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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1992-12-19, Collections de BAnQ.

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iTiFITOFfl/ffVT.Æl ÜEiEtVlSk Les Québécois préfèrent l'ale à la bière blonde de type lager.C'est le seul marché où il en soit ainsi en Amérique du Nord.L’HISTOIRE BRASSICOLE VUE DE LA RUE ST-AMBROISE ll-iJJAM.-l.JUlJl Le Devoir, samedi 19 décembre 1992 Les fau Les artisans du troisième type Francine Bordeleau Faux Riopelle, faux Rubens, Goya douteux, Rembrandt problématiques: ici comme ailleurs, les musées, les galeries et les amateurs d’art font parfois les frais du cruel jeu des apparences.Mais le plus souvent, il n’est pas tant question de faux que de fausses attributions.Stéphane Baillargeon I L Y A DEUX ANS, un conservateur du Musée des beaux-arts de Montréal (MBA) a eu la surprise de sa vie en visitant le Musée du Louvre: au détour d’un corridor, dans une des innombrables salles de la vénérable institution parisienne il est tombé nez à nez avec exactement le même Goya que celui que venait de recevoir en don le MBA, de la part de Michael Homstein, membre du conseil d’administration de l’institution.Dans les deux cas, il s’agissait d’une petite huile sur panneau intitulée L’agonie au jardin, représentant le Christ agenouillé, comme soumis à la volonté divine.Il était tout à fait possible que le grand maître espagnol ait peint plusieurs fois la même scène.Mais, il pouvait aussi s’agir d’une copie d’époque ou d’un faux sciemment fabriqué.Et puis pour un temps, les soupçons pouvaient aussi se porter vers Paris.Après tout, on a disputé l’authenticité de plusieurs chefs-d’oeuvre du Louvre, par exemple Le Verrou, une des plus célèbres toiles de Fragonard.Plusieurs affaires de contrefaçons ont éclaté au grand jour depuis quelques décennies, dont celle du Québécois Réal Lessard, faussaire ou fabulateur de génie qui aurait peint et vendu de faux Dufy, Derain et Modigliani.La rumeur veut que Magritte ait arrondi ses fins de mois en fabricant de faux Chirico, Matisse et Picasso.Et le faux artistique est de tout temps.Les Romains le pratiquaient déjà.Michel-Ange se serait amusé à sculpter, enterrer et «découvrir» de prétendues statues antiques.Tant vaut le faussaire, tant vaut le faux.Une fausse antiquité peut encore être un vrai Michel-Ange.Mais tout ce qui cloche ne sonne pas faux de la même manière.Il faut bien distinguer le faux, fait sciemment dans l’intention de tromper, de tout ce qui est pris pour un original sans l’être vraiment.Le portrait est large et plein de nuances, entre le vrai-vrai, la copie de la main de l’artiste ou de son atelier, l’oeuvre partiellement de sa main ou retouchée par un autre, le faux pris de bonne foi pour un vrai sans l’être et le faux-faux, délibérément forgé pour tromper.Dans le cas du Goya parisien, documentation historique et expertises scientifiques ne trouvaient rien à redire.Pour soumettre la version montréalaise, non signée et non datée, au même intransigeant processus, on l’a envoyée à l’Institut canadien de conservation (ICC), à Ottawa, un centre de recherche et d’expertise gouvernemental unique au pays.Le rapport des scientifiques de l’ICC note d’abord qu’aucun des principaux pigments de peinture mis sur le marché au 19e siècle n’est présent dans l’oeuvre.Ils observent aussi que la couche de fond est faite de calcite, un produit utilisé en Europe du Nord, plutôt que de gypse, ou d’autres mélanges habituellement employés par Goya (notamment dans \eChrist au jardin du Louvre) et la majorité des autres peintres d’Espagne et d’Italie.Bien sûr, la célèbre Mona Lisa de Léonard de Vinci ne louchait pas.Ou du moins pas autant que ne le laisse croire notre photo-montage.Mais il faut souvent y regarder plus d’une fois pour percer l’ingéniosité des faussaires.Autre fait troublant: une épaisse couche de plomb recouvrant cette préparation a empêché la prise de radiographies.Finalement, les experts ont fait passer à l’oeuvre un Pierre Théberge, le directeur du Musée des Beaux-Arts, demande de patienter encore un peu: Le Christ au Jardin est présentement au Prado à Madrid, où les experts espa- Le Goya du MBA Aucun des principaux pigments de peinture mis sur le marché au 19e siècle n’est présent dans cette oeuvre de Goya.On observe aussi que la couche de fond est faite de calcite, un produit utilisé en Europe du Nord, plutôt que de gypse, ou d’autres mélanges habituellement employés par Goya et la majorité des peintres d’Espagne et d’Italie.Autre fait troublant: une épaisse couche de plomb recouvrant cette préparation a empêché la prise de radiographies.On a aussi fait passer à l’oeuvre un test de luminescence infra-rouge qui a révélé des surpeints malhabiles.test de luminescence infra-rouge qui a révélé des surpeints malhabiles.Que conclure de tout cela?«Je ne peux dire qu’une seule chose: c’est très curieux», dit Marie-Claude Cor-beil, scientifique en conservation à l’ICC, qui a affiché dans son bureau d’Ottawa une copie de ce test où les nombreuses retouches ressortent très clairement.«A la limite, tout ce qu’on peut prouver, c’est qu’une oeuvre n’a rien d’anormal, ce qui n’est pas le cas ici.» gnols vont tenter de tirer l’histoire au clair une fois pour toutes.«Supposons que ce soit une étude préparatoire de Goya, ce serait encore une oeuvre inestimable».L’espoir demeure.Par contre, le MBA a eu moins de chance avec Les Léopards, un Rubens qui n’en est plus un, depuis que Mme Corbeil et son équipe en sarrau ont tranché, pour une fois, devant l’évidence des preuves: une dimension inférieure aux mesures fournies par les documents historiques et la présence de pigments jaunes inventés en 1687, 37 ans après la mort du peintre.La copie dort maintenant dans les voûtes du Musée, à l’abri des regards sarcastiques.Car comble de malchance: le «faux» qui était supposé valoir des millions et des millions $ a été acheté en 1975 avec une partie de la somme versée par les assurances en dédommagement du vol de plusieurs chefs-d’oeuvre du Musée, en 1972.Le plus souvent, comme dans ce cas, il n’est pas tant question de faux que de fausses attributions.Les vraies histoires de faux ne sont pas légion.L’ICC n’a effectué qu’en-viron 35 examens pour un peu plus de 25 institutions canadiennes depuis 1981.Pendant ce temps, le bureau de l’Inferpol d’Ottawa n’a eu que quelques cas à traiter.Par exemple, l’année dernière, celui de 8 faux Riopelle, on ne peut plus faux ceux-là, des simili-mo-saiques à la manière des années 1950, qu’un simili-marchands de Toronto a tenté d’écouler à vil prix (35 000 à 40 000 $) auprès de l’en-canteur montréalais Fraser-Pinney.L’enquête de la police torontoise a conduit à l’arrestation de trois individus qui étaient en possession de Picasso et de Chagall volés.Récemment, le Rembrandt Research Group est venu dire au Musée des beaux-arts d’Ottawa que leur huile sur bois Le denier de César n’est probablement pas du maître hollandais.Le groupe d’experts, basé à Amsterdam, a déjà retranché environ le tiers des entrées du vieux catalogue raisonné du 19e siècle.Voir page C-2: Les faux POUR YVAN GAUTHIER, directeur général du Conseil des métiers d’art du Québec, le fait que le céramiste Guy Simoneau ait remporté cette année le prix Jean-Marie Gauvreau, une récompense décernée dans le cadre du Salon des métiers d’art de Montréal, est un signe qui ne trompe pas.La céramique renaît de ses cendres, et si cette discipline tombée dans une disgrâce totale en 1980 retrouve des amateurs, c’est que tous les métiers d’art sont en voie de connaître un nouveau départ.Un artisan qui a plus ou moins cessé de pratiquer aujourd’hui explique le fulgurant déclin de la céramique par «l’absence de tradition québécoise et la disparition, en 1980, de l’idéologie nationaliste».Mais pour Jean-Claude Cyr, directeur du Centre de formation et de consultation en métiers d’art (CFCMA), les céramistes doivent leur misère surtout à «la prolifération d’artisans improvisés, souvent adeptes du retour à la campagne, oui ont trouvé dans la poterie un gagne-pain en accord avec leur mode de vie».Et au bout du compte l’amatçurisme et l’«artisa-nat» — qu’illustre à merveille le macramé — ont failli avoir raison de l’ensemble des métiers d’art.Si «les dernières années ont vraiment été très difficiles», dit Yvan Gauthier, les artisans québécois recommencent aujourd’hui à émerger.Et montrent une nouvelle image — celle, en fait, qu’on attend d’eux — aux 200 000 visiteurs du Salon des métiers d’art de Montréal (exactement 200 000 de moins qu’en 1980, mais 30 000 de plus que l’an dernier) comme aux 140 000 badauds qui arpentent, l’été à Québec, les allées de Plein Art.Les artisans s’affichent comme des professionnels, fabriquent des pièces uniques, investissent le haut de gamme, visent le raffinement et la lualité.Ceux qui ne le savaient pas encore l’ont appris avec l’étude de la rme Price Waterhouse parue l’été dernier : le client-type de l’artisan est un baby-boomer bien nanti, sensible au design d’inspiration européenne et grand acheteur de produits d’importation.«Les artisans québécois n’ont pas le choix : ils doivent faire aussi bien Sue les créateurs étrangers de produits haut de gamme», soutient Jean-laude Cyr.Pour lui, le seul moyen d’y parvenir réside dans la formation, «l’élément structurant privilégié pour les métiers d’art».La formation professionnelle est un phénomèene relativement nouveau.L’État québécois y investit maintenant six millions de dollars par année, ce qui constituerait apparemment une dépense significative.Ou du moins largement supérieure au «petit» million de 1985, année où le cégep du Vieux-Montréal et le cégep de Limoilou ont commencé à dispenser un diplôme d’études collégiales en métiers d’art via leurs deux «ramifications» autonomes, l’Institut des métiers d’art à Montréal et le CFCMA à Québec, qui gèrent chacune six écoles-ateliers (certaines structures exis-tentent aussi pour les artisans en régions).Après avoir connu des hauts et des bas, ces écoles comptent aujourd’hui près de 400 étudiants qui apprennent avec des artisans, qui apprivoisent les notions de gestion et de marketing, qui se familiarisent avec les dessous de la commercialisation.Car tout le monde s’accorde là-dessus : le Québec a sans aucun doute ses grands artisans — le maître-verrier Jean Vallières, l’estampeur Michel Dupont, l’orfèvre Antoine Ga-mache, les céramistes Pauline Pelletier et Gilberte Poissant, la tisseran-de Rosie Godbout.— mais ses réseaux de distribution sont particulièrement déficients.Chose sûre, dit Jean-Claude Cyr au risque ae déplaire, «les salons populaires et populistes sont des créneaux dépassés».Est en fait dépassée l’iaée de vendre ses pèces une à une.Ainsi, à la Maison du Potier, «on apprend aux futurs céramistes qu’une bonne partie de leurs clients potentiels se trouve chez les restaurateurs et les hôteliers», dit la directrice Denise Cantin.Pour l’ébéniste René Daigle, qui a pignon sur rue à Québec, les artisans doivent viser les clients institutionnels.René Daigle est un peu le prototype de l’artisan des années 90 : il a fonctionné seul pendant huit ans, jusqu’en 1988, et dirige aujourd’hui un atelier de 12 000 pieds carrés qui occupe une quinzaine demployés, ceux-ci formant une entreprise artisanale comme l’est par exemple la papeterie Saint-Gilles.Il ny a peut-être pas une recette pour durer, mais on peut prendre les moyens : «investir dans la mise en marché, innover, se ressourcer, faire de la recherche et du développement comme n’importe quelle autre entreprise, et ne pas rogner sur la qualité», dit-il.Le ConseiJ des métiers d’art, qui est l'interlocuteur officiel du milieu auprès de l’État depuis l’adoption, en 1989, de la Loi sur le statut de l’artiste, ne parle pas autrement.«Les artisans en sont aujourd’hui à un tournant dont les mots d’ordre sont qualité et excellence», insiste Yvan Gauthier.La majorité des 450 membres du Conseil a pris le virage, semble-Uil.Un seul hic : «tous les consommateurs ne s’en sont pas rendus compte!» dit Louise Chapados, une des responsables de l’organisme.Ferraille mégalithique, multi-technique en verre de Maurice Gareau.7 * Les Éditions de la Pleine Lune ' vous suggèrent pour la Nativité: "L'écriture signifiée par plaisir", selon Gaston Miron.‘*r**->— V^.& M Le cadeau qui n'est sur aucune liste de cadeaux. C-2 ¦ Le Devoir, samedi 19 décembre 1992 le cahier du CLASSIQUE Des Noëls à toutes les sauces Carol Bergeron MINUIT CHRÉTIEN, Adeste fideles.tous ces cantiques et autres musiques que l’on associe à la naissance du Christ et aux célébrations plus ou moins religieuses qui l’accompagnent sont à l’oreille ce que les guirlandes et autres décorations sont à l’oeil: ils font partie intégrante du décor que l’on érige pour la fête de Noël.Il va sans aire que le disque n’y échappe pas d’autant que n’ayant pas d’effort à faire pour vendre le contenu, il suffit d’associer l.e nom d’une vedette du chant, par exemple, d’un Pavarotti, d’une Norman ou d’une Battle pour que l’affaire devienne très rentable.Même la récession économique ne semble pas avoir touché ce secteur de la production discographique puisque, cette année, les nouveaux enregistrements semblent plus nombreux que ' jamais.Lorsque jadis, du temps des 33 tours, les programmes épousaient volontiers la forme d’un récital de chansons populaires, aujourd’hui, le compact propose la formule plus ambitieuse, et plus coûteuse aussi, du concert — bien que là encore, avec des chanteurs et des instrumentistes solistes, des choeurs et un orchestre, il arrive que nous ne soyons pas très loin du modèle «super concert pop» qui réunit sur un même plateau une constellation de stars tonitruantes.L’affiche d’un certain «Carnegie Hall Christmas concert» (Sony SK-48235, en CD et en vidéo) donné en décembre 1991 parle d’elle-même: la soprano Kathleen Battle, la mezzo-soprano Frederica von Stade, le trompettiste Wynton Marsalis et son septuor de jazz, la harpiste Nancy Allen, l’American Boychoir, le Christmas Concert Chorus (pourquoi pas!) le St.Lukes’s Orchestra, tout ce beau monde placé sous la mégalomane direction d’André Previn.Plus de 76 minutes d’un «spectacle éblouissant» pour l’oreille autant que pour l’oeil — il faut voir (dans le vidéo) la toilette rouge cardinal de madame Battle et le fourreau sapin-illuminé de madame von Stade.Si l’on peut parler d’une suite vocale et symphonique de Noël, il convient de préciser qu’elle a été conçue à la mode postmoderne du jour.On y pratique en effet le mélan- fe des genres: le jazz de Winton larsalis s’associe avec Handel, côtoie Humperdinck, Reger et Praeto-rius — le temps n’a plus de frontières — et s’accroche au cortège des noëls anciens de divers pays.Du Carnegie Hall de New-York, passons, le temps de changer de disque, à Nu- remberg (en Bavière allemande) où, depuis 900 ans, on célèbre Noël dans une foire en plein air et à l’église Saint-Laurent.Autre lieu, autres moeurs, le postmodernisme du programme tient aux styles plutôt qu’aux genres.Si Crüger, Pachelbel, Bach, Handel, Daquin, Krôhmer, Franck, Gounod, Reger et Saint-Saëns encadrent quelques noëls connus d’auteurs anonymes, l’atmosphère qui les englobe demeure celle de la fête religieuse.A l’instar de Previn, son collègue américain, le chef allemand Enoch zu Gottenberg dirige un plateau bien garni: deux choeurs, un orchestre et une brochette cosmopolite de solistes réputés comme le ténor mexicain Francisco Araiza, la soprano norvégienne Elizabeth Norberg-Schulz, le contralto français Nathalie Stutzmann, la flûtiste danoise Michala Petri, la harpiste allemande Maria Graf, le flûtiste d’Irlande du Nord James Galway et le trompettiste français Guy Tou-vron — RCA Victor 09026-61272-2.On connaissait les disques de Noël de Raoul Jobin, Richard Verreau, Paul Trépanier, Guy Bélanger et Colette Boky, voici Y Adeste fideles des Louis et Gino Quilico.En splendide forme vocale, les deux chanteurs montréalais ne sont cependant pas seuls, puisqu’ils sont entourés d’une équipe torontoise composée de À NOËL, FAITES CADEAU DU PHANTOM.TtePHANTOM «î theÜPER A M.L T ^ * VI VliV Vr 1 fie A N I) R 1 W I I.O V I) W K It It K R mis ett scene fun II A K O I.I) I’ R I N ( : I./riLivn MAINTENANT JUSQU’AU 4 MARS 1993 ÉVITEZ LES DÉCEPTIONS.RÉSERVEZ AUJOURD'HUI! a Théâtre Maisonneuve, ü w Place des Arts, Montréal RESERVEZ UNE SOIREE R«m ez une place de choix grâce AVEC EE PHANTOM à Avant-premiére de American Express.(514) 790-2222 Billet» également en vente au guichet de la l’Iacr des Ans et aux guichets litIsctMastcr (situés dans certains magasin» de la Baie) (¦coups (2(1 et plus) téléphone/.: (SI #l8" t ‘)l S.tau (juébcc; (4IA) 92S-746A en dehors du Québec Compose/, le (S 14) 790-0300.Version originale! En anglais avec des surtitres en français.Canadien ENCORE! ENCORE! REPRISE ACTUELLEME ^ À L'AFFICHE! membres du Toronto Symphony, du Toronto Children’s Chorus, de la harpiste Judy Loman et du chef d,e choeur Jean Ashworth Bartle.A Gino qui dans le Minuit chrétien d’Adolphe Adam «trézaille d’espérance» — son papa a sans doute oublié de lui signaler qu’en français, dans l’attente d’un Sauveur, le monde «tressaille» d’espérance — Louis répond par un Gesu Bambino en français, mais c’est en italien ou en latin qu’ils semblent plus à l’aise.Là encore, l’éditeur CBC Records a voulu offrir une mosaïque sonore au sein de laquelle les solistes (chanteurs, choristes et instrumentistes) se succèdent à tour de rôle — les Quilico n’apparaigsent que dans 10 des 20 morceaux.A signaler toutefois que les arrangements et adaptations ont, dans l’ensemble, été soigneusement réalisés par le musicien toron-tois Howard Cable — CBC records SMCD-5119.Ce qui amène à ouvrir une parenthèse sur la manière de remettre au goût du jour ces mélodies plus ou moins anciennes qui ont intégré le folklore de Noël.Ne prendrait-on que Y Adeste fideles ou le fameux Minuit chrétien, que l’on pourrait aisément s’amuser au petit jeu de la comparaison, jeu formateur pour développer l’attention auditive.Dans le premier cas, ayant parfaitement en mémoire l’harmonisation pour choeur soliste et orgue que l’on chante à l’église, on écoutera l’arrangement qu’en fit l’Anglais Thomas Geatorex , un contemporain de Mozart et Beethoven: une sorte de petite cantate avec choeur solistes et orchestre (EMI CDC-54529); de retour au 20e siècle, on fera ensuite tourner les variations de concert sur Adeste fideles pour harp du compositeur américain d’origine française Carlos Salzedo (CBC Records SMCD-5119).Pour un contraste total, et tout compte fait fort séduisant, on s’attardera à la version du Minuit chrétien d’un certain Bill Douglas, pour clarinette, harpe celtique, piano électrique, petits oiseaux etc.Ce laser met en vedette la clarinette un peu artificielle de l’Américain Richard Stoltzman qui, en compagnie du Boys Choir of Harlem et du Kal-men Opperman Clarinet choir (un septuor de clarinettes), sert quelques noëls au relaxant parfum «new âge» — RCA Victor 09026-61272-2.Nappé d’une onctueuse sauce symphonique à la «Boston pops» ces mémorables airs, sous l’inspiration du chef John Williams (spécialiste des recettes populaires servies à la classique), s’accompagneront de garnitures de saison: la March of the toys de Victor Herbert ou l’amusante Sleigh ride de Leroy Anderson — Sony SK-48232.Sur un mode plus sérieux, Andrew Parrott, à la tête de l’ensemble choral et instrumental Taverner Players, donc sur instruments d’époque, propose un concert d’oeuvres qui ont un lien djrect avec l’office religieux de Noël.A l’exception de Marc-Antoine Charpentier et Michael Praetorius, les autres compositeurs sont beaucoup moins connus, ce qui devrait piquer la curiosité puisque le thème qu’ils partaient nous est familier: William fillings, un américain de la seconde moitié du 18e siècle, John Foster et Thomas Greatorex, de la même période, Francisco de Vidales, un Mexicain né en 1702, et Edmund Pa-scha, un Slovaque contemporain, et enfin, un Catalan du 17e siècle, Joan Cerrerols — EMI CDC 54529.LA VITRINE DU DISQUE Paix sur Terre aux musiciens de bonne volonté André Gagnon Noël Disques Star J’ABHORRE L’HIVER.Si je le pouvais, j’hibernerais.Je ne sortirais de mon trou qu’en février, histoire de vérifier si je vois ou non mon ombre, des fois que le printemps s’en viendrait.Le seul hiver que je supporterais, si j’en avais les moyens, c’est l’hiver uniformément blanc que l’on contemple au travers d’une fenêtre bien calfeutrée dans un chalet de campagne, à proximité du feu dans la cheminée de Ferland, en sirotant un chocolat bouillant, avec un bon disque de classiques saisonniers en fond sonore.Un album qui me tiendrait au chaud, qui m’apaiserait sans m’engourdir.Un album de bon goût, empreint de noblesse, qui transcenderait les genres, ni rock, ni blues, ni country, ni easy listening, ni exclusivement religieux.Quelque chose, tiens, comme le Noël qu’André Gagnon vient de lancer et d’écouler à plus de 50 000 copies dans le temps de le dire.Enregistré à Prague en septembre dernier avec l’Orchestre Philarmonique de l’endroit (dirigé par Mario KJe-mens), arrangé avec délicatesse et intelligence, joué du bout des doigts et sur la pointe des pieds, comme pour ne pas réveiller les enfants, l’album ne courtise aucun public en particulier et les rejoint tous.Du Petit papa Noël de Tino Rossi au Christmas Song de Mel Tormé, du répertoire traditionnel (Sainte Nuit) au catalogue populaire (Have Yourself A Merry Little Christmas), l’approche de Gagnon, un musicien attentionné qui n’en est pas à ses premières Neiges, est si respectueuse que la musique de Noël, tripotée pendant des décennies par tous les Lucien Hétu de la planète, y retrouve sa dignité.Et sa place au coin du feu.Patrick Norman Noël sans faim Disques Star COMBIEN de fois devra-t-on le répéter?Patrick Norman, gros chanteur frisé pour les uns, charmeur de ces dames et country gentleman pour les autres, est aussi un guitariste extrêmement compétent, un finger-picker de premier ordre qui a tout appris à l’écoute du légendaire Chet Atkins, dont il perpétue le jeu doux, fluide, si techniquement parfait qu’il passe inaperçu de tous, sauf des autres guitaristes qui en bavent d’envie.Dans ses spectacles parsemés de ballades romantiques bien enrobées, Norman se ménage toujours une demi-heure de picking acoustique en compagnie de l’excellent Michael Pucci, un autre émule d’Atkins.A chaque fois, leur version du Classical Gas de Mason Williams me laisse pantois.Et je ne suis pas le seul.Pour Noël sans faim, son premier essai dans le genre, Norman a eu la main heureuse en privilégiant la simplicité — et la rentabilité — de la manière acoustique.Alors qu’il aurait pu se contenter de flatter son public habituel en beurrant bien épais les tartines du temps des fêtes PÉDAGOGUES F.T DIRECTEURS (TRICES) D'ÉCOLES Ne tarde/, pa.%! Réserve/, dè» aujourd'hui de* placet pour vo* étudiants dans le Programme éducatif du Phantom.Pour obtenir plut de détails et vous renseigner au sujet du transport gratuit par autobus, téléphone/ au: 1514) 874-9153.SINCERES FELICITATIONS A LÉA POOL et ROGER CANTIN, LAURÉATS DES PRIMES À LA QUALITÉ DE LA SOGIC La Prime à la qualité 1992 pour les réalisateurs est remise à Léa Pool pour la réalisation de son film LA DEMOISELLE SAUVAGE.La Prime à la qualité 1992 pour les scénaristes a été remportée par Roger Cantin pour la scénarisation du film L’ASSASSIN JOUAIT DU TROMBONE Ces primes, de 100 000 $ chacune, comportent deux modalités de paiement: 50 000 $ sont versés au lauréat sous forme de subvention et 50 000 $ sont investis au nom de celui-ci dans le financement de la production de son prochain long métrage de fiction, qui doit être accepté par la Société.Deux jurys composés chacun de cinq personnalités du monde cinématographique ont fait leur choix parmi l'ensemble des longs métrages québécois du secteur privé.En plus de devoir répondre aux critères d’une production québécoise tels que définis par la SOGIC, les oeuvres, pour être admissibles, devaient être sorties en salles commerciales entre le 1 er janvier 1991 et le 31 décembre 1991.SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES INDUSTRIES CULTURELLES 1755.boul Rcnc I^vcsquc est, bur.200 Montréal (Québec) II2K 4P6 Téléphone: (514)873-7768 Télécopieur (514)873-4.388 Sans frais 1-800-363-0401 ANDREGAGNON Ochestre (’t-Jrwrrxx.que ou Prague • Moto Ktarana c-zAfoït ft ft ft ft a ft • a a • ft a » » a s ft ft I » a l a • K ft ft » c a Mi I » ¦ » a ¦ lit III Hi »«» ¦ aa aaa Hi Hi a a a a k a I a a • a ft k a a ft a h ft » a ft a a ft a a ft ¦ ¦ .hm#wxftftftjs«MMft\iTnt• unif(K»«.iw kfh, , , ft ft ft ft ft ft que sont les Noël blanc, Sainte nuit\ \ « Mon beau sapin et autres Ave Ma* '• ; ria, il y a fort à parier qu’il élargir^*; uelque peu son auditoire avec ces " ; uos exquis dont toute l’élégance ré: side dans l’économie des arrangements.Pucci et lui savent à quels moments ils doivent en faire peu ou pas du tout, créant des espaces qud la très belle voix de Norman — dont le timbre est semblable à celui de Roch Voisine, avec un univers de nuances en plus — suffit le plus», souvent à remplir.Si Norman, dont le choix des pièces est un peu trop* disons, catholique, avait poussé l’audace jusqu’à inclure d’autres chansons originales que la très joliq chanson-titre, il aurait pu en étonner plusieurs.Notez que Centraide reçoit 1$ par album vendu.Sylvain Cormier Moustaki Méditerranéen, Polygram PEU DE TEMPS après la sortie à Montréal d’une compilation portant sur l’essentiel de son oeuvre, Moustaki sort un nouvel album.Pour l’apprécier, il est essentiel de priser au départ le style de Moustaki parce que ce n’est pas après vingt-cinq ans de carrière qu’on change radicalement de tendance ou de thèmes musicaux.Toujours des ballades, et toujours accompagnées à la guitare.Cependant - air du temps oblige — le retour aux racines grecques, ou méditérranéennes, se laisse largement entendre.Harmonica par-ci, accordéon par-là, Moustaki frôle le jazz d’un coup de saxophone précis.Alors ballades encore, mais ballades revisitées par les échos de 1992.4 Jad Wio Fleur de métal, Sony/Trafic SI LA PREMIERE écoute du deuxième album du duo français Jad Wio est pénible — le cabotinage techno-pop, vous m’en direz des nouvelles, la persévérance devient planche de salut.Après avoir exploré les méandres d’un univers tout aussi contreversé que sado-maso dans leur premier microsillon, Denis Bortek et Christophe Kbye se lancent à la conquête de l’espace.Dans Fleur de métal, ils relatent avec force relents des folles années 70 l’épopée d’un «beatnick» intersidéral à la recherche de sa dulcinée.Gavé de Flash Gordon et de Star Wars, le duo ne renie pas ses influences gainsbouriennes période Melody Nelson — la reprise de Contact s’affichant comme pièce à conviction — sans toutefois accepter ses accointances avec le Bowie de Ziggy Stardust qui brille pourtant par son omniprésence.Pascale Pontoreau ?Les faux Des chefs-d’oeuvre comme L'Homme au casque d’or et Le Ca- ¦ valier polonais sont maintenant attribués à ses élèves.Dans le cas d’Ottawa, leur analyse dendrochronologique datait le panneau de chêne d’après 1629, date de signature de l’oeuvre.Leg:: spécialistes de l’ICC ont refait le travail et multiplié les tests pour, finalement conclure qu’il n’y avait au contraire rien d’anormal «Rien de concluant, mais rien de négatif non plus», résume Mme Corbeil.t Vu l’absence de protection légale au Canada, vaut mieux demeurer sur ses gardes.Parce que finalement, le plus étrange dans l’histoire du Goya du MBA, c’est que, suite à la proposition de don, les vérifications d’usage n’aient pas souligné ld : moindre problème.Le rapport du , ; «catalogueur» s’éternise sur la signification de l’oeuvre «probablement peinte en 1819», mais ne dit rien de sa jumelle française.Et on n’avait pas à se faire payer un voyage à Par ris pour se mettre la puce à l’oreille: il suffisait de consulter un catalogue raisonné de l’oeuvre ou celui de la collection du I.ouvre, d’ailleurs disponible dans lit bibliothèque du MBA.Pierre Théberge, le directeur de l’institution, refuse de dire si une faute a été commise: «Je vous laisse tirer vos conclusions».Ni lui, nj la, Commission des biens culturels d’Ottawa ne peuvent dire combien le musée à émis en reçus de charité au donateur du Conseil d’administration: le renseignement est confidentiel.4 I Le Devoir, samedi 19 décembre 1992 ¦ C-3 >;¦ - V-jiü * i.r' HW ^ ï UN FILM DE LUCIAN PINTIUE MORGENSTERN RAZVAN VASILESCU HTION K il l I I STIVAI C'ANNIS LE CHENE \jÊt %m.le cahier du i • ameai Jacqueline Richard, accompagnatrice de métier CINÉMA Romane Bohringer, à droite, avec Elena Safonova et Richard Bohringer, dans une scène du film L'Accompagnatrice de Claude Miller.La touchante musique de Claude Miller L’ACCOMPAGNATRICE De Claude Miller, avec Romane Bohringer, Elena Safonova, Richard Bohringer, Samuel Labarthe, Julien Rassam, Bernard Verley, Nelly Borgeaud, Niels Dubost, Sacha Briquet, Clqude Rich.Scénario: Claude Miller et Luc Béraud d’après le roman homonyme de Nina Berberova (Editions Actes Sud).Image: Yves Angelo.Son: Paul Lainé et Gérard Lamps.Décors: Jean-Pierre Kohut Svelko.Montage: Albert Jurgenson.Musique: L.van Beethoven, W.A.Mozart, R.Strauss, R.Schumann, F.Schubert, H.Berlioz, J.Massenet, Gay-Furber-Rose et Alain Jomy.France, 1992.111 minutes.Au Parisien et au LaVal.Francine Laurendeau PARIS, hiver 1942-43.L’Occupation.Sophie Vasseur (Romane Bohringer) a vingt ans, elle mène chez sa .mère une existence terne et sans grands espoirs.Elle a sans cesse faim et froid.Elle se cherche du travail comme pianiste, elle a tout de même fait le conservatoire.Et le début du film c’est, après un concert, la rencontre avec la cantatrice Irène Brice (Elena Safonova) dans sa loge.Irène se cherche une accompagnatrice.Après une audition, Sophie est engagée.Et sa vie change radicalement.Charles Brice (Richard Bohringer), le mari d’Irène, est un négociant qui brasse beaucoup d’affairçs que d’aucuns disent troubles.A quoi Charles répond qu’il était riche avant la guerre, qu’il ne s’est pas enrichi sur le dos des Allemands, qu’il aime vivre commodément et copieusement.Avec le résultat qu’il y a toujours chez lui du feu, de la bonne cuisine et des vins fins.Au contact des Brice, Sophie découvre les douceurs du luxe, le plaisir d’avoir chaud, d’etre entourée de jolie vaisselle et de tissus soyeux.Mais c’est surtout Irène qui la fascine.Dès la première rencontre, c’est l’éblouissement.Irène est belle, libre, sûre d’elle, se déployant à l’aise dans sa gloire naissante, naturellement toujours au premier plan, forpément celle que l’on remarque.Tandis qu’elle, l'accompagnatrice, vit dans son ombre.Alors peu à peu, l’admiration sans réserves fait place à des sentiments plus mêlés, sinon contradictoires: Sophie adore Irène mais lui en veut d’être si parfaite, si invulnérable.En temps de guerre, l’argent peut avoir une odeur et les ambiguïtés du comportement de Charles lui va- lent des ennemis des deux bords.Malgré les dangers, le trio réussit à gagner l’Angleterre.Sophie, qui a flairé un secret, espionne Irène et finit par découvrir que la chanteuse n’a peut-être accepté ce voyage périlleux que pour retrouver un amant (Samuel Labarthe) à Londres.Sophie se prend de pitié pour le mari trompé: devrait-elle tout lui dire?Mais le drame est inévitable.D’un film à l’autre, Claude Miller m’enchante et m’émeut.Souvenez-vous de ses deux derniers, L'Effrontée et La Petite Voleuse, qui nous révélaient Charlotte Gainsbourg.Encore cette fois, le personnage central est celui d’une intéressante jeune fille à peine sortie de l’adolescence, mal dans sa peau, à la recherche d’elle-même, qui tente de se dépouiller de sa chrysalide.Et dans le rôle de Sophie, Romane Bohringer est intense et juste, plus attachante que la Sonetchka du court roman dont elle est inspirée.Impossible en effet d’oublier qu’il s’agit de l’adaptation de L'Accompagnatrice, paru en 1985 aux éditions Actes Sud, pour beaucoup de lecteurs la révélation tardive de Nina Berberova, née en 1901 à Saint-Pétersbourg, réfugiée à Paris après la révolution d’Qctobre et vivant aujourd’hui aux Etats-Unis.Un de ces romans, écrivait son éditeur Hubert Nyssen, que leurs dimensions modestes parent d’un éclat impitoyable.En quelques scènes, où l’économie de moyens renforce l’efficacité du trait, Nina Berberova raconte les relations d’une soprano, issue de la haute société pétersbour-geoise, avec Sonetchka, son accompagnatrice; elle décrit leur exil à Paris dans les années qui suivent la révolution d'Octobre.Claude Miller a-t-il trahi la romancière russe en situant son film à Paris, pendant la guerre de 1939-45?C’est une liberté que des critiques lui ont reprochée.A commencer par Nellly Kaplan.Il faut vous dire que quand j’achète le Magazine Littéraire , je cours d’abord tout droit vers une chronique encadrée de noir et sobrement intitulée Cinéma.Depuis quelques années, la cinéaste Nelly Kaplan y commente chaque mois, d’une plume alerte et généralement pour mon plus grand plaisir, le passage à l’écran d’une oeuvre littéraire.Or, dans le numéro de décembre, elle rappelle la fascination qu’exerce le roman pour conclure: «Le film trouvera son public, car il.y a FILMS-VIDEOS Yves d’Avignon BOOMERANG Comédie de Reginald Hudlin.Avec Eddy Murphy et Robin Givens.Simultanément le 22 décembre.UN SEDUCTEUR, expert en marketing et un homme à femmes qui aime la vie, est sur le point d’être séduit.Mais le elyisseur devient parfois la proie.Jusqu’au jour où il rencontre une brillante femme de-carrière qui traite les hommes à Sa manière.Le boomerang qubi.LE SYNDROME DE LA MORT Suspense de Michael Switzer avec Nancy McKeon, Tantoo Cardinal et Elpidia Carillo.Simultanément le 23 décembre.POUR SAUVER son enfant, une jeune femme devra affronter des forces surnaturelles terrifiantes.Urte jeune artiste attend auxieu-sement la venue de son premier enfant.Grossesse difficile, tourments, étourdissements et horribles cauchemars.Consulnant un psycothérapeute, elle apprend qu’elle est dotée de pouvoirs psychiques étonnants et que ses cauchemars sont le résultat d’une lutte avec une autre puissance maléfique, SUR LA CORDE RAIDE Comédie avec Matthew Broderick.Simultanément le 23 décembre.UN JEUNE homme a 24 heures pour retrouver son porte-feuille qu’il a égaré et qui contenait un numéro de téléphone important, susceptible de lui rapporter 1 million $.Mille et une aventures.Un seul endroit a échappé à ses recherches.CRAZY IN LOVE Comédie romantique avec Holly Hunter, Gena Rowlands, Bill Pullman et Julian Sands.En anglais le 23 décembre.SON MARIAGE paraît parfait.Son mari revient même en avion tous les soirs pour être plus longtemps près d’elle.Elle ne pense qu’à lui, mais songe aux dangers de l’infidélité, source des ennuis dans l’union de ses parents.Maintenant que son époux doit aller en voyage d’affaires à Londres pour la première fois sans elle en huit ans, elle imagine le pire.URGA Divine fantastique de Nikita Mikhalkov.En version française le 23 décembre.LION D’OR et prix du public à Venise (1991 ).En nomination pour le meilleur film français aux Césars (1992).Io Devoir, à sa sortie en salle plus tôt cette année: «un chef d’oeuvre tendre et fougueux.» beaucoup de musique.Mais je crains que celle de Berberova se soit estompée au passage.» Je suis pour une fois en parfait désaccord.Ce n’est pas la musique qui m’a captivée dans L'Accompagnatrice.Certes, la musique y est bien traitée et le travail des deux femmes fait véritablement partie de l’action.Mais ces courts extraits de Schubert ou de Berlioz ne sont pas l’âme du film comme l’était par exemple la viole de gambe de Marin Marais et de Sainte-Colombe dans Tous Les Matins du monde, une musique jusqu’alors connue des seuls initiés et que le grand public découvrait en même temps que les images.Non.L’élément fort, la séduction du film de Claude Miller, c’est justement la hardiesse de l’adaptation qui, tout en respectant le noeud du roman — la relation entre la chanteuse et sa pianiste — a su réinventer le climat hallucinant d’un Paris en déroute et écrire des dialogues subtils et denses.Avec ici et là de fines touches qui rendent cette histoire plus aimable.Ainsi, la cantatrice est moins éclatante que chez Berberova, tandis que l’accompagnatrice, timide, gauche et rougissante, est parée d’une grâce touchante.Une stricte fidélité au roman aurait sans doute rendu le contraste insupportable.Et un autre personnage qui franchit admirablement le cap de l’adaptation, c’est le mari.Un peu fruste, parfois violent et naviguant en eaux troubles, mais sincère et direct, amoureux sans tricher, imprévisible et attendrissant, il a quelques répliques désarçonnantes («Est-ce si difficile d’être une femme?»), bref ce n’est pas seulement un beau rôle mais c’est aussi une émouvante interprétation de Richard Bohringer.Tout cela, c’est la musique de Claude Miller Marie Laurier JACQUELINE RICHARD n’a pas vu le film ni lu le roman L’Accompagnatrice de Nina Berberova mais elle peut parler de ce métier en connaissance de cause puisqu’elle l’exerce depuis près d’un quart de siècle.Au seuil de sa retraite, dans le décor de son studio où elle reçoit ses élèves, elle évoque pour nous les faits saillants d’une vie consacrée à mettre en lumière les grands artistes de la scène lyrique, un travail qui demande de la souplesse et exige une grande faculté d’adaptation.«Je suis devenue davantage une répétitrice qu’une accompa- nouvelle personnalité, elle quitte son emploi d’accompagnatrice au Canadian Opera Compagny à Toronto et elle s’envole vers l’Europe.A Dusseldorf, à Hambourg, à Bayreuth, elle apprend l’allemand — un atout qu’elle a mis à profit en participant cinq fois au téléroman «Jamais deux sans toi», ce qui T a bien amusé — et elle devient la première femme accompagnatrice d’opéra.A Paris, elle a le titre de chef de chant à l’opéra, et de retour à Montréal elle poursuit une carrière féconde comme professeur privé et fondatrice de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal.Il existe une certaine similitude entre la vie de la répétitrice et celle de la jeune accompagnatrice de Berberova: toutes deux contribuent à la gloire des artistes lyriques, une gloire qui ne rejaillit que faiblement sur elles.Et dont Jacqueline Richard ne se formalise plus, elle qui a appris la relativité des êtres et des choses.Dans trois mois, la répétitrice atteindra lage canonique de la retraite, un mot qui n'a pas de résonance particulière pour elle qui continue d’être au service des autres, à titre d’organiste à l’église Saint Kevin de Côte-des-Neiges, aussi comme bénédictine laïque, une vocation qu’elle a bel et bien choisie cette fois, après un séjour d’un an au monastère de Solesme.mpa gnatrice, je fais travailler et je conseille les chanteurs qui me font confiance.C’est un métier qui exige beaucoup de souplesse et une grande faculté d’adaptation.Et beaucoup de modestie.» Pianiste talentueuse, c’est tout à fait par hasard ue Jacqueline Richard est evenue accompagnatrice-répétitrice.«En un sens, avoue-t-elle, je n’ai pas choisi ce métier, il s’est imposé à moi tout naturellement, par le jeu de circonstances étrangères à ma volonté au début des années 1940.Alors que j’étudiais le piano au conservatoire, on me demanda de remplacer à pied levé l’accompagnatrice en titre de la chorale pour la Messe en si mineur de Bach.Il faut croire que je m’en suis tirée assez bien puisque l’on m’a redemandée.» Il est bien évident que cette longue carrière ne s’est pas déroulée sans son lot de frustrations, de déboires ou de déceptions fort bien compensé toutefois par la satisfaction de contribuer à l’essor de l’art lyrique,et le succès des artistes.A tel point que Jacqueline Richard, avec le recul du temps affirme en toute sincérité: «Je pense que si ma vie était à refaire, je ferais exactement la même chose.» Avec une approche tout à fait différente toutefois, soit celle d’une femme déterminée, consciente de son talent et de ses ressources, un climat intérieur qu’elle a dû conquérir en 1967 à la photo Jacques grenier suite d’une longue psychana- Jacqueline Richard a connu une carrière d’accompagnatrice et de répétitrice un lyse qui allait la sortir de cet peu partout en Europe et en Amérique du Nord, état de sujétion ou de docilité aveugles qu’elle croyait être le fondement même de son tempérament.«Je me trompais joliment, j’évaluais mal mes capacités et mes dons et je me croyais sans ambition.Cette thérapie allait changer complètement ma vie.» Aussi pour se mesurer avec sa # Certi FAMOUS ** ™ M PLAYERS en vente c «i: MOIS! INDOCHINE # Certificats Cadeaux # en vente dans tous nos cinémas m I 3e MOIS ! HA BELLE HISTOIRE UN FILM DE CLAUDE LELOUCH CENTRE-VILLE 849-film 2001 Université metro McGill « C> LE FILM FRANÇAIS LE PLUS POPULAIRE 'XJN STUPEFIANT FILM D'AMOURS’ -VOIR "Film d'amour ROMANTIQUE et PASSIONNE: une oeuvre résolument courageuse, ÉMOUVANTE et IMPORTANTE." • Paul Villeneuve, LE JOURNAL DE MONTRÉAL Le film de Cyril Collard qui a révélé Romane Bohringer i@r I ALLIANCE V IV AI I L M "ADMIRABLE!" - Serge Dussault, La Presse "C'EST BEAU À COUPER LE SOUFFLE! CE FILM EST UN CHEF D'OEUVRE ABSOLU!" - Le Nouvel Obserateur LE DEVOIR GZZJCOP ¦ © Lufthansa sSQVEycxs Viouo ftrmr urQi.'ii ntt illl PARISIEN •*»» 480 Ste-Catherine O.W 1 00 4 30 0 00 .I«udi 12 00-3 00-6 00 fermé le 24 déc.PARISIEN KJ-»* 480 Ste-Calherlne O."wT LONGUEUR Oméga 647 H22 Mail Maii Centre ?d\ 1 10 3 15 5 20 7 25 9 30 l«ud.1 10-3 15 5 20-7 25 PARISIEN 866-3656 480 Sle-Calherlne O.12 30-2 40-4 50 7 05-9 20 l«udi 12 30-2 40-4 50 7 05 C’EST ARRIVÉ 1 PRÈS DE CHEZ VOUS - D€RNI€R€ S€MRIN€! - PARISIEN ««•»“ 480 Ste-Catherine O.1 05-3.10-5 15-7 20-9 25 l«udi 1 05-3 10-5 15-7 20 11 Magistral1111 Magnifique11 .- Première - L'Express 11 Poignant11 " Formidable11 - Le Point - Le Journal du Dimanche JEAN-LOUIS UVI PRÉSENTE RICHARD BOHRINGER • ELENA SAFONOVA • ROMANE BOHRINGER un film de CLAUDE MILLER librement adapté du roman de NINA BERBEROVA Editions ACTES SUD BANDE SONORE DISPONIBLE CHEZ VOIRE DISQUAIRE SAMUEL LABARTHE • JUIEN I ASSAM • BERNARD VEILEY • NELLY 80 IG LAID idipiidoa et dlalofin de CLAIDE MILLER et UC IEIALD dlrerieir de U pkoiofnpklf DES ANGELO rrUteir de drtori JEAN PIERRE I0HIT SVEUO rkef ¦o.irir ALBEIT JlIGENSON luliintr rtillnlfir > ALEIIE OTHNIN GIRARD dlretleir dr prodirtloa DANIEL CHE> ALIEI pradirieir ritratlf JEAN JOSE RICHER it# i»Hnhi ma mi ma • in mm m la ioiukk • paiowon intiinationai ont mus mou • nu«ci i cmuahh i« m'H'Imh» o canal .PARISIEN •»*« 480 Sle-Calherlne O.m 1 30 4 00 6 30 9 00 teudi 1 30 4 00-6 30 CENTRE LAVAl“f-™ 1600 Le Corbusier W o ?O DOLBY STEREO 11 IMP vendredi 7 10 9 30 12 20 2 30 4 50 7 1&930 l«ud.12 20-2 30-4 50-7 10 COUCHE TARD sam 11 50 I 1 nu 'inrmnkTnin v Plein air et gastronomie dans un décor ¦¦Mll.CI.d'autrefois.Un relais pour les gourmets-gourmands, classifié 4 fourchettes, une cave à vin de plus de 300 étiquettes.Prix d'Excellence 1992, The Wine Spectator.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi 25 chambres dont plusieurs avec foyer et bain tourbillon.30 km de pistes de ski de randonnée à la porte de l'Auberge, ski alpin, promenade à chevaux en traîneau, équitation.Forfaits disponibles incluant les soupers, petits déj.et service.Pour profiter au maximum des plaisirs de l'hiver venez vous faire dorloter à l'Auberge Hatley.(819) 842-2451 OFFREZ-VOUS UN SÉJOUR CHEZ LA FAMILLE DUFOUR BEAUPRE / MONT SAINTE-ANNE UÔTCI WAI nCQ NCIfiCQ.Centre de vülégiature de congrès situé nil ILL iML'ULO'IIlIULÛ.au pied du Mont Sainte-Anne.110 chambres de luxe, cuisine réputée, piscine intérieure panoramique, sauna, bain tourbillon, salle d'exercices, salles de réunions (12).Demandez nos avantageux forfaits: «Évasion à la montagne», «Coeur à Coeur», «Douces Vacances», «Réunion d'affaires», «Ski à la carte», «Noël d'Antan», «St-Sylvestre», «Cadeau», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 827-5711.FAX (418) 827-5997, sans frais: 1-800-463-5250, HÔTE: 1-800-361-6162.BAIE SAINT-PAUL AUBERGE LA PIGNORONDE: Auberge à flanc de montagne avec vue magnifique sur le Saint-Laurent, 27 chambres tout confort, fine cuisine, salle de réunions et de jeux, piscine intérieure panoramique, bar-détente, ambiance chaleureuse, etc.Demandez nos forfaits: «Évasion vers l'Art», «Coeur à Coeur», «Douces Vacances», «Réunion d'affaires», «Ski Envoûtant», «Noël d'Antan», «St-Sylvestre», «Cadeau», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 435-5505.FAX (418) 435-2779, sans frais 1-800-463-5250.HÛTE: 1-800-361-6162.ISLE-AUX-COUDRES HÔTEL CAP-AUX-PIERRES: Dans une ambiance familiale, 46 chambres et 52 motels tout confort, cuisine exceptionnelle, piscine intérieure et extérieure, billard, ping-pong, tournois sportifs, soirées animées, folklore, ambiance familiale.Demandez nos forfaits: «Évasion dans l'île», «Coeur à Coeur», «Réunion d’affaires», «Val des Neiges-Cap aux Pierres», «Douces Vacances», «Randonnées en traîneau à chiens», «Cadeau», «Détente», «Noël d'Antan», «St-Sylvestre», «Pâques», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 438- 2711.FAX (418) 438-2127, sans frais 1-800-463-5250.HÔTE: 1-800-361-6162.VIEUX-QUÉBEC HÔTEL CLARENDON: Construit en 1870, situé au centre des fortifications du Vieux-Québec, entièrement rénové, climatisé en ses murs le restaurant Charles Baillairgé, le plus ancien restaurant au Canada.93 chambres tout confort, cuisine raffinée, Bar l'Emprise où le jazz est à l'honneur, directement relié à un stationnement intérieur.Demandez nos avantageux forfaits dont le forfait «cadeau» à offrir pour Noël.Tél.: (418) 692-2480.FAX: (418) 692-4652 — 1-800-463-5250.HÔTE 1-800-361-6162.I C-8 ¦ Le Devoir, samedi 19 décembre 1992 le cahier du CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d’insertion ou corrections doivent être adressées à l'attention de Chistiane Vaillant.ASTRE: 849-3456) — Aladdin ven.au mer.1 h, 3 h 15, 6 h 10.8 h.— A Few Good Men ven ; au mer.1 h 15.4 h, 6 h 50.9 h 20, ven.sam.• dern.spec! 11 h 50— Home Alone 2 ven.au I mer.1 h 15, 3 h 40.6 h.8 h 15, — Dracula tous L les soirs 10 h 10— Bodyguard ven au mer.3 h L 05.8 h 45, ven.sam.dern.sped.11 h 10— Dis-\ tinguished Gentlemen ven.au mer.1 h, 6 h | 30.9 h 45,ven.sam.dern.sped.11 h 45 BERRI : (849-3456) — Maman j’ai encore d raté l'avion ven.au mer 1 h 30.4 h, 7 h.9 h 25 — Dracula ven.au mer.1 h 30.4 h 15, 7 h, 9 h 30— Une seconde chance ven.au mer.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30.9 h 30— Le garde du corps ven.au mer.1 h 40.4 h 10.7 h 10, 9 h 40— Sotie ven.au mer.1 h 45, 5 h, 8 h 30 Ü3ROSSARD : (849-3456) — Des hommes d'honneur sam.au mer.1 h 30,4 h 05, 7 h, 9 h 40 — Le garde du corps sam.au mer.1 h 35, 4 h 15, 7 h, 9 h 35— Aladdin sam.au jeu.2 h, 4 h.6 h, 8 h.,— Dracula ven.au mer.9 h 40 1ARREFOUR LAVAL : (849-3456) — Dracula sam.dim.1 h 35, 7 h.9 h 25, ven.au mer.dern.sped 24 h — Dracula (anglais) sam.au : mer.1 h 35, 4 h 10 ven.au mer.aern.sped.24 h — Toys sam.dim.1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 20,ven.» au mer.dern.sped.11 h 45— Home Alone 2 ; sam.dim.1 h 30, 4 h 10.7 h.9 h 25— Le garde du corps sam.dim.4 h 15, 7 h 20, 9 h 45, ven, T au mer.dern.sped.24 h 10— Une seconde chance sam.dim.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 30, 1 9 h 30ven.au mer.dern.sped.11 h 50— A Few Good Men sam.dim.1 h 40,4 h 20, 7 h, 9 h 30 ! ven.au mer.dern.sped.24 h.CENTRE EATON : Mtl — Aladdin 12 h 30, 2 h 30.4 h 30, 6 h 30, 8 h 30— Un monsieur distingué 1 h 15, 3 h 45,6 h 30, 9 h 15— Aladdin < 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h— Aladdin 1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h — Bodyguard 12 h 45, 3 h 30.6 h 20, 9 h 05— Distinguished Gentlemen 1 h 30, 4 h, 6 h 45,9 h 25 .CINÉMA ÉGYPTIEN : (849-3456) — Toys i sam.au mer.2 h, 4 h 30, 7 h.9 h 30,— Dracula 1 sam au mer.1 h 45, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 35 —¦ l Dracula sam.au mer.1 h 30, 4 h 15, 7 h 05, 9 tl p 30 CINÉMA LANGELIER: Mtl — Le garde du • corps sam.au mer.1 h, 3 h 50, 7 h, 9 h 30, f ven.sam.dern.sped.11 h 50— Dracula sam.au mer.1 h 15, 4 h, 7 h 10, 9 h 40, ven.sam.dern.sped.11 h 50— Toys sam.au mer.1 h 10, 3 h 30, 6 h 45, 9 h 05, ven.sam.dern.sped.11 h 25— Une seconde chance sam.au mer.1 h, 3 h, 5 h.7 h, 9 h.ven.sam.dern.sped.11 h 10— Des hommes d’honneur, sam.au mer.1 h 15, 4 h, 6 h 50, 9 h 25, ven.sam.dern.sped.11 h 50— Maman j'ai encore raté l’avion sam.au mer.1 h.3 h 40.6 h 45, 9 h 10, ven.sam.dern.sped.11 h 20 CiNÉMA NOUVEL ÉLYSÉE : (288-1857) — ( Après l'amour ven.au dim.12 h, 7 h, — Le côté obscur du coeur ven.au dim.2 h, 4 h 30— Les meilleures intentions ven.au dim.9 h— Maris et femmes ven.au dim.12 h 15, 5 h, 9 h 45— Dracula ven.au dim.2 h 30,7 h 15 CINÉMA OMÉGA : Aladdin sam.dim.12 h 45, 2 h 30.4 h 15, 6 h, 7 h 45— Jeu de puissance sam.dim.1 h.3 h— Baisers mortels à Palm Beach sam.dim.5 h, 7 h 15, 9 h 30— Un monsieur distingué sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 20, 9 h 30— Le zèbre sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10,7 h 15, 9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE : (843-6001) — La belle noiseuse 19 h.(17 au 20 déc.) CINÉMA DE PARIS: (875-7284) — CINÉMA POINTE-CLAIRE : (849-3456) — A Few Good Men sam.au mer.1 h 30,4 h 15.7 h.9 h 40.— A Few Good Men sam.au mer.1 h 30, 4 h 15, 7 h.9 h 40— Home Alone 2 sam.au mer.1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 15— Toys sam.au mer.2 h, 4 h 30, 7 h.9 h 30— Home Alone 2 sam.au mer.2 h.4 h 30, 7 h 10, 9 h 25— Dra-culasm au mer.1 h 30.4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : (842-9768) t — sam L 'immortelle 18 h 35— Le vieil homme et l'enfant 20 h 35— dim.Jana and Jan 15 h — Les deux anglaises et le continent 18 h 35— Les rideaux blancs/L important c’est d'aimer 20 h 35.CINÉPLEX: (849-3456) — Sofie sam.dim.1 h 05, 4 h 30.8 h — A River Runs Through It sam.dim.1 h 05, 3 h 35, 7 h, 9 h 25 — Rivière du 6e /oursam.dim.1 h, 3 h 30, 7 h, 9 h 25.— The Best Intentions sam.dim.1 h, 4 h 30.8 h.— Johnny Stecchino sam.dim.1 h 05, 3 h 30, 7 h, 9 h 25.— Après l’amour ven.au mer.3 h 30.9 h 30, — Le côté obscur du coeur sam.dim.1 h 05, 7 h.— Toutes peines confondues sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 — La belle histoire sam.dim.1 h, 4 h 35, 8 h 10— Husbands and Wives sam.dim.1 h 10,3 h 25,7 h 05,9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) — Les nuits fauves ven.au mer.1 h 45,4 h 30, 7 h 05, 9 h 40— Les hommes d’honneur ven au mer.1 h 30, 4 h 15,7 h, 9 h 35.— Malcolm X ven.au mer.1 h 30.5 h, 8 h 30— Le chêne ven.au mer.1 h 10, 3 h 30, 5 h 35, 7 h 40, 9 h 45, COMPLEXE GUY-FAVREAU : (283-8229) CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — sam Dex, Lies and Videotapes 19 h — The End of the World in Our Usual Bed in a Night Full of Rain 21 h — dim Camorra 19 h — In the Name of the Father 21 h.CRÉMAZIE: (849-FILM)— Dracula ven.au mer.9 h 30— Aladdin sam.au jeu.2 h, 4 h, 6 h, 7 h 45 DAUPHIN: (849-3456) — Des hommes d'honneur sam.au mer.1 h 15.4 h.7 h, 9 h 30 — Maman j’ai encore raté l’avion sam au mer.1 h.4 h 15.7 h 10,9 h 25 DÉCARIE: (849-3456) — Aladdin sam au mer.1 h 30, 3 h 20, 5 h 10, 7 h, 8 h 50— Distinguished Gentlemen sam.au mer.1 h 45,4 h 15, 7 h 10.9 h 25 DORVAL: (631-8586) — Aladdin 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.— Home Alone 21 h 10.3 h 40, 7 h, 9 h 25— Forever Young 12 h .30,2 h 45,5 h, 7 h 15.9 h 30— Muppels Christmas Carol sam au jeu.12 h 30, 5 h 15— Dracula 2 h 30, 7 h, 9 h 30 DU PARC: (844-9470) — Leap of Faith sam dim.2 h 20, 7 h 10, 9 h 30— Bodyguard sam.dim.2 h 10, 6 h 30, 9 h 10— Distinguished Gentlemen sam.dim.2 h 25,7 h, 9 h 20 DU PLATEAU: (521-7870) — Aladdin ven.au mer.12 h, 2 h, 4 h, 6 h, 7 h 40— Dracula ven.au mer.9 h 30— Maman j’ai encore raté l'avion ven.au mer.12 h, 2 h 30,5 h, 7 h 15, 9 h 30 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: — Malcolm X 12 h 15, 4 h, 8 h— Bodyguard 1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30— Muppets Christmas Carol 12 h 45, 2 h 45, 4 h 45, 6 h 45, 8 h 45— Forever Young 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 25— Leap of Faith 12 h 05,2 h 25, 4 h 45.7 h 05,9 h 35— Distiinguished Gentlemen 1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 30— Aladdin 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 15 — Aladdin 12 h 30, 2 h 30,4 h 30,7 h 15, 9 h 15 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) — Home Alone 2 1 h 30, 4 h 10.7 h, 9 h 25— A Few Good Men 1 h 25, 4 h, 6 h 35, 9 h 15— A Few Good Men 1 h 40.4 h 15.7 h.9 h 35 — Home Alone 2 2 h, 4 h 30„ 7 h 20, 9 h 40 GOETHE INSTITUT: (499-0159) — ven Les yeux bleus 18 h 30— dim Jana and Jan 15 n.GREENFIELD: (671-6129) — Aladdin 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.— Forever Young 1 h 10,3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 15 — Distinguished Gentlemen 1 h 30,4 h, 7 h 05, 9 h 15 IMAX: (496-4629) — L'homme et la bête et Les feux du Koweit mar.mer.jeu.ven.dim.10 h, 13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h,, sam.13 h 30, 15 h 15,17 h.19 h., version anglaise mar.au dim.11 h 45, 20 h 45— Les Rolling Stones ven sam.22 h 30.IMPÉRIAL: (288-7102) — Malcolm X 12 h 30.4 h 15.8 h 15 LAVAL: (688-7776) —L’accompagnatrice 12 h 20.2 h 30.4 h 50.7 h 10.9 h 30 sam.dern.sped.11 h 50— Aladdin 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h.sam.dern.sped.11 h 30— L’amant 12 h 20, 2 h 30, 4 h 40.7 h 10, 9 h 20 sam.dern.sped.11 h 50— Leap of Faith 12 h 20, 2 h 35, 4 h 50.7 h.9 h 10 sam.dern.sped.11 h 50— Forever Young 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 20, 9 h 30 sam.dern.sped.11 h 50— Malcolm X 12 h 30, 4 h 20.8 h 20— Distinguished Gentlemen 12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20 sam dern sped.24 h — Bodyguard 12 h 50, 3 h 35.6 h 30, 9 h 10 sam.dern.sped.11 h 40— Aladdin 12 h 45.2 h 50.4 h 55, 7 h 05, 9 h 05, sam.dern.sped.11 h 50— Un monsieur distingué 12 h 10, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, sam.dern.sped.11 h 50— Passenger 571 h 10, 3 h, 5 h, 7 h 20.9 h 20.sam.dern.sped.24 h — Muppets Christmas Carol 1 h, 3 h.5 h, 7 h, 9 h.sam.dern.sped.11 h LAVAL 2000: (849-3456) — Maman j’ai encore raté l’avion sam.dim.1 h 30,4 h, 7 h 30, 9 h 45— Des hommes d’honneur sam.dim.1 h 45.4 h 15.7 h.9 h 30.LOEWS: (861-7437) — Aladdin 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 20 sam.dern.sped.11 h 20— Leap of Faith 1 h 30, 4 h.6 h 30, 9 h.sam.dern.sped.11 h 15— Forever Young 12 h 10, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.sped.11 h 45— Of Mice and Men 12 h 05, 2 h 35, 5 h 05,7 h 20,9 h 30 — The Lover 12 h 10, 2 h 20,4 h 35, 7 h, 9 h 15.Classique CHANNING HALL: 3415 Simpsons, Montréal (278-8681)— Concert de Francis Colpron, flûte à bec, accompagné par Luc Beausé-jour, clavecin et Susie Napper, viole de gambe, le 20 déc.à 20h.CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Angle Ste-Catherine et Université, Montréal— Célébration de Noël avec les Cathedral Singers, le 19 déc.à 17h.ÉGLISE STE-BERNADETTE: 6900 16e ave, Montréal— Concert de Noël, Le Choeur Ars Philharmonia, dir.Yvan Prévost, le 20 déc.à 14h.30 ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: rue Rachel coin Drolet, Montréal - L’organiste Jacques Boucher aux messes de sam.à 17h.et dim.à 10h.et 11 h.— Le Choeur grégorien de ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— Le Théâtre de la Rallonge présente «À propos des Williams» de Pierre-Yves Lemieux, m.en s.François Barbeau, du 24 nov.au 20 déc., mar.au sam.à 20h., dim.à 15h.LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— Le Théâtre de la Manufacture et II va sans dire présentent «Cabaret Neiges Noires» de J.F.Caron, D.Champagne, J.F.Messier et P.Rafie, m.en s.Dominic Champagne, (supplémentaires 15 au 19 déc.) MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211) - Le Théâtre de la Vieille 17 en collaboration avec le Centre National des Arts d'Ottawa présentent «La machine à beauté» adaptation et m.en s.de Robert Bellefeuille, du 25 nov.au 20 déc., les sam.et dim.à 15h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974) - Salle Fred Barry: Créations Méchants Boris présente «Spectres» texte de Jean Gau-dreau, m.en s.Alex Veilleux, du 19 nov.au 19 déc., à 20h.30 OUIMETOSCOPE: (525-8600) —sam Salle 1 Attache-moi 19 h — Van Gogh 21 h — Salle 2 Métal hurlant 19 h 35— Taris, Texas 21 h 15— dim Salle 1 Le petit prince a dit 16 h.— Halfaouine l’enfant des terrasses 19 h 30— Mediterraneo 21 h 15— Salle 2 Paris vu par 16 h 30— Katzelmacher 19 h.— Johnny Stecchino 21 h.PALACE: The Bodyguard 1 h, 3 h 35, 6 h 20, 9 h.sam.dern.sped.11 h 40— Muppets Christmas Carol 12 h 15, 2 h 15, 4 h 30, 6 h 30, 8 h 30.sam.dern.sped.10 h 30— Passenger 5712 h 35.3 h, 5 h, 7 h 15.9 h 30, sam.dern.sped 11 h 30— Distinguished Gentlemen 12 h 20, 2 h 45, 5 h 15.7 h 45, sam.dern.sped 10 h 15— Distinguished Gentleman I h 10, 3 h 35, 6 h 05, 8 h 35, sam.dern.sped.II h 05— Distinguished Gentleman 2 h, 4 h 25,7 h, 9 h 25, sam.dern.sped.11 h 55.PARADIS: i itl< >n l(il(> Sherbrooke O .Montreal.Québec 11.411 K O • (511) 0.41 4(x(, Membre tir l'issm mtinn l’m/essnmnelle ties tuileries d \rt du < timidu hn Johanne Brunet Du réel à l'imaginaire : un parallèle Photographies et peintures L'exposition se poursuit jusqu’au 23 janvier 1993.LA MAISON DU BRASSEUR 2901, bout Saint-Joseph Lachlne (Québec) H8S 4B7 Tél.: 634-3471 (poste 348) Heures d'ouverture: du lundi au samedi 10 h - 21 h dimanche 13 h - 21 h Lachlne ?yjgp f51lretelrelfîl|^Eliz]RlpriaiaiairafaraJRJreJRJiawrarafar;jiarJre]p]f?1pIi^r?IlffliWII?1r?JreliUreIr?J^Tg?1r;It;:tzh;]|[51 49b, “tableaux miniatures” théberge vous acceuille dans son studio montréalais, du 15 au 20 décembre inclusivement, de 14 h à 21 h.au 528 A, de la rue Cherrier.(ruelle sud) tél: 281-0631 o 5875 C-12 Le Devoir, samedi 19 décembre 1992 ARTS VISUELS Les liens étranges qu’on tisse entre les choses Meubles non-compris.Galerie Graft, 963, rue Rachel est Jusqu’au 24 décembre Jean Dumont LES ARTISTES de la Galerie Graff ont décidé, pour leur plus grand bien et le nôtre, de mettre à profit le temps des fêtes pour tenter de resserrer, sinon renouer, les liens entre le public et les oeuvres d’art.Il n’est pas si sûr que ces liens aient jamais été réellement coupés, du moins entre le vrai public et les vraies oeuvres, mais il est de bon ton pour certains de le déplorer d’un air désolé.Ces mêmes pessimistes sont d’ailleurs prompts à pointer du doigt les responsables présumés de ce divorce déplorable.Les artistes eux-mêmes ne sont d’ailleurs pas les derniers à être désignés à la vindicte pour la faute impardonnable de s’être laissés gagner par les séductions et l’intelligence de l’art contemporain.Mais tout le monde y est passé un jour ou l’autre, et les critiques en savent quelque chose.Aujourd’hui, les modes accusatrices se tournent volontiers vers les lieux d’exposition des oeuvres.Il n’est pas de jours, ou de tables rondes, où on ne reproche aux musées et aux galeries de creuser un fossé entre les créateurs et les amateurs.On dit d’eux qu’ils sont des lieux intimidants et aseptiques «où l’on n’ose entrer de peur d’être jugé sur ses connaissance ou sa fortune».Tous les arguments des détracteurs ne peuvent naturellement être rejetés d’un revers de la main sans exa- men; il y a toujours quelque part, et hors des généralités, des vérités locales qu’il faut prendre en considération.Traîne pourtant derrière cette hargne l’idée ancienne d’un art qui se donnerait à tous sans exiger aucun effort de chacun.Les seize artistes de la Galerie Graff ont décidé, eux, de rappeler l’existence d’un autre lien entre les oeuvres et les hommes.Et ce lien c’est tout simplement celui qui les attache aux objets au moyen desquels ils ont développé leur pensée.On dit souvent que dès qu’elles quittent l’atelier qui les a vues naître les oeuvres sont orphelines: les artistes de Graff en affirment jusque sur les cimaises et le sol de la galerie la paternité physique et les responsabilités que cette reconnaissance implique.Ils ont donc créé, autour de leurs tableaux, de leurs photos ou de leurs sculptures, des environnements intimes.Certains correspondent à une réalité, ce sont ceux qui ont présidé à la naissance des oeuvres dans les ateliers ou les habitations des artistes.D’autres sont imaginés, et correspondent à l’idée que les artistes se font de la vie future et permanente de leurs oeuvres.Commodes ou vieilles chaussures éclaboussées de 20 ans de peinture, vestes fatiguées accrochées aux patères, simple chaises ou livres cent fois feuilletés ne sont donc pas à vendre: ils ne sont là que our dire le lien.et vous donner ien sûr envie d’acheter l’oeuvre qu’ils entourent d’un écrin familier.Mais pour comprendre cela, il n’en faut pas moins avoir fait d’abord un effort personnel vers la peinture.Au prix de cet intérêt, et d’une somme qui se situe pour toutes les oeuvres entre 500 et 1500 dollars, toutes taxes comprises, vous pourrez faire place dans votre propre intimité à une peinture de Louise Robert, de Robert Wolfe, Michel Lagacé, Dominique Sarrazin, Raymond Lavoie, Jocelyn Jean ou Lucio de Heusch.Vous pourrez écrire votre prochain livre sur le bureau-mémoire de Pierre Ayot ou poser sur votre table l’étrange Rêve d’une secrétaire, de Marie-Christine Landry.Avoir peur rétrospectivement devant l’immense photo de mer de Marc Laro-chelle.Essayer de décrypter les collages qui donnent le sens à la boîte de Luc Béland, ou sourire amèrement devant les grands dessins de Jean-Pierre Gilbert.Méditer face au cibachrome de Richard-Max Tremblay, aux rubans de Moebius de Cozic ou aux collage d’Alain Laframboise.Ou tout simplement vous reposer au pied du bel aluminium brossé et peint de Suzanne Roux qui, signalons-le, présentera dès le 14 janvier 93 sa production récente dans cette même Galerie, qui prendra elle des vacances bien méritées entre le 25 décembre et le 12 janvier.PHOTO JACQUES GRENIER Mirage, une oeuvre de Suzanne Roux.IffSKS MpH * i WiW ¦ LA COLLECTION BALDWIN M.BALDWIN ::y:M mm ¦ïM mm MSM Mi; wmm : lit! üü ɧÉS Cette exposition est organisée et mm en circulation par le San Diego Museum of Art.BÜSSi»! v MSi yM'iM'MÎ Il n’a pas eu une vie facile, mais il a su décrire avec justesse les gaietés parisiennes.Ce qu’on retient surtout de lui, c’est son immense talent, son dessin qui va à l’essentiel, ses couleurs expressives, ses affiches brillantes! Toulouse-Lautrec, l’illustre illustrateur et grand affichiste, fera vibrer le Musée du Québec jusqu’au 28 février 1993.MUS HE DU QUEBEC SRC !§!' Droits d’entrée: Adultes : 4,75 S 65 ans et plus : 3,75 5 Étudiants : 2,75 S Entrée gratuite pour les moins de 16 ans et pour les Amis du Musée du Québec.Heures d’ouverture: Lundi : Fermé.Mardi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche: lOh I 7h45 Mercredi : 10h 21 h 45 I, avenue Wolfe-Montcalm, Parc des Champs-de Bataille, Québec Renseignements : (418) 643 2150 l Musée du Québec est subventionne par c minister#* des Affaires culturelles du Québec Petits objets précieux Marie-Michèle Cron LES CADEAUX les plus originaux ne coûtent pas tout le temps la peau des fesses! Si vous ne pouvez offrir un Van Cleef and Arpels à votre dulcinée, les bijoux exposés à la galerie Jocelyne Gobeil, qui se spécialise dans la promotion et la diffusion d’un art singulier, sont pour vous.Petites sculptures à poser sur un coin de la table de chevet, ou parures réversibles qui font tourner la tête des passants, les petites oeuvres présentées pour l’occasion sont éditées à tirage limité et valent entre 25 $ et 2 500 $.La démarche des artistes de la galerie porte essentiellement sur le corps humain: chaque bijou transforme la personnalité de celui ou celle qui le porte.Ainsi, la barcelonaise Grego Garcia, à partir d’un langage fantaisiste, travaille des pièces en argent dépoli et en émail aux couleurs spéciales qui n’appartiennent pas à la bijouterie traditionnelle et qui vieillissent bien.La Portugaise Marilia Maria Mira offre quant à elle des pièces dont les formes rappellent celles d’un entonoir, et dont le mécanisme s’enlève pour devenir autonome.Et Nel Linsen qui a longtemps travaillé le papier, présente des oeuvres en plastique (des collierst à 85 $), des objets caméléons qui privilégient la figure du cercle.Galerie Jocelyne Gobeil, 2154, rue Crescent, jusqu’au 31 décembre 7.9,92.L’ORFEVRE Antoine Bassani est reconnu pour les lignes épurées et la grande maîtrise technique qu’il exploite dans des sculptures et des bijoux où sont favorisés l’or, l’argent, les perles d’eau douce et salée, les pierres précieuses et semi-précieuses.Prix de départ: 100 $ pour ses oeuvres portables exposées au Centre d’art Morency qui préconise le petit format pour ses ventes de Noël.Lors de l’achat du fonds de la galerie fondée en 1906, les réserves regorgeaient de petites peintures, de gravures miniatures, d’estampes, d’eaux-fortes collectionnées au fil des années et que le personnel du centre a décidé de vendre au coût plus que modique de 40 $.Les auteurs de ces oeuvres ne sont pas connus pour la plupart,, mais les thèmes abordés, paysages, visages, etc.ne sont pas inintéressants et les tableaux sont richement encadrés.Les peintres de la galerie, eux aussi, se joignent aux peintres naïfs pour proposer des petits formats dont le prix de revient tourne autour de 300 $.Centre d’art Morency, 2180, rue de la Montagne, jusqu’au 5 janvier 1993.?LES GALERIES La Centrale et Da-zibao s’unissent pour le temps des fêtes et nous proposent divers objets et publications d’artistes et théoriciens d’ici.Ainsi, Jocelyne Alloucherie, Dominique Blain, Katherine Libe-rovskaya, Claire et Suzanne Paquet, Céline Surprenant ont conçu pour la Centrale des teeshirts au prix de 20 $ chacun.La galerie offre aussi un recueil de textes théoriques et de projets d’artistes qui explorent les liens entre le féminisme et les arts visuels.In-stabili: la ques* tion du sujet rassemble divers au-teures telles que Céline Baril, Ma-tha Fleming et Lyne Lapointe, Lani Maestro, Liz Magor, Christine Ross* Thérèse Saint-Gelais et d'autres 25 $.À lire aussi au sujet de l’exposition «De la curiosité: petite anatomie d’un regard» présentée à Dazibao cette année, une publication signée Bernard Arcan, Olivier Asselin, Jonathan Crary, Ree-sa Greenberg, Johanne Lamou-reux et Vincent Lavoie (10 $) ainsi que Incidences , la première parution de la collection «Des photographes» où le support visuel est plus important que récrit.Avec dos oeuvres de Raymonde April et Sylvie Readmari entre autres (5 $).Joignez l’utile à l’agréable.Toujours chez Dazibao, on retrouve la montre Evergon réalisée avec une photographie inédite d’Evergon, un artiste réputé de la scène internationale.A la fois objet de collection et objet usuel, cette montre très drôle et très esthétique (100 $) pourrait être accompagnée de dix cartes postales illustrées de photos de paysages d’artistes (Claude-Philippe Benoît, Holly King ou Marie-Jeanne Musiol, entre autres) présentées dans un élégant boîtier (25 $).La Centrale et Dazibao, 279, rue Slierbrool/e ouest.El Pescador, de Ramon Ptiig Cuyàs.Morte Zero, de Marilia Maria Mira./ J
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