Le devoir, 20 mars 1993, Cahier C
LE DE V OIK.1.E S S A M E I) I 2 O E T I) 1 M A X (' HE 21 M A K S I !» !» 3 ?LE DEVOIR ?Cinéma Page 3 Théâtre Page 7 Disques Page 8 Arts visuels Page 14 ?OPÉRA Le Prix, un opéra 100% québécois Le rêve de Joseph Rouleau prend forme grâce à la collaboration du milieu culturel MARIE LAURIER LE DEVOIR Même s’il met en scène l’histoire d’un écrivain de 60 ans malade, à demi oublié et déçu du peu de reconnaissance de ses pairs, T’écrivain Yves Beauchemin, librettiste de l’opéra tout québécois Le Prix se défend d’avoir écrit «une oeuvre à clé».«Je vous assure que le personnage est loin de moi et que la trame de cet opéra s’inspire plutôt de ce que j’ai pu observer dans le milieu littéraire parisien.Mon texte se veut avant tout une réflexion sur l’anéantissement social dont sont victimes les créateurs mais aussi une médiation sur la mort.» Le compositeur Jacques Hétu a mis en musique le texte de Beauchemin et de son propre aveu en fait ressortir «l’intensité, la gravité, le lyrisme et aussi l’humour».Les deux artistes ont travaillé en symbiose pendant de longs mois et ont remis huit fois sur le métier leur ouvrage, jusqu’au jour où la version retenue reflète en mots et en musique son aspect dramatique.Tous deux avaient cependant en tête le principal protagoniste de cette oeuvre, le chanteur Joseph Rouleau.Un beau prétexte Ce dernier rêve depuis belle lurette de créer un opéra et il a obtenu enfin le feu vert pour le réaliser, entendre une participation d’un grand nombre de bénévoles et surtout le financement requis de 250 000$ dont 50 000$ du Conseil des arts du Canada, 8 000$ du ministère des Affaires culturelles, 85 000$ du secteur privé.Pour le reste, on compte sur la réponse du public et les profits de la billetterie.L’ouverture officielle de la salle Pierre-Mercure de l’UQAM sert de prétexte à cette aventure dans laquelle ont plongé spontanément les artistes chevronnés Beau-chemin et Hétu en acceptant de s’y associer.A 64 ans dont plus de 40 de carrière dans l’art lyrique, Joseph Rouleau, professeur à l’UQAM depuis 13 ans, n’aura donc aucun mal à se mettre dans la peau de l’écrivain sexagénaire qui exprime ses états d’âme de «dépression, d’espoir et de mort».Opéra en un acte d’une durée d’ une heure et demie, l’action du Prix se déroule aujourd’hui à Montréal et raconte l’histoire d’un écrivain à la santé chancelante qui se sait condamné, l’histoire aussi des efforts dérisoires qu’il déploie pour s’accrocher à la vie.Sa femme et ses amis vont tout faire pour lui obtenir le prix littéraire de 100000$ qui le réconcilierait avec lui-même et le réhabiliterait dans son milieu.MILLIONS D'ALBUMS VENDUS PLUS IARD, PINK FLOYD Rick Wright, Roger Waters, Nick Mason et David Gilmour.PINK F10YD S£E9ft .* WW .-VX » » j.V * *• 1 r •* PRESQUE AUSSI «CLASSIQUE» QUE LES PYRAMIDES Dark Side Of The Moon a vingt ans! SYLVAIN Dans l’enceinte du Forum, on éteignit les lumières longtemps après le 20h prévu.À cette époque-là, un groupe rock qui se respectait se faisait un point d’honneur de commencer en retard.La clameur de la foule fit progressivement place à un bruit sourd et régulier, régulier comme un battement de coeur.Des ba-bump, ba-bump se répercutèrent dans tous les coins de l’aréna, relayés par les innombrables hauts-parleurs de l’extraordinaire système de son quadraphonique.Après une trentaine de secondes s’ajouta l’obsédant tic-tac d’un réveil-matin (ou était-ce une bombe?), puis la voix d’un homme au fort accent britannique, la voix d’un fou qui sait qu’il est fou: «l’ve been mad for fucking years.».Le fou se mit à rire du rire dément des fous, en quadraphonie, juste au moment où le ke-ching-ke-cling-frrrrrcht-ding d’une caisse enregistreuse faisait sursauter ceux qui venaient d’allumer leur premier joint de la soirée.Le martèlement incessant d’une machine infernale - une sorte de marteau-piqueur électronique -, vint encore grossir le vacarme, au travers duquel percèrent des cris, insup- CORMIER portables et envahissants.Ceux qui avaient préparé leur voyage pour que le high survienne au début du show crurent qu’ils allaient perdre eux aussi la raison.Ces bruits d’enfer provenaient-ils de leur propre cerveau embrumé ou de la scène enfumée?A point nommé, au moment où le ciment du Forum allait s’effriter et la moitié des 20 000 spectateurs — il n’y avait pas de chaises au parterre en ce temps-là, d’où cette foule imposante — passer du côté noir de la lune, le barrage sonore s’écroula, laissant fdtrer le flot mélodieux des accords d’orgue de Rick Wright, le jeu de cymbale et de toms infiniment varié de Nick Mason, la basse ronde et promeneuse de Roger Waters et la slide extra-terrestre de David Gilmour.Après quelque mesures apaisantes, le chant de Gilmour parcourut le Forum comme une grande bouffée d’air.Di foule respira.«Breathe, breathe in the air.» C’est ainsi que, lundi le 12 mars 1973, à 5$ le billet obtenu aux guichets du Forum, au Montréal Trust de la Place Ville-Marie ou chez Sauvé Frères (on était encore à des années-lumière de Ticketron et d’Admission), douze jours avant le lancement officiel de l’album en Amérique, 20 000 Québécois décou 1 VOIR PAGE C-2: LE PRIX VOIR PAG HE C-2: PINK FLOYD CAMUS EN M iARS T N M N C T VOTRE PASSEPORT E N MARS ASSISTEZ A L UN DES SPECTACIES ET OBTENEZ UN TARIF MOITIE PRIX ADULTE POUR L'AUTRE PRODUCTION.SUR PRÉSENTATION DU BILLET *4 L E I) E V OIH, L E S S A M E I) I 2 () E T I) I M A N C HE 21 M A K S I !) Il 3 C 2 LE PRIX Un miroir du milieu littéraire ! SUITE DE LA PAGE C l i ! On assiste alors aux péripéties de bette quête de notoriété, à un chassé-croisé d’interventions qui res-jsemble fort à du magouillage de la part d’un ministre, d’un journaliste, jd’un écrivain rival, des membres de Ja famille du romancier Charles Tester alias Joseph Rouleau.! Par ce texte, Beauchemin tend un jmiroir au milieu littéraire français |«de France», précise-t-il: «Le prétexte du Prix n’est qu’un épiphénomène )de ce que je veux démontrer, soit Î’angoisse et la solitude d’un homme ace à la mort.En écrivant ce texte S’avais plutôt la préoccupation de le mettre au service de la musique.Je connais le style de Jacques Hétu et ie talent de Joseph Rouleau, ce qui Jm’a permis d’écrire de façon plus Isensible et personnalisés.» ! De son côté le musicien Hétu esti-foie que la musique de cet opéra os-Jcille entre deux pôles: «intensité, gravité et lyrisme d’une part, humour, ironie, sacarsme d’autre part.[Dans un cas comme dans l’autre, dit-il, l’espace mélodique est toujours au premier plan.» !, La soprano Colette Boky incarne Evelyne, épouse de l’écrivain: «Je défends un rôle taillé sur mesure pour moi car il me permet d’exprimer une gamme de sentiments: amour, ami- tié, tendresse.Tout ce qu’une femme ou amante ressent dans les relations humaines.» I.a distribution comprend également le ténor Charles Prévost, propriétaire d’un journal, la mezzo-soprano Danielle Leblanc, fille de l’écrivain Charles Tessier, Magali Giroux, petit-fils des Tessier, le ténor Ber-thier Denys, homme d’affaires et examant d’Evelyne, le baryton Bruno Laplante qui campe un ministre hilarant, enfin le baryton Bernard Levasseur, écrivain et rival de Charles Tessier.Larry Tremblay assure la mise en scène et Miklos Takacs la direction musicale de l’orchestre formé de 36 musiciens.La scénographie a été confiée à Mario Bouchard et les costumes sont signés Diane Coudé.Présence de l’UQAM «La création d’un opéra au Québec est un projet suffisamment rarissime pour susciter l’intérêt et l’appui du public, insiste Joseph Rouleau qui voudrait bien remplir la salle Pierre-Mercure.Si Céline Dion peut at tirer 55 000 personnes au Forum, est-ce trop espérer qu’un opéra contemporain destiné à devenir un classique puisse en séduire au moins 2 500?» La première du Prix aura lieu le 30 mars pour tenir ensuite l’affiche jusqu’au 4 avril inclusivement.Les étudiants de l’Atelier d’opéra de l’UQAM seront étroitement associés à cet événement puisqu’ils auront le privilège de jouer cet opéra lors de trois représentations données en matinée les 6, 7 et 8 avril dans des conditions identiques à celle de la distribution professionnelle.La direction d’orchestre sera alors confiée à Paolo Bellomia.Rappelons que l’Atelier d’opéra a été mis sur pied par Joseph Rouleau en 1980 dans le but d’assurer aux étudiants qui constituent la relève en ce domaine, un apprentissage scénique essentiel à sa formation.Le Prix a donc reçu un apport appréciable de l’Université du Québec qui a permis, entre autres, au compositeur Jacques Hétu, professeur au département de musique, d’être libéré de sa tâche d’enseignement pour se consacrer à la composition de son oeuvre.Deux autres artistes liés à cette création sont aussi professeurs à l’UQAM: Michèle Lemieux, du département de design qui a créé l’illustration de l’affiche annonçant l’opéra ainsi que le corniste Jean-Louis Gagnon, du département de musique qui se joindra à l’orchestre.Radio-Canada diffusera l’opéra en direct le soir du 30 mars et le reprendra au Samedi de l’opéra du 29 mai.Renseignements et réservations: 987-6919 et 987-4174.i I « * i i ; ! « « ¦ • V' * -i fe mumssma- Peintures françaises du XVIIe siècle dans les collections publiques françaises 116 tableaux d’une époque glorieuse qui conserve, derrière son faste, une large part de mystère et de poésie.L’âge d’or de la peinture française.du 21 janvier au 28 mars 1993 MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Pavillon Benaiah Gibb, 1379, rue Sherbrooke ouest INFO : 285-1600 Le Musée est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h et jusqu'à 21h le mercredi et le samedi 11» PHOTO JACQUES GRENIER Jacques Hétu, Yves Beauchemin, Joseph Rouleau et Colette Boky, les principaux artisans du Prix.LE PRIX PINK FLOYD 736 semaines au Billboard SUITE DE LA PAGE C-l vrirent Vie Dark Side Of Vie Moon, le sixième album de Pink Floyd (le douzième si l’on inclut les bandes sonores et les compilations), un album qui allait s’installer pendant 736 semaines (dont 591 consécutives) au Top 200 du magazine Billboard—un record intouchable — et s’insérer dans la plupart des collections de disques de la planète.La soirée, se rappelle André Ménard, important producteur de spectacles aujourd’hui, simple fan alors, avait été mémorable mais non dénuée d’incidents.«Le couple d’amis avec qui j’étais avait été malade tout le long du spectacle, tellement le hash était bon.De plus, la filmée que Pink Floyd utilisait était toxique, et des gens tombaient sans connaissance au bord de la scène.» Le groupe avait joué intégralement le nouvel album en première partie, et des pièces plus connues au retour de l’entracte: One OfViese Days, Carefid With That Axe Eugene, Echoes, A Saucerful Of Secrets, Set The Controls For The Heart Of Vie Sun.Pénélope, critique rock à Mainmise, avait eu l’apologie facile dans la livraison d’avril du mensuel underground: «(.) une réussite audio-visuelle totale, point culminant d’une carrière (.)».Une semaine et demie plus tard, le disquaire préféré des freaks, le Phantasmagoria de la rue Park (aujourd’hui le tronçon de Bleury), était pris d’assaut Vie Dark Side Of Vie Moon commençait sa longue vie.Nul besoin, ici, de décrire l’album, pas plus que son emballage si distinctif qu’il suffisait de sa tranche noire séparée au milieu par la petite ligne de lumière blanche qui mène au prisme pour le repérer dans une pile de disques.Y-a-t-il un autre album que la génération des 30-45 ans connaisse mieux?Dont on peut plus facilement rappeler à la mémoire tous les solos, tous les effets sonores, toutes les harmonies vocales?Qui fut utilisé plus souvent en fond sonore de diaporamas et de documentaires dans toutes les écoles et sur tous les écrans?Qui accompagna plus de voyages à la campagne, dans le désert, en soi-même?Le rock a-t-il donné lieu, comme l’affirme le critique rock britannique Chris Charlesworth dans A Sauce fui Of Secrets: Vie Pink Floyd Odyssey, l’excellente biographie signée par le regretté Nicholas Schaffher, à un album mieux adapté aux ébats amoureux?«C’est un disque formidable pour baiser, explique Charlesworth, surtout le côté un qui s’achève avec les cris orgasmiques de Clare Torry pendant The Great Gig In The Sky.» Vingt ans et 24 millions de copies écoulées plus tard, le plaisir de réécouter The Dark Side Of The Moon est quasi intact.Seul On Vie Run, avec ses effets de synthés primitifs (j’ai toujours l’impression d’entendre une batterie de machines à laver dans une buanderie vénusienne), fait sourire et porte un peu lourdement la marque de son époque.Mais rien ne semble menacer le parfait équilibre entre les thèmes, universels et intemporels — le passage du temps, l'argent, les près- ¦i sions de la vie, la mort, la folie — les arrangements, grandioses sans la grandiloquence propre à l’époque, et les chansons, aussi faciles à retenir que des refrains pop mais durables comme des pièces classiques.Un plaisir d’autant renouvelé depuis l’avènement du disque compact; ui révèle Vie Dark Side Of The Moon ans toute sa splendeur sonore, et qui en rend l’achat, à toutes fins pratiques, définitif.En effet, si l’album a finalement quitté les palmarès en 1988, c’est bien parce que le transfert au format audio-numérique a mis fin à urj vieux rituel.«Avant le disque compact, observe Ménard, c’était l’un des rares disques que le public remplaçait systématiquement aux moindres signes d’usure».i Remarquez bien, cela n’empêcherj pas les consommateurs compulsifs de consommer: l’édition plaquée or — plus durable, selon les experts — a fait recette l’an dernier, et le boîtier vingtième anniversaire qui paraît ce$ jours-ci, au design magnifique, saura bien titiller les aficionados.Qui plus est, si la rumeur selon laquelle les disques compacts risquent fort de voir leur contenu s’effacer après dix ans se vérifie, l’histoire de l’album au prisme continuera probablement de s’écrire jusqu’au moment où nous serons tous vieux comme les Pyramides.! IHE DARK SIDE OF IHE MOON TWENTIETH ANNIVERSARY EDITION l Pink Floyd, FMI-Capitol ] i / DISQUES CLASSIQUES Modernité d’un chef-d’oeuvre ancien > BACH, MESSE EN SI MINEUR BWV.232 Otto Klemperer: le BBC Chorus et le New Philharmonia Orchestra, Agnes Giebel, Janet Baker, Nicolai Gedda, Hermann Prey et Franz Crass.FMI CMS 7-63364-2, enregistré en 1967.Franz Briiggen: le Nederlands Kammerkoor, l'Orchestre du Dix-Huitième Siècle, Jennifer Smitli (soprano), Michael Chance (haute-contre) Nico Van derMeel (ténor), Harry Van derKamp (basse).Philips 426-238-2, enregistré en 1989.Philippe Herreweghe: Choeur et Orchestre du Collegium Vocale de Gand, Barbara Schlick et Catherine Patriasz (soprano), Charles Brett (haute-contre), Howard Crook (ténor), Peter Kooy (basse).Virgin CDCB 59517, enregistré en 1988.Andrew Parrott: choeur et solistes, Taverner Consort, Taverner Players.EMI CDS 7-472993-8, enregistré e n 1984.CAROL BERGERON Luthérienne en partie, catholique dans l’ensemble, la Messe en si mineur serait le fruit de trois périodes de gestation: le Sanctus aurait vu le jour en 1724, la Missa, soit le Kyrie et le Gloria, en 1733, le Credo (Symbole de Nicée), ainsi que YOsanna, le Benedictus, Y Agnus et le Dona nobis pacem, auraient été achevés entre 1747 et 1749.L’imprécision de sa destination liturgique tiendrait au fait que son dédicataire, Friedrich August II, était luthérien dans sa fonction de Prince-Electeur de Saxe, et catholique par son accession au trône de Pologne.Afin de respecter cette dualité de confession, Bach aurait voulu cette ambivalence qu’au-jourd’hpi l’on qualifierait d’oecuménique.A noter cependant que du vivant du compositeur, la messe ne fut jamais donnée dans son intégralité.Ne disposant pas de ces données musicologiques récentes, Karl Gei-ringer écrivait, en 1966, que «La Messe en si mineur est une conception abstraite de dimensions colossales, un édifice gigantesque conçu par le compositeur comme le couronnement de toute une vie de travail vouée à la musique».Cela serait-il exact qu’il faudrait se souvenir que la première édition intégrale de l’oeuvre ne parut qu’en 1845, en même temps que sa dénomination apocryphe «Die hole messe in H-moll» (Grande messe en si mineur).S’appliquant au premier morceau (Kyrie), la tonalité de si mineur n’est pas davantage représentative du tout: sur 26 sections, cinq appartiennent à ce ton, alors que 15 adoptent le ton de ré majeur.Pour ces raisons, et pour bien d’autres encore, il est facile de comprendre que l’interprétation d’une oeuvre dépend, dans une large mesure, de la connaissance que l’interprète en a.On voit alors pourquoi les musiciens consciencieux ressentent le besoin de fouiller dans les archives du passé pour y consulter notamment les sources autographes.Par analogie, ils vont au-delà de la tradition interprétative transmise depuis le milieu du 19e siècle, afin d’enlever ces couches de vernis qui, avec le temps, ont non seulement terni l’éclat des couleurs d’origine, mais encore es-tompé des détails importants.Klemperer l’ancien, Parrott le moderne Comparons, par exemple, la version monumentale d’Otto Klemperer avec celle d’Andrew Parrott, ascétique, pour ne pas dire anorexique.Deux conceptions s’affrontent: la première recherche l'opulence par la multiplication pléthorique des exécutants (chanteurs et instrumentistes), quand la seconde dégraisse jusqu’à l’os en réduisant radicalement les effectifs jusqu’à ramener le choeur à une voix par partie.Si l’approche de Parrott s'appuie vraisemblablement sur des données musicologiques sérieuses — son texte de présentation fait clairement allusion aux recherches de Joshua Rifkin — il demeure qu’elle reflète curieusement, peut-être sans le vouloir.une lecture très contemporaine des textes liturgiques de la messe, lecture qui ne s’adresse plus à la colp lectivité niais à l’individu.Ainsi, à travers Bach, le Credo dç Parrott serait-il devenu une affirma^ tion toute personnelle que l’homme d’aujourd'hui n’oserait plus que dans le secret de son âme.Lorsque, revendicateur et théâtral, celui de Klemperer appartiendrait à une autre époque — en 1967, lors dç l’enregistrement, le grand chef allemand était âgé de 82 ans.On y sentirait alors le triomphalisme d’une foi qui fait paralyser d’inquiétude ceux qui l’ont perdue, et trembler d'effroi ceux qui ne l’ont point.Bien qu’elle puisse encore émouvoir les nostalgiques d’un autre âge, l’emphatique interprétation de Klemperer alourdit considérablement la substance musicale — les tempos n’en finissent plus de s’étirer dans le temps — tandis qu’à l’opposé, le parti prix de Parrott rend le contenu anodin.Quelques minutes d’écoute suffisent à nous exaspérer.Briiggen contra Herrewegue Faut-il préciser que les membres du Taverner Consort et du Tavemer Players joue sur des instruments d’époque?Les deux autres versions de Frans Briiggen et de Philippe Herrewegue se réclament également de ce jeu qu'abusivement l’on qualifie d’«authentique».Toutefois, l’attitude de ces deux musiciens est nettement moins radicale.Ils disposent des formations chorales et instrumentales de moyenne taille, ce qui garantit un tonus certain aux entrelacs de l’écriture polyphonique.Aussi, les nombreuses fugues s'échafaudent-elles dans la clarté des lignes et des structures.Mes suffrages vont toutefois à Briiggen qui m’apparaît plus affirmatif, plus dynamique, plus contrasté dans sa manière d’ajuster les différentes sections du chef-d’oeuvre.De la lecture d’Herrewegue se dégage une sensation de douceur tiède qui, à la longue, gène et confine à l’inconfort.Et puis, les instrumentistes du Collegium Vocale de Gand, ne connaissent pas l’excellence de leurs collègues de l'Orchestre du Dix-Huitième Siècle. L E I) E V (UR, LES S A M E 1) I 2 0 E T I) 1 M A N C 11 E 2 M A R S 1 !» !» 8 c 3 HJn film de CHRISTIAN VINCENT EN NOMINATION POUR 6 OSCARS Un Jeu I Dangereux,.if Incluant: MEILLEUR FILM MEILLEUR ACTEUR (Stephen Rea) LE CRI DES LARMES (v.f i«The Crying Game» Du même réalisateur que‘LA DI ¦fr nniAoiiv PARISIEN '«-ms* 480 SteCathenne O m 12 15 2 30 4 45-7 00-9 20 EmMITflllMEWl IW CENTRE LAVAL *«*-”,'6 1600 Le Cn»t>.is>«w ?v Tous los soirs 6 30-9 15 Tous les soirs 7 10-9:30 sam-dim 1 15-3 45^ 30 9 15 sam-dim 12 10-2 20-4:40-7:10-9 30 COUCHE TARD sam 11 30 COUCHE-TARD sam 11:50 VERSION ORIGINALE ANGLAISE- LOEWS **'•'«' 954 Ste-Calherine O « DORVAL sji-ssm 260 Ave.Oorval ?C\ ST-ADELE 229-7655 Cinema Pine ^ aOICfP PARISIEN !i3!5S 480 Sle-Catherme O W ^npfgglav arÉwcol 12 55-3 00 5 05 7 10 9 15 «PLAISIR GARANTI! » - Franco Nuovo, Le Journal tlo Montréal Alain Delon Fabrice Luchini Elsa t E • I I I 0 l I • D E >ASA NOVA Un film de Edouard Niermans d'après le roman d Arthur Schnitzler MAINTENANT A L'AFFICHE PARISIEN »«•»* 480 SteCathenne O W 1 30-3 30-5 30-7 309 30 CENTRE LAVAL6**-”'6 1600 le CorhuVier « ?nnfgciiv itiaidi Tous les soirs 7 209 40 sam-dim 12 402 505 007 209 40 l COUCHE TARD sam 12:00 FAIS-MOI DANSER (v.l.) STRICTLY BALLROOM Le film qui fait danser le monde entier! ¦*-nni66Lé< version française PARISIEN **L“5* 480 Sle-Catherine O “m HH Tous les soirs 7:209:20 CENTRE EATON 705 Ste Cathenne O wT-CA version o.anglaise 12 35 2 45 4 55 7 05-9 15 COUCHETARO «am 11:15 Consultez la paoe HORAIRE CINÉMA pour les horaires un film de Margo HARKIN 13 ANS+ avec Kmer Mc COURT, Sinead O’CONNOR el la musique de Sinead O'CONNOR VERSION ORIGINALE I ANGLAISE SOUS-TITRES I FRANÇAIS 1:00-5:00-9:00 Georges Mihalka «Une fable, un conte, i pas une satire.» La Florida: un exercice de retenue sur un sujet délicat LA FLORIDA Georges Mihalka.Scénario: Suzette Couture et Pierre Sarrazin.Avec Rémy Girard, Pauline Lapointe, Raytnond Bouchard, Gil-dor Roy, Martin Drainville.Image: René Ohashi.Musique: Milan Kymlicka.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Quand on y pense, rien de plus kitsch, rien qui recèle un plus grand potentiel comique que cette colonie québécoise d’Hollywood Beach en Floride, nid d’outrances toutes catégories.Elle qui s’est faite attaquer par XS l’organe local sous le cri d’alarme: «Frogs are back.Ribitt, Ribitt.».Taxer aussi par le journal d’avarice, d’obésité, de mauvaises manières, du crime de haute kétainerie.Nos grosses bedaines nationales sont les héros d’un film.La bonne idée, que voilà.Ça aurait du être éclaté, fellinien, surréaliste, énorme, rabelaisien, avec des grosses bedaines postiches et des outrances de langage, des blasphèmes, des rires plus gras si possible que les bedaines.Ça aurait dû être tourné avec des images éclatées au grand angulaire pour déformer, arrondir encore, ça aurait dû être fou, fou, fou, grinçant et présenté sur un air d’opéra bouffe.C’est bien sage.Trop sage.On dirait que Georges Mihalka, cinéaste de La Florida a eu peur de pousser son sujet dans les sommets de burlesque où il aurait pu se hisser.On dirait que nos outrances sont trop explosives pour s’assumer socialement, on dirait que le Québec manque de maturité pour affronter ses ridicules.Sujet en or donc, que celui de 1m Florida.Le film met en scène une famille de l’Est de Montréal, les Lespérance, qui décide de troquer le froid et la glace de nos hivers pour les joies et les leurres d’un motel en Floride.Le rêve américain accroché au bout du nez, comme la carotte au bout du bâton.Léo (Rémy Girard) entraîne sa douce moitié Ginette (Pauline Lapointe), sa fille Carmen (Marie-Josée Croze), et son fille Cyrille (en qui on a peine à reconnaître, adulte, l’acteur Guillaume Lemay-Thivier-ge) dans cette aventure floridienne du Motel Ginette, qui, on s’en doute, tournera mal.Car le beau rêve mijoté durant 20 ans n’avait pas prévu la compétition féroce des autres propriétaires de motel attachés à miner les «casseurs de prix».Ni les grognements de Carmen, la fille Lespérance, dont les chevaliers servants sont tout sauf des enfants de coeur.Ni la rapace femme d’affaire juive qui se propose d’acheter toute la plage en chassant ces envahisseurs québécois, qualifiés de baleines en costumes de bain par les autochtones.Ni l’amour unissant Léo et Ginette qui réclame ses droits et refusera de se voir bouffé par l’ambition.Un solide duo La Florida hérite, c’est là sa seule force, d’un duo d’acteurs solides: Rémy Girard, qui insuffle humour et énergie à son personnage dévoré tout rond par le rêve du succès.Mais c’est surtout la merveilleuse Pauline Lapointe qui porte La Florida sur ses grasses épaules avec le rôle de l’épouse romanesque, carburant à l’écoute de Comme j’ai toujours envie d’aimer qui appelle de tous ses voeux le jour où son mari lui contera fleurette comme autrefois.L’actrice manifeste une présence, une volupté, un en- train proprement irrésistibles.En fond de scène: Hollywood Beach qui a été assagie, embellie, l^es bronzés sont moins bedonnants que nature, les Flori-diens de souche perdaient de l'agressivité de leur côté.On a gommé, respectabilisé.L’honneur est sauf.Humour et clichés 1m Florida, dans le genre premier degré de l’humour et clichés à la pelle n’est pas mauvais, en ce sens que les répliques s’enchaînent, quoique souvent creuses, et que le public rit, parce que le rythme est bon (Mihalka qui a tourné 13 épisodes de Scoop est capable de faire bondir un scénario, même faible), et que Girard et Lapointe sont de la partie.Ije reste de la distribution reste dans le brouillard de ses rôles sans consistance.Raymond Bouchard en Big Daddy, le grand rival de Léo, ne parvient pas à prêter vie à son truand monolithique, ni Marie-Josée Croze à donner du coffre à sa Carmen ondulante, candidate au concours de mi9s bronzage.Mais les dialogues simplistes ne laissaient pas une grande marge de manoeuvre aux seconds rôles de toute façon.Au plan technique, quelle facilite! quel laisser-aller! Aucune fantaisie d’éclairage, de décor, de caméra, un traitement ultra-conventionnel dans sa facture, plus proche de la télésérie que du film.On rêve aux images qu’un l^iuzon aurait pu tirer d’un thème aussi drôle.En bref une Florida qui a été retenue, comme un cheval fou au galop à qui on laisse la bride au cou.Pour ne pas froisser, pour éviter le piège de la condescendance, de l’élitisme.Pour plaire à tous.Quand donc le Québec osera-t-il rire de lui-même?Le défi attend toujours d’être relevé.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Quand je demande à Georges Mihalka, le réalisateur de La Florida s’il s’est laissé intimider par son sujet — cette communauté québécoise si colorée qui se fait bronzer Ehiver venu la bedaine à Hollywood peach — il répond, «mais oui», ce fiui me désarme un peu.«Le film est |st un exercice de retenue sur un sujet délicat», explique-t-il.Entre le gros, le gras, le léger, la comédie, le {Irame, les susceptibilités, les attaques du magazine XS, il a choisi la joie du compromis.«L’art était de tout cacher, et de tout montrer à la fois.Mon film est plein de symboles que je n’ai pas soulignés au crayon gras.La violence à la télé américaine, la grosse pizza qui nourrit la communauté québécoise et les Cadillacs, tout est là.Il suffit de porter attention.» Tout est là, mais en mode mineur.Oui, Mihalka a eu la tentation d’aller plus loin dans le burlesque, et la Caricature.Non, il n’a pas voulu y succomber parce qu’il désirait offrir un produit accessible qui n’insulterait pas le monde, mais le taquinerait avec affection (sic) et assurerait au film sympathie et audience.Et de me citer Bertoluci qui, à Farinée de critiques déchirant à belles dents son Dernier Tango à Paris avait avoué: «Je suis fatigué de faire toujours le même film pour 40 amis».Fin de la citation.«Je ne voulais pas réaliser une oeuvre géniale, fellinienne et intéressante que personne ne serait aller voir», poursuit Mihal- Jamais ce cinéaste d’origine hongroise attéri au Québec à dix ans, n’a préten-du faire sa tnarque dans le film d’auteur.Très versatile, il a eu une carrière en dents de scie, sautant du fantastique My Bloody Valentine à la comédie Wish You Were here, travaillant souvent pour le petit écran, (on lui doit entre autre les six premiers volets de Scoop).terme commercial n’a rien de, péjoratif» dit-il.«La Florida est une fable, un conte, pas une satire, ni une critique ure, ni surtout pas, une oeuvre in-^ ultante.Et j’ai préféré la tourner clans un style classique, histoire d’offrir quelque chose de simple à un vaste public.Plaire?Pourquoi pas?C’est important le public.On l’oublie trop souvent ici, mais qui paie les taxes servant à produire le films?Ix vrai monde.Il est temps de rendre à César ce qui est à César.» I.a semaine dernière, la foule québécoise d'Hollywood Beach acclamait debout Im Florida le soir de la première, s’identifiant aux personnages dans la rigolade et l’harmonie.Mission accomplie.'¦ «J’ai fait un film d’acteurs en mettant le focus sur le couple Léo-Ginette, Rémy Girard, Pauline Lapointe.Pour brosser une histoire d’amour par dessus tout.» Mihalka travaille «J’ai fait un film d’acteurs en mettant l’accent sur le couple Léo-Ginette.Pour brosser une histoire d’amour par dessus tout», explique Georges Mihalka.«Pour moi, le «UN DÉLICE.une savoureuse surprise.» - René Homier-Roy, L'Actualit urpr ite beaucoup avec ses comédiens.Les compositions du tandem Girard/La-pointe étaient mises au point avec grand soin, dans la patience et la discussion.Si vous faites remarquer au cinéaste que les autres personnages ont des caractères monolithiques équarris à la grosse hache, il s’en tire avec une pirouette et des références illustres: «Dans l’univers de Shakespeare, de Molière aussi, les seconds rôles sont toujours des messagers.» Le tournage du film fut une catastrophe.Au départ, toute une petite délégation d’Hollywood Beach venait accueillir l’équipe et lui promettre son appui.Sauf que deux jours après les débuts du tournage, l’ouragan Andrew frappait la Côte ne laissant que ruines sur son passage.Si bien que les habitants de la plage occupés à panser leurs plaies, abandonnaient Mihalka à son sort.Sort tragique: des décors détruits, plus de téléphone, plus d’électricité.«Tout un marché noir venait profiter de la situation.Un gallon LE RETOUR ÉBLOUISSANT DU PRINCE DES SÉDUCTEURS CANNES 92 “Delon-Casanova ose devant nous, superbement, défier la vie, tenter l'amour, tromper la mort.ALORS MERCI DELON.” PREMIÈRE PHOTO JACQUES NADEAU d’eau se vendait dix dollars, une planche de contreplaqué était devenue hors prix».L’entreprise reconstruction vint crever le budget, interrompre le travail et le compliquer jusqu’au bout.«Le soir de la première, la semaine dernière, nous avons frappé la tempête du siècle qui fut en Floride bien plus meurtrière qu’ici.La boucle était bouclée.» Qu’espère Georges Mihalka pour son film?Un succès de salle, des recettes au box office.Une bonne presse?Euh!.Les critiques le font rigoler, surtout quand ils se contredisent.«Certains me reprochent d’avoir été trop kétaine, et vous vous me dites que je ne l’ai pas été assez.Alorg.«A choisir, j’aime mieux plaire au public qu’aux critiques, conclut Georges Mihalka.encore, que j’aurais préféré être apprécié des deux.C’est mon côté immigrant, sans doute.» "On en sort réconcilié avec la vie et le cinéma, comme on sortait naguère d’un film de Truffaut." - A.Charbonneau, LE DEVOIR LES FILMS DU CREPUSCULE Cinéma Libre présente trois artistes québécois LA VIE A DU CHARME de Jean-Philippe Duval 16 mm, couleur, Québec, 54 min, 1992 Nous entraine sur les multiples chemins de la création qu'a empruntés Réjean Ducharme tout au long de sa carrière.LE PRÉSENT ÉCLATÉ d'Étienne Desrosiers 16 mm, couleur, Québec, 26 min, 1993 Portrait à'Anonyme Sanregret, peintre et poète.LE STUDIO CORMIER de Monique Côté 16 mm, couleur, Québec, 26 min, 1993 L'architecte Ernest Cormier nous a laissé (entre autre) un studio dont la fonction et l’architecture témoignent du modernisme naissant dans le ' Québec des années 20 et 30.Au Cinéma Parallèle 3682 boul.St-Laurent, tél: 843-6001 du jeudi 18 au jeudi 25 mars à 21h00 supplémentaire le dimanche à 15h00 PHOTO ALLIANCE V1VAFILM Pauline Lapointe, Rémy Girard, Yvan Canuel, Guillaume Lemay-Thivieige et Marie-Josée Croze dims La Florida, un film sur toile de fond de rêve américain (ou serait-ce le Québécois dream).t Epais brouillard sur la Floride i f L K I) E V 0 I II , LES S A M EDI 2 0 E T 1) I M A N C II E 21 M A H S I !) !» A CINÉMA Portrait triste d’un vieux beau IsPII?ftœà § ê 1 mSmM Ml MMUCfft niMlN iniNK 0< CUAVflCtTlON DES LE 26 MARS '/¦¦y-y: ¦ ''My/A AAyW,/.K//0, W- IM1IIIIIP BERTRAND TAVERNIER ^ BSEEIjE3i«3iKI TUERA BIEN QUI TUERA LE DERNIER! Max&Jeremie "Rythme, humour, action, suspense; une réussite totale et on en reprendrait bien une suite." Studio M.iq.i/ine "Un polar "made In France" qui se démarque des modèles américains.A consommer avec gourmandise." — Le firjaro LAMBERT JEAN-PIERRE MARIELLE Un film de CLAIRE DEVERS Scenario et adaptation BERNARD STORA et CLAIRE DEVERS Dialogues BERNARD STORA D apres le roman de TERI WHITE les Lamentation de/eremiah" • Editions Gallimard Sérié Noire «ci-Gl Producteur executif CHRISTINE GOZLAN Musique PHILIPPE SARDE .• •• .‘SHIMS Al AIN SARDC T» I fIL MS PRODUCTION CBUPPO 81 MA Am lj pjfW.pjton d» CANAl • A LE RETOUR DE CASANOVA D’Edouard Niermans, avec Alain Delon, Fabrice Luchini, Eisa, Wadeck Stanczak, Delia Boccardo, Gilles Arbona, Violetta Sanchez, Jacques Boudet, Alain Cuny.Scénario: Jean-Claude Carrière et Edouard Niermans, d’après «Casanovas Heimfahrt», récit d’Arthur Schnitzler.Images: Jean Penzer.Son: Paul Lainé et Paul Bertault.Costumes: Yvonne Sassinot de Nesle.Décors: Carlos Conti.Montage: Yves Deschamps.Musique: Bruno Coulais et Michel Portai.France, 1992.97 minutes.Au Parisien et au Laval.} A LCS 11 i Amoureuses en film (le JOHANNE PRÉGENT LOUISE PORTAL • KENNETH WELSH • LÉA MARIE CANTIN • TONY NARDI B» Hi J ' A.I AO ORE! Suzanne LÉVESQUE - La Bande Des Six ^ | P*f PU*UCITt ^^^DÈSJUE^£6JVIAR^^^^ ;|QH,d,o-Québec ,.CSH,LMS$^» CINÉMA La scène à l’écran FRANCINE LAURENDEAU Giacomo Casanova (Alain Delon), qui n’a pas hésité à s’ennoblir en se rebaptisant Chevalier Casanova de Seingalt, est sans le sou et las de sa vie d’aventures.Il ne songe plus qu’à écrire ses mémoires et à rentrer chez lui, à Venise.Mais comme les autorités de la Sérénissime République lui refusent son visa, il doit continuer à vivre d’expédients, c’est-à-dire de ses dons de séducteurs et aussi, il faut bien l’avouer, de son habileté à tricher aux cartes.Tandis qu’il erre dans le Midi de la France, le hasard met sur sa route Olivio, un homme à qui il rendit jadis un grand service en même temps qu’il séduisait Amélie, celle qui allait devenir sa femme.Le couple invite donc Casanova à séjourner dans son domaine, aussi longtemps qu’il lui plaira.Cette rencontre fortuite est providentielle; Casanova pourra attendre chez Olivio l’autorisation de rentrer à Venise.Amélie est toujours amoureuse de lui mais il n’a d’yeux que pour sa nièce, la jeune, belle et savante Marcelina (Eisa).Mais c’est en vain qu’il tente de lui plaire.Il en tombe donc éperduement amoureux, sous le regard consterné d’Amélie et de son fidèle valet Camille (Fabrice Luchini).A vous de découvrir la suite.Car le film mérite le détour.Bien sûr que si vous cherchez le «film d’auteur» à tout prix, si vous ne vibrez qu’aux démarches expérimentales, aux audaces innovatrices du récit, aux acrobaties d’une caméra virevoltante, vous risquez de trouver Le Retour de Casanova un peu trop classique.Mais si vous avez l’éventail esthétique plus large, je veux dire que si aimer Schoenberg ne vous empêche pas d’aimer Mozart, il est fort possible que, comme moi, vous tombiez sous le charme.Le charme, d’abord, de l’image et de la langue.De l’image, un lumineux pastel qui se souvient de Renoir pour peindre des scènes campagnardes d’antan qui pourraient être Casanova (Alain Delon) tentera de séduire Marcelina (Eisa).Réussira-t-il?Pour le découvrir il vous faudra aller voir Le retour de Casanova, le dernier film d’Edouard Niermans.des clichés, comme ce petit gardien d’oies à peine entrevu, mais qui ont au contraire beaucoup de présence et de vérité.Et le charme d’une langue que je ne saurais vraiment décrire mais qui s’inspire des tournures du XVIIIe siècle tout en demeurant parfaitement compréhensible, sans nous accabler par son érudition ou sa préciosité.Car ça se passe vers 1770.Casanova approche la cinquantaine, c’est-à-dire, dans ce temps-là, un âge avancé.Et devant l’indifférence de cette jeune femme intelligente et moderne, qui finira, en plus, par oser lui dire son fait, il va être étreint, sans doute pour la première fois de sa vie, par l’angoisse du séducteur vieillissant.Joué par un Alain Delon un peu fatigué, un peu empâté, ce personnage dégage une mélancolie qui devient poignante dans la dernière séquence, celle du retour à Venise.Tout autour de lui gravite un essaim coloré et souvent drôle d’aubergiste et de servantes accortes, de petites filles espiègles et de vieux marquis surrané et anglophile (Alain Cuny).Mais mon personnage préféré, je crois que c’est Camille, le domestique de Casanova, au moins aussi important dans Le Retour de Casanova que Sganarelle ou Leporello dans Don Juan.Inventé par le scénariste Jean-Claude Carrière (il n’existe pas dans le «récit» d’Arthur Schnitzler), il n’est pas seulement le miroir, le confident qui nous aide à comprendre le personnage principal.Il a sa personnalité propre, ses craintes, ses amours, et il est incarné par Fabrice Luchini avec un heureux dosage de finesse, de tendresse et d’humour.BREAKING A IEG ROBERT LEPAGE AND THE ECHO PROJECT De Donald Winkler.Avec Robert Lepage et la troupe du théâtre 1774.Scénario : Donald Winkler.Image : André Luc Dupont.PIERRE LEFÈVRE ON ACTING De Brian Dooley et WolfKoening.Avec Pierre Lefèvre et ses étudiants.Image : R.Martin, Z.Dirse, S.Trow.Présenté au Parallèle du 18 au 25 mars à 19h00, et dimanche le 21 mars à I5h00.ALAIN CHARBONNEAU Une pièce ne se monte pas en un jour, pas plus qu’un comédien ne se forme en criant ciseau.Le théâtre, qu’il s’agisse d’interprétation ou de mise en scène, est d’abord un métier, le plus beau du monde dit-on.et comme tous les métiers, il s’apprend, s’exerce et comporte sa part inhérente de risques.Deux films, tous deux produits par l’ONF mais différents l’un de l’autre, et par leur objet et par leur traitement, nous entraînent un peu en amont du spectacle tel qu’on le voit une fois Breaking A Leg : Robert Lepage and the Echo Project de Donald Winkler se présente comme le journal de bord informel de la production d’une pièce, mise en scène en 1989 par Robert Ixpage en collaboration avec le 'Ihéâtre 1774.Adapté d’un recueil de textes en prose de l’écrivaine montréalaise Ann Diamond, intitulé A Nun’s Diary, Echo tient à dire vrai moins de la pièce que du happening théâtral et s’apparente en fait à une sorte de work in progress.J’écris ceci sans avoir vu la pièce, qui a reçu lors de sa création un accueil plutôt froid du public comme de la critique, mais c’est du moins ce qui se dégage du film de Winkler, qui suit le travail très libre de Lepage des premiers travaux d’approche jusqu’à la réception critique de la pièce au lendemain de la premièrè.Alliant séquences de direct et entrevues avec la troupe, Breaking a Leg fait plus que simplement lever le rideau sur les problèmes techniques qui se présentent dans le processus de la création théâtrale.Il nous montre comment Lepage met à profit ces difficultés, à la façon du peintre qui exploite une malencontreuse tache d’encre pour donner forme à son arbre ou à sa maison.Winkler colle — pas toujours d’assez près toutefois — à l’approche intuitive de Lepage, qui pour se donner pleine liberté d’invention, prend le parti de travailler avec le strict nécessaire : un lit, sept interprètes, une mer de fèves mexicaines, quelques bougies.Entre ces quelques points de repère scéniques, toutes les permutations sont permises, et sur la période de neuf mois qui sépare la conception de la création, le «projet Echo» ne cessera de fait de se transformer, le travail de mise en scène se nourrissant de ses propres métamorphoses successives, de ses faux pas et de tous ces hasards qui forcent le metteur en scène à trahir son intention première en vue de sa création prochaine.Tout devient possible à chaque instant.Exemple ; à quelques semaines de la première, l’équipe ne sait toujours pas si elle jouera en anglais ou en français, parce qu’aucune des deux langues ne s’est encore imposée à l’autre en cours de projet.C’est cet espèce de pari sur la matérialité du théâtre qui est le sujet premier de ce film, qu’on aurait souhaité plus curieux, plus indiscret, plus maniaque.Il a néanmoins le mérite de nous montrer à l’oeuvre un metteur en scène qui, même quand il ne sait pas ce qu’il fait, sait qu’il le fait pour une certaine idée du théâtre.Comme le dit Ixpage lui-même, «nous ne faisons pas des spectacles sur des choses, nous faisons des spectacles avec des choses».C’est peut-être même là, à l’ère de l’image, la dernière tâche du théâtre : travailler avec les choses.Le second film, qu’on présente pour la première fois au public, aborde une figure importante du théâtre canadien : Pierre Ixfèvre.Moins le comédien, qui a travaillé par le passé pour le London Theater Studio, que le professeur, qui enseigne aujourd’hui à l’Ecole nationale de théâtre.Héritier spirituel de George Devine et pédagogue dans l’âme, Lefèvre a mis au point au fil des ans une technique d’enseignement un peu particulière, qui permet à ses étudiants de vaincre plus facilement leurs inhibitions et, surtout, d’exploiter davantage leur corps.méthode est très simple : les jeunes comédiens doivent travailler lors des séances de classe avec des masques — loups ou tourets do nez.Ce que le masque cache, le corps doit se charger de le dévoiler grâce à tout un jeu de poses, de gestes, de déplacement et de mimiques, qui spatialisent l’interprétation.Les résultats sont étonnants, et le film de Brian Dooley et Wolf Koe-ning saisit quelques-unes des meilleurs impro des étudiants, à quoi s’ajoutent des entretiens avec Lefèvre lui-même et un bref survol de sa biographie.En première au Cinéma ONI à 20 h 30 à 20 fi 30 e! le dimanche 28 à 13 h 30 Office national du film du Canada National Film Board of Canada REGARDS I IDE ftmmesI (FIN PE) MILLENAIRE II.M DK HKLKNK BOURGAULT 1564, rue Saint-Denis (métro Berri-UQAM) 496-6895 ?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon ?: quelconque ?: très faible '&ç: : pur cauchemar r DAMAGE ?De Louis Malle.Un film extrêmement fort et concentré comme une bombe.Jeremy Irons, qui donne la réplique à Juliette Binoche dans cette histoire de coup de foudre torride et de liaison vraiment dangereuse, y est magistral.Odile Tremblay L.627 ?De Bertrand Tavernier.Pleins feux à Paris sur le quotidien d'une brigade des stupéfiants.Ce film^réquisitoire qui dénonce par l’absurde le système de justice français est aussi vrai et plus puissant qu’un documentaire.Les policiers français s’y sont reconnus.Odile Tremblay LES AMOUREUSES ?De Johanne Prégent.Un couple se défait tandis qu’un autre se forme.Un film attentif aux méandres du coeur humain avec une Louise Portai sobrement émouvante et un Tony Nardi parfaitement irrésistible.Francine Laurendeau.FLIRTING ?La morne existence du jeune Danny est transfigurée quand il tombe amoureux d’une élève du collège voisin, Thandiwe l’Africaine.Chronique de la vie dans un pensionnat australien en 1965 et éducation sentimentale à saveur clandestine, les professeurs ne plaisantant pas avec le règlement.Un film sympathique signé John Duigan.Francine Laurendeau HUSH-A-BUY-BABY ?De Margo Harkin.Tragi-comédie grinçante qui se déroule dans la catholique Irlande où l’avortement est un crime et où les petites jeunes filles l'apprennent dans leur chair et leurs nerfs.Le film, qui flirte avec le documentaire, est d’un naturel poignant.Odile Tremblay BEAU FIXE ?De Christian Vincent.Quatre étudiantes en médecine s'exilent dans une villa de province pour préparer en toute quiétude leurs examens de fin d’année.Le second film du réalisateur de IJà discrète est un petit bijou d’ironie appliquée, servi par de jeunes comédiennes venues de nulle part.Alain Charbomteau THE NUN AND THE BANDIT ?De Paul Cox.Un être peu recommandable enlève une jeune héritière dont il espère tirer une rançon.Mais il tombe amoureux de la religieuse qui l’accompagne.Un film très près de la nature australienne en même temps que le portrait attachant de deux personnages intenses, sobres et pudiques.Francine Laurendeau.LE RETOUR DE CASANOVA ?D’Edouard Niermans.Casanova, qui approche la cinquantaine, c'est-à-dire — nous sommes au XVIIIe sièecle — un âge avancé, voit avec inquiétude une jeune femme résister à ses avances.L'angoisse du séducteur vieillissant incarné par un Delon un peu fatigué, mais plus encore le couple qu'il forme avec son valet Camille joué tout en finesse par Fabrice Dcchini.Francine Laurendeau LA FLORIDA ?De Georges Mihalka.Un film beaucoup trop sage sur un thème qu 'on aurait souhaité voir traité de façon fellinienne, caricaturale: la communauté québécoise d’Hollywood beach en Floride.Bon duo d'acteurs de Rémy Girard et Pauline l/ipointe, mais des dialogues faibles et un humour de premier degré.Odile Tremblay ATLANTIS ?l/2 Un film muet de Luc Besson, le cinéaste du Grand Bleu et de Nikita, qui donne la vedette à des poissons.Plus qu'un documentaire, il s'agit d’un ballet aquatique sur des images magnifiques et une musique lunaire.Atlantis plaira aux contemplatifs.Amateurs d’action s'abstenir.Odile Tremblay t ^388081 ¦¦ • PHOTO AHC111V1 DUN BON SPECTACLE '4 ; ?.S HM ¦*8M mmm ¦ mama PROLONGATIONS du 13 au 17 avril ESPACE LIBRE DU 23 MARS AU 10 AVRIL nombre de places limité ADMISSION : 790-1245 ESPACE LIBRE : 521-3391 ALBERT CAMUS Santé et Services sociaux Québec MARC BELANO MARTHE TURCEON ROBERT BROUILLETTE LUC PICARD IEAN PETITCLERC PIERRE COLLIN LUC PROULX MARC LEGAULT FRANÇOIS PAPINEAU REYNALD ROBINSON WA JDI MOUAWAO MARTIN LAROCQUE PIERRE BENOÎT SOPHIE VAIDA mise en scene BRIGITTE HAENTJENS assistance à la mise en scene ALLAIN ROY scénographie STEPHANE ROY costumes CINETTE NOISEUX éclairage MICHEL BEAULIEU conception musicale ot musique originale -.- CLAIRE GIGNAC assistance aux costumes MARYSE BIENVENU maquillages ANGELO BARSETTI U UNE PRODUCTION DE LA NCT LES BILLETS DE LA NCT SONT ÉGALEMENT DISPONIBLES AUX GUICHETS DU THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI ET DE IA LICORNE AVRIL In nouvelle (oni|)(iynin ihénirule salle Denise-Pelletier JUSQU’AU 31 MARS,OBTENEZ DES BONS-SPECTACLES 'A L’ACHAT DE VOS BILLETS DE SPECTACLES.vous pourriez Ainsi gagner 20$ DE RABAIS SUR VOTRE PROCHAIN BILLET DE SPECTACLE DU PRINTEMPS.RECHERCHEZ CETTE SIGNATURE POUR GO N MAÎTRE UES SPECTACLES iNSCRiTS 'A CETTE PROMOTION.La Coalition québécoise des arts de la scène en collaboration avec le ministère de la Culture du Québec.CREPUSCULE D'UNE AME FÉMININE De Evguéni Bauer Avec Nina Cemova.1913 Sous la bannière Russie : avant la révolution, la Cinémathèque québécoise présente cette semaine une série de films muets réalisés sous le régime tsariste, à l’aube de la grande tourmente révolutionnaire.La plupart de ces oeuvres du passé sont signées de la main d’Evguéni Bauer, qu’on a redécouvert récemment en France et qui est aujourd’hui considéré comme l’une des personnalités les plus originales du cinéma prérévolutionnaire.Réputé pour ses décors raffinés, ses atmosphères décadentes, ses climats crépusculaires et ses partis pris stylistiques, cet esthète a laissé un certain nombre de mélodrames, dont Le crépuscule d’une âme féminine, qui relate l’histoire tragique d’une femme amoureuse de l’homme à qui elle fait l’aumône.En complément de programme : quatre films de marionnettes ou de poupées apimées de Wladyslaw Starewitch.(A la Cinémathèque québécoise dimanche le 21 mars à 18h35, muet — am résumé en français est disponible).CASQUE D'OR De Jacques Becker Avec Simone Signoret et Serge Reggiani.1951.Le film connut à sa sortie un insuccès notoire.Aujourd’hui, il figure, aux côtés des films de Renoir et d’Ophuls, parmi les plus beaux fleurons du cinéma français d’après-,guerre.Becker réinvente la tragédie, ’en plongeant un humble charpentier et une femme de moeurs légères dans un monde à la fois pittoresque et cruel — le Paris du début du siècle — où l’amour tord les destinées qu’il noue.Atmosphère de bal musette, peinture tout en relief de Belleville, scènes champêtres à la Manet, recréation vivante d’un milieu de petits malfrats, et surtout la beauté mâle de Signoret et la silhouette cosaque de Reggiani, qui tous deux trouvent là les plus beaux rôles de leur carrière.(Au Conservatoire lundi le 22 mars à 20h45 en v.o.avec s.-t.a.) Alain Charbonneau DROGUES., PAS BESOIN! ATLANTIS Réal: Luc Besson.Direction de la photographie: Christian Pétron.Caméra: Christian Pétron et Luc Besson.Musique: Éric Serra.Au Nouvel Élysée.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Si je vous disais qu’il s’agit d’un film muet, joué par des poissons.Peut-être hésiteriez-vous à vous déplacer pour le voir.Si je vous disais que Luc Besson, le cinéaste du Grand bleu remet ça du côté de la mer, la passion de sa vie, mais dans le champ du documentaire, en remportant le pari de ne faire ni National Geographic, ni «vingt mille lieues sous les mers avec l’équipe Cous-taud», seriez-vous intrigué?Si je vous disais aussi que c’est très beau, comme un ballet qui invite à la méditation.Peut-être reviseriez-vous vos positions pour aller contempler Atlantis en oubliant les repères cinématographiques habituels.Car Atlantis n’a rien à voir avec Le Grand Bleu ni surtout avec Nikita, le «hit» précédent de Besson.Tellement rien que quand le film est sorti en France juste après Nikita, ce fut un four complet Des salles vides, les huées de la critique, le plantage absolu.Le public voulait retrouver la recette gagnante, violence, action, sexe de son dernier succès.Comme quoi Besson est un vrai artiste et un créateur indépendant.Il a fait à sa tête.Et l’a payé chèrement.Après l’échec français, il refusait d’envoyer son film en Amérique.Il fallut des mois de pourparlers avec le distributeur Didier Fajré pour qu’à Montréal le Nouvel Elysée présente aujourd’hui cette étrange symphonie visuelle.Atlantis a coûté 15 millions$ et demandé deux ans de tournage dans des eaux multiples de 20 à 150 mètres de profondeur, requis 220 kilomètres de pellicule comprimés en 79 minutes.Le film s’adresse aux publics de tous les âges, mais de tempéraments contemplatifs seulement.Amateurs d’action, s’abstenir.On va voir Atlantis comme on se tape une séance de bains flottants, Eour faire le vide en soi, et se laisser ercer par la houle.D’abord, une voix hors-champ vous parle (en anglais puisqu’il s’agit de la copie américaine) sur fond de musique New Age.Il sera question de l’Atlantide, puisque le film rend hommage au continent englouti.Ensuite la voix se tait.In voie lactée se confond avec l’océan.On entre dans la mer.Les eaux sont celles des Galapagos, de Tahiti, de la Floride, de Vancouver, de l’Astralie.Les images sous-marines de Besson et d’Eric Serra sont absolument magnifiques, avec des éclairages à couper le souffle, des rayons de soleil traversant l’eaii verte.La chorégraphie doit être visionnée sur grand écran, à la télé, elle perdrait son sens.Elle en gagnerait en IMAX.L’action est coupée d’inter-titres: premier jour, rythme, souffle, esprit, amour, haine, etc, chaque volet comportant sa Üiématique, ses rythmes, ses stars.Atlantis a bel et bien ses vedettes: Ce grand serpent de mer qui ondule tel un cobra émergeant du chapeau d’un charmeur de serpent sur la Place de Marackesh.Cette magnifique raie manta aux ailes éployées comme celles d’un ange, des dauphins évidemment (on n’est pas le cinéaste du Grand bleu pour rien), et des requins se jetant sur leur proie pour la déchirer, des bancs de poissons tigrés qui squattent une épave.Sans oublier les lamentins de Floride, lourdauds et mélancoliques, la pieuvre dont les tentacules roses s’entremêlent aux chçveux dorés des algues marines.A l’heure de fixer les ébats des phoques, l’image accélère, le rythme devient fou.Au moment de l’amour, les phoques s’enlacent, les limaces se couvrent et s’enveloppent.Et la voix de Vanessa Paradis gérçiit à l’unisson.La musique d’Eric Serra qui dirige ici 112 musiciens joue un rôle capital, et donne un écho à ces ébats aquatiques perdus dans l’espace.Montage sonore qui incorpore des pièces magnifiques comme cet air tiré de La Somnambula de Bellini chanté par La Callas, finissant par des applaudissements frénétiques sur lesquels s’agitent les petits poissons.Des accents «new âge», des airs de rock se mêlant aux pulsations de l’océan, au bruit capté d’un requin chargeant la caméra, ou d’un espadon qui frôle une algue.«Je veux montrer que tous les mammifères marins et les poissons ont des sentiments proches des hu- Ne vous laissez pas égarer par le titre.Ce phoque n’est pas un poisson, mais quand même une des d* Atlantis.mains», disait Besson à propos d'At- monde dont le film ne perce pas le sans endormir le public (il fallait lantis.Tentative avortée au plan des mystère, mais le glorifie.Mais Bes- faire!), à capter et à transmettre sentiments, il me semble.Nous son est parvenu à monter une vraie beauté, la grâce, l’harmonie, sommes ici vraiment dans un autre chorégraphie avec des poissons rien.Par pur plaisir.CAMUS EN MARS TNM CAMUS NCT BBBHBEXBRHBHLa VOTRE PASSEPORT EN MARS ASSISTEZ A L’UN DÉS SPECTACLES ET OBTENEZ UN TARIF MOITIÉ PRIX ADULTE POUR L’AUTRE PRODUCTION, SUR PRÉSENTATION DU BILLET Tous les poissons du monde I.K I) K V OIK.L K S S A M K I) I 2 (I K T I) I M A N C II E 2 I M A K S I !) » 3 A e» i + R i H ?¦ ¦ EXPOSITIONS L’heure est aux R contrastes au Musée de la civilisation.Si les Nomades, les Vikings et les Zèbres y occupent tous leur place, le visiteur porte plutôt l’attention, et simultanément s’il-vous-plaît, sur l’amour et la guerre.Non, il ne s’agit pas d’une exposition sur l’univers romanesque de Tolstoï, mais plutôt de l’événement Le Langage de l’amour et de la toute nouvelle exposition Les Enfants et la guerre.§i§ a m BlMÉàalgspi: r* V.X., L’amour, la guerre, les Vikings et les pyjamas Cinq expositions simultanées au Musée de la Civilisation à Québec RÉMY CHAREST COLLABORATEUR À QUÉBEC Avec cette dernière présentation, on ne pourra certes pas accuser le Musée de donner dans la légèreté.Organisée en collaboration avec le Musée de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge de Genève, Les Enfants et la guerre livre, presque à l’état brut, quantité de photos et de dessins d’enfants victimes des guerres de ces siècle, de 1914 à 1993.Enfants blessés, enfants soldats.enfants abandonnés, enfants tenant la main de leur mère qui meurt, enfants réfugiés, enfants cachés, enfants qui pleurent, enfants qui jouent: ils sont tous là, offrant par leurs visages et leurs corps fixés sur la pellicule le spectacle presque intolérable de la toute première horreur des guerres.Au-delà des photos, la perspective se renverse quand nous sont présentés les dessins de ces mêmes enfants.C’est alors que l’on voit vraiment ce qui se cache derrière les yeux attrapés par les photographes.LE PETIT BOIS MISE EN SCENE: RENE GAGNON, AVEC YVES SOUTIERE GO DURIF DU 2 MARS AU 3 AVRIL 1993 • 5066.RUE CLARK.RESERVATIONS 271-5381 OU RÉSEAU ADMISSION 790 1245 ¦.wjf&r * ¦¦¦ ¦$&§:.j in • \ • .w.;J -v-y ^ -, 1 M I- À T H F UK QUAT’SOUS IOO.AVE UK S PINS F.ST MTI.Du 22 mars au 17 avril 1993 L’HOMME LAID AVERTISSEMENT : Ct spectacle contient des scènes susceptibles de choquer certains spectateurs.’PROFITE D'UN BON .SPECTACLE.du BRAD FRASER mise en scène de Derek Goldby traduction de Maryse Vlfarda avec Jean-François Beaupré, James Hyndman, Stéphane Jacques, Micheline Lanctôt, Macha Limonchik, Marie-Chantal Perron, Mario Samt-Amand «i ih-.Marie Bernard Jean-Yves Cadieux, David Gaucher.Claude Lemelin.Stéphane Mongeau et Olivier Xavier Du mardi au samedi .20 h, dimanche 15 h RÉSERVATIONS : 845-7277 admission 7901245 La toute première photographie de l’exposition, à droite, en entrant montre deux enfants sur une route.Celui de droite porte un casque de soldat.Ce sont deux enfants des Balkans.En 1914.L’amour à toutes les sauces Autre monde — et autres guerres, plus intimes, celles-là — que celui du iMngage de l’amour, l’édition 1993 de ces événements sur les langages que chaque printemps amène au Musée de la civilisation.Lancé le 15 mars, l’événement se poursuit jus-qu’au 28.A tout(e) seigneur(e) tout honneur, l’inauguration de ces deux semaines d’activités revenait à Janette Bertrand.Après avoir transformé un dîner de presse en une véritable édition de Parler pour parler, Mme Bertrand offrait une conférence d’ouverture, «bilan d’un demi-siècle d’évolution des rapports amoureux», et présentait, le lendemain soir, l’avant-première de la trente-neuvième dramatique de sa populaire série Avec un grand A.Tout ce qu’il fallait pour donner le ton à un événement aux facettes aussi nombreuses que.les visages de l’amour, tiens.Dans les activités de la semaine prochaine, on note un concert de chansons d’amour avec Sylvie Tremblay, Marie-Claire Séguin, Bernard Cimon, Hélène Pedneault et Geneviève Paris, mardi le 23 mars à 19h et 21h30, et des lectures théâtralisées de grands textes amoureux par Marie-Ginette Guay et Jacques Baril, dans une mise en scène de Denise Verville, présentés les 26 et 27, à 19h.Comment imaginer un tel événement sans la projection d’un des plus grands films d’amour de tous les temps, Casablanca, le mercredi 24 à 19h.On doit réserver des laissez-passer pour toutes lces activités, en téléphonant au 643-2158.péra Gill iiiifi GUT'S DIE! Opéra en trois actes d'après Shakespeare (b eu j fl in ip en in eu) Orchestre symphonique de McGill Timothy Vernon, rit/ le samedi 27 mars le mardi 30 mars le jeudi I" avril le samedi 3 avril, 1993 19 h 30 Salle Pollack SSS, rue Sherbrooke Ouest Hétro McGill 15 $/10 $ Visa/MasterCard 390-4547 McGill SI Tü MEURS etetue Texte et mise en s 7 THÉÂTRE Prendre la scène de front I E U X PERREAULT I E R R E * PRO MUSICA STEVEN ISSERLIS RENA SHARON Schumann, Britten, Ernest Bloch ct Mendelssohn s-Billets : 20$.15$ | étudiants 10$ ) taxes incluses ou* hoA Place des Arts :842 21 12 / PRO MUSICA : 845 0532 UNE PRÉSENTATION : ThnAtrn MaisnnncUVC Résoivalions téléphoniques: \ oi a J*0ni,BUVB 514 042 2112 Fiais do suiv.ee I Place des Arts Redevance do 1.25 S Maxes) sur lout billet de plus de 10 S /£.Hr! ta “Ez Montreal DU 10 AU 28 MARS 1993 À L'AGORA DE LA DANSE REPRÉSENTATIONS DU MERCREDI AU SAMEDI 20 H MATINÉES LES DIMANCHES 15 H UNE PRÉSEN1AII0N DE U I (IM) U ION Il W-hl.lîltl l’i.llltl U I I LE DEVOIR EN COLLABORATION AVEC LE Pestiual 840, c:iii:rrif.r est MÉTRO SHERBROOKE 525-1500 ADMISSION 700-1245 Le Théâtre Petit à Petit célèbre son 15e anniversaire avec la création de Si tu meurs je te tue, de Claude Poissant La Coalition québécoise des arts de la scène en collaboration avec le ministère de la Culture du Québec.GILBERT DAVID Nous sommes en 1978.Le Parti Québécois est en poste depuis moins de deux ans.Le milieu culturel croit encore que l’imagination sera au pouvoir.Depuis dix ans, les jeunes compagnies poussent comme des champignons, plus ou moins vénéneux.L’activité théâtrale connaît une effervescence sans précédent.Pendant que la vague des créations collectives s’essouffle, des créateurs clans la jeune vingtaine, comme Claude Poissant, retrouvent alors le goût d’écrire et de signer leurs textes.Sans, pour autant, cesser de jouer ou de mettre en scène.Pour prendre la scène de front.Et mieux surprendre le public.L’urgence de prendre la parole Le Théâtre Petit à Petit naît de l’urgence de prendre la parole, d’inventer un théâtre direct, actuel, immédiat, en prise sur la réalité sociale, 5, 9 h 15 •jPROSSARD: (849-3456) — L'enragé 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 35, 4 h 15, 7 h, 9 h 25— tP1ingueur et Glory 7 h 30, 9 h 30, sam.dim.1 h ,QOj 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Les tortues Nlnjas 3 7 h, 9 h 15, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 CARREFOUR UVAL: (849-3456) — Agaguk 7 h, 9 *h 15, sam.dim.1 h 30, 4 h 10.7 h, 9 h 15— fllngueur et Glory 7 h 35, 9 h 40, sam.dim.1 h ,40.3 h 40, 5 h 40, 7 h 35, 9 h 40— Teenage Mutant Ninja Turtles 3 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3 Iv 5 h, 7 h, 9 h— Chaplin 8 h, sam.dim.2 h, 5 Tl, 8 h— L'enragé 7 h 15, 9 h 45, sam.dim.1 h 35, 4 h.7 h 15, 9 h 45— Sans retour 7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h 45.4 h, 7 h, 9 h 30 CENTRE EATON: Mtl — A Far Otl Place 1 h, 3 h .30.6 h 30, 9 h, sam.dern.spect.11 h 20— falling Down 12 h 15, 2 h 25, 4 h 40, 7 h, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 45— Homeward Bound 12 h 30, 2 h 30.4 h 30— Untamed Heart ^7 h 10, 9 h 25.mer.9 h 25, sam.dern.spect.;11 h 35— Strictly Ballroom 12 h 35, 2 h 45, 4 h ,.55, 7 h 05, 9 h 15.sam.dern.spect 11 h 15— 'Indochine 1 h 30, 4 h 45, 8 h, sam.dern.spect.*11 h— Fire in The Sky 12 h 40, 2 h 50.5 h, 7 h r15.9 h 30.sam.dern.spect.11 h 40 CINÉMA ÉGYPTIEN: (849-3456) — Damage 4 h •15, 9 h 30— Chaplin 6 h 45, sam.dim.1 h 15, te h 45— A Few Good Men 4 h, 6 h 50, 9 h 25, sam.dim.1 h 15, 4 h, 6 h 50, 9 h 25, excepté les 22, 24 et 25 mars 1 h 15, 4 h, 9 h 40— Jaenage Mutant Ninja Turtles 3 5 h 15, 7 h 15, 9 n 15, sam.dim.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINÉMA UHGELIER: Mtl — CB4 7 h 05, sam.dim.îî h, 5 h 20, 7 h 05, sam.dern.spect.11 h •40— Des hommes d’honneur 9 h 05, sam.dim.2 Ti 45, 9 h 05— L’enragé 7 h 10, 9 h 20, sam.‘dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 30, sam.¦(tern, spect.11 h 40— Flingueur et Glory 7 h 15, ,-9 h 15, sam.dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h 05, 7 h .10.9 h 10, sam.dern.spect.11 h 10— Sans Retour 7 h, 9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 25, sam.dern.spect.11 h 30— Les tortues Ninjas 3 6 h 45, 8 h 45, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h, sam.dern.spect.11 h— La Florida 6 h 45, 9 h, sam.dim.12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h, 9 h 10.sam.dern.spect.11 h •e20 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: (288-1857) — La rivière ’du sixième jour 12 h, 4 h 30.9 h 15— Chaplin 1 ¦H 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30— Maris et femmes 2 h m 7 h -CINÉMA OMÉGA: (647-1122) — Les tortues Ninjas ^3.7 h 05, 9 h 10, sam.dim.mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 "h 05, 9 h 10— Agaguk 7 h, 9 h 30, sam.dim.AtiBr.1 h, 3 h 30, 7 h, 9 h 30— Sommersby 7 h 15, 9 h 30.sam.dim.mar.1 h 05, 3 h 30, 7 h AO, 9 h 30— Le jour de la marmotte 7 h 25, 9 h teO, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 25, 9 h 30 ‘•CINÉMA ONF: (496-6895) — sam.La guerre sans 110m 2 h— Je t’aime gros gros gros 7 h— Step iAcross The Border 9 h— dim.Palestine, histoire ,0'pne terre / Suspended Dreams 1 h 30— Le choeur des hommes /17 octobre 1961: une journée portée disparue 3 h 30— La pudeur et l’impudeur / Sabine 6 h 30— Carnets de voyage: Budapest / L’audience à tout prix / Pour demain 8 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001) — Breaking a teg / Pierre Lefebvre on Acting 7 h— La vie du -Stiarme / Le présent éclaté / Le studio Cormier 9 h PARADIS: (354-3110) — sam.Le zèbre 1 h— Jpfinny Cure-Dent 1 h— Un coeur en hiver 1 h 05, ,7, j) 20— Le garde du corps 2 h 50, 7 h 30— Une "“seconde chance 3 h 05, 9 h 20— M.Baseball 3 10— Dracula 5 h 10.9 h 50— Candyman 5 h 9 h 35— Baisers mortels 5 h 20, 11 h 30— Jtàspass 7 h 10, 11 h 25— dim.Le zèbre 1 h, 5 '-h"10— M.Baseball 1 h, 5 h 15— Un coeur en >1tlver 1 h 05, 5 h 20— Le garde du corps 2 h 50, ¦J.Ai— Une seconde chance 3 h 05.7 h 20— Johnny Cure-Dent 3 h 10— Candyman 7 h 30— “Trespass 9 h 25— Dracula 9 h 30— Baisers ^mortels 9 h 40 -CINÉMA DE PARIS: (933-5287) — sam The Nun /S-.The Bandit 2 h 15— La lemme Nikita 4 h 15— lîhaplin 6 h 45— Bram Stoker’s Dracula 9 h 30— The Rocky Horror Picture Show 24 h— dim A River Runs Through! it 1 h 15— Manufacturing -Consent: Noam Chomsky and The Media 3 h 45— Mission 7 h— Stranger Than Paradise 9 h 30 'CINÉMA POINTE-CLAIRE: (849-3456) - Teenage imitant Ninja Turtles 3 7 h 05, 9 h 05, sam.dim h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 05— CB4 7 h 10, 9 h -zjO, sam.dim.1 h 30, 3 h 20.5 h 10, 7 h 10.9 jj jO— Mad Dog and Glory 7 h 15, 9 h 15, sam Xlim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 20.7 h 15, 9 h 15— •iStent of a Woman 9 h, sam.dim.4 h, 9 h— -.Groundhog Day 7 h, sam dim.2 h, 7 h— A Few ¦'jG/ïod Men 9 h, sam.dim.4 h, 9 h— Amos and 'Abdrew 7 h, sam dim.2 h, 7 h Cinémathèque québécoise: (842-9768) - •3am.Le révolutionnaire / Child ol the Big City 6 h 35— La Paloma 8 h 35— dim L’alliance 3 h— La vengeance de l’opérateur / Scènes joyeuses de la vie des bêtes / La cigale et la fourmi / Le lys de -Belgique / Le crépuscule d’une âme féminine 6 h ^é— Signes particuliers: Néant 8 h 35 CINÉPLEX: (849-3456) — Love Field 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20— Quelle famille 7 h 05, sam.dim.1 h, 7 h 05— Time Runner 3 h 30, 9 h 25— Les nuits fauves 4 h, 6 h 45, 9 h 15, sam.dim.1 h 05.4 h, 6 h 45, 9 h 15— Parfum de temme 4 h 30, 8 h, sam.dim 1 h 05, 4 h 30, 8 h— Mad Dog and Glory 3 h, 7 h— Le zèbre 5 h, 9 h, sam.dim.1 h 05, 5 h, 9 h— La belle histoire 4 h 35, '8 h 10, sam.dim.1 h 05, 4 h 35, 8 h 10— Sommersby 3 h 30, 7 h 05, 9 h 20, sam.dim.1 h 10, 3 h 30, 7 h 05, 9 h 20— Le jour de la marmotte 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20, sam dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20— Scent of a Woman 4 h 30, 8 h, sam.dim.1 h.4 h 30, MPLEXE DESJARDINS: (849-3456) — Les oureuses 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— L627 1 h, 3 h 45, 6 h 30.9 h 15— vWingueur et Glory 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, %*11 45— Fatale 2 h 15, 5 h, 7 h 15, 9 h 30, excepté les 22 et 25 mars 2 h 15, 5 h, 9 h 30 ( CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: î (8i48-3878) — sam La Strada 7 h— Un nid en Lpiein vent 9 h— dim Nights of Cahiria 7 h— Mon oncle 9 h CRÉMAZIE: (849-FILM) — La Florida 7 h, 9 h 15, '|gam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 “DAUPHIN: (849-3456) — Chaplin 8 h, dim 2 h, 5 h, 8 h— Quelle famille 7 h, 9 h 15, dim.2 h 10, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 DÉCARIE: (849-3456) — Teenage Mutant Ninja Turtles 3 7 h 30, 9 h 30, sam dim.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Falling Down 7 h, 9 h 15.dim.1 h 35, 4 h, 7 h, 9 h 15 DORVAL: (631-8586) — Teenage Mutant Ninja Turlies 3 7 h.9 h 15, sam.dim.12 h 20, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15— Point ol No Return 7 h 20, 9 h 40, sam.dim.12 h 05, 2 h 25, 4 h 40, 7 h 20, 9 h 40— La Florida 7 h 05, 9 h 25, sam dim.12 h, 2 h 20, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25— Crying Game 7 h 15, 9 h 35, sam dim.12 h 15, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 35 DU PARC: (844-9470) - Point of No Return 7 h, 9 ,„h 05— Fire in The Sky 7 h 05, 9 h 10— Peter s jFriends7h 15.9 h 20 DU PLATEAU: (521-7870) — Les tortues Ninjas 3 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h— La Florida 12 h 30.2 h 40.5 h, 7 h 15, 9 h 30 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: — Crying Game 6 h 45, 9 h 30, sam.dim.1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30— Homeward Bound 7 h 10, 9 h 10, sam.dim.12 h 30, 2 h 30, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 10— Falling Down 7 h, 9 h 35, sam.dim.12 h 10, 2 h 25, 4 h 40.7 h, 9 h 35— Point of No Return 6 h 55, 9 h 25, sam.dim.12 h, 2 h 20, 4 h 40, 6 h 55, 9 h 25— Fire in The Sky 6 h 40, 9 h 15, sam.dim.1 h 25, 4 h 05, 6 h 40, 9 h 15— A Far Otf Place 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 35, 4 h 15, 7 h, 9 h 25— Swing Kids 7 h, 9 h 35, sam.dim.1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 35— Aladdin 7 h 05, 9 h 05, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 05 FAUBOURG SAINTE-CATHERINE: (849-3456) — Groundhog Oay 1 h 45.4 h 15, 7 h, 9 h 10— Howard's End 2 h, 5 h, 8 h— Mad Dog and Glory I h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Army of Darkness 2 h, 3 h 45, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 20, excepté le 21 mars 4 h, 5 h 45, 7 h 20, 9 h 20 et les 24 et 25 mars 2 h, 3 h 45, 5 h 30, 9 h 40 GREENFIELD: (671-6129) — Point ot No Return 6 h 30, 9 h, sam.dim.1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h— Un endroit fabuleux 6 h 40, 9 h 10.sam.dim.1 h 25.3 h 50, 6 h 40, 9 h 10— Falling Down 9 h 15— Retour au bercail 7 h, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h IMAX: (496-4629) — L’homme et la bête et Les feux du Koweït mar.au ven.et dim.10 h, 1 h 30, 3 h 15, 5 h, 7 h, sam.1 h 30, 3 h 15, 5 h, 7 h— version anglaise mar.au dim.11 h 45, 8 h 45— Les Rolling Stones at the Max sam.22 h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) — Point of No Return 12 h, 2 h 15, 4 h 30, 7 h, 9 h 30, sam.dern.spect.II h 45 LAVAL: (688-7776) — Falling Down 7 h, 9 h 20, sam.dim.12 h 10, 2 h 30, 4 h 40, 7 h, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 50— Point of No Return 7 h 10, 9 h 30, sam.dim 12 h 10, 2 h 20, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.spect.24 h— Les survivants 6 h 30, 9 h 10, sam dim.12 h 50, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 10, sam.dern.spect.11 h 40— Fire In The Sky 7 h 10, 9 h 30, sam.dim.12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.spect.11 h 50— Un endroit fabuleux 7 h, 9 h 20.sam.dim.12 h 20.2 h 30, 4 h 40, 7 h, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 40— Retour au bercail 7 h.9 h, sam.dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h, 7 h, 9 h, sam.dern.spect.11 h 30— Le jour de la marmotte 7 h 10.9 h 20.sam.dim.12 h 40, 2 h 50, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 50— Le cri des larmes 7 h 10, 9 h 30, sam.dim.12 h 10, 2 h 20, 4 h 40, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.spect.11 h 50— Farr Oit Place 7 h, 9 h 20, sam.dim.12 h 20, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 20, sam.dern, spect.11 h 40— Swing Kids 7 h 10, 9 h 30, sam.dim.12 h 10, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern spect.11 h 50— Le retour de Casanova 7 h 20.9 h 40.sam.dim.12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 20, 9 h 40, sam.dern.spect.24 h— Sommersby 9 h 10, sam.dern.spect.11 h 50— Aladdin 7 h, sam.dim.12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h UVAL 2000: (849-3456) — La Florida 7 h 10, 9 h 20, sam.dim.2 h 15, 4 h 30, 7 h 10, 9 h 20— Les tortues Ninjas 3 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h LOEW’S: (861-7437) — Rich in Love 12 h 10, 2 h 25, 4 h 40, 7 h, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 35— Crying Game 12 h 15, 2 h 35, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25, sam.dern.spect.11 h 40— Swing Kids 12 h 05, 2 h 25, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 40, sam.dem.spect.11 h 55— Sommersby 7 h 05, 9 h 25— Aladdin 12 h 30, 2 h 40, 5 h— Flirting 12 h 35, 2 h 45, 5 h 05.7 h 20, 9 h 30 PALACE: — Pink Floyd The Wall sam.dern.spect.11 h 30— Sniper 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25, lun.1 h 25, 3 h 25, 9 h 35— Dracula 4 h, 9 h 15, sam.dern.spect.11 h 40— Bodyguard 12 h 45.6 h 45— Nowhere to Run 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25, sam.dern.spect.11 h 25— The Temp 1 h 20, 3 h 20, 5 h 10, 7 h 20.9 h 20— The Commitments sam.dern.spect.11 h 30— Vanishing 3 h 05, 9 h 10, sam.dern.spect.11 h 15— Lorenzo’s Oil 12 h 30, 6 h— Loaded Weapon 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30, sam.dern.spect.11 h 30 PARISIEN: (866-3856) — Hush-A-Bye-Baby 1 h, 5 h, 9 h— Fais-moi danser 3 h, 7 h, jeu.3 h— Indochine 1 h 50.5 h, 8 h 15— Aladdin 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30— Retour A Howard's End 6 h 15, 9 h— Un endroit fabuleux 12 h 20, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 20— Le cri des larmes 12 h 15, 2 h 30.4 h 45, 7 h, 9 h 20— Le retour de Casanova 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Beau Fixe 12 h 55, 3 h, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON: (849-3456) — Teenage Mutant Ninja Turtles 3 1 h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— CB4 1 h 30, 3 h 15, 5 h, 7 h, 9 h— Amos and Andrew 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PUCE LONGUEUIL: (849-3456) — La Florida 7 h, 9 h 30, sam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30— Sans retour 7 h 10, 9 h 25, sam.dim.2 h 10, 4 h 20, 7 h 10, 9 h 25 PLAZA CÔTE DES NEIGES: (849-3456) — Fire in The Sky 7 h 10.9 h 30, sam.dim.1 h 45, 4 h 05, 7 h 10, 9 h 30— Groundhog Day 7 h 20, 9 h 30, sam.dim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 30— Scent of a Woman 8 h 10, sam.dim.1 h 35, 4 h 35.8 h 10— CB4 7 h 15, 9 h 20, sam.dim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 20— Crying Game 7 h 05, 9 h 25, sam.dim.1 h 35, 4 h 10, 7 h 05, 9 h 25— Point ot No Return 7 h 15, 9 h 30, sam.dim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 20, 7 h 15, 9 h 30— Mad Dog and Glory 7 h 20, 9 h 30, sam.dim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 30 VERSAILLES: (353-7880) — Point of No Return 7 h 10, 9 h 30, sam.dim.12 h 20, 2 h 35, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30, sam.dern.spect.11 h 45— Un endroit fabuleux 6 h 40, 9 h 05, sam.dim.1 h 30, 4 h, 6 h 40, 9 h 05, sam.dern.spect.11 h 25— Le jour de la marmotte 7 h, 9 h 10, sam.dim.12 h 30, 2 h 40, 4 h 45, 7 h, 9 h 10, sam.dern.spect.11 h 20— Retour au bercail 6 h 50, sam.dim.12 h 45, 2 h 50, 4 h 40, 6 h 50— Falling Down 9 h 35, sam.dern.spect.11 h 50— Le cri des larmes 6 h 30, 9 h 15, sam.dim.1 h 15, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15, sam.dern.spect.11 h 30— Sommersby 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 40— Aladdin 7 h 05, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05 MUSIQUE C L A S S I Q U E LA CATHÉDRALE CHRIST CHURCH: 1444 Union Avenue, Montréal (843-6577)— Divertissements - une série de récitals-samedi avec l’organiste Gerald Wheeler, dans un programme consacrée à Beethoven, le 20 mars à 17 h— Des extraits des Vêpres de Rachmaninov chantées en russe par -Les Cathedral Singers» sous la direction de Gerald Wheeler, le 21 mars à 19 h COLLÈGE RACHEL: 310 rue Rachel Est, Montréal (274-1736)— Les Petits Violons, série Dimanches en musique, sous la direction de Jean Cousineau présenteront des oeuvres de Telemann, Bach, Mozart, Brahms, le 21 mars prochain à 16 h 30 ÉGLISE ST-JEAN-8APTISTE: angle Rachel et Henri-Julien, Montréal (842-9811)— Chant grégorien interprété par le Choeur grégorien de l’Église St-Jean-Baptiste.Directeur Dom André St-Cyr o.s.b., organiste Jacques Boucher, le 21 mars à 10 h ÉGLISE ST-MARC: 2602 rue Beaubien Est, Montréal (872-1730)— La Maison de la culture Rosemont-Petite Patrie présente: L'Orchestre à cordes du Conservatoire de Musique de Montréal, sous la direction de Raymond Dessaint, oeuvres de Elgar, Mozart et Vivaldi, le 21 mars à 20 h ÉGLISE STE-BERNADETTE: angle 16e Avenue et Bélanger (872-6131) — Sous la direction de Patria Abott.Chants sacrés et profanes de Delibes, Mozart, Fauvré, Rutter et autres, le 21 mars à 14 h 30 HÔTEL DE VILLE DE LACHINE: 1800 boul.St-Josep, Lachine— Salle publique: Spinelli Lexus Toyota en collaboration avec Les Concerts Lachine présente Eric Brisson, pianiste, Jimmy Brière, pianiste et Dominique Blier, soprano, tous lauréats des Concours de musique du Canada, le 21 mars à 15 h MAGASIN OGILVY: 1307 rue Ste-Catherine Ouest, Montréal (873-4031)— Salle Tudor: Orchestre à cordes du Conservatoire, sous la direction de Raymond Dessaints, oeuvres de Elgar, Mozart et Vivaldi, le 20 mars à 14 h MAISON DE LA CULTURE ROSEMONT/PETITE.PATRIE: 6707 ave de Lorimier, Montréal (873-4031)— Récital de musique de chambre, classe Raoul Sosa, musiciens: Andrea Manuel, piano - David Veilleux, clarinette -Maneli Pirzadeh, piano - Olivier Thouin, violon, oeuvres de Bach, Beethoven, Brahms, Mediner, Papineau-Couture, le 21 mars à 14 h SALLE REDPATH: 3461 McTavish, Montréal (355-1825) — L’Ensemble Arion présente un concert intitulé: Bach Intime IV, les musiciennes: Claire Guimond, flûte baroque, Chantal Rémillard - violon baroque, Bétsy MacMillan - viole de gambe et Hank Knox -clavecin, les 19 et 20 mars à 20 h VARIÉTÉS AGORA DE LA DANSE: 840 rue Cherrier, Montréal (525-1500)— Adieux, une oeuvre chorégraphique de Jean-Pierre Perreault, du 10 au 28 mars LES ATELIERS TANGO ARGENTIN INC.: 4848 boul.St-Laurent, 2 e étage (285-4848)— Oeuvres de tango chorégraphiées ou improvisées par des membres de la communauté Tango de Montréal, le 20 mars à 22 h 30 MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Parc des Champs-de-bataille, Québec (418-646-3330)— Festival international du film sur l'art de Montréal 93: Encres de Chine et Antonio Canova de Giorgio Di Tullio, le 20 mars à 13 h— La Joconde descendant un escalier de Joan Gratz, Artemisia d'Adrienne Clarkson et André Breton par André Breton de Michel Pamart, le 20 mars à 15 h— Les offrandes d'Alfred Manessier de Gérard Raynald et Dream Window: Reflections on the Japanese Garden de John Junkerman, le 21 mars à 13 h— Zoetrope d'Annie Leibovitz, Charlotte, vie ou théâtre?de Richard Dindo el Topies de Gregory Rood, le 21 mars à 15 h SAllE REDPATH: Campus de McGill, Montréal (398-4547)— Trio de jazz Jan Jarczyk, Jan Jarczyk, piano • Janusz M.Stefanski, percussion - Eric Lagacé, contrebasse avec quatuor à cordes invité: Vladimir Lanzman, violon - Biaise Magnière, violon -Douglas McNabney, alto et Antonio Lysy, violoncelle, compositions originales de Jan Jarczyk et improvisation de jazz contemporain, le 21 mars à 15 h T H É A T CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— Death and The Maiden, m.en s.Andrés Haustmann, du 4 au 28 mars ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— «Le petit bois» de Eugène Durif, m.en s.René Gagnon, du 2 mars au 3 avril D H < al «LU I- H g00*'"' Allvrio Mangue! La Porte d’ivoire , K.mm IWénl La Porte d’ivoire Alberto Mangue! L'histoire d’une famille respectable à jamais marquée par la révélation d’une terrible vérité.266 pages ?I 9,95 $ Boréal AUBERGE SAINT-GABRIEL: 426 rue St-Gabriel, Vieux-Montréal (528-6789)— Souper-théâtre L'Étoffe et la dentelle, à 19 h LES BEAUX ESPRITS: 2073 rue St-Denis, Montréal (844-0882)— The CrookS avec les musiciens de Too Many Cooks et Loulou Hugues, les 19, 20 et 21 mars à 22 h 30 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656) - Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.mar.de 19 h 30 à 24 h 30.mer.jeu.de 17 h 30 à 21 h 30, ven.de 17 h 30 à 22 h— Le Trio de Charlie Biddle en permanence, du mer.au sam.à compter de 22 h— Billy Georgette, pianiste-chanteur, lun.mar.de 17 h 30 à 19 h 30— Le Trio de Billy Georgette, sam.de 18 h à 21 h 30 BOÎTE À CHANSONS: 104 St-Paul Est, Montréal (861-1270)— Les Deux Pierrots Inc.: Gr.de Pierre Dumont et Gr.Poisson d’Avril, les 19, 20, 26 et 27 mars— Le Pierrot Inc.: Alex Sohier et Jules Lavoie, les 18, 19, 20 21, 25, 26, 27 et 28 mars à 20 h LA BUTTE ST-JACQUES: 50 rue St-Jacques, Montréal (845-1575)— Chansons méconnues avec Plume Latraverse, les 19 et 20 mars à 20 h 30 AU CIRQUE: 2112 St-Denis, Montréal (987-7658)— Snack and Jazz avec Frederic Alari.Charles Palasoff, Serge Soulier et autres, tous les lundi et mardi à 21 h, pour les mois de mars et avril CLUB BALATTOU: 4372 boul.St-Laurent, Montréal (845-5447)— Le groupe «Roro de Haïti», le 21 mars à 22 h ESPACE TANGENTE: 840 rue Cherrier, Montréal (525-5584)— Ascendanse, un événement inédit qui propose au public un point de vue transculturel sur la danse contemporaine.Deepti Gupta.Modem Ritual— Zab Maboungou et Compagnie Danse Nyata Nyata: Femme â l’eau— Maria Castello: Xochiti— Francine Aubry: Bunga api / Fleur de feu, du 18 au 21 mars à 20 h 30— L'instant de l'instinct, série de spectacles d'improvisation, avec les danseurs Marie Jo Paradis, Josée Chagnon, Lin Snelling, Andréa Davidson et Claude Cosette seront complices des musiciens Malcolm Goldstein et Michael Reinhart, le 21 mars à 14 h INSTITUT GOETHE: 418 Sherbrooke Est, Montréal (861-5244 ou 849-8277)— Gens du pays: Les Chinois du Québec, vidéo réalisé par William Ging Wee Dere et Susan LeBrun, venez voir ce documentaire vidéo provocant et en discuter, le 21 mars à 14 h MAISON CHAPMAN: 8225 rue St-Hubert.Montréal (273-8138)— Diners-Concerts avec Louise et Érik, tous les samedis, du 6 au 27 mars à 19 h MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 350 Place Royale, Montréal (872-9150)— Tous les dirn.programme Découvertes, atelier pour toute la famille, observation, jeux, expérimentation avec d’authentiques artefacts, de 10 h â 17 h ESPACE LA VEILLÉE: 1371 rue Ontario Est, Montréal (526-6582)— Les consciences fragiles ou Le Piège de Mlle Julie, une production de Triangle Vital et du projet spécial Théâtre Tremplin, création québécoise de André Perrier, du 17 au 21 mars et du 25 au 28 mars à 20 h INSTITUT GOETHE: 418 Sherbrooke Est, Montréal • (525-2166)— L'Ours , les Méfaits du Tabac, Tragédien malgré lui, de A.P.Tchékhov, m.en s.Michel Chapdelaine, les 16,17.20.24, 27 mars à 20 h et le 28 mars à 14 h 30 LA LICORNE: 4559 Papineau, Montréal (523-2246)— «Une chambre claire» de Tony Kushner, m.en s.Jean-Denis Leduc, du 23 fév.au 27 mars MAISON DE LA CULTURE AHUNTSIC: Auditorium du Centre hospitalier Notre-Dame-de-la-Merci (529-6309)— Le Carrousel présente: Une lune entre deux maisons de Suzanne Lebeau, m.en s.Gervais Gaudreault, les 20 et 21 mars à 14 h MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC: 2550 rue Ontario Est, Montréal (872-7882)— Mowgli.Patrick Quintal raconte à sa façon, en suivant les grandes lignes du roman de Kipling, les multiples aventures de Mowgli.Spectacle produit par le Théâtre du Double signe, du 3 au 27 mars NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE: 4353 rue Ste-Catherine Est, Montréal (253-8974)— Salle Fred-Barry: Le Théâtre Incliné vous présente «Icare», une mise en scène de José Babin, un spectacle où la musique initie les mots, du 18 mars au 17 avril OPTION-THÉÂTRE DU COLLÈGE LIONEL-GROULX: 100 rue Duquet, Ste-Thérèse— Tennessee Williams Chroniques, m.en s.par Alice Ronfard, cinq courtes pièces qui font l'objet de cette production: Le long séjour interrompu / Parle-moi comme la pluie / Portrait d'une madone / Propriété condamnée / Vingt-sept remorques pleines de coton, du 20 au 24 mars, les 20, 22 et 23 mars à 20 h, le 21 mars à 15 h et le 24 mars à 13 h SALLE DU GESU: 1200 rue de Bleury (790-1245)— Si tu meurs je te tue, m.en s.de Claude Poissant, une production du PàP2, du 16 mars au 10 avril, à 20 h 30 THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavler, Montréal (288-3161)— «Look Back in Anger» de John Osborne, m en s.Maurice Podbrey, du 4 fév.au 21 mars— «Arms and the Man», m.en s.Miles Potter, du 11 mars au 4 avril (avant-première les 9 et 10 mars) I» O IJ R LES ENFANTS ?CINÉMA Aladdin: Famous Players Pointe-Claire - Les Galeries, Québec - Laval - Loews - Parisien -Los Promenades Gat.- Terrebonne -Versailles THÉÂTRE AUDITORIUM LE PRÉVOST: 7355 ave Christophe-Colomb, Montréal (872-6131) — La Maison de la culture Villeray-St-Michel-Parc-Extension présente: Conte de Jeanne-Marc (pour enfants), le 20 mars à 14 h CÉGEP DE SAINT-HYACINTHE: 3000 rue Boullé, Saint-Hyacinthe (514-773-6800)— Les bijoux de la Castafiore, m.en s.de Lorraine Beaudry, du 12 au 20 mars à 20 h, (relâche le 14 mars) et matinée le 20 mars à 14 h MAISON THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211)— Une production du Théâtre du Quartier «Le pain à la bouche» inspiré du conte Hansel et Gretel des frères Grimm, du 24 fév.au 21 mars SALLE JEAN-EUDES: 3535 boul.Rosemont, Montréal (872-1730)— Le Théâtre de Zef présente «Les 4 saisons de Piquot» (pour 4 à 12 ans), le 21 mars à 19 h À QUÉBEC ?CINÉMA CINÉMA UDO: (837-0234)— La Florida 7 h, 9 h 15, dim.lun.1 h, 7 h, 9 h 15— Chaplin 6 h 30, dim.lun.1 h, 6 h 30— Les survivants 9 h 15— Fais-moi danser 7 h, dim.lun.1 h, 7 h— Hotfa 9 h— Parfum de femme 6 h 30, dim.lun.1 h, 6 h 30— L'enragé 9 h 15— Sommersby 7 h, 9 h 15, dim.lun.1 h, 7 h, 9 h 15 LE CLAP: (650-CLAP) — Les nuits fauves 1 h 45, 7 h 10—L627 1 h 30, 7 h, lun.mar.4 h, 9 h GALERIES CAPITALE: (628-2455) — Le garde du corps 9 h 30— Retour au bercail 7 h, sam.dim.1 h, 2 h 55, 4 h 45, 7 h— Teenage Mutant Ninja Turtles 3 6 h 55, 9 h, sam.dim.12 h 40, 2 h 45, 4 h 50, 6 h 55, 9 h— Sans retour 7 h 10, 9 h 25, sam.dim.12 h 50, 2 h 55, 5 h, 7 h 10, 9 h 25— Aladdin 7 h 30, sam.dim.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30— Des hommes d'honneur 9 h 25— Le cri des larmes 7 h 15, 9 h 35, sam.dim.12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 35— L’enragé 7 h, 9 h 20, sam.dim.1 h 40, 4 h 15, 7 h, 9 h 20 PLACE CHAREST: (529-9745)— La Florida 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 25— Chaplin 6 h 45, 9 h 45— Quelle famille 1 h 30, 4 h, 7 h 10, 9 h 40— Le jour de la marmotte 1 h 50, 4 h 30, 7 h 20, 9 h 35— Fatale 1 h 45, 9 h 50— Agaguk 2 h 30, 5 h, 7 h 35— Parfum de femme 2 h, 6 h 40, 9 h 40— L’enragé 2 h 15, 4 h 45, 7 h 35, 9 h 55— Sommersby 1 h 40, 4 h 10, 7 h 25, 9 h 55 THÉÂTRE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec— Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente «Maison de poupée» d’Enrik Ibsen, m.en s.Lou Fortier, du 23 fév.au 20 mars THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie, Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Niveau Parking R résente Bureautopsie, texte et m.en s.Michel adeau, du 23 fév.au 20 mars ARTS VISUELS ATELIERS GALERIES ART S ARTE INC: 3886 rue St-Hubert, Montréal (281-8556)— Sol Inca, oeuvres de Juan Schneider, du 6 au 27 mars ATELIER A: 796A Champagneur, Ste 2, Montréal (272-3707)— Juxtapositions, oeuvres de Pandelis Tsakpinis, du 2 au 27 mars ATELIER GALERIE LES ÉDITEURS D'ART ASSOCIÉS: 113 ouest rue Laurier, Montréal (271 -7511 )— Estampes et gravures originales d’artistes québécois et étrangers: Pelletier, Derouin, Laliberté, Patry, Bergeron, Martineau, Riopelle et autres B-312 ÉMERGENCE INC: 372 ouest Ste-Catherine, suite 312, Montréal (874-9423)— Oeuvres de Geneviève Rocher, du 6 au 27 mars LE BALCON DES ARTS: 650 Notre-Dame, St-Lambert (466-8920)— Oeuvres de Anne-Marie Bost, Littorio Del Signore, André L’Archevêque, Claude Théberge MIREILLE BRISSET ART-ARTISTES: 1640 Sherbrooke ouest, Montréal (937-1761)— Exposition Louisa Nicol, oeuvres récentes, sur rendez-vous jusqu’au 21 mars LA CENTRALE: 279 rue Sherbrooke Ouest.Suite 311-D, Montréal (844-3489)—Jonestown Carpet, oeuvres de Laura Baird, du 6 au 28 mars CENTRE D'ART OZIAS LEDUC: 1090 chemin de la Montagne, Mont-St-Hilaire (446-1137)—Art québécois et international de qualité, oeuvres Huguette Bonet, M.Gagnon, Gilles Poisson, G.Poissant, Laurent Bonet.Jean-Michael Bouthillette, André Leblanc et Louis Concepcion.Collection permanente CENTRE COMMÉMORATIF DE L’HOLOCAUSTE À MONTRÉAL: 5151 chemin de la Côte Ste-Catherine.Montréal (345-2605) - Splendeur et destruction: la vie juive qui n’est plus, 1919-1945- Les enfants de l'Holocauste: legs d’une génération disparue- Visites guidées sur demande, des expositions, dim.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM: 200 ouest Sherbrooke, Montréal— Oeuvres de Étienne Delessert, du 4 mars au 11 avr.CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335 Place d’Youville, Vieux-Montréal (872-3207) - Place aux Montréalais, photographies, caricatures, bandes vidéo sur les grandes périodes de l’histoire de la ville CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 ave Victoria.Montréal (488-9558)— Le don du temps, oeuvres de Elisabeth Galante, du 11 mars au 3 avril CHAMPIGNY: 4380 St-Denis.Montréal (844-2587)— Oeuvres de Louise Robert, John A Schweitzer, Roméo Savoie, Michèle Drouin, Jacques Palumbo, Guido Molinari, Cerj Lalonde.Lev Potolsky, du 20 mars au 7 avr., vernissage le 20 mars à 14 h, en présence des artistes CIRCA: 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444, Montréal (393-8248)— En transit, oeuvres de Indira Nair, du 6 mars au 23 avr., du mere, au sam.de 12 h à 17 h 30 DAZIBAO, CENTRE DE PHOTOGRAPHIE ACTUELLES: 279 Sherbrooke Ouest, Espace 311 C, Montréal (845-0063)— Oeuvre photographique de Bob Verschueren et d’Ariane Thézé, du 13 mars au 11 avril GALERIE D’ART LEONARD ET BINA ELLEN: 1400 ouest de Maisonneuve, Montréal— Sur la scène local: L'art de la région de Montréal au 20e siècle, oeuvres de la collection de l’Univ.de Mtl— Montréal: Un album de Photos: Photographies provenant de dépôts d'archives montréalais, du 8 mars au 17 avr.GALERIE DU CENTRE COPIE-ART: 813 rue Ontario Est, Montréal (523-4830)— Une exposition des étudiantes et étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières, du 27 fév.au 3 avr.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372 rue Sainte-Catherine Ouest, Salle 418.Montréal (875-0071)— Temps et enclume, oeuvres de Laurie Walker, du 27 fév.au 27 mars GALERIE CLARK: 1591 rue Clark.2e étage, Montréal (288-4972)— Oeuvres de Pierre Lamarche et de Mark Vatnsdal, du 18 mars au 11 avril GALERIE COLBERT: 5196 rue Paré, coin Mountain Sights, Montréal (738-5209)— Oeuvres d'artistes québécois dont: Assier, Elce Barrette, Masson, Briansky, Hébert, Maurice Domingue, Carole Segal.Soulikias.Tiengo, sculptures de Wertheimer et Lorain, ouvert du mar.au dim.GALERIE ENCAUREX: 1682 est rue Ste-Catherine, Montréal (524-9991)— Oeuvres de Francis D.Torres, du 17 au 31 mars GALERIE ENTRE CADRE: 4897 boul.St-Laurent, Montréal (845-9650)— Oeuvres de Diane Lenoir, jusqu'au 31 mars f GALERIE GRAFF: 963 Rachen est, Montréal (526-2616)— Oeuvres récentes de Louise Robert, du 11 mars au 11 avr.GALERIE LACERTE PALARDY: 307 ouest Ste-Catherine.ste 515, Montréal (844-4464)— Espace 1: Oeuvres de Pierre Henry— Espace 2: Oeuvres de Robert Savoie, du 6 au 27 mars GALERIE ELENA LEE: 1428 rue Sherbrooke Ouest.Montréal (844-6009)— Sculptures-meuble^, oeuvres de André St-Cyr, du 2 au 23 mars GALERIE LIEU OUEST: 372 Sainte-Catherine ouesj.#523, Montréal (393-7255)— Oeuvres de Thomas Renix, du 20 fév.au 27 mars GALERIE MICHEL-ANGE: 430 rue Bonsecours Montréal (875-8281)— Oeuvres de Ayotte, Barbeau.Bellefleur, Dallaire, Fortin, Gagnon.Lemieux, Richard.Riopelle et autres, mar.au dim.de 11 h  17 h GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES: 234 St-Paul Ouest.Montréal (844-2133)— Exposition des oeuvres tfe M.Bédard, G.Castonguay, L.Fournier, G.Dedoyard M.Delorme, L.Schneider Granatstein, A.Soly, M.Versailles Choquet.A.Van Mierlo et plusieurs autres.Collection permanente GALERIE ROCHEFORT: 372 ouest Ste-Catherine, ste 502, Montréal (397-0044)— Oeuvres de Martha Fleming et Lyne Lapointe, du 30 janv.au 27 mars GALERIE SKOL: 279 rue Sherbrooke ouest, Espace 311 A, Montréal (842-4021)— L’absence de statut, oeuvres de Chantal Bélanger, du 6 au 28 mars GALERIE TROIS POINTS: 307 ouest Ste-Catherine Montréal (845-5555)— Oeuvres de Kai Chan et Yves Louis-Seize, du 3 au 27 mars GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN: 1897 boul.Dagenais Ouest, Laval (628-8684)— Oeuvres récentes de Laurent Pilon, du 18 mars au 18 avril, du mer.au dim de 12 h à 18 h.Conférence présentée par Mona Hakim en présence de l’artiste le 4 avril à 14 h GALERIE BRENDA WALLACE: 375 rue Ste-Catherine Ouest, Chambre 508, Montréal (393-4066)— La galerie principale: Oeuvres récentes de l'artiste John Heward, du 13 mars au 24 avril GALERIE WESTMOUNT: 4912 ouest Sherbrooke Montréal (484-1488)— Sculptures de Liardi, bronzes de Stromberg, bois de C.Lemieux LE HALL DES ARTS: Hôtel de ville de Laval, 1 place du Souvenir (662-4442)— Aquarelles de Denyse Beaudry-Leduc, jusqu'au 23 avril INSPECTEUR ÉPINGLE: 4051 rue St-Hubert, Montréal (598-7764)— La passion de vivre, oeuvres de Thérèse Dulude, du 15 mars au 3 avr.YVES LE ROUX ART CONTEMPORAIN: 5505 boul.St-Laurent, suite 4136, Montréal (495-1860)— Retour de découvertes 93, exposition collective, du 2 mars au 1er mai LA MAISON D’ART FRA ANGELICO: 1320 rue Wolfe.Montréal (522-9990)— Naissance, oeuvres de André Benoit et Réflexions, oeuvres de Guy Benoit, du 14 au 26 mars OPTICA: 3981 St-Laurent espace 501, Montréal (287-1574)— Exposition-encan: encan et tirage, du 13 mars au 13 avr.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: École d'architecture, Pavillon 5820 Darlington, salle 140, Montréal (343-6007)— Notre voisin, la nouvelle Ecole des H.E.C.vue par les architectes d'aujourd’hui et ceux de demain, du 16 mars au 2 avril.U VILLA BAGATELLE: 1563 Chemin St-Louis, Sillery (418-688-8074)— Une rétrospective du peintre québécois Benoit Simard, du 27 fév.au 28 mars VU CENTRE D’ANIMATION ET DE DIFFUSION OE LA PHOTOGRAPHIE: 95 Dalhousie.Québec— Oeuvres de Sorel Cohen et de Brenda Pelkey, du 26 fév.au 21 mars— Oeuvres de Raymonde April et An’drew Olcott, du 26 mars au 18 avril MUSÉES MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185 ouest Ste-Catherine, Montréal (847-6226) - La Collection: second tableau, 220 oeuvres de la collection du Musée, jusqu’au 25 avril— Oeuvres de Joseph Branco, du 12 fév.au 11 avril— Visites commentées disponibles.Réservations: 847-6253 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Pavillon Jean-Noël Desmarais: Construire: un art, jusqu'au 2 mai 93 - Un art de vivre: le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec, du 4 mars au 16 mai - Figures dans l’espace, jusqu'en avril 94 -Toucher du bois, jusqu'au 26 sept.- Collection permanente— Corps crucifiés, un tableau de Pablo Picasso, La Crucifixion, et deux tableaux de Francis Bacon réalisés à partir de la toile de Picasso, du 25 mars au 16 mai— Pavillon Benaiah Gibb: Grand Siècle: peintures françaises du 17e siècle dans les collections publiques françaises, du 21 janv.au 28 mars— Dessins d'anciens maîtres italiens de la collection de Jeffrey E.Horvitz, du 28 janv.au 21 mars MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100 rue Laurier, Hull— L’art inuit et la relève, jusqu'au 2 mai— OPUS, la facture instrumentale au Canada, jusqu'au 18 sept MUSÉE (CENTRE) CANADIEN D’ARCHITECTURE: 1920 Baile, Montréal (939-7026) - Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de maîtres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi-que des fonds d'archives importants.— Montréal, ville fortifiée au 18e siècle.— Apprendre de toutes pièces, jusqu'au 25 avril MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY: 280 rue Notre-Dame Est, Montréal (861-3708)— À la découverte des collections: Jacques Cartier par Théophile Hamel, jusqu'au 28 mars— La colonne Nelson, du 2 mars au 5 juillet MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Québec (418-643-2158) - Objets de civilisation, exposition permanente - La barque à voile, exposition permanente - Mémoires, exposition permanente -Messages, exposition sur les moyens de communication entre les individus et les sociétés, en permanence.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St-Pierre Montréal (845-6108) - Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin en permanence— Oeuvres sur toile de Madeleine Tailleur, du 15 fév.au 28 mars.- Ouvert du mar au dim.de 11h.à 17h MUSÉE MCCORD D’HISTOIRE CANADIENNE: 690 ouest rue Sherbrooke.Montréal (398-7100)— Exposition d'appareils photographiques en bois datant de 1845, Boîtes et soufflets, du 27 janv.au 27 juin— Exposition «Avec amour, du McCord», du 29 janv.au 13 juin 93—Exposition «L'art du savoir-vivre: les règles vestimentaires au XIXe siècle du 12 fév.au 30 janv 94— Exposition «Plumes et pacotilles», une exposition sur les symboles de l’indianité, du 26 mars au 23 mai MUSÉE POINTE-Â-CALLIÈRE: 350 Place Royale angle de la Commune.Montréal (872-9150) -Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, site historique - Vestiges, collection permanente d'artefacts, et animation - Du wampum à la carte de crédit, Des couches et des couches d'histoire, expositions permanentes MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150)—Pavillon Baillargé: 1 er étage.Cachots, bloc cellulaire conservé comme témoin de la vie carcérale au temps de la prison de Québec— 3e étage: Edward et William Sutherland Maxwell, architectes— 4e étage: Tourelle du pavillon Baillargé: Oeuvre de David Moore— Oeuvres de Françoise Sullivan, jusqu'au 6 juin—Collection du Musée art ancien religieux et art ancien profane jusqu'en 1994— 2e étage: La crise de l'abstraction au Canada, les années 1950— Exposition de Serge Tousignant: Parcours photographique, organisée par le Musée canadien de la photographie contemporaine d'Ottawa, du 17 mars au 24 mal MUSÉE DU SÉMINAIRE OE QUÉBEC: 9 rue de l'Université, Haute-Ville, Québec (418) 692-2843— Sous la loupe du géologue, jusqu'au 28 mars LE MUSÉE: 110 Chemin LaSalle.Lachine (634-3471)— Maison LeBer-LeMoyne: Les collections du Musée «Mises en situation» , du 13 mars au 31 déc.Georges Delfosso «Tableaux religieux», du 13 mars au 6 juin— Pavillon Benoît-Vnrdickt: Gérard Brisson «L Ange et le fantôme», oeuvres récentes, du 13 mars au 9 mai— Jocelyne Tremblay «Jeux de • bois», Sculptures récentes,, du 13 mars au 20 juin I :• Vil VINS LE DEVOIR, LES SA M EDI 2 O ET 1) 1 M A X (' Il E I M A R S I !) !) 3 C 11 EXCURSION Ski d’printemps, quand reviendras-tu.NORMAND CAZELAIS En cette période-ci de l’année, les gens se pa_ -* • ¦ partagent en deux catégories: ceux qui aiment skier et les autres.Les autres, à vrai dire, doivent être bien malheureux par les temps qui courent.La neige qui tombe à plein ciel alors que tout humain normalement constitué serait _en droit d’aspirer à des airs de printemps a, concédons-le, de quoi décourager les âmes les mieux trempées.Pour les skieurs et les adeptes du ski alpin en particulier, c’est autre chose: ces flocons, ces myriades de flocons les remplissent d’aise.Car les stations de ski auront beau fabriquer à pleins canons de la neige artificielle, rien ne vaut la qualité d’un tapis nival fraîchement formé.Les skis ne mordent pas de la même façon, les jambes ne répondent pas de la même maniéré, le ski n’est pas le même.Et puis, il faut le dire, les skieurs du Québec et de tout le nord-est du continent américain sont bien patients.Il n’est pas toujours facile par ici de s’adonner à ce sport de plein air en décembre, la neige naturelle se fait souvent attendre et, en janvier et février, les températures et les vents imposent fréquemment des conditions climatiques pour le moins sévères.Les skieurs qui ont l’occasion de fréquenter les pentes des Alpes le répètent à l’envi: là-bas, les amateurs de ski sont privilégiés en raison '»* dt*s A*'.v>»*s tuiu't»' hs du OuHbnc ni de U 0-«ecl>on ohs tpiabons •'M»'QOjv»*"i»»m»-M mm l LA NOSTALGIE DU CONFORT Un art de vivre Le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec Les plus beaux meubles réalisés au Québec entre 1840 et 1900 : une véritable fenêtre sur un art de vivre, où se côtoient élégance et raffinement, innovations et confort.MUSliE DES BEAUX-AHTS DE MONTRÉAL Du 4 mars au 16 mai 1993 Une exposition organisée conjointement avec le Musée île la civilisation cjms^iiaao CBC # SRC En Afrique, la sécheresse gagne du terrain.Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants n’ont plus de quoi se nourrir.laites parvenir votre contribution à: 563 V Sherbrooke est Montréal tijc» H1N 1 A3 Tel : (514)257.8711 tMentionner qu il v agit d une contribution \cts*e aux victimes île U famine en Atnque L'n revu d impôt vous sera envoyé sur demande).LALIBERTE oeuvres reventes jusqu’au 1er avril7| WADDINGTON & GORCE 2155 rue Mackav Montréal.Québec Cumula H JC 2J2 Tél.: 1514) 847-1112 FtLt: (5/4) H47-1113 Juan Schneider SOL INCA jusqu'au 27 mars 1993 3886.rue Saint-Hubert.Montréal.H2L 4A5 Tel.: 281-8556 du mercredi au samedi de 12 h à 17 h 30 DROGUES., PAS BESOIN! Santé et Services sociaux Québec «3 e fienAr ^/) CÔernO ^aÿr/u'n Lnc.650, Crémazie Est, Montréal tél.: 381-4404 COLORES CHILENQS EN QUEBEC REGROUPANT 6 ARTISTES CH1L1KNSIES) Arancibia • Arroyo • Concha • Çonzâfez • Leyton • Sanhueza VERNISSAGE DIMANCHE LE 2 1 MARS DE 13ll3() À 17H JUSQU’AU 3 AVRIL ART CONTEMPORAIN Denis Lessard R obert McFadden Heures d’ouverture de la galerie Du MARDI AU DIMANCHE DE 12 H A 17 H 205, RUE MONICALM, Huit (Oü(BEC) I8Y 3B7 1819) 771-2122 YVES GAUCHER Du 6 mars au 25 avril Galerie d'art Tél.: (819) 821-7748 UNIVERSITE DE SHERBROOKE Pierre Henry Robert Savoie Espace 1 Espace 2 jusqu’au 27 mars 1993 en souscription Sérigraphie de L.Bellefleur (pastorale — tirage de 100 — oeuvre 42 X 50 cm —• 30 couleurs — 350,00 S taxes comprises) GALERIE LACERTErçPALARDY ASSOCIÉS 307, rue Ste-Catherine ouest, porte 515 Montréal H2X 2A3 Métro Place des Arts 844-4464 m CIPsOÊN CENTRE D'EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN INDIRA NAIR «EN TRANSIT» Jusqu'au 3 avril 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444 Tél.: (514) 393-8248 Le centre d'exposition CIRCA remercie le Ministère des Affaires culturelles du Québec et le Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal Galerie d’art Stewart Hall Centre Culturel de Pointe-Claire 176.Bord du Lac.Pointe-Claire 630-1254 O ME RO — sculptures récentes jusqu’au 4 avril 1993 Horaite de la Galerie Du lundi au vendredi de 14h «1 17h lundi et mercredi soir de 19h à 21h samodi et dimanche de I3h à I7h Entree libre Accessible par ascenseur L’ART DU SAVOIR-VI VRE : les règles vestimentaires au XIV siècle Jusqu'au 10 janvier 1994 Aussi présenté dans nos salles: Avec amour, du McCord ®SÎ| | ï* •£ Musée McCord Y HISTOIRE CANADIENNE 690, me Slicrbrookc ouest, Montréal Métro McC hll.Auioluis 24 Renseignements ; (514) 3987100 eue rte ENTR3 “CAD RE“ 4897, bout.St-Laurent, Montréal (angle St-Joseph) Très bel espace À LOUER pour artistes sur deux étages (514) 845.9650 EXPOSITION DU PRINTEMPS avec Anne Van Mierlo cl Marie Versailles Choquet Vernissage dimanche le 21 mars à 13h jusqu’au 28 mars _ GALERIE D’ART jfljJ.r „ , t 234.rue St-Paul ouest Vieux-Montréal Tél.: 844-2133 Oampigny la plus grande librairie francophone d'Amérique expose du 24 février au 7 avril LOUISE ROBERT JOHN A.SCHWEITZER ROMÉO SAVOIE MICHÈLE DROUIN JACQUES PALUMBO GUIDO MOLINARI CERJ LALONDE LEV PODOLSKI VERNISSAGE LE 20 MARS À 14H PRÉSENCE DES ARTISTES Oampigiiy 4380 St-Denis, Montréal 844-2587 un nouveau .pour Pire HISTOIRE DROLE Une Extravagante Épopée de l'Humour Les plus grands comiques de tous les temps réunis dans quatorze mises en scène audacieuses grâce à une technologie ultra-sophistiquée! Un voyage de deux heures trente à travers l'histoire de l'humour.D'APRÈS UNE IDEE ORIGINALE DE GILBERT ROZON CRÉÉE PAR DANIELLE ROY - FRANÇOIS FORGET FRANÇOIS CONFINO [CREATEUR DE CITES CINES] DES TEXTES DE SERGE GRENIER EN COLLABORATION AVEC DANIEL LEMIRE MUSÉE INTERNATIONAL DE L’HUMOUR - MONTRÉAL-INTERNATIONAL MUSEUM 0F HUMOUR 2111 BOULEVARD SAINT-LAURENT E] ST-LAURENT ou SI 24 - SHERBROOKE POUR ALLER AU MUSEE, PRENDRE LE METRO ET L'AUTOBUS, C'EST INTELLIGENT.&STCUM ¦ijoii SRC CKVL\ O850 teiier Motman.Montreal IVMt» Klatthemrs -86’ Mtset'NVt.:* • M • v-a -t'r-v-' tu tonds Ne* C 14 I.E I) E V 0 I It., L E S S A M EDI 2 0 ET D I M A N C HE 21 M A R S I !) !) 3 ?ARTS VISUELS Les enfants terribles frappent à nouveau Galeries, musées, centres autogérés ou maisons de la culture; l’art s’accroche partout.En survol, voici les expositions qu'il ne faut pas rater cette semaine MARTHA FLEMING, LYNE LAPOINTE Eat Me, Drink Me, Ijove Me Galerie Rochefort, espace 124 372, rue Sainte-Catherine ouest Jusqu’au 27 mars 1993 MARIE-MICHÈLE CRON En 1983, dans la caserne no 14, une station de pompiers abandonnée, deux artistes, clés en main et mimant les rituels du gardien de musée, faisaient louvoyer les spectateurs dans le froid et l’obscurité.Murs couverts de suie, plafond sui-tant d’eau, photos allusives.la subtile mise en scène de Martha Fleming et Lyne Lapointe dépistait les symptômes d’une hiérarchie ty- [nquement masculine en réactivant es traces de l’abandon d’un site chargé d’une poésie brute.En 1984, ce tandem têtu, investit dans le quartier de la Petit-Bourgogne, un ancien bureau de poste dont la façade rappellait celle du MBA de Montréal.Il deviendra pour quelques jours, le Musée des Sciences, une arène où se déploieront, autour de l’anamorphose cette perspective dépravée et de l’omniprésence fortement connotée de la colonne rigide, les signes conflictuels entre les femmes et l’objectivité de la Science.«Donna Delinquents» En 1987, le théâtre Coronna dans St-Henri, se fera l’opéra mouvementé de la Donna Delinquenta, une installation qui retrace les liens tendancieux de l’homosexualité avec la criminalité.Issue d’un ouvrage de Cesare Lambroso, le père de la criminologie qui y dressait un portrait-robot de celle-ci à partir de certaines lignes morphologiques, la Donna Delinquenta renversait le rôle du spectateur.Il devenait l’acteur privilégié de cet espace des sentiments scruté à travers la loupe de la marginalité, examinait objets, peintures, dessins et performances qui détectaient les préjugés sociaux imposés à la gente féminine.Puis, en 1990, le Battery Maritime Building de New York, une gare de traversiez désaffectée, engendrant The Wilds and The Deep, avouera les prémices de la colonisation et les origines muséales.- *»• PHOTO J.J.RINGUETTE En pointant une iconographie de la botanique, de la zoologie, et autres passe-temps pastoraux spécifiques aax femmes artistes du XIXe siècle qui étaient exclues des cours d'anatomie, les artistes mettent en relief une sexualité féminine prismatique jusque là biaisée par la vision pédagogique et le discours permissif et oiseux de l'Histoire Naturelle.Sérieuses, intenses, persévérantes.Martha Fleming et Lyne Lapointe, ces enfants terribles que n’aurait pas reniées Cocteau, vont toujours là où l’on ne pense pas aller.Dans ces lieux désertés qu’elles investissent corps et âme, restructurant leurs sédimentations sociales, questionnant les territoires du non-dit dans un précipité qui révèle les mélanges impure de l’histoire des sciences et de la représentation de la femme.Dans cette recherche assidue qui tient à la fois de l’anthropologie, de l’archivisme, de l’archéologie, de l’humanisme, et du féminisme, chaque projet, qui est le fruit d’un travail de longue haleine (3 ans), contient en germe les autres, et draine un lot de spectateurs et de spectatrices peu habitué à circuler dans le réseau artistique.Cette démarche rigoureuse et bicéphale est une synthèse en devenir, une sorte de work in progress nécessitant un phénoménal travail de recherche, qui nous conduit aujourd’hui dans des fragments installatifs extraits d’une production antérieure.Si Eat Me, Drink Me, Love Me qui fût présentée en 1990 au New Museum of Contemporay Art de New York était la première expérience des artistes dans un musée, c’est bien aussi un premier essai de leur, part d’exposer dans une galerie.A ce propos, soulignons la riche idée qu’a eue son directeur, Jean-Claude Rochefort, de présenter la pratique symbiotique de ces deux étoiles filantes.Sensuellement féminin Ce terme leur va comme un gant alors que le faux plancher légèrement surélevé qu’elles ont construit, incrusté de pierreries, de dessins d’animaux fantastiques, met en abîme une cosmogonie un peu étrange que nous foulons avec plaisir.Même si nous ne saisissons pas tous les éléments qui préfigurent la création d’un site sensuellement féminin, on ne cesse de tourner autour d’une fresque inspirée du plancher de la collection du Vatican qui aspire le regard comme un vortex, de phrases énigmatiques de l’américaine Emily Dickinson qui dansent telles des volutes sur la voûte céleste.Martha Fleming et Lyne Lapointe transfèrent ici une fiction, magnifiée par les écrits de Christina Rossetti, soeur du peintre symboliste, dont le titre de ce projet Eat Me, Drink Me, Love Me s’inspire du poème homo-érotique Goblin Market que l’on offrait à l’époque aux enfants, et composent, en parallèle, un récit amoureux atemporel et impossible entre les deux poètes.En pointant une iconographie de la botanique, de la zoologie, et autres passe-temps pastoraux spécifiques aux femmes artistes du XIXe siècle qui étaient exclues des coure d’anatomie, les artistes mettent en relief une sexualité féminine prismatique jusque là biaisée par la vision pédagogique et le discours permissif et oiseux de l’Histoire Naturelle.Au fond, deux panneaux liés par un assemblage d’instruments divers qui réfère à une articulation tant physiologique que discursive, s’ouvrent sur une hyène ricanant devant la célèbre Baigneuse d’Ingres, le dos épinglé d’un corset d’ossements de baleine.A l’entrée de la salle, éloignés l’un de l’autre, deux grands cadres en bois se font face en un double miroir métaphorique — la nature encadrant la culture qui la cloisonne à son tour — et rappellent des cabinets de curiosités remplis de natures mortes.Une énorme écorce d’arbre, trouée, les branches écartelées, tel un corps épinglé, est fixé dans une bordure où apparaissent des dessins de rat, serpent, scorpion, symboles récurrents des angoisses qui nous rongent de l’intérieur comme ceux qui sont liés à la sexualité et à sa gestuelle singulière.De l’autre côté, un lézard étranglé par de minces fils, divers objets, un dessin de chauve-souris qui, même aveugle, fonctionne par le son pour se mouvoir dans l’ombre, révisent ce processus de classification et d’identification issu du Siècle des Lumières.Dans l’entre-deux, les amours lesbiens qui échappent au contrôle d’une certaine forme du pouvoir masculin, s’inscrivent ici discrètement dans une double projection orale et esthétique.La parole travestie de Rossetti et Dickinson embrasse celle de Martha Fleming et de Lyne Lapointe qui ravivent et redéfinissent un lieu de plaisir et de plénitude pour les femmes.Elles ont dressé, là-bas, sur le plancher, un trône de sarments noircis.Dans ce bûcher éteint, Martha Fleming et Lyne Lapointe ont laissé s’embraser toutes les vanités de ce monde.Pour mieux dater, au carbone 14, les ostracismes qu’elles génèrent depuis la nuit des temps.Une synthèse en devenir, une sorte de work in progress, qui nous conduit aujourd’hui dans des fragments installatifs extraits d’une production antérieure.CHEFS-D'OEUVRE DE IA PEINTURE FRANÇAISE Georges de la Tour décape le XVlIe siècle.Musée des beaux-arts.Jusqu’au 28 mars.CODES VESTIMENTAIRES Rien d’inspirant dans votre garde-robe?Faites un tour dans le XIXe siècle où les codes vestimentaires dictaient les bons usages du vêtement.Musée McCord d’Histoire Canadienne.Jusqu’au 13juinl994.IMPRESSIONNISME 1 Estampes en couleur de l’impressionniste d’origine américaine Mary Cassat: très rares.Musée des beaux-arts du Canada.Jusqu’au 9 mai.ART ÉROTIQUE Streap-teaseuse de luxe ou femme voilée: les stéréotypes féminins ont la vie dure avec Ellen Cantor.Galerie ImIIouz et Watterson.Jusqu’au 20 mars.SURRÉALISME Guy Borrcmans immortalise le surréalisme.Ses oeuvres sont subversives.Galerie Lumière Noire.Jusqu’au 28 mars.FEMMES-FORCE j Martha Fleming et Lyne Lapôinte installent un lieu de plaisir pour les femmes.Galerie Rochefort., Jusqu’au 28 mars., I SCULPTURE GIGANTESQUE j Le sculpteur Pierre Bourgeau i;end hommage au navigateur , Vito Dumas.Impressionnant Galerie Occurence.Jusqu’au 28 mars.\ BACTÉRIES VIVANTES ! En haut d’un promontoire, le spectateur découvre des cellules lumineuses comme un ciel étoilé.1 Galerie Christiane Chassay.Jusqu’au 28 mars.I RADIUM C’est une nouvelle galerie dans l’est de la ville.Avec une exposition du Portugais Miguel Rebelo.' 1355, rue Sainte-Catherine èst.Jusqu’au 14 avril.\ »»»»>»«»»»»»»« TRAVERSES TRAVERSE(S) : • 1 Moderne ou ellipt.: chemin qui coupe.V.Direct, raccourci.• En travers, en faisant obstacle.« Encore un rêve qui lient d la traverse îles autres! - (Flauk).• 2 Pièce de K ns ou de fer servant à assembler ou à consolider des montants.Traverses d'une fenêtre.- V Lieu de passage.La traverse de Lévis • 4 Croisement, intersection.La traverse de chemin de fer.UN APPEL OE DOSSIERS EST LANCÉ AUX ARTISTES DÉSIREUX DE PARTICIPER À TRAVERSES m Date de tombée pour le prochain TRAVERSES de juin : le 30 avril 1993 MICHEL TETREAULT ART INTERNATIONAL INSTAURE UN NOUVEAU VOLET À SA PROGRAMMATION.Intitulée Traverses, cette thématique présentée quatre fois l'an, réunit le travail récent d'artistes qui utilisent des techniques originales ou qui révèlent dans leur démarche le renouvellement d'un genre ou d'une technique.Un jury formé de membres des milieux universitaires, des critiques et des médias apprécieront le travail des artistes.Le récipiendaire exposera son travail en compagnie des artistes sélectionnés de la galerie à une Foire d'art à l'étranger.LE DOSSIER TOIT INCLURE .I • UN CURRICULUM VITA F.• 2 - UN COURT TEXTE EXPLICATIF DE LA DÉMARCHE ARTISTIQUE V - 10 À 20 DIAPOSITIVES DU TRAVAIL RÉCENT OU EN COURS.CHAQUE DIAPO D OIT INDIQUER LE TITRE UE L'OEUVRE.LA DATE DE PRODUCTION, LES DIMENSIONS ET LA TECHNIQUE UTILISÉE.ON PRENDRA SOIN DE SIGNALER LE SENS DE LA PROJECTION ET DE MARQUER LE Cl >IN INFÉRIEUR GAUCHE D'UN POINT DE REPÈRE • 4 - UNE ENVELOPPE DE RETOUR PRÉ-AFFRANCHIE.du 20 mars au 18 avril 1993 Stéphan Ballard Installation photographique Jean-Louis Morin Sculpture Ross Racine Peinture Lucie Robert Sculpture-objets LES ARTISTES SERONT PRÉSENTS LE SAMEDI 20 MARS, DÈS 13 HEURES Heures d'ouverture : 7 jours/semaine, de 11 heures à 18 heures 55, rue Prince Montréal (Québec) H3C 2M7 Téléphone (514) 878-ARTS Télécopieur (514) 878-8078 Pierre Blanchette » Louis-Pierre Bougie • Kittie Bruneau • Jacques Hurtubise • Christian Kiopini • Isabelle Leduc • Jennifer Macklem • Paul Mathieu Jean-Pierre Morin • Jean Noël • Jacques Payette • Fabrizio Perozzi • Jean-Paul Riopelle • Michel Saulnier • Susan C.Scott • Pierre-Léon Tétreault • François Vincent Le Corbusier (1887-1965) (Nous exprimons nos remerciements au Ministère de la Culture du Québec pour sa participation au projet) f f i t \ ! i i i I î I » *» » \ i » ; t i « ! i S ( l i ^
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