Le devoir, 24 mars 1993, Page(s) complémentaire(s)
Vol.LX X X IV.n o (i !) T V y / T o r o n I o S ô c LE DEVOIR PERSPECTIVES i La Semaine des quatre jeudis Jean Dion Quand l’Église catholique régnait sans partage sur les bonnes âmes, chaque journée avait son saint patron attitré, la plupart du temps quelque martyr obscur mort pour la foi dans des circonstances horribles au IHe siècle.Aujourd’hui, cette tradition a disparu et, à l’ère de la bureaucratisation et de la multiplication des groupes d’intérêt, les causes sociales «officielles» ont pris le haut du pavé.Mais n’exagère-t-on pas un peu?LM E R ( DÉCOUVERTES À Vécoute des extra-terrestre s PAGE B-1 2 I M A li S I !) !) 3 LE MONDE L'Élysée affiche une sérénité de fer PAGE B-5 t> ô T P S ?POLITIQUE L’mffaire Harper» fait grogner tes libéraux PAGE A-4 Transaction Trustco Général-Banque Nationale «Bafouée», Gentrust demande une injonction SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Affirmant que ses droits ont été totalement bafoués, la direction de Gentrust a déposé une requête en injonction contre son actionnaire majoritaire, Trustco Général, afin d’invalider l’entente selon laquelle celui-ci vendrait Gentrust à la Banque Nationale.Dans le document juridique envoyé à la Cour supérieure du Québec, les associés et actionnaires minoritaires de Gentrust, firme de conseillers en placement, avancent que l’option qui leur permettait de faire l’acqui- sition, en tout ou en partie, des parts détenues par Trustco Général n’a jamais été respectée.Actuellement, la ventilation de la propriété de Gentrust est la suivante: 80% des actions appartiennent à Trustco Général, la différence étant entre les mains des trois associés et principaux dirigeants de Gentrust, soit MM.Denis Durand, Georges Lopresti et Michel I.abouté.Outre Gentrust, Trustco Général est l’actionnaire majoritaire de Trust Général et du Sherbrooke Tnist.Quant à Trustco Général, il est lui-même une filiale du groupe L’Industrielle-Alliance présidé par M.Raymond Gameau.Selon les précisions apportées tant par M.Durand, président de Gentrust, que par son avocat, maître Philippe Ferland, du cabinet Lafleur-Brown, ni Trustco Général ni L’Industrielle-Alliance n’ont informé Gentrust du déroulement des démarches qu’ils avaient initiées au-rès de la Banque Nationale il y a plusieurs mois dans le ut d’enlever cette épine au pied qu’est Trustco.Une épine d’autant plus douloureuse qu’elle pompe depuis deux VOIR PAGE A-8: INJONCTION ¦ Voir aussi en page A-5: Les investisseurs de Trustco Général font front commun Il n’y a plus moyen d’y échapper.Tous les jours que le bon Dieu amène et que le diable emporte correspondent à un temps fort de la conscientisation des masses à l’égard d’une situation ou d’un problème particuliers.Et si certains des objectifs sont nobles, d’autres appellent un questionnement quant au sens et à l’utilité de ces «événements» crées de toutes pièces.L’exemple d’hier, 23 mars, est éloquent.Alors 3ue nous vivions la Journée météorologique moniale, il ne fallait pas perdre de vue que nous étions en pleine Semaine du prisonnier et de la prisonnière, doublée de la Semaine de la solidarité avec les peuples en lutte contre le racisme et la discrimination raciale, triplée de la Semaine du tourisme jeunesse, quadruplée de la Semaine du français et quintuplée de la Semaine des archives.Le tout s’inscrivait dans le Mois de l’épilepsie, qui est aussi le Mois de la Croix-Rouge, le Mois de la nutrition et le Mois du rein.Excellent motif de considérer que l’Année internationale des populations autochtones et l’Année de l’harmonie interculturelle et interraciale à Montréal battent leur plein.Et de rappeler que nous sommes au coeur de pas moins de 12 Décennies, dont celles du cerveau, de l’élimination du colonialisme, de la prévention des catastrophes naturelles et de la lutte contre l’abus des drogues.Encore heureux qu’on ait oublié qu’on était au siècle de la vitesse, sinon on n’aurait pas eu le temps de fêter! Ainsi, de prétextes à l’intention des médias en rappels nécessaires de causes humanitaires et en gadgets de promotion commerciale, le répertoire ae Communication-Québec recense plus de 250 «mois, semaines et journées thématiques» au calendrier.Les parrains en sont des organismes gouvernementaux ou internationaux et des associations sans but lucratif, mais aussi des groupes de lobby et de simples entreprises.Dans cette constellation de manifestations autoproclamées, une chatte aurait du mal à retrouver ses petits.Car si certaines sont devenues de véritables institutions, comme la Journée des femmes ou le Mois de l’Opération Nez Rouge, d’autres sont si pointues (la Semaine de prières pour l’unité chrétienne), vagues (le Dimanche des communications) ou légères (le Mois de la motoneige) qu’on s’interroge à bon droit sur leur pertinence.Hors des milieux concernés, toutes ne connaissent d’ailleurs pas le même retentissement dans l’opinion.Pour valables que puissent être la Semaine de la lanification fiscale et financière ou le Mois de la burrure du Canada, par exemple, leurs retombées ne se calculent pas exactement en mouvements de foule.Néanmoins, pour les médias, l’exercice de couverture de ce genre d’événements — qui n’en sont pas toujours — peut être périlleux.Car autant le Mois de l’histoire des Noirs (février) fut l’occasion d’exposer enfin une réalité très mal connue, autant une banalité ayant la chance de tomber sur une journée «creuse» pourra être gonflée artificielle- On compte plus de 250 «mois, semaines et journées» thématiques au calendrier.j?fc ment.Typique d’une société où les causes sont atomisées à rextrême, où le forum public étire tous les jours davantage ses frontières sous le choc des intérêts divergents, le phénomène des «semaines» prête aussi le flanc à la critique.Ainsi, en plus de diluer l’impact de celles qui pourraient être considérées comme les plus valables, leur seul nombre, soutiennent plusieurs, a un côté vaguement ridicule.Mais la force de la reconnaissance officielle semble irrésistible.Quand on sait que les bureaucraties n’aiment rien de mieux que de «profiter de l’occasion» qui leur est offerte pour souligner l’énorme boulot abattu dans tel secteur ou annoncer quelque subvention, on comprend la volonté des groupes de pousser un peu plus loin l’audace, jusqu’à figer dans le temps la reconnaissance qu’ils estiment due.Résultat: la valse des causes qui ont tour à tour leur heure de gloire se poursuit.C’est Andy Warhol qui doit ricaner dans sa tombe de voir sa prophétie avérée.Et si vous avez malencontreusement raté les «événements» des derniers mois, vous pourrez toujours vous rabattre sur la Journée des taxis (12 mai), la Journée internationale des gauchers (13 août) ou la Journée de la pomme (7 octobre).Dans cette optique, à quand la proclamation de la Semaine des quatre jeudis?Au DEVOIR, on serait bien content: c’est le Jour de la paie! les Actualités.A2 Agenda culturel B7 Annonces classées.H2 Avis légaux.B4 Culture.B8 Découvertes.lit Économie.A5 INDEX Éditorial.A6 Horaires télé .B7 Le Monde.B3 Montreal.A3 Mots croisés.B4 Politique.A5 Sports.B6 Météo Ciel variable Max: 2 Détails en B4 Quand le stress frappe dès l’enfance PHOTO JACQUES NADEAU «Quand les parents mettent l’accent sur la performance plutôt que le plaisir, ils créent du stress», soutient la psychologue Danièle Boulanger.Ulcères et burn-out ne sont plus la rançon des seuls adultes ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Des ulcères et des burn-out, on n’en prédisait, avant, qu’aux seuls hommes d’affaires.Mais de plus en plus les victimes du stress ont aussi sept, huit, neuf ans.Des enfants, à peine sur les bancs d’école, craquent sous la pression de la performance à tout prix, l’éclatement des familles et les difficultés scolaires.1 y a de plus en plus d’enfants qui souffrent de maladies psychosomatiques.Il y en a qui arrivent à sept ou huit ans avec des maux de ventre, des perforations de l’intestin, des maladies cardiaques ou pulmonaires causées par le stress», explique Mme Danielle Boulanger, psychologue clinicienne à l’hôpital Sainte-Justine.Le stress, c’est la donne de cette fin de siècle et les enfants n’y échappent pas.Des petits paquets de nerfs qui brûlent leur santé par les deux bouts, il y en aurait beaucoup plus qu’avant, selon la psychologue.On observe des burn out à l’adolescence, on voit même de plus en plus d’enfants qui parlent de suicide à l’âge où on s’intéresse norma- lement aux Ninja Turtles.Il y a bien sûr toute cette anxiété liée à l'éclatement des familles (49% d’entre elles), aux familles monoparentales, mais aussi au stress engendré par la performance exigée des enfants, soutient Mme Boulanger.À l’heure des Jordy et autres petits événements médiatiques en chair et en os de quatre ans, les enfants les plus performants sont des cibles de choix du stress, démontrent les études.«On voit que le stress qui provoque des maladies psychosomatiques touche souvent les enfants les plus performants, sages, qui réussissent et s’extériorisent peu.Toute la pression exercée sur eux s’exprime par le corps», explique la Les enfants doivent flâner, s’amuser, pas uniquement performer.VOIR PAGE A-8:'STRESS Québec propose un gel de deux ans Johnson lie toute hausse salariale à des gains de productivité MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Rituel annuel depuis trois mis: Québec a proposé hier à ses 400 000 employés un gel de leurs salaires pour deux ans.Mais cette année, le gouvernement assortit sa proposition d’une «approche novatrice», dit le ministre Daniel Johnson, visant à lier toute hausse salariale éventuelle à des gains de productivité de la part des salariés, ou encore à des concessions sur les avantages sociaux.L’air de rien, le ministre propose une petite révolution dans les relations de travail au sein du secteur public.Car non seulement il veut instaurer un régime fondé pour une part sur le rendement, mais son approche peut mener à des disparités dans les conditions de travail et de rémunération d’un hôpital à l’autre, d’une école à l’autre, d’un ministère à l’autre, pour des gens qui occupent la même fonction.Une hérésie dans le régime actuel.Les gains de productivité dont on parle pourraient en effet, dans l’optique du ministre, être calculés dans chacun des établissements, le fruit de ces gains redistribués aux seuls employés de cet endroit; les concessions sur les avantages sociaux négociées localement «Je ne vois pas en vertu de quoi on serait rémunéré de VOIR PAGE A-8: JOHNSON La rémunération pourrait différer d’un établissement à l’autre.Clinton réaffirme et justifie son soutien à Eltsine D’APRES AFP ET REUTER AXTashington — Le président Bill Clinton a réaffirmé VV et justifié, hier, son soutien au président russe Boris Eltsine «et à tous les réformateurs à travers la Russie», tout en admettant les limites de l’influence des Etats-Unis sur l’issue du conflit politique en cours à Moscou.Pour sa part, le secrétaire d’Etat Warren Christopher, après s’être entretenu plus de quatre heures avec le ministre russe des Affaires étrangères, Andrei Kozyrev, a dit que les deux pays auront l’occasion au sommet de Vancouver, les 3 et 4 avril, de forger et de consolider un «partenariat».• C’était la première fois que le président américain — qui parlait à la Maison-Blanche lors de sa première conférence de presse formelle depuis son investiture — s’exprimait personnellement sur la lutte pour le pouvoir en Russie depuis l’instauration, samedi par M.Eltsine, d’une administration spéciale lui permettant de gouverner par décrets jusqu’à la tenue d’un plébiscite, le 25 avril.M.Clinton a fait état des différends qui peuvent survenir entre le Congrès et lui-même et, transposant sur la scène russe cette situation, il a affirmé avec force que «Eltsine est le président élu de la Russie».M.Clinton doit recevoir aujourd’hui Andreï Kozyrev.Il a réitéré hier la position qu’il avait fait connaître samedi dans un communiqué: M.Eltsine, «premier président démocratiquement élu en un mjllier d'années d’histoire de la Russie», a «le soutien des Etats-Unis, de même que son gouvernement et tous les réformateurs à travers la Russie».La décision prise par Eltsine de faire appel au peuple VOIR PAGE A-8: CLINTON Le président consacrera une partie de la semaine à élaborer un programme d’aide à la Russie.• Voir aussi en page B-3: La voie de la destitution est ouverte y E 1) E V 0 I R , LE M E R C R E I) I 2 4 M A RS 19 9 3 A 3 LE DEVOIR MONTREAL Nouvelles oppositions au nouveau Forum Des urbanistes, architectes et organismes de défense du patriomoine exigent le rejet du projet PAUL CAUCHON LE DEVOIR Héritage Montréal, Sauvons Montréal et plusieurs professeurs en urbanisme et en architecture exigent du Comité-conseil de l’arrondissement Ville-Marie le rejet du projet du nouveau Forum tel que proposé.«La Ville de Montréal doit respecter son plan d’urbanisme en assurant la mise en valeur du site dans le respect véritable de sa vocation d’origine» écrivent les protestataires dans une lettre qui sera déposée ce soir à la séance du Comité-conseil.Jusqu'à ce jour le projet du nouveau Forum autour de la gare Windsor semblait baigner dans l’huile, mais les organismes de défense du patrimoine montréalais partent maintenant une nouvelle bataille.En plus des deux organismes, on compte parmi la douzaine de signataires individuels de la lettre des professeurs comme Jean-Claude Marsan et David Hanna, des architectes comme Peter Lanken et Michael Fish.Il y a un an, Héritage-Montréal avait toutefois émis des réserves sur le projet, et la directrice du Centre canadien d’architecture, Phyllis Lambert (qui ne se retrouve pas parmi les signataires d’aujourd'hui) avait alors qualifié le projet d’«irréfléchi».Le Comité-conseil de l’arrondissement Ville-Marie avait tenu en décembre des audiences sur le projet et il entend ce soir émettre une recommandation finale.Le Conseil exécutif de la Ville de Montréal a de toute façon donné son approbation, il y a deux semaines, au projet final du Club Canadien, qui prévoit d’abord la construction d’un nouveau Forum de plus de 21 000 places, au coût de 150 millions$, et ensuite la rénovation de la gare Windsor et la construction de trois «La Ville de Montréal doit respecter son plan d’urbanisme», écrivent les protestataires tours, dont deux de 44 et 48 étages, un projet totalisant 450 millions$.Selon les signataires de la lettre qui sera déposée ce soir, le projet final ne répond aucunement aux critiques déjà émises, principalement en ce qui concerne l’emplacement des voies de chemins de fer, le respect général du patrimoine et la hauteur des tours.Ainsi, le promoteur n’aurait convenu que de réduire de 51 à 48 étages le nombre d’étages d’une des tours, et le projet «consacre le renvoi des trains à l’ouest de la rue de la Montagne».Il ne respecte donc pas le plan d’urbanisme de la ville «quant au maintien de la vocation ferroviaire du site, à la conservation du patrimoine et aux hauteurs».Les signataires qualifient de «parodie» le fait qu’après Délation d’homosexuels Les leaders gais acceptent de «réviser» leurs moyens de pression PAUL CAUCHON LE DEVOIR Devant le tollé causé par leur projet de délation d’homosexuels connus et cachés, des leaders gais de Montréal conviennent de «réviser» leurs moyens de pression.Mais ils ne reculent pas sur la valeur en soi d’une telle tactique, très contestée.«Nous sommes en guerre», déclare le porte-parole de la Table de concertation des gais et lesbiennes du Grand Montréal, Roger Le Clerc, pour décrire la lutte actuelle.M.Le Clerc a écrit hier au président de la Commission des droits de la personne, Yves Lafontaine, qui menaçait lundi de retirer son appui à la Table de concertation.M.Lafontaine réagissait ainsi à des propos de M.Le Clerc tenus le week-end dernier, qui expliquait que si le gouvernement refusait d’écouter leurs demandes, les leaders gais de Montréal pourraient décider de dénoncer publiquement des homosexuels qui demeurent cachés et qui sont en situation de pouvoir public.Une pratique inspirée de groupes militants radicaux américains.Dans une lettre envoyée hier à M.Lafontaine, M.Le Clerc écrit 3u’à la suite d’un appel du bureau u ministre de la Justice Gil Ré-millard, lundi en fin d’après-midi, qui propose aux militants gais une rencontre le 2 avril prochain, la Table de concertation révise actuellement les moyens de pression qu’elle pourrait utiliser.On explique que la menace de dévoiler publiquement la vie privée d’homosexuels qui se cachent venait de ce que le gouvernement semblait refuser de répondre aux demandes de l’organisme.Une «hypothèse de travail» Le signataire de la lettre précise que la possibilité de dénoncer les gais cachés n’était qu’«une hypothèse de travail», qui devait être soumise à la quarantaine d’organismes membres de la Table le 18 avril.«Cette proposition, écrit-il, existait dans l’hypothèse où la commission et le ministre Ré-millard refusaient d’accéder à notre demande d’enquête publique.Dans cette hypothèse, il nous faudrait conclure à la non-existence de cette discrimination».Et donc inviter publiquement les homosexuels qui se cachent parce qu’ils n’auraient plus à craindre la discrimination.M.Le Clerc ajoute par ailleurs que la communauté gaie est en «état de guerre», parce que treize personnes ont été assassinées ces dernières années parce qu’elles étaient gaies, et à chaque semaine «dix membres de notre communauté sont victimes d’agressions».La Table de concertation reconnaît toutefois l’ouverture de la Commission des droits de la personne à discuter de ces problèmes, et elle demande toujours à la Commission d’instituer une enquête publique où seraient abordés la concordance des lois provinciales avec la Charte québécoise, les relations avec la police de la CUM et «la reconnaissance de notre communauté comme un groupe minoritaire avec une culture et des moeurs différents du reste de la société».La lettre ne précise pas la nature de cette culture et de ces moeurs.Le grand ménage du printemps —- des mois de négociations on ne soit arrivé qu’à éliminer trois étages sur un gratte-ciel dont la construction demeure de toute façon «hypothétique» et sujette aux aléas du marché immobilier, de l’aveu même du promoteur.Selon les signataires, le Service de l’habitation et du développement urbain de Montréal avait reconnu en décembre l’importance du retour des voies ferrées à leur position d’origine, mais le Service recommande maintenant au Comité-conseil d’accepter «l’évacuation définitive et irréversible des trains hors du site de la gare».On accuse également la Ville de ne pas avoir joué son rôle en acceptant les seuls chiffres du promoteur sans contre-expertise, et on s’étonne de ce que le Club Canadien n’ait pas démontré le bien-fondé de ses échéanciers et l’urgence qu’il impose au projet.Les architectes ne sont pas encore connus, ajoutent les signataires, même si on promet déjà que les Canadiens travailleront dans leur nouvel amphithéâtre en 1995.Le sort du terrain d’Eugène Fïibotte connu sous peu !-«——m.PHOTO JACQUES NADEAU PENDANT que le soleil poursuit l’hiver dans ces derniers retranchements, les Montréalais commencent leur grand ménage du printemps.On nettoie, on frotte.Rue Saint-Denis, Montréal se découvre.Le projet d’incinérateur sur l’île de Montréal La Régie de gestion des déchets dit ne pas s’être engagée à garantir un menu minimal LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La Régie intermunicipale de gestion des déchets sur l’ile de Montréal (RIGDIM) a soutenu hier qu’elle ne s’est pas engagée, par contrat, auprès de la société Foster Wheeler à garantir à son futur incinérateur un menu minimal de 350 000 tonnes de déchets par an, comme à peu près tout le monde l’avait compris à la lecture du contrat rendu public au cours des derniers mois.En l’absence du président de la RIGDIM, M.Michel Leduc, maire de LaSalle (actuellement en vacances dans le Sud), le directeur général de la régie, M.Guy Racine, a déclaré que le contrat controversé ne prévoit aucune obligation de fournir un minimum de déchets au futur incinérateur.Au contraire, a-t-il dit, les villes vont devoir payer des frais d’opération fixes — 18 millionsS par année vers l’an 2000, indexés — même si l’efficacité du recyclage et du compostage devait réduire le volume de déchets destinés aux flammes.M.Racine a apporté ces précisions hier alors que débutait la période de question du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet d’incinérateur de la RIGDIM, d’une valeur de 316 millions$.Même si cet incinérateur desservira principalement les villes de l’ouest et du nord de la métropole, on prévoit l’implanter dans l’est dans l’arrondissement industriel des raffineries, soit à bonne distance des ha- bitations.Ce projet d’incinérateur, qui se double d’un système de recyclage et de compostage des déchets des villes de l’île sauf Montréal et Montréal-Nord, est fortement contesté et prend l’allure, d’entrée de jeu, de cause-type.La plupart des groupes qui s’y opposent se regroupent sous deux bannières.On conteste d'une part la décision du ministre québécois de l’Environnement, M.Pierre Paradis, d’envoyer ce projet en audiences avant d’avoir, ou sans avoir déclenché une enquête générale sur la gestion des déchets domestiques dans l’ensemble du Québec de façon à ce que des projets aussi importants que celui de la RIGDIM s’inscrivent dans un plan d’ensemble, moderne et consensuel.D’autre part, plusieurs s’opposent à la construction d’un incinérateur.On craint que cette technique décriée ne fasse tache d’huile car d’autres ensembles urbains espèrent que les riches villes de la métropole, forte de leurs entrées au cabinet provincial, fassent la charrue devant leurs projets.On craint aussi que cette solution «facile» empêche tout débat sur de véritables alternatives et nuise à la consolidation du recyclage au Québec.Les opposants à la construction d’un incinérateur craignent que cette technique décriée ne fasse tache d’huile.D’entrée de jeu, Action Rebuts, un des adversaires avoués du projet, a voulu savoir ce qu’il en coûterait à la RIGDIM si on ne fournissait pas au gestionnaire privé du futur incinérateur les 350 000 tonnes de déchets prévus au contrat.Action Rebuts voulait aussi savoir quelles pertes encourraient les villes de la RIGDIM si la combustion d’une quantité moindre de déchets devait diminuer la production d’électricité qu’on veut en tirer, une production dont les modalités sont régies par un contrat dont les termes ont déjà été arrêtés avec Hydro-Québec.La RIGDIM a expliqué qu’elle paierait le même prix si elle livre moins que les 350 000 tonnes prévues au contrat.Si les villes lui en envoient davantage, le prix d’élimination sera de 13$ de plus par tonne jusqu’à 413 000 tonnes et 23$ au-delà.Foster Wheeler touchera d’autre part une part des bénéfices que procureraient toute augmentation des ventes d’électricité, de la vente des matières recyclables ou compostables.La RIGDIM a par ailleurs soutenu que même si elle prévoit accepter à son incinérateur des déchets d’autres villes, des boues de la CUM et même des pneus, comme le dit son étude d’impacts, elle prévoit s’en tenir à aider Montréal et la CUM pour des fins de «bon voisinage».Elle n’a pas soufflé mot des pneus.La RIGDIM a obtenu, par quatre bills privés, la permission de signer avec Foster Wheeler un contrat clé en main, sans appel d’offres, la propriété des déchets et le monopole de leur transport et de leur destination dans toutes les villes membres, d’emprunter des sommes sans passer par les procédures de référendums municipaux et même un pouvoir plus large en matière de déchets que celui prévu dans la Loi de l’environnement.En plus des enjeux politiques de ce dossier se profilent d’importants enjeux économiques.En effet, plusieurs groupes se demandent pourquoi les villes et citoyens membres de la RIGDIM paieraient éventuellement jusqu’à 125$ la tonne pour éliminer leurs déchets alors que leurs voisines pourront les enfouir à moindre coût en raison de la présence de sites importants autour de Montréal et de la possibilité de réduire radicalement la masse de déchets dans des proportions pouvant atteindre 60, voire 70 et 80% avec les techniques de réduction à la source, de recyclage et de compostage.Montréal s’oriente notamment dans cette direction au lieu d’envisager la modernisation de son incinérateur Des Carrières.Sept patients infectés par une bactérie virulente à l’Institut de cardiologie LE DEVOIR Au moins sept patients ont été infectés par une bactérie qu’ils ont contractée lors de leur passage aux services de chirurgie de l’Institut de cardiologie de Montréal.Un patient est décédé, mais nul ne peut attribuer sa mort à cette bactérie, soulignent les autorités médicales de l’Institut.Les patients contaminés sont sous surveillance et ne devraient courir aucun danger, a expliqué hier Martial Bourassa, directeur des services professionnels de l’Institut.L’Institut refuse de parler d’une épidémie.Il a tout de même procédé à divers tests sur les quelque 200 membres du personnel qui gravitent autour du service des soins intensifs.Il voulait s’assurer que nul au sein du personnel n’ait contracté la bactérie.Ix* problème, c’est que cette bactérie, le staphylocoque aerus, est particulièrement virulente.Son traitement serait difficile puisqu’elle aurait une forte résistance aux antibiotiques.De leur côté, les parents des patients concernés ont accusé l’hôpital d’avoir fait preuve de négligence dans le traitement des patients.Pour tout connaître en infographie r ICARI Institut de Création artistique et de Recherche en Infographie 2070.Clark suite 402 Montréal Québec H2X2R7 TéL: (514)9B2-0922 Fax: (514)982-0288 Graphisme Animation 2D Animation 3D Infographie et vidéo Softimage Le premier centre au Québec voué entièrement à la formation et à la recherche en infographie Formation intensive ou temps partiel de jour et de soir Prochaine session : 29 mars au 3 juillet 1993 Graphisme sur Macintosh Permis du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science # 749-996 Admissible aux différents programmes d'aide à la formation DANNY VEAR LE DEVOIR Eugène Fïibotte, ce septuagénaire en guerre contre Saint-Basile-le-Grand, devra attendre un peu avant de connaître le sort du terrain — son terrain — sur lequel la ville a installé une pompe industrielle et une conduite d’égout sans son accord en février 1938.A Longueuil, hier, la Cour supérieure n’a pu trancher cette histoire qui, de l’aveu même des dirigeants de Saint-Basile-le-Grand, est «une véritable saga».«On est dans un merdier complet», affirme le directeur général de Saint-Basile-le-Grand, Michel Gagnon.C’est que cette histoire, ce n’est pas seulement celle d’un tuyau et d’une demande en expropriation.C’est aussi celle d’un ministère de l’Environnement réticent à renouveler une autorisation qu’il avait déjà accordée le 29 décembre 1988 à la municipalité pour qu’elle installe ce même tuyau et cette même pompe sur le terrain de M.Fli-bofte pour une période de trois ans.A compter de 1988, la municipalité a cherché à corriger les imperfections de son réseau d’égouts et d’aqqeduc dans le quartier de M.Fïibotte.A cette hauteur, le réseau de Saint-Bruno-de-Montarville joint celui de Saint-Ba-sile-le-Grand, ce qui exerce une pression supplémentaire sur le réseau.La municipalité devait «soulager» son réseau qui, sans cette mesure correctrice, inondait les sous-sols des maisons du quartier, croit M.Gagnon.La solution?Installer une pompe et un tuyau plus haut dans le réseau.Le terrain de M.Fïibotte était le lieu tout désigné.Mais il y a eu un hic! La ville clamait qu’elle était propriétaire du terrain en question.M.Fïibotte disait que c’était lui.Se croyant dans son droit, la ville a installé sa pompe.Elle a même arrêté le fils de M.Fïibotte qui s’opposait «à ce coup de force», selon ses mots.Résultat?Depuis cinq ans, M.Fli-botte, âgé de 78 ans, se bat contre la municipalité pour que soit reconnu son droit de propriété.En décembre dernier, on le lui a reconnu.Puis, Saint-Basile a voulu l’exproprier.C’est ce que M.Fïibotte contestait hier devant la Cour supérieure: la demande en expropriation que Saint-Basile-le-Grand lui a remise en décembre dernier.après avoir reconnu le 22 décembre dernier qu’il était propriétaire d’un terrain qu’il avait acheté.en 1958.Mais il n’a pu le faire.La Cour supérieure entendra ce dossier le 13 avril.Saint-Basile-le-Grand a demandé que la cause soit reportée.Elle attend que le ministère de l’Environnement émette un nouveau certificat d’autorisation lui permettant de poursuivre en toute légalité l’exploitation de la pompe et du tuyau installé.cç/V Centre québécois de relations internationales (r*\i Institut canadien des affaires internationales Section régionale de Montréal CONFÉRENCE Les défis du tribunal international sur les crimes de guerre en ex-Vougoslavie Conférencier Invité L'Honorable Jules DESCHENES Ex-juge en chef de la Cour supérieure du Québec Quand : Le vendredi 26 mars 1993 Où : Université de Montréal 3200, Jean-Brillant Local B-0325 Heure: 12h00 Bienvenue à tous - Admission générale Pour renseignements : Me Louis Hueck / Tel.: (514) 985-6309 J J _I K l> K V lin, L K M E R C K K I) 1 2 1 M A K S 1 !) !) 3_ - LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES STRESS Les garçons plus sensibles INJONCTION Gentrust n'a jamais pu déposer d'offre SUITE DE LA PAGE 1 spécialiste.En fait, un enfant qui développera un ulcère est celui qui en apparence n’affiche aucun problème dans sa vie de tous les jours.«Tout parait normal car rien n’est exprimé», ajoute-t-elle.Rien de pire qu’un enfant organisé à la minute, occupé par des cours de danse, de natation, etc, à tout moment.«Parce que les gens ont moins d’enfants, ils veulent tout leur donner et attendent beaucoup d’eux», croit la psychologue.Le succès des «camps d’été spécialisés» pour enfants, où on leur apprend à pianoter sur un ordinateur ou parler l’anglais, est un autre exemple de cette obsession souvent lourde à porter pour les enfants.«Quand les parents mettent l’accent sur la performance plutôt que le plaisir, ils créent du stress.Les enfants doivent aussi flâner, perdre leur temps, s’amuser.C’est même très important au simple niveau du développement de l’imagination.Et l’imagination est une des échappatoires de choix du stress».Mais il y a plus que le mythe de la performance des bambins.Des études américaines ont aussi démontré que les enfants hospitalisés avaient vécu des événements stressants dans l’année précédant leur maladie.Un survol de 1500 enfants a aussi révélé que les maladies psychosomatiques augmentent en période de transition scolaire.«Les enfants qui ont perdu un père ou une mère sont aussi plus facilement hospitalisés.La tension vécue par l’enfant diminue son système immunitaire», explique la psychologue.La perte de la mère avant l’âge de 11 ans augmenterait de façon notoire la sensibilité au stress; la dépression chez la mère et ou la délinquance du père ont le même effet.Les garçons et, plus encore, les enfants prématurés sont plus sensibles au stress et à ses manifestations que les filles.Dans la vie d’un enfant, toute sorte d’événements, souvent bien différents de ceux qui affectent les adultes, peuvent être sources de stress.Une «échelle de stress» des 20 événements les plus stressants pour un enfant dressée par un chercheur japonais révèle que dix d’entre eux sont liés à l’école.La perte d’un parent figure au premier rang du thermomètre du stress infantile.La perte de la vue, les difficultés scolaires et faire pipi en classe troublent bien plus les enfants que subir une intervention chirurgicale, se perdre, ou même avoir un nouveau frère ou une nouvelle soeur.Une autre mesure du stress réalisée par un chercheur américain attribue 100 points à la mort d’un parent, 73 au divorce, 53 à une maladie de l’enfant, 39 aux difficultés scolaires, 26 au déménagement dans une autre ville et 18 au changement d’amis.Au-delà de «300 points» de stress, on estime qu’un enfant a de grands risques de développer une maladie psychosomatique ou des troubles de comportements.Car le stress n’entraîne pas que des maladies, précise Danielle Boulanger.Agressivité, bégaiement, pleurs, irritabilité: autant de comportements peuvent être des manifestations de tensions vécues au cours des derniers mois.Des parents aguerris sauront détecter la présence de causes de stress chez leurs enfants et éviteront de cumuler les facteurs pouvant favoriser son éclosion.«Ainsi, des parents doivent penser que s’ils se séparent, ce n’est pas du tout le temps de changer leur enfant d’école ou de maison», donne en exemple la psychologue.Avant l’âge de sept ou huit ans, les enfants doivent être protégés des émotions trop intenses.Crise familiale et chicane de couple sont dévastatrices, affirme Danielle Boulanger.«Sous prétexte de dire toute la vérité, les enfants ne doivent pas devenir les confidents d’un parent et vivre leurs difficultés.Combien de parents qui se séparent demandent à leurs enfants: “Chez qui veux-tu aller, papa ou maman”?».La prévention est l’arme la plus efficace contre le stress, mais l’aide psychologique et médicale s’avère parfois nécessaire quant} la tension atteint un seuil trop élevé chez les enfants.A Sainte-Justine, des bambins stressés s’adonnent à la relaxation, à la visualisation et à des thérapies basées sur le jeu pour exhorter leur tension.SUITE DE LA PAGE 1 ans maintenant les bénéfices enregistrés par les autres composantes de L’Industrielle-Allimice.Faute d’obtenir de plus amples informations auprès de M.Gameau et M.Hubert Marceau, président de Trust-co, Me Ferland a indiqué que ceux-ci affirmaient qu’ils étaient dans leur droit de signer une entente avec la Banque Nationale en s’appuyant sur un des articles de la convention entre actionnaires de Gentrust qui stipule que si un tiers, en l’occurrence la Banque Nationale, formule une offre dite non sollicitée pour l’ensemble des parts de Gentrust, les actionnaires minoritaires «seraient contraints à vendre toutes et chacune des actions de toutes catégories qu'ils détiennent.» A moins que «les actionnaires minoritaires, écrit Me Ferland dans sa requête, exercent leur droit de premier refus et acquièrent lesdites actions de Trustco aux prix et conditions de l’offre faite par le tiers de bonne foi.» Le hic dans cette histoire, c’est que si l'on en croit les informations recueillies, la direction de Gentrust n’a jamais pu déposer une offre aux prix déterminé et proposé par la Banque Nationale pour la bonne et simple raison qu’on ne leur a jamais transmis copie du document y afférent.Ce hiatus dans la communication entre les parties aujourd’hui en opposition découlerait, d’après M.Durand, de la règle d’exclusivité que la Banque Nationale aurait exigée.Plus précisément, les négociateurs de la banque auraient demandé d’entrée de jeu que les pourparlers se fassent en exclusivité avec eux, afin, on s’en doute, qu’une partie tierce ne vienne pas faire de la surenchère dans le prix à payer.la même façon dans un établissement où on se préoccupe d’offrir les services à meilleur coût et dans un autre où on ne s’en préoccupe pas», dit M.Johnson, qui parle de conditions «taillées sur mesure».Le ministre envisage «une nouvelle façon de négocier».Il voit les parties discuter désormais «les objectifs» de productivité, la manière de les atteindre, et la façon de remettre au personnel le fruit des gains obtenus, dans un contexte budgétaire serré.Il écrit dans un communiqué: «Le gouvernement considère ses employés comme une force vive capable de relever de nouveaux défis pour le bien-être de la société».L’approche a été immédiatement rejetée par les syndicats qui non seulement dénoncent l’instauration de ces «primes à la productivité», mais sont mécontents de se retrouver, pour la troisième année consécutive, devant une proposition «qui ressemble drôlement à un décret», «un coup de bâton sur la tête», «potentiellement générateur de tensions sociales».Sans rejeter l’idée d’un gel des salaires, les syndicats réclament d’en discuter aux tables de négociation en même temps que les autres aspects des conventions collectives, qui arrivent à échéance le 30 juin 1993 (30 juin 1994 pour la CEQ).Les centrales vont consulter leurs instances avant de prendre une position finale.Le ministre veut une réponse au plus tard le 8 avril.Un front commun syndical n’est pas exclu mais reste à discuter.Aux yeux des syndicats, la proposition Johnson comporte des enjeux beaucoup plus graves qu’il n'y paraît à première vue.Permettre des disparités de rémunération entre les établissements — ce qui les placerait en concurrence les uns avec les autres —, serait «transformer chacune des écoles et chacun des hôpitaux en PME de l’éducation et de la santé», affirme la présidente de la CEQ, Mme Lorraine Pagé.À son avis, cette proposition, qui est aux antipodes de la réalité actuelle, «ne durera guère plus longtemps que le printemps».Au surplus, «les gains de productivité ont déjà été faits», allusion aux compressions budgétaires dans les réseaux de la santé et de l’éducation où, affirme Mme Pagé, on fait plus avec moins depuis longtemps.Pour la vice-présidente de la CSN, Mme Claudette Carbonneau, cette approche conduirait à «l’éclatement des conventions collectives», un syndicat troquant quatre congés fériés contre 20$ de paie de plus par semaine dans tel hôpital, autre chose ailleurs.Mme Carbonneau trouve à cet égard «cavalier» de la part du gouvernement qu’il saisisse les syndicats le 23 mars pour réponse le 8 avril, de propositions censées «refaire le monde des relations de travail dans le secteur public».Concrètement, le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson a proposé hier aux syndicats du secteur public, qu’il a rencontrés à tour de rôle dans ses bureaux à Québec, la prolongation pour deux ans des conventions collectives présentement en vigueur incluant le gel des salaires.C’est d’ailleurs en raison de cette exclusivité, de cette confidentialité, que M.Gameau a refusé, le 8 février dernier, de respecter l’entente établie le 15 octobre 1992 entre Trustco et Gentrust.Dans la requête, il est indiqué que selon les tenues arrêtés à cette date avec le représentant de Trustco Général, les minoritaires de Gentrust pourraient hisser à 49% leur participation dans cette compagnie.Dans l'injonction, il est précisé à cet égard que M.Richard Haley, le représentant de Trustco, «s’était engagé à recommander fortement au conseil d’administration de Trustco» le fait que la direction de Gentrust puisse accroître sensiblement l’inventaire d’actions qu’elle détient.Mise à part la dimension strictement légale du dossier, la direction de Gentrust invoque à l’appui de leur requête la nécessaire indépendance des gestionnaires de fonds qui, seule, permet «d’assurer aux clientes institutionnelles qu’elles pourront bénéficier de conseils objectifs de Gentrust ou d’une entreprise similaire.» Par opposition, «la filiale à part entière de la Banque Nationale du Canada oeuvrant dans le même domaine, Placements Natcan, ne gère essentiellement que les fonds mutuels et la caisse de retraite des employés de la Banque Nationale.» C’est d’ailleurs parce qu’ils n’avaient pas d’assurance en la matière que deux clients potentiels ont décidé de surseoir à leurs projets de confier la gestion de leurs fonds à Gentrust tant et aussi longtemps que la situation de contrôle n’aura pas été éclaircie.Cela étant, si la cour endosse la position de Gentrust, les autres objets de l’entente entre Trustco Général et la Banque, soit les ventes de Trust Général et Sherbrooke Trust, ne seront pas automatiquement cumulés.Seuls les employés qui progressent dans l’échelle salariale auraient droit à une augmention en conséquence.M.Johnson a ouvert toutefois la porte à un boni de 1% ou plus au 1er juillet 1994.11 s'agirait d’une «rétribution forfaitaire» conditionnelle à des économies budgétaires équivalentes résultant de gains de productivité ou de concessions sur les avantages sociaux.Ce gain de productivité de 1% est déjà escompté dans les enveloppes budgétaires de chacun des ministères, qui seront rendues publiques aujourd’hui, a fait savoir M.Johnson.Si l’ensemble des syndicats s’entendaient pour renoncer à deux jours et demi de congés payés, a donné en exemple le ministre, cette économie équivaudrait à 1% et le tour serait joué.Un point de pourcentage de la rémunération équivaut à 170 millions de dollars.Le ministre signale que les cadres ne sont pas épargnés puisque Québec élimine leurs bonis au rendement, lesquels représentent 2% de leur masse salariale.«La priorité du gouvernement, dit-il, est de ne pas refiler lq note aux générations qui suivent», et les employés de l’Etat doivent faire leur part à cet égard.Fort bien, rétorquent les syndicats.Pourquoi ne pas en discuter là où cela doit l’être: aux tables de négociation.«Nous ne sommes pas insensibles à l’état de l’économie et des finances publiques, affirme le président de la FTQ, M.Fernand Daoust.Mais il faut qu’un processus de négociation soit entamé.Sinon, c’est la négation du dialogue.Ça fait drôlement décret.» M.Daoust soutient que «ça ne peut pas durer indéfiniment comme ça.Les gens en ont jusque-là.Une telle attitude est potentiellement génératrice de tensions sociales.Les gens vont exprimer leur mécontentement.Ça pourrait se traduire par une baisse de productivité, quand les gens se sentent floués et méprisés».Le président de la FTQ qualifie par ailleurs de «brouillone, confuse et improvisée» la proposition de M.Johnson de revoir l’organisation du travail et, éventuellement, de partager le fruit des gains de productivité qui pourraient en découler, sous forme de salaires.Il croit qu’il ne s’agit que d’une manière de «dorer la pilule», amère, d’un gel de deux ans.Laidlaw acquitté Talleyfield (PC) — La Cour supérieure du Québec a V confirmé, hier, l’acquittement des Services environnementaux Laidlaw dans la cause relative à la contamination des lagunes de Mercier, au sud-ouest de Montréal.Elle a ainsi rejeté l’appel du gouvernement et maintenu un jugement rendu le 8 décembre 1992 par le juge Michel Mercier, de la Cour du Québec.Dans son jugement, le juge Claude Guérin, de la Cour supérieure, souligne, tout comme le magistrat de première instance, qu’aucune preuve n’a été faite voulant que le 10 mai 1991, Laidlaw ait émis dans l’environnement des contaminants dangereux.Le juge conlut qu’en dépit de l’ampleur du désastre écologique qu’il lui a été donné d’apprendre durant le procès, le procureur général du Québec, au nom du ministère de l’Environnement, n’a pu prouver hors de tout doute que l’infraction reprochée avait été commise le 10 mai 1991.CLINTON Un programme d'aide «dynamique et détaillé» SUITE DE LA PAGE 1 est «une mesure appropriée dans une démocratie», a poursuivi Clinton, ajoutant que «la Russie est et doit rester une démocratie».Malgré l’appel du vice-premier ministre russe chargé de l’Economie, Boris Fiodorov, pour que le sommet américano-russe prévu à Vancouver soit transféré à Moscou, M.Clinton a dit n’avoir reçu «aucune indication» que le président Eltsine désire un tel changement: il s’est dit prêt toutefois à envisager une telle éventualité.Le président américain a souligné qu’il consacrerait une partie de la semaine à élaborer le programme d’aide à la Russie, qu’il compte dévoiler lors du sommet.Il s’agira d’un programme «dynamique et détaillé», a-t-il dit.Il a indiqué qu’il téléphonerait sans doute à M.Eltsine après avoir reçu M.Kozyrev.M.Clinton justifie son soutien à M.Eltsine et se défend de trop investir dans un seul hpmme, comme l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger le lui reproche.M.Clinton a rappelé qu’il appuyait «les réformateurs dans toute la Russie», et donc pas seulement un homme, mais aussi — dans une claire allusion à ceux qui l’accusent de privilégier la Russie au détriment des autres Etats de l’ex-Union soviétique — «dans tous les anciens pays communistes et les anciennes républiques de l’URSS».Il a ainsi rappelé qu’il avait parlé deux fois au téléphone au président de l’Ukraine (une puissance nucléaire), Leonid Kravt-chouk.Sur le fond, M.Eltsine «est, après tout, le premier président élu en mille ans d’histoire russe (.) et il a fait preuve de beaucoup de courage en défendant la démocratie et les libertés et les réformes économiques, et je soutiens tout ça», a-t-il affirmé avec-force.Mais il s’est aussi montré réaliste concernant l’influence de Washington.«Je ne pense pas que nous puissions (.) déterminer le cours des événements», a-t-il admis.Il s’est toutefois déclaré convaincu que les Etats-Unis n’étaient pas de simples «spectateurs», car la Russie ne pourra jamais évoluer vers une économie de marché «çlans un délai acceptable» si les Etats-Unis ne l’aident pas «dans toute une série de domaines».Enfin, M.Clinton a assuré n’avoir pour l’instant «aucune raison d’être inquiet» au sujet du contrôle des armes nucléaires dont dispose la Russie, une situation que Washington «surveille de très près».M.Eltsine a signé le 3 janvier avec George Bush le traité START I, qui prévoit des réductions considérables dans les arsenaux nucléaires américain et russe, mais l’opposition conservatrice (communiste) et ultranationaliste qui domine le Parlement russe s’est juré d’en empêcher la ratification.Avant sa rencontre d’hier avec le secrétaire d’Etat américain, Andreï Kozyrev a affirmé que tout allait bien en Russie: «Ne dramatisez pas trop une situation déjà dramatique.Soyez vigilants, mais ne vous inquiétez pas.» Selon les déclarations de M.Kissinger, la chute du président Eltsine mettrait fin au projet de réforme économique et politique dont Eltsine s’est fait le défenseur.M.Eaglebur-ger s’inquiète quant à lui des 30 000 ogives nucléaires dispersées dans l’ancienne Union soviétique.Bourassa deux fois grand-papa LE DEVOIR Intermède réconfortant dans sa convalescence, le premier ministre Robert Bourassa s’est rendu à l’hôpital Sainte-Justine, dimanche, pour faire la connaissance de son deuxième petit-fils, né ce même jour.Il s’appellera probablement Simon.Il est le frère cadet de Mathieu, 2 ans et demi, le fils du jazzman François Bourassa et de sa femme Louise Allaire.Mathieu figurait dans la publicité référendaire du camp du OUI en compagnie de son grand-père.M.Bourassa est absent de l’Assemblée nationale pour une troisième semaine consécutive.11 se remet de son traitement à l’interleukine 2 contre le cancer.Aucune date de retour n’est prévue.Économisez jusqu'à 40$ par année Abaissez la température du thermostat de 20 C à 17 C durant la nuit.ICOKILO 333-KILO a JOHNSON «Une nouvelle façon de négocier» SUITE DE LA PAGE 1 Choix (Tabo n n e ni c n | Economisez Jusqu a 2.(>% sur les prix de veille en kiosque! Vos coordonnées: lun.au sam.lun.au ven.sam.seul.(taxes incl.) (taxes incl.) (taxes incl.) 13 semaines ?55,76$ (7,51$) ?42,18$ (5,68$) ?18,78$ (2,53$) 26 semaines ?103,66$ (13,96$) ?79,74$ (10,74$) ?36,05$ (4,85$) 52 semaines ?196,45$ (26,45$) ?147,23$ (19,82$) ?66,45$ (8,95$) M ode de pai c in e n 1 O Chèque ou mandat poste ?Mastercard ?Visa ?American Express Nont Adresse: Add.: Ville: Province: Code postal: Tél.(dom.) Tél.(bur.) Indications pour la livraison: R c 1 « ii i n r z v o t rc do in and o d'abonnement à l’a dre ¦ssc s n i van 1 e: No de carte:_ Expiration:_ .Signature:, ?Facturez-moi * Les prix mentionnés sont valables pour les abonnements livrés à domicile à l'intérieur des limites de notre réseau de distribution.LE DEVOIR Service à la clientèle, 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec ), H3A 3M9 ou par télécopieur au: (514) 985-3390 Pour de plus amples informations, communiquez avec notre Service à la clientèle aux numéros suivants: Montréal et environs: (514) 985-3355, Extérieur de Montréal: 1 (800) 463-7559 B 6 1 K ” E V 0 1 R ¦ t E MERCREDI 24 M A R S 19 9 3 / —?LE DEVOIR ?LES SPORTS I L L E S - C .A R C O T T E ?Pat.M ilieu du deuxième engagement, le Canadien était en fort mauvaise posture: déjà 5-1 , pour les visiteurs.Pa- trick Roy, qui venait d’être envoyé aux douches, avait exprimé son ire à Rassemblée en fracassant son grand hockey à 40 piastres sur la balustrade.Et Pat Lafontaine continuait de bourdonner autour du filet adverse.TjJne heure plus tard, c’était 8-3 pour les Sabres.Dernière minute de jeu dans la troisième période.Le Canadien achevait donc d’essuyer un cuisant échec comme on dit dit Essuyer, oui essuyer.me suis-je arrêté un instant Mais avec quoi?Allez savoir pourquoi, une pensée alors m’est venue, celle, gluante, il en avait des fois, de mon défunt ami Boris, qui aimait bien dire: «Le propre d’un mouchoir, ce n’est pas d’être propre, c’est d’être sec».Digression sur laquelle j’ai évité de m’apesantir: une tâche urgente m’attendait J’ai rapaillé ma paperasse et descendu les escaliers au pas de course.J’étais arrivé, conformément à mon plan, près du banc de pénalités, un peu avant la sirène.qui n’est pas la olonde placière derrière l’annonceur de la maison Claude Mouton.M.Mouton s’apprêtait à présenter les étoiles: «.la première étoile, the first star»: Pat LaFontaine.J’attends.Pas de Pat.T’es passé où, Pat?Disparu.La première étoile n’est pas venue saluer la foule.Les choses se compliquaient.J’avais bien vu, scruté sa photo, j’avais épié l’éminent athlète pendant le match, mais Lyous savez ce que c’est de nos jours, le casque protecteur brouille les physionomies et relègue dans l’anony-imat plus d’une vedette, même parmi les plus grandes.Pat est un athlète de cinq pieds et dix, pas même 180 livres, 28 ans, .père de famille, en bonne santé, le Commun des mortels quoi, sauf que «48 buts, 86 passes, 134 points, premier marqueur de la ligue, c’est le joueur de l’heure, celui qui menace jje profiter du cancer du grand Mario jour lui ravir le trophée Art Ross.Toujours est-il que selon le scéna-ïio habituel, nous étions une demi-Tjouzaine à poireauter à la porte du ¦vestiaire des Sabres quand elle s’est ouverte, au bout d’une dizaine de minutes.Quelqu’un nous a dit que Pat était sous la douche.Pat est sorti avec un séchoir à la main et j’ai cru Je reconnaître quand il a déjoué deux 3>u trois journalistes pour s’éclipser «dans une pièce adjacente.Il est réapparu dix minutes plus tard, sur son trente-six, complet taupe, imperméable noir, alliance, frais et dispos, tenant bien son rôle: «Ce n’est qu’un match, Patrick Roy a connu une soirée difficile, mais le Canadien est encore la meilleure équipe de notre division et n’oubliez pas qu’ils luttent pour le premier rang au classement général», a-t-il dit, essentiellement.Le plus éloquent restait à venir.Dans le corridor.En sortant, il s’est précipité vers une femme, l’a prise dans ses bras, soulevée, bécotée.C’était Gisèle Boyer.Accompagnée de son mari Yvon.Le couple a hébergé Pat pendant un an, quand à 18 ans il jouait junior à Verdun.Il avait ^oupé chez eux la veille.Et Gisèle avait apporté à son ex-pensiononaire — «un gars super, a-t-elle dit, beaucoup de classe» — les restes de pâté chinois et de riz frit, que Pat a pris ü’une main en signant quelques autographes de l’autre, avant de dispa-lître dans l’autobus en saluant ses is.Pat de LaFontaine.Demers concède le premier rang.GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Hartford — S’il n’est pas prêt à leur concéder la coupe Stanley, comme John Muckier l’a pratiquement fait à Buffalo, semble-t-il, Jacques Demers estime maintenant réaliste de concéder aux Penguins de Pittsburgh le premier rang du classement général.«De la façon dont les Penguins et surtout Mario Lemieux jouent actuellement, il faut être réaliste et notre objectif devient le premier rang de notre division», a soutenu hier l’entraîneur du Canadien, dont l’équipe n’accusait pourtant qu’un recul de deux points.Mais les Penguins recevaient les Sharks de San José hier soir et ont encore un match en main.Demers doit aussi regarder der- rière lui: «On pensait que ce serait facile contre Buffalo, a-t-il dit en revenant sur le match de la veille, et on a redonné vie aux Nordiques et aux Bruins de Boston.» Sans compter les Sabres eux-mêmes, qui auront plus de raisons d’être confiants dans les séries éliminatoires.Quoiqu il arrive d’ici la fin, ce ne sont pas les munitions qui vont manquer au Canadien: Demers a présentement 24 joueurs à sa disposition, Stephan Lebeau va revenir au jeu bientôt et le retour de Mathieu Schneider et Jean-Jacques Dai-gneault est prévu pour le début avril.Demers compte s’asseoir avec Serge Savard lundi, après la série de quatre matches en six soirs, pour analyser la situation.Encore hier, Demers est revenu sur l’importance de se préparer adéquatement pour les séries.Jack Clark invité Une autre «sortie» d’El Présidente HOCKEY LIGUE NATIONALE HIER Washington 5.Québec 1 New Jersey 9, Tampa Bay 3 PRESSE CANADIENNE West Palm Beach — Un vétéran de 16 saisons dans les ligues majeures et sans emploi depuis que les Red Sox de Boston l’ont libéré, Jack Clark a signé un contrat des ligues mineures avec les Expos, hier.Auteur d’une moyenne à vie au bâton de .267, de 340 circuits et de 1180 points produits, Clark se présentera au camp de l’équipe à titre de joueur invité.On évaluera son rendement au poste de premier-but.Jusqu’à ce jour, Greg Colbrunn (malaise à l’épaule), Lee Stevens (moyenne de .200) et Archi Cianfroc-co et Franklin Stubbs (deux réservistes) ne répondent pas adéquatement aux attentes de l’équipe.Encore Martinez Claude Brochu a levé les épaules en apprenant que Dennis Martinez a encore accusé les Expos de racisme.Detroit 3, NY Islanders 2 Martinez a déclaré, entre autres: «Je suis un joueur étoile et on me traite comme un citoyen de deuxième classe.Je ne reçois pas le respect que je mérite et je pense que c’est parce que je suis latin.Si j’étais un joueur canadien ou américain, je suis sûr que je serais traité différemment» Martinez est malheureux au camp parce qu’on lui refuse une prolongation de deux ans.On l’a vu avec la casquette des Yankees sur la tête et il dit à qui veut l’entendre qu’on est pas correct avec lui.Il écoule la dernière année d’un contrat de trois ans qui lui rapportera près de 2.5 mil-lions$, en 1993.Hier, Matt Stairs a cogné un simple d’un point à titre de frappeur suppléant à la huitième manche et les Expos ont ajouté un point d’assurance à la suite d’un mauvais lancer, dans un gain de 5-3 sur les Marlins de Miami.Pittsburgh 7, San José 2 Toronto 5, Winnipeg 4 Lundi Buffalo 8 Montréal 3 Rangers 5 Ottawa 4 Hartford 4 Boston 5 Saint Louis 3 Vancouver 1 Ce soir Boston à Buffalo Montréal à Hartford, 19h35, TVA Philadelphie à Rangers Saint Louis à Calgary Los Angeles à Vancouvér Demain Montréal à Boston, Tampa Bay à Ottawa Washington à Islanders San José à Philadelphie New Jersey à Pittsburgh Toronto au Minnesota , Buffalo à Chicago Indians de Cleveland Olin et Crews tués accidentellement Un autre lanceur, Bob Ojeda, blessé à la tête, s'en remettra Winter Haven, Floride (AP) — Deux lanceurs des Indians de Cleveland, Steve Olin et Tim Crews, ont perdu la vie quand leur bateau a heurté un quai en pleine noirceur, lundi soir.Bob Ojeda, un autre lanceur de l’équipe, a subi de sérieuses blessures à la tête mais il devrait s’en remettre.Les trois joueurs ont percuté le quai à la hauteur de la tête.Olin, âgé de 27 ans, est décédé sur le coup, tandis que Crews, 31 ans, a succombé hier matin à ses blessures à la tète et aux poumons.Crews et Ojeda avaient joint les Indians cet hiver à titre de joueurs autonomes.Ils étaient coéquipiers la saison dernière chez les Dodgers de Los Angeles.Les trois lanceurs avaient passé la journée de lundi en compagnie de leurs familles à Little Lake Nellie, où Crews louait une résidence.Il s’agissait de la seule journée de congé des Indians au cours du camp d’entraînemenL «Ils étaient allés à la pêche et regagnaient la rive dans la noirceur», a raconté Vinard Hitt, porte-parole de la commission des activités nautiques et de la pêche en Floride, qui mène une enquête sur l’accident.Les enquêteurs de la commission ont retrouvé sur le bateau six can-nettes de bière pleines et une autre vide, en plus d’un litre de vodka presque plein.Des plongeurs cherchaient dans l’eau d’autres preuves de consommation d’alcool.Il faudra peut-être plusieurs jours avant que les rapports d’autopsie et de toxicologie soient disponibles.Crews pilotait l’embarcation de 18 pieds quand elle a heurté le quai, qui s’avançait à 250 pieds dans l’eau.Le bateau a emporté des pilotis et ne s’est immobilisé que 100 pieds plus loin.Ojeda récupère L’état d’Ojeda était considéré comme sérieux mais stable, hier matin.«Il récupère très bien de l’intervention chirugicale», a dit Elaine Beebe, infirmière en chef à l’hôpital South Lake.Les Indians ont tenu une réunion d’équipe hier matin.Hart a raconté que les joueurs avaient discuté des moyens d’hono-rer leurs anciens coéquipiers au cours de la saison.L’équipe a annulé leurs matches hors-concours d’hier et aujourd’hui.PHOTO AP L’entraîneur des Indians de Cleveland, Mike Hargrove, baisse la tête en écoutant le directeur général de l’équipe, John Hart, répondre aux questions à la suite du décès accidentel de deux joueurs importants de l’équipe.Capitals 5, Nordiques 1 Déconfiture PRESSE CANADIENNE TXTashington — Les joueurs des VV Nordiques ont disputé une de leurs plus mauvaises performances à l’extérieur en 1993, hier.Les «Guerriers de la route» n’étaient pas prêts pour faire face aux redoutables Capitals de la Capitale américaine qui les ont vaincus facilement 5-1, en présence de 12 861 spectateurs au Capital Centre.SOMMAIRE Première période 1.Washington, Bondra 31 (Ridley, lafrate) 6:58 (an) 2.Washington, Hatcher 30 (Bondra, Khristich) 18:50 Deuxième période 3.Québec, Sundin 39 (Leschyshyn, Kamensky) 1:17 4.Washington, Bondra 32 (Hafcher) 1:33 5.Washington, Elynuik 18 (Jones, Hunter) 10:58 Troisième période 6.Washington, Khristich 3112:10 Tirs au but Québec 11 10 5 — 26 Washington 13 8 7 — 28 Gardiens — Québec: Hextall (P,25-13-5); Washington: Beaupre (G,24-19-5).Avantages numériques — Québec: 0-6; Washington: 1-5.Arbitre — Paul Stewart.Juges de lignes — Gord Broseker, Mark Pare.Assistance —12 861 LIGUE NATIONALE Conférence Prlnce-de-Galles Section Adams Pl g P n bp bc pis x-Montréal 74 44 24 6 302 244 94 x-Québec 74 40 24 10 309 267 90 x-Boston 73 41 25 7 290 252 89 x-Buftalo 72 35 27 10 305 256 80 Hartford 71 21 45 5 239 316 47 Ottawa 72 9 59 4 175 342 22 Section Patrick Pittsburgh 73 46 21 6 304 235 98 Washington 72 37 28 7 292 254 81 New Jersey 73 36 31 6 267 258 78 Rangers 72 33 28 11 277 263 77 Islanders 72 34 32 6 291 258 74 Philadelphie 71 26 34 11 269 285 63 Conférence Clarence-Campbell Section Norris Chicago 73 40 23 10 244 202 90 Detroit 76 40 27 9 327 255 89 Toronto 73 39 25 9 258 212 87 Saint Louis 74 34 31 9 249 244 77 Minnesota 74 33 32 9 247 261 75 Tampa Bay 74 21 48 5 216 284 47 Section Smythe x-Vancouver 73 38 26 9 297 237 85 x-Calgary 72 36 26 10 276 245 82 Los Angeles 72 34 31 7 294 297 75 Winnipeg 74 33 35 6 275 ' 285 72 Edmonton 75 25 42 8 217 295 56 San José 74 10 62 2 192 367 22 LES MENEURS Parties d'hier non comprises Canadien b P Pts D P pts LaFontaine, But .46 85 131 Muller .35 55 90 Lemieux, Pii.50 74 124 Damphousse.34 55 .89 .52 70 122 Bellows 36 44 80 41 79 120 .30 49 79 28 84 112 .14 43 57 Mogilny, But.71 39 110 Savard .14 33 47 Turgeon,Isl .46 64 110 Dionne .17 26 43 Selanne.Win.65 43 108 Schneider .13 28 41 Robitaille, LA .54 53 107 Nordiques Recchi, Phi .46 60 106 b P pts Sundin, Qué.38 58 96 Sundin 38 58 96 Bure, Van .53 42 95 Sakic .45 50 95 Hull.StL .50 45 95 Duschesne 19 58 77 .45 50 95 .24 48 72 .50 44 94 Nolan .33 36 69 Roenick.Chi.40 53 93 Kovalenko .23 36 59 Juneau.Bos .27 64 91 Young .24 27 51 Janney, StL .18 73 91 Rucinsky .17 27 44 Slalom géant d’Oppdal Encore Aamodt Meilleur temps pour la Canadienne Pace en Suède Oppdal, Norvège (AP) — Le Norvégien André Aamodt, champion du monde de la spécialité, a remporté hier le slalom géant d’Oppdal, comptant pour la coupe du monde de ski alpin, en battant de plus d’une seconde le Suédois Johan Wallner.Aamodt, qui avait pris la tète avec 26 centièmes de seconde sur Wallner dans la première manche, a réalisé un temps global de 2:12,87.Il remporte ainsi sa deuxième victoire de la saison en géant et sa seconde en l’espace de trois jours.Il a enlevé dimanche le super géant disputé sur la piste olympique de Kvitfjell, près de Lillehammer.Wallner a été crédité d’un temps de 2:14,00 et un autre Suédois, Fredrik Nyberg, a pris la 3e place en 2:14,32.Le Luxembourgeois Marc Girardelli a raté le podium et pris la quatrième place à un centième de Nyberg, mais il a conservé la tête de la coupe du monde.Pace Par ailleurs, la Canadienne Kate Pace a réussi hier le meilleur temps de la première descente d’entraînement en vue de la finale de la coupe du monde de ski alpin, qui débute demain.Pace, de North Bay en Ontario, a dévalé le parcours de 1,7 kilomètre en une minute 7,87 secondes.Elle a ensuite pris la lie place de la deuxième descente en 1:07,79.Elle avait remporté la descente féminine des championnats du monde, plus tôt cette année au Japon.EN BREF DIEGO MARADONA EN RÉSERVE L’entraîneur de la sélection argentine de football, Alfio Basile, a annoncé qu’il se passerait des services de Diego Maradona lors de la Copa America, le réservant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis, sa priorité comme entraîneur.Basile a précisé qu’il n’inclurait Maradona dans le tournoi de sélection — lq Copa America — qui aura lieu en Equateur en juin/juillet que s’il éprouvait des difficultés à former une équipe compétitive.être prêt physiquement mais j’ai des doutes.Il serait inutile d’y jouer en sachant que je ne peux pas défendre mes chances avec tous mes moyens», a-t-il déclaré à Londres, où il participait à une conférence des responsables de la candidature de Sydney à l’organisation des Olympiques de l’an 2000.FAMOUS PLAYERS LE REVU R FHIOl ISSAXT , _ OU P RI SCF.DES SÉDUCTEURS 1 ***' CANNESvï 'X*** Amin Delon Fabrice Li ciiisi Elsa un hlm dt CHRISTIAN ^IVICfP VINCENT C ASANOVA ?nnootiv ?5^ T 00 •> O*.PARISIEN
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