Le devoir, 4 juin 1993, Cahier A
-?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR PERSPECTIVES Histoires de villes Les liens internationaux se multiplient entre villes et entre régions SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR uand une ville rencontre une autre ville, qu’est-ce qu’elles se racontent?Des histoires de villes.C’est grosso modo sur ce principe bien simple que Montréal recite Entre Shanghai et Montréal: je te fais un jardin, des conseils sur le ramassage des ordures Q cherche des contacts avec d’autres grandes villes du monde pour échanger des idées, des expériences, des pratiques, sur des thèmes spécifiquement urbains.Résultat: Shanghai a montré à Montréal comment créer et entretenir un jardin classique chinois (au Jardin botanique où se trouve le plus grand jardin classique chinois hors de Chine); Montréal explique à Shanghai comment gérer le ramassage des ordures ménagères; Montréal a appris de Sapporo comment réduire de moitié, et avec un résultat égal, la quantité d’agrégats qu’elle répand sur ses chaussées l’hiver; et Moscou, emballé par le Montréal souterrain, songe à s’en creuser un sur les bords de la Volga.Parce que la ville est une organisation sociale particulière et en même temps universelle, il est primordial de confronter les expériences des unes et des autres pour tenter d’amés liorer ces espaces de convivialité uniques et fragiles qu’elles sont j C’est en tout cas sous cet angle tu me donnes que l’on voit les choses à la Ville de Montréal.M.Régis Vigneau, secrétaire aux Affaires internationales de la municipalité, expliquait cette semaine au Club Montréal pourquoi Montréal avait des «relations internationales».Montréal a signé des accords avec des villes étrangères comme Moscou, Shanghai et Lyon «par-pe qu’il y a des questions spécifiques qui se posent au niveau des villes, parce qu’il y a des secteurs précis où la ville est appelée à travailler et que, de plus en plus, les villes sont amenées à jouer un rôle sur la scène internationale dans les secteurs de leur compétence.» Transport en commun, gestion des déchets, aménagement urbain, circulation, autant de champs où une ville peut faire auprès d’une autre «l’acquisition d’un savoir-faire ou l’exportation d’une expertise.» En outre, Montréal estime que ces échanges contribuent à son rayonnement international et à son activité économique.«Il est difficile de mettre un chiffre sur les retombées économiques, pour Montréal, de ces accords passés avec des villes étrangères, mais les entreprises montréalaises bénéficient des liens institutionnels que nous forgeons à l’étranger.» Un état d’esprit comparable a présidé au choix qu’a fait l’Ontario de nouer, il y a six ans, des relations économiques et commerciales étroites en Europe, non pas teÛement avec des Etats, comme le fait le Québec, mais avec des régions.Après avoir identifié «quatre moteurs» économiques de l’Europe, la Bavière, la Lombardie, la Catalogne et le Rhône-Alpes, l’Ontario a joué à fond ses cartes pour tisser des liens économiques et commerciaux avec ces quatre pôles.«Comme l’Ontario n’est pas un Etat, il est logique que nous décidions d’organiser des rapports avec des juridictions comparables», dit un haut fonctionnaire du gouvernement ontarien.Toronto a parié sur les régions européennes et tablé sur leur capacité .de développement à une échelle câline Stratégie pable d’offrir des enseignements .utiles à l’Ontario, tout en ouvrant des qui privilégie perspectives concrètes à ses entreprises.«Avec les “quatre moteurs”, nous avons des intérêts en commun, une population de taille à peu près identique, un niveau de scolarisation équivalent et une base industrielle de niveau comparable.Cela facilite les échanges à tous les niveaux, mais en particulier dans le champ de la recherche technologique», dit George Hutchinson, porte-parole du ministère ontarien du Développement économique et technologique.«Mais, précise-t-il, il ne faut pas voir dans notre approche une position idéologique, contre l’Europe des nations, et pour l’Europe des régions!» Mais en Europe aussi, on mise beaucoup, d’un point de vue strictement économique, sur les régions.Que ce soit dans des pays où la marge de manoeuvre des régions est grande et ancienne (l’Allemagne, l’Espagne) ou bien récente et encore balbutiante (la France).Même si l’Ontario a opéré cette année, pour des raisons d’austérité budgétaire, un repli (fermeture de ses 18 délégations commerciales à l’étranger, y compris celles de Paris, de Londres, et de Francfort), elle n’en poursuit pas moins sa stratégie en direction des régions européennes qu’elle a ciblées.«L’objectif reste le même, mais les moyens vont changer.En dirigeant les choses de Toronto, on évite les chevauchements et on aura un meilleur rapport qualité-prix», dit un haut fonctionnaire ontarien.Et un autre d’ajouter: «Il n’est pas nécessaire d’avoir des bâtiments coûteux autour du globe pour coopérer efficacement dans le domaine commercial et économique.» Plutôt que de miser sur les États, l’Ontario a élaboré les régions les plus dynamiques INDEX Les Actualités.A2 Idées .A7 Agenda culturel ,.B6 Le Monde .B3 Annonces classées JI2 Montréal .A3 Avis publics., „.B4 Mots croisés.B4 À Voir .H8 Plaisirs .Bl Culture .B7 Politique .A4 Économie .A5 Sports .B5 Éditorial ,.A6 Les Sports .B5 Météo Ciel variable Max.: 20 Détails en B2 MONTRÉAL Le futur toit du stade est remis en question PAGEA-3 LE MONDE Le prince Sihanouk cumule tout PAGE B-3 À VOIR Karen Young en spectacle au Quat’Sous PAGE B-8 La mauvaise surprise de Moody’s L'agence dévalue la cote de crédit du Québec; Levesque conteste MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC \ A la surprise générale dans les milieux financiers comme au gouvernement, la firme new-yorkaise d’évaluation de crédit Moody’s a annoncé, hier, la réduction d’un cran de la cote de crédit sur dette à long terme du gouvernement du Québec et d’Hydro-Québec.Cette décote-surprise, qui survient le jour même de l’adoption du budget Levesque à l’Assemblée nationale, pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêts payés par le Québec sur ses emprunts et lors de l’émission d’obligations sur les marchés.Une hausse de un quart de un pour cent d'intérêt représente, pour le Québec, qui empruntera 10 milliards cette année, un coût de quelque 125 millions.De même, puisque la cote passe du club des doubles A à celui des simples A, des prêteurs sur les marchés mondiaux, dont certains grands fonds de pension américains, peuvent rayer les obligations québécoises de la liste de leurs placements.La cote du Québec était fixée par Moody’s à Aa3 depuis 1986.Elle a été réduite à Al, hier, retrouvant le niveau auquel elle avait été abaissée en 1982.L’autre grande agence de crédit.Standard and Poors, qui n’a pas mo- difié la cote du Québec depuis 1982 (elle est à AA-), est restée muette.Moody’s maintient la cote de crédit des litres à court tenue au niveau élevé de P-l.La nouvelle a été accueillie avec consternation par le ministre des Finances, M.Gérard I).Levesque.Ce dernier a cm durant quelques semaines que les efforts déployés dans son dernier budget pour réduire son déficit de 833 millions par rapport à l’an dernier, une hausse d’impôt d'un milliard et la réduction de dépenses d’un VOIR PAGE A-8 : MOODY’S WÊÊÊm ("4gtW MM -.Autant en emporte le vent PHOTO JACQUES NADEAU QUELQUE 200 «FOUS DU VENT» et leurs inventions se jouent de la rose des vents sur les rives du Saint-Laurent à Verdun où se tient depuis hier le Rendez-vous mondial du cerf-volant.Des engins aériens hétéroclites, zébrés, colorés, petits et gigantesques déchireront l’azur au cours de ce grand happening où, espère-t-on, Éole sera de la partie.Nos informations en page A-3.La télé nouvelle s’en vient: sortez vos sous! MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Hull — Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes ouvre le ciel canadien aux satellites et autorise les câblodistributeurs canadiens à financer la modernisation de leurs équipements en imposant une hausse des tarifs de 450 millions$ à tous leurs abonnés.«Notre décision sur la structure de l’industrie dresse le pont qui permettra au système canadien de radiodiffusion de faire la transition à une nouvelle ère révolutionnaire de la télévision où le consommateur sera roi et maître«, a déclaré hier le président du CRTC, Keith Spicer.Le CRTC a donné le feu vert à la diffusion directe par satellite, la DDS.Les satellites américains devraient débuter la transmission d’émissions de télévision au Canada au printemps 1994.VOIR PAGE A-8 : TÉLÉVISION La revanche de l’Alberta Entre Campbell et Charest, les troupes d’Edwards pourraient bien faire l'arbitrage CHANTAL HÉBERT DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA LJAlberta aura vraisemblablement sa revanche au t congrès au leadership conservateur de la semaine prochaine.A défaut de porter l’un des leurs à la direction du parti, tout indique qu’au bout du compte, ce sont des Albertains qui feront la différence entre une victoire et une défaite pour Kim Campbell ou Jean Charest.Dans un premier temps, entre aujourd’hui et le vote du 13 juin, deux ténors de cette province, Joe Clark et Don Mazankowski, pourraient, en prenant position pour un candidat, ou même en s’abstenant d'appuyer la favorite Kim Campbell, influencer Jim Edwards, l'issue du scrutin.A cet égard, LE candidat DEVOIR rapportait mercredi que albertain Joe Clark aurait l'intention de déclarer son appui pour Jean Charest d’ici quelques jours.Jusqu’à présent, Don VOIR PAGE A-8 : ALBERTA Hf- Le rêve parisien du melting-pot Plus cosmopolite que jamais, la capitale française ignore les ghettos, mais elle n’assimile pas non plus les communautés étrangères MARC-AMBROISE RENDU LE MONDE Vieux réflexe des temps de crise, la méfiance à l’égard des «autres» est affichée.Le Code de la nationalité, les conditions d’entrée et de séjour des étrangers sont en question.Au cours du débat parlementaire sur la ville, Jean Tibéri (RPR), premier adjoint de Jacques Chirac et candidat naturel à sa succession à la mairie, a tenté d’«excuser» la richesse de la capitale en énumérant ses handicaps.Au premier rang de ce qu’on pourrait appeler les misères de Paris, il a placé les immigrés.Il a aussi cité les bénéficiaires du RMI (revenu minimum d’insertion), les «sans domicile fixe», les délinquants, les toxicomanes, des catégories dans lesquelles la capitale bat quelques records.Pairs n’a jamais été aussi cosmopolite et, sur ce point, elle se singularise de plus en plus par rap- port aux métropoles régionales.Le nombre des étrangers recensés y a presque doublé en un siècle, passant de 180 000 en 1891 à 342 000 en 1990.Compte tenu de la dépopulation relative de la ville, leur proportion a sauté, elle, de 7% à 16%.Les cinq continents sont aujourd’hui abondamment représentés dans les artères parisiennes.Dans ses tableaux statistiques, la préfecture de police distingue les communautés dépassant un millier de ressortissants: il y en a une quarantaine! Qui se douterait qu’il y a par exemple à Paris les équivalents d’un gros village haïtien peuplé de 2700 individus, d’une bourgade pakistanaise et d’une ville moyenne de l’île Maurice de 4500 âmes?La métropole française est la capitale des Chinois d’Europe, la deuxième ville arménienne VOIR PAGE A-8 : PARIS Le paysage parisien n’est plus tout à fait conforme à l’image traditionnelle.n **T3-*i L E I) E V 0 I R , L E V E X I) R EDI 4 JUIN 19 9 3 A 2 -LES ACTUALITES - Selon une coalition d’organismes syndicaux et communautaires Un,e simple visite à l’hôpital permettra à l’Etat d’en savoir long sur la vie privée Plus d’une quarantaine de données pourraient servir à mesurer la consommation des soins de santé au Québec PAUL CAUCHON LE DEVOIR Lors d’un séjour à l’hôpital, il faudra bientôt expliquer non seulement la raison de son séjour, mais aussi sa profession, son état civil, les noms de ses parents, son type de résidence et le «code municipal» de sa résidence.Et les renseignements recueillis, en principe confidentiels et devant demeurer dans le dossier de l’hôpital, et comprenant toute l’histoire personnelle de soins, devront maintenant être envoyés par l’institution dans une grande banque de données au ministère de la Santé.Une coalition d’organismes syndicaux et communautaires vient de découvrir dans la Gazette officielle le projet de réglementation accompagnant la loi 120 du ministre Marc-Yvan Côté.L’annexe 14 de la réglementation prévoit une uarantaine d’informations (sans compter les izaines de sous-catégories) qui doivent être envoyées au ministre «pour chaque usager admis ou inscrit en soins généraux et spécialisés, en soins de longue durée ou en soins infirmiers de jour».Ces données serviraient à mesurer la consommation de soins de santé et, selon la coalition, c’est le règne de «Big Brother» qui s’installe.La coalition «Informatique, santé, libertés», qui comprend la CSN, la CEQ, la Ligue des droits et libertés, des universitaires d’un groupe de recherche sur l’information et le droit et deux regroupements en santé mentale, trace un portrait sombre de l’éventuelle utilisation de cette grande banque informatisée de données confidentielles.Ainsi, une simple procédure d’agencement des données permettra «d’identifier minimalement les personnes, de tracer un portrait de leur statut économique, de décoder leur trajectoire d’utilisation des services, de connaître leur diagnostic».Fernande Ménard, du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale, ajoute que le ministre pourra déceler les personnes ayant fait des burn-outs, des dépressions, des femmes ayant subi un avortement, etc.Pierrot Péladeau, de la Ligue des droits et libertés, explique qu’au ministère de la Santé, on soutient toujours que cette collecte d'informations permettra de mener des recherches visant l’amélioration des soins.«Mais nous on pense plutôt que cette collecte servira à couper un jour dans les soins.Pour mettre en place un ticket modérateur ou un impôt-services, il faut compiler les analyses et les profils socio-économiques de façon très raffinée.Il est clair que le ministre vient de se doter d’un outil pour le faire».Dans une période où le gouvernement cherche par tous les moyens à réduire les dépenses, qu’est-ce qui empêche qu’on réduise les soins à des patients qui auraient utilisé «trop» de soins de santé?Le règlement publié dans la Gazette officielle soulève plusieurs questions.La coalition remarque que cette banque de données brise le lien de confidentialité entre le professionnel et le pa- tient, puisque les renseignements fournis au médecin ne sont pas destinés, en principe, à l’accumulation de statistiques.Les diagnostics dans le cas de la santé mentale sont très fragiles et sujets à des erreurs, rappelle-t-on.Pourquoi tout stocker dans un fichier central, sujet à interprétation par des fonctionnaires?Autre problème: le règlement forcera les établissements à produire des informations qu’ils ne demandaient pas auparavant au patient, ou qui demeuraient confidentiels à l’hôpital.Et cette banque de données risque d’être convoités par des tiers, comme des employeurs, des compagnies d’assurance.LE DEVOIR révélait d’ailleurs en février dernier, dans une série signée Michel Venne, que le marché noir de renseignements confidentiels par des fonctionnaires existe réellement.La Commission d’accès à l’information a pris connaissance de ce projet de règlement et elle le scrute à la loupe depuis une semaine fie projet fait 100 pages!).Paul-André Comeau, président de la Commission, ne voulait hier livrer une opinion définitive sur le règlement proposé, mais il rappelait qu’à la suite de la présentation de la réforme de la santé, la Commission avait insisté pour qu’on reconnaisse de façon explicite dans la Loi sur la santé le droit au respect de la vie privée de l’usager et la confidentialité des renseignements qui le concernent, et qu’on prévoit d’empêcher toute circulation du dossier médical sans le consentement de l’usager.La Coalition «Informatique, santé, libertés» s’étonne qu’un projet aussi important suive son cours sans débat public.- >>*.PHOTO AP Des bateaux-pompes ont arrosé le pétrolier British Trent durant plusieurs heures pour tenter d’éteindre les flammes qui le ravageaient.Collision en mer du Nord avis de demande d'un permis d’alcool Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation FRJSTACI, Mario Changement 1588, rue Jean- Antonio de catégorie Talon Est Café Caffe 1588 Enr.d'un Montréal 1588,rue Jean-Talon Restaurant Est pour vendre à Montréal Bar Dossier: 334-714 LES DENTELLES 1 Restaurant 3240, ave Jean- DORÉES INC.pour vendre Béraud Les Dentelles Laval Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans Part.60 du Code de procédure civile peut, per écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s’opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir bn faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être adressée à: La Régie des permis d’alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec.H2Y1B6 Dorées Inc.3240, ave Jean- Beraud Laval Dossier: 1031-137 Bsr Le Cactus Enr.Permis F0MBELLE, Valérie 210 Cite Terrebonne Terrebonne Dossier: 235-867 210 Côte additionnel Terrebonne 1 Bar sur Terrebonne terrasse suite à cession 2956-9637 1 Restaurant QUÉBEC INC.pour vendre Le Monde Pizzeria 5360,rue Bélanger Est Montréal Dossier: 1030-824 5360,rue Bélanger Est Montréal 1 Restaurant 1208, Ste-pour vendre Catherine Est Montréal STEEVE BOUCHARD, JIMMY PROULX Restaurant Le Médiéval 1591, De Champlain Montréal Dossier: 632-810 LES CHEVALIERS Changement 3652, boul.DE COLOMB DU permanent Lasalle CONSEIL DE d'emplacement Verdun VERDUN N01751 d'un Club et Les Chevaliers de autorisation de Colomb du danse et Conseil de spectacles Verdun no 1751 3652, boul.Lasalle Verdun Dossier: 1029-701 RALPH H.BERMAN, DOUGLAS COHEN, ALANGE0RGE INC.Hôtel Le Cantlie Sherbrooke 1110, rue Sherbrooke Ouest Montréal Dossier: 1031-251 1 Bar 1110,rue Sherbrooke Ouest Montréal RESTAURANT Permis 7733, boul.GHARZOUZI, 1 Restaurant 885, boul.BAR ET MOTEL additionnel Taschereau Antoine pour vendre Décarie MARCOUX INC.1 Bar sur Brotsard Samlramlsa St-Laurent Crocodile terrassa 885, boul.Oécarle (Taschereau) St-Laurent 1430, de la Dossier: 1032-093 Montagne Montréal 2956-1676 1 Restaurant 7,8e Avenue Dossier: 282-079 QUÉBEC INC.pour vendre Lasalle 2961-8394 Changement 2084, boul.des Andrea (Demande QUÉBEC INC.de capacité Laurentldes 7,8e Avenue amendée) Hollywood d'un *202 Lasalle Restaurant Restaurant Laval Dossier: 754-366 2084, boul.des pour vendre Laurentldes «202 Permis 2968-6995 1 Restaurant 1125, rue Laval additionnel QUÉBEC INC.pour vendre Sherbrooke Dossier: 1016-872 1 Bar V.I.P.S (Demande Ouest 1125,rue corrigée) Montréal 2848-7874 1 Restaurant 5781, boul.des Sherbrooke Ouest Québec Inc.pour vendre Grandes Montréal Nlckles Dell 8 Prairies Dossier: 234-013 Grillade St-Léonard 5781, boul.des Grandes Prairies St-Léonard Dossier: 1031-699 2866-6410 1 Restaurant 6361, QUÉBEC INC.pour servir Sherbrooke Est Le Goût de la Thaïlande 6361, Sherbrooke Est Montréal Dossier: 259-937 Montréal RESTAURANT Autorisation 4266, boul.«LA BISTROTE» de danse et St-Laurent INC.spectacles et Montréal Restaurant «La augmentation Bistrote» Inc.de capacité 4266, boul.St- d'un Laurent Restaurant - Montréal pour vendre Dossier: 561-860 existant MADI, Rajaa 1 Restaurant 3100 de la Shich-Med Enr.pour vendre Concorde 3100 de la dans aire Kiosque J D1 Concorde commune Laval Kiosque J D1 Laval Dossier: 801-241 2665-6409 Permis 3986,rue QUÉBEC INC.additionnel Grande Allée Bar Château St- 1 Bar sur St-Hubert Hubert Inc.3966, rue Grande Allée St-Hubert Dossier: 243-915 terrasse GESTION DANIEL 1 Bar sur 2100 De ALONSO INC.terrasse Maisonneuve Manoir Lemoyne 1 Restaurant Ouest 2100 De pour vendre Montréal Maisonneuve 1 Bar avec Ouest Montréal Dossier: 248-328 spectacles CHARLAND, 1 Bar avec 408, PI.Paul- Bernard films Émile Borduas Crow Bar 408, PI.Paul-Émile Borduas Montréal Dossier: 1032-259 Montréal LES 1 Bar avec 600, rue Ellice PRODUCTIONS spectacles Beauharnois PDM INC.dans Théâtre Théétre Beauharnols 600, rue Ellice Beauharnols Dossier: 1032-069 MORRONI, Mario 2 Restaurants 4310, rue Resto Camels pour vendre Bélanger Est 4310, rue Montréal Bélanger Est Montréal Dossier: 671-230 3088-0389 1 Restaurant QUÉBEC INC.pour vendre Restaurant Ming Do 1050, Clark Montréal Dossier: 507-640 TAVERNE FATIMA INC.Les Gaulois d'Amérique 2264, Boul.Marie Vlctorln Longueull Dossier: 253-898 Changement de catégorie de 2 Tavernes en 2 Bars dont 1 avec danse et spectacles Permis additionnel 1 Bar sur terrasse 1050, Clark Montréal 2264, Boul.Marie Vlctorln Longueull Restaurant sur terrasse Le président et directeur général Ghlelaln K.-Laflamme, avocat Québec El El El El Appel à l’aide pour Cuba Au moins neuf marins périssent dans le feu j REUTER JEAN DION LE DEVOIR Un appel a été lancé hier aux Québécois à contribuer financièrement à une opération internationale visant à venir en aide à 26 000 Cubains atteints d’une maladie mystérieuse.Le mal, appelé névropathie d’origines multiples — justement parce qu’on n’en connaît pas les causes exactes —, a commencé de frapper la région de Pinar del Rio, à l’ouest de La Havane, l’an dernier.Il semble résulter, mais pas uniquement, d’une carence en vitamine B et en thiamine, et se caractérise par des affections visuelles, pouvant aller jusqu'à la cécité, et auditives, de même que par des problèmes de motricité.La maladie ne semble pas contagieuse, mais son état épidémique ne laisse pas d’inquiéter les autorités médicales.Elle serait consécutive à l’effondrement de l’URSS, donc à des ap- ports alimentaires réduits et différents, et à la plus importante tempête tropicale du siècle à Cuba, l’an dernier.Jorge Abarca, médecin au Centre hospitalier de Verdun récemment revenu de Cuba, a noté que la maladie pourrait être imputable à un virus, «mais ce n’est qu’une hypothèse».Le Dr José Ramon Herrera, de l’Association médicale pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a de son côté parlé de «syndrome très spécial».C’est la première fois que la maladie est recensée sous cette forme sur la planète.Des cas de névrite optique pure sont fréquents, mais jamais n’ont-ils été combinés aux autres facteurs observés actuellement, a dit le Dr Abarca.L’Organisation mondiale de la santé a été saisie du dossier, mais quelque 15 millions$ US sont nécessaires à la poursuite des recherches et à l’acheminement de médicaments et de vitamines à Cuba.Ostende, Belgique — Neuf membres d’équipage d’un pétrolier britannique entré hier en collision avec un cargo panaméen au large d’Ostende ont sans doute péri dans la mer en flammes après que leur navire eut pris feu.Les services spécialisés sont venus à boul des flammes en fin d’après-midi et tout risque de marée noire semble écarté.Vingt-sept rescapés du pétrolier sont soignés pour des blessures légères dans les hôpitaux de Bruges et d’Ostende, mais sept corps carbonisés ont été repêchés par les sauveteurs, qui n’ont plus beaucoup d’espoir de retrouver deux marins disparus qui peuvent difficilement survivre aussi longtemps dans l’eau glacée de la mer du Nord.La mer était calme au moment de la collision, qui s’est produite à 5h45, heure locale à 15 milles au large du port belge, mais un épais brouillard entourait les navires.Ixi pétrolier British Trent, qui appartient à la compagnie britannique.British Petroleum, venait de quitter Anvers et se dirigeait vers l’Italie, lorsqu’il est entré en collision avec le Western Winner, un navire-cargo panaméen de 16 000 tonnes chargé de minerai qui faisait route en sens inverse vers le jiort de Vlissingen, du coté néerlandais de l’estuaire de l’Escaut.Le cargo n’a subi que des avanies mineures et a pu poursuivre sa route vers sa destination.Mais des flots d’essence sans plomb se sont immédiatement, échappés par la brèche ouverte dans les flancs du pétrolier de 180 mètres de long construit en 1973 et immatriculé aux Bermudes avant de s’enflammer, transformant la mer en bra-.; sier.CESSATION D’ACTIVITÉS iziaq, cyVIasterpieces CESSATION D’ACTIVITÉS Le stock restant, d’une valeur de 6 000 000$, sera sacrifié à l’encan public.Les tapis seront vendus au plus haut enchérisseur.La collection comprend des tapis neufs et antiques provenant des principaux centres de tissage d'Iran ainsi que d’autres tapis d’Orient de valeur.Dimensions allant de 2’ x 3' à 12' x 18', et très grandes dimensions.Également grand choix de tapis persans rares et en soie.PAS DE MISE À PRIX Une centaine de pièces offertes à prix abordables pour vente rapide Certificat d’authenticité fourni avec chaque tapis Tapis vendus un à un au plus haut enchérisseur DERNIERS JOURS!!!* samedi 5 juin, à 13 h et 17 h dimanche 6 juin, à 14 h lundi 7 juin, à 19 h (Chaque jour, exposition 2 h avant) TOUT DOIT PARTIR! Avis: nous avons le mandat de vendre les tapis quelle que soit leur valeur.Nous vous invitons à faire une offre pour le tapis dont vous rêvez.ïM m VASTE CHOI* cyVlasterpieces 1826, rue Sherbrooke ouest, Montréal H3H 1E4 ’ Si vendus en nombre suffisant (514) 939-8906 Des ratralchissements seront servis durant r encan Conditions: comptant, Visa, MasterCard chèque visé Sunera Thobani dirigera le CCA Toronto (PC) — Le groupe de lobby féministe le plus important au; Canada, le Comité canadien d’action; sur le statut de la femme, aura une: nouvelle présidente en fin de semaine,! en la personne de Sunera Thobani,! une immigrante d’origine asiatique.C'est la première fois que le CCA est dirigé par une femme de couleur.¦ Et c’est un changement que plu-; sieurs féministes, y compris la prési-l dente sortante du CCA Mme Judy Re-f bick, accueillent avec enthousiasme et! espoir.Sunera Thobani est née en Tanza-! nie, Afrique, mais ses parents étaient-originaires de l’Inde.Agée de 35 ans et célibataire, elle est la mère d’une fillette de sept ans.Elle réside au Canada depuis quatre ans et était sur le point de terminer son doctorat en sociologie quand la présidence du CCA s’est libérée.; Elle a présenté sa candidature et; d’autres se sont écartées pour lui; laisser la place.Thobani a été membre du CCA pendant deux ans, à titre de présidente' pour la région de Vancouver.Depuis la nouvelle de son arrivée à, la direction du CCA, on s'interroge sur le bien-fondé du choix d’une immigrante fraîchement arrivée au pays — et pour qui la connaissance du Canada est forcément moins familière — à la tête d’un groupe de lobby si important et visible sur la scène publique.Un député conservateur aux Communes, M.John McDougall, a pour' sa part tenté de discréditer Mme Thobani en laissant entendre qu’elle était une immigrante illégale.Ce qui s’est avéré complètement faux.Le CCA l’a qualifié de raciste et a réclamé des excuses, que Mme Thobani n’a pas encore reçues.Dans un éditorial récent, le Toronto Star a écrit que le fait de s’interroger sur le bien-fondé du choix de Mme Thobani n’était pas raciste mais pertinent.Il est clair que «l’establishment» politique voit venir avec appréhension la présidence de Mme Thobani.Sunera Thobani ¦ « I- K I) K V Pin, 1, K v E X I) R E I) I I .1 1' I X I !l TUNISIE TERRE DE CONTRASTES Pour plus d'information, CONSULTEZ NOS PAOES TOURISME DU SAMEDI » RF*" '-O-"* I.A DIRECTRICE ARTISTIQUE DU DEVOIR.LUCIE IACAVA Un ingénieur met en doute la sécurité du nouveau toit du Stade olympique Le ministre André Vallerand rejette les allégations NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Un ingénieur de l’Ecole polytechnique, René Tinawi, émet des réserves sur la sécurité du nouveau toit que la Régie des installations olympiques (RIO) va installer sur le stade au coût de 56 millions$.La neige accumulée et le vent pourraient comporter des éléments de risque, soutient-il, La députée péquiste de Verchères, Luce Dupuis, a déposé hier à l’Assemblée nationale un avis quelle a sollicité auprès de M.Tinawi.Ce dernier a été membre d’un comité de validation des décisions prises par la RIO.«Le comité de validation a soulevé plusieurs réserves quant à la solution proposée pour la nouvelle toiture.Ces réserves ont trait aux charges de neige qui seront aggravées ainsi que toute l’incertitude reliée aux charges de vent», écrit l’ingénieur de l’École polytechnique dans le document daté du 2 juin 1993.Ces craintes sont non fondées, croit cependant le ministre responsable des installations olympiques, André Vallerand.«Toutes les dispositions techniques et autres ont été prises pour s’assurer que ce nouveau toit nous garantira toute la sécurité qu’on doit attendre d’un équipement aussi largement utilisé par le public», a répondu le ministre Vallerand, hier, à l’Assemblée nationale.Il a rappelé que, selon les ingénieurs de la RIO, «la nouvelle toiture n'impose pas de surcharge qui puisse menacer la sécurité».M.Vallerand a aussi noté qu'un groupe d’experts internationaux avait évalué que la nouvelle toiture du stade serait «fiable, efficace et sécuritaire», tout en demeurant à un prix convenable.De son côté, la Régie des installations olympiques (RIO) n’a pas tardé à réagir hier, précisant que «les interrogations soulevées par M.Tiwani, tout en étant justes font par ailleurs l’objet (.) des préoccupations des membres du comité».Dans son document, l’ingénieur Tinawi affirme également que «la vérification de la capacité du stade et du mât avec la nouvelle toiture n’a pas encore été effectuée par les ingénieurs de la firme Structuras».L’échéancier du comité aviseur, ajoute la Régie à ce titre, prévoit d’ici 15 mois la réalisation d’études pour voir jusqu’à quel point le devis de performance sera respecté lors des phases de conception.On verra aussi à ce que l’”adaptablite” des solutions proposées aux structures actuelles soient faites par des professionnels, a fait savoir hier soir la Rio par voie de communiqué.L’ingénieur Tiwani notait aussi dans son rapport que le dispositif d’ancrage du nouveau toit aux consoles du stade pour reprendre les charges de vent n'avait pas encore été conçu.Enfin, M.Tinawi déplore le peu de temps laissé aux ingénieurs pour procéder aux vérifications qui s’imposent.It> nouveau toit fixe que la RIO prévoit installer en 1995 permettra d’augmenter de 225 à 270 le nombre de jours que loi Stade olympique pourra être utilisé.r On générera ainsi des revenus additionnels de 1,2 million$ par an selon les • prévisions de la RIO.Ces revenus seront appréciés par la Régie qui déclarait dans son deniier bilan annuel des pertes de 16 millionsS.Une toile installée en 1987 et qui devait être bonne pour au moins 10 ans est deve-, nue inutilisable.Elle a coûté aux contribuables jusqu a maintenant 55 millionsS.Outre les problèmes de toit, le stade a également connu, le 13 septembre 1991, la chute d’une poutre de ciment, ce qui a causé la fermeture des installations pendant 77 jours et l’annulation de, plusieurs événements cpii devaient s'y! dérouler.Depuis la construction du Stade olynu pique en 1976, le coût de cette installation, qui devait être originellement de 250 millions^ selon les prévisions du maire Jean Drapeau, va maintenant dépasser les 1,5 milliards.Le Devoir remporte un prix pour ses qualités visuelles Le magazine Applied Arts vient de décerner un de ses prestigieux prix annuels (Applied Arts Awards Annual 1993) au DEVOIR.La récompense souligne les qualités graphiques et visuelles de la nouvelle maquette du journal.«Je suis d’autant plus fière que le concours était ouvert à toutes les catégories de design, aussi bien les affiches que les couvertures hyper-léchées de certaines revues» souligne Lucie Lacava, directrice artistique du DEVOIR, grande responsable de la nouvelle toilette qui vaut au journal d’innombrables témoignages d’admiration.Pour ce rajeunissement, Lucie I^acava s’est inspirée des riches traditions de la maison.La nouvelle entête du DEVOIR est une version électronique du lettrage original adoptée en 1910 par le fondateur Henri Bourassa.Les petits losanges qui ponctuent la mise en page, les minces filets qui démarquent les articles sont aussi repiqués des 'pratiques de l’époque.Sur la photo, Mme Lacava tient la copie du journal quelle a soumis au concours, datée du mercredi 21 avril 1993.Les inscriptions viennent de partout en Amérique du Nord et même au-delà.Les prix du magazine sont purement honorifiques, mais demeurent parmi les plus convoités en la matière.La «une» gagnante sera reproduite dans le prochain numéro annuel du magazine Applied Arts.C’est la seconde bonne nouvelle cette semaine.Rappelons que LE DEVOIR s’est mérité le prix OCTAS d’organisation 1993, une récompense décernée par la Fédération d’informatique du Québec pour souligner les qualités du système intégrant toutes les fonctions de production du quotidien et qui fait du DEVOIR le premier quotidien québécois entièrement produit sur support informatique.L’Année de l’harmonie interculturelle et interraciale porte ses fruits PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Dans le cadre de l’Année de l’harmonie interculturelle et interraciale, vingt-deux jeunes étudiants issus des minorités culturelles d’un arrondissement montréalais accéderont au marché du travail.Les jeunes bénéficieront d’un programme de soutien pédagogique qui les mènera à un stage en milieu de travail, puis à un emploi.Il s’agit du premier des huit «chantiers» qui devraient voir le jour en cette année vouée à l’amélioration des relations interculturelles.I>e président et chef de direction de la Fédération des caisses populaires de Montréal et de l’Ouest du Québec, M.Jocelyn Pro-teâu, pilotera ce chantier «Développement de l’employabilité et création d’emploi».Le programme «Performance, études, carrières (PEC)» impliquera la collaboration étroite de la Corporation de développement économique et communautaire de Côte-d'es-Neiges (CDEC).La Corporation gérera le projet et les fonds nécessaires à sa réalisation.La Ville de Montréal, le ministère du Multiculturalisme et de la Citoyenneté du Canada, le ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration du Québec et divers autres organismes y collaboreront.Les 22 participants proviennent de l’arrondissement Côte-des-neiges/ Notre-Dame-de- Grâce.un secteur de la ville où les communautés culturelles représentent 63% de la population et où les perspectives d’emploi demeurent minces.Les étudiants fréquentent l’Académie Shadd.«L’idée générale est de choisir des étudiants et étudiantes de secondaire IV et de s'assurer qu’ils recevront une formation qui mènera à de bons emplois, un parrainage avec le secteur privé ainsi que des bourses.En échange, les étudiants retourneront dans leurs communautés pour inspirer et appuyer une nouvelle génération», a expliqué la présidente de la CDEC, Mme Cheryl Jenkins.Les 22 participants à ce programme auront droit à un service d’orientation pédagogique.Ils seront achemines vers des programmes de formation professionnelle de trois ans au Collège Vanier ou au Collège Ahuntsic.Plusieurs d’entre eux, unilingues anglophones, pourront ainsi apprendre le français.La Chambre de commerce de Montréal verra ensuite à identifier des entreprises susceptibles d’embaucher ces étudiants dans des emplois d’été ou des stages de formation.La Fédéradon des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest du Québec effectuera avec d’autres partenaires des démarches en vue d’obtenir des emplois pour les jeunes diplômés.Le programme coûtera aux divers partenaires plus de 80 000$ et s’échelonnera sur sue ans.Volent les cerfs-volants! DANNY V EA R LE DEVOIR ttention, tu vas t’envoler!» ttenti « Sous des regards inquiets et amusés, Joost Meijerink tenait son cerf-volant à deux mains et affrontait les forts vents qui ont balayé, hier, le premier rendez-vous mondial du cerf-volant de Verdun.Soulevé par le vent, emporté, glissant sur le gazon, le jeune Meijerink se démenait contre son invisible adversaire, mais gardait le sourire.«M’envoler?C’est ce que j’essaie!» a-t-il dit à ceux qui le regardaient contrôler son puissant engin, pièce montée de douze cerfs-volants aux effigies des drapeaux des douze pays de la Communauté européenne.Allemand vivant en Angleterre, le blond Meijerink est l’un des quelque 200 cervolistes d’une quinzaine de pays qui se réunissent au parc Thérrien, à Verdun, toute la fin de semaine.«Les gens se connaissent.Ils vont d’une compétition à l’autre.De pays en pays on retrouve des amis», a expliqué M.Meijerink.Avant d’atterrir à Verdun, ces «fous du vent» ont franchi les océans.Ils sont venus du Japon et des Pays-Bas, de Nouvelle-Zélande et d'Australie.«Le cerf-volant est universel», a dit Richard Gareau, directeur technique de ce rendez-vous mondial.En temps normal, ces rendez-vous amicaux ont lieu en Europe.Habitué de ces «happening» du cerf-volant, M.Gareau, cervoliste québécois, revoit ses «amis» que Verdun a gracieuse* ment invités.«On a voulu créer un événement à l’européenne.Les gens vont apprécier», souhaite-t-il.Il faut le dire, ces maniaques du cerf-volant accomplissent des prouesses.Certains connaissent si bien le vent qu'ils enfilent des patins à roulettes et avancent, accrochés à leur cerf-volant.Application originale de l’énergie éolienne! Génie du vent, concepteur de voiliers et de cerfs-volants, Peter Lynn, uii Néo-Zélandais, a créé une immense ! pieuvre volante.Il l’a baptisé «Tako Tako».Tako?Cela signifie à la fois pieuvre et cerf-volant en japonais.Toute la journée d’hier, elle a hanté le ciel ! jusqu’à ce que le vent ait raison d’elle I et quelle s’écrase.Samedi, un autre monstre sera sur; les lieux: le plus gros cerf-volant du, mondé, un assemblage de 230 kg, de ; 36 mètres de largeur, de 16 mètres de ! profondeur et de deux de hauteur! Un : record Guinness homologué! Ce spectacle est gratuit.; Aujourd'hui, samedi et dimanche, les; gens pourront voir des milliers de; cerfs-volants de toutes les formes et de ! toutes les couleurs.! Prix d’Europe et CIMM n , PHOTOS JACQUES GRENIER LES EPREUVES du concours du Prix d'Europe se terminent ce soir par la proclamation du nom du lauréat qui recevra une bourse de 15 000$ du ministère de la Culture, comme c'est le cas depuis la fondation de ce prix en 1911.Une trentaine de jeunes musiciens instrumentistes et chanteurs du Québec s'y sont présentés devant un jury formé de musiciens professionnels.C était au tour hier de la chanteuse Monique Poulyo (à gauche) et du trompettiste Yves Lussier.Par ailleurs, le Concours international de musique de Montréal (CIMM) consacré au chant entreprend demain sa phase finale avant la proclamation du gagnant ou de la gagnante le soir du 9 juin.Sur les 24 candidats en lice, heuf chanteurs, dont quatre du Canada, participent à l’épreuve finale.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE I EGFR ROBIC RIC HARD AVOCATS 55.ST-JACQUES, MONTREAL, QUÉBEC H2Y 3X2 Ta* (514)845 7874 Tél : (514) 98 R«0»B«l*C O OOP OOPd Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour! Policier fouineur suspendu DANNY VEAR LE DEVOIR Un policier du SPCUM a écopé d’une suspension de 35 jours pour avoir obtenu des renseignements confidentiels, inscrits au fichier central de la police, dans le but de discréditer le nouvel ami de son ex-conjointe.Dans une désision sur sanction, rendue publique hier, le Comité de déontologie policière a puni sévèrement ce policier, André-Robert Gauthier, non seulement parce qu’il a obtenu des informations du Centre de renseignements policiers du Québec (CRPQ) mais également parce qu’il les a communiquées à une amie de son ex-épouse.Vers le mois de juin 1990, le policier Gauthier téléphone à la soeur de 'Diérèse Beaudin, son ex-femme.Il lui parle alors du nouvel ami de celle-ci, un nommé Germain Lafrenière.Il le traite de batteur de femme, de beau parleur et de manipulateur.Il conclut en lui disant qu’il a les moyens pour connaître tout ce qu’il peut savoir sur son nouvel ami.Ce n’est toutefois qu’au mois de septembre que le policier Gauthier voudra en savoir plus long sur ce nouvel ami, Germain Lafrenière.L’agent Gauthier demande alors à l’un de ses collègues de compléter les formulaires nécessaires à l’obtention des informations sur M.Lafrenière.«C’était là le stratagème privilégié par l’agent Gauthier pour arriver à ses fins», précise le Comité.Quelques minutes après que le fichier de la police ait répondu à ses diverses demandes sur M.Lafrenière, il téléphone à une amie, France Hébert Duval.Au cours de cette conversation, il l’informe que M.Lafrenière possède «un dossier au fédéral».Puis, un peu plus tard, il lui dira que M.Lafrenière n’a pas effectué son changement d’adresse au Bureau des véhicules au- Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme Cf Mu®If SELECTION HEBDOMADAIRE Edition internationale UNE SELECTION DES MEILLEURS ARTICLES DU «MONDE» Chaque semaine, un panorama complet de l'actualité dans le monde.Un moyen rapide de vous informer aux meilleures sources et de bénéficier des analyses de référence d'un grand quotidien.Chaque vendredi, l'essentiel de l'actualité - 1,95 $ tomobile du Québec.Or, ces deux informations font par- ; tie intégrante de celles contenues dans ; le dossier de M.Lafrenière au CRPQ,; précise le Comité de déontologie.L’agent Gauthier s’est servi de cesi renseignements privilégiés à des fins I personnelles, «ce qui est tout à fait in-j admissible», a conclu le Comité dans; sa décision.L’agent a voulu miner la; crédibilité d’un individu et attaquer; son intégrité, «deux actions inaccep-; tables», note-t-il.! Policier d’expérience, l’agent! Gauthier devait savoir que les ren-I seignements contenus au CRPQ; étaient couverts par le sceau de la; confidentialité, explique le Comité.; R E S U LT A T S loto-québec Tirage du 93-06-02 J 3 19 32 37 47 23 Numéro complémentaire GAGNANTS LOTS 6/6 O 2 230 728,70 $ S/6+ 7 95 602,60 $ 5/6 260 2 059,10 $ 4/6 14 677 69,90 $ 3/6 282 915 10,00 $ Vente totales 16 201 350,00 $ Prochain gros lot (approx ): 5 000 000,00 $ Prochain tirage 93-06-05 Tirage du Id® 93-06-02 NUMÉROS LOTS 374923 100 000$ 74923 1 000 $ 4923 250 $ 923 50 $ 23 10$ 3 2 $ TVA, le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et I® } liste officielle, cette dernière a priorité.» H K I) I I .1 I I X I !» !l II XXM TSE-300 +4,20 +15,19 1901,36 3875,01 DOW JONES SCAN OR -8,58 -0,31 +5,40 3544,87 78,34 374,60 —-?Le ?- ECONOMIE Contentieux avec le Québec Halifax souhaite un règlement à l’amiable Savage pourrait exclure les entrepreneurs québécois s’il n’y a pas de concessions MAU RI CK GIRARD PRESSE CANADIENNE Québec — Ix‘ gouvernement de la Nouvelle-Écosse souhaite un règlement à l’amiable du contentieux sur le commerce qui oppose le Québec à ses voisins, mais Halifax pourrait exclure les entrepreneurs québécois des contrats gouvernementaux si aucune concession n’est faite.Le premier ministre élu, John Savage, a déclaré, dans une interview à la Presse Canadienne, que la question était si importante qu’il dépêchera vraisemblablement un émissaire à Vancouver la semaine prochaine pour assister à la rencontre fédérale-provinciale des ministres de ,l’Industrie et du Commerce, qui abordera le sujet des barrières commerciales interprovinciales.Entre-temps, la Nouvelle-Ecosse a déjà dans ses cartons le règlement qui pourrait être adopté contre les entreprises québécoises, signale M.Savage dans un entretien téléphonique accordé au milieu de discussions sur la formation de son gouvernement.«Nous pensons assortir nos appels d’offre d’une note à l’adresse des entrepreneurs québécois en soumission pour des travaux publics et qui stipulera: toutes les soumissions présentées par des compagnies du Québec ne seront pas ouvertes jusqu’à ce que le Québec abolisse le traitement préférentiel actuellement en vigueur.au Québec et qui touche les entreprises de la Nouvelle-Écosse.» Toutefois, insiste le leader libéral, son intention se veut tant «provocatrice que conciliante».Il souhaite un règlement négocié mais n'entend pas tolérer bien longtemps ce qu’on perçoit dans les Maritimes comme des politiques «protectionnistes» du Québec à l’endroit des travailleurs et des compagnies du reste du pays.Mercredi, à Fredericton, le Québec et le Nouveau-Brunswick ont établi un comité qui tentera de solutionner dans.les 90 jours ce qu’on appelle déjà une guerre .¦commerciale entre les provinces.Outre l’épinieuse question de la mobilité de la main-d’oeuvre, les provinces restreignent l’octroi des contrats gouvernementaux, qui dépassent pour l’ensemble 10 milUards$ par année.En Nouvelle-Ecosse, récemment, une compagnie québécoise a obtenu un contrat pour la fabrication de cuisines dans un hôpital, rappelle M.Savage.Si son gouvernement adopte un arrêté en conseil visant précisément les entreprises du Québec, ce type de contrats deviendra hors de portée pour les sociétés québécoises.La politique d’achat chez-nous du gouvernement du Québec est «totalement injuste» pour la Nouvelle-Ecosse, soutient son premier ministre.Ix: s électeurs le lui ont fait savoir pendant la dernière campagne électorale.«Ixs gens sont outragés», dit-il.TAUX D'INTERET-TABLEAU HEBDOMADAIRE Voici les taux d’intérêt en vigueur le 3 juin 1993 dans les principales institutions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions financières et compilés par La Presse Canadienne.Banques L’après-Olympia and York OCDE Les banques retrouvent des rendements satisfaisants pour leurs actionnaires SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR L’épreuve financière provoquée par la débandade de l’empire Olympia & York étant derrière elles, les banques canadiennes, ainsi qu’en font foi les résultats du deuxième trimestre, renouent peu à peu le contact avec des rendements qui devraient atténuer le grogne manifestée par leurs actionnaires au terme de l’exercice financier 1992.La publication hier de la performance réalisée par la CIBC au cours des trois derniers mois indique en effet que le rendement moyen des six grandes banques canadiennes a été de 11% environ.N’eut été d’une marche à contre-courant de la Banque Toronto-Dominion, le rendement sur l’avoir des actionnaires de ces six grandes institutions aurait été plus prononcé que celui observé lors de la période correspondante l’an dernier.Selon les rapports trimestriels publiés au cours des derniers jours, les rendements ont été respectivement les suivants: la Banque de Montréal arrive en tête avec 14,20% contre 13% au deuxième trimestre 92, suivie de la Banque Scotia avec 14,05% contre 16,68%, de la Banque Royale avec 13,7% contre 11,6%, de la CIBC avec 10,8% contre un rendement non significatif, de la Banque Nationale avec 9,5% contre 5,8% et de la Banque Toronto-Dominion avec 7,5% comparativement à 6,5%.Dans le cas particulier de la Scotia et la TI), soit les deux seules institutions à avoir fait faux bond à la marche adoptée par les maisons concurrentes, on explique ces reculs par une diminution, à la Scotia, des gains sur la vente de titres combinée à une augmentation des prêts non productifs.Alors qu’à la TD on invoque l’inventaire non négligeable des prêts non productifs ainsi que les pertes, non dévoilées, découlant des opérations en valeurs mobilières.A la décharge de la TD, il faut souligner que dans la foulée de l’acquisition du Central Guaranty Trust des frais de restructuration de 79 millionsS ont été comptabilisés.Incidemment, dans son message aux actionnaires le président du conseil et chef de la direction, M.Richard M.Thompson souligne que «la conversion des systèmes des succursales de Central Guaranty Trust sera terminée à la date fixée par la Banque, soit le 30 juin».En ce qui concerne maintenant la performance de la Banque Nationale, il faut rappeler que la direction de cette institution a décidé, par mesure de prudence, de transférer le gain extraordinaire de 23 millionsS enregistré à la faveur de la vente des activités de crédit-bail dans une provision générale pour pertes sur prêts de 25 millionsS.I/trs du deuxième trimestre, la BN a réalisé un bénéfice net de 40 millionsS ou 23 cents par action contre 30 millionsS ou 16 cents au deuxième trimestre 92.De fait, le bénéfice net après une semestre a été de 85 millionsS, en hausse de 7%.Exception faite de la TD, toutes les institutions qui avaient acquis des grandes firmes de courtage en valeurs mobilières en 1987-88 ont noté une augmentation significative du bénéfice net à ce chapitre.Consolidés dans l’item «frais autres que d’intérêt», les résultats affichés par les filiales présentes dans le champ des valeurs mobilières ont réalisé, selon les présidents de ces institutions, un bond marqué.Cauchemar des banquiers depuis plusieurs années le poste dit «pertes sur prêts» indique que pratiquement aucune addition de sommes n’est actuellement prévue aux prévisions calculées en début d’exercice.Ix* changement le plus notable à cet égard émane de la CIBC qui prévoit une provision de 8(H) niillions$ pour tout l’exercice contre 1.8 milliards en 92.Dans le cas de la BN, la provision pour pertes sur prêts du trimestre a été de 94 millionsS, soit le quart des pertes estimées pour la présente année.Cela étant, la CIBC étant la dernière banque à avoir publié ses résultats on notera que son bénéfice net a été de 180 millionsS contre une perte de 440 millionsS l’an dernier.De fait, le revenu net pour les six premiers mois atteint les 349 miilionsS.Ce jugement rétablit la libre concurrence totale pour les petites usines.Dépôt certif.certll.certll.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placent.placent.placent.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59jous 1 ans 3 ans Sans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Desjardins* nd 5,000 6,375 7,250 7,250 8,250 8,950 6,500 CIBC 3,750 5,000 6.000 7.000 7,250 8,250 8.950 nd Comm.liai.nd nd nd nd nd nd nd nd Laurentienne 2,250 4,750 5,250 6.000 7,250 8,200 8,900 7,000 Montréal 2,250 5,000 6,000 6,750 7,250 8.250 8,950 6,500 Nationale 2,250 5,000 6,000 7,250 7,250 8,250 8,950 6,500 Scotia 2,500 5,000 6,000 7,000 7;250 8,250 8,950 7,000 Royale 2,250 5,000 6,000 6,750 7,250 8.250 8,950 7,750 T-Dominion 2,250 5,000 6,000 6,750 7,250 8,250 8,950 7,750 Hong-Kong nd 5,000 6.000 6,750 7,250 8,250 8,875 nd Ban.Nat.Paris nd 5,0625 6.125 6,875 7,250 8,250 8.875 nd Tau* suggéré par la Fédération do Montréal Fiducies Dépôt certll.certll.certll.Prêts Prêts Prêts Prêts é terme placem.placem.placent.hypoth.hypoth.hypoth.pers.30-59jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Trust Bonaventure 3,875 5,000 6,250 7,000 7,250 8,125 9,125 nd Canada Tr.3,750 5,000 6,000 7,000 7,250 8.250 8,950 8,500 Fid.Can.liai.4,500 5,500 7,000 7,500 7,250 8,250 9,000 9,000 Cent.Guarani.Tr.nd nd nd nd nd nd nd nd Fid.Conféd.nd nd nd nd nd nd nd nd Fid SunLile 4,250 5,250 6.250 7,250 7,250 8,250 8.750 nd Fid.Desjardins 4,250 5.250 6,375 7.250 7,250 8,250 8.950 nd Tr.Général 4,250 5,750 6,250 7,250 7,250 8,250 8,975 6,000 Trust Nord-Ant.4,800 5,500 6,500 6,250 nd nd nd nd Laurentienne Tr.2,250 4,750 5,250 6,000 7,250 8,200 8.900 nd Métropolitaine 4,500 5,250 6,000 7,000 nd nd nd nd Montréal Tr.4.000 5,250 6,375 7,000 7,000 8,250 8,500 nd Tr.National 3,750 5,000 6,250 7,000 7,250 8,250 8,950 6,500 Tr.Prenor 4,500 5,250 6,250 7,250 7,000 8,250 9,000 nd Tr.Prêt.Rev.4,375 5,500 6,500 7,250 7,250 8,250 8,750 nd Tr.Royal 4,500 5,750 6,500 7,250 7,250 8,250 8.950 6,250 Gr.Investors nd 5,250 6.000 6,750 7,000 8,000 8,625 nd Tr.LaCapitale 4,625 5,750 6.500 7,250 7,125 8,250 8.950 nd Trust Household 4,500 5,375 6,250 7.000 7,000 8,250 8,625 nd Gr.LaMutuelle 3,750 5.000 5,750 6,750 7,250 8,250 8.750 nd Sherbrooke Tr.4,250 5,750 6,250 7,250 7,250 8,250 8,975 6,000 Prêt hypothécaire: assurance-vie non incluse.Prêt personnel: taux minimum.Certificat Pm Gm: non encaissable pour la période investie.Les taux fournis étaient en vigueur le 3 juin 1993.Les taux non fournis n'étaient pas encore disponibles au moment de ta cueillette des données.Usines de transformation des produits marins Un jugement menace la stabilité de l’industrie de la pêche CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR La stratégie de développement des usines de produits marins adoptée l’an passé par le gouvernement québécois est sérieusement remise en question à la suite d’un jugement de la Cour supérieure du Québec qui ordonne au ministre délégué aux Pêches d’accorder un permis qu’il avait refusé pour une usine de première transformation à Saint-Joachim-de-Tourelle.Contrairement aux citoyens de Iæs Méchins qui ont bloqué la route 132 plus tôt cette semaine pour protester contre une autre décision du même ministre interdisant l’ouverture d’une usine de produits marins dans leur localité, «Les Courtiers J.D.et Associés Ltée», dont les bureaux d’affaires sont situés à Montréal et qui, elle aussi, s’est vue refuser un permis, a préféré réagir en intentant des procédures judiciaires, à partir de l’argument que le ministre outrepassait ses pouvoirs.1 je juge Marcel Simard a donné raison au requérant, en soutenant que la loi sur les produits agricoles, les produits marins et les aliments limite la liste des facteurs à considérer dans la délivrance de permis à la salubrité et à l'hygiène.Or, depuis 1983 le ministère a développé une politique qui fait appel à des motifs d’intérêt public dans îe secteur industriel des produits marins, en fonction de critères économiques.En outre, en septembre dernier M.Yvon Vallières, ministre délégué aux Pêches, a rendu officielle cette politique, «qui vise, disait-il à Gaspé, à maintenir un équilibre entre les capacités de-transformation, la disponibilité de la ressource et le potentiel de rentabilité de l’industrie de transformation».Cette politique n’a pas été improvisée, puisqu’elle s’est développée de façon empirique, avec l’appui entier de l’Association québécoise de l’industrie de la pèche (AQIP), dont le directeur-général, M.Pierre Picard, disait hier qu’il trouvait «inquiétant» le jugement de la Cour supérieure.Il a rappelé que l’AQIP avait demandé au ministre des nonnes plus claires et précises, afin d’assurer à l’industrie plus de stabilité et de rentabilité.L’AQIP et le ministère font valoir que de grands efforts de rationalisation ont été faits au cours des dernières années, ce qui a coûté plusieurs millions de dollars et de nombreux emplois.Par son verdict, le juge Simard rétablit la libre concurrence totale, ce qui risque de ramener la prolifération de petites usines dans de nombreux villages, avec le résultat inévitable que presque toutes seront déficitaires et qu’une fois de plus, la plupart devront éventuellement fermer leurs portes.Le jugement sera exécutoire dans 30 jours, à moins que le gouvernement ne décide d’en appeler.M.Vallières a demandé au ministère de la Justice d’examiner les possibilités de porter ce jugement en appel.Les dirigeants de l’AQIP ont pour leur part demandé et obtenu un rendez-vous avec le ministre la semaine prochaine.Cette politique de délivrance des permis a été adoptée, sans qu’il y ail d’amendements apportés à la loi sur les produits agricoles et marins.EN BREF ?UNE NOUVELLE CLASSE D’ACTIONS POUR BOMBARDIER Bombardier proposera à l’assemblée extraordinaire et annuelle des actionnaires, le 22 juin prochain, la création d’une nouvelle catégorie d’actions consistant en un nombre illimité d’actions préférentielles participantes sans droit de vote, qui seront subordonnées aux actions privilégiées existantes et auront priorité sur les actions classe A et les actions subalternes classe B quant au paiement de dividendes et à la répartition de l’actif en cas de dissolution de l’entreprise.2,5 MILLIARDS A LA BOURSE DE MONTRÉAL Di valeur totale des actions négociées sur le parquet de la Bourse de Montréal s’élève à 2,5 milliardsS en mai 1993, ce qui représente une hausse de 4% par rapport à avril 1993.Pour la période de janvier à mai 1993, la valeur négociée a augmenté de 25%, et le volume a progressé de 70% comparativement à la même période en 1992.GUILLEVIN REDUIT SA PERTE Le chiffre d’affaires des trois premiers mois d’exploitation, chez Guillevin international, s’élève à 97,4 millionsS, comparativement à 94,2 millionsS pour la même période l’année précédente.La société a réduit sa perte nette d’exploitation, pass-sant de 1,2 millions à 0,8 millions du premier trimestre de l’an dernier à celui de cette année.Transport aérien Guerre de lettres entre Canadien et Air Canada GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Canadien International et Air Canada ne s’entendent pas sur la définition d’une «offre sérieuse».A coup de lettres, les hauts dirigeants des deux transporteurs se livrent une guerre de mots dans ce qui est devenu l’enjeu ultime de la conclusion de l’entente AMR-PWA: le retrait de Canadien du réseau Gemini.Dans une lettre transmise à son homologue d'Air Canada, et datée du 2 juin dernier, le président du conseil de PWA, Rhys T.Eyton, a répondu aux affirmations de I lollis Harris voulant qu’aucune offre sérieuse relative au retrait de Canadien du réseau Gemini n’ait été formulée.Dans le communiqué accompagnant la contestation de la décision de l’Office national des transports, M.Harris a réfuté avec véhémence les «allégations de PWA selon lesquelles Air Canada tente de «détruire» Canadien en refusant de négocier un règlement du litige entourant les obligations contractuelles de PWA relativement au système informatisé de réservations Gemini».11 a répondu que «PWA n’a jamais formulé d'offre sérieuse».Dans une lettre datée du 2 juin, le président du conseil d’Air Canada a répondu à l’invitation de M.Eyton par une fin de non recevoir.«J’accuse réception de votre lettre du 31 mai dernier relative à notre partenariat dans Gemini.Compte tenu de la conduite de PWA à ce jour dans notre association, je ne crois pas qu’une réunion serait de quelque utilité à ce stade.» M.Harris faisait, ici, référence aux contestations déposées par PWA devant la cour d'appel fédérale, après que le Tribunal de la concurrence n'ait pas reconnu sa juridiction dans le dossier Gemini, et à la cour d’appel de l’Ontario, après qu’un tribunal ontarien de première instance eut refusé de confirmer l’insolvabilité de Gemini à la demande de PWA.En réponse, M.Eyton a invité son homologue à laisser de côté la rhétorique légale pour travailler à trouver une «solution privée», au nom de la «multitude d’employés des deux entreprises».Il a repris l’essentiel de sa proposition faite le 28 janvier dernier aux avocats de Covia, à savoir le paiement, en trois versements, d’une somme de 20 millionsS, en plus de l’absorption de frais de transferts ne devant pas excéder 1,5 millions, en guise de dédommagement au retrait de Canadien du réseau.Rhys Eyton n’a pas manqué de souligner que si le Tribunal de la concurrence avait statué sur la viabilité de Gemini malgré le retrait de Canadien, «une valeur substantielle devrait donc être rattachée à notre intérêt de 33,3%».Or, compte tenu de l’enjeu, que représente, pour PWA, le retrait de Gemini, la compensation de 20 millionsS apparaît dérisoire aux yeux d’Air Cana.da qui a lancé: «la seule proposition que l'on pourrait qualifier de sérieuse fut l’offre de PWA de vendre sa participation dans le système Gemini pour lS.» Priorité à la lutte au chômage PIERRE-ANTOINE I) O N N ET AGENCE FRANCE-PRESSE ' 3 aris — Alarmés par l’inexorable .montée du chômage dont ils redoutent les conséquences sociales c ésastreuses, les ministres de l’économie et des finances du monde industrialisé ont exprimé, hier, leur volonté de faire de la lutte pour l'emploi une priorité absolue.Ces ministres se sont déclarés «gravement préoccupés» par le nombre de chômeurs qui risque d’atteindre 36 millions dans les 24 pays industrialisés de OCDE d’ici la fin de cette année, jugeant que «1994 sera sans doute bien avancée avant que ne s’amorce une décrue significative».«Cette situation est très lourde de conséquences sur le plan humain et économique», ont déclaré ces responsables dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion annuelle de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) au Château de la Muette à Paris.Pour faire face à cette situation, les ministres se sont engagés au nom de leurs gouvernements «à renforcer et à élargir leur stratégie concertée pour l’amélioration des perspectives de l’emploi».Dans ce but, l’OCDE recommande aux gouvernements une politique sociale plus souple et des efforts d’adaptation aux exigences nouvelles en matière de marché du travail.Pour jeter les bases d’une reprise durable et créatrice d’emplois, les remèdes sont la poursuite de la baisse des taux d’intérêts et des objectifs d’assainissement des déficits budgétaires, mais sans que cela ne favorise l’inflation.S’agissant des négociations du GÂTÉ sur la libéralisation du commerce international qui s’éternisent depuis six ans sans résultat et minent la confiance des milieux écono-miques, les ministres ont voulii convaincre que désormais, la lumière commençait à poindre au bout du tunnel.Du fait de l’engagement des États-Unis, du Japon, de la CEE et du Canada exprimé mercredi de parvenir à un accord préliminaire sur les droits de douanes avant début juillet, «il est réaliste non seulement d’espérer mais d’attendre la conclusion des négociations de l’Uruguay Round d’ici la fin de l’année», ont affirmé les ministres.A cette fin, ils ont promis «de faire tout leur possible, individuellement ou collectivement, pour que les négociations de l'Uruguay Round aboutissent rapidement à un résultat sub-stanciel, global et équilibré», étant entendu qu’un tel accord «contribuerait grandement à stimuler la confiance, la croissance et l’emploi».Selon des sources informées, les Français se sont abstenus de toute polémique sur le GATT, observant un profil bas.La formule d’un accord «global et équilibré» devrait d’ailleurs satisfaire Paris qui continue de juger «inacceptable» l’accord agricole de Blai;- House conclu entre la CEE et les Etats-Unis en novembre.Les ministres ont évoqué les menaces du protectionnisme à l’échelle mondiale, disant qu’«il réduit les niveaux de vie, créé de dangeureuses tensions économiques et fait obstacle au développement».Mais en dépit de ces appels à la raison, Japonais et Américains ont échangé des propos «animés» au cours des discussions à propos des différends commerciaux et des moyens pour les résoudre.Tandis que les représentants des États-Unis ont vertement tancé le Japon pour ses excédents commerciaux, les délégués japonais ont fait pression, sans grand résultat, pour que l’OCDE proclame son opposition aux mesures de représailles unilatérales et au «commerce administré» (quotas) contraire au libre-échange.fiQOg 12.75 S - 19.75 S Fruits de mer 1657, rue Sainte-Catherine Ouest Tél.: 932-6118 - Fermé le lundi Stationnement gratuit (1 h 30) garage du Faubourg (Entrée rue Guy) A1C I, E I) E V OIK, L E V E X D II E I) I J .1 |! | N I !) !» :i A 6 Entre compassion et culpabilisation Jean-Robert Sansfaçon L’annonce faite par le ministre de la Santé du Québec, M.Marc-Yvan Côté, de créer un fonds d’indemnisation pour les hémophiles atteints du virus du sida, pose plus de questions qu’elle ne résout de problèmes.Qu’est-ce que cette société qui sépare les malades en deux groupes bien distincts: victimes d’un côté, condamnés de l’autre?' ’aide de Québec aux hémophiles et Laux transfusés sanguins atteints du sida est très modeste, voire ridicule.Un fonds de 10 millions de dollars à partager pendant des années entre 165 malades et leur famille, c’est à peine une douzaine de milliers de dollars par an chacun, et c’est, moins de la moitié du mon-_ tant promis par le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse à ses propres victimes.Jusqu’à maintenant, seul Ottawa était venu en aide aux Canadiens contaminés lors de transfusions sanguines effectuées avant 1985, soit avant l’introduction de techniques sûres pour le traitement du sang et le dépistage du virus.Il y a quatre ans, Ottawa avait annoncé un programme d’aide qui s’est terminé en avril dernier et grâce auquel les victimes ont pu recevoir 30 000 $ annuellement.D’où l’urgence pour les provinces de prendre le relais, ce que seuls la Nouvelle-Ecosse et le Québec ont accepté de faire à ce jour.Depuis que le public a pris connaissance de l’existence de ces centaines de cas d’individus ayant contracté le virus lors d’une transfusion sanguine, une grande vague de sympathie accompagne leur courageuse croisade.A tel point qu’il est devenu très difficile pour les autorités politiques d’ignorer ces malades qui «n’ont rien fait» pour attraper la maladie, «victimes innocentes» d’un système de santé dont tout le monde connaît les failles et les limites.Or, et c’est ici que le raisonnement vacille, ici que la compassion à l’égard des uns devient accusation pour les autres, il n’y a pas deux catégories de sidéens: d’un côté les victimes d’un système et de l’autre, les héritiers dû mauvais sort, plus ou moins coupables de leur propre négligence.A l’origine de cette confusion épouvantable, on trouve ce que les médias ont appelé le «scandale du sang contaminé», par analogie avec le véritable scandale qui,.en France, a conduit à la condamnation de plusieurs responsables d’une tromperie politique et commerciale orchestrée en haut lieu.Chez nous, si négligence il y eut en 1984, elle est encore loin d’être prouvée.Tout ce qu’on en sait, c’est que pendant une période de transition de huit mois entre décembre 1984 et juillet 1985, la Croix-Rouge a continué de distribuer du sang non chauffé en même temps qu’elle introduisait le nouveau produit importé des Etats-Unis.C’est d’ailleurs l’Association des hémophiles elle-même qui établit la liste de ses membres à satisfaire en priorité.Par delà l’hésitation possible des autorités de la Croix-Rouge et du Bureau des produits biologiques en 1984, hésitation qui n’est, pas impossible compte tenu dû peu de connaissances dont on disposait à cette époque et de la confusion des responsabilités qui a toujours régné dans le système canadien de gestion du sang, il est quand même probable que la plupart des hé- mophiles avaient été contaminés lors des transfusions fréquentes reçues bien avant cette date.Ce n’est ni la faute des gouvernements, ni celle ces hôpitaux ou de la Croix-Rouge, pas plus que ce n’est la faute des hémophiles eux-mêmes, bien sûr.Le §ida a surpris tout le monde sur cette planète et n’a surtout pas choisi ses victimes.11 a frappé partout comme un tireur fou sans qu’aucune société, malgré les efforts de quelques moralistes pourris, ne parvienne à trouver le responsable qui lui permette de se déculpabiliser devant l’Étemel.Pendant toutes ces années au cours desquelles on ne savait rien du virus, de ses modes de transmission, et où on ne disposait d’aucun test pour le dépister, il était impossible d’empêcher la transmission du virus.A l’hôpital comme ailleurs.Encore aujourd’hui, malgré les tests plus fiables, tout individu hospitalisé qui reçoit une transfusion sanguine court le risque une fois sur 250 000 de contracter le VIH, et une fois sur 4000 de contracter celui de l’hépatite C.Y a-t-il un coupable dans la salle?En répondant au cri de détresse des transfusés sanguins atteints du sida, les gouvernements font preuve d’une compassion dont il faut leur savoir gré, malgré la modestie des moyens.Mais ce faisant, malgré leur refus de reconnaître quelque responsabilité que ce soit dans la contamination du sang survenue avant 1985, les voilà qui créent une classe de sidéens «institutionnels», différents, mieux considérés et beaucoup mieux traités que les autres porteurs du microbe assassin.Pourtant, tous ces malheureux sont victimes du même virus qui n’a cure du sexe, de la race, de l’âge ou des convictions religieuses de ses victimes.Qui frappe sans prévenir et ne se laisse voir que des années plus tard, bien plus tard et toujours trop tard.Parce que certains ont eu des pratiques sexuelles non protégées, que d’autres se sont injectés des substances illicites, on les abandonnera à leur sort.Aurait-on oublié qu’on a même déjà soupçonné les Haïtiens d’être porteurs de la maladie?Oublié qu’il y a 10 ans, on ne connaissait rien du virus et que même en 1993, on en sait toujours très peu?A-t-on oublié qu’aujourd’hui plus que jamais, des milliers dé conjoints, d’enfants «innocents» deviennent à leur tour victimes du mal?Qu’ont tous ces gens de si différent des hémophiles d’avant 1985?Si les hémophiles et les transfusés sanguins ont besoin d’aide, les autres malades de cette peste moderne en ont tout autant besoin.Rien, absolument rien ne justifie que les gouvernements négligent les victimes «ordinaires» du sida, celles de la rue ou celles de l’amour, et dont un grand nombre vivent isolées dans des conditions inhumaines.En favorisant les uns, mais surtout en refusant une aide suffisante aux autres, nos représentants politiques participent de ce jugement immoral qui condamne la majorité des nôtres atteints du sida à supporter seuls le poids de ce fléau planétaire.On crée une classe de sidéens respectable et une autre responsable.Relation médecin-patient I^e Comité des femmes médecins, sans vouloir revenir sur l’incident survenu lors de l’assemblée générale annuelle de la Corporation profession-rielle des médecins du Québec, est désolé que l’on ait passé sous silence le thème de cette assemblée, soit l’intimité de la relation médecin-patient Tout au long de cette journée, des qonférenciers experts, psychiatres et psychologues, ont précisé la nature de la relation thérapeutique, les limites d’une telle relation, la responsabilité qui incombe aux médecins, l’impact chez les victimes.Le respect, l’empathie, la confiance, le bien-être et l’intérêt du patient étaient au coeur du message.Ix Dr Suzanne Richer, syndic adjoint, nous a informés de la nature des plaintes, des mesures d’enquête, du processus disciplinaire et des sanctions encourues par les médecins fautifs.Elle a soutenu que le médecin, face a une personne qui lui confie une inconduite de la part d’un confrère, doit l'accueillir sans jugement, l’informer de ses droits, la soutenir dans sa démarche si elle décide de porter plain-tç; il doit aussi respecter le désir de la patiente qui ne se sent pas prête à entreprendre une telle démarche.Le message est clair.Chaque individu qui porte plainte est accueilli par le Service des plaintes de la Corporation et une enquête est entreprise parle Bureau du syndic.Ix protection du public et de chaque individu en particulier demeure prioritaire pour la Corporation professionnelle des médecins du Québec.Le Comité des femmes médecins reste sensible aux problèmes vécus Rar les femmes.Il a proposé le thème de cette assemblée.Près de 300 mé- LETTRES -?- decins ont assisté à ce colloque, ce qui témoigne de leur intérêt marqué pour tout ce qui entoure la relation médecin-patient Huguette Bélanger Présidente Comité des femmes médecins, CPMQ Montréal, 21 mai 1993 Le massacre de Lachinè La Corporation des bibliothécaires professionnels du Quebec déplore le type de couverture journalistique qui a été fait de la condamnation d’une citoyenne à une peine de prison pour retour de livres en retard à la Bibliothèque de Lachine.Mis à part le fait que nous désapprouvions totalement la décision de la Cour municipale, nous en avons contre la façon de représenter les faits dans les journaux.En effet, à la première lecture du résumé des événements, on retenait comme seule coupable la Bibliothèque et de là à généraliser à l’ensemble des bibliothèques, il n’y avait qu’un pas que plusieurs n’ont pas hésité à franchir.IL va de soi que les citoyens doivent être sensibilisés au respect des règles d’emprunt de livres d’une bibliothèque (règles qui varient d’une bibliothèque à l’autre).Ces livres, faut-il lç rappeler, n’étant pas leur propriété, d’autres lecteurs sont en droit de vouloir les emprunter.Cependant, les mesures prises par la Ville de Lachine et non par la Bibliothèque, nous paraissent causer plus de tort, par leur message répressif.Elles n’incitent pas les citoyens à fréquenter en grand nombre la Bibliothèque et ainsi à élargir le nombre de lecteurs au Québec.Nous restons convaincus que ce cas isolé ne sera pas imité par d’autres municipalités, conscientes quelles sont du besoin criant de la société de développer des habitudes de lecture dans la population.Nous tenions ici à rectifier l’image négative des bibliothèques et, par voie de conséquence, des bibliothécaires, diffusée dans les médias.Louise Guillemette-Labory Montréal, 20 mai 1993 La médecine forte Nous allons goûter à la médecine du budget du ministre des Finances du Québec.0e ne mentionne pas son nom qui est plutôt sans intérêt puisque ce sont des fonctionnaires anonymes qui ont concocté ce budget.) Les hauts salariés, selon ce crieur, sont ceux qui gagnent assez pour payer de l’impôt sur leur revenu.Cela inclut donc tout le monde.Tous ceux qui gagnent au moins 7500 $ par année pour un célibataire ou 26 500 $ par année, [xmr une famille de quatre personnes.Tout le monde, sauf les riches ou les millionnaires, car ils sont trop peu nombreux pour contribuer efficacement à éliminer le déficit.Tout cela dans un souci évident d’équité, de logique et de transparence.Dans cette même veine, je ferai une suggestion aux artisans de ces budgets: pourquoi pas une surtaxe provinciale additionnelle de 5 % sur l'impôt fédéral excédant 5000 $?Ix même chose pour le gouvernement fédéral, une surtaxe dé 5 % sur l’impôt provincial excédant 5000 $?Je ne demanderai aucune déduction |x>ur le tuyau! A propos, imaginez-vous qu’il s'est trouvé un malhonnête pour suggérer que l’impôt que nous payons au gouvernement fédéral, qui, en quelque sorte, n’est pas un revenu pour celui qui le paye, soit déductible au provincial et vice-versa! Quelle honte! Guy Ijéger Montréal, 21 mai 1993 AKKES LE UÈ\JRE ET lA TORTUE \Jûid LA GREUOUÎŒ, ET LE SoEUP PARUE LE 18 MARS 1993 *f**,-** iïÊü, , ïï II Till—il mm r======| ’investissement dans la L formation des ressources humaines est devenu le nouveau leitmotiv des entreprises.Cependant, si ¦¦ elles en parlent beaucoup, elles ne sont pas très nombreuses à agir.En effet, plusieurs enquêtes ont été réalisées sur la formation professionnelle au Québec et au Canada et celles-ci montrent bien que nous faisons beaucoup moins de formation que nos concurrents, en particulier le Japon et l’Allemagne, mais aussi les Etats-Unis.L’une des plus récentes études a été réalisée par le Centre canadien du marché du travail et de la productivité (CCMTP).La définition de la formation retenue y est plutôt large, incluant la formation formelle et informelle sur le matériel de bureau, comme les télécopieurs, les téléphones et photocopieurs! De ce fait, l’étude tend à surestimer l’importance de la formation qualifiante ou transférable, soit le type de formation qu’il apparaît important d’augmenter pour accroître la compétitivité de notre pays.Un certain nombre de grands constats ressortent des études sur la formation professionnelle au Canada et au Québec.D’abord, les entreprises font relativement peu de formation.Selon l’étude du CCMTP, la proportion des organisations qui offrent de la formation structurée va de 77 % en Colombie-Britannique à seulement 62 % au Québec, pour une moyenne nationale de 70 %.Pour ce qui est de la formation non structurée, les pourcentages sont de 82 % en Colombie-Britannique, contre 71 % au Québec, pour une moyenne nationale de 76 %.Ix>s pourcentages me paraissent même élevés en comparaison d’autres études, compte tenu des définitions sans doute.Mais quelle que soit la définition, il est clair que non seulement le Canada tire de la patte à l’échelle mondiale, mais les entreprises du Québec sont en retard sur le reste du Canada.L’enquête du CCMTP indique aus- La formation: encore un effort! D I- A N E -GABRIELLE TREMBLAY ?si que les entreprises privées ont fourni à leurs employés un total de 133 heures de formation; celà peut paraître beaucoup, mais ne représente que 14 heures en moyenne par employé, soit environ deux jours par an.C’est bien peu! Selon le CCMTP, chaque employé formé a toutefois reçu en moyenne 39 heures de formation structurée.La majorité des études indiquent que le contenu des formations est assez limité et généralement axé sur des connaissances empiriques directement associées à un poste de travail donné.En ce qui concerne les types de formation dispensée, l’enquête indique que c’est reinitiation» qui engloutit le plus d'heures de formation, soit 20 % de l’ensemble des heures dispensées par le secteur privé en 1991.Ix formation en informatique suit avec 12 % du total, suivie de la formation en gestion, ainsi qu'en santé et s'écurité, toutes deux avec 11 %.Près des deux tiers des entreprises faisant de la formation ont fourni de l’initiation, un peu moins en ont fait en informatique et seulement quatre sur dix environ ont dispensé de la formation en gestion, ou en santé et sécurité.Enfin, une organisation sur cinq avait un budget précis de formation et seulement une sur six disposait d’un plan de formation officiel.Dans une enquête antérieure, sur les entreprises montréalaises, nous avions constaté qu’une entreprise sur deux possédait une politique de formation.La taille de l’entreprise influait sur la présence ou l’absence d’une telle politique.Les entreprises de 1000 employés et plus avaient toutes une politique de formation, alors que ce n’était le cas que pour le tiers de celles comptant moins de 50 employés.Dans le quart des entreprises cependant, la politique de formation ne concernait que la formation interne, plus ou moins structurée.Bref, il reste beaucoup à faire pour que la formation et le développement des ressources humaines deviennent partie intégrante de la vie des entreprises québécoises et canadiennes.Les entreprises semblent fort bien disposées à l’égard du développement des ressources humaines, mais elles ne passent pas très souvent aux actes.Il me semble qu’il faut songer à une intervention gouvernementale si l’on veut voir des changements d’ici peu.On peut penser à diverses formes d’encouragement, qu’il s’agisse d’incitatifs financiers pour l’organisation de formations sectorielles, dispensées aux salàriés de plusieurs entreprises.On pourrait aussi songer à une obligation légale pour les entreprises d’investir en formation un pourcentage donné de leur masse salariale; par exemple si 1 % de la masse salariale devait obligatoirement être consacré par toutes les entreprises à la formation de leur main-d’oeuvre, ces mêmes entreprises ne craindraient pas tant de perdre ensuite les salariés qu’elles forment.Elles en retrouveraient d’autres tout aussi compétents! Sans développement de la formation, on peut craindre une aggravation de la dualisation du marché du travail, soit une séparation de plus en plus nette entre bons et mauvais emplois, les premiers bénéficiant de bonnes conditions de travail, incluant des occasions de formation, et les seconds étant caractérisés par de bas salaires, de mauvaises conditions de travail et pas de formation, donc peu de chances de passer à un meilleur emploi! 1 À P R 0 P 0 S -+- .des AA Ix notion d’entraide a vu le jour aux Etats-Unis, ep 1935, avec la création d’Alcooliques Anonymes (AA).A cette époque, les alcooliques ne pouvaient guère compter sur une aide quelconque en dehors des hôpitaux.Ixs fondateurs des AA ont eu l’idée d’un programme de «guérison» par étapes prévoyant des réunions au cours desquelles les alcooliques pouvaient parler de leur expérience et comparer leurs efforts.Dans leurs moments de faiblesse, les membres pouvaient faire appel au soutien moral de leurs compagnons à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.L’originalité des AA réside dans le fait que cette association répondait aux besoins-d’une société dans laquelle la famille perdait progressivement son rôle.Aujourd’hui, la cellule familiale élargie, dont tous les membres vivent LE DEVOIR FONDÉ P A K II K N II I B 0 II R A S S A LF, 10 J A N V I F K I !» I 0 Directrice LISE.BISS0NNKTTE Rédacteur en chef BERNARD l)F SCO T F AUX Directeur délégué à l'administration ANDRÉ LECLERC Directeur de l'information B E N 0 î T A II II IN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, R0CII CÔTÉ Rédacteur en'chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur des publications spéciales GUY D E S II A IE S FAIS CF QII E DOIS plus ou moins sous le même toit, a largement disparu.Ix mobilité fait partie de la culture nord-américaine.Il est rare que les membres dispersés d’une famille se tournent les uns vers les autres en cas de difficultés.Fait intéressant, l’un des fondateurs d’Alcooliques Anonymes se trouvait loin de chez lui lorsqu’il a jeté les premières bases du mouvement.Courtier à New York, il était venu à Akron, Ohio, pour affaires.Ses opérations ayant échoué, il était fortement tenté de se remettre à boire après une longue période de sobriété.Il prit contact avec un autre alcoolique, un médecin local, qu’il aida plus tard à surmonter son problème.Devenus sobres tous deux, ils devaient bientôt formuler ensemble les principes des AA.Bulletin de la Banque Royale, mai 1993. L E I) E V 0 1 R , L E V E X I> R E D I 1 .1 U I X I !) 1) a A mesure que leurs réformes contribueront à modeler la Chine sur le reste du monde, les autorités de Pékin devront tôt ou tard renouer avec cette «société civile», indissociable du modèle économique qu’elles veulent imprimer à leur pays, et dont les étudiants de Tian an men représentaient la première ébauche.L’économie du goulag Les mirages de la conversion au capitalisme en Chine FRANÇOIS ZDANOWICZ Étudiant Université de Montréal 1 y a quatre ans aujourd’hui, les balles de l’armée chinoise populaire fauchaient par dizaines les étudiants contestataires massés sur la place Tian an men, à Pékin, sous les yeux horrifiés du monde.Aujourd’hui, revenant sur une autre promesse électorale, le nouveau président américain Bill Clinton se prépare à accorder à cette même Chine populaire, la prolongation d’un an de la clause de la «Nation la plus favorisée», ce qui revient à permettre au gouvernement de Pékin de continuer à bénéficier de tarifs douaniers exceptionnellement bas pour exporter ses produits sur le marché américain.Iii fascination, pour ne pas dire l’enthousiasme des médias et des officiels occidentaux envers le «boom» économique chinois de ces dernières années, atteint des proportions gênantes, quand on regarde l’insistance avec laquelle les aspects moins reluisants de cette supposée réussite sont ignorés.Il est de bon ton aujourd’hui de s’extasier sur les affaires d’or des firmes occidentales ayant pris pied en sol chinois, ou sur les fortunes des nouveaux crésus locaux, tout en faisant la sourde oreille aux bruits de bottes chinoises qui proviennent régulièrement du Tibet, ou aux incessants rapports (y, compris celui du sous-secrétaire d’Etat américain) sur le douteux respect des droits de la personne par les autorités de Pékin.Sans compter la façon dont ce fameux «boom» lui-même a été généré.Des camps de «rééducation» .Tout comme l’industrialisation éclair de l’URSS de Staline, tant vantée à l’époque par les intellectuels occidentaux, l’actuel succès économique chinois s’appuie entre autres sur l’«économie du goulag», autrement dit le labeur non rémunéré de millions d’ «éléments asociaux» produisant des biens à des prix sans concurrence, dans des camps dits de rééducation.Et, plus subtilement, sur des salaires très bas imposés à une population active muselée.Il est instructif, à ce stade, de remarquer comme le régime s’est acharné tout particulièrement sur les embryons de syndicats indépendants en train de se former spontanément, à la façon de Solidarité en Pologne: la plupart des opposants condamnés à mort, dans les mois suivant le massacre de Pékin, étaient des ouvriers qui, contrairement aux étudiants, n’étaient pas connus des médias internationaux.Kenneth Cheung préside le Comité montréalais pour le respect des droits civiques en Chine.En septembre dernier, il a défrayé la chronique en aidant des membres du Cirque de Pékin, en tournée à Mont- lisme d’État bâtard qui combine le pire des deux systèmes: en ce moment, c’est le règne de la corruption la plus totale, les bureaucrates ont le Eouvoir de tout imposer selon leur on plaisir.» In nouvelle classe capitaliste chinoise tant vantée est en fait composée pour une bonne part de bons «camarades», ayant les contacts qu’il faut, et vivant sur des fortunes amassées très souvent grâce aux trafics d’influence: cela va notamment des faramineuses «commissions» exigées des businessmen étrangère à tous les niveaux, aux «taxes» non déclarées que l’on exige des vieux émigrés chinois rentrant au pays pour y finir tranquillement leurs jours.De fait, on assiste à une lente, mutation, en Chine, du monopole d'Etat en vigueur sous le communisme en un système de népotisme plus traditionnel, où des secteurs entiers de l’économie nationale se voient de plus en plus accaparés par quelques groupes ou «clans» influents dans l’appareil du parti ou de l’État.Pratiques quasi féodales qui ont tant nui à nombre de pays d’Amérique latine ou d’Asie du Sud-Est (Philippines), s'il en fut.«Le drame, dans les relations avec la Chine, exprime Kenneth Cheung, c’est qu’en disant vouloir contribuer à la stabilité, ou La fascination des Occidentaux envers le supposé boom économique chinois atteint des proportions gênantes.PHOTO AP Quatre ans ont passé depuis que les balles de l’armée chinoise populaire fauchaient par dizaines les étudiants contestataires massés sur la place Tian an men, à Pékin, sous les yeux horrifiés du monde.réal, à «passer à l’Ouest».D'après lui, l’aveuglement actuel à l’endroit de la Chine populaire non seulement cau- tionne la brutalité du régime, mais est également néfaste pour le futur des réformes économiques.«Le commu- nisme n’existe plus depuis belle lurette en Chine populaire, affirme-t-il.Il a été remplacé par un genre de capita- à la continuité des réformes, les pays occidentaux, surtout nord-américains, agissent contre les intérêts de leurs économies et de leurs travailleurs.Tant que la Chine populaire fera des affaires avec le Canada ou les États-Unis en gérant son économie avec de telles méthodes, surtout en gardant les salaires si bas, le problème du chômage ne diminuera pas ici.I.es chefs politiques, mais aussi syndicaux canadiens semblent négliger cet élément.» Le poids du colosse chinois reste malgré tout décisif, que ce soit à cause de l’attrait irrésistible que suscitent son marché et ses ressources pour d’innombrables grandes firmes internationales, ou de son importance stratégique ou politique, avec laquelle tous les grands de ce monde doivent compter.Iris critiques à l’endroit de Pékin ne pèsent guère dans la balance, et les activistes de tous côtés luttant pour les droits des dissidents chinois n’ont pas la partie facile lorsqu'ils parlent d’«intemationaliser» des problèmes automatiquement qualifiés d’«affaires intérieures chinoises» par Pékin.Pourtant, au fur et à mesure que leurs réformes contribueront à modeler la Chine sur le reste du monde, les autorités de Pékin devront tôt ou tard renouer avec cette «société civile», indissociable du modèle économique quelles veulent imprimer â leur pays, et dont les étudiants de Tian an men représentaient la première ébauche.L’affaire ONU 178 Québec peut prendre le temps nécessaire pour réagir à l’avis du Comité des droits de l’homme de l’ONU sur la langue d’affichage public HENRI BRUN Professeur de droit constitutionnel J.MAURICE ARBOUR Professeur de droit international Université Laval ans un avis rendu le 31 mare 1993, le Comité des droits de l’homme de l’ONU institué en vertu de l’article 28 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, arrive à la conclusion que l’exigence de l’usage exclusif du français dans l'affichage public et la publicité commerciale au Québec viole la liberté d’expression telle que garantie par l'article 19 du Pacte; le Comité invite donc le Québec à mettre fin à cette violation du Pacte en modifiant la loi 178 et souhaite que le Québec l’informe diuis les meilleurs délais de toutes mesures pertinentes qu’il aura prises à la suite de cette constatation.D’une manière plus spécifique, le Comité estime qu’il n’est pas nécessaire d’interdire la publicité en anglais pour protéger les francophones du Québec et que cette protection peut être assurée par d’autres moyens, comme la publicité bilingue, par exemple.Donnant une interprétation kirge et libérale au concept de la liberté d’expression, tout comme l’avait déjà fait la Cour suprême du Canada en décembre 1988, le Comité déclare que ce concept ne s’applique pas uniquement aux moyens d’expression politique, culturelle ou artistique, comme le mémoire du Québec le prétendait, mais qu'il englobe aussi toute idée ou opinion subjective susceptible d’être communiquée à autrui, toute nouvelle ou information, toute expression ou affichage à caractère commercial.La question essentielle qui nous préoccupe ici est celle de savoir comment on doit réagir à cet avis du Comité des droits de l'homme.Est-il vrai que le Québec doit rapidement modifier sa légis- lation afin de se conformer à cet avis?Est-il vrai, comme l’ont prétendu certains experts, qu’en refusant l’affichage bilingue, le gouvernement québécois se place en violation continue du Pacte international relatif aux droits civils et politiques?Le Québec, tout comme le Canada, a donné son plein accord au système de contrôle international établi par le Pacte et le Protocole et il doit en accepter toutes les conséquences.Encore faut-il savoir quelles sont ces conséquences.Si le Comité des droits de l’homme est habilité à recevoir et à examiner des communications émanant de particuliers qui prétendent être victimes d’une violation d’un droit protégé par le Pacte, cela ne signifie pas pour autant que le Comité est un tribunal international qui rend des décisions obligatoires.Une fois qu’il a reçu et examiné des «communications» émanant de particuliers, le Comité peut seulement faire paît de ses «constatations» à l'État partie intéressé et aux particuliers en cause.C’est dire que la décision que le Comité adopte quant au fond de l’affaire est une recommandation dépou mie de toute force obligatoire et que, s’il en est ainsi, c'est que le Protocole facultatif ne confère pas au Comité des droits de l’homme le pouvoir de rendre des décisions obligatoires.La décision du Comité est formellement un avis et non un jugement qui aurait l’autorité de la chose jugée.Il découle de ce qui précède que si le Comité des droits de l’homme constate une violation du Pacte par un État et l’invite à abroger ou à modifier une loi, cet État ne viole pas ses obligations internationales s’il décide de ne pas suivre la recommandation du Comité.Quant au fond de l'affaire, il convient de souligner que l’avis majoritaire, qui compte 16 pages, ne prend que 16 lignes, soit une demi-page à peine, pour expliquer que la Un État ne viole pas ses obligations internationales en décidant de ne pas suivre la recommandation du Comité.loi québécoise est contraire au Pacte.Le Comité a tout simplement décrété, sans démonstration aucune, sans analyse aucune de la jurisprudence et de la doctrine pertinentes à ce sujet, que l’expression commerciale fait partie de la liberté d’expression.Il s’agit là d’un ukase cassant qui nous laisse très perplexe sur la méthode de travail du Comité dans cette affaire.Le Comité des droits de l’homme est bien sûr un organisme prestigieux, qui jouit d’une très grande autorité morale au plan de la protection internationale des droits de l’homme.Ses «constatations» étant dé-IXHiivues de toute portée juridique, il importe au plus haut point quelles soient extrêmement bien soignées au plan de la démonstration pour emporter l’adhésion quand il s’agit de l’interprétation du contenu des droits protégés.L’affaire de la loi 178 laisse penser, au contraire, que le Comité a accordé peu d'attention à cet aspect du dossier et qu’il a plutôt traité le cas avec une grande désinvolture.Qu’arrivera-t-il maintenant si le Québec ne suit pas l’avis du Comité?Etant donné que le Comité lui a déjà demandé de rendre compte des mesures prises pour donner suite à ses constatations, la courtoisie la plus élémentaire oblige le Québec à répondre au voeu du Comité en faisant état des raisons qui le conduisent à ne pas donner suite immédiatement à cet avis et en contestant comme il se doit la valeur de cet avis au plan du droit international.Or, étant donné l’impossibilité de pouvoir faire trancher en droit, faute de forum adéquat, entre l’interprétation du Comité et l’interprétation du Québec quant au contenu de la liberté d’expression, l’affaire en restera là, sauf si l’Assemblée générale de l’ONU demande un avis consultatif à la Cour internationale de justice sur la question, ce qui est toujours possible mais peu probable, étant donné l'importance secondaire de la question au plan international.Un Etat pourrait éventuellement saisir le Comité d’une communication dans laquelle il alléguerait que le Canada ne remplit pas ses obligations en vertu du Pacte, mais cette démarche ne pourrait aboutir qu’à une procédure de conciliation sans effet obligatoire; un tel moyen de contrôle n’a jamais été mis en oeuvre jusqu’à maintenant.En dernière analyse, on doit comprendre que les constatations du Comité sont ce quelles sont, c’est-à-dire des recommandations non obligatoires et il n’existe conséquemment aucun mécanisme d’exécutioji ou de sanctions en cas de désaccord entre l’État intéressé et le Comité.Ce pendant, par le biais des rapports et des observations du Comité sur ces rapports, un dialogue constructif pourrait s’établir entre le Québec et le Comité non seulement sur le sens de la liberté d’expression en droit international, mais aussi sur la situation de la minorité francophone du Québec en terre d’Amérique et sur l’idée toute nouvelle que les citoyens anglophones du Québec ne peuvent être considérés comme une minorité linguistique.Si le Québec veut par contre se conformer à l’avis du Comité, on doit souligner que le délai prescrit pour ce faire n’est aucunement un délai de rigueur et que toute précipitation en la matière témoigne d’un abandon par trop rapide du pouvoir souverain de l'État.Quand le Comité des droits de l’homme a constaté, le 30 juillet 1981, que le Canada violait ses obligations internationales à l’endroit des femmes indiennes, le Canada mit deux ans avant d'indiquer au Comité sa réponse sur ce qu’il entendait faire et ce n’est qu’en 1985 que la Loi sur les Indiens fqt modifiée dans le sens souhaité par le Comité.A notre connaissance, il n’y eut pas de panique à Ottawa à la suite de cet avis du Comité et le gouvernement fédéral prit tout le temps nécessaire pour évaluer les solutions politiques qui s’offraient à lui.Feu le Manoir Montmorency: un sujet brûlant d’actualité DANIEL DURAND Architecte de Québec • ! a perte d'un être chei" nous plonge dans une 1 douleur, une émotion, un deuil à assumer.Tous les jours, nous apprenons la mort d’individus, frères d’une même planète, pour lesquels nous n’avons au mieux qu’une sincère tristesse et des commentaires de sympathie.Voilà qu’au réveil, nous apprenons la perte d'un immeuble pour lequel manifestement nous devions avoir de l'attachement.Sans vouloir juger de la valeur intrinsèque du bâtiment, ni de celle des travaux de rénovation/restauration, il est pour le moins curieux de voir notre appétit boulimique devant ce sacrifice.Avec empressement, le directeur de la SEPAQ nous affirme une reconstruction.Mais peut-on vraiment redonner la vie en architecture?On reconstruira un «fétiche» sans lequel la machine touristique, que l'on met en place, n’aurait aucun sens.L’architecture ne serait-elle qu'un exercice qui légitime les choix d’une société?Nos émotions devant la perte irremplaçable, publiées à la une, laissent songeur.Nous pleurons une chose pour laquelle nous n’avions qu’un intérêt distant.Jamais plus, ni aucun de nous, ne pourra apprécier que quelques ossements laissés par cet incendie.Et pourtant, tous les jours nous côtoyons des immeubles anciens et récents, monstrueux, délicats, insipides ou suggestifs, sans que nous réagissions le moindrement à leur présence pourtant bien tangible.Tous les médias ont bien reniflé la perle brûlante pour remplir les colonnes de l’actualité.Pour une fois, l’architecture n’était plus un fait divers dont on traite quand il faut combler un vide dans la mise en pages.Les incendies font toujours de bons litres de première page et de belles photos! Aussi civilisés et éduqués (lue nous voulions paraître, il demeure qu'un profond désir trouve satisfaction en voyant du sang couler de l’autel pour lequel nous, architectes, avons été en quelque sorte les premiers à offrir nos services quant à son embellissement.Aujourd’hui, nous continuons à regarder les sacrifices humains et patrimoniaux en Yougoslavie sans intervenir.Architectes et bâtisseurs de toutes sortes, entendons la leçon.Brûlons dès maintenant notre objet le plus précieux et les médias nous en feront une excellente campagne de promotion! L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes : à l'information générale et métropolitaine : Claude Beauregard, Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier, Jean Dion, Louis-Gilles Francoeur, LouisGuy L’Heureux.Caroline Mont-petit.Bernard Morrier, Isabelle Paré, Diane Précourt.Laurent Soumis, Guy Taillefer, Danny Vear, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l’information culturelle: Michel Bé-lair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan.Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay (Livres): à l'information économique : Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte: à l'information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Coulon, Claude Lévesque, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique : Josée Boileau, Pierre O’Neill, Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa): Serge Chapleau (caricaturiste); à l'information sportive : Yves d’Avignon; Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Danielle Cantara, Marie-Claude Coupai, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré
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