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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1993-03-31, Collections de BAnQ.

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Vol.L X X X I V, n o 7 5 T V Q / T o r o n I o S fi c LE DEVOIR PERSPECTIVES Politique et paradis artificiels Jean Dion Coïncidence, mimétisme, ou manifestation sublime de la solidarité ministérielle?Toujours est-il qu’en moins de 72 heures, Kim Campbell et Jean Charest ont tous deux avoué avoir fumé de la marijuana,, ou du vulgaire pot, dans leur jeunesse.Les plus clairvoyants des experts n’avaient certainement pas anticipé que «l’effet Clinton» aurait d’abord cette conséquence-là au Canada.Soyons toutefois bçau joueur et précisons que le président des Etats-Unis nie avoir inhalé la maléfique substance.Alors que les deux principaux prétendants au poste de premier ministre, eux, ne se sont pas privés de s’emplir les poumons de ces volutes illicites qui, comme chacun sait, peuvent susciter des comportements fort répréhensibles.Nul ne sait encore si l’électeur moyen aura été ému devant la candeur d’une telle confession.Nul ne sait non plus si le prochain scrutin général en sera affecté de manière notable.Mais l’observateur aux sens aiguisés par l’abstinence sait, de son côté, que bien des questions sont demeurées sans réponse.En pleine communion, Mme Campbell et M.Charest ont-ils trippé fort, ou se sont-ils étouffés?Ont-ils eu envie de recommencer?Ont-ils recommencé?Ont-ils décidé de faire de la politique avant ou après?Ou pendant?La chose est tellement risible qu’on s’étonnera à bon droit au’elle ait fait les titres des médias.Serait-ce encore la faute des journalistes, en mal de copie dans une campagne sans lustre et qui, faute d’idées à rapporter, se rabattent sur d’innocentes folies d’un autre âge?Peut-être.Mais il existe quand même plusieurs paradoxes énormes dans cette historiette qui nous fait survoler 30 ans entre la jeunesse de babyboomers et celle des années 1990, entre le temps des fleurs et celui des épines.L’un de ces paradoxes réside dans l’apparente obligation d’avouer ces gestes privés en meme temps que, devenu personnage public, on en minimise la portée.De fait, pourquoi ni Mme Campbell ni M.Charest n’ont-ils répondu que ce n’était pas de nos affaires?Pourquoi sont-ils entrés dans le jeu?Par authentique souci de transparence?Ou parce que le fait de refuser de commenter les rendrait encore plus suspects, en vertu de l’idée qu’aucun adolescent des années 60 ou 70 n’a pu résister à la tentation de tirer un joint?Quelle que soit la réponse, il en résulte un intéressant exercice flouting, mais à l’envers.On met sa tête sur le billot, on admet tout de go avant que les soupçons ne pèsent trop lourd et que les questions rnmmrai«nn impertinentes ne surgissent.Faute * avouée est à moitié pardonnée.Second paradoxe: ces «aveux» surviennent en plein à un moment où la marijuana fait l’objet, bien qu’encore marginalement, d’une certaine réhabilitation; selon plusieurs, ses vertus thérapeutiques seraient indéniables.Mais qui dit drogue dit crime, et M.Charest est opposé à sa légalisation.D’ailleurs, aussi nardi que puisse y a 25 ans et être un ministre-candidat, il serait .bien mal venu, politiquement, de un autre prendre la chose à la légère.La plu- mii rarhiire Part des Pays occidentaux se tar- qui camure guent de ljwer Y a-t-il une possible entre un ministre ayant inhalé de la mari il toujours au gin?livrer une lutte sans merci aux trafiquants.Hors des paradis artificiels et de la contre-culture, la drogue est devenue synonyme de vies gâchées et de déchéance.Mais, légalité oblige, la définition reste élastique.Y a-t-il comparaison possible entre une personnalité politique ayant inhalé de la mari il y a 25 ans et un ministre ou un député en poste qui carbure au gin?Pourtant, des seconds, on entend rarement parler.Troisième paradoxe, qui n’est pas le moins savoureux: le fait que les «aveux» aient surgi en début de course au leadership du Parti conservateur, pourtant traditionnel porte-voix de l’ordre et de la droiture.Des «valeurs sûres», comme on dit.Loin de nous l’idée de suggérer que des membres d’autres partis n’ont pas déjà commis le même genre de frasques.Mais le «caucus de la famille» du PC s’est-il reuni pour discuter du passé de cette autre valeur sûre qu est Mme Campbell, et de l’impact que pourra avoir sa déclaration intempestive sur la jeunesse du pays?Il serait intéressant de voir si la consommation de marijuana au temps de Diefenbaker ou de Trudeau y est considérée plus grave que le patronage ou la délation de chômeurs.Quoi qu’il en soit, les réactions des collègues et adversaires des deux candidats ont été empreintes d’une prudente sagesse.Bien d’autres qualités, défauts ou erreurs «historiques», a-t-on fait valoir, devraient servir à déterminer si une personne a les aptitudes requises pour accéder aux plus hautes fonctions de l'État.Cette ouverture d’esprit honore ses tenants.Mais il reste que le Canada, à la traîne des États-Unis encore une fois, est pratiquement assuré que son prochain premier ministre aura déjà fumé du pot.Pourquoi ne pas en profiter pour en changer la devise?Qui prend mari, prend pays! 1 N D 1x8 Actualités .A2 Agenda culturel B7 Avis légaux.B2 Annonces classées B4 Culture.B8 Économie.A5 Éditorial.AO E X Découvertes.B1 Idées.A7 Le Monde.B3 Montréal.A3 Mots croisés.B2 Politique.A4 Sports.B6 Météo Ciel variable Max.: 4 Détails en B2 M 0 N T R É A 1.1.K M K R (’ R E 1) I 3 1 M A R S 1 9 1) 3 (i fi e + T I* S + POLITIQUE La candidature de Francine Lalonde divise le PQ PAGE A-4 CULTURE Cinéma: non aux technocrates PAGE B-8 ÉCONOMIE La fin de Nationair demain?PAGE A-5 Rouleau remporte son pari PHOTO JACQUES NADEAU IA PREMIERE tant attendue de l’opéra québécois «Le Prix» a obtenu hier un grand succès.Le public a réservé un accueil chaleureux à ses principaux protagonistes, la soprano Colette Boky et la basse Joseph Rouleau que l’on voit ici dans une scène de cet opéra basé sur un livret original de l’écrivain Yves Beauchemin mis en musique par le compositeur Jacques Hétu.Nos informations en page A-8.Main-d’oeuvre Les patrons flirtent avec Ottawa Plus personne ne croit à un transfert à court terme des pouvoirs fédéraux MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les patrons ne croient plus à un transfert à court terme vers le Québec des pouvoirs fédéraux en main-.d’oeuvre et ont recommencé, pour protéger leurs intérêts, à flirter avec Ottawa qui débloque des milliards pour la formation.S’ils continuent toutefois d’appuyer la position défendue par le ministre québécois André Bourbeau pour la création d’un guichet unique dans ce domaine, ils «s’interrogent» sur la pertinence de cet appui, tandis qu’une entente entre les deux gouvernements semble de plus en plus illusoire.\x' front commun québécois tient le coup pour le moment, mais il semble ébranlé par la lenteur des discussions.A Ottawa, pendant ce temps, un éventuel transfert de pouvoir en main-d’oeuvre vers le Québec n’est poussé par personne ni au sein du conseil des ministres ni du VOIR PAGE A-8: PATRONAT Hausse de 70% des Québécois «autochtones» DANNY VEAR LE DEVOIR Les services secrets sont-ils à l’abri de la justice?Le journaliste Richard Cléroux publie les résultats d'une longue enquête sur la GRC et le SCRS LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les services secrets canadiens ont-ils trouvé un moyen de contrôler le système judiciaire, qui, au cours des dernières années, a passé l’éponge sur tous les actes illégaux commis par les agents secrets canadiens, et que le Québec, différent jusque dans ce domaine, a osé transformer en accusations formelles?Après deux secondes d’hésitation, Richard Cléroux déclare: «C’est très vraisemblable et c’est une question qu’il faudra fouiller!» Richard Cléroux vient de signer la version française de Pleins feux sur les services secrets canadien: révélations sur l’espionnage au pays, une traduction enrichie de Official Services, publié en 1991 par McGraw-Hill Ryerson Ltd.Son livre, plus accessible et surtout plus décapant que certains rapports soporifiques de commissions d’enquête sur le même sujet, explique en style journalistique comment les services secrets canadiens, ceux de la GRC et de son successeur, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), ont échappé, et continuent d’échapper, au contrôle du Parlement quand ils n’ont pas eux-mêmes contrôlé, induit en erreur ou entravé par des fuites calculées la plupart des ministres ou députés qui ont osé se placer en travers de leur chemin.Un contrôle démocratique des services secrets eut été d’autant plus nécessaire, soutient Cléroux, que la GRC avait accepté dans les années 70 un nouveau rôle de police politique sous la poussée du régime Tnideau.Elle a donc ajouté à ses gibiers traditionnels, comme les communistes, la nouvelle menace nationale, les «séparatistes», dont elle a alors entrepris d’incendier les places de réunion, d’identifier les membres de partis légalement constitués, et, faute d’ennemis réels, de prolonger artificiellement la vie du FLQ par l’émission de faux communiqués.Richard Cléroux ne se contente pas de faire l’histoire des mauvais coups de la GRC, des rivalités qui devaient De plus en plus de Québécois se découvrent un passé autochtone.Le nombre d’entre eux qui déclarent avoir des origines autochtones a augmenté de 70% en cinq ans, révèlent des résultats du dernier recensement de Statistique Canada.En 1986, la population québécoise qui se réclamait d’origine autochtone s’élevait à 80 945 personnes.Elle a grimpé à 137 615 à l’occasion du recensement de 1991.C’est l’augmentation la plus élevée de toutes les provin,ces canadiennes.A travers le Canada, plus d’un million de personnes ont déclaré des origines autochtones lors du recensement de 1991, soit 41% de plus qu’en 1986 alors que ce nombre était de 711 720.«Il faut être prudent dans l’interprétation de ces résultats», affirme Ghislain Picard, chef régional de l’Assemblée des premières nations pour le Québec et le Labrador.«Cç n’est pas parce qu’on se dit autochtone qu’on l’est».A ce chapitre, les résultats de Statistique Canada ap- VOIR PAGE A-8: AUTOCHTONES Hausse provisoire des tarifs locaux Le CRTC dit non à Bell ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Bell Canada n’obtiendra pas la «petite» hausse provisoire de ses tarifs locaux le 1er avril, 11% environ qu’elle réclamait dans l’attente du grand coup en sep- : tembre portant ces augmentations à plus de 50% en moyenne.Absolument pas convaincu que Bell subit une «dégradation sérieuse» de sa situation financière, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a rejeté, hier, la requête de la compagnie qui voulait augmenter, dès le 1er avril, ses tarifs locaux avant même que l’organisme ne l'entende lors d’une audience publique qui commence le 17 mai prochain.«L’intérêt public ne serait servi par l’approbation d’aucune majoration tarifaire, selon nous, tant que nous n’aurons pas procédé à un examen exhaustif de la requête en majoration tarifaire de Bell», a expliqué, hier, le président du CRTC, Keith Spicer, dans un communiqué.En revanche, le CRTC rend «provisoires» tous les tarifs actuels de Bell d’ici à ce qu’il rende une décision.En clair, le CRTC accepte de tenir compte des manques à gagner de Bell rétroactivement au 1er avril dans la déter- VOIR PAGE A-8: SERVICES SECRETS VOIR PAGE A-8: BELL A 2 L E I) E V 0 1 R , L E M E R C R E DI 3 1 M A li S I !) !» 3 J LES ACTUALITES EN BREF I.CONCILIATION SUSPENDUE AU JOURNAL DE MONTRÉAL LE DEVOIR — Le Syndicat des travailleurs en information du Journal de Montréal a annoncé hier que la conciliation entreprise le 3 février entre le syndicat et la direction du quotidien en vue de renouveler la convention collective, échue depuis le 31décembre dernier, a été suspendue sine die le lundi 29 mars.Selon le syndicat, le conciliateur Robert Chagnon a pris cette décision après avoir constaté que l’écart entre les dêiix parties est encore trop grand pdur qu’il puisse tenter un rapprochement pouvant éventuellement cqnduire à un règlement final.Les démandes patronales comportent notamment un gel des échelles de salaires pour les trois prochaines année?avec paiement d’une somme forfaitaire en 1994 et en 1995 et la suspension pendant trois ans de la clause d’indexation pour toutes les clauses monétaires accessoires.Le syndicat résiste à ces «reculs importait?pu niveau salarial et monétaire» en arguant que Québécor a déclaré des profits records pour l’année 1992.LES CANADIENS APPROUVENT LE SUICIDE ASSISTÉ Winnipeg (PC) — La plupart des Canadiens approuvent le suicide assisté, indique un sondage publié hier.Sept personnes sur dix sont d’accord avec la légalisation des actes de suicide assisté par un médecin tandis que 76% des Canadiens affirment Sue les malades en phase terminale evraient avoir le droit de décider d’eux-mêmes le moment de leur mort, révèle un sondage Angus Reid effectué pour le compte de Southam News.Les résultats de cette consultation, menée auprès de 1500 Canadiens du 15 au 18 mars, a comblé les supporteurs de Mme Sue Rodriguez, cette citoyenne de Victoria atteinte de la maladie de Lou Gerhig.SQ À KAHNAWAKE: DE «GRAVES CONSÉQUENCES» (PC) — Le représentant du ministre de la Sécurité publique a mis en garde, hier, le juge Jean Marquis contre les «graves conséquences» qui pourraient découler de la décision de forcer la Sûreté du Québec (SQ) à intervenir dans la réserve de Kahnawake pour enquêter sur les coups de feu et les balles trouvées chez des résidants de LaSalle, en banlieue de Montréal.«Cette question déborde du judiciaire.Les moyens actuels sont les plus propices dans le moment pour assurer la paix, l’ordre et la sécurité publique», a plaidé Me JeamYves Bernard au nom du procureur général du Québec et du ministre de la Sécurité publique, Claude, Ryan.Au cours des 15 derniers mQis, LaSalle a dénombré 48 incidents, soit 29 coups de feu et 19 balles en provenance de Kahnawake.PAS DE COUPURES DANS LES PROGRAMMES » « « • Qüébèc (PC) — La ministre de l’Education, de l’Enseignement supé- æ:t de la Science, Lucienne Ro-, a rappelé, hier, aux administrations scolaires du Québec que les coupures de plus de 100 millionsS annoncées dans le dernier budget des dépenses doivent être faites dans l'administrtation et non pas dans les programmes d’enseignement.Répondant à une question du critique dejljopposition officielle, Jacques Brpgsard, la ministre a rappelé que le secteur de l’éducation représente bohj an mal an 25% des dépenses gouvernementales, soit au-delà de 10 milliardsS par année, et qu’il est tout à fait pormal de demander aux administrateurs locaux «d’étre encore plus efficients au niveau de la gestion dellèurs ressources».e£ogis Ancienne adresse Nouveau restaurant Table d'hôte (midi et soir) Service rapide pour et après Théâtre et Hockey Secteur public La FTQ prête à joindre un front commun LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Des pourparlers sont en cours au niveau des coordinations syndicales en vue de la constitution d'un front commun intersyndical du secteur public pour contrer le gel de, salaire proposé aux employés de l’État québécois.C’est ce qu’a confirmé, hier, au cours d’une entrevue au DÉVOIR, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), M.Fernand Daoust.«Nous ne voyons aucune objection à une alliance stratégique en vue d’objectifs spécifiques, a déclaré M.Daoust.Il faudra, bien sûr, en définir le fonctionnement.Mais dans le cas présent, ça s’impose pour être capable d’infléchir l'orientation gouvernementale de non-négociation.» Dimanche dernier, le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), M.Gérait! I arose, avait aussi appelé de ses voeux la formation d’une telle coalition incluant la Centrale de l’enseignement du Québec.Les deux hommes devaient d’ailleurs converser hier après-midi au téléphone sur cette hypothèse de front commun.Comme les autres centrales, la FTQ n’a définitivement pas digéré l’intention gouvernementale exprimée le 23 mars dernier.«Le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson nous dit: je veux une réponse au plus tard le 8 avril, le jeudi saint, avant la crucifixion du lendemain.Ça, c’est un ultimatum inacceptable qu’on ne peut interpréter autrement que par un refus de négocier.» La ITQ rejette l'idée d’un,gel des salaires des employés de l’État jusqu’au 30 juin 1995, tout comme le bonus de 1% au rendement dans les établissements locaux générateurs d’une meilleure productivité.C’était d’ailleurs le sens de l’intervention qu’a livrée hier M.Daoust devant les 250 délégués du Conseil provincial des affaires sociales (SCFP) réunis en congrès à Sherbrooke.Opposition de principe, d’abord, pour la FIT), qui n’accepte pas qu’on fixe ainsi «le point de départ et le point d’arrivée de la négociation».«Ce n’est pas vrai qu’année après année, le gouvernement va refuser de faire une vraie négociation, de dire M.Daoust.C’est casse-cou comme méthode et c’est jouer avec le feu.» «La FTQ n’est pas insensible à l’état des finances publiques et à la situation économique, d’expliquer son président.Mais faut-il encore pouvoir en discuter.» la FTQ met en garde le gouvernement contre «la voie terriblement dangereuse de l’imposition par décret de sa proposition».«Depuis dix ans, le pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés du secteur public a diminué, fait valoir Fernand Daoust.Cette façon de procéder transforme les employés en boucs émissaires.C'est démagogique de suggérer à une opinion publique bouleversée par tout ce qui arrive que la solution passe par un autre cran de plps dans la ceinture des employés de l’État.» L’approche de bonus au rendement local du ministre Johnson, c’est «brouillon» et «amateur», juge Fernand Daoust.Cela menace en outre les ouvertures récentes des employeurs et des syndiqués sur la question de l’organisation du travail.«Depuis deux ou trois ans au Québec, on se préoccupe tous des problèmes de productivité, de rentabilité, de qualité des services et des produits, de gestion des ressources humaines.«Le débat est amorcé et il exige une grande ouverture d’esprit et une confiance entre les parties.Mais le gouvernement, qui est l’employeur le plus imposant au Québec, l’aborde de façon précipitée et cavalière, avec ses gros sabots, sans préparation des mentalités, sans analyse, sans examen, sans échange.Un, deux, trois: c’est tout» «Tout ca met en péril des avances, un modèle québécois qui commence à se façonner, d’ajouter M.Daoust.Et ça rend les gens éminemment soup- Sonneux dans tous les milieux pu-lics et privés.» «Le gouvernement se fait kamikaze.Et chez nous, on n’a pas le goût de se faire hara-kiri, pas une damnée miette», conclut le président de la FTQ.» 2065, BISHOP Québec verse 14,2 millions$ à des familles cries CATHERINE LECONTE LE DEVOIR Le gouvernement du Québec a versé l’an dernier 14,2 millions$ à 1312 familles cries au titre du Programme de sécurité du revenu des chasseurs et trappeurs cris, institué par la Convention de la Baie James et du Nord québécois.Aux termes de la Convention, ce programme, qui est administré par un Office dont trois membres sont nommés par Québec et trois autres par l’Administration régionale crie, «est destiné à fournir une garantie de revenu, des prestations et autres mesures d’incitation aux Cris de se consacrer aux activités d’exploitation de la faune comme mode de vie».Pour bénéficier du programme, le chef de famille doit consacrer plus de temps aux activités traditionnelles qu’à un emploi rémunéré et les exercer pendant un minimum de 120 jours par an.Chaque adulte de la famille touchait l’an dernier 36,89$ par jour de chasse, rémunération qui n’est pas cumulable avec un programme fédéral ou provincial d’aide sociale.D’après le rapport annuel 1991-92 que vient de publier l’Office, les 14,2 millionsS versés l’an dernier représentaient une hausse de 5,77%, due principalement au fait que les prestations sont indexées au coût de la vie au Québec, suivant l’indice d’accroissement en vigueur pour le régime des rentes du Québec.Mais cette hausse reflète aussi une augmentation de 1,42% de la participation des Cris à ce programme, dont ont bénéficié au total 3018 personnes (dont 1206 enfants), soit 29% de la population crie du territoire de la Baie James.L’Office souligne que «le programme continue à attirer chaque année une nouvelle clientèle parmi les jeunes adultes», ce qui «confirme que le mode de vie traditionnel, basé sur la chasse, la pèche et le piégeage demeure un élément dynamique de la vie socio-économique de la communauté crie».Le déficit ontarien pourrait atteindre 17 milliards$ Niagara-on-the-Lake, Ontario (PC) — Le ministre des Finances de l’Ontario, Floyd Laughren, a prévenu les contribuables de cette province, hier, que le déficit de l’exercice financier 1993-94 atteindra 17 milliardsS, si des mesures draconiennes ne sont pas prises pour réduire les dépenses.le déficit de l’année 1992-93, qui se termine aujourd’hui, devrait dépasser 12 milliardsS, pour un budget de 53 milliardsS.Si le déficit n’est pas contrôlé, a souligné M.laughren, la dette accumulée de la province va s’élever à 120 milliardsS en 1996.987-9586 madeleine arbour, s.d.i.q., d.i.c.designer en aménagement d'intérieur \tés'den*,el • c°mmerc/0/ y depuis 1965 / vieux-montréal / \ (514) 878-3846 / 0 Economisez jusqu'à 12$ par année Utilisez une minuterie de chauffe-moteur.ICOKILO 333-KILO a Johnson promet qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts ou de taxes MAURICE GIRARD MAURICE GIRARD PRESSE CANADIENNE Québec — Le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson a annoncé hier qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts ou de taxes dans le budget que doit présenter dans quelques semaines son collègue des Éinances, M.Gérard-D.Levesque.Piètre consolation pour l’opposition, qui a reproché hier au ministre de se soustraire à son obligation de faire des choix douloureux dans les grandes orientations économiques du Québec.En commission parlementaire, M.Johnson a expliqué que le gouvernement libéral maintenait ferme sa décision de faire porter sur ses fonctionnaires les conséquences de ses choix budgétaires puisque la capacité de payer des travailleurs a été épuisée.Entre le contribuable et le rond-de-cuir, Québec prend la parti du citoyen, laisse-t-il entendre.C’est pourquoi le gouvernement propose pour les deux prochaines années un gel de salaires à ses 300 000 fonctionnaires.«.l’autre choix qu’on pourrait (faire), celui d’augmenter les impôts, est totalement exclu.Entre l’endettement, la levée d’impôts et de taxes et les régimes publiques, il s’agit donc de privilégier.un régime-minceur pour les dépenses publiques», a soutenu M.Johnson au cours d’un débat vigoureux avec l’opposition.Déjà, la semaine dernière, les deux partis avaient eu l’occasion d’en découdre sur le contenu des crédits.Le débat en commission parlementaire devrait permettre d’approfondir les thèses respectives des deux partis, ce qui n’a pas semblé être le cas aux discussions d’hier à la Commission de l’aména-gepient et des équipements.A cette occasion, le critique de l’opposition, M.Jacques Léonard (Labelle), a accusé le gouvernement de trafiquer les chiffres pour parvenir à ses fins «arithmétiques plutôt que politiques» et il renvoie le ministre aux nombreux éditoriaux, peu réceptifs aux thèses gouvernementales.«Il est rare dans le passé qu’on ait eu un concert aussi unanime de critiques à l’endroit des crédits déposés par l’actuel président du Conseil du Trésor», a-t-il observé en faisant état de «la déception profonde du f Jt Daniel Johnson: «Entre l’endettement, la levée d’impôts et de taxes et les régimes publiques, il s’agit donc de privilégier.un régime-minceur pour les dépenses publiques».milieu économique et des Québécois à l’endroit de ces crédits».La lecture du document publié la semaine dernière révèle «une espèce de statu quo, de repli sur soi, un refus de se poser des questions sur la façon de relancer l’économie.On ne voit pas du tout dans ces cré- dits de quelle façon on a recentré le rôle de l’État’, accuse M.Léonard.Tout en se gardant d’accuser son adversaire, comme il le disait, de «sottise», le ministre Johnson a dénoncé sa «pauvreté d’analyse qui repose sur une ignorance involontaire de certains documents».Vaccin DCT: les parents de neuf enfants demandent une indemnisation JEAN DION LE DEVOIR Le vaccin DCT a-t-il été la cause directe de maladies mentales et neurologiques chez plusieurs enfants québécois?C’est ce qu’aura à déterminer la Commission des affaires sociales (CAS), qui a repris hier ses audiences relativement aux cas de neuf enfants dont les parents allèguent que l'inoculation du vaccin en bas âge a entraîné l’apparition d’encéphalite, d’épilepsie et de retards mentaux sérieux.Après avoir entendu des experts de six domaines (épidémiologie, neuropathologie, immunologie, etc.) au cours des mois de janvier et février, la CAS entendait hier les premiers témoignages de parents.Ceux-ci ont exercé un recours en appel devant la Comission après que le ministère de la Santé eut refusé de les indemniser parce que, selon lui, il n’existe pas de lien concluant entre le vaccin DCT (contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos) et l’état des enfants.Hier, Lucille et Régent Daoust ont expliqué aux deux avocats qui les interrogeaient comment leur cauchemar a commencé, un lundi de décembre 1962.Six mois plus tôt, au terme d’une grossesse sans histoire, Mme Daoust avait donné naissance à une petite fille tout à fait normale, le troisième enfant du couple.Cet après-midi de décembre, la petite Lucie — «une enfant enjouée, qui gazouillait», dit sa mère — reçut du médecin de la famille Daoust le vaccin DCT.En soirée, la situation devait cependant se gâter, le bébé devenant fiévreux, ne cessant de pleurer, et son bras, tournant au bleu puis au mauve, présentant une enflure prononcée.Devant l’inquiétude des parents, le médecin prescrivit des comprimés et l’application de compresses.Trois jours plus tard, la grand-mère de Ixicie, qui la gardait, devait constater un phénomène anormal: la tête du bébé basculait soudainement vers l’arrière et ses yeux «roulaient» dans leur orbite.On l’emmena à l’hôpital, oii elle fut gardée sous observation, mais aucun problème particulier ne fut décelé.«Si j’avais su que mon enfant allait devenir un légume, j’aurais posé des questions», a relaté hier Mme Daoust, fouillant dans ses souvenirs d’il y a 30 ans.Car par la suite, la santé de l’enfant alla en se détériorant.Si sa croissance physique ne présentait pas d’ani- croche, elle avait en revanche les membres raides ou complètement relâchés, ne parlait ni ne marchait, et salivait anormalement.Intellectuellement, elle ne répondait à aucun stimulus.Les crises et pertes de conscience continuèrent de se manifester au fil des mois.A quatre ans, devant l’abondance de soins quelle exigeait, I-ucie fut placée en institution par ses parents, qui la visitaient régulièrement.Mais elle ne devait jamais parler ni sourire, pas plus qu’elle ne reconnut son père ou sa mère de toute sa vie après le vaccin.Elle est décédée en 1970, à l’âge de huit ans.Dans cette affaire, les témoignages des experts se sont contredits quant aux effets précis du vaccin.Les études effectuées sur le sujet tendent toutefois à démontrer qu'il existe un risque de 1 sur plus de 100 (KM) qu’un enfant réagisse très mal au DCT.Dans les cas soumis à la CAS, il se pourrait que le vaccin n’ait fait qu’accélérer la précarité de l’état physique.Les travaux de la CAS se poursuivent aujourd’hui avec l’audition d’un second couple de parents.Tribunal administratif, la Commission rendra sa décision en septembre, et celle-ci sera finale et sans appel.Un Québécois au service du KGB LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR L* impuissance chronique de la Gen-! darmerie royale du Canada (GRC) dans les années 70 à neutraliser les agents soviétiques sur son territoire s’explique par la présence d’une véritable «taupe» au sein de son propre service de renseignement C’est ce qu’affirmait hier soir l’émission Fifth Estate, de CBC, en précisant que cette taupe était l’agent Gilles Brunet.Ce dernier a été par ses révélations, planifiées par le KGB, en partie à l’origine de la création de la commission McDonald, le 6 juillet 1977, qui devait stigmatiser les coups bas de la GRC au pays et l’amputer de son service de renseignement pour le faire passer sous direction civile.Gilles Brunet était le fils de Joséphat Brunet, commissaire adjoint de la GRC dans les années 60 et précédemment responsable du premier service de renseignement de ce corps policier dans les années 50.M.Josaphat Brunet devait par la suite diriger la Sûreté du Québec.L’équipe de Fifth Estate a retracé des membres de la direction du KGB en Russie et colligé une série de détails accablants pour Gilles Brunet, mort d’une attaque de coeur en 1984.L’enquête de CBC disculpe par ailleurs un autre agent de renseignement de niveau supérieur, M.Jim Bennett, que la GRC avait identifié comme la taupe soviétique dans ses services à la suite d’une enquête bâclée, déclenchée en réalité par la hargne paranoïaque d’un haut dirigeant de la CIA James Jesus Angle ton.Ce dernier considérait sérieusement l’ancien premier ministre, M.Lester B.Pearson, comme un agent du KGB, ce qui n’a pas empêché l’ancien directeur de la GRC, John Stames, de se fier à lui pour le reste! Les tentatives pour confondre Bennett, entreprises par la GRC et les Américains, ont toutes échouées.Même lorsque leur vacuité a commencé à s’imposer, la haute direction de la GRC, et son directeur, John Stames, n’ont pas voulu revenir sur la répudiation de Bennett.L’ostracisme qui a frappé ce dernier avait atteint de telles proportions que des collègues avaient alors menacé de le tuer si jamais on devait prouver sa culpabilité.Cette fausse piste et la peur de la reconnaître comme telle pour ne pas déplaire à la CIA ont permis à la véritable taupe d’en mener large pendant des années.Fifth Estate retient des témoignages des dirigeants du KGB des renseignements déterminants sur la véritable taupe.La taupe a travaillé jusqu’en 1977-78, déclare Oleg Kalugin, qui fut le chef des espions soviétiques à l’étranger de 1970 à 1973.Il n’en dit pas davantage car un bon contrôleur n’identifie jamais ses sources, même après l’éclatement du régime.Or à cette époque, Bennett, le suspect de la GRC et de la CIA avait quitté la GRC sous le poids de l’oppro-be.Kalugin dira aussi que la taupe travaillait souvent avec les Soviétiques à Montréal, ce qui ne fut pas le cas de Bennett mais bien celui de Brunet L’ancien responsable des espions soviétiques dira aussi que la «taupe» avait reçu «des centaines de milliers de dollars».Or Brunet, à cette époque, avait un train de vie incroyable.Amateur de bars, de femmes et de voyages, il dépensait plus que ne le permettait une solde d’agent de renseignement.Èn comparaison, Bennett vit, reclus en Australie, avec une vieille voiture grâce aux 7000$ par an que son service lui a laissé.Il aurait normalement dû recevoir 18 (XX)$ par année.Un autre colonel du KGB, Vitaly Yurchenko, a déclaré à Fifth Estate que la taupe canadienne était morte en 1985.Brunet est mort en 1984 d’une attaque de coeur.Brunet a quitté la GRC en 1973 avec son collègue Donald McCleery parce qu’ils avaient désobéi à des ordres.Ijes deux hommes ont poursuivi la GRC pour obtenir une compensation financière à la suite de ce congédiement.McCleery est le policier qui est à l’origine de la découverte du lieu où était emprisonné le diplomate James Cross durant la Crise d’octobre 1970.Il était des services qui ont fait plusieurs mauvais coups illégaux au début des années 70.C’est Brunet et McCleery qui ont provoqué la création de la commission McDonald par leurs révélations aux autorités fédérales sur certaines opérations illégales.C’est du moins ce qu’on lit dans le rap|X)rt de la commission.Or, un des grands patrons du KGB déclare qu’il a eu personnellement l’idée d’encourager cette dénonciation pour déstabiliser la GRC par une enquête publique.Ainsi, même hors de la GRC, la taupe identifiée par Fifth Estate pouvait s’avérer encore efficace.Don McCleery a refusé de raconter quoi que ce soit sur son ancien collègue Brunet, avec qui il avait fondé une agence de sécurité après leur congédiement.Cette agence, qui se spécialisait dans le renseignement politique notamment auprès des gouvernements et des syndicats, comme l’avait démontré une enquête du DEVOIR à l’époque, a finalement perdu son permis d’opération.Les deux hommes devaient poursuivre leurs activités commerciales sous une autre raison sociale pendant quelques minées encore. I- E I) E V 0 I R .L E M E R, C R E I) 1 3 1 M A R S 1 !) !) 3 / le devoir a 3* MONTREAL 03 CJCD i 1 —- ^03 U La petite boite où I ‘on mange bun Salons privés Ouvert le dimanche 844 - 1 Stuttgart en août, bien que sa suspension pour dopage, ramenée à un j an, prenne fin la veille de la compétition, a fait savoir hier la Fédération internationale d’athlétisme.Le secrétaire général de l’IAAF, Istvan Gyou- ; lai, a expliqué que la championne allemande serait en effet dans l’impos- j sibilité de disputer les qualifications, , qui, elles, auront lieu avant la fin de sa suspension.Krabbe, championne du monde du 100 et du 200 mètres, a j vu sa suspension de quatre ans pour dopage réduite à un an hier par la Fédération allemande d’athlétisme ; (DLV).ri
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