Le devoir, 25 janvier 1993, lundi 25 janvier 1993
Température.Neige.Max: -8.page 4.Montréal, lundi 25 janvier 1993 Toronto 85 cents 65e + TPS + TVQ r mm*-' ¦ .ieSr.%: Mm Æm; y* k J; mB» PHOTO JACQUES GRENIER mm ,&mkt xricfide _ , *1 „ cntl îlOUV6^ 6H00à9H00.Le Devoir devo ^ *»-*¦ E„ «mW* *,0U” LX « direct de la «* ?Utoission «'àvécoute! Vol.LXXXIV — No 19 L’ENTREVUE DU LUNDI Ludmilla Chiriaeff «Oui, je suis heureuse.Ça vous étonne?», affirme Ludmilla Chiriaeff, grande dame de la danse au Québec, entourée d'albums de photos, de programmes souvenir, de mille et un objets rappelant un passé glorieux.Seule la douleur au fond des yeux, et sa respiration haletante, indiquent que la vie, en effet, ne fait pas de cadeaux.Francine Pelletier l’a rencontrée.Page 11.Des obligations exemptes d’impôt pour financer les municipalités?Gilles Lesage de noire bureau de Québec ÉCRASÉES par les dettes, désireuses de mettre au point des projets mobilisateurs et de participer à la relance de l’éco- _____________ nomie, les municipalités doivent avoir accès à de nouvelles sources de revenus.Ainsi, [>our financer eurs immobilisations, les municipalités devraient pouvoir, dès cette année, émettre des obligations libérées d’impôt.Cette proposition récente, formulée par le maire de Cap-Rouge, en banlieue de Québec, a été bien accueillie par le ministre des Affaires municipales et responsable de l’Habitation.«Avec l’aide de mes proches collaborateurs et des services du ministère, écrit M.Claude Ryan au maire Normand Chatigny, je prendrai connaissance avec intérêt de cette étude dont la pertinence ne saurait faire de doute dans le contexte actuel.» C’est ainsi que le ministre a accusé réception d’un dossier relatif à l’étude réalisée par la ville, «Pour l’instauration d’un régime d’obligations municipales donnant droit à un allégement fiscal».M.Ryan demande même au maire de lui en faire parvenir six exemplaires additionnels, «afin que je puisse les porter à l’attention d’autant de collaborateurs ou collaboratrices directement intéressés».Les responsabilités transférées aux municipalités sont toujours croissantes, rappelle le maire Chati- Ryan souligne la pertinence du projet de Cap-Rouge Parizeau crée un malaise au PQ Des militants jugent que leur chef a commis une erreur en déclarant que les Québécois peuvent faire la souveraineté sans l’appui des non francophones Michel Venne de notre bureau de Québec LE CHEF du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, a créé un malaise au sein de son parti, samedi, en déclarant que les Québécois peuvent faire la souveraineté même sans l’appui des non-francophones.Le mécontentement s’est exprimé discrète- ment.Mais il est réel, surtout à Montréal où les non-francophones forment un fort contingent d’électeurs.La majorité n’a pas sourcillé, toutefois, alléguant que leur chef n’a fait qu’énoncer une banale réalité statistique.Un des responsables du comité des communautés culturelles du parti, M.Luis Martinez, est d’avis cependant que M.Parizeau a commis «une erreur, politiquement».Lorsque les militants se rendront dans les communautés, «on se fera dire: votre chef a dit que le PQ ne veut pas de nous.De l’intérieur, on sait que le parti est ouvert et que nous avons notre place, dit ce militant qui était au front déjà en 1980.Mais la perception à l’extérieur va nous rendre le travail très difficile», ajoute ce résident du centre-sud de Montréal.Des députés ont jugé nécessaire de dissiper durant le week-end la mauvaise impression lais-Voir page 4: Parizeau gny.Il y en a pour plus de 400 mil-lions$ en moins de deux ans, par suite de ce que l’on appelle la réforme Ryan.En contrepartie, ces responsabilités ne s’accompagnent pas toujours de nouveaux pouvoirs de financement ou de manières inédites de permettre aux municipalités de remplir leur mandat.C’est pour combler cette carence qu’a été mise au point «cette solution ori-ginalç et simple» par le maire Chatigny.A titre d’avocat, il a travaillé pendant une dizaine d’années à la Société de développement des coopératives; il est présentement directeur général du Quartier Petit-Champlain, à Québec.Plus des deux-tiers (68,2%, soit 4,5 milliards$) des dépenses municipales, excluant les frais de financement, portent sur des services principalement reliés à la propriété.Seulement 10,8% des budgets municipaux sont affectés aux services communautaires.Le document explique que les emprunts sont la principale source de financement des municipalités québécoises.En 1991, elles ont emprunté sous formes d’obligations, plus de 2,4 milliards$.Il existe d’autres façons de financer des projets, dit-il.Pour la même année 1991, les contribuables québécois ont déduit plus de 5 milliards$ relativement à des abris fiscaux, auprès du seul gouvernement québécois, et réclamé à Québec des crédits d’impôts de plus de 27 millions$, par suite de leur investissement à ce titre.Toutefois, les abris fiscaux disponibles ne sont Voir page 4: Obligations HISTOIRES D’EAU Chantons sous la pluie comme mélodie-thème du mois de janvier, ça ne vous déboussole pas trop?Au moment où les imperméables remplacent les habits de neige, il ne faut quand même pas trop s’inquiéter du chambardement des saisons: selon Environnement Canada.Ce début d’année est à peine plus «liquide» que janvier 1992 ne l’avait été.Et les nostalgiques de l’hiver se consoleront d’apprendre que mardi, il devrait faire -17°C.Nos informations en page 3.CROATIE Kontic exige une réaction urgente de FONU BELGRADE (AFP) — Cinq cents civils et 150 miliciens serbes ont été tués au cours des affrontements avec l’armée croate qui ont commencé vendredi dans le sud de la Croatie, faisant également plusieurs centaines de blessés dans les rangs serbes, a indiqué hier le vice-premier ministre yougoslave Radoje Kontic dans une lettre au pr : diffusée par Contic dans une lettre au président du Conseil de sécurité i l’agence Tanjug.Ce chiffre, selon M.Kontic, «est suffisamment éloquent quant à l’ampleur de l’agression» de la Croatie contre la Krajina.M.Kontic a souligné que «l’agression en cours est directement dirigée contre le plan Vance» et «exige une réaction urgente du Conseil ae sécurité».Il a déploré que l’avertissement adressé à la Croatie par le Conseil de sécurité «n’ait pas porté fruit» et ait été perçue par la Croa-tie «comme un encouragement a poursuivre ses opérations militaires».Réclamant une nouvelle réunion du Conseil de sécurité, le vice-premier ministre yougoslave a souligné Voir page 4: Croatie Un nouveau visage Demain, ne manquez pas LE DEVOIR dans son nou-vel habillage.Aujourd’hui, nous vous donnons un aperçu de sa nouvelle maquette en page 7 Vocation: tête de turc Tel le proverbial éléphant, le ministre fédéral de l’Emploi et de l’Immigration, Bernard Valcourt, se balade depuis quelques mois d’un magasin de porcelaine à l’autre Chantal Hébert PHOTO ARCHIVES «Valcourt est encore plus drôle que Jean Chrétien», ironise le ministre André Bourbeau, sous l’oeil approbateur de ses collègues provinciaux.de notre bureau d'Ottawa Il déteste les lois linguistiques du Québec, a déjà dit publiquement que la guerre aux chômeurs frivoles est «une affaire de couilles» et soutient qu’à moins que la communauté internationale ne s’entende pour changer la convention de Genève, le Canada ne peut pas ouvrir ses portes à des réfugiées si elles sont persécutées simplement parce qu’elles sont des femmes.Tel le proverbial éléphant, depuis quelques mois, le ministre fédéral de l’Emploi et de l’Immigration .Bernard Valcourt, se balade d’un magasin de porcelaine à l’autre.Cette semaine, il a ajouté le Québec à sa liste.En transformant sa première rencontre de l’après-Meech en empoignade avec le gouvernement de Robert Bourassa sur le contrôle de ce secteur d’activités, Bernard Valcourt est en effet devenu jeudi la tête de turc du ministre Bourbeau.«Il est encore plus drôle que Jean Chrétien», a même ironisé en anglais le ministre québécois sous l’oeil approbateur de ses collègues provinciaux.Dans l’histoire harmonieuse des relations entre les gouvernements Mulroney et Bourassa, pareille sortie publique s’était rarement vue.Mais dans la petite histoire de Bernard Valcourt, il s’agit d’une collision frontale parmi tant d’autres.Comme ministre fédéral, dont certains disent que Brian Mulroney voit comme un de ses dauphins ce natif du Nouveau-Brunswick qui cultive en effet le style cascadeur.Ainsi: — Sur les lois linguistiques du Québec: en juin dernier, en plein défiât constitutionnel, Bernard Valcourt faisait la sortie suivante: «Plusieurs des mesures prises par le gouvernement du Québec ont été guidées par une crainte un peu déraisonnable de disparaître et aussi d’un élan de brava- de à l’égard d’un groupe longtemps dominant.Mais la peur et l’amertume sont souvent mauvaises conseillères», déclarait-il au sujet des lois 101 et 178.Du même souffle, le ministre conseillait une défense plus vigoureuse des anglophones du Québec.«Il me semble que nous ne devons pas nous laisser amadouer par les évocations de la grande générosité historique du Québec à l’égard de sa minorité», affirmait-il.Bernard Valcourt s’adressait pour l’occasion à des rrçilitants francophones de l’extérieur du Québec.A l’époque, ces propos avaient sidéré une partie de l’auditoire.«L’agressivité de M.Valcourt me rend mal à l’aise», relatait Christian Dufour, de l’Institut québécois de la recherche sur la culture.— Sur l’immigration et l’admission comme réfugiés de femmes victimes de persécution à cause de leur sexe, le ministre a pris la position suivan-Voir page 4: Valcourt waammtÈÊmÊÊÊÊmÊÊÊmKmmKÊmÊmm », n t 2 B Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 Les pêcheurs du golfe Saint-Laurent soupçonnent Ottawa de leur avoir laissé un quota seulement pour éviter de les dédommager Claude Türcotte L’INDUSTRIE québécoise de la êche soupçonne le ministre fédéral ohn Crosbie d’avoir laissé un certain quota de pêche dans le golfe Saint-Laurent, plutôt que d’avoir décrété un moratoire total, dans le seul but de ne pas avoir à offrir aux pêcheurs et usines touchés les mêmes bénéfices du programme de compensation dont pourront profiter leurs collègues terreneuviens au cours des deiqc prochaines années.«A toutes fins pratiques, le golfe est fermé», lance M.Lorenzo Albert, de la Société de pêche de Newport en Gaspésie, en commentant la réduction en 1993 de 70% du quota de pêche à la morue dans le golfe Saint-Laurent, telle que décrétée par le gouvernement fédéral.Il s’agit évidemment d’une baisse drastique et subite dans la livraison de la matière première aux usines, dont la survie à court terme dépend désormais de la morue que l’on pourra importer de Russie ou d’Alaska.En réfléchissant davantage, M.Albert en arrive à d’autres observations: «En gardant le golfe ouvert, même avec un petit quota de 30%, le gouvernement fédéral n’a pas à faire d’offres d’aide aux pêcheurs et aux employés des usines de transformation qui se retrouveraient alors sans emploi et sans revenus.Peut-être que dans six mois, ce sont les pêcheurs eux-mêmes qui vont demander la fermeture du golfe, parce qu’il sera complètement impossible pour eux de rentabiliser leur saison de pêche».M.Yvon Vallières, ministre du gouvernement québécois délégué aux Pêches, semble pencher lui aussi du côté de cette interprétation, en La surpêche n’est pas seule responsable de la baisse du stock de morue Claude T\ircotte LA MORUE ne se fait non seulement rare, mais elle est plus petite qu’auparavant dans le golfe Saint-Laurent.Pourquoi?Réunis à Québec la semaine dernière, les propriétaires d’usines de transformation de poissons du Québec ont voulu se faire expliquer pourquoi le stock de morue est aussi bas, alors que depuis toujours, mémoire de pêcheurs, il y a toujours eu du poisson à prendre, même que de temps en temps ils pouvaient être gratifiés d’une pêche miraculeuse.Hors de cette industrie pourtant, à peu près tout le monde soutient ue la cause première de l’absence e poissons est la surpêche et l’utilisation de moyens de plus en plus sophistiqués et efficaces, y compris le radar, pour aller chercher le poisson là où il se trouve.Les gens de l’industrie ne peuvent cependant se résigner à la pensée qu’ils soient les seuls responsables de la dépopulation des mers.Invité à donner son opinion sur la question, M.Jean-Jacques Maguire, président du Conseil scientifique consultatif des pêches du Canada atlantique, a effectivement mentionné que '«dans toute l’Atlantique nord il semble que d’autres facteurs que la pêche contribuent à la baisse de la ressource», sans pour autant renier l’impact de la pêche industrielle moderne, qui fait de grands dégâts en promenant ses filets gargantuesques au fond des mers.Quoi qu’il en soit, M.Maguire qui est un fonctionnaire fédéral, affirme qu’il y a eu une baisse subite de la morue en mer du Nord entre 1991 et 1993, ce qui peut en partie s’expliquer par la température de l’eau, plus froide que d’habitude.Et pourquoi l’eau a-t-elle été plus froide?Semble-t-il que les vents en sont responsables en poussant les glaces qui descendent de l’arctique près des côtes, alors qu’en général ils les conduisent dans une direction contraire.Toutefois, on constate un refroidissement à l’échelle de toute l’Atlantique nord.M.Maguire a parlé en outre d’une baisse des naissances et de la croissance, ainsi que d’un taux de mortalité élevé.Pourquoi les morues sont-elles plus petites qu’auparavant?Les scientifiques s’interrogent encore.Avec l’expérience d’un vieux loup de mer, M.Lorenzo Albert, propose une explication toute simple: «Eli- minez tous les grands six pieds chez les humains et pensez-vous que vous aurez ensuite des enfants qui seront grands?C’est ce qu’on a fait avec la morue en utilisant des filets pour capturer les plus gros poissons.11 n’est pas étonnant qu’on ait de plus petites morues maintenant».L’évolution globale ne manque pas de décevoir.Par exemple, quand le Canada a décrété en 1977 une zone de pêche canadienne de 200 milles, on a écarté tous les bateaux-usines de l’étranger, ce qui devait être une mesure de conservation.Or, constate M.Maguire, «l’effort de pêche étrangère a été remplacé par l’effort domestique et nous sommes revenus au niveau de 1976».Les pêcheurs font grand état de l’augementation de la population phoque, depuis l’arrêt de la chasse aux bébés-phoques, pour expliquer la diminution des ressources halieutiques.Qu’en pensent les experts?M.Maguire souligne d’abord qu’il y a dans le monde plusieurs espèces de phoques et que leur consommation de poissons change selon les années, les endroits et les saisons.Il y a dans le golfe Saint-Laurent qui est habité par le phoque gris un accroissement de la population, qu’on estime actuellement entre 125 000 et 150 000.Dans la mer du Nord, il pourrait y avoir au moins 400 000 phoques.«Le phoque peut être un prédateur important et son impact est grandissant», conclut M.Maguire.Et pour l’avenir?Il dit espérer que les normes du Conseil de la conservation permettront une intégration de toutes les facettes, depuis l’écologie jusqu’aux aspects économiques et sociologiques; par exemple, il faut avoir une politique et des normes qui tiennent compte des fausses déclarations faites par les pêcheurs lors des débarquements! Pour sa part, le ministre fédéral des Pêches, M.John Crosbie, invitait la semaine dernière les représentants de 57 pays à travailler à la conclusion d’une entente internationale sur la conservation des ressources halieutiques en haute mer.Enfin, les vieux routiers de la pêche demeurent convaincus qu’il y aura un renouvellement des stocks dans le golfe Saint-Laurent.Pour eux, la pêche est éternelle, ce qui ne signifie pas une opposition de leur part à des mesures pour aider la nature.RELAIS D'AFFAIRES RELAIS & CHATFAUX LA FINE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS ESTRIE / NORTH HATLEY A U RE PGE H ATL E Y1 Plein air el 9as,ronom'® dans un décor d'autrefois.Un relais nUDCR'Jc nnlLC I.p0ur |es gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer.Forfait conférence incluant 3 repas, 2 pauses-café, frais de.service 140$ p.p.occ.simple/par jour ou 110$ p.p.occ.dble/par jour.Pour renseignements: Tél.: (819) 842-2451 Fax: (819) 842-2907 LAURENTIDES / SAINTE-ADÈLE HOTEL L’EAU A LA BOUCHE KiST fort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attendez.26 chambres luxueuses.Salons aménagés pour réunions.Le restaurant vous servira une fine cuisine du marché.Classé 4 fourchettes et 5 fleurs de lys.Demandez nos forfaits.Tél.sans frais de Mtl:514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE / SAINT-MARC-SUR-LE-RICHELIEU HOTELLLERIE LES TROIS TILLEULS: confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n'a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2231 avouant qu’il se demande si le fait d’avoir laissé ce petit quota de 30% n’a pas été voulu pour éviter d’avoir à offrir au Québec le même programme de compensation que celui annoncé pour les pêcheurs et l’industrie terreneuvienne à la suite de l’annonce d’un moratoire de deux ans sur la côte Atlantique.Ce programme de compensation, qui entraînera des déboursés gouvernementaux de 500 millions$, prévoit un versement hebdomadaire de 406$ à un travailleur inscrit à la formation professionnelle ou à un plan de mise à la retraire.L’Alliance des pêcheurs professionnels du Québec, qui représente les petits pêcheurs côtiers, a demandé pour sa part un moratoire de trois ans sur la pêche à la morue dans le golfe, en faisant valoir que les mesures limitatives actuelles ne suffiront pas pour assurer le renouvelle- ment de la ressource.Bien sûr, en décrétant un moratoire dans le golfe, M.Crosbie devrait offrir les mêmes mesures de compensation qu’aux pêcheurs de sa propre province de Terre-Neuve.Quoi qu’il en soit, des négociations Québec-Ottawa devraient avoir lieu dans les prochaines semaines sur les mesures d’aide à apporter aux pêcheurs touchés par la chute du quota.Pour ce qui est des employés d’usines de transformation, M.Crosbie a déjà fait savoir que la responsabilité de l’aide devait venir de Québec, ce qui a fait sursauter M.Vallières, qui demande une réunion avec son homologue fédéral le plus tôt possible.M.Pierre Picard, directeur général de l’Association québé-coise de l’industrie de la pêche (AQIP), craint un affrontement fédé-ral-provincial sur le dos des travailleurs.Le ministre québécois mentionne que cette baisse de 70% du quota de pêche à la morue aura des répercussions importantes sur l’industrie et les emplois.Même si la pêche à la morue ne représente que 17% de la valeur totale des captures, dit-il, pas moins de 400 bateaux y sont affectés et près de 2500 pêcheurs et travailleurs dans l’industrie de la transformation en dépendent.Par ailleurs, M.Crosbie, contrairement à la pratique des années passées, a demandé aux gens de l’industrie de s’entendre entre eux sim la façon de gérer le petit quota alloué.M.Jean-Paul Lussiaà Berdou, un fonctionnaire à la division des Pêches du Québec, s’est penché sur les difficultés d’application du plan de pêche pour 1993.Il a notamment fait cette constatation: «Si tout le monde s’attendait à une réduction importante des volumes autorisés de captures pour la morue dans le golfe, peu de monde avait envisagé que le ministre fédéral enverrait la balle dans le camp des différents groupes de pêcheurs (engins fixes ou pêche côtièret engin mobiles et hauturiers) en leur disant: «Vous ne pourrez commencer à pêcher en 1993 que quand vous m’aurez démontré comment vous vous y prendrez pour que votre groupe ne fasse pas ae rejets, ne capture pas la petite morue et respecte les quotas».Il faudra donc travaille* très fort cet hiver pour établir des mini plans de pêche destinés à chacune des flottilles.Ce ne sera toutefois qu’au printemps (mars, avril et mai) que la dure réalité de la rareté de la morue se fera très concrètement sentir, alors que normalement ce serait la pleine saison de pêche et que les travailleurs en usines auraient de fortes quantités de morue à transformer.Proposition de compromis sur l’affichage d’après la Presse Canadienne C’EST LE MOMENT pour le Québec de faire des compromis dans le délicat dossier linguistique afin de permettre l’affichage bilingue, estiment deux spécialistes qu’a longtemps divisé ce dossier.Josée Legault et Julius Grey soutiennent que la langue de l’affichage extérieur devrait être le français mais que d’autres langues devraient aussi être acceptées.La Charte de la langue française, la loi 101, spécifie que l’affichage ne peut se faire qu’en français à l’extérieur des commerces.Tous deux proposent une période d’essai de trois ans.Si de nombreux abus menaçaient le «visage français» de Montréal, la loi pourrait être resserrée.Mme Legault, professeur de sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal, a déjà publié de nombreux écrits appuyant des me- Québec accueille 43 réfugiés bosniaques musulmans QUÉBEC (PC) — «Je ne connais rien du tout du Québec mais après sept mois d’emprisonnement, j’étais prêt à aller n’importe où au Canada si on me permettait d’y amener ma famille».Velic Salih, un manutentionnaire de 33 ans, était au nombre des 43 réfugiés bosniaques de la Yougoslavie éclatée qui atterrissaient à l’aéroport de Sainte-Foy, hier soir, dans le but de s’établir à Québec.Tous ressortissants du camp de réfugiés de Karlovac, en Croatie, les Bosniaques sont descendus d’avion exténués d’un long voyage de 24 heures qui les a notamment fait transiter de Vienne à Toronto, où on leur a distribué des vêtements d’hiver minimaux, puis de Toronto à Québec.Une trentaine d’autres réfugiés politiques de l’ex-Yougoslavie s’amèneront à leur tour à Québec, la semaine prochaine.Ce groupe complétera la part acceptée par le Québec au nombre des 500 réfugiés que le Canada a convenu d’hé-berger sur son territoire, à Is suite de l’appel lancé l’automne dernier par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.Au total, ce sont 5000 réfugiés qui se rendront un peu partout a travers le monde libre.La ministre des Communautés sures destinées à préserver et à promouvoir le français au Québec.«Notre point de départ est que la question doit être réglée dans l’intérêt des relations entre les communautés anglophone et francophone de Montréal».M.Grey, un avocat qui a contesté certains articles de la charte devant les tribunaux, croit que les Québécois «possèdent la maturité politique nécessaire pour parvenir à un compromis qui durera une vingtaine d’années et nous permettra de passer à autre chose».Autrefois opposé à toute législation linguistique, M.Grey estime maintenant que certaines dispositions juridiques sont requises pour préserver et promouvoir le français au Québec.En 1988, le gouvernement libéral a eu recours à la clause dérogatoire prévue dans la Constitution de 1982 afin de maintenir la validité de la loi 101 sur l’affichage en français.La loi est protégée pour une durée de cinq ans; le gouvernement du Québec doit donc décider d’ici le mois de décembre s’il fera de nouveau appel ou non à la clause dite «nonobstant».A l’approche de l’expiration du délai, les Anglo-Québécois demandent à nouveau au gouvernement Bourassa d’obtenir le droit d’afficher en anglais, alors que de nombreux Québécois de souche s’opposent à toute modification.Le premier ministre Bourassa n’a donné aucun indice sur les intentions de son gouvernement mais le ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, Claude Ryan, a demandé au Conseil de la langue française d’étudier le dossier.«La période d’essai de trois ans devrait démontrer qui a raison», a déclaré Mme Legault.«Je tends à croire qu’il y aurait des abus mais nous en aurions alors la preuve.Les leaders de la communauté anglophones ne pourraient plus dire que des restrictions ne sont pas nécessaires.Ces trois années ne vont pas changer dramatiquement l’avenir de la langue française au Québec».M.Grey a reconnu qu’il pourrait y avoir quelques abus.Par exemple, un commerçant pourrait ériger des enseignes arborant le français ôri caractères petits et pâles, alors que l’anglais serait beaucoup plus visible.Mais il prévoit qu’en général, l’affichage dans les quartiers fortement peuplés d’anglophones serait bilingue ou trilingue, tandis que ce serait le français qui dominerait daçs les quartiers francophones.«Je pense que la plupart des gens reconnaissent qu’il n’y a pas, à l’heure actuelle, de menace sérieuse contre le français et que des modifications de ce genre ne transformeront pas le Québec en une province anglophone en une nuit».PHOTO Pfi Les 43 réfugiés bosniaques sont arrivés tard samedi soir à l'aéroport de l'Ancienne-Lorette.Ils ont été accueillis par des compatriotes déjà établis ici et la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Mme Monique Gagnon-Tremblay.culturelles et de l’Immigration du Québec, Monique Gagnon-Tremblay, s’est efforcée d’accueillir les nouveaux arrivants le plus simplement et le plus chaleureusement possible, y allant même de quelques mots dans leur langue.Plusieurs membres de la quinzaine de famille bosniaques déjà implantées à Québec avaient pour leur part formé une sorte de comité d’accueil et de prise en charge im- promptu mais fort dévoué, aux côtés de l’équipe de la ministre.Ce contingent de réfugiés est composé d’une dizaine de familles comptant pour la plupart deux enfants, comme celle de Velic Salih.La doyenne du groupe a 64 ans et le benjamin, sept mois.Les 43 réfugiés ont été prestement dirigés vers un hôtel du quartier Saint-Sauveur.Ils y passeront quelques jours avant d’être relogés ici et là et d’être pris complètement en charge par divers organismes communautaires qui travailleront étroitement avec le mi» nistère de Mme Gagnon-Tremblay.Par ailleurs, ils devraient être assez rapidement achemminés vers le COFI (Centre d’organisaJ tion et de formation des immigrants) afin d’y apprendre le nécessaire français de la vie quotidienne à Québec.PHOTO PC Quand elle a décidé de se porter candidate à la tête du parti libéral de l'flëÿ du Prince-Edouard, Catherine Callhcck devenait aussi premier ministée en remplacement de Joe Gizz qui a démissionné.comme étant strictement d’intérêt féminin.Cela concerne la famille, a-t-elle soutenu.Mme Callbeck a promis d’étudier la possibilité de restructurer le système d’éducatiion provincial et de mettre en place des mesures permettant de contrôler le déficit.Catherine Callbeck devient premier ministre de l'I.-R-É.CHARLOTTETOWN (PC) - La député Catherine Callbeck prétendait u’elle servirait mieux les intérêts e l’Ue-du-Prince-Edouard comme premier ministre à Charlottetown que comme député à Ottawa.Son souhait s’est réalisé hier.Personne ne s’en est étonné: il n’a fallu qu’un scrutin pour élire Mme Callbeck à la tête du Parti libéral, lors d’un congrès à la chefferie.Et en succédant au chef sortant Joe Ghiz, elle est automatiquement devenue premier ministre.«Nous sommes prêts à affronter les conservateurs», a-t-elle déclaré aux 1500 militants qui l’acclamaient.Mme Callbeck a remporté 79 pour cent des voix, soit 1228 des 1556 votes exprimés.Larry Creed, 28 ans, a obtenu 250 votes, alors que William Campbell, 46 ans, en récoltait 77.Mme Callbeck, 53 ans, est la seconde femme à qui échoient les fonctions de premier ministre au Canada, mais aucune femme n’a jusqu’à maintenant été élue à ce poste dans le cadre d’une élection générale.Néanmoins, sa victoire laisse présager que l’Ile-du-Prince-Edouard deviendra aux prochaines élections le premier gouvernement dirigé par une femme au Canada.Car même si Mme Callbeck devait perdre, les conservateurs ont aussi une femme à leur tête, Pat Meila, et la province n’a jamais accordé un seul siège au NPD.Mais Mme Callbeck a tenu à préciser qu'elle n’était pas le porte-étendard de la cause des femmes.«Je me préoccupe de toutes les Questions, a-t-elle dit en conférence de presse.Les problèmes des femmes, une expression que je n’aime pas utiliser, auront mon attention».Elle a toutefois expliqué qu’elle n’envisageait pas des problèmes tel que le traitement du cancer du sein T -1 1 t Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 M 3 Les météorologistes Landry et Parizeau n’ont pas du tout ont déjà vu pleuvoir ia même notion du triomphalisme Jean Dion ELLE FAIT damner les propriétaires de stations de ski et les sportifs adeptes de l’hiver, mais la pluie qui s’est abattue ces derniers jours sur le sud du Québec ne devrait pas amener le commun des mortels à s’inquiéter outre mesure du bouleversement des saisons.De fait, un mois de janvier relativement détrempé «ne constitue pas un phénomène si inhabituel qu’il paraît», souligne un spécialiste des informations météorolo- S'ques d’Environnement Canada à orval, Jacques Pelletier.«Il ne faudrait pas commencer à chercher des raisons extraordinaires là où il n’y en a pas», précise-t-il.Selon M.Pelletier, certains secteurs de la province ont été particulièrement favorisés, au cours des dernières semaines, par une circulation des vents en provenance du sud-ouest, qui a apporté une masse d’air chaud en altitude au-dessus de nos régions.«S’il y a un responsable pour le fait aue l’on ait de la pluie plutôt que de la neige, c’est le vent et lui seul.» Exit, donc, les hypothèses liées à la diminution de la couche d’ozone ou à quelque volcan perturbateur.Dans l’ensemble, les précipitations liquides de janvier demeurent comparables à celles qu’on avait enregistrées à Montréal à la même époque l’an dernier.Janvier 1992 avait vu s’abattre 64 millimètres de pluie, contre 67,6 mm pour les 23 premiers jours de 1993.«Ce sera légèrement supérieur cette année, tout simplement», explique M.Pelletier.Ce qui est plus rare, par contre, c’est le fait que les chutes de neige restent bien en-deçà de l’accumulation de pluie: 28,4 mm de neige dans la région de Montréal depuis le début de l’hiver, soit moins de la tnoitié de ce qui est tombé en eau.A cet égard, il faudrait pointer du doigt la coïncidence entre le temps doux et les précipitations; cela expliquerait que, selon les données météorologiques disponibles, les chutes de pluie en sont actuellement au triple de la normale du mois de janvier.En tout état de cause, les amants du temps doux ne perdent rien pour attendre.Hier après-midi, Environnement Canada annonçait des chutes de neige de l’ordre de cina centimètres pour la soirée et la nuit, et les températures devraient descendre jusqu’à -17°C demain.Un minimum de -12°C et un maximum de -2°C sont prévus pour mercredi.De quoi créer une belle surface glacée à faire rêver piétons et automobilistes.Michel Venne de notre bureau de Québec LE CONTRASTE était frappant, samedi matin, dans cette salle d’un hôtel de Québec.Le vice-président du Parti québécois, Bernard Landry, venait sobrement de mettre en garde les militants réunis en conseil national contre les périls qui les guettent à l’approche des élections.Lun d’eux: le triomphalisme.»Le pouvoir est une lourde responsabilité, dit-il.Il faut s’y préparer dans l’austérité, le travail, la réflexion.Le pouvoir ça se mérite; il faut en être digne.Il faut éviter de fêter d’avance.» Quelques minutes plus tard, le chef du parti Jacques Parizeau monta sur la tribune et vint au contraire susciter chez ses troupes ce sentiment que le pouvoir et la souveraineté sont.à portée de main.Et qu’il ne fallait pas se gêner pour montrer son bonheur et son enthousiasme.Il fixe même une date: le 24 juin 1995, le jour de la Fête nationale, où l’on pourrait, selon son calendrier, après les élections et un référendum, proclamer le Québec souverain.»La souveraineté a cessé d’être une suite d’objectifs lointains ou d’idéal.Nous sommes sortis de cette phase-là.Je vous demande deux ans et demi pour la réaliser.» M.Parizeau juge que tous les élé- ments de la conjoncture, sans parler des sondages, sont favorables à l’option.Il réclame en quelque sorte le droit d’être «de bonne humeur» et de le montrer.»Les commentateurs politiques nous regardent par en-dessous du nez et ils disent: ils ont l’air de bonne humeur, et ils n’ont pas le droit», fait-il avec ironie.Et lorsqu’il est applaudi à tout rompre, pour avoir dit: «J’ai vraiment l’intention de la gagner cette élection», il enjoint à ses militants en liesse: «Aie! Ne triomphez pas! On n’a pas le droit d’espérer ça!» Point d’ironie.Le thème de la campagne de financement, lancée samedi pour un objectif de 2,5 millions de dollars, «Pour le pays possible», reprend l’optimisme du chef.La chanson thème de la campagne, composée par Stéphane Venne et François Cousineau, porte ce titre évocateur: «Ca s’en vient».«Ne voyez-vous pas que c’est l’heure; ça se voit dans l’air, comme une lumière; tous les signes jaillissent de partout; c’est maintenant possible.» D’entrée de jeu samedi, le président péquiste annonce qu’il n’a surtout pas l’intention de se taire, comme le lui a demandé la semaine dernière un éditorialiste montréalais.M.Parizeau avait déclaré que la montée des partis régionaux va faire du parlement fédéral un parlement à l’italienne, ce qui contribuera à affaiblir le gouvernement fédéral, une situation dont les souverai- nistes devraient tirer profit à quelques mois d’élections provinciales.L’éditorialiste l’avait morigéné.Se donnant un air faussement contrit, M.Parizeau fit mine devant les partisans de s’excuser.«Comptez pas sur moi pour exprimer la political correctness, dit-il, et dire des choses qui font plaisir.Je ne suis pas très tort pour la langue de bois.Les gens en ont marre des politiciens qui font des huit sur la glace.Nos concitoyens ne nous suivront pas si nous sommes ambigus».Pour M.Parizeau, dire que «le gouvernement fédéral est vidé et qu’il n’a pas deux idées à frotter ensemble, en bout de course, foutu, ce n’est pas de l’arrogance, c'est de la statistique».Le référendum du 26 octobre, par exemple, «c’est nous qui l’avons gagné, dit-il.Est-ce que ce serait de l’arrogance que de dire ça?On n’a pas eu de victoire générale depuis 1981.Quand on gagne, c’est agréable de se le dire.» Tout comme de penser que des fédéralistes déçus, après cinq années de chamaillage constitutionnel, et qui ont constaté au référendum que le fédéralisme renouvelé a été rejeté, sont «peut-être murs pour la souveraineté».Ces gens-là, dit M.Parizeau, nous demandent comment on veut faire la souveraineté, et à quel rythme.Leur répondre, «ce n’est pas du triomphalisme, ce n’est pas ae l’ar- rogance.C’est la démocratie».Il évoque les 57% d’appuis recueillis par le camp du NON au référendum de l’automne dernier pour contredire encore une fois les observateurs qui lui suggèrent de ne pas célébrer trop vite.Qu’il y a parmi ces votes ceux de personnes qui ont voté NON et qui sont fédéralistes.En Europe, les Danois ont rejeté le traité sur l’union européenne par 51% des voix; les Français ont dit OUI dans les même proportions; et les Suisses ont refusé d’adhérer à un marché commun européen par 50,1%.Personne ne conteste le caractère démocratique de ces résultats.En conférence de presse, il doit admettre cependant que son parti ne peut «pas encore» mesurer l’im-pact du vote de ces fédéralistes fatigués.Plus que jamais dans l’histoire des partis politiques, dit le chef souverainiste, les péquistes doivent «être clairs, être francs et aussi enthousiastes».»On ne va pas essayer d’entourer les choses d’une énigme enveloppée dans un mystère».Au-delà des chiffres et des objectifs concrets qui sont au centre du débat sur la souveraineté, M.Parizeau lance «un appel à tous les Québécois» pour que non seulement dans leur raison mais aussi «dans leur coeur», ils trouvent la volonté de faire un pays.L'évaluation des fraudes à l'assurance-chômage soulève l'indignation Jean Dion QUAND le quotidien La Presse écrit à la une que les fraudes coûteront cette année 200 millions $ à l’assurance-chômage, il se livre à «une campagne de salissage à l’endroit des sans-emploi au pays», affirme le président du Mouvement action chômage de Montréal, Gaé-iam Guérard.M.Guérard a réagi avec vigueur, au cours du week-end, à l’article paru samedi dans le quotidien montréalais, qui rapportait les évaluations faites par des dirigeants de la Commission de l’emploi et de l’immigration du Canada (CEIC), de même que les diverses méthodes auxquelles ont recours les fraudeurs pour berner le gouvernement, tels le trafic des relevés d’emploi et l’utilisation illégale de numéros d’assurance sociale de personnes décédées ou ayant quitté le pays.¦ : Selon l’article, Emploi et Immi- ration aura déboursé 20 milliards au titre de l’assurance-chômage au cours de l’année fiscale 1992-1993, parmi lesquels pas moins de 200 millions $ auront été versés à des demandeurs illégitimes.: Mais M.Guérard conteste ces Chiffres lancés par le ministère dîune part et, d’autre part, tient à atténuer leur portée — même s’ils étaient vrais.Il pointe donc du doigt «le manque de sens critique» du quotidien qui, soutient-il, s’est contenté d’estimations gouvernementales alors que les chiffres exacts font état de fraudes deux fois moins im-pprtantes.Citant un rapport d’étu-dfe sur les appels accueillis par le conseil arbitral de la CEIC où il est mentionné qu’«en 1990-1991, le total des fraudes repérées fléchissait à 107,4 millions, en baisse de 3,4% Kar rapport à l’année précédente», [.Guérard ajoute: «On voudrait nous faire croire que ça doublerait cette année.NON!» De plus, même si les données de la CEIC étaient correctes, il ne serait pas justifié d’être aux abois quant au phénomène de la fraude, souligne M.Guérard.«On nous dira que 100 millions ou 200 millions $, ça fait beaucoup de fraudes.Sur un budget annuel de plus de 20 milliards $, cela correspond à 0,5 ou 1%.Sans nier l’existence d’abus, il faut voir que cela ne constitue pas, et même de loin, un problème majeur.Il faut voir aussi que la CEIC a une définition très large de la fraude.» M.Guérard fait valoir que les données d’Emploi et Immigration démontrent que dans plus d’un cas sur trois, les prestataires qui contestent l’imposition d’une pénalité pour fraude ont gain de cause.« Ce qui veut dire que ces personnes réussissent à prouver que les déclarations inexactes n’ont pas été faites sciemment», explique-t-il, ajoutant qu’il était plus important de «faire tomber les préjugés afin de ne pas accuser les sans-emploi alors que le pourcentage d’abus est infime, surtout qu’une grande partie de ceux qui sont considérés comme fraudeurs ne le sont pas».M.Guérard conclut en alléguant que le gouvernement observe une politique de salissage de la réputation des chômeurs pour mieux faire passer son «ignoble» projet de loi C-105 sur les restrictions au programme d’assurance-chômage.Un autre Canadien assassiné en Floride MIAMI (AP, PC) — Pour la seconde fois en moins d’un mois, un Canadien a été tué par un bandit en Floride, ce qui a incité la police à inviter les touristes à prendre des précautions pour ne pas devenir la cible de malfaiteurs.Ralph Passera, un restaurateur de Fort Erie, en Ontario, est mort vendredi matin.Le policier qui mène l’enquête soutient que les touristes ne prennent pas autant de précautions que les résidants.!Le détective Bill Heilman a déclaré au Toronto Sun que les touristes sont facilement repérables et deviennent des cibles de choix parce qu’ils portent habituellement sur eux l’argent de leurs vacances.Noreen Bankuti, une amie, a décrit M.Passera comme un homme très riche, habillé avec goût, une victime intéressante pour n’importe üûel voleur, a publié le Toronto Sun dimanche.M.Passero, un Canadien de 56 ans, conduisait la Cadillac qu’il venait d’acheter lorsqu’il a été attaqué tôt vendredi.Le bandit lui a tiré une balle dans la région du coeur, a indiqué la police de Metro-Dade.La voiture a terminé sa course sur un poteau.La passagère, Cybil Bar-kin, a été gravement blessée.La fem-tne de 55 ans a été hospitalisée à l’hôpital Jackson Memorial.«Nous avons peu d’information parce que la femme ne peut nous en dire beaucoup’, a indiqué le porte-parole de la police Israel Reyes.«Apparemment, le couple a tenté d’échapper au bandit, qui a tiré sur eux, puis la voiture a fait une embardée.» Aucune arrestation n’a été effec- tuée.Le 29 décembre, l’ingénieur québécois Marc Nadeau a été mortellement blessé à West Palm Beach.L’homme de 33 ans revenait à pied du magasin du coin en compagnie de son père et de son fils de cinq ans.Une femme de 22 ans a été inculpée du meurtre.M.Passero avait de nombreux parents dans la région de Fort Lauderdale et demeurait avec des amis à Hollywood.Son hôtesse, Mme Bankuti, a qualifié l’incident de tragique.Elle a indiqué que M.Passero et Mme Bar-kin, une résidante de Davie en Floride, étaient sortis pour dîner jeudi soir et rentraient à la maison lorsque son ami a été tué.Le restaurateur ontarien, qui devait rentrer au pays il y a quelques jours, avait décidé de prolonger ses vacances jusqu’au week-end.Des centaines de milliers de Canadiens passent l’hiver en Floride, injectant chaque année plus de,l mil-liard$US dans l’économie de l’Etat.Une saine alimentation fait aussi partie de la prévention t Fondation québécoise du cancer Montréal Québec Estrie (514)527-2194 (41 B) 681-99B9 (fl 19) 822-2125 I -800-363-0063 Les «rescapés» du vidéo poker partent en guerre Jean Dion LES «RESCAPÉS» des machines vidéo poker en ont marre de l’inertie du gouvernement et des corps policiers, et ils sont sur le point de passer à l’attaque pour que disparaissent à jamais ces gobe-sous qui en ont jeté plus d’un à la rue.«Les vidéo pokers sont partout.Ils sont mis à la disponibilité de tous, y compris et surtout des jeunes.Ces machines suscitent une forte dépendance.On est en train de créer un monde de malades», affirme Gilbert Déry, président du regroupement Stop Vidéo Poker (SVP).En conférence de presse, hier, M.Déry annonçait que son organisme allait «mettre ae la pression» sur les autorités pour que les engins électroniques illégaux «décollent du paysage».Parmi les moyens qu’envisage utiliser le regroupement pour arriver à ses fins, le plus spectaculaire consistera à former des escouades spéciales d’«intervention» qui auront pour mandat de se rendre dans les établissements qui exploitent des machines, «sortir celles-ci et les déposer dans la rue ou les trottoirs».M.Déry sait que l’entreprise sera risquée et qu’elle peut créer «des affrontements.Mais on n’a pas le choix.» Pour SVP, qui espère également récolter 100 000 noms dans une pétition anti-vidéo poker et prépare une requête en recours collectif, c’est l’absence de volonté politique de Québec qui fait que «la ronde infernale des vies brisées» par l’appât du gain se poursuit.M.Déry dénonce du même souffle le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, «qui s’entête à ne pas agir», et la police, «qui dit être au courant du problème mais renvoie toujours la balle au gouvernement».En plus du phénomène de dépendance maladive — et un peu étrange — dont ils sont la cause, les vidéo pokers doivent une bonne partie de leur popularité au fait que plusieurs tenanciers d’établissement abritant des machines (dépanneurs, restaurants, bars) acceptent de payer en argent les «crédits» que gagnent les joueurs.Ce qui, bien sûr, est illégal.Et bien qu’un récent jugement soit venu carrément interdire l’existence des machines, qualifiés de «dispositifs de jeux», le commerce en semble toujours aussi florissant.Selon le regroupement de M.Déry, il existerait 25 000 vidéo pokers au Québec, qui génèrent aes revenus de l’ordre de 500 millions $.Aptant d’argent qui échappe à l’État et vient engraisser le marché noir au détriment de joueurs compulsifs qui, dans plusieurs cas, se disent «incapables d’arrêter avant d’avoir atteint le fond du baril».Hier, ils étaient une vingtaine à être venus appuyer le mouvement Stop Vidéo Poker.(M.Déry dit représenter 125 000 joueurs et leurs proches, dont 400 ont adhéré officiellement à son association).Interrogés sur leur condition, ils racontaient des histoires à faire dresser les cheveux sur la tête.Pierre Couillard, par exemple, a englouti l’équivalent de 400 000 $ ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55, SUacques, Montréal.OC H2Y 3X2 Fax: (514)8457874 Tél.: (514) 98 RO-BH-C J-« maitïiic Jei intantjîf’fei PHOTO JACQUES GRENIER L’enfer croît avec l’usage, soutiennent les joueurs compulsifs de vidéo poker qui sont parvenus à se soustraire à leur dépendance.Aujourd’hui, ils exigent que les quelque 25 000 machines illégalement exploitées au Québec disparaissent de la circulation.c-' - i dans les vidéo pokers.Il possédait quatre boutiques de vêtements; il les a perdues.Il a même, bien malgré lui, emporté sa femme dans sa dépendance, mais il jure s’en être sorti.«J’ai de la difficulté à mettre un trente sous dans un téléphone public», dit-il en riant.Denis, lui, a déjà passé 36 heures consécutives à jouer.Il raconte aussi comment, la veille de Noël, il est allé au dépanneur pour y faire un achat.Or dans ce dépanneur, il y avait un vidéo poker, et Denis est revenu chez lui le lendemain après-midi.Pourtant, ses enfants l’attendaient pour le réveillon.«C’est une maladie», dit-il d’un ton grave, confiant qu’il avait encore des «tentations» à la vue d’une machine.«Mais je me contrôle un peu mieux».Compréhensible, il a englouti 40 000 $ dans sa «passion».Ce n’est pas tout: des parents ont été vus en train de jouer des heures durant alors que leurs enfants at- AUTO DIVORCE (en collaboration avec une firme de notaires) Divorce, séparation de corps, convention de rupture et garde d’enfants À L'AMIABLE FAITES-LE VOUS-MÊME À BON PRIX ET SANS DÉLAI Tél.: 671-0804 1-800-667-0505 tendaient dans l’auto ou dormaient dans la salle de jeu.Et d’autres histoires proprement invraisemblables qu’on nous demande de ne pas révéler «parce que le commerçant se reconnaîtrait trop facilement», dit une joueuse.Maladie ou vice?Le débat est ouvert.Mais quelle qu’en soit la conclusion, les joueurs compul- sifs soutiennent que toutes les machines doivent être retirées de la circulation.Parce que, bien qu’illégales, elles sont trop facile-ment inaccessibles.Parce qu’elles; ont déjà gâché, et promettent de; gâcher, la situation familiale, fi-j nancière et psychologique de centaines de personnes incapables} de se contrôler.0 loto-québec Tirage du 93-01-23 12 21 25 34 45 48 Numéro complémentaire:.39 I RÉ S U L T A T S loto-québec GAGNANTS LOTS 6/6 O 2 704 120,30 $ 5/6+ 5 162 247,20 $ 5/6 312 2 080,10 $ 4/6 17 028 73,00 $ 3/6 313 018 10,00 $ Vente totales : 18 974 268,00 $ Prochain gros lot (approx.): 5 400 000,00 $ Prochain tirage: 93-01-27 SELECT Tirage du 93-01-23 6 16 20 25 28 32 Numéro complémentaire:.30 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 29 655,10 $ 5/6 35 564,80 $ 4/6 1 878 49,10 $ 3/6 27 701 5,00 $ MISE-TÔT 4 5 8 23 GAGNANTS LOT 148 337,80 $ Ventes totales : 1 079 179,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 ooo 000,00 $ Egtra.NUMÉROS 079396 LOTS 100 000$ 79396 1 000 $ Les modalités d'encaissement des Tirage du 9396 250 $ billets gagnants paraissent au verso 93-01-23 396 50$ des billets.En cas de disparité entre 96 10 $ cette liste et la liste officielle, cette 6 2 $ dernière a priorité. 4 ¦ Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Valcourt te: -Le Canada, ne devrait pas imposer ses valeurs au reste du monde.Ce serait de l’impérialisme.» Son attaché de presse a également expliqué à des journalistes que le Canada ne peut quand même pas accueillir toutes les femmes battues du monde.Le cas d’une femme d’Arabie Saoudite qui a été lapidée parce qu’elle refuse de se voiler est à l’origine de ce dernier débat.L’an dernier, les services d’immigration canadiens lui ont refusé le statut de réfugiée, décision qu’a maintenue sans hésitation apparente Bernard Valcourt.— Sur l’assurance-chômage et les nouvelles restrictions que voudrait imposer le gouvernement, le ministre a été encore plus fougueux.Il est à peu près temps qu’un gouvernement ait assez de couilles pour faire face à la réalité», a-t-il lancé la journée même où l’opposition faisait valoir que les nouvelles règles risquaient de rendre la vie plus difficile aux femmes victimes d’harcèlement sexuel aux mains de leurs employeurs.— Sur la formation de la rnain-d’oeuvre, finalement, Bernard Valcourt estime que le vote contre l’accord de Charlottetown lui interdit d’envisager tout accommodement administratif pour donner le contrôle de ce secteur aux provinces.L’efficacité, a-t-il expliqué cette semaine, ne passe pas par le transfert «holus-bolus » (sic) des ressources fédérales aux provinces.Pour certains de ses collègues du Québec, cette prise de position a été la goutte qui a fait déborder le vase.«Si je ne faisais pas partie du même gouvernement, je réclamerais sa démission», affirmait un député du Québec le lendemain en ajoutant que la performance fédérale à Toronto ne l’avait guère réjoui.»Il a beau être apprécié par BrianMulroney, lance un autre conservateur haut placé.Cette fois-ci, il est allé trop loin.» C’est ce que plusieurs conservateurs du Québec se préparent à faire savoir au ministre lors d’une rencontre préparatoire à la rentrée parlementaire samedi prochain.L’entretien promet d’être d’autant plus orageux qu’une dizaine de députés du Québéc sont également prêts à voter contre leur propre gouvernement sur le projet de réforme de l’assurance-chômage piloté par Bernard Valcourt.?Obligations pas adaptés aux besoins municipaux, même les SPEQ annoncées dans le dernier budget du ministre Gérard D.Levesque; les municipalités ne peuvent y trouver des outils valables pour faire face à leurs obligations financières, actuelles et futures.Ces outils existent ailleurs.Aux Etats-Unis, par exemple, les lois permettent aux municipalités et aux organismes municipaux d’émettre des obligations dont les intérêts ne sont pas imposables entre les mains de leurs détenteurs.Au Canada, aucune disposition particulière ne permet aux municipalités de financer leurs réalisations à moindre coût.La majorité des provinces canadiennes a plutôt adopté des mesures pour réduire le fardeau des contribuables relatif au paiement des taxes municipales.Au Québec, cet allégement fiscal est le remboursement d’impôt foncier, de portée limitée et restreint à un petit nombre de contribuables à faible revenu.La ville de Cap-Rouge propose donc aux gouvernements d’Ottawa et de Québec de modifier les lois fiscales afin de permettre aux municipalités, pour financer leurs immobilisations, d’émettre des obligations municipales libérées d’impôt.Le détenteur d’une telle obligation n’aurait pas à payer d’impôt sur les intérêts qu’elle génère, à la condition d’être résident de la ville émettrice.En apparence, le rendement sur ce placement semble moindre, admet M.Chatigny; il n’en demeure pas moins que le rendement après impôt du contribuable s’en trouve majoré.Quant à la municipalité émettrice, elle tirerait profit d’un allégement de ses frais de financement.Le maire propose aussi que les municipalités puissent émettre des obligations municipales qui donnent droit à un crédit d’impôt.De plus, Cap-Rouge propose d’ajouter une déduction dans le calcul du revenu, en plus du crédit d’impôt de base, dans la mesure où le projet financé par ces obligations est générateur d’emplois à plein temps ou démontre un caractère mobilisateur.En outre, afin de maximiser l’économie d’impôt du contribuable, ces obligations constitueraient des placements admissibles qui pourraient par la suite être transférées dans le REER du contribuable.«Je pense que les solutions élaborées dans le cadre de cette étude offrent aux municipalités de nouvelles façons de faire face aux responsabilités qui leur ont été transférées depuis quelque temps, fait savoir le maire Chatigny, dans un échange avec l’auteur de ces lignes, résident de Cap-Rouge.Il me semble en effet que cette formule a le mérite de proposer une solution pour l’ensemble des municipalités.Si l’on donne à la population le pouvoir de s’aider, elle s’aidera», plaide-t-il avec confiance.De fait, son étude a été bien accueillie par plusieurs municipalités de la région de la capitale, avec lesquelles le maire est en contact.Elle est également à l’étude par les deux unions municipales du Québec (UMQ et UMRCQ), et par la Fédération canadienne des municipalités, dont la présidente est, cette année, Mme Margaret Delisle, mairesse de Sille-ry, en banlieue de Québec.LA METEO r-wsatner previsions meieorotogiques\i iusau'à midi, le 25 ianvier » '*** £___!> ACCU ' y compris les hautes et nasses températures pour les villes.?S3 S3 El U ?C»>;w Pm vtt&àt } Yo'lowknifo -127-26 «IWAn«.»nlkir.!«.h< me .Adresse de retour: CODE, 321, rue Chapel, Ottawa (Ontario) KIN 7X2 L’équipe du DEVOIR LA RÉDACTION Blanchard Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier Journalistes a l’information générale et métropolitaine Claude Beauregard, Sylvain Blanchard Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier Louis-Gilles Francoeur, Louis-Guy L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Pare Laurent Soumis, Guy Taillefer, Danny Vear.Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes), a l'information culturelle Michel Bélair (responsable), Yves d’Avignon, Paule Des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay (Le P'ai-.iT des livres), à l'information économique Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrlsac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truflaut Claude Turcotte a l'information internationale Jocelyn Coulon (responsable), François Broussoau (éditorialiste), Sylviane Tramier, Clément Trudei a l'information politique Josée Boileau Jean Dion, Pierre O'Neill, Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste a Québec) Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire â Ottawa).Serge Chapleau (caricatu- • c a l’information sportive Roland-Yves Carignan, Suzanne Marchand (adjointe à la direction).Marie-Josée Hudon, Jean Sébastien (commis).Darueiie Cantara Christiane '/aillant (clavistes).Marie-Hélène Alarie (secrétaire a la rédaction).Isabelle Baril (secrétaire a lu direction) LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ Use Millette (directrice) Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier.Francine Gmgras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, Lise ^ (publicitaires) Marie-France Tjrgeon, Micheline Turgeon (maquettistes); Gloria Taillon (secrétaire) L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordinatrico des services comptables), Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, • Danielle Ross, Linda Thériault (adjoinlo à l'administration), Raymonde Guay (responsable du financement privé).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTELE Christiane Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adiointe).Nathalie Thabet (responsable du marché institutionnel), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Olivier Zuida, Rachelle Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.LA PRODUCTION Johanne Brunet, Lynda Di Cesare, Richard DesCormiers, Michael Schneider.Louis Simoneau LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Manon Blanchette, Serge César, Dominique Charbonnier, Marlèno Côté, Josée Lapointe, Sylvie Laporte, Jean Laurin.Pierrette Rousseau, Micheline Ruolland.LE DEVOIR ost publié par l'Irnprimerio Populaire Limitée, société é responsabilité limitée, tJonl le siège social est situé au numéro 2050, rue do Bleury, Montréal, H3A 3M9 II est composé ot imprimé par Imprirnone Dumonl, 7743 me Bourdeau, une division dos imprimeries Quebecer Inc .012 ouest rue St-Jacques, Montréal l'Agença Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les irilorrrialions publiées dans le Devoir Le Doveir ost distribué pin Messageries Dynamiques, division du Groupe Quetiecoi Inc située au ns, bout loboau, St-Laurant Envoi do publication - Ënrogistromont no 0858 Dépôt légal Bibliothèque natlonalo du Qnéhoc Téléphone général : (514) 085-3333.Lé Devoir (USPS 003708) is published dally by l'Imprimerie Populaire, Limitée, 2050 De Bleury, 9o étage, Montréal, Québec H3A 3M9 Subscrlpdon rale per yniu Is $ 439 00 USD.Second Class Postage paid al Champlain, N Y US POSTMASTER send address changes lo : Insa, P Q.Box 1518, Champlain.N Y 12919 1518 ECONOMIE Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie date heure lieu Fletcher Challenge Canada 25-01 14 h 00 Vancouver Métro-Richelieu 25-01 11 h 00 Montréal BC Bancorp 26-01 10 h 30 Vancouver Grilli 26-01 16 h 00 Montréal Ormico Exploitation 26-01 10 h 00 Québec Socanav 26-01 11 h 00 Montréal Banque Toronto-Dominion 27-01 11 h 00 Toronto CGI 27-01 11 h 00 Montréal Groupe CGI 27-01 11 h 00 Montréal KRG Management 27-01 10 h 00 Downsview Agromex 28-01 11 h 00 Sainte-Foy Banque Nationale du Canada 28-01 09 h 30 Montréal Cobra Enterprises 28-01 16 h 30 Toronto Idéal Métal 28-01 11 h 00 Montréal Banque Laurentienne 29-01 11 h 00 Montréal Computertime 29-01 14 h 00 Dorval Malette 29-01 14 h 00 Toronto Wrightbar 29-01 10 h 00 Montréal ACQUISITION ET ARRÊT DES TRANSACTIONS NEW TOTAL Symbole : (TGI) Valeurs : actions ordinaires Modalites : les transactions sur les actions susmentionnées ont ¦ été arrêtées le 18 janvier dernier en attendant l’émission d'un communiqué de presse annonçant que la société demandera à • ses actionnaires d’approuver l’acquisition de POUVOIR ELECTRIQUE MONDIAL INVESTISSEMENTS K.INC., une société privée, en retour de l’émission de 8 808 000 actions ordinaires de GROUPE NEW TOTAL ru | MODIFICATIONS AUX ACTIONS DE CAPITAL MULTIBANC NT FINANCIAL (MIB) et MULTIBANC FINANCIAL (MBK.PR.A) Valeurs : actions donnant droit aux plus-values; actions privilégiées participantes rachetables au gré de la société et du ' détenteur.Modalités : le nouveau dividende sur les actions de capital sera ,.de 5 cents par trimestre (20 cents par année) et pourra croître afin de refléter l’augmen-.tation dans les dividendes reçus sur le portefeuille d’actions des banques détenu par MULTIBANC NT FINANCIAL Le nouveau .dividende sur les actions privilégiées de MULTIBANC FINANCIAL sera de 30,6 cents par trimestre (1,224 $ par année), ce qui représente un rendement de 7,20% basé sur le prix initial d’émission de 17$ des actions privilégiées.Date d'entrée en vigueur : après le 5 mars 1993.Note : la société prévoit payer les nouveaux dividendes sur les actions de capital et les actions privilégiées le 5 juin 1993.i l PRIVILÈGE DE RACHAT AU GRÉ DU DÉTENTEUR MULTIBANC FINANCIAL ' Symbole : (MBK.PR.A) Valeurs : actions privilégiées participantes rachetables au gré de ; la société et du détenteur.Modalités : option — espèces; 17$ plus les dividendes accumu-; lés et non versés pour chaque action privilégiée de MULTIBANC FINANCIAL rachetée au gré du détenteur.Date d’échéance : 1 er février 1993.i.Date de paiement : 5 mars 1993.> : MUL TIBANC NT FINANCIAL \ Symbole : (MIB) ; Valeurs : actions donnant droit aux plus-values.Modalités : option — espèces; les détenteurs d’actions donnant droit aux plus-values qui désirent se prévaloir du privilège de rachat le 5 mars prochain recevront une (1) part au prorata du produit net de la liquidation partielle du portefeuille d'actions bancaires de la société, moins le prix de rachat d’une action de catégorie A, soit 17$.: Date d'échéance : 22 janvier 1993.; Date de paiement : 5 mars 1993.; Note : la société peut, à la demande d’un détenteur d’actions : donnant droit aux plus-values, payer le montant d’un rachat au ' gré du détenteur ou de la société en livrant des actions ordinaires des banques pour la valeur équivalente.La société n’est pas tenue de procéder de cette façon, mais prévoit donner suite aux demandes écrites si elle juge qu’il est équitable, raisonnable et possible de le faire.VERSEMENT • ; THE CONSUMERS GAS COMPANY 1 Symbole : (CGT.R) ! Valeurs : reçus de versement.• Modalités : dans le cadre d’un projet de réorganisation, la société projette un dernier versement.Le taux serait d’un reçu de ' versement plus 7,50$ permettant de souscrire à une (1 ) action ordinaire de THE CONSUMERS’ GAS COMPANY.Date d'échéance : 1 er avril 1993.INTERPROVINCIAL PIPE LINE SYSTEM l Symbole : (IPL.R) ; Valeurs : reçus de versement.; Modalités : dans le cadre d'un projet de réorganisation, la société projette un dernier versement.Le taux serait d’un reçu de ; versement plus 11$ permettant de souscrire à une (1) action ordinaire d’INTERPROVINCIAL PIPE LINE SYSTEM.Date d’échéance : 31 mars 1993.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d’information, pourrait s'avérer incomplet.Ces renseignements sont fournis par Tassé S Associés.Limitée Le Liban vit une sévère crise financière depuis deux ans Déficits, dépréciation et inflation freinent la reconstruction l.e Monde DEPUIS que les canons se sont tus, les Libanais de la "génération perdue» vivent une nouvelle épreuve, économique celle-là.Au bilan bien lourd de la guerre, s’est greffée une crise de confiance quant à la capacité de l’Etat d’entreprendre les réformes nécessaires à un retour à l’équilibre financier d’avant guerre.Cette crise s’est traduite par la dépréciation accélérée de la monnaie nationale, la livre libanaise, accompagnée par l’inévitable inflation, la fuite des capitaux et l’apparition d’importants déficits de la balance des paiements.Début 1991, pourtant, l’optimisme était de rigueur.La croissance économique avait repris, tirée par la construction; le produit intérieur brut estimé progressait d’environ 40% en valeur réelle; après plusieurs années de tumulte monétaire, la Banque du Liban parvenait à stabiliser la livre et même à entamer une appréciation modérée.Enfin et surtout, des aides extérieures substantielles avaient été promises, particulièrement un fonds arabe pour la reconstruction du Liban, décidé lors de la conférence de Taïf.Pourtant, les signes avant-coureurs d’une détérioration du climat économique se multipliaient.D’abord sur l’équilibre externe: si les exportations ne progressaient qu’au rythme timide del0%, les importations, elles, explosaient à une cadence annuelle de 56%, dépassant 3,7 milliards$ US pour 1991.Le déficit des comptes courants ainsi creusé n’a pu être financé que grâce à un afflux massif de capitaux, souvent à court terme, alléchés par la perspective de gains appréciables, grâce aux taux d’intérêt élevés sur les bons du Trésor.La ruée vers les bons, ajoutée à d’autres facteurs, a semé les germes d’une crise qui allait aboutir à l’effondrement du gouvernement sous la pression de la rue le 6 mai 1992.Obsolète Sur le plan interne ensuite.La «seconde République» héritait d’une structure administrative lourde, obsolète, inefficace, caractérisée par la prolifération d’entités autonomes au statut budgétaire et financier mal défini.Le gouvernement héritait également du déséquilibre fiscal des années de guerre durant lesquelles, pour maintenir le symbole dç l’existence et de la pérennité de l’État, les dépenses courantes poursuivaient leur croissance alors que les recettes (essentiellement douanières) n’étaient plus perçues par le Trésor, mais par l’assortiment de milices qui contrôlaient les ports et points de passage.Les recettes fiscales ont certes quintuplé en 1991, mais en l’absence d une réforme de la fiscalité et des finances publiques, les sources structurelles du déficit fiscal et de son corollaire, l'instabilité monétaire, demeuraient.L’engouement pour les bons du Trésor a eu de plus pour effet de faussement rassurer les autorités financières sur la capacité réelle d’absorption par le marché de l'endettement public.Le Trésor s’est comporté à l’égard des recettes issues des bons comme si elles correspondaient à des revenus réels et reproductibles, en finançant par leur intermédiaire les dépenses courantes de l’administration, comme les salaires de fonctionnaires et diverses dépenses improductives, sans se soucier du remboursement de cette dette.Le montant de bons du Trésor ne tardait pas à dépasser les 2333 milliards de livres libanaises fin 1991 (+ 128% en un an) et la dette publique interne à crever le plafond de 2600 milliards.Le service de cette dette occupa une part de plus en plus importante dans les dépenses gouvernementales.Parallèlement, les promesses d’aides extérieures dont se berçaient les Libanais tardaient à se concrétiser.Fin novembre 1991, l’économie contenait donc les germes d’explosions à venir.L’étincelle qui l’embrasa fut la décision du gouvernement, début décembre, d’augmenter de 198% les salaires du secteur public, avec effet rétroactif depuis le début de l’année.Cela dans le cadre d’un projet de budget 1992 bien plus déficitaire que le budget 1991! Cette décision engendra une crise de confiance des Libanais et un retrait massif des investisseurs de tous les actifs libellés en livres libanaises au profit des devises, essentiellement le dollar américain.Ainsi, de janvier à mars 1992, les dépôts à terme en monnaie nationale chutèrent de 147 milliards de livres, les dépôts à vue de 20 milliards et les bons du Trésor au secteur bancaire et au public de 122 milliards, et la chute continua malgré trois hausses des taux d’intérêt en février et mars, malgré le quasi-doublement de la part en bons du Trésor de la banque centrale.La dollarisation accélérée des instruments d’échange durant le premier trimestre 1992 a eu pour pendant une hémorragie de devises hors du système bancaire de l’ordre de 506 millions$ US, presque entièrement financée par la banque centrale, qui dut capituler devant la crise de confiance.Dès fin février, le taux de change de la livre libanaise entamait une chute libre, passant de 879 pour un dollar le 19 février à 1070 fin février, pour dépasser 2600 début septembre.La tentative du nouveau gouvernement — arrivé après le soulèvement populaire du 6 mai — de fixer, le 14 juillet, un plafond aux dépenses de l’État, un objectif pour les recettes, et une limite au financement par la Banque du Liban, a donné des résultats modérés.Au bout de deux mois, les recettes ont progressé, mais sans atteindre l’objectif visé.Le financement du déficit par la banque centrale a dépassé de loin la limite imposée et les dépenses ont continué leur progression.Électricité L'office de l’électricité du Liban (EDL), responsable d’une bonne part du déficit du budget de l’État, offre un exemple typique de ces problèmes, analysés par le FMI.Durant la guerre, EDL a continué à approvisionner le pays.sans toucher les recettes correspondantes, faute de pouvoir les percevoir et par suite du détournement généralisé du courant.Mais ce déficit se prolonge: EDL n’a encaissé en 1991 que 32 milliards de livres, alors que la consommation atteignait 133 milliards et les recettes ont encore baissé en 1992.Au défaut de perception, facilité par les protections et le clientélisme, s’ajoute une sous-facturation du courant, le kilowatt-heure étant facturé à 55 livres, le quart du prix de revient.Faute de correction, toute tentative d’améliorer ou d’étendre le réseau ne peut qu’accroître le déficit.Or les responsables d’EDL envisagent de faire passer la production de 350 à 650 mégawatts et d’étendre le réseau de distribution.La seule solution consisterait à n’accorder de crédits à EDL pour l’achat de combustibles et d’équipements qu’en échange d’une amélioration des rentrées: le directeur général de l’établissement lui-même a d’ailleurs demandé l’aide de l’armée pour s’assurer la collecte des abonnements dans certaines régions.L’État doit impérativement imposer des mesures de discipline fiscale et de réforme administrative et budgétaire, qui permettraient aussi de rétablir une relative stabilité monétaire, nécessaire dans un petit pays à économie ouverte comme le Liban.Les marchés ont réagi très favorablement à l’arrivée du nouveau premier ministre, mais ce changement des anticipations ne serait qu’un feu de paille si les réformes indispensables n’étaient pas rapidement mises en oeuvre.Wabel Abdallah, haut fonctionnaire libanais, ancien professeur à l’Université Columbia.TOURISME D’AFFAIRES Le marché changeant des conférences Normand Cazelais VOICI quelques années encore, le marché des conférences, tant universitaires que d’affaires, allait croissant, dans un ciel sans nuages.La guerre du Golfe, la récession et d’autres facteurs plus secondaires ont radicalement changé la situation.Non seulement les entreprises et institutions y regardent-elles à deux fois avant d’y déléguer des représentants (et d’en payer les frais), mais la géographie même de ce marché évolue.Depuis le début de 1991 en fait, de telles conférences ont diminué en nombre et aussi en taille en raison d’une érosion de délégués.En Europe par exemple, selon les estimés d’organismes intéressés comme Gray Dawes Travel de Londres, Kuoni Travel et la Guilde des voyageurs d’affaires français, ce marché a connu une baisse variant entre 33% et 50%.Ce qui ne veut pas dire qu’il se soit efïrondré: il s’est plutôt remodelé.Organiser une conférence est une opération complexe qui coûte cher.C’est pourquoi entreprises et institutions font appel, pour ce faire, à des agences de voyages ou des firmes spécialisées dans le tourisme d’affaires.Mais, à l’image des circonstances, les exigences ont changé.Ce n’est pas que de telles conférences soient moins appréciées.Prenons le cas des conférences destinées aux gens d’affaires.Leur popularité tient au fait qu’elles offrent à ces derniers l’opportunité de se concentrer sur des sujets précis, souvent de grande actualité, sans se faire déranger à tout moment par des collègues, des coups de téléphones ou des affaires dites urgentes à régler.Elles leur permettent aussi d’y associer des vacances auxquelles pourront participer conjoints et enfants.D’ailleurs, de l’avis de leurs organisateurs, les activités de loisir proposées tant aux participants qu’à ceux et celles qui les accompagnent s’avèrent en fait aussi importantes que les activités des conférences elles-mêmes.Dans ce contexte, le choix du lieu pour tenir une conférence s’avère fort stratégique, en raison des dépenses impliquées (de 1200$ à 5000$ par personne en moyenne selon la durée de la conférence et l’ampleur du déplacement) et de l’attrait de la destination considérée.Mais ce marché, il faut le souligner, n’est pas à l’abri des incongruités.Ainsi, il semble encore que ce dernier facteur l’emporte sur les considérations financières.En Europe, pour reprendre cet exemple, les destinations à la fois les plus sollicitées et les plus fréquentées sont les plus chères: la Principauté de Monaco vient toujours en tête de liste pour la tenue de conférences d’affaires, suivie de Paris et ensuite de la plupart des capitales et grandes villes du Vieux-Continent.D’autres destinations, qui ont pour elles de véhiculer des valeurs d’exotisme émergent aussi: file de Cypre pour les Européens, les Caraïbes pour les Nord-Américains et pour les Européens également.Certaines villes du Sud-Est asiatique, dont Singapour est la plus dynamique représentante, se positionnent de mieux en mieux sur ce marché.Tout cela représente de sérieux casse-têtes pour les agences et firmes spécialisées.Si leurs clients tiennent toujours à organiser et à participer à des conférences qu’ils jugent utiles sinon nécessaires, leurs attentes ne vont pas en se simplifiant.Sans compter que le fisc des différents états se fait de moins en moins libéral envers les participants et les entreprises ou institutions qui les délèguent.À SURVEILLER Lundi ¦ La semaine du papier La semaine du papier 1993, mise sur pied par l'Association canadienne des pâtes et papiers, s’amorce par une conférence portant sur les perspectives de l’industrie.Tout au long de la semaine, les chefs de file de l’industrie papetière aborderont différents sujets considérés comme étant les véritables enjeux de ce secteur d’activités névralgique.Mardi ¦ Déjeuner-causerie avec Bombardier La Chambre de commerce du Montréal métropolitain organise un déjeuner-causerie autour de Bob Brown, du Groupe aéronautique Bombardier, Amérique du Nord.¦ Comprendre et administrer les régimes de retraite L’Association des professionnels en ressources humaines du Québec présente un atelier qui vise à démystifier les régimes de retraite.L’animateur est Robert Dumas, actuaire et conseiller principal à la Société Conseil Mercer.Mercredi ¦ Humour, santé, travail André Descheneaux, président de l’Association de l’humour appliquée, est l’invité du déjeuner-causerie organisé par l’Institut des vérificateurs internes.Le thème: l’humour au travail.une Affaire sérieuse.¦ Le maire de Longueuil au midi-contact Les projecteurs sont orientés sur Roger Ferland, maire de Longueuil, lors du midi-contact de la Chambre de commerce de la Rive-Sud.¦ Gestion des interactions Séminaire organisé par la Chambre de commerce de Laval.¦ La culture «Clients» Déjeuner-causerie autour du thème «Clients», proposé par la Fédération de l’informatique du Québec.Jeudi ¦ Programme d’aide aux employés Atelier présenté par l’Association des professionnels en ressources humaines du Québec portant sur les éléments nécessaires à la mise sur pied d’un programme d’aide aux employés.L’animatrice est Marie Roy-Brisebois, administratrice du PAE de Johnson & Johnson.¦ Prévisions économiques 1993 La Chambre de commerce du Montréal métropolitain présente une conférence portant sur les prévisions économiques 1993.Le petit déjeuner-conférence annuel s’ouvre sur les prévisions d’Alex Thomson, vice-président, services économiques de la Banque Royale.¦ Commerce avec Israel La Chambre de commerce du Montréal métropolitain parle de commerce international- Israel lors d’un petit-déjeuner causerie.Vendredi ¦ Les projets d’immobilisations d’Hydro-Québec Le Centre international de recherche et formation en gestion des grands projets accueille Armand Couture, président et chef de l’exploitation d’Hydro-Québec, lors d’un petit déjeuner-conférence.M.Couture fera le lien entre lps investissements de la société d’État et le rôle de l’entreprise comme moteur du développement économique au Québec et en régions.¦ La supervision renouvelée Atelier préparé par l’Association des professionnels en ressources humaines du Québec qui tournera autour du rôle actuel et futur de gestionnaire de premier niveau.L’animateur est Richard Desbiens, conseiller senior en management et associé chez CFC.¦ Stratégie de service: opération à coeur ouvert Petit déjeuner-causerie et atelier de formation avec André Coupet, consultant, associé au Groupe Se-cor, organisés par l’Association québécoise du service à la clientèle.Le sujet: la stratégie de service, sur laquelle doit reposer l’action de l’entreprise.¦ Le financement des alliances La Chambre de commerce du Montréal métropolitain propose une mini-conférence portant sur le thème Le financement des alliances par l’intermédiaire de capitaux externes.Les événements diffusés dans cette chronique ont été recensés en collaboration avec L'Informateur des gens d’affaires, le média des événements d’affaires.Tél: (514) 355-0474 Les événements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons en garantir l’exactitude.LE REGIME ENREGISTRE D'EPARGNE-RETRAITE 1992 DANS RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 985-3399 Date de tombée: le 11 février 1993 LE DEVOIR UN VÉHICULE D'ÉPARGNE MODERNE • L’abc du REÉR, ses avantages et ses inconvénients par rapport aux fonds de pension traditionnels.• Le privilège d’insaisissabilité.Que vaut-il au juste?• Tout sur le REÉR-hypothèque.• Pourquoi un REÉR au nom du conjoint?• Le transfert d’une allocation de départ.Voici quelques-uns des sujets traités clairement et pour tous par des spécialistes dans le cahier spécial du devoir sur les REÉR publié le 20 février prochain.Ce cahier sera suivi d’une série de six chroniques hebdomadaires dans les pages économiques du devoir sur l’évolution de la campagne des REÉR 1992.Les efforts des institutions financières y seront suivis et expliqués jusqu'à la date limite, incluant un tableau complet des produits offerts avec leurs caractéristiques.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. ^ 6 B Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 LES SPORTS Bruny Surin s’impose maintenant au 200m SHERBROOKE (PC) — Le sprinter montréalais Bruny Surin a établi un record canadien en salle au 200 mètres, samedi soir à Sherbrooke, en parcourant la distance en un temps de 21,08 secondes.Surin a ainsi battu par six centièmes de seconde l’ancien record ; (21,14) qui appartenait à Desai Williams depuis 1981.«Mon objectif est de briser la barrière des 21 secondes en salle, a commenté Surin.L‘an prochain, j’entends venir m’entraîner ici pour atteindre cet objectif.» Surin devait disputer l’épreuve de 60 mètres, mais il s’est désisté au dernier moment en faveur du sprint de longue distance.«J’aurais pu aussi courir le 60 mètres, a dit Surin, mais en ce moment je tiens surtout à m’améliorer en vitesse et en endurance.Je ne pense pas avoir à perfectionner ma technique dans les départs.» Surin entend atteindre le sommet de sa forme au mois de mars en prévision des championnats mondiaux en salle sur courte distance qui seront présentés, du 11 au 14 mars, au SkyDome de Toronto.Selon lui, la piste de l’université de Sherbrooke est idéale pour parfaire un entraînement axé sur ren-durance.«J’aime bien les épreuves de 200 mètres, a-t-il corpmenté.Ici, les virages sont serrés.A Montréal (au Centre Claude-Robillard), quand tu t’engages dans le couloir numéro deux au départ, tu risques de finir dans le numéro quatre après le troisième virage.Tout est conçu sur le plat.» Plus tôt dans la journée de samedi, Surin s’est fait complice d’un record provincial au relais 4 X 200 mètres en compagnie de Wilsend Chrispin, Stéphane Belfort et Pascal Caron.Surin renouera avec la compétition le 5 février à l’occasion des Mill-rose Games au Madison Square Garden de New York.PHOTO AP L’Allemand Michael Stich garde les yeux sur la balle lors de sa victoire aux dépens de Ken Carlsen du Denmark, 6-7 6-4 6-4 6-0, aux Internationaux d’Australie, à Melbourne, hier.Stich accède maintenant aux quarts de finale où il affrontera Jim Courier, numéro un mondial et tenant du titre.Courier continue, Edberg en suspens MELBOURNE, Australie (Reuter) — Jim Courier a poursuivi hier son parcours sans faille aux Internationaux d’Australie où son principal rival, le Suédois Stefan Edberg, se débat avec une blessure au dos.Le numéro un mondial, tenant du titre, a franchi sa première semaine sans encombre et sans perdre un set.L’Américain s’est qualifié pour les quarts de finale sans forcer aux dépens de l’Espagnol Sergi Bruguera, tête de série numéro 15 — 6-1,6-3 et 7-6.«C’est sans aucun doute un pas dans le bon sens.J’ai joué aujourd’hui comme j’espérais le faire.Pendant les deux premiers sets, j’avais le feu.J’ai tapé aussi fort que je pouvais», a déclaré Courier.Edberg, lui, n'a pas tapé du tout.Déjà contraint à l’abandon en simple en 1989 et 1990, le Suédois, double vainqueur de l’épreuve, a été contraint de renoncer au double en raison de douleurs au dos.«Il va continuer à recevoir des soins et nous espérons qu’il sera en mesure de tenir sa place sur le court demain (aujourd’hui)», a annoncé son entraîneur Tony Pickard.Une bonne affaire pour Boetsch?Un éventuel forfait en simple du numéro 2 mondial permettrait au jeune Français Arnaud Boetsch, son prochain adversaire, de se hisser pour la première fois de sa carrière en quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem.Après Courier, l’Allemand Michael Stich s’est aussi qualifié pour les quarts de finale en usant le Danois Kenneth Carlsen 6-7 6-4 6-4 6-0.La pluie a quelque peu bouleversé le programme d’hier à Flinders Park.Mais la Française Mary Pierce a été suffisamment expéditive pour échapper aux ondées.Elle a exécuté l’Américaine Gigi Fernandez 6-0 et 6-0.La Française d’origine américaine affrontera, dans son premier quart-de-finale d’un tournoi du Grand Chelem, l’Argentine Gabriela Sabatini, qui a battu l’Australienne Nicole Provis 7-5 et 6-3.«Je ne regarde pas le tableau avant d’entrer sur le court», a dit Pierce, guère impressionnée.Steffi Graf, victorieuse de la Bulgare Magdalena Maleeva 6-3 et 6-3 et Arantxa Sanchez Vicario, qui a battu difficilement l’Allemande Anke Huber 7-5 et 6-3, se sont elles aussi qualifiées pour les quarts.Coupe du monde de ski Une première pour Chauvet Biaîhlon-relais Bédard pousse le Canada en 7e place ANTERSELVA, Italie (AP) — Le Canada, mené par Myriam Bédard, première au classement général individuel, a terminé au septième rang du relais 30 kilomètres de l’épreuve de Coupe du Monde de biathlon d’Anterselva, en Italie.Les autres représentantes canadiennes étaient les Albertaines Gill Hamilton et Yvoinne Visser ainsi que Lise Meloche, d’Ottawa.La victoire est allée à l’Allemagne devant la Russie.Les Allemandes ont parcouru la distance en un temps d’une heure, 38 minutes et 37,2 secondes.Bédard et ses acolytes ont réussi un chrono de 1:43.05.8.Chez les hommes, l’épreuve de 30 kilomètres a été remportée par la Suède.Les Suédois ( Ulf Johansson, Tord Wiksten, Leif Andersson et Mikael Loefgren) ont battu respectivement la Norvège et l’Allemagne.Les Suédois ont parcouru la distance en une heure, 20 minutes, 47.2 secondes.Le Canada, représenté par Glenn Rupertus, de Camrose (Alberta), Steve Cyr, de Val Bélair, Jean Paquet, de Loretteville, et Tony Fiala, de Quesnel fC.-B.), a terminé lie en 1:27:05.7.Au classement général de la Coupe du monde masculine après trois épreuves, l’Allemagne est en tête avec 69 points, devant l’Italie (67) et l’Autriche (66).La France est sixième avec 54 points.HAUS, Autriche (Reuter, PC) — Patricia Chauvet a profité d’une bévue de la Suissesse Vreni Schneider, reine du slalom mondial, pour s’offrir hier à Haus sa première victoire en coupe du monde de ski.La jeune skieuse de Montge-nèvre, 25 ans, quatrième après la première manche, a effectué une démonstration d’agressivité dans la deuxième pour s’imposer en 1:38.24, devant l’Autrichienne Anita Wach-ter, actuel leader de la Coupe du monde et l’Italienne Morena Galli-zia.Aucune Canadienne n’était inscrite à l’épreuve.Chauvet, qui avait vu ses espoirs de gloire olympique à Alberville brisés par une mononucléose, a ainsi pris sa revanche.Son meilleur résultat n’était jusqu’alors qu’une VEYSONNAZ, Suisse (Reuter) — L’Autrichien Thomas Stangassinger a mis fin à des années de disette en s’imposant hier dans le slalom de Coupe du monde de Veysonnaz, en Suisse.En 1:30.42, le vice-champion du monde de la discipline a éclipsé l’Italien Alberto Tomba, deuxième à 57 centièmes, mais surtout renoué avec un succès qui le fuyait depuis 1989.Tomba, encore battu, a pu se consoler en dominant le Suédois Tomas Fogdoe, son grand rival cette année.Vainqueur de trois slaloms cete saison, Fogdoe a commis deux grosses erreurs en fin de deuxième manche et a terminé à 1.22 de Stangassinger.«Pour moi, être sur le podium est deuxième place sans lendemain à Piancavallo, en Italie, en 1987.Cette saison, «Patou» avait dû se contenter d’une sixième place à Steamboat Springs, aux Etats-Unis.Mais cette victoire, Chauvet la doit avant tout à Schneider.La grande dame du slalom lui a en effet fait la fleur d’enfourcher une porte en début de seconde manche alors qu’elle avait survolé la première avec près d’une seconde d’avance sur ses rivales.Grâce à sa deuxième place, en 1:38.87, Wachter a porté son total en tête de la Coupe du monde à 829 points.Chauvet est ainsi devenue la première Française à s’imposer en slalom depuis Christelle Guignard à Bad Kleinkirchheim en 1985.«J’ai fait une bonne première toujours un bon résultat, a expliqué Fogdoe.Peu importe la place.J’ai eu des craintes quand j’ai entendu une rumeur disant que je pourrais être disqualifié.J’étais sûr d’avoir franchi toutes les portes, et cela a un peu terni mon plaisir.Maintenant, je vais rentrer chez moi, recharger mes accus avant les Mondiaux.» De son côté, Stangassinger savourait son moment de gloire: «Cette victoire vient à point avant les Championnats du monde, a-t-il dit.Elle m’assure ma sélection pour Morioka.Je n’ai jamais été tendu, même uand j’ai vu l’écart qui me séparait e Tomba.D’ailleurs, Alberto est battable, en ce moment, et pour moi, l’adversaire du jour c’était Fogdoe.» Tomba, pour sa part, ne semblait manche et ensuite j’ai tout donné dans la seconde.J’avais aussi choisi mon dossard de chance, le 13», a-t-elle dit.Elle a ajouté que ses ennuis de santé de l’an passé étaient oubliés.«Maintenant, tout va bien et je suis impatiente d’être aux championnats du monde.» Wachter était tout aussi ravie d’avoir pu creuser l’écart en Coupe du monde sur une autre Française, Carole Merle, qui ne prend pas part aux slaloms.«C’est excellent pour le moral avant les championnats du monde», a-t-elle dit.Schneider, quant à elle, faisait contre mauvaise fortune bon coeur.«J’ai peut-être un peu trop forcé mon talent.Je suis désolée d’avoir déçu mes supporters.» pas tellement déçu: «J’ai perdu un peu de temps au départ, car j’ai ouvert le portillon avant de m’élancer et ce n’est pas la première fois que cela arrive, a-t-il ait.Je n’ai pas gagné aujourd’hui, mais bon, j’ai battu cette semaine Girardelli en géant et Fogdoe en slalom.Je ne serai pas favori à Morioka, mais cette situation me va très bien.» Dixième de ce slalom, le Luxembourgeois Marc Girardelli, déjà bien placé la veille en descente, s’est imposé dans le combiné devant le Norvégien Kjetil AndreAamodt et l’Autrichien Gènther Mader.Girardelli a accentué son avance au classement de la Coupe du monde avec 1.073 points contre 692 à son plus proche rival, Tomba.Et Stangassinger s’impose enfin Athlétisme: des examens sanguins pour détecter les dopages DJAKARTA, Indonésie (AP) — Le Conseil de la Fédération internationale d’athlétisme amateur a annoncé hier qu’elle allait recourir également a des examens sanguins pour détecter l’éventuel dopage des athlètes.Arne Ljungqvist, principal expert de la FIAA en matière de dopage, a souligné que la FIAA serait la pre- miere fédération mondiale à utiliser de tels tests.Il a toutefois ajouté qu’elle n’obligerait pas les organisateurs de meetings à y recourir.Il a précisé que les analyses, à )artir de sang recueilli au lobe de ’oreille ou au bout d’un doigt, seraient effectuées dans le laboratoire accrédité par la FIAA et le Comité international olympique (CIO) à Oslo.Des préparatifs sont en cours pour utiliser de tels examens, venant s’ajouter aux analyses d’urine, lors des meetings prévus cette année à Stuttgart, Bruxelles, Oslo et Zurich.Il reviendra aux organisateurs des championnats du monde de Stuttgart de les utiliser aussi ou non.Le CIO envisage également de s’en servir à partir des Jeux olympiques d’hiver de l’an prochain à Les experts estiment que de tels examens permettront de déceler certains produits dopants qui échappent aux analyses d’urine.L’hiver de force Gilles Marcotte VOUS CONNAISSEZ sûrement les soupes Campbell.Probablement connaissez-vous le pop-peintre américain Andy Warhol, qui a déjà donné dans la can de soupe en question et fait sa généreuse Kart pour la faire connaître.Bon.lais avez-vu entendu parler de lTntemational HiverActif, qui n’est pas une marque de pneu?Non, pas vraiment.?Alors mangez donc de la soupe Campbell.Vous aurez, outre le plaisir de goûter aux délices de l’art et à ceux, disons du concentré de crème de champignons, celui d’apprendre un peu ce qu’est l’International HiverActif.Campbell s’y est associé en imprimant sur ses boites le logo de ce super-événement de santé et de francne camaraderie entre les pays nordiques.Si l’idée de cette dégustation ne vous dit rien de bon, que vous préférez votre bouillon maison, que vous en avez soupé d’Andy, alors vous pouvez toujours continuer à lire, vous allez à peu près tout savoir.LTntemational HiverActif, désigné à l’origine, il y a cinq ans, sous le nom de l’Aventure Physiforme Canada-URSS, est une fête faite à la saison froide à laquelle sont conviés les citoyens de 34 villes de cinq pays nordiques, dont les deux fondateurs auxquels se sont joints la Finlande, la Suède et les Etats-Unis.Les gouvernements, soucieux, comme on le sait de la santé de leurs électeurs, prennent de leurs sous pour organiser un Sand carnaval et leur offrir verses activités aptes à les faire sortir, comme marcner pour se rendre au travail, patiner, K ramener le chien, faire des onhommes de neige, aller glisser avec le p’tit, ainsi de suite.Bref, comme dirait l’autre: comment prendre l’hiver de force?GRANDE FETE.Une somme de 207 000 $ en deniers fédéraux y a été consentie.Avec la participation des marchands de soupe, des compagnies d’aviation, d’autobus, des hôteliers, le budget d’opération grimpe près du demi-million.Une assez grosse affaire finalement, qui a commencé, hélas au ralenti, en fin de semaine, le concours de bonhommes de neige Sirévu dans les Iles, se trouvant ort compromis étant donné que la pluie plus que la bise est venue.Il y a heureusement bien d’autres activités au menu, dont, par exemple, une vaste séance de «work out» (exercices d’aérobie), en plein air, en plein boulevard René-Lévesque, fermé entre Saint-Urbain et Jeanne-Mance, mercredi midi.Les organisateurs dTIiverActif estiment que dans les tours avoisinantes il y a environ vingt mille travailleurs.C’est principalement eux qui sont invités à aller se dégourdir au son de la musique, sous la direction d’une animatrice experte.Quant aux travailleurs plus éloignés, nul doute que les employeurs avisés et au fait des dernières théories sur la productivité, leur feront cadeau de quelque temps supplémentaire à l’heure du dîner pour qu’ils puissent participer à ces sains ébats.Et contribuer du même coup à faire de Montréal la plus hiveractive des villes en lice, car il y a dans tout cela, une comptétion amicale, fondée sur une compilation de points reliés à la participation des citoyens, dont je vous épargne les détails, que vous pourrez toujours obtenir au numéro: 983-9595.JE NE PASSERAI point sous silence toutefois, la brochette de personnalités qui, vous le verrez, témoignent de l’envergure de l’affaire et qui ont accepté d’en être les porte-parole.A commencer par le père Sablon qui porte moins souvent la soutane, mais toujours autant la parole, et la bonne, qui est vice-président du conseil d’administration.Père Sablon, 75 ans au printemps, qui fera cette semaine ses adieux officiels à la direction générale de son Centre Immaculée-Conception, qui fait encore de la planche à voile et du ski de fond, rayonne de santé, ma foi, et quasiment de jeunesse: les bienfaits, j’imagine, de l’état de grâce.Serge Savard, qui était avec le hockeyeur soviétique Yakushev, le principal porte-parole de l’événement à sa naissance il y a cinq ans, en est le président.Moins svelte que son collègue ecclésiaste, le pdg du Canadien, qu’on ne voit plus un cigare au bec comme il en eu une longue habitude, a affirmé qu’il marchait une heure chaque soir ces temps-ci et qu’il avait repris l’entraînement sur patins afin d’être fin prêt pour le match des Anciens, le 5 février prochain, veille du match des étoiles présenté au Forum.Le ministre des Transports, l’honorable Jean Corbeil, au nom de son honorable homologue à la Jeunesse, à la Condition physique et au Sport amateur, Pierre H.Cadieux, a aussi joint sa voix aux autres lors du lancement et il a puisé dans son érudition latine pour inviter la population au «mens sgjia in corpora sano».Ces quelques gros canons ont donc en choeur ouvert le feu sur l’hiver, cette bête noire des pays nordiques, qui encabane le citoyen, l’anKylose, le sclérose et même le cirrhose à l’occasion et nous ont invité, instamment, pour notre bien et celui de la nation, à défier la froidure.O.K., bravo! Nos tuques, nos mitaines, on y va.Sauf que, la neige, elle est où la neige?Quel hiver?Et quelle misère! Quand on pense à tous ces skieurs qui ne savent plus à quel saint se vouer.Dites-donc, Père Sablon, justement, je ne sais pas mais peut-être pourriez-vous faire, enfin faire quelque chose, parce que ma foi au bon Bieu, c’est pas catholique cet hiver-là.EN BREF.Victoire de Lussier à Val d’Isère VAL DTSERE, France (PC) — Le Québécois Patrick Lussier a remporté samedi sa première victoire européenne lors d’un slalom disputé à Val d’Jsère en France.L’athlète de Bromont, participait, avec les membres de l’Equipe du Québec, à la Copa Latino Americana, une épreuve de calibre international.Avec cette victoire, Lussier a récolté 26,95 points FIS.Cet excellent pointage pourrait lui permettre de rivaliser avec les 70 meilleurs slalomeurs au monde.Inscrit à la même épreuve, son coéquipier Sébastien Turgeon, de Québec, a pris la 20e position.HOCKEY Ligue nationale Vendredi Québec 2, Buffalo 6 Montréal 2, New Jersey 6 Pittsburgh 1, Edmonton 2 Winnipeg 4, Calgary 4 Samedi Chicago 6, Hartford 2 Vancouver 3, Minnesota 3 New Jersey 5, Boston 7 Buffalo 3.Québec 4 San José 1, Tampa Bay 5 Philadelphie 4, NY Islanders 8 Ottawa 4, Washington 6 Montréal 0, Toronto 4 Pittsburgh 4, Calgary 3 Edmonton 5, Winnipeg 8 Detroit 3, Saint Louis 4 NY Rangers 8, Los Angeles 3 Hier Hartford à Philadelphie Minnesota à Tampa Bay Vancouver à Chicago Ce soir Boston à Montréal, 19h35(TVA) Demain Boston à Québec New Jersey à NY Islanders Washington à Pittsburgh Minnesota à Toronto Buffalo à Philadelphie Ottawa à Saint Louis Detroit à Calgary San José à Los Angeles LIGUE NATIONALE Conférence Prince de Galles Section Charles Adam MONTRÉAL Pi g p n bp 51 29 17 5 205 QUÉBEC 49 27 16 6 205 BOSTON 48 27 18 3 194 BUFFALO 48 23 19 6 209 HARTFORD 48 13 31 4 153 OTTAWA 51 4 44 3 112 Section Patrick PITTSBURGH 49 32 13 4 212 WASHINGTON 48 25 19 4 192 NEW JERSEY 47 24 20 3 167 NY RANGERS 48 22 19 7 196 NY ISLANDERS 48 21 22 5 194 PHILADELPHIE 46 17 22 7 181 Conférence Clarence-Campbell CHICAGO Section Norrls 52 29 17 6 179 DETROIT 51 27 20 4 212 MINNESOTA 48 24 17 7 170 TORONTO 49 23 19 7 166 SAINT LOUIS 49 20 23 6 169 TAMPA BAY 50 16 32 2 159 VANCOUVER Section Smythe 48 29 13 6 218 CALGARY 49 25 18 6 187 WINNIPEG 49 24 20 5 185 LOS ANGELES 48 23 20 5 195 EDMONTON 51 17 27 7 139 SAN JOSE 49 6 41 2 134 bc pts Les meneurs 170 63 b P pts 178 60 Lemieux, Pit .39 65 104 173 57 LaFontaine, Buf .30 55 85 170 52 Oates, Bos .29 52 81 223 30 Recchi, Phi .29 46 75 245 11 Mogilny, Buf .46 27 73 Bure, Van .44 29 73 164 68 Selanne, Win.39 34 73 172 54 Turgeon, NYL.29 44 73 158 51 Gilmour, Tor .18 54 72 187 51 Stevens, Pit .36 33 69 178 47 Yzerman, Det.34 35 69 190 41 Roenick, Chi .27 42 69 Robitaille, LA 32 33 65 I Hull, StL 32 32 64 Sakic, Qué 31 33 64 139 176 159 64 58 55 fL 156 53 Sakic, Qué 31 33 64 4b Muller, Mil 22 42 64 Sundin, Qué 26 37 63 Damphousse, Mil 25 38 63 145 64 Lebeau, Mil 23 40 63 161 56 Duchesne, Qué.14 43 57 182 53 Nolan, Qué 23 29 52 202 51 Ricci, Qué 17 34 51 197 41 Bellows, Mil 20 29 49 237 14 Keane, Mil 12 34 46 Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 B 7 ?FONDÉ EN l 9 l 0 ?s?_ j.Hi 4 • ï#i aüi i#! :• WSS «W"*J V' 'HM PP.H!i: ¦ S' •'.% ^ , isis PPPmS ÜS1 Wmm V .*>- 'WW* ¦ v an V 1' 8 M Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 L’ACTUALITE INTERNATIONALE ¦M L L’Irak minimise la portée des incidents Bagdad tente de calmer le jeu avec la nouvelle administration américaine BAGDAD (AFP) — L’Irak minimise la portée des incidents militaires dont Washington fait quotidiennement état depuis trois jours, dans un souci manifeste de calmer le jeu avec la nouvelle administration américaine, estimaient hier des diplomates à Bagdad.Un porte-parole officiel a démenti ue l’artillerie irakienne ait tiré ans la nuit de samedi à hier sur trois avions américains dans la zone d’exclusion aérienne imposée par les alliés au sud du 32e parallèle, comme l’avaient affirmé les Etats-Unis.«Aucune de nos batteries de défense anti-aérienne n’a ouvert le feu ou activé son radar», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.L’Irak a par la même occasion réaffirmé pour la troisième fois son engagement à respecter le cessez-le-feu unilatéral en vigueur depuis mercredi dernier, officiellement pour prouver sa bonne volonté à l’égard du nouveau président américain Bill Clinton.Des diplomates occidentaux soulignent que c’est le ministère des Affaires étrangères qui a, à chaque fois, commenté les incidents, et non un porte-parole militaire, ce qui donne à penser que, dans l’esprit des dirigeants irakiens, l’heure est à la diplomatie et non à la confrontation.Depuis trois jours, le scénario est quasiment identique: Washington annonce que des radars de batteries anti-aériennes ont «accroché» des avions alliés qui survolaient le territoire irakien et que ces derniers ont riposté à cet acte considéré comme hostile en attaquant les batteries.A chaque reprise, l’Irak dément avoir activé ses radars dans les zones d’exclusion aérienne du nord et du sud, et affirme ne pas disposer de batteries de missiles dans ces régions.d’exclusion aérienne.Dans une tentative de prouver leur bonne foi, les autorités irakiennes ont organisé vendredi dernier une visite guidée d’un site bombardé où, pour la première fois, l’on ne pouvait voir ni dégât ni victime.Les officiers de l’armée de l’air et de la défense anti-aérienne ont affirmé aux journalistes, en présence de guides du ministère de l’Information et d’un général de l’armée de l’air, qu’ils obéissaient aux instructions de ne pas ouvrir le feu.Ils ont toutefois refusé de dire si, en tant que militaires, ils acceptaient de recevoir des bombes sans riposter.Hier, le président Saddam Hussein s’est entretenu avec le commandant en chef des forces aériennes, le général Mozahem Saab al-Hassan, en présence d’autres officiers ainsi que du conseiller et gendre du président, M.Hussein Kamel, patron de l’Organisme de l’industrialisation militaire, et du directeur de cet office, M.Amer Ra-chid.Si l’Irak cherche à temporiser en espérant toujours un changement de politique du président Bill Clinton, il manifeste également son souci de maintenir la cohésion de son armée et de préserver son moral, en dépit des incidents.Pour apaiser son opinion intérieure, le gouvernement irakien a tantôt qualifié ces attaques d’actes «agressifs et provocateurs» qui n’ont pas fait de dégâts, tantôt d’informations «fabriquées de toutes pièces», assurant quaucun missile «n’avait visé des positions irakiennes».Dans un commentaire diffusé hier, l’agence irakienne INA a accusé «les partisans du président sortant George Bush» qui occupent toujours des postes clés au Penta-one, d’avoir provoqué les indents.PHOTO AFP Des travailleurs irakiens ont poursuivi hier la réparation des dégâts causés à l’hôtel Al-Rachid à Bagdad par un missile américain.À Bakhira, au nord du 36e parallèle — secteur visé jeudi par un appareil allié — le commandement militaire a affirmé que la plus proche batterie se trouvait à 30 km plus au sud, soit hors de la zone Trois morts dans des accrochages en Somalie BRUXELLES (Reuter) — Trois So-maliens ont trouvé la mort ces dernières 24 heures au cours d’accrochages où étaient impliqués des soldats belges participant à l’opération -Rendre espoir» dans le port méridional de Kismayu, a annoncé hier un porte-parole militaire belge à Bruxelles.Lors d’une conférence de presse, le colonel Guy Vervotte a dit qu’une Somalienne avait été tuée par balles dans un échange de coups de feu consécutif à une attaque visant des soldats belges qui escortaient un convoi.Samedi soir, des parachutistes belges avaient tué deux Somaliens en attaquant une maison dont les occupants avaient ouvert le feu sur eux.Selon l’agence Belga, un sous-officier belge a été blessé hier par des éclats de grenade alors qu’il se ren- dait à l’aéroport de Kismayu avec une colonne militaire.Six autres soldats soldats belges avaient été légèrement blessés par des tirs de grenades vendredi et samedi.Le colonel Vervotte a dit que le commandant des forces belges à Kismayu, le colonel Marc Jacqmin, avait recommandé au ministre du Développement Erick Derijcke d’annuler une visite à Kismayu prévue cette semaine en raison de l’insécurité ambiante.Le ministre devait s’y rendre avec Manuel Marin, commissaire européen au Développement.L’organisation Médecins sans Frontières (MSF) a évacué sept de ses neuf volontaires étrangers de Kismayu à la suite de jets de pierres sur ses véhicules au cours de manifestations xénophobes intervenues samedi dans la ville.AVIS PUBLICS 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16H00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12h00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi Pierrette Rousseau Téi: 985-3344 Fax 985-3340 Province de Québec, district de Montréal, COUR MINICIPALE, NO: 334856620.VILLE DE ST-LEONARD, demanderesse, -vs- DENIS TOPOLUK, défendeur.Le 05 février 1993, à 1 Ui30 de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 4386, rue RENE GOUPIL, en la cité ST-LEONARD, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 Camion de marque Ford Van S-250 1978, palque EPr 475, très endommagé.Conditions: ARGENT COMPTANT.PIETRO MACERA, huissier, 514-352-5172, de l'étude: PIETRO MACERA, HUISSIERS, 3, St-Paul Ouest, 1 er étage, Montréal, Qc, H2Y 1Y6, le 22 janvier 1993 AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM NOM: Flavio Patricio Orellana PRENEZ AVIS que Flavio Patricio Orellana, domicilié ou 2376, rue Knox à Montréal, province de Québec, H3K IP9, s’adressera au Ministre de la justice du Québec afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de: Flavio Patricio Wettlin Montréal, ce 13 janvier 1993.FERLAND, OUELLET, PROULX & BÉLANGER Procureurs de Yves Robidoux.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 8 décembre 1992 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 162795 CANADA INC.FAISANT AFFAIRES SOUS LA RAISON SOCIALE DE DAI LIGHT II a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTREAL, le 15ième jour de décembre 1992, sous le numéro 4569467.Ce 12ième jour de janvier 1993.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.Avis est por les présentes donné que le control de vente en date du 8 décembre 1992 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 162795 CANADA INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTREAL, le 15ième jour de décembre 1992, sous le numéro 4569466.Ce 12ième jour de janvier 1993.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.AVIS est par la présente donné conformément à l'article 1571d.du Code civil du Bas Canada qu'un acte de cession-transport général de toutes les dettes, présentes et futures, de TRANSPORT DÉNOGENT INC., dont la principale place d'affaires est située à Saint-Jean-Baptiste, Québec, en faveur de RIVIERA FINANCE, INC., a Hire de garantie, a été enregistré au Bureau d'enregistrement de b Division d'enregistrement de Rouville, le 30 octobre 1992, sous le numéro 220657.Montréal, ce 20 janvier 1993.AVIS est par b présente donné conformément à l'article 157ld.du Code civil du Bas Canada qu'un acte de cession-transport général de toutes les dettes, présentes et futures, de GERO-NEON (1988] INC., dont b principale place d'affaires est située à Montréal-Nord, Québec, en faveur de RIVIERA FINANCE, INC., à titre de garan-He, a été enregistré au Bureau d'enregistrement de la Division d'enregistrement de Montréal, le 23 juillet 1992, sous b numéro 4528150 Montréal, ce 20 janvier 1993.AVIS est par b présente donné conformément à l'article I57ld.du Code civil du Bas Canada qu'un acte de cession-transport général de toutes les dettes, présentes et futures, de 2963-1264 QUÉBEC INC,, dont b principale place d'affaires est située à longueuil, Québec, en faveur de RIMERA FINANCE, INC., à titre de garanHe, a été enregistré au Bureau d'enregistrement de b Division d'enregistrement dé Chombly, le 1er décembre 1992, sous le numéro 925516.Montréal, ce 20 janvier 1993.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION 2623-5929 QUEBEC INC.Prenez avis que b compagnie 2623-5929 QUÉBEC INC.demandera à l'inspecteur général des institutions financière 1a permission de se dissoudre.LEONARD TANNENBAUM Procureurs de 2623-5929 QUEBEC INC ENTREPOT D'ELECTRONIQUE STEREO MONTREAL INC.MONTREAL STEREO ELECTRONIC WAREHOUSE INC.Prenez avis que b compagnie ENTREPOT D'ELECTRONIQUE STEREO MONTREAL INC./ MONTREAL STEREO ELECTRONIC WAREHOUSE INC.demandera à l'inspecteur général des institutions financières b permission de se dissoudre.Montréal, le 21 janvier 1993.ROBINSON SHEPPARD SHAPIRO _________Procureurs de la compagnie AVIS AMS est par bs présentes donné en vertu de l'article 1571 (d) du Code civil du Bas-Canada qu'une cession générale de créances en dote du 11 janvier 1993 par loquelb 2837242 CANADA INC.o cédé et transporté toutes ses créances actuelles et futures à CLUB BIZ INC.a été enregistré aux bureaux d'enregistrement de b division d'enregistrement de Montréal b 12 janvier 1993.PHILLIPS & VINEBERG ^Avocats AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que b compagnie 2841-2781 QUEBEC INC.demandera à l’Inspecteur général des insbtutions financières b permission d'obtenir sa dissolution.MONTRÉAL, b 19 janvier 1993 Martineau Walter Procureurs de la compagnie CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500 12 208933-931 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT F ARLA1NE JEAN Partie demanderesse -c- MICHEL BOSSÉ Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MICHEL BOSSÉ, de comparaître au greffe de celte Cour situé au 1 est, rue NcÿreDame, Montréal, salb 1 100, dans bs trente (30) jours de la date de b publication du présent avis dons Le Devoir Une copie de b présente déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de MICHEL BOSSÉ.Lieu Montréal Date: 19 |onvier 1993 RÉAL PLOURDE.Protonolaire adjoint.SOMIPER (1991) INC.AVIS est, par bs présentes, donné que SOMIPER (1991 ) INC., compagnie fusionnée en vertu de b partie IA oe b Loi sur les compagnies, ayant son siège social à Montréal, province de Québec, demandera 6 l'Inspecteur général des Institutions financières b permission d'obtenir sa dissolution, Montréal, le 6 janvier 1993 Les procureurs de la comapagnie, DESJARDINS DUCHARME STEIN MONAST CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-208929-939 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT MARIA CRISTINA ROJAS Partie demanderesse -c- JOSE ANTONIO RODRIGUEZ Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JOSE ANTONIO RODRIGUEZ, de comparaître au greffe de celte Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salb 1.100, dans bs trente (30) jours de b date de b publication du présent avis dans Le Devoir, Une copie de b décbraHon en divorce a été remise ou greffe à l'intention de JOSE ANTONIO RODRIGUEZ.Ueu: Montréal Date: 20 janvier 1993 RÉAL PLOURDE.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AMS que b compagnie PROULX & GUAY INC.demandera à l'Inspecteur général des Insbtutions Financières b permission de se dissoudre.Montréal, b 20 janvier 1993 Viateur Bellavance Président et secrétoire de la compo- _ _9.nie AVIS DE CHANGEMENT DE PRÉNOMS AVIS est donné que JOSEPH FERNAND ROGER NADEAU, domicilié et résidant au 2424 rue Jean-Durant, app 7, dans la Ville de Sle-Foy, district de Québec, s'adresse au Lieutenant-Gouverneur en Conseil de b Province de Québec en vu d'obtenir un décret changeant ses prénoms en ceux de: MICKAËL JOHN WILLIAM Montréal, ce 20 janvier 1993 BASTIEN, PRESCOTT & SEP1NWAU Procureurs du requérant AVIS PRENEZ AMS que 1a compagnie PRODUCTIONS TSHINANU LTEE, corporation consHIuée en vertu de la partie IA de b Loi sur bs compagnies (Québec), demandera sous peu à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de procéder à sa dissolution.Montréal, le 20 janvier 1993.BÉLANGER, SAUVÉ (procureurs de la compagnie) AVIS PRENEZ AMS que b compagnie APPELEZ MON AGENT (AMA) INC., corporation consHIuée en vertu de la partie IA de 1a Loi sur bs compagnies (Québec), demandera sous peu o l'Inspecteur général des institutions financières la permission de procéder à sa dissolution.Montréal, 1e 20 janvier 1993.BÉLANGER, SALIVÉ (procureurs de la compagnie) AVIS PRENEZ AMS que 1a compagnie SON ET LUMIERES AVANTI PLUS INC., corporahon consHIuée en vertu de la partie IA de 1a Loi sur les compagnies (Québec), demandera sous peu a l'Inspecteur général des institutions financières la permission de procéder à sa dissoluHon.Montréal, b 20 janvier 1993.BÉLANGER, SAUVÉ (procureurs de la compagnie) AVIS PRENEZ AMS que 1a compagnie LES EVENEMENTS AVANTI PLUS INC., corpora-Hon consHIuée en vertu de b partie IA de la Loi sur les compagnies (Québec), demandera sous peu à l'Inspecteur général des insHtuHons financières b permission de procéder à sa dissoluHon.Montréal, b 20 janvier 1993.BÉLANGER, SAUVÉ (procureurs de la compagnie) AVIS PRENEZ AMS que b compagnie LES SPECTACLES AVANTI PLUS INC., corporahon constituée en vertu de b partie IA de b Loi sur bs compagnies (Québec), demandera sous peu à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de procéder à sa dissoluHon.Montréal, b 20 janvier 1993.BÉLANGER, SAUVÉ (procureurs de la compagnie) Appel d offres Ville de Montréal Service des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14h aux dates ci-après énoncées, au Service du greffe de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal (Québec), H2Y 1A6 pour : SOUMISSION DATE D'OUVERTURE # 7966 3 février 1993 Const, en reconst.ég.comb., cond.d'eau sec.et cond.de refoulement en polyéthylène (boul.M.-Duplessis).(Groupe 01) # 7967 3 février 1993 Const, de pavages, de trottoirs, de bordures et de conduits souterrains pour éclairage (boul.Perras).(Groupe 02) # 7968 3 février 1993 Recons.de trottoirs, sur diff.rues de la Ville de Montréal (9e Avenue).(P.E.R.1993 - Groupe II) # 7969 3 février 1993 Travaux de planage sur diff.rues de la Ville de Montréal (P.E.R.1993 -Contrat numéro I) Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à ces appels d'offres, contre un dépôt non remboursable en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du Service des finances de la Ville de Montréal en s'adressant au 700, rue St-Antoine Est, à compter du 25 janvier 1993.SOUMISSION DÉPÔT 7966 à 7969 Module voirie et circulation Bureau 1.440 (872-5758) 83,94 $ (soumission groupe) T.T.C.52.79 $ (soumission simple) Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Hôtel de Ville Montréal, le 21 janvier 1993 Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Lettre de Moscou Ballade hivernale Les hivers de Moscou ne sont plus ce qu’ils étaient.Comme beaucoup de choses dans ce pays, ils sont une relique du passé, magnifiquement décrits dans de nombreux classiques de la littérature russe: un froid revigorant, la neige d’une blancheur aveuglante, le soleil qui fait briller la givre sur les branches des bouleaux, et, pour compléter le cliché, le tintement des clochettes de troïkas filqnt à toute allure.A Moscou, les voitures et la Jiollution ont remplacé depuis ongtemps les troïkas et l’air frais.Depuis plusieurs années, une cloche de smog est posée sur la ville en hiver, qui ne laisse que rarement passer quelques rayons de soleil.Quand, parfois, la neige tombe abondante, la ville devient superbe et mystérieuse.Les trous dans les chaussées et la saleté et les fissures dans les murs semblant disparaître comme par enchantement, on s’émerveille soudain devant le charme intime des ruelles et la splendeur des coupoles dorées ou grises vertes des églises.Puis, au bout de quelques heures ou, très rarement, de quelques jours, la neige refond en partie et les piétons font des acrobaties pour circuler dans la slush recouvrant d’énormes plaques de glace.Les Russes n’ont pas la chance, ayant perdu leurs hivers blancs en même temps que beaucoup de valeurs sûres de leur existence.Les Moscovites n’arrivent plus à se repérer dans leur ville, parce que les rues retrouvent l’une après l’autre leur nom pré-révolutionnaire, sans qu’on imprime de nouvelles cartes.Le boulevard Kalinine, par exemple, la grande artère menant du fleuve vers les cathédrales du Kremlin, qui avait porté depuis les années 1920 le nom d’un collaborateur bolchevique de Lénine, s’appelle de nouveau «Vozdvijenka», du nom de la fête orthodoxe de Sainte-Croix.Mais non seulement les grandes rues, mais aussi de tout petits «pereoulky», ruelles, ont rejeté des noms de communistes de troisième ou quatrième rang en faveur de noms souvent très romantiques d’autrefois.Même en plein hiver, on ne nettoie presque plus les cours des immeubles et les trottoirs.J’apprends dans les journaux que le métier de «dvornik», le balayeur, littéralement surveillant de la cour, une vraie institution moscovite datant même d’avant la Révolution, est en train de disparaître, faute de fonds pour payer les salaires.Ils étaient 60 000 dans les années 1950, ils sont aujourd’hui à peine 15 000.Grâce aux décennies de négligence sous le communisme, Moscou a depuis très longtemps un air décrépit.Mais il y a encore quatre ans, on ne pouvait en aucun cas lui reprocher d’être une ville sale.Partout, de solides formes carrées féminines, — en robes-tabliers en été ou en manteaux matelassés bleus de fonction en hiver —, maniaient d’énormes balais avec une précision d’horloge.Quelques centaines de mètres dans un sens, quelques centaines de mètres dans l’autre: j’apprends maintenant que les trottoirs de la ville étaient divisés en sections de 300 mètres, balayées toujours par la même personne, et que chaque cour d’immeuble avait sa balayeuse qui aidait tout le monde, et rapportait sur tout le monde, un peu comme faisaient autrefois les concierges de Paris.t Un ami revenant à Moscou * après plus d’un an de séjour à l’étranger ne trouve plus de répères dans la vie de tous les jours.Les quelques petites vieilles de son immeuble, qui, impériales et cassantes, critiquaient tout et tout le monde, se sont repetissées et ne crient plus Véra Murray contre personne.Il a vu l’une d’elles fouiller dans les poubelles, une autre, mendier au marché privé voisin.Au milieu de la misère gé- ; nérale, la plénitude règne aux marchés privés de la ville.Entassés en pyramides colorées, il y a non seulement de magnifiques tomates et concombres rapportés en avion d’Asie centrale, mais aussi des bananes d’Ecuador et le fromage ¦ de Hollande, ces derniers détournés artir», explique Runar Sorensen, e responsable local de l’organisation humanitaire.La nourriture, l’essence, les marchandises, l’espoir: tout manque.Selon des prêtres, les trois-quarts des 150 000 habitants sont partis.Ne restent que des soldats de l’UNITA, qui patrouillent dans les rues des fusils AK-47 à la main.MARDJ AZ ZOHOUR (Reuter et AFP) — Encouragés par la rapatriement la veille de 17 des leurs, les Palestiniens qui campent dans le no man’s land du sud-Liban espèrent qu’ils rentreront bientôt à leur tour.Abdul Aziz el Rantisi, le chef des 396 bannis encore bloqués dans ce camp de fortune, a estimé qu’Israël avait reconnu ses torts en autorisant le retour de certains d’entre eux.Trois hélicoptères militaires britanniques ont ramené samedi en Israël sous la bannière de la Croix Rouge quatre malades et 13 Palestiniens dont Israël a reconnu qu’ils avaient été expulsés par erreur.L’armée israélienne a transporté les malades dans un hôpital de la zone de sécurité du sud-Liban et a placé les autres en détention.«En autorisant la Croix Rouge à traverser ses frontières, Israël a clairement reconnu devant le monde entier avoir commis une erreur en décidant cette expulsion», a déclaré Abdul Aziz el Rantisi, accusé par l’Etat hébreu d’etre l’un des dirigeants du mouvement islamique Hamas dans la bande de Gaza, occupée par Israël.Si leur chef ne place guère d’espoir dans la Cour suprême israélienne, certains expulsés pensent que le premier ministre Yitzhak Rabin utilisera cette arme pour revenir, sans perdre la face, sur sa décision.Ce qui permettrait à l’État hébreu d’échapper à des sanctions sans précédent de l’ONU.«Ce serait une énorme défaite pour Rabin s’il devait autoriser notre retour.Mais il pourrait dire alors qu’il y a été contraint par la décision de la Cour suprême», a déclaré Moussa Amr, l’un des expulsés.L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gad Yaacobi, a déclaré hier sur les ondes de la radio militaire qu’Is-raël ne s’attendait pas à une prochaine sanction des Nations unies et que, en tout état de cause, la décision finale était subordonnée à l’attitude adoptée à cet égard par le nouveau président américain, Bill Clinton.La Cour suprême israélienne va trancher «dans les prochains jours» le sort des quelque 400 Palestiniens expulsés vers le Liban, a indiqué hier le ministère de la Justice.En attendant le verdict, les Etats-Unis ont obtenu un report de la ré-, union du Conseil de sécurité de, l’ONU, qui doit se prononcer sur d’éventuelles sanctions à la suite du refus d’Israël de rapatrier les expulsés, indique le quotidien Haaretz (indépendant).La résolution 799, votée le 19 décembre, deux jours après l’expulsion, exige qu’Israël «puissance occupante, garantisse le retour immé-: diat et en toute sécurité dans les territoires occupés de tous ceux qui en ont été expulsés».i Le premier ministre Yitzhak Rabin a dénoncé hier en Conseil des ministres «l’hypocrisie de ceux qui parlent de +deux poids, deux me-sures+ à propos de l’application des résolutions de l’ONU».«Peut-on mettre sur le même plan l’expulsion de 415 Palestiniens’ avec l’invasion irakienne du Koweitt qui a fait des milliers de morts our avec la Libye qui a donné refuge, aux auteurs de l’attentat de Looker-, bie qui a fait 270 morts», le 21 dé-; cembre 1988, a-t-il dit.La Cour suprême attend aujourd’hui le rapport du conseiller ju-, ridique du gouvernement Yossef Harish précisant comment les auto-, rités israéliennes entendaient faire, respecter le droit d’appel des expul-, sés._ i «Les sept juges statueront ensuite sur la légalité des expulsions mais leur décision ne sera connue, que dans plusieurs jours», a indiqué le porte-parole du ministère de la.Justice, Mme Etty Eshed, sans pou-, voir préciser de date.Cette question divise le gouvernement.Dix des 18 ministres se sont, prononcés pour un retour avant terme d’une «partie substantielle» des expulsés, selon un sondage de la télévision.[ Selon un commentateur de la té-, lévision, la majorité des ministres, estiment que la décision était «bon-, ne au départ», mais que désormais, «les circonstances internationales, ont changé et le processus de paix est en jeu».Aucun ne s’est toutefois, prononcé pour un retour immédiat de tous les expulsés.Qualité: * Moteur 1,6 litre à 16 soupapes développant 110 chevaux » Coussin gonflable côté conducteur » Économie d'essence exceptionnelle; 50 mi/gal.sur l'autoroute selon Transport Canada • Suspension indépendante aux 4 roues • Barres stabilisatrices à l'avant et à l'arrière * Servodirection » Colonne de direction inclinable » Console centrale avec rangement couvert » Désembueurs de glaces latérales i Pneus toutes saisons » L'honneur de s'être mérité le prix de la Pyramide de la CAA pour sa fiabilité et la satisfaction de ses propriétaires durant deux années consécutives ?Assistance dépannage 24 heures ?Service de planification de voyages ?La meilleure garantie de l'industrie selon le CAA-Québec Prix: Offre spéciale 199$ par mois Sentia DIX 1993 fijm Votre^sympathique concessionnaire NISSAN Les gens avisés lisent toujours le petit caractère et bouclent leur ceinture de sécurité.Cette offre n'est jumelable à aucune autre offre.•Bail de 48 mois pour une Sentra DIX 1993, modèle de base avec transmission manuelle avec un dépôt de 1 000 $ Le paiement est basé sur un P.D.S.F de 13 090 $.Le coût capitalisé réel est de 11 186 $.Ce coût peut varier selon le concessionnaire Taxes, immatriculation, transport, préparation et assurances en sus.Le montant total des paiements mensuels est de 9 552 $ Premier versement de 199 $ et dépôt de sécurité remboursable exigés à la livraison du véhicule Sujet à l'approbation du crédit par NCR Voyez votre concessionnaire pour tous les détails 10 B Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 L’ACTUALITE INTERNATIONALE L’ANC entre en campagne électorale pour rallier de nouveaux appuis JOHANNESBURG (Reuter) — Le Congrès national africain (ANC) a annoncé qu’il lancerait aujourd’hui une campagne massive dans le creuset industriel sud-africain afin de rallier des soutiens pour les premières élections ouvertes à toutes les communautés du pays.Le mouvement de Nelson Mandela espère voir organiser ces élections d’ici à la fin de l’année.Son principal adversaire politique noir, le Parti de la liberté Inkatha (IFP) à majorité zouloue, s’est dit préoccupé par la manière dont le gouvernement et l’ANC décidaient «à huis clos» de l’avenir de l’Afrique du Sud.L’ANC et l’IFP ont publié des communiqués au moment où le gouvernement et l’ANC tenaient une cinquième journée d’entretiens privés sur les obstacles affectant les élections.Les deux parties ont exprimé l’espoir qu’il s’agisse de leurs dernières consultations sur la reprise des pourparlers multipartites interrompus en juin dans un climat de suspicion.Le communiqué de l’Inkatha, qui fait suite à une réunion de son comité central, ne laisse entrevoir aucun changement de position à l’égard de l’ANC et du gouvernement, qu’il accuse de connivence à son détriment.Il impute au contraire à Pretoria une tactique de division des autres parties.«Nous exigeons un exposé ouvert de la nature, du contenu et de l’étendue de ces discussions» (entre l’ANC et le gouvernement), fait savoir l’IFP.De son côté, l’ANC annonce que la campagne qu’il amorce aujourd’hui — sur le thème «paix, liberté et démocratie» — vise à rallier jusqu’à cinq millions d’électeurs virtuels dans les milieux d’affaires et industriels de la région de Johannesburg.Cette campagne fait suite à une conférence régionale qui a entériné samedi des propositions pour une campagne de ralliement comportant une «opération massive de porte-à-porte».La campagne sera marquée par des «sommets» de la paix et cul- minera en juin par des manifestations liées aux besoins fondamentaux de la population.«La liberté sans nourriture ne sera pas une victoire», souligne le communiqué de l’ANC.«Nous demandons aux millions d’habitants de notre région attachés à la paix et à la démocratie de nous rejoindre pour cet ultime parcours de transition vers la démocratie.» Par ailleurs, Winnie Mandela, épouse séparée du président du Congrès national africain, a formulé hier de nouvelles critiques contre les dirigeants de l’ANC en mettant en cause leurs négociations avec le pouvoir blanc.«L’élite du NP (Parti national au pouvoir) couche avec l’ANC pour conserver ses draps de soie et Mite dirigeante de l’ANC couche avec le NP pour profiter de ce luxe qu’elle vient de découvrir», a déclaré Winnie Mandela au journal Sunday Star.Elle ajoute qu’en se mettant d’accord sur un partage des pouvoirs, les dirigeants des deux groupes se préoccupent de leurs propres intérêts sans prendre en considération ceux des masses défavorisées, tant noires que blanches.La déception du peuple, lorsqu’il comprendra qu’il ne partage pas la liberté et la richesse nouvelles acquises par ses dirigeants, aura des implications plus graves que celles de '’intensification de la lutte contre l’apartheid dans les années 1970 et 1980, avertit-elle.Nelson Mandela a rejeté de précédentes critiques de son épouse en assurant qu’aucun accord de partage des pouvoirs n’était en négociation avec le gouvernement.Le couple s’est séparé officiellement l’an dernier après la condamnation de Winnie à six ans de prison pour complicité d’enlèvement et de mauvais traitement à un jeune militant noir.Elle a été libérée sous caution en attendant l’examen de son appel mais elle a du renoncer à toutes ses fonctions officielles au sein de l’ANC.russe vers l’Abkhazie Reprise du SOUKHOUMI (AFP) —La livraison par hélicoptère d’aide humanitaire par la Russie à la ville abkhaze de Tkvartcheli, soumise depuis plusieurs semaines à un blocus par les forces géorgiennes, va reprendre aujourd’hui, a-t-on appris à Soukhoumi, chef lieu de l’Abkhazie (ouest de la Géorgie).Un accord a été signé hier .par des responsables du comité d’Etat russe pour les situations d’urgence et le général Paata Tatouach-vili, commandant des troupes géorgiennes stationnées en Abkhazie, a-t-on indiqué à l’état major géorgien à Soukhoumi.Cette région indépendantiste à pont aérien l’ouest de la Géorgie, en bordure de la mer Noire, est en conflit avec Tbilissi depuis l’été dernier.Deux représentants de l’ONU participent à cette opération humanitaire, selon l’agence ITAR-TASS.Aux termes du protocole d’accord communiqué à la presse, les hélicoptères, qui ne doivent transporter que des produits alimentaires et médicaments, doivent d’abord se poser à Soukhoumi (chef lieu abkhaze sous contrôle géorgien) pour être inspectés.Les appareils peuvent évacuer la population civile, en priorité les enfants, les femmes, les vieillards et malades graves, dans une proportion égale: 33% d’Abkhazes, 33% de Géorgiens et 33% de Russes, précise le protocole.La partie géorgienne «se réserve le droit de prendre des mesures appropriées» en cas de violation de l’accord, a indiqué l’état major géorgien.L’opération pourra également être suspendue en cas de poursuite des bombardements par les formations indépendantistes abkhazes des quartiers d’habitation de Soukhoumi, a-t-on ajouté de même source.La livraison par Moscou d’aide humanitaire et l’évacuation de ci- vils — un pourcentage important de Russes habitent la région, peuplée à moins de 20 pour cent d’Abkhazes — ont été suspendus après qu’un hélicoptère russe chargé de civils se fut écrasé au sol en décembre, faisant une quarantaine de morts.La Russie a accusé la Géorgie d’avoir abattu l’appareil, alors que Tbilissi affirme qu’il était surchargé.La Géorgie a décidé en fin de semaine de débloquer le ravitaillement de Tkvartcheli.Selon les responsables russes, huit hélicoptères civils MI-8 et 139 tonnes de vivres sont bloqués à Sotchi (sud de la Russie).LES ANNONCES CLASSEES 985-3344 INDEX DES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100-199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100-150 Achat-vente-échange 160-199 Location 200-299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200-250 Achat-vente-échange 251 -299 Location 300-399 MARCHANDISES 400-499 OFFRES D'EMPLOI 500-599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600-699 VÉHICULES LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR DU LUNDI AU VENDREDI DE8H30 À16H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal, H2Y 3S6 Téléphone: 985"3344 Télécopieur: 985“3340 101 Propriétés à vendre Propriétés à vendre Propriétés à vendre Chalets A } PAS MÉTRO BEAUBIEN Duplex rénové avec style et qualité.Grand 6 1/2, rue ST-VALLIER Cour côté solerl.patio.174 OœS 276-MOO BOUCHERVILLE, sect Seigneurie, belle maison 10 pces, 4 c.c., 2 bureaux, foyer, gt terrain 159000$.655-2837 CENTRE-VILLE.RUEWOtfE.Cottage rénové, 3 c c , cour arrière, avec stat.528-8832.281-3703 COTTAGE VICTORIEN: rue St-André, 3 niveaux, entier, rénové, 2 s/b complètes, foyer, 'errasse, 2 stat.529-1464 L’ÉPIPHANIE, bung.89, 3 c.c.poêle/combustion, s/sol fini, bon prix, sans agent.588-5910,989-1712.OUTREMONT.Duplex ou co-propriété, rue du Manoir, 61/2-71/2, libres, garages Pas d'agent S V P.769-3542.LES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 — Formation de jazz.— À moi.2 — Nécessité d’agir vite.— Poisson de mer 3 — Échassier.— Lieu planté de hêtres, 4 — Dépôt sur les dents.— Souveraine.5 — Titane.— Abri d’un essaim.— Sélénium.6 — Désir.— Interjection.7 — Mettra en liasse.8 — Protestant.— En quel lieu?9 — Plante malodorante — Réchauffer.10 — À l’Intérieur.— Chevroter.11 — Reptile de forme ovale.— Première page.T2 — Obtenu.— Recevoir.VERTICALEMENT 1 — Laisser.— Capable 2 — De la ville.— Actinium.— En quel lieu?3 — Influencer, — Faire du vent.4 — Astringente.5— Terre-Neuve.— Venelle.— Le premier.6 — Insuccès.— Deux.— Baiser.7 — Utile au golfeur.— Action 8 — Sursauté.9 — Individu.— Lichen.10 — Du verbe haïr.— Touffus 11 — Frocard.— Chef d'État.— Venu au monde.12 — Charge d’un âne.— Arbre.Solution de samedi I î 1 4 î 6 ; I 9 10 11 17 fi A F F UTWZP'i Efi > p’rV i o ri'i “//l'EÉfrJ'u ¦ fi 6GVEJiAe fi7r E .— wmé t'D;ETB-U ¦0 MMAR'Al 1 XV’O, I iiT>NC :«ü 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 PIERREFONDS superbe maison canadienne, 2 étages, s/sol fini, 4 c.c.2 I/2 s/bains, garage.Achat clé en main Dl-rectement du proprio.696-3048__ 103 Condominiums Co-propriétés C.D.N.: chatmant 5 1/2, impeccable, ensoleillé, près U de M., hôpitaux.87 000$.J.Pilon.739-1598.Transaction Mont-Royal.LONGUEUIL - ESTUAIRE 3 Terrasse, vente rapide, prix éval.munie., cause dépan 939-8218 MAGNIFIQUES CONDOS 1x61/2.3x51/2, refaits à neuf.Prix d'aubaine.444-5621.PLATEAU- 4 1/2 800 pi c a.boiseries d'époque, impeccable.89000$ 598-8030 PRES HOPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT Condominium de prestige, tout du Méritas.6ième étage, vue dégagée et superbe sur ville et boisé protégé, lumière Intérieur I 500 pi ca.plus terrasse près de 400 pi ca .2 s./bains, 2 garages intérieurs Tous services incluant saunas, piscines intérieure et extérieure, bain tourbillon.salle d'exercices Construction de qualité, concierge résident, copropriétaires responsables, sécurité, contort, proximité de toutes artères Libre Immédiatement.Prix1 210000 $ sut tendez-vous joui: 967-3838, soin 368-2704 VILLE ST-LAURENT bout Montpellier, quartier résidentiel.5 1/2,1200 pi.co.toutes commodités 744-3496 VILLERAY, co-prop.900 pi.co., 2 c.c., 3 puits lumière, s/bain spacieuse, idéal couple ou pets seule, quatité/pnx imbattable.89000$.277-1273.120 Laurentides ST-SAUVEUR Propriété résidentielle ou commerciale Prix.270 COOS Poss échange 687-0222 Cantons de l'Est A SHERBROOKE Maison unique 60 x 32.5 c.c, 2 1/2 s/b.bi-énergie, chêne foyers, garages, terrain 10 000 pi ca 819-565-9993 LAC BROME MANOIR INVERNESS.Elégarx te copropriété de style loyaliste, dans rare ensemble riverain.I 100 pi.ca., plus terrasse, 2 c.c.1 s /bains, 5 appareils ménagers, loyer, grands rangements.Tous services incluant 2 piscines, marina, tennis, entretien extérieur.Copropriétaires soigneux, contort, sécurité, tranquillité A moins de 30 minutes de 6 centres de ski.golt en développement en annexe Loisirs 4 saisons.Libre Immédiatement.Prix: 125 000 $ Sur rendez-vous: jour 987-3838, soir.388-2704.132 Chalets CHARLEVOIX, massif, petite rivière St Fronças, chalets en montagne 416-665-4159,418-439-2540 LAURENTIDES: chalet à louer sur le bord de l'eau, situé au 189,129e avenue, lac Connelly Nord.662-0669 après !8h.135 Terrains A L'ACADIE, Rive-Sud Mil Terrains boisés, avec services d égoût.16 000 pi.ca., 26 000$.348-8220.160 Appartements-logements à louer C.D.N.: haut de duplex, S 1/2 garage, non chauffé.570$.637-4431 739-6193 CHRISTOPHE-COLOMB Près métro Jean-Talon.Grand 6 i/2.cachet, ensoleillé.2e étage, 3 c.c.Frais peint, pl.bois franc, libre mars, 550$/mois.279-4466 (jour).LASALLE: style condo.31/2.41/2,51/2, foyet, tapis mur à mut, o/c.poèle/frigo.split level.949-7598.OUTREMONT.50 Willovrdale.2 1/2.31/2.41/2, ascenceurs, chauffé 849-7061.OUTREMONT 71/2.haut duplex, sous-loc.,3 c.c .I 1/2 s/bains, stat., 900$ chauffé 769-3542.OUTREMONT, face au Mont-Royal, 33 ch.Côte Ste-Catherine, 2 1/2,3 1/2.4 1/2.chauffés, gym ."sun deck" 277-5873 OUTREMONT: Bloomfield près Bernard.3e.ensoleillé.6 1/2, trois peint, libre.700$/mois 495-1216 PLACE VERSAILLES 7235 PIERRE CORNEILLE Grand 2 1/2,3 1/2.4 1/2, chauffé, eau chaude, stat.sauna, piscine ext Face centre d’achats, près métro Radis- son 353-1900 PRES CENTRE-VILLE 1 MOIS GRATUIT Beaux logements: 3 1/2 -350$.4 1/2-440$, 5 1/2 -460$.stat.ext gratuit.Près métro 939-3626,937-6215 VAN HORNE PRES OUTREMONT Près métro.4 1/2 semi s/sol.450$.2 c.c., t propre, ensoleillé, poéle-frigo.389-6878 VILLE ST-LAURENT, Thompson 31/2 4 1/2, équipés, chauffés, prés services.333-1402.164 Condominiums à louer ANGUS condoneul.4 1/2,2 c.c , fermées.prés métro, autobus, services.625$/rnots.522-7403 CONDO STUDIO avec mezzanine, terrasse privée, garage chaut, poêle/Mgo.près Radio-Canada, tout compris.I/¦/,',/rr« luttra 648-0261 RUE RIDGEWOOD 31/2 meublé, confortable.tranquille, occupation immédiate prés U de M.575$/mols chauffé 735-4 '/x ST-ANDRÉ condo, grand 5 1/2.foyers, b.tor/b*on.625$ 418-479 2136 sort 170 Hors-frontières à louer NAPLES (FLORIDE) GOLEE DU MEXIQUE SUPERBE CONDO 1786 pi.ca.3 c.c., 2 s/bains, gr.véranda, tennis, piscine, SPA.plage Location mois/saison.Jeon-Marc Choput.514-343-3824.PARIS Banlieue ouest.Villennes.St-Germain (20 min.centre, métro.RER).App.luxueux, meublé.2 c.c .à louer pour 1 an René: 932-1630 176 Chalets à louer LAC DES SABLES (STE-AGATHE) Luxueux 6 pièces, foyer, tout équipé, gr terrain paysager.Sem/mois.256-0179 186 Maisons de repos, retraite AHUNTSIC résidence privée, pour personnes âgées, tous services, ambiance familiale, présence 24h.près Fleury et St-Hubert.387-5267.CENTRE D'ACCUEIL personnes âgées, bonne nourriture, médecin, 3 repas, col-lation.475S 257-0536.201 Propriétés commerciales A LONGUEUIL Bâtisse semi-comm.4 commerces + 2 apport.Bon Invest., retour 15%.exc.financement.Cause départ 849-4024, 486-9444.848-9489.210 Commerces à vendre RESTAURANT CITRUS Fonds de commerce à vendre.Bail.Équipements.Et accessoires.276-2353 251 Bureaux à louer Bureaux meublés avec services Près métro Laurier 495-9292 ESPACE prêt pour centre médical, Pont-Vlau, jusqu'à 4000 pi.co., loyer très raisonnable, aménagement selon vos spécifications.725-2405.MÉTRO LAURIER.5150 St-Hubert.r-de-ch.2000 à 3200 pi.ca, libre 273-3147.259 Espaces commerciaux à louer BOUL.ST-LAURENT et Mont-Royal, de 350 à 4000 pi.ca, pour bureau: BS/pi ca Et 15$ à 20$ le pi.ca.pour boutique et restaurant.733-1228.LOCAUX COMMERCIAUX à louer, secteur Rosemont, prix avantageux Communiquer avec M Gilles Viau.426-5070.313 Ordinateurs ABA 386 DX40 85 mb HD SVGA MOUSE INFO-LAVAL 973-8226 960 S ABA 486DX33 85 mb HD.SVGA 4 mb MOUSE, INFO-LAVAL 973-8227 1439 S 318 Mobilier de bureau et acc.AMEUBLEMENT complet de bureau neuf et usagé.636-6898.les Aménagements F.B, Inc.530 Cours ANGLAIS INTENSIF pat prof diplômée de McGill, Privé, semi-privé.527-8546.WORDPERFECT, LOTUS, DOS, WINDOWS (cours privé) 728-9052______________ Entretien, rénovation A BAS PRIX.Peinture, plâtre et répata-tlons de tous genres.526-9614.________ 569 Horticulture Pépinières TAILLE DES ARBRES et des Irultieis C’est le temps! BIO VÉGÉTAL.455-8803.575 Déménagement GILLES JODOIN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres.Spécialité- Appareils électriques Assurance complète.253-4374.695 Automobiles BMW 91 cdbrlolet.garantie 2 ans.8 pneus.25 000 km.comme neuve, 28 000$ 735-8373.632-4455.Si^nor nsi carlo do don d'oi’gsinos.c’est pour la vie.LA FONDATION DIANK HEBERT (514) «65.0333 Encadrez votre annonce classée ¦ ?985-3344 PHOTO AFp J T tC.r»kN wm îmmÿ.V?L î A «î»** L’année du Coq Des feux d’artifice ont illuminé dimanche soir le ciel de Hong Kong pour marquer le début de l’année du Coq dans le calendrier chinois.Un journaliste turc est assassiné à Ankara ANKARA (AFP) — L’un des journalistes les plus connus de la presse turque, Ugur Mumcu, chroniqueur au quotidien Cumhuriyet, est mort hier à Ankara déchiqueté par une bombe qui avait été placée dans sa voiture.Ugur Mumcu, 51 ans, est le 13e journaliste turc assassiné en un an.Partisan de la démocratie et de la laïcité, il avait écrit de nombreux articles sur le terrorisme, la corruption, la mafia turque et l’extrême-droite.Son assassinat a été revendiqué par deux organisations islamistes.La voiture d’Ugur Mumcu a explosé hier après-midi au moment où il mettait le contact, dans le quartier résidentiel Gazi Osman Pasa d’Ankara.La déflagration a brisé les vitres des immeubles voisins et a blessé un automobiliste qui passait à proximité.L’engin était d’une telle puissance que le corps du journaliste a été projeté sur un terrain vague, par-dessus une grille.Le toit de la voiture, une Renault R-12, a été retrouvé à dix mètres de l’endroit où le véhicule stationnait.Des lambeaux de chair incrustés dans des morceaux de métal tordus et calcinés sont retombés dans un rayon de 30 mètres, a constaté le correspondant de l’AFP, résidant à proximité.Les enquêteurs n’ont pas retrouvé les jambes de la victime, totalement déchiquetée par la bombe, qui serait selon eux du plastic branché sur le contacteur électrique.Le véhicule était garé depuis trois jours non loin d’une station de taxis, à une centaine de mètres de l’ambassade de Tunisie, gardée par la police.Ugur Mumcu était protégé par un garde du corps depuis des menaces de mort dont il avait fait état sans en préciser l’origine.Mais hier il était seul dans sa voiture.«Arrêtez le massacre ! Faites quelque chose pour arrêter les coupables !», a lancé une femme en larmes au premier ministre turc Suleyman Demirel venu sur les lieux, non loin des restes du 13è journaliste turc assassiné en un an.«Il y a seulement trois cas qui n’ont pas été résolus, nous luttons contre le terrorisme, nous allons trouver rapidement les coupables», a répondu M.Demirel.Très pâle devant les restes tordus de la R-12, le premier ministre a souhaité que «la terreur ne reprenne pas» comme à la fin des années 70.«Il est affreux que cet attentat ait été dirigé contre un défenseur de la démocratie», a déclaré le vice-premier ministre Erdal Inonu, du Parti populiste social-démocrate (PPSD), au pouvoir depuis novembre 1991 avec le Parti de la Juste Voie (PJV, droite traditionnelle de M.Demirel).Cette coalition droite-gauche avait comme premier but l’arrêt du terrorisme et la démocratie.MM.Demirel, Inonu et d’autres personnalités gouvernementales se sont rendus immédiatement sur les lieux pour présenter leurs condoléances à la famille du journaliste.Agé de 51 ans, Ugur Mumcu était «le symbole de l’intégrité», selon son compagnon dans la lutte pour la démocratie Ali Sirmen, du quotidien nationaliste Milliyet.«Il s’était fait beaucoup d’ennemis en traitant des sujets comme la mafia turque, les trafics en tous genre et la terreur», ce qui avait fait de lui une «cible», a déclaré pour sa part Okay Gonensin, ancien rédacteur en chef du quotidien Cumhuriyet, dont Ugur Mumcu se voulait la «conscience».Deux organisations islamistes ont revendiqué la responsabilité de l’assassinat d’Ugur Mumcu, dans des appels téléphoniques à des médias turcs.Il s’agit du groupe Libération islamiste et du Front islamiste des guerriers du Grand Orient (IBDA-C).Libération islamiste avait revendiqué au début de 1990 l’assassinat de quatre autres défenseurs de la laïcité, deux journalistes et deux universitaires.IBDA-C est l’organisation intégriste de Turquie la plus radicale.Les élections au Kenya entachées d’irrégularités LONDRES (Reuter) — Des observateurs du Commonwealth affirment dans leur rapport final sur les élections du 29 décembre au Kenya que le scrutin a été entaché d’irrégularités et en particulier que le Parti au pouvoir s’est rendu coupable de corruption.Le rapport sur ces premières élections pluralistes depuis 26 ans conclut qu’elles n’ont pas été libres et équitables mais il ne se prononce pas sur la légitimité du nouveau mandat de cinq ans du président Daniel Arap Moi.«Tout en reconnaissant que la transition du monopartisme au multipartisme ne peut se faire du jour au lendemain, il est clair que les partis, en particulier le parti au pouvoir, auraient pu faire bien davantage pour contrôler et réduire les pires excès de leurs partisans pendant la campagne électorale», dit le rapport.«L’incapacité du gouvernement à maintenir un dialogue avec les nouveaux partis d’opposition pendant la campagne électorale a également contribué à la création d’un climat inhospitalier pour le lancement du multipartisme».Les observateurs ont relevé des irrégularités dans l’enregistrement et la désignation des candidats dans de nombreuses régions du pays.Ils ont aussi fait état d’un «manque de transparence de la part de la commission électorale, d’intimidation, d’obstacles administratifs et de violences qui ont marqué la campagne».Ils dénoncent des tentatives de corruption de la part des partis politiques «en particulier du parti au pouvoir», le KANU.Mais le rapport conclut que, malgré ces réserves, les résultats des élections «reflètent directement» dans de nombreux cas "bien que de manière imparfaite, l’expression de la volonté du peuple» et «constituent un pas de géant sur la route de la démocratie multipartite».f t Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 SOCIETE 0- /— ti L’ENTREVUE DU LUNDI LUDMILLA CHIRIAEFF Son message aux artistes?«Soyez authentiques, mais ne soyez pas gratuits.» PHOTO JACQUES GRENIER A toutes j ambes La grande dame de la danse au Québec a eu le privilège de «bâtir de rien» Francine Pelletier Collaboration spéciale LA VIE n’aura pas toujours été tendre pour Ludmilla Chiriaeff, mais qui le devinerait?Les mains toujours fluides, le visage perpétuellement offert, la grande dame de la danse au Québec a encore ce port de reine, cette dignité profonde qui depuis toujours la distinguent.Malgré les épreuves nombreuses, dont une grave maladie, malgré l’âge, elle viçnt d’avoir 69 ans, et Un sérieux conflit à l’Ecole supérieure de danse récemment, elle demeure.inviolable.Et terriblement optimiste.«Oui, je suis heureuse.Ça vous étonne?Mais je n’ai jamais aussi bien compris la vie u’aujourd’hui», dit-elle, entourée d’albums e photos, de programmes souvenir, de mille et un objets rappelant un passé glorieux.Seules la douleur au fond des yeux, et sa respiration haletante, indiquent que la vie, 'en elTet, ne fait pas de cadeaux.En dents de scie ' La vie de Ludmilla Chiriaeff a toujours été en dents de scie, il faut dire.Née de parents russes chassés par la révolution en 1917, Ludmilla Corny grandit à Berlin dans une atmosphère exceptionnelle.Choyée par son père, qui la réveillait la nuit pour lui .lire ses poèmes, entourée de l’intelligentsia russe exilée, dont le grand chorégraphe Michel Fokine, la petite Ludmilla baignait dans une «île d’amour» et de culture.Mais la Deuxième Guerre mondiale mit fin à tout ça.Parmi les anecdotes que Mme Chiriaeff aiment raconter, il y a celle-ci, qui dit peut-être mieux que toute autre qui est cette femme et d’où elle vient.C’était durant la guerre, justement.Les bombes tombaient et elle et son père se sont retrouvés ensevelis, mais indemnes, sous les décombres de leur immeuble.Quand ils en sortirent, trois jours plus tard, le voisinage brûlait toujours.Les c'adres de fenêtres de la maison d’en face scintillaient comme un arbre de Noël.Son "hère se pencha alors vers elle et lui dit: «Ne le dis à personne, on va croire que je^suis rou.Mais regarde, c’est du Mozart! Et ça, ajouta-t-il en pointant du doigt les flammes qui dévoraient un sous-sol, c’est du Wag-’her!» Son père, qui lui avait toujours appris «à faire la cour au bonheur», venait de lui servir la leçon, magistralement, une dernière ¦fois.Et c’est pourquoi Ludmilla Chiriaeff, même atteinte du syndrome de Guillain-Barré (la maladie de Nancy B.), même après presque trois ans passés à l’hôpital, l’ablation du colon et de sérieux problèmes respiratoires, même après un deuxième mariage finit en catastrophe et un premier, en queue de poisson, malgré tout ça, tend délicate-îilent l’autre joue.«Excusez-moi, dit celle qu’on a longtemps appelée Madame, mais je n’ai rien.Il y a bien plus mal que moi.» Toujours prête à l’émerveillement, jamais à l’apitoiement — «on peut être victime de la vie mais on n’a pas le droit de se victimiser soi-même», dit-elle — elle préfère ressasser les bons plutôt que les mauvais souvenirs.Dont, bien sûr, sa fulgurante ascension en terre québécoise.Tout commence dès son arrivée à Montréal, en 1952.C’était les débuts de Radio-Canada et Ludmilla Chiriaeff, qui venait d’ouvrir une petite école de ballet, se vit proposer de monter des ballets mensuels pour l’émission L’Heure du concert.«Chaque émission était un miracle, une victoire, dit-elle.Nous crevions de faim, mais on ne le remarquait pas, tellement nous étions convaincus de participer à un début historique.A côté, il y avait René Lévesque (Point de mire), le télé-théâtre, le père Ambroise.Il y avait la folie de tout ce monde-là en même temps.Il y avait urgence d’arriver à l’impossible.» «Tout semble facile, tout ne l’est pourtant pas.» Mais cet «état de fièvre» avait aussi ses revers.Dans les chaumières québécoises, on se disait scandalisé par les Ballets Chiriaeff.(«Montrer ses jambes en public, quelle honte!», écrivait-on).A l’école, les petites filles qui suivaient des cours de ballet étaient punies par les religieuses.Mme Chiriaeff s est vue elle-même chassée d’un sous-sol d’église de Rimouski, à la fin des années 50, par un curé criant: «Dehors, dehors!» D’un côté, donc, une classe intellectuelle naissante qui voulait tout casser.De l’autre, un peuple bien sage qui voulait tout préserver.Et Ludmilla Chiriaeff coincée entre les deux.Car, pire que les récriminations des adultes, explique l’ancien professeur, était le malaise qu’elle remarquait chez les enfants.«Quel choc pour moi de voir que la plupart des jeunes étaient conscients et gênés de leur corps.Ils reculaient en avançant! J’ai dû leur montrer à marcher à partir d’ici, dit-elle en pointant le milieu de sa poitrine.Mon approche, c’était de leur faire découvrir le verbe être.» Mission accomplie.Bientôt, «le jeune s’est mis à hurler et tout est tombé», explique-t-elle.Mais avec une rapidité telle que, dès la fin des années 60, ce n’est plus Ludmilla Chiriaeff qui tentait d’embarquer les jeunes dans son bateau, mais elle qui cherchait à rattraper le leur.«L’explosion culturelle était tellement forte, tout le monde voulait tout de suite aller jusqu’au boutte, que je me disais : mais qui voudra faire les huit ou 10 ans de formation classique?Je me sentais dépassée dans mon propre cheminement.» C’est alors qu’elle comprit — grâce en partie à ses enfants et leur culte du rock n’roll — que c’était à elle, cette fois, de s’ouvrir sur le monde.Sans quoi, elle perdrait son public, voire sa mission: montrer la danse comme elle doit être, c’est-à-dire du grand art.Car, comme le lui avait si bien appris le chorégraphe d’Anna Pavlova, Michel Fokine, la danse, c’est bien plus que du simple mouvement.«Si un jour tu parviens à composer comme un musicien, à sentir comme un poète, à critiquer comme un critique d’art, à trouver la souplesse et la force d’un athlète et à mélanger tout ça comme un peintre ses couleurs sur une palette, avait-il dit, alors peut-être seras-tu danseuse!» Ludmilla Chiriaeff décida de «mélanger tout ça» bien comme il faut quand, de concert avec son associé, le chorégraphe Fernand Nault, elle présenta Tommy, un ballet inspiré de la musique du groupe rock The Who.C’était en 1970 et la Place des Arts n’avait encore rien vu de pareil.On était loin ici des légendes, du folklore et de l’opéra dont Mme Chiriaeff s’était longtemps servie pour initier les Québécois à la danse classique.Dans la foulée du spectaculaire Carmina Burana présenté à Expo 67, la troupe de Madame — connue depuis 1957 sous le nom des Grands Ballets canadiens — partait à l’assaut de la modernité.Ce fut un franc succès.«Pour la première fois, on voyait autant de garçons que de filles s’inscrire en danse!», dit Mme Chiriaeff.Âge d’or de la danse au Québec Cette période où le classique épouse le moderne fut à tous points de vue l’âge d’or de la danse au Québec.A partir de ce moment-là, l’expression corporelle est à la mode, les petites troupes pullulent, le ballet-jazz s’affirme.Le Québec danse! Mais Ludmilla Chiriaeff ne s’arrête pas là pour autant.En 1975, elle convainc le ministère de l’Education d’inscrire la concentration-ballet à l’école secondaire Pierre-Laporte de Montréal.Le Cégep du Vieux-Montréal suivra trois ans plus tard.C’est une première, encore une fois.Désormais, les enfants peuvent étudier le ballet gratuitement.Après l’intégration du classique et du contemporain, voici donc l’intégration de l’académique et des arts.Et aujourd’hui ?Où en est la danse au Québec?A la recherche d’une troisième voie, d’un nouvel essor, d’une autre créativité, dit la grande patronne.«On a bâti quelque chose et on s’est assis dessus», laisse-t-elle finalement tomber.Depuis presque six heures maintenant que nous discutons (qui a dit que cette femme est malade?), c’est la première fois que Ludmilla Chiriaeff se permet de critiquer.Le négativisme, ce n’est vraiment pas son genre.Si on sent une pointe d’amertume au sujet de l’orientation plus «moderne» qu’on a tenté d’inculquer à l’École supérieur de danse, lors de son départ précipité en 1990, la fondatrice et ex-directrice mesure bien ses mots avant d’aborder la question.«Je ne suis pas en guerre contre la danse contemporaine, dit-elle (avec cet air qui semble dire : écoutez bien car c’est important).Il faut hurler qui on est, c’est sûr.Mais on ne peut pas approcher la danse de façon illettrée.Il faut connaître la base, les règles.A partir de là, on peut se permettre d’être totalement soi-même.» Il n’y a pas que le manque de discipline et de rigueur qui indispose Ludmilla Chiriaeff.L’absence d’urgence, de fièvre, l’espèce de fonctionnariat qui s’est emparée du milieu culturel l’agacent aussi.Elle parle aujourd’hui du privilège qu’elle a eu, ainsi que sa génération, de «bâtir de rien».«Nous nous sommes allumés parce que tout était à faire.Ce n’est pas un travail que nous avions mais une mission! Alors que les jeunes aujourd’hui entrent dans quelque chose qui existe déjà.» Absence, donc, de feu sacré, de créativité.Pas toujours mais souvent.Ludmilla Chiriaeff ne le dit pas tout à fait comme ça, mais elle n’en pense pas moins.«Il faut redonner au Québec cet état de fièvre, c’est très important», dira-t-elle.Son message aux artistes?«Soyez authentiques mais ne soyez pas gratuits.Si ça ne veut rien dire, alors faites de la gymnastique!» Plus tard, après un flot de paroles quasi ininterrompu et une longue respiration, souriant déjà à ce qu’elle va dire, elle ajoute: «Il ne faut rien dire, vous savez.Il faut être.Le plus important c’est de faire l’ordre en soi-même.Après ça, on a plus besoin de prêcher.On émane, c’est tout».PHOTO JACQUES GRENIER V(i La vie était ailleurs Francine Pelletier Collaboration spéciale SA MÈRE était la fille d’une princesse polonaise et une grande beauté; son père un ingénieur minier et un dilettante.Ils s’étaient connus et aimés à Saint-Pétersbourg mais vivaient das une ville industrielle de l’Ukraine, Dnepropetrovsk, lorsque la révolution éclata.Séparé par la guerre, le couple s’est retrouvé seulement sept ans plus tard, à Riga en Lettonie.Et ainsi est née Ludmilla Gorny, «l’enfant des retrouvailles», le 10 janvier 1924, dans un pays qu’elle ne connaîtra en fait jamais.Ludmilla n’avait que quelques mois lorsque ses parents — tous deux persécutés par la révolution — prirent le chemin de Berlin.Ces années d’avant-guerre comptent parmi lçs plus beaux moments de sa vie.A cause de son père, d’abord, qu’ellç adorait et qui lui rendait bien.A cause du ferment intellectuel, ensuite, la maison Gorny étant le rendez-vous de l’intelligentsia russe en exil.Et pusi, très jeune, Ludmilla Chiriaeff se mit à danser.À 12 ans, elle était apprentie avec les Ballets russes du Colonel de Basil.Quatre ans plus tard, elle était soliste à l’Opéra de Berlin.Puis vint la guerre, l’idylle qu’avait vécu Ludmilla Chiriaeff prit fin brusquement.La maison paternelle détruite, la famille dispersée, Ludmilla Chiriaeff passa la dernière année de la guerre à tailler des mitraillettes dans un camp de travaux forcés.N’ayant pu prouver qu’elle n’avait aucun sang juif, possédant de surcroît «un quart de sang non-aryen» (sa grand-mère paternelle était d’origine tartare), elle y fut confinée par le régime nazi.Mais un soir d’alerte à la bombe, elle prit ses jambes à son cou et se sauva.«C’est bizarre, mais je n’ai rien retenu de l’horreur dit-elle aujourd’hui.Pour moi, la vie était ailleurs; la vie, c’était pas ça».La vie était sur le point de recommencer pour Ludmilla puisque, 3uelques jours après s’être réfugiée ans une petite ville allemande, les soldats canadiens sont arrivés.La guerre était finie.Un séjour en Suisse, une première grande histoire d’amour — avec le peintre Alexis Chiriaeff qu’elle épousa — et bientôt, le Canada.«La Suisse était un pays fermé pour les étrangers, explique Mme Cniriaeff.Je savais que je ne pourrais pas donner là-bas ce que j’avais en moi.» Et pourquoi le Canada?Parce que, de tous les pays auxquels le couple demanda asile comme «artistes», seul celui-ci répondit positivement.Ludmilla Chiriaeff en aurait d’ailleurs bientôt la preuve.Le jour de son arrivée à Montréal en janvier 1952, elle vit son nom sur une marquise de cinéma de la rue Sainte-Catherine.Le film qu’elle avait fait en Suisse, Danse solitaire, sans qu’elle l’ait encore jamais vu, était à l’affiche! «C’est comme si le Québec me tendait les bras.J’ai su tout de suite que j’étais chez moi.» Ludmilla Cniriaeff avait trouvé son pays de prédilection et le pays, un peu mieux ce qu’il allait devenir.Années repères 1952: Création des Ballets Chiriaeff 1957: Création des Grands ballets canadiens 1966: Création de l’École supérieure de danse du Québec 1970: Création des Compagnons de la danse 1975: Introduction de la concentration-ballet à l’école Pierre-Laporte de Montréal 1979: Extension du programme au Cégep du Vieux-Montréal 1981: Création de la Maison de la danse 1986: Extension du programme concentration-ballet à l’école Laurier de la CECM 1992: Création de la Fondation Ludmilla Chiriaeff 12 ¦ Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE: 849-3456) — Body of Evidence 7 h, 9 h — Alive 7 h, 9 h 30— Scent of a Woman 6 h 45, 9 h 30— Bodyguard 9 h 05 — Home Alone 2 6 h 45 BERRI : (849-3456) — Parfum de femme 1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30— Le garde du corps 1 h 40, 4 h 10, 7 h 10.9 h 40— Protecteur traqué 1 h 40, 3 h 40.5 h 30, 7 h 40, 9 h 40- La vie fantôme 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Maman j'ai encore raté l'avion 3 h 15, 5 h 25,7 h 35— Dracula, 1 h, 9 h 45 BROSSARD : (849-3456) — Des hommes d'honneur 7 h, 9 h 40— Fatale 7 h 05, 9 h 20— Parfum de femme ven.mar.6 h 45, 9 h 45, lun.mer.jeu.8 h, CARREFOUR LAVAL : (849-3456) — A Few Good Men 7 h, 9 h 30— Parfum de femme ven.mar.6 h 45, 9 h 45, lun.mer.jeu.8 h.— Fatale 7 h, 9 h 15— Le garde du corps 7 h 15, 9 h 40 — Chaplin 7 h 10, 9 h 45— Scent of a Woman ven.mar.6 h 45, 9 h 45, lun.mer.jeu.8 h.CENTRE EATON : Mil — Alive 12 h 50, 3 h 30, 6 h 10, 9 h 05— Aspen Extreme 1 h 15, 3 h 50, 6 h 50, 9 h 25— Crying Game 12 h 35, 3 h 20, 6 h 15, 9 h 20— Aladdin tous les jours 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30.6 h 30, 8 h 30— Bodyguard 12 h 45.3 h 25, 6 h 20, 9 h — Body 12 h, 2 h 10,4 h 20,6 h 40.9 h.CINÉMA ÉGYPTIEN : (849-3456) — Chaplin 1 h 15,4 h, 6 h 45.9 h 30— Damage 12 h 30.2 h 40.4 h 50.7 h, 9 h 15— Damage 1 h, 3 h 10.5 h 20,7 h 30, 9 h 45 CINÉMA LANGELIER: Mtl — Chaplin 6 h 30, 9 h 15 h.— Home Alone 2 6 h 45— Une seconde chance 6 h 30, 9 h.— Le garde du corps 6 h 45, 9 h 15— Parfum de femme 8 h 30 — Des hommes d’honneur 6 h 45, 9 h 25 — Fatale 7 h, 9 h 10 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE : (288-1857) — La sentinelle lun.mar.4 h 15, 9 h., mer.jeu.7 h.— C'est arrivé près de chez vous lun.mar.7 h, mer.jeu.5 h, 9 h 45— IP5 lun.au jeu.7 h 15— Au pays des juliets lun.mar.5 h 15, 9 h 30, mer.jeu.7 h 15.9 h 30 CINÉMA OMÉGA : (647-1122)— Le protecteur traqué 7 h 25, 9 h 30— Aladdin 7 h— L'amant 8 h 45— Une seconde chance 7 h 15,9 h 30— Un monsieur distingué 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE : (843-6001) — Le voleur de caméra 19 h — La joueur 21 h, du 22 au 28 janv.CINÉMA DE PARIS: (875-7284)— The Hunchback of Notre-Dame 2 h 15— Manufacturing Consent: Noam Chomsky & the Media 4 h — Citizen Kane 7 h.— Twelve Angry Men 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE : (849-3456) — Scent of a Woman mar, 6 h 45, 9 h 40,, lun.mer.jeu.8 h.—Home Alone 2 7 h, 9 h 15 — Lorenzo’s Oil 7 h, 9 h 35— Nowhere to Run 7 h 15, 9 h 15 — A Few Good Men 7 h, 9 h 40— Chaplin .mar.6 h 50.9 h 35, lun.mer.jeu.8 h 15 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : (842-9768) — mar.Singing in the Rain 18 h 35— Vincent, François, Paul et les autres 20 h 35 CINÉMA V: (489-5559) — Fermé temporairement.CINÉPLEX: (849-3456) — Dracula 3 h 35, 7 h, 9 h 30— A River Runs Through It 3 h 35, 7 h, 9 h 25— The Best Intentions 4 h 30, 8 h— Gas Food Lodging 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40— Hexed 3 n 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10— C'est arrivé près de chez vous 3 h 40, 9 h 25— Maman j’ai encore raté l’avion 7 h — Hoffa 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15— La belle histoire 4 h 35, 8 h 10— Une seconde chance 3 h 05, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) — Des hommes d’honneur 1 h 30,4 h 15,7 h, 9 h 35— Fatale 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 45— Le chêne 1 h 30.3 h 30, 5 h 35, 7 h 40, 9 h 45— Les nuits fauves 1 h 45, 4 h 30, 7 h 05,9 h 40 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — French Cancan 20 h 30 CRÉMAZIE: (849-FILM)— Aladdin 7 h, 8 h 45 DAUPHIN: (849-3456) — Des hommes d'honneur 7 h, 9 h 30— Malcolm X 8 h.DÉCARIE: (849-3456) —Body of Evidence 7 h, 9 h 05— Nowhere to Run 7 h 15,9 h 15 DORVAL: (631-8586) — Body of Evidence 7 h 10, 9 h 30— Nowhere to Run 7 h 10, 9 h tO—Aladdin tous les jours 7 h, 9 h.— Scent of Woman 6 h 30,9 h 40 DU PARC: (844-9470) — Aspen Extreme 6 h 30, 9 h.— Alive 6 h 40, 9 h 20— Body of Evi-dence 7 h, 9 h 15 DU PLATEAU: (521-7870) — Parfum de femme 12 h 30, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 30— Body 1 h 30.3 h 30, 5 h 30,7 h 30, 9 h 30 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: — Forever Young 7 h 10, 9 h 30— Bodyguard 6 h 45, 9 h 30— Body of Evidence 7 h, 9 h 20— Used People 7 h, 9 h 30— Alive 6 h 50, 9 h 35 — Crying Game 7 h 05, 9 h 35— Aspen Extreme 7 h 05,9 h 35.— Aladdin 7 h 15,9 h 15 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) — Used People 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 20— Lorenzo's Oil 1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 30— A Few Good Men 1 h 40, 4 h 15, 7 h, 9 h 35— Hoffa 1 h 30,4 h 10, 6 h 45, 9 h 20, jeu.1 h 30, 4 h 10,9 h 40 GREENFIELD: (671-6129) — Aspen Extreme 6 h 45, 9 h 10 — Aladdin.7 h 15, 9 h 15— Body 7 h, 9 h 20 IMAX: (496-4629) — L'homme et la bête et Les feux du Koweït mar.au ven.et dim.10 h., 13 h 30.15 h 15,17 h, 19 h.sam.13 h 30,15 h 15,17 h, 19 h.—version anglaise mar.au dim.11 h 45, 20 h 45— Les Rolling Stones at the Max ven.sam.à 22h.30 IMPÉRIAL: (288-7102) — Body of Evidence 1 h 10,3 h 15,5 h 20, 7 h 25,9 h 30 LAVAL: (688-7776) — Aspen Extreme 6 h 35, 9 h 10 — Protecteur traqué 7 h 20, 9 h 30-Body 7 h 10.9 h 40 — Alive 6 h 30, 9 h 10— Nowhere to Run 7 h 20, 9 h 20 — Aladdin 7 h, 9 h.— Body of Evidence 7 h 20, 9 h 40— Bodyguard 6 h 30,9 h 10— Aladdin 7 h 05, 9 h 05— Used People 7 h 10, 9 h 30 — Hexed 7 h 20, 9 h 25— Une seconde chance 7 h 10, 9 h 20 LAVAL 2000: (849-3456) — Maman j'ai encore raté l’avion 7 h 30, 9 h 45— Des hommes d’honneur 7 h, 9 h 30 Cette année, écoutez CIEL! ET PARCOUREZ LE MONDE! MAROC IDENTIFIEZ 5 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 26 FEVRIER 1993 MOT PASSEPORT DATE DE DIFFUSION REMPLISSEZ ET RETOURNEZ À: CIEL, C.P.98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 NOM PRÉNOM A0PESSE VILLE C00E POSTAL TÉLÉPHONE COUPON ORIGINAL OBLIGATOIRE PHOTOCOPIE REFUSÉE QUESTION D HABILETÉ À COMPLÉTER 90 * 8,5 = .LE DEVOIR «**SEgS LOEWS: (861-7437) — Crying Game 12 h 15, 2 h 35, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25— Forever Young 12 h 10, 2 h 30, 4 h 50.7 h 10, 9 h 30 — Aladdin tous les jours 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 20 — La vie fantôme 12 h 40, 2 h 45,4 h 50, 7 h 05, 9 h 20— The Lover 12 h 10, 2 h 20,4 h 35, 7 h, 9 h 15 PALACE: The Bodyguard tous les jours 1 h, 3 h 35, 6 h 20, 9 h.— Malcolm X12 h 15, 4 h, 8 h.— Passenger 5712 h 45, 2 h 35, 4 h 45, 7 h 15, 9 h 15— Distinguished Gentlemen tous les jours 1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h.— Distinguished Gentleman 9 h 30— Home Alone 21 h 10,3 h 40,6 h 40 PARADIS: (354-3110) — Adultes consentants 6 h 45— Docteur Giggles 6 h 55— Héros 7 h.— Passager 57 8 n 45— Le dernier des mohicans 9 h 05— Hellraiser 3 9 h 20 PARISIEN : (866-3856) — Un monsieur distingué 12 h 20, 2 h 35, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 25— Jennifer 81 h 35, 4 h 05, 6 h 35, 9 h 05— Un coeur en hiver 1 h 45, 4 h 15, 6 h 45,9 h 15— L’amant 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 30— Indochine tous les jours 1 h, 4 h 30, 8 h.— L'accompagnatrice 1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h — Le zèbre 1 h 10, 3 h 15,5 h 20, 7 h 25,9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON: (849-3456) — Scent of a Woman 12 h 30, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 30— Nowhere to Run 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.— Hexed 1 h 30,3 h 30, 5 h 30,7 h 30,9 h 30 PLACE LONGUEUIL: (849-3456) — Le garde du corps 7 h, 9 h 30—Maman /' ai encore raté l'avion 7 h 05,9 h 35 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456) — A Few Good Men 7 h, 9 h 35— Chaplin mar.6 h 55, 9 h 45, lun.mer.jeu.8 h 10— Lorenzo's Oil mar.6 h 50, 9 h 30, lun.mer.jeu.8 h 15— Hexed 7 h 15, 9 h 20— Scent of a Woman mar.6 h 50, 9 h 45, lun.mer.jeu.8 h.— Used People 7 h, 9 h 30— Alive 7 h 05.9 h 35 RIALTO: (274-3550) — Everything you Always Wanted to Know about Sex.But Were Afraid to Ask 7 h 15— In the Soup 9 h 30 VERSAILLES: (353-7880) — Protecteur traqué 7 h, 9 h 15— Nowhere to Run 7 h, 9 h 20— Few Good Men 6 h 45,9 h 25 — Body 7 h 15.9 h 30— Body of Evidence 7 h 20, 9 h 35 — Aladdin 7 h, 9 h.CINEMA QUEBEC CINÉMA LIDO: Le protecteur traqué 19 h, 21 h 15, lun.13 h, 19 h, 21 h 15— Maman j'ai encore raté l’avion 18 h 45, lun.13 h, 18 h 45— Un monsieur distingué 21 h 15— Des hommes d’honneur 18 h 40, 21 h 15, lun.13 h, 18 h 40, 21 h 15— Body 19 h, 21 h 15, lun.13 h, 19 h, 21 h 15— Parfum de femme 18 h 30, 21 h 15, lun.13 h, 18 h 30,21 h 15 LE CLAP: (650-CLAP) —La vie fantôme 13 h 30,15 h 30,17 h 30,19 h 30, 21 h 30 GALERIES CAPITALE: (628-2455) — L'amant 7 h 10, 9 h 25— Protecteur traqué 7 h 15, 9 h 30— Le garde du corps 6 h 55.9 h 30— Maman j'ai encore raté l’avion 6 h 45.9 h 15 — Body?h 10,9 h 35 PLACE CHAREST: (529-9745)— Des hommes d'honneur 13 h, 15 h 45,19 h, 21 h 50— Un monsieur distingué 14 h, 17 h, 19 h 40, 22 h — Dracula Î2 h 15,15 h, 19 h 10, 21 h 40— Le garde du corps 13 h, 16 h 15, 19 h 20.21 h 50— Aladdin 12 h 25,14 h 25,16 h 30, 19 h, 21 h 05— Une second° chance 12 h 30, 14 h 40,17 h, 19 h 20, ?" ,i 3^ Parfum de femme 12 h 15,15 h 20,18 h 45,21 h 45— Maman j’ai encore raté l’avion 13 h 30,16 h 15, 19 h 10,21 h 35 STE-FOY: (656-0592)— Aspen Extreme 6 h 45.9 h 15 — Body 7 h 20, 9 h 30— Hexed 7 h 20.9 h 25 SUS SCENE AUBERGE LE VIEUX SAINT-GABRIEL: 426 rue Saint-Gabriel, Vieux-Montréal (528-6789)— Souper-théâtre «L’étoffe et la dentelle» à 19h.LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882) — Cadbury Brothers, les 27-28 janv.à 22h.30 BOÎTE À CHANSONS LE PIERROT: 114 est St-Paul, Montréal— Gilbert Lauzon et Alain Pelletier, du 28 au 30 janv.à 20h.— Les Deux Pierrots: Le Groupe Lux et le Groupe Red, les 29-30 janv.à 20h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— «Célimène et le Cardinal» de Jacques Rampai, m.en s.Michèle Magny, du 27 janv.au 13 mars CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Jam Session, Jakob Pastorius Jazz, J.C.Cameroun, les 28-29 janv.à 21 h.30 CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Montréal — Les Productions Nuits d'Afrique présentent le Festival de musique et de danse du Maghrer, du 12 au 27 janv., les mar.et mer.— les 26-27 janv.Gil El Ghiwane, et les frères Mesnaoui, du Maroc CLUB SODA: 5240 ave du Parc, Montréal— 4 interprètes et/ou compositeurs-interprètes en spectacle, les lundis à 21 h.COLLÈGE MARIE-VICTORIN: 7000 rue Ma-rie-Victorin, Montréal-Nord (521-1002)— Les Grands Explorateurs présentent Le Mississippi de Alain De La Porte, du 25 au 28 janv.lun.mar.mer.à 20h., jeu.à 19h.ÉGLISE UNIE DE MONT-ROYAL: 1800 boul.Graham, Montréal— L'Orchestre symphonique de Mont-Royal, solistes: Nathalie Paulin, soprano, Daniel J.Taylor, haute-contre, oeuvres de Mozart, Bach et Handel, le 25 janv.à 20h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— «Celle-là» de Daniel Danis, m.en s.Louise Laprade, du 12 janv.au 13fév.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— Cabaret Théâtre avec Luc Proulx et son orchestre, du 8 janv.au 13 fév., les ven.et sam.à 24h.— Dialogues deux études théâtrales, «Corps à corps» et «Violoncelle et voix» textes et m.en s.Jean-Pierre Ronfard, du 19 janv.au 6 fév., mar.au sam.à 20h.30 LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— «Pour le bien de l'amère patrie» de Cinéma Libre & Vues des V.C.présentent LE VOLEUR DE CAMÉRA un film de Claude Fortin Timberlake Wertenbaker, m.en s.Henri Chassé, du 6 au 30 janv.à 20h.30, dim.à 15h.LE CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658) - Snack’ N Jazz, tous les lun.et mar.à 21 h.avec C.Papasoff et L.Soulier.MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— Le Théâtre Bouches Décousues présente «Un petit monstre» texte de Jasmine Dubé, m.en s.Claude Poissant, du 13 au 31 janv., les sam.et dim.à 15h.NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— Salle Denise-Pelletier: «Les aiguilles et l'opium» de et avec Robert Lepage, du 26 janv.au 20 fév., jeu.au sam.à 20h.— Salle Fred-Barry: Le Groupe Multidisciplinaire de Montréal présente «Le nouveau monde» de Jean-Luc Denis et Élizabeth Bourget, m.en s.Jean-Luc Denis, du 6 janv.au 4 fév.à 20h,30 RESTAURANT CHAR-B-QUE: 1476 rue Crescent, Montréal (289-1943) - Buanassisi Chambers, les mar.et mer.à 17h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal (398-4547)— Récital de maîtrise, Francisco De Galvez, violon, Jean Marchand, piano, Angélique Duguay, alto, Paul McCulloch, violoncelle, Michael Picton, piano, oeuvres de Beethoven, De Falla, Turina et Brahms, le 25 janv.à 20h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xa-vier, Montréal (288-3161)— «Playboy of the West Indies» de Mustapha Matura, m.en s.Damir Andrei, du 5 au 31 janv.— «Look Back in Anger» de John Osborne, m.en s.Maurice Podbrey, du 4 fév.au 21 mars, mar.au sam.à 20h., les 7-14 fév.et 7 mars à 19h., les 21-28 fév.et 14-21 mars à 14h., sam.matinées à 14h., matinées les mer.17 fév.et 10 mars à 13h.THÉÂTRE JEAN DUCEPPE: PDA, Montréal (842-2112)— «Yonkers» de Nell Simon, m.en s.Monique Duceppe, du mar.au ven.à 20h„ sam.16h.30 et 21 h., dim.à 14h.30, jusqu’au 6 fév.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— «Les beaux dimanches» de Marcel Dubé, m.en s.Lorraine Pintal, du 19 janv.au 13 fév., mar.au ven.à 20h., sam.16h.et 21h.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montréal (845-7277)— «Aux hommes de bonne volonté» de Jean-François Caron, m.en s.André Montmorency, du 25 janv.au 20 fév., mar.au sam.à 20h., dim.à 15h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal (343-6479)— Salle B 484: Récital de flûte, classe de Robert Langevin, le 25 janv.à 17h.UN FILM DE JEUNES HABITUÉS DU DÉCLIN, QUI VIVENT AVEC LES RESTES DE U GÉNÉRATION PRÉCÉDENTE: INATTENDU, EVU ET IMPR NOVATEUR L'xmppi PARISIEN 480 SI* C.*IHc*mr O W 1 30-4 0O-6 30-9 00 |THEf|RYINGfjAMEll LOEWS 9S4 Sir C.-ilh*»ini* O « CENTRE EATON 5*TS™> 709 Sir (.Mlhrnnr O ?**v FAMOUS PLAYERS 8 .-?t1\ !?nm DOLBY STEREOI 12 15-2 35-4 45-7 05-625 j COUCHE TARD Mm 11:351 12 35-3 206 15-9 20 Tout IM toifi 7 05 9 35 Mnv dim 12 05-2 25-4 45-7 05-9 35 - .télévision ciu lundi en un clin d'oeil j = sous-titré / codé d CBFT (R.C.) Montreal Ce soir Marilyn j Taquinons la planète! Cormoran J La loi de Los Angeles Le téléjournal J Le Point / météo / sport Second regard (23h50) pn WCAX (CBS) '-=-J Burlington News News ?Murphy J Brown The Golden Palace J Murphy J Brown Love & J War Northern Exposure j News Sweating Bullets pel WPTZ(NBC) LiLJ Plattsburgh News i News j Jeopardy! J Wheel of J Fortune! The Fresh Prince.J Northwood ?Movie: Full Exposure: The S( Avec Lisa Hartman et Anthon rx Tapes Scandai —Am.89 iy Denison News The Tonight Show O n CBMT(CBC) Montréal 17h30 / Newswatch Road Movies J The J Odyssey The Fresh Prince.O Northwood ?News J Man Alive J Life: The ?Program Witness 'D Star Trek CTn CFTMjTVA) ¦AU Montréal Le TVA ?éd.18 hres Jéopardy! La Vie des gens riches.Hockey / Bruins vs Canadien Benny Hill Le TVA J éd.réseau TVA sports Loterie ?Mongrain de sel m CFCF(CTV) Montréal h —— — : Pulse J Star Trek: Deep Space Nine J 20th Annual American Music Awards J News J The Arsenio Hall Show ?CTI TV5 (Télé Francophones Scully rencontre Des chiffres et des lettres Journal de TF1 Vision 5 Téléobjectif Santé à la une Reportages Cinéma: Les Volets verts -Ail.86 Journal de France 3 fÏ7l CIVM (R.-Q.) - Montréal Passe- partout Téléservice Omni O Science Travestir Nord-Sud J L'obser- vateur Oxygène J Sur la colline Téléservice m Kique Musique vidéo (14h) Fax: L'Infoplus Rock velours VJ: Juliette Powell Musique vidéo Rock en bulle Musique vidéo (221 WVNY(ABC) Burlington News News J Star Trek: J The Next Generation 20th Annual American Music Awards J News Nightline ?Married.?with Children (26) Much Music 19h / Spotlight / Don Henley Fax Guns N'Roses Use Your Illusion Videoflow (22h15) f33l Vermont The MacNeil-Lehrer J Newshour The Nightly Business Gardens of The World.Travels 0 The American Experience J Renaissance ?Cinéma: Au revoir, les enfants —Fr.87 Avec Gaspard Manesse et Raphaël Fejtô (35) tqs Montréal La guerre des clans Sonia Benezra Coup de foudre Cinéma : Les Dieux sont tombés sur la tète.la suite — Af.S.88 Murphy Brown Le Grand Journal Sports plus extra Sports plus Cinéma [c7) WCFE.(PBS) Plattsburgh ITN World News The Nightly Business.The MacNeil-Lehrer J Newshour All Creatures Great and Small Masterpiece Theatre: J The Countess Alice Richard J Stolzman Eastenders Capital City Musée des Beaux-arts de l’Ontario Nouveau et amélioré Suzanne Dansereau de la Presse Canadienne TORONTO — Après deux ans de crise financière qui ont forcé sa fermeture pendant six mois mais qui n’ont pas empêché des rénovations de 58 millions $, le Musée des Beaux-arts de l’Ontario rouvre ses portes aujourd’hui en promettant d’offrir au public «l’un des musées les plus excitants en Amérique du Nord».Cette troisième phase des rénovations de l’AGO (Art Gallery of Onta-r rio, dit-on en anglais) a duré trois ans.On a agrandi la superficie du musée, construit 30 nouvelles salles et refait les 20 salles existantes.Des transformations radicales ont été opérées dans l’architecture, le design, l’éclairage et les couleurs dans les salles d’expositions du musée.De nouvelles oeuvres ont été ajoutées — notamment deux Rodin, deux Monet et un Eugène de la Tour — portant à 16 000 le nombre de pièces exposées.Et les collections ont été réaménagées à l’intérieur du musée.«Notre objectif est de susciter un dialogue entre le visiteur et le musée.Nous voulons créer une ambiance riche, provocante et stimulante» a déclaré le nouveau directeur du musée, l’Américain Glenn Lowrey, qui a organisé la semaine dernière un gros blitz publicitaire entourant la réouverture du musée.Un événement couru par le tout Toronto et auquel avait été conviée la presse culturelle internationale.L’un des aspects les plus frappants de ces rénovations est l’application de couleurs criantes aux salles d’expositions autrefois blanches ou beiges.Ainsi, les salles consacrées à l’art européen sont maintenant rou- Îe framboise, jaune soleil, orange erre de Sienne, vert olive.Des couleurs que la conservatrice en chef du musée, Mme Janet Brook, a mis trois ans à étudier, et qui se marient aux tableaux des époques couvertes.Francisation Le musée des Beaux-Arts a également décidé de devenir entièrement bilingue — anglais-français — d’ici deux ou trois ans.Même si la loi ne le lui ordonne pas, l’AGO a entrepris de franciser toute sa communication avec le public, des visites guidées aux fiches thématiques que l’on trouve sur les oeuvres dans les salles d’expositions.«L’apport de la communauté francophone est essentiel», disait cette semaine M.Lowrey.L’apport du secteur privé, en fait, est essentiel au Art gaîlery of Ontario.Le musée reçoit près de 20 millions $ des gouvernements fédéral et provincial, mais les deux tiers des rénovations sont financées par le secteur privé.Les oeuvres du musée — dont la moitié sont canadiennes — proviennent soit de dons ou des prêts de bienfaiteurs ou bien d’achats réalisés grâce à des levées de fonds privé.La semaine dernière, la famille du riche collectionneur torontois Toby Tananbaum a versé 4 millions $ au musée pour sa réouverture et lui a fait cadeau de deux sculptures de Rodin, qu’on a placé dans le nouvel Atrium du musée.Crise Les collectionneurs se sentent généreux car ils savent que l’AGO a connu — et traverse toujours — une grave crise financière.L’été dernier, le musée a dû fermer ses portes pendant six mois et mettre à pied 244 employés faute d’argent.Malgré un rapport disant que la gestion du musée était très bonne, le gouvernement ontarien, aux prises avec la récession, n’a pas consenti à augmenter sa contribution.Cette semaine toutefois, il a pris tout le monde par surprise en annonçant, lors de l’inauguration du musée, un ajout de deux millions de dollars au budget.Le musée a été critiqué parce qu’i) poursuivait ses rénovations coûteuses, mais les dirigeants se sont ; défendus en rappelant que le plan d’agrandissement de 58 millions $, auquel on ne pouvait déroger, avait été élaboré dans les années 80.Et en décembre dernier, le directeur du musée a indiqué qu’une bonne partie des employés mis à pied l’été dernier seraient réembauchés., Fondé en 1900, L’AGO est reconnu pour sa collection d’oeuvres car naaiennes, d’art inuit, de gravures, et d’estampes.Il détient une riche collection a’art européen allant du XVème siècle à de nos jours.On y trouve des tableaux de Degas, Picasso, Rembrandt, Renoir, Gauguin, Borduas, Chagall et autres grands peintres.Le musée détient ta plus importante collection d’oeuvres du sculpteur Henry Moore.Mort d’un pionnier de la danse Valérie Lehmann FAMOUS PLAYERS DANS LA NUIT de venrdredi à samedi, s’est éteint, à l’âge de 87 ans, Maurice Lacasse-Morenoff, un grand personnage de l’histoire de la danse québécoise.En ouvrant en 1895, dans l’Est de Montréal une école de danse sociale, son père s’était déjà distingué dans l’histoire du Québec.Maurice Laçasse avait choisi très jeune une carrière de professeur - danseur et c’est à l’école de danse familiale qu’il avait rencontré Carmen Sierra Morenoff, son épouse et sa partenaire de scène jusqu’en .1990.En 1931, il devait reprendre l’école de son père, qui a fermé ses portes.en 1986.Connu surtout pour sa manière particulière d’enseigner le ballet classique, il était très apprécié par ses élèves, dont Fernand Nault, chorégraphe des Grands ballets canadiens.Maurice Laçasse, Morenoff pour la scène, n’était pas un puriste, - il enseignait, mélangeait et vénérait tous les types de danses-, ce qui lui a valu d’être en partie méconnu par le public qui ne prisait pas les variétés et les spécialistes et professionnels qui ne se délectaient pas des chorégraphies d’un autodidacte.Son plus grand exploit reste d’avoir su garder une école de danse ouverte pendant plus de 90 ans, malgré les difficultés de tous ordres, et d’avoir donné à dç nombreux jeunes en 1930, 1940 et 1950 ! le goût de la danse.A SURVEILLER La Fondation des maladies du coeur du Québec lance sa campagne annuelle de financement avec une opération Portes Ouvertes, le 26 janv.de 13h.30 à 17h., dans un centre de conditionnement physique improvisé.Bruny Surin sera présent de 13h.30 à 14h.30, également bénéficiez des conseils santé du docteur Gilles Lapointe, le président d'honneur de la campagne de financement, au 440 ouest boul.René-Lévesque.¦ Soirée d'échange de Solidarité de Parents de Personnes Handicapées Physique-Moteur Inc., invitation aux parents présentant une déficience physique-moteur ou multiple, la rencontre sera animée par Mme Louise Rainville, intervenante familiale, le 25 janv.à 19h., au Patro Le Prévost, 7355 ave Christophe-Colomb, Montréal.Inf.: 844-3492 ¦ Atelier de connaissance des vins, au Centre culturel Jacques-Ferron de la ville de Lon-gueuil, animé par M.Alain Lallberté, conseiller en vin à l'Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, thème de la soirée: les cépages de la France vinicole, le 25 janv.à 19h n9 au Centre culturel, 100 ouest rue S"' .-Laurent, Lon-gueuil.Inscriptions : 646-8610 ¦ La Fondation pour personnes atteintes de troubles obsessifs-compulsifs vous invite à une rencontre d'information et de support le 25 janv.à 19h., à l’Hôpital Général de Montréal, salle D6-190.Pour informations contacter le docteur Yves Beaulieu au 934-8034 ¦ L'Académie de danse de l'Outaouais offre aux jeunes de 8 ans à 16 ans la possibilité de vivre une expérience artistique passionnante.Inscriptions au Camp d'Été Qui Danse, dès maintenant.(819) 243-1726 ou (514) 844-2417 ¦ Conférence de Mme Louise Paradis, professeurs et directrice du Département d'anthropologie de l'UdeM.ayant pour thème Francisco Toledo, le peintre des mythes, le 26 janv., à l'auditorium de la Maison de la culture de Côte-des-Neiges, 5290 chemin Côte-dos-Nelges, Montréal.Rens.: Mme Dubé, 343-6184 ¦ Dans le cadre des conférences Internationales de l'École de design de la Faculté de l'aménagement de l'université de Montréal, conférence de Monsieur Massimo Vlgnelli, star du design américain, le 25 janv.à 19h.30 au grand auditorium du Pavillon principal de l'université de Montréal, salle K-500 Les Ateliers de développement humain de Montréal vous invite à une conférence de M.Jean-Guy Bonin, psychologue, thème: Devenir qui je suis, le 25 janv.à l’Hôtel des Gouverneurs, Place Dupuis, Mtl.Informations: 933-0514 ¦ Vaccination contre le méningocoque pour les enfants de 6 mois à 20 ans, qui vivent dans les territoires de Baie d'Urfé, Beaconsfield, Kirkland, Pointe-Claire, Ste-Anne-de-Bellevue et Senneville, du 14 janv.au 26 fév.au C.L.S.Ci Lac-Saint-Louis, 145 ave Cartier, Pointe-Claire.Pour rendez-vous composez le 697-4110— Le C.L.S.C.est à la recherche de bénévoles pour accompagner et aider le personnel infirmier dans certaines tâches cléricales.Tel.697-4110 poste 35 ¦ Le Club de lecture de Beaconsfield vous in- I vite à venir partager des bons moments avec Martha McDougald-Adgeg et Monika Studte «Camus, vos souvenirs, vos émotions» le 25 janv.à 19h.30 ¦ La Société Canadienne de la Croix Rouge â besoin de votre sang, vous pouvez faire un don au Centre des donneurs de sang au 2991 est Sherbrooke, du lun.au ven, de 9h.à 18h — Collectes itinérantes le 25 janv.à C.I.B.C.hall d'entrée, 1155 ouest boul.René-Lévesque de 9h.30 à 16h.— Pratt & Witney, plan no 2, cafétéria, 300 rue d'Auvergne, Lon-gueuil de 9h,30 à 11 h.30 et de 13h.à 16h.— Au Centre communautaire St-Eugène, coin Roman et Jacques-Cartier, St-Jean-sur-Riche-lieu, de 14h.30à 20h.30 ¦ Le Centre culturel Italien du Québec offre des cours du soir de langue italienne: Initiation à la grammaire et conversation, conversation niveau 2, du 25 janv.au 19 avril de 18h.à 20h.30, débutants ou intermédiaires du 27 janv.au 14 avril, de 14h.30 à 17h„ ou de 18h.à 20h.30.Renseignements et Inscriptions: Mme Eycken au 495-4120 ¦ Lévesque Beaubien Geoffrlon organise urf séminaire d'information «Comment atteindre vos objectifs financiers» à sa succursale de Laval, les 26-27 janv.è 19h.Réservations: 629-3111 ¦ Conférence de l'Association québécoise des parents et amis du malade mental, le 26 janv.à 20h, au Pav.Mailloux de l’hôpital Notre-Dame, au rez de chaussée Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 M 13 CULTURE ET SOCIETE MUSIQUE / chronique Lejeune violoniste Cho-Liang Lin est l’invité des Grands concerts de l’Orchestre symphonique de Montréal demain et mercredi, avec Charles Dutoit au pupitre.Une musique qui défie les siècles La flûte enchantée de Robert Dick Un goût pour la poésie sonore, de Robert Morris à Jimi Hendrix Société de musique contemporaine du Québec Québec-New York, avec le flûtiste Robert Dick: Dick, Venturi Shadows (1989), OR (1978), IF(1992), Greenhouse (1989), Lookout (1989), Improvisation, Heart of light (1985), Reilluminations (1988); Morris, Raudra (1976), Hyland, Siegfried-tableaux (1992).En bis: Dick, Improvisation sur le thème Purple haze de Jimi Hendrix.Jeudi 21 janvier, salle Pierre-Mercure.Carol Bergeron DANS UN GESTE à première vue téméraire, la SMCQ n’avait pas hésité à laisser le plateau de Pierre-Mercure à un seul instrumentiste.Il s’agissait cependant de Robert Dick, la merveille des merveilles, vous diront ses collègues flûtistes.Américain jusque dans son allure décontractée, ce maître sans prétention de la flûte traversière se livra à une époustouflante démonstration qui laissa tout le monde complètement ébahi.Bien que ses admirateurs ne lui connaissent apeun rival, Robert Dick est aux Etats-Unis, ce que Pierre-Yves Artaud est en France: sans eux, la technique de la flûte traversière serait en panne sèche.De la même génération (le premier naquit en 1950, le second, en 1946), ils ont su repousser beaucoup plus loin les limites de la virtuosité des Rampai, Marion, Galway et autres héritiers néoromantiques de la flûte de Theobald Boehm.Encore mieux connus dans le milieu des flûtistes que chez les mélomanes, ces deux interprètes avant-gardistes prônent l’utilisation de la respiration «continue» dite aussi respiration «circulaire».Pourtant pratiquée depuis des siècles au Moyen-Orient et en Extrême-Orient, cette technique fut aban-donnée.en Occident dès le haut Moyen Age, puis réintroduite il y a une vingtaine d’années.Pour l’expliquer, Artaud a publié Quatre exercices pour la respiration circulaire (Editions Transatlantiques), et Dick, Circular breathing for the flutist (Multiple breath music co.).Cette respiration «continue» semble d’ailleurs mieux adaptée aux exigences de la syntaxe musicale contemporaine qui a délaissé la ponctuation traditionnelle sur laquelle se greffait l’ancienne manière de respirer.Si l’on en juge à l’ex- traordinaire démonstration de Robert Dick, c’est là un élément fondamental à partir duquel les prouesses de tous genres se réalisent avec beaucoup plus d’aisance: glissandi, sons et voix simultanés, sons éoliens, sons multiphoniques (connus en Orient depuis des millénaires), etc.Maître d’un répertoire des difficultés transcendantes, Robert Dick y puise allègrement la matière principale des compositions qu’il se destine.Comme Paganini au violon, ou Dragonetti à la contrebasse, le com- Positeur est chez lui au service de instrumentiste virtuose.La musique des autres, celle de Robert Morris (son professeur de composition) ou Marc Hyland (un jeune compositeur québécois), par exemple, lui semble, à la limite, beaucoup trop facile.Toutefois, l’infaillibilité du geste instrumental, la prédilection à l’exploit se marie, chez lui, avec un goût sûr et un sens manifeste de la poésie sonore — même ses emprunts au rock, notamment à celui de Jimi Hendrix, ne sont pas vulgaires.Largement composé de flûtistes, dont certains étaient venus d’aussi loin que Toronto, l’auditoire apprécia sans réserve sa prestation.On l’admira autant pour sa manière de faire que pour celle de commenter les oeuvres, alors qu’il le fit en an-lais seulement et de manière re-ondante avec les textes du programme.1 A l’occasion de ce récital, la SMCQ avait lancé un concours auprès des compositeurs vivant au, Québec dont le gagnant aurait le privilège d’une exécution par l’éminent soliste invité.Un jury, formé de Walter Boudreau, John Rea, Jean Lesage, Michel-George Bré-gent, Robert Langevin et Anne Ma- .rie Messier, a examiné 18 partitions afin de retenir trois finalistes, James Harley, Pierre-Kresimir Kla-nac et Marc Hyland, la pièce gagnante devant être celle que choisirait Robert Dick.C’est Siegfried-Tableaux qui l’emporta.Transcription pour flûte seule d’une oeuvre d’abord écrite pour 13 instruments, la pièce de Marc-Hyland a pris l’aspect d’un émouvant soliloque épuré de l’épaisseur du matériau original.La simplicité apparente du résultat fait cependant penser qu’il aurait été intéressant de demander à Monsieur Dick d’effectuer lui-même le travail en utilisant largement les ressources multiphoniques de la flûte.Marie Laurier DISCRÈTEMENT depuis 1974, le Studio de musique ancienne fait connaître une musique qui défie les siècles, soit celle antérieure à 1750.Fondé par Christopher Jackson qui en est l’actuel directeur, ainsi que pàr Hélène Dugal et Réjean Poirier, ce groupe occupe une place de choix dans la communauté musicale montréalaise.Chantal Rémillard occupe le poste de premier violon.Le répertoire varié présenté par le Studio aux mélomanes dans un esprit de recherche et d’authenticité est choisi parmi des oeuvres sacrées et profanes et les concerts du dimanche soir à l’église du Très-Saint-Sacrement sont particulièrement goûtés de ses fidèles abonnés.On peut tout aussi bien entendre des pages oubliées d’un répertoire peu connu de même que des grandes oeuvres plus classiques comme Le Messie de Haendel, La Passion selon saint Jean de Bach ou Les Vêpres de Monteverdi, toutes présentées en version originale.Le Studio de musique ancienne est la seule formation choeur et orchestre professionnelle consacrée à la musique baroque en Amérique du nord.Le choeur regroupe 18 choristes et l’orchestre une vingtaine d'instrumentistes qui jouent sur des instruments d’époque.Hôte de plusieurs artistes réputés dont le gambiste Jordi Savall cette semaine, et pour la deuxième fois depuis 1982, le Studio de musique ancienne a reçu également les violoncelliste et violoniste Anner Bijlsma et Lucy Van Dael.Le Studio se produit principalement à Montréal mais il a été invité au Canada et en Europe et ses concerts sont souvent enregistrés par Radio-Canada.Rappelons que Jordi Savall qui s’intéresse à la direction d’orchestre depuis une quinzaine d’années sera au pupitre du Studio de musique ancienne pour sa première prestation mercredi prochain, 27 janvier à l’église du Très-Saint-Sacrement.11 donnera trois autres récitals, cette fois comme gambiste les jeudi et vendredi 28 et 29 janvier, en compagnie de Réjean Poirier, au clavecin, Sylvain Bergeron, au théorbe et Margaret Mitchell à la viole à l’église Ersksine and American et ce concert sera répété le samedi 30 janvier à la salle Maxwell-Cummings du Musée des beaux-arts.Les cinéphiles qui ont apprécié Tous les matins du monde seront heureux de retrouver dans leur contexte original quelques-unes des pièces empruntées à Marin Marais pour les fins du film.Dimanche en musifête COMME chaque dernier dimanche de janvier depuis cinq ans, la Faculté de musique de l’Université de Montréal ouvre ses portes au public le 31 janvier.De 13h à 18h, ce dernier aura la possibilité de participer et de visiter des ateliers, des classes de maître, des récitals, des expositions et même à un encan.Musiciens, choristes, ethnomusicologues, facteurs d’orgue et de clavecin, chambristes, compositeurs, étudiants et professeurs, ils seront tous présents pour accueillir les visiteurs et répondre à leurs questions.IjO concert d’ouverture à 13h a lieu à la salle Claude-Champagne, avec le jazz du Stage Band de Simon Stone et à 17h 15, un final avec l’Harmonie de l’UdeM sous la direction de Alain Cazes et aussi du Quatuor vocal de jazz du Nouvel Ensemble Moderne et de l’Orchestre de chambre dirigé par Jean-François Rivest.Entretemps, oq peut découvrir sa capacité auditive à l’atelier de Luce Beaudet, s’étonner devant les instruments comme le Gamelan, les percussions de Bali au foyer de la salle Claude-Champagne, apprécier les performances telles que le double quatre mains au piano ou la musique contextuelle du yougoslave Da il se H •w- ~r • Un vrai soliste ne s’invente Pas J*®®;.«PHr mm' PHOTO CYLLA VON TIEDEMAN À ses premiers pas en danse, le chorégraphe José Navas semble destiné à une carrière internationale de vrai soliste.Valérie Lehmann la danse se montre plus heurtée.Mais à bon escient, UN VRAI CRÉATEUR DE SOLOS en danse est celui qui vous laisse la sensation, après le spectacle, d’avoir parcouru mille personnages et mille paysages à travers un voyage en solitaire.Un tel artiste vous donne facilement l’illusion que, sur le plateau, se tient autant de monde(s) que l’espace scénique peut en contenir.Un vrai soliste est d’ailleurs une personne double: il excelle en chorégraphie et en interprétation.Un vrai soliste est une richesse rare.L’Allemande Susanne Linke, comme l’Américaine exilée Carolyn Carlson, se situe parmi les meilleures artistes du genre actuellement.Chez José Navas, qui présentait la semaine dernière quatre de ses créations à Tangente, au sein d’un double Erogramme proposant également trois solos de William louglas, se profile l’âme du vrai soliste.Déjà, lors son passage au Musée d’art contemporain, l’automne dernier, José Navas avait marqué les esprits.Le jeune chorégraphe possède un sens de la dramaturgie inhabituel.Sa sensibilité extrême, son excellence en interprétation ainsi que ses habiletés de mise en espace et en image font de lui un artiste à prendre au sérieux, même si lui ne le souhaite pas vraiment aujourd’hui.Sa danse, à la fois expressive et abstraite, sert une chorégraphie simple, alerte dans l’espace.En co-fon-dant toutes les techniques modernes et post modernes Su’il a dû apprendre en ez Petronio, Clark, Chouinard, loubglas, José Navas s’est créé un style à part qui lui sied parfaitement et qu’il maîtrise en virtuose.Sa gestuelle détourne sans cesse un quelconque académisme au profit de l’émotion et de la narration.Ses mouvements sont limpides et empreints d’élégance.Et quel que soit le thème, le geste décliné, l’ambiance imaginée, sa danse se montre généreuse et fluide.Dans When we dreamed the other heaven et dans Violetta, présentés en première mondiale, deux courts solos qui n’offrent guère d’explications officielles, mais racontent douleur, amour et souffrances, à travers un champ de roses et quelques étoffes de tulle et de soie violettes, José Navas fait preuve de beaucoup d’ingéniosité, au-delà de la fluidité extraordinaire que révèle sa gestuelle.Deux bandes musicales originales, qui mêlent les sons du Sud aux chants d’Opéra, construisent un décor inattendu.Que viennent souligner quelques jeux d’ombres et de lumières délivrés avec pertinence.Dans There is no quiet, où José Navas tente tout pour se délivrer du joug du quotidien et recouvrer sa liberté, décor, la danse est comme l’eau vive, parcourant cheveux, doigts et orteils du créateur, toujours accroché à sa vision romanesque de la vie.Si ces quatre solos ne constituent que les premiers pas de José Navas en création chorégraphique, celui-ci semble avoir devant lui une carrière internationale de vrai soliste.Bien entendu, avec tous les risques que cela comporte, surtout quand il s’agit de chorégraphier pour une compagnie ou un groupe de danseurs ou de danseuses.Et cela à Montréal, Caracas, New York, Toronto, Paris, Venise ou Essen.Carolyn Carlson et Suzanne Linke en savent quelque chose, tant elles ont éprouvé de difficultés à quitter leur peau de solistes.Quant à William Douglas, inscrit lui aussi au programme de Tangente, il semble clair que ce n’est pas le créateur soliste qui l’emporte chez lui.Comme sa présence au Find l’avait déjà préfiguré, sa danse adopte surtout un ton condescendant et professoral.William Douglas aime se regarder danser, et semble chercher sans cesse à démontrer aux spectateurs que sa chorégraphie (son corps ?) vaut la peine d’être vue.Il en résulte aabord une impression de lourdeur.Puis un certain agacement.La gestuelle du chorégraphe, très différente de celle de José Navas, qui oscille entre la danse moderne et la danse contact, ne réussit pas à convaincre parce qu’elle est linéaire d’un bout à l’autre de n’importe laquelle des oeuvres présentées.Qu’il s’agisse de Safran ou d’Epine, comme la danse est abstraite et non narrative, parce que les mouvements constituent un enchaînement placide de pas sans émotion, l’ennui est le même.Dans Echo, la danse paraît moins auto-jubilatoire et plus riche.Mais là encore, les décors, la composition musicale et les costumes didactiques écrasent la chorégraphie et empêchent la pièce de décoller.L’Appollon que nous promet William Douglas pour ce printemps risque fprt ae briser nos rêves de danses si Safran, Epine et Echo constituent vraiment, comme l’indique le programme, trois études (sur les constrastes?) pour le personnage central de sa prochaine oeuvre.Un vrai soliste ne s’invente pas.Il a besoin de donner toutes les richesses de lui-même, de recevoir celles des autres pour exister, et ceci en toute humilité.Ce que réussit, intuitivement et rationnellement, José Navas.La danse de William Douglas pourrait-elle se montrer moins égocentrique?Audrey Hepbum inhumée dans la simplicité Léon Pashu, un double quatuor de saxophones ou encore les chanteurs d’opéra et de mélodies françaises.Des pianistes de la faculté joueront en continu au piano-bar et des clavistes enseigneront tout ce qu’il faut savoir ou comprendre du synthétiseur.Ce rendez-vous a lieu le 31 janvier au 200 avenue Vincent-d’Indy.Jessye Norman POUR SOULIGNER de façon éclatante son 2e gala bénéfice, La Guilde de l’Opéra de Montréal a invité la grande Jessye Norman le dimanche 16 mai à la salle Wilfrid-Pelletier.Elle sera accompagnée au piano par Philip Moll.Cette soirée est placée sous la Erésidence de M.et Mme Paul lesmarais et sous la vice-présidence de M.et Mme David Molson et de M.et Mme André Desmarais, toutes personnalités fort actives dans le développement de l’art lyrique.Les billets pour le récital et le dîner qui suivra dans les foyers de la PdA sont en vente à raison de 350 $ mais il y aura des places disponibles pour entendre Mme Norman entre 60$ et 15$.Renseignements: 985-2259.Dutoit à l’OSQ CHARLES DUTOIT est l’invité de l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) le vendredi 29 janvier à 20h à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.La violoniste Chantal Juillet est la soliste et elle interprétera un concerto de Prokofiev.L’OSQ célèbre son 90e anniversaire et on rappelle que M.Dutoit y fit ses débuts nord-américains en avril 1975.De son côté, le chef de l’OSQ Pascal Verrot sera l’invité de l’OSM le dimanche 14 février à 14h30.Il dirigera des oeuvres de Liszt, Bruch et Saint-Saëns.Grands concerts OSM LE JEUNE violoniste Cho-Liang Lin est l’invité des Grands concerts de l’Orchestre symphonique de Montréal demain et mercredi, avec Charles Dutoit au pupitre.Au programme: des oeuvres de Berlioz, Nielsen et Tchaikovski.En préalable, il y aura des causeries sur les oeuvres à 18h45 dans le hall central de la PdA, en compagnie de Edgar Fruitier et du soliste invité.Série Anciens de McGill ROBERT SILVERMAN, pianiste, est l’invité des Anciens de McGill à la salle Pollack le mardi 26 janvier à 20h.Au même endroit, à 14h, il y aura une classe de maître de chant avec le baryton Max Van Egmond.Concerts à venir LA FONDATION Allegra présente son 3e concert de la saison ce jeudi 28 janvier à 20h à la salle Redpath de McGill.Au programme: des oeuvres de Villa Lobos, Ravel et Schoenberg.Yves-G.Préfontaine, claveciniste, présente de son côté le 9e de douze récitals consacrés à l’intégrale des oeuvres pour clavier de François Couperin, ce jeudi 28 janvier à 20h à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.Concours pour jeunes musiciens LES JEUNES musiciens de la région de la Montérégie peuvent participer à unconcours présidé par Jean-Pierre Brunet, directeur artistique de l’orchestre symphonique de la Montérégie.Les gagnants se partageront 2000 $ en bourses et le premier prix de la classe soliste sera invité à jouer avec l’orchestre.La semi-finale et la finale auront lieu les 22 et 30 mai.Les lauréats seront également invités à jouer lors du prochain festival de musique de Saint-Lambert.Les jeunes musiciens de 6 à 18 ans sont invités à s’inscrire dans l’une des quatre catégories suivantes: soliste, musique de chambre, grand ensemble, ensemble vocal.Téléphone: 466-1288 ou 465-9909.TOLOCHENAZ (Suisse) (AFP)— L’actrice Audrey Hepburn a été inhumée hier à Tolochenaz, près de Morges (ouest de la Suisse) à l’issue d’une cérémonie très simple où elle a été remerciée pour son action en faveur des autres.À côté d’un millier d’anonymes, un petit nombre de personnalités du spectacle sont venues rendre un dernier hommage à l’actrice américaine, décédée mercredi d’un cancer à l’age de 63 ans.Parmi elles Mel Ferrer, son premier mari, très ému, Roger Moore et Alain Delon, son voisin.Son compagnon, l’homme d’af- faires Robert Wolders, était là.Mais pas Gregory Peck dont elle était proche depuis le tournage de «Vacances romaines» de William Wyler (1953) qu’avait illuminé le charme de cette comédienne gracile.Depuis 1988, elle était ambassadrice itinérante de l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance.Déjà malade, elle s’était rendue dans les camps de Somalie à l’automne dernier.Le directeur de l’UNICEF James Grant était présent aux obsèques.Des membres de cette or-anisation ont souligné combien Hep-um prenait à coeur sa mission.1 «Liz Taylor a déclaré que Dieu avait rappelé un ange auprès de lui (.) Il est sûr qu’Audrey Hepburn était un ange au sens que lui donne la Bible porteur de nouvelle», a déclaré le pasteur protestant du petit village au canton de Vaud.«Sur le visage des tout petits» malheureux, «il y avait de la lumière, reflet de son sourire, de son amour», a-t-il ajouté au temple.«La dernière fois, a dit Sean, un de ses deux fils, où son jardinier lui a demandé son aide «quand elle irait mieux», elle lui a répondu: «je vous aiderai mais pas comme avant».Les Négresses vertes perdent leur chanteur Victime d’une overdose (AFP) — Le chanteur du groupe français Les Négresses vertes, Hel-no, ae son vrai nom Noël Rota, 30 ans, est mort chez lui dans la nuit de jeudi à vendredi dernier à Paris d’une surdose de drogue.Son corps a été transporté à l’institut médico-légal et une enquête a : été ouverte par la police, précisent certaines sources autorisées.Helno (Noël en verlan, un argot * qui inverse les lettres) était le parolier principal du groupe, auteur de quelques-unes de ses chansons les fil us connues: Zobi la mouche, Voilà ’été, Sous le soleil de Bodega, Famille nombreuse, chansons qui ont assis la réputation de cette Formation qui connaît également un certain succès à l’étranger, notamment en Grande-Bretagne où le groupe s’est produit à plusieurs reprises.\ Les Négresses vertes, issus du ; courant «rock alternatif», ont publié ; deux albums: Mlah, en 1989 (qui ; s’est vendu à 480 000 exemplaires), t et Familles nombreuses, en novembre ; 1991, qui avoisine actuellement le j cap des 100 000 exemplaires ~ * » Kobo Abe j s’éteint à 68 ansj TOKYO (AP) — Le romancier et j dramaturge japonais Kobo Abe, au- j tour de La femme des sables (1962) j et considéré comme l’une des plus -importantes et influentes figures de la littérature niponne d’après-guerre, est mort vendredi dans un hôpital de la banlieue de Tokyo à l’âge de 68 ans.Né le 7 mars 1924 à Tokyo, Abe a mis l’accent dans ses oeuvres sur la relation entre le chasseur et sa proie.NOS CHOIX TÉLÉ Les travestis Le reportage nous vient de France et laisse parler deux transexuelles qui ont étudié à la rude école de la prostitution.(Radio-Québec, 20 h) ?; American Music Awards Gloria Estefan, Bobby Brown et Wynonna animent le 2,0e gala des prix de musique aux Etats-Unis.Michael Jackson chantera en direct pour la première fois depuis 1988.(CTV, 20 h) ?Le Point au Lac saint-Jean I Le Point consacre son entière édi- j"l tion à la région du Saguenay-Lac • ; Saint-Jean qui tente de se remettre : de la récession.Jean-François Lépi- J : ne a réuni, à l’hôtel de Ville de Chi- ' coutimi, 80 personnes de différentes couches sociales.Trois reportages sur la région seront présentés.(Radio-Canada, 22 h 25) ?i ' Au Revoir les enfants i * Cet excellent film de Louis Malle ; nous reporte en 1943, dans un pen-sionnat religieux où se cache un pe- , tit juif tentant d’échapper aux Allemands.Malheureusement le film ! est présenté sur une chaîne anglaise.Il sera vraisemblablement sous- ; titré en anglais.(PBS, 23 h) Paule des Rivières 14 B Le Devoir, lundi 25 janvier 1993 EDITORIAL üne pilule dans un verre d’eau Il y a toujours quelque chose d’émouvant à entendre d’honorables sénateurs défendre la cause des pauvres gens.Dans le débat en cours au Sénat à propos de la durée des brevets pharmaceutiques, plusieurs sénateurs sont montés au front pour défendre l’industrie des médicaments génériques qui se dit menacée par le projet de loi C-91.Ce projet déjà adopté en chambre entend porter de dix-sept à vingt ans la période d’exclusivité réservée aux compagnies qui inventent de nouveaux médicaments, comme c’est la norme dans l’ensemble des pays industrialisés.Ce faisant, il limiterait d’autant l’accès à la reproduction de ces médicaments par l'industrie des produits génériques, celle qui se contente de copier les formules avant de les mettre en marché à un prix de vingt à trente pour cent inférieur.Deux théories s’affrontent : dans un camp, il y a ceux qui s’opposent à la nouvelle loi en affirmant que son entrée en vigueur accroîtrait sensiblement le coût des médicaments et des soins de santé au pays.De ce côté de la clôture, on retrouve la plupart des gouvernements provinciaux, les associations de consommateurs.plusieurs organismes de défenses des droits sociaux et l’industrie des médicaments génériques.Dans l'autre camp, on retrouve Ottawa, soucieux de voir l’industrie canadienne garder sa compétitivité mondiale, le gouvernement du Québec, la CUM et la Chambre de commerce de Montréal, pour qui l’industrie des médicaments brevetés forme le coeur de l’une de ses grappes industrielles de pointe, et bien sûr toutes les filiales de multinationales qui revendiquent leur droit à la «propriété intellectuelle» de leurs découvertes.Pour les consommateurs de soins de santé et les contribuables que nous sommes, il va de soi que le prix des médicaments importe beaucoup.Les compagnies pharmaceutiques, quelles qu’elles soient, ne trouvent pas d’emblée la sympathie populaire.Elles ont trop souvent fait montre d’un intérêt plus grand pour leur santé financière que pour celle des malades.Qu’on se rappelle les dégâts causés par certains produits comme la thalidomide, le stérilet Dalcon-Shield, les prothèses mammaires, sans parler des effets secondaires de plusieurs médicaments qu’on a parfois tendance à sous-estimer.Dans sa publicité des dernières semaines, l’industrie des médicaments brevetés souligne l’importance de ses produits dans la lutte pour réduire les coûts du système de santé.Encore là, il ne faudrait pas exagérer.Malgré les bienfaits indéniables des médicaments, la médecine par les pilules fait de moins en moins l’unanimité et les abus de consommation de médicaments soulèvent l’indignation.L’industrie des médicaments n’est pas seule en cause, les médecins ont aussi leurs torts, mais les millions de dollars consacrés à la promotion de médicaments exercent une pression considérable sur le corps médical.Les innovateurs d'abord, les copieurs ensuite Cela étant dit, non seulement on ne se passera pas de pilules, mais la médecine occidentale moderne leur fait une place stratégique dans le traitement de la maladie.Dans un tel contexte, s’il est un secteur à encourager, c’est celui de la recherche et du développement de nouveaux produits que tous souhaitent plus efficaces et moins nocifs.Alzheimer, sida, méningite.on ne s’en sort pas, à moins de croire aux «médecins du ciel», sans la recherche, les espoirs sont minces.Or, malgré tous ses travers commerciaux, l’industrie des médicaments brevetés reste l’un des axes majeurs autour duquel gravite le monde de la recherche fondamentale et clinique.Facultés universitaires, centres de recherches, hôpitaux universitaires ont des liens intimes, parfois même incestueux avec l’industrie des médicaments brevetés.C’est vrai que de copier une formule chimique permet de vendre moins cher et de faire économiser des dollars au système de santé public, encore que les copieurs pourraient vendre beaucoup moins cher qu’ils ne le font.Mais si on se satisfait d’un raisonnement à si courte vue, qui fera la recherche, qui paiera pour son expérimentation?La France ?L’Allemagne?Les États-Unis?De la découverte d’une nouvelle molécule à la mise en marché d’un médica- ment, il faut une dizaine d’années et quelque 200 millions de dollars.Dans ces pays, comme dans l’ensemble de la CEE, l’industrie des médicaments brevetés dispose d’une période d’exclusivité encore plus longue que celle prévue dans la loi C-91.Pour le Québec, ce projet revêt une importance encore plus grande.Entre 1988 et 1991, l’industrie innovatrice a investi 460 millions en Recherche et Développement dans la région de Montréal.C’est près de la moitié de ses investissements totaux au pays.En comparaison, l’industrie des produits génériques ne fait aucune recherche et se satisfait d’empocher les profits à partir de la recherche effectuée par d’autres.Lorsque l’industrie des produits génériques crie au loup et annonce sa mort certaine advenant l’adoption du projet de loi, il faut questionner sa sincérité.S’il est vrai qu’elle devra désormais attendre un peu plus longtemps avant de reproduire les formules des autres, il est aussi vrai que malgré tout, la croissance de ses activités fut quatre fois plus rapide au cours des dernières années que celle de l’industrie innovatrice.Les plus importantes sociétés de médicaments génériques, Apotex et Novopharm, toutes deux installées en Ontario, sont aussi les deux sociétés qui enregistrent le plus grand nombre d’ordonnances médicales au pays chaque année.Pourtant, ces sociétés se contentent de copier les médicaments les plus en demande, et réalisent au moins 60% de leurs affaires à partir de médicaments dont les brevets sont déjà expirés.S’il est juste d’affirmer que les prix des médicaments brevetés sont plus élevés que ceux des médicaments génériques, il n’en reste pas moins qu’ils augmentent moins vite que l’inflation et que la nouvelle loi prévoit des mécanismes de contrôles plus contraignants que ceux qui existent déjà.Le Canada, et surtout le Québec, ont besoin de cette loi pour le développement du secteur de la recherche.Il n’est pas du tout certain que les économies de coûts qui découleraient du rejet de cette loi n’entraîneraient pas une détérioration de l’industrie innovatrice et de la position déjà précaire que nous occupons en matière de haute technologie, de.recherche et de développement.JEAN-ROBERT SANSFAÇON LETTRES Aü DEVOIR Fie pas confondre LE DEVOIR reprenait récemment un article du New York Times faisant état de la condamnation en France d’une ressortissante gambienne ayant fait exciser ses deux fillettes.Selon le N.Y.Times, «l’excision est l’équivalent de la circoncision chez les bébés de sexe masculin».Impossible de savoir si ce discours appartient à l’auteur ou aux autorités qui tolèrent cette pratique.Quoi qu’il en soit, j’aimerais rappeller qu’il n’y a aucune commune mesure entre les deux : l’excision est une atteinte injustifiable à l’intégrité du corps et à la dignité de millions d’êtres humains qui se solde souvent par la mort.Des hommes sont prêts à tuer pour s’assurer que les femmes perdent toute capacité d’éprouver du plaisir sexuel.La circoncision est un rite de passage positif par lequel le garçon se fait dire : bienvenue dans le monde des hommes ! L’excision est une mutilation qui fait comprendre à la fillette qu’elle aura un lourd tribut à payer pour le restant de ses jours, du fait qu’elle est née femme sur le continent africain.Françoise Trudeau-Reeves Hull, 18 janvier 1993 Un ami disparu APRES Jacques Levault, disparu il y a quelques mois, le Québec vient de perdre au sein de la communauté française de Belgique, en la personne de Claude de Groulart, un ami très sûr.Ce journaliste chevronné a été terrassé, mercredi le 13 janvier, en sortant de son travail au quotidien bruxellois LE SOIR.Jusqu’à la dernière minute, selon les témoignages qui nous sont parvenus, il travaillait avec l’enthousiasme et l’énergie que nous lui avons connus aux nombreux projets qui lui tenaient à coeur, au sein desquels le Québec a toujours occupé une grande place.Voilà plus de trente ans, en effet, que Claude de Groulart arpentait, d’abord pour la radio-télévision belge et ensuite pour le principal quotidien francophone de Bruxelles, toutes les régions du Québec.Il en rapportait chaque fois des analyses fouillées et éclairantes sur notre évolution collective, mais Claude ne se satisfaisait pas du statut d’observateur averti; il s’est pris de passion pour les Québécoises et Québécois.Cette passion l’a conduit à travailler inlassablement au rapprochement de nos deux communautés en tant que journaliste, mais aussi en tant que militant francophone.Mentionnons, à titre d’exemple, qu’il fut le Président-fondateur de l’Association Buxelles-Québec.Si le Québec et la Communauté française de Belgique sont liés aujourd’hui par une coopération multiforme à bien des égards exemplaire, le travail parfois discret, toujours constructif de Claude de Groulart y est pour beaucoup.Ses nombreux amis québécois s’uniront sans aucun doute à nous pour lui dire, haut et fort, merci Claude! Paul-André Comeau et f’b'-i'*onber Malone janvier 1993 Vandalisme antisémite COMME CITOYEN de la communauté urbaine de Montréal, nous trouvons répugnants les actes de profanation qui ont dégradé les murs de synagogu mnnt.réa-laises.Comme membres du b,„ujgue judéo-chrétien de Montréal et, en particulier, con croyants, nous dénonçons avec nos frère > L soeurs juifs le racisme qui génère de tels actes de mépris.L’antisémitisme est un vieux problème que nous souhaitions être du passé.Il est trop facile d’attribuer ce vandalisme à des jeunes qui chercheraient à attirer l’attention.Des événements ici et dans le monde nous indiquent que l’antisémitisme ne peut être ignoré.Nous dénonçons la violence verbale, la haine et la dégradation d’édifices religieux qui a eu lieu dans la première semaine de janvier.Nous invitons tous les Montréalais à prendre position et à se dissocier publiquement de ces action antisémites et de toutes autres semblables.Pasteur Charles Eddis, président, Dialogue judéo-chrétien à Montréal Montréal, 8 janvier 1993 Taxes cachées DANS la Tribune libre «Sommes-nous masochistes?» (15/01/93), M.Alain Bonnin énumère quelques raisons qui expliqueraient l’impopularité des TPS et TVQ, pour conclure au besoin de ne pas afficher ces taxes et de les inclure dans le prix de vente.L’argument est simple: si la taxe est «discrète», elle permet de «ratisser beaucoup d’argent sans trop de douleur pour le consommateur puisque celui-ci ne s’en rend pas compte».Selon le bon vieux principe que ce qu’on ne connaît pas ne fait pas mal, il faut alors encourager l’ignorance.Il y aurait peut-être une autre cause à la frustration des consommateurs; une taxe sur les biens et services touche tout le monde, quel que soit le degré de richesse ou de pauvreté, quelle que soit l’utilité du produit (pensons aux livres et aux billets de trains).Une taxe juste se calcule sur les profits et sur les revenus, et aussi sur certains LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice: LISE BISSOHNETTE Rédacteur en chef Bernard Descôteaux Directeur délégué à l'Information André Leclerc Rédacteur en chef adjoint Jean-Robert Sansfaçon Directeur de l'information Benoit Aubin Directeurs adjoints de l’information Pierre Beaulieu, Roch Côté Directeur des publications spéciales Quy Deshaies FAIS CE QUE DOIS produits considérés de luxe, du chocolat aux cigarettes, par exemple.Les consommateurs et consommatrices ne sont peut-être pas si bêtes lorsqu’ils ou elles voient dans cette taxe non seulement «le symbole de la fiscalité abusive», mais l’abus réel qu’une telle taxe constitue.Andrée Lévesque Montréal, 20 janvier 1993 Point d’ONÜ J’AI PRIS le plus grand plaisir à écouter et regarder la dernière émission de Rédacteurs en chef, que dirige Mme Lise Bisson-nette, et qui avait pour sujet le nouvel ordre mondial à travers les initiatives de l’ONU.Je dois dire que seul M.Dieudonné Pi-gui, rédacteur en chef de la télévision du Cameroun, m’a paru poser la vraie question: l’ONU est-elle crédible?Question que l’on pourrait compléter par cette autre : l’ONU est-elle légitime?Ma réponse est un double non, Les raisons en sont simples.Cette organisation prétend défendre la démocratie qui est actuellement le sésame politique en vigueur, mais néglige de répondre elle-même aux exigences Tes plus élémentaires de cette démocratie, même au sens le plus restrictif de ce terme.L’ONU est en effet coiffée d’un conseil de sécurité dont cinq membres sont permanents.Pourquoi cet «apartheid» ici alors qu’on le condamne ailleurs?Les dix autres membres de ce conseil étant «élus» tous les deux ans par l’Assemblée générale de l’ONU, il est à noter qu’au moment où l’ONU donnait le feu vert à la guerre du Golfe, sept des membres du Conseil de Sécurité étaient des dictatures.Bel exemple de démocratie en vérité.J’ajoute que les deux principales puissances du monde après les USA, soit le Japon et l’Allemagne, ne sont même pas membres permanents et que par contre, ni la Chine, ni la Russie, qui le sont, ne concourront activement aux interventions sur le terrain.La composition de ce Conseil, même si on en acceptait l’élitisme, ne correspond à aucune conception saine d’un «nouvel ordre mondial quelconque».«Point de pétrole, point d'ONU», aurait écrit La Fontaine.André Serra Saint-Lambert, 16 janvier 1993 Quand QUAND nous serons parfaitement tolérants, nous nous ferons tous vacciner pour la méningite, même s’il n’y a pas d’épidémie ni d’études longitudinales sérieuses sur lep effets secondaires des vaccins; parce que l’Etat le demande.Quand nous serons parfaitement tolérants, nous aurons tous notre photographie sur notre carte d’assurance-maladie, même s’il n’existe aucune étude sérieuse chiffrant l’ampleur de la fraude que cette mesure serait censée contrer; parce que l’Etat le demande.Quand nous serons parfaitement tolérants, nous ne protesterons pas lorsque des synagogues ou autres mosquées seront profanées.Il reste encore du chemin à faire avant que nous soyons parfaitement tolérants; mais nous y arriverons, non ?Mathieu Langlais Montréal, 13 janvier 1993 I LE SILENCIEUX L’être et le paraître ?Idéologie.— Idée atteinte de mégalomanie.?Les êtres exemplaires ne deviennent grands que morts.?La parole d’un politicien quelconque est le véhicule en panne de sa pensée.?La femme qui se veut l’égale de l’homme manque décidément d’idéal.?Les peines d’argent sont plus longues à cicatriser que les peines de coeur.?Des Anglais, je n’accepte d’être conquis que par leur humour.?Paul-Emile est en lieu sûr.Il est mort ?Il n’y a pas de santé de fer qui ne se corrode.?L’éducation populaire par la télé a permis à quelques téléspectateurs d’apprendre à distinguer la Bande de Gaza de la Bande des Six.Q Les personnes réservées sont secrètes; les bavardes sont cachottières.?Mon aversion pour les grandes villes vient du fait qu’elles ont été bâties là où la campagne était magnifique.?Il faut savoir supporter le fardeau des louanges dont on ne se sent pas digne.?Absurdité.— Profonde surdité de la logique.?Il n’existe pas de recette du bonheur; c’est un plat cuisiné.?Les gens suffisants ont au moins un mérite que, par bonheur, ils ignorent : ils ne sont pas envieux.?«Charité bien ordonnée commence par soi-même.» En conséquence, il sera pardonné à l’individualiste, parce qu’il se sera beaucoup aimé.Milliardaire.— Exploiteur mille fois plus voleur que le millionnaire.a Se souvenir.— Imaginer à reculons.?Paradoxe.— L’usage excessif du fameux «incontournable» est révélateur de l’indigence de notre vocabulaire.?L’esprit universitaire est prompt; certaines de ses chaires sont faibles.?Newton.— Savant qui a investi la pomme de son pouvoir d’attraction universelle.eurent beaucoup d’enfants.» ?ALBERT BRIE Tribune libre La victime, l’accusé Arlène Gaudreault Présidente de l'Association québécoise Plaidoyer- Victimes E PARLEMENT du Canada adoptait en juin dernier une nouvelle loi sur le système cor-rectionel et la mise en liberté sous condition.Le 1er novembre dernier marquait l’entrée en vigueur de cette loi.Plusieurs médias ont alors fait état de nouveaux droits consentis aux victimes d’actes criminels.Dans les bulletins d’information, on proclamait la bonne nouvelle: dorénavant, les victimes pourront se prononcer contre l’octroi de la libération conditionnelle d’un détenu et participer aux audiences de la Commission nationale des libérations conditionnelles.Il faut reconnaître d’emblée que cette loi fait une place aux victimes d’actes criminels comparativmeent aux lois antérieures desquelles elles étaient absentes.Elle comprend la notion de victimes indirectes (ex : la famille) ce qui constitue un élément positif.Elle comporte certaines dispositions qui vont permettre de mieux tenir compte de leurs besoins et des préjudices subis.Elle invite aussi les intervenants qui oeuvrent dans le secteur de la detention et des libérations conditionnelles à être davantage attentifs à leur réalité.Il importe cependant de nuancer l’analyse qu’en ont fait les médias afin de donner l’heure juste et, surtout, pour ne pas entretenir de fausses illusions.La loi actuelle, à l’article 140, permet à la personne qui en fait la demande écrite d’être présente, à titre d’observateur, lors d’une audience.Antérieurement, elles pouvaient présenter une telle requête auprès de la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC).Le détenu ayant droit de veto, ce privilège leur était rarement accordé.La loi actuelle a retiré ce pouvoir au détenu mais elle l’a transféré en d’autres mains, celles de la Commission.Celle-ci doit cependant en informer au préalable le détenu et tenir compte de son point de vue.Il faut ajouter que la CNLC peut refuser l’accès à l’audience si elle est convaincue que la présence d’observateurs qui ont présenté une demande écrite, nuira à son déroulement, à la communication de l’information, à la réinsertion sociale du délinquant, ou encore au maintien de l’ordre dans l’établissement où l’audience doit se tenir.Il est certes souhaitable que ce soit la Commission nationale des libérations conditionnelles, et non le détenu, qui puisse accéder ou non aux demandes des personnes désirant assister aux audiences.On doit néanmoins être conscient qu’en vertu de la loi, la CNLC dispose d’un pouvoir discrétionnaire non négligeable.Un fait est certain : les victimes n’ont pas de statut particulier en tant qu’observateurs aux audiences et leur «droit» d’y être présentes s’apparente davantage à un privilège.Rappelons aussi que, confinées à un rôle passif, plusieurs victimes risquent d’etre fort déçues car elles n’auront pas la possibilité de s’exprimer au moment des audiences.Il importe donc qu’elles connaissent bien, à l’avance, toutes les règles du jeu.Malgré ces réserves, on doit reconnaître qu’il y a un effort de la part du législateur pour favoriser l’accès du public au processus de la libération conditionnelle et une plus grande transparence des décisions qui y sont rendues.On peut croire et espérer que plus de victimes pourront se prévaloir d’un tel privilège et que la Commission sera sensible aux demandes qui lui seront adressées en ce sens.La loi actuelle ouvre aussi la porte aux victimes en leur permettant de transmettre des informations à la Commission nationale des libérations conditionnelles et au Service correctionnel du Canada afin d’exprimer leurs points de vue sur la libération d’un détenu.Parallèlement à la loi, ces deux instances ont énoncé une Politique aux victimes leur offrant la possibilité de faire connaître les conséquences du crime, d’exposer leurs craintes face à l’agresseur, de donner leur avis sur l’octroi ou non d’un programme de remise en liberté, de demander l’imposition de conditions spécifiques (ex : l’interdiction de communiquer).toutes ces mesures visent à répondre aux besoins des victimes d’etre écoutées, entendues et protégées.C’est un progrès car elles ont été très longtemps oubliées ou mises à l’écart du processus correctionnel.MAIS LÀ ENCORE, il y a quelques bémols.Les informations provenant des victimes devront être transmises au détenu dans le cadre des décisions rendues par la CNLC et cette dernière ne Eourra en assurer la confidentialité.le plus, l’opinion des victimes ou leur témoignage sur l’impact du crime ne constituera toujours qu’un aspect parmi tant d’autres.Pour procéder à l’évaluation du risque, la CNLC va s’appuyer sur les critères de sa politique décisionnelle: la capacité au détenu à respecter ses engagements, ses efforts en détention et dans les programmes qui lui ont été offerts, la pertinence de son projet de sortie, la qualité des ressources sur lesquelles il peut compter à l’extérieur.Les craintes des victimes face à la libération éventuelle de l’agresseur devront être prises en compte.Cependant, le rôle premier de la CNLC n’est pas de répondre aux attentes des victimes mais d’assurer la protection de la société en évaluant le mieux possible le potentiel de dangerosité et les risques de récidive.C’est ainsi que la CNLC définit son mandat.Si les informations dont disposent ceux qui prennent les décisions leur donnent de bonnes raisons de croire qu’un détenu peut retourner vivre en société sans trop de risques, ils vont le remettre en liberté et ce, même si les conséquences du crime restent très lourdes et difficiles à assumer pour les victimes.Les victimes pourraient croire qu’elles vont prendre part à la décision.Or, la loi ne le prévoit pas.Elles doivent en être informées sinon, elles ourront avoir le sentiment d’être traies comme elles le furent par les autres instances du système de justice.Le danger dans tout cela, c’est celui de les re-victimiser.C’est pourquoi, • on doit leur préciser dès le départ que leur droit de parole et leur poids dans les décisions d’octroyer ou non la libération conditionnelle demeurent somme toute relatif.Malgré ses limites, la nouvelle loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition marque un pas en avant dans la reconnaissance des droits et des intérêts des victimes d’actes criminels.Les intervenants qui travaillent dans les services correctionnels fédéraux et à la Commission nationale des libérations conditionnelles sont plus sensibles et plus réceptifs à leurs besoins.Leur attitude est un bon signe : les choses commencent à changer.Il faudra voir au cours de prochaines années si, par l’application de cette loi, on répond mieux aux attentes exprimées par les victimes et si la loi contribue véritablement à rétablir la confiance dans le système judiciaire.En ce domaine, tout reste à faire ! Vueillez noter que la chronique de Jeffrey Simpson paraîtra désormais le mardi.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.