annoncé par les ministres Levesque et Johnson est fort loin de ce large objectif, estime le député.Il faut aller au fond des choses, ajoute-t-il, autrement, vos petits-fils et les miens paieront longtemps nos erreurs d’aujourd’hui.«Pour moi, emprunter à long terme pour payer l’épicerie, les affaires courantes, c’est un crime, rien de moins.» Le Québec a trois ans pour rectifier le tir, sinon l’àrgentinisation le guette dangereusement.Ayant lui-même été adjoint parlementaire (des ministres Yves Séguin, Normand Cherry, Liza Frulla-Hébert) pendant plus de trois ans, M.Saint-Roch croit que cette fonction devrait être revalorisée, pour utiliser à plein le potentiel des députés et ne pas le laisser au hasard des velléités ministérielles.Il en parle d’autant plus à l’aise que, dès 1984, avant même d’être choisi candidat libéral, il avait dit à M.Bourassa qu’il ne voulait pas être ministre, pour avoir les mains libres et mieux remplir son triple rôle de député: législateur, contrôleur et surveillant des fonds publics, ombudsman et intermédiaire de ses concitoyens.En quittant le caucus, il a aussi perdu son poste d’adjoint et 12,000 $ annuels d’émoluments.Le député déplore par ailleurs ce qu’il appelle le «glissement» du pouvoir qui, à son avis, a commencé à la mi-août 1989, avec le déclenchement de la campagne électorale.Il utilise une image de football: durant le premier manday, les députés étaient les joueurs de lignes, les ministres, les porteurs de ballon, et le premier ministre, au centre, jouait le quart-arrière.L’objectif: les buts, il y avait de la collégialité.Mais ça a dévié depuis: le premier ministre annonce un jeu à droite, il tourne à gauche, il y a distorsion, concentration de pouvoir.Les projets de loi sont présentés én cascade aux minkstériels, on gouverne au pif, sans plan ou patron de match.Il y a de la grogne et du mécontentement, la vapeur monte.L’usure du pouvoir se fait sentir.Heureux député indépendant désormais, il se regarde dans le miroir, le matin, et n’est pas mécontent de ses décisions, au contraire.Né à Saint-Hyacinthe en 1940, M.Saint-Roch est un chimiste en textiles.De 1962 à 1976, il fut à l’emploi de Dominion Textile, à Magog puis à Valleyfield.De 1976.à son élection, il fut à l’emploi de Celanese Canada, à Drummondville.Le Canada accueillera moins de réfugiés OTTAWA (PC) — Le ministre de l’Immigration Bernard Valcourt a provoqué de nouveaux remous hier, en annonçant que le gouvernement fédéral va couper, l’année prochaine, dans lé nombre de réfugiés qui pouiront entrer au Canada.Alors qu’initialement, Ottawa comptait accepter 58 000 réfugiés en 1993, le ministre Valcourt parle maintenant de 44 000.Par contre, le gouvernement fédéral compte augmenter le nombre d’immigrants désirant s’installer pour affaires au Canada.«Il est clair que les priorités (du fédéral) sont les affaires.Les intérêts humanitaires viennent en seconde position», a affirmé David Matas, président du Conseil canadien pour les réfugiés.Le nombre total d’immigrants demeure inchangé pour 1993, soit 250 000 — un nombre qui a été déterminé il y a deux ans, lorsque le gouvernement a amorcé un programme d’immigration échelonné sur cinq ans.Ottawa estime que 218 000 immigrants, dont 37 000 réfugiés, seront entrés au Canada en 1992.Le ministre Valcourt n’a fait aucun commentaire, hier, après avoir déposé aux Communes le programme d’immigration pour 1993.Des représentants du gouvernement ont toutefois mentionné que la récession au pays est, entre autres, re-ponsable de la diminution du nombre de réfugiés.Selon Carolyn Hackman, porte-parole du ministère de l’Immigration, la récession signifie en effet que les Canadiens ayant les moyens de répondre d’un réfugié sont moins nombreux que par le passé.a Hydro-Québec invite le grand public à une soirée d'information sur la Proposition de plan de développement 1993.La présentation portera principalement sur les éléments suivants : • Les orientations proposées en matière de service • Les orientations proposées concernant le prix de l’électricité • Les options à long terme de l'offre et de la demande d’électricité • les orientations proposées en matière d'offre et de demande d'électricité Cette rencontre aura lieu : I c o ili’iombre o ll» li Hôtel du Parc 3625, avenue du Parc Salon du Parc, niveau «C» Pour plus d'information : Serge Séguin Hydro-Québec Région Saint-Laurent Tél.: 858-8007 A-8 ¦ Le Devoir, samedi 5 décembre 1992 LES SPORTS Eric Lindros recherché par la police Accusé de voies de fait présumées OSHAWA, Ont.(PC) — Un mandat d’arrestation a été émis à l’endroit du hockeyeur Eric Lindros, recherché pour agression après qu’une femme eut logé une plainte contre un homme qui lui aurait donné un coup et craché à la figure, a fait savoir la police, vendredi.L’agent Jim Grimley a indiqué =>que le mandat a été émis après ^qu’une femme de 24 ans, originaire 'de Whitby, en Ontario, eut déposé ¦ une plainte à la police de la région cde Durham au sujet de l’incident, qui se serait produit dimanche der-.nier dans un bar de Whitby, à l’est de Toronto.h Selon l’agent, la plaignante a af-^firmé que l'agresseur voulait plus d’espace sur le plancher de danse.h Elle a dit qu’il lui a donné un coup .de coude et que comme elle ne bougeait pas, il lui a versé de la bière •sur la tête.La femme a notamment déclaré aux policiers: «Je me suis -tournée pour lui faire face et il m’a à crachée une gorgée de bière à la figure.» J L’agent Grimley a ajouté que la ufemme, qu’il n’a pas voulu nommer, a dit aux enquêteurs que plusieurs jeunes hommes ont ensuite versé de la bière sur elle au même bar, le KooKoo Bananas.La police s’efforçait toujours hier .de rejoindre Lindros, âgé de 19 ans, raui joue au sein des Flyers de Philadelphie.Il s’agit de sa première saison dans la Ligue nationale.Connu pour son style agressif sur la glace, il avait d’abord été recruté par les Nordiques de Québec, mais a été échangé aux Flyers plus d’un an plus tard, après avoir refusé de jouer au Québec.Il est originaire de London, en Ontario.Les Flyers jouent à Ottawa ce soir, mais Eric Lindros n’y participe pas, à cause d’une blessure au genou.Demers doit modifier ses plans Brian Bellows et Gilbert Dionne sont blessés Guy Robillard de la Presse canadienne WINNIPEG — Jacques Demers souhaitait passer un message à cep tains joueurs qu’il n’a pas voulu nommer en leur annonçant à la dernière minute qu’ils n’affronteraient pas les Jets, ce soir, à Winni-eg.Mais des blessures à Brian iellows et Gilbert Dionne, deux cas qualifiés de «très douteux», pourraient le forcer à modifier ses plans.Au moins un défenseur aura cependant une mauvaise surprise puisque le retour de Jean-Jacques Daigneault, qui était légèrement blessé à un genou, a été confirmé.Sean Hill est également disponible et Demers a reconfirmé la présence d’André Racicot devant le filet.Bellows souffrait encore de raideurs au cou, résultat d’une charge de Gord Roberts qui l’a empêché de compléter le match à Boston et qui risque maintenant de lui faire rater un premier match en quatre ans.Quant à Dionne, il ne pouvait plus lancer et il devait se rendre à l’hôpital après le court exercice d’hier pour passer des examens à sa main droite.Il ne sait pas avec certitude comment il a été blessé, mais c’est peut-être en frappant la bande.Si ces deux attaquants ne peuvent affronter les Jets, comme le craignait Demers, Mario Roberge et Patrie Kjellberg assureront la relève puisque l’entraîneur a répété que les médecins lui ont conseillé d’attendre à mardi contre les Kings de Los Angeles à Phoenix pour utiliser Brian Skrudland au besoin.Après avoir visionné le vidéo du match à l’aéroport, Demers était encore plus convaincu que la veille que des joueurs n’avaient pas fait leur travail en commettant des erreurs sur trois des quatre buts des Bruins.«Je pensais que Noël était le 25 décembre, mais on a fait trois cadeaux évidents», a-t-il répété.Et s’il est aussi déçu, a-t-il expliqué, «c’est qu’il s’agissait d’un mat- ch important contre une équipe de notre division, le premier d un long voyage et un match de quatre points.On a encore redonné confiance à cette équipe-là.» Demers a bien pris note également que le Canadien a subi la défaite à ses quatre dernières visites au Garden de Boston.Pourtant, a-t-il insisté, «les joueurs avaient eu congé la veille et tout le monde était frais et dispos.On leur avait même organisé un souper après le match.» Ce n’est pas une question d’effort, soutient l’entraîneur, mais de mauvaise préparation et de manque de concentration.«On les fait travailler 80 minutes par jour, tout ce que j’exige de mes joueurs c’est d’être prêts, a-t-il insisté.On leur donne toutes les chances.«Au mois d’avril, il sera trop tard.Il faut mettre tout de suite à leur place les joueurs qui ont de la difficulté à se préparer.Au Forum, on joue comme les champions de la coupe Stanley, mais ça change sur la route.» Demers a affirmé que ce n’était pas nécessairement les mêmes in- dividus qui répétaient les erreurs et, à Boston, ceux qui ont le plus mal paru ont été les défenseurs Patrice Brisebois et Kevin Haller.Eric Desjardins a aussi semblé fautif sur le but de Dave Poulin, qu’il a oublié au centre de la glace, en désavantage numériaue.En avant, Dionne est montré au doigt par certains à cause de sa lenteur, qui le force à se débarrasser de la rondelle en zone centrale, mais Demers estime qu’il faut l’accepter comme il est, soit comme un marqueur avant tout: «Il a encore frappé le poteau l’autre soir», a-t-il signalé.Demers a confirmé que les joueurs visés étaient des jeunes en concluant: «Ce n’est pas qu’on abandonne, mais ils se doivent d’apprendre qu’il faut être prêts à chaque match.Lorsque les séries arriveront, il sera trop tard et si le Canadien est encore sorti rapidement, on va tous passer un été misérable.» Demers n’était pas de mauvaise humeur, mais pressé: après l’exercice, il a fait partir l’autobus avec le trois quarts des joueurs encore dans le vestiaire.Owen passe aux Yankees Contrat de 3 ans et T millions Richard Milo de la Presse canadienne LOUISVILLE — Spike Owen.a tiré le billet gagnant en obtenant des Yankees de New York un contrat garanti de sept millions $ pour trois ans sur le marché des joueurs autonomes.Comme quoi certains sont plus chanceux que d’autres, il n’a reçu en effet qu’une seule offre.«Plusieurs formations étaient intéressées, mais une seule équipe a déposé une offre formelle, les Yankees.J’ai estimé que je n’étais pas en bonne position pour attendre et on m’offrait un contrat garanti.» Owen, quia touché 1,1 million $ en 1992 à la dernière saison d’un contrat qui lui a rapporté 3 225 000 $, a obtenu un boni de 750 000 $ à la signature et il empochera deux millions en 1993, un million $ en 1994 et 3,25 millions $ en 1995.A 31 ans, Owen retourne donc dans la Ligue américaine après un séjour de quatre ans avec les Expos.«Les Expos ont appelé mon agent pour dire qu’ils étaient intéressés, mais ils n’ont fait aucune offre.S’ils avaient déposé une offre, je l’aurais sûrement étudié sérieusement.Je ne pense cependant pas qu’ils aient le budget pour offrir autant.» ^Conférence de la Ligue nationale de football ?Qui recevra la dernière invitation aux séries?Yves d’Avignon ^PÜISQUTL EST acquis que les S 49ers de San Francisco et les Saints r de la Nouvelle-Orléans participe-• ront aux éliminatoires de la confé-r rence nationale et que les Cowboys [jde Dallas et les Vikings du Minnesota ont déjà un pied en séries, il ne ; preste donc qu’une place à combler.Trois équipes batailleront jusqu’à la fin du calendrier pour cette invi-: tation: les Redskins de Washington (7-5), les Eagles de Philadelphie (7-5) et les Packers de Green Bay (6-6).Eliminons toutes les autres formations.Washington sera à New York demain pour faire face aux Giants tandis que les Eagles auront la visite des Vikings.Favoris par cinq points et demi ; j(la cote des preneurs aux livres), les î 'Redskins, champions du Super £Bowl, feront tout leur possible pour faire oublier un premier trois-quarts de saison en dents de scie.La clé pour les Skins est de profiter au maximum de passes vers l’ailier rapproché Terry Orr ou tout autre joueur offensif courant en cette direction, face à une défensive classée au dernier rang de la conférence contre la passe.Même si les Giants ont remporté le premier affrontement entre les deux équipes, le Redskins ont le vent dans les voiles à la suite d’une victoire écrasante de 41-3 la semaine dernière.Quant aux Eagles, même l’entraîneur Rich Kotite croit aux chances des siens, malgré une défaite crêve-coeur la semaine dernière à San Francisco.Les Eagles remporteront ce match s’ils parviennent à imposer une pression constante sur le quart-recrue Sean Salisbury, qui bénéficie justement d’une très faible protection de sa ligne à l’attaque.Il faudra compter cependant sur SSfiji Cette annee, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! la défensive des Vikings, auteur de 24 interceptions depuis le début de la saison et d’une tonne de points.Aucune autre équipe n’a réalisé plus de 20 interceptions à ce jour.Un match pour les amateurs de blitz, qui se soldera par un gain des Eagles.• Dallas à Denver Les Cowboys confirmeront leur participation aux séries en disposant assez facilement des Broncos, encore une fois sans les services du quart John El way, qui n’a pas lancé une passe de plus de 15 verges à l’entraînement cette semaine.En son absence, les Broncos ont été rattrapés par les Chiefs de Kansas City au premier rang de la section ouest de la conférence américaine.Les Broncos, l’équipe la plus uni-dimentionnelle du circuit, ne sont plus les mêmes sans Elway.Miami à San Francisco Rien d’étonnant, c’est à l’attaque que ces deux équipes vont se disputer ce match.Défensivement, ce n’est pas les vaches grasses.Cependant, depuis quelques semaines, le quart Dan Marino (Miami) n’obtient plus la même protection que par les années passées.Dans les moments cruciaux -quand la situation appelle de toute évidence la passe - les Dolphins ne dépècent plus l’adversaire avec autant de précision qu’auparavant.Le match se jouera au moment où les excellents receveurs du San Francisco se moqueront des demis de coin du Miami.Chicago à Houston Frais et dispos sont les Oilers de Houston, ayant joué leur dernier match jeudi dernier.Tourmentés et désorganisés sont les Bears de Chicago, ayant perdu leurs cinq derniers matchs.Les pauvres Bears ont une seule victoire en cinq matchs à l’étranger cette saison et n’ont pas gagné contre des équipes de l’Américaine (0-2) en 92.Houston a trois gains en cinq matchs à domicile à ce jour et a vaincu ses deux adversaires issus de l’autre conférence.Avec une défaite des Bears, les détracteurs de l’entraîneur Mike Ditka auront une raison supplémentaire pour demander son renvoi.Ailleurs Dans les autres matchs au pro- framme, les Browns de Cleveland attront les Bengals de Cincinnati, les Packers de Green Bay conserveront des chances de participer aux séries en disposant des Lions de Detroit, les Colts d’Indianapolis n’auront aucune misère face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre, et les Jets seront une proie facile pour les Bills de Buffalo.Les Steelers de Pittsburgh n’auront pas un après-midi difficile contre les Seahawks de Seattle, les Chiefs de Kansas City ne seront fdus menacés au premier rang de eur section à l’issue de leur gain contre les Raiders de Los Angeles et les Chargers de San Diego, grâce à la meilleure défensive de la conférence, gagneront contre les Cards de Phoenix.Rams de Los Angeles et Bues de Tampa Bay s’affronteront dans une rencontre sans aucune incidence au classement, sinon qu’une de ces deux équipes, choisissons les Rams, aura cinq gains à sa fiche.IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT TIME LE 24 DÉCEMBRE IW \ II) IIITRESI) LE DEVOIR MOTS DATE DE PASSEPORT DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À CIEL, C.P.98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 NOM PRÉNOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL TÉLÉPHONÉ 1 COUPON ORIGINAL OBLIGATOIRE PHOTOCOPIE REFUSÉE QUESTION D HABILITÉ A COMPLÉTER 90*8,5= _ Renseignements.(514) 985-3333 '[eTbUREAUXDU \ Administration.(514) 985-3333 DEVOIR SONT _________________________________:___:___________ OUVERTS VENDREDI I Avis Publics .(514) 985-3344 DE9H00yl6H30^ Ann()nces c)assées .(514) 985.3344 Publicité.(514) 985-3399 numéro sans Irais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal .(514) 985-3355 Extérieur ( sans frais).1-800-463-7559 Service à la clientèle LE DEVOIR 2050, de Bleury, 9e étage Montréal (Québec) H3A3M9 Le vol du Temple Gilles Marotte B BILLY GEORGETTE, jeune quinquagénaire anglophone et bilingue, musicien ae son métier, historien de son hobby, est aussi un Montréalais pure laine.En amour avec sa ville natale.Avec le hockey aussi.Les lundis et mardis chez Biddles, Billy pianote.Du jazz, en douceur, répandu sur la rumeur du cinq à sept.Quand il quitte son clavier, Billy se laisse vite gagner ar ses sujets de prédilection: 'ontréal et son histoire.Et le hockey.Or Billy n’en démord pas depuis des années et l’affirme sans ambages: sa ville s’est carrément fait arnaquer dans l’histoire du Tempje de la renommée du hockey.A son avis Toronto a manoeuvré de telle sorte, dans les années 40, qu’elle a trouvé le moyen de détourner de son berceau historique, Montréal en l’occurrence, ce haut-lieu où l’on collectionne et exhibe les artefacts reliés aux grands joueurs et aux grands moments de l’histoire du sport national des Canadiens.Dans le studio qu’il habite, rue Guy, vingt étages au-dessus d’une Cage aux Sports, Billy conserve des documents rares, de vieux articles de journaux, des photos, tout un dossier, bien étoffé, à l’appui de ce qu’il avance.Ce n’est pas tout.Un rusé ce Billy.L’idée lui est venue de chercher quelques doctes appui sjpour l’aider à soutenir sa thèse.Cfroyez-le ou non, il a déniché un des rares historiens du sport au Québec, qui plus est achève sa thèse de doctorat, sur 3uoi, vous pensez?Sur l’histoire u hokcey, rien de moins.Cet historien, de l’Université Laval s’appelle Michel Vigneault, petit cousin de Ti-Gilles.Les faits qu’il a recueillis l’incitent, sans hésiter, à entériner les conclusions clamées par Billy Georgette depuis des années.Voici Fessentiel de la petite histoire de ce «malentendu» historique, qui oblige les Montréalais à rouler pendant des heures sur la 401 pour aller jeter un coup d’oeil sur les dernières épaulettes de Maurice Richard.Tout commence en 1941.Le débat est lancé, la question est posée: quelles sont les origines au hockey, où donc a été joué le premier match de hockey, dit moderne?.Diverses hypothèeses ont cours: Kingston, Ottawa, Halifax et Montréal se disputent ce moment historique.Certains parlent de Halifax en 1851, d’autres d’Ottawa en 1852, d’autres enfin de Montréal 1837.Tiens donc! Probablement des Patriotes et leurs gourdins qui venaient s’entraîner sur le fleuve.Toujours est-il qu’un comité se penche sur la question litigieuse.Cette petite assemblée de sages est mise sur pied par l’Asscocia- ( tion canadienne de hockey amateur (ACHA) et présidée par un dénommé James T.Sutherland, de Kingston, président de l’Ontario Hockey Association.Le sieur Sutherland est assisté par deux autres Ontariens: Wiiliam A.He- ‘ witt, le père du fameux Foster He-, witt commentateur sportif à To- , ronto dans les années 1950 et 1960, et George M.Slather., Après examen des diverses hvs- , pothèses qui lui sont soumises, le comité statue, en avril 1942, que le premier match de hockey moderne a été joué par des militaires, le 24 décembre 1855, sur le lac Ontario, face à la ville de Kingston.«Mon oeil, s’indigne Billy Geor-, , gette.Ce n’était pas au hockey que jouaient les militaires, c’était au sninny, qui est un ancêtre du : hockey comme le hockey sjirga- , zon, le rugby ou la crosse.A Mont- ! réal, il y avait du shinny en 1932.Il y avait d’alleurs, au coin de Dorchester et Bleury, un terrain de shinny très populaire.» ;, Le shinny est un jeu d,origine écossaise pratiqué avecun bâton , et une baÛe.Michel Vigneault confirme que le prétendu premier ; match en question était une par- , tie de plaisir à laquelle plus a’une ; centaine de militaires en garnison ! à Kingston, qui était en réalité j une partie de shinny pratiquée sur glace., Certains soldats étaient en pa- , tins, d’autres étaient en bottes., C’était la même chose pour les 1 Earties disputées à Ottawa et Ha-fax.On ne peut pas dire qu’il \ s’agissait de parties de hockey tel , qunn le connaît aujourd’hui», explique Michel Vigneault.Quoi qu’il en soit, la décision du , comité est entérinée par TACHA le, 14 septembre 1943 et en 1945, le , 5rentier Temple de la Renommée , u hockey apparaît à Kingston.En 1961, il est transféré à Toronto, sur le site du Centre national d’exposi- • tion (CNE).Tout récemment, u était déménagé dans l’édifice de Bell Canada, rue Young.Alors voulez-vous bien me dire * où s’est jouée la première vraie partie de hockey?Nul doute, selon l’historien Vigneault, à Montréal., Sur la patinoire Victoria, entre les, rues Drummond et Stanley.La distance entre les deux rues était de deux 202 pieds et elles étaient limitées pàr des ruelles longues de, 80 pieds.Cette configuration allait servir de modèle aux patinoires de hockey à travers le monde.Elle a été disputée par des étudiants de l’Université McGill, à neuf contre neuf, selon certains règlements et The Gazette Ta rapportée.Le 3 mars 1875.HOCKEY Ligue nationale Hier NY Islanders à Buffalo NY Rangers à Washington Minnesota à Québec Washington à NY Islanders Detroit à Tampa Bay Chicago à Toronto Philadelphie à Ottawa Montréal à Winnipeg 20h05 (SRC, CBC) St.Louis à Edmonton Hartford à Los Angeles, LIGUE NATIONALE Conférence Prince de Galles Section Charles Adam St.Louis à Calgary Aujourd’hui Boston au New Jersey Pittsburgh à San José.MONTRÉAL Pi g P n bp bc pts 27 17 7 3 117 81 37 BOSTON 24 15 7 2 100 85 32 QUÉBEC 27 13 9 5 117 99 31 BUFFALO 25 10 11 4 112 91 24 HARTFORD 25 7 17 1 73 114 15 OTTAWA 27 2 Section 23 Patrick 2 56 127 6 PITTSBURGH 28 18 7 3 124 102 39 NEW JERSEY 24 13 10 1 82 80 27 NY RANGERS 25 12 10 3 99 95 27 PHILADELPHIA.24 10 10 4 101 100 24 WASHINGTON 26 11 13 2 93 89 24 NY ISLANDERS 24 9 12 3 92 98 21 Dimanche Boston à Philadelphie .New Jersey à Buffalo Toronto à NY Rangers.Montréal à Chicago Lundi Buffalo à Québec Washington à Ottawa NY Islanders à Tampa Bay Edmonton à Calgary St.Louis à Vancouver .Mardi Winnipeg à Pittsburgh Chicago à Detroit Calgary à Edmonton Montréal à Los Angeles ' Les meneurs Conférence Clarence-Campbell MINNESOTA Section Norrls 27 15 9 3 95 CHICAGO 27 13 11 3 93 DETROIT 28 14 13 1 119 TORONTO 25 11 11 3 78 TAMPA BAY 27 10 15 2 93 ST LOUIS 25 9 12 4 92 LOS ANGELES Section Smythe 27 18 7 2 123 VANCOUVER 26 15 9 2 116 CALGARY 26 14 9 3 104 EDMONTON 26 9 13 4 75 WINNIPEG 24 8 13 3 84 SAN JOSE 26 5 20 1 72 93 84 29 94 83 89 107 97 38 32 31 22 19 11 b P pts Lemieux, Pgh 30 38 68 LaFontaine, Buf.18 29 47 Kurri, LA 16 31 47 Recchi, Phi 16 29 45 Sakic, Qué 20 21 41 Stevens, Pgh 18 23 41 Robitaille, LA 21 19 40 Sundin, Qué 18 22 40 Messier, NYR.12 28 40 Oates, Bos 12 28 40 Tocchet, Pgh 19 20 39 Yzerman, Det.20 18 ,38 Gilmour, Tor 9 29 38 Muller, Mtl 9 29 38 Bure, Ver 24 13 37 Andreychuk, Buf 19 17 36 Roberts, Cal 14 22 36 Juneau, Bos 10 26 36 Janney, StL 7 29 36 Hull, StL 14 21 .35 Lebeau, Mtl T.14 21 !35 Courtnall, Ver.13 22 ,35 Roenick, Chi 15 19 •34 Turgeon, NYI 15 19 ;34 Fleury, Cal 12 21 33 R ESIDENCES de Prestige À VOIR AU|OUR'HUI À LA PAGE B-8 ANNONCES CLASSÉES LE DEVOIR Le Devoir, samedi 5 décembre 1992 A-9 L’ACTUALITE INTERNATIONALE 30 000 soldats vont nourrir les Somaliens EN BREF Bombe à Queenstown JOHANNESBURG (Reuter) — Dix-huit Blancs au moins ont été blessés dans un attentat à la bombe commis jeudi soir dans un restaurant de Queenstown, dans la province du Cap oriental, a rapporté hierla police sud-africaine.Le président Frederik de Klerk s’est déclaré scandalisé par l’attentat tandis que le Congrès national africain (ANC) a qualifié cette attaque d’«oeuvre de desperados».La bombe a explosé peu avant minuit et a provoqué des dégâts considérables dans le restaurant.L’attentat n’a pas été revendiqué, mais d’après la station indépendante Radio 702, la police soupçonne l’Armée de libération du peuple d’Azanie (APLA), aile militaire du Congrès panafricain (PAC) basée en Tanzanie.Les homos russes bientôt libres ?MOSCOU ( Reuter ) — Les responsables russes ont déclaré avoir l’intention de changer l’article du code pénal soviétique encore en vigueur considérant l’homosexualité comme un crime.Selon un militant russe pour les droits des homosexuels, un demi-millier de personnes ont été condamnées à des Eeines de prison pour omosexualité ces auatre dernières années en vertu de l’article 121, alinéa 1 du code.C’est sous Staline aue l’homosexualité masculine est devenue passible d’une peine de cinq ans de prison ou de camp de travail.Le député démocrate du Massachusetts Bamey Frank, qui a eu à Moscou des entrevues avec des responsables des ministères des Affaires étrangères et de la Justice, a dit vendredi avoir reçu l’assurance que l’article 121 serait modifié.«Le gouvernement russe reconnaît maintenant que ce texte n’est plus de mise.Il compte le modifier», a dit le parlementaire américain homosexuel lors d’une conférence de presse.Une chapelle au Parlement VARSOVIE (AFP) — Quelque 70 députés polonais (sur 460) cherchent à créer une chapelle catholique dans le bâtiment de la Diète, ce qui suscite un débat public, un évêque protestant exprimant son «étonnement».La campagne pour la chapelle a reçu un accueil bienveillant du président de la Diète, M.Wieslaw Chrzanowski, par ailleurs président du parti chrétien-national, membre de la coalition au pouvoir.Si des députés d’une autre confession demandaient une chapelle, nous y serions également favorables, a dit M.Chrzanowski au cours d’une conférence de presse.«Nous .cherchons à répondre aux besoins spirituels et physique des parlementaires.D’où une chapelle, mais aussi une piscine et un sauna à la Diète», a-t-il ajouté.M.Zdzislaw Tranda, évêque luthérien et président du Conseil oecuménique polonais, «s’étonne» dans une lettre au président de la Diète que le parlement, pluraliste sur le plan confessionnel, s’apprête à accueillir une chapelle d’une seule religion.On canarde à Lomé LOMÉ (Reuter) — Des coups de feu ont éclaté hier à Lomé, où des témoins ont signalé plusieurs blessés.Des tirs ont été entendus dans plusieurs rues centrales de la • 'capitale togolaise, où la tension est ('(vive depuis le début d’une grève .(générale illimitée déclenchée le 16 (novembre par les syndicats et l’opposition.Lors d’un incident (distinct, des soldats ont tiré en l’air ¦ pour disperser des militants de l’opposition cherchant à faire respecter la grève au marché central de Lomé, ont rapporté des témoins.Au même moment, le président Gnassingbé Eyadéma et le premier ministre réformiste -Joseph Kokou Koffigoh avaient une .seconde journée d’entretiens pour tenter de désamorcer une crise liée „(en grande partie à leur ,tt antagonisme.t!f, Pouvoirs spéciaux en Ukraine '! KIEV (AFP) — Le premier ministre ukrainien Léonid Koutchma a signé plusieurs décrets dans le domaine -économique en vertu des pouvoirs ; spéciaux qui lui ont été accordés ; pour six mois par le parlement en ; matière économique.Ainsi, les ; droits de douane de 30% que les ; Ukrainiens devaient payer sur les ; transferts de devises de l’étranger on ; été supprimés.Selon un conseiller (; économique occidental à Kiev, «ces I; taxes n’étaient pas payées.Le .gouvernement en a pris acte et les a abolies».«Quand un Ukrainien de la diaspora transférait de l’argent à des parents en Ukraine, il préférait ! I confier l’argent en liquide à des || voyageurs plutôt que verser 30% des | sommes à PEtat», selon un ; ; Américain d’origine ukrainienne.; ; «Nous attendons maintenant que le gouvernement supprime également !j les impôts sur les exportations (entre ; 30 et 60% selon les produits), qui ne sont pas non plus payés et encouragent la fuite des capitaux», a déclaré le conseiller.La lutte contre la fuite des capitaux figure parmi les principaux objectifs de Léonid Koutchma.Les attentes immenses d’un peuple Jane Perlez The New York Times MOGADISCIO — Bien des Somaliens voient d’un bon oeil la réalisation imminente de l’intervention américaine dans leur pays, mais ils s’inquiètent tout de même de l’étroitesse du mandat qui est de protéger les convois de vivres destinés aux démunis.En fait, ce qui les intéresse vraiment, c’est que prenne fin la violence entre les clans et que se réalisent la reconstruction économique et la réconciliation politique.Ce sont là des points sur lesquels ils espèrent des réponses de la part des Américains.Ce quiproquo quant aux attentes, estiment des coopérants internationaux et des Somaliens, peut être la source d’amertume, certains Somaliens voyant les Américains comme sauveurs de l’économie et de la politique dans un pays détruit, Washington planifiant une intervention pensée pour éviter toute présence prolongée.Des Somaliens instruits qui depuis deux ans ont passé leur temps terrés dans leur propriété tandis Sue leur pays était dévasté par les ans, affirment que les Américains doivent demeurer au moins un an LE PRÉSIDENT George Bush a confirmé hier lors d'une allocution télévisée l'envoi de soldats américains en Somalie pour y assurer la distribution de l'aide humanitaire.Il n'a pas fourni de chiffres mais des représentants du Congrès qu'il a rencontrés avant son intervention ont parlé de quelque 28 000 hommes, qui seront plus de 30 000 avec l'apport des autres pays.L'objectif de l'intervention est «d'ouvrir les voies d’approvisionnement, de faire circuler les vivres et d'ouvrir la voie à une force de maintien de la paix de l'ONU pour les faire circuler», a ajouté le président.La force internationale, placée sous le commandement du général des marines Joseph Hoar, sera composée d'éléments du 1er corps expéditionnaire des marines de Camp Pendleton, en Californie, et de la 10e division de montagne, une unité d'infanterie légère basée à Camp Drum, dans l'État de New York.Une force amphibie comprenant 1800 marines est déjà arrivée jeudi au large des côtes somaliennes, constituant l'avant-garde de l'opération internationale.Le président a dit avoir reçu des engagements d’une dizaine de pays disposés à participer à l'opération.Un membre du Congrès a déclaré que des troupes venues du Maroc, d’Égypte et de Jordanie seraient également déployées en Somalie, outres celles déjà annoncées par la France et le Canada.pour mieux résoudre le problème de la faim, pour désarmer la population et pour faire redémarrer la vie politique et économique.Leur espoir se porte sur la réouverture des écoles, sur des programmes de formation pour jeunes vagabonds, sur le pavage des routes, toujours sous la supervision d’Américains.¦*.M ilte ¦ •**LjouiaZLii GAMBARD Vente et service technique 630-A Cathcart, Montréal, centre-ville 866-3876 Porcelaine Tlriada Couvert Wade SONY TELEPHONE^ 3 NUMÉROS EN MÉMOIRE - FONCTION RECOMPOSITION-u B3 54,95$ ADIO-RÉVEIl NUMÉRIQUE «PUED'URGENCE 24,95$ ÉCOUTEURS SONORITÉ SUPERBE moi if 3io 159,95$ RADIO-RÉVEIL LASER MA/MF-STÉRÉO -itft0803 249,95$ LECTEUR-LASER Itechn.i bit écouteurs 199,95$ CAMÉRAS-VIDÉO C10H310-ETAIT:T94 899$ tco Tl si ¦ ÉTAIT: ÎTWL$ 999$ VIDÉO VHS HQ 299$ SONY SONY - F.SONY SONY SONY SONY , .Color watchman SONY SONY SON Y SPEC Le Devoir, samedi fi rlérflmhm 1QQ9 ¦ A-11 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Y aura-t-il un «effet Clinton» à Port-au-Prince ?L’opposition accueille le changement de garde avec un prudent espoir magie 1 Dumoulin l/i/mcru//// [ I C ( I l O il i (/ u r MON I Kl Al H I90 MHul.nl .18H I 177 IAVAI IV/V AuliHooIr Mit mit .1 681 ///O IONGUIUII //Il f il., turn il.( l.miil.lv 468 1993 Raehèle Magloire collaboration spéciale PORT-AU-PRINCE — Il semble de plus en plus évident que le changement de garde aux Etats-Unis devrait avoir une incidence sur la situation haïtienne.La confirmation par l’Agence haïtienne de presse de la venue incessante en Haiti de Collin Powell, commandant en chef de l’armée américaine ne fait que renforcer ce sentiment généralement répandu dans les milieux politiques haïtiens.Collin Power selon d’autres sources, serait porteur d’un message ferme à l’intention des militaires putschistes qui refusent toujours le retour du premier président démocratiquement élu d’Haïti, qu’ils renversaient dans un coup d’état sanglant le 30 septembre 1991.Les analystes politiques associent cette démarche à un changement d’attitude du Pentagone vis-à-vis des militaires haïtiens.La visite du chef d’état-major interarmés qui devrait être accompagné du sous-secrétaire d’état américain pour la Caraïbe, Bernard Aron-son, serait la quatrième tournée en Haïti d’officiels américains depuis les élections du 3 novembre.Au cours du mois de novembre en effet trois députés démocrates américains qui conduisaient des missions ont eu des rencontres avec des représentants des putschistes et ceux du président Aristide.Leur message est clair selon leurs interlocuteurs: il faut une résolution rapide de la crise avant le 20 janvier, date de la prise du pouvoir par Bill Clinton, avec reconnaissance de l’in-contoumabilité d’Aristide.Ces démarches coïncident avec la mise en branle de la mission réduite d’observation envoyée par l’OEA pour favoriser l’établissement d’un climat de paix dans le pays.Les quelques 18 membres de cette mis- sion, dont la présence était jusqu’ici discrète, viennent en effet de commencer leur installation dans les principales villes du pays.Commentant la nouvelle situation politique que risque d’amener un changement de gouvernement à Washington, Leslie Voltaire, ministre de l’Education du gouvernement d’Aristide, affirme: «Nous ne disons pas que les Américains nous aiderons à instaurer la démocratie, mais ils constitueront moins un obstacle.» Mais, soutient-il, un gouvernement Clinton pourrait aider les Haïtiens à résoudre la crise, en raison des engagements déjà pris auprès des électeurs haïtiens et surtout des grandes organisations noires américaines qui ont supporté sa candidature.Le maire de Port-au-Prince, Evans Paul croit pour sa part que le début du déploiement de la mission de l’OEA est déjà un signe du changement que pourra apporter un changement politique à la Maison-Blanche.Il en est de même selon lui de la résolution que vient d’adopter l’ONU en faveur du rétablissement de démocratie en Haiti.Quant au Canada, qui a demandé au Conseil de sécurité d’intervenir dans le dossier haïtien, «il sera renforcé dans ses positions fermes depuis le coup d’Etat, Dar le changement politique aux Etats-Unis», selon M.Paul.Le bureau du président élu américain souhaiterait notamment miser sur la crise haïtienne pour envoyer un signal à la communauté noire américaine qui a voté en masse pour lui.Les conseillers du président élu sont également conscients de ce que la solution au problème des réfugiés haïtiens, prêts à déferler sur les côtes américaines, passe inévitablement par une résolution de la crise interne en Haïti.Et Bill Clinton s’est déjà engagé à réviser la politique américaine vis-à-vis des boat-people haïtiens.PHOTO AP Colin Powell, chef d’état-major américain.Une visite très attendue en Haïti.«Je suis sûr que les militaires haïtiens savent que Bill Clinton ne les laissera pas continuer à tuer des gens comme ça», déclarait pour sa part le président Aristide, en exil depuis le putsch.Lajoie devoir George Bush perdant Ce sentiment d’espoir est d’ailleurs partagé par la population, ui avait accueilli avec joie la défaite e George Bush.Une vague de répression visant à dissuader les manifestations de joie, a été enregistrée au lendemain des élections américaines, alors que de nombreux cas d’arrestations et de bastonnades et même d’aux moins deux assassinats selon deux sénateurs du FNCD (formation politique ayant supporté la candidature d’Aristide en décembre 1990), étaient signalés dans les quartiers populaires de plusieurs villes.Personne ici n’a oublié le court intermède de «libéralisation» initié sous la dictature de Jean-Claude Duvalier après la victoire électorale de Ronald Reagan, en 1980.Dans l’opinion publique ici on soutient que l’administration Bush avait adopté une attitude au moins tolérante envers les officiers putschistes, certains responsables politiques n’hésitant pas à les soupçonner de collusion avec eux.L’insistance de plus en plus claire des officiels américains pour un rè-lement urgent de la crise qui dure epuis maintenant 14 mois, est toutefois accompagnée d’un nouveau durcissement dans le climat de re- pression.Le KONAKOM (formation politique appuyant le retour du président renversé) vient d’annoncer l’enlèvement en pleine rue par des civils armés d’un de ses militants, le troisième en moins de 15 jours.Le cadavre de l’un d’entre eux, Wisner Luc a été retrouvé au nord de la capitale.L’ingénieur Jacques Dere-noncourt, 40 ans a été enlevé mercredi en plein jour devant le collège des frères de l’instruction chrétienne au centre-ville de Port-au-Prince alors qu’il allait chercher son fils.Dans les milieux politiques, on parlait ces derniers jours de plus en §lus de l’ouverture imminente de iscussions directes entre les putschistes et la commission présidentielle nommée par Aristide.La multiplication des cas de dis- [)aritions, arrestations, de même que a récente décision du gouvernement de M.Marc Bazin de renverser les conseils de directions élus en assemblée mixte de plusieurs facultés de l’université d’Etat, risquent cependant de remettre en question ces discussions qui demeurent toujours au stade de projet, dont les modalités doivent être déterminées.Mais en Haiti, personne ne se leurre sur les éventuelles implications de la venue en Haiti du chef d’état major américain, qui pourrait aller jusqu’à l’intervention directe en cas de refus de collaboration des militaires, une idée toujours très controversée dans ce pays occupé pendant 19 ans par l’armée yankee au début du siècle.Ce qui fait dire à Voltaire: «C’est à nous, Haïtiens, de régler la crise.Si nous le faisons dans le sens de la Constitution, ils nous aideront», idée appuyée par Evans Paul.Colin Powell en Haïti viendra-t-il pour renforcer la position de Clinton, ou cherchera-t-il à donner un coup de pouce l’administration Bush, dont Bernard Aronson, l’un de ses hauts diplomates, vient de reconnaître l'échec en Haiti?TÉLÉCOULEUR PORTATIF CRAN ICO COULEUR FDL-370 95$ 399 tt c erre annee offrez des code çayx ecies vraiment appreci signes: CASSETTES VIDEO SONY T120 3 POUR 9,95$ Les Khmers rouges libèrent leurs prisonniers KOMPONG THOM (Reuter) —En libérant hier les six casques bleus qu’ils retenaient en otages depuis mardi, les Khmers rouges ont mis un terme à la plus sérieuse épreuve de force qu’ils aient infligée à l’APRO-NUC, déployée au Cambodge depuis mars.Les six hommes — trois Britanniques, deux Philippins et un Néo-Zélandais — ont été libérés à 10h40 locales et sont arrivés à Kompong Thom après un voyage de deux heures en bateau.Le lieutenant-colonel britannique Mark Walton a raconté à son arrivée à Phnom Penh qu’ils avaient tenté à deux reprises de s’évader, mais avaient renoncé après aue les Khmers rouges aient procédé à des tirs de semonces et dégonflé leur bateau pneumatique.Les six hommes avaient été capturés au lendemain des sanctions commerciales décrétées par le Conseil de sécurité de l’ONU à l’encontre des Khmers rouges pour refus de déposer les armes, conformément à l’accord de paix de Paris de 1991.En mission sur le fleuve Stoeng Sen, à l’ouest de Kompong Thom, les six militaires étaient chargés de vérifier des rapports signalant des mouvements d’unités cambodgiennes et khmères rouges, lorsqu'ils furent capturés par les soldats du général khmer rouge Chan et accusés d’espionnage pour le compte du gouvernement de Phnom Penh.En échange de leur libération, le général avait exigé que les troupes cambodgiennes quittent sa région, mais les Nations unies ont dit ne pas avoir pas négocié ce point.Hormis quelques considérations générales sur leur captivité, les exprisonniers sont restes discrets, expliquant qu’ils ne pouvaient faire aucun commentaire avant d’avoir présenté leur rapport à leurs supérieurs.La Slovénie libre vote pour la première fois LJUBLJANA (Reuter) — La Slovénie organise demain ses premières élections législatives et présidentielle depuis son accession à l’indépendance en juin 1991 et les électeurs vont se trouver confrontés à plus d’un millier de candidats pour 90 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale.Le gouvernement Slovène sortira modifié de ce scrutin.En revanche, le président Milan Kucan, ex-communiste de 51 ans élu en 1990, devrait recueillir près de 70% des suffrages face à ses huit adversaires, estiment médias et analystes politiques.L’actuel gouvernement, formé 14 mois avant l’indépendance, a présenté cette année un projet réduisant de trois à deux le nombre des chambres du Parlement et attribuant les sièges à la proportionnelle.Un Conseil national de 40 membres, doté d’un droit de veto sur l’Assemblée, sera formé à l’issue de deux tours de scrutin les 6 et 10 décembre.Les conseillers et le président auront un mandat de cinq ans et les députés de quatre ans.Milan Kucan a dirigé la Slovénie de la sécession d’avec la Yougoslavie à l’indépendance et résolument enga- 5é la république de deux millions ’âmes - qui n’avait jamais fait preuve d’un communisme ardent - dans la voie de l’économie de marché.«La population s’en souvient et l’aime», explique Vlado Miheljak parlant de Kucan.M.Miheljak, analyste La Colombie prise entre deux feux BOGOTA (AFP) — La vague de violence déclenchée par la guérilla et la mafia de la drogue est en passe de submerger la Colombie.Au coeur de cette tempête se trouve la ville de Medellin, qui chaque jour subit les effets de la guerre que le ouvemement mène de front contre es «narcos» et les guérilleros d’ex-trême-gauche.Dans la nuit de jeudi à vendredi, la guérilla de l’ELN (Armée de libération ationale, de tendance Che Guevara), a dynamité des installations de l’aéroport «Rionegro» de Medellin faisant un mort, tandis Îue le trafic aérien a du être consi-érablement réduit.Cet attentat, selon les autorités, a été commis en représailles après l’arrestation jeudi soir à Bucara-manga (430 km au nord-est de Bogota) de Francisso Galan, l’un des principaux chef de l’ELN.Des guérilleros de ce mouvement ont également dynamité les aéro- ports de Pereira (330 km à l’ouest de Bogota), Cucuta (620 km à l’est de la capitale) et Buanaventura, principal port de la côte Pacifique tandis qu’à Bucaramanga l’ELN a détruit cinq émetteurs ae la radio privée RCN.Aux actions de la guérilla s’ajoutent celles des «narcos-terroristes» qui, dans leur fief de Medellin, ont assassiné hier matin deux agents du DAS (servicés secrets colombiens).Depuis environ un mois et demi, le cartel de la cocaïne de Pablo Escobar est considéré comme responsable de l’assassinat de 52 policiers.Dans la nuit de mercredi à jeudi, la ville de Medellin avait déjà été frappée par un attentat à la voiture piégée, le plus grave depuis le aébut de l’année.L'explosion de cette voiture, chargée de 120 kg de dynamite, a fait 13 morts dont 10 policiers.Hln cadeau.de dVoit UTILE signé Honeywell Il ne depend pus de l’heure.Il sait (oui simplement Quand il vous faut du ehaullape el quand il ne vous en faut pas! Nous l’avons baptisé ultra scat I I /‘)HS de I limiwu ll L’Ultrastat est en vente chez: Beaulieu Lamoureux Gulllevin Lumen Nedco ao Roy Marchand Union Electrique umduk Wcxco Westbume THERMOSTAT INTELLIGENT POUR PLINTHES ÉLECTRIQUES ?ÉCONOMISEUR D’ÉNERGIE de l’institut de recherches sur l’opinion publique et la communication de masse de l’Université de Ljubljana, estime aussi que, compte tenu de l’adoption de la proportionnelle, seul huit partis sur 21 en lice sont assurés d’être représentés au Parlement.Cet institut a réalisé trois sondages d’opinion qui donnent 68% des suffrages à Milan Kucan.En revanche, aucune majorité nette ne se dessine pour les partis en course aux législatives et à cela s’ajoute le fait que 40% des électeurs sondés n’ont pas encore arrêté leur choix.D’après les sondages, les mieux placés seraient les démocrates libéraux du Premier ministre Janez Dmovsek, qui recueilleraient 20% des voix.Des alliances sont donc négociées et les démocrates libéraux pourraient former une coalition de centre-gauche avec le Parti démocratique, le Parti du renouveau social-démocrate (ex-communiste) et les écologistes.Face à cette alliance, se dresseraient les démocrates-chrétiens qui ont convenu de s’associer, après les élections, à d’autres partis de centre-droit, notamment les libéraux et le Parti démocratique national, partisan des privatisations.Enfin, les sondages font apparaitre une forte progression des ultranationalistes du Parti national Slovène qui est passé en un mois de 3 à 12% des votes.74m &
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