Le devoir, 1 février 1993, Page(s) complémentaire(s)
Vol.L X X X I V N o 2 5 T V Q / T i) r o il I n K ô c LE DEVOIR M O N T R K A 1.1.T N DI le r F K V 111 K R I !) !» Il pA/Vlï» M'SSl Pt PHOTO ROBERT SKINNER Le président du RETAQ, Mario Cotton verts par l’entente survenue l’an dernier entre le gouvernement et les centrales syndicales sur le gel des conventions collectives du secteur public.Selon M.Lamarche, aux termes de cette entente, concrétisée en juin dernier par la loi 37, les techniciens ambulanciers ont eu droit à une augmentation salariale de 396 en juillet dernier et devraient — s’ils se résignent à signer la prolongation de leur contrat jusqu’au 30 juin 1993— recevoir une nouvelle augmentation de 1% en avril prochain.Le p-dg d’Urgences Santé se dit persuadé que «la grande majorité des techniciens ambulanciers trouvent que leurs conditions sont acceptables et sont prêts à travailler avec nous à l’amélioration des services».A cet égard, leurs revendications sur l’amélioration de leur formation et de leurs équipements peuvent s’ouvrir en tout temps et la partie patronale a fait des ouvertures en ce sens dès l’été dernier, affirme-t-il.I-a loi 37 autorise en effet employeurs et salariés à négocier des «aménagements locaux» aux conditions de travail, à condition que cela ne modifie ni les salaires ni l’enveloppe globale des coûts d’exploitation du système de transport ambulancier.De son côté, le RETAQ soutient que «jusqu’à présent, les employeurs, avec l’appui du gouvernement, ont refusé toute forme de négociation», alos même que les revendications syndicales «ne visent pas les salaires, mais l’amélioration des services». s/ B 6 LE DEVOIR.L U X D I 1 K R FÉVRIER 1993 -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS HOCKEY HIER Pittsburgh 2, Washington 2 Edmonton 5, Buffalo 4 (P) Philadelphie 4.Montréal 6 LIGUE NATIONALE Vendredi Oeébec 3, Washington 3 NY Rangers 4, Buffalo 6 Chicago 4, San José 2 Samedi Ottawa 3, Montréal 5 Philadelphie 2, Pittsburgh 4 Boston 6, NY Islanders 5 Winnipeg 6, Hartford 3 NY Rangers 1, Toronto 3 Détroit 4, Vancouver 4 Tampa Bay 4, Minnesota 3 New Jersey 2, Saint Louis 2 Chicago 2, Los Angeles 2 Calgary 5.San José 4 Ce soir Winnipeg à Ottawa NY Rangers à Islanders Toronto à Saint Louis Tampa Bay à San José Minnesota à Vancouver Demain Edmonton i Boston Los Angeles à Québec Calgary i Washington VI; LIGUE NATIONALE «.* Conférence Prlnce-de-Galles » Section Adams pc Pi 9 P n bp bc pis Montréal 55 32 18 5 224 185 69 Québec 52 28 16 8 218 188 64 Boston 52 29 19 4 212 187 62 Buffalo 52 26 20 6 227 185 58 Hartford 52 14 34 4 168 244 32 Ottawa 54 5 46 3 121 257 13 Sectior t Patrick PlJJsburgh 53 34 14 5 226 176 73 Washington 52 25 21 6 203 187 56 N,Y Rangers 51 23 21 7 206 198 53 New Jersey 50 24 22 4 173 172 52 NY Islanders 51 23 23 5 212 188 51 Philadelphie 51 18 26 7 198 214 43 gjt Conférence Campbell t Section Norris Chicago 56 31 17 8 195 149 70 Djÿroit 54 28 20 6 227 183 62 Minnesota 52 26 18 8 181 168 60 Toronto 51 24 20 7 170 159 55 Saint Louis 52 22 23 7 180 182 51 Tampa Bay 53 17 33 3 167 203 37 Section Smythe Vancouver 51 29 14 8 228 159 66 telgary 52 27 19 6 195 175 60 Winnipeg 52 25 22 5 195 196 55 Lbs Angeles 51 24 21 6 205 207 54 Edmonton 53 18 27 8 146 203 44 S£n Jose 52 6 44 2 141 253 14 1 ' " 1 LES MENEURS 1 b p pts Canadien Limieux, Pit .39 65 104 b p pis (fetes.Bos .33 57 90 Damphousse .28 42 70 LaFontaine.Bui.31 58 89 Muller .24 45 69 .31 48 79 .25 43 68 Mogilny.Bui 49 29 78 Bellows.22 32 54 Turgeon, NYI.32 46 78 .12 34 46 .40 37 77 .12 31 43 Bure.Van .44 31 75 Schneider .13 28 41 Stevens, Pit .40 35 75 Desjardins .10 21 31 Gilmour.Tor .19 55 74 Yzerman.Det.37 36 73 Nordiques Roenick.Chi .30 43 73 b p pts Hull, StL .36 35 71 .26 42 68 Janney, StL .12 59 71 Sakic .33 34 67 Damph'ise.Mil .28 41 69 Duschesne .15 43 58 Sundln, Qui .26 42 66 Nolan .27 29 56 Robitaille.LA.33 34 67 Ricci .17 38 55 Siklc, Qui .33 34 67 Young .21 22 43 letter, Mil .23 44 67 Kovalenco 16 24 40 Z EN BREF à)S BRUINS AGRESSEURS?BOSTON (AP) — Une ancienne hôtesse de l’air poursuit les Bruins de Boston pour cinq millions de dollars.Qjnnie von Hundertmark, qui est âgé de 46 ans, prétend avoir été agressée sexuellement au cours d’un vfiyage effectué par l’équipe le 12 mai, 1991.L’hôtesse de l’air a raconté qu’elle discutait avec Cam Neely quand un autre joueur lui a arraché sa chemise et qu’un autre lui a caressé les seins.Pendant ce temps, un troisième joueur prenait présumé-ment des photos sur place.Von Hundertmark soutient que les joueurs ont consommé plus de 170 bières pèndant le voyage.CYCLO-CROSS: VICTOIRE FRANÇAISE CORVA, Italie (AP) — Le Franc Dominique Arnould a remporté les championnats du monde cy-cjjstes professionnels en battant de neuf secondes l’Allemand Mike Kluge, le tenant du titre.ier Le quart arrière des Cowboys de Dallas, Troy Aikman, cherche un receveur à la fin du premier quart du Super Bowl, présente hier face aux Bills de Buffalo.Aikman a réussi quatre passes de touché pour mériter le titre de joueur du match.SUPER BOWL XXVII Du pire au meilleur Les Cowboys battent les Bills 52-17 "pASADENA, Californie (AP) - Il y a trois ans les Cow-1 boys de Dallas formaient la pire équipe de la NFL Ils sont maintenant les meilleurs, incontestablement.Ils l’ont emporté 52-17 aux dépens des BiÜs de Buffalo, hier, pour préserver la domination des équipes de la Conférence nationale qui ont remporté les neuf derniers matches du Super Bowl.Les Bills sont devenus la première équipe à subir la défaite au Super Bowl pendant trois saisons consécutives.Le quart Troy Aikman a complété quatre passes de touché pour mériter le titre de joueur du match.Charles Haley et Ken Norton ont mené la défensive des Cowboys, qui a provoqué neuf revirements, un record du Super Bowl.Aikman .^•-'•^plété deux de ses passes de touché à Michael lrvin, les autres allant à Jay Novacek et Alvin Harper.Aikman a connu match sans faute, complétant 22 de ses 30 passes pour 273 verges sans commettre d’interception.Emmitt Smith, le meilleur porteur de ballon de la NFL, a totalisé 108 verges en 22 courses.Les Bills ont perdu leur quart partant Jim Kelly à 6:52 de la fin de la première demie quand il a été frappé au genou droit par Norton.Frank Reich a pris la relève, mais il a été incapable de répéter ses miracles d’il y a un mois quand il avait permis aux Bills d’effacer un déficit de 32 points.Les Cowboys ont profité de cinq revirements des Bills en première demie pour rentrer au vestiaire à la mi-temps avec une avance de 28-10.Quatre de ces revirements ont résulté en des touchés.Jim Kelly a commis deux interceptions et un échappé qui a coûté directement un touché, lorsqu’il a été frappé à sa ligne des buts par Charles Haley au moment où il lançait le ballon.L’ailier espacé Michael lrvin a inscrit deux touchés en 18 secondes d’intervalle au deuxième quart.Il a d’abord battu le demi de coin Nate Odomes sur un tracé vers l’intérieur pour un touché de 19 verges.Les Bills ont repris le ballon, mais Thurman Thomas l’a échappé dès le premier jeu offensif.Les Cowboys ont recouvré et lrvin a battu l’autre demi de coin des Bills, James Williams, pour un touché sur un jeu de 18 verges.Les Bills avaient pourtant inscrit le premier touché du match après que Steve Tasker, leur meilleur joueur sur les unités spéciales, eut bloqué un botté de dégagement de Mike Saxon dans le territoire des Cowboys, au premier quart.TENNIS Courier conservent et Seles leurs titres AGENCE FRANCE-PRESSE Melbourne — L’Américain Jim Courier s’est succédé à lui-même en battant en finale, comme l’an dernier, le Suédois Stefan Ed-berg, dimanche, en finale des Internationaux d’Australie de tennis.Le Courier 1992 avait joué trois sets (6-3, 6-2, 6-2) pour battre Ed-berg.Le Courier 1993 a cédé une manche à son dauphin au classement mondial, la seule du tournoi, avant de l’emporter 6-2, 6-1, 2-6, 7-5 après une rencontre de 2 heures 32 minutes disputée par une chaleur ambiante de 36 degrés, qui monta parfois à 65 degrés sur le court, au fond de la cuvette du Central de Flinders Park.S’accomodant mieux des conditions climatiques que son adversaire, pourtant deux fois vainqueur à Melbourne (1985-1987), Courier gagnait les deux premières manches au sprint, ne laissant que trois jeux à un Edberg léthargique.Un break rapide pour mener 3-1 mettait Courier en confiance et il gagnait le premier set en 35 minutes.Doubles fautes et fautes de pied coûtaient au Suédois son service à deux RELAIS D'AFFAIRES RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS ESTRIE / NORTH HATLEY AlIRPPf'P H ATI PY- P^in air et gastronomie dans un décor d'autrefois.Un relais AUDCKVcrC nMI LC T.p0ur |es gourmets-gourmands, classé 4 fourchettes.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le lac Massawlppl.25 chambres dont certaines avec foyer.Forfait conférence incluant 3 repas, 2 pauses-café, frais de service 140$ p.p.occ.simple/par jour ou 110$ p.p.occ.dble/par jour.Pour renseignements: Tél.: (B19) 842-2451 Fax: (819) 842-2907 LAURENTIDES / SAINTE-ADÈLE HOTEL L'EAU A LA BOUCHE fort, calme, détente et tout le service auquel vous vous attendez.26 chambres luxueuses.Salons aménagés pour réunions.Le restaurant vous servira une fine cuisine du marché.Classé 4 fourchettes et 5 fleurs de lys.Demandez nos forfaits.Tél.sans frais de Mtl:514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTEREGIE / SAINT-MARC-SUR-LE-RICHELIEU HÔTELLLERIE LES TROIS TILLEULS: iESSSEi1 confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n'a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.584-2231 reprises et Edberg se trouvait mené 6-2,6-1 après une huere de jeu.Une humiliante défaite en trois sets se profilait pour Edberg et déjà les statisticiens exhumaient des tablettes des finales de Melbourne d’autres déroutes célèbres, comme celle du Tchécoslovaque Miloslav Mecir devant son compatriote Ivan lendl en 1989 (6-2,6-2,6-2).Mais Edberg faisait enfin parler l’expérience de ses 27 ans et de ses six victoires dans les tournois du Grand Chelem.Ajustant son service, il surprenait Courier pour mener 2-0.Ce dernier au contraire commettait des doubles fautes et Edberg revenait dans la partie (6-2).«Je me sentais fatigué à ce mo-ment-là mais je me suis dit qu’il devait l’être autant que moi», expliquait Courier.Au quatrième set, Edberg faisait jeu égal avec l’Américain jusqu’à 5-5.Mené 15-40 sur son service, Edberg commettait une double faute qui donnait le jeu à Courier.Sur son service, le champion de Dade City, Floride, ne laissait pas passer l’occasion de gagner à 22 ans son quatrième titre du Grand Chelem sur sa troisième balle de match.«C’est extraordinaire de gagner un tournoi du Grand Chelem», commentait l’Américain.«C’est doublement extraordinaire de le gagner deux ans de suite, surtout dans des conditions aussi difficiles.Il faisait excessivement chaud et j’avais parfois du mal à respirer.» «D servait et retournait très bien au début alors que mes coups partaient mal et que je ne pouvais les suivre au filet», regrettait Edberg.«Ce n’est qu’une fois au pied du mur que j’ai pris des risques.C’est comme cela que je joue mon meilleur tennis.» «Jim a beaucoup progressé car c’est un gros travailleur.Il sera de plus en plus redouté sur le circuit», a conclu le Suédois.De fait, avec ce succès, Courier a non seulement conforté sa place de numéro un mondial mais aussi marqué des points sur le plan psychologique par rapport à ses rivaux pour la suite de la saison.La passe de trois de Monica Seles Monica Seles, victorieuse samedi pour la troisième année consécutivement des Internationaux d’Australie, demeure la reine inconstestée du tennis féminin depuis sa prise de pouvoir le 9 septembre 1991 au lendemain de sa première victoire à l’US Open.En finale, la Yougoslave résidant en Floride, s’est de nouveau imposée, comme l’an passé, face à l’Allemande Steffi Graf, tête de série N.2, en trois sets (4-6, 6-3, 6-2) et 1 h 48 min.Seles reste donc sur une série impressionnante de 21 matches victorieux à Melbourne, et semble bien partie pour faire aussi bien qu’en 1992, où elle avait gagné les titres australien, français et américain.«C’est ma plus belle victoire ici, a commenté Seles.Gagner contre la deuxième joueuse mondiale, quand on est la première, apporte toujours plus de plaisir et de satisfaction.» A19 ans, Monica vient de remporter son huitième titre dans un tournoi du Grand Chelem en 9 finales.Le Devoir + RENSEIGNEMENTS (514) 985-3333 ADMINISTRATION (514) 985-3333 AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3399 1-800-363-0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE Le devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE MONTREAL (QUÉBEC) H3A 3M9 DU LUNDI AU VENDREDI DE9HOO À16H30 Canadien 6, Flyers 4 Leeman se justifie FRANÇOIS LEMENU DE LA PRESSE CANADIENNE Serge Savard a-t-il réalisé un coup fumant en allant chercher Gary Leeman à Calgary en échange de Brian Skrudland?Il est un peu tôt pour se prononcer, mais les partisans du Canadien étaient en droit de se poser la question alors qu’ils quittaient le Forum après la victoire de 64 que le Tricolore venait de remporter face aux Flyers de Philadelphie.Au cours de ce match, son second dans l’uniforme du Canadien, Leeman a marqué deux buts et il semblait nettement plus à l’aise que la veille contre Ottawa.«Brian Bellows et Kirk Muller ont réalisé de beaux jeux qui m’ont permis de marquer», a dit le nouvel ailier droit de la flanelle, qui avait inscrit deux buts à Calgary juste avant la transaction.«Je n’ai pas encore retrouvé mes jambes mais je crois être dans une bonne séquence», a-t-il ajouté.Outre Leeman, Paul DiPietro, la première étoile de la rencontre, Gilbert Dionne, qui a aussi livré un combat à Ryan McGill, Denis Savard, lors d’une échappée, et Stephan Lebeau, son 25e, ont compté pour le Canadien.Josef Beranek, deux fois, Mark Recchi et Rie Nattress ont répliqué pour les Flyers.En l’emportant, le Canadien a mis fin à une série de huit matchs (0-5-3) sans victoire au Forum face aux Flyers.Le dernier gain remontait au 7 novembre 1987.Leeman soulagé Leeman dit avoir été bien accueilli par ses nouveaux coéquipiers.Mais il était soulagé d’avoir contribué aussi rapidement au succès de l’équipe, lui qui avait mis 20 matchs avant d’inscrire son premier but lors son transfert de Toronto à Calgary.«Je suis en meilleure ^rme cette fois.Mais ces deux buis m’enlèvent un poids.C’est bon pour la confiance», a indiqué le no 26, qui a bien apprécié l’ovation du public après son premier but inscrit à 6:48 de la première période.SOMMAIRE Première période 1.Montréal, Leeman 10 (Bellows, Daigneault) 6:48 2.Montréal, DiPietro 1 ( Daigneault) 9:21 3.Philadelphie, Recchi 32 ( Galley, Beranek) 14:34 (an) 4.Philadelphie, Nattress 6 15:33 5.Philadelphie, Beranek 4 ( Eklund, Galley) 17:03 6.Montréal, Dionne 11 (Odelein) 17:47 Deuxième période 7.Montréal, Savard 12 (DiPietro) 3:19 8.Montréal, Leeman 11 (Muller, Desjardins) 8:16 Troisième période 9.Philadelphie, Beranek 5 (Butsayev, Galley) 6:17 10.Montréal, Lebeau 25 (Damphousse) 12:09 Tin au but par: Philadelphie 1497 — 30 Montréal 1365 — 24 Gardiens: Philadelphie: Roussel (P,7-9-4); Montréal: Raclcot (G,11-3-0) Avantages numériques (buts-occasions) Philadelphie: 1-6; Montréal: 0-5.Arbitre: Terry Gregson Juges de lignes: Wayne Bonney, Gérard Gauthier.Assistance: 16 778 GILLES MARCOTTE ?Un défenseur de l’art Le Montréalais Jean-Jacques Daigneault, 27 ans, jeune doyen des défenseurs tricolores, a fait un laborieux détour par Vancouver, puis Philadelphie, deux années à chaque endroit, avant de rentrer enfin au bercail et réaliser son rêve d’endosser la bleu-blanc-rouge flanelle.Il exerce maintenant son métier dans sa ville natale depuis cinq an.11 en est bien heureux et son temps d’exil est déjà devenu un souvenir lointain.Un autre, deux autres à vrai dire restent toujours bien vivaces.Jean-Jacques n’est pas près d’oublier le grand Mario et le brave Gérard.Gérard, son prof d’enseigen-ment religieux de secondaire 4.«C’était la premiere jounée d’école en secondaire 4 dans, mon cours d’enseignement religieux, raconte-t-il.On s’asseoit, le professeur se présente, commence son cours.Il s’arrête tout d’un coup, se lève et marche vers moi, j’étais dans la rangée du milieu, à côté de moi c’était Mario Lemieux.On on allait à l’école ensemble, on avait 16 ans à ce moment-là.«Le prof dit à Mario qu’il aimerait qu’il lui signe un papier disant que lorsqu’il serait dans la Ligue nationale il lui donnerait deux billets quand il viendrait à Montréal», continue-t-il.Mario signe, le prof prend le document.«Hey, moi tu me le demandes pas», lui dit l’élève Daigneault.Deux ans plus tard il s’amenait au Forum et téléphonait à Gérard pour lui offrir une paire de billets.C’est le même Gérard, qui lui a permis de rencontrer son épouse, de Ville Hémard, comme lui.«C’était dans un gala méritas.Je revenais des Jeux de Sarajevo.Le même professeur m’avait demandé de venir remettre des prix.Elle était armi les méritantes.C’est là que je ’ai rencontrée.Je n’ai jamais regretté d’y être allé.» Voilà pour la petite histoire.L’autre, c’est que Jean-Jacques Daigneault est un hockeyeur qui aime bien sortir des arénas et rentrer dans les.musées.Quand le Canadien passe par New-York, le défenseur a l’habitude de donner un coup de fil à son frère ainé Michel, peintre de son métier, établi à New York depuis des années, ou encore à Serge Lemoyne qui y séjourne sporadiquement, pour les inviter au Madison Square Garden.Daigneault a commencé assez tôt dans sa carrière de hockeyeur à fréquenter les musées des grandes villes.Boston, New York , Philadelphie aussi, beaucoup, pendant les deux années qu'il y a passées, à l’emploi des Flyers.«Je ne prétends pas être un collectionneur mais j’ai quelques tableaux chez moi, de peintres plus ou moins connus.C’est mon frère qui m’a donné mon intérêt pour l’art.Pour son art à lui aussi, de l’art contemporain.«Beaucoup ’e personnes n’aiment pas ou n'ont pas l’esprit ouvert à cet art-là parce que ce n’est pas figuratif, que c’est pas une maison ‘ eval à coté d’une brouette pot de fleur.C’est pas :hc Pi avec un cheval à coté d’une brouette et d’un quelque chose qu’une photo peut reproduire.Ça fait complètement appel a la créativité du peintre.«Je me suis découvert un intérêt pour l’art contemporain et éventuellement j’aimerais me procurer des tableaux non seulement de mon frère mais aussi de Serge Lemoyne.J’ai une de ses oeuvres, sa période bleu blanc rouge et je le connais personnellement.C’est intéressant de connaître l’artiste.Si tu connais tu; peux peut-être mieux comprendre ce: au’il fait.Il y a aussi Roland Poulin ont j’aime les travaux.Si Jean-Jacques Daigneault «défend» l’art à sa manière, il se défend bien de faire un lien entre son métier et celui d’artiste, quoiqu’il aime bien risquer un modeste comparaison.«Pour jouer un match de hockey on a un territoire défini avec lequel on peut travailler, c’est notre patinoire, 200 pieds par 80.Quand tu regardes un peintre travailler, il a un canevas, un espace à respecter.Nous avons tous les deux une superficie avec laquelle travailler.Eux ne peuvent pas aller peindre sur le mur à coté.Il faut qu’ils restent dans leur superficie.C’est comme nous autres, on ne peut pas lancer la rondelle dans les estrades», sourit-il.Oui, et probablement y a-t-il aussi quelques bons joueurs qui cultivent l’art de lancer la rondelle dans les estrades.Comme les peintres qui «dépassent».i J B 8 LE DEVOIR.LUNDI 1ER FEVRIER 1993 LE DEVOIR CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE MARIE LAURIER • ?Rostropovitch, soliste de POSM à Mexico e célèbre violoncelliste Mstislav Rostropovitch sera le soliste de deux concerts donnés par l’Orchestre symphonique de Montréal à Mexico les 27 et 29 mars prochain.Charles Dutoit et les musiciens seront en effet dans la capitale du Mexique après une tournée de huit jours et d’autant de concerts en Floride, du 16 au 24 mars.Pin plus de trois concerts à Mexico, l’OSM en présentera un autre à Guadalajara le 30 mars.La violoniste Chantal Juillet et le pianiste Louis Lortie seront les solistes de la touméed floridienne et c’est Mme Juillet qui sera la soliste du concert du 28 mars à Mexico; Dans cette dernière ville, l’OSM clôturera le festival de Centro historico de la Ciudad de Mexico en compagnie de Rostropovitch.>'>En Floride, l’OSM sera l’hôte des villes de West Palm Beach, Miami, Naples, Sarasota, Fort Lauderdale et Clearwater et le répertoire retenu comporte des oeuvres de Ravel, Rachmaninov, Brahms, Beethoven , Prokoviev et Chostakovitch.Louis Lortie interprétera le Concerto Pour piano no 4 de Be'ethoven et Chantal Juillet le Concerto pour violon no 2'de Prokoviev.Marc-André Hamelin à POSM Le pianiste Marc-André Hamelin est l’invité de Charles Dutoit et des musiciens de l’OSM aux concerts gala de mardi et merçredi 2 et 3 février dans un programme entièrement consacré à Chostakovitch.Ce compositeur fera l’objet des causeries préalables aux concerts à 18h45 dans le hall central de la PdA.A noter: les Matinées étudiantes de l’OSM animées par Richard Hoenich les 3,8 et 17 février à lOh à la PdA.Rachmaninov et Debussy Le pianiste Christian Parent donne deux récitals consacrés à Rachmaninov et à Debussy ce’soir à 20h à la Maison de la culture Frontenac dans le cadre des Lundis d’Edgar et le mercredi 10 février à la salle Claude-Champagne.L’artiste présentera le même programme le samedi 13 févrierà Granby et le samedi 27 février à Lévis pour s’envoler vers la Belgique.Il prévoit L’enregistrement de ce programme à son retour à Montréal.Sylviane Deferne La pianiste Sylviane Deferne est la soliste du concert de I Musici de Montréal ce jeujdi 4 février à la salle Pierre-Mercure.Elle interprétera des oeuvres de Chopin et Fauré.En début de programme, I Musici dirigé par Yuli Tuïovsky poursuivra son intégrale des Concerti Grossi de Corelli, en plu» d’oeuvres de Stravinsky' et' de Dohnanyi.t De jeunes lauréats Le public pourra entendre de jeunes lauréats du Concours de musique du Canada ce jeudi 4 février dans le cadre de la série Les Concerts Montréal ouest des Productions Davis Joachim.Les lauréats sont Alexan-dral da Costa au violon et au piano, Stéphane et Jean-Philippe Sylvestre, pianistes.À l’église St.Philip de Montréal-ouest, angle des rues Sherbrooke et Brock North.Renseignements: 431-9133.Karen Kain Le premier concert de 1993 avec l’Orchestre de chambre McGill sous la direction d’Alexander Brott aura lieu le lundi 8 février à la salle Wilfrid-Pelletier de la PdA à 20h.La ballerirfe Karen Kain, sera la soliste et avec son partenaire Serge Lavoie, elle dansera le deuxième mouvement du concerto pour piano no 2 de Chostakovitch, ainsi que le Nocturne de Songe d’une rfuit d’été de Mendelssohn et le Cygne de Saint-Saëns.Egalement au programme: un concerto de Mozart joué par la pianiste Les autres concerts de l’Orchestre de chambre McGill •font évidemment partie de la saison musicale d’hiver-printemps: le 8 mars avec le clarinettiste Richard Stoltz-man, le 22 mars avec le pianiste Antori Kuerti, le 12 avril avec le violoniste Igor Oistrakh et le 17 mai dans un répertoire tout Bach.A la salle Maisonneuve./ Les Petits Violons Henry sera le président d’honneur d’un diner-musical au profit des Petits-Violons, groupe dirigé par Jean Cousineau.Cet événement le dimanche 14 février, jour dé la Saint-Valen-promet un programme musical de circonstan-menu raffiné pour 200 $.Renseignements: Pierre bénéfice fondé et aura lieu tin et ôn ce et un 274-1736.Les Idées Heureuses Le deuxième concert de la 6e saison de la série Les Idées Heureuses aura lieu le samedi 6 février à,20h à l’église Erskine and American.Le programme sera consacré à William Byrd et comportera des oeuvres illustrant différents aspects de sa production pour «consort» (petit ensemble instrumental), pour clavier et pour musique vocale de chambre («concert songs»).¦ ’ Le Médécin malgré lui .La célèbre comédie de Molière, U Médecin malgré lui mise en musique par Charles Gounod sera présentée au Théâtre lyrique de Laval le jeudi 11 février a la Polyvalente Leblanc, 1750 Montée Masson, Laval.Mise en scène de Sylvie Lemay et direction musicale de Gilbert Pâte-.¦ naude.Renseignements:.975-8685.Jordi Savall au Studio de musique ancienne de Montréal Un coup fumant pour la musique baroque JORDI SAVALL au Studio de musique ancienne de Montréal (SMAM), avec Sylvain Bergeron (théorbe), Margaret Little (viole de gambe) et Réjean Poirier (clavecin): Marais, 9 pièces extraites du 4e livre (1717); 2 pièces extraites du Second livre (1701),Prélude et Le Labyrinthe, Couplets sur les Folies d'Espagne.En bis: pièce de Forqueray fils.Vendredi 29 janvier, église Erskine and American.LE CHOIX D'ARION avec Claire Guimond (flûte baroque), .Chantal Rémillard (violon baroque), Betsy MacMillan (viole de gambe) etHankKnox (clavecin): Bach, Sonate BWV.525; Lawes et Jenkins, 2 Fantasia en ré mineur; Quentin, Sonate op.15 no.3; Rameau, 3e Concert pour clavecin, Telemann, 6e Quatuor parisien; En bis: pièce dé Hotteterre.Samedi 30 janvier, salle Redpath.CAROL BERGERON Le gambiste catalan Jordi Savall aura donc fait salle comble quatre soirs consécutifs: un triomphe pour la cause de la musique baroque, un coup fumant pour le SMAM qui l’avait invité.Mais le plus beau de l’affaire aura sans doute été de l’avoir entendu en compagnie de collègues montréalais, montrant par là,’ pour ceux qui en doutaient, encore, que nous possédons quelques musiciens baroques compétents, notamment dans le domaine des cordes.À 51 ans, Savall a déjà derrière lui une carrière prestigieuse de chef — il a fondé son propre ensemble, Hespérion XX, en 1974 — mais surtout, il a contribué, mieux que personne, au renouveau de la viole de gambe, cet instrument que le violoncelle, son cousin, avait relégué aux oubliettes, depuis le milieu du 18e siècle.En passant, le comparerait-on à des violoncellistes comme Casais, Rostropovitch ou Yo-Yo Ma, que l’on remarquerait chez lui le même équilibre exceptionnel en la virtuosité et la sensibilité musicale.Ainsi jouée, le répertoire baroque ne peut plus être considéré comme le refuge des instrumentistes mineurs.Savall nous mène loin de ces considérations étroites d’autant qu’en ressuscitant la gambe soliste, il remet, à la lumière du jour, les oeuvres qu’elle suscita.les oeuvres, et, par conséquent, les compositeurs.Voilà comment un Marin Marais (1656-1728) apparaît maintenant — grâce, à lui — comme une figure importante, comme le Chopin de son époque.Avec plus de 600 pièces écrites pour la basse de viole (terme synonyrne de viole de gambe), il fut en somme aussi prolifique qu’un Domenico Scarlatti, auteur de 556 sonates pour clavier (clavecin).On dit de Marais qu’il fut un violiste hors pair et que son maître, M.de Sainte-Colombe, craignant de se voir surpasser par son élève, eut tôt fait de lui signifier son congé.Les 32 variations sur le thème bien connu de la Folia de Corelli, résument, en quelque sorte, tout ce qu’un virtuose peut faire sur la viole — sans doute aussi, de manière à rivaliser avec ce que Corelli avait exigé du violon.Le concert de vendredi oscilla donc entre les pôles de la virtuosité et de la poésie sensuelle de La rêveuse, ce morceau extrait de la quatrième suite dite «d’un goût étranger» dont Savall réalisa un agencement qui diffère légèrement de celui que l’on retrouve sur disque (pièces de viole du Quatrième livre, Astrée E-7727).Vivement apprécié par un auditoire très attentif, cet instant privilégié fut sûrement ressenti avec la même intensité par les trois musiciens montréalais qui secondèrent le maître gambiste avec une belle assurance.Par ailleurs, on a pu se rendre compte que l’église Erskine and American pourra devenir un lieu tout à fait propice à l’écoute de la musique baroque avec les modifications que l’on y projette et qui, notamment, la rendront sourde aux bruits extérieurs de la rue Sherbrooke.Samedi çoir, l’Ensemble Arion, une autre formation baroque de Montréal, devait recevoir l’éminent baryton néerlandais Max Van Egmond.La maladie l’ayant retenu en Europe, le programme prévu se transforma, à la dernière minute, en une rétrospective des meilleurs moments du quatuor depuis 12 ans.Bach, Rameau, mais surtout Telemann y trouvèrent des interprètes aussi habiles qu’inspirés; montrant par là que les Guimond, Rémillard, MacMillan et Knox forment aujourd’hui un ensemble homogène, solidement lié.CHANSON Sylvie Tremblay et Hélène Pedneault présentent leur spectacle à l’Espace Go jusqu’au 15 février.Généreux comme la vie KSYLVAIN CORMIER LE- DEVOIR \ A l’Espace Go, je n’avais jamais mis les pieds.Pour tout vous Xldire, le théâtre me barbe.Hier soir, j’espérais donc de «Viens, on va se faciliter la vie.», lintriguant two-women show de Sylvie Tremblay et Hélène Pedneault, qu’elles proposent depuis le 24 janvier à guichets fermés dans la toute petite salle de la rue Clark, et qui s’est déjà mérité des suplémentaires les 7,8,14 et 15 février prochains, qu’il soit tout sauf théâtral, tout sauf mis en scène.Le fait que tputes doux en parlaient en entrevue comme d’un «show de poésie» ne me rassurait pas plus.Stigmate de mes années de lettrés, je me méfie viscéralement des spectacles de paroles.Trop de mots lancés trop vite: j’en ressors immanquablement avec un mal de bloc ou le désir d’hiberner.Alors, pensez donc, deux heures de textes, en monologues, en dialogues et en chansons, c’était toute une commande, une exigence de concentration irrecevable.Et pourtant, d’entrée de jeu, j’ai compris que ma paranoia état horsri’ordre, quUélène Pedneault et Sylvie Tremblay, pour peu qu’on les connaisse, étaient absolument incapables d’abasourdir quiconque de leurs mots et de leurs musiques.Séduire, émouvoir, étonner, oui.Engloutir, non.Que bien au ' contraire, elles feraient tout pour me faciliter la tâche, pour m’aider à comprendre ce qu’elles avaient à me dire.Très vite, j’ai réalisé que leur art tenait justement à faire réagir le ventre et la tête directement, que des émotions et des situations complexes pouvaient très bien s’exprimer simplement, sans ambages, sans fioritures, sans littérature, sans avoir à défricher le sens, mais non sans un amour éperdu des mots et des musiques.La prose poétique de Pedneault, lue ou chantée sur un accompagnement de Tremblay au piano, toujours extrê-menent habile, épouvantablement sensuelle, faisait mouche à tout coup.Qand elle était drôle, on rigolait à en menacer sa vessie.Quand elle était dure, dure, dure comme la vie - son monologue sur la peur d’être vieux et son texte-journal sur la mort de sa mère étaient implacables de vérité -, on en avait le coeur à l’envers.'En plus, on la découvrait chanteuse, harmonisant des notes basses et chaudes sur les vols planés de Tremblay.Sylvie, elle, laissait une place généreuse à son amie.Elle, la chanteuse, le visage et la voix connues, aurait pu à tout moment ramener le show à elle, exiger l’attention par la seule force de sa voix superbe et de sa personnalité irradiante.La réciprocité, l’attention à l’autre, étaient telles que la lumière se promenait de l’une à l’autre tout naturellement; parce qu’elles ne recherchaient pas la grande symbiose, elles se trouvaient sans dificulté, différenciées, pareilles, uniques.De fait, seuls les dialogues me paraissaient quelque peu forcés, rompant le flot naturel des textes et des chansons.Les véritables dialogues avaient lieu à même le matériel.Peu d’artistes - et surtout les hommes - sont suffisamment sûrs de ce qu’ils sont pour en inviter d’autres sur scène surtout à la toute fin.Lorsque Louise Laprade, puis Genevièeve Paris et Marie-Claire Séguin sont venues partager le bonheur de Pedneault et Tremblay, celles-ci se sont presque retirées, capables d’être heureuses sans se réapproprier le show.Par là, c’était un véritable show de femmes.La difficulté d’être et la bonne conscience YONKERS Une pièce de Neil Simon, traduite par Benoit Girard.Mise en scène de Monique Du-ceppe.Décor de Marcel Dauphinois.Costumes d’Anne Duceppe.clairages de Luc Prairie.Avec Suzanne Champagne, GuyJo-doin, Hugolin Chevrette-ljandesque, Béatrice Picard, Gilles Renaud, Raytnond Ugault et Markita Boies.Une production de la Compagnie Jean-Duceppe, présentée au Théâtre Jean Duceppe de la Place des Arts jusqu’au € février.¦ GILBERT DAVID La Compagnie Jean-Duceppe s’est fait une spécialité de la dramaturgie de Neil Simon, un New-Yorkais né en 1927, qui s’est taillé sur Broadway une réputation d’auteur à succès, depuis ses débuts en 1961.La compagnie montréalaise en est, avec Yonkers, à sa huitième production du prolifique auteur américain, contemporain des Arthur Miller, EdwarJ Albee, Sam Shepard et David Mamet.Avec Simon Je public de la classe moyenne se retrouve en terrain sûr, dans un univers dramatique bien fait pour remplir ses attentes d’une vision mi-compatissante, mi-amusée, finalement rassurante, de la condition humaine.Yonkers n’échappe pas en effet à la règle d’une oeuvre centrée sur des individualités qui relèvent des schèmes stéréotypés de la sphère privée, d'où sont exclues les déterminations sociales, sinon comme éléments pittoresques, vidés de tout contenu problématique.En ce sens, les comédies dramatiques de Simon sont au théâtre ce que la sit-com est à la production télévisuelle de masse : un moyen efficace de divertir, en masqmint sous les rires et l’attendrissement ce que l’ordre social lui-même pourrait avoir de contradictoire et de potentiellement mutilant L’action se passe en 1942, dans l’appartement en banlieue de New York de la grand-mère Frankenstein, comme la surnomment ses petits-fils Jay et Arty qui se voient forcés d’y vivre en pension une bonne année, le temps que leur père Eddy, veuf et endetté, rétablisse sa situation économique en allant travailler un peu partout aux Etats-Unis.Au fil des péripéties domestiques auxquelles seront exposés les deux jeunes garçons, la pièce met peu à peu en place, les facteurs qui en constituent le dispositif moralisateur, selon lequel la difficulté d’être aurait pour cause première l’absence d’amour (bien entendu, avec un grand A), c’est-à-dire la froideur impitoyable de la grand-mère.Monique Duceppe réussit à merveille à coller à cet univers où triomphe la bonne conscience américaine.Sa mise en scène, rondement menée, débouche sur un pur produit de consommation, agréable et digestible, propre et inoffensif.Cela n’empêche pas toute la distribution de s’acquitter avec savoir-faire de sa visite au rayon des pièces industrielles — en particulier, Suzanne Champagne, dans le rôle de Bella, et Hugolin Chevrette-Landesque, dans le rôle du jeune Arty, qui nous valent les moments les plus comiques de la soirée.En somme, la Compagnie Jean-Duceppe tient là sans doute une réussite, de celles qui remplissent les fauteuils en glissant sur le monde tel qu’il va et en lui substituant une illusion de plus.Mais, au royaume du théâtre de complaisance, le roi n’est-il pas toujours nu?MUSIQUE CLASSIQUE Montréal se paie trois orchestres permanents.Comment arrivent-ils à survivre?(la suite) MARIE LAURIER LE DEVOIR L’OM en bonne santé Le jeune Orchestre Métropolitain vit une situation quelque peu différente de celle de Î’OSM que nous avons analysée samedi dernier dans le premier article de cette série.C’est que son mandat lui impose justement de recruter un public de relève.Ce dont il s’acquitte avec un succès que l’on juge encourageant, à la faveur de la tournée des concerts dans File subventionnée par le Conseil des arts de la CUM.Son buget de fonctionnement se chiffre par 3 millions $ et, héritage d’une administration antérieure à 1987, au moment où le mécène Pierre Péla-deau décidait de sauver le jeune orchestre du désastre financier, il ne reste plus qu’un mince déficit de 220 000 $ que l’on compte éponger progressivement d’ici trois ans.«Nous sommes en excellente santé à tous égards, estime Marie Dupont-Rémillard, la directrice générale, appuyée en cela par la directrice artistique Agnès Grossmann, présente à l’entrevue.Nous avons 800 abonnés, une augmentation de 19%, c’est dire le chemin parcouru ces cinq dernières années alors que nous n’en avions que 16 et que nous ne recevions que 200 personnes à nos concerts.» Donc, les deux directrices se disent relativement satisfaites du sort de l’OM mais elles souhaiteraient une confirmation plus formel du statut d’un orchestre permanent.Les 60 musiciens ne travaillent que 15 semaines-année, 34 dans les faits si l’on tient compte des commandes spéciales et de la tournée dans File qui atteint un public de 5000 personnes.«C’est insuffisant, souligne Mme Grossmann.Car plus les musiciens jouent ensemble, meilleure est la qualité de l’orchestre.» Une des principales façons de réaliser cet objectif serait que l’OM devienne l’orchestre attitré de l’Opéra de Montréal et des Grands Ballets canadiens, mais dans ce domaine la compétition avec l’OSM reste entière, chacun des orchestres se croyant légitimement justifié de revendiquer cette source de revenus.Si l’Orchestre Métropolitain n’a plus à faire la preuve de sa compétence Mme Grossmann ayant réussi à lui insufler sa «couleur et son excellence», Marie Dupont-Rémillard doit elle aussi utiliser les moyens modernes de promotion et de marketing, comme ces concert dans le métro, une initiative qui sera renouvelée au printemps prochain.La jeune permanence d’I Musici Bien avant qu’il acquierre son statut d’orchestre de chambre permanent en 1989,1 Musici de Montréal avait le vent dans les voiles.L’enthousiasme de son chef et violoncelliste Yuli Turosvky, est communicatif auprès des 15 jeunes musiciens de 30 ans, en moyenne, qui gagnent un minimum de 27 000 $ pour une année de travail de 42 semaines.La directrice générale, William St-Hilai-re gère un budget de 1,5 million S et à son arrivée il y a à peine deux ans, elle dut en priorité trouver les moyens d’effacer un déficit de 200 000$.«11 n’y a pas 56 façons d’y parvenir mais deux seules, soit réduire les dépenses et augmenter les revenus, ce que je fais avec l’appui de six employés qui sont tous polyvalents», dit la jeune femme d’un ton assuré.Mme St-Hilaire a beau n’a toutefois pas le don d’ubiquité et depuis quelques semaines, elle peut désormais s’occuper davantage de la promotion, de la publicité, des commanditaires, avec l’arrivée de Pierre Dionne dont la longue expérience discographique est fort précieuse pour la diffusion des disques I Musici fort populaires dans le monde entier.I Musici donne 90 concerts par année et une bonne assistance réunit quelque 850 personnes dans la nouvelle salle Pierre-Mercure.On songe à instaurer la formule des concerts à l’heure de pointe, pour les mélomanes désireux d’éviter les bouchons de la circulation à la sortie du bureau.I Musici est à la recherche d’un lieu propice en ville pour réaliser ce projet.Et comme i’OSM et l’OM, son leit-motiv demeure celui de recruter davantage de public.4 \
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