Le devoir, 15 mai 1993, Cahier C
'ïëémim ftigcC-2 Cinéma Pige C-3 ThéâbvRjge C-5 Musique Page C-7 Arts visuels Page C-16 ARTS VISUELS Les oignons de tout le monde Le Biodâme de Jean-Jules Soucy au Lieu RÉMY CHAREST CORRESPONDANT A QUEBEC Un après-midi ensoleillé, deux ados à la quinzaine chevelue, look gentiment grunge, déambulent dans la salle d’exposition du Centre d’artistes Le Lieu, rue du Pont, à Québec.Entre les foisonnants éléments du Biodâme, installation de Jean-Jules Soucy, on entrevoit leurs airs impressionnés, leurs sourires amusés.«Ayoye! C’est trop hot!», lance le garçon, sous le regard de sa copine plus discrète qui acquiesce eh silence en le tenant par la main.«C’est-tu tout fait avec des pelures d’oignons?», qu’il me demande.Ben oui, kid, tout avec des oignons.Sauf les bouts qui sont faits avec autre chose, comme de raison.Les filets de sacs d’oignon qui donnent à l’installation un air de jungle, par exemple, ou les oiseaux perchés sur des semblants de lianes, faits de sacs de papier transformés oh! combien simplement en faune aérienne.Et il y a aussi, tout à côté, la courtepointe d’été, faite de carrés de moustiquaire bordés de tissus multicolores et qui vient avec ses chassis doubles pour l’hiver.Et les petits panneaux, semblables à ceux des sentiers d’interprétation de nos parcs nationaux qui, au lieu de parler de plantes des sous-bois, combattent la langue de bois à coup de calembours.«L’idée que le réchauffement planétaire fera boule de neige me rassure», explique-l’un.«J’al-luminium» ou «Nos tests d’urine contiennent des restes d’usine», disent deux autres plaquettes en nous ramenant rapidement au Saguenay-Lac-Saint-Jean, pays natal de Soucy et de ses idées folles.Un rire profond Car voyez-vous, au premier coup d’oeil, tout ça n’a l’air que drôle.Un gigantesque calembour, réalisé avec beaucoup d’esprit et avec l’effort considérable de ramasser pendant un an les pelures d'oignon de la ville de La Baie et de l’Hôpital de Chicoutimi, de les blanchir et de les teindre des couleurs de «l’aquaréel».Le Lieu, centre par excellence de l’art à saveur sociale, aurait-il cédé à l'art sur l’art?Pantoute.Ce n’est pas juste pour rire que l’artiste s’est soucié de transformer ces pelures en fleurs ou en colliers «Ha HaPwaiens»: c’est parce qu’avec l’effet de serre, La Baie des Ha Ha! deviendra bien, un jour, une destination soleil.On pense en riant, devant ces panneaux d'interprétation ornithologique, pareils à ceux que l'on trouve dans le parc de Ville de La Baie, mais où figurent des CF-18, oiseaux pas rares du tout dans un ciel aussi proche de Bagotville et de sa base militaire.Jean-Jules Soucy a fait sa marque de commerce de ces mélanges très fins et un peu snoreau d’humour foisonnant, d’esthétique qui ne se prend pas au sérieux et de propos politique émergeant graduellement à l’observation.Environnement en général et recyclage en particulier, influence du et sur le milieu de vie, difficulté de produire de l’art en région, Soucy a développé, au fil de ses quinze ans de création, des préoccupations claires, qu’il assemble avec une habileté peu commune dans un langage très personnel et extrêmement sympathique.VOIR PAGE 2: BIODÂME LE DEVOIR L 8 tu niai et juin, Montréal vit au rythme noir et déséquilibré d’Antonin Artaud.Les «Journées internationales» vont permettre de faire le point sur cette figure emblématique du siècle, artiste complet, dernier poète maudit, écrivain sulfureux, fou prophétique « 'C A \ & ,wy:.x' ft : -i*: ; *.•À|!&¦ mk .» .’ v ,:~\h IgifsV;,'.Ma L’illustration est d’Alain Pilon et paraît en page couverture du numéro 42 de Vice- Versa consacré à Antonin Artaud.En haut, à droite, Artaud, un dessin à l’encre d’André Masson.I ! i Antonin Artaud Poète et martyr STÉPHANE BAI LLARGEON LE DEVOIR Artaud vomissait la littérature et les littérateurs.Il détestait aussi le théâtre et le cinéma (un certain théâtre, un certain cinéma) et fuyait la société (une certaine société), dont il était un suicidé ambulant, comme Van Gogh, à qui il a consacré ses plus belles pages.Révolté définitif, il s’est progressivement affirmé comme le plus implacable exterminateur de la comédie culturelle., Et voilà pourtant que pendant T“ deux mois, dès cette semaine et jusqu’à la fin juin, Montréal lui consacre un colloque, des expositions, des hommages, qu’on lui dédit ses propres textes de théâtre et qu’on projette ses films, bref qu’on le fête comme monstre sacré, comme gran-técrivain.Le pauvre doit se retourner sur son bûcher! Il nous avait pourtant averti dans Le théâtre et son double, une de ses oeuvres maîtresses: «S’il est encore quelque chose d’infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c’est de s’attarder artistiquement sur des formes, au lieu d’être comme des suppliciés que l’on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers.» «L’objectif n’est pas de commémorer sa mémoire, de célébrer son oeuvre ou sa folie», réplique Simon Harel, d’un ton catégorique.Le professeur au département d’études littéraires de l’UQAM est un des organisateurs de ces «Journées internationales Antonin Artaud», dont le lancement officiel avait lieu jeudi de cette semaine, à l’UQAM.«On veut plutôt faire jouer pour nous, dans la société actuelle, une oeuvre essentiellement subversive.» Artaud super star Dans les années 1960-1970, l’engouement pour Artaud frisait la frénésie.Ses oeuvres paraissaient en poche, la jeunesse se l’arrachait, et les soixante-huitards maculaient les murs de ses formules chocs.On a déjà écrit que «le moindre chanteur rock, alors, se réclamait de lui».Au début des années 1970, un des célèbres colloques de Cerisy, en France, avait déjà tenté de «faire jouer» l’oeuvre d’Artaud.Mais on s’était attardé sur l’aspect littéraire du créateur.Cette fois, à Montréal, les participants venus d’un peu partout dans le iponde, mais surtout d’Europe, des Etats-Unis et du Québec vont mettre en lumière ce que le professeur Harel nomme «l’aspect multidisciplinai VOIR PAGE 2: ARTAUD SUSAN G.SCOTT The Drépmer du 24 avril au 20 mai 1993 7 jours/semaine, de 11 heures à 18 heures 8/8-ARTS PRINCE PRINCE » 988^0274402307^974 060632028 I.E I) E VOIE, LES SAMEDI 15 ET DI M A X Ç II E I fi M A I 1993 c ^ ?PHOTOS HADIO CANADA - ' ¦y.'"' /'- /> 1 .'• WmPl Mm mm:, ^tCsvsx ¦ ¦.m." : ' ' • - Hra ' • • r mm,ü f/\ m; 1 994 LES ARTAUD Il s'est progressivement affirmé comme le plus implacable exterminateur rin In nna/vinffa/) rultuVûllO SUITE DE LA PAGE 1 BIODÂME Un discours social incisif SUITE DE LA PAGE 1 re» de l’oeuvre de ce touche à tout à tout, comédien et écrivain, dessinateur et essayiste, poète et scénariste, mystique ennemi de Dieu et de la plupart des hommes de son siècle fou.Artaud était tout cela à la fois, et tout cela en même temps.Né en 1896, dès son enfance, tout au long de sa vie, il a cultivé une expérience des limites, des frontières et de l’abîme, pour accéder à un renouveau de la pensée, des arts, de toute sa vie.Le colloque organisé dans le cadre des «Journées» et qui s’est ouvert jeudi le 13 pour se terminer aujourd’hui même, à l’UQAM, va faire le point sur ce(-te compulsion de convergencé, avec des exposés sur l’écriture et la folie, l’athéisme et l’abjection!, l’épistolier, les dessins sans frontières.Certains participants (Michel Camus de Paris, Carlo Pasi d’Italie, Sylvère Lotringer de New York.) ont publié leurs allocutions dans le numéro exceptionnel que publie Vice Versa, la revue du «transculturalisme» qui souligne en même temps son dixième anniversaire et dont nous reproduisons la photo couverture enpremièrç page de ce cahier.Pendant les «Journées», il y aura bien sûr du théâtre et du cinéma, parce qu’Artaud était un acteur de talen(.D’une beauté énigmatique (Samy Frey le personnifiera bientôt son rôle à l'écran), il a interprété de nombreux rôles dans des films d’Abel Gance, Dreyer et Pabst avant de fonder le théâtre Alfred-Jarry (1930) et d’écrire deux essais, Le Théâtre de la cruauté (1932) et Le Théâtre et son double (1938), qui ont, depuis, complètement bouleversé cet art, jusqu’à faire d’Artaud une des deux ou trois figures incontournables du siècle, avec Brecht notamment.Des troupes comme Carbonne 14 puisent là l’essentiel de leur source.La semaine dernière la Cinémathèque, québécoise a présenté une Rétrospective Artaud.Le 2.1 mai, à la Galerie de l’UQAM, Martine Dumont, une des codirectrice des «Journées» va mettre en lecture des textes et des lettres d’Artaud traitant de ses expériences de psychiatrisé et des influences de la culture amérindienne sur son oeuvre.Artaud admirait le théâtre de Bali et les rituels des Ta-rahumaras du Mexique.Il fondait la spécificité de son art sur le geste.Pour lui, l’auteur, l'acteur, le spectateur devaient libérer leurs instincts élémentaires et surtout la cruauté, gage absolue de sincérité, dans un délire de violence, de fureur et de cris.t v «.à jamais la jeunesse reconnaîtra pour sien cet oriflamme calciné.» «Je suis une torche vivante» Lui-même n’a pas résisté à ses démons.Artaud disait; «Je suis une torche vivante».Et encore: «La nature a prise des précautions contre moi».André Breton a écrit qu’«à jamais la jeunesse reconnaîtra pour sien cet oriflamme calciné.» En 1937, après un voyage en Irlande, Artaud a été avalé par le système asilaire.Il n’en est ressorti que neuf ans plus tard, après la Deuxième Guerre mondiale.Et pendant deux ans, jusqu’à sa mort, en 1948, il n’a cessé de noircir des cahiers de mots et de dessins.Avec sa volumineuse correspondance, cette production remplit une trentaine de volumes de ses Oeuvres complètes, dont la publication est encore inachevée, sous la direction dp, Paule Thévenin, à qui les événements sont offerts.Les «Journées» s’attardent à l’influence visuelle d’Artaud par le biais de cinq expositions présentées simultanément à Montréal.Le «mythe» Artaud est affiché et interprété par des artistes qui l’ont connu ou ont été transformés par la lecture de son oeuvre.La Galerie de l’UQAM présente Antonin Artaud.Figures et portrait vertigineux, avec des oeuvres de Bal-thus, Masson, Vasarely, Hucleux, Desclozeaux, Pelletier, Courtens, Artaud lui-même et plusieurs autres.La Galerie Optica expose des oeuvres de Victor Bouillon, Nancy Spero, Chris Kraus et quelques autres sous le titre Viande mystique.Graff y va d’une installation de Luc Béland.M Harel et ses complices, Martine Dumont et Denis Martineau, ont mis trois ans à préparer cet événement.Pour le professeur, les «Journées» ne pouvaient avoir lieu ailleurs, parce que finalement, Montréal est presque une ville dans l’esprit de l’oeuvre d’Artaud.«Ici, les euh tures dialoguent, avec fougue et passion, mais la chose est possible.Montréal aussi joue sur les limites, les frontières, la métaphore et la transversalité, peut-être l'abîme.» dEURIPIDE 1EXÏE FRANÇAIS MARIE CARDINAL MISE EN SCENE ALICE RONFARD ASSISTÉE DE ROXANNE HENRY un RENDEZ VOUS avec MONIQUE MERCURE, MARIE-FRANCE LAMBERT, MARTHE TURGEON, .FRANCE CASTEL, DENIS MERCIER, CARL BÉCHARD, MONIQUE RICHARD, JEAN-PIERRE RONFARD, ! RÉMI LAURIN, LOUISE LAPRADE, MANON ARSENAULT, MARTINE FRANCHE, MANON JACOB, MIREILLE LEBLANC, MARCELA PIZARRO, GENEVIÈVE ROCHETTE, SYLVIO ARCHAMBAULT n : JEAN-GUY POULIN Dtcos DANIÈLE LÉVESQUE COSTUMES FRANCOIS BARBEAU mil Di JUDY JONKER ÉCLAIRAGES MICHEL BEAULIEU musique JEAN SAUVAGEAU il MARCEL BRUNET chorégraphiés GINETTE LAURIN ACCESSOIRES JEAN-MARIE GUAY MAQUiLlAGES JEAN BÉGIN PERRUQUES RACHEL TREMBLAY DU 27 AVRIL AU 22 MAI 1993 MARDI AU VENDREDI : 20H • SAMEDI : 16H ET 21H Une présentation de (•fcj Desjardins l'mcroyitde k*w de U cooptradoo Les soirées théâtre mETRO 7,14,21 moi ÏAir presenle les matinées du somedi 866-8667 tnm-tnmrÉSERVATioHS 84, rue Sie-Catherine Ouesi Metro Piaceoes-Arts PAULE DES RIVIÈRES La télévision de Radio-Québec, qui montre des signes d’essouflement, passera à l’attaque cet automne.Longtemps obsédée par la recherche de la commandite, pour équilibrer un budget rétrécissant chaque année un peu plus, elle misera très fort désormais sur son secteur «affaires publiques».Quitte à investir pour arracher à d’autres réseaux des personnalités attrayantes.Monique Simard animera un magazine d’affaires publiques.Pierre Nadeau, un des journalistes les plus chevronnés du Québec, prendra la barre d’un Nord-Sud rajeuni et renouvelé.Anne-Marie Dussault, identifiée à Ra- On pense à des expositions précédentes comme le Festival de Cannes présenté en 1990 à la galerie Saw, à Ottawa, où toutes les oeuvres étaient faites de boîtes de conserve; â\i Vol de Canards, où les visiteurs étaient appelés à subtiliser les mil-fiers de têtes de canard d’aluminium moulé installées en rangs serrés flans la salle d’exposition, pour lesquels on dressa un constat avec les forces constabulaires une fois toutes es pièces parties; à ses Tapis Stres-ès, faits de pintes de lait emboîtées es unes dans les autres, ou encore à |on projet Soucy financier, où l’artis-?transformait la demande de bour-ie en oeuvre d’art et accumulait des lasses de «papier Monet».* Même un film : Il y a quelque chose des tableaux-logans de Ben dans cette oeuvre tout jn jeux de mots et en brassage de juncepts, mais doublé d’un discours facial incisif, parfois assez percutant, i Bref, tout ce qu’il faut pour faire un (lm, comme l’ont d’ailleurs pensé le éalisateur Bruno Carrière et le scé-tariste Daniel Jean.L’Office national tu film a été d’accord avec eux, leur lonnant du coup accès à un budget Fe 350 000$ pour produire «L’Art t’est pas sans Soucy», documentaire L’une heure qui sera diffusé à Radio-Québec à l’automne 1994.Le touma-;e est réalisé en trois étapes: une au ?eu, à l’occasion du Biodâme; une à 'rois-Rivières, où l’artiste présentera, automne prochain, ses Tapis stressés iu congrès des producteurs laitiers, ;ongrès où la question du recyclage les pintes de lait sera justement ibordée; finalement, un suivi assidu lu travail de l’artiste dans son terri-oire saguenéen.Je regarde un objet au bord de la enêtre.Dans un petit pot à plantes .aponais, Soucy nous annonce, la àngue bien plantée dans la joue, lue sa prochaine exposition portera tur les «Bons/ails», dont une dizai-îe de têtes sont ici assemblées, '’est ce qu’on appelle avoir de la mite dans les idées.Le petit couple le tout à l’heure se dirige vers la ;>orte et passe devant le panneau qui commande aux visiteurs de se mettre en rangs d’oignons.«On va fcvenir», me lance le jeune, pensant toujours que je travaille au Lieu.Retiens, oui.Après à peine dix nullités dans la place, il y a encore lien des choses à voir.« ithéâtre du nouveau monde Anne-Marie Dusseault deviendra dès l’automne prochain, un des fers de lance de l’information à Radio-Québec.Radio-Québec passe à l’attaque Avec Anne-Marie Dusseault, Monique Simard et Pierre Nadeau, l’autre télévision donne priorité à l’information dio-Canada depuis 12 ans, remplacera Michel Viens à l’animation de Droit de regard et Droit de parole.Sa mission?«Faire un hit», dit-elle.«Je vais tenir compte de la culture de l’entreprise et ma démarche sera désormais québécoise et non plus pan-canadienne.Mais fondamentalement, je resterai la même journaliste», explique Anne-Marie Dussault qui n’est pas mécontente de se retrouver dans la grille horaire du vendredi soir.Mme Dussault anime présentement Aujourd’hui Dimanche, le dimanche à llh.«J’étais heureuse à Radio-Canada et j’ai refusé l’offre de Radio-Québec à deux reprises, poursuit-elle.Mais j’ai finalement changé d’idée».L’animatri-ce-joumaliste a été sensible au désir de Radio-Québec de «repartir à neuf» et de faire de l’information une priorité.Le télédiffuseur québécois confiera également à Mme Dussault l’animation d’émissions d’information spéciales.Droit de parole réunit depuis 10 ans une trentaine de personnes qui débattent d’un thème d’actualité.Avec Mme Dussault, une place plus grande sera accordée aux décideurs.«Et l’émission sera modernisée», promet la journaliste.Le même commentaire vaut aussi pour le Nord-Sud de Pierre Nadeau.Sans dévoiler ses munitions à l’avance, Radio-Québec développe présentement «un angle de traitement différent».Moins axé sur les méchants riches du Nord qui exploitent les pauvres types du Sud.D’ailleurs, Radio-Québec est à mettre sur pied une équipe de correspondants africains, qui décriront leur pays avec leurs yeux propres.C’est une première révolution.Après André Payette, qui a donné son envol à l’émission, et Alain Cre-vier, qui termine sa seconde saison, Pierre Nadeau devient le troisième animateur de l’émission qui a valu plusieurs prix internationaux à Radio-Québec.Ce qui n’a pas empêché l’émission de frôler la mort il y a deux ans, pour des raisons budgétaires.Une campagne de souscription a permis d’éviter la catastrophe.Radio-Québec espère que le retour de Pierre Nadeau — il a déjà animé, rue Fullum, Les lundis de Pierre Nadeau — instaurera une nouvelle ère.Savez-vous planter des mote?Amoureux de la copie parfaite, à vos crayons.Vous pourrez, dimanche soir, vous mesurer aux 65 jeunes finalistes de la Dictée P.G.L.qui écriront leur texte sous vos yeux.Même si elle n’a que deux ans, la Dictée P.G.L.a connu un essor considérable cette année, ayant pénétré dans 586 écoles incluant 12 écoles du Nouveau-Brunswick et une école d’immersion française de Yellowknife.Contrairement à la Dictée Pivot dont elle s’est initialement inspirée, la Dictée P.G.L.n’est pas une dictée à pièges mais bien à thème.Elle traite du tiers-monde, du développement, de l’écologie.Elle s’appuie sur la compétition mais aussi sur la participation.L’épreuve finale qui se déroulera sous nos yeux demain — et au terme de laquelle nous connaîtrons les gagnants — a été précédée de dictées locales et régionales, pour choisir les finalistes mais aussi pour recueillir des fonds pour l’Afrique.Les 106 000 enfants qui ont fait la dictée avaient pris soin de trouver des commanditaires (parents, amis etc) qui récompenseraient chacun des 50 mots sans faute de la dictée.Ils ont ainsi amassé près de 300 000 $.Vous serez possiblement frappés par le nombre élevé de filles parmi les finalistes.Cette proportion réflète une situation observée à toutes les étapes de l’opération recrutement des finalistes.«Les filles lisent davantage, elles aiment les projets d’aide, elles sont meilleures en français», résume Carole Diodati, de la Fondation P.G.L., à l’origine du projet.Radio-Québec, dimanche, 18h.L’OMBRE DE TOI Roberto Zucco True West (v.F.) Comme il vous PLAIRA Accidents DE PARCOURS de Bernard-Marie Koltès de Sam Shepard de Sylvie Provost de William Shakespeare TRADUCTION DE Normand Chaurette MISE EN SCÈNE d'Alice Ronfard DU 5 AVRIL AU 5 MAI UN TEXTE ET UNE MISE EN SCENE de Michel Monty UNE PRODUCTION DE TRANS-THÉÂTRE DU 23 NOVEMBRE AU 4 DÉCEMBRE 1 993 TRADUCTION DE MISE EN SCENE DE Pierre Legris Sylvain Hetu MISE EN SCENE de Denis Marleau MISE EN SCENE DE Brigitte Haentjens DU 1 8 JANVIER AU 1 7 FÉVRIER 1 994i UNE PRODUCTION Ma chere Pauline DU 1 5 AU 26 MARS 1 994 UNE COPRODUCTION DE LA NCT, DU THEATRE U B U et du Festival DE THEATRE DES lu nouvelle compagnie salle Denise-Pelletier AMERIQUES DU 12 OCTOBRE AU 4 NOVEMBRE T993 253-8 74 ABONNEMENTS DISPONIBLES TARIF RÉDUIT 30 MINUTES AVANT LE LEVER DU RIDEAU 20 S (argent comptant seulement) » * 2153 I.E I) E V 0 I 11 I.E S S A M K I) E T I) I M A X (' Il E "ARTS ?: chef-d’oeuvre ?: très bon ?: bon ?: quelconque ?: très faible : pur cauchemar MUCH ADO ABOUT NOTHING ?De Kenneth Branagh, d'après la comédie de Shakespeare.Un film d'ambiance et de belles images qui donne lit vedette à des grands noms des cinémas anglais et américains, les Emma Thompson, les Denzel Washington, les Michael Keaton, sans les mettre vraiment en valeur.Le tout se déroule sur fond de quiproquos, des pièges et des jeux d’amour.Techniquement très soigné, le film, qui n’a pas pris de risques, manque un peu de fiamme.Odile Tremblay .THE LAST DAYS OF CHEZ NOUS ’ ?De la réalisatrice australienne Gillian Armstrong.A Sidney, la vie quotidienne mais peu banale de Beth et lie sa famille, c’est-à-dire principalement de son mari, un Français mal ‘adapté, et de sa jeune soeur, la fan-I tasque Vicki.C’est drôle, triste et fendre, finement écrit, joué avec jus-; tesse et prestement mis en scène., Francine Laurendeau.> THE CALENDAR > ?D’Atom Egoyan avec Atom Egoyan, ‘Ashot Adamian et surtout Arsinée Khanjian.Un photographe canadien ' d’origine arménienne s’en va croquer, au pays de ses ancêtres, une douzaine de vieilles églises tandis (file, sous ses yeux, se noue une tendre Complicité entre sa compagne et leur guide.Hypnotique.Francine Laurendeau : OLIVIER OLIVIER P.?Film français de la réalisatrice polonaise Agnieszka Holland qui raconte la mystérieuse disparition d’Olivier, un attachant petit garçon, et sa réapparition, six ans plus tard.Des images d’une luminosité chatoyante, des personnages français au charme ' slave et, surtout, un scénario ' : diaboliquement astucieux.¦' Francine Laurendeau AUTOMNE - OCTOBRE a À ALGER ?De Malik Lakhdar-Hamina.En octobre 1988, une jeunesse révoltée occupe les rues d’Alger et c’est la répression, puis l"’ouverture”.Plutôt qu’une froide analyse, le cinéaste-comédien raconte avec éloquence, à travers la die d’un couple, les circonstances qui ont provoqué cette réaction populaire.Passionnant! Francine Laurendeau -Ii n THE DARK HALF.:>1 ?1/2 George A.Romero, le cinéaste de La Nuit des morts vivants porte à l'écran un roman du maître de l’épouvante Stephen King, sur un thème à la Dr Jekyll and Mr Hyde.L’acteur Timothy Hutton se dédouble, incarnant la fàce noire et blanche d'un homme.Ni • du meilleur Hyde, ni du meilleur Romero.Cliché.Odile Tremblay LA CRISE ?[)e Coline Serreau.Le même jour, Victor (Vincent Lindon) est quitté pbrsa femme et il perd son emploi.Il [cherche en vain une épaule pour \leurer mais personne n'a le temps • l’écouter.Le trait est juste, c'est finement dialogué et c'est drôle.Qui dit mieux?Francine Laurendeau ! DAVE ?b’Ivan Reitman.Un travailleur social, démocrate de coeur, prend la fijace d'un président des Etats-Unis, républicain de parti, dont il est le forfait sosie.Une comédie moins politique que romantique, en forme de \in d’oeil à George Bush, bien tour-foe et surtout bien interprété par Kevin Kline dans le rôle du président et de son sustitut.Alain Charbonneau TANGO ?1 Patrick Leconte.Noiret, Lhermit-et Boh ringer campent trois misâtes invétérés en quête d’une femme battre.Humour cinglant et regard êsanchanté sur l’étemelle énigme rapports amoureux entre hommes et femmes.Alain Charbonneau CINÉMA Un mauvais western noir POSSE De Mario Van Peebles.Avec Mario Van Peebles, Stephen Bladwin, Big Daddy Kane, Tone Loc.Scénario : Dario Scardapane et Sy Richardson.Image : Peter Menzies.E.-U, 1993.ALAIN CHARBONNEAU West is White».Le mot n’existe peut-être pas, mais il dit bien l’absence patente de Noirs dans les westerns hollywoodiens des années 40 et 50, ceux de Ford comme ceux d’Anthony Mann.A quelques excep- tions près, le cowboy était Blanc, ou n’était pas, et comme la société qu’elle peignait, l’iconographie des western fut à l’âge d’or du genre largement ségrégationniste.Et pourtant, plus d’un million d’explorateurs, d’aventuriers, de trappeurs et de cowboys afro-américains traversaient périodiquement le Mississipi à la lin du XIXe siècle, au lendemain de la guerre de sécession.L’Ouest a eu ses héros noirs comme ses hors-la-loi, et ce n’est que tout récemment que les historiens ont commencé à s'intéresser de près à ces figures oubliées par la mythologie américaine.Ces renseignements sont tirés de l’ouvrage de William Inren Katz 77te Black West, que cite abondamment le passionnant dossier de presse du dernier film de Mario Van Peebles, Posse.A lire le document, j’imaginais déjà un beau western hyper réaliste, à cheval sur le genre et l’étude de moeurs, sobre comme les westerns du passé et sombre comme la peau des comédiens, tourné à la John Sayles.La déception fut à la hauteur de l’attente.Plus Ninja Turtle que Western Tourné et monté comme une méga pub, accumulant les scènes au trot et les plans au galop, ce western «ail black» tient davantage des Ninja Turtles que du genre qu’il entend revoir et corriger.L’humour est douteux, le scénario indigeste, et Van Peebles, qui avait pourtant réalisé l’intéressant New Jack City, table sur l'esbroufe beaucoup plus que sur les sérieux travaux qui lui ont inspiré son sujet.Qu’on le veuille ou non, le western, noir ou blanc, est un genre qui a ses règles, et le trafiquer de culture visuelle rap n’est pas la meilleure façon de faire passer son message.Dommage.Pour bousculer l’idée pâlotte que l’on se fait de l’Ouest et de son histoire, il faudra se contenter d’attendre la traduction française du livre Katz.Maigre Maigret ifjÆ L’INCONNU DANS LA MAISON De Georges Lautner.Avec Jean-Paul Belmondo, Renée Faure et Cristiana Reali.Scénario : Georges Lautner, Bernard Storajean Larteguy.Image : Jean-Yves Le Mener.Musique : Francis Ixii.France, 1992.ALAIN CHARBONNEAU Simenon est pain béni pour les cinéastes en mal d’histoires à conter.Des centaines de romans qu’a signés l’auteur du Chien jaune, L'inconnu dans la maison est dans doute de ceux qui offrent au cinéma les meilleurs ingrédients d’un bon suspense à haute teneur psychologique, doublé d’un implacable film à procès.Le cinéaste français Henri Decoin ne s’y était pas trompé, qui le portait à l’écran en 1942, deux ans tout juste après sa parution, avec dans le rôle de Djursac un Raimu roublard.Aidé de ses scénaristes Bernard Stora et Jean larteguy, Georges Lautner a repris du début le projet d’adapter le roman et nous propose un Inconnu dans la maison de son cru, qui se veut autre chose qu’un simple «remake» du film de Decoin.Avec un bonbon en prime : le retour, après quatre ans de silence, de Jean-Paul Belmondo, sur les traces de Raimu.Ijes cheveux blanchis au péroxyde, Belmondo campe un Loursat plus paumé que nature, brillant avocat qui ne s’est jamais remis du suicide de sa femme et qui vit en retrait du monde dans sa vaste demeure, en compagnie de sa gouvernante (Renée Faure) qui lui sert sa bière et son café au lever, et de sa fille (Critiana Reali), qui l’accuse de la mort de sa mère et l’ignore complètement.Entre une visite chez les putes et une visite à sa cave, dont il boit les vins par ordre croissant de qualité, Loursat se bousille ainsi la santé depuis 10 ans, vivant sa mort au jour le jour en attente du dernier couac.Jusqu’au jour où un meurtre est commis à l’étage supérieur de sa maison.Un meurtre qui implique sa fille et son jeune amant, et qui viendra sortir le père de sa torpeur suicidaire, et l’avocat de sa retraite anticipée.Juge (lierre yernier, crédible) et jurés auront droit à une époustouflante plaidoirie, qui lèvera le voile sur les quarts de vérités et les mensonges et demi entourant la mort de«l’inconnu», petit vendeur de drogue de son métier.Inutile de dire qu’entre le «come-back» de Loursat à la cour et celui de Belmondo à l’écran, tous les rapprochements sont de mise.Passé le numéro d’acteur, cet Inconnu dans la maison n’offre toutefois pas grand’chose à se mettre sous les yeux.Lautner, en honnête technicien, sait ici et là tourner une scène impor-timte, comme le chassé-croisé tout en creux du meurtrier et de Loursat sur les lieux du crime.Mais la mise en scène gagne en lourdeur à mesure que l’action se resserre, et les longues scènes de la fin font vite oublier les quelques ellipses du début.Du cinéma littéraire, dans le moins bon sens du mot, dont un Chabrol aurait sans En ressuscitant Simenon au grand écran par l’adaptation de son roman L’inconnu dans la maison, Georges Lauthner en a egalement profité pour ramener un grand absent, Jean-Paul Belmondo (à gauche), que l’on avait pas vu au cinéma depuis quatre ans.vendredi ta l'affiche ca se fête// li deux places pour* le prix d'une toute la fin de semaine Catherine Deneuve • Vincent Perez INDOCHINE Un film de Régis Wargnier ?nrTbexBr stereo I i*aefP 1:50-5:00-8:15 A COUPER LE SOUFFLE!" PARISIEN 480 Ste-Catherlne O ?12 10-2 20-4 35 7 00-9 15 12:30-2 45-5 00 7 15-9:30 • Susan Granger, njjl CRN U AMERICAN MOVIE CLASSICS S3 "DEUX TRÈS GROS BRAVOS" - Siskel & Ebert "UNE HISTOIRE D'AMOUR EPIQUE.-JohnTesh, ENTERTAINMENT TONIGHT PATWCK BERCIN ANNE PARJLLAUD IASON SCOTT LU COEUR DE METISSE V F.MAP OF THE HUMAN HEART ?IXli pou» ste5ô] ^IHICfP CENTRE LAVAL™-™ 1600 Le Corbusier ?C> VERSION ORIGINALE A NO LAIS E- Tous les soirs 7:00-9:30 sam-dim 12:20-2:30 4:40-7:00-9:30 COUCHE-TARD sam 11:50 FAMOUS PLAYEIS 8 Tous les soirs 7 10-9 30 sam-dim 12 10-230 4 50-7:10-9 30 "Un film qui donne envie de manger et de baiser." -Marc André Lussbr, CIBL LIKE VATER - poR - C H9C9LAT E ((o*o Août Pm (hocoiaii) V.O.ESPAGNOLEAVEC SOUS-TITRES ANGLAIS -k nnioouYSTiiiEol tmatm LOEWS IS1-7W7 954 Sle-Calherlne O.W «un; 12 05-2:25-4 45-7 00-9 20 COUCHE-TARD ven-sam 11 40 Tous les soirs 7 10-9 30 sam-dim 12:20-2 30 50-7:10-9 30 Tous les soirs 7:05 9 10 «.UN FILM PERCUTANT, MENE COMME UN THRILLER.» - France-Soir BEATRICE DALLE HIPPOLYTE GIRARDOT • THIERRY f ORTINEAU LA FILLE DE L'AIR oiiim.MAROUN BA6DADI ?PCTl DOLBY STERËÔ] —.PARISIEN «66-3856 480 SU Catherln# O.?12:35-2:50-5 05-7 20-9 35 Prix de la critique internationale Prix de la meilleure contribution artistique Festival des Films du Monde 92 "Du grand Bergman!” »Mi ¦ -.e r,.i : .»l !•< «.les Enfants du Dimanche *«( K,l ur film ui DANIEL BERGMAN h' scenario He INGMAR BERGMAN Dim.: 1:50-4:15-7:00*9:15 Sam.et Sem.: 7:00 • 9:15 ".une oeuvre intimiste, | émouvante, très très forte et d une grande beauté" Odile Tremblay LE DEVOIR "Comme Hitchcock, Holland sait semer | le doute dans la tete du spectateur, | possédé l'art de l'etqnner, de le derouter | Un suspense fort efficace, d'une facture presque parfaite." J Luc Perre.iull LA PRESSE “Captivant de la première a l'ultime sequence.Un scénario qui, mine de rien, nous mene vers le plus inattendu des denouements.On a envie de retourner voir Olivier Olivier!" Fr,meme i.uirencle.iu / LE DEVOIR "Un film d une subtile et fascinante complexité" Rene Homier Roy / L'ACTUALITE OLIVIER OLIVIER UN FILM DE AGNIESZKA HOLLAND (EUROPA EUROPA) I liitvU « t \ ilU-gi.iluK- K L in.ulu n l'.mliqur ?Z :/,:?0'4 ^;.7:oV:20 2:00-5:00-7.1°-9:20 LfC/wffllH Cluiltwloin Sam.et Sem.: 7:10 - 9:20 «\*«/ UN CHEF-D OEUVRE DE COMÉDIEr ¦ SERGE DUSSAULT.LA PRESSE "SAVOUREUX, HILARANT, GÉNIAL ET INVENTIF.À VOIR ABSOLUMENT!” "DRÔLE, * PÉTILLANT, INTELLIGENT.FRANCINE GRIMALDI.CBF BONJOUR - PAUL TOUTANT, RADIO-CANADA "COUREZ VITE VOIR" LA CRISE”!” - PAUL VILLENEUVE.10URNAL DE MONTREAL L-û.’MAGNIFIQUE!./W À REVOIR!” JOHANNE PRINCE.LA BANDE DES SIX t "IRRÉSISTIBLE! ON RIT IJ, BEAUCOUP ET DE v GRAND COEUR!” -M.-A.LUSSIER, CIBl-fM VINCENT LINDON PATRICK TIMSIT U CRISE CÉSAR MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL .MAIN SARDE prevnir LIMENT UXDON cl PATRU R ElSfsiï dm.un film de ( MJNl sERRFAl Avec /.ABOI AN MR .AUNE GILLES PUA AT MlfJIELELWOgtE CHRISTIAN BLNEIimi SvctD panic ipjnncuk MARIA PACOML de YVES ROBERT m TERREBONNE «ww 1071 Chemin du Coteau " O UN FILM MAGNIFIQUE.’ Jean-François Lépine, LE POINT RADIO-CANADA ÉMU JUSQU'AUX OS, SONNÉ JUSQU'AU MUTISME VÉRIFIEZ VOUS-MÊMES !” Huguette Roberge, LA PRESSE [J* PASSIONNANT! ?1/2 Francine Laurendeau.LE DEVOIR prima film -AnnrcBtBVBffiaëfli 1:30-3:30-5:30-7:30 - 9:30 MKIHBiltiaftluMimi CINÉMA LETTRES D'AMOUR EN SOMALIE De Frédéric Mittérand.1981.Difficile d’imaginer que l’insupportable animateur de la soirée des Césars, au teint de cadavre et à la voix nasillarde, ait pu réaliser un film sans exemple dans l’histoire de l’autobiographie filmique.Lettres d’amour en Somalie se présente comme un journal de voyage de facture très libre, où le narrateur, de passage en terre somalienne, correspond avec l’être qui ne l’a pas accompagné dans son périple.La réflexion sur l’histoire d’un pays au seuil de la guerre intègre parfaitement les observations plus personnelles dans un texte intimiste, d’une profondeur et d’une richesse presque proustienne.Recommandé à ceux et celles qui ont aimé Le sin-ge bleu.(Présenté à la Cinémathèque québécoise jeudi le 20 mai à 18h35).-*- THE WIND De Victor Sjorstrom.Avec Lilian Gish et Montagu Love.1928.C’est une histoire de vent, à une époque où la technique ne permettait pas encore d’immortaliser les cris et les chuchotements d’Éole.Réalisé aux États-Unis par le cinéaste suédois Victor Sjorstrom et considéré par plusieurs comme l’un des plus grands films muets de l’histoire du cinéma, The Wind raconte l’histoire d’une femme ballotée par , les éléments de la nature et les tourments de la passion.Le film fut tourné en partie en extérieur, dans le désert de Mojave, non sans moult difficultés techniques, et c’est l’unique Lilian Gish qui donne corps et âme au personnage de Let-ty.Signalons que la fin du film n’est pas celle du scénario d’origine.Après avoir commis le meurtre de l’homme qui a abusé d’elle, Letty devait sombrer dans la folie.Les producteurs n’ont pas aimé et ont exigé du réalisateur un happy end.Comme quoi le cinéma est aussi une industrie.(Présenté à la Cinémathèque québécoise vendredi le 21 mai à 18h35 avec accompagnement au piano).Alain Charbonneau TUERA BIEN QUI TUERA LE DERNIER! "Formidable! Il y a longtemps qu'on avait vu au cinéma, un film policier aussi maîtrisé.et réjouissant!" - Marc Andre Lussier, CIBL-FM "Un polar qui vous explose sous le nez dès la première séquence!" - Luc Perreault, LA PRESSE ?T1 „ cSii Max&Jeremî % PHILIPPE i NOIRET \ CHRISTOPHE V LAMBERT \ JEAN-PIERRE / ’ MARIELLE Un film de CLAIRE DEVERS jMr IrcMTDC wii i cajQ-Fii MiMAicrmnnni'CiA WR7R?I TANGO De Patrice Leconte.Avec Richard Bohringer, Thierry Lhemitte, Philippe Noiret, Miou-Miou, Judith Go-drèche, Carole Bouquet.Scénario : Patrice Leconte et Patrick Dewolf.Image : Eduardo Serre.Musique : Angélique et Jean-Claude Nachon.Fr., 1993.Présenté au Nouvel Elysée.ALAIN CHARBONNEAU Patrice Leconte aime les femmes, et ça paraît de plus en plus chins les films qu’il signe de la signature discrète du modeste artisan évoluant incognito dans le monde des auteurs.De Monsieur Hire au Mari de la coiffeuse, Leconte ne cesse en fait de parler des femmes, de dire qu’on ne peut pas vivre sans, mais qu’on ne peut pas non plus vraiment vivre avec.C’est bien connu d’ailleurs, on vit mal avec ceux qu’on aime.Tango creuse un peu plus (tout en le comblant) le fossé qui sépare les unes des uns et ajoute une touche joyeuse et désinvolte à ce crédo amer et amusé sur l’éternelle énigme du rapport amoureux.Cette comédie d’une misogynie de bon aloi risque fort de plaire aux machos et de choquer les féministes de Amer, amusé, amusant stricte observance, pour des raisons aussi mauvaises les unes que les autres.Emmerdeuses, emmerde-resses itou, les femmes ne le sont jamais vraiment, sauf pour les beaux parleurs dont Leconte trousse ici des portraits d’une ironie grinçante.Dr film réunit un joli trio cle paumés de l’amour : l’ex-cocu, qui a jadis envoyé ad patres sa femme et son amant en leur faisant subir la médecine du biplan qu’il pilote comme un vrai fou de l’air, façon La mort aux trousses; le mari volage, abattu par le départ de sa femme (Miou-Miou) qu’il s’est mis en tête de liquider pour avoir l’esprit libre quand lui chatouillera l’envie d'aller conter son baratin à la première minette venue ; et enfin, «l’Elégant», un célibataire bétonné qui pratique allègrement les plaisirs solitaires et dont les fonctions de juge vont lui permettre de forcer la main au premier afin que se réalise le projet morbide du second, son neveu.Et pour donner pleine consistance à ce commando risible, Leconte a arrêté son choix, dans l’ordre, sur Richard Bohringer, 'Thierry Lhermitte et Philippe Noiret — les deux derniers poursuivant la collaboration complice qui avait fait toute la saveur des Ripoux.La chimie est étonnante, enrichie encore par la présence éclair de Judith Go- drèche, Carole Bouquet (impeccable) et Jean Rochefort.Tourné presque entièrement en extérieur tout comme Tandem, Tango est filmé à l’horizontal, même quand il se passe entre ciel et terre, et flirte de près avec le «road movie» provincial mené dans le sens du format scojxl dont Leconte est un inconditionnel.Tout y défile, de droite à gauche et de gauche à droite, en voiture, à pied ou en avion.Et comme toujours chez Leconte, cette fuite en avant, réelle ou imaginaire, s’accompagne d’une musique qui donne le la à des dialogues savoureux.Il faut voir Bohringer gueuler ses répliques sur fond du lancinant tango que le mari jaloux met à fond de caisse dans la voiture qui les conduit tous les trois vers leur future victime.Bref, Tango est du Leconte tout craché, et du meilleur.On pourra lui reprocher, exception faite des scènes délirantes du début, qui valent à elles seules le déplacement, de puiser dans l’univers de Blier, si tant est que l’humour noir et la cavale absurde soient le monopole du réalisateur des Valseuses.Mais son film est l’oeuvre d’un cinéaste en pleine possession de ses moyens, à consommer chaud de préférence, c’est-à-dire avant qu’il n’atterrisse sur les rayons des clubs vidéo.La grinçante comédie intitulée Tango de Patrice Leconte, n’est pas sans rappeller l’oeuvre de Brertrand Blier.% : ifgSPfï mold FRANÇOIS DUHAMEL SVI Dave (Kevin Kline) deviendra président à la place du président.Moi et l’autre DAVE D’Ivan Reitman.Avec Kevin Kline, Sigourney Weaver, Frank Langella, Kevin Dunn, Ben Kingsley.Scénario : Ivan Reitman.Image : Adam Greenberg.Musique .James Newton Howard.E.-U., 1993.Présenté au Loews.ALAIN CHARBONNEAU Entre le simple citoyen et le président de l’état, les Américains aiment à croire qu’il n’y a jamais qu’un pas, et encore, un petit pas, très petit.L’idée n’est pas nouvelle.Elle est à la politique ce que le «self-made-man» est à l’économie, et participe d’une mythologie démocrate qui plonge ses racines très profondément jusque dans la constitution américaine.Le bon goût veut cependant que l’on ne devienne pas président en claquant des doigts et qu’il faille se soumettre au long processus de digestion électorale.Pas de raccourcis, pas d’expédients qui tiennent, pas de hasard non plus, sauf bien entendu dans le cinéma de comédie où tout est toujours permis, l’impossible comme le possible.On a tous déjà suivi Monsieur Smith au Sénat où Capra — dans ce qui reste son film le plus connu mais non son meilleur — lui faisait dire ce que tout le monde pense des magouilles politiques et du vérisme des politiciens.Dave reprend mot pour mot la trame du film de Capra, en la mâtinant du |)etit jeu des ressemblances physiques, façon Le dictateur de Chaplin.Dave (Kevin Kline) est un jeune travailleur social dont la ressemblance avec le président des Etats-Unis (Kline toujours, évidemment) est troublante.On fait un jour appel à ses services pour doubler lors d’une cérémonie-bidon le premier magistrat du pays, qui a d autres jupons à trousser.Une crise cardiaque au moment suprême parachutera Dave à la Maison Blanche, où l’installent à demeure deux arrivistes (Frank Langella et Kevin Dunn) qui comptent bien manipuler ce président-potiche afin d’évincer en toute liberté le vice-président, pas assez républicain à leur goût, et imposer leur pouvoir malhonnête sur la chose publique.Sauf que Dave prendra son rôle très au sérieux, se mêlera des affaires de l’Etat comme des chiffres du budget, sabrera dans les dépenses inutiles pour relancer les programmes sociaux et sabotera du même coup les magouilles de ses conseillers machiavéliques avec l’aide de la première femme du pays (Sigourney Weaver) avec laquelle pourtant le président sorti vivait en séparation de corps et de coeur.Dave ne paie pas de mine, tout comme son héros d’ailleurs, qui est beaucoup mieux qu’il n’en a l’air, démocrate profond affublé des dehors d’un républicain sans scrupules.Loin de la caricature et du burlesque facile auxquels il aurait pu prêter, le film offre des dialogues à double-tranchant, seuls coup en bas de la ceinture, mais où chaque réplique tombe pile comme un clin d’oeil égratignant les politiciens véreux tout en sollicitant la complicité du public.Ceci même si Dave est en fin de compte anachronique, puisque visiblement, il a été pensé à l’origine en fonction d’une éventuelle réélection de George Bush à la présidence et que son héros ressemble non seulement au président fictif, mais à un Bush rajeuni.Mais ce (lui fait tout le charme de cette comédie plus romantique que politique, qui s’annonce peut-être comme la surprise de l’été entre les gros machins de Shwarzenegger et les grosses machines de Spielberg, ce n’est pas la reconstitution fidèle des intérieurs de la Maison Blanche, dont le réalisme décuple avec une ironie quasi imperceptible le comique de la situation.Ce n’est pas non plus la présence concertée de personnalités connues du monde de la politique, des médias et des arts, qui jouent en toute complicité leur propre rôle, de la doyenne des journalistes politiques Helen Thomas au cinéaste Oliver Stone, de l’ex-porte-parole de la Maison Blanche Thomas P.O’Neil au sénateur Paul Simon, et du correspondant Bernard Kalb à l’animatrice de radio Nina Totenberg.Ci1 n’est même pas la mise en scène soignée et intelligente d’Ivan Reitman, qui poursuit ici sans tape-EL-l’oeil une aventure du double el du même amorcée maladroitement avec TitwM.Non, ce qui fait le charme insidieux du film de Reitman, c’est le jeu subtil et maîtrisé de Kevin Kline (/I Fish Called Wanda) dans un rôle à la Du pond et Dupont, dont il s’acquitte ici avec brio.Drôle et émouvant du début à la fin.Un film de GEORGES LAUTNER D’après le célébré roman de GEORGES SIMENON " fl G «Un GRAND NUMÉRO d'acteur» - STUDIO - «Un film efficace, tendu, troublant, plein d'angoisse, de mystères et d'amour.UN VRAI RÉGAL!» - LE FIGARO - DANS LA MAISON «Jean-Paul Belmondo est si poignant qu'il nous fait pleurer.' A mi-cfiemin entre Gabin et Raimu.BRAVO!» - FRANCE SOIR - Untruxjtnw» apres.MONSIEUR HIRE et LE MARI DE LA COIFFEUSE NOIRET- BOHRINGER- LHERMITTE MIOU - MIOU .CAROLE BOUQUET TANGO UNE COMÉDIE DE PATRICE LECONTE ?nmoocbystebeo| PRODUIT PAR PHILIPPE CARCASSONNE & RENE CLEITMAN DANS CERTAINES SAlltS BÊRRi wtilmInouveL ELYSEE 268-i857|CAReEFOURLAVALfl«™''|BROSSARD8«TiiM| [film's Unicef I.K I) K V III K.I.K S S A M E l> I I 5 E T l> I M A X (' Il K I II M Al I !» Il II c r> THÉÂTRE Gérer l’après-Lepage La première saison de Jean-Claude Marcus au Théâtre Français du CNA «Quand on m’a approché, j’étais très conscient qu’en acceptant, je me trouverais à 1 succéder à une vedette et à quelqu’un dont j’admire énormément le travail artistique.» GILBERT DAVID Les chiffres sont là, implacables.Le Théâtre Français du Centre national des Arts d’Ottawa comptait 5 649 abonnés en 1988-1989.Il y a deux ans encore, leur nombre dépassait les 4 000.Mais, au cours de la saison qui s’achève — la dernière du triennal de Robert Lepage — les abonnements ont chuté au-dessous des 1 500.Péril en la demeure ! C’est d’abord à cette désaffection du public outaouais qu’a voulu s’attaquer Jean-Claude Marcus, le nouveau directeur du 'Théâtre Français, nommé en novembre dernier.Jean-Claude qui ?, ont pu s’enquérir de petits malins.Après André Brassard (1981-1990) et Robert Lepage (1990-1993), la seule institution théâtrale de la capitale fédérale allait-elle devenir un «garage» ?Une boîte de béton dirigée par un nobody ?Un sondage révélateur «Quand la direction du Centre m’a approché pour m’offrir la direction générale de toutes les activités du Théâtre Français, explique Marcus, j’ai bien pris le temps de mûrir ma décision.J’étais très conscient qu’en acceptant, je me trouverais à succéder à une vedette internationale et à quelqu’un dont j’admire énormément le travail artistique.Mais, comme il était clair aussi que Robert Lepage lui-même n’avait pas souhaité renouveler son mandat — ce qu’il aurait pu faire sans problème — je me sentais plus à l’aise pour examiner au mérite les responsabilités et les défis qui m’attendaient, si je faisais le plongeon.» Jean-Claude Marcus connaît bien les rouages internes de cette grosse machine qu’est le CNA.11 a mis sur pied il y a une dizaine d’années et dirigé jusqu’à sa récente nomination le secteur jeunesse du Théâtre Français.Son dynamisme dans le domaine ne fait aucun doute.Il a réussi à y établir une tradition solide par une programmation diversifiée et ouverte sur les compagnies francophones de tout le pays, avec lesquelles il a tissé des liens privilégiés, au point de favoriser sur une base régulière des I PHOTO CNA Jean-Claude Marcus, le nouveau directeur du Théâtre Français du CNA.coproductions qui ont permis la réalisation de spectacles plus ambitieux ou la rencontre fructueuse de créateurs de diverses régions.«Je suis fier, note-t-il, d’avoir pu refléter la vitalité du théâtre jeunesse francophone, qui est l’un des meilleurs au monde.Saison après saison, notre programmation jeunesse touche entre 30 et 45 000 jeunes, des tout-petits aux ados.» Ce qui n’est pas rien.Le CNA a compris l’importance de préparer le public de demain.Mais cela ne disait pas pourquoi aujourd’hui un grand nombre d’adultes boude le Théâtre, le Studio et l’Atelier, les trois salles qu’administre le Théâtre Français et qui ont une capacité respective de 850,300 et 80 fauteuils.Aussitôt en poste, le nouveau directeur a donc commandé un sondage auprès des ex-abonnés comme auprès des fidèles de longue date.Sur un total de 3 400 questionnaires qui ont touché ce public-cible, les sondeurs ont eu la surprise de voir revenir plus de 2 000 réponses.«Cette marque d’intérêt est un signe qui ne trompe pas, commente Marcus.Il est clair que le public qui connaît le Théâtre Français lui est resté attaché et se sent concerné par son avenir.Les gens ont profité de l’occasion pour se vider le coeur : trop de pièces, selon une large majorité, ont eu une thématique semblable et trop de spectacles avaient un caractère expérimental.» Conservateur, le public outaouais ?«Je préfère le mot «conventionnel», de rétorquer Marcus.Une chose est certaine, nous disposons maintenant d’un portrait très éclairant d’une grande partie de notre auditoire potentiel.Ix>s sondés proviennent à 71% du milieu des cadres, des professionnels et des retraités, et un pourcentage identique a fait des études universitaires.Ixi moyenne d’âge est assez élevée, soit 45 ans.Je ne peux ignorer le fait qu’à peine 7% des répondants ont manifesté de l’intérêt pour le théâtre de recherche.En revanche, les gens ont demandé que le nombre de pièces offertes soit plus abondant.» Nouvelle approche A la lumière de ces données, le directeur s’est fixé quelques objectifs majeurs : «D’abord, j’ai décidé de relever de quatre à six le nombre de spectacles qui composent la programmation de la saison régulière, divisée à part égale entre le grand théâtre et le studio, en visant le chiffre relativement modeste de 2 400 abonnés, selon une formule ouverte qui permet de choisir 4, 5 ou 6 sorties.Parallèlement, il y aura trois productions plus avant-gardistes à l’Atelier, qui sont regroupées dans la série «Les 400 Coups».Ensuite, j’entends bien ne pas m’en tenir qu’à l’établissement d’une programmation équilibrée, parce que je crois qu’il faut par tous les moyens entretenir des relations continues entre le public, les artistes et l’équipe d’encadrement du théâtre.Pour moi, c’est un tout qui identifie parfaitement la mission du Théâtre Français qui se rapproche à Ottawa de celle d’une Maison de la Culture.» Alors, cette première saison 1993-1994 ?Au Théâtre, il y aura, en octobre, Les Fourberies de Scapin, une production de 1992 du Trident dans la mise en scène de Serge Denon-court; en février, la Compagnie Jean-Duceppe présentera Les Amants ter- ribles, de Noel Coward, après l’avoir jouée à Montréal; en mai, le Théâtre du Nouveau Monde reprendra Les Beaux Dimanches, de Marcel Dubé, dans la mise en scène de Lorraine Pintal, qui aura été sans doute le plus grand succès de public de la présente saison pour la compagnie montréalaise.Au Studio, une coproduction du Théâtre Français et de La Grosse Valise ouvrira la saison, en septembre, avec la création du Bossu de Notre-Dame, d’après Hugo, dans une mise en scène de Guy Freixe; en novembre, ce sera le retour attendu du Belge Yves Hunstad avec sa Tragédie comique, un sublime numéro d’acteur qu’avait révélé le premier Carrefour international de théâtre de Québec en 1992; en avril, le Ihéâtre du Café de la Place reprendra la pochade Cêlimène et le Cardinal, saluée cette saison à Montréal pour le jeu piquant d’Andrée Lachapelle et d’Albert Miliaire.Du côté de l’Atelier, les amateurs d’un théâtre différent pourront assister en novembre à Cabaret Neiges Noires, le portrait acide d’une génération qu’a mis en scène Dominic Champagne cette saison à lit Licorne, puis à une création en janvier qui réunira Anne-Marie Cadieux, Marie Brassard et Manon Limonchik, et finalement à la reprise en mars de Bu-reautopsie, du 'Théâtre Niveau Parking qui Ta créée cette saison à Québec.Jean-Claude Marcus avoue qu’il a des papillons à l’estomac, à la seule pensée de dévoiler ses premiers choix.Il faut admettre que la côte du Théâtre Français sera dure à remonter.«A entendre les gens d’ici, il faudrait que le Théâtre Français soit à la fois le TNM, Duceppe, le Quat’Sous et le Théâtre d’Aujourd’hui., s’inquiète-t-il.Mon pari actuel est d’être un bon relais et un facilitateur, parce que le plaisir au théâtre ne peut pas être solitaire.J’ai toujours travaillé dans le long tenue, et je prépare déjà la prochaine saison.On verra bien !» Voilà, en tout cas, quelqu’un qui se montre déjà d’attaque et qui a bien l’intention de faire sa marque —tous ceux qui l’ont rencontré vous le diraient : il ne s’appelle pas Marcus pour rien ! ai.mi: : ; i w:L AU THÉÂTRE DE MARJOLAINE LES NONNES II.LA SUITE Une comédie musicale de Dan Goggin.Traduction et adaptation de Danièle et Sophie Lorain.Eh oui! les nonnes sont de retour plus drôles et plus «stars» que jamais.Vous avez aimé Les Nonnes, alors venez voir.la suite: LES NONNES II avec Nathalie Gadouas, Michelle Labonté, Danièle Lorain, Hélène Major et Monique Richard.Du 22 juin au 22 août.Rés.: Mtl: (514) 845-0917 jusqu'au 11 juin, Eastman: (514) 297-2860 et 297-2862.Eastman, autoroute 10, sortie 106.Jean-Claude Marcus avoue qu’il a des papillons à l’estomac, à la seule pensée de dévoiler ses premiers choix.Il faut admettre que la côte du Théâtre Français sera dure à remonter.Centre culturel de drummondville PASSAGES NUAGEUX Un froid règne depuis deux ans entre deux soeurs.Le hasard les réunit sur le même terrain de camping.Le soleil saura-t-il réchauffer l'atmosphère?Une comédie vivante et rythmée où se dévoileront toutes les réponses sous autant de belles percées de soleil que d'inquiétants passages nuageux.Tarifs de groupe: sur semaine 16,80 $ Tarifs individuels: sur semaine 18,80 $ samedi (tous) 20,80 $ Les tarifs incluent toutes les taxes.Billetterie: (819) 477-5412 Stationnement gratuit, Salle climatisée, Bar et terrasse extérieure.LOUIS-GEORGES GIRARD Au Théâtre sainte-adèle NI VU NI CONNU Une comédie dramatique, touchante parfois désarmante qui révèle à travers ces quatre personnages notre société nord-américaine, ses préjugés et ses faiblesses.Avec France Castel, Yves Corbeil, Normand Lévesque et Ginette Morin.Auteur: Terence McNally, adaptation Jean-Guy Viau.Mise en scène de François Barbeau Réservations: 229-7611 * 476-9919 « 227-1389 1069, Ste-Adèle, sonie 67 - autoroute 15 nord.T • ti ié i« • I i I I il- ?• 4 v • • • * 4 • :t| » t tv t» tir i k r* ?M MG- f f • ftr f f Ci* i! Au Théâtre saint-sauveur LA COURSE AU VISON Une course folle vers le rire chez Radissop, Radisson & Desgroseillers maîtres-fourreurs.Une suite de quiproquos, un rythme fou où toutes les situations s'embrouillent pour mieux vous faire rigoler.Avec Claude Michaud, Benoit Marleau, Louise Remv, Donald Pilon, et 3 autres comédiennes.Auteurs: Cooney & Chapman.Mise en scène & adaptation de Claude Maher.22, rue Claude, St-Sauveur.Rés: 227-8466 • 476-9995 AU THÉÂTRE DU MANOIR RICHELIEU Réservations: (418) 665-3704 .(418) 665-7455 AU PATRIOTE DE STE-AGATHE LA CHANCE AUX COUREURS LA CHANCE AUX COUREURS de D.Benfield.Une comédie dans la tradition des meilleurs spectacles du PATRIOTE.Adaptation de Michel Forget, mise en scène de Monique Duceppe avec Michel Forget, Luc Guérin, Guy Jodoin, Danielle Lépine, Adèle Reinhardt.Dès le 18 juin du mardi au vendredi 20h30 samedi 19h et 22h.Sortie 83 Autoroute des Laurentides.Réservations: direct Mtl 861-2244 ou (819) 326-3655.AU THÉÂTRE DU VIEUX TERREBONNE LE DINDON «LE DINDON» est sans conteste l'une des meilleures comédies de Feydeau.Elle fourmille d'intrigues et d'inventions d'une drôlerie irrésistible.Les femmes y sont éblouissantes par leur intelligence et par leurs toilettes.Elles utilisent les mêmes armes que les hommes et Pontagnac, l’infâme coureur de jupons, l'apprendra à ses dépens.Avec Luc DURAND, Patricia TULASNE, Edgar FRUITIER, Jean-Bernard HÉBERT et 8 autres comédiens.Du 18 juin au 4 septembre 1993.Forfaits disponibles.Salle climatisée.Du mercredi au samedi à 20h30.867, rue Saint-Pierre, Terrebonne, autoroute 25, sortie 17E (20 minutes de Montréal) Reservations au 492-4777 ou 964-7162.AU THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR IL VA PLEUVOIR \ L'ENVERS Texte de ROBERT LALONDE Logistique allégorique de RICHARD BLACKBURN AVENTURE FANTASTIQUE ET SURDIMENSIONNÉE Spectacle extérieur pour adultes accessible aux enfants Le soleil brûle les étapes.Le piétinement d’une vieille fait gronder la terre.Des glaciers se noient dans leur chair fondue.Un enfant lit.Une poule rêve à des savants en smoking.Des pingouins avalent leur glacier Un jouet-robot fait sa crise de nerfs artificielle.Il va pleuvoir à l'envers DÈS LE 25 JUIN du mardi au dimanche TARIFS FAMILIAUX UPTON, sortie 147 de Tautoroute 20 RÉS.: (514) 549-5828 i ¦•K l> K V DIR, L V.S S A M K I) I I 5 HT I) I M ANCHE 1 fl MAI 1 9 9 A Les hauts et lps bas d’une oie en Ecosse ROBERT LÉVESQUE ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR A GLASGOW Dans le jargon du métier c’était une représentation pourrie.Une de celles, rares, où pour ses artisans rien n’a fonctionné.L’autocritique, dans ces* cas là, se morfond avec la contrition.La technique a boité, la magie est disparue! Mais pour le publie du festival de Glasgow qui assistait à la première britannique de (’Histoire de l’oie (The taie ofTeeka) dü Théâtre des Deux Mondes, rien de cet enfer intime n’est vraiment apparu: la salle du Royal Scottish Academy of Dance and Music, à la fin, a longuement applaudi; les critiques atussi, stylos en bouche, ravis.La première des trois représentations de l’Histoire de l’oie au Mayfest de Glasgow, jeudi soir, n’était vraiment pas allée sans problèmes.Un gomme qui, 15 minutes après le début du spectacle, fait une crise d’épilepsie aux premiers rangs de l’or-dhestre, et qui est nul autre que le Responsable du théâtre-jeunesse en Ecosse.Un pan de mur de la maison de Maurice, cet enfant violenté qui ga violenter son oie, qui refuse de S’ouvrir et contre lequel, sans perdre son sang-froid, le comédien Alain Fournier doit se battre; les plumes de l’oie morte qui refusent de tomber des cintres, bref la catastrophe pour le Théâtre des Deux Mondes.Mais ce qui apparaît gigantesque aux fabricants du spectacle est passé pour le public de Glasgow — une de-mie-salle, ce qui n’aidait pas au moral de la troupe — aux oubliettes d’un spectacle demeuré merveilleux, la pièce de Michel-Marc Bouchard mise en scène avec une finesse intense par Daniel Meilleur dans un décor extraordinaire de Daniel Cas-tonguay et avec une musique expressive et superbe de Michel Robi-doux, ayant fait malgré tout merveille au MayFest de Glasgow.La fable de Michel-Marc Bouchard, où dans une campagne isolée un enfant battu qui rêve d’avoir son costume de Tarzan finit par tuer son oie préférée — réflexe d’attaque de l’atta-qùé — pour lui éviter le sort de ses semblables mais aussi pour assouvir sa violence apprise — a fortement impressionné le public de Glasgow.PHOTO LES DEUX MONDES L’intensité et la présence d’esprit d’Alain Fournier n’y ont rien changé: L'Histoire de l’oie ne s’est surtout pas déroulée sans problèmes à Glasgow dans le cadre du MayFest.Les comédiens Alain Fournier et Yves Dagenais qui reprenaient leurs rôles après une interruption de six mois — il y a trois équipes qui jouent l’Histoire de l’oie à travers je monde mais Fournier et Dagenais sont les créateurs de la pièce — ont donné dans les circonstances une forte impression de maîtrise dans un théâtre des plus fragile qui soit, cette fable soi-disant enfantine touchant aux plus profonds des réflexes de l’humanité.On connaît au Québec la qualité de ce spectacle, présenté au Théâtre d’Aujourd’hui la saison dernière, et au MayFest de Glasgow ce théâtre minutieux et subtil pourrait se démarquer de l’ensemble des 200 spectacles (théâtre, musique, danse) par l’apparente délicatesse d’un sujet grave, fondamental, qui rejoint l’homme dans les racine de sa terreur créatrice d’agressivité.A Glasgow, vous l’aurez compris, il y a plein de spectacles.Le May-Fest, qui en est à sa lie édition, est un festival assez éparpillé.Le Cana- SYLVAIN ca> vagues Chorégraphie: Sylvain Émard Danseurs: Louise Bédard Luc Ouellette Ken Roy Roger Sinha Composition musicale : Bertrand Chénier Décor: Richard Lacroix Sylvain Émard Éclairages: Marc Parent Costumes et maquillages : Angelo Barsetti Répétitrice: Kathy Casey DU 20 AU 22 MAI ET DU 26 AU 29 MAI A 20H LE CARRÉ DES LOMBES EX-VOTO du 3 au 6 juin ÜTTtrH [ 840, CIII IUUI K EST Mil NM) SIIIKItltOOKI 525-1500 ADMISSION 790-124S da, cette année, y occupe une place de choix avec une section entière du festival.Ginette Laurin avec La chambre blanche a inauguré le festival le 1er mai.Tout de suite après le Théâtre des Deux Mondes (ex-Mar-maille) le groupe de Gille Maheu va présenter la version anglaise du Café des aveugles.Disons que,ces jours-ci, en Angleterre, et en Ecosse, le Canada est plutôt à la mode.Au Albert Hall de Londres Léonard Cohen fait un tabac.Les critiques de cinéma, hier, parlaient tous en bien du Léolo de Lauzon qui vient de prendre l’affiche à Londres, après une pré-mière au MayFest, mais avec deux scènes refusées par la censure britannique, dont celle du chat sodomisé.Dans le Time et dans le Guardian, on salue Lauzon avec tou les égards mais avec la manie de lui coller des références qui vont de Délicatesse» à Amarcord en passant par My life as a dog et David Lynch et Terrence Davies.On parle toutefois de «mauvais • goût» pour l’esthétique de Lauzon — ce qu’on ne pourra jamais reprocher à l’Histoire de l’oie de Bouchard, Meilleur et Robidoux, qui est une perle théâtrale qui ressortira toujours des «représentations pourries».?m» \yLSTlV%L ‘MOLlt'fE £>£ CtiAIL'EVOIX Saison 1993 Menaud maître-draveur Gilles Pelletier et F rançoise Graton nous racontent le roman de Monseigneur Savard.Une mise en lecture de Joseph Saint-Gelais.Du 13 juillet au 9 août (les dimanches et lundis) à l’église de Saint-Joseph-de-Ia-Rive.Autres activités 3 juillet au 14 août : Iai jalousie du Barbouillé de Molière.Dans les pares, sur les places publiques.7 juillet : Troupe folklorique du Sénégal 11 juillet au 9 août : L'amour, Molière.Dans les salons d’auberges.3-4 et 5 septembre : Gilles Vigueault (511) 598-1453 (118) 665-3704 (418)665-7455 \ Q U E S 20 ans au service des compositeurs québécois CAROL BERGERON "VT ous possédons un trésor in-''1N estimable de musique écrite par des Canadiens» affirme le Centre de Musique Canadienne (CMC): plus de 11.000 oeuvres pour orchestre, harmonie ou divers instruments, de la musique vocale, chorale ou électroacoustique de plus 300 compositeurs.C’est un centre de do-‘ cumentation dont le siège social est situé à Toronto.Cependant, afin de se rapprocher de sa clientèle principale de compositeurs, chefs d’orchestre, diffuseurs, étudiants, le CMC a ouvert quatre bureaux régionaux à Vancouver, Calgary, Sackville (Nouveau-Brunswick) et Montréal.Or, pour souligner ses 20 années de présence québécoise, celui de Montréal (en collaboration avec Codes d’Accès, la Société Radio-Canada et la Ville de Montréal) présentera, à compter de dimanche, un événement intitulé Présences/semaine de musique contemporaine québécoise.Concerts et conférences se tiendront à la Chapelle Historique du Bon-Pas-teur, du mardi 18 au dimanche 23 mai, et le dimanche 16 mai exceptionnellement à l’Ecole de musique Vincent-d’Indy.• Le CMC-Québec voit en cet événement, l’occasion d’aller à la rencontre du public en faisant vitrine des services qu’il propose d’abord aux spécialistes mais aussi, dans une certaine mesure, a tous ceux que la musique d’ici intéresse.Une telle démonstration de vitalité — une cinquantaine d’oeuvres québécoises, 11 créations, une trentaine de compositeurs — suscitera sûrement l’intérêt de plusieurs mélomanes qui voudront, par la suite, alimenter leur curiosité notamment pai; le disque.A cet égard, le CMC a, depuis quelques années, investi ce mode pratique de diffusion.Au départ l’intention était généreuse et se voulait le reflet de la création à travers tout le Canada.Mais se heurtant à d’épineux problèmes d’argent, les projets Centredisques se sont faits de plus en plus rares jusqu’à ne plus exister qu’en fonction d’un financement assuré d’avance, ce qui, à toutes fins utiles, a réduit à presque rien la présence des créateurs du Québec.Si l’on peut déplorer la chose, il ne faudrait cependant pas conclure que la musique de ces derniers n’est pas enregistrée.Au contrairè, d’autres éditeurs (empreintes DIGITALes, UMMUS, McGill Records, SNE, Do-berman-Yppan, Les Disques SRC) ont pris vigoureusement la relève.sans doute n’est-on jamais mieux servi que par soi-même.Toutefois, une visite au CMC de Montréal permettra à ceux qui le désirent de se faire une idée assez précise de l'état de l’édition discographique non seulement au Québec mais également au Canada.Le catalogue québécois est d’ailleurs d’autant plus substantiel que fort nombreux sont les compositeurs qui fournissent la matière première.Et le parcourir fera non seulement constater la diversité des styles et la richesse de la production, mais encore, dans le cas de la musique instrumentale, de la qualité de plus en plus probante des interprètes — il suffirait de citer quelques noms: led I Nouvel Semble Moderne (NEM).,J {’Ensemble de la SMCQ, les chefs> \ Lorraine Vaillancourt et Walter Bou-l dreau, les pianistes Marc-André Hat-! melin, Louise Bessette, Louis-Philip-1 pe Pelletier, le soprano Pauline: Vaillancourt, le violoncelliste Claude.: Lamothe, le tromboniste Alain Tru-i del, etc.) i Récents ajouts à la discographie québécoise , j Parmi les plus récentes parutions, soulignons un très beau laser McGill i Records 750036-2) consacré a quelques pages très poétiques poun [ piano, piano avec alto, et alto seul du compositeur Brian Cherney.Les in-i I terprètes, Louis-Philippe Pelletier et: l’altiste Rivka Golani, profitent d’uni procédé d’enregistrement, le «natu-i ral surround sound», procédé quoi {’on croyait réservé à la sonorisation-1 de certains films mais que McGill-Reccords a adapté à la rondelle audionumérique.Cela donne en prinrib | pe une impression d’espace sonore plus grand et plus spectaculaire enq I core lorsque reproduit à l’aide d’unel chaîne «dolby surround».Il va sans dire que la clarté sonore-ne dépend pas uniquement d’uiv semblable procédé technologique;! | faudrait-il le prouver, qu’il suffirait d’écouter les DC de musique éleco troacoustique rassemblés sousjeti-' I quette empreintes DIGITALes.A nô-/1 ter que la journée (19 mai) électroa-coustique de la semaine CMC-Quér bec prévoit le lancement du tout (1er-, i nier né de la collection.1) Au nombre des documents soi-, nores récents qui méritent une, | écoute attentive, mentionnons: uri disque réalisé au Québec bien que | sorti en France chez l’éditeur Sala-bert, et qui rassemble des musiques j de José Evangelista, un compositeur québécois d’origine espagnole, I — Salabert/Actuels SCD 9102; une gravure UMMUS.fUMM 105) dy I NEM qui proposé un programme I captivant d’oeuvres de Matheri'J Longtin, Rozankovic et Rea.A si'lj gnaler, deux autres laser réalisés] aux Etats-Unis sur lesquels on rè-i trouve le même groupe instrument I tal montréalais en compagnie d’inr-1 terprètes américains: autour du compositeur David Lang (CRI Emergencymusic CD-625), au festival «Bang on a can» (CRI Emergent cymusic CD-628).Enfin, poursuit | vant l’illustration sonore de son cui talogue de partitions musicales québécoises, Doberman-Yppan propose un disque d’oeuvre pour piano seul et deux pianos de Matton, Prévos Hamelin, Hétu et Landry avec det excellents pianistes, Louise Besse te et Marc-André Hamelin — D( berman-Yppan DO-137.Un autr enregistrement vient souligner ' 25e anniversaire de la SMCQ; Wa ter Boudreau y dirige Gougeot Longtin, Rea et un maître du 2C siècle, Édgard Varèse — Dobeij man-Yppan DO.135.FEÏÏIVA1 >e THEATRE »» DU 2 7 MAI AU 12 JUIN 1993 •Éri W A Allemagne Doctor fournis lights The Lights de Gertrude Stein mise en scène de Robert Wilson Hebbel Theater (Berlin) L'un des grands visionnaires du théâtre contemporain Salle Pierre-Mercure (UQAM) du 10 au 1 2 juin Roumanie Titus Andronicus de William Shakespeare mise en scène de Sylviu Purcarete Théâtre National de Craiova prix, dont le grand prix la des prix Uniter de Bu «.une moisson de de la mise en scène au Gala des prix - Le Devoir 27 et 28 mai A Bucarest» Théâtre Jean-Duceppe Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842-2112.Frais de service.Redevance de 1,25$ (+ taxes) surtout billot de plus do 10$ cfb INTO AKIS Bell Billetterie: Monument national, 1182, boul.Saint-Laurent Admission*: (514) 790-1245 ou 1 800-361-4595 ‘Soûl pour flodor Fmlus Ughli Ihe Ughli - Ticketmaster: (514) 790-1111 INFO-FESTIVAL: (514)842-3997 3695 8 L E I) E V (MR, I, E S S A M EDI I 5 E T I) I M A X (' Il E I (I M Al I II !» 3 ROCK Pingouin, ime espèce en voie de réapparition De la tradition Vilain Pingouin et du spectacle après le spectacle ROCHE El ROULE Vilain Pingouin Au Spectrum les 20,21 et 22 mai." SYLVAIN CORMIER 9 * Le dernier rappel s’achève dans une sbrte d’apothéose sonore qui, depuis les Who et Jimi Hendrix au festival pop de Monterey, s’apparente toujours dans les shows de rock à un fracas de f in du inonde.Un climax simultané où la foule crie encore plus fort qu’elle niavait crié jusque là, au moment même où le groupe pousse les voix, les instruments et les amplis clans leurs ultimes retranchements.Et puis, soudainement, c’est fini.In foule est laissée à elle-même, les lumières s’allument, et la salle se vide.Dans la loge, une fois le défilé des parents, amis et parasites terminé, le groupe reste seul.Seul com-nle on ne peut l’être qu’après avoir été adulé pendant deux heures.L’adrénaline coule encore à flot, mais dans le vide.In bonheur d’avoir tout donné et tout reçu fait rapidement place à lïior-il*ur de la nuit des musiciens en tournée.La chambre d’hôtel pareille à toutes les autres.le club sandwich de fraîcheur douteuse déniché dans le seul restaurant 24 heures du bled perdu.Et l’insupportable idée qu’on va revivre la même chose demain.Et après-demain.Et le mois prochain.Pour Vilain Pingouin, les choses se passent un peu différemment.Il y a bien l’apothéose, et il y a inévitablement le retour dans la loge, histoire d/assumer ce qui s’est passé et de s’éponger un peu.Mais cela ne dure jamais plus de dix minutes.Car il y a surtout la très agréable heure qui suit, celle que Rodolphe Fortier, Michel Vaillancourt, Fredérik Bonicard, Rudy Gaya et Claude Samson vivent après tous leurs spectacles dans la salle avec leurs fans, à causer du show, des chansons ou de n’importe quoi d’autre, à signer des autographes et à rigoler.Et même à jouer au frisbee, me confiait avec fierté ma petite cousine Anne-Marie au lendemain d’un show a'Mirabel il y a deux ans.-i g- Tout peut arriver i Au début, le happening avait lieu par la force des choses.«On n’avait pas de roadiç, se rappelle Samson ?guitares, mandoline, accordéon, voix, harmonica).Il fallait attendre que la scène soit démontée pour charger l'équipement nous-mêmes dans le camion.On avait une heure à perdre sur place.» Tout naturellement, les fans restaient, et lqs gars engageaient la conversation.A la longue, c’est devenu une habitude, puis une tradition.Même après l’engagement de main-d’oeuvre.«On ne ne s’est jamais demandé s’il fallait continuer ou non, poursuit Caya (voix, guitares, piano), lies gens l’appréciaient, nous aussi.» -à Oi- W-:’* «On a appris à maîtriser notre feu d’artifice intérieur.On se calme et on lâche notre fou quand c’est le temps.Avant, on courait partout Les chansons, par le fait même, respirent Notre hargne est mieux exploitée.» Fortier (guitares, banjo, voix, mandoline) enchaîne: «C’est très inspirant, très nourrissant Ceux qui restent, par définition, ce sont ceux qui ont aimé le show.Et ils te parlent dans le blanc des yeux.» Samson renchérit: «C’est peut-être un peu narcissique, mais ça nous permet de décompresser positivement.» Et Bonicard (basse, contrebasse) d’ajouter: «Au fond, c’est notre salaire.C’est déjà suffisamment dur de se retrouver chez soi — surtout moi qui vit seul — après avoir donné quatre ou cinq shows de suite.Je le vis toujours comme un deuil.» Forcément, quand ils repassent par les mêmes villes une deuxième, puis une troisième fois, les petites séances de dédicaces-causeries deviennent des événements en soi.«Le mot se passe, explique Samson.Les gens s’y attendent.Les organisateurs préparent des tables.Des fois, c’est trop.» Caya précise: «Quand 400 personnes prennent d’assaut une table pour avoir un bout de papier ou te demander ton bandeau, ta boucle d’oreille, ton pic.» Fortier complète: «.ta ceinture, tes bas, tes culottes!» Toute la tablée rigole.Caya, intarissable comme à l’accoutumée, continue sur sa lancée: «Mais plus souvent qu’autrement, c’e§t très agréable, et même surprenant A Chi- PHOTO JACQUES NADEA I coutimi, il y avait une jeune fille qui voulait absolument jouer Marche seul sur ma guitare.Elle jouait bien, c’était cool.» Les rencontres d’après-spec-tade peuvent mener à tout.«Au Festival du Voyageur à Winnipeg, raconte Samson, on s’est retrouvé avec plein d’Acadiens dans une maison où tout le monde chantait.On a mangé des fèves au lard, un vrai festin! C’était touchant.» Après trois ans de tournées, cela tient presque du rituel.La seule mesure véritablement fiable du succès.Samson: «Demain, s’il n’y avait pas cette heure-là après le spectacle, on serait mal pris.» Le feu d’artifice intérieur Ce demain-là, de bon matin, Vilain Pingouin, leur attirail et leur équipe de cinq personnes partaient pour Ri-vière-du-Loup, où ils amorçaient l’ènième segment de la tournée qui fait suite à l’album Roche et roule, le deuxième des palmipèdes, une tournée dont la récente escale à Québec a été plébiscitée par la critique, et qui s’installera en ville et au Spectrum à partir de jeudi pour quatre spectacles en trois jours.On sait déjà qu’ils y joueront leurs deux albums au grand complet, dans le désordre, et qu’un intermède acoustique viendra ponctuer la programmation.D: spectacle, m’assurent-ils, est plus long qu’avant mais passe plus vite.Pourquoi?«On a appris à maîtriser notre feu d’artifice intérieur, illustre Caya.On se calme et on lâche notre fou quand c’est le temps.Avant, on courait partout.les chansons, par le fait même, respirent.Notre hargne est mieux exploitée.» Cela se ressentait déjà sur l’album, où l’identité de Vilain Pingouin est suffisamment fondée pour autoriser de brillantes audaces stylistiques (notamment, le jazz-blues de cocktail lounge dans Le Bleu du papier blanc, et le swamp-rock à la CCR dans L'orage), et cela se ressent d’autant plus en spectacle.Fortier: «Le trip rock’n’roll a une toute nouvelle saveur.11 y a moins de panique, peut-être moins de magie, mais un autre type de plaisir, plus conscient.» if DE MONTREAL I111I1JI11JI1JIMJ en collaboration avec Bleue Les billets sont en vente dès maintenant au Spectrum de Montréal, 318, rue Ste-Catherine ouest, métro Place des Arts (inf.861-5851), et aux comptoirs Admission (+ frais de service).Commandes téléphoniques avec carte de crédit au (514) 790-1245, 1 800 361-4595 (+ frais de service).Les billets pour les spectacles présentés à la salle Wilfrid-Pelletier et au théâtre Maisonneuve sont aussi disponibles aux guichets de la Place des Arts.BILLETS RENSEIGNEMENTS cartel! »II)87M881 PROCUREZ-VOUS DÈS AUJOURD’HUI LE GUIDE GRATUIT DE 72 PAGES CONTENANT TOUTE L’INFORMATION SUR LES SPECTACLES DANS LES STATIONS ULTRAMAR DU GRAND MONTRÉAL, AU SPECTRUM ET À TOUS LES COMPTOIRS ADMISSION 18h00 (Ht Stereo prêtante LES 6RAN0S CONCERTS en (dioborotion ovw oii 107,3 m (till 91 théâtre Maisonneure SHIRLEY HORN TRIO CHARLIE HADEN QUARTET WEST avec Ernie Watts, Allan Broadbent et Larance Marable HERBIE MANN REUNION BAND with Les McCaae, a—la - a*1 ¦- IwflQ rit** Mill, Chuck Rainey, etc.Concert double DEE DEE BRIDGEWATER et ses musiciens/ JOHN PIZZARELLI AND ORCHESTRA Une soirée avec I'ertraovdlaalrs chanteuse de|an BETTY CARTER Coicerl double Les chats du sai ténor GATO BARBIERI et ses musiciens / JOHNNY GRIFFIN et ses musiciens Grand pianos dialogua ELLIS MARSALIS/ MARCUS ROBERTS Eu première HOLLY COLE TRIO with special guests and the Moetreal Jazz Festival String Orchestra 18h00 C6( Stereo prêtante JAZZ mm>em Bt*KP9 Sçatnim de Montréal U nouveau roi de l'alto KENNY GARRETT et son groupe La retour du légendaire STANLEY TURRENTINE Son nouveau groupe acoustique LYLE MAYS QUARTET Standards an! others.MIKE STERN TRIO ALLAN HOLDSWORTH GROUP ALAIN CARON LE BAND EDDIE PALMIER! LATIN JAZZ ORCHESTRA En première i Montréal SCOn HAMILTON QUARTET Eu rappel BELA FLECK AND THE FLECKTONES (2 concerts: ISA et 21 It) 20h00 CBFFM100.7 prêtante PIANISSIMO Salle du Cesù D'Afrique du Sud ABDULLAH IBRAHIM SOLO De Cuba G0NZAL0 RUBALCABA SOLO De Philadelphie RAY BRYANT SOLO Du Mississippi MULGREW MILLER SOLO De Brooklyn GERI ALLEN SOLO D'Italie ENRICO PIERANUKZI SOLO De New Orleans HENRY BUTLER SOLO De Cuba CHUCHO VALDES SOLO 20h00 U CABARET DU FESTIVAL tu (détectai me AK té Out Soda, 5 MO, avenue du Pau Le cabaret du Festival au Club Soda avec LITTLE JIMMY SCOTT ET BLOSSOM DEARIE, du 2 au 10 juillet 20h30 LES ÉVÉNEMENTS du Maurier Uée tn (détecta cm (U( 73 Ml ti lAftISSf Salle Wilfrid Pellelier Spectacle d'ouverture HERBIE HANCOCK TRIO Soirée New Orleans THE NEVILLE BROTHERS et leur Invité très spécial ZACHARY RICHARD at ses musiciens SUnOMOSavec KEITH JARRETT, GARY PEACOCK et JACK DeJOHNETTE Une soirée avec GROVER WASHINGTON, JR., ses musiciens et ses Invités Réunion 1 Montréal GEORGE SHEARING / MEL T0RMÉ ET SON TRIO En première mordlale BOBBY McFERRIN'S HARD CHORAL CmckI double/ CeHabaratiea Un rendu-vous spécial GERRY MULLIGAN QUARTET/ GINETTE RENO DAVEBRUBECK ET OLIVER JONES QUARTET Spectacle da clôture Le gagnant du Pris da |an du Maurier Ltée et GINETTE RENO ET OLIVER JONES 21 hOO JAZZ CONTEMPORAIN AU MUSÉE en (dioborotion avec CUL I0I.S FM Salle multimédia du Umée d’art tonlempoiain TIM BRADY GUITARE SOLO DENIS HÉBERT PIANO SOLO PIERRE ST-JAK ICARUS LE JEAN VANASSE QUINTETTE TRIO MICHEL RATTE avec JEAN BEAUDET JEAN DEROME et les DANGEREUX ZHOMS ANDRÉ DUCHESNE l'OU T ' vendredi S juillet et ! Samedi Id/alliai 21 hOO RYTHMES Ultramar m (détecta cyk (KOI IM Sftertum de Mcmlreal Une solide Intime avec J.J.CALE En première partie SONNY LANDRETH solo DeEastL.A.LOS LOBOS British Huis Special JOHN MAYALL & THE BLUESBREAKERS Invité spécial MICK TAYLOR PARTY! PARTY! • KID CREOLE and THE COCONUTS D'Arlque du Sud AFRICAN JAZZ PIONEERS Le 11 du ni.d'Algérie CHEBKHALED ARTHUR H.ET LE BACHIB0UZ0UK BAND La null brénllenne avec T0MZÉ DORI CAYMMI Citants de la Corsa PETRUGUELFUCCI avec Voce de Corsica (i fejPue St.James United 403, ne Ste-Catherine a.) 22h30 (BF-TM 100,7 prêtante JAZZ DANS LA NUIT Salle duCeiù Jan de France ALAIN BRUNET QUARTET en homage i la misique de Serge 6alnsboug STEVE COLEMAN S FIVE ELEMENTS MARC JOHNSON'S RIGHT BRAIN PATROL Jan de France BARNEY WILEN avec Alain Jean Marie Pcticerts: !0iH mil DIRTY DOZEN BRASS BAND PUTS JELLY ROa MORTON "Blue Camel" RABIH AB0U- KHALIL el ses musiciens avec Invités: Bob Stswart at Howard Levy RANDY WESTON TRIO Concert double SONNY GREENWICH et ses musiciens / PETER LEITCH QUARTET Es preaièn i Mnvtrêal 0DEANP0PE SAXOPHONE CHOIR l+l Communications Canada ^lUDIi < anarCf i*i [CONSf II \n\AfT Vil* (* Montréal "s/ Gouvfwnervwy'i du Québec Pia Mtnlgtèrm DIET PS»SI MERIDIEN jftfc Sooété Nadto Canada 1j|f Canadian Broadcasting Corporation Ultramar O U da la Cultura L E I) E V OIK.I.E S S A M EDI 15 E T D 1 M A N C il E I (> M Al I !) !) A 0 8 MTS I.A VITRINE DU DISQUE Un heureux rendez-vous Un hommage à Brassens: un miracle de délicatesse et de tact GEORGES BRASSENS, J'AI RENDEZ-VOUS AVEC VOUS Renée Claude Transit (Interdise) Z-''* est mon désir le plus çher, mais c’est " V_/ loin d’être évident.» A la suggestion d’immortaliser en compact George Brassens, j’ai rendez-vous avec vous, le remarquable spectacle-hommage au corpus d’oncle Georges qu’elle a proposé sporadiquement, avec un succès jamais démenti, depuis sa création au Quat’Sous en 1981, Renée Claude avait haussé les épaules.C’était en avril de l’an dernier, juste avant les supplémentaires à La Licorne.«Ça n’intéresse aucun producteur québécois de sortir du matériel de Brassens.Pensez donc, pour mon dernier album, il y a cinq ans, on n’a même pas été capable de trouver de distributeur.Alors, imaginez un hommage à Brassens.» Désabusée, un peu écorchée dans son amour-propre, elle avait pratiquement lancé la serviette: «Ça fait 33 ans que je chante, je ne suis quand même pas pour aller me mettre à genoux pour quémander un album!» Son dégoût de l’industrie du disque était d’autant plus grand que les chansons du spectacle avaient déjà abouti sur une déplorable cassette, Renée Claude chante Brassens, pure transposition du contexte claviers-voix du spectacle, un travail passablement expéditif (et heureusement confidentiel) qui ne rendait justice ni au travail ni au talent de l’interprète.Pourtant, tout juste un an après l’entrevue, le compact est en magasin.Inondée d’encouragements et d’arguments de plus en plus convaincants, enjointe par son vieux copain Claude Gauthier de faire confiance à la petite équipe de Transit/Interdisc, qui se dévouait déjà pour lui, Renée Claude a finalement cédé.Aujourd’hui, elle en est ravie, et non sans raison.L’album est un miracle de délicatesse et de tact, brillamment réalisé par Michel Robi-doux.Les arrangements, dont je hantais la surenchère, sont presque irréprochables: on a su entourer la base claviers-voix d’ajouts discrets — l’accordéon, par exemple, qui augmente idéalement Le Père Noël et la petite fille — qui ne gênent jamais l’essentiel: les mélodies et les textes de Brassens.La voix de Renée Claude, un des plus agréables timbres qui soit, est rendue avec chaleur et pureté.Au travers de ces refontes, peut-être encore plus qu’au spectacle, on redécouvre en Brassens un mélodiste émouvant que le personnage occultait.Il y a dans La Messe au pendu une tristesse et une beauté qui Renée Claude extirpe du moindre phonème.Du très grand art.A l’automne, elle se frottera à Ferré.Puisse l’album suivre un peu plus rapidement, cette fois.Renée Claude est ravie: «Pensez donc.Pour mon dernier album, il y a cinq ans, on n’a même pas été capable de trouver de distributeur.Alors, imaginez un hommage à Brassens.» ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Charles dutoit les dimanches STANDARD LIFE Charles Dutoit, chef Leila Josef ornez, violon LISZT: Hamlet TCHAIKOVSKI: Concerto pour violon, opus 35 BRAHMS: Symphonie no I, opus 68 Cocommanditaire: Comité des bénévoles de l’OSM ItILLETS: 7,75$ 12.25$ 16.50$ LES CONCERTS AIR CANADA Charles Dutoit, chef Pascal Rogé, piano Mardi 18 et mercredi 19 mai, 2()h()0 ROSSINI: FAURÉ: POULENC: SAINT-SAËNS: DELIBES: j OFFENBACH: Il Viaggio a Reims, ouverture Ballade pour piano, opus 19 Concerto pour piano Prélude de «Le Déluge» Sylvia, suite Orphée aux enfers, ouverture I Cocommundltaire:
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