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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-01-23, Collections de BAnQ.

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le cahier du SMEEîm DÎWZo ÏÆêm —P*!*P De nombreux brasseurs produisaient leur bière à un endroit et la faisaient embouteiller ailleurs.Avant 1918, la brasserie Dawes de Lachine (les brasseurs de la bière Black Horse) expédiait sa bière dans de grands fûts de bois pour la faire soutirer en bouteilles dans leur usine de la rue Saint-Paul à Montréal.L’HISTOIRE BRASSICOLE VUE DE LA RUE ST-AMBROISE Griffon Le Devoir, samedi 23 janvier 1993 Rentrée culturelle Hiver-Été 1993 Une grande rentrée.ordinaire »• fP* S8S Michel Bélair LA RÉCESSION gronde encore derrière les rideaux de scène.Et la crise économique n’en finit plus de s’étirer d’une année à l’autre, une saison à la fois.Aucune surprise donc à ce que cela se sente au moment de la rentrée culturelle du début de l’année.Car ici aussi, dans le monde merveilleux de la Culture, la «loi du milieu» est implacable.Qu’on le veuille ou non, l’esthétique d’une compagnie de théâtre, d’un orchestre, d’une maison de production, d’une galerie ou d’un musée .est soumise à ses disponibilités financières.Et l’observateur le moindrement attentif pourra le constater sans trop de difficulté en analysant la liste des spectacles à venir au cours des prochains mois.Mais attention.Pas de panique! Malgré les restrictions et les coupures budgétaires qui sévissent dans toutes les officines de l’industrie culturelle, c’est à un impressionnant foisonnement de spectacles de toutes sortes que nous assisterons dans les mois qui viennent.Comme si l’ingéniosité trouvait toujours le moyen de pointer du nez en période de disette.Pourquoi alors parler d’une rentrée «ordinaire» alors que les spectacles de qualité se comptent par dizaines?Que les grandes expositions, les vedettes internationales de la danse, de la vidéo, du rock et de la musique de tout style envahiront nos salles?Que «la crème de la crème» marchera sur nos planches?C’est que malgré cette avalanche de grands noms, et souvent même à cause d’eux, la rentrée culturelle repose sur des valeurs sures.Sur des vedettes, des musiques, des textes consacrés.Quand on compte serré, disait Montaigne, pas question de perdre sa mise.Il n’y a pas de quoi être honteux.Dans tous les secteurs culturels, s’il n’est pas vraiment question de crise permanente, il faut à tout le moins parler de ralentissement.Certainement pas d’une accélération du rythme de croissance, crise économique à l’appui.Mais le hic, c’est que ce ralentissement se manifeste en terme de risques non assumés.Sauf pour quelques très rares galeries, par exemple, qui ont l’habitude de jouer leur peau à chaque exposition qu’elles montent, sauf pour quelques rares organismes qui n’ont pas d’autre choix que de se payer l’esthétique amincie que leur permet leur budget, cette rentrée culturelle ne passera pas à l’histoire pour les innovations qu’elle propose.Comme si un peu partout, on osait moins.Ou qu’on n’avait tout simplement pas les moyens de «prendre des chances».Malgré tout cela, les mois qui s’annoncent promettent des sensations fortes.En théâtre, en cinéma, en danse, en musique, en arts visuels.Sans parler des quantités phénoménales de DC qui envahiront les tablettes des disquaires.Un peu partout, les amateurs seront conviés à des centaines d’événements culturels d’importance.Cette abondance explique à elle seule le volumineux cahier spécjal consacré à la Rentrée culturelle Hiver-Été que nous vous offrons cette semaine.Les Beaux Dimanches de Marcel Dubé, au TNM Gilbert Sicotte joue l’envers du rêve américain Gilbert David OÙ ÉTIEZ-VOUS en 1965 ?Cinq ans après le début de la Révolution tranquille, Marcel Dubé, lui, avait 35 ans et il mettait alors tout son espoir dans la génération montante, en lui prêtant, non sans idéalisme, son mépris du statu 3uo et sa soif de libération à l’égard u mensonge social et des aplatissements matérialistes qui l’accompagnent.Dans Les Beaux dimanches, Dubé réglait en fait ses comptes avec la nouvelle classe d’affaires canadienne française — on allait dire bientôt québécoise — celle que l’après-guerre a vu s’enrichir et s’envelopper dans le confort et l’indifférence.Une autre génération Tout en laissant pressentir ce que les mutations collectives en cours allaient avoir d’irréversible, le dramaturge d'Un simple soldat et de Florence n’a pas pu prévoir, pour autant, 3ue cette même «génération lyrique» es baby-boomers, qui pèserait bientôt de tout son poids démographique dans la balance socio-culturelle, n allait pas faire la vie facile à son théâtre.jusqu’à tout récemment.En 1965, Gilbert Sicotte n’avait que 17 ans.Celui qui défend, depuis mardi dernier au Théâtre du Nouveau Monde, le rôle de Victor, 40 ans, dans cette pièce d’avant le choc des Belles-Soeurs et du brasse-camarades québécois des années soixante-dix, s’apprêtait alors à faire ses classes d’acteur à l’école nationale de théâtre.Pas pour longtemps, car deux ans après son entrée à l’É.N.T., c’est déjà la rupture.Le jeune contestataire, plutôt que d’envisager une «carrière» à la clé, choisit l’aventure, la création collective, rejoint le Grand Cirque Ordinaire en 1970, participe avec les Cloutier-Thauvet-te-Baillargeon-Curzi-Bérubé-La Roche-Garceau à la mise au monde d’un théâtre direct, insolent, satirique et festif.Il a gardé de cette période intense, où le jeu s’attisait d’improvisations, cette spontanéité PHOTO JACQUES GRENIER Gilbert Sicotte, l'ex-Jean-Paul Belleau, revient au théâtre après six ans d’absence.remarquable qui lui permet de créer l’illusion d’inventer dans l’instant ce que dit ou fait son personnage.Quand le Grand Cirque Ordinaire suspend ses activités en 1977, Gilbert Sicotte se consacre surtout à des rôles à la télévision et au cinéma.Entre 1980 et 1987, il ne joue qu’une fois par année au théâtre, alors qu’il est, depuis 1978, au générique de pas moins de 23 films et qu’il se retrouve régulièrement au petit écran, notamment dans des téléromans comme Des dames de coeur et Un signe de feu, de Lise Payette, qui feront connaître son interprétation de l’impayable Jean-Paul Belleau dans toute la province — ce qui lui vaut en 1987 le prix Gémeaux de la meilleure interprétation d’un premier rôle masculin.Récemment, il a endossé avec ferveur le personnage de l’inventeur et industriel Joseph-Armand Bombardier dans la télésérie du même nom.Présentement, il incarne Cornélius Patenaude, président de la Ligue du Sacré-Coeur, dans le Montréal PQ de Victor-Lévy Beaulieu.Les pièges de la solitude Après six ans d’absence du théâtre, le comédien se souvient d’avoir été un peu pris au dépourvu Îuand il a été invité par Lorraine intal, qui signe la mise en scène attendue des Beaux Dimanches, à se colletailler au rôle de Victor.«J’avoue que j’ai d’abord pensé que la pièce avait dû vieillir, mais après ma lecture, j’ai vu tout l’intérêt qu’il y avait à revenir au théâtre réaliste de cette époque.Il y a une part importante ae nous-mêmes dans cette dramaturgie où Dubé décrit l’univers d’une petite-bourgeoisie qui a tout misé sur la réussite matérielle et qui vient de commencer son exode vers la banlieue.Voir Page C-24: Sicotte La babélisation du cinéma européen Odile TYemblay A l’heure du village global, quand les frontières du vieux continent s’écroulent et se redéfinissent, le cinéma européen est en train de changer de visage.Radicalement.Comme si le septième art était, avant les six autres, le miroir d’une réalité en pleine mutation.En France, le cinéma de papa vacille.Cette année, le réalisateur Jean-Jacques Annaud, n’hésitait pas à porter à l’écran dans la langue de Shakespeare L’Amant, le fameux roman de la rofnancière française Marguerite Duras.But avoué du cinéaste: séduire le marché international, partant américain.Le grand film français de l’année Damage de Louis Malle, dans lequel Juliette Binoche et Jeremy Irons se partagent la vedette (arrivé hier dans nos salles), fut tourné en anglais à Londres.Louis Malle, qui habite les États-Unis et tourne alternativement dans l’une ou l’autre des deux langues de sa vie est un bon représentant de ces cinéastes, dont Bertolucci est le type, qui deviennent tranquillement apatrides.V ./ 'lf S*-* J S rl L’esperanto et le volapük Les co-productions ont de plus en plus la cote.En Europe comme ici.Est-ce au détriment du cinéma national?Pour fêter le demi millénaire de la découverte de l’Amérique, le Britannique Ridley Scott racontait cette année l’odyssée de Christophe Colomb en donnant à Gérard Depardieu le rôle-titre.Un peu ahuri, le spectateur y entendait un explorateur italien du XVe siècle dialoguer avec des souverains espagnols en anglais avec un fort accent français.Plus international que ça, tu tombes dans resperanto ou même le volapük.Sauf que la vraisemblance historique en prend pour son rhume.Le cinéma européen se babélise.Quand il ne s’américanise pas purement et simplement.«Nous sommes à l’heure des euro-poudings», me disait le cinéaste suisse Alain Tanner.Son compatriote Claude Goretta, soupirait de son côté l’été dernier.Il a fait un four avec son film L’Ombre, une co-production France-Suisse-Allemagne et avouait s’être cassé la figure pour avoir voulu plaire à tout le monde et à son père, en diluant son message en cours de route.Nombre de réalisateurs d’Europe de L’Est, depuis la chute des régimes communistes, ont de quoi s’inquiéter de leur côté.Auparavant, l’État subventionnait entièrement le cinéma.Aujourd’hui, ruinés, ils ne peuvent survivre qu’avec des co-productions en s’associant à d’autres pays d’Europe mieux nantis.Certains, comme le Polonais Kieslowsky font de ce chevauchement de culture la matière même de leurs films.Ça donne quelque chose comme La double vie de Véronique.Mais tous les thèmes ne se prêtent pas à tant d’écartèlements.«Qui dit co-productions, dit concessions, affirme le producteur et distributeur Jacques-Éric Strauss de la maison française Président Film.On n’y échappe pas.Vous devez prendre une vedette du pays qui co-produit, la mêler à vos propres acteurs.Des fois ça donne un produit bâtard».Souvent, les comédiens de différentes origines jouent chacun dans leur langue, qui en italien, qui en français, qui en anglais.On post-synchronise apçès coup et le tour est joué.A la mi-janvier, la crise des Césars éclatait à Paris.On refusait la compétition du meilleur film français aux films tournés en langue anglaise.Disqualifiés, Jean-Jacques Annaud et Claude Berri (producteur de L’Amant) déchiraient avec rage leur carte de membre de l’Académie des Arts et techniques du Cinéma.«La langue du monde, c’est l’anglais», brame Annaud.Le français est dépassé.» Laissant là sa patrie et son petit marché, il projette d’ailleurs de tourner son prochain film en Amérique.Aux yeux du producteur québécois Roger Frappier, les co-productions ont du bon.Même si elles tendent à effacer certains de ses particularismes, elles permettent à un cinéma national de s’ouvrir, de s’oxygéner, de dépasser ses frontières.«Qu’il tourne au Sahara, à Paris ou ailleurs, Bertolucci ne fait plus de films italiens.Est-il moins bon pour autant?» La conquête américaine Le cinéma européen est forcé de prendre un virage.Car le public boude ses propres créateurs.En 81, 110 millions de spectateurs français allaient voir des films tournés chez eux.Ce chiffre tombait à 35 millions dix ans plus tard.Deux fois moins que pour les films américains.Dans les salles 7 V •Y~' r r*v/ ' x DÇa?‘ Y~> Sr' de l’Hexagone, 60% des films présentés sont des productions hollywoodiennes.Idem dans la patrie | de Fellini oui en a marre aes produits de Ci-necitta (lesquels ne sont d’ailleurs plus ce qu’ils étaient).En Allemagne et dans les pays Scandinaves, la proportion de films nationaux n’atteint que 10% (contre 30% en France et 24% en Italie).«Dans les pays de l’Est, en Roumanie par exemple, le public se rue sur Terminator et boude Le Chêne, l’oeuvre du grand réalisateur national Lucian Pintilie», soupire le producteur français Philippe Carcassonne.A ses yeux la vraie menace qui plane sur le cinéma européen ne réside pas dans les co-productions, mais dans ce déversement du cinéma américain sur les salles européennes.Les pays de l’Est, traditionnellement privés, sont particulièrement friands des produits d’Hollywood.Là-bas, la conquête de l’Oncle Sam est totale.Le mois dernier, le cinéaste français Bertrand Tavernier appelait les troupes européennes à se mobiliser contre l’envahisseur américain, surtout en Italie qui n’en finit plus de se faire plumer.Et il s’inquiétait de ce que les milieux italiens de la culture «ne se rendent pas compte de la gravité de la situation».Pour l’heure, le milieu du cinéma français refuse de s’en faire trop avec la menace du fait anglais dans sa propre industrie, pas plus qu’avec le spectre de la dilution du cinéma national à travers les co-produc-tions.Mais il s’alarme de perdre sa part de marché face aux américains (de plus ses exportations de films sont en chute libre), et bat sa coulpe.«Si on perd du terrain, c’est qu’on n’est pas bon.On fait un cinéma anti-publiç, affirme le distributeur Jacques-Éric Strauss.Il faudrait plus d’aventure, du divertissement.Le public ne veut plus être enquiquiné avec des films français intellos.Changeons.Adaptons-nous.» Voir Page C-24: Babel PLEINS FEUX SUR JACQUES HURTUBISE Dès le "17 février 1993 55, rue Prince Montréal (Québec) H3C 2M7 Tél: (514) 878-ARTS Télec.: (514) 878-8078 Jacques Hurtubise, Oeuvres récentes et renversantes 0099 C-2 B Le Devoir, samedi 23 janvier 1993 Y pensez-vous à deux fois avant de payer 75* pour un café ?c est tout ce qu il vous en coûte pour une journée d abonnement-au câble ! 'rr* ’Và'* '*/ «**• *//// r I fV/i » / r J Chaque matin, sans même y penser, vous vous achetez un p’tit café ! BANG ! 75c ! Eh bien, vous serez surpris d’apprendre qu’un abonnement au câble vous coûtera moins de 75c par jour !*.Faites vous-même le calcul; 22,53$&x12”3651 =74.Pendant que chez Chandos Bonis Lortie poursuit son intégrale des Sonates de Beethoven.l’Ensemble l Musici de Montreal se tourne vers Mo:art et Salieri, un opera de chambre de Rimski-Korsakov, avec le ténor Vladimir Bogachov et la basse Nikita Storojev (CHAN-9149).Et bien entendu, il faudra surveiller attentivement les parutions London de l’Orchestre Symphonique de Montreal, notamment ces jours-ci puisqu’un coffret contenant les six Symphonies parisiennes de Haydn signalera les débuts discographiques de la Sinfonietta de Montréal, une phalange issue do l’OSM (London 436-739-2, deux CD).Plus tard, en avril, la même formation, toujours sous la conduite de Charles Dutoit, abordera Pergo-lesi et Alessandro Scarlatti, en compagnie de Cecilia Bartoli et June Anderson (London 436-209-2).Pour terminer, le tandem Dutoit/OSM reviendra à Bartok avec h' mandarin merveilleux op.19, le Divertimento pour cordes et Deux portraits op.5 (Dindon 436-210-2).I ’Ensemble I Musici de Montréal se tourne vers Mozart et Salieri, un opéra de chambre de Rimski-Korsakov.WTtttft I ORCHESTRE SYMPHONIQUE I DE MONTREAL Charles dutoit ves dimanches STANDARD LIFE Charles Dutoit, chef Artur Pizarro, piano JO- Dimanche 24 janvier, 14h30 IIS/ 1 I .issu MOZART ( 'onccrlo pour piano no 6.K.23S K \< IIM \\l\(>\ I ile des Moris, opus 20 It'll \IK( )\ SKI R omco cl Juliette ( n-niinmaiiilil.iire: PI mvoujuiM llll.l.F IS; 7.758 12.25$ 16.5(1$ / X i présente LES CAUSERIES OSM Mardi 26 cl mercredi 27 janvier à 1NIi45 11 a 11 central île la Place îles Arts I n col l.ibi h al h mi aux cfb Place des Arts IHYiTÉC CETTE CEMAIlïE: Kdgar Fruitier Cho-Liang Lin LES GRANDS CONCERTS ( 'hurles Dutoit, chef Cho-Liung Lin, violon Mardi 26 et mercredi 27 janvier, 20M00 BERLIOZ Ouvcrlurc "Le Roi Lear” MFI.SFY Concerto pour violon, opus 33 (premièreà l’osMi I ( TIAIkOVSkl Svmphonic no 4.opus 3b ( "inmamlitaiMs: 2#» |;in% ifi : ^^¦'illll||||| 27 janvier: f ” 7//Û'/ • 'ALCAN' Itll El I N: 0,25$ 10,25$ 27,00$ 37,50$ LES CONCERTS (SALA, ( 'hurles Dutoit, chef Marc-André Hamelin, piano Mardi 2 et mercredi 3 février, 20h00 t IIOSl \K(>\ I 1(11 t IIOSl \K()\ I l( Il ( IIOSl \K()\ I 1(11 < ••miiiamlitaii ex 2 lr\ i ici I lamlei.opus 32 ( 'ouccilo pom piano no 2.opus 102 S\iiiphome no s, opu, I ’ B PHATT4WHITNEY ( (CANADA : HU I I I S: ‘1.25$ l').25$ 27.00S 37.5(1$ ' fc\ lier: TELEGLOBE cfb S \I I I W II I RID-I'I I I I I II K 1 \ I \ 11 \ | t is\l K42 0051 i I \l \ t .1 K III I S I >1 I \ l’I \( I ni s \l< I S X42-2I12 i .«M tcdcV.IIU f l'I.lt l* (Ifs \lts Cil \tl- “e la vi vie québ ^coise Union des Artistes Siège social : 1290, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2X 3J7 Téléphone : (514) 288-6682 Télécopieur : (514) 288-7150 C-8 B Le Devoir, samedi 23 janvier 1993 llllili R R E A U L T P I E J E A 0 11 10 AU 20 MARS fcORA DE LA DANSE 'Wsm ÆmSà.REPRÉSENTATIONS 1)1 MERCREDI Al SAMEDI 20H MATINÉES I I S DIMANCHES 1511 I llXIHMON ,li xn-I’ii mu Pi mu \i I NK PRÉSENTATION 1)1 festival -lrStrr./>ér.J Jf fjturftt darje /.P)-'1|-KK,)x (AI4)700-124A ^ OPÉRA McGILL PDO MUSICA Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service Redevance rie 1,25 S ( t taxes) sur (oui billot de plus (le 10 S ABONNEZ-VOUS À UNE «MINI-SÉRIE» 4 concerts + I concert-prime Prix, taxes comprises: parterre et corbeille 70 $, balcon 50 S.Vous économisez 20% sur le prix des billets à l’unité.Ia‘s Violons du Rov La Chapelle Nouvelle-France direction Bernard Labadie Sop.: Henriette Schellenberj> Mezzo-Sop.: à venir Ténor.: Benjamin Butterfield Barython.: Nathael Watson Gabriel Tacchinu Bmno Ri|>utto, pianistes Lundi 5 avril 1993 Salle Maisonneuve, PDA ( « Bouffe- Causerie» à 18 h 30) Schubert, Bizet, Havel.Dimanche 21 mars 1993 Salle Claudc-(’hampagne l,a Messe en si mineur de J.S.Bach.Co-production Pro Musica / Radio-Canada SRC **»•* Ctf FM STlMO 100.» «s» SRC cif FM JTtMO 100.7 JM/'Æ J*.DH ta Les Arts du Mciurier ITee air France zzz Montréal Steven Isserlis, violoncelliste Rena Sharon, pianiste Lundi 29 mars 1993 Salle Maisonneuve, PDA («Bouffe-Causerie» à 18 h 30) Marc-André llamelin pianiste Lundi 3 mai 1993 Salle Maisonneuve, PDA («BoulTe-Causerie» à 18 h 30) Beethoven, Mediner, Rachmaninoff.Schumann.Itritten, H loch, Mendelssohn.Co-production Pro-Musica / Radio-Canada À Ddta Montréal 'ALCAN Centre de villégiature de congrès situé nUltL VHL'UlO’NCIUCO.au pied du Mont Sainte-Anne.110 chambres de luxe, cuisine réputée, piscine intérieure panoramique, sauna, bain tourbillon, salle d'exercices, salles de réunion (12).Demandez nos avantageux forfaits: «Évasion à la montagne», «Coeur à coeur», «Douces Vacances», «Réunion d'affaires», «Ski à la carte», «Cadeau», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 827-5711.FAX (418) 827-5997, sans frais: 1-800-463-5250.HÔTE: 1-800-361-6162.BAIE SAINT-PAUL ¦ linrnpr I 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pour groupes.Tél.: (418) 438-2711.FAX (418) 438-2127, sans frais 1-800-463-5250.HÔTE: 1-800-361-6162.VIEUX-QUÉBEC HOTEL CLARENDON: Construit en 1870, situé au centre des fortifications du Vieux-Québec, entièrement rénové, climatisé en ses murs le restaurant Charles Bailiairgé, le plus ancien restaurant au Canada.93 chambres tout contort, cuisine raffinée, Bar l'Emprise où le jazz est à l'honneur, directement relié à un stationnement intérieur.Demandez nos avantageux forfaits dont le lorfait «cadeau».Tél.: (418) 692-2480.FAX: (418) 692-4652 — 1-800-463-5250.HÔTE 1-800-361-6162. wmt- wM mm .am OBERT LALONDE ROMAN SRI IIL MiniF.I SOLOMON HuM.OUIAS wma sME as • le plaisir des ivres Le Devoir, samedi 23 janvier 1993 Arthur Buies, le gentleman chroniqueur Chroniques I Un grand orphelin, bohème et célibataire, coureur des routes d'Europe et d'Amérique, Arthur Buies passa sa vie dans l'instabilité complète entre le bonheur de connaître et le mal de vivre.Arthur Buies, édition critique par Francis Parmentier, Bibliothèque du Nouveau Monde, Presses de l’université de Montréal, 1986, 653 pages.Chroniques II Arthur Buies, édition critique par Francis Parmentier, BNM, PUM, 1991,502 pages.Robert Lévesque ON CONNAIT le nom d’Arthur Buies, sa silhouette carrée, son port altier, ses cigares, son amitié virile avec le curé Labelle, par l’image qu’en a donné à la télévision le comédien Paul Dupuis dans l’oeuvre de Claude-Henri Grignon, Les belles histoires des pays d’en-haut.Image à la fois juste et injuste d’un homme 3ui dissimula son malheur de vivre ans une vie de combats, libre-penseur dans une société ultramontaine, dandy buveur, voyageur, ayant consacré sa plume, très vive, à une chronique de son temps qui appa-rait aujourd’hui unique dans l’histoire du journalisme canadien.Un battant Ceux qui connaissent Arthur Buies au-delà de l’image partielle de l’acteur Paul Dupuis savent jusqu’à quel point ce journaliste qui créa ses journaux, «La Lanterne» dont il avait emprunté le titre à l’un de ses modèles, le pamphlétaire français Henri Rochefort, puis «Le Réveil», deux aventures éclatantes et éphémères d’une presse libre et libertaire dans une époque de presse partisane et conservatrice, était un battant, un esprit habité par l’audace et des visions larges de libéralisme dans lesquelles passaient la séparation de l’Église et de l’État, l’abolition de la peine de mort, la correction de la langue, la lutte contre l’exode des Canadiens-français en Nouvelle-Angleterre et pour la colonisation des terres du nord.Voici dans ses «chroniques», c’est-à-dire ces séries d’articles que, pour payer ses dettes, ses habits, ses cocktails, Buies envoyait aux journaux comme Le Pays, La Minerve, Le National, Le Canadien, le Buies plus léger, plus libre de plume, mais aussi le Buies plus sarcastique, plus humoriste, oui a laissé dans rhistoire du journalisme canadien-français au 19e siècle le seul exemple d’un gentleman chroniqueur aussi perspicace, aussi fin, bougon et malicieux.Il faut connaître Arthur Buies.La jeunesse d’aujourd’hui saura se re- trouver dans cette figure flamboyante et sombre à la fois d’un grand orphelin, bohème et célibataire (il se mariera à 49 ans), coureur des routes d’Europe et d’Amérique, d’une instabilité complète entre le bonheur de connaître et le mal de vivre.Rappelons qu’Arthur Buies est né le 24 janvier 1840 (il y aura 153 an?demain) d’un père oui arrivait d’Écosse, Wiliam Buie, nomme d'affaires aventurier qui épousa une Canadienne-française, Léocadie d’Estimautville, et qui après avoir fait deux enfants (Victoria et William) partira avec sa femme pour la Guyane anglaise, laissant à des grandes-tantes, seigneuresses de Rimouski, le soin d’élever les deux marmots.Arthur a un an.L’orphelin fugueur.La mère d’Arthur Buies meurt en Guyane l’année où elle y arrive, et son fils ne la verra jamais, n’en gardera, au-delà d’un grand sentiment de vide .et d’abandon, qu’une image vague.A 16 ans, après ses études à Nicolet et au Petit séminaire de Québec, c’est le premier départ du pays.Le père d’Arthur Buies fait venir son fils en Guyane pour l’expédier aussitôt en Irlande, à Dublin, où il l’a inscrit au Trinity College.Adolescent, dissipé, Buies se sauve à Paris où il va payer sa croûte avec des traites parvenues de Rimouski, les bonnes grandes-tantes.Il va au lycée Saint-Louis, envisage des études de droit, rate le baccalauréat, donne des cours privés d’anglais à Palaiseau, fait la manche à Montparnasse et, coup de tête au coeur du romantisme, voilà cju’il part, qu’il va en Sicile rejoindre 1 armée de Garibaldi, qu’il se bat à Milazzo, à Poli-castrel, c’est l’été 1860, et, toute belle cause ayant ses ennuis, il déserte les garibaldiens à Naples, remonte à Paris où, belle régularité, il ratera encore le baccalauréat.Arthur Buies revient au Canada en 1862.C’est un homme de 22 ans qui naturellement va se joindre aux esprits de l’Institut canadien, y faire des conférences, y débattre de la confédération qui se fait et devant laquelle il est plein de réserves.Dans cette vie de bohème des cafés et débits de boisson de la rue Saint-Denis, ou de la rue Saint-Gabriel, Arthur Buies, dont la plume est habile et belle, et dont les idées sont claires et audacieuses, va devenir le journaliste que l’on connaît, celui de La Lanterne qu’une caste économique entièrement défavorable aux hurluberlus de son genre, la «gauche» de cette époque, va couper des sources de crédit.Dans les deux tomes de la belle collection des Presses de l’université ) de Montréal, la «Bibliothèque dü > Nouveau Monde» qui est un peu • notre Pléiade, Francis Parmentier, dans un appareil critique minimum auquel on pourrait reprocher la: minceur mais à qui on dit mille .mercis de nous proposer la lecture i des chroniques de Buies, les leest teurs de 1993 vont maintenant! trouver la prose d'un des esprits les plus originaux du 19e siècle québéi t cois, un homme qui a longtemps été-méprisé par ses successeurs.Je pense à Roger Duhamel qui disait'1 de Buies quil «possédait tous les déi ' fauts des primaires», et à Grignon qui, quoiqu’il l’ait mis en scène dans > son oeuvre, écrivait dans Ombres et clameurs en s’en réjouissant: «Toute sa vie il chercha les honneurs, il convoita les glorioles, mais la patrie.3ui n’est pas si bête ne lui a rien < onné!».n Un homme qui court C’est vrai que la «patrie» ne lui a, rien donné, à Arthur Buies, mais sa vie fut autre chose qu’une coursai aux honneurs.En lisant ses chro-O niques, on découvrira un hommes qui court après la vie même, quii vous emmène dans les villégiatures ' de Cacouna et de Tadoussac avec un talent d’écrivain, dans les ruesn de Québec avec un oeil de poète, uni chroniqueur qui dédaigne le «convenu» et vise les coquins un demi-siècle avant qu’Henri Bourassa fonde LE DEVOIR pour en regrouper la chasse, et un homme qui réfléchit sur son temps sans jamais abandonner dans sa partition la note noire de l’humour.Il faut lire ce «voyage en Californie» que Buies a effectué en 1874 et dont il rapporte un récit, «deux mil- 1 le deux cents lieues en chemin de fer», qui parut en plusieurs chroniques dans Le National.140 pages fabuleuses, étonnantes, d’un écrivain oui non seulement traverse le Canada mais traverse une crise majeure, une dépression mélancolique dont il ne cache rien, et qui est devenu pour nous un texte sur la difficulté d’être, écho canadien au spleen d’Europe et en même temps saga mouvementée d’un homme d’Amérique qui avait autant de chagrin (sa mère qu’il ne connut pas, les femmes qui le désolèrent, la politique qui lui répugnait, l’argent qui manquait) que de panache, écrivant un jour de fin de aèche: «Rien dans les temps modernes n’égala le mouvement superbe avec lequel je remis au manager les cinquante cents qu’il m’avait prêtés».En passant par Oka SEPT LACS PLUS AU NORD Robert Lalonde roman, Paris, Seuil, 157 p.Jacques Allard DEPUIS 1981, Robert Lalonde bâtit une oeuvre romanesque de qualité.Il s’était d’abord fait connaître par le prix des débutants (le Robert-(îliche) que lui avait mérité sa Belle
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