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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-06-05, Collections de BAnQ.

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rntemk Le Vieux-Colombier entre deux héritages Rénové, le théâtre de Copeau passe aux mains de la Comédie-Française YVES JUBINVILLE COLLABORATION SPÉCIALE \ Partout au monde des salles de théâtre meurent pendant que d’autres naissent, et personne ne s’en étonne.Mais lorsque l’un de ces lieux renaît, comme à Paris récemment le théâtre du Vieux-Colombier, fondé en 1913 par Jacques Copeau, l’indifférence laisse place à la nostalgie, à la révision de l’histoire.Et cela aide même parfois à mieux voir le présent.> Le théâtre «pur» de Copeau Il faut dire que le Vieux-Colombier est étroitement lié à l’histoire du théâtre français.Sa réouverture rappelle qu’il y a moins d’un siècle son fondateur, assoiffé de nouveauté et un tantinet idéaliste, montait à l’assaut de ce qu’il appelait «la paresse et la lâcheté» du milieu théâtral de l’époque.Copeau rêvait à vrai dire de donner vie à un théâtre pur, dépouillé.Pour ce faire, il importait selon lui de redonner au texte la primauté et de redéfinir l’espace scénique.Cet espace nouveau, il l’imaginera et le concevra avec I.nuis Jouvet, son fidè- Le Vieux co^a*îorateur' Colombier appartient au fond à tous ceux qui, au fil des ans, auront vu ce lieu mythique changer tant de fois d’enseigne débarrassé de ces décors en carton-pâte, mais surtout de cette scène picturale qui d’ordinaire encadre l’action et définit la relation salle-scène.« La solution est architecturale», disaient-ils.En 1919, Jouvet radi-calisera cette idée en abolissant le proscenium, marquant ainsi un tournant dans l’art scéno-graphique.Aujourd’hui restauré, sur les conseils du scénographe Yannik Kokkos, le plateau conserve ce trait caractéristique, de même que celui de n’avoir de dégagement que du côté cour.Si cela fait écho au présent, c’est que ces dernières années ont consacré, en France, le règne de la scénographie grandiose, de la mise en scène ostentatoire au milieu de quoi exhalait souvent une vilaine odeur de gros sous et de vedettariat.üi renaissance du Vieux-Colombier serait-elle la réponse aux «excès» des années quatre-vingt?Aux yeux d’un grand nombre, elle vient au moins rappeler qu’après la période d’abondance le temps est venu de redonner au rituel théâtral la force de la simplicité, ce qui va dans le sens du discours politique ambiant qui parle d’austérité après le règne jugé princier des socialistes.Lorsqu’on pénètre dans le nouveau Vieux-Colombier, on comprend le sens du mot austérité.Dans cette salle en forme d’allée de quilles, qui comprend 320 places, règne une atmosphère de chapelle ardente.Le Vieux-Colombier abrite des morts, parmi les plus illustres du théâtre français de l’entre-deux-guerres, et c’est leur mémoire qu'ont voulu ranimer les instigateurs de ce projet.Qui sont-ils ces instigateurs?Les directeurs et ministres ,de la Culture, certes.Mais lesquels?A voir à droite comme à gauche, on en vient à ne plus savoir très bien qui, de Lang ou de Léotard, a pondu l’oeuf du Vieux-Colombier.; Mais qu’importe puisque le désir Ile faire revivre le Vieux-Colombier appartient au fond à tous ceux qui, au fil des ans, auront vu ce lieu mythique changer tant de fois d’enseigne, dont certaines n’honoraient pas toujours le rêve qui l’avait fait naître.Monument national Après Copeau, qui quitte définitivement en 1924, épuisé par la tâche, le Vieux-Colombier servira en effet à VOIR PAGE 2: VIEUX-COLOMBIER ?LE DEVOIR ?Télévision Page C2 Cinéma Page C3 Musique Page C6 Agenda Culturel Page CIO Arts visuels Page C13 L'ARTISTE AUX POUCES VERTS Le Musée d’art contemporain et le Musée du Québec préparent une rétrospective majeure de celui qui bouleversa les horizons esthétiques québécois MARIE-MICHÈLE C R O N vec ses pouces verts, il transformait tout ce qu’il touchait en jar-/ V dins du merveilleux: une guitare qui baille dans une volute mystérieuse, des serpents qui piquent quelques objets indolents, un Arlequin dubitatif, un taureau touché par la grâce de Vénus, des cubes et des spirales qui jouent à cache-cache, des lianes qui ondulent sur un oiseau bleu.Vaste, enchantée, ouverte sur l’onirisme le plus absolu, l’oeuvre d’Alfred Pellan est un hymne à la vie.La sienne?Non linéaire, déroutante même, pour cet élève studieux qui rafla dès le départ les meilleurs prix, fréquentera les grands peintres parisiens du XXe siècle, bouleversera les horizons esthétiques d’un Québec en marche vers la modernité, d’un geste qui puisait dans l’éclectisme quelques sédiments féconds: masques et costumes de théâtre, illustrations de livres, vitraux et murales, Pellan n’a jamais eu peur de se frotter à une production parallèle qui découlait essentiellement de sa démarche picturale.C’est sur celle-ci que Michel Martin, conservateur au Musée du Québec et Sandra Grant Marchand, conservatrice au Musée d’art contemporain de Montréal ont axé depuis trois ans maintenant leur recherche pour nous présenter, dans le cadre d’une fructueuse collaboration entre les deux institutions, dès le 17 juin prochain au MAC, puis à partir du 13 octobre au Musée du Québec, une rétrospective majeure de l’oeuvre peinte de l’artiste.le ré- Une grammaire picturale unique sultat?155 toiles — dont 25 qui n’ont jamais été exposées — extraites d’un répertoire de 600 oeuvres mis au point par Pellan lui-même.Une occasion rare de lui rendre hommage et de réparer un oubli?C’est que, sans sombrer dans l’anecdotisme le plus spécieux, une question bourdonne dans notre tête.Alors que souvent nos regards se vissaient sur la révolution automatiste, et les lendemains de la matière qui chante (la dernière exposition de Bor-duas et de ses fidèles) aurions-nous si vite éludé le legs Pellanien, d’une richesse historique et artistique sans précédent?«Nous n’avons pas voulu mettre l’accent sur cette querelle historique mais considéré l’oeuvre dans sa globalité, dans les enjeux esthétiques qu’elle entraînait répond Sandra Grant Marchand.Notre motivation n’était pas de corriger l’histoire qui n’a pas oublié Pellan bien qu’évidemment certains préjugés ont fait qu’il a été occulté au profit de Borduas, mais de présenter l’artiste et sa démarche dans une perspective actuelle car je pense que son oeuvre n’a pas été assez montrée et qu’il était temps de la voir maintenant pour la commenter, l’analyser.» Si la production pellanienne fut l’objet de plus de 250 expositions au Canada et au Québec comme à l’étranger, — Galerie nationale du Canada à Ottawa en 1960 et en 1981, Musée des beaux-arts de Montréal et Musée du Québec en 1972, Musée national d’art moderne de Paris en 1955, entre autres —, il n’est pas vain de mentionner qu’à peine 13% de ses tableaux appartiennent à des musées canadiens et qu’une grande partie d’entre eux — qui seront inclus dans la rétrospective actuelle — proviennent de collections particulières.Ainsi, à la volonté de chacune des institutions de faire partager la (re) découverte d’une figure majeure de VOIR PAGE 2: PELLAN i LE DEVOIR, LES S A M E D I 5 E T I) I M A N C II E (i .1 U I N 1993 C 2 ?TÉLÉVISION La dernière de la Bande VIEUX-COLOMBIER Aux mains des héritiers de Molière PHOTO KADIO CANADA Le dynamique sizain de La Bande des six se réunit pour la dernière fois ce soir à 17h.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Nous l’écoutions souvent en pestant.Contre les jugements à l’emporte-pièce de ses chroniqueurs, contre les cris excités de ces chaudes personnalités qui ne savaient pas toujours se retrancher derrière leurs artistes invités.Contre la forme la plus détestable de subjectivité qui résume une oeuvre en ces termes de «Que j’ai donc aimé» ou «Que j’ai donc détesté».Mais nous l’écoutions.Pour ses surprises.Pour savoir si René Homier-Roy avait aimé le film qui nous avait endormi ou pour voir Nathalie Pe-trowski et Marie-France Bazzo se quereller autour d’une pièce de théâtre.Ou pour voir si un membre de la bande allait provoquer une de ces rares mais surprenantes incartades.L’émission ne naquit-elle pas dans la controverse il y a quatre ans lorsque Georges Hébert-Germain se permit non seulement de critiquer le dernier livre de Michel Tremblay, Le premier quartier de la lune, mais d’exprimer des doutes sur sa capacité d’écrire, en présence du principal intéressé?Inutile de dire que Michel Tremblay n’apparut jamais plus à La Bande des six.Pour boucler la boucle, ce soir pour la dernière émission, Nathalie Petrowski et Jean Barbe commenteront le tout dernier-né de Tremblay, Le coeur éclaté.Nostalgie «Nous étions tous excités et terrorisés tout à la fois par l’idée de la confrontation.Car le critique a rarement l’occasion d’avoir l’artiste en face de lui.Alors comment fallait-il jouer cet élément explosif?George Hébert- Germain s’est sacrifié.Mais le ton est rapidement devenu plus poli par la suite», se rappelle Mme Petrowski.Même si plusieurs des membres de l’équipe ont changé au fil des ans, la formule est restée inchangée.Une animatrice (Suzanne Lévesque), entourée des critiques assis à une table, au restaurant Le Lia de la rue Saint-Laurent.Des extraits d’événements culturels à venir, une entrevue, une «confrontation», des commentaires et réflexions sur les manifestations ou oeuvres récentes, le tout souvent dans un bruyant désordre.Demain, les téléspectateurs pourront voir quelques-uns des extraits les plus savoureux des émissions passées, notamment un célèbre échange entre Joane Prince et Léo Lévesque, sur la pièce de théâtre de ce dernier.Et, en plus de La Bande des six, il y aura, ce soir, une Bande des cinq, regroupant d’anciens membres, soit Marie-France Bazzo, Dany Laferrière, George Hébert-Germain, Gilles Carie et Denise Fi-liatrault.«Il y aura un petit côté nostalgique», résume la coordonatrice de l’émission, Mme Nicole Messier.D y a cinq ans, Radio-Canada avait demandé Luc Harvey et à Suzanne Lévesque d’élaborer un concept pour un magazine culturel.«Nous avons immédiatement privilégié une critique constructive.Car dans le marché de l’époque, aucune émission n’avait un regard critique.Nous voulions instaurer une nouvelle façon d’aborder la culture», se rappelle Luc Harvey, maintenant avec Télévision Quatre Saisons (TQS).Les membres de la Bande furent d’ailleurs choisis parce qu’ils avaient des opinions, ajoute M.Harvey en trouvant «désolant» que l’émission disparaisse et tout aussi désolant que Radio-Canada la remplace avec un magazine qui ne fera pas de critique.C’est du moins ce sur quoi le directeur des émissions socio-culu-relles de la Société d’Etat, M.André Ménard, a insisté le mois dernier lorsqu’il a annoncé que Marie Plour-de, de Musique Plus, animerait le nouveau magazine culturel de l’automne.«L’information et non la critique sera la caractéristique première de cette émission», a dit M.Ménard.Un des membres actuels de la Bande, M.Jacques Languirand, est convaincu qu’une analyse de contenu révélerait, au bout du compte, que bien peu de minutes ont été consacrées à une critique «combative».M.Languirand, qui s’est joint à la Bande il y a deux ans et qui a longtemps été «de l’autre côté de la clôtu- re», a dû s’ajuster car, admet-il lui-même, «je voulais situer plutôt que critiquer, car mon école c’était avant tout de comprendre et de rendre compte.J’ai pu avoir une certaine influence sur les autres de La Bande et eux en revanche m’ont rendu plus mordant et plus critique.Peut-être appartenais-je à une école un peu lâche», commente M.Languirand.Lorsqu’il est devenu clair, il y a quelques mois, que plus personne à l’intérieur de Radio-Canada ne monterait sur les barricades pour défendre La Bande des six, les critiques ont repris de plus belle, sur le pouvoir excessif exercé par le groupe.«Naturellement, nous exerçons un pouvoir, dit Nathalie Petrowski.Mais je ne crois pas qu’en quatre ans, nous ayons déconseillé plus de trois fois aux téléspectateurs d’aller voir tel ou tel spectacle».Ironiquement, les membres de La Bande minimisent aujourd’hui leur fonction critique, s’excusant presque de ne pas tout aimer.C’est que la çritique n’a plus la cote à la Société d’Etat.hbb| Le Choeur classique de Montréal src CBF FM 100,7 présente Montréal LE DEVOIR LES VÊPRES DE RACHMANINOV SOUS LA DIRECTION DE SEMYON VEKSHTEIN SOLISTES SONIA RACINE, mezzo-soprano JOHN J.HÉBERT, ténor VENDREDI, 11 juin 1993 à 20h MARDI, le 15 juin 1993, à 20h Église St-Jean-Baptiste de Montréal Église St-Viateur d Outremont Angle Rachel et Henri-Julien Angle Laurier et Bloomfield • RÉSEAU ADMISSION (Frais) 790-1245 • MARCHÉ DESJARDINS 271-1186 angle Ducharme er Rockland RÉGULIER 25$ ETUDIANT 20$ ateliers Cours de TANGO ARGENTIN Session du 22 juin au 23 juillet 1993 CABARET TANGO tous les vendredis et somedis soirs de 21 hrs à 3hrs î«S »«S Si-Gau rent Montreal 285-4848 SUITE DE LAPAGE 1 abriter d’autres commerces.Baromètre de son temps, il accueille au début le cinéma d’avant-garde (années 20 et 30), puis plus tard les jazzmen américains (années 40 et 50).Ses heures les plus sombres commencent avec les années soixante; sa vocation originale presque oubliée, il passe d’une main à l’autre pour enfin être sauvagement restauré puis abandonné.Longeant la rue du Vieux-Colombier, petite artère du sixième arrondissement, on saisit sans peine pourquoi la majorité des Parisiens en sera venue à ignorer ce bâtiment Avec sa façade discrète, il disparaît aux côtés des commerces rutilants qui tapissent l’espace urbain.Heureusement, en 1975, quelques uns, restés fidèles à la mémoire de Copeau, sonnent l’alarme.L’Etat français accuse réception et décrète le bâtiment monument national.Quelques années s’écoulent.Saisis du dossier, les fonctionnaires du ministère de la Culture lancent d’abord l’idée d’en faire une école d’acteurs qui serait dirigée par Giorgio Strehler, alors aux commandes du Théâtre de l’Europe.Mais en 1986, ils reculent et décident d’en confier plutôt la respqnsabilité à la Comédie-Française.A l’étroit dans ses locaux de la Rive Droite, rue de Richelieu, il y a longtemps que la digne maison réclamait une deuxième salle.Au total, c’est pas moins de 54 millions de francs qui ont été défrayés par l’État français, achat et rénovations compris.De ce montant, 36 millions de francs proviennent de la Caisse de dépôts.Paradoxe de l’histoire ou destin, que le Vieux-Colombier passe aujourd’hui aux mains des héritiers de Molière n’est pas sans conséquence.Copeau n’avait-il pas fustigé la vénérable institution, coupable à ses yeux d’inertie, et justifié sa démarche en faveur du -vrai théâtre» en l’opposant aux pratiques désuètes de la Comédie-Française.En entrevue, Roland Berlin, un sociétaire de longue date de la Comédie-Française, tempère cette interprétation des choses, mais concède quand même que la Comédie-Française va pouvoir élargir ses horizon» grâce à cette nouvelle salle plus peti-î te, plus intime, qui, dit-il, «abritera des poètes».«Ce seront des poètes contemporains, mais aussi peut-être certains classiques, Racine pat-exemple, qui réclament une écoute plus fine, pius attentive».«Cette ouverture, poursuit Bertin , profitera également au répertoire étranger.Déjà cette saison, aux côtés de Vivaner et Schéhadé, on retrouve l’Italien Stevo.Il y a partout, pas seulement en France, du bon théâtre.J’ai vu, non loin d’ici, un spectacle qui s’appelait Le Polygraphe.Ça venait du Québec, je crois!» Faut-il préciser que la Comédie-Française a cessé depuis des lustres de jouer le rôle de musée du patrimoine dramatique français.In réouverture du Vieux-Colombier ne signe pas en ce sens une nouvelle page d’histoire, elle confirme une politique de longue date qui se vérifie notamment à la diversité de la programmation de l’année en cours: Molière, Ibsen, Kleist, Sophocle, Balzac, Goldini, etc.Reste que dans l’enceinte du Vieux-Colombier, la mémoire de Copeau et des autres apporte une exigence nouvelle.Une exigence élevée.Comme celui que courtisait Copeau, le public du Vieux-Colombier réclamera un théâtre essentiel, corrosif, sans velléités de grandeur.PELLAN Un testament fabuleux SUITE DE LA PAGE 1 l’art moderne en Amérique du nord avec les générations actuelles, s’ajoute un réel désir de creuser davantage cette période-charnière des années quarante et de réévaluer l’impact de l’artiste dans l’inconscient collectif sous un éclairage nouveau.«Il y avait des intérêts particuliers pour chacun des musées alors que notre mandat est différent de celui du Musée d’art contemporain explique Michel Martin.Le Musée du Québec a une vocation historique pius précise et au cours des dernières années nous avons posé certains gestes dans ce sens avec la rétrospective Lemieux par exemple.Il y a aussi une volonté de revoir les fondements de la modernité au Québec et il serait intéressant de remarquer aujourd’hui comment d’autres artistes, dont on parle moins, ont été marqués par Pellan et l’on reconnu comme un chef de file à l’époque.» Le séjour parisien de Pellan de 1926 à 1940 sera déterminant pour l’artiste qui se confrontera à l’art de Picasso, Léger, Mirô, Emst.ils sont tous là, les uns faisant éclater le réel en morceaux, les autres débridant les mécanismes de l’inconscient de- vant ce jeune peintre de IJmoilou, se projetant délibérément dans l’ivresse du cubisme et les délires objectifs du surréalisme.Si l’art de Pellan synthétise à merveille les préceptes de ses prédécesseurs, il n’en développerâ pas moins sa propre grammaire picturale essentiellement axée sur la résolution de problèmes purement plastiques et un besoin profond de i’humaniser.En héritage, l’artiste nous aura laissé un testament fabuleux où l’on retrouve, entre autres, dans la série des Bestaires des deux dernières dé-; cennies, les couleurs étincelantes1 qu’on lui connaît, une nature bienfaisante et ludique qu’il remerciera en lui léguant de délicieuses formes malicieuses rappellant les facéties d'un Jerôme Bosch.Ce n’est là qu'une des facettes de l’art de Pellan que l’on a seulement commencé à explorer dans les années 70.Ainsi au-i jourd’hui, aux écrits de Germain Ixr-febvre, en passant, entre autres, par les analyses de Reesa Greenberg et les études sémiologiques de Fernande Saint-Martin et de Marie Carani, le catalogue de la rétrospective — qui est intelligemment monté et.commenté — vient rajouter une pierre à l’édifice pellanien.Solide, immense et intemporel.DE MONTREAL IMIIIIIIIJIUUIJ on collaboration «ivoc Bleue Les billets sont en vente dès maintenant au Spectrum de Montreal, 318, rue Ste-Catherine ouest, metro Place des Arts (inf.861-5851), et aux comptoirs Admission (+ frais de service).Commandes téléphoniques avec carte de credit au (514) 790-1245, 1 800 361-4595 (+ frais de service).Les billets pour les spectacles présentés a la salle Wilfrid-Pelletier et au theatre Maisonneuve sont aussi disponibles aux guichets de la Place des Arts.Pour information, la ligne Info-Jazz Cantel (514) 871-1881 (Frais d'appel acceptés par le Festival).PROCUREZ-VOUS DÈS AUJOURD'HUI LE GUIDE GRATUIT DE 72 PAGES CONTENANT TOUTE L'INFORMATION SUR LES SPECTACLES OANS LES STATIONS ULTRAMAR0U GRAND MONTRÉAL, AU SPECTRUM ET À TOUS LES COMPTOIRS ADMISSION ta 18H00 (tcs",eo>,éMn,e iuiiuu les awns CWCBns m (oUorgtm m aiilODRtdWH Ihéotre iasomt/re 18h00 JAZZ MSI* fyedrvm Je Maitrécl CBF-FMIOO.7 présent* PIANISSIMO SJeiiCesù L£ CABARET DU FESTIVAL ¦utUarionmcIUH Oui Sodb, 5240, frmue Ju ht BILLETS 20h30 rzLu*.«noUetei enrOUC 13 Ml nurnsf Sofc IWM Merier JAZZ CONTEMPORAN AU MUSÉE m cdhbagltn m 011101,1 M iok imihmàe il Husie i'«1 mkmpum m [Jota mai tlOUX faim Je Montrée! OOhOn (8F fN 100,7 ptitenii “,,gU JAZZ DANS U NUIT Sait A ta) SHIRLEY HORN TRM CHARLIE HADEN HERBIE MANN QUARTET WEST REUNION BAND me Et* Watts, Alla «jt* Lu McCmi, BrafteititLamca IM'FafcaMma, Mante Ckvck Raiaey, etc.Ceacert toÉie DEEDEE BRIDGEWATER etstsMBtcwn/ JOHN PtZZARELU AND ORCHESTRA Uae tarte me CeacertPaatla raitraareiaalrtcfcaataot Les chats* tax dear Üte,.™, GAT0 BARBIERI BETTY CARTER et ses aamciees / JOHNNY GRIFFIN ETSESMUStCERS fin* pints riielofec ELUS MARSALIS/ MARCUS ROBERTS ¦TRIO •ith special (nests aatl Die Met treat Jas Festival Strip Orchestra Useeim raid* rafts KENNY GARRETT et sea (nape U rets» *i légesdalr* STANLEY TURRENT1NE See Mena grwpt State* Ml aim.MIKE STERN TRIO ALLAN HOLDS WORTH ALAIN CARON GROUP LE BAND EDDIE PALMIER! Es prêtera à Mesttel LATM JAZZ ORCHESTRA SCOTT HAMILTON QUARTET Esrapel BELA RECK AND THE FLECKT0NES (2 ceeartsrf# *121!) mteMPeSea G0MZAL0 ABDULLAH IBRAHIM RUBALCABA SOUL SOLO DenilatepMe RAY BRYANT SOLO D< Mississippi Delreethn DTtalle Da New Meats Do Cubs MULGREW MILLER GERI ALLEN SOLO ENRICO PIERANUNZ1 HENRY BUTLER SOLO CHUCH0 VALDES SOU) SOU) SOU) Spectate P'anartm Strte tea Orta HERBIE HANCOCK THE NEVILLE TRIO RRfrmFK Le cabaret du Festival au Club Soda avec LITTLE JIMMY SCOTT ET BLOSSOM DEARIE, du 2 au 10 juillet MréeteiOriaa STMD ARDS ant (la aide me KEITH JARRETT, et levants très spécial ’ ZACHARY RICHARD JACK DeJOHNETTE "sesinites et ses aesiciees Kéensi à Mattel GEORGE SHEARING/ Is prestes tetele BOBBY McFERRIN'S HARO CHORAL TIM BRADY GUITARE SOLO DENIS HEBERT PIANO SOLO PIERRE ST-JAK CeacartteteCeltteratta Ue mdez-fas spécial 6ERRY MULLIGAN QUARTET/ GINETTE RENO DAVE BRUBECK ET0UV!yg!!gL QUARTET ISSëSI Spectacle U clôtura Upagaal GINETTE RENO ET OLIVER JONES LE JEAN VANASSE QUINTETTE TRIO MICHEL RATTE JEAN DER0ME »ec et les JEAN BtAUDFT DANGEREUX ZHOMS ANDRE DUCHESNE l'an JJ.CALE la pratet partie SONNY UUOtrni seio JOHN MAYALL& THE BLUESBREAKERS knits spécial MOI MW JtzzéeFraact ALAIN BRUNET QUARTET M hcrnmiqe à ta rnuskpa St Serpe Steskaa) STEVE COLEMAN'S FIVE ELEMENTS MARC JOHNSON'S RIGHT BRAIN PATROL MUTT! PMTT! KID CREOLE ani THE COCONUTS Jazz Se Fraace BARNEY WILEN am Alain Jean Marie PmertcmnSUtl D'Priqut *u So* AFRICAN JAZZ PIONEERS PETRU 6UELFUCCI la 11 Sa rat, S'Alpétla CHEB KHALED Cheats PabCana PETRU GUELFUCCI PETRU GUELFUCCI ARTHUR H.Uauttbrtzjllnntnc ET LE BACHB0UZ0UK T0MZÉ BAND — DORI CAYMMI DIRTY DOZEN BRASS RABIN AB0U KHAUL BAND *1m ¦“skiets PUTS JULY ROLL MORTON arec irrites: Bek a*-« - a ta___j a ««wan si nowarfl i RANDY WESTON TRIO Caacarttwi.it SONNY GREENWICH etsesaasiciets/ PETER LEITCH QUARTET Cheats da la Cane PETRU GUELFUCCI am Vace da Cenica (itegtuSl.Jams UriteJ 403, ne Slt-(eHmke a.) El pttaSSn t Meatrtal ODEAN POPE SAXOPHONE CHOIR Communications Canada ÏÔSÿn'i lUET PS~1 * Ministère KJI rte la Culture SRSf MFRIDIFN 4fk Vooéié n*dK> Cenede JSnTREAI ” Cenedian Iroedr eating Corporation Ultramar B 4 * SU 871*1881 I.K I) K V OU, I.K S S A M K I) I S K T I) I M A X (' Il K (i .1 I I X I !) Il A ?c 3 CINÉMA Le danger croît avec l’usage.i, , TOXIC AFFAIR Réal et scénario: Philomène Esposito.Avec Isabelle Adjani, Clémentine Celarie, Sergio Castellito, Hip-polyte Girardot, Michel Blanc, Fabrice Luchini.Image: Pierre IJiomme.Musique: Goran Bregovic.France, 1993.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Isabelle Adjani, qui y tient la vedette, s’en sortira sails doute un jour.Parce quelle est une star, parce- quelle tourne La Reine Margot avec Patrice Ché-reau et qu'un clou chasse l’autre.Mais il y a fort à parier que Philomène Esposito ne se remettra ja-mais d’avoir commis cette Toxic Affair, dont la toxicité intrinsèque contamine son avenir.Cette comédie qui n’a de drôle que l’intention clôturait le dernier festival de Cannes au milieu des huées générales de la critique.Or Toxic Affair — dont incidemment le titre anglais ne se justifie à aucun moment — célébrait le retour d’Adjani qui n’avait pas tourné depuis Camille-Claudel.Il y a des retours qu’il vaut mieux retarder ou éviter.Celui-ci notamment.'.'Philomène Esposito était une cinéaste française peu connue, dont le seul long métrage Mima, en 90, u’avait pas fait grand bruit.Mais le hasard, des amis communs, l'envie qu’avait Adjani après trois ans de silence de revenir au cinéma, surtout de participer à une comédie, ont emmené cette malheureuse conjonction entre les deux femmes.«L’échec du film tient peut-être au fait qu’ Adjani n’est pas à son aise dans la comédie, à moins qu’elle n,'fût traversé à l’heure du tournage une période particulièrement sombre de sa vie.Mais l’hypothèse la plus vraisemblable est que Philomène Esposito l’a dirigée comme un pied, Adjani ne détonnant pas vraiment sur le reste de la production.Mais c’est elle qui porte le film sur ses épaules, et qui en récolte donc l’odieux.Toxic Affair raconte un chagrin d’amour.Georges (liippolyte Girardot) est parti, laissant Philomène (Adjani) inconsolable et larmoyante.Elle erre dans les rues, noyant son obsession, et emmerdant tout le monde avec un propos radotant.On aura droit à sa rencontre avec un suicidaire chronique, à ses C’est avec Toxic Affair qu’Isabelle Adjani effectue un retour plus ou moins réussi au cinéma après une absence de trois ans.séances de larmes sur le divan du psy, aux confidences répétées ad nauséam à la bonne copine qui lui prête une épaule secourable, à sa rencontre avec la pharmacienne qui refuse de lui fournir en pilules de toutes couleurs, et finalement avec un bon garçon (Sergio Castellito) qui lui fera découvrir que peut-être elle n’est pas seule au monde à avoir des ennuis.Le film traduit une errance.Il aurait pu être joué façon surréaliste, à la Bertrand Blier, un peu comme Les Valseuses ou Merci, la vie.Mais Esposito a choisi la voie de la comédie conventionnelle, comme elle choisissait aussi conserver une temporalité linéaire: trois jours au cours desquels on suit presque pas à pas la larmoyante.Voilà pour l’histoire.La comédie est un genre, comme on sait, difficile à réussir.En l’absence d’un tempo serré, les réparties, les mimiques tombent à plat.Or, ici, faute de lien, faute d’une direction cohérente, les répliques, les gags — si gags il y a — s’écroulent les uns sur les autres dans un ennui abbyssal.Pas un seul instant on ne croit au chagrin d’amour de Philomène.Rien dans ces sots dialogues et ce scénario de premier degré, rien dans les grimaces de l’héroïne et dans sa gestuelle de traîne-savattes, ne parvient à arracher une émotion ou un rire au spectateur.Il y a quelque chose d’assez hallucinant dans ce retour à l’écran d’Adjani.Alorç qu’à travers ses grands rôles d’antan, dans L’Eté meurtrier par exemple, ou Camille Claudel, l’actrice était indéniablement une femme, aujourd’hui, elle semble avoir rajeuni de dix ans, et je ne le dis pas dans une intention flatteuse, mais vraiment parce que cette comédienne éprouvée, mis à part le fait quelle reproduit à l’infinie les moues qui l’ont rendue célèbre, joue dans Toxic Affair comme une débutante, sans coffre, sans intériorité, toujours à côté de ses pompes, livrant à la caméra de beaux grands yeux bleus soudain complètement vides.Toxic Affair voulait sans doute poser un oeil caustique sur les moeurs amoureuses contemporaines, mais la comédie a raté le coche de l’humour comme celui de l’observation psychologique.Et le punch est le plus grand absent de ce rendez-vous manqué.IA DERNIERE (TAPE De Wanda Jakubowska.Avec Huguette Faguet et Barbara Drapinska.1948.Reconstitution documentaire des horreurs d’Auschwitz, réalisée à chaud par une ancienne déportée à peine trois ans après la fin de la seconde guerre.On dit de la réalisatrice polonaise qu’elle est l’une des rares à avoir jeté un regard d’une aussi bouleversante lucidité sur la vie quotidienne dans la section des femmes du tristement célèbre camp de concentration.Par son humanisme et son lyrisme, son film échappe en partie au piège de la propagande stalinienne anti-germanique de l’époque, tout en dénonçant les excès du nazisme.Il annonce aussi le nouveau cinéma polonais.* (Présenté à la Cinémathèque québécoise samedi, le 5 juin à 18h35, en v.o.avec s.-t.f.).PERDUS El RETROUVÉS Films rares de la collection de William K.Everson.William K.Everson a consacré sa vie au cinéma et son travail a permis de sauver d’une destruction complète plu-sieuis films de la première moitié du siècle.De passage à Montréal, où il doit recevoir un diplôme honoris causa de l’Université Concordia, Everson présentera plusieurs oeuvres de son abondante collection personnelle entre le 5 et le 7 juin.Quelques litres parmi ces rescapés du néant: The Impatient Maiden de James Whale, That Certain Thing de Frank Capra, Oh Mr.Potter de Marcel Varnel, That Man Behind Vie Mask de Michael Powell et un remake du Sunrise de Mumau, intitulé Vie Trip to Tilsit et réalisé par Veit Harlan.Dans la vie d’un ce néphile, la chance de voir ces films ne se présente pas deux fois, et pour plusieurs Montréalais, ces projections constitueront sans doute l’événement cinématographique de la saison (Présentés au Conservatoire d’art cinématographique du 5 au 7 juin en soirée).IA JEUNE FUIE AU CARTON À CHAPEAU De Boris Bamct.Avec Anna Sten et V.Mikhailov.1927.i Cette comédie aigre-douce sur la crise du logement qui sévit à Moscou au lendemain de la révolution imposa Boris Bar-net comme l’un des réalisateurs les plus singuliers du cinéma soviétique première manière — Godard dira de son style qu’il est «inimitable».Ixi jeune fille au carton à chapeau raconte les mésaventures d’une jeune modiste de la banlieue qui fait la connaissance d’un provincial fraîchement établi à Moscou et avec lequel elle contracte un mariage bidon afin de se procurer une chambre.Burlesque et marivaudage au rendez-vous.(Présenté à la Cinémathèque québécoise vendredi le 11 juin à 18h35, muet avec accompagnement au piano).; Alain Charbonneau Troublant trou de mémoire LAPSE OF MEMORY Réal: Patrick Dewolf.Scénario: Patrick Dewolfet Philippe Le Guay diaprés le roman de Robert Cormier.Avec John Hurt, Marthe Keller, Mathew Mackay, Kathleen Robertson.Image: Eduardo Serra.Musique: Alexandre Desplats.En v.o.anglaise, ¦ s-t- français, au Nouvel Elysée.ODILE TREMBLAY 1 LE DEVOIR • I e>est un film avant tout étrange, et un peu inclassable.Une oeuvre dé climat, sur une histoire assez tarabiscotée quoique envoûtante.Intitulé Lapse of Memory, la chose a été tournée au Canada, dans l’Ouest principalement, en langue anglaise, par le cinéaste français de Moi vouloir toi, Patrick Dewolf.Ije tout avec des acteurs d’origines multiples, parfois chevronés: les John Hurt, Marthe Keller, aux côtés du jeune Montréalais Mathew Mackay (héros d'Opération Beurre de peanut).Si bjien que cela aurait pu dégénérer en une sorte de pizza multi-ethnique, mais le film — quoique butant parfois sur la question des accents — dégage un charme ineffable.Dewolf a une feuille de route intéressante derrière lui.Il fut l’assistant entre autre d’Alain Cavalier, de Patrice Leconte, de Coline Serreau et un Ténariste de grand talent.On lui )it notamment les scénarios de Fundem et de Monsieur Hire de Pa-tçjce Leconte.Lapse of memory ne (buvait être qu'intéressant, pas banal en tous cas.; Le film nous fait entrer dans l’univers d’un jeune garçon de quinze ans.Bruce Farmer (Mathew Mac-rçjiy) qui croit découvrir que ses parants ne sont pas ses parents, en t E V 0 I 11 .I.K S S A M K I) I 5 E T I) I M A X (' Il E (> .1 I I X I !l orchestre du Noel des enfants qui n'ont plus de maison n'est probable- : ment pas de Debussy qui orches- ; tra.par contre, les trois Ballades de'.Villon (1910) dont nous retrouvons ici Ja seconde.A écouter plus d’une fois.Ce > disque ravira ceux qui aiment la mélodie française et qui veulent :> l’apprécier davantage.> FESTIVAL Avant-Premières Interurbain Bell Théâtre St-Denis 1 LUNDI 19 JUILLET À 19h30 MARDI 20 JUILLET À 21h00 m Interurbain Bell au Théâtre St-Denis 1 Interurbain Bell au Théâtre St-Denis 1 Pire 22 juillet au 1er août 0 ANIMATEURS MARIE-USE PILOTE PATRICK HOARD AirCanada LIGNE BELL HA-HA! 790-HAHA I «Tex • Les Bizarroïdes • Dany Boon • Stéphane Lacroix • Cuche & Barbezal • Claude Legoult • Martin Petit • Gagnantes • La Tournée Jeunes pour rire '93 Juste pour rire ii&ij.ANIMATEUR DANIEL LEMIRE JEUDI 22 JUILLET 19h30 Avec: Léo Bassi Dany Boon Les Bizarroïdes Marie-Lise Pilote ANIMATEUR RENÉ SIMARD VENDREDI 23 JUILLET 19h30 Avec: Jean-Marc Parent Elie et Dieudonné Massimo Rocchi Eric Thomas Rudy (oby Domineau CONCOURS INTERNATIONAL DE MUSIQUE DE MONTRÉAL CHANT - ASSISTEZ A LA NAISSANCE D’UNE ÉTOILE ! EPREUVE FINALE CONCERT DE GALA 5,6 et 7 juin à 20h 9 juin à 20h de 9 S à 17 $ de 9 S à 30 S Avec orchestre sous la direction de Richard Bradshaw.sur KLM Le Reine Elizabeth Le CIMM remercie ses Le Canadian Opera Women's Committee Jean A.Chalmers Award L'oeuvre canadienne inédite Société Radio-Canada, diffuseur officiel 2e prix - Ciment Saint-Laurent 4e prix - Les Arts du Maurier Ltée 5e prix - Produits Forestiers Canadien Pacifique Ltée 6e prix - Bell Québec 7e prix - Atkinson, Tremblay et Associés inc.cfb INI O AMS Bell Théâtre Maisonneuve Place des Arts Prix de groupes et forfaits concours R44 1211 Reserval ions téléphoniques b 14 842 2112 Frais de serv Redevance de 1.25 S ' • lïixesi sur tout hillef de plus de 10 S La Place des Arts accepte les Irais d appel de partout au Quebec Interurbain Bell au Théâtre St-Denis 1 Interurbain Bell au Théâtre St-Denis 1 Interurbain Bell au Théâtre St-Denis 1 ANIMATEUR NAGUI SAMEDI 24 JUILLET ¦19h30 Avec: Anne Roumanoff Elie Kakou Elie et Dieudonné Poubelles Boys ioys lie! VT ‘BIS SÎUmpgJS'ES.-VTms SURPRISES.RENSEIGNEMENTS ET ACHAT DE BILLETS: romposez: 790-HAHA, suivi du code d'accès direct pour le spectacle qui vous intéresse.PECTACLES CODES D'ACCÈS DIRECT GAPR GAL1 GAL2 GAI 3 GAM GALS TREN MARI RIRE CINE GEOR AIRC GRAT ANIM MUSE TOPS Galas Avant-Premières Gala I Gala 2 Gala 3 Galo 4 Gala S Charles Trenet Marius & Fanny Rire sans Frontière Cinéma Laurel & Hardy George Burns Théâtre Air Canada Scènes extérieures Animation un nouveau Musée.pour rire Top secret La Société Radio-Canada présente UN ÉVÉNEMENT MAJEUR TIN SPECTACLE UNIQUE Ut SOIR SEULEMENT AU THEATRE DU FORUM, SRC if!1 Télévision le 20 juillet ù 20 heures.BIILETS EN VENTE SUR LE RESEAU ADMISSION.790-1245 Yogi Danie Olé SWRPRJSE LAIL S'E'KfHH'P.IS ll9t çmjv: ANIMATEUR MARC LABRÈCHE DIMANCHE 25 JUILLET 19h30 Avec: CHANSON PLUS Bifluorée Elie Kakou Carl Cloutier Peler Pitofsky Limpopo Stéphane Jacques Benoît Brière Rudy Coby Anthony Kavanagh ANIMATEUR DANIEL LEMIRE LUNDI 26 JUILLET 19h30 Avec : Tex Anne Roumanoff Ulia Serge Grenier The Greatest Show on legs Yogi Daniel Patrick Huard CîAI.AS AVANT PREMIERES Mise en scène: Yves Desgagnes • Concepteurs elauteurs : Stéphane Bourguignon, René BrheboisFrancois Camirand, collaboration spéciale: Émile Gaudreoult • GALAS Mise en scène : Denis Bouchard • Auteurs des textes d'animation Daniel Lemire, Jean Pierre Plante, Marc Lobrèche et Richard Gohier • Direction musicale : Claude (Mego) Lemay CFGL 1 05,7 F M BILLETS EN VENTE : Théâtre St-Denis 1 849-4211 Ticket Master 790-1111 Billetterie Juste pour rire : 845 2322 Pour les forfaits et les groupes de 20 personnes et + N.B.: la programmation peut être modifiée sans préavis L*^TfiiLr,4Zf: Oproi/lgu SRC '!§}» Télévision 1*1 Communications Canada |(»ixiwm«iwnl du OuMiv Mlnlitèva da la Ci ill m» cKPi ÜPUjS 105,7 FM 96,9 FMI **.- tgatptrctiS c; « so^ic Ville de Montréal lg L’interurbain Bell Ut câettt 97.7 fitt (ouCttmT « 4" AlnnfrtMf « Murm> ol fUxh S HoO t- - - M,iiMr**l rlla Miilllu-.il crcf 13 J’Uaqui ^outrot *onc c i ŒHe (ftaKttc Q :: I 4 (J s I.K l> E V 0 I It .L E S S A M E I) I .r> E T I) I M A N C il F.li' .1 I! I N I !) !) :t MTS MUSIQUE ACTUELLE ‘îl rn ri.Une guitare qui sonne comme une Mustang rouge ûî LOCOMOTIVE locomotive/André Duchesne ¦ Ambiances Magnétiques, AM027.a-ji GUY LA I N E MAROIST Dans les années 70, le Québec fut la terre promise du rock progressif.Les Pink Floyd, Yes, Genesis et Gentle Giant gagnaient notre faveur avant celle des Ricains et le genre musical alambiqué, né en Angleterre, inspirait bon nombre de groupes québécois.Souvenei-vpus d’Octobre, de Maneige, Morse Code, Pol-Iqn, Nécessité, de Sloche et de Conventum.T Que reste-t-il de nos amours?Le rock québécois s’aventurant sur le territoire des musiques classiques ou contemporaines n'en mène pas large.Quant à lui, le guitariste André Duchesne, figuré de proue de la faction rock de notre musique actuelle, n’a jamais cessé de caresser la forme progressive.Depuis ses premières tirades güitaristiques osées au sein du groupe Çonventum, il transporte son rock sur des sentiers abrupts.Un peu trop d’ailleurs pour nos ondes radiophoniques.' Mais sa Locomotive, formation née il y a doux arts, va bon train.Un premier disqup du quatuor, où s’entrechoquent trois guitares et H/ie batterie, vient d’être lancé sur l’étiquette Ambiances Magnétiques.iXa six cordes électrique la plus «sexy» Le compositeur faisait ses débuts à Jonquiè-re-en 1966 dans un band de cover rock.Après avoir chanté l’amour sur fond de guitare acoustique, après avoir manoeuvré au sein de Çonventum, incubateur du mouvement musique actuelle, Duchesne proposait un rock d’avant-garde avec les Quatre guitaristes de l’Apocalypso-Bar, puis un rock orchestral ambitieux avec L’ou ‘L Avec Locomotive, composé du batteur Rémi Leclerc et des guitaristes Francis Grandmont et Claude Fradette, Duchesne fait un retour aux sources.Son infusion est extraite du rock et contient moins d’ingrédients provenant des'laboratoires actuels.Plus digeste, juste assez corsée.«J’apprécie l’énergie et l’émotion dans le Le groupe Locomotive (Claude Fradette, Rémi Leclerc, Francis Grandmont et André Duchesne): des guitares «lâchées lousses» sur les traces de King Crimson, les Beatles, James Brown et The Ventures.rock, avoue Duchesne.Ces deux facteurs sont absents du trois quart des musiques actuelles.Mais je ne veux pas faire du blues ou du rock à quatre accords.C’est possible de faire une musique populaire sans toujours servir la même chose, les mêmes structures, les mêmes punchs aux mêmes moments».Le progressif débridé de Duchesne courtise le blues, le funk et le country.Rien à voir avec Jethro Tull.On parle d’un t'ock viril, genre King Crimson.Un véritable triomphe de la guitare, de la Stratocaster plus précisément, la six-cordes électrique la plus sexy qui soit, celle la même qu’Hendrix embrasait, au sens propre et figuré.Trois engins créés par Leo Fender se croisent dans Locomotive.«Quand tu joues avec une strat., laisse tomber le guitariste, c’est comme si tu'roulais dans une Mustang convertible rouge 1968».L’jnfluence de la musique actuelle se manifeste par un travail des sons gui- tares, par le noise.D’ailleurs, Duchesne s’est beaucoup inspiré du vrombissement des locomotives pour ses compositions.Mais le bruitis-me dont il s’agit évoque davantage Hendrix et Zappa que Varèse et Cage.«Je n’aime pas les musiques froides qui font uniquement appel à la tête, précise le compositeur quia beaucoup songé à King Crimson, aux Beatles, à James Brown et aux Ventures lors de l’écriture du matériel de Locomotive.Dans la musique contemporaine, j’aime Stravinski et Bartok parce qu’il y a du rock dans leurs compositions.Je n’aime pas les musiques _ qui tuent les rythmes et les mélodies», Lors du lancement, la prestation du groupe a transformé le «Quai des brumes» en véritable bain sauna.La locomotive à vapeur carbure.«Et y’a de la bière dans le wagon-bar, pavoise Duchesne.Pas d’eau minérale».Griserie assurée.a rï'sOlïl 20U H U StHiMHl notjrtjh __s *-A fE pJblicest unanime NOUVELLE SERIE DE REPRESEnTflTIOHS NUITS IN VINTI A LA PIACI DCS ARTS IT AUX COMPTOIRS ADMISSION («FRAIS DI SIRVICI).RÉSERVATIONS 11 il PH ONt OUI S ADMISSION 790-124S.RÉSERVATIONS PLACE DCS ARTS M2-2112.RIDIVANQ M 1.25 S SUR TOUT BUII T.LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS MUSICAUX Avenir en tete TROIS VOIX CHANTERAS ! mardi S juin, 20h, Salle Rc-dpulh L'Ensemble Contemporain de Montréal et l’Ensemble Vocal de l'OSM présentent des , oeuvres pour soprano solo, choeur et orchestre de chambre • J.S.Bach — Isabelle Panneton — Jacques Desjardins Marie-Danielle Parent, soprano solo Direction : Véronique Lacroix, et Iwan Edwards Renseignements - réservations : 848-1053 Association des organismes musicaux du Québec EN COLLABORATION AVEC LE DEVOIR ET COOPÉRATIVI Pies nuages" Festival «Théâtre 1993» Mardi le 8 juin 1993 Courtoisie : Hydro-Québec Soirée d'ouverture 18 h Ouverture: vin d'honneur et « en-cas » (sur invitation seulement) 20 h L'Atelier-théâtre Beauharnois: « Ben Galarneau, dit Ti-Nègre », d'André Lazure, d'après « Ben Ur » de Jean Barbeau, et « Salut Galarneau » de Jacques Godbout Mercredi le 9 juin 1993 20 h La troupe du centre communautaire juif: « La bsalade imaginaire », d'après « Le malade imaginaire » de Molière; adaptation de Solly Levy Courtoisie : La Fabrique à matelas M.G inc.Jeudi le 10 juin 1993 18' h Les productions Les droits d'Hauteur: « En pièces recollées » de Michel Tremblay Courtoisie: Bijoutier J.Orner Roy et Fils liée 21 h La troupe permanente de l'Université de Montréal: « L'histoire inachevée » de Koldoun Imam; lecture publique Courtoisie : La Fondation du Devoir Vendredi le 11 juin 1993 18 h Le Théâtre de la Dernière Minute: « Un tramway nommé Désir » de Tennessee Williams 21 h Le Théâtre des Alentours: « Les muses orphelines » de Michel-Marc Bouchard Troupes en compétition officielle à la Maison de la culture Plateau Mont-Royal du 8 au 13 Juin Samedi le 12 juin 1993 10 h L'Agorà: « Le voci di dentro » d'Edouardo de Filippo 13 h L'Attroupement-Bal: « Douze hommes (et femmes) en colère » de Reginald Rose 16 h II Gruppo Trinacria: « Aria del Continente de Nino Martoglio Courtoisie : CEQ 20 h Le Théâtre de l'indéfini: « Huit femmes » de Robert Thomas Courtoisie : Les Caisses populaires Desjardins du Plateau Mont-Koval 16 h Dimanche le 13 juin 1993 Tenjoué: « Fêtes d'automne » de Normand Chaurette Courtoisie : Trattoria Dai Baffoni Troupe de théâtre de l'école secondaire de Roberval: « Dis à l'ogre » de Guy Crévieaux Courtoisie : L’Alliance des professeures ’ et professeurs de Montreal L'Avant-scène de LaSalle: « Souvenirs de Brighton Beach » de Neil Simon 20 h Clôture du Festival Sur invitation seulement Les festivaliers sont invités à remplir un coupon de présence pour le tirage de 2 billets aller-retour Montréal-Rome sur Alitalia.Entrée libre Maison de la culture Plateau Mont-Royal 465, avenue du Mont-Royal Est Renseignements: 872-2266 Présenté par: m R A A T AM 0 PRATT A WHITNEY CANADA HLoiftir.Chat! LA VITRINE DU DISQUE La triste histoire vécue de Badfinger STRAIGHT UP Badfinger Apple (Capitol-EMI) Badfinger, comme dans la chanson, c’est la triste histoire vécue d’un groupe tranquille et d’une étiquette de disques perdue.Au début, il y avait les Iveys, un jeune quatuor pop anglais fort prometteur, que les Beatles avaient repéché des ligues mineures pour grossir les rangs d’Apple, leur la-' bel naissant.Rebaptisé Badfinger par Paul McCartney, qui leur avait fourni en 1969 leur premier tube, Corne And Get It, chanson-thème du film de Peter Sellers et Ringo Starr, The Magic Christian, le groupe était formidablement doué, riche en voix et mélodi-quement brillant, bien qu’un peu trop beallesque dans le genre, certainement trop pour vivre à une telle proximité des quatre garçons dans le vent.Une fois les Beatles séparés officiellement en 1970, Apple étant rapidement devenu le paradis des avocats véreux et des requins de la finance, il n’y avait plus grand’monde dans les bureaux pour s’occuper de Badfinger.Leurs remarquables chansons à succès d’alors, No Matter What, Baby Blue et Day After Day, n’en étaient que plus méritantes.Après un passage peu concluant chez Warner, Badfinger sombra.L’histoire se termine vraiment mal: les deux chanteurs et compositeurs principaux du groupe, Torn Evans et Pete Ham, se suicideront tous les deux à quelques années d’intervalle.Straight Up, le troisième et le plus populaire de leurs quatre albums pour Apple, qui vient d’être réédité en format compact, résume bien le destin du groupe, marqué par une association avec les Beatles qui a fait à la fois leur bonheur et leur malheur.Harrison, en effet, qui avait entrepris de réaliser l’album, et s’était permis quelques très beaux passages de guitare slide sur Day After Day, s’est éclipsé après quatre chansons pour aller sauver les enfants du Bangla Desh.C’est Todd Rundgren qui a pris le relais, ce qui donna lieu à un album de chansons extraordinairement bien écrites, mais un peu écartelé par les deux approches très personnelles des réalisateurs.Badfinger, une fois de plus, payait pour sa chance.Ijes cinq prises alternatives inclues sur le compact sont, à ce titre, révélatrices.Réalisées par les gars de Badfinger eux-mêmes à l’aide de l’ingénieur de son des Beatles, Geoff Emerick, elles sont infiniment supérieures aux versions définitives (surtout Money, Flying, et Name Of The Game, augmentées de très subtils arrangements de cordes).Et encore plus beatlesques, comme si le groupe, lorsque laissé à lui-même, retrouvait dans la distance le droit d’imiter ses mentors sans gêne.Cependant, peu importe la réalisation, il y a du génie qui transparaît là-dedans, et l’on comprend aisément que Badfinger fasse aujourd’hui l’objet d’un culte aussi fervent.Au-delà de la légende du groupe-élu devenu groupe-martyr, il y a des chansons qui perdurent IHE RETURN OF 1HE HELLECASTERS: THEY WENT TO A STUDIO BUT TOOK THEIR GUITARS TO HELLI 'Die Hellecasters Pacific Arts Audio (MCA) Voilà un album tout simple: trois gâchettes exceptionnelles qui jouent plus vite que leurs ombres et qui s’offrent une heure de tirs croisés, pour le pur plaisir de faire des flammèches ensemble.1 rois des guitaristes les plus fortiches du Sud, John Jorgenson.Jerry Donahue et Will Ray, Stratocaster et Telecaster au poing, qui s’amusent comme les proverbiaux larrons sur treize foires instrumentales.N’y cherchez pas d’intentions nobles: il s’agit , uniquement d’exercices de style, de jeux d’habileté et d’hommages bien sentis à leurs guitaristes préférés: Duane Eddy (une version électrisante de Peter Gunn), Roy Buchanan (Sweet Dreams, une ballade poignante comme le regretté compositeur du plus torride slow de l’histoire du inonde, Die Messiah Will Come Again, les aimait tant) et le pionnier de la guitare jazz-swing Charlie Christian (Helle-caster Stomp).Sans le faire exprès, les trois francs-tireurs trouent la cible en plein centre à toutes les fois qu’ils dégainent.Un conseil: faites attention à leur version d’Orange Blossom Special, on accélère en T’entendant.Gare aux radars.Sylvain Cormier CUBA-FULLY CHARGED Artistes variés Earthwork/Virgin Que tous ceux qui sont déjà aller à Cuba osent dire que la musique.locale n’incite pas immédiatement à danser.D’aucuns prétendent que c’est toujours la même chose.La compilation qui vient de paraître chez Earthwork prouve le contraire.Non seulement on y retrouve mambo et cha-cha, rumba et afrocubain — musiques oh combien appropriées pour faciliter les rapprochements humains! — mais le disque permet de découvrir des artistes, Adalberto Alvarez et Jose L.Cortes, de la jeune génération.Ces jeunes coqs n’ont rien à envier aux ténors de la musique cubaine que sont les Conjunto Rumbavana — véritable institution qui compte rien de moins que 11 enregistrements à son actif en 40 ans — Pello El Afrokan et leurs rythmes du Mozambique qu’ont interprété si savoureusement depuis 1960, Eddie Pal-mieri et Manny Oquendo.KING OF THE GROANERS Mahlatini Earthwork/Virgin La voix caverneuse du Sud-africain Simon Mahlatini peut aisément rappeler, avec ce timbre sourd d’une âme embrumée de tendresse, le grognement tout aussi sourd du félin captif.Tellement qu’il fut vite surnommé, à l’apogée de sa renommée dans les années 70, le «roi du grognement».Intemporel, l’album qui compte ses meilleurs pièces produites entre 1972 et 1977, donne un aperçu de la variété des styles qu’il a explorés tout en restant ancré dang la tradition musicale sud-africaine.A cheval entre le chant et la parole, Mahlatini envoûte surtout quand les «reines» qui lui font écho, rendent à son tempo des accents de spirituals.Pascale Pontoreau LA Chasse el Pèche Quebec LE DEVOIR U Les4Ldu Maurier Liée Ville do Montréal /llitalia PRIX DE PRÉSENCE 2 billets pour Rome L E I) E V (HR.L E S S A M E I) I 5 E T 1) I M A N (' Il E (i .1 T I X I il !» A C !) Hugel: contre les grands crus, pour les grands vins VINS NOËL MASSEAU ET PIERRE SÉGUIN ?\ A plus d’un titre, l’Alsace est une région viticole unique.Sa situation géographique, au nord-est de la France, la rendrait normalement inapte à toute viticulture.Grâce à la chaîne des Vosges, à laquelle elle est adossée et qui la protège des vents froids et du climat plus humide qui prévaut à l’ouest des montagnes, elle jouit d’un microclimat exceptionnel qui lui permet d’être le vignoble le plus sec de France, avec des automnes de rêve où l’on peut procéder à des vendanges tardives jusqu’au début de décembre.Symboliquement coupée de la France par ces montagnes, et le regard tourné vers le Rhin tout près, l’Alsace cultive des cépages qui ont fait la gloire du vignoble allemand et qu’on ne retrouve souvent nulle part ailleurs en France, comme le sylva-ner, le gewürztraminer et surtout le riesling.Pourtant, on ne peut guère trouver de vins plus français, et surtout moins allemands, que les vins alsaciens, secs, frais, digestes, et faits sur mesure pour être consommés à table.Autre caractéristique importante de l’Alsace : son système d’appellations est extrêmement simple (Alsace ou Alsace grand cru) et les vedettes, ce sont les cépages.On ne commande pas un pommard ou un pauillac en Alsace, mais un riesling (22 % de l’encépagement), un gewürztraminer (20 %), un pinot blanc (20 %, en croissance), un sylva-ner (17 %), un pinot gris ( aussi nommé tokay, 8%), un pinot noir (8 %) ou un muscat (2 %).La pourriture noble Mais le problème vient plutôt du fait que les autorités compétentes ont reconnu l’existence de beaucoup trop de lieux-dits dignes de porter l’appellation grand cru ( une cinquantaine) et quelles leur ont accordé des aires beaucoup trop grandes, ce qui en annule la véritable signification d’un grand cru en diluant la qualité du produit délimité.C’est du moins ce qu’a soutenu, lprs de sa dernière visite à Montréal, Etienne Hugel, membre de la 13e génération de la célèbre famille qui, depuis 1639, produit quelques-uns des meilleurs vins d’Alsace.«Je ne suis pas contre les grands vins.Je pense seulement qu’il n’y a pas de grands vins tous les ans, même dans les grands crus.» Sa fierté, la famille Hugel la tire d’abord et avant tout de la qualité de ses vins qui se retrouvent, de ce fait, sur la carte des plus grands restaurants de France et de tous les pays.Mais son plus grand titre de gloire, elle le doit probablement au fait d’avoir été pionnière, grâce à l’énergie et à la ténacité de Jean Hugel, des vins issus de vendanges tardives et de sélections de grains nobles, ces vins riches en sucre qui n’ont rien à envier aux sauternes, et même aux plus grands.Dans les années 30, la maison Hugel a repris une vieille tradition de faire du vin avec des raisins vendangés très tard après les vendanges normales et qui, dans des années exceptionnelles, sont atteints de pourriture noble.Dans les années 70, Jean Hugel, fort de quarante ans d’expérience dans la production de ce genre de vins, a entrepris des démarches auprès des autorités compétentes pour faire approuver une loi qui fixerait les règles à observer pour avoir le droit d’apposer les qualificatifs de vendanges tardives et de sélections de grains nobles sur une bouteille de vin.En 1984, il a eu gain de cause.Cette loi interdit, entre autres, toute chaptalisation (ajout de sucre au moût) et oblige le producteur à faire agréer son vin par une dégustation tenue 15 mois apçès les vendanges.A l’occasion du passage d’Etienne Hugel à Montréal, nous avons eu le plaisir de déguster toute la gamme des plus récents vins de la maison, ainsi que quatre vins issus de vendanges tardives et trois autres de sélections de grains nobles, dont le rarissime et subli-missime Riesling SGN 1976.Comme tous les confrères chroniqueurs présents, nous avons été éblouis par ces vins d’une beauté vraiment exceptionnelle.Leur rareté et leur coût de production rendent ces vins extrêmement coûteux et difficiles à trouver.Ceux qui voudraient, seul ou en groupe, se procurer quelques-unes de ces divines bouteilles peuvent le faire en communiquant avec Louis Boisclair au 878-3050.C’est bien cher, mais c’est plus que du vin! s4ux déiieee de S$ec/uoz*t Gastronomie pékinoise et szechuannaise 1735 St-Denis 8-W-5542 (Membre de I A.R.Q.) ir-laire au service uu savuir-vivre • Le dernier Empereur> Pour annoncer votre RESTAURANT appelez au (514) 985-3314 1 000 363 0305 Ttflec.(514) 985-3390 ——°—'—“S Qijlwz (ôftiû/iê Le plus ANCiEN RESIAURAMT (RANÇAis dt MoniréaI Menu qATRONOMiouE 6 SERVICES À PARTIR de *19.95 tous Les soîrs À coMpiFR (Je 1 7h00 1265, rue LAbElle, MoniréaI RÉSERVATIONS 847-5227 v / Gueule sympathique?BEAUBIEN BISTRO L’unique bistro italien ! Depuis C o u r i n t é r i e u r e ni a i n t e n à n t o u v e r t e 1039, rue Beaubien Est, Montréal • 279-4433 | Une ascension gastronomique hors des sentiers battus RESTAURANT fÀÇLOSERIE 966, bout.René-Lévesque Ouest, Québec 687-9975 SUR PRÉSENTATION DE CETTE ANNONCE, LE CHEF JACQUES LE PLUART VOUS OFFRE L'APÉRQ MAISON table intéressante à Québec n nn i 9 g Nouvelle RESTAURANTS JOSÉ E B L A N C II E T T E ?Sur la rue Sault au Matelot les touristes vont, viennent, peinards.Québec fait le trottoir durant la saison chaude.Les chances sont bonnes pour que la plupart des quidams effleurent des yeux la devanture sobre du Laurie Raphaël sans se douter qu’ils pourraient découvrir ici des spécimens uniques de cuisine régionale composée de produits locaux, biologiques ou chimiques, apprêtés à la mode nord-américaine.Le petit restaurant de Daniel Vézi-na, avec ses tables rapprochées, lui permet toutes les audaces en cuisine et chaque assiette est passée au crible de son oeil vigilant.Le soucis du détail est important et chaque mot de la carte trahit cet état d’esprit.En sirotant le kir maison au mousseux et griottes on a tout le temps de se mettre en appétit et de trancher entre la Foccaccia au canard fumé et asperges et le Carpaccio de champignons porto bella.D’influences italiennes, ces deux assiettes mettent en valeur l’huile d’olive plutôt que le beurre, la diète méditerranéenne plutôt que continentale.La Foccaccia met en évidence les lamelles de canard fumé, les tomates séchées et les asperges al dente.Le pain employé est peut-être légèrement trop omniprésent et du fromage taleggio fondu (et sans goût) en.recouvre la surface.Une vinaigrette au vinaigre balsamique et à l’huile d’olive vierge vient rehausser cette pizza chic.Le Carpaccio est fait de têtes de champignons californiens au goût subtil accompagnées d’un aïolli au romarin, de fenouil mariné et de lamelles de parmesan.Un peu d’huile d’olive rehausse le tout et laisse une impression de légèreté.Il va sans dire qu’il faut apprécier les champignons! Ces entrées sont entrecoupées d’un potage aux topinambours (aussi appelé artichaut de Jérusalem), ce légume originaire d’Amérique du Nord et rapporté en France par Samuel de Champlain.Cette crème douce et verte rappelle effectivement l’artichaut et la pomme de terre.Une salade de mesclun irréprochable fait également office d’entrée maison, simplement arrosée d’une vinaigrette au vinaigre balsamique, à la moutarde et à l’huile d’olive.Touristique mais toujours aussi apprécié, le homard au fenouil est éxécuté avec brio et beaucoup de justesse.La chair de homard décortiquée repose sur une sauce au jus de fenouil, au vin blanc, au Pernod et à l’huile extra-vierge.Un salpicon de tomates, de bulbe de fenouil et de maïs s’ajoute à cette sauce tout ce qu’il y a de digeste.Une timbale au bulbe de fenouil complète cet ensemble et on nous épargne les inévitables légumes assortis dans un esprit tout à fait italien.La pintade au chou frisé et oignons perlés est tendrissime et cuite à perfection.Saisie puis passée lentement au four, la chair de cette volaille est demeurée juteuse, Le tout baigne dans une sauce claire faite de jus de pintade, de vinaigre au miel et citron et d’une mirepoix (légumes en dés).Ixj sauté de légumes à base de chou est de nature très asiatique.Des croustilles d’edo, une racine japonaise, décorent l’assiette.Vous êtes toujours là?Quant à moi j’ai du mal à suivre mon invité qui s’empiffre des fromages de Jean-Marc Chaput.Du Roquefort Papillon Noir, du Langres qui pue de la gueule, et du St-Maure font l’essentiel de cette assiette à laquelle s’ajoutent les noisettes grillées.Le pain clans la corbeille est très moyen.mais ça c’est un problème répandu à Québec.Daniel Vézina songe même à faire cuire son propre pain, c’est vous dire! Ixi carte des vins est inspirante et diversifiée.Beaucoup des vins sont également offerts au verre, ce qui n’est pas pour nuire à une telle table.Malheureusement je ne vous recommande en rien le Chardonnay Coastal Ridge (pourtant délicieux dans sa version Cabernet Sauvignon) car il manque nettement d’équilibre sauf pour le prix (29,70$).Les desserts sont confectionnés sur les lieux et le chef n’en est pas peu fier.Je m’enorgueillirais moi aussi de cette terrine glacée au chocolat blanc et noir faite de mousses aux chocolats et de biscuit aux noisettes.Une crème glacée aux bananes nous change de l’étemelle crème anglaise.Pour le régime il faudra repasser ou alors préférer sagement la soupe de fraises au Crémant de pommes du Minot, un cidre québécois de renom.Au centre de cette succulente préparation aux fraises et kiwis, une boule de sorbet à la noix de coco nous laisse sur une note de velours.Des tuiles aux amandes et des copeaux de fruits séchés, bananes ou pommes, décorent l’assiette en nous faisant oublier le manque à gagner côté calories vides.Un re-pas pour deux personnes vous coûtera environ 60$ avant vin, Rixes et service.POUR; Une bonne adresse à retenir à Québec.Des produits d’ici et une inspiration de la côte ouest.Un menu simple mais dont chactue élément est maîtrisé.Un service efficace.CONTRE: Des tables très rapprochées.Une attitude moins guindée en salle servirait mieux cette cuisine qui ne fait pas dans la prétention, le vinaigre balsamique à toutes les sauces, ça commence à bien faire.LAURIE RAPHAEL 17 rue Sault au Matelot Québec, tél.(418) 692-4555 Ouvert tous les jours, midis et soirs.Brunch du Dimanche Buffet 99, Laurier Ouest, tél: 271-3095 i POUR INFORMATION (914) 986-5488 TÉLÉCOPIEUR (814) 286-1139 JLe meiCCenr ROSÉ DE FRANCE à 7,26 avant taxées OVCarceC OVCartin ENCÉPAGEMENTS: Grenache et Syrah VINIFICATION: Macération pelliculai-re, puis vinification à température résulée.ASPECT VISUEL: Belle robe brillante.ASPECT OLFACTIF: Arôme très plaisant de fruits rouses nuancé de cassis.ASPECT GUSTATIF: Le Rosé de France «Marcel Martin» est un vin sec et fruité d’une belle rondeur, souple, avec en final des saveurs de petits fruits rouses.ACCORD VIN ET METS: Excellent à l’apéritif, il accompasnera à merveille les charcuteries, le poulet froid en salade, ainsi que le homard bouilli ou srillé.Prix sujet è changement sans préavis PRODUIT DE FRANCE PRODl !CT OF FRANCE ROSÉ DE FRANCE (• -.Vf greet jvuxrtvn.•) VIN DE TABLE FRANÇAIS 11% alc./vol IIT ni; PKANCl: w/iMl' “7Ç O 1 ICE OP FRANCE WIM./ jV 1111 MIS EN HOl HT.ILLE PAR MARCEL MARTIN *4330 MOU/.11.1.0 N FRANCE T #32617$ + 0, 51 TPS +0, 62 TVQ = 8, 39 TOTAL EN EXCLUSIVITÉ DANS LA PLUPART DES SUCCURSALES DE LA n Société des alcools du Québec \ AGENDA CULTUREL É> ASIRE: (849-3456) — CIIHhanger 7 h 15, 9 h 25).sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20.9 h 30.sam.dem.spect.11 h 45— Hot Shots 2 7 h, 9Tl,¦ sam.dim.1 h, 3 h.5 h, 7 h, 9 h, sam.dim.dam.spect.11 h— Super Mario Bros 6 h 45,8 h 45.sam.dim.12 h 45.2 h 45, 4 h 45, 6 h 45, 8 h 45, sam.dem.spect.10 h 45— Sliver 7 h 10, 9-n-20, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 00, sam.dem.spect.11 h 05 BERRI: (849-3456) — Falaise de la mort 1 h 55, 4 Iv20, 7 h, 9 h 20— Tango 2 h, 3 h 45, 5 h 30, 7 h 15, 9 h 15—100% Américain 1 h 45, 4 h 15, 7 h.9 h 15— Des pilotes en l'air 2 1 h 30, 3 h 30(16 h 30, 7 h 30, 9 h 30— Dave 1 h 45, 3 h 5597 h 10, 9 h 20 BROSSARO: (849-3456) — Des pilotes en l'air 2 7A|20, 9 h 20, sam.dim.1 h 30, 3 h 25, 5 h 15,i7 h 20, 9 h 20-100% Américain 7 h 05, 9 h M’.Uam.dim.1 h 45, 4 h 30, 7 h 05, 9 h 30— CHImanger 7 h, 9 h 25, sam.dim.2 h, 4 h 20, 7 h40 h 25 CARREFOUR UVAL: (849-3456) — Dragon 7 h 05«9 h 20, sam.dim.1 h 35, 4 h, 7 h 05, 9 h 20^- Dave 7 h 10, 9 h 30, sam.dim.1 h 40, 4 h H)?-7 h 10, 9 h 30— CIIHhanger 7 h, 9 h 20, sam.dim.1 h 45, 4 h 10, 7 h, 9 h 20— Tango 7 h 05, 9 h, sam.dim.1 h 35, 4 h 05, 7 h 05, 9 h—Hot Shots 2 7 h 40, 9 h 40, sam.dim.1 h 30?3 h 30, 5 h 30, 7 h 40, 9 h 40— 100% Anéricain 7 h, 9 h 20, sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 MJ 20 CENTRE EATON: Mtl — L'enlance de l'art 12 h 40,|2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 20, sam.dern.spect.11 h 35— Life with Mikey 12 h 30, 2 h 3f,l4 h 45, 7 h, 9 h 15, sam.dern.spect.11 h 30tr Aladdin 12 h 20, 2 h 25— Crying Game 4 h 30/ 6 h 45, 9 h 05, sam.dem.spect.11 h 20— Indécent Proposai 1 h 05, 4 h, 6 h 50, 9 h 10, sâm.dem.spect.11 h 25— Made In America 1 hr& h 30, 6 h, 8 h 30, sam.dem.spect.11 h— “ lin America 12 h 15, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 , CINÉMA ÉGYPTIEN: (849-3456) - CIIHhanger 4 h 30, 7 h, 9 h 20, sam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 00— Dragon 5 h, 7 h 15, 9 h 30, sam.dim.2 h^fi, 5 h, 7 h 15, 9 h 30, lun.5 h, 9 h 30— Hot Shpis 2 5 h 40, 7 h 40, 9 h 40, sam.dim.1 h 40,3 h 40, 5 h 40, 7 h 40, 9 h 40 CINÉMA LANGELIER: Mtl - Dragon 7 h, sam.dinr/1 h 10, 7 h— Dave 9 h 20, sam.dim.3 h 38)i9 h 20, sam.dem.sped.11 h 30— Guilty as Sln 7 h 20, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10,7 h 20, 9 h 30, sam.dem.spect.11 h 30— Défpilotas en l'air 2 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3 h,-3.h, 7 h, 9 h, sam.dem.spect.11 h—100% américain 7 h 05, 9 h 15, sam.dim.12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h 05, 9 h 15, sam.dem.spect.11% 25— Ufa with Mikey 7 h 15, 9 h 10, sam.dirtu 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 10, sam.dem.sped.11 l>— Falaise de la mort 7 h 15, 9 h 25, sam.dim.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30, sam.dem.spect.11 h 45 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: (288-1857) - Lapse ofrMemory 12 h 30, 7 h 15— Tango 1 h, 3 h.5 h 7 h, 9 h— Le Grand bleu 2 h 15.9 h— Festival Int.Film Publ.92 5 h 30 C NÉMA OMÉGA: (647-1122) — Falaise de la mort 7 h 05, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h 30, 7 h 05, 9 h 30— Dragon 7 h, 9 h 30— Les tortues N(nja 3 sam.dim.1 h, 3 h, 5 h— Des pilotes en l'élr 2 7 h 15, 9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h fl 5.9 h 30— Dave 7 h 15, 9 h 30, sam.dim.1 hi15,3 h 30, 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA ONF: (496-6895) — salin.Annecy 93 6 h 30, 8 h 30— dim.Festival du cinéma roumain 5 h; 7 h, 9 h CINÉMA PARADIS: (354-3110) — sam.Les tortues Ninja 3 1 h, 2 h 55— Retour au bercail 1 hi 2 h 40, 6 h 20— Des hommes d'honneur 1 h 10, 9 h 15— Parfum de temme 3 h 45, 11 h 4$— Las survivants 4 h 20.10 h 45— Army ol Darkness 4 h 50, 10 h 40— Agaguk 6 h 25— Holla 6 h 45— Chaplin 8 h— Le jour de la nurmotte 8 h 40— dim.Les tortues Nlnja 3 1 h, 2 W55— Rotour au bercail 1 h, 2 h 40— Partum d Jbmme 1 h— Hotfa 3 h 50, 9 h— Chaplin 4 h 2 IP9 h 15— Agaguk 4 h 50— Des hommes d lonneur 6 h 30— Les survivants 7 h— Le jour di la marmotta 7 h— Army at Darkness 9 h C NÉMA PARALLÈLE: (843-6001) — A Piece ol P iradlsa / Filmmakers ol Our Time 5 h 30— Opening Night 7 h, 9 h 45, dim.1 h, 3 h 45, 7 h, 9 h 45 CINÉMA OE PARIS: (875-7284) — sam.The Lord 0 the Rings 1 h 45— High Heels 4 h 15— S mmersby 6 h 45— Indochine 9 h 15— Akira 2 i h— dim.Scent ot a Woman 2 h— Manhattan 5 h— Howards End 7 h— Racing Bull 9 h 45 c|nÉMA POINTE-CUIRE: (849-3456) - Dragon 7 h, 9 h 20, sam.dim.2 h, 4 h 20, 7 h, 9 h 2P— Sidekicks 7 h, sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 h— List In Yonkers 9 h 20— Clitfhanger 7 h 15.9 h 3 i, sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 h 15, 9 h 35— Hot Slots 2 7 h 10, 9 h 10, sam.dim.1 h 30, 3 h 2S, 5 h 15, 7 h 10, 9 h 10— Cllffhanger 7 h, 9 h 3e, sam.dim.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30— Three 01 Hearts 7 h, 9 h 15, sam.dim.1 h 45, 4 h, 7 h , > h 15 C NÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768) -sim.La dernière étape 6 h 35— Débarras 8 h 3 >— dim.Kalia al le crocodile 3 h— Un été e priciaus / La pièce de cinq couronnes 6 h 35— M on chemin 8 h 35 C NÉPLEX: (849-3456) — L'Inconnu dans la m alson 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25, sam.d m.1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 25— V s de famille è Yonkers 9 h 20— Les enfants du di manche 3 h 40, 7 h, sam.dim.1 h 10, 3 h 40.7'h— Last Day ol chez nous 3 h 05, 5 h 05, 7 h 0 >, 9 h 05, sam.dim.1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05— Howard’s End 3 h 45, 6 h 30.9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 10— Ssenl ol A Woman 4 h 30.8 h, sam.dim.1 h 05, 4 jh 30, 8 h— La Florida 3 h 40, 7 h 05, 9 h 30, sim.dim.1 h 05, 3 h 40, 7 h 05, 9 h 30- Les nuits fauves 4 h, 6 h 45, 9 h 20, sam.dim.1 h, 4 |h, 6 h 45, 9 h 20— Automne octobre à Alger 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10, sam.dim.1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10— Automne octobre è Alger 4 h, 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 1 II,UC l’nlh MEXPItlESS i )() iHIfiCS >’¦’.07 S l.l'.S !•: DIT l()\S DI si: III.YVES LE ROUX ART CONTEMPORAIN: 5505 St-Laurent, ste 4136, Montréal (495-1860)— Oeuvres de Michel de Broin, jusqu'au 17 juillet LA LICORNE: 4559 Papineau.Montréal (523-2246)— Dessins de Marie Brunet, jusqu’au 23 juin MAISON DES ARTS DE UVAL: 1395 boul de la Concorde Ouest, Laval (662-4442)— Boursiers 1984-1992, 14 artistes actuels, concerts et performances sur scène, danseurs, comédiens les dim.à 14h.MAISON DU CITOYEN: 25 rue Laurier, Hull (819-595-7488)— Oeuvres de J.Stellick, G.Maloush et K.McCall, du 10 juin au 11 juillet MAISON NATIONALE DES PATRIOTES: St-Denis-sur-Richelieu— Centre d'interprétation historique: L’histoire des Patriotes de 1837-1838, de mai à sept., mar.au dim.de 10h.à 17h.MARCHÉ BONSECOURS: Montréal- Histoire et civilisation grecques, au pays d'Alexandre Le Grand, jusqu'au 19 sept.MICHEL TÉTREAULT ART INTERNATIONAL: 55 rue Prince, Montréal (878-ARTS)— 0B0R0: 4001 Berri, ste 301, Montréal (844-3250)— Installation de Miriam Fabijan, du 5 mai au 6 juin 0B0R0: 4001 Berri ste 301, Montréal (844-3250)— Oeuvres de Seibi Watanabe, du 16 au 20 juin OCCURRENCE: 911 est Jean-Talon, Montréal (495-3353)— Oeuvres récentes de Jeane Fabb, du 16 mai au 20 juin RIVERIN-ARLOGOS: 197 chemin du Lac D’Argent, Eastman (514-297-4646)— Oeuvres de John F.Marok, jusqu’au 15 juillet UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL: 1400 rue Berri, Salle J-R120, Montréal (987-8421 )— Autour d'Artaud.Figures et portraits vertigineux, oeuvres d'artistes européens qui ont connu Artaud, du 14 mai au 13 juin WADDINGTON & GORCE INC.: 2155 rue Mackay Street.Montréal (847-1112)— Artistes de la galerie: Chaki Comtois, Laliberté, Knowles, Letendre, Masson et autres MUSÉES MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185 ouest Ste-Catherine, Montréal (847-6226) — La Collection: second tableau du 13 mai au 24 oct.— Oeuvres de Guillermo Kuitca, du 16 avril au 6 juin— Découverte d'une oeuvre d'Alfred Pellan, du 15 mai au 26 sept.— Visites commentées disponibles.Réservations: 847-6253 MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL: 2929 rue Jeanne-d'Arc, Montréal (259-2575)— Vues de nuit: un panorama de la photographie de nuit au 20e siècle, choisie parmi l'importante collection de photographie Hallmark, l'exposition nous offre près de 80 images représentatives de la photographie de nuit au 20e siècle, du 9 avril au 6 juin— Un point de vue sur le design: le design japonais, américain et européen dans les années 80, du 18 juin au 19 sept.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Pavillon Jean-Noël Desmarais: Jamais deux pareils, jusqu'au 6 juin— Champ, du 13 mai au 19 sept —Toucher du bois, jusqu'au 18 sept — À partir de dessins d'enfants, jusqu'au 30 janv.— Collection permanente MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100 rue Laurier, Hull— OPUS, la facture instrumentale au Canada, jusqu’au 18 sept.MUSÉE (CENTRE) CANADIEN D’ARCHITECTURE: 1920 Baile, Montréal (939-7026) - Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de maitres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des fonds d'archives importants.—Images de villes idéales: Les expositions universelles, du 17 mars au 8 août—Le panorama photographique de San Francisco, oeuvres de Eadweard, du 31 mars au 25 juillet — Odyssée architecturale: les croquis de voyage de Louis I.Kahn, jusqu'au 29 août MUSÉE DE CHARLEVOIX: 1 chemin du Havre, Pointe-au-Pic— L'Art populaire des villes et des campagnes, du 26 mai au 26 sept.— Jean Palardy, peintre témoin de son époque, du 4 juin au 26 sept.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY: 280 rue Notre-Dame Est, Montréal (861-3708)— Exposition permanente: peintures, sculptures, médailles, arts décoratifs, gravures et dessins, du 18e au 20e siècle— La colonne Nelson, du 2 mars au 5 juillet— À la découverte des collections: le joyeux loup de mer, jusqu'au 16 août MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Québec (418-643-2158) — Expositions permanentes: Mémoires, Objets de civilisation, La barque, Messages— La saga du viking, jusqu'au 1er août— Des enfants, des guerres, 1914-1993, jusqu'au 6 sept.— Le Saint-Laurent.attention fragile, jusqu'au 12 sept — Drôles de zèbres, jusqu'au 10 oct.— Nomades, jusqu'au 14 nov.LE MUSÉE OE LACHINE: 110 Chemin LaSalle, Lachine (634-3471)— Maison LeBer-LeMoyne: Les collections du Musée “Mises en situation» , du 13 mars au 31 déc — Georges Delfosse “Tableaux religieux», du 13 mars au 6 juin— Pavillon Benoil-Verdickt: Jocelyne Tremblay ¦¦Jeux de bois», Sculptures récentes, du 13 mars au 20 juin— Peinture installation de Yves Paré, du 22 mai au 15 août MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St-Pierre.Montréal (845-6108) - Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin en permanence, à compter du 4 avril, projection du film M A Fortin (54 minutes) tous les dimanches à 14 h 30, compris dans le coût du billet— Oeuvres de Louis Muhlstock, pour la saison estivale MUSÉE MCCORD D'HISTOIRE CANADIENNE: 690 ouest rue Sherbrooke, Montréal (398-7100)— Exposition d'appareils photographiques en bois datant de 1845, Boites et soufflets, du 27 janv.au 27 juin— Exposition “Avec amour, du McCord», du 29 janv.au 13 juin 93— Exposition »L'art du savoir-vivre: les règles vestimentaires au XIXe siècle du 12 fév.au 30 janv 94— Les premières nations du Canada, du 9 mai au 9 nov.MUSÉE MARSIL: 349 Riverside Drive, St-Lambert (671-3098)— Les vaisseaux d’art: Blackburn, Mathieu, Foulem et Milette, du 30 mai au 18 juillet MUSÉE POINTE-À-CALLIÉRE: 350 Place Royale, angle de la Commune, Montréal (872-9150) -Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, site historique - Vestiges, collection permanente d’artefacts, et animation - Du wampum à la carte de crédit.Des couches et des couches d ' histoire.expositions permanentes MUSÉE POUR RIRE: 2111 St-Laurent, Montréal (Intomusée: 845-4000)— Exposition Histoire drôle, extravagante épopée de l'humour, mar.au dim.MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150)—Pavillon Baillargé: 1 er étage: Cachots au temps de la prison de Québec— 3e étage: Calices et ciboires: Objets sacrés, jusqu'à la fin août— La collection de dessins et estampes: acquisitions 1987-1992, du 24 mars au 6 juin— 4e étage: Tourelle du pavillon Baillargé: Oeuvre de David Moore— Pavillon Gérard-Morisset: RC: Oeuvres de Spring Huribut, jusqu'au 6 sept.— La collection du Musée, art ancien religieux et art ancien profane (1700-1900), jusqu'en 1994— 1er étage: Oeuvres de Françoise Sullivan, jusqu'au 6 juin— La collection du Musée, Art ancien, Apothéose de Christophe Colomb et art moderne jusqu'en 1994— 2e étage: Art contemporain: Oeuvres do Borduas, Pellan Riopelle et bien d'autres, jusqu'au 3 octobre— Nouvelle présentation: Art actuel, April, Gerdes, Guimont, Isehayek, Pellerin, jusqu au 3 octobre— Daumier, scènes de la vie conjugale, du 16 juin au 19 août— Pierre Ayot et son museum circus, du 6 juin au 17 oct — Le jardin du sommeil, Spring Huribut.du 6 juin au 6 sept.— Oeuvres de Adrien Hébert, du 16 juin au 3 oct ) LE DEVOIR, L E S S A M E I) I 5 E T 1) I M A N C Il E (i .1 I' I X I !) !) 3 C 1 I Ef i -A.- — — — • " ?H 1 w TOURISME Charlevoix, terre d’art v'.'V > ft* WWH •V*A ¦*vr-« •#’.VA' *“« y * «K normand cazelais Ce qui toujours attirera en Charlevoix est une sorte d’appel à la beauté.J’envie, je l’avoue, ces gens de Cap-à-l’Aigle, de Port au Persil et de ces villages de Charlevoix qui ont pour spectacle quotidien mer et montagnes.Ils sont chanceux, ces gens de Charlevoix, de voir la beauté, dans sa fibre essentielle, baigner leurs jours.Mais je crois qu’ils le savent.Si parfois ils venaient à en douter, des générations d’artistes sont là pour leur rappeler à quel point ils sont privilégiés.L’Unesco a reconnu, en novembre 1988, cette qualité hors de l’ordinaire en conférant à la région le statut de Réserve mondiale de la biosphère.Mais les artistes, comme souvent, n’ont pas attendu les reconnaissances officielles.Harmonie et ressourcement Qui ne se souvient de ces films de Pierre Perreault, Pour la suite du monde, Les voitures d'eau, poésies d’images et de sons, d’espaces et d’âmes qui puisaient aux rives de ces instants fugitifs et immuables qui font une culture?Charlevoix en ce temps-la — il n’y a pas si longtemps, à peine une trentaine d’années — était redevenue, pour les résidents des grandes villes qui ne prenaient plus les blancs bateaux de la Canada Steamship vers le Saguenay, une terre d’oubli quelque part au delà de Québec.Sauf pour Perreault et ces artistes qui vivent d’instinct de beauté.J’ai lu, voici quelques étés, un livre, modeste fl \ PHOTO ASSOCIATION TOURISTIQUE DE CHARLEVOIX Un paysage typique de Charlevoix, entre la mer et les montagnes, pour se rappeler à quel point on peut y être privilégié.d’apparence, qui narrait, photos à l’appui, l’attachement — plus encore, l’identification — du peintre Jean-Paul Lemieux à cette terre de Char- levoix, là sur son île aux Coudres, derrière des rangées d’arbres qui lui ménageaient des trouées de lumière, de couleurs, d’harmonie et de res- sourcement.À deux minutes de l’église de Baie-Saint-Paul, dès 1882.Frank Johnston, Arthur Usiner, Cla-rence Gagnon, Marc-Aurèle Fortin nm J = sous-titré / codé n CBFT (R.C.) K* Montréal Le télé- J journal Scully rencontre Nippon Blues Hockey: Match de finale de la coupe Stanley Le télé- -1 journal Cinéma: Pleine lune sur Blue Water J Am.88—Avec G.Hackman et T.Garr pn WCAX (CBS) L9J Burlington News News J Star Search Dr.Quinn, Medicine J Woman Cinéma: With Murder in Mind—Am.92 ?Avec Elizabeth Montgomery et Robert Foxworth News The Ed Sullivan Show fcU WPTZ(NBC) Plattsburgh News News J Jeopardy! ?Wheel of ?Fortune! Almost ?Home Nurses ?Empty ?Nest Mad about You 3 The Black Tie Affair ?News Saturday Night Live CBMT(CBC) Montréal Saturday Report ?À communiquer Hockey: Match de finale d ela coupe Stanley The 3 National The Country Beat (23h45) rrn cftmitva) ¦ill Montréal Cinéma: Mais qui est Harry Crumb?—Am.89 Avec John Candy et Jeffrey Jones Le 15e Festival mondial du Cirque de Demain Téléthon Opération Enfant Soleil Le TVA, éd.réseau 3 TVA sports et loterie Téléthon CCI CFCF(CTV) G»-* Montréal News Q Québec Country 93 Star Trek: J The Next Generation Katts and Dog J Borderlown ?Counterstrike ?The Heart is a Lonely.News J Lottery News Cinéma 12: Alien Nation m TV5 (Télé Francophones Archéologie Dossiers justice Journal de TF1 ?Vision 5 Thalassa Kashtin: Le tambour éternel Festival de jazz 1992 Le cercle de minuit 23h40/Bon week-end Journal télé-suisse rï7) CIVM (R.-Q.) J-'J Montréal Passe- partout Ramp-Arts National Geographic Un amour qui tue (1 ère/4) Cinéma: Hannah et ses soeurs—Am.86 3 Avec Woody Allen et Mia Farrow Cinéma: Les ailes du désir—Ail.87 3 Avec Bruno Ganz et Peter Falk On! Musique plus Musique vidéo (14h) Perfecto Fax ConcertPlus: Alannah Myles Live Musique vidéo (99) WVNY(ABC) L==J Burlington News ?Why didn’t I Think.Star Trek: ?The Next Generation The Young Indiana Jones Chronicles 3 The Commish ?WKRP in ?Cincinnati Baywatch 3 foe] Much Music 19h / Spotlight: Janet Jackson Vidéoflow (33) ETV(PBS) bîyJ Vermont The Lawrence Welk Show ?Austin City Limits All Creatures Great & Small May to December Waiting for God The Darling Buds of May (1 ère/2) The Dame Edna Experience! Great Performances m TQS bïyj Montréal Sports plus magazine Elle écrit au meurtre Cinéma: Vivre et laisser mourir—GB.73 Avec Roger Moore et Jane Saymour Le Grand Journal 3 Sports plus ?Passion plein air Bleu nuit (ST) WCFE (PBS) LyCJ Plattsburgh Travels in Europe.Sneak Previews The Editors McLaughlin Group Peler, Paul and Mary 25th Anniversary James Taylor Squibnocket Cinéma: A Kiss Before Dying—Am.56 et combien d’autres ont pris l’habitude de se réunir chez René Richard, peintre comme eux, qui traduisait, comme eux, l’infinie richesse de la beauté de Charlevoix.Sur la rue Saint-Jean-Baptiste, cette maison, vieille de 1852, est aujourd’hui ouverte aux visites (frais d’entrée).Cet automne, à compter du 24 septembre et jusqu’au 21 janvier de l’an prochain, le Centre d’Ex-position de Baie-Saint-Paul présentera une rétrospective de ses oeuvres alors que, tout près, le Centre d’art de Baie-Saint-Paul réunira de la mi-juin à la mi-octobre des oeuvres des peintres actuels de Charlevoix, toujours actifs, toujours inspirés, dont on peut d’ailleurs voir couramment les productions aux murs des nom- El S breuses galeries d’art de Baie-Saint-Paul et de toute la région.Françoys Bernier, initiateur, inspiration du Domaine Forget à Saint-lrénée, n’est plus.«oeuvre» lui survit.Peut-êtiw-même le croiserez-vous au fil d’une mélodie, au battement d’une brièe de fin d’après-midi.Au programme cet été: les stages de perfectionnement, bien sûr (cuivres, du 20 jukî \ au 4 juillet: bois, du 4 au 25 juillet,; musique médiévale, du 11 au lgi juillet: jazz, du 25 juillet au 15 août, etc.) et aussi les Brunches-mu^ sique et le Festival international, > du 19 juin au 22 août, proposant i des concerts de musique classique i et de jazz avec des artistes d’ici et de la scène internationale.Cet art, exprimé sur les notes musique, les toiles et dans les repré^ sentations théâtrales, est partouJwi Conjugaison d’un espace et d’uf)j genre de vie, il s’est inscrit dans l$t; foulée des jours, comme le souli-ij gnent le Musée de Charlevoix â < Pointe-aux-Pic, le musée Les vafoù tures d’eau à Saint-Louis-de-l’Isle'-:! aux-Coudres, l’Exposition maritime,’ en face de la Papeterie Saint-Gilles, à Saint-Joseph-de-la-Rive.La Manitobaine Gabrielle Roy, r&U trouvant de lointaines origines-,èa* vécu ses dernières années à Petitë-1 Rivière-Saint-François, au bout dti > chemin qui se poursuit par-delà té; village tout étiré le long du fleuve.II!»', sont nombreux les visiteurs et amis de Charlevoix, épris d'ordre et beaut et de toutes ces choses chères^ Baudelaire et aux poètes qui souhai-1 tent secrètement — ou ouvertemefjf! — partager un jour la chance de,fi, gens de Charlevoix.^ Renseignements: Association tau,-1 ristique de Charlevoix, 166, boul.dè.J Comporté, C.P.275, La Malbaii?G5A 1T8, (418) 6654454., La Maison de René Richard, 5$,., rue Saint-Jean-Baptiste, Baie-Sainte-; Paul, (418) 435-5571.Centre d’Exposition de Baie-Sainf,;,j Paul, 23, rue Ambroise-Fafard, Baie-i Saint-Paul, (418) 435-3681.Centre d’Art de Baie-Saint-Paul, A,’, rue Ambroise-Fafard, Baie-Saintio Paul, (418) 435-3681.¦ Ci ! ,02 -HMD 19 I .isM JOURNEE DE GRAWD AIR VOYAGES Rocheuses, Anticosti-Mingan, Gaspésie, Terre-Neuve, Grand Canyon.MARCHES EN MONTAGNE Découvrez les plus belles montagnes du Québec et des Etats-Unis MARCHES TOURISTIQUES Belle occasion de découvrir le Québec à pied DEMANDEZ NOTRE CALENDRIER: (514) 528-1730 PELERINAGES A L’ETRANGER 1993 HHI nm ¦ ¦ j = sous-titré / codé mam CBFT (R.C.) Montreal Le téléjournal 'J 18h10 / Découverte Surprise sur prise J Les grands moments de la chanson française Le J Dimanche Beethovenissimo La météo Les sports 22h45 / Cinéma: Marius—Fr.31 Avec Pierre Fresnay et Raimu pn WCAX (CBS) Lm J Burlington News ?Emergency Call 60 Minutes ?Murder, She Wrote J The Tony AwardsO News J Designing Women J Night Court (23h45)J rE~| WPTZ(NBC) L-iZ J Plattsburgh Broadcast: New York News Q Secret Service J I Witness Video ?South Beach O The Untouchables J Cinéma n CBMT(CBC) Montréal The Magical World of Disney (2e/2) ?The Road to Avonlea J Cinéma: The Little Kidnappers—Am.90 ?Avec Charlton Easton et Charles Miller News J Venture O Sunday Night.Sportsweekend CTî] CFTM(TVA) Montréal Téléthon Opération Enfant Soleil Cinéma: Balance maman hors du train Avec Danny De Vito et Billy Crystal -Am.87 Le TVA O TVA sports Vision mondiale Ed CFCF(CTV) Montréal News J Travel Travel W5 J America's Funniest O Home Videos & People Cinéma: Back Stab—Can.90 O Avec Matt McCoy et Kenneth Mars News O Entertain- J ment Tonight m TV5 (Télé ¦JcJ Francophones L'école des 1 Ians Journal de TF1 ?Vision 5 7 sur 7 Frou-Frou Jamais sans mon livre Ramdam Tolstoi (6e/13) Journal télé-belge Cÿf] CIVM (R.-Q.) LUU Montreal Passe- partout Cinéma: Aladin el la lampe merveilleuse Dessins animés de Y.Kasai Okavango (1ère/3) Cinéma: Le nom de la rose—All.86 O Avec Sean Connery et Christian Slater 23h15 / Le monde en mouvement (1 ère/2) m ?,?“¦ Musique vidéo Cnn) WVNY(ABC) Burlington News -1 Commercial Program Life Goes On ?America's Funniest J Home Videos & People Cinéma: Police Academy 6: City Under Siege—Am.89 J Avec Matt McCoy et Kenneth Mars Roggin’s Heroes HBO Comedy Showcase fTîjcf! Much Music 19h / Spotlight: Janet Jackson Vidéollow (33) ETV(PBS) I JV' Vermont The Ghostwriter Hour J Wild J America Naturescence Nature (1 ère/3) O Masterpiece Theatre: ?Doctor Finlay (5e/6) Vladimir Feltsman: Journey from Home Mystery! J America with.foc) TQS 1 Montréal Théâtre: À vos souhaits Avec Béatrice Picard, Luc Durand et Gisèle Dufour Cinéma: Indiana Jones: La dernière croisade—Am.89 Avec Harrison Ford et Sean Connery Le Grand Journal J Sports plus (23h10) J Cinéma: La vengeance aux deux visages—Am.61 fË7l WCFE (PBS) L5JJ Plattsburgh The Ghostwriter Hour J The Darling Buds ol May (1 ère/2) The King and I: Recording A Hollywood Dream 21 hi0 / Rogers & Hammerstein: The Sound American Music Cinéma: The Notorious Landlady—Am.62 Avec Jack Lemmon et Kim Novak EUROPE ET TERRE SAINTE (20 jours) — Paris, Lourdes, Lisieux, Terre Sainte, Rome.— Départ : 5 sept.- Dir.: Un Père Oblat Prix : 4750 $ PÈLERINAGE AU COEUR DE L'EUROPE (16 jours) — Suisse, Autriche, Nord de l'Italie.„ — Départ : 1er sept.- Dir.L.-P.Nobert, o.m.i.Prix : 3475 $ ,r LA FRANCE DE NOS ANCÊTRES (16 jours) llott jern s i s m ï ;l J ib — Normandie, Bretagne, Poitou-Charente, Loire — Départ : 7 sept.- Dir.: Prix : 2970 $^|i M.Bilodeau, o.m.i.EN TERRE SAINTE, PAYS DE JÉSUS ET DE MARIE (13 jours) — Sur les pas du Bx Père Frédéric, o.f.m.— Tous les lieux saints sont au programme.— Départ : 5 octobre - Dir.: P.Arsenault, o.m.i.Prix : 2660 $ L ï LA TURQUIE SUR LES PAS DE S.PAUL (18 jours) — Istanbul, lieux évangélisés par S.Paul, Cappaaoce, etc.— Départ : 9 octobre - Dir.: Un Père Oblat Prix : 3425 $ GRÈCE ET TERRE SAINTE (17 jours) — Athènes, Croisière, Corinthe, Les Meteores, etc.ainsi que tous ,ig les lieux saints en Israël.m — Départ : 17 octobre - Dir.: Un Père Oblat Prix : 3290 $)n - TERRE SAINTE ET ROME (16 jours) ël ainsi que Rc — Tous les lieux saints d'Israël ains’i que Rome et Assise.aue — Départ : 16 octobre - Dir.G.Tremblay, diacre permanent.Prix : 3290 $ Nos prix incluent toutes les taxes (aéroport, hôtels, etc.) air m n b a î V njo 1 U DEMANDEZ NOTRE DEPUANT DETAILLE PELERINAGES A L'ETRANGER DU CAP INC.615, rue Notre-Dame, Cap-de-la-Madeleine (Québec) G8T 4H3 - Tél : (819) 376-1954 (Permis du Québec^0* 1 m ¦¦ ali ,r 01 r *Êi ,• TUNISIE jJIHHIIHt»* TERRE DE CONTRASTES SÉJOUR 15 jours 2, 279 22 jours 2, 879 Ç* OPTION GRAND TOUR de la Tunisie (8 jours) aux même tarifs ’Prix haute saison du 15 juin au 20 septembre ’ Prix p.p./occ.dbl LA TUNISIE DU NORD AU SUD LES FORFAITS COMPRENNENT: • Avion Lufthansa • Transferts, taxes et frais de service • Hôtel PALM BEACH ****2 repas/jour • Plus 3 repas/jour durant le grand tour • Au retour à Frankfort une nuit avec souper y-*- - -v 5 départs garantis par semaine Contactez votre agent de voyage VOYAGES FUNTASTIQUE Mtt Centre-Nord 270-3186 Mil Centre-Ville 934-0664 Vieux-Md 843-7544 Côte-des-Neiges 737-2535 Saint-Laurent 8 56-0088 Lasalle 366-1600 Anjou 256-0357 Montréal-est 640-8630 Repentigny Cbomecfy 582-4727 686-1015 Terrebonne 471-5950 Vimonl 629-6191 Brassard 466-8266 Longueuil 670-1235 Chambly 658-5600 Pointe-Claire 694-9499 VOYAGES IA PROMENADE 118 F St-Laurent, St-Eustache tel (514) 974-2633 OPTIONS VOYAGES MERCIER 1255, Carré Philips suite 505 tél (514) 875-8808 VOYAGES FIOARO 1307, rue SteCatberine ouest tél (514) 284-1213 MÉI3 .1698 -or rte -4nt Mi 3 at!) -1 rr b l s T il rit o e n tu a n s a » ; a 3d ! , S )f.il ¦n ,a ni a ’• c ____I Ig 5 ri -n ;e llfl )S il 9f A 11 a élIlA 1 LE DEVOIR, LES S A M EDI 5 ET DIMANCHE 6 JUIN 199 3 ) 11 0 TOURISME UHomo turisticus (suite et fin) Les incarnations possibles de l’espèce sont innombrables Normand Cazelais Après avoir étudié la semaine dernière le nervo-sibus weekendsis, le solarium tremens et Yhomo gregarius, voici trois autres types à’homo turisticus tout aussi significatifs de la diversité et de la vitalité de l’espèce.-o -n -r a- i û' si
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