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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-03-31, Collections de BAnQ.

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Vol.L X X XIV.ii o 7 5 T V y / T o r o n l o S Ti o LE DEVOIR PERSPECTIVES Politique et paradis artificiels Jean Dion Coïncidence, mimétisme, ou manifestation sublime de la solidarité ministérielle?Toujours est-il qu’en moins de 72 heures, Kim Campbell et Jean Charest ont tous deux avoué avoir fumé de la marijuana, ou du vulgaire pot, dans leur jeunesse.Les plus clairvoyants des experts n’avaient certainement pas anticipé que «l’effet Clinton» aurait d’abord cette conséquence-là au Canada.Soyons toutefois bqau joueur et précisons que le président des Etats-Unis nie avoir inhalé la maléfique substance.Alors que les deux principaux prétendants au poste de premier ministre, eux, ne se sont pas privés de s’emplir les poumons de ces volutes illicites qui, comme chacun sait, peuvent susciter des comportements fort répréhensibles.Nul ne sait encore si l’électeur moyen aura été ému devant la candeur d’une telle confession.Nul ne sait non plus si le prochain scrutin général en sera affecté de manière notable.Mais l’observateur aux sens aiguisés par l’abstinence sait, de son côté, que bien des questions sont demeurées sans réponse.En pleine communion, Mme Campbell et M.Charest ont-ils trippé fort, ou se sont-ils étouffés?Ont-ils eu envie de recommencer?Ont-ils recommencé?Ont-ils décidé de faire de la politique avant ou après?Ou pendant?La chose est tellement risible qu’on s’étonnera à bon droit qu’elle ait fait les titres des médias.Serait-ce encore la faute des journalistes, en mal de copie dans une campagne sans lustre et qui, faute d’idées à rapporter, se rabattent sur d’innocentes folies d’un autre âge?Peut-être.Mais il existe quand même plusieurs paradoxes énormes dans cette historiette qui nous fait survoler 30 ans entre la jeunesse de baby-boomers et celle des années 1990, entre le temps des fleurs et celui des épines.L’un de ces paradoxes réside dans l’apparente obligation d’avouer ces gestes privés en meme temps que, devenu personnage public, on en minimise la portée.De fait, pourquoi ni Mme Campbell ni M.Charest n’ont-ils répondu que ce n’était pas de nos affaires?Pourquoi sont-ils entrés dans le jeu?Par authentique souci de transparence?Ou parce que le fait de refuser de commenter les rendrait encore plus suspects, en vertu de l’idée qu’aucun adolescent des années 60 ou 70 n’a pu résister à la tentation de tirer un joint?Quelle que soit la réponse, il en résulte un intéressant exercice d’outing, mais à l’envers.On met sa tête sur le billot, on admet tout de go avant que les soupçons ne pèsent trop lourd et que les questions __impertinentes ne surgissent.Faute comparaison avou^e est à moitié pardonnée.Y a-t-il une possible entre un ministre ayant inhalé de la mari il Second paradoxe: ces «aveux» surviennent en plein à un moment où la marijuana fait l’objet, bien qu’encore marginalement, d’une certaine réhabilitation; selon plusieurs, ses vertus thérapeutiques seraient indéniables.Mais qui dit drogue dit crime, et M.Charest s’est opposé à sa légalisation.D’ailleurs, aussi nardi que puisse y a 20 ans et être un ministre-candidat, il serait bien mal venu, politiquement, de un autre prendre la chose à la légère.La plu-• r r part des pays occidentaux se tar-qui carDure cie livrer une lutte sans merci toujours au gin?guent( aux trafiquants.Hors des paradis artificiels et de la contre-culture, la drogue est devenue synonyme de vies gâchées et de déchéance.Mais, légalité oblige, la définition reste élastique.Y a-t-il comparaison possible entre une personnalité politique ayant inhalé de la mari il y a 25 ans et un ministre ou un député en poste qui carbure au gin?Pourtant, des seconds, on entend rarement parler.Troisième paradoxe, qui n’est pas le moins savoureux: le fait que les «aveux» aient surgi en début de course au leadership du Parti conservateur, pourtant traditionnel porte-voix de l’ordre et de la droiture.Des «valeurs sûres», comme on dit.Loin de nous l’idée de suggérer que des membres d’autres partis n’ont pas déjà commis le même genre de frasques.Mais le «caucus de la famille» au PC s’est-il réuni pour discuter du passé de cette autre valeur sûre qu’est Mme Campbell, et de l’impact que pourra avoir sa déclaration intempestive sur la jeunesse du pays?Il serait intéressant de voir si la consommation de marijuana au temps de Diefenbaker ou de Trudeau y est considérée plus grave que le patronage ou la delation de chômeurs.Quoi qu’il en soit, les réactions des collègues et adversaires des deux candidats ont été empreintes d’une prudente sagesse.Bien d’autres qualités, défauts ou erreurs «historiques», a-t-on fait valoir, devraient servir à déterminer si une personne a les aptitudes reqpises pour accéder aux plus hautes fonctions de l’Etat.Cette ouverture d’esprit honore ses tenants.Mais il reste que le Canada, à la traîne des Etats-Unis encore une fois, est pratiquement assuré que son prochain premier ministre aura déjà fumé du pot.Pourquoi ne pas en profiter pour en changer la devise?Qui prend mari, prend pays! INDEX U's Actualités.,A2 Agenda culturel B7 Avis légaux.B2 Annonces ci Nuées B4 Culture.B8 Économie.A5 Éditorial.A6 Découvertes.B1 Idées.A7 le Monde.B3 Montréal.A3 Mots croisés.B2 Politique.A4 Sports.B6 Météo Ciel variable Max.: 4 Détails en B2 POLITIQUE La candidature de Francine Lalonde divise le PQ PAGE A-4 CULTURE Cinéma: non aux technocrates PAGE B-8 LE MONDE Tsahal part en chasse contre les fanatiques islamistes PAGE B-5 Jeunesse au soleil PHOTO JACQUES NADEAU mm** mmm wm rs-M*** '¦vC ' v V»;1 VC 'vwl.;v * mmmm ‘ i * oi ¦ v YoTV/SS1 I.'-f+f V iîÂr u fi,.i .:.?r iSSp ¦üwà r ¦¦ 'v 7,.-.• » :*« À J mzm : • wr r,-; •/ WN ^7 mm§ K'r '•'iXc-'v.i-kiy il JL*; : ¦ - JSSj raws i t ¦- xsî If X .L1’ LA PERIODE des examens approche à grands pas, mais les rats de bibliothèque ont quand même profité d’un mercure atteignant 14 radieux degrés pour aller s’oxygéner un peu les idées à l’heure du midi, hier, à l’Université McGill.Ils devraient cependant être moins nombreux au grand air aujourd’hui, le maximum prévu n’étant que de 4°C sous un ciel variable.Main-d’oeuvre Les patrons flirtent avec Ottawa Plus personne ne croit à un transfert à court terme des pouvoirs fédéraux MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les patrons ne croient plus à un transfert à court terme vers le Québec des pouvoirs fédéraux en main-d’oeuvre et ont recommencé, pour protéger leurs intérêts, à flirter avec Ottawa qui débloque des milliards pour la formation.S’ils continuent toutefois d’appuver la position défendue par lé ministre québécois André Bourbeau pour la création d’un guichet unique dans ce domaine, ils «s’interrogent» sur la pertinence de cet appui, tandis qu’une entente entre les deux gouvernements semble de plus en plus illusoire.Le front commun québécois tient le coup pour le moment, mais il semble ébranlé par la lenteur des discussions.A Ottawa, pendant ce temps, un éventuel transfert de pouvoir en main-d’oeuvre vers le Québec n’est poussé par personne ni au sein du conseil des ministres ni du VOIR PAGE A-8: PATRONAT Hausse de 70% des Québécois «autochtones» DANNY VE A R .LE DEVOIR Les services secrets sont-ils à l’abri de la justice?Le journaliste Richard Cléroux publie les résultats d’une longue enquête sur la GRC et le SCRS LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les services secrets canadiens ont-ils trouvé un moyen de contrôler le système judiciaire, qui, au cours des dernières années, a passé l’éponge sur tous les actes illégaux commis par les agents secrets canadiens, et que le Québec, différent jusque dans ce domaine, a osé transformer en accusations formelles?Après deux secondes d’hésitation, Richard Cléroux déclare: «C’est très vraisemblable et c’est une question qu’il faudra fouiller!» Richard Cléroux vient de signer la version française de Plenis feux sur les services secrets canadiens: révélations sur l’espionnage au pays, une traduction enrichie de Official Services, publié en 1991 par McGraw-Hill Ryerson Ltd.Son livre, plus accessible et surtout plus décapant que certains rapports soporifiques de commissions d’enquête sur le même sujet, explique en style journalistique comment les services secrets canadiens, ceux de la GRC et de son successeur, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), ont échappé, et continuent d'échapper, au contrôle du Parlement quand ils n’ont pas eux-mêmes contrôlé, induit en erreur ou entravé par des fuites calculées la plupart des ministres ou députés qui ont osé se placer en travers de leur chemin.Un contrôle démocratique des services secrets eut été d’autant plus nécessaire, soutient Cléroux, que la GRC avait accepté dans les années 70 un nouveau rôle de police politique sous la poussée du régime Trudeau.Elle a donc ajouté à ses gibiers traditionnels, comme les communistes, la nouvelle menace nationale, les «séparatistes», dont elle a alors entrepris d’incendier les places de réunion, d’identifier les membres de partis légalement constitués, et, faute d’ennemis réels, de prolonger artificiellement la vie du FLQ par l’émission de faux communiqués.Richard Cléroux ne se contente pas de faire l’histoire des mauvais coups de la GRC, des rivalités qui devaient VOIR PAGE A-8: SERVICES SECRETS De plus en plus de Québécois se découvrent un passé autochtone.Le nombre d’entre eux qui déclarent avoir des origines autochtones a augmenté de 70% en cinq ans, révèlent des résultats du dernier recensement de Statistique Canada.En 1986, la population québécoise qui se réclamait d’origine autochtone s’élevait à 80 945 personnes.Elle a grimpé à 137 615 à l’occasion du recensement de 1991.C’est l’augmentation la plus élevée de toutes les provinces canadiennes.A travers le Canada, plus d’un million de personnes çnt déclaré des origines autochtones lors du recensement de 1991, soit 41% de plus qu’en 1986 alors que ce nombre était de 711 720.«11 faut être prudent dans l'interprétation de ces résultats», affirme Ghislain Picard, chef régional de l’Assemblée des premières nations pour le Québec et le Labrador.«Cç n’est pas parce qu’on se dit autochtone qu’on l’est».A ce chapitre, les résultats de Statistique Canada ap- VOIR PAGE A-8: AUTOCHTONES Hausse provisoire des tarifs locaux Le CRTC dit non à Bell ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Bell Canada n’obtiendra pas la «petite» hausse provisoire de ses tarifs locaux le 1er avril, 11% environ qu’elle réclamait dans l’attente du grand coup en septembre portant ces augmentations à plus de 50% en moyenne.Absolument pas convaincu que Bell subit une «dégradation sérieuse» de sa situation financière, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a rejeté, hier, la requête de la compagnie qui voulait augmenter, dès le 1er avril, ses tarifs locaux avant même que l’organisme ne l’entende lors d’une audience publique qui commence le 17 mai prochain.«L’intérêt public ne serait servi par l’approbation d’aucune majoration tarifaire, selon nous, tant que nous n’aurons pas procédé à un examen exhaustif de la requête en majoration tarifaire de Bell», a expliqué, hier, le président du CRI C, Keith Spicer, dans un communiqué, En revanche, le CRTC rend «provisoires» tous les tarifs actuels de Bell d’ici à ce qu’il rende une décision.En clair, le CRTC accepte de tenir compte des manques à gagner de Bell rétroactivement au 1er avril dans la déter- VOIR PAGE A-8: BELL A 2 I.K 11 K V II I li .I.K M K lî < H K I) I I M A I! S I !! !l K N CONCILIATION SUSPENDUE AU JOURNAL DE MONTRÉAL IJi DEVOIR — Ix“ Syndicat des travailleurs en information du Journal de Montréal a anoncé hier que la conciliation entreprise le 3 février entre le syndicat et la direction du quotidien en vue de renouveler la convention collective, échue depuis le 31décembre dernier, a été suspendue sine die le lundi 29 mars.Selon le syndicat, le conciliateur Robert Chagnon a pris cette décision après «voir constaté que l’écart entre les îtëilx parties est encore trop grand pour qu'il puisse tenter un rapprochement pouvant éventuellement conduire à un règlement final.Les demandes patronales comportent notamment un gel des échelles de salaires pour les trois prochaines années avec paiement d'une somme forfaitaire en 1994 et en 1995 et la suspension pendant trois ans de la clause d’indexation pour toutes les rlauses monétaires accessoires.Ix syndicat résiste à ces «reculs importants au niveau salarial et monétaire» en-arguant que Québécor a déclaré îles profits records pour l’année 1992.LES CANADIENS APPROUVENT LE SUICIDE ASSISTÉ Winnipeg (PC) — La plupart des Canadiens approuvent le suicide assisté, indique un sondage publié hier.Sept personnes sur dix sont d’accord avec la légalisation des actes de suicide assisté par un médecin tandis que 76% des Canadiens affirment que les malades en phase terminale devraient avoir le droit de décider d’eux-mêmes le moment de leur mort, révèle un sondage Angus Reid effectué pour le compte de Southam News.Les résultats de cette consultation, menée auprès de 1500 Canadiens du 15 au 18 mars, a comblé les supporteurs de Mme Sue Rodriguez, cette citoyenne de Victoria atteinte de la maladie de Diu Gerhig.SQ A KAHNAWAKE: DE «GRAVES CONSÉQUENCES» (PC) — Le représentant du ministre de la Sécurité publique a mis en garde, hier, le juge Jean Marquis contre les «graves conséquences» qui pourraient découler de la décision de forcer la Sûreté du Québec (SQ) à intervenir dans la réserve de Kahnawake pour enquêter sur les coups de feu et les balles trouvées chez des résidants de LaSalle, en banlieue de Montréal.«Cette question déborde du judiciaire.Les moyens actuels sont les plus propices dans le moment pour assurer la paix, l’ordre et la sécurité publique», a plaidé Me Jean-Yves Bernard au nom du procureur général du Québec et du ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan.Au cours des 15 derniers mois, LaSalle a dénombré 48 incidents, soit 29 coups de feu et 19 balles en provenance de Kahnawake.oçjL Ancienne adresse Nouveau restaurant .Table d'hôte (midi et soir) Service rapide pour et après Théâtre et Hockey 2065, BISHOP 987-9586 PAS DE COUPURES DANS LES PROGRAMMES Québec (PC) — la ministre de l'Education, de l’Enseignement supérieur et de la Science, Lucienne Ro-Jîüllard, a rappelé, hier, aux administrations scolaires du Québec que les Coupures de plus de 100 millionsS annoncées dans le dernier budget des dépenses doivent être faites dans l'administrtation et non pas dans les programmes d’enseignement.Répondant a une question du critique de l’opposition officielle, Jacques Brassard, la ministre a rappelé que le secteur de l’éducation représente Jjfon an mal an 25% des dépenses gouvernementales, soit au-delà de 10 milliardsS par année, et qu'il est tout a fait normal de demander aux administrateurs locaux «d’être encore plus efficients au niveau de la gestion de leurs ressources».I, li S A CIU A 1.1T E S Secteur public La FTQ prête à joindre un front commun LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Des pourparlers sont en cours au niveau des coordinations syndicales en vue de la constitution d’un front commun intersyndical du secteur public pour contrer le gel de, salaire proposé aux employés de l’Etat québécois.C’est ce qu’a confirmé, hier, au cours d’une entrevue au DEVOIR, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), M.Fernand Daoust.«Nous ne voyons aucune objection à une alliance stratégique en vue d’objectifs spécifiques, a déclaré M.Daoust.11 faudra, bien sûr, en définir le fonctionnement.Mais dans le cas présent, ça s’impose pour être capable d’infléchir l’orientation gouvernementale de non-négociation.» Dimanche dernier, le président de la Confédération des syndicats natio- Mercredi accuse les gouvernements de «revenir au statu quo» Il U GUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Ovide Mercredi, accuse les gouvernements d’utiliser l’échec de l'accord de Charlottetown comme prétexte pour se dérober à leurs responsabilités face aux Premières Nations.Devant une réunion des chefs indiens, hier à Ottawa, M.Mercredi a accusé les gouvernements de «revenir au statu quo».Néanmoins, il a soutenu que l’échec de l’accord de Charlottetown ne voulait pas dire la mort des droits des autochtones.«Le naufrage de cette entente constitutionnelle ne signifie pas un recul pour notre peuple», a-t-il lancé.M.Mercredi estime que la protection des droits des autochtones demeure fragile, mais qu’il y a encore une bonne dose de volonté de la part des gouvernements et du public canadien.Toutefois, la tentation est grande de revenir aux vieilles attitudes bien ancrées et de négliger les doléances des autochtones, a-t-il précisé.« L’échec de cet accord a ramené les vieilles idées coloniales, a-t-il rappelé.Cet échec permet à des bureaucrates de dire non à notre peuple et d'utiliser l’accord de Charlottetown comme prétexte pour justifier leurs décisions», a-t-il déploré.Selon lui, le gouvernement fédéral et les provinces justifient la suppression de programmes et les descentes policières contre les maisons de jeux de hasard gérées par les autochtones en soulignant qu’il n’existe aucun cadre constitutionnel qui reconnaît la compétence des autochtones sur leur territoire.En l’absence d’une entente constitutionnelle, les incidents d’Oka, où le gouvernement du Québec avait fait appel a l’armée canadienne, risquent de se reproduire, a prévenu M.Mercredi.Cet accord entérinait le principe du droit inhérent des autochtones a l'autonomie gouvernementale.Dans un autre ordre d’idées, le chef de l’Assemblée des Premières Nations a reconnu que la contrebande de cigarettes par certaines collectivités autochtones risquait de devenir une situation explosive.Selon lui, la violence pourrait éclater aux frontières lorsque les autochtones essayent de transporter du tabac çt des cigarettes en provenance des États-Unis.Le ministre du Revenu national, Otto Jelinek, a d’ailleurs reconnu, hier, que les fabricants de tabac canadien rendaient la tâche difficile aux autorités policières canadiennes.Il a souligne que ces fabricants entreposaient leurs caisses de cigarettes à Syracuse, dans l’Etat de New York, mais qu'il était difficile par la suite de connaître leur destination.Ix problème est de taille, a-t-il assuré.Selon lui, plus de la moitié des cigarettes canadiennes exportées aux Etats-Unis sont réintroduites et revendues au Canada par des contrebandiers.madeleine arbour, s.d.i.q., d.i.c.designer en aménagement d'intérieur \résidentiel • commerc/0/ y depuis 1965 / vieux-monlréal / \ (514) 878-3846 / Économisez jusqu'à 12$ par année Utilisez une minuterie de chauffe-moteur.tCOKILO 333 KILO a naux (CSN), M.Gérald I .arose, avait aussi appelé de ses voeux la formation d’une telle coalition incluant la Centrale de l’enseignement du Québec.Les deux hommes devaient d’ailleurs converser hier après-midi au téléphone sur cette hypothèse de front commun.Comme les autres centrales, la FTQ n’a définitivement pas digéré l’intention gouvernementale exprimée le 23 mars dernier.«Le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson nous dit: je veux une réponse au plus tard le 8 avril, le jeudi saint, avant la crucifixion du lendemain.Ça, c’est un ultimatum inacceptable qu’on ne peut interpréter autrement que par un refus de négocier.» La FTQ rejette l’idée d’un,gel des salaires des employés de l’État jusqu'au 30 juin 1995, tout comme le bonus de 1% au rendement dans les établissements locaux générateurs d’une meilleure productivité.C’était d'ailleurs le sens de l’intervention qu’a livrée hier M.Daoust devant les 250 délégués du Conseil provincial des affaires sociales (SCFP) réunis en congrès à Sherbrooke.Opposition de principe, d’abord, pour la FTQ, qui n’accepte pas qu'on fixe ainsi «le point de départ et le point d’arrivée de la négociation».«Ce n'est pas vrai qu’année après année, le gouvernement va refuser de faire une vraie négociation, de dire M.Daoust.C’est casse-cou comme méthode et c’est jouer avec le feu.» «La FTQ n’est pas insensible à l’état des finances publiques et à la situation économique, d’expliquer son président.Mais faut-il encore pouvoir en discuter.» La FTQ met en garde le gouvernement contre «la voie terriblement dangereuse de l’imposition par décret de sa proposition».«Depuis dix ans, le pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés du secteur public a diminué, fait valoir Fernand Daoust.Cette façon de procéder transforme les employés en boucs émissaires.C’est démagogique de suggérer à une opinion publique bouleversée par tout ce qui arrive que la solution passe par un autre cran de plus, dans la ceinture des employés de l’État.» L’approche de bonus au rendement local du ministre Johnson, c’est «brouillon» et «amateur», juge Fernand Daoust.Cela menace en outre les ouvertures récentes des employeurs et des syndiqués sur la question de l’organisation du travail.«Depuis deux ou trois ans au Québec, on se préoccupe tous des pro- Johnson promet qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts ou de taxes MAIIRICK r.lRARI) MAURICE GIRARD PRESSE CANADIENNE Québec — Le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson a annoncé hier qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts ou de taxes dans le budget que doit présenter dans quelques semaines son collègue des Finances, M.Gérard-D.Levesque.Piètre consolation pour l’opposition, qui a reproché hier au ministre de se soustraire à son obligation de faire des choix douloureux dans les grandes orientations économiques du Québec.Fin commission parlementaire, M.Johnson a expliqué que le gouvernement libéral maintenait ferme sa décision de faire porter sur ses fonctionnaires les conséquences de ses choix budgétaires puisque la capacité de payer des travailleurs a été épuisée.Entre le contribuable et le rond-de-cuir, Québec prend la parti du citoyen, laisse-t-il entendre.C’est pourquoi le gouvernement propose pour les deux prochaines années un gel de salaires à ses 300 000 fonctionnaires.«.l’autre choix qu’on pourrait (faire), celui d'augmenter les impôts, est totalement exclu.Entre l’endettement, la levée d'impôts et de taxes et les régimes publiques, il s’agit donc de privilégier.un régime-minceur pour les dépenses publiques», a soutenu M.Johnson au cours d'un débat vigoureux avec l’opposition.Déjà, la semaine dernière, les deux partis avaient eu l’occasion d’en découdre sur le contenu des crédits.Le débat en commission parlementaire devrait permettre d’approfondir les thèses respectives des deux partis, ce qui n’a pas semblé être le cas aux discussions d’hier à la Commission de l’aménagement et des équipements.A cette occasion, le critique de l’opposition, M.Jacques Léonard (Labelle), a accusé le gouvernement de trafiquer les chiffres pour parvenir à ses fins «arithmétiques plutôt que politiques» et il renvoie le ministre aux nombreux éditoriaux, peu réceptifs aux thèses gouvernementales.«Il est rare dans le passé qu’on ait eu un concert aussi unanime de critiques à l’endroit des crédits déposés par l’actuel président du Conseil du Trésor», a-t-il observé en faisant état de «la déception profonde du milieu économique et des Québécois à l’endroit de ces crédits».La lecture du document publié la semaine dernière révèle «une espè- 1 J Daniel Johnson: «Entre l’endetteme régimes publiques, il s'agit donc de les dépenses publiques».ce de statu quo, de repli sur soi, un refus de se poser des questions sur la façon de relancer l’économie.On ne voit pas du tout dans ces crédits de quelle façon on a recentré le rôle de l'Etat’, accuse M.ITonard.Tout en se gardant d’accuser son adversaire, comme il le disait, de «sottise», le ministre Johnson a dénoncé sa «pauvreté d’analyse qui repose sur une ignorance involontaire nt, la levée d’impôts et de taxes et les privilégier.un régime-minceur pour de certains documents».Le critique péquiste lui rétorque que personne ne se laisse leurrer par la démonstration ministérielle qu’il trouve visiblement douteuse, d’autant plus que «les coupures d’effectifs ne se matérialisent jamais».De là à se targuer de tels résultats, c’est la preuve, conclut M.Léonard, que le président du Conseil du Trésor «a la fierté facile».Vaccin DCT: les parents de neuf enfants demandent une indemnisation JEAN DION LE DEVOIR Le vaccin DCT a-t-il été la cause directe de maladies mentales et neurologiques chez plusieurs enfants québécois?C’est ce qu'aura a déterminer la Commission des affaires sociales (CAS), qui a repris hier ses audiences relativement aux cas de neuf enfants dont les parents allèguent que l'inoculation du vaccin en bas âge a entraîné l’apparition d’encéphalite, d’épilepsie et de retards mentaux sérieux.Après avoir entendu des experts de six domaines (épidémiologie, neuropathologie, immunologie, etc.) au cours des mois de janvier et février, la CAS entendait hier les premiers témoignages de parents.Ceux-ci ont exercé un recours en appel devant la Comission apres que le ministère rie la Santé eut refuse de les indemniser parce que, selon lui, il n’existe pas rie lien concluant entre le vaccin DCT (contre la diphtérie, la coqueluche el le tétanos) et l’état des enfants.Hier, Lucille et Régent Daoust ont expliqué aux deux avocats qui les interrogeaient comment leur cauchemar a commencé, un lundi de décembre 1962.Six mois plus tôt, au terme d une grossesse sans histoire, Mme Daoust avait donné naissance à une petite fille tout à fait normale, le troisième enfant du couple.Cet après-midi de décembre, la petite Incie — «une enfant enjouée, qui gazouillait», dit sa mère — reçut du médecin de la famille Daoust le vaccin Dcr.En soirée, la situation devait cependant se gâter, le bébé devenant fiévreux, ne cessant de pleurer, et son bras, tournant au bleu puis au mauve, présentant une enflure prononcée.Devant l’inquiétude des parents, le médecin prescrivit des comprimés el l’application de compresses.Trois jours plus tard, la grand-mere de üicic, qui la gardait, devait constater un phénomène anormal: la tète du bébé basculait soudainement vers l’arrière et ses yeux «roulaient» dans leur orbite.On l’emmena a l’hôpital, ou elle fut gardée sous observation, mais aucun problème particulier ne lut décelé.«Si j’avais su que mon enfant allait devenir un légume, j’aurais posé des questions», a relaté hier Mme Daoust, fouillant dans ses souvenirs d’il y a 30 ans.Car par la suite, la santé de l’enfant alla en se détériorant.Si sa croissance physique ne présentait pas d’ani- croche, elle avait en revanche les membres raides ou complètement relâchés, ne parlait ni ne marchait, et salivait anormalement.Intellectuellement, elle ne répondait à aucun stimulus.Les crises et pertes de conscience continuèrent de se manifester au fil des mois.A quatre ans, devant l’abondance de soins quelle exigeait, Lucie fut placée en institution par ses parents, qui la visitaient régulièrement.Mais elle ne devait jamais parler ni sourire, pas plus qu’elle ne reconnut son père ou sa mère de toute sa vie après le vaccin.Elle est décédée en 1970, a l’âge de huit ans.Dans celle affaire, les témoignages des experts se sont contredits quant aux effets précis du vaccin.Les études effectuées sur le sujet tendent toutefois a démontrer qu’il existe un risque de 1 sur plus de 100 000 qu’un enfant réagisse très mal au DCT.Dans les cas soumis à la CAS, il se pourrait que le vaccin n’ait fait qu’accélérer la précarité de l’état physique.Les travaux de la CAS se poursuivent aujourd’hui avec l'audition d’un second couple de parents.Tribunal administratif, la Commission rendra sa décision en septembre, et celle-ci sera finale el sans .appel.blêmes de productivité, de rentabilité, de qualité des services et des produits, de gestion des ressources humaines.Le débat est amorcé et il exige une grande ouverture d’esprit et une confiance entre les parties.Mais le gouvernement, qui est l’employeur le plus imposant au Québec, l’aborde de façon précipitée et cavalière, avec ses gros sabots, sans préparation des mentalités, sans analyse, sans examen, sans échange.Un, deux, trois: c’est tout.» «Tout ca met en péril des avances, un modèle québécois qui commence à se façonner, d’ajouter M.Daoust.Et ça rend les gens éminemment soupçonneux dans tous les milieux publics et privés.» «Le gouvernement se fait kamikaze.Et chez nous, on n’a pas le goût de se faire hara-kiri, pas une damnée miette», conclut le président de la FTQ^ Québec verse 14,2 millions$ à des familles cries CATHERINE LECONTE LE DEVOIR Le gouvernement du Québec a versé l'an dernier 14,2 millions$ à 1312 familles cries au titre du Programme de sécurité du revenu des chasseurs et trappeurs cris, institué par la Convention de la Baie James et du Nord québécois.Aux termes de la Convention, ce programme, qui est administré par un Office dont trois membres sont nommés par Québec et trois autres par l’Administration régionale crie, «est destiné à fournir une garantie de revenu, des prestations et autres mesures d’incitation aux Cris de se consacrer aux activités d’exploitation de la faune comme mode de vie».Pour bénéficier du programme, le chef de famille doit consacrer plus de temps aux activités traditionnelles qu’à un emploi rémunéré et les exercer pendant un minimum de 120 jours par an.Chaque adulte de la famille touchait l’an dernier 36,89$ par jour de chasse, rémunération qui n’est pas cumulable avec un programme fédéral ou provincial d’aide sociale.D’après le rapport annuel 1991-92 que vient de publier l’Office, les 14,2 millionsS versés l’an dernier représentaient une hausse de 5,77%, due principalement au fait que les prestations sont indexées au coût de la vie au Québec, suivant l’indice d’accroissement en vigueur pour le régime des rentes du Québec.Mais cette hausse reflète aussi une augmentation de 1,42% de la participation des Cris à ce programme, dont ont bénéficié au total 3018 personnes (dont 1206 enfants), soit 29% de la population crie du territoire de la Baie James, L’Office souligne que «le programme continue à attirer chaque année une nouvelle clientèle parmi les jeunes adultes», ce qui «confirme que le mode de vie traditionnel, basé sur la chasse, la pêche et le piégeage demeure un élément dynamique de la vie socio-économique de la communauté crie».Le déficit ontarien pourrait atteindre 17 milliards$ Niagara-on-the-Lake , Ontario (FC) — Le ministre des Finances de l'Ontario, F'loyd Laugh-ren, a prévenu les contribuables de cette province, hier, que le déficit de l’exercice financier 1993-94 atteindra 17 milliards$, si des mesures draconiennes ne sont pas prises pour réduire les dépenses.l-e déficit de l’année 1992-93, qui se termine aujourd’hui, devrait dépasser 12 milliardsS, pour un budget de 53 milliardsS.Si le déficit n’est pas contrôlé, a souligné M.Iaughren, la dette accumulée de la province va s’élever à 120 milliardsS en 1996.Elle est actuellement de 68 milliardsS.L’intention du gouvernement, pour 1993-94, est de contenir le déficit en deçà de 10 milliardsS, ce qui signifie des réductions de dépenses et des hausses de taxe de 7 milliardsS.Un déficit de 17 milliardsS serait «complètement inacceptable», a déclaré le ministre.«Ix- temps est venu d’attaquer le problème de face et de ne pas le remettre à plus tard, où il sera encore plus grave et où les choix seront moins nombreux», a-t-il fait remarquer.Le premier ministre Bob Rae a convoqué les fonctionnaires à une réunion extraordinaire, lundi prochain, pour discuter des moyens de réduire les dépenses.Les salaires et avantages sociaux des 900 000 fonctionnaires de l’Ontario coûtent environ 41 milliardsS par année.M.Rae a fait remarquer qu’il est «absolument essentiel», maintenant que la reprise économique est commencée, que la province réduise son déficit et sa dette, pour accélérer la croissance dans le secteur privé.CLICHE RÉPÉTÉ A ECLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME w M K H ( R K I) I 1) Y.V II I R , M A R N !» !i :( LE DEVOIR la petite boite i'll / 'u\rn le dimanche E I) u c A t i o N PHOTO JACQUES NADEAU Les premiers diplômés du nouveau certificat d’intervention en milieu interculturel.À l’école de la diversité L’Université de Montréal présente ses premiers diplômés du certificat d’intervention en milieu interculturel ISABELLE PARE LE DEVOIR Une infirmière reste figée devant une femme qui refuse de se laver après l’accouchement.Des médecins, déconfits, se butent à des patients qui refusent un traitement.Des juristes ne savent à quel code se vouer quand un mari, en défaut de payer sa pension alimentaire, affirme avoir «répudié» sa femme.Les exemples pourraient se multiplier à l’infini.Le choc culturel est devenu le pain quotidien de toute une armée de fonctionnaires et de professionnels qui doivent rendre, chaque jour, des services au public.Un public de moins en moins blanc, francophone et catholique.Pas un hôpital, une petite école, pas le moindre comptoir de la ville ou des services sociaux n’échappe à la vague multiethnique.Pourtant ceux qui occupent la ligne de front sont trop souvent ignorants et impuissants face à cette nouvelle donne.Mais des gens comme Milada Dopitova ont décidé de mettre fin à l’improvisation en allant chercher un précieux savoir-faire qu’on diffuse depuis 1991 à l’Université de Montréal.Hier, l’université profitait de la Semaine interculturelle nationale pour présenter la première fournée des 25 premiers diplômés de ce nouveau certificat d’intervention en milieu interculturel.«Il s’agit en fait d’assurer une meilleure communication et de savoir, par exemple, pourquoi une femme peut refuser qu’on touche à un nouveau-né.La différence de religion explique bien des quiproquos», soutient Mme Dopitova, tchèque et arabophone, interprète culturelle au Conseil de la santé et des service sociaux de la Régie régionale du Montréal métropolitain.Là, son travail consistera décoder l’indéco-dable, à épauler des travailleurs sociaux qui se butent à des problèmes de tout acabit avec des clientèles ethniques.Pour Jean-Claude Auger, policier superviseur à la section formation de la police de la CUM, ce cours permet de donner un nouveau ton à l’enseignement qu’il dispense chaque année aux 250 nouvelles recrues.«On doit faire comprendre aux jeunes policiers que les contacts avec les communautés ethniques ne doivent pas se faire qu’en période de crise, mais à tout moment.» Exemple concret: pourquoi ne pas prendre la pause dans un commerce local et troquer le Dunkin Donuts pour le Caffe Italia ou le café Portugal?La première diplômée du certificat, Mme Ghislaine Fréchette, infirmière et coopérante pendant plus de deux ans en Afrique, a fait de l'intervention multiethnique son dada et son futur projet d’étude.«Là-bas (en Afrique), confie-t-elle, on s’adapte au choc, mais ici on ne pense pas ainsi parce qu’on est chez nous.Pourtant, ceux qui donnent les services n’ont pas le choix.» Mme Emeline Pierre-Etienne, responsable de l’équité en matière d'emploi chez Bell Canada, venue en dilettante, avoue même avoir appris sur sa propre communauté.«Je me sens plus proche et plus informée de ce qui se passe dans la communauté haïtienne.Tous les employeurs devraient être en contact avec ce genre de réalité», soutient-elle.A la faculté d’éducation permanente, l’idée de créer pareil programme d’étude est née d’un coup de sonde effectué auprès des communautés ethniques et des divers services publics.Les besoins?«Ils sont immenses!», tranche Mme Nicole Cardinal, responsable du programme.Les exemples donnés sont éloquents.Un travailleur social est appelé, une plainte a été faite contre un parent d’origine ethnique qui bat son enfant.Arrivé sur les lieux, on se rend compte que la situation est ambiguë, que les critères de la loi ne correspondent pas à cette autre réalité.On nage en pleine zone grise.«On ne veut pas donner de recettes avec 365 façons d'agir — car il n’y a pas de solution magique— mais on peut donner des balises aux gens qui sont en contact avec les communautés ethniques», dit-elle.«Quand un fonctionnaire n’a que 12 minutes à accorder par client et que ce genre de cas demande plus de temps et (h* réflexion, le dossier se retrouve souvent sous la pile.On ne peut changer le système, mais il faut informer et sécuriser les personnes qui ont à donner ces services.» Plus de 80 ethnies cohabitent dans la région de Montréal et on estime que près de 45 000 professionnels sont exposés chaque jour à intervenir en milieu multiethnique.Presque 225 étudiants étudient à celte école de la diversité où.dit-on, on apprend presque autant dans les corridors, véritable carrefour de gens de toutes ethnies, que dans les salles de classe.Le choc culturel est devenu le pain quotidien de toute une armée de fonctionnaires et de professionnels qui doivent rendre, chaque jour, des services au public.Voie maritime du Saint-Laurent Tous les indicateurs pointent dans la bonne direction LE DEVOIR ET PC Pour la première fois depuis longtemps tous les indicateurs économiques pointent dans la bonne direction, a déclaré hier le président de l’Administration de la Voie maritime du Saint-Laurent, M.Glendon R Stewart Ije président de la Voie maritime se croise les doigts pour que cette nouvelle saison, qui a débute hier, soit meilleure que 1992, qui a été catastrophique à cause surtout d’une diminution marquée du transport de ble.Depuis 1977, le tonnage des marchandises transportées n’ont cessé de décroître, passant de 57,5 millions de tonnes à 31,4 millions de tonnes, l'an dernier.M.Stewart compte sur une reprise de l’économie qui favorisera le transport des marchandises générales et surtout du fer de la Côte-Nord et la relance des expéditions de blé à la CEI en 1993 pour redresser la chute.L’an dernier les livraisons de blé à la CEI avaient dû être interrompues parce que la Russie, entre autres, ne pouvait pas respecter ses paiements.Gordon Stewart et son vice-président de la région Maisonneuve, Jean-Pierre Patoine, espèrent aussi que le gouvernement fédéral consentira à la Voie maritime des subventions au moins égales à celles octroyées au CN pour transporter le blé des Prairies vers Vancouver.Un sous-comité des Tnmsports en a fait récemment la recommandation au gouvernement en même temps qu’il a suggéré de réviser la Ijoi sur le transport du blé de l’Ouest.Ottawa souscrit directement et indirectement au CN près d’un milliard de dollars par minée pour le transport du blé vers les ports de la côte Ouest, incluant celui de Churchill, grandement Le président de la Voie maritime, Glendon Stewart a précisé que les efforts poursuivront au cours des prochains cinq ans.déficitaire.La Voie maritime du Saint-Laurent pour sa part a un budget annuel d'exploitation de 78 millions$.En 1992, elle a essuyé des [xm1cs de près de 10 millions$ dues principalement à la baisse de trafic.Le président Stewart a précisé que les efforts pour réduire ces coûts d'opé-ration se poursuivront au cours des prochains cinq ans.Depuis 1968, le nombre d’employés de la société d'Etat est passé de 1658 à 844 l'an dernier.Une réduction de 12% des employés depuis deux ;uis a déjà permis une économie de 6 millionsS, a dit M.Stewart.Les effectifs devraient être réduits d’un autre 12% au cours des quatre prochaines années.L’administration de la Voie maritime a son siège social à Ottawa.Depuis deux mis, l’administration de la Voie maritime fait une révision drastique de son système de gestion et d’ingénierie.Gordon Stewart souhaite que tous les efforts consentis par les employés et l'administration trouveront une oreille attentive dans les milieux décisionnels et que la Voie maritime retrouvera sa vocation d’artère de transport la plus économique vers le centre du continent nord-américain.Dans le contexte actuel et face à la faiblesse de la reprise économique, il ne peut que souhaiter que les revenus de la Voie maritime se maintiennent au niveau de 1991, soit 35 millions de tonnes.L’administration de la Voie maritime perçoit des droits de péages selon la quantité et la nature du chargement des navires qui transitent dans les 13 écluses qu’elle administre entre Saint-Iximbert et le hic Erie, h's tarifs varient entre 2,66$ la tonne pour les cargaisons générales et 0,52$ pour le vrac et les céréales.Deux écluses situées en territoire américain (près de Cornwall) PHOTO JACQUES UREN1ER pour réduire les coûts d'opération, se l k • ! f • sont gérées par une administration américaine distincte.Depuis l'ouverture de la Voie maritime en 1959, la St-hi-wrence Seaway Development Corporation rembourse les droits de péage aux armateurs et absorbe les coûts d'exploitation (le son secteur.En agissant ainsi, les Etats-Unis veulent favoriser leurs ports des Grands lues.De sou côté, le Canada n’a cessé de les augmenter.Si les tarifs devaient être abolis sur.la Voie maritime en territoire canadien, il est évident que les armateurs et clients en tireraient bénéfice, mais les ports du Saint-hiurcnt, de Montréal en aval y perdraient en bout de compte.C’est le lacquicr A7.V.Jean Parisien-, transi Mutant une cargaison de minerai de fer chargée à Montréal à destination de 1 Iamilton, qui a ouvert la 35e saison en franchissant l’écluse de Saint-Lambert.Vytautas Pavilianis et Maud Malval remportent les Prix du rapprochement culturel LE DEVOIR M Vytautas Pavilanis, profes-.seur émérite à l’Institut Ar-mand-Frappier, l'Institut interculturel de Montréal, Petro-Canada et Mme Maud Malval sont les récipiendaires des Prix du rapprochement culturel pour 1993.Ces prix ont été créés par le ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration afin de souligner l’apport exceptionnel de membres des communautés culturelles à la société québécoise, et pour rendre compte du travail de différentes institutions dans le domaine.Le Prix de l’excellence est décerné à M.Vytautas Pavilanis, d’origine lituanienne, arrivé au Canada en 1948, un des pionniers de la virologie au pays.Chercheur, médecin, professeur, il a oeuvré à l’Institut Ar- mand-Frappier, il détient avec des collègues une quinzaine de brevets, et on lui doit 136 publications et 129 communications.Trois autres finalistes étaient en nomination pour ce prix, soit M.Apostolos Papageorgiou, chef du Département de pédiatrie et de néo-natologie de l’Hôpital général juif et de l’Hôpital St-Mary; Julio Soto, épidémiologiste rattaché au DSC Saint-Luc; et Young Sup Chung, du Département de sciences biologiques de l’Université de Montréal.Le Prix aux organismes communautaires et de rapprochement a été attribué à l’Institut interculturel de Montréal, autrefois connu sous le nom de Centre Monchanin, qui a été fondé en 1963 pour relever, à l’époque, les défis du pluralisme culturel et religieux.Organisme d’éducation, l’Institut interculturel travaille depuis 30 ans à combattre les préjugés, l’ethnocentrisme et le racisme.Les autres finalistes étaient le Centre de recherche-action sur les relations raciales, le Comité d’accueil aux Néo-Canadiens de Trois-Rivières et La Maisonnée.Le Prix au milieu des affaires et des institutions est décerné à Produits Petro-Canada, engagé depuis plusieurs années à respecter le principe d'équité en emploi.L’entreprise a adopté un concept de «reconnaissance de la diversité», élaborant pour ce faire une stratégie axée sur la communication, la diversification de la main-d’oeuvre et la compréhension des besoins de la clientèle.On trouvait parmi les finalistes le CLSC Parc Extension et la Fédération des caisses populaires Desjardins.Le Prix du développement régio- nal a été remis à Maud Malval, pour son exceptionnelle contribution au développement des relations inter-culturelles à htval.Arrivée d’Haïti en 1967, Mme Malval enseigne depute ^5 ans à la commission scolaire Les Ecores, de htval, et ne cesse de susciter des initiatives de rapprochement interculturel à l'école et dtuisJa cité., ¦ Le ministère accorde également deux mentions au milieu des coml munications, l’une à ht revue linage qui veut favoriser le rapprochement) particulièrement chez les jeunes, entre les communautés culturelles et la société québécoise, et l’autre à un reportage des Productions ISCA dilV fusé au Point de Radio-Canada, ! Les enfants de Minibel, sur les enfants qui arrivent à Mirabel sans parents en demandant le statut de réfugié.CONFÉRENCE SUR LES IMPLANTS DENTAIRES Pour tout voir et tout savoir sur la facilité des traitements, sur les avantages esthétiques et le confort des dents ou prothèses sur implants, (méthode Branemark), venez rencontrer notre équipe et nos patients.Vous pourrez voir des vidéos, des photos et des modèles de dents sur implants, etc.Ce samedi 3 avril de 9 h à 17 h Salon des Arts de l'Hôtel Méridien Complexe Desjardins à Montréal Réservez maintenant pour la conférence et une consultation personnalisée sans frais au 464-3368 ou au 1-800-263-3368 CLIN1QÜE D IMPLANTOLOGIE DENTAIRE DE MONTRÉAL DR LaC CHAÜSSÉ INVITATION Si vous possédez une Merdedes-Benz, vous êtes cordialement invités à notre CLINIQUE DE SERVICE GRATUITE les 6 et 7 avril 1993 Prière de prendre rendez-vous.Un représentant Mercedes-Benz sera sur place.875-3999 extérieur 771-2305 Pour la qualité du service depuis 1957.AidixmaltileA, ICOINE me.855, rue Johnson, Saint-Hyacinthe (Québec) L E I) E V OIK.I.E M E R C R E I) I 31 M A R S I !> !) 3 I!A 4 LE DEVOIR ter :1 \ i :«s POLITIQUE fill: Contrats secrets Hydro perdrait des milliards NOTRE.BUREAU I)E QUEBEC MICHEL VENNE .K : i : nuDE ah • I ITT ydro-Québec perdra des mil-11.liards de dollars d’ici l’an 2010 avec les contrats à partage de risques quelle a signés avec 13 entreprises énergivores, principalement des alumineries, pour les attirer au Québec.! m iVoilà l’accusation proférée hier à l’Assemblée nationale par le leader de 1 l’opposition en Chambre, M’.Guy Chevrette, en s’ap-: puyant sur un document interne d’Hydro-Québec i obtenu de source confidentielle.M.Chevrette a distribué à la presse un tableau tiré de cette étude.11 n’à pas distribué le document pour protéger sa source.La ministre de l’Énergie Lise Bacon a reproché au député péquiste d’utiliser «des délateurs d’Hydro-Québec».Elle le • mit en garde contre le risque «de perdre ces contrats» s’il continue d’insister sur le sujet.Elle a fait en revanche miroiter les retombées économiques de ces contrats et fait valoir qu’il était à peu près impossible d’évaluer les gains ou les pertes d’Hydro-Québec au-delà de 1995.r M.Chevrette a brandi une éva-i luation des contrats qui aurait été réalisée par la société d’État en janvier dernier, qui affiche des prévisions alarmantes: entre 1987 et 2010 les pertes encourues s’élèveront à 2,9 milliards.C’est-à-dire que, selon ces prévisions, les revenus générés par ces 13 contrats sur 23 ans seront inférieurs de 2,9 milliards au coût de fourniture du service assumé par ' Hydro sur la même période, i Ces 13 entreprises bénéficient d’un tarif préférentiel, qui fluctue selon le cours des métaux sur les marchés mondiaux.Ces cours sont en baisse.Si on compare les revenus générés par ces contrats avec les reve- Entre 1987 et 2010, les pertes encourues s’élèveraient à 2,9 milliards.nus qui l’auraient été si on avait appliqué à ces 13 clients le tarif L, normalement facturé aux gros clients industriels, le manque à gagner s’élève à 4,9 milliards.Les pertes nettes varient de 70 à 244 millions par an.La semaine dernière, les dirigeants d’Hydro avaient admis en commission parlementaire que la société n’était pas sûre de faire ses frais avec ces contrats (dont 12 sont toujours secrets, celui avec Norsk-Hydro ayant été divulgué).Depuis deux ans, Hydro-Québec soutenait que sur la durée de vie des contrats, elle parviendrait à faire des bénéfices.La société admettait avoir perdu 483 millions de 1990 à 1992 et prévoyait perdre 300 millions de plus en 1993, 271 l’an prochain et 237 en 1995.Hydro refusait de se hasarder à des prévisions plus lointaines.\jà ministre Bacon était furieuse, hier, que son vis-à-vis revienne à la charge à ce sujet.«Si le député de Joliette peut me dire le prix de l’aluminium en 2010, il a pas mal plus de vision que je peux en avoir.Je ne peux pas le lui dire, moi, et donc, je ne peux pas dire quelles sont les pertes ou quels sont les gains.» «Ce sont des contrats à partage de risques mais aussi de bénéfices, dit-elle.Quand il y aura des bénéfices, il sera bien heureux de les partager».Mme Bacon a déclaré qu’elle n’a pas l’intention de demander à Hydro-Québec de rouvrir les contrats.«Ces contrats ont été négociés parce qu’il y a des gens qui sont venus ici investir des milliards de dollars, dit-elle.Ils ont créé 8000 emplois, versent 600 millions en salaires pour un total d’un milliard et demi de retombées économiques.Ça aussi c’est important», a-t-elle martelé.It INTS DE BREVETS ET MARQUES ECTI0N DES DROITS t* PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55, fet-Jacques, Montréal, QC H2Y 3X2 Fax (514)845-7874 Tél.: (514) 98 R*0*B*l*C El Smart & Biggar AVOCATS Fetherstonhaugh & ClE AGENTS DE BREVETS ET DE MARQUES DE COMMERCE 4 Place Ville-Marie, suite 606 Montréal, Canada H3B 2E7 Téléphone (514) 954-1500 Sans frais 1-800-363-4347 Fac-similé (514) 954-1396 MONTRÉAL OTTAWA TORONTO VANCOUVER Economisez jusqu'à 15$ par année ! 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la situation était peut-être délicate mais qu’il était tout en fait en droit de dire ce qu’il pensait.«S’il y en a qui ont le droit d’appuyer des amis, pourquoi me repro-cherait-on de faire ce qu’ils font?M.Bourdon travaille contre Francine Lalonde pour des raisons personnelles, moi je choisis pour des raisons tout aussi personnelles de travailler pour elle que je connais depuis 25 ans.C’est normal qu’une action d’un côté entraîne une réaction de l’autre.» Dans la lettre d’appui fort chaleureuse qu’il lui a fait parvenir, Guy Chevrette dit soutenir Mme Lalonde parce que son expérience syndicale, puis comme ministre et à l'exécutif du parti «font de toi une candidate et par la suite une députée prête à intervenir pour la défense des droits du Québec».André Boulerice a lui aussi fait parvenir une lettre pour offrir sa collaboration à sa collègue.En entrevue téléphonique hier, Mme Lalonde soulignait que sans vouloir déprécier les gens qui se présentent contre elle, «le Parti québécois a intérêt à ce que je sois élue: mon engagement pour le Québec est bien connu et compte tenu de ma préparation et de mon expérience, je serai utile à Ottawa».Francine Lalonde a fait part de ces appuis hier en conférence de presse aux côtés de la députée du Bloc québécois Pierrette Venne qui a souligné son préjugé favorable aux candidatures féminines.Le Bloc québécois a pour objectif de présenter 50% de femmes candi- dates lors des prochaines élections fédérales.Avec trois femmes élues sur les 13 candidats déjà choisis, le Bloc semble loin du compte.Mais Mme Venne indiquait hier que dans bien d’autres comtés des femmes avaient d’excellentes chances de remporter l’investiture du parti.Mme Venne a ajouté qu’elle ne s’inquiétait pas pour le moment de l’intérêt que suscite la candidature de Kim Campbell au Parti conservateur.«Elle se présente à un congrès au leadership, c’est normal que ça attire plus l’attention que des assemblées d’investiture de comté», a-t-elle souligné.Mme Lalonde insiste de son côté sur le fait que le Québec ne doit pas se laisser distraire «ni par l’humour de Kim Campbell ni par les menaces de Jean Chrétien».Shimon Peres à Ottawa PHOTO PRESSE CANADIENNE LE MINISTRE israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, a déclaré que la politique d'Israël n'était pas d’expulser les Palestiniens et il a estimé que les Arabes reviendraient à la table de négociations le mois prochain.«Les expulsions ou les déportations n 'ont jamais été notre politique ni hier ni aujourd’hui», a-t-il dit lors d'une conférence de presse donnée au cours d’une visite de trois jours au Canada.«Ce qui s’est passé est une exception à la règle», a-t-il ajouté.TPS version Chrétien: les patrons disent non LE DEVOIR Neuf patrons de grande entreprise sur 10 au Québec rejettent l’idée, véhiculée par le chef libéral fédéral Jean Chrétien, de remplacer l’actuelle taxe sur les produits et services (TPS) par une autre taxe qui rapporterait îes mêmes revenus au gouvernement fédéral.Un sondage-express fait en mars pour le Conseil du patronat du Québec révèle en effet que 92% des répondants s’opposent à cette suggestion.Seulement 8% y souscrivent.Les patrons étaient appelés à donner leur réponse «compte tenu d’une part des sommes et du temps investis par les entreprises pour implanter la TPS, mais d’autre part des difficultés que pose la gestion de cette taxe».M.Chrétien s’est engagé, s’il prend le pouvoir, à abolir la TPS (de 8%), fort impopulaire, et de la remplacer par une «solution de rechange qui générera autant de revenus pour l'Etat, mais sera plus équitable envers les consommateurs et les petites entreprises, et plus facile à administrer».Une commission itinérante disposerait d’un an, après la prise du pouvoir par les iibéraux, pour proposer quelque chose.Désabusé, François Gérin quitte la politique PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Premier député fédéral à proclamer son option souverainiste, François Gérin a décidé de quitter la politique active.Après avoir consacré neuf ans de sa vie à représenter les électeurs de Mégantic-Compton à la Chambre des communes, c’est «désabusé» qu’il retourne à la pratrique du droit.Mais il admet que la passion de la politique continuera longtemps de l’habiter.Désabusement qui tient à quoi?Au lendemain des élections générales de 1984, François Gérin partageait trois objectifs précis avec des dizaines d’autres députés conservateurs: réduction du déficit gouvernemental, réalisation de la réforme constitutionnelle et démocratisation du Parti conservateur.Ce fut l’échec sur toute la ligne, rappelait-il hier au DEVOIR.Dès ses premières années a sein du caucus conservateur, l’avocat de l’Estrie s’est imposé comme l’animateur de l’aile réformiste et du courant nationaliste.Au fil des années, il a développé avec la presse québécoise une complicité qui lui a souvent attiré les foudres de son chef.L’énergie et la détermination que François Gérin a investies dans la cause du financement populaire du parti a fini par faire bouger Brian Mulroney, qui a profité de la campagne électorale de 1988 pour en faire un engagement solennel.Les bonnes intentions ont duré le temps des célébrations de la victoire.Quinze jours plus tard, dans une réunion de stratégie des dirigeants du parti, dont le ministre Lucien Bouchard, l’apôtre du financement populaire s’est fait dire d’oublier ses velléités de démocratisation.En lieu et place, le premier ministre annonçait que l’enterrement allait prendre la forme d’une commission royale d’enquête sur la réforme électorale et le financement des partis.Ce n’était pas la fin des déceptions pour François Gérin, qui raconte qu’en 1987 M.Mulroney avait enjoint le caucus de ne pas lui demander de modifier le projet d’en- tente constitutionnelle du lac Mee-ch, après s’être engagé à le faire endosser intégralement.Puis ce furent les tractations secrètes avec Jean Chrétien et le rapport Charest, qui diluait l’accord du lac Meech.Pour François Gérin, c’en était trop.Le 18 mai 1990, il annonçait à la Chambre des communes sa décision de siéger dorénavant comme député indépendant.Il venait de jeter le premier jalon de la naissance du Bloc québécois, si l’on considère que trois jours plus tard, son geste allait être imité par Lucien Bouchard.Au départ exaltante, l’expérience du Bloc québécois a également été marquée d’irritants, de tensions et de moments de morosité.Dans l’optique de l’avocat de Coaticook, l’idée originelle suggérait que le groupe de transfuges devait se transformer en parti politique et s’associer étroitement avec le Parti québécois.Prétentions qui se sont rapidement heurtées aux objections des deux ex-libéraux, Jean Lapierre et Gilles Rocheleau.Lucien Bouchard s’est rallié au double objectif du député de Mégantic-Compton, mais il a confié le poste de leader parlementaire à Jean Uipierre.Selon sa bonne habitude, François Gérin a alors décidé de brusquer les choses.Au printemps de 1991, il s’est présenté à une réunion du conseil national du PQ et, devant les caméras de la télévision, a pris sa carte de membre.Un geste que son chef n’a pas particulièrement apprécié.De semaine en semaine se concrétisait l’alliance entre le Bloc et le PQ.Libéral inconditionnel rêvant de se présenter sous la bannière du PLQ, Jean Lapierre a remis les armes pour se travestir en anijnateur de radio.¦ Âgé de 48 ans, François Gérin rêvait d’un nouveau défi et lorgnait la candidature du PQ dans le comté d’Orford, représenté à l’Assemblée nationale par le libéral Robert Benoit.Mais ses entretiens avec son ami, Bernard Landry et le chef Jacques Parizeau ne se sont pas soldés à sa satisfaction.Il a donc décidé de tirer sa révérence, sans toutefois dire adieu à la politique.Koonomisoz jiis(|u*à 2(>% sur lus prix proche différente de conservation et d’expression de la mémoire des disparus, appellent progressivement à une conception nouvelle de nécropole harmonieusement intégrée à toute la montagne.Cette conception nouvelle de nécropole rejoint la réflexion de penseurs reconnus en la matière, tels Louis-Vincent Thomas et le Dr H.Larcher.Ce dernier, au début des années 70, a proposé, lors d’un congrès de la Société de thanatologie de Montpellier, des mnémothèques pour l’an 2000, où stèles et pierres tombales seraient remplacées par «des structures de mémoires familiales et sociales.» Inventoriées et miniaturisées dans des ordinateurs, un ensemble de données nous mettraient davantage en contact avec le disparu, que la simple épitaphe sur pierre.Ces mnémothèques seraient «des monuments élevés non seulement au culte des ancêtres mais encore à l’intention de la postérité, comme autant de défis face aux menaces du futur, de la destruction et de l’oubli».De son côté, Louis-Vincent Thomas récupère cette idée de mnémothèque comme «élément d’un mémorial destiné au futur culte des morts».Ixs cimetières existants ou à venir prendraient allure de grands parcs-jardins, comme autrefois, pour inhumation ou épandage de cendres.«Agrémenté de monuments, sculptures et autres décorations symboliques, ce serait un lieu propice à la promenade, aux rencontres, à la réflexion.» Intégrés à ces lieux, d’importants complexes funéraires comporteraient essentiellement crématorium, salles omnicultes pour funérailles et célébrations, auditorium, salles d’exposition et aussi, une mnémothèque.Ces complexes funéraires offrant tous services, mnémothèque en moins, stèles et columbariums en trop, sont déjà réalité ici et là dans la région de Montréal.Nous sommes à la fois très loin et assez près de la nécropole repensée à neuf, qui pourrait réconcilier culte des morts et respect de l'environnement.Ixs constats que révèle l'analyse de nos coutumes actuelles entourant la mort, sont à plusieurs égards préoccupants: d’un côté, désordre environnemental résultant d’un laisser-faire qui, par ailleurs, passe par une commercialisation éhontée à saveur de décadence.Que penser de ces préarrangements faits sous pression des traitements polluants et accessoires coûteux, souvent superflus, de ces inhumations qn cimetières privés ou de ces entreposages en «condo-columbariums»?Nos morts se retrouvent de plus en plus locataires plutôt que de reposer en paix en terre communale pour mieux s’y intégrer.Quel non-sens! Ixs modes de sépulture à travers lés âges ont toujours été, dit-on, tributaires des croyances, des moeurs et des lois, toutes choses changeantes et tellement changées chez nous depuis quelques décennies.Une grande réforme concertée, à l’initiative de l’Etat, des églises, de regroupements dé citoyens, s’impose dans la gestion de l’au-delà, une réforme ajustée à une nouvelle conscience écologique, à une éthique environnementale.Sans quoi, quand la génération «lyrique» et la suivante mordront la poussière, ce sera l’enfer.La matière première Réduire le temps accordé à l’éducation physique, c’est faire une fausse économie MICHEL VOLET YVETTE GENET-VOLET Respectivement directeur du module Éducation physique à l’UQAM et consultante en didactique de l’éducation physique [j==ji a diminution pour le moins draconienne des L heures d’enseignement de la matière «éducation physique» annoncée, yoilà quelques semaines, par la ministre de l’Education du Québec, fait partie de la remise en question ma- ________ jeure de l’enseignement au niveau collégial.Dans le contexte économique actuel, nous savons que le défi à relever dans tous les domaines est de «faire plus avec moins».Cependant, réduire le temps accordé à l’éducation physique au profit d’autres matières, que ce soit au primaire, au secondaire ou au collégial, c’est en quelque sorte en nier les effets particuliers et faire ainsi une fausse économie.Supprimer des cours d’éducation physique et offrir à la place des pratiques optionnelles d’activités physiques, c’est appliquer le principe «les plus riches s’enrichissent et les plus pauvres s’appauvrissent».En effet, les jeunes, moins gâtés culturellement ou économiquement, n’iront pas spontanément vers ce qu’ils ne connaissent pas et les discours sur la santé ne remplaceront jamais l’expérience vécue de bien-être que procure une pratique intelligente et soutenue de l’activité physique.Au cours des cinquante dernières années, l’importance du rôle joué par le mouvement dans le développement de l’être humain a été mise en évidence par la recherche, plus particulièrement ses interactions avec l’intelligence chez le jeune enfant et avec l'affectivité tout au cours de la vie.Ceci peut expliquer que l’éducation physique, en tant que matière intervenant sur les comportements moteurs des jeunes et sur leur santé, se retrouve dans les programmes scolaires de nombreux pays, de la maternelle jusqu’au niveau pré-universitaire et qu’on ne la remette pas en question.Au Québec, une étude expérimentale a été menée durant huit années dans la région de Trois-Rivières sur un «tiers-temps pédagogique» qui accordait un tiers du temps scolaire à l’éducation physique.Ixs résultats de la recherche: une amélioration de la forme physique, une meilleure résistance aux maladies et une bonne performance des élèves dans les matières académiques, ont démontré qu’en accordant à l’école primaire plus de temps à l’éducation physique et un peu moins aux matières dites de base, on ne nuit pas à ces dernières, bien au contraire.Depuis dix ans, une institution de la CECM, l’école Pierre-de-Coubertin, applique ce principe avec succès.On constate que les résultats des élèves en français et mathématiques sont supérieurs à la moyenne et que l’éducation physique a un effet positif sur les aspects affectifs et sociaux des comportements des enfants.Conscient que les expériences motrices peuvent jouer un rôle important dans le développement de la personne et considérant que l’éducation physique scolaire se distingue des pratiques sportives ou de loisirs, le ministère de l’Education a élaboré, pour tous les jeunes Québécois, un programme d’études avec des objectifs d’apprentissage originaux à atteindre à la fin de chacun des cycles du primaire et du secondaire.Ainsi, faire de l’éducation physique à l’école, c’est apprendre à mieux percevoir son corps, à mieux le contrôler, à comprendre ce qui est positf ou négatif pour son bien-être: c’est aussi augmenter ses pouvoirs d'action sur l’environnement physique et apprendre à en mesurer les risques ; c’est enfin développer des habiletés à interagir avec les autres pour réaliser des activités communes et également apprendre à s’opposer avec loyauté.Pour réaliser ces buts du programme d’éducation physique, les élèves du primaire et du secondaire doivent avoir, selon les règlements ministériels, au moins deux heures d’enseignement de l’éducation physique par semaine.Malheureusement, on constate que le modèle de l’école Pierre-de-Coubertin n’est pas copié dans les écoles de la province! Au contraire, depuis quelques années, les deux heures hebdomadaires d’éducation physique, prescrites à l’ho- raire, fondent lentement et ce qui en reste, dans certains milieux, devient si ridicule que l’action formatrice est alors très superficielle, ne permettant pas de faire une véritable éducation.; ; ' Le niveau d’enseignement collégial, quant à lui, permet avec ses quatre cours d’éducation physique, d’offrir aux étudiants une formation équilibrée des compétences à développer.Ne représentant qu’un pourcentage minime du curriculum (5 %), l’éducation physique peut cependant être présente à chaque session d’une progression normale, offrant la possibilité de développer dçs connaissances pratiques., Les buts de l’éducation physique au collégial sont en continuité avec ceux définis pour les niveaux primaire et secondaire.Ainsi, les cours d’éducation physique se distinguent également d’une pratique récréative ou compétitive.Ils devraient permettre à chaque étudiant d’améliorer sa conscience corporelle, ses connaissances et ses possibilités d’agir pour sa santé; mais aussi de faire l’expérience de nouvelles pratiques corporelles et de développer un esprit critique pour être capable de faire des choix judicieux tout au long de la vie et, enfin, d’organiser des activités collectives, en plein air ou sous forme de jeux sportifs ou d’activités expressives, développant le sens des responsabilités et la solidarité.Avant de supprimer des cours d’éducation physique, une évaluation sérieuse s’impose.Ces cours ont été placés dans le curriculum des élèves québécois, du primaire au collégial, en raison de leurs effets jugés très positifs.L’évaluation devrait porter sur les résultats obtenus et sur l’éducation physique réellement donnée: les contenus enseignés, les procédures d’intervention et les conditions de réalisation, soit le temps, l’espace et les équipements disponibles.Ensuite, on pourra discuter avec moins demotions de l’importance qu’on devrait accorder à cette matière d’enseignement aux divers niveaux de la formation, du préscolaire à l’université.Au cours des 50 dernières années, l’importance du mouvement dans le développement humain a été mise en évidence. I.K l> i: v I) I H ¦ I.!¦: M K H C R k ri ri m a II s l R II R A 8 -?Le devoir «-—- ACTUALITES BELL «Nous sommes très déçus» SUITE DE LA PAGE 1 mination des prochaines hausses de tarifs auxquelles l’organisme pourrait consentir.Le Conseil devrait rendre sa décision à l’été, a indiqué Lise Plouffe, une porte-parole du CRTC.Que le CRTC rende provisoires les tarifs de Bell ne signifie pas pour autant que l’organisme pourrait accorder à Bell une hausse rétroactive.«Ix* CRTC ne dicte des tarifs pour l’avenir et non pas pour le passé», a précisé un autre porte-parole du CRTC, Bill Allen.Dans sa requête présentée au début de février, Bell réclamait une hausse de quelque 11% des tarifs de son service local le 1er avril puis, à compter de septembre, d’autres augmentations pouvant aller jusqu’à 50% de ses tarifs locaux.Ainsi, une ligne résidentielle à Montréal aurait coûté 14$ dès le 1er avril puis 18,65$ en septembre, une hausse de 6,05$ en tout, ou 48% de plus.Ne se rendant pas aux arguments de Bell qui invoquait les effets conjugués de la récession et de la concurrence pour expliquer la baisse de son rendement, le CRTC n’a vu aucune raison de déroger à sa pratique en accordant une hausse des tarifs, même provisoires et révisables, sans une audience publique complète.Seules des «circonstances spéciales manifestes, par exemple, lors d’un long retard dans le traitement d’une requête, pourraient entraîner une dégradation sérieuse de la si- tuation financière d’une compagnie de téléphone».Selon le CRTC, ces circonstances n’existent pas.«Nous sommes très déçus.Le CRTC ne semble pas avoir conclu que nous subirions de désastres majeurs», a estimé, hier, le porte-parole de Bell, Claude Beauregard.Pourtant, le 17 mars dernier, Bell prévenait le CRTC que sa situation financière, qui, à terme, lui apparaît intenable, se détériorait plus encore qu’elle ne le prévoyait le 5 février.Bell semble avoir de la difficulté à prévoir ses revenus avec justesse par les temps qui courent.Ainsi, Bell s’attendait à afficher un manque à gagner de 210 millions$ en 1993 si le CRTC ne lui accordait pas la hausse provisoire et l’augmentation massive de septembre.Or moins de deux mois après avoir fait cette projection, Bell entrevoit qu’elle subira un manque à gagner de 370 millions$, soit 160 millions$ de plus que prévu.«Le rajustement provisoire des tarifs n’en était que plus urgent», écrit la compagnie dans un communiqué.En outre, Bell aurait préféré adoucir ses hausses en les assénant en deux coups «afin de faciliter l’adaptation de§ clients», précise la compagnie.A court terme, Bell entend évaluer «les conséquences de la décision d’aujourd’hui [hier] sur l’ensemble de ses activités», y compris son programme d’investissement.Bell «cherchera aussi d’autres façons d’accroître ses revenus» et prévient qu’«il sera difficile de ne pas toucher au service offert aux clients».SERVICES SECRETS Faillite du système judiciaire SUITE DE LA PAGE 1 l’opposer au SCRS et de la duplicité chronique de la classe politique fédérale à l’endroit des deux services de renseignements, qui accorde à ses agents secrets plus de latitude ici que dans la plupart des autres pays démocratiques.Il fonce dans le SCRS, ses bévues, son inefficacité structurelle et sa rivalité avec la GRC.Sa conclusion, dans le chapitre «Que sont-ils devenus?», débouche sur une question énorme, laissée sans réponse, soit la faillite du système judiciaire et des tribunaux canadiens devant le non-respect des lois par les agents secrets.L’agent Samson, blessé par la bombe qu’il plaçait pour le compte de la pègre, fut le seul agent de la GRC incarcéré pour avoir transgressé la loi.La chose est d’autant plus ironique que c’est lui qui a déclenché le cataclysme, qui a fait perdre les services de renseignements à la GRC au profit d’une nouvelle agence civile, à la suite des commissions Keable et McDonald.Il avait lancé à son procès qu’il avait fait «bien pire» en cambriolant les locaux de l’Agence de presse libre du Québec (APLQ) avec d’autres policiers de la SQ et de la police de Montréal.Le surintendant principal Cobb, de la GRC, l’inspecteur Jean Coutellier, de la SQ, et l’inspecteur Roger Cormier, de la police de Montréal, ont finalement plaidé cou-, pable pour le cambriolage de l’APLQ après avoir été vi-sés personnellement par la commission Keable, un courage que n’a pas eu le juge McDonald et ses commissaires libéraux Gilbert et Rickerd, précise Cléroux.Mais les trois policiers devaient être libérés inconditionnellement par le juge Roger Vincent, le 17 juin 1977, ce qui fait qu’fis n’ont eu aucun dossier judiciaire et ont vaqué, le lendemain, à leurs honorables fonctions policières.En tout, raconte le journaliste du Globe and Mail, 18 policiers furent accusés.Deux furent reconnus coupables mais aucun n’a été mis en prison.Le juge prononça une décision de relaxe, pour l’un.Et pour l’autre, il octroya un sursis.Trois autres furent acquittés.Quatre autres ont vu leurs accusations abandonnées faute de preuves suffisantes.Les autres causes, raconte Cléroux, traînèrent devant les tribunaux jusqu’à ce que la Cour d’appel, invoquant les délais indus au sens de la Charte de Pierre Trudeau, décide que cela suffisait.Les accusations furent abandonnées.Aucun policier identifié pour avoir transgressé la loi dans d’autre provinces ne fut accusé.«Il ne fut jamais question de congés ni de suspensions (durant les procès qui coûtèrent plus de 2 millions$ aux contribuables).Ils eurent de longues et heureuses carrières, des promotions, des honneurs», conclut le journaliste.C’est cette conclusion qui laisse le lecteur sur la perspective d’un autre livre, qui permettrait de mieux comprendre comment les pouvoirs politiques et judiciaires peuvent soudainement tomber en panne au même moment, dans les mêmes dossiers.Cléroux a aussi enrichi son livre d’un chapitre sur l’affaire Morin, qui ne révèle rien de vraiment important mais qui l’analyse dans la logique du renseignement, plutôt qu’à la morale souvent facile et factice de l’univers politique.Morin, raconte Cléroux, a travaillé à titre de haut fonctionnaire et avec l’accord de ses supérieurs avec les services de la GRC, chargés de la sécurité et qui s’intéressaient à ce titre aux dignitaires en visite ici.Contrairement à ce qu'on a pu lire, l’affaire Morin ne remonte pas aux années 60.Si tel était le cas, il faudrait examiner le cas de tous ces fonctionnaires qui continuent de faire le même travail au titre de la collaboration intergouvemementale, ce qui n’est ni un crime, ni une traîtrise, et qui ne l’était pas davantage pour Claude Morin, qui n’était pas indépendantiste à l’époque.Par contre, Cléroux est impitoyable devant la prétention de l’homme politique, qui pensait tenir en échec, seul, le formidable appareil de renseignement qu’était devenue la GRC.Après que Morin fut filmé en train d’accepter de l’argent, une hypothèse dont il a sous-estimé l'importance politique, raconte Cléroux en entrevue, «comme ministre, il était fait».«Imaginez, dit-il, qu’à la table des pourparlers constitutionnels un ministre fédéral lui lance à la fin d’une séance de négociation: en passant, je vous transmets les salutations de M.Fontaine (un de ses contrôleurs de la GRC).» On sent que le journaliste est déjà sur d’autres pistes: il s’interroge maintenant sur le fait que certains stratèges péquistes aient eu en main, la veille de la grande conférence constitutionnelle de 1981, l’essentiel des positions d’Ottawa, qu’ils ont coulées aux journalistes.Mais, ex-plique-t-il, le fédéral devait connaître très exactement le dossier du Québec pour le mettre en échec et mât en une seule nuit, celle des Long Couteaux.» Comment?Y avait-il une autre taupe dans le cabinet péquiste?A-t-on utilisé l’espionnage électronique?A l’écouter, je me disais que la dernière page d’un bon livre est toujours la première du suivant.Un Québécois au service du KGB LOUIS-GILLES FKANCOEUR LE DEVOIR L9 impuissance chronique de la Gendarmerie royale ' du Canada (GRC) dans les années 70 à neutraliser les agents soviétiques sur son territoire s’explique par la présence d’une véritable «taupe» au sein de son propre service de renseignement.C’est ce qu’affirmait hier soir l’émission Fifth Estate, de CBC, en précisant que cette taupe était l’agent Gilles Brunet.Ce dernier a été par ses révélations, planifiées par le KGB, en partie à l’origine de la création de la commission McDonald, le 6 juillet 1977, qui devait stigmatiser les coups bas de la GRC au pays et l’amputer de son service de renseignement pour le faire passer sous direction civile.Gilles Brunet était le fils de Joséphat Brunet, commissaire adjoint de la GRC dans les années 60 et précédemment responsable du premier service de renseignement de ce corps policier dans les années 50.M.Josaphat Brunet devait par la suite diriger la Sûreté du Québec.L’équipe de Fifth Estate a retracé des membres de la direction du KGB en Russie et colligé une série de détails accablants pour Gilles Brunet, mort d’une attaque de coeur en 1984.L’enquête de CBC disculpe par ailleurs un autre agent de renseignement de niveau supérieur, M.Jim Bennett, que la GRC avait identifié comme la taupe soviétique dans ses services à la suite d’une enquête bâclée, déclenchée en réalité par la hargne paranoïaque d’un haut dirigeant de la CIA, James Jesus Angleton.Ce dernier considérait sérieusement l’ancien premier ministre, M.Lester B.Pearson, comme un agent du KGB, ce qui n’a pas empêché l’ancien directeur de la GRC, John Starnes, de se fier à lui pour le reste! Les tentatives pour confondre Bennett, entreprises par la GRC et les Américains, ont toutes échouées.Même lorsque leur vacuité a commencé à s’imposer, la haute direction de la GRC, et son directeur, John Starnes, n’ont pas voulu revenir sur la répudiation de Bennett.L’ostracisme qui a frappé ce dernier avait atteint de telles proportions que des collègues avaient alors menacé de le tuer si jamais on devait prouver sa culpabilité.Cette fausse piste et la peur de la reconnaître comme telle pour ne pas déplaire à la CIA ont permis à la véritable taupe d’en mener large pendant des années.Fifth Estate retient des témoignages des dirigeants du KGB des renseignements déterminants sur la véritable taupe.I-a taupe a travaillé jusqu’en 1977-78, déclare Oleg Kalugin, qui fut le chef des espions soviétiques à l’étranger de 1970 à 1973.Il n’en dit pas davantage car un bon contrôleur n’identifie jamais ses sources, même après l’éclatement du régime.Or à cette époque, Bennett, le suspect de la GRC et de la CIA, avait quitté la GRC sous le poids de l’opprobe.Kalugin dira aussi que la taupe travaillait souvent avec les Soviétiques à Montréal, ce qui ne fut pas le cas de Bennett mais bien celui de Brunet.L’ancien responsable des espions soviétiques dira aussi que la «taupe» avait reçu «des centaines de milliers de dollars».Or Brunet, à cette époque, avait un train de vie incroyable.Amateur de bars, de femmes et de voyages, il dépensait plus que ne le permettait une solde d’agent de renseignement.En comparaison, Bennett vit, reclus en Australie, avec une vieille voilure grâce aux 7000$ par an que son service lui a laissé.Il aurait normalement dû recevoir 18 000$ par année.Un autre colonel du KGB, Vitaly Yurchenko, a déclaré à Fifth Estate que la taupe canadienne était morte en 1985.Brunet est mort en 1984 d’une attaque de coeur.Brunet a quitté la GRC en 1973 avec son collègue Donald McCleery parce qu’ils avaient désobéi à des ordres.Ix*s deux hommes ont poursuivi la GRC pour obtenir une compensation financière à la suite de ce congédiement.McCleery est le policier qui est à l’origine de la découverte du lieu où était emprisonné le diplomate James Cross durant la Crise d’octobre 1970.Il était des services qui ont fait plusieurs mauvais coups illégaux au début des années 70.C’est Brunet et McCleery qui ont provoqué la création de la commission McDonald par leurs révélations aux autorités fédérales sur certaines opérations illégales.C’est du moins ce qu’on lit dans le rapport de la commission.Or, un des grands patrons du KGB déclare qu’il a eu personnellement l’idée d’encourager cette dénonciation pour déstabiliser la GRC par une enquête publique.Ainsi, même hors de la (.RC, la taupe identifiée par hifth Estate pouvait s’avérer encore efficace.Et comme on ne perdait pas le contact avec les anciens amis, son utilité demeurait réelle, même déclinante.Don McCleery a refusé de raconter quoi que ce soit sur son ancien collègue Brunet, avec qui il avait fondé une agence de sécurité après leur congédiement.Cette agence, qui se spécialisait dans le renseignement politique notamment auprès des gouvernements et des syndicats, comme l’avait démontré une enquête du DEVOIR a l’époque, a finalement perdu son permis d’opération.I.es deux hommes devaient poursuivre leurs activités commerciales sous une autre raison sociale pendant quelques années encore.PATRONAT Dufour ne veut pas se pénaliser SUITE DE LA PAGE 1 caucus conservateur du Québec, apprend-on de bonne source.La consigne à Ottawa c’est: «allons-y prudemment».Les conservateurs ont peur de se faire reprocher de ressusciter l’accord de Charlottetown, rejetée par la population en octobre, s’ils offrent certains pouvoirs au Québec.Le ministre de l’Emploi Bernard Valcourt a fait savoir hier pour sa part que le statu quo allait continuer à s’appliquer pour le moment, même s’il reste confiant que les deux gouvernements vont trouver un terrain d’entente.Il ajoute cependant qu'il «est trop tôt pour se donner un échéancier» en vue de renouveier les ententes existantes dans ce domaine entre les deux gouvernements et qui prennent fin.aujourd’hui même.«Je ne peux pas me pénaliser indéfiniment», dit le président du Conseil du patronat, Ghislain Dufour.Le problème du CPQ, c’est que pour donner du poids à son appui à la position québécoise, il s’était engagé à boycotter les initiatives fédérales dans le domaine.Or, des patrons de grandes entreprises font pression sur le conseil pour qu’il change son fusil d’épaule.Ottawa débloque des fonds et organise des tables de concertation à travers le pays: «On ne peut pas se priver d’expertise et éventuellement de budget dans un secteur que tout le monde voit comme la priorité», dit-il.Le président de l’Association des manufacturiers du Québec, M.Richard Le Hir, pense de même.«Nous continuons d’appuyer M.Bourbeau, dit-il.Mais éventuel- lement, les entreprises vont devoir faire abstraction des discours politiques et trouver le moyen d’avoir accès aux budgets», dit-il, puisque les deux gouvernements continuent à offrir des services.Les deux principales associations patronales ont accepté de participer à un Forum des partenaires du marché du travail, organisé à Ottawa les 21 et 22 avril par la Commission canadienne de mise en valeur de la main-d’oeuvre.M.Bourbeau a quant à lui laissé entendre hier à l’Assemblée nationale qu’Ottawa risque de payer le prix électoral s’il continue à bouder les demandes du Québec.«Si le gouvernement fédéral veut se contenter d’émettre des principes, mais n’est pas intéressé à les traduire dans la réalité, c’est son problème et la population jugera.Je ne peux quand même pas déléguer une armée pour rapatrier de force des pouvoirs ou des budgets, je ne peux pas envoyer les zouaves pontificaux», dit-il.Il ajoute devant les journalistes que «c’est au gouvernement fédéral à faire la preuve que le fédéralisme peut-être rentable».La situation pose des problèmes à la Société québécoise de développement de la main-d’oeuvre, qui amorce ses activités demain.Créée pour prendre en charge tous les programmes de développement de main-d’oeuvre au Québec, y compris ceux rapatriés d’Ottawa, la société ne sait donc pas quelle sera l’étendue de ses responsabilités, convient M.Bourbeau.AUTOCHTONES Les Québécois ne cachent plus leurs ancêtres SUITE DE LA PAGE 1 portent des nuances significatives.Ils distinguent notamment les autochtones «pure laine» et les «nouveaux convertis», ceux qui se disent à la fois autochtones et d’une autre origine.En cinq ans, les «nouveaux convertis» sont passés de 31 620 à 72 210 au Québec, soit une augmentation de 128,4 %.Au cours de la même période, la population des autochtones «pure laine» n’a augmenté que de 32,6 % au Québec.En 1986, on avait dénombré 49 325 d’entre eux alors que cinq ans plus tard, leur nombre était passé à 65 405.Statistique Canada explique la montée des «nouveaux convertis» par une plus grande sensibilisation de la population aux questions autochtones à la suite des longs débats publics sur le sujet au cours de la période qui a précédé le recensement de 1991.Il est clair que les autochtones sont plus populaires auprès de la population, croit Hubert Charbonneau, démographe à l’Université de Montréal.«Autrefois, les Québécois cachaient leurs ancêtres autochtones.C’était mal vu.Aujourd’hui, c’est mieux vu.Les gens se déclarent autochtones plus volontiers», dit-il.Un tel aveu serait d’autant plus tentant que, depuis 1971, les individus complètent eux-mêmes le questionnaire du recensement: ils seraient ainsi plus simples de se déclarer autochtones selon l’air du temps ou les modes, explique M.Charbonneau.Au Québec, le nombre des autochtones «pure laine» correspond à celui des indiens reconnus et inscrits en vertu de la Loi sur les indiens, explique Jean-Guy Fortier, fonctionnaire au ministère des Affaires indiennes et du Nord.Les gens croient qu’en se déclarant autochtones, ils obtiendront les «soi-disants bénéfices» des indiens inscrits conformément à la Loi fédéral sur les indiens, soupire M.Picard, de l’Assemblée des premières nations.«Mais ça ne suffit pas», explique M.Fortier.Depuis 1985, un événement aurait contribué à la hausse de la population autochtone «pure laine».Un amendement à la Loi sur les indiens a permis aux femmes qui avaient perdu leur statut d’indien après avoir mariée un non-autochtone de recouvrer leur statut.Le ministère des Affaires indiennes aurait ainsi accepté près de 100 000 nouveaux inscrits -femmes et enfants de femmes dépossédés de leur statut- en vertu de cet amendement.«Toute la question de la citoyenneté est une question délicate pour les premières nations.Il doit revenir aux nations de déterminer qui pourra être déclaré membre d’une nation.Mais, cette question ne se réglera pas demain», affirme Ghislain Picard, de l’Assemblée des premières nations.Autre volet des études de Statistique Canada, une enquête auprès des peuples autochtones signale que 626 000 personnes s’identifiaient à leurs origines autochtones ou étaient des Indiens inscrits conformément à la Loi sur les Indiens du Canada.On est loin du nombre total de personnes ayant déclaré des origines autochtones.Pas moins de 1,045,885 personnes ont dit avoir des origines autochtones tandis que 1,002,675 personnes ont signalé aux recenseurs avoir des antécédents autochtones.Dans l’ensemble, la proportion de la population du Canada ayant déclaré des origines autochtones est passée de 2,8 pour cent en 1986 à 3,7 en 1991.Le Canada compte, selon le dernier recensement, 26,9 millions d’habitants.L’Ontario compte le plus grande nombre d’autochtones avec 172 545, soit 54,3 % de plus qu’en 1986 alors qu’on en avait recensé 111 815.La population autochtone canadienne est cependant concentrée à l’ouest de l’Ontario.Elle représente 69 pour cent de la population de cette région qui, elle, constitue moins de 30 pour cent de la population totale du Canada.Le recensement de 1991 a dénombré 41 855 personnes d’origines autochtones au Manitoba, 30310 en Saskatchewan, 79 780 en Alberta et 94 620 en Colombie-Britannique.Les Territoires du Nord-Ouest sont la seule région où la population d’origine autochtone est majoritaire.Avec près de 30 000 membres la communauté autochtone y forme 62,6 % de la population totale.Les autochtones, incluant Métis et Inuits, vivant en milieu urbain sont concentrés dans les villes de Vancouver, de Toronto, de Winnipeg et d’Edmonton.Statistique Canada indique que les données de son recensement sont incomplètes.Plus de 250 réserves et établissements autochtones ont été partiellement dénombrés en 1991.Le recensement n’y a pas été autorisé ou a été interrompu avant la réception de tous les questionnaires.«Les gens se déclarent autochtones plus volontiers».La plupart des gens croient qu'il n'y a qu'une façon d'aider le monde en développement.Nous en avons 26.à bc d e f j k 1 rnpo f'.M uv w x y z CODE L'autonomie grâce à l'alphabétisation dans le monde en développement.J'aimerais plus de renseignements sur les programmes de CODE.Nom.Adresse.Téléphone.Adresse de retour: CODE, 321, rue Chapel Ottawa (Ontario) KIN 7Z2 * Economisez jusqu'à 40$ par année Abaissez la température du thermostat de 20°C à 17°C durant la nuit.Le Devoir ÏCOKILO ?RENSEIGNEMENTS (514) 985-3333 ADMINISTRATION (514) 985-3333 AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3399 1 800 363 0305 SERVICE À LA CLIENTÈLE lES BUREAUX DU DEVOIR Le Devoir sont ouverts 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE Du WNDI AU VENDREDI MONTRÉAL (QUÉBEC) H3A 3M9 DE 91100 À 16H30
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