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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-03-20, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR Vol.1.X X XIV - N o O 6 M O N T H K A I.I.K S S A M E D I LES ARTS Pink Floyd, aussi classique que les pyramides PAGE C-l ?L'ÉCONOMIE Canadien veut prouver qu'il a sa place PAGE B-1 2 O E T I) I M A X C II E 2 1 M A II S I !» t) A I (' A II I E II S - LA O S + T I* S + T V Q V ' .¦* • LIVRES LES ACTUALITÉS I » i*! F # L'art assassin Cris et Hydro de nouveau ?^ i ji du pamphlet P à couteaux tirés PAGE D-l PAGE A-2 PERSPECTIVES Kim Campbell Sheila Copps A.McLaughlin Une révolution La présence des femmes dans la politique canadienne constitue une situation nouvelle qui n’a ni précédent ni équivalent ailleurs.Josée Boileau uelque chose d’unique se passe actuelle-m \ ment au Canada, quelque chose qui ne s’est 1 jamais produit ailleurs au monde.Quelque chose que chacun prend pour acquis com-me si cela allait de soi: trois femmes s’affronteront en première ligne d’ici l’automne sur la scène politique nationale.Pas des femmes isolées comme on l’a vu en Grande-Çretagne avec Margaret Thatcher ou en France avec Edith Cresson.Pas des femmes rassemblées dans leur Eropre parti, comme c’est le cas en Islande avec l’Al-ance des femmes.Ici, c’est chacun des trois grands partis fédéraux qui aura sa femme forte.Audrey McLaughlin est déjà chef du NPD, Kim Campbell a toutes les chances de devenir celle du Parti conservateur, et Sheila Copps seconde de façon solide le chef libéral Jean Chrétien.Cette dynamique féminine qui présidera à la prochaine élection aurait été impensable il y a seulement trois ans.Mieux encore, la.situation au fédéral n’est pas un cas isolé.Le 29 mars, l’Ile-du-Prince-Édouard ira aux urnes.Qui s’y affrontent?Le Parti libéral avec à sa tête l’actuelle première ministre Catherine Callbeck, et le Parti conservateur dirigé par une autre femme, Patricia Mella.Que se passe-t-il donc au pays?Simplement la démonstration de ce que les sondages indiquent depuis dix ans, répond la politicologue Chantal Maillé, de l’Université Concordia: la population est prête à élire des femmes aux plus hautes responsabilités.Les partis politiques, cette année, ne font que s’ajuster.Certes, ce n’est pas par progressisme effréné que les partis découvrent soudain le potentiel de leurs candidates.L’Occident traverse une grave crise de leadership politique et la marge de manoeuvre des élus est devenue bien étroite, souligne Mme Maillé.Pas étonnant, dit-elle, que les hommes cèdent plus volontiers leur place.On pourrait s’en tenir à ce cynisme et conclure que les femmes se font encore avoir.Chantal Maillé, elle, préfère l’analyse optimiste.De un, les gouvernements, en dépit de leur impopularité, restent des institutions fondamentales de notre société.Leur pouvoir de décision est limité par des contraintes économiques, mais le pouvoir de contrôler demeure, dit Mme Maillé en pensant à un dossier comme l’avortement.De deux, ajoute la politicologue, il y a la force du symbole.Certes, les femmes sont encore peu nombreuses en politique, bien en deçà de leur poids démographique.Mais voir tous les soirs à la télévision et Kim, et Sheila, et Audrey «ne peut que contribuer à régulariser la place des femmes dans les parlements, ce ne sont plus des exceptions».De trois, ces trois femmes se réclament toutes de l’étiquette féministe et des préoccupations du mouvement des femmes.«L’électorat féminin sera courtisé comme il ne l’a jamais été», se réjouit Chantal Maillé.Même le Bloc québécois, toujours premier dans les sondages au Québec, reconnaît qu’il faut s’ajuster à la nouvelle donne.Comment?En imitant Jean Chrétien: le chef Lucien Bouchard s’entourera lui aussi de femmes.Gilles Duceppe, député du Bloc dans Laurier-Ste-Marie, soulignait hier que sur les huit assemblées d’investiture tenues jusqu’à maintenant par le Bloc, trois ont été remportées par des femmes.On attend également la réponse de personnalités féminines, comme Monique Simard.«C’est une chance historique pour les femmes progressistes de se présenter avec nous, dit Gilles Duceppe.Il ne faudrait quand même pas qu’elles laissent récupérer leurs luttes par une Sheila Copps ou une Kim Campbell!» Francine Lalonde, jusqu’à tout récemment conseillère au programme pour le Parti québécois et ancienne ministre de la Condition féminine, fait partie de ces femmes fortes qui se présenteront avec le Bloc.Elle ne croit pas cependant que l’aspect féminin de la prochaine campagne fédérale aura de l’impact au Québec.«Le vrai changement, c’est Sheila Copps qui va le ressentir, bi présence de Kim Campbell lui donnera un rôle plus important.Mais ici, la souveraineté va continuer de dominer le débat et ni Sheila Copps, ni Kim Campbell ne peuvent donner satisfaction aiix Québécois à cet égard.«Et le Bloc aussi aura des femmes candidates, dans de bons comtés, insiste-t-elle.Lucien Bouchard est très sensible à ça: son objectif est que la moitié des candidats soient des femmes.» N’est-ce pas en soi une révolution?g ' tr r », Les Actualités .Alt Agenda culturel.00 Annonces ctnssées.H8 Les Arts.Cl Avis publics.B6 Économie.B1 Éditorial.A8 INDEX Idées.A9 livres.DI l.e Monde.A5 Montréal.A3 Mots croisés.B7 Politique.A4 Les Sports.B10 .V Météo Neige.Max.: -2.Détails en B9 Le printemps à 9h42 PHOTO JACQUES NADEAU MALGRE LES APPARENCES, le printemps nous arrive bel et bien à 9h42 ce sa- i.i : fi&Li {.r» > *¦>.C I-* é -A ?1 medi.Oui, il y a encore une quantité exceptionnelle de neige mais cela ne saurait empêcher la Terre d’atteindre aujourd’hui le point d’équilibre entre le jour et la nuit, qui s’appelle l’équinoxe.Bernard Perreault faisait hier la livraison de ses fleurs rue Papineau, à Montréal, tandis que des enfants faisaient leurs sauts dans la neige.Nationair jongle avec la faillite GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Dure journée que ce vendredi 19 mars pour Nationair et son président, Robert Obadia.La ruée des créanciers aux portes du transporteur s’est accélérée et les menaces de requête en faillite se sont multipliées.Pour plusieurs, c’est la fin, Nationair devra recourir à la protection des tribunaux dès lundi.«Cette solution a été envisagée et proposée à M.Obadia cette semaine, qui l’a écartée», a précisé Henrick Sniecinski, vice-président, marketing de Nationair.«Les fournisseurs rappliquent à pleines portes», nous dit une source bien informée.Au bas mot, ce sont pour 7 millions$, minimum, de factures qui auraient été appelées au remboursement cette semaine.«Ils viennent tous en même temps», a reconnu le porte-parole de Nationair.Aéroports de Montréal (ADM) a Power Corp 18,6% de SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Afin de renforcer sensiblement sa présence dans le monde des communications canadiennes, Power Corporation va investir 180 mil-lions$ dans le groupe Southam pour hisser à 18,6% les parts qu’elle détenait dans cette société qui a essuyé une perte de plus de 262 millions$ en 1992.Jusqu’alors, Power détenait l’équivalent d’un peu plus de 2% des actions de Southam.Selon les termes de l’entente dévoilée hier, Power Corporation va acheter plus de 12,8 millions d’actions ordinaires au prix de 14$ l’unité en puisant dans sa fameuse réserve qui, soru i aruuerie, le oepoi o une mande de saisie avant jugement et ce, deux jours avant l’échéance, pour récupérer son dû.Nationair aurait évité la saisie de quatre appareils en utilisant le salaire de ses employés.Ix's 1300 employés de Nationair ont reçu leur salaire hier au lieu de jeudi, une coïncidence selon l’employeur, un retard qui doit être imputable à des défaillances reliées à un changement du mode de rémunération.U's chèques vont-ils rebondir lundi?«Nous sommes dans notre pérûL de de pointe.Ce serait différent si nous étions à l’automne», a insisté M.Scniecinski.L’argent sort des comptes en fidéicommis au début de chaque semaine.Lundi, entre 3,5 et 4 millions$ seront crédités au compte de Nationair, une somme qui devra honorer quelque 1,5 million$ en salaires et un montant non détermi- VOIR PAGE A-10 : NATIONAIR .—i ¦¦¦¦ .détiendra Southam dans la foulée de celte transaction, totalisera 550 millions$.Autrement dit, le holding présidé par M.Paul Desmarais va acquérir ce bloc d’actions sans aller à la pêche aux capitaux.D’après les précisions recueillies auprès de M.John G.Craig, premier vice-président, finances, de Southam, les négociations entre les parties se sont déroulées sous le signe de la rapidité, voire de l’extrême rapidité.Après la communication, à la fin de février, de sa contre-performance financière, l’état-major de Southam a frappé aux portes de différentes sociétés d’investissement afin de leur signaler qu’il était prêt à vendre un VOIR PAGE A-10 : POWER Réfugiés musulmans de Bosnie Vendredi rouge à Sarajevo Journée de triomphe hier pour le général français Philippe Morillon: le convoi humanitaire attendu par les assiégés de la ville musulmane de Screbrenica est arrivé hier avec ses 175 tonnes de vivres et médicaments.Pendant ce temps, cependant, Sarajevo, la capitale bosniaque, connaissait un «vendredi rouge» avec 13 morts et 98 blessés, la pire journée de guerre depuis le début du conflit le 8 avril 1992.A l’ONU, tard hier soir, le Conseil de sécurité des Nations unies se rapprochait de l’adoption d’une résolution autorisant l’aviation de l’OTAN à préserver par la force la zone d’exclusion aérienne mise en place au-dessus de la Bosnie.Malgré ces progrès rapides et l’arrivée du convoi à Srebrenica, le président bosniaque Alija Izetbego-vic a persisté dans son refus de reprendre les pourparlers de paix au siège de l’ONU.Le président, qui avait déclaré la veille qu’il refuserait toute négociation tant que l’offensive serbe ne serait pas interrompue, a néanmoins reçu à deux reprises jeudi soir et encore hier les médiateurs internationaux Cyrus Vance et David Owen à son hôtel pour des entretiens qualifiés de «substantiels».Nos informations, page A-5 Rocard menacé La défaite de l’ancien premier ministre demain serait particulièrement cuisante pour les socialistes Les Français vont aux urnes demain pour renouveler l’Assemblée nationale.Les élections législatives vont décider de la composition de la Chambre et de la formation politique majoritaire qui sera appelée à composer le prochain gouvernement On s’attend à une large victoire de la droite, qui forcerait le président Mitterrand, un socialiste, à choisir son premier ministre dans le camp de la droite.Notre envoyée spéciale en France a suivi les derniers moments de la campagne électorale.SYLVIANE TRAMIER ENVOYÉE SPÉCIALE Conflans-Ste-Honorine — «Vous m’avez vu faire la pute toute la matinée.Vous croyez que c’est agréable?» demande Michel Rocard aux journalistes qui l’accompagnent dans sa tournée des électeurs.Le porte à porte, les poignées de main, l’échange de plaisantes platitudes avec les passants lui font clairement horreur.Mais il faut bien faire campagne et sérieusement, au corps à corps, bain de foule compris, car pour le maire de Conflans-Ste-Honorine, l’élection se présente plutôt mal.L’ancien premier ministre, prochain candidat socialiste aux présidentielles et aspirant réformateur de son parti, est menacé sur ses terres.Les sondages ne sont pas très encourageants.Le reconstructeur de la gauche n’est pas prophète en son pays, la 7e circonscription des Yve-lines.Aussi le retrouve-t-on, dans la ville dont il est le maire depuis 1977, tentant de retrouver le poste de député qu’il avait laissé à son suppléant en 1988 lorsqu'il avait été appelé à former le gouvernement.Jeudi soir, dans la salle des fêtes, Michel Rocard tient l’assemblée électorale de clôture de sa campagne.11 est plus à son affaire à la tribune que dans la me: l’argumentation qui frappe, la démonstration qui convainc, le verbe bien choisi, c’est plus son fort que la campagne à ras de terre.«Les électeurs de cette circonscription ont une responsabilité un peu particulière, fait-il remarquer à ses partisans.De la décision qu’ils prendront, et ils le savent, dépend beaucoup de la suite pour Confians et les Yvelines, bien sûr, mais aussi au-delà.» Michel Rocard n’est pas la seule tête d’affiche socialiste à connaître des difficultés.Le raz de marée de droite pourrait emporter demain bien des ténors socialistes, et aucun fief n’est sûr.Mais une défaite de Michel Rocard serait encore plus cuisante pour un parti qui compte maintenant sur lui pour se redresser après les élections, et pour être le prétendant à l’Élysée le plus crédible de la gauche dans deux ans.A Conflans-Ste-Honorine, le premier ministre Pierre Bérégovoy est venu hier soir donner un coup de main à Michel Rocard.Les deux hommes, roses au poing, pouvaient facilement passer pour le symbole de l’unité retrouvée.Mais tout n’est pas si simple.VOIR PAGE A-10 : ROCARD PHOTO AEP L’ancien premier ministre Michel Rocard (à droite) en compagnie du premier ministre actuel, Pierre Bérégovoy, hier soir lors d’une assemblée a Conflans-Sainte-Honorine où M.Rocard est menacé. .-i-'î—i'.i/Ii- ‘ - ¦ * HH Sports & Plein Air Escalade Canot Hébertisme Vélo de montagne Camp indien Camp pionnier Activités en anglais Montréal (Collège Français) (514) 495-2581 Sainte-Hélène-de-Chester (819) 382-2332 (819) 382-2300 OUI, JE DÉSIRE RECEVOIR VOTRE DÉPLIANT NOM.ADRESSE VILLE.CODE u: devoir CAMP DE VACANCES INTERNATIONAL ALTITUDE 2001 SAINTE-HÉLÉNE-DE-CHESTER GOP1H0 Ce N’EST PAS UNE VOITURE, C’EST UNE THÉRAPIE.Une thérapie contre les maux de dos, avec des sièges offrant un soutien et un confort exceptionnels.Contre le froid, avec des sièges chauffants.Contre la culpabilisation, avec un climatiseur sans CFC nuisibles pour l’environnement.Contre l’ennui, avec un superbe moteur à 16 soupapes produisant 150 CV.Contre la paranoïa, avec des freins antiblocage et un sac gonflable côté conducteur.Contre l’inquiétude et l’angoisse, avec 575VMOIS* (LOCATION À LONG TERME) l’Assistance routière Saabf et la garantie de 6 ans/120 000 km** sur le groupe motopro-pulseur.Et surtout, une thérapie contre les crises économiques, avec un tarif mensuel de location qui ne viendra pas ajouter indûment à vos autres soucis.LA TOUTE NOUVELLE SAAB 9000 CS •Prix basé sur un bail de 48 mois avec versement initial de 1257*} 00 (ou échange équivalent), transport et premier versement inclus Dépôt de garantie de 675S remboursable requis Taxes de vente, immatriculation et assurance en sus Des frais de 5< du kilometre s'appliquent après 96 000 km ?!.Assistance routière Saab est offerte sur les modèles Saab 1993 Durée 3 ans /60 000 km.selon la première éventualité Détails chez votre concessionnaire Saturn Saab Isuzu "Selon la première éventualité CAMPS D'ÉTÉ CAMP INTERNATIONAL ALTITUDE 2001 Les Cris et Hydro-Québec de nouveau à couteaux tirés Le Grand conseil refuse de participer à l’étude d’impact du projet Grande-Baleine CATHERINE LECONTE LE DEVOIR Le Grand conseil des Cris et Hydro-Québec sont à nouveau à couteaux tirés: les Cris refusent une nouvelle fois de participer à l’étude menée par Hydro sur les impacts sociaux et environnementaux du prpjet Grande-Baleine, et la société d’Etat leur reproche d’être de mauvaise foi et a décicft de passer outre.C’est ce qui ressort de lettres fort peu amènes que se sont échangées à ce propos, hier et avant-hier, l’avocat du Grand conseil, Me Robert Mainville, et le président et chef de .l’exploitation d’Hydro-Québec, M.Armand Couture.«Il nous apparaît que l’objectif poursuivi par le Grand conseil des Cris en refusant de participer pourrait être de retarder le dépôt de l’étude d’impact et la poursuite du processus d’évaluation environnementale, ce que nous ne pouvons envisager présentement», écrit M.Couture dans sa lettre en date du 19 mars, répondant à celle Me Mainville qui l’informait la veille du refus des Cris de répondre aux questionnaires envoyés par Hydro-Québec aux communautés concernées par le projet Grande-Baleine.«De plus, nous constatons que votre lettre ne contient aucune proposition qui permettrait une collaboration efficace de votre part dans ce processus de consultation», poursuit M.Couture.Protestant de sa bonne foi, le Grand conseil des Cris a saisi de cette affaire, par lettre également, les trois présidents des comités provinciaux et fédéral chargés du processus d’évaluation environnementale de Grande-Baleine, aux termes d’un accord conclu en janvier 1992 entre Ottawa, Québec, les Cris et les Inuit.Ce processus fait notamment obligation à Hydro-Québec de mener auprès des populations autochtones une consultation sur divers sujets comme l’utilisation qu’elles font du territoire touché par le projet, sur leur alimentation, leurs services de santé, etc.Les résultats de cette consultation doivent figurer daps l’étude d’impact que la société d’Etat veut remettre aux comités à l’été prochain.Depuis septembre dernier, Hydro-Québec affirme avoir consulté à plusieurs reprises les Inuit et les Indiens Naskapis de la région sur un questionnaire de consulation, et s’être entendus avec eux pour que chaque communauté désigne un de ses membres pour administrer le questionnaire aux populations locales.Chez Hydro, on se dit confiant de recevoir toutes ces réponses la semaine prochaine, de la part des 4 communautés inuit et de la communauté Naskapi concernées.En revanche, les responsables d’Hydro-Québec disent qu’ils n’ont eu aucune réponse des Cris à leurs demandes répétées de concertation sur les modalités de cette consulation, et qu’ils ont donc dû se contenter d’envoyer aux communautés cries, le mois dernier, copie du questionnaire élaboré avec les Inuit et les Naskapis.Du coup, les Cris ont demandé et obtenu une rencontre avec des représentants d’Hydro-Québec pour leur faire part de leurs nombreuses objections.Ils estiment que le questionnaire «ne correspond absolument pas aux directives que les comités ont données à Hydro-Québec pour son étude d’impact, ni aux règles de l’art en matière de consultation sociale», explique Me Main-ville.Et ils ont donc demandé aux présidents des comités «d’intervenir et de trouver un autre moyen de procéder pour obtenir l’information nécessaire».Hydro-Québec estime qu’il est trop tard pour apporter des modifications majeures à la procédure retenue.«Nous ne pouvons retarder l’échéancier de l’étude d’impact», écrit M.Couture, ce qui suppose que toutes les données recueillies auprès des communautés autochtones soient envoyées à l’Hydro avant le 1er mai.Et de rappeler qu’aux termes de l’accord qu’ils ont signé en janvier 1992, les Cris se sont vu octroyer «plusieurs millions de dollars pour faciliter leur participation à ce processus».Les employés de Hyundai se syndiquent LE DEVOIR Les Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) ont déposé hier une demande d’accréditation pour les quelque 700 employés de l’usine Hyundai, de Bromont.Selon les TCA, l’employeur a, depuis 1988 — début de la campagne de syndicalisation dans la seule usine automobile qui ne soit pas à ce jour syndiquée — usé de stratagèmes et eu recours à la peur pour empêcher l’implantation d’un syndicat.Par deux fois, des travailleurs suspendus ou congédiés ont été réintégrés par décision du minis- tère du Travail.Hyundai s’est toujours inscrite en faux contre l’affirmation qu’elle utilisait des «tactiques déloyales» pour contrer la campagne menée depuis cinq ans par les TCA, mais le syndicat souligne que des suspensions, des congédiements, des lettres ouvertes au personnel ont révélé une attitude anti-syndicale tenace.Pour le syndicat TCA, le 19 mars 1993 marque un «moment historique»: «cela démontre que nous ne serons jamais à la merci des investisseurs étrangers fia compagnie Hyundai est une société fondée en Corée) et que nous ne tolérerons jamais l’abus de pouvoir des entreprises».Dans le passé, quelques ex-employés de Hyundai, tels Guy Cormier et Clément Dumais, avaient soutenu que leur éviction était reliée à leurs actions syndicales et que Hyundai pourrait bien préférer s’implanter au Mexique plutôt que de laisser agir un syndicat dans son usine.Si la demande d’accréditation n’est pas contestée par l’employeur, les TCA seront bientôt autorisés à déposer le projet de ce qui deviendra la première convention collective dans cette usine de Bromont.Réforme des cégeps Les enseignants feront connaître leur plan d’action dimanche CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Cl est dimanche que la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN), par la voix du président de la Confédération des syndicats nationaux, M.Gérald Larose, fera connaître le plan d’action des enseignants pour contrer la réforme des cégeps suggérée par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science, Mme Lucienne Robillard.Hier, en fin d’après-midi, il semblait cependant que les consultations menées localement auprès des enseignants des cégeps au cours des dernières semaines n’avaient entraîné aucun mandat de grève générale illimitée.Pour sa part, le Bureau d’information et de communication de la coalition collégiale (BICC), fera connaître au même moment la position des associations étudiantes des cégeps sur l’ensemble de la réforme et sur les moyens de pression adoptés pour la contrer.De son côté, le BICC devrait recevoir, au cours de la réunion de ses assemblées participantes qui se tient aujourd’hui à Trois-Rivières, les propositions des associations locales en ce qui a trait aux moyens de pression et aux réactions au projet de loi de la ministre.«La question posées aux enseignants dans les assemblées a été du genre ‘Seriez-vous prêts à participer à des journées d’étude pour contrer la réforme?» disait hier Denis Choi-nière, président de la FNEEQ, qui ajoute que certains points de la réforme causent une insatisfaction certaine chez les enseignants.Par ailleurs, les enseignants pourraient attendre le dépôt du projet de loi de la ministre à l’Assemblée nationale pour procéder à des moyens de contestation.Selon les dernières rumeurs, la ministre devrait déposer son projet de loi au début d’avril.«Pour ce qui est des moyens de pression, nous disons ‘imagination locale au pouvoir’», précise M.Choi-nière.Hier, en fin de journée, aucun incident majeur n’avait été signalé dans les trois cégeps qui ne dispensent pas les cours en conséquence des moyens de pression des étudiants.Ainsi, aucun cours ne s’est donné dans les cégeps de Maisonneuve, de Sherbrooke et Rosemont hier.Au cégep Maisonneuve, les cours demeureront suspendus au moins jusqu’à mardi.Par ailleurs, le cégep Lionel-Groulx a repris ses activités régulières, qui avaient été suspendues à cause du conflit, au cours de la journée de jeudi.Les marathoniens de l’écriture tiennent le coup CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR C> est au cours du bloc humour, qui se poursuivait entre une heure et trois heures du matin dans la nuit de jeudi à vendredi, que les 86 participants au marathon d’écriture du cégep André-Laurendeau ont témoigné le plus d’épuisement physique, selon France Laforge, organisatrice de l’événement pour l’établissement collégial.Par ailleurs, une fois le véritable concours littéraire entamé, à l’aube hier matin, le silence est revenu dans la salle du cégep, et l’épreuve a suivi son cours jusqu’à 16 heures •hier après-midi.Le marathon d’écriture de 24 heures d’affilée, qui se poursuivait cette semaine dans trois établissements collégiaux du Québec, en est à sa troisième année d’existence.En fin d’après-midi hier, les organisateurs avaient déjà sélectionné trois finalistes dans le groupe de Montréal, soit Luc Dagenais, du cégep de l’Ou-taouais, Maude Goyer, du cégep Ma-rie-Victorin, et Marie-Pierre Elier, du cégep André-Laurendeau.De leur côté, l’Institut maritime du Québec à Rimouski et le cégep de Chicoutimi, qui tenaient au même moment le même genre d’épreuve, présenteront chacun également trois finalistes au jury final.«A la toute fin, les étudiants étaient très exubérants, explique Mme Laforge, du cégep André-Laurendeau.Nous avons utilisé un téléphone «mains libres», pour rejoindre, en appel conférence, les marathoniens de Rimouski et de Chicoutimi.C’est à ce moment que les étudiants se sont mis à hurler pour témoigner leur fatigue physique».Selon Mme Laforge, les étudiants ont trouvé la nuit difficile, même si l’ensemble des participants a tenu le coup jusqu’à la fin.«A certains moments, il y en avait qui ’cognaient des clous’, dit-elle, cependant, pendant le concours littéraire, un silence religieux régnait dans la salle».Au cours de l’épreuve, les participants se sont initiés à différents genres littéraires, soit le récit, la poésie, l’opinion et l’humour.EN BREF ?UN SERVICE TÉLÉPHONIQUE SUR LES CRUES (PC) — La population aura dorénavant accès à un service d’information téléphonique sur les crues printanières des eaux dans la région de Montréal, a annoncé hier le ministère de l’Environnement.Il s’agit d’un service téléphonique automatisé qui propose une mise à jour quotidienne sur les niveaux et débits des lacs Deux-Montagnes et Saint-Louis, ainsi que des.rivières des Outaouais, des Mille-Iles, des Prairies et du fieu- • ve Saint-Laurent.Il suffit de télépho- i ner au (514) 627-7406 pour avoir accès à ces données.Ce service a été mis en opération hier et sera dispo- ( > nible jusqu’au début du mois de juin.LE CASINO DE KAHNAWAKE FERAIT DES PROFITS DE 50 MILLIONSS (PC) — Une étude préliminaire visant à établir l’impact économique de l’exploitation d’un casino sur la réserve mohawk de Kahnawake évalue que sur les 200 millions$ de revenus annuels, des profits de 50 millions$ pourraient être réalisés dès la première année.Le casino de 75 mil-lions$ fournirait du travail à 3000 personnes.L’étude réalisée par le Groupe de développement économique de I Kahnawake spécifie que les profits à > : attendre d’un casino seraient sûre- f ment supérieurs aux 25 millions$ > fournis annuellement aux Mohawks i de Kahnawake par le gouvernement ; fédéral.L’étude estime à 10 000 le nombre de personnes susceptibles j de fréquenter quotidiennement le casino où celles-ci pourraient avoir ac- , : cès, en plus des salles de jeu, à i quatre types de restaurant, une bou- / tique de cadeaux, une salle de spectacles et un stationnement capable d’accueillir 1600 automobiles et 40 j autobus.En menant leur étude de marché, les auteurs disent avoir tenui.compte de la concurrence qu’exerce-/ ra le casino de la Régie des loteries du Québec devant ouvrir ses portes ! en octobre sur File Notre-Dame.LA COLLECTE SÉLECTIVE DES DÉCHETS S’ÉTEND (PC) — Plus de 2,5 millions de Québécois sont desservis par la collecte .sélective des déchets, soit par le porte à porte, soit par apport volontaire, i C’est ce que révèle une étude réali- > sée conjointement par Collecte sélective Québec, le ministère québécois de l’Environnement et Recyc-Québec.On y apprend que 2 000 000 de citoyens dans 229 municipalités sont desservis par la collecte de porte à porte, alors que 545 000 per- ' : sonnes dans 254 municipalités ont .accès à des équipements de collecte par apport volontaire.C’est dire qu’en tout 37% de la population québécoise peut participer à la collecte , sélective des déchets, d’une maniéré ou d’une autre.Les espaces réservée au jeu occuperaient plus de 60 000 pieds carrés tandis que l’ensemble des installations couvriraient autour de 200 000 pieds carrés.902524 LE DEVOIR.LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 MA R S 1 !) 9 3 -?LE DEVOIR - MONTREAL A 3 ch am* hAf que l’intérêt pour la course au lea- • dership permettra d’accroître autour de «50%» le nombre de membres au Québec.Toutefois, en dépit de la remontée fulgurante dans l’opinion de la cote de popularité des troupes du démissionnaire Brian Mulroney, le.PC-Québec ne pense pas pouvoir battre le record de 100 000 membres atteint.dans les années 1980, parce que les conditions d’adhésion sont différentes.«Aujourd’hui, on est au-dessus de 50 000 membres.Et on est toujours en progression parce qu’on est en pleine campagne actuellement.On l’était avant que la course au leadership ne s’enclenche.On avait un objectif de 1000 membres par comté pour le début de la campagne électorale, et probablement qu’on aura atteint ça», a déclaré cette semaine dans une interview téléphonique M, Denis Pageau, directeur national associé.-?- LA VIE PRIVÉE SERAIT MENACÉE PAR UN PROJET DE LOI Ottawa (PC) — Le projet de loi fédéral modifiant la Loi de l’impôt (C-92) accorde à Revenu Canada un accès élargi aux dossiers des contribuables, et ouvre la porte aux abus de pouvoirs des hauts fonctionnaires envers les employés, croit le commissaire à la vie privée, Bruce Philipps.Dans une entrevue accordée hier, M.Philipps déclare avoir écrit au sous-ministre des Finances, David Dodge, et au président du comité des finances des Communes, Murray Dorin, en vue de dénoncer les parties du projet de loi qui pourraient constituer une menace à la vie privée.le projet de loi C-92 est présentement à l’étude, devant le comité des finances, après avoir franchi l’étape de la deuxième lecture.L’étape de la troisième et dernière lecture pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine.M.Philipps n’a pas été invité jusqu’à maintenant à donner son avis au comité.-?- CONSTRUCTION: LE NOUVEAU-BRUNSWICK EN A ASSEZ Fredericton (PC) — Après des années de négociations infructueuses avec le Québec, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a adopté, hier, des mesures sévères contre les compagnies et les ouvriers de la construction de cette province.«Nous faisons exactement ce qu’ils feint au Québec», a souligné le ministre du Développement économique du Nouveau-Brunswick, Denis Losier.En vertu des nouveaux règlements, les compagnies québécoises qui soumissionnent pour des contrats de construction et du gouvernement devront suivre des règles semblables à celles qui prévalent dans le Code du travail du Québec.Ce qui signifie, entre autres, que les compagnies québécoises devront embaucher des syndiqués de l’endroit, avant de songer à amener leurs ouvriers du Québec.Les entrepreneurs québécois, de plus, devront tenir compte des tarifs syndicaux dans leurs soumissions pour un contrat, ne pouvant plus ainsi demander moins cher que les entrepreneurs locaux.les entreprises québécoises, enfin, devront obtenir tous les permis requis au Nouveau-Brunswick, comme les entreprises de cette province doivent le faire au Québec.< 1.E DE V OIK.LES S A M E D I 20 ET DI M A N C 11 E 21 M A H S 1 !) 0 A A 5 LE DEVOIR LE MONDE EN BREF ?AVION RUSSE ABATTU EN GÉORGIE Tbilissi (Reuter) — Les troupes géorgiennes d'Abkhazie ont abattu hier matin un avion militaire russe, dont le pilote a été tué, a déclaré le président Edouard Chevard-nadze à la télévision de Tbilissi.Un peu plus tard, le président géorgien, cité par la presse locale, a lancé un avertissement à la Russie, en la mettant en garde contre le renouvellement des erreurs commises en Afghanistan et en Tchécoslovaquie.«D faut s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard.Les erreurs d’Afghanistan et de Tchécoslovaquie ne doivent pas se répéter^, a-t-il dit, faisant allusion à l’invasion des troupes soviétiques dans les deux pays en 1979 et 1968 respectivement.Edouard Chevardnadzé a précisé que l’avion était un Soukhoï Su-27 portant une immatriculation russe.Le pilote était un commandant russe.A Moscou, le bureau de presse de l’armée de l’air a fait savoir le pilote avait pour mission de vérifier des informations selon lesquelles des avions géorgiens s'apprêtaient à bombarder une base russe en Abkhazie.NOUVELLE BOMBE À CALCUTTA New Delhi (Reuter) — Une bombe a explosé hier dans une des deux principales gares ferroviaires de Calcutta, faisant un mort et au moins une douzaine de blessés, a annoncé la police.L’explosion s’est produite à la gare de Sealdah et la victime serait, selon la police, un homme qui transportait la charge explosive dans ses bagages.Une énorme explosion avait déjà dévasté deux im-meubles de Calcutta mercredi, faisant plus de 60 morts AFRIQUE DU SUD: BLANCS TUÉS Johanesburg (AFP et Reuter) — Deux personnes sont mortes et trois ont été blessées lors de l’attaque par des inconnus, des noirs selon la police, d’une famille blanche qui circulait hier matin sur une autoroute située entre des quartiers blancs et noirs du sud de Johannesburg.iL’attaque a été revendiquée dans un appel téléphonique à l’agence de presse sud-africaine SAPA par un correspondant prétendant parler au nom de l'Armée de Libération du Peuple d’Azanie (APLA), «branche armée» du Congrès Panafricain (PAC), le mouvement noir radical.À Washington, le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Pik Botha, terminait hierune visite de trois jours par l’aveu que «l’apartheid a été une érreur».L’homme politique n’a pas pu s’entretenir avec le président Clinton, mais il a eu des entretiens avec le secrétaire d’Etat Warren Christopher et avec des membres du Congrès.A la tête de la diplomatie sud-africaine depuis 12 ans, Pik Botha était en visite officielle à Washington pour la première fois.«RESTORE HOPE» A FAIT 15 MORTS Mogadiscio (AFP) — Deux militaires -un Américain et un Marocain- de la Force multinationale sous commandement américain (UNITAF) sont morts, mercredi et jeudi, portant à 15 le nombre de décès depuis le début de l’opération «Restore Hope» (Rendre l’espoir), a annoncé vendredi le porte-parole de rUNITAF, le colonel Fred Peck.Un soldat américain, Daniel Lee Harris, 21 ans, a été retrouvé noyé, jeudi soir, par ses amis, dans une piscine de Mombasa (Kenya), ville où il passait une période de repos.Au total, huit Américains, quatre Belges, deux Français et un Marocain ont été tués depuis le début de «Restore Hope», le 9 décembre dernier.FINI LE PALAIS COMMUNISTE Berlin (AFP) — Le Palais de la République à Berlin, un bâtiment massif de marbre et d’acier conçu comme vitrine de l’ancien régime communiste est-allemand et qui a -abrité jusqu’en 1990 son parlement, va être rasé, a annoncé hier le ministère allemand de la Construction.Le gouvernement a ainsi clos un polémique passionnée qui opposait depuis plus de deux ans partisans et opposants d’une destruction du bâtiment construit dans les années 1970 au coeur de la ville et qui a été fermé à l’été 1990 après la découverte d’amiante dans ses murs.Tous les congrès du parti communiste et des organisations de masse : tenaient dans sa salle de 5.000 places.MASTERS ET JOHNSON DIVORCENT Clayton (AFP) — Les deux célèbres sexologues américains William Masters, 77 ans, et Virginia Johnson, Ç8 ans, unis dans le travail comme dans la vie, ont officiellement divorcé jeudi à Clayton (Missouri), après 22 ans de mariage, a-t-on appris hier de source judiciaire.Le couple avait convolé en secondes noces en 1971 et s’était séparé en janvier 1992.Ni l’un ni l’autre n’a donné de précision sur les raisons de ce divorce, qui selon leurs amis et collaborateurs est qualifié de divorce «à l’amiable».BOSNIE Morillon a gagné, le convoi est passé .mais Sarajevo connaît sa pire journée de guerre C'est avec des cris de joie que les assiégés de Screbrenica ont accueilli, hier, les convois d'aide humanitaire qu'ils attendaient depuis des jours.Pendant ce temps cependant, les bombardements d’artillerie et de mortiers faisaient 13 morts et 98 blessés à Sarajevo, l’un des bilans les plus lourds depuis le début de la guerre.Selon des chiffres rendus publics jeudi par le centre bosniaque de la santé et de la protection sociale, le nombre de tués a atteint 135 971 personnes, dont 8 484 à Sarajevo, en 48 semaines de guerre, depuis le début du conflit le 8 avril 1992.Sarajevo (Reuter) — Un convoi humanitaire avec 175 tonnes de vivres et médicaments a fait une entrée triomphale hier à Srebrenica, ville de Bosnie orientale assiégée depuis 11 mois et dont la population est affamée et manque des soins médicaux les plus élémentaires.Des sources près de l’ONU à Belgrade disent espérer qu’un autre convoi humanitaire pourra atteindre Srebrenica demain.Le général Philippe Morillon, chef de la Force de protection de l’ONU (Forpronu) en Bosnie, était intervenu personnellement et avait pris dans la matinée la tête du convoi de 17 camions belges et suédois bloqué depuis neuf jours en territoire serbe.Le convoi, le premier qui parvient à Srebrenica depuis le début du siège par les Serbes, a été accueilli par une foule en liesse.Son arrivée a été annoncée par radio par Larry Hollingworth, un représentant du HCR à Srebrenica qui parvenait mal à dissimuler son émotion.«Nous avons un convoi, nous avons un convoi», lançait-il.Interrogé sur la réaction de la population de Sarajevo , où ont convergé des milliers de réfugiés d’autres localités musulmanes capturées par les Serbes, le représentantdu HCR a déclaré: «Je suis tellement excité moi-même.Lès gens n’arrivent pas à y croire.Ils applaudissent, ils pleurent».Un triomphe personnel pour Morillon Pour le général Morillon, l’arrivée du convoi est un triomphe personnel et l’aboutissement d’une belle détermination.Il s’était rendu à Srebrenica jeudi dernier et avait promis de ne pas en repartir tant que le convoi n’y serait pas parvenu.Las des atermoiements et des tentatives d’obstruction serbes, le chef de la Force de protection de l’ONU (Forpronu), avait quitté Srebrenica dans la matinée pour se porter au devant du convoi: Il avait déclaré avant de quitter la ville frontalière serbe de Mali Zvomik qu’une trêve avait été convenue pendant son déchargement.Mais il avait également souligné que Srebrenica était au bord de la capture, les assaillants serbes ne se trouvant plus qu’à deux kilomètres de la ville.Les autorités serbes ont finalement autorisé le convoi à gagner Srebrenica par le territoire bosniaque — 55 km de route minée — après l’avoir encore arrêté à deux reprises du côté serbe.En échange, Morillon a dû se plier à de nouvelles exigences.Les Serbes ont exigé, et obtenu, que deux médecins belges et trois représentants de l’ONU, de même que l’escorte militaire du convoi, restent du côté serbe de la frontière.Les camions regagneront leur point de départ aujourd’hui avec des malades et des blessés.Une quarantaine de personnes meurent chaque jour à Srebrenica depuis le début du siège, ce qui a amené le Haut Cpmmissa-riat de l’ONU pour les réfugiés à demander aux Etats-Unis de doubler le volume de leurs parachutages sur Srebrenica et l’envoi d’hélicoptères gros porteurs pour en évacuer les blessés.Les États-Unis ont fait savoir qu’ils examinaient la requête du HCR en faveur d’hélicoptères.«Nous allons l’étudier très soigneusement», a déclaré le secrétaire d’Etat Warren Christopher, en réponse à la demande que lui a adressée personnellement la haut commissaire Sadako Ogata.¦ D'autre part, Sarajevo a été soumise à d’intenses tirs d’artillerie pour la deuxième journée consécutive hier.Le président bosniaque Alija Izetbegovic boycotte les négociations de New York pour protester contre l’attaque et contre l’offensive serbe en Bosnie orientale.«Nous allons rester deux ou trois jours de plus pour voir si nous pouvons mettre un terme à cette tragédie», a-t-il dit à la radio bosniaque.Passez de Joyeuses Pâques à OTTAWA Suites a partir de Amenez toute la tamlllel Tarif en vigueur du |eudl 6 avril au lundi 12 avril 1993 Tout Prôtl •Studios, suites d'une et de deux chambres à coucher •Cuisines entièrement équipées •Piscine Intérieure et centre de conditionnement physique •Stationnement souterrain •Enfants de 18 ans ou moins demeurent gratuitement dans la suite de leurs parents •Dégustez notre brunch de Pâques au restaurant Noah's Tout Près! •Musée Canadien des Civilisations •Musée National des Sciences et de la Technologie •Musée de l'Aviation •Marché Byvvard, Canal Rideau ‘Occupation simple ou double.Vend./Sam./DIm Sujet à la disponibilité.wmm MW wÈÊÊk 1-8CO-267-3377 (613)782-2350 fcKS#nB*(613)232-6962 A «tout poo cto la cootft» patomeféafe* 433 ouest, avenue Laurier.Ottawa, (Ontario) K1R 7Y1 (613)232-2201) «> PHOTO AP Sarejvo a connu hier un «vendredi rouge»: 13 morts et 98 blessés .Ces derniers sont grièvement atteints.HAÏTI Cédras reçoit à huis clos Le chef de l'armée rencontre un autre émissaire américain Port-au-Prince (AFP) — Le représentant,spécial pour Haïti du secrétaire d’État américain, Lawrence Pezzullo, a rencontré hier à Port-au-Prince le chef de l’armée haïtienne, le général Raoul Cédras.M.Pezzullo-n’a fait aucune déclaration avant ou après cet entretien de près de deux heures au quartier général de l’armée dans le centre de la capitale.Mardi, le porte-parole du président Bill Clinton, M.George Stepha-nopoulos, avait laissé entendre à Washington que M.Pezzullo .avertirait l’armée haïtienne que les États-Unis sont prêts à «renforcer» les «sanctions» économiques si les militaires haïtiens refusent de parvenir à un accord pour le retour de la démocratie en Haiti.M.Pezzullo était accompagné du général John Sheehan, responsable de l’assistance militaire américaine pour les Caraïbes, du nouveau char- gé d’affaires spécial pour Haïti, Charles Redman, et de l’ancien chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, Leslie Alexander.«Nous avons par lé», s’est contenté de dire à l’AFP le général Sheehan.M.Pezzullo et son équipe avaient eu un entretien de près de deux heures avec le Premier ministre Marc Bazin, à son domicile, dans le quartier résidentiel de Pétionville à 8 km de la capitale.Le représentant spécial a rencontré dans l’après-midi la commission présidentielle, nommée par le président renversé Jean Bertrand Aristide, et dirigée par un de ses proches, le père Antoine Adrien, puis des responsables du secteur privé haïtien.Aujourd’hui, il aura des, entretiens avec les dirigeants des Églises catholique et protestante et des responsables d’organisations non-gouvernementales (ONG) puis donnera une conférence de presse à l’aéroport international de Port-au-Prince avant de regagner Washington en début d’après-midi.M.Redman, dont la mission «limitée dans le temps», consiste à «soutenir le processus de négociations conduit par le médiateur international des Natipns Unies et de l’Orgarii-sation des États Américains, Dante Caputo», restera à Port-au-Prince, a indiqué une source diplomatique américaine.• M.Caputo effectue à partir de lundi, une nouvelle mission à Port-au-Prince pour tenter de trouver une solution à la grave crise provoquée par le renversement du président élit Jean-Bertrand Aristide par l’armée.H doit vérifier que soit bien en route l’organisation qui permettra de compléter le contingent d’observateufs internationaux attendus et qui seront en poste dans la capitale et dans les huit autres départements du pays.SALVADOR Amnistie dans l'air pour les militaires San Salvador (Reuter) — Les responsables des partis politiques du Salvador se sont réunis hier pour débattre de l’octroi d’une amnistie aux militaires et rebelles cités dans le rapport de l’ONU sur les crimes commis pendant la guerre civile.Le président.Alfredo Cristiani, l’ARENA — le parti au pouvoir — et leurs alliés au parlement sont favorables à une amnistie, qui selon eux permettrait de tirer un trait sur le pas- sé et privilégierait la réconciliation na-tionàle.Mais l’opposition estime que l’amnistie doit être liée à l’application des mesures préconisées dans le rapport de la «Commission de la Vérité», à savoir la révocation de plus de 40 officiers — dont l’actuel ministre de la Défense, le général René Emilio Ponce — la réforme en profondeur du système judiciaire et l’interdiction péndant dix ans à un certain nombre de personnes de servir dans la fonction publique.Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé jeudi aux Salvadoriens de tirer les conséquences d’un rapport sur les crimes commis pendant la guerre civile en remaniant l’armée et le système judiciaire et en ouvrant une enquête sur les escadrons de la mort.Le président Cristiania dit qu’il suivrait les recommandations du rapport mais seulement si cela ne violait pas la constitution et les lois du Salvador.% CESSATION D'ACTIVITES STOCK DE PLUSIEURS MILLIONS DE DOLLARS TOUT DOIT PARTIR! TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX Parvizian Masterpieces, le plus grand marchand de tapis d'Orient aux États-Unis depuis plus de vingt-cinq ans, fermera les portes de son magasin de Montréal.Parvizian a toujours joui d'une solide réputation pour la qualité de son service, le choix offert est le meilleur rapport qualité/prix.Le stock à liauider dépasse plusieurs millions de dollars.La collection comprend de magnifiques Kashan, Nain, Esfahan, Heriz, Sarouk, Hamedan, Mahal, Serapl, Tabriz, etc.Profitez de ce solde de cessation d'activités pour vous offrir un plendide tapis d'Orient noué main à un prix incroyablement réduit.Nous étudierons toute offre raisonnable cPafviziarL cyWasterpieces 1826, rue Sherbrooke Ouest Montréal 939-8906 Lundi-mercredi, 10 h - 18 h; jeudi et vendredi, 10 h - 21 h; samedi, 10 h - 17 h; dimanche, 10 h - 19 h P ^ .v *•, WW, trefois, quoi qu’il arrive».Aucun traitement de faveur n’est réservé aux 180 hommes d'affaires et responsables politiques qui sont passés par la prison ou qui s’y trouvent encore.Construite pour 800 personnes en 1879, San Vittore renferme 2 200 prisonniers.Dans les cellules de trois mètres sur quatre, un trou à même le sol tient lieu de toilettes.Parmi les détenus actuels figurent Gabriele Cagliari, président du groupe pétrolier national ENI, et Francesco Paolo Mattioli, directeur financier de Fiat, la plus grande entreprise privée italienne.I-es suspects n’ont droit qu’à une heure d’exercice par jour et ne peuvent pas avoir de contacts avec les autres détenus impliqués dans les affaires de corruption.Dehors, les badauds huent les nouveaux pensionnaires amenées par les fourgons de police.«Certains des détenus pour corruption ressentent fortement cette hostilité des gens du dehors et cela aggrave encore leur dépression», dit le gouverneur.• L’enquête sur la corruption l’inquiète car, de son point de vue, elle aggrave surtout le problème de surpopulation pénitentiaire.L’été sera chaud et humide à Milan.«Une explosion peut survenir à tout moment», dit Luigi Pagano.Intervention du chef de l'État Entre-temps, le chef de l’État italien est directement intervenu dans la crise pqlitique qui ébranle le gouvernement en démentant hier que le président du Conseil Giuliano Amato ait voulu démissionner la veille.Selon la presse, après un nouvel échec devant le Parlement, Giuliano Amato aurait voulu démi- En prison avec les souris Capitaines d'industrie et responsables politiques croupissent dans des cellules nauséabondes et humides • * « Le président du Conseil italien Giuliano Amato a reproché aux journalistes de toujours le représenter comme un pleurnichard cherchant refuge auprès du chef de l’État, Oscar Luigi Scalfaro, figure paternelle en Italie.«Ils veulent me présenter comme un pleurnichard (.) qui court vers papa Scalfaro tous les jours en disant: ’Papa, je veux retourner avec maman’ et papa Scalfaro répond: ’Non.Tu dois rester’», a déploré Giuliano Amato à la presse au parlement.«Ceux qui me dépeignent ainsi sont des intrigants», a dit le chef du gouvernement «Il y en a qui veulent voir en moi un homme qui jette l’éponge et veut s’en aller.C’est complètement faux», a-t-il insisté, visiblement irrité par les articles de presse de la journée.La série de- scandales politico-financiers qui secoue l'Italie depuis un an fait quotidiennement la manchette des médias italiens qui peuvent être lus par les principaux acteurs (hommes politiques, industriels et mafieux) qui croupissent dans les prisons italiennes.D'APRES REUTER Milan — Passer en quelques heures des moquettes des conseils d’administration aux cellules humides de la prison San Vittore à Milan est üh rude choc pour beaucoup des prévenus impliqués dans le scandale politico-financier qui ébranle l’Italie depuis un an.' Quand les lourdes portes de fer se referment, capitaines d’industrie ou responsables politique locaux — les membres du Parlement sont protégés par leur immunité parlementaire — n’ont d’autre choix que de partager leurs cellules nauséabondes avec des toxicomanes et autres délinquants.Leurs costumes sur mesure sont la proie des souris, qui résistent à toutes les tentatives d’extermination des autorités., «Bien sûr qu’il y a des souris ici.Je vis ici et j’en souffre autant que les détenus», dit le gouverneur de la prison San Vittore Luigi Pagani, dans une interview à Reuter.¦ Officiellement, les suspects sont incarcérés pour les empêcher de faire disparaître des preuves et de continuer leurs malversations présumées.Mais les enquêteurs comptent aussi sur le choc que représente, pour ces personnalités en vue, l’emprisonnement pour les amener à parler et a expliquer comment nombre d’entreprises ont versé des pots-de-vin aux partis politiques en échange de faveurs.«Bien sûr, leur moral est au plus bas», confirme le gouverneur.«Une fois à l’intérieur, ils comprennent qu’ils ont tout perdu et qu’ils ne retrouveront sans doute jamais le statut social qu’ils avaient au- sionner, mais il en aurait été dissuadé par le président Oscar Luigi Scalfaro.La présidence a déclaré que ces affirmations étaient «sans fondement».Autre coup dur pour le gouvernement Cela n’a pas empêché le gouvernement de subir un nouveau coup dur hier avec l’arrestation pour corruption d’Attilio Bastianini, 50 ans, vice-président du Parti libéral, l’un des quatre partis de la coalition au pouvoir.Cette formation avait jusqu’alors été épargnée par les affaires de corruption qui ébranlent depuis plus d’un an le rponde de la politique et des finances en Italie.Attilio Bastianini est accusé de corruption aggravée et d'infraction à la législation sur le financement des partis politiques, selon l’agence de presse Ansa.Le président du Parti libéral Renato Altissimo avait démissionné mardi après avoir été informé qu’il était l’objet d’une enquête.Selon la télévision nationale, Attilio Bastianini, ancien sénateur, serait impliqué.dans une affaire de pots-de-vin versés par l’entreprise nationalisée d'équipement routier ANAS à des partis politiques en échange de contrats de construction.Contrairement à la plupart des autres hommes politiques impliqués dans les scandales, protégés par leur immunité parlementaire, Attilio Altissimo a pu être emprisonné car il n’a pas été réélu sénateur l’année dernière.La veille, le gouvernement avait reçu un nouveau camouflet du Parlement.Par 196 voix contre 192 et quatre abstentions, la Chambre des députés avait rejeté un projet de décret qui aurait débloqué des milliards de dollars pour d’importants travaux publics.PHOTO AP Les arrestations d'hommes politiques, d'industriels et de mafieux (photo) sont désormais quotidiennes en Italie.Habyarimana pris en sandwich Le président se bat sur deux fronts Drôle de situation au Rwanda: le «pays aux mille collines» est «anglué» depuis deux tins et demi dans une guerre civile qui ne dit pas son nom, tout en étant engagé dans un processus de démocratisation.F R É D É R IC FRITS CH K R LE MONDE Kigali — Arrivé aux affaires après un coup d’État militaire, en 1973, le général Habyarimana n’est pas homme à s’incliner sans lutter.Le gouvernement de transition, en place depuis le 16 avril 1992, composé du MRNDD et de quatre partis d’opposition, a signé le 7 mars avec les rebelles du FPR, à Dar-es-Salaam en Tanzanie, un accord incluant la fin des hostilités et la reprise des négociations globales.Celles-ci devraient aboutir à la paix, avant le 10 avril, et prévoir un partage du pouvoir débouchant, dans les prochains mois, sur les premières élections libres de l'histoire du pays, fie Monde du 17 mars).En dépit de multiples violations, le président Habyarimana considère que le cessez-le-feu entré en vigueur le 9 mars à minuit est «globalement respecté».Au cours d’un entretien qu’il nous a accordé le 18 mars, il a cependant émis des doutes sur la bonne foi du «FPR, qui a bombardé Byumba avec dçs kaliouchas et des mortiers mercredi après-midi».Le président affirme vouloir respecter les termes de l’accord de Dar-es-Salaam, qui prévoit le départ de la moitié des troupes françaises si le FPR se replie «effectivement sur les positions qui étaient les siennes avant le 8 février».Ix chef de l’État, qui apprécie «les gestes d’amitié de M.Mitterand pour le peuple rwandais» se réserve toutefois «la possibilité de faire à nouveau appel à (ses) amis , en cas de «violation grave du cessez-le-feu».Pour stabiliser la situation sur le terrain, M.Habyarimana compte beaucoup sur «le déploiement de trois compagnies d’observateurs in- ternationaux des Nations unies sur la frontière rwando-ougandaise et la présence d’une force d’interposition de trois mille «casques bleus» dans la zone tampon libérée par le FPR».Ixs massacres perpétrés en janvier par ses partisans sur les membres de la minorité tutsie et des opposants lui apparaissent aujourd’hui «condamnables», mais sont «un faux prétexte brandi par le FPR pour attaquer le Rwanda».Car, selon lui, «les rebelles préparaient leur agression depuis le mois de novembre».M.Habyarimana, qui refuse de présider le conseil des ministres, où les frictions sont grandes, estime néanmoins que ses «relations avec le gouvernement de transition sont bonnes».«Je ratifie ce que les ministres décident», précise-t-il.Sur les échéances politiques à venir, il souhaite que la fin de son.mandat , le 31 décembre, coïncide avec les premières «élections législatives et présidentielle» pluralistes de l'histoire du Rwanda.Si les négociations d'Arusha, qui ont repris le 16 mars, se concluent sur un accord de paix solide, «il faudra un mois, estime l’opposition, pour former le nouveau gouvernement provisoire à base élargie incluant cinq ministres FPR.Nous pourrons alors organiser les élections.municipales dans les six mois, puis les législatives, et ensuite nous pourrons penser au scrutin présidentiel».Une «chronologie à respecter impérativement» pour l’opposition qui redoute de voir M.Habyarimana se présenter pour un nouveau mandat présidentiel, avec l’appui d’une administration et d’une structure politique en place depuis longtemps, issues de l'ancien parti unique et complètement acquises à sa cause.Résidences de Prestige À VOIR AUJOUR'HUI À LA PAGE B-8 ANNONCES CLASSÉES LE DEVOIR ECLAIRAGE DIFFERENT CLICHE REPETE EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME PRENONS LE TEMPS JOURNEE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE CQ Gouvernement du Québec Ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration 21 MARS 1991 Montréal en harmonie If m ni lin k REDACTEURS EN CHEF Le samedi à 18 h Animée par Francis Fox, une émission qui réunit, chaque semaine, journalistes, politicologues et diplomates des cinq continents pour un tour d'horizon des grands événements dans le monde.Diffusé au Canada, aux États-Unis, en Amérique latine et dans les Caraïbes, c'est un débat sur l'actualité.À TV5, câble 15*.Produit par Larry Shapiro - Les Affaires Mondiales en collaboration avec TV5.***** LA TÉLÉVISION INTERNATIONALE * Peut varier.Consultez votre câblodistributeur.TOUT UN DÉBAT ! L K I) E V IM R .LES S A M EDI 2 (I E T D I M A X l II E 1 I M A It S I !l !l A A C H I N E Coup de gong pour Hong Kong Londres et Pékin se livrent une guerre de mots pour «l'oie aux oeufs d'or» Patten fait l'objet d'insultes personnelles, selon un vocabulaire propre à la langue du pays de Confucius.JULES NADEAU COLLABORATION SPÉCIALE Dans son cabinet de travail au mobilier traditionnel du célèbre 10 Downing Street, Sir Percy Cradock pose comme un sage devant ses peintures chinoises austères.Nous sommes au printemps de 1991.Le mandarin de Sa Majesté a été le proche conseiller du premier ministre Margaret Thatcher.Le sexagénaire nous révèle un fait qui prend un sens particulier ces jours-ci.«Vous savez, les Chinois nous ont bien dit qu’ils reprendraient Hong Kong coûte que coûte.Même si le territoire était réduit en une terre de désolation.» Cette conversation (pas de caméra ni de dictaphone) avec l’ex-ambas-sadeur Cradock qui séjourna en Chine dès l’époque de la Révolution culturelle et fut ensuite l’un des principaux architectes de l’accord sino-britannique de 1984,tend à prouver que les dirigeants chinois de Pékin ne voient pas l’avenir de Hong Kong de la même façon que les Occidentaux.Pour nous, c’est la ville la plus riche de la grande Chine, l’«oie aux oeufs d’or» indispensable.Aux yeux des vieux dirigeants de Pékin, Hong Kong représente la partie du patrimoine injustement arrachée par une puissance impériale au siècle dernier au nom d’un traité invalide.Vue de loin, la guerre coloniale qui secoue actuellement l’enclave de Hong Kong paraît singulière et étrange.Après le départ définitif des Britanniques dans seulement quatre ans, le «Manhattan de l’Asie» aux grafie-ciel rutilants ne deviendra pas un Etat indépendant.Pas d’entrée éclatante aux Nations unies.Cette semaine, personne n’a manifesté dans les rues du Central District ni à Kowloon pour exiger plus de démocratie.La guerre coloniale de Hong Kong n’a pas éclaté, non plus, à la suite d'un changement de gouvernement à Londres.Le premier ministre John Major est toujours bien en place au 10 Downing Street.Chez les Britanniques, l’opinion publique demeure toujours relativement peu passionnée par le sort de son dernier comptoir commercial de l’Extrême-Orient Plan de démocratisation En fait, cette guerre coloniale a été déclenchée en octobre dernier par le nouveau gouverneur Chris Patten.Selon le représentant de Whitehall, d’ici au 1er juillet 1997, date du transfert de souveraineté, il faut donner un coup de barre démocratique aux institutions politiques.Plus précisément, faire élire plus de membres du Conseil législatif par la population locale et abaisser le droit de vote de 21 à 18 ans.le plan Patten ne saurait être qualifié de révolution profonde par la base; son principal avocat a pris la peine de visiter un certain nombre de capitales étrangères afin d’en expliquer la teneur et de recueillir des appuis.En novembre dernier, par exemple, le représentant britannique donnait une conférence de presse à Ottawa après une rencontre de 85 minutes avec Brian Mulroney.Cette internationalisation des affaires de Hong Kong, on peut s’en douter, ne plaît pas du tout aux autorités de Pékin.Plus tôt, cette semaine, il y a eu une véritable escalade dans la guerre de mots opposant les deux parties.Chris Patten a fait l’objet d’in- Le compte à rebours avait commencé il y a près de dix ans avec l'accord sino-britannique de 1984 qui prévoyait que Hong Kong, dernier comptoir britannique en Extrême-Orient, redeviendra «chinoise» en 1997.Aujourd'hui, quatre ans avant le gong final, rien ne va plus entre Pékin et Londres.Chris Patten, gouverneur de Hong Kong: à l'écoute de lui-même seulement?suites personnelles (selon un vocabulaire propre à la langue du pays de Confucius) et, pire encore, les leaders chinois se sont relayés pour proférer ries menaces à l’endroit de Hong Kong et de la Grande-Bretagne.Ainsi, le gouvernement de Pékin installerait un gouvernement parallèle avant 1997 et administrerait ensuite Hong Kong sans aucun lien avec les législateurs élus grâce à la réforme de Patten.Rappelons également que d’autres menaces proférées par Pékin ces dernières semaines ont fait craindre que les contrats locaux se prolongeant au-delà de 1997 pourraient de ce fait devenir caducs après le départ des Britanniques.Participant à l’escalade, Li Lan-qing, ministre du Commerce extérieur, a évoqué la possibilité de voir se détériorer les échanges commerciaux et économiques avec la Grande-Bretagne.Le gouverneur Patten a résisté avec calme aux attaques personnelles, mais il a contre-attaqué avec aplomb aux arguments d’ordre économique.Rappelant que Hong Kong était un allié fiable de la Chine populaire chaque fois que ses intérêts commerciaux sont menacés ou qu’il est question de sanctions, le représentant de la Couronne a clairement évoqué le danger de représailles de la part des Etats-Unis.Les pressions américaines Le gouvernement américain pourrait, selon lui, se servir de la «clause de la nation la plus favorisée» pour faire pression sur les autorités de la République populaire.Le président Clinton a soulevé la possibilité de relier le commerce bilatéral au respect des droits de la personne en Chine.Un déficit commercial sans cesse grandissant indispose grandement les Etats-Unis.En limitant ces échanges, les dirigeants de Washington porteraient un coup à l'économie chinoise.A l’été 1991, au cours du tournage d’un documentaire (dont la version Clinton pourrait relier le commerce bilatéral au respect des droits de la personne en Chine.intégrale sera très bientôt diffusée ici à TV5) des entrevues avec les principaux intéressés du dossier Hong Kong à Washington révélaient un Oncle Sam pas nécessairement prêt à une confrontation majeure avec la Chine.Les relations sont loin d’être au beau fixe mais, comme nous l’affirmait Winston Lord, récemment no,mmé sous-secrétaire d’Etat pour l’Asie de l’Est et le Pacifique: «Il faut adopter une attitude équilibrée et ne pas nécessairement isoler la Chine».Le sénateur Paul Simon ainsi que les représentants élus au Congrès, John Porter et Nancy Pelosi, se sont faits les champions de la cause de Hong Kong, mais on ne sent pas que les Etats-Unis sont prêts à entreprendre une guerre pour le salut de Hong Kong! Le dernier gouverneur La guerre coloniale du 28e gouverneur de Hong Kong est-elle l’affaire d’un seul homme?Chris Patten, 49 ans, est un ex-dirigeant du parti conservateur.Il jouit de la confiance totale de John Major et du ministre Douglas Hurd.Son prédécesseur, Sir David Wilson, était un sinologue prudent qui ne jouissait pas des mêmes relations étroites avec la classe politique londonnienne et affichait un style à la fois distant et réservé.Dès son arrivée à l’aéroport Kai Tak avec sa famille, Chris Patten a montré sa préférence pour l’approche populiste; il communique beaucoup mieux avec le Hongkongais de la rue.L’opinion publique locale approuve d’ailleurs son plan de démocratisation, encore une fois au grand dam de Pékin.Le flamboyant Simon Murray, bras droit de Li Ka-shing fie milliardaire de Hong Kong), nous a fait remarquer avec raison que le transfert de pouvoir de Hong Kong ressemble au changement de propriétaires d’un immeuble.«Le jour de leur arrivée, ils (les Chinois) ne veulent pas dé- couvrir que les locataires sont partis avec tous les tapis et les ampoules électriques.Ils veulent prendre position ici avant même 1997, comprendre comment ça fonctionne.Je suis sympathique à cette idée-là.» Pour leur part, les milieux d’affaires redoutent l’actuel bras île fer.La bourse de Hong Kong réagit fortement à toutes les declarations politiques de Londres, de Pékin et de Hong Kong Sans s’opposer à une plus large démocratisation du parlement colonial, les dirigeants d’entreprise qui attendent ici un passeport canadien avouent tous être passablement désemparés devant la tournure des événements.Conclusion?D’une part, les dirigeants chinois perdent beaucoup en s’opposant à des réformes politiques pourtant jugées modérées.Les compatriotes de Taiwan et les éléments souverainistes de l’île rebelle en tirent leur leçon au moment où il est de plus en plus question de réunification.D’autre part, le plan Patten survient très tard à la lin d’un siècle et demi d'administration britannique.Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de faire mousser les intérêts [xr-litiques d’une population qui approche maintenant les six millions d'habitants et dont une bonne proportion mérite rien de moins que des passeports britanniques?Les protagonistes de cette guerre coloniale où personne ne veut perdre la face n’agissent certainement pas selon la même logique.Les enjeux économiques sont néanmoins très concrets et la construction du nouvel aéroport au coût de 16 milliards $ US demeure le grand baromètre de l’avenir de Hong Kong.Le dernier gouverneur de Sa Majesté a peut-être inventé la crise actuelle de toutes pièces afin d’ajouter un élément de pression publique sur les épaules des proches de Deng Xiaoping.Le contrat du siècle fait certainement rêver les entrepreneurs et les industriels britanniques.Retour au bercail pour le fils de Tchang Kaï-chek Tàïpeh (Reuter)— Ix1 général Wego Tchang, seul fils survivant du leader nationaliste Tchang Kaï-chek, a annoncé hier qu’il se rendrait prochainement en Chine, où il n’est jamais retourné depuis quarante ans.Tchang Kaï-chek et sa famille se sont réfugiés à Taiiwan en 1949, après la défaite des nationalistes face aux forces communistes.Depuis lors, le gouvernement de Taïpeh a interdit à toute personnalité officielle de se rendre en Cliine.«Revenir sur sa terre natale n’est pas un crime.Depuis le premier jour où je l’ai quittée, j’ai rêvé d’y retourner.J’en rêve depuis quarante ans», a déclaré Wego Tchang dans une interview téléphonique.Le général, âgé de 76 ans, a démissionné le mois dernier du secrétariat général du Conseil de sécurité de Taiwan, ce qui l’autorise à entreprendre son voyage.Par ailleurs, le gouvernement de Taïwan a fait savoir qu’il iwurrait autoriser les contacts officiels avec la Chine, compte tenu de l’apaisement des tensions entre les deux Etats.La politique des «trois interdictions» (pas de contact officiel, pas de négociations et pas de compromis avec U Chine) ixiuirait être réexaminée, car elle ne semble plus avoir de raison d’être, a déclaré à la presse un responsable taïwanais.Ces déclarations interviennent alors que Taiwan semble prête à faire un geste significatif dans le sens d’un rapprochement avec Pékin.rtti Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Département de science politique Une fenêtre sur la Communauté européenne Voyage d’études en Belgique et en France (Bruxelles-Lyon-Paris) du 16 aoQt au 3 septembre 1993 Dans le cadre de deux cours donnés par le professeur Panayotis Soldatos du Département de science politique de l'Université de Montréal POL 3851 Intégration européenne (3 crédits) POL 3904 Travaux pratiques (3 crédits) On peut s’inscrire à un ou aux deux cours.Ce voyage d’études s’adresse aux étudiants de l’Université de Montréal, à ceux des autres universités québécoises ainsi qu’à tous ceux et celles qui s'intéressent à la nouvelle Europe comme modèle de société et comme partenaire économique.Coût : 1 900 $ comprenant les transports, le logement, le petit déjeuner et le déjeuner, les visites-conférences et quelques activités culturelles.Date limite d'inscription : 15 avril 1993 Renseignements : Panayotis Soldatos (514) 343-6580 (0231) KLERIKER d’Eugene Drcwennatw enfin traduit en français ! Les fonctionnaires de Dieu 800 p.44,95 $ Die Un best-seller en Allemagne, plus de 300 000 exemplaires vendus.• Jamais la parole d’un théologien n’a soulevé autant de passions.• Li critique la plus radicale du système clérical jamais publiée depuis Luther.• La vocation et la condition des gens d’Eglise passée au crible de la psychanalyse.Une lecture à déconseiller peut-être à certains écclésiastiques, elle peut ébranler leurs tranquilles croyances et perturber sérieusement leur vie.Service de Documentation Pastorale 312, Sherbrooke Est Montreal, II2X 1E6 Tel.: (514) 844-1713 lnx : (514) 844-6503 Désunirais et Robitaille 60, Notre-Dame Ouest Montreal, H2Y 1S6 Tel.: (514) 845-3104 Fax : (514) 845-7415 LIVRES BOURSIERS & FINANCIERS Lire avant d'investir à la Bourse! • Analyse technique & fondamentale • Traduction française de : B.GRAHAM • P.LYNCH • M.ZWE1C.• S.WE1NSTE1N les gourous» reconnus mondialement • Grand choix de livres des éditions : Peyrat & Courtens, Séfi, Valor Uemandez-les à votre libraire DIFFUSIONS Cote à Côte Renseignements : (514) 655-4297 Complets Prix courant 450$, 405$, 505$ \ ¦Vr'' « • a-’' C -V.u: A- u.Uy\.1 'ASrrTv1 » .,• 4rfS .4 *.V 1 A A \ >*• :l\ .Profitez de cette offre spéciale de deux complets** de même valeur pour le prix d'un! 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Certains adoptent même des résolutions formelles pour le maintenir.Il est pourtant impossible de glorifier le collège actuel, qui laisse la moitié d’entre eux sur le carreau, dont le menu n’est que «dispersion et fatras» pour reprendre les mots de Fernand Dumont, et qui ne leur inculque certes ni la grande culture ni la maîtrise de soi qu’ils disent absentes du projet de réforme.Le cégep dont ils nous parlent, c’est celui qui aurait pu être, et non celui qui n’a pas été et ne sera pas.Ils le devinent, comprennent très bien la grande idée qui le portait, et pleurent sa perte, qui est cette fois leur perte, leur état de manque.Le cégep, et notamment le cégep de la filière préuniversitaire de formation générale, n’est pas le milieu de vie et de culture qu’on voulait offrir, comme une parenthèse, à l’âge le plus difficile et le plus curieux.Il ne le deviendra pas non plus avec les excisions et les greffes que la ministre se prépare à imposer dans les marges, qui vont réduire le gaspillage, corriger quelques errements, et ne changer strictement rien au caractère du cégep, porte tournante où les jeunes ne développent pas d’appartenance au moment de leur vie où le besoin en est le plus crucial.Ces grèves sages, dont se moquent un peu les vétérans, sont une des rares façons de socialiser plus longuement dans des lieux qu’ils fréquentent habituellement «le manteau sur le dos», comme l’observent et le déplorent les enseignants.La ministre a renoncé à une véritable réforme, qui aurait mis en lumière ces profonds abcès.Elle l’a fait parce que le milieu l’a assurée que quelques corrections suffiraient, que les fondements étaient sains, qu’il ne fallait pas toucher à la structure.Bonne élève, elle s’en est tenue aux détails et vient de se heurter au même mécanisme de défense.Petit ou grand, tout changement rencontrera une énorme résistance.Le coût politique de cette réfor-mette ne sera pas moins élevé que l’aurait été celui d’une transformation plus radicale, et même celui d’une reconstruction du système.Les prochains mois en seront encore de fièvre, sinon de chaos, pur gaspillage pour un objet médiocre.Il n’est jamais facile de se lancer dans une réforme.On oublie que la construction du système scolaire, durant les années soixante ne s’est pas faite dans la joie et l’harmonie (prière de relire Le bill 60 et le public du politologue Léon Dion, pour s’en souvenir).Mais plus petites étaient les montagnes à bouger, et beaucoup moins nombreux les intérêts à déranger.Les ministres d’aujourd’hui mesurent bien la différence, et s’abstiennent donc de grands desseins, même quand ils s’imposent.Pourtant, ce sont justement les idées-forces qui lèvent les obstacles.L’extraordinaire réorganisation d’il y a trente ans a trouvé tous les appuis nécessaires parce que l’ampleur de l’effort, et la conviction de sa justesse, inculquaient le goût d’y participer.Le bricolage ne saurait en faire autant.Bricoler les cégeps coûtera au moins aussi cher que les réformer.L’illusion «thérapeutique» Madame le coroner Anne-Marie David se méprend peut-être en faisant écho (LE DEVOIR, 6 mars) au lobbying musclé, selon lequel le fait de verser encore plus d’argent aux ressources pour batteurs de femmes contribuerait à régler le problème que rappelle le meurtre de Mme Rhéa Landry.Tout indique au contraire que cela peut l’aggraver.L’étude la plus complète et la plus récente publiée sur les effets des programmes de rééducation des conjoints violents (Harrelle, 1992) révèle des faits troublants: après 18 mois, 88 % des agresseurs ayant assisté à ces cours avaient récidivé durant une période de quatre mois, tandis que 47 % seulement des agresseurs non «traités» avaient agressé de nouveau leur conjointe.L’étude conclut, comme d’autres études canadiennes (Meredith, 1991), que l’on n’a encore aucune preuve de l’efficacité de ces soi-disant «thérapies» à faire autre chose que de protéger des criminels de toute sanction.Quant à la notion d’un centre d’hébergement pour conjoints agresseurs, une étude de faisabilité réalisée au Canada en 1987 avait conclu à leur inutilité, parce que les hommes, n’y étant pas enfermés, pouvaient à tout moment retourner agresser «leurs» femme et enfants s’ils en avaient envie.De fait, d’autres études (Gondolf, 1987) démontrent que la société crée un faux sentiment de sécurité chez les conjointes menacées en faisant une promotion indue de ces «solutions» à vernis thérapeutique.Après les meurtres conjugaux en recrudescence ces jours-ci, il est plus que jamais temps de donner priorité aux droits fondamentaux et à la sécurité des femmes, mieux garantie par les maisons d’hébergement et par des mesures d’assistance aux femmes chefs de famille, même si elles ne LETTRES -?- s’identifient pas aux intérêts des hommes.Martin Dufresne Collectif masculin contre le sexisme Montréal, 11 mars 1993 Mettre légalement les sages-femmes au monde Je suis une personne responsable, raisonnable et j’ai choisi de donner naissance à la maison.Je suis excédée qu’on considère ce désir légitime comme une aberration ou comme un caprice.J’ai accouché seulement deux fois et je ne pense pas avoir d’autre enfant Pourquoi ne laisse-t-on pas les femmes accoucher comme elles le veulent?Pourquoi des médecins veulent-ils imposer un lieu, une façon?C’est mon corps, c’est ma vie, c’est celle de mon enfant et c’est surtout son arrivée dans la vie.Et moi je veux que ce soit un acte conscient sacré, intime.Ce que je dis, moi, c’est que les femmes devraient pouvoir accoucher où elles le veulent Malgré tout ce qu’en disent les médecins, il existe actuellement au Québec des professionnelles capables d’accompagner les femmes qui désirent accoucher dans un centre de maternité ou à la maison.Et elles le font légalisation ou pas.Et des couples s’adressent à elles, légalisation ou pas.C’est un phénomène irréversible.Je n’aurai plus d’enfant, mais je vais me battre pour que mes filles puissent accoucher à la maison si elles le désirent ou dans une maison de naissance.Je ne demande pas que les médecins soient retirés du dossier de l’accouchement (quoique parfois.), je ne veux menacer personne, je réclame simplement le choix de vivre un des plus beaux moment^ de ma vie comme je l’entends.Je n’ai rien contre l’accouchement à l’hôpital lorsque c’est un choix, mais moi, je préfère les sages-femmes.Je les aime, les sages-femmes.Regardez-les travailler: elles exercent un beau métier et elles l’exercent bien.Elles sont là, elles sont compétentes, M.le ministre, s’il vous plaît, légalisez leur profession.légalisez leur profession de façon à ce que les femmes puissent avoir facilement accès à leurs services et surtout pour que les sages-femmes exercent leur métier de façon bien encadrée, mais autonome.Françoise Ruby Montréal, 10 mars 1993 Se méfier d’Hydro Les éditions du DEVOIR des 2 et 3 mars derniers faisaient état de rumeurs selon lesquelles Hydro-Qué-bec serait engagée dans une opération de renseignements envers certains groupes de pression.Le simple fait qu’une telle rumeur puisse circuler vient confirmer le rapport de méfiance qui s’est établi entre la société d’Etat et la population québécoise.Deux faits viennent spontanément à l’esprit: le recours aux tribunaux pour empêcher la divulgation de contrats liant Hydro à de gros clients et l’interruption en plein hiver du courant d’un abonné, en contradiction avec les directives émises par le gouvernement.Hydro-Québec semble donc installée dans une logique selon laquelle les contribuables et leurs représentants sont des opposants dans sa poursuite de certains objectifs.Hydro ne travaillerait plus que pour elle-même, cherchant à perdurer et à croître sans égard aux intérêts de la population.Comment, devant cela, confier la gestion des espaces nordiques à cette société?Les citoyens et les citoyennes ne peuvent qu’hésiter à signer ce chèque en blanc.Un ménage s’impose puisqu’on ne saurait,tolérer la création d’un Etat dans l’État, ni l’entretien de fonctionnaires-cadres qui ont perdu de vue les raisons de leur existence.Patrick Nicol Sherbrooke, 3 mars 1993 ==j| ui, je sais, il faudrait parler 0 d’autre chose: du libre-échange, de la santé ou de la fiscalité.Après tout, il y a des questions plus importantes dans la vie — -environ 4 567 923 selon un récent décompte — que la course à la chefferie de ces conservateurs qui se prennent pour des progressistes.Mais il n’y a rien de plus amusant à observer que les politiciens en campagne.On dirait des marsouins en pleine mer.Ils sourient tout le temps, nagent très vite et ne manquent jamais une occasion de faire surface.Il y a d’abord eu cette série de petites manoeuvres de la part de Kim Campbell qui a réussi à tenir en main ses nombreuses Kimettes, surtout celles du Québec, tout en conservant le haut du pavé.Cela n’a pas dû être facile.Il n’y a rien de plus bavard qu’un ministre ou un député qui vient de se rallier à votre cause et qui espère que vous ne l’oubliez pas.Le silence, très relatif cependant, de Mme Campbell, c’est sa façon à elle de rappeler qu’elle est prête à jouer «la game» selon les règles établies.Elle aurait pu, par quelques déclarations intempestives sur l’étendue de ses appuis, se mettre irrémédiablement à dos les journalistes.Elle a su l'éviter.Cette volonté de démontrer un grand contrôle de soi l’a par ailleurs amenée à orchestrer une bien étrange manoeuvre, le coulage aux journaux d’une fausse vraie «fausse lettre» (ou était-ce plutôt une vraie fausse «vraie lettre»?).Dans cette curieuse concoction littéraire, on apprenait toutes sortes de choses présumément pas très flatteuses sur Madame Kim et sa vie personnelle.Un adversaire politique sérieux ou un journaliste le moindrement professionnel ne se serait pas contenté de ces demi-vérités et de ces moitiés de rumeurs.La lettre ne pouvait donc provenir que de l’intérieur de son organisation.Quelle ha- DANIEL LATOUCHE ?bile façon de neutraliser les fondements de cette information négative, tout en confirmant par le fait même que Madame Kim n’est pas une candidate comme les autres.C’était habile et bien mené, mais des peanuts comparativement à l’habileté stratégique manifestée au même moment par Jean Charest.Je ne me souviens pas d’une aussi belle orchestration de la part d’un candidat à un poste électif nulle part au Canada.Pour comprendre l’élégance de la manoeuvre, regardez les résultats une semaine plus tard.Sa seule chance de l’emporter a toujours été que Campbell s’enfarge dans les fleurs du tapis et que ses adversaires fassent de même, de sorte qu’il soit le seul à profiter d’une éventuelle gaffe de Madame Kim.Sans qu’il n’y paraisse le moindrement, Jean Charest a éliminé de la course au moins quatre concurrents qui auraient sûrement obtenu davantage de votes que lui au premier et même au deuxième tour de scrutin.En l’espace de quelques heures, il a donc rencontré la moitié de son objectif, et même plus puisqu’il a obtenu que des candidats bidons se préy sentent, ce qui pourra toujours lui servir.On a rarement vu un tapis se faire retirer aussi rapidement sous les pieds d’une bande de présumés poids lourds de la politique.Fini Wilson.Hops Beatty.Au revoir McDougall.Pour un parti qui se spécialise printemps dans les tapis, et surtout les sous-tapis, c’est un résultat appréciable.Mais ce n’était qu’un hors-d’oeuvre comparativement à la passe du «Je-ne-sais-plus-si-je-dois-me-pré-senter» que nous nous sommes fait servir lundi dernier.Nous y avons tous vu du feu.En moins de vingt-quatre heures, Jean Charest a complètement renversé la vapeur stratégique et a résussi le tour de force de se repositionner.Il a dû lui-même être surpris de l’ampleur et de l’efficacité de sa propre manoeuvre.On le disait super-arriviste et ambitieux, vain et superficiel.Or, en s’interrogeant publiquement sur sa décision, il a réussi à donner l’image d’un homme réfléchi — beaucoup plus vieux pour son âge —, capable d’introspection et dont l’ambition demeure raisonnable.Lui aussi vient de faire la démonstration qu’il pouvait faire manger les journalistes (et les commentateurs) dans sa main.Ils sont tombés dans le piège comme des enfants et sont maintenant prisonniers de la contre-image qu’ils ont ainsi contribué à créer.Ce ne furent pas les seuls retombées positives de cette déclaration.En annonçant au premier ministre qu’il était tout à fait disposé à lui gâcher son party de départ, Jean Charest s’est certainement assuré d’une couverture financière utile au cas où sa campagne lui coûterait plus cher que prévu.Pour l’instant, il n’a pas besoin d’argent, mais les choses pourraient être différentes plus tard.C’est une véritable mise en demeure qu’il vient de servir à son parti et à ses financiers.Et, merveille des merveilles, il l'a fait non pas à partir d’une quelconque position de Québécois «professionnel», celui qui chiale tout le temps, mais tout en passant le message qu’on pouvait l’appeler indifféremment Jean Charest ou «Gene Tcha-ret» selon qu’on voulait le considérer comme un francophone ou un anglophone.Et la course n’est même pas officiellement commencée.En attendant le .de l’Afrique du Sud post-apartheid Tous reconnaissent que l’Afrique du Sud post-apartheid aura besoin d’investissements étrangers, devra exporter davantage et s’ouvrir au reste du monde.Le secteur patronal désire une réintégration «sans condition», en appelant la levée immédiate de toutes les sanctions et le retour à une situation «normale», permettant le commerce et les investissements sans aucune entrave.I,e milieu syndical pour sa part souhaite un retour des investissements étrangers, mais «sous condition».Il s’agit d’abord de s’assurer que les capitaux étrangers s’inscrivent dans une politique sud-africaine, autrement dit, dans le sens des intérêts de la majorité de la population.Ce qui exclut par exemple de favoriser des méca- nismes comme des zones franches de type est-asiatique où les capitaux viennent s’installer pour profiter des dégrèvements d’impôts et de la main-d’oeuvre à bon marché.' On ne veut pas non plus d’investisseurs non soucieux de l’environnement.Le mouvement syndical préconise l’établissement d’un «code d’éthique» pour les investisseurs étrangers, lequel inclurait la reconnaissance des syndicats ainsi qu’un certain nombre de mesures destinées à favoriser la participation des travailleurs à la gestion des entreprises.Pierre Beaudet, coordonnateur du Centre d’information et de documentation sur le Mozambique et l’Afrique australe (CII)MAA).LE DEVOIR Directrice LISE BISSONNETTE Rédactcnr en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur délégué à l'administration ANDRÉ LECLERC Directeur de lin formation BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, ROCII CÔTÉ Rédacteur en chef adjo i n t .1E A N - RO B ERT S A NSF AÇON Directeur des publications spéciales GUY DESBAIES FAIS CE QUE DOIS LE DEVOIR.L E S S A M EDI 20 E T D 1 M A X C H E 2 1 M A RS I !) !) 3 A I) IDÉES Francophones, allophones et indépendance 1- Pourquoi les allophones sont-ils fédéralistes?ur PHOTO JACQUES NADEAU La controverse soulevée par les propos de Jacques Parizeau n’a en rien épuisé le débat sur les différends entre les allophones et les francophones face à la perspective de l’indépendance du Québec.En fait, cette controverse aura même obscurci la discussion.Hydro-fidélité Des parts de l'épargnant québécois dans son entreprise fétiche: n’est-ce pas romantique?L GUY LÉGER Ingénieur à Hydro-Québec ’éditorial du journal I Jî DEVOIR du 1er mars 1993, signé par M.Jean-Robert Sansfaçon, mérite d’être commenté.Pour M.Sans-façon, si Hydro-Québec continue pour certains d’être plus qu’une entreprise d’électricité, pour d’autres, les Québécois d’aujourd'hui et non ceux du temps de René Lévesque, il en va autrement.“Mais les temps ont changé, dit-il.Nous avons démythifié l’entrepreneur-ship et les jeux financiers.» C’est sans doute pour cela que le contrôle des récessions échappe régulièrement à nos penseurs politiciens, économistes, journalistes ou autres entrepreneurs.C’est pour cela aussi que l’évolution de la dette provinciale (avouée à 31 milliards de dollars, paraît-il) est sous contrôle absolu.Non, je ne crois pas que nous ayons changé en mieux à ce point.Les entrepreneurs que nous sommes sont plus entreprenants qu’autre chose et il n’y a rien dans le contexte actuel, qui permette d’affirmer avec une béate certitude que désonnais, ce sera avec réalisme et rationalité que nous sculpterons l’avenir énergétique du Québec.Je crois au contraire que harnacher nos ressources est de loin la meilleure chose que nous ayons à faire au lieu de vendre à rabais (il va falloir rendre cela alléchant!) la job et le salaire qui va avec pour payer les dettes du beau-frère incorrigible dépensier et se retrouver acheteur d’énergie électrique chez nous.Je vois déjà le gouvernement (le beau-frère) verser des subventions à l’acheteur pour éviter des hausses de tarif brutales.Nous ne vendrons plus à perte à l’occasion, nous achèterons à prix d’or notre patrimoine énergétique tout le temps! Quel choix des plus sensés dans notre «pays c’est l’hiver» où le chauffage est un bien essentiel! L ’est donc une chose d’être réaliste et c’en est une autre d’être naïf.Quel Québécois est intéressé à être proprié; taire de ses ressources quand c’est si facile d’acheter le gaz de l’Ouest du Canada?Imaginez-vous donc que le dévelop-pcmenl de l’infrastructure de distribution du gaz naturel, à peu près inexistante à l'heure actuelle au Québec, ne coûtera rien.et qu’on se gardera bien de nous refiler la facture par le biais des tarifs par la suite.Et le gaz, ça MARCO MICONE PIERRE GRAVELINE Écrivains a controverse plutôt stérile soule- Lvée par les propos de Jacques Parizeau n’a en rien épuisé le débat sur les différends qui existent entre les allophones et les francophones face à la perspective de l'indépendance du Québec.En fiait, cette controverse aura eu malheureusement pour effet d’obscurcir la discussion.Aussi nous paraît-il essentiel de relancer la réflexion sur d'autres bases.Affirmons-le clairement dès le point de départ: nous ne sommes pas de ces personnes qui trouvent intolérable que la très vaste majorité des allophones québécois demeure aujourd’hui encore opposée au projet d’indépendance.Dans la perspective démocratique qui est la seule acceptable dans notre société, le choix de l’option fédéraliste que font nombre d’allophones est tout aussi légitime que le choix de quelque 40 % de francophones en faveur de cette même option.Ni les uns, ni les autres ne sont pour autant de «mauvais» Québécois.Les motifs du faible appui que reçoit l’idée d’indépendance au sein des communautés culturelles sont multiples, variés et compréhensibles.On n’a que trop tendance à les oublier.Les personnes immigrantes sont majoritairement fédéralistes parce que, jusqu’à récemment, elles ont été recrutées et accueillies d’abord et avant tout, non pas au Québec, mais au Canada, par le gouvernement fédéral et ses fonctionnaires à l’étranger, souvent anglophones.Ce sont eux qui ont façonné leur première perception des sociétés canadienne et québécoise.Est-ce leur faute si on leur a appris que le Québec est une province comme les autres et que les Québécois ne sont pas un peuple mais une minorité parmi bien d’autres dans un pays bilingue et multiculturel?Elles sont fédéralistes parce que, jusqu’à la promulgation de la loi 101, ces personnes, n’ayant aucune obligation d’envoyer leurs enfants à l’école française qui n’était d’ailleurs guère accueillante à leur égard, les ont envoyés étudier dans les écoles de la communauté anglophone où l’on ne s’est pas privé de leur inculquer, en même temps que la connaissance de la langue anglaise, une vision Jusqu’à récemment, les immigrants ont été accueillis avant tout au Canada, par le gouvernement fédéral et ses fonctionnaires à l’étranger, souvent anglophones.tronquée et méprisante du Québec français qui ne les incitait nullement à vouloir s’y intégrer.Est-ce leur faute si les gouvernements du Québec ont tant tardé à adopter des législations instaurant le français comme langue commune et favorisant l’intégration des nouveaux arrivants?Les personnes immigrantes sont fédéralistes parce que leur expérience de travail, pendant des décennies où la langue des patrons (et par conséquent la langue d’usage) était l’anglais, les a convaincues que leur intérêt était de s’intégrer à la culture dominante canadienne.Est-ce leur faute si, aujourd’hui encore, les dispositions de la loi 101 en matière de langue de travail ne s’appliquent toujours pas aux petites entreprises où ces personnes sont employées en très grand nombre?Elles sont fédéralistes parce que, connaissant peu ou mal l’histoire et la culture du peuple québécois, elles peuvent difficilement saisir les fondements et la légitimité de son aspiration à l’indépendance.Est-ce leur faute si on n’a pas jugé bon de leur transmettre cette connaissance et si.aujourd’hui encore, l’enseignement de l’histoire demeure le parent pauvre de notre système d’éducation?Elles sont fédéralistes p^rce que, traditionnellement l’État fédéral et les partis fédéralistes ont manifesté plus d’ouverture à leur endroit que les institutions québécoises et les partis politiques nationalistes du Québec.Est-ce leur faute si, pendant trop longtemps, les Québécois francophones ont placé en quelque sorte allophones et anglophones dans le «même panier», les incitant par le fait même à se rapprocher?Elles sont fédéralistes parce qu’elles se méfient des conséquences éventuelles de l’indépendance du Québec.Plusieurs personnes immigrantes (pensons aux communautés libanaise et vietnamienne) ont quitté leur pays à cause de guerres civiles.D’autres (pensons à la communauté juive) ont subi de très graves préjudices dans des pays aux prises avec les démons du nationalisme ethnocentrique et raciste.Est-ce leur faute si nous n’avons pas su encore éteindre leurs craintes légitimes et leur donner les garanties espérées quant au respect de leurs droits et libertés dans un Québec indépendant?Quand on prend en compte ces réalités, ce qui est étonnant, ce n’est pas que la majorité des allophones soit fédéraliste mais qu’il s’en trouve aujourd’hui des milliers, sur- rilOTO NORMAND BLOWN • tout chez les jeunes ayant fréquenté les écoles françaises, à manifester une ouverture nouvelle face à l’indépendance.Cette ouverture, que la collectivité francophone devrait appuyer de toutes ses forces, ne peut que se répercuter dans leurs communautés.Combien sont-ils au juste, ces allophones partisans de l’indépendance du Québec?Bien malin qui peut avancer un chiffre précis.Les pourcentages qu’on évoque à l’occasion reposent toujours sur des projections aléatoires basées sur des données fragiles.On peut toutefois affirmer, sans risque de se tromper, qu'ils représentent entre 5 et 10 % des allophones, rép;u1is inégalement entre les diverses communautés.Or, le Parti québécois semble incapable d’assimiler cette réalité nouvelle et de miser sur une alliance avec la composante indépendantiste des communautés allophones.Mani-festement, au-delà de quelques grands et beaux discours de principes, il fait fort peu de cas de ces appuis.Il les considère sans doute marginaux, sinon insignifiants, certainement peu mutables électoralement.Il considère que c’est peine perdue de tenter de rallier les allophones au projet d’indépendance.Certes, le Parti québécois s’est largement détaché d’une vision ethnocentrique de la nation québécoise qui, si elle était peut-être inévitable dans une phase de développement de la conscience nationale, n’en a pas moins contribué à élever des barrières entre francophones et allophones.On reconnaît aujourd’hui sans ambiguïté que sont citoyennes et citoyens du Québec toutes les personnes qui y vivent, sans distinction d’origine.Mais cette évolution tarde trop à se traduire dans une nouvelle approche à l'endroit des allophones.11 est dommage de constater à quel point le Parti québécois est en voie de devenir un vieux parti oii sévissent certains revenants et gérontocrates qui se cramponnent à leurs conceptions dépassées et refusent de faire place à une relève mieux à même de saisir les réalités du Québec d’aujourd’hui.i i.
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