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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-06-19, Collections de BAnQ.

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I 1.E I) E V OIK.LE S S A M E D I I !) E T 1) I M A X (' Il K 2 0 .1 V I X | ar le retour (It's fifties, (une e|xx|ue qu’il a mieux connue que moi), en décoration.Mais ctr min's tendus de velours synthétique grenat et ces chaises capitonnées signées David Burry sont à la fois confortables et du plus bel effet.«On se croirait dans un film de Jacques Tati», dit-il.Cette salle ingrate et rectangulaire a été exploitée de façon brillante en séparant fumeurs et non-fumeurs, en divisant l’espace jxnir mieux y régner, le ton est jeune, les couleurs franches et on se sent la permission d'enlever un soulier |xiur prendre son pied sous bi table.Le magret de canard poêlé aux bleuets, avec salade de haricots verts et conlit a l'ail des Ixiis est tout a bt fois: maîtrise' de la cuisson, fruité de la sauce sur volaille saignante, haricots al dente et ail des bois sacre lies dans la graisse de confit On s’y ix'itl et on s’y retrouve tant les saveurs se complimentent les unes les autres et surpronnent |xtr leur entêtement.Même réussite pour ce cuisseau de jeune cerf rôti avec un gratin de ratatouille au parmesan, les morceaux de chevreuil saignants s’accomodent de cette sauce plus traditionnelle au fond de cerf et aux amandes rôties.Quant à bt ratatouille, elle n’a rien en commun avec cette bouillie |x>ur les chats, déconi|x>sée par trop de cuisson.Celleei met en valeur tant la courgette que l’aubergine, que l’oignon ou la tomate.On y a ajouté (lu parmesan qui en modifie bi structure provençale et le goût.le pain (buis la corbeille provient de l’excellente bouhuigerie le Fromentier.Je ne ix'iix qu’en souligner bi fraîcheur, bi tenue irréprochable de la mie et cet arriè-re-goût tout à fait discret de levain.Siuis être trop californienne, la baguette rappelle néanmoins l’esprit du «sourdough bread» américain.la «trie des vins est impressionnante pour un restaurait qui vient à peine d’ouvrir.Mais on comprend mieux pourquoi lorsqu'on observe le sigle du Bistro à Champlain (buis le coin supérieur (limit.les prix s’expliquent egalement.Ce «joint venture» permet à l’un découler si's vins et à l’autro d’offrir une cave d’exception, des crus rares, (It's millésimes recherchés à des prix.curst's.Une Blanquette de limoux 1983, Sieur d’Arques (30$ c’est moins cher que le Kmg Gnuide Cuvée à 150$ et a fait tout autant de bulles) arrosait ce repas (buis un esprit festif.lx's desserts sont tout aussi exceptionnels sur cette carte s;uis table d’hôte et d’une sobriété excmpbiire.Trois choix ce soil- là: la tarte aux figues avec glace au chocolat, le gratin de fraises à l’onuige.et la diététique poire pochée à la rhubarbe et sorbet aux fraises, la tarte aux ligues chaude tient du délire et la glace au cacao et l\ir Carabe (Valriiona bien sûr) lui va à ravir.Quant à ces fraises nappées de sa bayon à l’orange et gratinées sous bi sala niandro, c’est le p'tit Jésus en culotte de velours.André' est tout émoi: «cette cuisine i'st etherec et hétéro».Si si's jeux de mots l’amusent.Après tout c’est lui qui paie bi note! Je ne lui en souille mot mais demain je reviens sans lui, juste au cas ou son influence me ferait ix'ixliv tout sens critique.Il faut savoir s’affranchir de ses mentors à l'occasion.Un repas pour deux personnes vous coûtera environ 65$ avant vin, taxes.ei service.Toqué 3842 rue Saint-1 )enis , i ' téL 499-2084 Fenné le dimanche.Ouvert le midi à partir du mois d’août.Pas de vrai vin sans bois VINS N O K L MASSEAU ET PIER K E SÉGUIN ?Depuis la nuit des temps, l’homme s’est servi du bois.Matériau très ( isponible et peu coûteux, les usages ( u bois sont infinis: nourrir le feu, faire i es armes, se loger.et contenir le vin.C’est d’ailleurs aux Gaulois que revient le crédit de l’invention du tonneau de bois (sans doute une des seules grandes réalisations de ces barbares avec les bandes dessinées).Sans le savoir, Astérix et ses copains venaient de changer irrémédiablement la face de la viniculture.«Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour le vin!» dira plus bird Barrix, le célèbre tonnelier gaulois.On le sait maintenant, il n’y aurait pas de grands vins s’il n’y avait pas le bois.Vous savez aussi que l’on peut faire du vin sans se servir de bois mais il s’agit de vins ordinaires que l’on jxiurrait qualifier de vins de «fruit» (bien que bi plupart de ces vins en manquent!) Dans l’élaboration de ce genre de vin, qui représente 90% de bt consommation mondiale, le vi-nificateur veut mettre en valeur le coté fruité du produit sans considération pour la provenance ou les cépages à origine du vin.Après une fermentation courte afin d’obtenir un vin souple, il est ensuite élevé (ou plutôt garroché) dans de grandes cuves en inox, passé au froid pour faire précipiter le tartre, filtré stérile et mis en bouteille rapidement, et ce, dans l’espace de quelques mois.Ce genre de vin ne vieillit pas en bouteille et est destiné à la consommation courante.C’est ainsi que l’on produit la grande majorité des vins de table ou ceux d'appellations génériques: Bordeaux, Bordeaux supérieur, Beaujolais, Côtes-du-Rhône, Macon, Passetougrains, de même que beaucoup de vins d’Italie, d’Espagne, du Chili, d’Ajgentine.A l’opposé, il y a les vins de terroirs qui se veulent le reflet d’un sol et d’un climat particuliers, d’un ou de cépages sélectionnés et adaptés à ce terroir.Bref des vins de caractères que le vigneron veut mettre en valeur par un élevage doux, long et soigné.Bien sûr, tous les vins de terroirs ne sont pas des grands vins mais tous les grands vins sont des vins de terroirs.Et c’est là que l’usage du bois prend toute sa signification et en particulier au moment de l’élevage alors que le vin s’affine en fûts que l’on nomme barrique (228 1) à Bordeaux et pièce (225 1) en Bourgogne.Le châtaignier et quelques autres espèces ont déjà été utilisé mais le chêne demeure le plus usité et la meilleure essence pour la fabrication de fûts destinés à la viniculture.Parce que le bois est un matériau poreux, il permet une lente et bénéfique oxydation du vin.Cette perméabilité à l'air amène une dissolution de l’oxygène dans le vin et une perte réduite de degré alcoolique.Sous l’effet de l’oxygène, le vin change, les arômes primaires (associés au raisin) et secondaires (ou de fermentation) se transforment en arômes tertiaires, les antho-cyanes (substances colorantes du vin) se déposent et la couleur du vin passe du violacé au pourpre.Le vin s’affine et c’est le rôle physique du bois et le but de l’élevage en fût de chêne.Si le vinificateur a choisi des fûts neufs, le bois apportera, en plus de son effet physique sur le vin, un aspect aromatique très recherché s’il est bien dosé.Au cours de l’élevage sous bois neuf, il y a une dissolution de plusieurs composés extractibles du bois qui communiquent le caractère «boisé» au vin.Sans vouloir vous faire un cours de chimie organique, disons que parmi les substances dissoutes qui proviennent directement du bois, il y a les phénols volatils dont le principal, l’eugénol, donne une odeur de clou de girofle et d’oeillet, des lactones qui apportent un parfum qui rappelle la noix de coco et le sous-bois, des aldéhydes aromatiques comme la vanilline qui, comme son nom l’indique, sent la vanille et d’autres encore comme le maltol qui évoque le caramel et le gaïacol qui sent la fumée.Il résulte de cet apport une augmentation de la complexité aromatique du vin et un soutien de ses caractéristiques intrinsèques.Plus simplement, le vin sent et goûte meilleur.Ce coup de pouce aromatique était autrefois réservé aux très grands vins qui se vendaient très chers (et encore aujourd’hui) permettant aux propriétaires d’assumer la lourde dépense qu’occasionne l’achat de fûts neufs.Un fût coûte environ 500$ et contient à |x*u près 300 bouteilles.Aujourd'hui tout le monde fait un peu de bois neuf.Mais encore faut-il que le vin ait l’étoffe voulue pour se bonifier au contact du bois neuf et malheureusement, cette mise en valeur du vin n’a lias toujours été appliqué avec doigté.Certains en ont abusé, espérant grandir des vins qui n’avaient pas la constitution requise et ont produit des «jus de bois».Cette tendance semble s’atténuer et les vinifica-teurs dosent de mieux en mieux cette apport.De plus l’expérience nous apprend qu’il y a de bons bois et des moins bons.Certains bois marquent le vin plus rapidement ou plus grossièrement que d’autres selon leur origine géographique et la rapidité de croissance.Ainsi le chêne du Limousin possède un grain plus large parce qu’il pousse plus vite et donne aux vins desparfums et des saveurs grossières alors que le chêne de l’Ailier (forêt de Tronçais) et de Vosges ont un grain plus serre et boisent le vin beaucoup plus délicatement.Ix1 vinificateur se trouve donc devant un problème complexe lorsqu'il considère l'usage de fûts neufs pour une partie de sa vendange.Il doit déterminer le pourcentage de fûts neufs afin de boiser juste ce qu'il faut, choisir le bois d’origine le mieux adapté à son vin et finalement retenir les services d’un bon tonnelier.Il n’y a donc pas de recette magique, ni de formule parfaite pour l’élevage du vin.Certains vinifieateurs élèvent le vin en fûts neufs exclusivement et les vins se portent très bien et n'affiche pas de boisé excessif.D’autres préfèrent un dosage plus faible en fûts neufs afin de ne pas trop marquer le vin et laisser la matière première et le terroir s'exprimer.Qui a raison?C’est le vin qui donne la réponse.Aussi pourrait-on comparer le boisé du vin à un cadre autour d’un beau tableau.Si le cadre met le tableau en valeur, le dosage est bien réussi.Par contre si le cadre prend tout l’espace et domine le tableau alors c’est raté.Même chose pour le vin.E S T A 11 11 A N T 8 ( (astronomie |>«.*ki Service rapide pour Théâtre à partir de 17 h 30 2065, BISHOP 987-9586 oyeuse fête des ères! 99, Laurier Ouest, tel 271-3095 Droit de réplique ?BISTRO Depuis 19S6 L'unique bistro italien ! BEAUBl^J | 1039, rue Beaubien Est Montréal • 279-4433 CODORNIU «CLASICO EXTRA» SECO VINIFICATION: ENCÉPAGEMENTS: MlT110DE CHAMPENOISE MACABEO-XARELLO -PARELLADA CARACTERISTIQUE Sa Fête commence ACCORD VIN ET METS CONSERVATION: NO DE CODE: O Téléphone : (514) 286-5488 Télécopieur : (514) 286-11 39 Le caractère complémentaire des trois variétés de cépage utilisées sert à élaborer un produit merveilleusement équilibré par sa douceur gustative due au contenu modéré de sucre.D’une belle couleur jaune pâle, le Clasico Extra Seco possède des arômes floraux; fin ci délicat, c’est un vin léger et très agréable.Le CLASICO EXTRA SECO est recommandé pour toutes les occasions.2 ans selon les conditions normales de conservation.170803/750 ml:+000968 9,51 +0, 67 TPS +0, 81 TVQ 10, 99 TOTAL Aussi disponible : 375 ml : 5,66 + 0,40 + 0,48 = 6,54 S 750 ml A LUI DE CHOISIR SEC OU BRUT CLASICO EXTRA SECO MÉTHODE TRADITIONNELLE - MÉTHODE CHAMPENOISE SPAKKUNG WHITE WINE - VIN HUNT MOUSSEUX LE MOUSSEUX DES MOMENTS HEUREUX En exclusivité dans la plupart des succursales de la n Société des alcools du Québec CODORNIU «BRUT CLASICO» VINIFICATION: ENCÉPAGEMENTS: CARACTÉRISTIQUE: ACCORD VIN ET METS: CONSERVATION: NO DE CODE: MÉTHODE CHAMPENOISE XARELLO - PARELLADA -CHARDONNAY Eéquilibre parfait obtenu avec le mélange des variétés Xarello et Parellada se complète avec une légère note apportée par le Chardonnav.C'est un vin d’une belle couleur jaune pâle, fruité et délicat, bien équilibré, léger, très agréable.Par sa légèreté et son très bon équilibre, le BRUT CL3S1CO est bien approprié à l'apéritif dans l’après-midi et accompagne aussi à merveille toutes sortes de repas.2 à 3 ans selon les conditions normales de conservation.750 ml: +006262/ 1.5 L: +140731 750 ml 10,37 +0, 73 TPS +0, 89 TVQ 11,99 TOTAL Aussi disponible : 1.5 L: 20,76+ 1,45 +1.78 = 23,99 S «Htr iàk$& ¦'• $?%* ' •> ¦1 • *>>•.:- *æ£* WM $Sg ¦ i2§», •• mérmk •ÎM0< -üi i v •¦- ci- ic~ s&d L ./.*v Mft, r/jSw**- ________ sgp* r.4Mtf* B»** sTTjr > «il Dans les régions, la campagne s’entrecoupe de petits villages, de lieux historiques ou de petites auberges pittoresques.Admire/ des décors différents d'une région à l’autre.Imprégnez-vous d’une culture restée à l’état nature et échappez à l'agitation de la vie urbaine dans des cadres enchanteurs 10 régions à découvrir : iles-de-la-Madeleine (iaspésie Mas-Saint-Laurent Duplessis Manicouagan Charlevoix Saguenay -Lac-Saint-Jean llautes-haurentides Mont-Laurier Outaouais Abitibi- Témiscamingue Les régions du Québec : la vraie nature des choses.Pour en savoir davantage sur rune de tes dix régions, compose/ : Montréal et les environs, (514)873-2015, code822 ou, sans frais, I 800 363-7777, code 822 telle campagne a été réalisée en cnllahoraliiiii avec le ISiirean fédéral de développement régional (Ouéhee CLICHE RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME Le Témiscamingue, vous le verrez, est largement resté agricole.Des fermes sont ouvertes au publie pour la visite ou comme gîtes ruraux.Certains lieux offrent des produits, ketchup de tomates à Guyenne, agneau à Lorrainville, PHOTO MINISTKK1-: 1)11 TOURISMK 1)1 ’ ()l ITIKC Parmi les nombreuses versions du mot Abitibi, une constante: l’eau apparaît comme élément déterminant.qui titillent les papilles même un village, Guérin qu’il s’appelle, moins de trois cents âmes, entre les routes 101 et 381, qui depuis plus de quinze ans s’est tout entier transformé en village-vacances-familles où chaque maison est devenu havre et toit pour les visiteurs.Au sud du lac Abitibi, grand et toujours venteux, à Saint-Laurent-de-Gallichan, Palmarolle, Rapide-Danseur, l'Abitibi se fait rurale et ressemble au Témiscamingue.C’est plus à l'est que se déploie l’espace minier, autour d’Amos, Rouyn-Noranda, Val-d’Or.Au Village minier de Bourlamarque, des maisons en rondins vivent encore au temps de la ruée vers l’or, alors que brillait la promesse d’un autre Eldorado.A Malarctic, le Musée régional des mines présente des maquettes Il est min de et une vaste collection de minéraux: il offre même une descente simulée dans les entrailles de la terre.L’Abitibi, un autre pays de pionniers, qui s’est ouvert, puis défriché et creusé avec le grand che- En Abitibi, il a fallu un fait de culture pour que le reste du Québec le «redécouvre»: le Festival du cinéma international.fer qui allait vers l’Ouest.Un pays que, longtemps; on a oublié dans la vallée du Saint-Laurent.Parfois, une grève, une fermeture de mine, des joueurs de hockey, Rogatien Va-chon, Jacques Laperriè-re, Serge Savard et d’autres, qui perçaient dans la Ligue nationale, nous en rappelaient l’existence.Et, chaque automne également, les amateurs de chasse qui rêvent d'en ramener- sur le toit de leurs autos des panaches gros comme des mammouths.Et puis, comme souvent, comme toujours, il a fallu un fait de culture pour que le reste du Québec « redécouvre» l’Abitibi.Aujourd’hui, le Festival du cinéma international qui se tient à l’automne au Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda est un événement qui a gagné ses galons, drainant vers la région cri- tiques et amateurs de cinéma de tout poil et touristes bon teint qui en profitent pour baguenauder dans les environs.11 a fallu qu’un monstre, sacré ou non selon les uns ou les autres, Serge Gains-bourg, accepte de participer au Festival, de se rendre à Rwanda comme il disait, amusé, pour que les yeux s'ouvrent, que îes idées débloquent.Pour que l’on constate que l’Abitibi, ce n’est pas si loin.Renseignements: Association touristique de l’Abi-tibi-Témiscamingue, 76, rue des Oblats est, Rouyn-Noranda J9X 3N6, (819) 762-8181/797-0960 (télécopieur).Maison du colon, 7, rue Notre-Dame-de-Lourdes, C.P.1022, Ville-Marie J0Z 3W0, (819) 629-3533.F rais d’entrée.Rodéo du camion, Notre-Dame^ du-Nord, (819) 723-2712.Village-vacances-familles de Guérin, (819) 784-4321/2456.Village minier de Bourlamarque, (819) 825-7616.Musée régional des mines, 650, rue de la Paix, Malartic J0Y 1/0, (819) 757-4677.Era is d’entrée.Festival du cinéma international de l’Abitibi-Témiscamingue, (819) 762-6212.CHANGEZ DE DECOR!"™"1 LES REGIONS.C’est loin, l’Abitibi-Témiscamingue.Qu’en pensent les gens de la région?Que la distance n ’est pas si grande, que ça se passe, en fait, entre les deux oreilles.La preuve en est qu’ils «descendent» souvent, eux, à Montréal comme s’il s’agissait d’une promenade.NORMAND CAZELAIS Il ne faut pas toujours croire ce qu’on nous raconte.Ainsi, que dit-on dans les chaumières â propos de l'Abitibi-Témiscamingue?Que c’est loin, mes aieux! quelque part aux jn&rges de la carte, au-delà des grandes forêts du parc ae La Vérendrye, plus loin encore que l’Ou-•Wouais, quelque part Vers le nord de l’Ontario «tics grandes étendues 4e la Baie-James.Plus loin que ça, tu.Mais que disent-ils les gens de l’Abitibi-Témis-camingue?Que la distance n’est pas si grande, que ça se passe, en Élit.entre les deux oreilles.La preuve en a$t qu'ils «descendent» souvent, eux, à Montréal comme s’il s’agissait d’une promenade.Ainsi, ils étaient nombreux à applaudir la parade de la coupe Stanley sur la rue 5b erbrooke et j’en connais qui, régulièrement, sautent dans leur Voiture pour assister à des matchs des Expi us au parc Olympique.Et qu’y a-t-il là-bas qui puisse éveille r notre curiosité?Au Témis-Clmingue: un empire de forêts tacheté de prés vallonnés.Pour y arriver, il faut passer par l’Abitibi ou encore, après Hull et le Pontiac, faire un détour par Northbay et l’Ontario, avant d’atteindre Témis-kaming.Mais ça vaut le coup.Ix Témiscamingue est largement resté agricole.Des fermes sont ouvertes au public, qui peut les visiter, comme gîtes ruraux.D’année en année, la pêche, le camping, la vie sur la ferme ou en nature y ont gagné de fidèles adeptes.Un pays de pionniers Un empire d’étonnements aussi.En ce pays pionnier, rien n’est vraiment pareil à ailleurs.Allez, par exemple, jeter un coup d’oeil à la Maison du colon à Ville-Marie: construite par un oblat, le frère Moffet, elle a accueilli, le temps de «faire de la terre» les premiers colons voici à peine un siècle, en 1881.C’est peut-être pas long, un siècle, mais c’est de la sueur.Profitez-en — ne faites pas les snobs — pour aller au Rodéo du camion à Notre-Dame-du-Nord, vraiment au coeur du Québec profond: les gens, par la, gagnent leur vie au volant de mastodontes longs comme des ponts en transportant du bois et avalent des quantités effarantes de kilomètres, quel que soit le temps.Une fois par année, comme on le faisait autrefois avec les chevaux, ils astiquent et montrent leurs montures, leurs outils de travail, organisent une mémorable parade, font des concours et comparent leur habilité.Et tenez-vous bien: en ce Québec que nous croirions perdu, nous, gens de la grande ville, durant ce festival bien particulier, il se donne quelque 250 000$ en prix! PHOTO SOl'll I I IIISTORIOUi: UK VAI.I) ()l( Le pont couvert, une image familière de la région abitibienne.Malheureusement, plusieurs ont disparu, dont celui-ci.A l’arrière, le village de Barvillc et la mine de Barvue, situés à une quarantaine de milles de Val d’Or.Découverte en 1950, la mine de zinc entre en production à la lin de 1952 et ferme ses portes moins de cinq ans plus tard. ** mm ' ?«** «H MflF|L~T'lBpitl mmm l§gggj Mm '&?¦!&.I mjÊ .-'* t -'T 3 i£«c:i «*?# $rWÊÈ£ ' V- $$?• ?&%>• ; 'frjftf* ï: -y-y,: ¦¦ Wmm ËËÈÊÈÊÈÊ: Wm'&Mga m m ****** ¥'• i ,i MARIE-MICHÈLE C R O N ! > ; A l’entrée, un pied en acier moulé, i/TLtalon plat, lignes régulières des doigts, repose sur le sol.Inerte, pro-jonÿé par la protubérance bulbeuse d’un mollet qui se referme sur lui-Imêjne comme une masse lourde et [compacte, il n’en est pas moins étrangement vivant et légèrement menaçant, fragment anatomique issu de la jjjfcsse de Jupiter, météorite déjà froide pt lancée sur terre par un Vuleain courroucé.Tout près, une petite mai-SOftsur roulettes où s'accroche une la-jnfére de cuir, insiste dans son apparente inertie, sur le handicap que nous Iptopose le réel lorsque vient le temps 4ec emer ses contours ambigiis.| Avec Tom Dean, les objets que HOU?croyons reconnaître perdent le deîjctère utilitaire qui les signifient se charger d’une morphologie ©fWjfliatique, d’une substance très bqirique, d’une déroute du sens et dépens.Il y a dans cette mise en sôene stratégique de l’artiste qui mise, entre autres, depuis le milieu des années quatre-vingt sur l'inven- taire introspectif d’objets à connotations narratives et métaphysiques, l’examen minutieux et circonspect de l’univers, des différentes phases de sa genèse, des résonnances troubles de nos origines.Di lecture circulaire A'Excerpts Front A Description of the Universe n’échappe pas au spectateur qui retrouve dans la magnifique exposition présentée chez René Blouin, la synthèse d’une cosmogonie personnelle dont certaines stases, sous les auspices de la manifestation Aurora Boréalis du CIAC en 1985, annonçaient pour ceux qui s’en rappellent, la richesse sémantique des petites sculptures minutieusement modelés par l’artiste.On retrouve encore ici, disposés en ilôts paradigmatiques sur de longues tables industrielles qui rappellent des autels parés pour quelques rituels singuliers, une extension de cette démarche obsessive qui observe, à ptiriir d’un métissage de tendresse et de cruauté caustique, le fonctionnement de l’organisme humain et l’organisation de l’espace mental.Chaque objet est un cycle temporel sans début ni fin, chaque forme est un serpent se mordant la queue et se regarde naître en chien de faience.Les museaux de ces animaux aux corps longilignes se touchent dans une gemellité suspecte, des cornes \ \ ¦ PHOTO JACQUES (iKICNIKK Avec Torn Dean, les objets que nous croyons reconnaître perdent le caractère utilitaire qui les signifient pour se charger d’une morphologie énigmatique, d’une substance très onirique, d’une déroute du sens et des sens.LF: NU ET L’ÉROTIQUE CHEZ DUMOUCHEL MARTIN BRUNEAU: LA RONDE DE NUIT ACQUISITIONS RÉCENTES SfcJH jW» WP'S* en caoutchouc à l’intérieur teinté de rouge métaphorisent l’ivoire précieux et sanglant, les figures organiques grossièrement pétries par la main, fragiles et rustres, sont instruments qui gravent et sculptent ou fragments naturels du système digestif, un réceptacle-coquille de charbon noir et âpre préfigure, dans une contraction temporelle, conglomérat de houille et fossile daté au Du 22 juin au 6 septembre 1993 mzm Albert Dumouchel MUSEE D’ART DE JOLIETTE ChezDolorès 1969 145, Wilfrid-Corbcil, Jolielte STaj (514) 756-0311 Photographe: Éric Parent OEUVRES VENDRE ACHETER ANNONCEE carbone 14.Autonomes, amputés de leur nerf vital, reliés par un cordon ombilical invisible à une matière nourricière, les oeuvres de Tom Dean brisent les échelles, s’allongent, se vertiealisent, se remplissent et se vident, et attirés par un phénomène d'entropie, tissent des liens dialogiques avec leurs frères, leurs semblables, et les socles qui les exposent en spécimen étranges issus d’un musée inconnu d’histoires naturelles.Un nez pétri à même la table, embryon incrusté en médaillon, surgit discrètement, auréolé de pétales ensoleillés.Sur le mur, une grande pièce de bois réalisée avec Richard Banks, explore les lieux topologiques du tableau ou dans un jeu de signes souples et tendus, des taches solides et délétères s'étirent, travaillent le bois gravé et s’impriment, par des effets de push and pull, sur la surface sillonnée.Il y a chez Tom Dean une poésie brutale qui nous secoue et l’instinct d’y réveiller des questions existentielles restées jusque là atones et pudiques.Sans drame, sans maniérisme, sans excès et avec un souffle qui nous dépasse.Métamorphose tridimensionnelle Dans la petite salle, s'inscrivant dans ce phénomène de métamorphose tridimensionnelle et spirituelle, les dessins de Sheila Segal qui explorent les textures de différents média, décalque, abaca et report, réfèrent à des excroissances végétales très ténues mais denses.Un gaze de nylon posé comme un voile sur le papier quadrillé se confond avec le traitement d’un coloriage et leurre l’observateur qui peut n’y voir que du feu.Les lignes fumigineuses qui croissent à la surface se lisent comme un continuum de formes paradoxales: nous assistons, dans une sorte d’hallucination, à l’extension exagérée d’un bras et d’une main à la bouleversante maigreur.Sur les murs, les ligures se font volumétriques, les dessins se font sculptures.les branches d’arbre enduites de colle et de cire d’abeille crèvent la gangue de papier qui les étouffe dans une mutation co-coneuse et une prolifération ryzoma-tique étranges.Voilà bien une manière novatrice de questionner un médium traditionnel, avec acuité et intelligence.A voir absolument.MARÉE HUMAINE 30 000 figurines d’argile ont envahi le Musée.Avec Champ, Antony Gormley nous éblouit.Musée des beaux-arts de Montréal.Jusqu'au 19 septembre.PERSPECTIVES I)e Charney à Wainio: une exposition sur la perspective en art contemporain.Centre d’exposition du Vieux-Palais.Jusqu'au 27juin.UN ÉIÉ CHARGÉ AU MBA: L’art prend l’air avec des cerf-volants fous.Jusqu’au 26septembre.Im grande rétrospective Jean- Paul Lemieux.Jusqu’au 31 octobre.Scuptures mystiques de Ixntis Archambault.Jusqu'au 31 octobre.PARCOURS Ij> vidéaste Daniel Dion interroge l'identité.Musée des beaux-arts du Canada.Jusqu'au 4 juillet.LAURENCE WEINER Une architecture de mica, de sable, de pierres et d'ardoise.Galerie Samuel ImIIouz.Jusqu’au 24 juillet.HOMME-MACHINE Michel de Broin ausculte le corps comme un moteur à l’huile.Galerie Yves U Roux.Jusqu'au 17juillet.C'esl beau la vie r PELLAN DU 17 JUIN AU 26 SEPTEMBRE » .JN % ' GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark suitel 00 Montréal (514) 849-1165 Mardi au samedi de 9h30 à 17h30 et sur rendez-vous ; MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL Ouvert du mardi au dimanche : 11 h à 18h • mercredi : 11h à 21h (gratuit 18h - 21h) Metro Place-des-Arts Renseignements : 847-6212 Tarifs réduits pour aînés, étudiants, groupes, familles.Une co production avec MIJSKK DU QUEBEC BARRAUD CHÉNIER DANSEREAU FARISH GAUDREAU PICOTTE SAINT JACQUES LE PAYSAGE EN ARRIERE-SCENE du 5 au 9 juillet Ateliers de peinture, de dessin et d'espace, conférences, repas, matériel inclus.' Au Manoir McDougall Inscription: ADAVM 270-6845 Information: SLDC 872-4490 Vilkr do Montréal MUSEUM CIRCUS Pierre Ayot jongle et s’éclate avec ses animaux totémiques.Musêe du Québec.Jusqu 'au 10 octobre.Galerie Graff.Jusqu ’au 30 juin.MUYBRIDGE Redécouverte d'un grand photographe .Centre Canadien d'Arehitec-ture.Jusqu au 25 juillet.PIED-À-TERRE Une expo dans un appartement au 3768, me Saint-Denis.Original.Jusqu ’au 26 juin.Marie-Michèle Cran Espace 1 J AN VOSS Espace 2 NORMAND MOFFAT BRUNO TENTI jusqu'au 23 juin Exceptionnellement ouvert dimanche le 20 juin de 13h à 16h Fermeture annuelle du 23 juin au 14 août 1993 GALERIE LACERTE^PALARDY ASSOCIÉS 307, rue Ste-Cathenne ouest, porte 515 Montréal H2X 2A3 Métro Place des Arts 844-4464 , x tlN SKK W| KM K L'V CO.Mlfl S(f:M1:V| 2 e SYMPOSIUM en ARTS VISUELS DK L'ABITIBI-TÊMISCAMINGUE TROIS LIEUX DE CREATION Village minier Bourlanmque Centre culturel de Val-d'Or Centre d'exposition de Val-d'Or DOUZE SITES DE REALISATION QUATORZE ARTISTES SCULPTURES MONUMENTALES INSTALLATIONS PERFORMANCES FILMS SUR L'ART CONFÉRENCES, TABLE RONDE Les oeuvres réalisées feront l'objet d'une t saison estivale.en extérieur et en intérieur :xposition pendant toute la Rcmercicmcnls an ministère de lu Culture, au flnreau fédéral du développement régional (Québec)et à ta Ville de Val-d'Or.a Hydro Ounlinc Mnt|inrl I .(.u.iii,le HiVmi CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ I E I» K V (I I li .I.K S S A M EDI I !l K T I) I M A X < Il E 2 0 .1 I' I X I !> !l A C 15 MTS A R T S VISUELS Univers distants sur un même parcours JAN VOSS NORMAND MOFFAT E! BRUNO TENU Galerie üicerte Palardy & associés 307, me Sainte-Catherine Ouest, Montréal Jusqu'au 23 juin MON A HAKIM Deux expositions aussi divergentes dans la forme que dans le contenu habitent l’espace de la galerie Lacerte Palardy & associés.Autant les collages, aquarelles et bois gravés de Jan Voss font vibrer la gr.uide stdle de leur impétuosité, autant les sculptures et peintures sur bois de Normand Moffat et de Bruno Tenti baignent la seconde salle dans un climat sépulcral où règne une grande quiétude.Univers distants, qu’il n’est pas du tout inopportun d’appréhender dans un même parcours.Natif de Hambourg, établi à Paris depuis 19(30, Jan Voss profite d’une réputation internationale lui permettant une visibilité dans de nombreuses galeries renommées d’Europe.Depuis son arrivée à Paris, Voss n'a jamais dérogé d’une démarche artistique fortement imprégnée d'une pulsion automatis-te.Arabesques, gestes convulsifs, lignes sinueuses et rythmées, dessins aériens, stylisation délibérément excessive, les oeuvres peintes et gravées (ces dernières font preuve d’une véritable adresse technique) se moquent de l'équilibre et de la raison.Les chemins de l’inconscient Les encres sur papier des années (30 dans lesquelles des graffitis ou des signes cryptographiques traçaient une figuration naïve et ironique (animaux, humains, maisonnettes) ont laissé* place dans les années 70 à des formes plus abstraites, plus angulaires et plus tordues.Peu à peu la ligne se fait tache plutôt que forme et se détache de la masse pour former des surfaces individuelles.Ix‘s collages de sa récente production poursuivent cette idée de fragmentation en traitant l’espace visuel comme une matière à découper que le spectateur reconstruira à sa guise.Dictés par le geste primaire et les chemins de l’inconscient (comme le veulent les fondements de l'automatisme), les collages de Voss court-circuitent toute narration préméditée.Sur une surface préalablement imbibée d'aquarelle ou de gouache et griffonnée de traits irrévérencieux, l’artiste, en procédant par découpes et assemblages désordonnés, brouille davantage les pistes.Une figure identifiable apparaîtra ici et la, histoire de ne pas perdre complètement l’équilibre.Tout en demeurant fidèles à des assises de base comme l’accent sur la frontalité, l’aplanissement de la surface et l’espace vibratoire propre, les oeuvres de Jan Voss conservent infailliblement leur caractère extraverti et jubilatoire.Cette tendance picturale, beaucoup moins généralisée à l’heure actuelle au Québec, bien qu’elle ait eu ses moments forts dans les années 50 avec les Barbeau, Riopel-le, Molinari et Juneau (qui à sa façon poursuit encore dans cette voie), possède indubitablement une résonan- ce européenne.En tirant profit des savantes élucubrations des Masson, Miro, Klee et autres émules du surréalisme, certains artistes, comme Voss, ont su faire évoluer le genre.Parce quelles profitent pleinement de leur maturité, les oeuvres vivifiantes de Jan Voss s’inscrivent ainsi dans une continuité historique sans pour autant souffrir d’aucune redondance.Un plaisir pour l’oeil.Des sculptures théâtralisées Dans la salle voisine, Normand Moffat et Bruno Tenti nous convient à une traversée silencieuse d’un monde vivant porté à sa 1 initude.Forts d’une longue amitié et de préoccupations communes pour les mystères et la précarité de l’être, les deux artistes qui partagent le même atelier depuis plusieurs années ont décidé de joindre leur création respective dans un lieu commun d'exposition.Bien que formellement distinctes, les oeuvres se rejoignent et se complètent fort efficacement dans un contenu axé exclusivement sur la disparition et l'hommage rendu à des êtres chers.Les sculptures théâtralisées de Normand Moffat poursuivent ici le cycle de ses Hommages à la création.Des pieds moulés d'amis proches (souvent ce sont ceux d’écrivains ou autres artistes), des stèles/obélisques, des lettres serties au creux d’un immense bol ou jonchant le sol parce qu’échappées d’une poutre archée, couvrent silencieusement le sol et un des murs de la galerie.Sculptures de bois patinées de vert de gris imitant le bronze rouillé, comme rongées par le temps.Quoique l’iconographie nous soit peut-être déjà trop familière, le travail de Moffat témoigne néanmoins de la remarquable maîtrise de l’artiste sur son médium, en lui imbriquant toute la charge d’émotivité que sous-tend le propos initial.Objets écaillés dont la peau extirpée trahit les marques d’usure, le friable, l’éphémérité du corps, ces objets incarnent également des monuments en l'honneur de ces humains.Pour sa part, Bruno Tenti habille les murs de stèles de bois dont il a raturé la surface peinte d’un tracé frustre en forme de messages cryptographiques.Docilement alignées, elles se multiplient de manière presque obsessionnelle faisant du parcours une sorte de cortège funèbre.La répétition d’une même forme (avec tout de même des variations internes) tend quelque peu à désabuser le regard et à nous laisser une impression d’exercice par trop introverti.Ce que Moffat énonce de façon plus imposante, Tenti l’enve-loppe de pudeur et de secret.Ce qui n’est pas sans provoquer, somme toute, un contrepoids salutaire.L’abondance des textes qui accompagnent les oeuvres (titres et mots décomposés dims les sculptures de Moffat) en dit long sur le besoin de proclamer, d’exprimer en parole des chagrins refoulés.Même si ces textes dérangent parfois notre propre saisie des objets, ils font partie intégrante d’un lieu de méditation où parfois il n’est pas défendu de crier haut et fort sa désolation.Et c’est peut-être dans ces mots, quïci, cette désolation semble le mieux s’éclater.Les oeuvres de Voss font vibrer la grande salle de leur impétuosité, alors que celles de Moffat et de Tenti baignent la seconde salle dans un climat sépulcral.8* Jean Paul Lemieux 17 juin • 31 octobre 1993 MUSÉE DES BEAUX-,VRI S 1)1 MONTRÉAL ^^5 W «MVTfll» §£gf Omni1 V' ,, 4» ; ; s* ÇgA PHOTO JACQUES NADKAt' Dictés par le geste primaire et les chemins de l’inconscient comme le veulent les fondements de l’automatisme, les collages de Voss court-circuitent toute narration préméditée.EVENEMENTS MAJEURS EN i 2e SYMPOSIUM DE SCULPTURE DE DRUMMONDVILLE du 14 juin au 1" juillet 19 M ARTISTES PARTICIPANTS Soler EIRIKSDOITIR, Isituait• (acier) André IAPOISTE, \omeau-Bmnsuick (granit) Claude MlLUiVlF, Québec (acier) Guy NADEAl .Québec (acier) lira ROl'CKA, France (bois) les artistes sont sur le site tous les après-midi.> & H GSI < JARDIN SCULPTURES 1 IJ oeuvres d’artistes québécois, canadiens et étrangers.lieu pe?Evénements; Site extérieur du Centre culturel de Orummondrille 175 rue Muguet, Orummondrille.Partenaires; léF: («19) 477-5518 ?Gouvernement du Quebec Ministère de la Culture Ville de Drummond vil le 1 + Emploi et Immigration Canada GSI rt M CSl Zeus habite le Marché Bonsecours Une exposition unique LA CIVILISATION GRECQUE MACÉDOINE ROYAUME DALEXANDRE LE GRAND Adultes : 9,50$ • Aînés et étudiants (17 ans et plus) avec carte : 8$ Enfants 5 à 16 ans : 7$ • 4 ans et moins : gratuit • Forfait-famille : 28$ .±: AAu.Au Marche Bonsecours, 350, rue Saint-Paul Est • Jusqu’au 19 septembre 1993, Je 10 h 30 à 21 h.Audioguide gratuit.* Renseignements : 872-7000 ou 1 800 668-7007.• Billets en vente à la billetterie du Marché Bonsecours jusqu a 19h 30 et aux comptoirs Admission': 790-1245 ou 1 800 361-4595.* Rabais de 1 $ offert sur présentation du billet de l'exposition au stationnement du Complexe Chaussegros-de-Léry, nie du Champ-de-Mars.‘Frais Je service Bell Sûtes 4 om.ymer*ic: MET PEPSI 1*1 Communcatc Canada ET Ville de Montréal mm 1 iBStm i\,.jm/ «K l.i ( tillmv tlu (Juilvc [ chute 1 MX il éternelle I NRf \ Ul' du temps II ¦‘a rl prend l’air à Baie Saint-Paul ¦ .Du 24 juin au 22 septembre AV CENTRE D’EXPOSITION DES CERFS-VOLANTS D’ARTISTES tas plus grand* noms «le la peinture contemporaine I n événement international initié par l'Institut Goethe À NE PAS MANQUER Écho Écho jr Echo Le symposium île la jeune peinture au Canada ARTS VISUELS Le voyeurisme l’emporte sur la pudeur Nfei PHOTO JACQUES GRENIER Nadine Norman a dressé un morceau de plastique comme une tente ou la vitre d’une serre protectrice.En face, les murs vomissent des plantes et entortillent des mots que Karilee Fuglem a écrit avec du fil de fer barbelé nier, Claude Simard qui loua celui d’Evergon, s’était mué en grand-mère dont l'étrange affublement laissait entrevoir que le loup est un loup pour l’homme.Il accueillait les petits chaperons rouges que nous étions, nous distribuait douceurs et liqueurs pour désamorcer le cruel discours sur les malades atteints du sida alors que plus récemment, la Chambre Blanche de Québec invitait un groupe d’artistes à prendre en otage des chambres d'hôtels lors d’une randonnée urbaine trépidante et inoubliable.Naufrage du quotidien Ici, certaines oeuvres se répondent, des univers s’entrecoupent, des récits se referment sur quelques secrets d’alcôves, le quotidien s’écrit sur les murs qui se gargarisent de nature ou bien se cloîtrent sur des souvenirs épars.Et si toutes ne viennent pas répondre à nos attentes, parfois elles sont trop lointaines, trop froides, il n'en réside pas moins une ambiance singulière, des installations féroces et émouvantes, et toutes ces bribes de conversation qui flottaient dans l’air au moment des préparatifs, alors que les liens se font et se défont autour d’interventions entr’aperçues à la dérobée.Ainsi, face à l'escalier, le salon est devenu un jardin intérieur.Nadine Norman a dressé un morceau de plastique comme une tente où la vitre d’une serre protectrice.En face, les murs vomissent des plantes et entortillent des mots que Karilee Fuglem a écrit avec du fil de fer barbelé repoussant de cette pièce claustropho- bique la liberté d’un ailleurs rempli d’eau, d’arbres et de terre.La vision de ce nauffrage poétique des sentiments est saisissante.Elle vient ponctuer et relier avec cet art pauvre, ces trous que l’on creuse pour faire pousser la vie, la tapisserie de cheveux bruns et fluides, criblée d’une multitude d’aiguilles de couturière, de Mindy Yan Miller.La sauvage beauté de toutes ces soieries qui recouvrent et protègent du froid, comme le ferait le cuir chevelu sur le crâne, les fondations de la maison, rappelle une peau de cuir ta-née et chaude, devenue à la fois carte du tendre et rivière de perles.Mais aussi, image emphatique et séculaire de ces reines du foyer brodant dans leur chaumière près de l’âtre.Nicole Joücoeur et Lani Maestro quant à elles, ont élaboré une chambre nuptiale ou une chapelle ardente.Les draps sont roulés comme des ballots de foin sur le plancher mal peint, repliés dans une attitude de deuil, mais un deuil à l’envers, vêtu de blanc tel une virginité perdue, et que des cônes de tissus sali?de pigment noir pointent tel un dard.A l’impression d’un drame inachevé et d’une grande connivence entre les deux artistes qui nous offrent ici des oeuvres remplies d’émotion, s’ajoute là, quelque chose qui participe d’un ordre rituel et presque sacrificiel.La douleur est muette.Et les habitudes lancinantes.David Blatherwick les griffonne sur le mur, écriture illisible et névrotique à l’effigie de cette perruque rousse pivotant inlassablement L’environnement domestique est intérogé, retourné comme un gant, analysé, ausculté et déguisé.sur elle-même, métaphore du quotidien, cette ravissante idiote qui dit toujours non ou cette poupée mécanique qui dit toujours oui.Dans les toilettes, nul objet, nul artefact.Que des sons enregistrés par Allan Paivio.On met l’oreille, et non pas l’oeil comme on a tendance à le faire, contre un long tuyau percé d’une ouverture et l'on entend des voix célestes.Andrew Forster (avec Ron Hueb-ner) travaille aussi sur la physicallité des lieux et les limites spatio-temporelles.L’artiste a collé des photocopies montrant une nageuse et une aile d’avion, symbiose de deux corps fuselés, de l’eau et de l’air, sources d’oxygène.On a envie, devant eux, de prendre une profonde respiration et de regarder par la fenêtre.En guise de réponse, James D.Brown a posé un téléviseur sur le sol où fuit inlassablement l’eau d’un robinet.Ampoule blâfarde au plafond, impression d'intense purification d’un lieu trop sordide pour être honnête, Vingt pieds de liaut.des foules en dessous se veut salle de pas perdu où l’on tourne en rond comme un lion en cage, cellule de semi-repos suspendue entre ciel et terre, lieu de transit que l’on s’aproprie furtivement de peur de déranger une symétrie originelle, réservoir de désirs et de soupirs mais aussi terrain miné par l’angoisse de l'étranger perdu sur une île inconnue.jusqu'au 30 juin 1993 ALFRED PELLAN estampes REGARDS CANADIENS SUR TROIS CONTINENTS : CAROLINE ET FRANK ARMINGTON AU DÉBUT DU SIÈCLE estampes, huiles aquarelles en collaboration avec ()j(in o/olinson ŒVC4n CENTRE D'EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN SADASHI RAYMOND INUZUKA DUPUIS Jusqu'au 10 juillet 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444 Tél.: (514) 393-8248 Le centre d'exposition CIRCA remercie le Ministère de la Culture du Québec et le Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke Ouest 845-7833 / 845-7471 ! un.-Ven.de IOh à I7h.1ll.PREMIÈRE MONDIALE •Procédé unique au Québec • Reproduction sur tou : d'artiste • Oeuvres et photos de votre choix • Original ou copie conforme (514) 642-6866 Bienvenue gens d'affaires, investisseurs, etc.HEBERT.SUR LA VILLE.Adrien Hébert, peintre de la ville.Découvrez ce peintre montréalais de la modernité, prend la vedette qui, dès les années 1920, et ce.au Musée du Québec ceî été.Laissez-vous séduire par scs œuvres superbes, aux couleurs riches et lumineuses et aux influences françaises.jusqu’à sa mort en 1967, a célébré avec brio la vie urbaine.DU 16 JUIN AU 3 OCTOBRE 1993 | Horaire d’été; Tous les jours de 10h à 17h45, le mercredi de lOh à 21 h45.MUSÉE DU QUÉBEC KKNSKKJNKMENySt
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