Le devoir, 13 mars 1993, Cahier C
LE DEVOIR, L E S S A M E D 1 13 ET D 1 M A î « C 11 E 1 1 1 M A II S 1 !) Il 3 ?T F DFVniR ?Cinéma Page 3 Variétés Page 7 Musique Page 8 Théâtre Page 9 Rock Page 10 Danse Page 12 Arts visuels Page 16 ‘ i , ?; i_ I arts visuels La naissance de Dada Une surprenante exposition Max Ernst au MOMA MAURICE TOURIGNY CORRESPONDANT À NEW YORK Les collages de Max Ernst sont bien connus: images oniriques peuplées d’hommes et de femmes-animaux, de fleurs et de plantes quasi effrayantes, de machineries, de poulies et de roues évoquant les ins-troments de torture anciens, ces collages sont devenus des symboles du surréalisme.^Comment Ernst en est-il arrivé à produire ces assemblages inédits et qqçls étaient ses liens avec les mouvements artistiques de son temps?Ce sont les questions auxquelles ré-pdnd la nouvelle exposition du Musée d’Art moderne de New York intitulée Max Ernst: Dada et l’aube du surréalisme, en cours jusqu’au 2 mai.¦Cette collection assemblée par la Mpnil Collection de Houston, Texas, n’embrasse pas toute la production de l’artiste allemand né près de Cologne en 1891 et mort dans le sud de la France en 1976.Elle s’en tient plutôt aux années de renouveau de l’art de Ernst de 1920 à 1924, bien quelle contienne de nombreuses oeuvres précédant et suivant cette période pour mieux faire comprendre au spectateur l’origine et le développement de Dada.Près de 200 oeuvres ont été choisies parmi les fonds des grands musées du monde et chez les collectionneurs d’Europe et d’Amérique.L’exposition séjournera à Houston durant l’été et sera montrée à l'Art Institute de Chicago à l’automne.Les débuts Comme toujours au Musée d’Art moderne, la présentation est soignée.En guise d’introduction, le spectateur voit d’abord plusieurs photos mettant en scène Ernst et ses amis Tristan Tzara, Paul Eluard, André Breton, Robert Desnos et autres.Le musée montre aussi des répliques d’affiches des premières expositions dada, aux textes français hilarants recommandant aux spectateurs un code dç comportement ou de vêtement.Les premières oeuvres de l’exposition datent de l’avant première guerre alors qu’Emst se réclame de l’ex-pressionisme allemand.On voit dans ces huiles colorées aux multiples effets de perspective la forte influence des Franz Marc, August Macke.Les natures mortes aux teintes criardes, les animaux stylisés, les scènes urbaines se transforment peu à peu durant la guerre.On ne peut s’empêcher de reconnaître les styles d’autres peintres importants de l’époque: des animaux de couleurs violentes devant des villes, des personnages en suspension dans des espaces vagues dominant l’activité urbaine rappellent immanquablement Chagall: des séries de dessins aux perspectives nettes et jouant avec des mannequins semblent directement sorties de l’oeuvre de De Chirico.Et puis passent aussi Boccioni et Klee qu’Emst rencontre en 1919.La fin de la guerre et une période de désillusion générale amènent Ernst à reconsidérer ses choix esthétiques et sa démarche intellectuelle.VOIR PAGE C-2: ERNST Le théâtre de Camus a-t-il vieilli?Deux metteurs en scène dans la force de la vie vont tenter de nous prouver que non RETOUR INATTENDU ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR Albert Camus, si la Facel Vega conduite par Michel Gallimard n’avait pas rencontré un platane près de Sens le 4 janvier 1960, aurait aujourd’hui 80 ans.Il serait un vieillard, peut-être académicien, peut-être ambassadeur, peut-être arthritique, et peut-être serait-il venu à Montréal en ce frileux mois de mars 1993 où deux théâtres reprennent à l’inattendu ses pièces du vieux temps de l’Absurde, Le Malentendu et Caligula.On ne parle plus guère de Camus, l’intellectuel courageux, l’humaniste écrivain, le bel homme qui pense noble, et il n’y a que Bernard-Henri Lévy qui tente de poursuivre à l’ère du fax et du clip cette image et ce «rôle» dans la société d’aujourd’hui (jusqu’au théâtre.).Il en relève au moins le souvenir comme il vient de le faire VOIR PAGE C-2: CAMUS Mf jpgl W m if •JÛjV B V 1 m WV?* i.W WÊf __ .M *¦, * * M PHOTO: IZIZ RAPHO -T CAMUS EN MARS T N M N C T HHHH ¦ VOTRE PASSEPORT EN MARS ASSISTEZ A L'UN DES SPECTACLES ET OBTENEZ UN TARIF MOITIE PRIX ADULTE POUR L'AUTRE PRODUCTION, SUR PRESENTATION DU BILLET Il K V il I R I.K S S \ M K I) I I) I M A X < Il K M A II S I II II ERNST Irrévérence et absurdité SUITE DE LA PAGE I I D’un souffle anarchisant, d’un rejet de l’esthétique traditionelle naît Dada, fondé par Ernst, Tzara, Jean Arp et auquel vient se greffer peintres, poètes et artistes de la scène.Ernst entre alors dans une période de production intense.Il travaille en très petits formats; plusieurs des oeuvres magnifiques exposées ici n’ont que quelques ppuees.Ernst s’approprie des photos publicitaires, des illustrations de'catalogues, des images religieuses.Sur ces images, il peint, il dpssine, il superpose d’autres iinages composant des paysages bîzaites, des lieux aux résonances freudiennes, des petits univers ex-tremçment insolites et évocateurs.’«ces petits dessins, il donne dès "titres à la fois poétiques et humoristiques, des titres de trois ou qpplre lignes qui rendent encore phts obscurs le sens des collages qtie l’artiste appelle «fatagaga» ou «fabrication de tableaux gasomé-trnjûès garantis».Allusions En circulant dans les galeries du musées, on entend rire les spectateurs.L’irrévérence et l’absurdité des fatagagas amusent à coup sûr.Ernst combine des images religieuses, des nus, des animaux et leur donne les titres les plus farfelus.Cette période amorcée vers 1920 constitue le summum du langage de l’artiste.Dans ces oeuvres parfois minuscules contenant des mots, mêlant encre, crayon, gouache, aquarelle, juxtaposant photographies, illustrations et imprimés de toütes sortes, Ernst articule son langage et l’amène à un point de perfection; les traits de crayons sont serrés, tins, agencés sans faille, presque compulsif dans leur précision.Ces oeuvres grouillent d’allusions, de rçférpnces, de clins d’oeil.*11 ne faut pas manquer les éditions originales exposées sous verre de Les Malheurs des immortels, récuèil de textes de Paul Eluard illustré par Ernst.Ali génie des proses du poète se pose en contre le génie de l’illustrateur.jPicabia et Schwitters éveillent aussi une période clçjdessins chez Ernst; l’artiste se met alors à l’art de Iqjnachine, dessinant des engrenages, des systèmes mécaniques complexes dont les parties prennent parfois la forme d’organes humains, r L’exposition compte un bon nombre d’huiles de grands et moyens formats.Autant les encres et collages d’Ernst fascinent et bousculent l’imagination, autant la peinture parait maladroite et remâchée des PHOTO THE MENU.COLLECTION, HOUSTON Lit Saille i>ar le sport, une des oeuvres de Max Ernst exposée au Musée d’Art moderne de New York jusqu’au 2 mai prochain.autres grands du surréalisme.Ernst cite ses collègues surréalistes dans plusieurs tableaux; mais même lorsqu’il n’emprunte pas d’éléments à des peintures célèbres de Magritte ou Dali ou aux photos de Man Ray, le style, le ton, l’inspiration collent de trop près aux autres.Si Ernst maîtrise à merveille la gravure, l’encre, le collage, il n’arrive pas à dompter l’huile et de nombreuses toiles pourraient passer pour des efforts de débutant, bien que quelques oeuvres arrivent à nous prendre complètement.L’exposition qui marque le centenaire de la naissance de Max Ernst est aussi l’occasion d’un symposium qui aura lieu les 26 et 27 mars et qui réunira divers experts allemands, américains et britanniques.Une série de films rarement montrés seront aussi mis à l’horaire du musée.L’exposition est accompagnée de la publication d’un important et imposant catalogue rédigé sous la direction de William A.Canfield.CAMUS «On ne pense jamais à quel point on est le contemporain de Camus».SUITE DE LA PAGE C-l galamment dans Ix‘s Aventures de la liberté en écrivant: -on ne pense jamais à quel point on est le contemporain de Camus».BHL qui écrira un jour un «Camus» écrit aussi: «dans cette galerie d’ancêtres, Camus est l’un des rares dont je me sente vraiment proche; j’ai l’impression qu’on a le même humour, qu’on aime le même genre de femmes».Passons l’ancêtre, l’humour, les femmes, pour se demander ce que serait en 1992 le vieillard Camus.Comme tout écrivain fauché par la vie en plein travail, Camus est libéré du temps, de l’anecdote, et il est heureux pour lui qu’il ait échappé, après la blessure de la guerre d’Algérie dont il n’aura pas vu la maladroite cicatrice, aux autres blessures intellectuelles et humaines de la guerre du Vietnam, du terrorisme des années 70, de la déliquescence de la gauche française, de la mort des idéologies, de la vicieuse et soi-disant fin de l’histoire, de la chute brutale et explosive des communismes, de la pérennité de la misère et, bref, de Mogadiscio et de Sarajevo.Ce qui a le plus changé depuis le 4 janvier 1960, ce n’est pas l’accumulation des crises et des guerres (belle constante de l’homme.), mais la réaction des hommes à ces catastrophes politiques.Disons que nous sommes passés de La Peste et de L’Homme révolté, à l’ère de l’humanitaire.Grande nuance, grande différence, dans laquelle je vois que l’homme accepte maintenant les guerres, et que sa préoccupation va toute entière à s’occuper des vivres et des blessés.U» pureté et l’honneur Albert Camus aurait-il été ministre de Mitterrand?Serait-il aujourd’hui un vieux Bernard Kouchner?Ou, loin des politiques, serait-il un homme de théâtre qui a choqué encore, qui a secoué, mais qui maintenant se tait?Porterait-il l’habit vert ou le drapeau noir?Serait-il le secrétaire général des Nations Unies ou serait-il, comme Voltaire à Ferney, écrivant des lettres et se tenant en réserve de la faucheuse, refusant les passages â Apostrophes?Qui sait?Ce que l’on sait, cependant, c’est qu’Albert Camus revenant théâtre du nouveau monde PRIX DU QUEBEC 1993 INVITATION À PROPOSER DES CANDIDATURES LE MAL dALBERT CAMUS MISE EN SCENE DE RENE RICHARD CYR avec KIM YAROSHEVSKAYA HAN MASSON ROBERT LALONDE LOUISE LAPRADE JACQUES GALIPEAU ET LES CONCEPTEURS LOU ARTEAU ASSISTANCE A LA MISE EN SCENE ET REGIE CLAUDE GOYETTE DECOR MEREDITH CARON COSTUMES MICHEL BEAULIEU ECLAIRAGES MICHEL SMITH ‘AUSIQUE ANGELO BARSETÎI MAOUIUAGES ET COIFFURES JEAN MARIE GUAY ACCESSOIRES DU 9 MARS AU 3 AVRIL 1993 MARDI AU VENDREDI : 20H, SAMEDI : 16H ET 2 i H CAMUS EN MARS TNM CAMUS NCT VOTRE PASSEPORT EN MARS assistez a I une des deux pieces de Camus el obtenez un tarif moitié prix adulte, pour I autre production, sur présentation du billet LE MALENTENDU TNM 861-0563 CALIGULA NCT 253-8974 TNM : TARIF RtDU(T 30 MINUTÏS AVANT li LFVFR DU RIDFAU 20 S (AP GF NT COMPTANT SFULFMENT) théâtre du nouveau 333 monde i Air présente lu matinee du mercredi 31 murs a 14 h cl les matinees du samedi 64 ,îf f ATMfUMf ' - Pi/.' A» Photo Jean tronçon Berube RÉSERVATIONS 86 1 La période de présentation des candidatures en vue de désigner les lauréats et lauréates des Prix du Québec est ouverte.Les Prix du Québec représentent la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec à des personnes qui ont contribué de façon exceptionnelle à l’essor de la société québécoise par l’excellence de leurs réalisations dans le domaine des arts et des sciences.La présente invitation vise les candidatures pour les prix culturels.Ce sont les 5 prix suivants: le prix Athanase-David pour la littérature, le prix Paul-Émile-Borduas pour les arts visuels, le prix Denise-Pelletier pour les arts d’interprétation, le prix Albert-Tessier pour le cinéma, le prix Gérard-Morisset pour le patrimoine CONDITIONS D’ADMISSIBILITÉ Les candidats et candidates doivent avoir la citoyenneté canadienne et résider ou avoir résidé au Québec.Un prix ne peut être décerné à titre posthume.Aucun prix ne peut être décerné deux fois à une même personne et ne peut non plus être accordé à plusieurs personnes, sauf pour rendre hommage à l’ensemble d’une œuvre ou à une carrière conjointe.Une personne ne peut recevoir de prix l’année où elle est membre d’un jury.DOSSIERS DE CANDIDATURE Les personnes ou les organismes qui présentent une candidature doivent faire parvenir au ministère de la Culture, au plus tard le 14 mai 1993 à 17 h, un dossier comportant obligatoirement: le curriculum vitæ détaillé de la personne concernée, le résumé de sa carrière, une description de ses œuvres et de ses réalisations, une lettre de présentation faisant nettement ressortir le caractère exceptionnel de sa contribution au développement de la société ou a l’avancement de sa discipline et de deux à cinq lettres d’appui.PRIX Les lauréats et lauréates des Prix du Québec reçoivent une bourse de 30 000 $, une médaille en argent, création originale d’une ou d’un artiste québécois, et un parchemin calligraphié.Prière d’envoyer les dossiers au: Ministère de la Culture Direction générale des arts, des lettres et des industries culturelles Secrétariat des Prix du Québec 225, Grande Allée Est Bloc B, 3" étage Québec (Québec) G1R 5G5 Tél : 644-7188 - Andrée Ruel Québec El Cl Cl Cl de Lourmarin le 4 janvier 1960 était en pourparlers avec Malraux pour obtenir un théâtre et réunir une troupe.Dans sa serviette, il y avait le manuscrit Le premier homme qui restera inachevé et qui devait, dans ses grandes classifications (Camus aimait classer rigoureusement les genres), ouvrir la période du Jugement après celles de l’Absurde inaugurée avec L’Etranger, Le Mythe de Sisyphe et puis Caligula et Le Malentendu qui nous intéressent ici), et de la Révolte avec La Peste et L’Homme révolté.Si le théâtre de Camus, comme celui de Sartre, est demeuré identifié aux années 50 et peut donc paraître «daté», c’est que les démonstrations morales, la philosophie et cette manière de poser au théâtre des problèmes qui concernent «la condition humaine», tout le théâtre camusien, ont été rattrapés et dépassés par une «avant-garde» qui au même moment (Audiberti, Ionesco, Adamov, Beckett) a eu l’avantage de créer des formes nouvelles dans le langage théâtral et dans le langage tout court.Camus n’ayant pu poursuivre son oeuvre (qui évoluait vers un certain shakespearisme des sujets comme dans Caligula), elle demeure plus une philosophie de notre condition alors que ses contemporains et successeurs ont su créer sur scène une «image» de notre condition, un jeu de théâtre.Au Théâtre du Nouveau Monde, René Richard Cyr met en scène Le Malentendu, démonstration morale par excellence, pendant scénique de L’Etranger.Cette pièce, Camus l’avait d’abord saisie dans un fait divers tehé-quoslovaque lu dans l’Echo d’Alger.Un homme, revenu de 20 ans d’exil, arrive à l’auberge tenue par sa mère et sa soeur.Celles-ci sont des meurtrières et tuent le client à dévaliser.11 ne s’identifie pas.Il loue une chambre.Il va mourir.La mère se pendra, la fille se jettera dans un puits.Camus écrit Budejovice, c’était le titre de travail, pendant la guerre.Il écrit ce drame, comme il le notera dans ses Carnets, «au milieu d’un pays encerclé et occupé, loin de tout ce que j’aimais.Elle porte les couleurs de l’exil».La générale, le 24 juin 1944 au Théâtre des Mathu- rins, sera tumultueuse, le débarquement a eu lieu il y a 18 jours, la presse collaborationniste a des dernières fureurs, et Maria Casarès.la grande amie de Camus qui joue le rôle de Martha, insistera avec fierté et fureur sur le mot «honneur», au rideau final, lorsqu’elle dira la traditionnelle phrase: «la pièce que nous avons eu l’honneur de créer ce soir.est de.».À la Nouvelle Compagnie Théâtrale, Brigitte Haentjens met en scène Caligula.Cette pièce-là fut un triomphe le 26 septembre 1945.Paris était libéré, et sur scène au Théâtre Hébertot on découvrait Gérard Philipe! fai beauté, le talent, le génie de cet acteur imposa tout de suite la tragédie de l’empereur fou écrite par Camus avant la guerre.U va remanier son texte après l’expérience de l’occupation, la résistance.Camus avait lu Suétone et de cette phrase de La Vie des douze Césars, «il vécut 29 ans et fut empereur pendant 3 ans, 10 mois et 8 jours», il décida de faire un portrait théâtral de Caius César Caligula, fi en fit, comme l’a défini Jean Grenier le professeur ami de Camus, «un tyran intelligent, un imitateur de Dieu, tout-puissant, sourd et aveugle».Gérard Philipe fut tout cela et plus.Romantique et désespéré, un monstre.Un grand personnage dans un grand acteur.Une rencontre.Aujourd’hui Caligula?Ses.phrases?«Qu’un seul être soit pur, dans le mal ou dans le bien, et le monde est en danger».Un bel acteur a un rendez-vous.Il s’appelle Marc Béland.Haentjens l’a dirigé dans Titus, Reichenbach dans Hamlet; les rencontres ont été imprécises, nerveuses, précipitées.Le Malentendu et Caligula ont-elles théâtralement vieilli?Deux metteurs en scène dans la force de la vie vont tenter de nous prouver le contraire, qui ont l’âge de Camus lorsqu’il vivait à la Maison Fichu sur les hauteurs d’Alger, qu’il écrivait au soleil avec ses chats Cali et Gula, qu’il gagnait sa vie à Alger-Républicain et qu’il mettait en scène aux Bains Padovani le Don Juan de Pouchkine qu’il jouait, Eschyle à Bab-el-Oued, l’humour, les femmes, l’avenir.«Qu’un seul être soit pur, dans le mal ou dans le bien, et le monde est en danger».ateliers Cours de TANGO ARGENTIN session du 5 avril au 12 juin 1993 UI AI I I i\St 4 tous les vendredis et samedis soirs de 21 hrs à 3hrs 4H4H St-Lnurent Montréal H2T 1R5 285-4848 PRIX DU QUÉBEC 1993 CRÉATION DES MÉDAILLES AVIS AUX ARTISTES La période annuelle d’inscription au concours de création des médailles des Prix du Québec est actuellement en cours.Les artistes professionnels en arts visuels, particulièrement les sculpteurs et les sculpteures, de même que les artisanes et les artisans joailliers intéressés par la création d'une médaille en argent destinée à un lauréat ou à une lauréate des Prix du Québec sont invités à soumettre leur candidature.Pour ce faire, ils doivent envoyer leur curriculum vitæ accompagné d'une vingtaine de diapositives ou de protographies d'œuvres récentes.Mode de sélection: un jury retiendra d'abord 18 artistes parmi les candidatures reçues.Ceux-ci auront à concevoir la maquette de 2 médailles selon un devis précis.Chaque artiste recevra 500 $ par maquette; 9 d'entre elles seront choisies pour être réalisées.Les créateurs et les créatrices retenus recevront 5 000 $ pour la réalisation de 2 exemplaires de chaque médaille, l’une étant offerte au lauréat ou a la lauréate et l'autre remise au Musée du Québec pour sa collection d'art contemporain.Le travail devra être terminé au plus lard au début de septembre.Inscription: |usqu'au 16 avril 1993, à l'adresse suivante: Ministère de la Culture Direction générale des arts, des letlres el des industries culturelles Secrétariat des Prix du Québec 225, Grande Allée Est Bloc B, 3' étage Québec (Québec) G1R 5G5 Tel : (418) 644-7188 Pour renseignements:: Andrée Ruel Québec Cl Kl Cl U CLICHE REPETE A ECLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME L E D E V 0 1 R .LES S A M EDI I 3 E T I) I M A X l II E II MARS Ml !l A CINÉ M A (' Un numéro d'équilibriste HUSH A-BYE BABY Real, et scénario: Margo Harkin.Avec Enter Me Court, Sinead O'Connor, Cathy Casey et Michel Liebmann.Image: Breffni Byrne.Musique: Sinead O’Connor.En v.o.anglaise et gaélique, s-t.français au Parisien.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR On se croirait dans le Québec d’avant la révolution tranquille.C’en est même hallucinant.La même atmosphère lourde de tabous transgressés sous le manteau, avec l’opprobre qui pend au bout du nez des filles ayant chuté et dont le ventre s’arrondit.Les mêmes retraites fermées où le spectre du sexe flptte comme une menace, les mêmes fous rires, cachettes et pudeurs des adolescents qui rêvent de débouvrir «l’autre» et cachent leur ignorance sous la forfanterie.Les journées déclinées entre la prière le jour et les «danses» le soir à la discothèque du coin.N’eut été la musique contemporaine, les séances d’aérobic, quelques vêtements et couleurs d'aujourd’hui, on croirait rencontrer dès cousins des Plouffe.Vhds nous sommes en 1984 en Irlande du Nord, à Derry, dans le ghetto catholique, un milieu populaire et à moitié abruti où les membres d’une même famille vivent empilés les uns sur les autres comme dans Bonheur d'occasion, où le frère est en taule pour connivence avec l’ira, où le clergé appuie le mouvement nationaliste mais garde le peuple dans la peur de la damnation.Des mains tra- cent des graffitis pro IRA sur les murs de brique, des soldats britanniques harcèlent les passants, les arrêtent sur soupçon de terrorisme et les jettent en prison.La peur, la révolte et la piété sont omniprésentes.Ce film de femme et d’Irlandaise arrive à Montréal la semaine de la fête des femmes et la veille de la fête de la Saint-Patrick.Il s’agit d’une oeuvre d’auteur truffée de maladresses techniques, sur des images parfois malhabiles rachetées par (les émotions qui sonnent juste, un refus du cliché et par la touche personnelle, le comique, le truculent, le réalisme d’une fiction étrangement proche du documentaire.La cinéaste A'Hush-A-Be, baby s’est collée à la réalité, faisant travailler des jeunes durant deux ans sur le scénario, interviewant des adolescentes qui avaient subi des grossesses involontaires.La chanteuse Sinead O'Connor (ici chevelue), qui a écrit et interprète la chanson thème, a accepté gratuitement d’être de la distribution du film, qui y gagne en impact.Margo Harkin s’est inspirée d’événements dramatiques survenus en 84, quand une jeune fille fut accusée d’infanticide et qu’une autre est morte en accouchant dans un champ.Encore aujourd’hui, l’avortement reste criminalisé en Irlande.Ce film si rétro d’apparence demeure là-bas actuel.La caméra va chercher le quotidien de quatre adolescentes.Elles ont quinze ans, en apparence délurées, n’ont d’autre intérêt dans la vie que les garçons.Les regards comiquement concupiscents qu’elles dardent sur le pantalon de leur directeur de conscience les entretenant La pluie revient toujours après le beau temps Une gentille histoire dont on sort réconcilié avec la vie et le cinéma BEAU FIXE De Christian Vincent.Avec Isabelle Carré, Judith Rémy, Elza Zylberstein, Estelle iMrrivaz.Scénario : Christian Vincent et Philippe Allard.Image : denis Ijenoir.Présenté au Parisien.du style avec lesquelles il coupe le cordon d’avec elle.Là où d'autres (Rochant par exemple) se seraient sans doute répétés, Vincent prend congé sans tonitruer de sa première oeuvre et affronte les yeux bien oq-verts l’épreuve du second film.A l’égal d’ailleurs de ses héroïnes, qui, comble d’ironie, se préparent au test de.deuxième année.Le jeu aurait pu tourner à vide.Et pourtant ça marche, ça marche même très bien.D’une simplicité et d’une fraîcheur qui risquent malheureusement de passer inaperçues, celte chronique d’un congé qui ne dit pas son nom confine à l’épure, et confirme le talent de Vincent — aidé de Philippe Alard — pour les mises en scène aqueuses et déliées et pour les scénario bien huilés, où se marient finesse de la psychologie et observation attentive de la troublante confusion des sentiments.I.es dialogues, de vrais petits bijoux d’ironie appliquée, coulent de source, servis par l’interprétation des quatre jeunes comédiennes, inconnues pour la plupart.Isabelle Carré, l’amoureuse d’une beauté rayonnante, Judith Rémy, la silencieuse qui comprend intuitivement chaque mouvement d’échiquier, Elza Zylberstein, l’al-lumeuse rebelle, épicurienne et cynique, et Estelle Larrivaz, la bosseuse névrosée qui angoisse sur la note de passage, donnent, avec grâce et naturel, corps et âmes à ce carrousel d’étudiantes, qui rappelle sensiblement celui de Im bande des quatre de Rivet-te.L’équilibre et la géométrie magique du film reposent sur chacune et toutes à la fois.Quant à l’action, elle est réduite à sa plus simple expression, et ne seil en fait qu’à nous dire qu’il ne se passe rien, qu’il ne se passera rien, qu'il ne peut rien se passer, que seul le temps passe.Pas étonnant que le film emprunte sa forme à l’agenda, égrenant les jours du lundi au vendredi comme le compte-à-rebours d’un dénouement qu’on devine dans ses grandes lignes dès les premières scènes.Avec le résultat que Beau fixe est, à deux lettres près, un beau film.Rien de moins.Un film généreux, frais comme un bouquet de jeunes filles en fleurs, une oeuvre qui n'a que la beauté pour atout, qui n’a rien à vendre et tout à donner.On en sort réconcilié avec la vie et le cinéma, comme on sortait naguère d’un film de Truffaut, comme on sort encore aujourd’hui d’un film de Rohmer.Ironique et léger comme le premier, coloriste et tempéré comme le second, Vincent navigue entre ses deux maîtres, mais à sa façon qui, elle, reste inimitable.ALAIN CHAHBON N EAU Quatre étudiantes en médecine s’exilent au début du mois de juin dans une villa sise en bordure de mer pour préparer en toute quiétude leurs examens finaux.Le site est enchanteur, la mer à deux pas, le temps ensoleillé.Etudes obligent, Armelle, Frédérique, Carine et Valérie attaquent la matière, la tête plongée dans de rébarbatifs traités d'anatomie et de bio-chimie.Un modus studiendi s’installe entre elles, fragile et incertain, en tout cas très vite mis à rude épreuve par les questions d'horaire, les problèmes d’organisation et de répartition des tâches ménagères, le démon de la farniente qui frappe toujours où il veut et les frictions entre les unes, qui ne pensent qu’à étudier, et les autres, qui ne pensent qu’à se distraire.Le studieux gynécée parvient pourtant à fonctionner tant bien que mal, jusqu’à l’arrivée inattendue d'un vague cousin de Valérie, dépêché sur place par la grand-mère pour retaper un peu la maison en vue d’une éventuelle location.Fausse note dans un quatuor qui ne brille pas par l’harmonie, la présence de ce grand dadais de 20 ans, qui a la tête et les expressions d’un adolescent attardé, compromet sérieusement le climat de discipline et de concentration auquel, du reste, les quatre volontaires ne croyaient guère, La pluie viendra après le beau temps détremper définitivement leur beau programme.Il y a deux ans — comment ne pas s’en souvenir — Christian Vincent signait avec La discrète un premier film libertin et libertaire comme un roman de Crébillon, savoureux et insidieux comme une pièce de Marivaux.Avec Beau fixe, ce jeune diplômé de I’ll )IIEC prête le liane au jeu pervers des comparaisons que son public, il le sait trop bien, n’aurait de toute manière* pas manqué d’établir entre ses deux films.Moins coquet et plus discret, moins charmeur et plus charmant, moins anachronique et plu s moderne, moins parisien et plus provincial, moins littéraire et plus cinématographique, moins monolgue et plus dialogué, moins vinccnnien et plus romhérien, son second opus ne tient de fait à l’oeuvre qui l’a précédé que par la sûreté de ton el l’élégance D’une simplicité et d’une fraîcheur qui risquent de passer inaperçues, cette chronique d’un congé confirme le talent de Christian Vincent.Au pays des tabous qui tient le pari de rester réaliste sans sombrer dans la tragédie noire En Irlande du Nord 4 adolescentes catholiques entre l'appel du corps et l'hypocrisie sociale V.O.Anglaise / S.T.français avec ISABELLE CARRÉ ESTELLE LARRIVAZ IUDITH RÉMY ELSA ZYLBERSTEIN Du même réalisateur que 'LA DISCRETE Spita i «M IP .Lffwgfm PARISIEN 480 Sf-CalhtHnt O._ des vertus du mariage sont particulièrement suaves.Suaves aussi leurs conversations crues de vestiaire que l’Arcand du Déclin ne renierait pas.Mais c'est de la frime.Elles sont toutes pures, surtout Sinead (interprétée avec beaucoup de finesse par Sinead O’Connor), prude rougissante que les garçons soupçonnent de porter des scapulaires sur la poitrine.Même la rousse et pulpeuse Julie Mary quoiqu’obsédée de sexe, traite de putes les filles mères qui passent dans la rue.On n'est pas loin des pierres jetées à la femme adultère.Le catholicisme de cette Irlande-là est un étouffoir.Le climat de prohibition empêche ces jeunes filles de grandir.Au centre du groupe: la si vivante Goretti (portée par le charme d’Emer McCourt).Entre les séances de papotages et les cours de gaélique par quoi l’Irlande cherche à retrouver ses racines et son âme, elle se fait un petit ami, finit par coucher avec lui.devient, comme dit le petit catéchisme, enceinte de ses oeuvres.Comble de malheur, l’amoureux sera écroué par les «Britts».Et la jeune fille voit son ;uigoisse croître à chaque jour avec son ventre.A la galerie de portrait, ajoutons l’inévitable confidente, en l’occurence la grosse Dinky (Cathy Casey), figure hautement comique, tendre, attachante et un peu grotesque qui allège la distribution.Ms scènes grinçantes sont les meilleures.M* film est un numéro d'équilibriste qui tient le pari de rester réaliste sans sombrer dans la tragédie noire, de faire baigner d’humour un vrai drame social sans le dénaturer pour autant.Bref d’épouser les couleurs Finer Mc Court, Sinead O'Connor, Cathy Casey et Michel Liebmann, dans llusli-n-biiy-baby, quatre adolescentes irlandaises plongées dans un quotidien fait d'interdits et de tabous de toutes sortes.de la vie.M performance si naturelle des actrices y est pour beaucoup, Margo Harkin n’a pas cherché à mettre en scène des jeunes filles idéales.Ses petites ados folles des garçons sont mesdemoiselles tout le monde finalement.Mais c’est ce qui les rend si crédibles, si touchantes, emportées qu'elles sont dans la tourmente politique et religieuse qui les dépasse.Hush-A-Buy-Baby s'adresse surtout à un public adolescent.On m’objectera que les jeunes d’ici sont peu familiers des interdits qui frappent les enfants d'Irlande.Mais un film réussi est celui qui permet de s’identifier à d’autres réalités culturelles.Et ce quatuor de jeunes filles brimées par leur société saura rejoindre les ados québécois.Parce qu'au delà des maladresses d'un film maison, au delà des divergences de cultures, Hush-A-Buy-Baby sonne vrai et touche au coeur.L’action est réduite à sa plus simple expression et ne sert en fait qu’à nous dire qu’il ne se passe rien, qu’il ne se passera rien, qu’il ne peut rien se passer, que seul le temps passe.Mais ça marche.FAMOUS PLAYERS Precede du court métrage LES MOUCHES NOIRES de l’O PARISIEN 480 Sta-Calharlna O W VERSAILLES “L™ Plaça Vmaillet 'W J (S Tous les sous 9 05 COUCMF TARD sam 1t 10 CENTRE LAVAL “J-”™ 1600 La Corbualar m (S Tous les soirs 7 10 9 10 CüllCMf TARE) sam 11 40 Cf P VtRSIOHO.ANGLAISE hJÉÉttinRl ' • 's 9 ?u PARISIEN «•** 480 Ste-Catherine O.A Tous les sou s 7 00 9 20 EN NOMINATION POUR dont ANS+ Un Jeu ' Dangereux,.MEILLEUR FILM MEILLEUR ACTEUR MEJLUUR - Stephen Rea- SCENARIO 1 LES FILMS 1)1 CREPI SCULK «s US présente un film de Margo HARKIN avec Emer Mc COURT, Sinead O'CONNOR et la musique de Sinead O'CONNOR LE CRI DES LARMES (V.f i «The Crying Game» icfe PARISIEN 866-3856 H VERS AILLES «3-78S0 ¦ CENTRE LAVAL 480 Ste-Catherine O.m Place Versailles "W Wtr t Ni iPPf CMD • ŒNft UNOII • Ofca S'iVH OHM • Hn?fWNÇOIS CW • • AsMw -y r «(y «MiiANNf MMU • -[«y/ & w ClAUDi SIUANO • »,«, KANfAui lOuMI • Dwlon h prrducioi QMS SACUTO * • I tv-, mut MAIN tOCCA • MtfwmioohADIllNl tfCAUifl h (HtlSTOfHt lOBlCNON • Mwf w lit TtOOUCTIOW lAltNNtC • • .0WMIH.IS’ .«SVWWWmcW»-: ¦ Ni»* ;*Ml'W!‘SV 0MV»«00UCTONSflM( (WAU«* USEVCAHMStMUCi • le devoir gCFGL _ «aC/fP 12 55 3 00 5 05 7 10 9 15 ¦H ?IDOCBY STEREO] | PARISIEN 866-3856 480 Ste-Catherine O.'W ) I.E I) E V 0 I R .L E S S A M EDI I 15 E T I) I M A N CHE I I M A R S I !) 9 A (i C 4 THE NUN AND THE BANDIT De Paul Cox, avec Gosia Dobro-wolska, Chris Haywood, Victoria Eagger, Charlote Hughes Haywood, Tom E.Lewis, Norman Kaye, Scott Michael Stephenson.Scénario: Paul Cox, d’après le livre d’E.L Grant Watson.Images: Nino Martinetti.Son: James Currie.Montage: Paul Cox.Australie, 1992.92 minutes.Au Cinéma de Paris.FRANCINE LAURENDEAU L'époque et le lieu ne sont pas précisés.L’histoire commence dans un petit bled australien, peut-être vers les années trente, si on en juge par les vêtements et les voitures.L’important n’est pas là.L’important, c’est que ça ne se passe pas aujourd’hui mais à une époque où une bonne soeur était encore une bonne soeur et ne plaisantait pas avec les règles de la vie religieuse.Ce rappel nous permettra d'évaluer à leur juste valeur les sentiments contradictoires qui vont habiter soeur Lucy (Gosia Dobrowolska) au cours des événements dramatiques qu’elle s’apprête à traverser.Michael Shanley (Chris Haywood) croit fermement que si lui et ses frères vivent dans la misère , c’est parce que lelir oncle George a lésé leur famille des droits miniers auxquels prétendait leur défunt père.Comme les menaces n’intimident nullement le financier, Michael décide de se faire justice lui-même: il va tout simplement kidnapper la petite-fille de George, et réclamer une rançon.CINÉMA La guerre.?Yes soeur ! PHOTO ALLIANCE RELEASING The Nun and the Bandit ou la rencontre peu banale d’un malotru (Chris Haywoqd) et d’une bonne soeur (Gosia Dobrowolska).Mais lorsqu’il enlève Julie, celle-ci se promène avec une parente religieuse en visite, soeur Lucy, qui refuse de se séparer de l'adolescente qu’on lui a confiée.Michael se retrouve donc avec deux captives sur les bras.Il les séquestre dans une bicoque abandonnée, très loin dans la brousse.Pendant que ses frères s’occupent d’aller réclamer la rançon, cet homme fruste va garder les femmes.D’abord agacé par leurs manières raffinées — il confond bonnes ma- nières et snobisme — il va subir la séduction (bien involontaire) de soeur Lucy.Au point d’en venir finalement à lui proposer le marché suivant: il est prêt à renvoyer Julie dans sa famille sans plus réclamer de rançon, à la condition expresse que la religieuse accepte de passer une semaine seule avec lui.Acceptera-t-elle?Et si oui.?Je ne vous en dirai pas davantage.Hollandais, Paul Cox vit et travaille en Australie.On le connaît sur- tout depuis Man of Flowers, révélé à Cannes en 1984.Il a réalisé depuis My First Wife, Cactus, A Woman’s Tale.Ses films sont toujours personnels et nous mènent hors des sentiers battus: ni par le style ni par le récit dans The Nun and the Bandit, mais par ce que j’appellerai l’intériorité du regard.Le style et le récit sont classiques, à part peut-être ces curieux raccourcis par lesquels l’image éclatée suggère le temps qui passe.La narration est linéaire, ce qui pour moi n’a rien de péjoratif, bien que la lenteur du démarrage puisse indisposer un spectateur pressé.Mais une fois qu’on s’est ajusté au tempo du film, l’attention se concentre sur les deux personnages principaux qui s’observent mutuellement.Michael commence par se méprendre sur le comportement de soeur Lucy.Il n’a jamais rencontré (croit-il) une femme aussi peu naturelle.Quand, pour aller chercher de l’eau, elle fait ces gestes pourtant tellement typiques d’une bonne soeur se désencombrant de ses lourds vêtements, il voit rouge et la rudoie: comment peut-on s’accoutrer ainsi?Mais sous ses dehors mal équar-ris, c’est un homme sensible et attentif.Il perçoit la sincérité et le désarroi de la jeune femme.Il ne peut s’empêcher de lui faire confiance.Rien ne préparait la religieuse à cette aventure.En voix off, elle s’adresse à son Seigneur pour lui demander comment, dans ces circonstances, on peut aimer son prochain.Et pour implorer un secours qui ne vient pas.Chris Haywood, et surtout Gosia Dobrowolska, sont intenses et jouent dans l’intériorité.Peu de dialogues, peu de lanjies; ni cris, ni violence.Ni musique.A partir du moment où les personnages s’enfoncent dans la nature sauvage, celle-ci vient habiter la bande sonore par les bruits mystérieux de la brousse et le chant des oiseaux.qui.joue, par moments, un rôle d’avertisseur.Un film remarquablement sobre et d’une admirable pudeur.PIERRESARRAZIN RÉMY GIRARD PAULINE LAPOINTE UN FILM DE GEORGES MIHALKA ALLIANCE VIVAFILM LES FILMS VISION 4 ET LES PRODUCTIONS PRESENTENT La FLORIDA Mmms.C'ESTiWFER/ _ GiLDOR R0v MARTIN DRAINVIUE JASON BUCKER OEMS BOUCHARD RAYMOND BOUCHARD YVAN CANUEL MARIE JOSEF fRfl/F Gm^guoT^oeA« YVESCHAPUT SUZETTE COUTURE PIERRE SAARAZlN '.PERRI GORRARA RENEOHASHl 0 OU G LA S GANTON PAUL ANDRE GUERIN BARBRA MATIS MILAN KVMUCKA FRANÇOIS GILL Claude bonin PiE^ESARRAZINJACQUB BONIN SUJETTE COUTUBE pT|ME S*M«W ClAÏoEMNiT''" GEO R G ES Ml HA L K A • .AM - V.V; '• " *• • -V.A- ¦ .«, V,»!»! •»•.,** IV », .AS I .A.AVI \q*»UT.^A, A* I ’.T ' V • •»»¦•.3*4.3 vacances air Transit ALLIANCE VIVAFILM A 1 Amoureuses IIS l’KOIMI NOMS 1)1 ( IKI pr.s.ni.ni ,-im opriMliH non jin I.'OFFICE NATION \l.1)1 I II.M IM ( \N\D\ rr.vji-wL-mr r ai : * LAVAL 2000 ««-^-“ITERREBONNE 3195 Bout St-Martin O » 6 ¦ 1071 Chemin du Coteau * 6 MM» JOLIETTE 756-4377 Joiiette ?m IvTITîJI dit r.j'ia.A’L ST-JEAN Boile à Films m film ili- JOHANNE PRKttKNT DESJARDINS wtfilmI OMEGA M7TI22 TERREBONNE «i«44 1071 Chemin du Coteau w p iTW^f^hâmNylongueuil CARREFOUR LAVAL^^uflST-HYACINTHE 2330 bout Le Carrefour B Le Pans ?U N BERTRAND TAVERNIER LE CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE le Outlaw Clwnplnin uÉfeÉKXl 13 \ CINÉMA Ti : «Si PHOTO THE SAMLIAl.GOLDEN MAYOR CO Un regard sympatique sur la vie de pensionnaire au collège avec Thandie Newton et Nicole Kidman.Ordinaire, gentil et sympatique FLIRTING Ecrit et réalisé par John Duigan, avec Noah Taylor, Thandie Newton, Nicole Kidman, Bartholomew Rose, Felix Nobis, Josh Picker, Kiri Paramore, Marc Gray, Greg Palmer, Joshua Marshall.Images: Geoff Burton.Direction artistique: Ixiurie Faen.Montage: Robert Gibson.Australie, 1990.99 minutes.Au Utews.FRANCINE LAURENDEAU C’est la vie quotidienne de Danny (Noah Taylor), pensionnaire au Collège Saint Alban, dans la campagne australienne, vers 1965.Danny est un garçon sensible et intelligent, aux idées trop personnelles et aux cheveux trop longs pour ce milieu conformiste.De l’autre côté du lac, il y a un pensionnat de filles.Les élèves des deux collèges se rencontrent assez régulièrement au cours de l’année scolaire pour des débats, des soirées de danse et les répétitions d’un spectacle où seront conviés les parents.C’est ainsi que Danny fait la connaissance deThandiwe (Thandie Newton), fille d’un militant nationaliste africain.Elle aussi est considérée par ses condisciples et ses professeurs comme une originale.D’autant plus originale qu’elle est très certainement la seule Noire à cent lieues a la ronde.D'ailleurs, c’est elle qui fait les premiers pas vers le garçon, plus timide.Et bientôt, pour Danny, ce n’est pas seulement l’amour qui nourrira ses rêves mais la magie exotique du continent africain.Peu à peu, les deux jeunes gens vont se gagner la sympathie de ceux et celles qui prenaient plaisir à les persécuter.Sauf que les autorités des deux collèges ne pourront fermer les yeux sur une commune fugue nocturne.Les tourtereaux seront séparés par les événements.Mais contre toute attente, le dénouement dn film nous suggérera un happy end tout ce qu’il y a de plus rose tendre.Décidément, même en Australie, même quand les enseignants sont laïcs, les pen- ( sionnats se ressemblent tous.Chez les élèves: hypocrisie, envie, délation; mais aussi des loyautés et des amitiés qui osent braver tous les dangers.Chez les professeurs: rigueur quasi-sadique et soumission aveugle à des règles désuètes.Mais ils ont leurs petites manies.Tel père fouettard devient le plus délicat des êtres lorsqu’il entreprend de curer sa pipe.Tel autre a toujours sur son pupitre l’avion miniature qu’il est en train de construire.Cette enseignante a un tel respect de la langue qu’elle ne laisse pas passer la moindre faute, même dans les circonstances les plus dramatiques.Ainsi n’hésite-t-elle pas à corriger une enfant qui lui parle d’un éventuel violeur: «On dit rapist et non râper.C’est cette accumulation de petits détails qui donnent de la couleur et de l’authenticité à l’évocation de John Duigan.Est-ce que les adolescents d’aujourd’hui mentent aussi effrontément, aussi systématiquement à leurs aînés?En tout cas on a l’impression que dans ce temps-là, c’était très certainement leur seule façon de survivre.C’est filmé assez platement, encore que le traitement de quelques séquences fasse preuve d’imagination, je songe à la séquence de la boxe où le spectateur adopte le point de vue de Danny se faisant massacrer par son ennemi.Dans sa demi-conscience, il croit voir parmi les spectateurs nul autre que son idole Jean-Paul Sartre.Ça m’a bien plu, cette passion de Thandi-we et de Danny pour la littérature française des années soixante.Détail savoureux: avant leur nuit d’amour, ils s’inscrivent au motel sous le nom de Camus.C’est le second film d’une trilogie dont nous avons vu le premier volet, (The Year My Voice Broke), dans lequel Danny franchissait le cap de l’adolescence.Dans le troisième film, il aura vingt ans et on le retrouvera à Paris.Y rencontrera-t-il Simone et Jean-Paul?J’ai hâte de voir ça.En attendant, Flirting est un fort sympathique petit film.4 ?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon ?: quelconque ?: très faible : pur cauchemar LOVE FIELD ?De Jonathan Kaplan.Un film drn-matico-caustique, sans prétention' mais non sans charme, qui recrée, à l’heure de l’assassinat deJ.F.K, les tensions raciales de la société américaine sur fond d’esthétique kitscl\, avec une Michelle Pfeiffer à son; meilleur.,0i Odile Tremblay ,, ; I b DAMAGE pi- ?I De Louis Malle.Un film extrêmement fort et concentré comme une bombe.Jeremy Irons, qui donne la ’réplique à Juliette Binoche dans cetté histoire de coup de foudre torride et de liaison vraiment dangereuse, y magistral."¦ Odile Tremblay A» k .'.Ci in L.627 ko ?if ) De Bertrand Tavernier.Pleins feux à Paris sur le quotidien d’une brigade des stupéfiants.Ce film-réquisitoire qui dénonce par l’absurde le système de justice français est aussi vrai et plus puissant qu’un documentaire.Les policiers français s’y soht reconnus.Odile Tremblay bt .ira ,1! LES AMOUREUSES ?,'T) De Johanne Prégent.Un couple se défait tandis qu’un autre se forme.• Un film attentif aux méandres dut ¦.coeur humain avec une Louise Portai sobrement émouvante et un Tony Nardi parfaitement irrésistible.Francine Laurendeau.SWING KIDS ?de Thomas Carter.Un film historique américain bien fait et bien documenté qui nous révèle que le swing pouvait être un antidote au fascisme sous l’Allemagne d’Hitler.Danse et airs de Cab Calloway, Duke Ellington, Django Reinhardt s’opposent, dérisoires, à la violence nazie, qui monte et qui éclate.Sur un jeu intéressant de Robert Sean Leonard.Odile Tremblay THE CRYING GAME.?De l’Irlandais Neil Jordan.Le «thriller» surprise de Tannée qui se retrouve en nomination pour une flopée d’Oscars.Il y a, comme on sait, un «secret» bien gardé constituant le pivot du film.Malgré des longeurs.The Crying Game a de ces retournements inattendus et piquants non dépourvus d’un charme vénéneux.En prime: un excellent jeu d’acteurs.Odile Tremblay FLIRTING ?La morne existence du jeune Danny est transfigurée quand il tombe amoureux d’une élève du collège voisin.Chronique de la vie dans un pensionnat australien en 1965 et éducà-tion sentimentale à saveur clandestine, les professeurs ne plaisantant pets avec le règlement.Un film sympa-\ thique signé John Duigan.! Francine iMurendeau HUSH-A-BUY-BABY ; ?De Margo Harkin.Tragi-comédif grinçante qui se déroule dans la ccF tholique Irlande où l’avortement esf un crime et où les petites jeunes fillés l’apprennent dans leur chair et leu h nerfs.Le film, qui flirte avec le documentaire, est d’un naturel poignan\.Odile Tremblay BEAU FIXE ?De Christian Vincent.Quatre étudiantes en médecine s’exilent dans une villa de province pour préparek en toute quiétude leurs examens de fin d’année.U second film du réalisateur de Im discrète est un petit bijou d’ironie appliquée.Alain Charbonneau THE NUN AND THE BANDIT ?De Paul Cox.Un être peu recommandable enlève une jeune héritière dont il espère tirer une rançon.Mais il tombe amoureux de la religieuse qui l’accompagne.Un film très près de la nature australienne en même temps que le portrait attachant de deux personnages intenses, sobres et pudiques.Francine Laurendeau LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 E T l) I M A X C II E I 1 M A U S 1 \) i) ;t festival INTERNATIONAL OU FILM SUR L ART L’homme qui a changé la face du 7e art MUSIQUES DE FILMS : BERNARD HERRMANN i De Joshua Waletzky.ALAIN CHARBONNEAU I es mélomanes avertis n’ont pas attendu Tous les ma-jL/ tins du monde pour découvrir le viole de gambe, ni Amadeus pour être séduits par le Requiem de l’amadoué Mozart.Ils leur aura fallu toutefois attendre les films de Welles et d’Hitchcock pour entendre les arrangements de'Bernard Herrmann.Produit par la Sept et Channel 4, et présenté dans le cadre du Festival international des films sur l’art, Musiques de films : Bernard Herrmann de Joshua Waletzky brosse en 60 minutes bien tassées un portrait complet et complexe de ce compositeur, génial à sa manière, qui a marqué avec Max Steiner l’histoire du cinéma de la seconde moitié du siècle, en élevant la musique de films au rang de genre à part entière.Un montage alterné de témoignages de ses proches et de ses collègues, et.d’extraits de films célèbres permet de retracer lq yie et l’oeuvre de cet artiste animé et parfois colérique, de ses premiers contrats avec la R.K.O.à sa dernière collaboration avec Scorcese, en passant par la brouille avec le vieux Hitch et le travail difficile avec Truffaut.-, Herrmann n’a évidemment pas révolutionné le langage musical, et de ce strict point de vue, son oeuvre de compositeur reste mineure.En revanche, et c’est ce que démontre avec beaucoup d’intelligence ce documentaire télé fort bien fait, il a modifié en profondeur les rapports qui existaient jusqu’à lui entre l’image et la musique.Le fandango haletant de North by Northwest, le thème martelé de Cape Fear, le motif obsédant de Psycho, le jazz gothique de Taxi Driver, la basse continue de Citizen Kane: toutes ces trames musicales ont en commun de substituer à une tonalité entièrement fondée sur la résolution de l’accord, qne autre tonalité qui suspend la dite résolution et crée ainsi chez l’auditeur un perpétuel état d’attente.; j P’où le caractère profondément anxiogène de la musqué de Herrmann, ce qu’explique clairement l’un {les musiciens interviewés en interprétant pour les néophytes l’ouverture de la 5e de Beethoven, revue et corrigée par cette logique de la suspension.On est ainsi mieux à même de comprendre pourquoi la musique de Herrmann aura été, pour le suspense hitchcokien, bien plus qu’un simple vêtement, qu’une parure accessoire.C’est peut-être même là le génie de Herrmann, d’avoir rendu la musique consubstantielle aux images qu’elle accompagne.S’il n’avait pas composé et s’il était devenu dïef-d’orchestre comme il l’a souhaité sa vie durant, la ' face du 7e art en eût été changée à coup sûr.Un film à voir, pour ceux et celle qui s’intéressent aux aspects moins spectaculaires du cinéma.Il n’y aura qu’une seule projection, au cinéma O.N.F., dimanche le 14 mars à 20h00 en v.o.f.avec s.-t.a., avec en complément de programme Denys Arcand de Paul Carrière, une entrevue réalisée avec le réalisateur du Déclin de l’empire américain lors de la récente rétrospective que lui a consacré la Cinémathèque de Toronto.LE CHARME PRIMITIF SE FAIT PRIMAIRE A FAR OFF PLACE Mikael Salomon.Scénario: Robert Caswell, Jonathan Hensleigh et Sally Robinson.Avec Reese Witherspoon, Ethan Randall, Jack Virompson, Sarel Bok, Robert Burke, Patricia Kalember.Image: Juan Ruiz-Anchia.Musique: Jaynes Homer.En v.o.anglaise au Palace.Etats-Unis 1993.TREMBLAY DEVOIR • ^ aurais voulu aimer ça.Parce que c’est une sor- J7 te de Conte pour tous, rempli de bonnes intentions, anti sexiste, anti torture des animaux, véhiculant des messages fort louables pour tous les enfants du monde.Mais l’enfer est, comme on sait, pavé de bonnes intentions, les mauvais films aussi.Quand une machine aussi énorme que celle de Walt Disney se met derrière une production, on espère qu’elle ne sera pas amateur., que le scénario se tiendra debout, que les interprètes auront du coffre.Le jeune public est connaisseur et exigeant Mais des fois, semble-t-il, on rit de lui.Sans être un «remake» de Les dieux sont tombés sur la tête, A Far Off Place a reproduit quelques recettes de ce succès: le désert du Kalahari, avec un bushman qui n’a pas oublié ses coutumes ni perdu les préceptes de sagesse ancestrale de son peuple en harmonie avec la nature.Le film met deux adolescents en scène.La figure centrale est la petite Nonnie, une ado qui vit avec ses parents aux portes du désert et qui se débrouille pas mal d’ailleurs dans ce milieu apparemment hostile.Arrive un jeune Européen de son âge dans le décor, emmené par son père.Autour d’eux se trament de noires machinations, car les trafiquants d’ivoire abattent tous ceux qui f se trouvent sur leur chemin.Jusqu’à ce que les parents, des deux jeunes soient assassinés à leur tour, et que les ados s'enfuient à travers le Kalahari avec leur ami Bushman et leur chien., ï A Far Off Place sera donc la traversée du désert de cqs enfants.Voyage en quelque sorte initiatique qui les révélera à eux mêmes et leur fera atteindre l’âge adulte, à travel’s les épreuves de la faim, de la soif, de la fuite contre j les méchants qui les poursuivent, etc.Le film, on s’en félicite, a rejeté tous les stéréotypes sexistes et Nonnie : l’intrépide (la blonde Reese Witherspoon) a des leçons, de débrouillardise à donner au petit citadin Harry (Etliaq , Randall).Mais sur le pkui de la psychologie des person-1 nages, A Far Off Place est une pure entreprise de réducr ; tion.Difficile à avaler que des enfants dont les parents, viennent d’être assassinés réagissent avec si peu d’émotions, qu’ils pique-niquent joyeusement avec leur chien , autour d’un feu de camp quand la mort rôde, quand ils, n’ont rien à manger et un désert à traverser.L’interprétation simpliste, tant dans le camp des adultes que des ados, ne fait rien pour rendre à ce film un tant soit peu -de crédibilité.Sarel Bok, qui joue Xliabbo ressemble vraiment beaucoup au Bushman des Dieux sont tombés sur la tête.Il a un charme primitif qui nous touche, et les meilleures scènes du film sont avec lui.Les décors du Kalahari sont magnifiques.Le message du film est, pour employer une expression à la mode, «politically correct» et s’élève contre tous les massacres d’éléphants du monde.Mais rien pour compenser la pauvreté du scénario, et la faiblesse de la direction d’acteurs.On peut faire un cinéma jeunesse intelligent, porté par une vraie profondeur psychologique.Le Québec aurait dans ce sens des leçons à onner aux réalisateurs de l’équipe Disney.L’amateuris-traitement de ce film en 1993 est inexcusable.PHOTO ANTHONY 1 I ' ¦ â-v -J’ va .LE PETIT BOIS Tess Imaginaire et le Musée d'art contemporain de Montréal présentent en collaboration avec Les Arts du Mauner hv ¦ 0 MISE EN SCÈNE: RENÉ GAGNON, AVEC YVES SOUTIERE GO DURIF un monde sans fin.Un spectacle multimédia d'anticipation sur la génétique et le pouvoir Création et mise en scène de Mario Boivin Dialogues de Jérôme Labbé Du 9 au 21 mars 1993 à 20 heures, dimanche à 14 heures Relâche le 15 et le 16 mars Musée d'art contemporain de Montréal Salle multimédia (métro Place-des-Artvl Adulte : 1 2$, étudiant et aîné : 1 0$, groupe de 10 personnes : 8$ Réservations : Musée d'art contemporain de Montréal (514) 847-621 2 TESS IMAGINAIRE —.COMPAGNIE DE THÉÂTRE et de spectacles a=ü Les Arts du Maurier Ltée r MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL Lut.DU 2 MARS AU 3 AVRIL 1993 • 5066.RUE CLARK.RÉSERVATIONS 271-5381 OU RÉSEAU ADMISSION 790-1245 CRÉATION MONDIALE DE L'OPERA LE PRIX \, En collaboration avec: V.I Un!v»f»ltè ' du Québec à Montréal MUSIQUE DE JACQUES HETU LIVRET DE YVES BEAUCHEMIN DANS LES ROLES PRINCIPAUX JOSEPH ROULEAU COLETTE BOKY Drame lyrique contemporain pour 8 solistes, 16 choristes et 36 musiciens Mise en scène: Larry Tremblay • Direction musicale: Miklès Takàcs SALLE PIERRE-MERCURE, CENTRE PIERRE-PÉLADEAU.300 BOUL.DE MAISONNEUVE EST (MÉTRO BERRI-UQAM) Les 30,31 mars, 1,2,3, avril 20 heures et le 4 avril 14 heures 30 Matinées de l'Atelier d'Opéra de l'UQAM les 6,7,8, avril à 14 heures 30 Billetterie Salle Pierre-Mercure : 987-6919 Renseignements : 987-4174 e/"\ Sothui Bet» ._ „ VJ, Orner “gg* ¦aA northern _|| _ _ WUChe IVVNMO,om D0H Hydra Quebec DeSerres L Impériale Conseil des arts du Canada Bell ifi SRC ÛW (oris syn"*; , om'irees,u , donne u—r __ jm mil DU 2 AU 27 MARS THÉÂTRE ST-DENIS 1 • 1594ST-DENIS • TEL.: 849-4211 • TICKETMASTER«TEL.: 790-1111 ,,$0% MISE EN SCÈNE : DENIS BOUCHARD | .r r^^mfr m y 32¦ V':î> ______ E R R E R R E L'AGORA DE LA DANSE Les temps sont durs pour les clowns.Et pour les «downesses», encore plus.Leurs rangs sont décimés.Elles tirent le diable par la queue, s’efforçant de monter des spectacles avec trois sous, beaucoup de numéros d’adresse, tant de choses à dire et si peu de salles pour les jouer, «because» la récession, les subventions qui ne viennent pas, la mort des cafés-théâtre et le public qui refuse de se déplacer pour moins gros que Le fantôme de l’Opéra.«Mais on vit d’espoir et de foi», me dit Sonia alias Chatouille, «elownesse», le mot est d’elle, qui n’a pas lâché depuis 20 ans.Au départ, arrivée de sa Rivière-du-Loup natale, elle avait 17 ans, aucune formation (les écoles de cirque n’existaient pas au Québec) et, bien sur, aucun modèle.Car des clowns femmes en Europe comme aux États, ça ne courrait les rues.Sa Chatouille, elle l’a conçue différente de ses comparses masculins; ne recevant ni coups de pieds du euh ni baffes, ni tartes à la crème.Féminine, quoi! mais volontaire et autonome.Quand elle a choisi de continuer sa carrière en solo, vous allez un tour, les 30 et 31 mars, à L’institut Goethe, vous ne la reconnaîtrez pas tout d’abord.Enroulée dans son tchador, psalmodiant des mots arabes, roulant des gros yeux, levant les bras au ciel d’Allah, essayant de convaincre les commissaires ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Chatouille est une PME à elle seule.Elle dirige sa propre compagnie la Scène Folie, elle s’occupe de sa promotion, pense, écrit, scé-narise ses spectacles.Le tout en faisant des économies de bouts de chandelles et en vivant très très serrée.Iz.clownerie, ça ne fait vivre personne.Il faut avoir le feu sacré.Comme Chatouille.Elle a les cheveux rouges, et des mots qui déboulent trop vite, dans une confusion totale.Pour la suivre, il faut beaucoup de rigueur, une volonté ferme, des questions qui se répètent, insistantes.Chatouille s’épivarde dans toutes les directions, mille pensées se bousculent sur ses lèvres.Chez elle aussi, c’est un peu un caphamaum.La elownesse bouge tout le temps, prend un voile, s’en entoure la tête, risque quelques grimaces.Histoire de me mettre dans le bain de sa prochaine performance.Si vous allez faire un tour, les 30 et 31 mars, à L’institut Goethe, vous ne la reconnaîtrez pas tout d’abord.Enroulée dans son tchador, psalmodiant des mots arabes, roulant des gros yeux, levant les bras au ciel d’Allah, essayant de convaincre les commissaires de l’immigration que oui, ce statut de réfugiée lui revient de droit.Elle apparaîtra sur l’écran, pqur la projection spectacle du vidéo Imagine l’Etrangère.Petite histoire tragico-comique et chaplinesque destinée à montrer que les préjugés touchant les nouveaux arrivants ont la vie dure, et que ceux qui passent pour des voleurs de jobs, sont des personnes fuyant souvent la répression, la mort.Alerte au racisme, nous dit à sa façon Chatouille.Elle le dira ensuite sur scène, reprenant le personnage là où le vidéo finit.Chatouille, version 93, lance un message d’ouverture à la culture de l’autre.Personnage éclaté Le Québec a changé, Chatouille aussi.Ça fait vingt ans qu’elle jongle, parle, rigolé, joue du trombone, danse les claquettes, conçoit les décors de ses spectacles, fait sortir des lapins de son chapeau et des idées de sa tête.Les clowns, comme les fous du Roi, sont, dit-on, les miroirs des sociétés.On l’a connue en 70 aux côtés de Cézard et de Chocolat, on l’a revue toute seule à partir de 78 trimballer des «one woman show» sur les scènes de la province.Elle est de chaque élection fédérale, rhino un jour, rhino toujours, avec ses fausses lèvres en plastique qui envoient des baisers partout.Chatouille n’a jamais renié Chatouille, comme Sol n’a jamais renié Sol, aussi Auguste l’un que l’autre.Mais elle a eu le mérite et la primeur de tirer un personnage de elownesse du néant.c’est qu’elle voulait développer son personnage, plonger dans les courants sociaux qui bouleversaient le Québec d'alors, faire éclater le personnage.La veuve et l’orphelin Ça a donné la Neuvième sainte Folie, une sorte de parodie de la condition féminine, sur un personnage de femme qui brisait sa cage.U' spectacle a roulé de 78 à 82.Chatouille s’était mise à l’heure du féminisme.««On peut tout faire passer par le rire», me dit-elle.Mais être clown, c’est un métier.Et un métier qui s’apprend.Chatouille est allé se perfectionner à l’École de Cirque de Budapest.Avant de se faire plus lunaire, de remettre l'imagination et la poésie au pouvoir, à travers des spectacles comme Looky Lune, une enfant sauvage perdue dans une ville la nuit., • Qui dit spectacles, dit tournées.A l’étranger aussi.Quand Sonia Côté , après avoir couru les routes de l’Europe comme une saltimbanque est revenue au Québec, au milieu des années 80, elle a trouvé sa patrie sans dessus dessous.Envolés, les granolas, fermés les cafés-théâtre.Le public était plus jeune, plus punk, moins politisé.«Alors, je me suis dit; qu’est-ce que je fais?Flottement, Crise, où vis-je?Où vais-je?» Il y a bien eu son show Tic lac Teur en 90, parodie de la superwoman, pas trop bien reçu par la presse, et puis l’envie de s'impliquer socialement.Pendant que Chatouille disparaissait des scènes du showbiz, elle travaillait dans des Centres communautaires, aux côtés de la veuve, de l’orphelin, dé la femme violée, de l’autochtone bafoué, du réfugié ex-plusé.«Je voyageais à JVIontréal», résume-t-elle.Le vidéo Imagine l’Étrangère arrive au bout de cette démarche-là.Sonia Côté a vu tous les préjugés dont étaient capables les Québécois de souche et a eu envie de les combattre à sa façon.Le vidéo est destiné à devenir un outil d’animation qui partira se promener dans les écoles.Chatouille a l’intention de jumeler ça à un spectacle où elle sera accompagnée d’un violoncelliste et d’inviter aussi un nouvel immigré à venir discuter avec le public.Comme quoi la clownerie se marie désormais à l’implication sociale.On n’a plus les Chatouille qu’on avait.photo: JAC QUE C.RENIKI de l’immigration.PSSST.JUSQU'AU 31 MARS, OBTENEZ DES BONS-SPECTACLES 'A L’ACHAT DE VOS BILLETS DE SPECTACLES.VOUS POURRIEZ AINSI GAGNER 20$ DE RABAIS SUR VOTRE PROCHAIN BILLET DE SPECTACLE DU PRINTEMPS.RECHERCHEZ CETTE SIGNATURE POUR CONNAÎTRE UES SPECTACLES INSCRITS 'A CETTE PROMOTiON.DU 10 AU 28 MARS 1993 À L'AGORA DE LA DANSE REPRÉSENTATIONS DU MERCREDI AU SAMEDI 20 H MATINÉES LES DIMANCHES 15 H UNE PRESENTATION DE U L OMI V I ION .h w-Pii.itm Pi nui u 11 i EN COLLABORATION AVEC t! festival àar\je 840, CIIERRIEU EST MI-.TKO SHERBROOKE 525-1500 ADMISSION - E V 0 I |{ , I.E S S A M K 1)1 13 K T I) I M A X < Il K II M A H S I !) !l 3 Porgy and Bess à Montréal avec l’Orchestre symphonique de Charleston Le célèbre opéra de George Gershwin vieillit bien « .v ¦:< * i* taKssw w A\\ // i .¦ p nor i Tf z L> UN HO N \P(CTAClI fi Thé&tre Maisonneuve U ü Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de servii Redevance de 1,25 $ ( * taxes sur tout billet de plus de 10 $ Agnès Grossmann Chef ri orchestre Stéphane Lemelin Pianiste Une présence Une invitation de: Bell (>l« III SI RI METROPOLITAIN CiROXSMANN Les Montréalais, c’est bien connu, adorent l’art lyrique sous tous ses angles, la comédie musicale en tout temps — comme en témoigne le succès fulgurant du «fantôme» — l’opéra quel qu’il soit comme une Lu-cia ratée, le chant choral qui mobilise des familles entières, membres participants et écoutants confondus.Aussi seront-ils ravis d’apprendre la venue de la nouvelle production de Porgy and Hess dans nos murs les 15, 16 et 17 mars et on peut présumer ou du moins espérer que cette fois l’imprésario Sam Gesser n’y perdra pas sa chemise.On lit dans les coupures de presse que cette nouvelle production fait un malheur aux États-Unis.Ce célèbre opéra de George Gershwin, inscrit dans l’incontournable bible Kobbé (Tout l’Opéra de la collection Bouquins), nous vient directement de Charleston, en Caroline du sud, lieu d’origine de cette histoire qui fait maintenant partie des classiques du répertoire.Ne serait-ce que pour la belle et lyrique mélodie Summer Time qui a fait le tour du monde et constitue l'un des airs les plus célèbres de tout l’oeuvre du compositeur.Mais aussi pour plusieurs autres, comme A Woman is a something ou I Got plenty o’ Nuttin, It Ain't necessarily So.Déjà, de son lointain pays rapproché par la magie du téléphone, le chef artistique de l’Orchestre symphonique de Charleston, David Stalh qui fait une tournée nord-américaine avec Porgy nous exprime sa hâte de revenir à Montréal et il engage immédiatement la conversation: «Vous possédez d’excellents chanteurs et musiciens comme j'ai pu le constater il y a deux ans lorsque j’ai eu l'honneur de diriger I Pagliacci de Leoncavallo et Gianni Scliicchi de Puccini.Votre ville est vraiment un centre de musique exceptionnel en Amérique du nord et elle me sert de modèle.» Ce qui n’exclut évidemment pas sa fierté de vivre dans un lieu qui a échappé au massacre de la guerre civile américaine et su conserver des valeurs culturelles profondes et authentiques dans lesquelles s’inscrit Porgy and Hess.Un grand classique L’Orchestre symphonique de cette petite ville du sud est formé d'une trentaine de musiciens et il fut fondé en 1936 — David Stahl le dirige depuis neuf ans — mais ce n'est qu’en 1970 qu’il interprétait pour la premia re fois l’oeuvre de Gershwin a l’occasion du 300e anniversaire de la ville de Charleston, pour le reprendre ensuite en 1985 et en 1990.«Pour écrire cet opéra fondé sur un livret de DuBose et Dorothy Heyward, commente le maestro David Stahl, Gershwin a passé deux étés Tyrone Jolivet, Alvy Powell et Elizabeth Graham seront de la distribution de complets à Charleston pour s’imprégner de l’atmosphère décrite dans l’ouvrage du couple DuBose et Dorothy Heyward avec qui il a collabore pour produire cette oeuvre de no-toritété internationale où l’on décrit la vie des Noirs de Charleston avec une rare authenticité.» L’action se déroule à Catfish Row, un quartier anciennement très chic dont les demeures élégantes se sont détériorées avec le temps pour laisser place au fourmillement flamboyant d’une population noire.Au cours d’une soirée d’été (Summer Time), une bagarre éclate et un homme est assassiné par un meurtrier qui prend la fuite.Sa bien-ai-mée Bess est recueillie par un mendiant handicapé, Porgy, quelle n’aurait, en toutes autres circonstances, jamais remarqué.Ils se prennent d’affection l’un pour l’autre et ils expriment leur sentiment dans le fameux duo Hess You is my Woman, «sûrement l’une des ballades romantiques les plus appréciées de l’histoire américaine».Grieg et Sibelius S’ensuivra une suite de péripéties soutenues par les mélopées des pécheurs, des chants funèbres, des negro-spirituals, la fureur d’un ouragan, les manaces d’un filou jusqu’à la finale lorsque Porgy décide de suivre Bess-la déserteuse à New York dans son fautauil roulant, entonnant un autre air célèbre «Oh, Ixtwd, I’m on my way».«Il va sans dire que toute la distribution est composée d’artistes noirs provenant des plus grandes compagnies américaines d’opéra et de théâtre», précise David Stahl qui voit en Porgy and Bess un opéra d’aussi grande envergure que les grands classiques mozartiens, belli-niens ou wagneriens.Mais on continue de le présenter comme étant «folklorique», et de l’associer plutôt à la catégorie des comédies musicales.Ce qui ressort d’une conception tout à fait américaine de juger les choses, sans doute aussi en raison de la réputation du compositeur George Gerwshin qui ignorait au départ que sa création allait remporter un tel succès et figurer parmi les classisques du répertoire lyrique contemporain.J’irais même jusqu’à comparer Porgy and Bess aux opéras de Mo- l'HOTO JACK AI.TllRMAN Porgy and Bess.zart, de Puccini ou de Wagner par son atmosphère dramatique, ludique, passionnée, et évidemment une musique si forte et puissante quelle reste dans les mémoires.» Cette nouvelle production de Porgy and Bess est en tournée depuis le mois de janvier et elle finira à New York à la fin de mars, après avoir visité 35 villes du continent, la plupart du temps à guichet fermé.Les critiques que nous avons parcourues sont dithyrambiques et l’on parle d’un «opéra différent mais rajeuni» qui donne «une place de choix à la musique orchestrale».Sauf erreur, la dernière représentation de Porgy and Bess à Montréal remonte à 1976 par le Houston Grand Opera et la première en 1950 au Her Majesty’s, la seconde en 1967 par une troupe de Miami qu’avait fait venir l’imprésario Sam Gesser, le même qui nous propose cette fois la production de Charleston, «clé en mains», soit avec les décors, costumes, artistes et musiciens.Il y a 25 ans les billets coûtaient alors 6,50$ et moins! Ix“s 15-16 et 17 mars 1993 à la salle Wilfrid-Pelletier de la PdA et aussi à Québec en matinée et en soirée ce dimanche au Grand théâtre, le prix des places va de 25$ à 55$.Le lundi 15 mars 1993 à 20 h Théâtre Maisonneuve Place des Arts Grieg Peer Gynt, Suite d'orchestre n° 1, op.46 Concerto pour piano en la mineur, op.16 Sibelius Symphonie n° 5 en mi bémol majeur, op.82 Chef d’orchestre : Agnès Grossmann Soliste Stéphane Lemelin, pianiste Ut’AT'SI >l'S Du 22 mars au 17 avril 1993 L’HOMME LAID de BRAD FRASER mise en scène de Derek Goldby traduction de Maryse Warda avec Jean-François Beaupré, James Hyndman, Stéphane Jacques, Micheline Lanctôt, Macha Limonchik, Marie-Chantal Perron, Mario Saint-Amand «i ie« i:oni:epieurs Marie Bernard.Jean-Yves Cadieux.David Gaucher.Claude Lemelin.Stéphane Mongeau et Olivier Xavier Du mardi au samedi 20 h, dimanche 15 h.RÉSERVATIONS : 845-7277 ADMISSION: 790-1245 AVERTISSEMENT ce spectacle contient des scenes susceptibles de choquer certains spectateurs DISQUES CLASSIQUES Un opéra post-moderne à la russe LA VIE AVEC UN IDIOT Opéra en deux actes d'Alfred Schnittke: sur un livret de Victor Yerofeyev, avec l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam, dir.Mstislav Rostropovitch; distribution: Dale Duesing et Romain Bischoff (barytons, Moi) Teresa Ringholz (soprano, Im femme), Howard Haskin (ténor, Vova), Leonid Zimmenko (basse, Im gardien), Robin Uggate (baryton, Marcel Proust), un ensemble vocal.Sony S2K 52495, coffret de deux DC.1HE GLENN GOULD EDITION.2E VOLUME Hindemith, les 3 Sonates; Brahms, Ballades op.10, Rhapsodies op.79, 10 Intermezzi; Bach, les Inventions à deux et à trois voix.Variations Goldberg (version 1981); Beethoven/Liszt, Symphonie no.6, «Pastorale».Sony SX6K 52691, six DC.CAROL BERGERON La vie avec un idiot fut donné en première mondiale à Amsterdam le 13 avril 1992.Le titre français (une traduction) et le lieu de son exécution ne le laissant point deviner, précisons qu’il s’agit bel et bien d’un ouvrage qui s’inscrit dans la tradition russe du théâtre lyrique.Le compositeur, Alfred Schnittke, est un Russe, dissident de l’ex régime communiste, qui vit maintenant en Allemagne, à Hambourg.Il est né en 1934 à Engels (Russie centrale), d’une mère russe d’origine allemande et d’un père juif allemand d’origine russe qui exerça son métier de journaliste en Occident, avant de s’installer définitivement à Moscou en 1948.A cause de cela, sans doute, Schnittke n’entra au Conservatoire qu’à 19 ans.Sa carrière de musicien s'orienta d’abord vers l’enseignement et la publication de travaux théoriques.Attiré par la composition, il travailla d'abord à des partitions de musique de chambre.Dans le genre, chez Deutsche Grammophon (429-413-2), le violoniste Gidon Kremer a enregistré son Concerto grosso no.l (1976), Mo z-Art à Haydn (1977) et Quasi una sonata (1987).Ne serait-ce que par les titres, on constate déjà une allusion très claire au passé; or, c’est précisément au jeu de la référence musicale que va se passionner Schnittke.On qualifiera son écriture de «po-lystylistique», entendant par là qu’elle fusionne librement des éléments stylistiques d’hier et d’aujourd'hui, détachés de leur contexte chronologique ou de leur physionomie d’origine, de manière précise ou déformée, grave ou ironique, en collage ou en contraste.bref, il s’agit d'une écriture typiquement «postmo-deme».Toutefois, selon Victor Yerofeyev, la postmodemité de Schnittke n’appartient pas pour autant à celle de l’Amérique ou de l’Europe occidentale, puisqu'elle reflète la Russie postsoviétique.Dissident comme Schnittke, Yerofeyev acheva son récit Im vie avec un idiot en 1980.«C’est l’histoire singulière d’un couple qu’un châtiment absurde oblige à accueillir un idiot dans son ménage.Cet idiot qu’ils ont choisi eux-mêmes (et qui, significativement, s’appelle Vova, surnom de Lenine), est un personnage diabolique qui vide de sa substance l'existence de ceux avec lesquels il vil.Par la pratique bestiale du sexe cl du meurtre, il finit par pousser la femme à la mort et le mari à la folie.» Le langage y est souvent cru, très cru, et les moeurs sans morale — Vova y pratique, sans aucune pudeur, une bisexualité totalement débridée.Allégorie de la dictature On y verra, bien sûr, une allusion à peine voilée à la dictature soviétique.Yerofeyev qui affirma un jour que «la politique est une affaire d’idiots pour des idiots», y voulut peut-être une charge contre ces dictateurs insensés qui déterminent, pervertissent, anéantissent la vie de peuples entiers.Quoi qu’il en soit, Schnittke n’a cependant pas voulu (lue, dans son opéra, la métaphore ne s’appliquât qu’à la seule Russie.¦ Mstislav Rostropovitch semblé-;; avoir été le Diaghilev de l’affaire.0| -incita Yerofeyev à modifier son récit; ! en livret, intéressa l’Opéra d’AmsteC-?dam au projet, s’assura du concours .du metteur en scène Moris Pekrovs-' ki et du décorateur Lija Kabakov,’ convainquit la maison Sony à enregistrer le tout.C’est lui aussi qui assuma la direction musicale de l’ouvrage et, comme si cela ne suffisait point, il assuma les soli de piano et de violoncelle.on est doué ou on ne l’est pas.Faut-il préciser que l’oeuvre s’écoute aisément, puisqu’elle s’exprime dans un langage musical fard d'éléments plus ou moins familiers.La ligne vocale comme le substrat orchestral ne cherchent pas à rompre brutalement avec le passé.La vie avec un idiot s’inscrit donc clairement dans la tradition de l'opé- ra, ce qui n’en fait pas pour autant un • pastiche «puccinien».En sommé,;'; Schnittke y pratique une modernité’ ; indifférente à l’avant-gardisme et no- ; (animent à celui du théâtre musical.: Ù, » Rééditions «gouldiennes» récentes Sony ajoute donc six autres ; disques à son édition Glenn Gould.; l lue seule nouveauté: la Pastorale de : Beethoven, dans la transcription de Liszt.le document, une splendeuf.! provient d’une émission de radio dif- ’ fusée le 11 juin 1968.Une première diffusion pirate, sous l’étiquette Music & Arts (CD 651 - AAD), en fut laite dès 1990.Par bonheur, la réédition «officielle» a fait l’objet d’un traL tement numérique qui en améliore sensiblement le son.On peut en dire autant de la regravure des Inventants à deux et à trois voix de Bach.Dans les Variations Goldberg (version 1981) et les trois Sonates de Hinde-initli, les améliorations paraissent moins perceptibles.D’abord sortis séparément, les Brahms se voient enfin rassemblés en un seul coffret de deux DC.l’HOTO AKCHIlâ* ï «t Le pianiste Glen Gould dont la discographie vient de s’enric hir d’un nouveau coffret de six disques.•; I ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d’orchestre : ALEXANDER BROTT Coriolnn - Concerto pour piano no 2 - Symphonie no 2 Billets: 25 $ - IB $ (en vente à lu Place îles A ris) Renseignements: 842-2112 UnïlGL ) CLICHE RÉPÉTÉ A ECLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME IL ¦mm mmm m 1 «« s.-r ' f.- CAMUS MARC BtLAND MARTHE TURCEON ROBERT BROUILLETTE LUC PICARD JEAN PETITCLERC PIERRE COLLIN LUC PROULX MARC LEGAULT FRANÇOIS PAPINEAU REYNALD ROBINSON WAJDI MOUAWAD MARTIN LAROCQUE PIERRE BENOIT SOPHIE VAJOA mise en scene BRIGITTE HAENTJENS assistance a la mise en scène ALLAIN ROY scénographie STÉPHANE ROY costumes GINETTE NOISEUX éclairage MICHEL BEAULIEU conception musicale et musique originale CLAIRE GIGNAC assistance aux costumes A MARYSE BIENVENU (I maquillages ANGELO BARSETTI In nouvelle compagnie lheoirale salle Denise-Pelletier UNE PRODUCTION DE LA N CT ARTS Tout faire pour mettre le monde en joue Marc Béland s'investit tout entier dans le rôle-titre de Caligula à la NCT «L’acteur est un athlète du coeur» a pu écrire .Antonin Artaud dans U- Théâtre et son double.Le poète et brûlant essayiste a, dans les années 30, cerné avec une extrême acuité ce qu’il fallait entendre par un tel athlétisme affectif : souffle, organes et effort physique de l’acteur «servent de tremplin à l’émanation d’un sentiment».Artaud redécouvrait le corps.Et avec lui, un autre imaginaire.Au point que la théâtralité occidentale en a été profondément remise en question.GILBERT DAVID Mfiarc Béland, c’est le moins qu’on puisse dire, n’est pas un comédien qui vit à côté de son corps.Il est de la race des acteurs entiers, au jeu très «physique», comme taillé d;uis l’absolu.C’est sans doute ce qui l’a amené, malgré une carrière de comédien déjà bien engagée, dans les parages de la danse alors qu’il se joint, de 1985 à 1989, à In Lit La 1 luman Steps, l’électrisante compagnie montréalaise dirigée par Edouard Lock.De cette expérience qui a réclamé de sa pan un investissement total, il a gardé la conviction que U- corps sait des choses que la raison ignore.«Il n’y a pas de personnages en danse, avance-t-il, il y a des gens qui, parce qu’ils si- rencontrent avec toute leur énergie vitale, arrivent à faire vibrer l’espace.Avec Louise Lecavalier et Edouard Lock, il s’est agi d’une histoire d’amour, avec tous les frottements existentiels, les oppositions et les désirs que ça implique.A travers l’excès de «physieali-té->, on touche à la mémoire du corps, ça je le sais, et le fait même que ça soit inscrit dans le corps t’apporte une conscience plus aiguë de l’existence.» «L’acteur doit chercher à briser ses résistances, parvenir à libérer son inconscient, alors que le danseur, lui, doit le maîtriser, le mettre en forme.» La conscience du corps Après son départ de La La La Human Steps, Marc Béland a retrouvé le théâtre avec une intensité renouvelée.Très vite, il a renoué le dialogue avec les fantômes incandescents des personnages intenses et passionnés qu’il a interprétés.En 1980.par exemple, il avait défendu coup sur coup le Victor intempestif de Victor ou les enfants au pouvoir, de Roger Vitrae, au TNM, puis l’angoissant Gregor Samsa dans hi Métamorphose, d’après Kafka, au Quat’Sous.André Brassard fait appel à lui en 1983 pour le rôle troublant de Jean-Laios Lapierre dans La Contre-Nature de Clirysipe Tanguay, de Michel Marc Bouchard.En 1988, René-Daniel Dubois le choisit pour jouer Yves dans la reprise de sa pièce, Being at home with Claude, qu’il met en scène au Rideau Vert.Dans le rôle de François, il a été de la tournée du Polygraphe, de Robert Le-page, qui l’a conduit en 1990 dans plusieurs villes d’Europe et au Festival Next Wave de New York.Au cours des trois dernières saisons, il aura entre autres été Hamlet, Ixiuis Laine dans L'échange, Titus dans Bérénice, Edgar dans Roi Uar.Et maintenant.Marc Béland s’apprête à jouer le rôle-titre dans le Caligula de Camus, qui prend l’affiche à la Nouvelle Compagnie Théâtrale à compter du Iti mars.Comment s’est-il préparé à jouer l’un des rôles les plus démentiels de la dramaturgie française contemporaine ?«En plus des répétitions, je fais un entrainement de base en aérobie, deux ou trois fois par semaine, dit-il, et je m’exerce vocalement en suivant des ateliers de diction et de chant.1 .’entrainement physique, ça fait partie de moi.Pour être eii mesure de porter le personnage, il faut que l’outil réponde.» 11 prend soin de préciser aussi que la fonction du travail corporel n’est pas l;t même au théâtre et en danse.«L’acteur doit chercher à briser ses resistances, parvenir à libérer son inconscient, alors que le danseur, lui, doit le maîtriser, le mettre en forme.» Ces préoccupations corporelles n’empêchent pas le comédien de passer à travers la documentation sur l’oeuvre et l’auteur, que la metteure en scène Brigitte Haent-jens a donnée à tous les membres de l’équipe, ni d’y aller de ses propres explorations : il pointe Précis de décomposition.de l’implacable Cioran, dont il a fait son livre de méditation.Mais, au-delà des lectures et de la préparation physique, encore faut-il trouver l’âme d’un personnage aussi sulfureux que Caligula, une demarche qui n’est pas de tout repos.«Ce qui me permet de le faire, commente le comédien, c’est que ce n’est pas à moi que ça arrive.Je suis le dépositaire de ce que le jxt-sonnage porte en lui de mépris, de déses-|X)ir, de force de destruction et de quête d’absolu.On doit voir sa violence qui est en même temps sa souffrance.Il me faut l’accompagner avec beaucoup d’amour.Et, |x>ur arriver à ça, je dois m’enlever du chemin, ne pas écouter mon amour-propre, ni me fermer par fausse pudeur.Caligula est un révolte qui vient mettre tout le monde au pied du mur.Ce qu’il y a d’inhumain en lui, c’est sa capacité d’anesthésier son coeur, même si on comprend qu’il le fait pour s’empêcher de souffrir.In voie qu’il a choisie, celle de pousser à bout la logique du pouvoir, l’isole de plus en plus.11 est piis ainsi (buts son vertige de non-sens qui le renvoie à sa propre incapacité de s’aimer et d’aimer.» «C’est sûr, conclut-il, que Caligula se nourrit de mon propre désespoir.Il n’est lias question de tricher.Mais c’est aussi de l’art.L’important est de saisir l’essence d’une situation, d’une émotion.C'a implique d’être à jour avec soi-même et de travailler dans ht rigueur, de façon à créer un tout poétique.Si c’est bon, c’est parce que j’aurai été capable d’avouer ma part de monstruosité et qu’il se sera passé vraiment quelque chose dans l’espace devenu opaque et dans le pur présent avec les autres comédiens et avec le public.» HISTOIRES À MOURIR D AMOUR Un nouvel auteur.Yuan Bienvenue, réussit un coup sur deux dans ce programme double sur des restes humains assez identifiés; au bord d'une autoroute, dans une maison de campagne, des trios jouent des airs de cauchemar.A la salle Fred-Barrv.CÉIIMENE El EE CARDINAL Culotté, l’auteur.Jacques Rampai imagine une suite au Misanthrope du grand Molière.Mais Jacques, Rampai, s'il maîtrise le vers maîtrise moins le canevas.Il a pour lui deux acteurs de carrière, ici en pleine forme.Andrée Ixfchapelle et Albeit Miliaire.A voir, pour eux.Au Café de la Place.LOOK BACK IN ANGER Une ènième reprise du classique de John Osborne, qui lança le mouvement des jeunes hommes en colère» à Londres en 1956.Avec Aidait Devine dans le rôle de Jimmy Parier.Mais la mise en scène sans nerf de Maurice Podbrey ne rend pas justice à la pièce.Au Ihéàtre Centaur.LES BELLES SOEURS Vingt-cinq ans après sa création au Rideau Vert, la Compagnie ¦ Jean-Dueeppe produit une reprise de la première pièce de Michel Tremblay.Denise Filiatrault qui jouait Rose Ouimet en 6S signe la mise en scène et réduit le grand drame de Tremblay éi un ' vaudeville superficiel.Un anniversaire raté.EE PEU) BOIS Un texte remarquable d’Eugène Durif, une scénographie sublime de Stéphane Roy, des éclairages ma-.giques de Guy Simard, une première mise en scène réussie de René Gagnon.Seul le comédien Yves Soutière fait problème.A l'Espace Go.Robert Lévesque & Club Aventure w~ «ES COSCERTs* 17-18-19 MARS 20H00 ÉGLISE ST-JEA.V BAPTISTE RI» BILLETS EN VENTE AUX COMPTOIRS DU RÉSEAU ADMISSION 790- 1 245 HE.VOUS AVEZ UN BON-SPECTACLE GAGNANT?ÉCHANGEZ-LE DES MAINTENANT.OBTENEZ AiNSI LES MEILLEURES PLACES AUX NOMBREUX SPECTACLES EN DANSE,MUSIQUE .THÉÂTRE ET VARiÉTÉS PRÉSENTÉS PARTOUT AU QUÉBEC JUSQU’AU 31 MAI RECHERCHEZ CETTE SIGNATURE POUR CONNAITRE LES SPECTACLES ilSISCRiTS 'A CETTE PROMOTION.LES BILLETS DE LA NOT SONT ÉGALEMENT DISPONIBLES AU* GUICHETS DU THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI ET DE IA LICORNE CAMUS EN MARS TNM CAMUS NCT VOTRE PASSEPORT EN MARS ASSISTEE  L'UN DES SPECTACLES ET OBTENEZ UN TARIF MOITIÉ PRI* ADULTE POUR L'AUTRE PRODUCTION.SUR PRESENTATION DU BILLET > La Coalition québécoise des arts de la scène en collaboration avec le ministère de la Culture du Québec. M A U S LA VITRINE I) U DISQUE Quand Elton John avait son propre toupet RARE MASTERS Elton John Mini-Coffret Polydor/Chronicles (PolyGram) Se souvient-on qu’en 1970, les lunettes conféraient à Elton John un air sérieux?Cela semble incroyable, après la panoplie d’extravagants binocles dont il s’est affublé en vingt ans (rappelez-vous la paire illuminée qui composait les lettres E-LT-O-N, ou encore la paire ornée de plumes de paon, ma préférée), nez-à-nez clans le Guinness avec la collection de souliers d’Imelda Mar-cos.Et pourtant, en août de cette année-là, pour l’auditoire du Troubadour, la boîte folk-rock incontournable de l’époque à Los Angeles, l’An-gliche inconnu au nom étrange qui triomphait à son tout premier spectacle en terre américaine avec des chansons pop aussi sensibles et intelligemment construites que Border Song et Your Song avait l’allure d’un collégien appliqué, d’un jeune homme posé, sobre, voire timide, un brin émotif.Elton John, timide?Difficile de se rappeler, une fois gravée dans les esprits l’image d’un Elton John travesti en Donald le canard chantant Crocodile Rock devant 250 000 fans à Central Park, ou celle d’un Elton en petit Mozart relisant l’exquise Candle In The Wind avec l’Orchestre Symphonique de Melbourne, qu’il fut un temps où Elton John était, avec James Taylor (Sweet Baby James) et Carole King (Tapestry), l’un des chefs de file d’une génération montante d’auteurs-compositeurs-interprètes (fauteur, dans son cas, étant Bemie Taupin).Même s’il a fait place nette en 1988, liquidant à l’encan ses gigantesques bottes de Pinball Wizard, ses lunettes, ses accoutrements, son mobilier et ses bibelots, Elton passera à l’histoire comme le Liberace du rock, le clown pop des années 70, et ses chansons en seront à jamais teintées, du même roux que sa nouvelle moumoute.C’est infiniment dommage, parce qu’Elton John a été (et continue d’ètre, à l’occasion) un compositeur génial, un pianiste hors du commun et un interprète exceptionnel.Pour vous en convaincre à nouveau si les excès du personnage avaient fini par vous le faire oublier, l’achat du mini-coffret Rare Masters est un pas dans la bonne direction, un double-compact bien rempli (146 minutes de musique), de facture superbe, qui offre bien plus que son titre l’indique.Bien plus qu’un ramassis de cluinsons laissées-pour-compte des années «sérieuses» de la carrière d’Elton John (celles d’avant 1973, majoritairement), bien plus que le recensement de tout le matériel dont Poly-dor délient les droits: les premiers 45-tours parus à la fin des années 60, la bande sonore du film Friends, divers démos et prises d’essai, quelques pièces inédites et bon nombre de côtés B de 45-tours que le public acheteur d’albums avait loupé au passage.Bien plus, en fait, qu’un complément au remarquable coffret-rétrospective To Be Continued de 1991: la preuve même d’un talent si grand qu’il en excédait l’espace trop limité des albums, débordant sur des côtés B qui auraient été d’automatiques côtés A pour des milliers d’artistes moins prolifiques.Bad Side Of The Moon, Grey Seal et Skyline Pigeon, autant d’envers, sont des miracles mélodiques qui élèvent la chanson pop au rang d’art, et Elton John à l’égal d’un McCartney (quand Paul y met du sien, bien sûr).Les trouvailles sont aussi nombreuses qu’heureuses.On est ému par la très délicate reprise de One Day At A Time, une chanson méconnue de John Lennon sur laquelle le Walrus lui-même assure harmonies vocales et guitare rythmique, subjugué par la version quasi-psychédélique de Madman Across The Water avec Mick Ronson à la guitare orbitale, ébloui par la performance d’Elton sur le démo de Let Me Be Your Car, une chanson donnée à Rod Stewart, pleine de Jerry Lee Lewis clans les doigts.Pour tout dire, sur les 37 pièces dénichées, seules les deux faces d’un 45-tours de Noël sentent le remplissage.Pas de quoi nuire à la fraîcheur et à l’étonnante homogénéité de l’ensemble.Des compléments de cette teneur-là rendent l’essentiel superflu.GOLD - GREATEST HITS Abba Polar/Polydor (PolyGram) Dans la catégorie ça-n’a-pas-de-bon-sens-d’aimer-des-bêtises-pa-reilles-mais-je-ne-peux-m’en-empê-cher, il y a trois ou quatre rengaines d’Abba dans lesquelles je suis tombé étant adolescent et que j’ai encore dans la peau aujourd’hui: Waterloo, Dancing Queen, S.O.S.Je les ai retrouvées sur cette compilation, entre l’horripilante Chiquitita et le détestable Fernando, non sans un plaisir éminemment coupable.C’était de la pop suédoise Ikea en mélamine plus blanche que blanche, inoffensive et vide de toute substance, mais ça avait son charme.Depuis que U2 a repris Dancing Queen sans la moindre gêne au Stade Olympique en août dernier, et que le trio Wilson Phillips a relu a cappella Take A Chance On Me l’autre vendredi soir à Friday Night Videos, j’assume mieux ma nostalgie, sinon ma décadence.Seul, j’étais fou dans ma tête.En leur compagnie, je fais partie d’un culte.Sylvain Cormier OU EST IA SOURCE! Michel Jonasz WEA Michel Jonasz est un homme fidèle.Fidèle à sa compagnie de disque avec laquelle il signe son 16ème album en bientôt vingt ans.Fidèle à un jazz plannant et sophistiqué qu’il vénère par dessus-tout.Fidèle à des textes intelligents et subtils dans lesquels l’amour se laisse bercer d’illusions.Fidèle à un public qu’il n’a jamais déçu.En fait, chaque nouveau disque de Jonasz est une prolongation du plaisir éprouvé pour le précédent.Et le dernier s’intitulait Im Fabuleuse histoire de Mister Swing, et celui d’avant Uni vers l'uni qu’il venait présenter au Festival d’été de Quebec en juillet 1985.Pour Où est la source?, Jonasz a réuni autour de son piano des musiciens de choc, Brad Cole et le fidèle Jean-Yves d’Angelo (ausi directeur musical) aux claviers, Steve Gadd à la batterie, Paulinho Da Costa aux percussions et Abraham Laboriel à la basse.Il a choisi un studio ensoleillé du côté de Los Angeles.Le résultat est à la mesure des attentes: un régal de raffinement racé qui porte le label de marque Jonasz.A écouter à toute heure! Pascale Pontoreau JAZZ ET BLUES Une mine d’or nommée Chess Un coffret consacré aux ancêtres du rock et du r’n’b SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR \ A l’automne 1964, les Rolling Stones avaient mis en marché un nouvel album baptisé 12 X 5.Parmi les titres enregistrés, dont plusieurs blues, nos lascars, nos aristos de la délinquance à la sauce Worcestershire, avaient glissé un 3 minutes et des poussières de temps intitulé 2120 South Michigan Avenue.Dans la cour du collège où nous dissertions beaucoup sur les jeunes filles en jupes, et non les jeunes filles en fleurs, et quelque peu sur la zizique avec une convoitise que bien de nos maîtres auraient aimé canaliser sur l’étude du Candide de ce cher Voltaire, nous étions quelques-uns à nous interroger sur ce titre qui déningeait nos sens parce qu’il nous semblait baroque.Ça fait que nous sommes allés à la rencontre «d’ampoule de six volts», surnommé ainsi parce qu’il savait tout sur tous.Ensemble, nous avons eu, à quelques virgules près, le dialogue suivant: «Salut à toi, Ampoule de sue volts.Dis-nous, ce 2120 South Michigan Avenue, ça signifie quoi au juste?» Coulant sa réponse dans une moue de dédain, il a rétorqué: «C’est l’adresse exacte du studio où la compagnie Chess enregistre tous ses artistes.» Dis-donc, si on te comprend bien, tu es en train de nous signifier que les Rolling sont devenus des postiers?«Ecoutez bien, les boursouflés du neurone.C’est là, au 2120 South Michigan Avenue, Chicago, Illinois, que Muddy Waters, Chuck Berry, Willie Dixon, Howlin Wolf, Memphis Minnie, Sunnyland Slim, John Lee Hooker, Eddie Boyd et Utile Walter enregistrent tous leurs blues.» Et alors?«Comment ça, et alors?Seriez-vous des empaf-fés de l’oreille?Ces blues que vos pieds-nickelés londoniens viennent de graver, ils portent tous l’empreinte des mézigues que je vous ai nommés.Down In 77/c Bottom, c’est de Howlin Wolf.Around and Around, c’est de Chuck Berry.I Can’t Be Satisfied, c’est de McKinley Morganfield.Autrement dit, c’est de Muddy Waters.Mieux, le nom qu’ont choisi vos quidams, Rolling Stoiïes, c’est le titre d’un blues que Muddy a enregistré en février 1950.» Dis-donc, ampoule de six volts, tu nous casses la noix.«Vous aussi.Mais je vais vous dire une chose, mes faces d’anchois.Cette étiquette, Chess, vous n’avez pas fini d’en parler.Car c’est la meilleure étiquette de blues.» Le moins que l’on puise dire, c’est que Pinoli, tel était son véritable nom, avait raison.L’étiquette du risque L’histoire, soyons sérieux, propre à cette étiquette fondée en 1947 par deux Juifs qui avaient fui les fureurs antisémites de la Pologne en 1928, il s’agit des frères Phil et Leonard Chess, est pleine de ces morceaux que le monde entier connaît, voire célèbre, au point qu’il ne se passe pas une journée sans qu’une station radiophonique de la jeune Amérique ou de la vieille Europe n’y accorde une attention soutenue.Pour se convaincre de l’importance du travail accompli par les frères Chess, mais surtout de cet art si singulier parce que si empreint de banales humanités qu’est le blues, il suffit de se procurer le coffret renfermant quatre compacts que la compagnie MCA, désormais propriétaire du catalogue Chess, vient de distribuer aux quatre coins de la planète.Cette récapitulation du blues a la manière Chess débute en 1947 avec Clarence Samuels et son Lollylop Mania et s’achève avec le Td Rather Be Blind de Etta James en 1967.On l’aura deviné, cette récapitulation couvre vingt ans.Vingt années pendant lesquelles le cours de la musique populaire américaine se modifiait au fil des risques et des découvertes portant la signature Chess._ Avec Willie Dixon, le véritable maître musical de la maison — il fût en effet le producteur de centaines de sessions d’enregistrements — l’étiquette Chess a marque ja naissance du rock and roll avec Chuck Berry comme elle a signalé l’apparition du rythm and blues avec Willie Ma-bon ou Clarence Samuels.* Comme elle a sensibilisé des dizaines de Britanniques alors jeunes, qu’on pense à Alexis Korner, John Mayall, Keith Richards, Eric Clapton et autres, à cette musique saine parce quelle faisait la part belle aux sonorités sales que Muddy Waters, Jimmy Rogers, Buddy Guy, John Lee Hooker et Howlin' Wolf avaient apportées avec eux lorsqu’ils avaient fui ce damné Mip" sissippi.i ; / Chose rare de nos jours, cette récapitulation nous propose rien de moins qu’une aventure.Elle permet à l’auditecjr de découvrir, et non redécouvrir, des dizaines de blues que des esprits conjuguant l’étourderie dans tous les tentas avaient perdus dans d’obscures caves de Chicago.Des exemples?Des titres?Bilbo Is Dead de Andrew Tibbs, Florida Hurricane de Saint-Louis Jimmy, Tonky Boogie de Forrest Sykes, Cryin' The Blues de Laura Rucker, Dr.Ross Boogie de Dr Isaiah Ross, Eight Ball de Gus Jenkins, Ice Cream Man de John Brim, Please Don't Go de Floyd Dixon et plusieurs autres.Qui plus est, l’écoute de la centaine de blues rassemblés permet de constater qu’avec Odie Payne à la batterie, Lafayette Ix>ake au piano, Jimmy Rogers à la guitare, Willie Dixon à la contrebasse et Little Walter à l’harmonica, soit les hommes les plus fréquemment appelés à accompagner Muddy Waters ou Etta James, la manière Chess est devenue la manière de tous les autres.C’est dit.Les Concerts Varia présentent dans le cadre de la série Les Amis de la musique Stella Artois Jacques Saint-Jean Pianiste Une Présentation de Tchaikovsky Oeuvres pour piano seul et Çrande sonate Samedi 27 mars à 14 heures.Salle Tudor Ogilvy (de Ij Montagne 4 Ste-Catherine) Admission 10$ Réservations 768-9554 Billets en pré-vente Pavillon Christofle, au rez-de-chaussée du magasin.« le Devoir Texte et mise en scène : CLAUDE POISSANT Avec : FRANCOIS CHÉNIER, SUZANNE LEMOINE, GUY MIGNÂUÜ, DANIÈLE PANNETON, JEAN-FRANÇOIS PICHETTE et CHRISTIANE PROULX Assistant à la mise en scène : SERGE CARON • Régie : RICHARD BÉLANGER • Décor : RAYMOND MARIUS BOUCHER Éclairage : YVON BARIL • Costumes : MARC SENÉCAL • Musique : CHRISTIAN IHOMAS DES LE 16 MARS A 20 H 30 AU GESU 1200, rue de Bleury, Montréal SI TO MEURS etetue Gesù UNE COMEDIE DRAMATIQUE DANCES ICFGL ‘mS 1 O S./ FM de AGNÈS JAOUI et JEAN-PIERRE BACRI mise en scène de GERMAIN HOUDE avec MICHELINE BERNARD, LOUISE BOMBARDIER, JACQUES GIRARD, ROBERT MARIEN et CLAUDE PRÉGENT décor et costumes de ANDRÉ BARBE éclairages de CLAUDE ACCOLAS conception sonore de CHRISTIAN THOMAS JUSQU'AU 27 MARS 1993 AU THÉÂTRE ST-DENIS 2 À 20 H THÉÂTRE ST-DENIS 2 • 1594, RUE ST- • TÉL: 849-4211 • TICKETMASTER • TEL: 790-111 r~siÿr& '«*• m .s*rs* .‘ïy*^4 Su F*«afes ' Desjardins L’incroyable force de la coopération.¦ CLICHE RÉPÉTÉ A ECLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ Niagara dit la vérité, toute la vérité, mais ne jure de rien Le groupe français arrive avec son quatrième album.Séduisant.Pour entrer dans votre premier chez-vous, FRAPPEZ DABORD À NOTRE PORTE.En vous promenant avec le bébé par un beau dimanche ensoleillé, vous apercevez l'annonce •Visite libre» devant quelques façades.Oui : depuis quelque temps, la tentation est grande, et vous avez décidé de passer à l’action.Mais avant toute démarche, faites une visite libre à votre caisse Desjardins.«Ça représente quoi, dans mon budget, l'achat d’une maison?» Cette question, et beaucoup d’autres, vous pourrez les poser en toute L E S S E R V I Cl E S E I N A N Cl I E R S confiance à votre conseiller Desjardins.Demandez-lui de vous parler du prêt hypothécaire préétabli Desjardins, qui vous fait connaître votre capacité d'emprunt et vous garantit un taux d'intérêt*.Un outil judicieux pour mieux orienter vos recherches, afin qu’elles se déroulent en toute quiétude.Pour être mieux avisé ax ant l’achat de votre premier chez-vous, voyez votre conseiller de la caisse Desjardins aujourd’hui même.I.' I! A B I I AT ION I) E S J A R I) I N S La caisse populaire Desjardins ’Taux garanti pour une période île temps donner variant selon la politique en vigueur a votre eaisse temps îles premiers constats est venu.«Tu te protèges, tu te gardes des jardins secrets, des espaces où lu es entièrement toi-même, mais ces espaces se rétrécissent de pins en plus.I.e temps s’accélère et les responsabilités deviennent énormes.» .^ Une fois lancée, elle ne s'arrêtera plus: «C'est un métier où tu n’as iras ie droit d'être malade.En tournée, tout le monde vit un peu sur ta santé.11 n’y a que quand tu n’es plus catwbic de chanter que les gens se re adept compte que tu es malade.Une gaslm>-enterite, ce n’est pas suffisant: jtibe fois, j'ai attrapé la gale.Ça m'a valu 6*6 nuits d'insomnie à me gratter.Je suis montée sur scène quand même.Smt-vent, j'ai l'impression qu'on me bouffe.qu'on me vampirise.» i-m Avant quelle ne déballe toufcisdn dossier médical.Chevenez relativité: «Malgré tout, on est des mega-privi légiés de la vie.On realise nofcSsn-tasmes.nos idées musicales et .Visuelles.11 y a infiniment plus domr-prises dans nos vies que dans lapin part des autres, même s'il y a une frustration qu'on n’arrive pas à combler.» Dans la seconde moitihide juillet, une nouvelle tournée les mènera chez nous.Puissent-ils y production l’m Musica/Railio ( anada i(C>i SRC ï'f!' (.87 7M STtMO 100./ Si la compagnie Preljocaj a sa signature, qui rappelle peut-être celle de O Vertigo, Angelin Preljocaj n’a toutefois pas peur de jouer dans d’autres styles et d’accepter les commandes.Cinéaste apprenant son métier d’instinct, il a reçu récemment un prix au niveau national français pour la version film d’une de ses chorégraphies, Trait d'union.Cette année, il créait pour le Lyon Opera Ballet un Roméo et Juliette de régime totalitaire, aux décors et costumes signés par le maître de la bd noire, Enki Bilal, spectacle dont la tournée mondiale se dirige ces jours-ci vers le Japon.S.V.P., invitez-moi ça ici, quelqu’un! «J’aime osciller entre les créations à part entière et les relectures de classiques, explique le chorégraphe.Dans ces derniers cas, j’aime vraiment revoir tous les tenants et aboutissants de l’oeuvre, la passer au crible.Quand je fais des films aussi, je suis prêt à démonter et remonter entièrement mon travail: les captations, je laisse ça à d’autres.Je ne sais pas vraiment ou me situer, je ne suis pas les filières.Un bon danseur, quelle que soit sa formation ou le travail qu’il exécute, ou doit pouvoir en tirer le maximum.» La Peau du monde C'est à la suite d’un petit pèlerinage au désert qu’est née, dans l’esprit d’Angelin Preljocaj, Im Peau «Mon seul souci, c’est d’effectuer un travail sur la danse, et non un travail théâtral, de mise en scène.» du monde, sa treizième oeuvre, interprétée par treize danseurs.Sur une terre mise à nu, sur ce cuir rasé et tanné de la peau du monde, une peuplade quasi-mythique de cavaliers perd ses chevaux, et doit tout réapprendre, tout réinventer de son existence et de son milieu.En travaillant ce sujet, le chorégraphe s’est mis à réorienter considérablement son travail: «On a fait un travail très léché, très minutieusement mis en place, dont se dégage toujours, je l'espère, le souffle chaud du déséij.C’est une sorte de méditation, assez onirique.Souvent, je travaille sur uiije émotion.Cette fois.’jte voulais déclencher des sensations, quelque chose de plus méditatif, moins coup de poing, moins ancré dans l’émotion au sens tribal.Je voulais faire table rase de certains éléments de travail.Nous avons travaillé sur le toucher, sur la suspension du temps.Je voulais vraiment donner l’impression que tout s'arrête, que le temps s’arrête, tout en continuant le mouvement.Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire?» Ben oui.justement.Qu’elle se fasse entendre dans l’esprit ou au creux des tripes, la matière dansée par la compagnie Preljocaj est sensée et compréhensible.Au fil des mouvements, un univers demotion se révèle et se dénude.Comme la peau d'un monde intérieur.Un dictionnaire des parlementaires Québec — Dans le prolongement des événements qui ont salué le bicentenaire des institutions parlementaires du Québec durant l’année 1992, les Presses de l’Université Laval, en collaboration avec la Bibliothèque de l’Assemblée nationale, publient le Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992.L'ouvrage présente près de 2200 notices biographiques des parlementaires élus ou nommés, membres des chambres d'assemblée, du Conseil législatif, ou représentants de la Couronne depuis la Chambre du Bas-Canada (1792-1838), jusqu’à la legislature actuelle.Li dernière revision du manuscrit datant de novembre 1992, on y retrouve* aussi bien la démission du ministre Michel I’agé que le passage au Parti québécois du député de Wcstmount William Holden.Version entièrement revue et largement aug mentée du Répertoire des parlementaires québécois, 1867-1978, publie en 1980 et mis à jour en 1987, le Die tionnaire reprend les biographies pa rues en y apportant des modifica- tions mineures et certaines corrections.On compte surtout plus ide 800 additions pour la période 1792-1867, fruits d'un vaste travail de dépouillement et de compilation afin d’établir une nouvelle base de documentation puisque, pour la période antérieure a la Confédération, on ne dispose pas d'ouvrages de référence, ni d'équivalent des rapports des élections.On a donc la une publication unique en son genre au Québec, dont on mesure l’ampleur quant on songe que le Canadian Directory of Parliament 1867-1967, de J.K.Johnson, n'a jamais été révisé.Prépare dans le même esprit que le Répertoire, le Dictionnaire des parlementaires du Québec fournit des renseignements factuels et est exempt d'analyse politique, de bilans legislatifs ou administratifs.Il met Plutôt I accent sur les données de I état civil et de la carrière politique.Cet ouvrage a été réalisé à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale par une équipe de chercheurs, sous la direction de l’historien Gaston I )eschènes.t I.K I) K V (l I K .I.K S S A NI K I) I I A K T l> I M A X < Il K II M A I! S I fl !l A EXCURSION T O U K 1 S M K k: Allons aux sucres! NORMAND CAZELAIS Nos sens nous trompent, disait le sieur de Montaigne.A endurer les dernières giboulées de mars, on pourrait effectivement croire que l’hiver ne finira jamais, et que la sève ne remontera plus jamais vers les plus fins rameaux des arbres.Bientôt, au-dessus des longs fûts des érablières, nous reverrons monter vers le ciel ces fumées balisant le circuit des cabanes à sucre.Nous prendrons le chemin du bois pour sentir à nouveau respirer la terre, pour toucher aux écorces des arbres entaillés, regarder les précieuses gouttes obéir aux lois de la gravité, pour humer ce parfum sucré et sauvage.avant de laisser s’activer nos papilles gustatives.Heureux temps.1 Allez! allons au bois! En Montérégie L’Association touristique régionale ne se gêne pas: elle affirme [être «véritablement LA véritable région de l’érable».Je ne voudrais pas entrer dans ce débat mais je sais qu’il y en a au moins une de :très bonne, le Domaine Chicoine à Sainte-Rosalie, où nous retournons fidèlement en famille depuis vingt ans.Vous savez, ce genre de cabane avec une petite salle à manger, où l’accueil est familial, la nourriture trois étoiles et le sirop clair et extra, extra.L’Association diffuse un dépliant, Venez rire de l'Iiiver en Montérégie, qui fournit les coordonnées des érablières de la région, depuis Mont-Saint-Grégoire jusqu’à Ri-gaud, ving-cinq en tout.En Chaudière-Appalaches Jusqu’à tout récemment, la région s’appelait la Pays-de-l’érable.Peut-être doit-on y voir une influence occulte de la Montérégie.L’Association touristique régionale distribue également un court recueil de recettes de mets à l’érable (grands-pères, tartes, gâteaux, bagatelles, etc.) et un répertoire des cabanes à sucre, tant sur la Côte-du-Sud que de part et l'IlOTO ARC IIIVI'S Voici venu le temps de la tire et des traditionnelles trempettes de sirop d’érable ! d’autre de la Beauce.Certaines érablières proposent des forfaits: ainsi, du 13 mars au 25 avril, Yérablière Brie à Saint-Ignace, en offre un, incluant un repas sur place et une nuit et le petit déjeuner dans les environs à 48,50$ par personne en occupation double.Voyages Vincent Hone Les spécialistes des voyages de qualité tel.: 861-8222 980 ouest, rue Saint-Antoine, suite 101 ù partir de 4421 tél.: 382-4131 30 ouest, rue Fleury, suite 200 Dans le Coeur-du Québec Le Coeur-du-Québec porte bien son nom: il s’étend de la Haute-Mauricie jusqu’aux Bois-Francs de l’autre côté du Saint-Laurent.Malgré sa richesse en érablières, la région n’a jamais prétendu à aucun titre dans le domaine.Si ce n’est une localité, Plessisville, où a lieu un Festival de l’érable du 29 avril au 2 mai: elle se proclame fièrement, toute modestie dans le fond des chaudières, la «capitale mondiale de l’érable».On peut se procurer auprès de l’Association touristique régionale la liste des érablières ouvertes au public.L’une d’elles, Yérablière aux mille érables de Sainte-thèele en Mauricie, s’est vu décerner en 1993, le prix de la Petite entreprise touristique régionale.Au coeur du Village Québécois d’Antan sur le bord de la Saint-François à Drum-mondville, le Relais d’Antan sert, pour les sucres, une cuisine qui a de la mémoire.Renseignements: Association touristique régionale de la Montérégie, 989, rue Pierre-Du-puy, Longueuil, J4K 1 Al.(514) 674-5555.Association touristique du Coeur-du-Québec, 1180, rue Royale, 2e étage, Trois-Rivières, G9A 4J1, (8190 375-1222, 1-800-567-7603.Association touristique Cliaudicrc-Appalaclies, 800, Autoroute Jean-lisage, Bernières, G7A 1C9, (418) 831-4411.Tourisme Québec, case postale 20 000, Québec, G1K 7X2, 1-800-363-7777 ou 873-2015 (à Montréal), (pour se procurer les coordonnées, par région touristique, des érablières ouvertes au public).Faudra-t-il boycotter les îles?NORMAND CAZELAIS Vertu, que de crimes sont commis en ton nom! Qu’en pensez-vous, monsieur de Sade?L’autre samedi, avant de partir en ski, j’entends un reportage à Radio-Canada rapportant les propos d’un écologiste américain: les Madelinots, disait-il, devraient bientôt choisir entre la chasse aux phoques et l’écotourisme.Sinon, il pourrait bien y avoir un boycott touristique.Me sont alors revenus en mémoire ces images tirées d’un vidéo de l'International Fund for Animal Welfare (IFAW).Elles nous montraient, sur la glace blanche, un homme, tout de blanc vêtu, des lunettes soleil sur son teint halé, prenant dans ses bras un blanc blanchon aux grands yeux sombres et mouillés et disant: «Merci! Grâce à vous, grâce à votre actif support,' il n'y a plus de chasse à ces animaux innocents.Grâce à vous, le massacre est terminé.Grâce à vous, il n’y a plus de sang sur la glace.There’s no more blood on ice\ » Disparition du marché Cet homme s'appelle Brian Davies et, chaque année, l'IFAW recueille des millions auprès d’une foule de corporations et d’individus.Son audience est considérable.Son influence également.Il fut l’un des principaux responsables de l’opposition à la chasse au phoque dans l'Atlantique et, par la suite, du moratoire européen touchant les peaux des jeunes phoques du Groenland.Depuis, la chasse aux phoques aux Iles-de-la-Madeleine a pratiquement disparu.Et un genre de vie avec elle.J’ai appelé Léonard Arsenault, directeur général de l’Association touristique des Iles et durant de nombreuses années journaliste à CFIM, la station de radio locale.«Il n'y a plus de chasse commerciale, me dit-il.Quand des Madelinots tuent des blanchons, c’est tout à fait sur une base artisanale.Ils ont le droit de le faire mais ils ne le font plus.Dans ces conditions, je ne vois pas d’opposition entre le tourisme et la chasse aux phoques car il n'y a plus d’économie de la chasse.C’est vrai que le tourisme lié, en cette période-ci, à l’observation des phoques et des blanchons sur les glaces, rapporte des revenus qui ne sont pas à dédaigner.«Effectivement, nous aurons bientôt les chiffres là-dessus, il y aurait une baisse d’environ 10% de la fréquentation touristique cet hiver, davantage marquée cependant chez le grossiste qui fait venir des touristes américains.Chez Nortour et au Château Madelinot qui ont une clientèle québécoise et européenne, il y aurait même une légère hausse.» Mais alors je lui U* demande: «Pourquoi faire de telles déclarations aux médias?» «Peut-être parce que l'IF'AW et d’autres organismes du genre ont intérêt à être alarmistes: ils vont chercher des fonds avec rie tels discours.Mais ce ne sont pas les quelques Ma-delinots qui ont pu tuer des phoques et des blanchons qui mettent en péril leur population.Selon les experts, elle n’a plus besoin d’être protégée, tant elle est maintenant nombreuse.» Pauvres blanchons Me sont revenues à l’esprit d’autres images, moins léchees, moins efficaces pour aller toucher le commun des mortels dans ses fibres sensibles.Des images produites par le gouvernement fédéral, bourrées de plans trop longs, de graphiques, de statistiques et d’entrevues avec des gens soucieux de placer les faits dims une perspective «plus scientifique, plus conforme à la réalité».Ce même gouvernement a publié de nombreuses brochures — disponibles aux Iles et aussi ailleurs au Québec — qui citent, par exemple, les résultats publiés en 1986 d’une Commission royale présidée par le juge Albert Malouf et comixisée d’ex-ix'rts de quatre pays.Cette chasse, y lit-on, représente une activité «légitime qui doit se poursuivre»; ses méthodes sont exemptes de cruauté, «encore plus que certaines pratiques utilisées dans les abattoirs commerciaux»; il n’y a «absolument aucun problème» de conservation des troupeaux, le revenu de la chasse était «important pour les chasseurs» même s’il n’était pas élevé et que le gaspillage était «minime sinon nul».Aujourd’hui, ces mêmes Furo-péens sont à la recherche d’une nature toujours plus authentique.Mais quand je vois tous ces touristes débarquer sur la banquise avec leurs hauts cris d’admiration, leurs kodaks, leurs pieds et leurs mains qui vont partout, quand je vois ces gens qui, avec les meilleures intentions du monde, se penchent vers des blanchons pour mieux les serrer dans leurs bras et se faire photographier dans une pose attendrie, je ne suis pas plus rassuré pour les blanchons.Opposer ainsi, aux Iles-de-la-Made-leine, l’écotourisme à la chasse aux phoques, c’est le faire servir des fins qui ne sont ni les siens ni celles des Madelinots.Pour annoncer dans cette rubrique contactez Johanne Guibeau (514) 985-3399 ou au 1 -800-363-0305 A LA DECOUVERTE DU QUEBEC MONTEREGIE-RIGAUD AUBERGE DES GALLANT : Les chevreuils sont arrivés ! 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Jfcrn.sped.11 h 45— Aladdin 12 h 15, 2 h 15/4-h 15—Alive 6 h 10,9 h, sam.dern.sped.11 h 25—1 Homeward Bound 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30,6 h J0J,h 30, sam.dern.sped.10 h 30— Untamed Heart 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h 10, 9 h 25, mer.12 h 35,2 h 45.4 h 55.9 h 25, sam.dern.sped.11 h 3!>— Fire in The Sky 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 30, sam.dern.sped.11 h 40 CINÉMA ÉGYPTIEN : (849-3456) — Damage 5 h 20.7 h 30, 9 h 45, dim.1 h.3 h 10.5 h 20.7 h 30, 9 h 45n-Chaplin 4 h, 6 h 45.9 h 25, dim.1 h 15,4 h, 6 h 45, 9 h 25— Love Field 5 h 30, 7 h 30.9 h 30, dim'.l'h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30.9 h 30 CINÉMA LANGELIER: Mtl - CB4 7 h, 9 h 25.sam.dim! 1 h, 5 h 25.7 h.9 h 25, sam.dern.sped.11 h 10— Des hommes d’honneur 8 h 45, sam.dim.2 h 45,8 h 45— Agaguk 7 h 10, sam.dim.1 h, 3 h 10, 7 h 10, sam.dern.sped.11 h 10—Quelle tamille 7 h, sam.dim.1 h, 7 h— Parfum de femme 9 h 10, sam'.'dim.3 h 15, 9 h 10— Swing Kids 7 h, 9 h 10.sam .dim 1 h, 3 h 05.5 h 10.7 h 15, 9 h 20, sam.dern.sped.11 h 30— L'enragé 7 h 10, 9 h 20, sam dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10.7 h 15, 9 h 30, sam.dern.sped.11 h 10— La Florida 6 h 45, 9 h, sam.dimj12 h 45, 2 h 50,4 h 55,7 h, 9 h 10.sam.dern.sppeL,11 h 20 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE : (288-1857) — Chaplin 1 h 45,4 h, 6 h 45.9 h 30 CINÉMA OMÉGA : (647-1122)— Garde du corps 7 h.'ÿ.h 30.sam.dim.1 h, 3 h 30, 7 h, 9 h 30— Maman j'ai encore raté l'avion 7 h.sam.dim.1 h, 3 h 30, 7 h— Les amoureuses 9 h 15— Larmes fatales 7 h 15, 9 h 30, sam.dim.1 h, 2 h 45,4 h 30, 7 h 15,9 h 30— Le jour de la marmotte 7 h 25.9 h 30.sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 25.9 h 30 CINÉMA ONF: (496-6895)— Festival International du film sur l'art 6 h, 8 h, 10 h, sam.dim.2 h, 4 h, 6 h.8 h, 10 h CINÉMA PARALLÈLE : (843-6001)— 11e Festival International du film sur l'art, du 10 au 14 mars CINÉMA POINTE-CLAIRE : (849-3456) — Scent ol a Woman 8 h, sam.dim, 2 h, 5 h.8 h— A Few Good Men 8 h 15, sam.dim.2 h 15, 5 h 15,8 h 15— CB4 7 h 10.9 h 10, sam.dim.1 h 30.3 h 20, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10— Mad Dog and Glory 7 h 15, 9 h 15, sam.dim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 20, 7 h 15, 9 h 15— Amos and Andrew 7 h 15, 9 h 15, sam.dim.1 h 30, 3 h 25.5 h 20, 7 h 15,9 h 15— Groundhog Day 7 h, 9 h, sam.dim.2 h, 4 h, 7 h, 9 h CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE : (842-9768) - Festival International du lilm sur l'art, du 9 au 14 mars CINÉPLEX: (849-3456) — Parfum de femme 4 h 30.8 h, sam.dim.1 h 05, 4 h 30, 8 h— Amos and Andrew 3 h 05.5 h 05.7 h 05, 9 h 05, sam.dim.1 h 05, 3 h 05,5 h 05,7 h 05, 9 h 05— Les amis de ma femme 3 h, 5 h, 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h— Le zèbre 3 h, 5 h, 7 h , 9 h, sam.dim.1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h— Salmonberrles 9 h 45, sam.dim.1 h 05, 9 h 45— Used People 3 h, 5 h 15, 7 h 30, sam.dim.3 h, 5 h 15,7 h 30— La belle histoire 4 h 35, 8 h 10, sam, dim.1 h 05, 4 h 35, 8 h 10— Time Runner 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10, sam, dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h 10,7 h 10, 9 h 10— La vie fantôme 4 h, 6 h 45,9 h 20, sam.dim.1 h 10,4 h, 6 h 45, 9 h 20— Scent of a Woman 4 h 30, 8 h, sam.dim.1 h, 4 h 30,8 h COMPLEXE DESJARDINS: (849-3456) — Les amoureuses 1 h 30, 3 h 30,5 h 30,7 h 30, 9 h 30— L627 1 h, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15— Fatale 1 h, 3 h 10,5 h 20, 7 h 30, 9 h 45— Sommersby 2 h, 5 h, 7 h 15,9 h 30 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— sam Valentina, Valentina 7 h— My First Wife 9 h— dim L’histoire d’un homme inconnu 7 h— Cactus 9 h CRÉMAZIE: (849-FILM)— La Florida 7 h, 9 h 15, sam.dim.2 h, 4 h 30,7 h, 9 h 15 DAUPHIN: (849-3456) — Chaplin 8 h, dim.2 h, 5 h, 8 h.—L'enragé 7 h, 9 h 10, dim.2 h 10,4 h 30,7 h, 9 h 40, DÉCARIE: (849-3456) — Amos and Andrew 7 h 30.9 h 30, dim.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Falling Down 7 h, 9 h 15.dim.1 h 35, 4 h, 7 h, 9 h 15 D0RVAL: (631-8586) — La Florida 7 h 05, 9 h 30, sam.dim.12 h.2 h 20, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 30— Crying Game 7 h 15, 9 h 35.sam.dim.12 h 15, 2 h 30:4 h 50, 7 h 15, 9 h 35— Falling Down 7 h, 9 h 2q, sqm.dim.12 h 20, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 20— Groundhog Day 7 h 10,9 h 25, sam.dim.12 h 45, 2 h 50,5 h, 7 h 10,9 h 25 DU PARC: (844-9470) — Fire in The Sky 7 h 05, 9 h 10—7 Falling Down 7 h, 9 h 15— Peter's Friends 7 h 15,9 h 20 DU PLATEAU: (521-7870) — La Florida 12 h 30,2 h 40,' 5 h, 7 h 15, 9 h 30— Retour au bercail 1 h, 5 h, 7 h— Larmes fatales 3 h, 9 h FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: - Crying Game 6 h 45, 9 h 30, sam.dim.1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30— Homeward Bound 7 h 10, 9 h 10, sam.dim.I2'fi'30.2 h 30, 4 h 30.7 h 10, 9 h 10— Falling Down 7 h, 9 h 35, sam.dim.12 h 10, 2 h 25, 4 h 40, 7 h, 9 h 35— A Far Off Place 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 35.4 h 15, 7 h, 9 h 25— Fire in The Sky 6 h 40.9 h 15, sam.dim, 1 h 25, 4 h 05, 6 h 40, 9 h 15— Sommersby 6 h 50, 9 h 30, sam.dim.1 h 15, 4 h, 6 h 50.9 h 30— Swing Kids 7 h, 9 h 35.sam.dim.1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 35— Untamed Heart 9 h 05, mer.9 h 30— Aladdin 7 h 05, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h,T)i'05, mer.aucune représentation FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) — Groundhog Day 1 h 40, 3 h 40, 5 h 40, 7 h 40, 9 h 4#~ Howard s End 2 h, 5 h, 8 h— Mad Dog and Glory À h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30,9 h 35— A Few Good Men 1 h 30.4 h 05,6 h 45,9 h 20 GREENFIELD: (671-6129) - Falling Down 6 h 30, 9 ti, sÿn.dim, 1 h 30, 4 h.6 h 30, 9 h— Retour au bercail 7 h.9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 1 (K-Sommersby 6 h 45, 9 h 15, sam.dim.1 h 45, 4 fi 15, 6 h 45,9 h 15 IMAX: (496-4629) — L'homme et la bête et Les feus du Koweït mar.au ven.et dim 10 h, 1 h 30, 3 h«15, 5 h, 7 h, sam.1 h 30, 3 h 15, 5 h, 7 h— vfwn anglaise mar au dim.11 h 45, 8 h 45— Les Rolling Stones at the Max sam.22 h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) — Strictly Ballroom 1 h, 3 h 05, 5 h 10.7 h 15,9 h 20 LAVAL: (688-7776) — Retour au bercail 7 h, 9 h, sam.dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h, 7 h, 9 h— Le cri des larmes 7 h 10, 9 h 30, sam.dim.12 h 10, 2 h 20, 4 h 40, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.sped.11 h 50— Les survivants 6 h 30, 9 h 10, sam.dim.12 h 50, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 10, sam.dern.sped.11 h 40— Fire in The Sky 7 h 10,9 h 30, sam.dim.12 h 30,2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.sped.11 h 50— Falling Down 7 h, 9 h 20, sam.dim.12 h 20,2 h 30, 4 h 40, 7 h, 9 h 20, sam.dern.sped.11 h 50— Maman j'ai encore raté l'avion sam.dim.1 h, 4 h— Fais-moi danser 7 h 10, 9 h 10, sam.dern.sped.11 h 40— Le jour de la marmotte 7 h 10,9 h 20, sam.dim.12 h 40, 2 h 50, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 20, sam.dern.sped.11 h 50— Amos and Andrew 7 h 20, 9 h 40, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 40, sam.dern.sped.24 h— A Farr Off Place 7 h, 9 h 20, sam.dim.12 h 20, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 20, sam.dern.sped.11 h 40— Swing Klds 7 h 10, 9 h 30, sam.dim.12 h 10, 2 h 30,4 h 50, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.sped.11 h 50— Sommersby 7 h 15, 9 h 35, sam.dim.12 h 35, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 35.sam.dern.sped.11 h 40— Aladdin 7 h, 9 h, sam.dim.12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h, sam.dern.sped.11 h 30 UVAL 2000: (849-3456) — La Florida 7 h 05, 9 h 20, sam.dim.2 h 15.4 h 30, 7 h 05, 9 h 20— Agaguk 7 h 20,9 h 30, sam.dim.2 h 10,4 h 20,7 h 20,9 h 30 LOEW’S: (861-7437) — Swing Kids 12 h 05,2 h 25, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 40, sam.dern.sped.11 h 55— Sommersby 12 h 20, 2 h 45, 5 h 05, 7 h 20,9 h 35, sam.dern.sped.11 h 45— Crying Game 12 h 15, 2 h 35, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25, sam.dern, sped.11 h 40- Aladdin 12 h 30, 2 h 40.5 h.7 h 15.9 h 20— Flirting 12 h 35.2 h 45,5 h 05,7 h 20,9 h 30 PAUCE: — Pink Floyd The Wall sam.dern.sped.11 h 45—Sniper 1 h 25,3 h 25,5 h 25,7 h 25,9 h 25— The Bodyguard 1 h 05, 3 h 45, 6 h 45, 9 h 10— Holla 12 h 30, 3 h 05, 5 h 40, 8 h 15— The Commitments sam.dern.sped.11 h 30— The Temp 1 h 30,3 h 30,5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Nikita 7 h 10, 9 h 25— Home Alone 2 12 h 30, 2 h 45, 5 h— Forever Young 1 h, 3 h, 5 h—Dracula 6 h 50, 9 h 20 PARADIS: (354-3110) — sam.Le zèbre 1 h,.5 h 10— Johnny Cure-Dent 1 h 05, 5 h 20— M.Baseball 1 h 10— Le garde du corps 2 h 50, 7 h— Une seconde chance 3 h 10, 7 h 30— Candyman 3 h 20,11 h 15— Baisers mortels 5 h 15, 9 h 15— Après l’amour 7 h 15— Dracula 9 h 25— Trespass 9 h 45— dim.Le zèbre 1 h, 2 h 50— Johnny Cure-Dent 1 h 05, 5 h 20— M.Baseball 1 h 10— Une seconde chance 3 h 10, 7 h 30— Candyman 3 h 20— Le garde du corps 4 h 40.9 h 25— Baisers mortels 5 h 15, 9 h 15— Après l'amour 7 h 15— Dracula 7 h— Trespass 9 h 45 PARISIEN : (866-3856) — Fais-moi danser 1 h.3 h 05, 5 h 10, 7 h 15,9 h 30— Retour A Howard's End 12 h 45, 3 h 30, 6 h 15, 9 h— Retour au bercail 12 h 30, 2 h 30,4 h 30— Cap tourmente 7 h, 9 h 20— Beau Fixe 12 h 55, 3 h, 5 h 05.7 h 10, 9 h 15— Hush-A-Bye-Baby 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30,9 h 30— Le cri des larmes 12 h 15.2 h 30,4 h 45, 7 h, 9 h 20— Indochine 1 h 50,5 h, 8 h 15 PUCE ALEXIS NIHON: (849-3456) - CB4 1 h 30, 3 h 15, 5 h, 7 h, 9 h— Amos and Andrew 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Army of Darkness 1 h 45,3 h 30.5 h 15,7 h 15,9 h 15 PUCE L0NGUEUIL: (849-3456) - La Florida 7 h, 9 h 30, sam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30— L'enragé 7 h 10,9 h 25, sam.dim.2 h 10,4 h 20, 7 h 10, 9 h 25 PLAZA COTE DES NEIGES: (849-3456) — Fire in The Sky 7 h 10, 9 h 30, sam.dim.1 h 45,4 h 05, 7 h 10, 9 h 30— Groundhog Day 7 h 20, 9 h 30, sam.dim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 30— Scent of a Woman 8 h 10, sam.dim.1 h 35,4 h 35,8 h 10— A Few Good Men 7 h, 9 h 25.sam.dim.1 h 40, 4 h 20, 7 h, 9 h 25— Crying Game 7 h 05, 9 h 25, sam.dim.1 h 35, 4 h 10, 7 h 05.9 h 25— CB4 7 h 15, 9 h 20, sam.dim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 20— Mad Dog and Glory 7 h 20, 9 h 30, sam.dim.1 h 30,3 h 25, 5 h 20, 7 h 20,9 h 30 VERSAILLES: (353-7880) — Le jour de la marmotte 7 h, 9 h 10, sam.dim.12 h 30,2 h 40.4 h 50,7 h, 9 h 10— Le cri des larmes 6 h 45, 9 h 25, sam.dim.1 h 15,3 h 45, 6 h 45, 9 h 20— Les survivants 9 h, sam.dem.spect.11 h 30— Retour au bercail 6 h 50, sam.dim.12 h 45, 2 h 50, 4 h 40, 6 h 50— Failing Down 7 h 10,9 h 30, sam.dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.spect.11 h 45— Sommersby 7 h 15, 9 h 35.sam.dim.12 h 20, 2 h 35, 5 h, 7 h 15, 9 h 35.sam.dern.spect.11 h 50— Fais-moi danser 9 h 05, sam.dern.spect.11 h 10— Aladdin 7 h 05, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05 MUSIQUE L A S S I Q U E AGORA DE LA DANSE: 981 rue Cherrier, Montréal (525-2464)— Adieux, une oeuvre chorégraphique, de Jean-Pierre Perreault, du 10 au 28 mars AUBERGE SAINT-GABRIEL: 426 rue St-Gabriel, Vipux-Montréal (528-6789)— Souper-théâtre L'Etoffe et la dentelle, à 19 h AUDITORIUM COLLÈGE LIONEL-GROULX INC.: 100 rue Duquet, Ste-Thérèse (434-0387)— Ciné-Famille vous revient avec le film «L'été de mes 11 ans», une comédie réalisée par Howard Zieff, le 14 mars à 13 h 30, au 100 rue Duquet à Ste-Thérèse LES BEAUX ESPRITS: 2073 rue St-Denis, Montréal (844-0882)— L’événement Harmonica 93 présenté par Cari Tremblay, du 10 au 14 mars à 22 h 30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656) - Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar.de 19 h 30 à 24 h 30, mer.jeu.de 17 h 30 à 21 h 30, ven.de 17 h 30 à 22 h— Le Trio de Charlie Biddle en permanence, du mer.au sam.à compter de 22 h— Billy Georgette, pianiste-chanteur, lun.mar.de 17 h 30 à 19 h 30— Le Trio de Billy Georgette, sam.de 18 h à 21 h 30 BISTRO 4: 4040 St-Laurent, Montréal (844-6246)— Trio Jazz de Montréal, les 12 et 13 mars BOÎTE A CHANSONS LES DEUX PIERROTS INC.104 St-Paul Est (861-1270)— Les Deux Pierrots: Groupe Ardea et Groupe Bandit Bandit, les 12 et 13 mars à 20 h— Le Pierrot: Dany Pouliot et A.Pelletier, les 11,12,13 et 14 mars LA BUTTE ST-JACQUES: 50 rue St-Jacques, Montréal (845-1575)— Chansons méconnues avec Plume Latraverse, les 12 et 13 mars à 20 h 30— Soirée Cabaret, le 14 mars à 20 h LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— «Une chambre claire» de Tony Kushner, m.en s.Jean-Denis Leduc, du 23 fév.au 27 mars MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 rue Ontario est, Montréal (872-7882)— Mowgli.Patrick Ouintal raconte à sa façon, en suivant les grandes lignes du roman de Kipling, les multiples aventures de Mowgli.Spectacle produit par le Théâtre du Double signe, du 3 au 27 mars— Le Désir sous les ormes, grand classique de la dramaturgie américaine, cette pièce de Eugene O’Neill parle d'amour et de désir, produit par le Théâtre Populaire du Québec, du 11 au 20 mars à 20 h THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— «Look Back in Anger» de John Osborne, m.en s.Maurice Podbrey, du 4 fév.au 21 mars— «Arms and the Man», m.en s.Miles Potter, du 11 mars au 4 avril (avant-première les 9 et 10 mars) THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84.Rue Ste-Catherine Ouest, Montréal (861-0563)— «Le malentendu» d'Albert Camus, dans une m.en s.de René Richard Cyr, du 9 mars au 3 avril, mar.au ven.20 h, sam.16 h et 21 h ARTS VISUELS LES O U N F ?NTS AU CINÉMA Aladdin: Capitol.Centre Eaton, Châteauguay, Famous Players Pointe-Claire, Laval, Loews, Les Promenades Gat., Terrebonne, Versailles Maman, j'ai encore raté l'avion: Carrefour du Nord, Commodore, Les Galeries Québec, Laval, Oméga THÉÂTRE CÉGEP DE SAINT-HYACINTHE: 3000 rue Boullé, Saint-Hyacinthe (514-773-6800)— Les bijoux de la Castafiore, m.en s.de Lorraine Beaudry, du 12 au 20 mars à 20 h, (relâche le 14 mars) et matinée le 20 mars à 14 h MAISON DE LA CULTURE ROSEMONT-PETITE PATRIE: 6707, avenue de Lorimier, Montréal (872-1730)— Studio 1: Les contes merveilleux, L'Illusion, Théâtre de marionnettes, le 13 mars à 14 h 30— Salle Jean-Eudes: Jules Tempête, Théâtre de l'Oeil, le 14 mars à 19 h CO Jean Barbe C II li O N I Q l K S I) K O O al X U Jean Barbe Chroniques de Pair du temps Des histoires vraies ou inventées qui témoignent de la saveur de la vie urbaine et contemporaine.220 pages ?19,95 $ Boréal BASILIQUE DE QUÉBEC: angle Côte de la Fabrique et Buade dans le Vieux-Québec (659-7291)— Concert de l'organiste Réal Gauthier et du corniste Jean-Jules Poirier, oeuvres de Haendel, Buxtehude.Strauss, Reger, Vierne, Hindemith et Krol, le 13 mars à 20 h 15 LA CATHÉDRALE CHRIST CHURCH: 1444 Union Avenue, Montréal (843-6577)— Divertissements, une série de récitals donnée par Benjamin Butterfield, ténor et Eugene Plawutsky, piano, oeuvres de Beethoven, le 13 mars à 17 h— Les Vêpres chantées à la J.S.Bach, sous la direction de Jean-François Rivest, le 14 mars à 16 h CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 rue Sherbrooke Est, Montréal (872-5338)— Ateliers d'interprétation - Piano: Maître invité: Monique Deschaussées, pianiste, pédagogue et écrivaine, le 10,12 et 13 mars de 10 h à 18 h CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL: 100 rue Notre-Dame Est, Montréal (873-4031)— Salle Gabriel-Cusson: Série des professeurs du Conservatoire, lise Boucher au piano, oeuvres de Beethoven, Chopin, Debussy, le 13 mars à 20 h ÉGLISE SAINT-MARC DE ROSEMONT: 2602 rue Beaubien Est, Montréal (872-1730)— La Maison de la culture Rosemont-Petite Patrie présente: Lucienne L'Heureux-Arel, organise, au programme: Lübeck, Pachelbel, Bach, Le Buis, Gagnon et Matton, le 14 mars à 14 h 30 SALLE POLLACK: 555 rue Sherbrooke Ouest, Montréal (398-4547)— Étudiants solistes, récital de piano et musique de chambre, le 13 mars à 14 h SALLE REDPATH: Campus de McGill (398-4547)— Concert de Karen Kaderavek, violoncelle, oeuvres du XXe siècle pour violoncelle seul: Britten, Kadosa, Khachaturian, et A.Mendelsohn, le 13 mars à 20 h— Choeur de cuivres de McGill, directeur: Dennis Miller - Choeur de trompettes de McGill, directeur: Russell Devuyst, oeuvres de Copland, Byrd, Rimsky-Korsakov, Grieg et R.Strauss, le 14 mars à 14 h 30 SALLE WILFRIO-PELLETIER: PDA, Montréal (842-2112)— L'Opéra de Montréal présente Lucia di Lammermoor, de Donizetti, dir.d'orchestre Joseph Rescigno, m.en s.David Pfeiffer, les 6, 1Ô et 13 mars â 20 h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 ave d'Indy, Montréal (343-6479)— Salle B-421: Récital de piano - Renée Geoffrion et Lisa Langelier, oeuvres de Beethoven, Chopin et Prokofieff, le 13 mars à 20 h— Récital de violon - Mariusz Monczak, le 15 mars à 20 h— Salle B-484: Récital de flûte - Paule Gaudreau, le 15 mars à 12 h— Le Cercle de musicologie présente: Pierre Leduc - Le blues américain, héritier du chant grégorien?, le 15 mars â 17 h— Salle B-484: Concert: Les cordes pincées - luth arabe, luth renaissance et guitare classique, le 14 mars à 15 h AU CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658)— Snack and Jazz avec Frederic Alari, Charles Palasoff, Serge Soulier et autres, tous les lundi et mardi à 21 h, pour les mois de mars et avril CLUB DI SALVI0: 3519 St-Laurent, Montréal (273-4607)— District Six présente «Round Midnight, New Jazz Swing», tous les mercredis soirs à 23 h GALERIE LUMIÈRE NOIRE: 3575 boul.St-Laurent, bureau 222, Montréal (845-1478)— Projection du film «La femme image» de Guy Borremans, les 12 et 13 mars à 19 h 30 MAISON CHAPMAN: 8225 rue St-Hubert, Montréal (273-8138)— Diners-Concerts avec Louise et Erik, tous les samedis, du 6 au 27 mars à 19 h MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D’HISTOIRE DE MONTRÉAL: 350 Place Royale, Montréal (872-9150)— Tous les dim.programme Découvertes, atelier pour toute la famille, observation, jeux, expérimentation avec d’authentiques artefacts, de 10 h à 17 h LE PORT DE CHINE: 100 rue Principale, Ste-Agathe Sud (819-326-8939)— Les vend, et sam., Rob Adams, pianistes joue Gershwin, Berlin, Ellington RESTO CHAR-B-QUE: 1476 rue Crescent, Montréal (289-1943)— Paul Buonassini au piano et Graham Chambers â la batterie, deux musiciens de blues, en spectacle à tous les mar.et mer.de 18 à 22 h RESTO-BAR DES GOUVERNEURS: 458 Place Jacques-Cartier, Montréal (861-0188)— «Jazz jam night pour étudiant», chaque jeudi nous réservons la place aux étudiants de musique des différentes universités montréalaise STUDIO C: 1604 St-Laurent, Montréal (278-2520)— Bulwalk Byways présentent Toute garnie soirée multi-média, une soirée de performances en danse, musique, cinéma et poésie, le 13 mars à 20 h CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— «Célimène et le Cardinal» de Jacques Rampai, m.en s.Michèle Magny, du 27 janv.au 13 mars CENTRE INTERCULTUREL STRATHEARN: 3680 rue Jeanne-Mance, espace 103, Montréal (872-9808)— Les Productions Monstre «Signes Vitaux» de Jane Martin, traduction Pierre Gendron, une série de monologues drôles et émouvants, m.en s.Pierre Gendron, du 8 au 20 mars CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 Chemin de la Côte Ste-Catherine.Montréal (739-2301)— Death and The Maiden, m.en s.Andrés Haustmann, du 4 au 28 mars ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— «Le petit bois» de Eugène Durif, rn, en s, René Gagnon, du 2 mars au 3 avril MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— Une production du Théâtre du Quartier «Le pain à la bouche» inspiré du conte Hansel et Gretel des frères Grimm, du 24 fév.au 21 mars À QUÉBEC ?CINÉMA CINÉMA LIDO: (837-0234)— La Florida 7 h, 9 h 15, sam.dim.lun.1 h, 7 h, 9 h 15— Chaplin 6 h 30, sam.dim.lun.1 h, 6 h 30— Les survivants 9 h 15— Fais-moi danser 7 h, sam.dim.lun.1 h, 7 h— Hoffa 9 h— Parfum de femme 6 h 30, sam.dim.lun.1 h, 6 h 30— L'enragé 9 h 15— Sommersby 7 h, 9 h 15, sam.dim.lun.1 h, 7 h, 9 h 15 LE CLAP: (650-CLAP) — Les nuits fauves 1 h 45, 7 h 10— L627 1 h 30,7 h, lun.mar.4 h, 9 h GALERIES CAPITALE: (628-2455) — Aladdin 7 h 30, 9 h 35, sam.dim.1 h 30,3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 35— Le cri des larmes 7 h 15,9 h 35, sam.dim.12 h 45, 2 h 55, 5 h 05,7 h 15, 9 h 35— L'enragé 7 h, 9 h 20, sam.dim.1 h 40, 4 h 15, 7 h, 9 h 20— Maman j’ai encore raté l'avion 1 h 45, 4 h 10— Des hommes d'honneur 6 h 45, 9 h 25— Retour au bercail 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 2 h 55,4 h 45, 7 h, 9 h— Le garde du corps 6 h 55, 9 h 30, sam.dim.1 h 30,4 h 10,6 h 55,9 h 30 PLACE CHAREST: (529-9745)— La Florida 1 h 30,4 h, 7 h, 9 h 25— Chaplin 6 h 45, 9 h 45— Quelle famille 1 h 30, 4 h, 7 h 10, 9 h 40— Le jour de la marmotte 1 h 50.4 h 30, 7 h 20, 9 h 35— Fatale 1 h 45,9 h 50— Agaguk 2 h 30,5 h.7 h 35— Parfum de femme 2 h, 6 h 40, 9 h 40— L’enragé 2 h 15, 4 h 45, 7 h 35, 9 h 55— Sommersby 1 h 40, 4 h 10, 7 h 25,9 h 55 T II É À T K li GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec— Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente «Maison de poupée» d'Enrik Ibsen, m.en s.Lou Fortier, du 23 fév.au 20 mars THÉÂTRE DE L'iLE: 1 rue Wellington, Hull (819-595-7455)— «Le faucon» de Marie Laberge, m.en s.Gilles Provost, du 3 fév.au 13 mars, mer.au ven.à 20 h, sam.18 h 30 et 21 h 30 THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Niveau Parking présente Bureautopsle, texte et m.en s Michel Nadeau, du 23 fév.au 20 mars, ATELIERS GALERIES ACADÉMIE D’HÉRITAGE SERBE: 349 Melville.Westmount— L’Académie d’Héritage Serbe vous invite au vernissage de son exposition d'oeuvres récentes d'artistes serbes, le 13 mars à 19 h, à l'église orthodoxe serbe Sainte-Trinité ART S ARTE INC: 3886 rue St-Hubert, Montréal (281-8556)— Sol Inca, oeuvres de Juan Schneider, du 6 au 27 mars ATELIER A: 796A Champagneur, Ste 2, Montréal (272-3707)— Juxtapositions, oeuvres de Pandelis Tsakpinis, du 2 au 27 mars ATELIER GALERIE LES ÉDITEURS D’ART ASSOCIÉS: 113 ouest rue Laurier, Montréal (271-7511 )— Estampes et gravures originales d'artistes québécois et étrangers: Pelletier, Derouin, Laliberté, Patry, Bergeron, Martineau, Riopelle et autres B-312 ÉMERGENCE INC: 372 ouest Ste-Catherine, suite 312, Montréal (874-9423)— Oeuvres de Geneviève Rocher, du 6 au 27 mars LE BALCON DES ARTS: 650 Notre-Dame, St-Lambert (466-8920)— Oeuvres de Anne-Marie Bost, Littorio Del Signore, André L'Archevêque, Claude Théberge MIREILLE BRISSET ART-ARTISTES: 1640 Sherbrooke ouest, Montréal (937-1761)— Exposition Louisa Nicol, oeuvres récentes, sur rendez-vous jusqu’au 21 mars LA CENTRALE: 279 rue Sherbrooke Ouest, Suite 311-D, Montréal (844-3489)—Jonestown Carpet, oeuvres de Laura Baird, du 6 au 28 mars CENTRE D'ART OZIAS LEDUC: 1090 chemin de la Montagne, Mont-St-Hilaire (446-1137)— Art québécois et international de qualité, oeuvres Huguette Bonet, M.Gagnon, Gilles Poisson, G.Poissant, Laurent Bonet, Jean-Michael Bouthillette, André Leblanc et Louis Concepcion.Collection permanente LE CENTRE D'ARTS DENIS GAGNON INC.: 650 Crémazie Est, Montréal (381-4404) — Pol-Art, oeuvres de six artistes Polonais, du 7 au 17 mars CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 ave Victoria, Montréal (488-9558)— Le don du temps, oeuvres de Elisabeth Galante, du 11 mars au 3 avril LES CENTRES COMMUNAUTAIRES JUIFS DE MONTRÉAL: 5500 ave Westbury, Montréal (737-6551 )— Salon des artistes et artisans sépharade, du 13 au 18 mars, à l'auditorium Samuel Grover CENTRÉ COMMÉMORATIF DE L'HOLOCAUSTE À MONTREAL: 5151 chemin de la Côte Ste-Catherine.Montréal (345-2605) - Splendeur et destruction: la vie juive qui n'est plus, 1919-1945- Les enfants de l'Holocauste: legs d'une génération disparue- Visites guidées sur demande, des expositions, dim.au jeu.de 10h.à 16h.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM: 200.ouest Sherbrooke, Montréal— Oeuvres de Etienne Delessert, du 4 mars au 11 avr.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335 Place d'Youville, Vieux-Montréal (872-3207) - Place aux Montréalais, photographies, caricatures, bandes vidéo sur les grandes périodes de l’histoire de la ville CHAMPIGNY: 4380 St-Denis, Montréal (844-2587)— Oeuvres de Louise Robert, John A.Schweitzer, Roméo Savoie, Michèle Drouin, Jacques Palumbo, Guido Molinari, Cerj Lalonde.Lev Potolsky, du 20 mars au 7 avr,, vernissage le 20 mars à 14 h, en présence des artistes CIRCA: 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444, Montréal (393-8248)— En transit, oeuvres de Indira Nair, du 6 mars au 23 avr., du mere, au sam.de 12 h à 17 h 30 LES DOIGTS SALES: 4878 Henri-Julien, Montréal (844-9989)— Intentions partagées, oeuvres de Gérald Potvin et Pascale Bouchard, du 5 au 21 mars L'EMBUSCADE: 1571 Place Badeaux, Trois-Rivières— tableaux de bar, une exposition des oeuvres de Maurice Trépanier, du 7 mars au 3 avril ESPACE TROIS: 5170 chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— Exposition du 25e anniversaire de l'atelier de gravure du Centre Saidye Bronfman, du 1er au 19 mars GALERIE MME ALONZO: 219 rue Prince-Arthur, Montréal (987-1265)— Femmes en art 93: Oeuvres de Natasha Wrangle, du 7 au 21 mars GALERIE D’ART LEONARD ET BINA ELLEN: 1400 ouest de Maisonneuve, Montréal— Sur la scène local: L'art de la région de Montréal au 20e siècle, oeuvres de la collection de l'Univ.de Mtl— Montréal: Un album de Photos: Photographies provenant de dépôts d'archives montréalais, du 8 mars au 17 avr.GALERIE ARTS TECHNOLOGIQUES: 813 rue Ontario Est, Montréal (523-4830)— Diapause, une installation infographique de Richard Garneau, du 27 fév.au 3 avr.GALERIE DU CENTRE COPIE-ART: 813 rue Ontario Est, Montréal (523-4830)— Une exposition des étudiantes et étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières, du 27 fév.au 3 avr.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372 rue Sainte-Catherine Ouest, Salle 418, Montréal (875-0071)— Temps et enclume, oeuvres de Laurie Walker, du 27 fév.au 27 mars GALERIE CLARK: 1591 rue Clark, 2e étage, Montréal (288-4972)— Oeuvres de Pierre Lamarche et de Mark Vatnsdal, du 18 mars au 11 avril GALERIE ESTAMPE PLUS: 49 Saint-Pierre, Québec (418-694-1303)— Quelques fidélités, oeuvres de Louis-Pierre Bougie, Catherine Farish, François-Xavier Marangue et François Vincent, du 21 fév.au 18 mars GALERIE WESTMOUNT: 4912 ouest Sherbrooke.Montréal (484-1488)— Sculptures de Liardij bronzes de Stromberg, bois de C.Lemieux GRAVE: Groupement des Arts visuels de Victoriaville (819-758-9510)— Salle I: Manipulations, oeuvres de Jocelyne Gaudreau— Salle II: Intronisation, oeuvrïà .de Carole Hébert, du 12 mars au 2 avril GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ARt QUEBEC: 2025 rue Peel.Montréal (849-6091)—leé Oiseaux du Ressac, une exposition d'appelants en bois de Jon Jones, du 19 mars au 23 avril INSPECTEUR ÉPINGLE: 4051 rue St-Hubert, Montréal (598-7764)— U passion de vivre, oeuvres de Thérèse Dulude, du 15 mars au 3 avr.YVES LE ROUX ART CONTEMPORAIN: 5505 boul.St-Laurent, suite 4136, Montréal (495-1860)— Retour de découvertes 93, exposition collective, du 2 mars au 1er mai ; LA MAISON D’ART FRA ANGELICO: 1320 rue Wol Montréal (522-9990)— Naissance, oeuvres André Benoit et Réflexions, oeuvres de Guy Benot du 14 au 26 mars OBSERVATOIRE 4: 372 rue Ste-Catherine Ouest, Local 426, Montréal (866-5320)— Kiss Installation, c’est à la fois de la sculpture, de la performance'et l’installation, le 13 mars de 14 h à 17 h OCCURRENCE: 911 rue Jean-Talon est, bureau Ô39, Montréal (495-3353)— «Vlto Dumas», oeuvre récente de Pierre Bourgault, du 28 fév.au 28 mars' i OPTICA: 3981 St-Laurent espace 501, Montréal ! (287-1574)— Exposition-encan: encan et tirage, du 13 mars au 13 avr.REGART: 57 Côte du Passage, Lévis (418-837-4099)— Ratures et temps perdu, oeuvres récentes du peinture Julien Babin, du 7 au 31 mars— Bijôdx, fétiches d’art, oeuvres de Françoise Latulippe, du 7 > ¦ au 21 mars 'S oit! ' ¦ LA VILLA BAGATELLE: 1563 Chemin St-Louis, Sillery (418-688-8074)— Une rétrospective du peintre québécois Benoît Simard, du 27 fév.au 28 mars VU CENTRE D’ANIMATION ET DE DIFFUSION DE LA PHOTOGRAPHIE: 95 Dalhousie, Québec— Oeuvrès de Sorel Cohen et de Brenda Pelkey, du 26 fév.au 21 ! mars r t ’i : !¦ MUSÉES GALERIE GRAFF: 963 Rachen est, Montréal (526-2616)— Oeuvres récentes de Louise Robert, du 11 mars au 11 avr.GALERIE KASTEL: 1368 Greene Avenue, Westmount (933-8735) — Oeuvres de Sam Borenstein, Denis Bourgeois, Sherrill Chase, Pierre Huot, Jean Palardy, Jorismith, Philip Surrey, Luigi Tiengo GALERIE LACERTE PALARDY: 307 ouest Ste-Catherine, ste 515, Montréal (844-4464)— Espace 1: Oeuvres de Pierre Henry— Èspace 2: Oeuvres de Robert Savoie, du 6 au 27 mars GALERIE ELENA LEE: 1428 rue Sherbrooke Ouest, Montréal (844-6009)— Sculptures-meubles, oeuvres de André St-Cyr, du 2 au 23 mars GALERIE LIEU OUEST: 372 Sainte-Cathi e ouest, #523, Montréal (393-7255)— Oeuvres de Thomas Renix, du 20 fév.au 27 mars GALERIE MICHEL-ANGE: 430 rue Bonsecours, Montréal (875-8281)— Oeuvres de Ayotte, Barbeau, Belief leur.Dallaire, Fortin, Gagnon, Lemieux, Richard, Riopelle et autres, mar.au dim.de 11 h à 17 h GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES: 234 St-Paul Ouest.Montréal (844-2133)— Exposition des oeuvres de M, Bédard, G.Castonguay, L.Fournier, G Dedoyard, M.Delorme, L.Schneider Granatstein, A.Soly, M.Versailles Choquet, A.Van Mierlo et plusieurs autres.Collection permanente GALERIE ROCHEFORT: 372 ouest Ste-Catherine, ste 502, Montréal (397-0044)— Oeuvres de Martha Fleming et Lyne Lapointe, du 30 janv.au 27 mars GALERIE SKOL: 279 rue Sherbrooke ouest, Espace 311 A, Montréal (842-4021)— L'absence de statut, oeuvres de Chantal Bélanger, du 6 au 28 mars GALERIE STORNAWAY: 1069 de Bleury, Montréal (878-9302)— Oeuvres de Charles Campbell, du 6 au 20 mars GALERIE V.A.V.: Université Concordia, 1395 boul.René-Lévesque, Montréal (848-7434)— Oeuvres de Sara Morlcy et Deborah Vanslel, du 7 au 13 mars— Oeuvres présentées par le département de fibres, du 14 au 20 mars GALERIE BRENDA WALLACE: 375 rue Ste-Catherine Ouest, Chambre 508, Montréal (393-4066) - La galerie principale: Oeuvres récentes de l’artiste John Reward, du 13 mars au 24 avril— La petite galerie: Oeuvres récentes de Ginette Légaré, le 13 mars MUSÉE D’ARCHEOLOGIE ET D'HISTOIRE OE MONTRÉAL: 350 Place Royale, Vieux-Montréal (872-9150)— Le musée célèbre la St-Patrick sousle thème: Sharing Irish History, du 14 au 21 mars , MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185 ouest Ste-Catherine, Montréal (847-6226) - L^ Collection: second tableau, 220 oeuvres de la.collection du Musée, jusqu'au 25 avril— Bill Viola, ¦ du 22 janv.au 14 mars— Oeuvres de Joseph Branco, du 12 fév.au 11 avril—Visites commentée^ .disponibles.Réservations: 847-6253 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Pavillon 1 Jean-Noël Desmarais: Construire: un art, jusqu'au 2 mai 93 - Un art de vivre: le meuble de goûtià l'époque victorienne au Québec, du 4 mars au 1q |, mai - Figures dans l'espace, jusqu’en avril 94 -Toucher du bois, jusqu'au 26 sept.- Collection ’ permanente— Corps crucifiés, un tableau de Pablo; Picasso, La Crucifixion, et deux tableaux de Francis Bacon réalisés à partir de la toile de Picasso, du 25 ’ mars au 16 mai— Pavillon Benaiah Gibb: Grand Siècle: peintures françaises du 17e siècle dans Igs-, collections publiques françaises, du 21 janv.au 28 mars— Dessins d'anciens maîtres italiens de Ta collection de Jeffrey E.Horvitz, du 28 janv.au 21 mars , jg MUSÉE (CENTRE) CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 Baiie, Montreal (939-7026) - Musée consacré à l'art de l’architecture: 20,000 dessins et estampes dé maîtres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des fonds d'archives importants.— Montréal* ville fortifiée au 18e siècle.— Apprendre de toutes pièces, jusqu'au 25 avril MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY: 280 rue Notre-Dame Est, Montréal (861-3708)— A la découverte des collections: Jacques Cartier par Théophile Hamel, jusqu'au 28 mars— La colonne Nelson, du 2 mars au 5 juillet MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Québec , (418-643-2158) - Objets de civilisation, exposition permanente - La barque à voile, exposition permanente - Mémoires, exposition permanente -Messages, exposition sur les moyens dé communication entre les individus et les sociétés, en, permanence.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St-Pierre.Montréal (845-6108) - Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin en permanence— Oeuvres sur toile de Madeleine Tailleur, du 15 fév.au 28 mars.- Ouvert du mar.au dim.de 11h.à 17h MUSÉE DES HOSPITALIÈRES DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL: 201 ouest ave des Pins, Montréal (849-2919)— Exposition permanente, l'histoire des origines de Montréal, celle de l'Hôtel-Dieu et des Hospitalières de Saint-Joseph, grâce aux objets et documents de sa collection, mer.au dim.de 13hi à 17h.: MUSÉE MCCORD D'HISTOIRE CANADIENNE: 690 ouest rue Sherbrooke, Montréal (398-7100)r-Exposition d’appareils photographiques en bois datant de 1845, Boîtes et soufflets, du 27 janv.au 27 juin— Exposition «Avec amour, du McCord», du £9 janv.au 13 juin 93—Exposition «L'art du savoir-vivre: les règles vestimentaires au XIXe siècle du J2 fév.au 30 janv 94— Exposition «Plumes, -èt pacotilles», une exposition sur les symboles’ de l'indianité, du 26 mars au 23 mai MUSÉE POINTE-À-CALLIÈRE: 350 Place Royale, angle de la Commune.Montréal (872-9150) -Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, site historique - Vestiges, collection permanente d'artefacts, et animation - Ou wampum à la carte de crédit, Des couches et des couches d'histoire, expositions permanentes MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm.Québec (418-643-2150)—Pavillon Baillargé: 1 er étage Cachots, bloc cellulaire conservé comme témoin de la vie carcérale au temps de la prison de Ouébac— 3e étage: Edward et William Sutherland Maxwell, architectes— 4e étage: Tourelle du pavillon Baillargé: Oeuvre de David Moore— Oeuvres de Françoise Sullivan, jusqu’au 6 juin—Collection du Musée art ancien religieux et art ancien profane jusqu'en 1994— 2e étage: La crise de l'abstraction au Canada, les années 1950— Pavillon Gérârd-Morisset: R.C.: Collection du Musée Art actuel" jusqu'au 14 mars— Exposition de Serge Tousignant: Parcours photographique, organisée par le Musée canadien de la photographie contemporaipç d'Ottawa, du 17 mars au 24 mai MUSÉE DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC: 9 rue.dé l’Université, Haute-Ville, Québec (418) 692-2843-^ Sous la loupe du géologue, jusqu'au 28 mars LE MUSÉE: 110 Chemin LaSalle, Lachine (604 3471)— Les collections du Musée «Mises én situation», Maison LeBer-LeMoyne, du 13 mars au 31 déc.— Georges Delfosse «Tableaux religieux», La Dépendance, du 13 mars au 6 juin— Gérard Brisson «L’Ange et le fantôme», Oeuvres récentes, Pavillon Benoît-Verdickt, du 13 mars au 9 mai— Jocelyne Tremblay «Jeux de bois», Sculptures récentes, Pavillon Benoît-Verdickt, du 13 mars au 20 juin MAISONS I) E LA C II L T U R E .MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Montréal— Une traversée des apparences, portraits de L’Inde 1991), photographies de Anne de Guise et Daniel Gauvm.du 24 fév.au 21 marsx MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 ait Ontario.Montréal (872-7882)— Facette importante des collections du Musée d'art de St-Laurent, du 26 fév.au 21 mars MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul Monk, Montréal - Profil des années 50, photographies de Roméo Gariépy, exposition de la Cinémathèque Québécoise, du 14 janv.au 28 mars— Boîte: le Conseil des arts et textiles du Québec: fibre et papier, oeuvres réalisées à partir d’une boîte, du 18 fév.au 28 mars MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-UE-GRÂCES: 3755 Botrel, Montréal — Sérigraphies de Khadejha McCall, du 18 fév.au 21 mars - Tableaux de François Martin, du 27 lév.au 4 avril— Tur Malka, Exposition sur la communauté juive de Montréal, du 5 mars au 30 avr.MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal (872-2266)— Portraits d'artistes, photographies de Yves Nantcl, du 25 fév.au 21 mars L E D E V ü I R .L E S S A M EDI I 3 E T I) I M A N C II E I l M A II S I !» !» 3 C 15 Le bateau ivre de Moe’s River Au détour du chemin, elle apparaît tel un bateau ivre en équilibre sur les vallons, éclairée de l’intérieur par une pleine lune et à l’extérieur par des flambeaux.L’étrange hublot sous le toit ressemble à un astre (ou un troisième oeil) et le cachet de cette vieille demeure victorienne construite en 1825 est à couper le souffle.C’est avec le sentiment que l’inévitable venait de se produire que Dominique et Michel Guilbeault ont fait leur offre d’achat il y a sept ans.Le Bocage, leur restaurant, a vu le jour deux ans plus tard et c’est l’un des secrets les mieux gardés des Cantons de l’Est.Cet ingénieur et sa douce moitié se sont lancés dans le gentleman-farming tout à la joie de se consacrer au retour à la terre.Deux chiens, auxquels se sont ajoutés une vache puis un élevage de canards, de lapins, d’agneaux, de cailles et d’oies forment désonnais une famille unie.De fil èn aiguille l’idée du restaurant a germé et celle d’une cuisine qui n’utiliserait que des produits locaux ou «maison» s’est imposée.Le pain sur la table, le vinaigre dans la vinaigrette, la crème glacée au dessert, chaque détail compte.On sent le soucis de laisser les ingrédients s’exprimer en leur donnant le petit coup de pouce nécessaire.Dans la salle à manger réchauffée d’un foyer, les quelques dîneurs ont le privilège d’être admis à la table de Dominique et Michel.Le menu fixé au préalable est composé de sept services et permet de goûter différentes spécialités concoctées par la ou le chef.Chacun d’eux y va selon ses forces et ses goûts.Cette cuisine n’est d’ailleurs que plaisir: Plaisir de la concevoir, de l’apprêter et de la servir.Et pour tout dire le plaisir d’y goûter n’en est que magnifié.Tout d’abord le pain est apporté sur la table par la maîtresse de maison qui le fait cuire chaque jour sous forme de jolies couronnes tressées.Elastique à souhait et d’une odeur réconfortante, ce pain a toutefois l’inconvé- nient de nous assouvir trop rapidement et Dominique ne se lasse pas de mettre ses invités en garde.Le repas débute avec le pâté de gibier en croûte composé entre autre de canard et de lièvre, de figues et de noix, le tout accompagné de confiture d’oignons et de quelques fines herbes biologiques d’un producteur voisin.La texture est parfaite, le goût intense et le tout légèrement sucré grâce aux figues et aux oignons.J’ai résisté à l’envie de regoûter à la tresse de pain.Une crème de poivrons rouges to-matée suit dans de jolies assiettes de verre vieux rose qui soulignent d’autant le rouge soutenu de cette crème parfaitement équilibrée entre l’acidité et la douceur.Le pain toujours nous nargue.Le mille-feuille de truite fraîche sur sa sauce au vermouth est présenté en portion dégustation et nous n'en sommes que plus reconnaissants.Décoré comme la célèbre pâtisserie, cette entrée chaude met en évidence la chair du poisson rose dans un écrin de pâte feuilletée à souhait et sur une sauce fort réduite et lipidique mais, oh! combien, délicieuse.Qu’il serait bon d’y tremper un peu de pain.Un granité au calvados suit.Je le laisse intact car, comme tous ces granités «trou normand», il endort les papilles en les frigorifiant.Mais le pain, lui, réchauffe l’âme et nous guette toujours quoiqu’avec moins d’insistance qu’au début du repas.Le plat de résistance est composé de magrets de canard (l'élevage maison, bien sûr) sur sauce au vinaigre de framboises faite avec un véritable fond de canard.Le magret est saignant et cette cuisson le met en va- leur.La sauce succulente aussi.Un gratin dauphinois fort réussi et quelques asperges de la pré-saison accompagnent la volaille.Nous ne pensons plus au pain et sur les tables les bouteilles de vin apportées par les clients tirent à leur fin.Il restera juste ce qu'il faut de ce Sancerre pour arroser le feuilleté de chèvre au miel.Ce miniature sucré-salé fait fureur mais le miel domine un peu, masquant le fromage plus doux.Quand arriveront les desserts, le silence d’usage (une flotte d’anges passent) fait place à des plaintes mal camouflées à mi-chemin entre le point G et le point Y.Aux trois tables on se meurt un peu pour cette terrine de chocolat blanc (réalisée par Michel) au centre de pralin, à peine soutenue par la gélatine, gavée de crème et en accord profond avec la crème anglaise au café.Dans une tulipe de biscuit, une boule de crème glacée à l’orange (création de Dominique) nous titille les papilles juste ce qu’il faut pour nous donner l’impression que les calories s’évanouissent avec le froid.On n’entend presque plus la voix de Barbara qui chante «dis quand reviendras-tu, dis au moins le sais-tu» tant la conversation va bon train entre les trois tables et les trois couples qui les occupent.Une chose est certaine, Le Bocage est une adresse où on revient et qu’on s’échange entre intimes.Depuis le temps qu’on se connaît, je n’hésite pas un seul instant à vous la communiquer.Un repas pour deux personnes vous coûtera 70$ avant taxes et service.La maison offre également l’hébergement au coût ridicule de 70$ par personne incluant la chambre, le petit-déjeuner et le repas gastronomique de sept services! POUR: Des passionnés qui font de leur violon d’Ingres un gagne-pain.Du pain quotidien cuit chaque jour.Un accueil et une ambiance très intimes.Une cuisine exquise et un menu imposé qui n’a rien d’un pensum.Une maison attachante comme on en voit au cinéma.CONTRE: J’ai mis cinq ans à découvrir cette retraite gourmande.LE BOCAGE 424 chemin Moe’s River, Compton tél.(819) 835-5653 Ouvert 7 jours, sur réservations seulement.On paie comptant ou par chèque.Apportez votre vin.Sn «sp' J JS îrfSfcll Ix célèbre Clos de Vougeot.IMIOTO SOI’KXA.I ranci; Le Clos de Vougeot, mosaïque bourguignonne L a Bourgogne est sans doute le vignoble français le plus complexe et le plus déroutant qui soit avec sa multitude de lieux-dits et de climats, sa classification et son morcellement.C’est aussi le plus fascinant grâce au pinot noir et au chardonnay, ces deux cépages qui donnent une infinité de vins aux parfums parfois si exquis qu’ils font alors l’envie des autres vignobles de France ou d’ailleurs.Cette rencontre entre un terroir unique et le bon cépage sous l’oeil vigilant du temps est à l’origine de quelques uns des plus grands vins de la planète.Cependant il faut se rappeler que tout ce qui brille n’est pas or.Demandez à de nombreux vinophiles ce qu’ils pensent du vin de bourgogne.Tous auront leur petite histoire de bouteilles prestigieuses qui ne valaient pas un clou et d’autres bouteilles qui ont laissé un souvenir impérissable.Comment s’y retrouver?Nous m eh mm ü = sous-titré / codé EB CBFT (R.C.) Montreal Le télé- ?journal Scully rencontre Métropolis Hockey: les Nordiques vs le Canadien Le télé- ?journal Cinéma: Mortelle randonnée—Fr.83 Q Avec Michel Serrault et Isabelle Adjani pn WCAX (CBS) LmJ Burlington News News a Star Search Dr.Quinn, Medicine J Woman How’d They do That?J Raven J News The Ed Sullivan Show rc~) WPTZ(NBC) Plattsburgh News News a Jeopardy! ?Wheel of Fortune! World Figure Skating Championships O Reasonable Doubts J News Saturday Night Live ES CBMT(CBC) Montréal Prince Andrew 1993 World Figure Skating Championships Hockey: les Nordiques vs le Canadien The 3 National 23h45 / Sportsweekend Crn CRM (TVA) Montréal Cinéma: Weekend chez Bernie—Am.89 Avec Andrew McCarthy et Jonathan Silverman Cinéma: Monstre aquatique en liberté—Am.88 Avec Greg Evigan et Nancy Everhard Top musique Le TVA éd.réseau, a TVA sports et loterie Ciné-lune (23h43) CCI CFCF(CTV) ¦EJ Montréal News ?Hockey World Star Trek J The Next Generation Katts & Dog ?Bordertown ?Counterstrike ?The Commish ?News ?News Lottery Cinéma 12 CTI TV5 (Télé Francophones Rédacteurs en chef Dossiers justice Journal de TF1 ?Vision 5 Thalassa Sacrée soirée Le cercle de minuit 23h40/Bon week-end Journal télé-suisse fÏ7l CIVM (R.-Q.) ULlJ Montréal Viséo Omni ?science Oxygène ?Ramp-Arts Avec un grand A J Parler pour parler _l Cinéma: La comédie du travail—Fr.87 J Avec Roland Blanche et Sabine Haudepin m Eque Musique vidé (14h) Pertecto Voxpop ConcertPIus: Conc.intime Musique vidéo font WVNY(ABC) Burlington News J Why Didn't 1 Think.Star Trek a The Next Generation The Young Indiana Jones Chronicles a The Commish J WKRP in J Cincinnati Baywatch a fôël Much Music X-Tendamix Performance Mountainflow (331 ETV(PBS) Vermont From The Heart: Lawrence Welk and The American Dream All Creatures Great & Small Life of Python Cinéma: And Now for Something Completely Different GB.71—Avec Graham Chapman et John Cleese (3Sl TQS Montréal Sports plus hockey Les Simpson Elle écrit au meurtre Cinéma: L'année de tous les dangers-Avec Mel Gibson et Sigourney Weaver -Aust.82 Le Grand Journal a Sports J plus Passion plein air Bleu nuit (57) WCFE (PBS) GiU Plattsburgh 16h40 / Championship Ballroom Dancing 1993 ?The Editors McLaughlin (18h50) Red Dwarf 23h45 / Cinéma: Mr.and Mrs Smith mmm msÊÊÊÊÊm J = sous-titré / codé ES CBFT (R.C.) ** Montreal Le téléjournal a 18h10 / Découverte Surprise sur prise a Le a Championnats du monde de patinage artistique Dimanche La météo Les sports Le Clap Ciné-Club (23h45) PTI WCAX (CBS) 1-J Burlington News a Emergency Call 60 Minutes a Murder, she wrote a Cinéma: Men Don’t Tell—Am.93 J Avec Judith Light et Peter Strauss News ?Designing Women a Night Court (23h45) a fen WPTZ(NBC) LiLJ Plattsburgh Broadcast: New York News a World Figure Skating Championships a Star Trek: Deep Space Nine a Cinéma: Kuffs—Am.91 a Avec Christian Slater et Tony Goldwyn The Untouchables Q (2e/2) Cinéma ES CBMT(CBC) B!® Montréal The Magical World of J Disney (2e/2) 1993 World Figure Skating Championships News a Venture ?Sunday Night.Sportsweekend Un CRM (TVA) Montréal L'événement Star d'un soir ( 17h30) Gala Metrostar 1993 La vie des gens riches Le TVA J T VA Sports Loterie Vision mondiale rn cfcf(ctv) Montréal News a Travel Travel wsa America's Funniest J Home & People Cinéma: Lies and Lullabies—Am.93 a Avec Susan Dey et Lorraine Toussaint News J Entertain- J ment Tonight cri TV5 (Télé Francophones L'école des fans Journal de TF1 Vision 5 7 sur 7 Frou-Frou Jamais sans mon livre Ramdam Dossiers de l'histoire Journal télé-belge rjÿ] CIVM (R.-Q.) 1 - > Montreal Degrassi a (2e/2) National Geographic a Plaisir de lire a Cinéma: Séparés mais égaux—Am.91 Avec Sidney Poitier et Burt Lancaster Cinéma: Paysage dans le brouillard—Gr.88 Avec Tania Paleologou el Stratos Giorgioglou m s?” Musique vidéo Les guitares Godin Musique vidéo fôô) WVNY(ABC) Burlington News a À communiquer America's Funniest a Videos and People Day One a Cinéma: Lies and Lullabies—Am.93 a Avec Susan Dey et Lorraine Toussaint Roggin’s Heroes HBO Comedy Showcase foci Much Music 19h / Mountainflow Performance Mountainflow (33) ETV(PBS) Vermont The Ghostwriter Hour Q Naturescence Barn Again Over New England (22h20) 23h40 / Mystery! J (35) TQS l?2îLl Montréal Les routes du paradis Xenofolies Cinéma: Rain Man—Am.88 Avec Dustin Hoffman et Tom Cruise Le Grand Journal J Sports plus (23h20) J Cinéma (23h50) icy) WCFE (PBS) IRXJ Plattsburgh The Ghostwriter Hour a (17hS0) Talking to Parents and a Teens with John Alston 3-2-1 Contact Extra: What Kids want to Know about Sex and Growing up Talking to Parents and Teens with John Alston Cinéma: Forever and a Day—Am.43 Film à sketches de R.Clair n’avons pas la solution mais savoir ce qu’il y a derrière le nom d’un cru célèbre peut permettre des choix mieux éclairés.Prenons par exemple le Clos de Vougeot, célèbre entre tous les grands crus bourguignons, il est à lui seul toute la Bourgogne dans sa diversité de terroir, de producteurs et des vins: une mosaïque.Au début, il y avsiit les moines.Suite à des dons à l’Abbaye de Ci-teaux et à des achats de terres entre 1227 et 1370, les moines cisterciens érigent un grand mur autour d’une pièce de vignes qui fait plus de 50 ha.Ainsi naît le plus célèbre clos de Bourgogne: le Clos de Vougeot.Au nord-ouest du clos, au milieu des vignes s’élève un château et ses dépendances.Ils seront détruits aux cours des guerres religieuses.On construira de nouveaux bâtiments à partir de 1551.Ces derniers nous parviendront jusqu’à aujourd’hui mais non sans mal et surtout grâce à quelques passionnés.Les bâtiments seront la propriété de Léonce Boc-quet qui se ruine à les entretenir.Etienne Camuzel lui succédera et fera don du Château aux Amis du Clos de Vougeot et aux Chevaliers du Tastevin qui y célèbrent régulièrement les Vins de Bourgogne avec les Tastevinages et par de grandes manifestations populaires.La révolution chassera les moines et c’est le citoyen Focard qui possédera le Clos de Vougeot quelques temps.Son intégralité demeurera intacte jusqu’en 1889.L‘ Clos de Vougeot est vendu à un groupe qui entame le morcellement du Clos.Ixs lois de succession aidant, les parcelles se font de plus en plus petites avec le temps.Aujourd’hui, 82 propriétaires se partagent le Clos de Vougeot qui fait toujours 50 ha 59.I^e plus gros propriétaire possède 5 ha 50 et le plus petite à peine quelques pieds de vignes.Au vigneron s’offre alors deux choix: soit il vend ses raisins ou son vin au négoce soit il l’élève lui-même à la propriété.Il n’est donc pas exagéré de prétendre qu’il y a au moins 50 vins qui chaque année porte l’étiquette du Clos de Vougeot.Et tous sont différents car ils ne proviennent pas tous du même sol.Il y a en effet plusieurs types de sol à l’intérieur du Clos.Terres différentes, vins différents Certains experts comptent jusqu’à 6 zones géologiques différentes dans le Clos de Vougeot.Ix plus souvent, on parle de trois zones distinctes soit la partie du haut, la partie médiane et la partie basse.Ces zones sont perpendiculaires à la pente qui fait environ 4 degrés dans le Clos.De nombreux livres nous rapportent que les Cisterciens faisaient des cuvées distinctes élaborées selon ces zones.On dit aussi que le vin du haut donnait la cuvée réservée au Pape, celle du milieu était pour le Roi et le vin du bas égayait la vie monastique.Il s’agit sans doute de légendes mais elles illustrent bien les différences que l’on découvre en dégustant les vins.Et ces différences entre les vins ne sont pas loin d’être théoriques.Nous avons eu l’occasion de comparer plus de 20 Clos de Vougeot différents issus du millésime 88 en mars 92 dans le cadre des «Grai de Bourgogne» c ‘ récemment une dizaine de vins de même origine issus du grand millésime 1990.Ixs résultats de ces dégustations^ l’aveugle sont probants.Dans la partie haute du Clos de Vougeot, le sol est très maigre et très mince en plus de reposer sur une roche-mère très calcaire.Les vins qu’on en tire sont en général plus léger,s, parfumés, soyeux et plus délicats.A l’opposé, le sol de la parT lie basse est lourd, argileux et dfe drainage difficile.Certaines mauvaises langues qualifient parfois ces types de sols de «terre à betterave».Nous serons plutôt enclin à vous dire qu’il n’y a pas de mauvaises vignes dans le Clos mais que tout est affaire de compétence de vignerop.Cette partie du Clos de Vougeot longe la route Nationale 74.L’élévation progressive de la route suite à de nombreuses réfections rend cette zone plus gélive et le drainage ne s’y fait pas bien.L’humidité du climat aura donc une influence importante sur la qualité des raisins et des vins.Ixs vins sont ainsi plus «terriens», plus riches, plus colorés, plus tan-niques et de très bonne garde mais aussi plus discret coté parfums en jeunesse.Une dizaine d’année s’avère souvent une nécessité pour permettre l’épanouissement du nez de tels vins et bien vinifiés, ils donnent de grandes joies aux amateurs, la partie médiane nous apparaît comme la plus souhaitable ou l’assemblage de vignes de zones différentes, chacune apportant ses qualités.Les vins sont plus complets, riches et parfumés, tendres et de bonne garde.Vinifications différentes, vins différents Ix terroir n’est pas le seul responsable de la qualité du vin.Il donne la matière première, pas le vin.La compétence du vigneron vient sublimer ou ruiner le finit de la vigne.Le pinot noir, unique cépage à l’origine des grands vins rouges de Bourgogne est capricieux et difficile.Four faire bon, les rendements doivent être faibles et les raisins parfaitement mûrs et sains.Ensuite, l’art du vinifi-cateur prend tout son sens.Comme l’artiste-peintre, avec les mêmes couleurs et les mêmes pinceaux que son voisin, il fera un tableau différent Selon la longueur de la macération pré-fermentaire, la dose de S02, la température et la durée de fermentation, le pressurage, le pourcentage de fûts neufs, la durée de l’élevage, le nombre de soutirages, le collage ou la filtration, le vin prendra une forme différente.Dans le Clos de Vougeot les vins les plus typés nous parviennent des domaines suivants: G.Rounder, J.Grivot, Choppin-Groffier, J.Gros, Méo-Camuzet, Château dé la Tour, D.Rion, Engel, Confuron-Coti-tédot, J.Raphet et Leroy.Il faut donc avant tout choisir un bon vigneron, ensuite le terroir d’origine qui correspond d’habitude à l’appellation ou au lieu-dit et finalement le millésime.Ceci pour le Clps de Vougeot el pour tout le vignoble bourguignon sans exception.Pas facile et fastidieux nous direz-vous! Peut-être mais lorsque l’on investit 30,50 voire 100$ sur une bouteille de vin, vaut mieux acheter ce qu’il y a.de mieux et autant bien comprendre ce qu’on s’apprête à boire.C’est ça qui est passionnant dans le pinard.ejogie Ancienne adresse Nouveau restaurant Table d'hôte (midi et soir) Service rapide pour Forum et Théâtre À partir de 17h30 jusqu'à 23h00 065, BISHOP 987-9586 R, A N T s * l OU Wlt Hv Owertdu: lundi ou wmedi I7li30 à 23800 firme le dimanche 5064, rue kopineou réservalmns 596.1580 N 1 1 \ t C 11 OUI —— n I WS¥*m, JÜ,,.* (a n;i(l;‘t + I n 4- PLEINS FEUX SUR L1TT0RI0 DEL SIGNORE AU CENTRE D'ART MORENCY jusqu'au dimanche 21 mars.Rencontre avec l'artiste les samedi 13 et dimanche 14 mars.Heures d'ouverture : dimanche de 11 h à 17 h, mardi et mercredi de 10 h à 18 h, jeudi et vendredi de 10 h à 20 h et samedi de 10 h à 17 h.Fermé le lundi.2180, rue de la Montagne Montréal H3G 1Z7 (514) 845-6442 MO REN BILL VIOLA Avoir! LA PLUS SPECTACULAIRE EXPOSITION D'ART VIDEO Les week ends, participez à nos ateliers de création et visitez le Musée accompagne d'un conférencier Gratuit avec le billet d'admission Métro PlacedosArts Renseignements : 847 6212 Entrée: 4,75$ Tards réduits pour ainés, étudiants, groupes, (amities Heures d'ouverture mardi au dimanche 11 h a 18h mercredi 11 h à 21 h (mercredi entrée libre de 18h à 21 h) LALIBERTE oeuvres récentes jusqu’au 1er avril.WADDINGTON & GORCE 2155 rue Mackay Montréal, Québec Canada H3C 2J2 Tél.: (514)847-1! 12 Fax: (514) 847-1113 MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL letie euposttton me v Bill Vieil Slowly Turning Narrative.nValla'o' /idéoi/ipt»'.• mm ¦ • 'WM.-i M)undaiion tiip Visual Art*.Inr.le National Endowment lor the Ans orq;r itrr e i»-1emi.et les Ciftu't City Sto*e‘ irnent par I Institute ol Contemporary Art, Phtlidelphn uticn financial apporte par The Andy Warhol Un monde contaminé par les images LAURIE WALKER Galerie Christiane Chassay 372, rue Sainte-Catherine ouest Jusqu’au 27mars 1993 MARIE-MICHÈLE CRON I Sans conteste, les oeuvres de Laurie Walker provoquent toujours l'admiration du spectateur.Ses sculptures sont si raffinées que l’on peut tout simplement occulter les codes qu’elles articulent — entre autres les dualités spatiales inter-ne/exteme, visible/caché — pour se fier au pouvoir omniprésent des matériaux qui passent subtilement de la douceur à la porosité d’une texture et attirer la main qui se retient d’un trop-plein de sensualité.Chacune des pièces que Laurie Walker met en scène questionne la parenthèse où se relayent le sens entre la physicalité des objets et l’image qu’ils diffusent, dans un processus de sémiosis illimité et dont la métaphore la plus propice serait celle d’un serpent qui n’arriverait pas à se mordre îa queue.Toutes ces choses qui se métamorphosent Les oeuvres qui s’interpellent et se répondent ici, renvoient à cette figure universelle de la sphère que l’on retrouvait dans l’excellente exposition du conservateur Gaston St-Plerre au CIAC l’an dernier Vues d’ensemble.N’écrivait-il pas dans le texte à cet effet que «le cercle—la sphère ou la circonférence— donne liçu à une métaphore visuelle qui transpose la perception circulaire de l’oeil dans une vision globale»?Laurie Walker fait preuve elle aussi, d’un don d’ubiquité qui lui permet d’évaluer en une compression rigoureuse du temps, l’infiniment petit et l’infiniment grand en exposant leurs écarts et leurs analogies dans une pièce maîtresse immergée dans une épaisse pénombre.Là, une haute tour cernée de quatre échelles (solides) invite le spectateur à découvrir, dans une vue en plongée, des colonies de milliards de bactéries, espèces marines irradiant leur propre lumière, constellations microscopiques qui tissent un firmament merveilleux, cristallisé dans un espace lointain.Cette image qui tient un peu de la magie devient à la fois métaphore de la voie lactée et du corps masculin , ou féminin dont l’organisme est rem-pli de cellules vivantes.En travaillant avec un scientifique renommé de l'Université Mc Gill, Laurie Walker rapproche l’art et la science, deux domaines que Ton pense conflictuels.Cet intérêt de l’artiste pour les liens dialogiques entre le micro et le macro se retrouvait déjà dans une oeuvre présentée en 1989, False Solomon Seal/ smilacina racemosa, des dessins de fleurs sauvages dont le nom l’intéressait autant que la forme.Une racine ponctuée de noeuds éminemment rhizomatique qui référait à des couvercles d’égoûts instal- lés sur le sol de la galerie, reliés entre eux par une chaîne, et imprégnés de cire rouge.Ils préfiguraient ainsi des sceaux figeant le temps d’un univers souterrain dont la vie était invisible à l’oeil nu.Dans la grande salle, d’autres éléments fournissent des indices récurrents à un procédé d’élaboration rigoureux et métaphorique.Un immense tube imprimé de figures végétales — tuyau en acier préalablement sablé et poli puis imprimé d’eaux-fortes plongées dans un bain d’acide — roule sur lui-même comme un parchemin ancien parsemé d’écritures mystérieuses.Ces transformations chimiques et métaphysiques que l’artiste interroge, s’élucident dans un morceau de cèdre recouvert de vernis, pétri de noeuds, et dont la périphérie creuse une rigole remplie d’eau où gît un flacon de laboratoire vide.Allusions au globe occulaire et à son iris, à la sève qui circule dans les veines du bois comme le sang vital, à toutes ces choses qui se métamorphosent lorsqu’on mélange des liquides, telles les données perceptuelles et spirituelles dans laquelle s’immerge le spectateur.Sur le sol, un tapis de tourbe homogène se hérisse de chaque côté d’une multitude de fibres optiques dont la luminosité rappellant celles des bactéries, anime la matière d’une aura indéfectible.Il renvoie à Cranium Scraper, 1990, une sculpture en tourbe concentrée derrière une gangue de plexiglass où une cloche, tout près, étouffait le son et le mouvement de balancier dans le goudron qui la tapissait.La nature imposait silence à la culture.Et vice-versa.Ici, la tombe muette et froide devient cénotaphe érigé à la mémoire de la connaissance qui ne s’éteint jamais lorsque jaillissent la PHOTO GUY L'HEUREUX Laurie Walker a réussi à exposer la vision centripète et excentrique d’un monde contaminé par un déferlement d’images qui doit réinvestir et conquérir l’espace de ses origines.(Ci-contre Eyeball) lumière et la parole de l’autre.Laurie Walker a réussi, dans ce théâtre intime et compact plus opaque que les précédents, et surplombé par un observatoire incitant aux rencontres entre les visiteurs, à exposer la vision centripète et excentrique d’un monde contaminé par un déferlement d’images qui doit réinvestir et conquérir l’espace de ses origines.Art inuit Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa Maintenant installées dans des salles agrandies jusqu’au 31 octobre : La collection en devenir.Don du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien au Musée des beaux-arts du Canada Jessie Oonark.Cfeuvres choisies de la collection permanente WSÊ Mn-cc lien Ih'iiiivuiI* Nulional Galien Al du Canada ol' Canada .’1110.pi< m 11 «i 111 < 11 I h i ii u h (Oui h Ho) h I N ') N | (G 1 .’O •l'MI-1 OH."» Armin Hofmann, une rétrospective de l’oeuvre graphique du grand designer suisse du 5 février au 28 mars 1993 du mercredi au dimanche 11 h à 17 h Musée des Arts décoratifs de Montréal angle Pie IX et Sherbrooke Renseignements : (514) 259-2575 Galeries, musées, centres autogérés ou maisons de la culture; l’art s’accroche partout.En survol, voici les expositions qu’il ne faut pas rater cette semaine CHEFS-D’OEUVRE DE LA PEINTURE FRANÇAISE Georges de la Tour décape le XVlIe siècle.Musée des beaux-arts.Jusqu'au 28 mars.BACTÉRIES VIVANTES En haut d'un promontoire, le spectateur découvre des cellules lumineuses comme un ciel étoilé.Galerie Christiane Chassay.Jusqu’au 28 mars.BILL VIOLA Théâtre de l'ombre et de la lumière, Bill Viola éclaire la vie intérieure.Musée d’art contemporain.Jusqu'au 14 mars.CODES VESTIMENTAIRES Rien d’inspirant dans votre garde-robe?Faites un tour dans le XIXe siècle où les codes vestimentaires dictaient les bons usages du vêtement.Musée McCord d’Histoire Canadienne.Jusqu'au 13 juin1994.IMPRESSIONNISME Estampes en couleur de l’impressionniste d’origine américaine Mary Cassat: très rares.Musée des beaux-arts du Canada.Jusqu’au 9 mai.POUPÉES DE CIRE, POUPÉES DE SON Ellen Phelan, originaire de Détroit, peint des poupées dans une ambiance lugubre.Centre Saidye Bronfman.Jusqu’au 17 mars.ART ÉROTIQUE Streap-teaseuse de hixe ou femme voilée: les stéréotypes féminins ont la vie dure avec Ellen Cantor.Galerie Lallouz et Watterson.Jusqu'au 20 mars.SURRÉALISME Guy Borremans immortalise le surréalisme.Ses oeuvres sont subversives.Galerie Lumière Noire.Jusqu’au 28 mars.FEMMES-FORCE Martha Fleming et Lyne Lapointe installent un lieu de plaisir pour les femmes.Galerie Rochefort.Jusqu’au 28 mars.-?- SCULPTURE GIGANTESQUE Le sculpteur Pierre Bourgeau rend hommage au navigateur Vito Dumas.Impressionnant.Galerie Occurence.Jusqu’au 28 mars.Marie-Michèle Croit Espace 1 Pierre Henry ' Espace 2 Robert Savoie jusqu’au 27 mars 1993 en souscription Sérigraphie de L.Bellefleur (pastorale — tirage de 100 — oeuvre 42 X 50 cm — 30 couleurs — 350,00 $ taxes comprises) La galerie sera ouverte exceptionnellement dimanche 14 mars de 13h à 16h GALERIE LACERTE^PALARDY ASSOCIÉS 307, rue Ste-Catherine ouest, porte 515 Montréal H2X 2A3 Métro Place des Arts 844-4464 GALERIE TROIS POINTS SALLE I KAI CHAN SALLE II YVES LOUIS-SEIZE jusqu’au 27 mars La galerie sera ouverte exceptionnellement dimanche I4 mars de I3h à 16h 307.SAINTE CATHERINE OUEST SUITE 555.MONTREAL H2X 2A3 (514)845-5555
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