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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1993-05-22, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.L X X X I V - No 118 LIVRES La science-fiction ou Vimagination au pouvoir PAGE D-l M 0 N T 11 É A L .L K S S A M EDI 2 2 E T I) I M A X ( Il K 2 3 M Al I !) il 3 f> CAHIERS— 1.3 U S + T V S + T VQ LES ARTS Le théâtre abstrait et naïf de Bob Wilson PAGE C-l SPORTS Le retour du soccer professionnel à Montréal PAGE B-12 ?L'ÉCONOMIE Bell, le géant couvert d'opprobre PAGE B-1 PERSPECTIVES «Je voudrais voir la mer.» Le budget Levesque Le syndrome de la banane Sous l’amour de la nature, l’égoïsme féroce , Catherine Leconte Tout le monde connaît le syndrome NIMBY, «Not In My Back Yard» , qui s’est vite répandu en français sous l’appellation «Pas dans ma cour».On a pu en observer les symptômes dans divers quartiers de Montréal, avec des variantes: «Pas d’incinérateur dans mon bout d’île», «Pas de grand jeu de nuit sur mes vieux murs», «Pas d’ex-détenus dans ma rue».Nouveau et amélioré, et né lui aussi aux Etats-Unis, voici venir le syndrome BANANA: «Build Absolutely Nothing Anywhere Near Anybody» («Ne construisez al> solument rien à proximité de qui que ce soit»).On doit cette fière devise à des environnementa-listes de Boulder, au Colorado.Sous leur pression, la ville a adopté en février dernier un moratoire sur l’octroi de tout nouveau permis de construire.Boulder, à 30 km au nord de Denver, au pied des Rocheuses, est un centre industriel de haute technologie et héberge le principal campus de l’Université du Colorado.Sa population a plus que doublé depuis 1960, malgré divers règlements municipaux visant à limiter le développement.Du fait de ces restrictions, ses quelque 90 000 habitants ont déjà le douteux privilège de payer en moyenne 122 000$ pour une maison unifamiliale dont le prix moyen n’est que de 79 000$ à l’échelle nationale.Mais une bonne partie d’entre eux semblent prêts à mettre le prix fort pour éviter d’avoir à endurer de nouveaux voisins.On imagine déjà les ravages que fera le «syndrome de la banane» chez les riverains au lac Memphrémagog, par exemple, ou les montagnards des Laurentides.Les premiers symptômes sont déjà apparents.Qu’on se souvienne des états d’âme qu’exprimait récemment, sur les ondes de Radio-Canada, l’humoriste Clémence Desrochers, originaire de Sherbrooke et propriétaire de longue date d’un chalet près d’Austin.«C’est le paradis ici», confiait-elle à un journaliste.«J’espère que ça va rester comme ça toujours et qu’on ne sera pas trop, trop envahis.» Expliquant que l’engouement des riches Montréalais pour le lac a multiplié condos, marinas et gros bateaux au détriment de la tranquillité des premiers riverains, elle reconnaissait qu’«on ne peut pas empêcher les gens d’aimer les mêmes choses qu’on aime et de venir s’installer ici», pour terminer —en riant— par un cri du coeur nettement moins généreux: «On est assez!» Effet, comme au Colorado, de l’affluence, les prix de l’immobilier et les taxes foncières se sont envolés.Les rôles municipaux évaluent à 562 300$ la maison de Mme Desrochers et à 523 300$ celle, à Magog, du politologue Daniel Latouche.Cet autre vieil habitué de la région n’hésite pas, lui non plus, à dénoncer, dans le magazine Affaires Plus les nouveaux venus qui troublent sa quiétude.Et de vitupérer contre les autorités municipales qui ne font rien pour les tenir à l’écart alors qu’elles devraient «vendre Magog comme un lieu privilégié.» Privilège: le mot est lâché, bien qu’il soit politiquement plus correct de l’habiller de nobles soucis de préservation de la nature ou de la qualité de la vie.Si la banane est désormais un syndrome, l’écologie est «un virus qui va faire énormément de dégâts», prédisait l’an dernier, dans nos pages, le philosophe et sociologue français Marcel Gauchet.«Si on veut comprendre la dérive actuelle, où la démocratie perd son sens politique, c’est dans l’écologie qu’il faut chercher le réacteur du processus», disait-il.Elle réduit le monde à «un univers qui ne serait fait que de droits des individus et du marché» et serait régi par la logique suivante: «Il y a la planète et moi, et tout le reste est peuplé d’emmerdeurs qui me polluent.» Autre penseur iconoclaste, l’économiste américain Julian Simon affirme depuis près de 10 ans qu’écono-miquement, cette logique ne tient pas debout.Dans un livre intitulé «L’Homme, notre dernière chance», il soutient que les ressources naturelles sont aussi illimitées que l’ingéniosité humaine: plus la population mondiale augmente, plus elle tend à trouver de nouvelles solutions pour satisfaire ses besoins à moindre coût.Recyclage et conservation sont selon lui des absurdités économiques, des valeurs élitistes qui ne servent qu’à protéger les privilégiés et à leur permettre de criçr: «Stoppez tout, j’ai ce qu’il me faut!» A l’échelle de la planète, ce raisonnement mène à la misère et au niveau municipal, nous a-t-il expliqué, «les coûts ne sont pas minces.Vos adeptes de la banane auront peut-être les Montagnes Rocheuses pour eux tout seuls, mais par habitant, ils paieront plus cher pour un niveau de services communautaires moindre.» Pour les très riches, évidemment, ce n’est pas un problème.«Les multi-milliardaires de la côte Est ont réussi, au début de siècle, à bloquer tous les projets électriques dans la vallée de l’Hudson parce qu’ils ne voulaient pas voir leurs propriétés défigurées par des lignes à haute tension.C’est vieux comme l’humanité: jadis, le roi faisait décapiter le paysan qui avait coupé un arbre sur ses terres.» INDEX Les Actualités.A2 Idées .AU Agenda culturel.CIO livres 1)1 Annonces dassécs B8 IvC Monde.A7 Les Arts Montréal A3 Météo Avis publics.B6 Mots croisés.B10 Ciel variable Économie B1 Politique A5 Max.: 16 Éditorial .Alt) U‘S Sports.B12 Détails en B10 1 « vi£\\ mm m m PHOTO JACQUES NADEAU DANS LE GRAND MAT du Pélican, le marin Christian Jean ne verra probablement pas la mer.Mais ceux qui voudront voir dès aujourd'hui sur quel genre de navire d’Iberville faisait ses exploits, pourront visiter la réplique de son bâtiment amarrée dans le Vieux-Port de Montréal.Les détails en page A-3.Les anglos sont-ils à l’agonie?Ils étaient 300 anglophones de Montréal, mardi soir, réunis à l’invitation d’Alliance Québec dans une petite salle d’un hôtel du centre-ville.Motif: la première de The Rise and Fall of English Montreal, une production de l’Office national du film.Un portrait sombre et résolument pessimiste de l’avenir de la minorité d’expression anglaise, qui suscite déjà un certain débat au sein même de la communauté.Avec le dernier film de William Weintraub, les anglophones de Montréal ont maintenant leur Disparaître.PHOTO JACQUES GRENIER Sérieux, le discours de William Weintraub sur la communauté anglophone l’est, mais l’homme ne manque pas d’humour pour autant.Il tient donc à faire les précisions suivantes: a) «J’espère qu’on ne remarquera pas trop que c’est The Gazette que j’ai sous le bras»; et b) «Cette bâtisse derrière moi n’est pas ma résidence secondaire de Westmount».JEAN DION LE DEVOIR William Weintraub, 67 ans, cinéaste depuis des lunes, n’a rien de l’anglophone caricatural, frustré jusqu'à la moelle, prêt à monter aux barricades pour pourfendre la loi 101 et rappeler que la bataille des Plaines d'Abraham, ce sont les Anglais qui l’ont gagnée.Il confie plutôt prendre plaisir à aller dans l’est de Montréal pour y parler français, même s’il le fait «comme une vache espagnole».Mais il admet que, s’il était plus jeune, il quitterait le Québec demain matin.Peut-être même ce soir.«Mais je ne le ferais pas pour des raisons politiques.Ce serait par pur égoïsme.Parce que les chances pour un anglophone de se trouver un bon emploi, par exemple, sont bien meilleures ailleurs au Canada.» Reprenant le thème de l'exode massif des anglophones du Québec, Hie Rise and Fall of English Montreal brosse un tableau catastrophique de la situation de la minorité linguistique.11 montre quantité de jeunes de toutes origines qui feront leurs valises sitôt leurs études terminées, et de moins jeunes victimes de l’ultime affront: l’interdit public dont est frappée leur propre langue, dans leur propre pays.VOIR PAGE A-12 : AGONIE La grogne monte d’un cran Budget du désespoir, affirme Parizeau LE DEVOIR La vague de critiques déclenchée jeudi par le dépôt du budget Levesque a monté d’un cran, hier.Certaines des mesures annoncées par le ministre des Finances sont dénoncées, y compris de l’intérieur de l'appareil gouvernemental, pour leur «indécence», leur caractère «déplorable» et leur «manque de courage».Au rang des décisions les plus contestées, on retrouve le plafond annuel de 75 millions$ imposé au Fonds de solidarité des travailleurs du Québec et la ponction d’un milliard de dollars à même le fonds de stabilisation de la Soçiété de l’assurance automobile du Québec.A la SAAQ, on s’en est vertement pris à la volonté de M.Levesque de réaffecter les réserves dont elle dispose, un geste «indécent et carrément immoral» dont on a promis qu’il ferait l’objet d’une contestation «formelle et énergique» de la part de la direction.L’organisme a accusé Québec d’«ingérence» qui la placerait «dans un état de dépendance à l’égard du gouvernement».Au Fonds de solidarité de la FTQ — appuyé dans sa critique par les autres centrales syndicales CSN et CSD —, le président du conseil d’administration, Louis Laber-ge, a relevé que le gouvernement «se tire une balle dans le pied» en se privant d’importants revenus générés par les emplois que contribue à maintenir le Fonds.De son côté, le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, a critiqué l’ensemble du budget comme étant celui «de la résignation, du renoncement et du désespoir».D a notamment relevé que le gouvernement libéral avait perdu une belle occasion de récupérer 1 milliard$ en refusant de s’attaquer au travail au noir dans la construction, à la contrebande de cigarettes et aux vidéo-pokers.Nos informations en page A-5.LE DEVOIR ne sera pas publié le lundi 24 mai.La langue fourre-tout Le débat sur la langue va dans tous les sens MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La consultation sur le projet de loi 86, modifiant la Charte de la langue française, a donné lieu, depuis mardi, à un étalage disparate de préoccupations qui vont de l’avenir du «peuple québécois» à la pédagogie des langues secondes.Les échanges, on le sait, ont souvent été acrimonieux.Les «colonisés» morigénant les «intolérants réactionnaires».Mais ils ne laissent présager aucune intention du ministre Claude Ryan de modifier substantiellement ce projet de loi qui, notamment, permet l’affichage commercial bilingue.Les témoignages des huit organisations ayant compa-VOIR PAGE A-12 : DÉBAT Les urnes du défi Les Cambodgiens sont déterminés à voter malgré les menaces des Khmers rouges JOCELYN COULON LE DEVOIR A Talgré la menace des Khmers rouges de saboter le IVldéroulement des élections, les Cambodgiens ont bien l'intention de se rendre aux urnes pour choisir leur premier gouvernement démocratiquement élu depuis plusieurs décennies.Le scrutin s’ouvre demain et doit se dérouler jusqu'au 27 mai sous la protection de 15 000 Casques bleus des Nations unies.Après des attaques contre les Casques bleus et des massacres de Vietnamiens, les Khmers rouges ont encore fait monter la tension hier.Le porte-parole des communistes cambodgiens, Mak Ben, a déclaré que son VOIR PAGE A-12 : CAMBODGE t * » « 4 L E 1) E V 0 I I?.LE S S A M E I) 1 2 2 E T I) I M A N C II E 2 3 M Al I !) !) 3 a a -?LE DEVOIR ^- MONTREAL .' MÊîMÈ -i—I-L — p\ wmm WïMP'ï aaaSÉ PHOTO JACQUES NADEAU Cea hirondelles à front blanc ont accroché leurs nids de terre séchée à une colonne de soutien du Palais de la civilisation.Comme elles le font depuis bien des printemps.L’an prochain, elles devront toutefois déménager et laisser la place à la clientèle du nouveau casino de Elle Notre-Dame.Vol au-dessus d’un casino Les hirondelles hantent le Palais de la civilisation Heureux qui comme Le Pélican.Le musée flottant est ouvert au public PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le Pélican, la reproduction du célèbre vaisseau de d’Iberville qui vient de s’installer dans le Vieux-Port de Montréal, ouvre ses portes au public aujourd’hui.Mais ce musée flottant demeure largement à compléter, puisque la reconstitution intérieure du vaisseau, actuellement inexistante, doit s’étaler sur une période de cinq ans.Le public pourra tout de même avoir une idée de la vie maritime en Nouvelle-France: une équipe d’animateurs habillés en costume d’époque racontera aux visiteurs la vie sur le bateau et le contexte historique du XVIIe siècle.Cette histoire du Pélican est une véritable saga, autant au XVIIe qu’au XXe siècle.Le vaisseau original avait été construit à Bayonne en 1693.C’était un navire dit de troisième rang, qui jaugeait 500 tonneaux et qui était armé d’une cinquantaine de canons.Le roi Louis XIV avait demandé à Pierre Le Moyne d’Iberville de reprendre le Fort Nelson, sur la Baie d’Hudson, un important poste de traite des fourrures qui venait de tomber aux mains des Anglais.D’Iberville prit la mer avec trois vaisseaux et, alors que les deux autres se prirent dans les glaces, le Pélican arriva seul en septembre 1697 devant les trois vaisseaux anglais qui gardaient le fort, pour remporter la bataille.Abîmé, le bateau fut ensuite abandonné sur place.Trois siècles plus tard Trois cents ans plus tard, dans les années 60, David M.Stewart, passionné d’histoire militaire, conçut le projet de reconstituer le célèbre vaisseau.Le projet fut temporairement abandonné parce qu’il s’attaqua à la construction d’une réplique de la Grande Hermine de Jacques Cartier pour l’Expo 1967.Le projet refit surface en 1983.La construction commença à I^t Malbaie et ne se déroula pas sans heurts, alors que le vaisseau, que plusieurs voulaient voir flotter comme un véritable voilier-école, croupit plusieurs années, avant d’être complété l’année dernière aux chantiers maritimes AMLà l’île-aux-Coudres.La réplique (en fait il s’agit d’une interprétation des vaisseaux de l’époque, puisqu’on ne dispose d’aucun plan du Pélican réel) fait 51 mètres, et se promener sur le pont principal donne une bonne idée de ce que devait représenter la vie à bord, alors que 250 personnes s’y entassaient pendant des mois! Pour donner une idée de son ampleur, on y compte 47 kilomètres de cordages, et en remontant le fleuve Saint-Laurent de Québec à Montréal ces dernières semaines il a fallu enlever un section du mât principal de 170 pieds, qui ne passait pas sous le Pont Jacques Cartier.L5 projet, piloté par la Fondation McDonald-Stewart, a coûté 7,2 mil-lions$, dont 2,5 millions$ du ministère fédéral des Communications, la majeure partie de la somme étant fournie par la Fondation.On cherche du financement pour compléter le projet d’ici cinq ans, air on veut reconstituer à l’intérieur certains éléments comme la cuisine, la chambre de d’Iberville, et plusieurs pièces d’armement.Les détaillants en alimentation n’avalent pas les taxes sur les produits du tabac DANNY VEAR LE DEVOIR Elles sont plus de deux cents.Elles nichent à l’extérieur du Palais de la civilisation, virevoltent et planent au-dessus des ouvriers qui s’affairent à compléter les travapx d’aménagement du casino de File Notre-Dame pour l’automne prochain.Depuis des années, des hirondelles à front blanc viennent hanter le Palais de la civilisation — ses flancs et ses colonnes de soutien sônt couverts des nids «inversés», caractéristiques de ces oiseaux migrateurs.En mars dernier, une firme spécialisée a effectué un recensement des nids accrochés à la structure du Palais de la civilisation.En tout, 232 nids d’hirondelles à front blanc et 9 nids de pigeons biset ont été relevés.Maintenant qu’on aménage un casino, ces oiseaux sont un peu moins lés bienvenues au Palais de la civilisation.Avec le casino de «classe internationale» qui y logera, on souhaite éloigner un peu ces volatiles.«Avec leurs fientes, les hiron- delles salissent les fenêtres et la structure extérieure du Palais.Elles risqueraient de déplaire à la clientèle du casino», explique Marc Forget, ingénieur estimateur de Décarel, firme responsable du chantier.Toutefois, Loto-Québec, responsable du projet casino, a appris qu’il n’est pas simple de déplacer ces gentils volatiles.Depuis 1917, les hirondelles sont une espèce protégée en vertu de la Convention et de la Loi sur les oiseaux migrateurs.Ne déplace pas une hirondelle qui veut.Un permis du Service canadien de la Faune est essentiel.En mai, cet organisme fédéral avait accordé un permis autorisant la destruction des quelque 240 nids du Palais de la civilisation.Les travaux d’aménagement ont cependant tardé.Loto-Québec, responsable du projet casino, et le responsable du chantier, ont ainsi reporté la destruction des nids à l’automne, une fois que les hirondelles auront migré vers le Sud.D’ici le printemps prochain, un nouveau logis leur sera construit.Trois condominiums d’hirondelles, érigés au bout d’autant de piliers, se- Visite du vice-premier ministre chinois Les Tibétains protestent (PC) — Des partisans de l’autonomie du Tibet ont remis une lettre de protestation aux services du premier ministre Robert Bourassa, qui recevait hier le vice-premier ministre de Chine Zhu Rongji.Portant le drapeau de leur pays, devant l’immeuble abritant le bureau de M.Bourassa, les manifestants ont dénoncé le pouvoir totalitaire de Chine qui a interdit à une commission européenne des droits de l’homme d’aller enquêter sur place, auprès des Tibétains restés chez eux.M.Bourassa s’est laissé filmer dans son bureau, en compagnie de M.Zhu qui poursuit au Récompense i (PC) - L’Association des banquiers canadiens offre une récompense d’un million de dollars à quiconque est Susceptible de lui fournir des rensei- Eiements pouvant mener à l’identifi-tion, l’arrestation et à la mise en ac-sation d’un suspect ayant commis un vol qualifié, le 13 mai dernier, à la çuccursale de l’institution financière Sise au 795, Décarie à Ville Saint-Laurent.Le suspect est de race blanche, Québec sa tournée nord-américaine.Le dirigeant communiste doit visiter des usines et se rendre à la Baie-James, voir les barrages et la gestion des réseaux hydro-électriques.Outre M.Bourassa, le visiteur chinois verra le ministre des Affaires internationales John Ciaccia et des dirigeants d’entreprises de transport, de communications, d’aéronautique et de génie-conseil.Le Tibet jouissait d’une relative autonomie régionale, par un traité de 1951 avec le gouvernement de Pékin.d’un million$ il a environ 30 ans, pèse quelque 68 kilos (150 lbs) et mesure 1,75m (5’9T 11 a les cheveux bruns et s’exprime en fançais.Au moment du vol, il portait des lunettes fumées.Si vous pensez posséder des renseignements sur cette personne, vous pouvez communiquer avec la section des vols qualifiés, au 280-2067 ou au 280-2777.ront aménagés de l’autre côté du lac des Iles.Le plan d’eau devrait éloigner les hirondelles du casino.Divers procédés seront utilisés pour empêcher les hirondelles de nicher sur les flancs du Palais.«Tout sera prêt pour le retour des hirondelles en mai prochain», dit l’ingénieur Forget.«11 s’agit maintenant de savoir si les hirondelles s’installeront dans leur nouvelle demeure», conclut-il.Le casino de l’île Notre-Dame doit ouvrir ses portes le 1er octobre prochain.(PC) Les dirigeants de l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA) n’ont pas l’intention d’accepter sans mot dire l’inaction du gouvernement du Québec et du Canada qui, dans leur dernier budget respectif, ont maintenu les taxes sur les produits du tabac.Il reste au directeur général de l’ADA, Michel Gadbois, à mener une consultation auprès du conseil d’administration et des membres du regroupement avant de déclencher des moyens visant à faire pression sur les gouvernements pour les forcer à abaisser les taxes.Il n’est pas exclu qu’une action soit entreprise avant la fin de la commission parlementaire québécoise.Les détaillants en alimentation prévoyaient que le ministre des Finances Gérard D.Levesque annonce dans son budget de cette semaine une baisse de taxes sur les produits du tabac, baisse qui serait entrée en vigueur en même temps que la réciprocité fédérale.En conférence de presse, il y a un mois, l’ADA avait dit que des recours devant les tribunaux étaient à l’étude et que les détaillants songeaient à retenir les taxes perçues sur la vente des produits du tabac, dans le but d’amener les gouvernements à bouger.M.Gadbois disait hier que ces moyens et d’autres plus radicaux étaient plus que jamais d’actualité.Le gouvernement du Québec accuse des pertes de revenus de 210 millions$ cette année et prévoit qu’elles seront de 360 millions$ l’an prochain, a signalé M.Gadbois.«Plus le gouvernement attend pour rétablir le prix des produits du tabac à un niveau réaliste et compétitif avec celui de la contrebande, plus il sera tenu directement responsable de la hausse de criminalité dont nos commerces sont victimes.», a-t-il fait valoir.PUBLI-REPORTAGE L’Art de vivre en ville la solution pour les familles qui veulent vivre en ville avec des adolescents «On a trouvé le moyen d’offrir plus d’espace et plus d’intimité aux familles qui aimeraient vivre en ville, même avec des adolescents».C’est ce qu’affirme l’équipe d’architectes qui a conçu le projet Alexandre-DeSève à l’est du centre-ville.Ce projet intéressera particulièrement les familles avec des adolescents qui ne veulent pas s’éloigner de la ville, ou encore celles qui veulent y revenir.Bien souvent, ces familles désirent se rapprocher des collèges, des universités, des équipements culturels, et surtout, du transport en commun.Ici, sur Alexandre-DeSève, le métro Papineau est à cinq minutes, les commerces de base sont tout à côté sur la me Ontario.La me Ste-Catherine et le parc Lafontaine sont accessibles à pied.Ce quartier dynamique offre également une multitude d’activités culturelles; on y retrouve entre autres, plusieurs théâtres.De l’espace pour chacun Cinq des huit logements de ce projet sont construits sur deux niveaux où alternent les espaces communs et les espaces individuels.Pour quatre de ces logements, on a pensé aux adolescents en prévoyant des salles de séjour et, dans certains cas, des salles de bain spécialement pour eux.Pour répondre aux besoins d’intimité des occupants, chaque logement possède une terrasse extérieure privée qui sert de tampon entre l’aire des parents et l’aire des enfants.Ces terrasses sont positionnées de telle façon que personne ne peut voir ce qui se passe chez le voisin.On a aussi évité le grand hall qui sert d’entrée commune.Ici, chaque logement possède sa propre entrée privée.Les huit copropriétaires partagent tout de même une cour intérieure privée.Un projet gagnant Ce projet s’est mérité un premier prix lors du concours d’architecture LAi1 de vivre en ville lancé par la Ville de Montréal, la Société d'habitation du Québec et la Société canadienne d'h)pothéques et de logement.Les projets gagnants, primés par le jury du concours L'An de vivre en ville, ont été soumis à des constructeurs qui ont la responsabilité de les réaliser.Celui de la rue Alexandre-DeSève sera réalisé par le Groupe immobilier C.Gazaille.Cette entreprise, l’une des plus importantes au Québec, possède un intérêt marqué pour les innovations résidentielles.Pour obtenir de plus amples renseignements, vous pouvez communiquer avec le constructeur aux numéros suivants: Groupe immobilier C.Gazaille: 695-2823 Bureau des ventes: 962-5461 I.E I) E V 0 I R , !.K S S A M EDI 22 ET DIMANCHE 23 M Al ID D 3 A 4 J les s Hydro-Québec au Top 10 new-yorkais La société d’État est le 4ème plus gros client des lobbyistes CATHERINE LECONTE LE DEVOIR Hydro-Québec était l’an dernier le 4ème plus gros client des lobbyistes inscrits auprès de la Ville de New York.Et n’eût été d’une erreur dans la déclaration qu’elle a fournie à la Commission du lobbying de l’Etat de New York — erreur pour laquelle la Commission a réclamé, et attend toujours, des explications — Hydro-Québec aurait décroché la 9ème place au palmarès des plus gros clients des lobbyistes actifs auprès des autorités de l'Etat Aucune organisation environnementale ,ou autochtone n’apparaît dans le «Top 10» de l’État de New York ni le «Top 12» de la Ville de New York.Toute personne ou compagnie qui touche plus de 2000$ par an d’une tierce partie pour faire en son nom du lobbying auprès des autorités et agences gouvernementales de la ville de New York, doit s’inscrire auprès du greffe municipal et déclarer çhaque trimestre les sommes qui lui sont versées.A Albany, la Commission du lobbying de l’Etat de New York fait les mêmes obligations aux lobbyistes qui plaident la cause de leurs clients auprès des autorités (bureau du gouverneur, Sénat et Assemblée législative) et agences de l’État.Ën outre, les clients eux-mêmes doivent remplir leur propre déclaration auprès de la Commission.En 1992, la firme Amrep Solutions (dont le siège est à New York et qui est dirigée par l’ancien chef du département de la protection de l’environnement de la Ville de New York, Harvey Schultz) a déclaré à la Commission avoir touché 191 660$US d’Hydro-Québec pour des activités de lobbying auprès sur «toutes matières relatives à la réglementation des compagnies d’électricité».Une autre firme de lobbying, Maggie Boepple et associés, située à Albany, a de son côté déclaré à la Commission avoir touché d’Hydro-Québec 100 000$US aux mêmes fins.Au total, Hydro elle même aurait donc logiquement dû déclarer avoir payé 291 660$US, ce qui l’aurait placée qu 9ème rang des plus gros payeurs recensés par l’État (le numéro un au classement a payé 514 444$US).Mais elle n’a déclaré que 100 000$US.Devant cette incohérence dans les déclarations, «nous avons renvoyé sa déclaration à Hydro-Québec en leur demandant de rectifier leur omission», nous a expliqué la responsable du service, Kathleen Barnhart, et dans l’attente d’un réponse, Hydro n’a pu être incluse dans le palmarès annuel.Amrep Solutions a par ailleurs déclaré au greffier de la Ville de New York avoir touché 191 660$US d’Hydro-Québec pour son lobbying auprès des autorités municipales, ce qui la classe au 4ème rang du palmarès local 1992, dont le champion est le magnat de l’immobilier Donald Trump (447 145$US).Près d’un millier de nouveaux médécins Le ministère de la Santé publie son plan triennal CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le ministère de la Santé et des services sociaux du Québec prévoit l’ajout de 800 médecins en poste, dans l'ensemble des régions du Québec, d’ici les trois prochaines années.C’est ce que révèle le dernier plan triennal du ministère, sur l’effectif médical au Québec, qui doit s’échelonner de 1993 à 1996.Dans l’ensemble, selon le rapport du ministère, il semble que les régions soient plus dépourvues en termes de spécialistes, tandis, que la région de Montréal présente pour sa part des besoins réels en omnipratique.En effet, dans la région de Montréal-Centre, Ïui compte 27,5% de la population provinciale, on xe l’objectif de croissance sur trois ans à 48 médecins, soit une décroissance de 48 spécialistes en poste, et une croissance de 92 omnipraticiens.Pour ce qui est de la région de Québec, elle se voit imposer, dans le rapport du ministère, une décroissance de 53 spécialistes, sur une période de trois, sans augmentation de son lot d’omnipraticiens.Selon le ministère, cette région offre en effet une concentration de médecins aussi forte que celle de Montréal, alors que la surconsommation de soins de santé y est plus élevée.L’examen du graphique, dit le ministère, démontre en effet que, dans tous les regroupements de médecins (incluant les omnipraticiens}, l’installation d’effectifs médicaux «dépasse largement la moyenne provinciale».«L’offre de services amène une surconsommation généralisée, lit-on dans le rapport du ministère au sujet de la région de Québec, sauf dans les spécialités médicales de niveau local, et dans les spécialités supra-régionales.La surinstallation de spécialistes est particulièrement forte en santé communautaire.» Objectifs Les objectifs du ministère sont conçus notamment en fonction du niveau d’atteinte des objectifs visés de 1990 à 1993, et de l’impact des «activités particulières sur une disponibilité additionnelle de médecins dans les établissements des régions universitaires».Pour leur part, selon le rapport du ministère, les régions de la Montérégie, et de la Maurice-Bois-Francs, se voient octroyées le plus grand nombre d’omnipraticiens et de spécialistes pour la période 1993-1996.En effet, en fonction des prévisions, la Mauri-cie Bois-Francs se verra octroyés 111 médecins sur trois ans, soit 68 spécialistes et 43 omnipraticiens.Pour la Montérégie, on prévoit l’apport de 160 médecins, soit 76 spécialistes et 84 omnipraticiens.Une région comme Laval, par exemple, dépendante de Montréal, mais qui pourrait dans un avenir prochain, être autonome à 50% en ce qui a trait aux soins de courte durée, aura un objectif de croissance de 24 médecins, soit huit spécialistes, et 16 omnipraticiens.Au sujet de Montréal-Centre, le rapport signale que la consommation de la population en omnipratique est plus faible que la moyenne provinciale.On ne retrouve pas non plus à Montréal, selon les auteurs du rapport, de surconsommation des spécialités chirurgicales et des spécialités de laboratoire et de radiologie, et ce malgré la forte concentration des ressources.Par ailleurs, on retrouve, à Montréal, «les spécialités médicales et la psychiatrie où la surinstallation de médecins s’accompagne très nettement d’une surconsommation de services».Enfin, disent les auteurs du rapport, la région de Montréal-Centre est des mieux pourvues, comparativement à la moyenne provinciale, en nombre de lits hospitaliers de courte durée.Occupation de l’usine Cascades à Port-Cartier Énergie du désespoir et oeillet blanc de la «pureté» DOMINIQUE TREMBLAY COLLABORATION SPÉCIALE Six jours à occuper «leur» usine.C’est hier vers 16hl5 que les ex-employés des Cascades à Port-Cartier ont été expulsés de leur usine à la suite d’une injonction émise par la Cour.La police AVIS PUBLIC CP 1993 Succursale B Ottawa.Ontario KIP IB2 « Une nouvelle relation entre les autochtones et les non-autochtones du Canada, l'autodétermination pour les peuples autochtones [.], l'autosuffisance pour les autochtones, et la guérison personnelle et collective des autochtones et de leur collectivité.» - Tiré de Au coeur du dialogue, document de réflexion n" 2 de la Commission royale sur les peuples autochtones (avril 1993) Ces éléments clés du changement seront débattus par des dirigeants communautaires autochtones et non autochtones, des représentants d’organisations et de groupements divers, et de simples citoyens, dans le cadre d’audiences que la Commission royale sur les peuples autochtones tiendra à : l’hôtel Bonaventure Hilton 1, Place Bonaventure, Montréal (Québec) du 25 au 28 mai 1993 Ces audiences permettront aussi d’aborder d’autres questions intéressant votre collectivité.Les résultats de ces discussions auront un effet déterminant sur les recommandations finales de la Commission.Chacun a le devoir de s’informer.Pour plus de renseignements au sujet de nos audiences : ¦ (613) 943-2020 Des mémoires pourront être déposés lors de ces audiences.Pour tous renseignements à propos de la Commission royale sur les peuples autochtones, composez l’un des numéros suivants, sans frais : ¦ 1-800-387-2148 (cri, inuktitut, ojibwa) ¦ 1-800-363-8235 (français, anglais, chipewyan) Dëne Dédllné Tadànjthensi ha, Nighakalthër Nedhé, Dëne NjréUii municipale de Port-Cartier a pris possession des lieux pacifiquement.Les occupants, au moins une trentaine, portant un oeillet blanc — «la pureté» dit l’un deux — ont dignement accueilli les policiers et les ont invités à rentrer.Le maire de la petite ville nord-côtière sise entre la mer et la forêt, M.Anthony De Troio a paru soulagé de savoir qu’il n’y aurait aucune poursuite.En fait, toute la mairie paraissait de fort bonne humeur hier midi après avoir entendu le premier ministre, M.Robert Bourassa, leur annoncer qu’il était prêt à rencontrer M.De Troio en début de semaine pour discuter du projet de relance des Portcar-tois.Il s’agit peut-être là d’une première victoire pour les travailleurs, la population et son maire.Mais cet espoir repose en entier sur une déci- sion de la Cour quant à la requête de la ville de Port-Cartier en vue de bloquer la vente des raffi-neurs de l’usine à une société américaine pour la somme de 6 millions$.Une telle décision permettrait à la ville et au Comité de relance de l’usine de pouvoir faire une offre supérieure au syndic.Le Comité de relance compte rentabiliser l’usine par l’ajout de deux scieries, ces scieries produiraient des copeaux qui pourraient être utilisés à peu de frais pour de la pâte, tout en créant 120 emplois.De plus, la forêt ne manque pas à Port-Cartier.De l’avis de M.Léopold, cette matière première fournit une pâte de «la meilleure qualité au monde».Pour la population de Port-Cartier ce projet est presque vital.«Le cri d’alarme qu’on lance aujourd’hui, c’est pour mes jeunes», a confié une mère de famille dont le fils a tenté de se suicider il y a trois semaines, comme deux autres jeunes de rendrait «Nos jeunes aujourd’hui n’acceptent pas d’aller sur le bien-être à 20 ans».Voilà qui explique la mobilisation de toute la population pour sauver l’usine.Quand la mer se retire, tous savent qu’elle reviendra.Mais si les raffineurs de l’usine partent ils ne reviendront jamais.Un remboursement inconstitutionnel?La Cour d’appel est saisie de la question des dépenses électorales remboursables DANNY VEAR LE DEVOIR Les candidats des nouveaux partis fédéraux et ceux de mouvements marginaux pourront-ils ou non se voir rembourser la moitié des dépenses qu’ils encourront lors des prochaines élections?La Cour d’appel entendait cette semaine l’appel d’un jugement de la Cour supérieure sur cette question.En fait, la Cour d’appel doit décider de la constitutionnalité d’une disposition de la Loi électorale du Canada qui accorde à un candidat ayant obtenu plus de 15% des votes un remboursement de la moitié des dépenses encourues lors d’une élection.En août dernier, la Cour supérieure a déclaré inconstitutionnel ce seuil de 15% parce qu’il brime le droit de vote des citoyens canadiens et leur droit de se présenter comme candidat.Pourquoi?«Avec cette décision, les nouveaux partis pourraient bénéficier de fonds supplémentaires», a expli- 3ué Daniel Payette, candidat défait u NPD dans le comté de Beauhar-nois-Salaberry lors des élections fédérales de 1988 auquel cette décision a donné raison.Dans cette décision, le juge John Gomery soutenait que le seuil de 15% limite le droit des électeurs d’être bien informé des enjeux d’une élection.Pourquoi?Le seuil de 15% peut décourager la participation d’un candidat sérieux aux élections fédérales, disait-il.Sans fortune personnelle, un candidat qui prévoit recevoir moins de 15% des votes se préoccupera nécessairement de son budget de dépenses.En ce sens, croit le juge, un candidat marginal sera freiné dans sa campagne: ayant peu d’espoir d’obtenir la moitié du remboursement de ses dépenses, le candidat marginal consacrera moins d’argent à sa campagne électorale que ses opposants.En Cour d’appel, les avocats du Procureur général du Canada ont rejeté cet argument.Dans les faits, selon eux, le candidat Daniel Payette avait été amené, son appui oscillant autour des 10% et des 12% tout au long de la course, à dépenser un peu plus dans l’espoir de récolter, 15% des votes.Le Procureur général a soutenû que «le seuil de 15%» n’est pas une ' mesure négative (elle ne vise pas à décourager les candidatures fri- ' voles) mais bien une mesure positi- ; ve (elle vient confirmer un appui populaire).L’avocate de Daniel Payette a dé-, fendu la décision du juge Gomery.La Cour d’appel a pris l’affaire eh délibéré.Elle devrait rendre sa déci: sion d’ici la prochaine élection fédérale prévue à l’automne.Trois choix, s’offrent à elle: maintenir la décision de la Cour supérieure, rétablir lç seuil de 15% ou éliminer complèté-ment la disposition prévoyant uh remboursement des candidats.Élections Canada a déjà affirmé que cette décision, si elle était maintenue, pouvait coûter quelque 5 mil-lions$ de remboursement aux candidats marginaux des élections antérieures.Dans son rapport remis en février 1992, la Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis politiques avait recommandé que le seuil de 15% soit carrément éliminé.La Commission affirmait que les seuils constituent un obstacle à certains candidats.Depuis, Ottawa étudie un projet de réforme électorale qui prévoit, notamment, le maintien d’un seuil de 15% pour qu’un candidat soit éligible à un remboursement des dépenses.Le NPD lâché par les travailleurs de l’auto Oshawa, Ont.(PC) — La plus grosse section du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile rompt ses attaches avec le Nouveau parti démocratique.Les syndiqués de General Motors membres de la section 222 des TCA à Oshawa, près de Toronto, en Ontario, ont voté par une forte majorité — 5731 vont contre 1270 — pour le retrait de tout appui financier au parti.Quelque 23 000 travailleurs avaient le droit de participer au voté' en indiquant s’ils voulaient ou non que leurs cotisations syndicales soient envoyées au NPD, qui dépend énormément de l’appui du mouvement ouvrier.La décision fera, perdre quelque 40 000$ par an au NPD.Parlez-vous russe?Moscou (PC) — Le prochain Canadien à voyager dans l’espace pourrait avoir le.russe comme langue de travail, en vertu de l’entente signée vendredi par l’Agence spatiale canadienne et son pendant russe.Cette entente établit un cadre général pour une collaboration des deux pays et crée un groupe de travail chargé de négocier la participation d’un astronaute canadien à une mission à bord de la station spatiale Mir au début de 1996.L’accord a été paraphé par le directeur de l’Agence spatiale canadienne, Roland Doré, et son homologue russe, Yuri Koptev.L’astronaute canadien Robert Thirsk, a déclaré hiéif qu’une participation à une mission à bord de la station Mir serait pour lui «l’ultime défi», une chance de repré; senter le Canada.
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