Le devoir, 22 juin 1993, Cahier A
LE DEVOIR PERSPECTIVES L’Ontario et le «bon bord» Tout laisse croire que nos voisins choisiront le prochain gouvernement Chantal Hébert « ociété distincte oblige, c’est au Québec que £ A les premières flammèches de la campagne électorale fédérale à venir ont jailli la fin de ^ semaine dernière.Elles ne risquaient guère ^ W de provoquer une flambée d’enthousiasme.^Pendant que le reste du Canada et Kim Campbell prenaient un repos bien mérité de la politique après les agapes conservatrices du week-end précédent, Lucien Bouchard et Jean Chrétien se précipitaient au Québec pour y tester leurs slogans respectifs.Ils ont tous les deux fini par entonner des airs archi-connus.Pour la circonstance, le chef du Bloc québécois, a dépoussiéré le curriculum vitae de son adversaire libéral, dénichant de nouveaux synonymes pour dénoncer «coups de force» et «humiliations».De son côté, Jean Chrétien, nouvelle image oblige, apprend laborieusement à ne plus désigner comme «des séparatistes» ceux sur le dos desquels il se prépare à faire encore une fois campagne.Mais seule la manière semble différente.Du coup, tous les yeux se sont quand même tournés vers le Québec.En français comme en anglais, on n’en finit plus de supputer les chances des unes ou des autres de finir la prochaine campagne électorale avec le Québec dans son camp.Tout cela au nom de la recette éprouvée selon laquelle le vote québécois est à la clé du pouvoir au Canada.Mais cette fois-ci, ceux qui échafaudent des prognostics électoraux frappent peut-être à la mauvaise porte en s’inspirant de la bataille de rue qui se prépare au Québec.La prochaine élection pancandienne s’annonce comme l’exception qui confirme la règle.S’il faut en croire tous les indices, c’est sur le terrain de l’Ontario qu’elle se jouera vraiment.Le Québec, pour sa part, pourrait devoir se contenter d’une partie de réchauffement en vue du vrai match, celui qui opposera les libéraux de Robert Bourassa ou d’un autre au Parti québécois l’an prochain.Car la conjoncture politique actuelle est en voie d’amener les Ontariens à user cette fois-ci de ce qui a fait la force de frappe du Québec au fil de moultes élections fédérales.Selon tous les éléments disponibles, les Ontariens voteront «du même bord» lors des élections générales de l’automne.Ce faisant, ce sont eux qui décideraient où est «le bon bord».Que ce soit ceux de Queen’s Park et du NPD ou ceux d’Ottawa et conservateurs, les électeurs ontariens sont en effet d’humeur à répudier tous leurs maîtres politiques à la première occasion.Les libéraux promettent d’être les heureux bénificiaires de cette crise de confiance.Avec une fraction du vote obtenu par le NPD en Ontario en 1988, les libéraux enlèveraient 30 de leurs 46 sièges aux conservateurs.La quasi-totalité des dix sièges néo-démocrates ontariens risquent également de passer dans le camp libéral.A l’inverse, aucun des 43 sièges libéraux de l'Ontario n’est sur la ligne de tir des deux autres partis.En combinant tout cela, les ex- Le Québec pourrait devoir se contenter d’une partie de réchauffement en vue du vrai match, qui opposera libéraux au Parti québécois.péris jugent réaliste de croire que ‘ Chr Jean Chrétien pourrait récolter jusqu’à 80 des 99 sièges de la plus grosse province au pays l’automne prochain.En toutes circonstances, le fait que l’Ontario penche aussi fortement pour un parti aux dépens de tous les autres aurait un effet percutant sur le résultat d’une élection fédérale.En 1979, un appui disproportionné de l’Ontario avait ainsi permis aux conservateurs de Joe Clark de former un gouvernement minoritaire même si le Québec tout entier était resté fidèle à Pierre Trudeau.Cette fois-ci, la tendance ontarienne promet d’avoir un impact dévastateur sur les conservateurs.Déjà, le Parti réformiste de Preston Manning menace de gruger leur château fort albertain.En même temps, le Québec se prépare à faire l’expé-riepce des hasards mathématiques de la lutte à trois.A cause de l’existence du Bloc, il n’existe actuellement aucun scénario crédible qui permette aux conservateurs de réaliser en 1993 au Québec leurs exploits de 1984 et 1988.Même en réduisant au minimum l’impact électoral de Lucien Bouchard, les conservateurs y laisseront des plumes.Ainsi, dans la région de Montréal, une poussée modeste du Bloc produit davantage de nouveaux sièges libéraux que de députés pour Lucien Bouchard, tout cela aux frais des conservateurs.Entre-temps, depuis deux ans, l’Ontario n’a jamais jamais cessé de,dire aux sondeurs.son ras-le-bol des conservateurs.A la fin de la course au leadership, le parti, dans l’hypothèse où il était mené par Kim Cam]> bell, y traînait la patte 20 points et plus derrière celui de Jean Chrétien.En plein imbroglio économique, le NPD de Bob Rae ne cessera pas de sitôt d’être une pierre au cou d’Audrey McLauglin.Comparé à l’incendie qui menace les conservateurs et le NPD dans la demeure ontarienne, le débat électoral québécois s’annonce comme un feu de paille.I N I) E X Les Actualités.A2 Éditorial .A6 Agenda culturel .B7 Idées ,.A7 Annonces damées .H4 Ijc Monde .B3 Avenirs „B1 Montréal Avis publics .B2 Mots croisés.B4 Culture .118 Politique .A4 Économie ,A5 U‘s Sports .116 Météo Ciel variable Max: 21 Détails en B4 LES SPORTS Victoire de Stéphane Lareau à Wimbledon PAGE B-6 ?LE MONDE L’ETA frappe à Madrid: # sept morts PAGE B-3 AVENIRS L’école est finie, vive l’école! PAGE B-1 Bon été! Cégep vr-.v.'vi l>\fi PHOTO JACQUES NADEAU SI LA PREMIERE journée de l’été, arrivée hier à l’état liquide, est un indice de ce que les trois prochains mois nous réservent, la couche d’ozone pourra bien aller se rhabiller.Mais qu’à cela ne tienne, «en juin, ne te découvre pas d'un brin», semblaient se dire Valérie Chaouche, son fils Alexandre et leur chien Lupin, convaincus que la meilleure attitude consiste somme toute à rester.imperméable aux caprices du temps! Comprendre la mort pour mieux comprendre la vie PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Plus de 150 experts sont réunis depuis hier au Palais des congrès de Montréal afin d’y partager leurs plus récentes connaissances sur les phénomènes de la mort, de la souffrance, du deuil et des approches nouvelles de guérison.Sous le thème «Le processus de guérison: par-delà la souffrance ou la mort», ce congrès international rassemble des médecins, psychiatres, psychologues, infirmières et autres professionnels du Canada, de la France et des États-Unis ayant en commun leur intérêt pour la mort « société P de consoi epuis une trentaine d’années, nous avons perdu contact avec la mort.Notre ¦ consommation l’a occultée.Il faut pourtant renouer avec cette réalité.Car la mort nous enseigne comment vivre.Comprendre la mort, c’est comprendre la vie», a dit M.André Bergeron, directeur du Centre d’études sur la mort à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et membre du comité organisateur de ce singulier événement.«On a tendance, dans notre société, à nier la mort et le deuil.Au contraire, je crois qu'il faut vivre le deuil, l’exprimer, le ressentir, poursuit M.Bergeron.Sinon on se détruit.En ce sens, le rite du salon funéraire est essentiel.Le contact avec le mort est utile.On a trop tendance, aujourd'hui, à vouloir tout oublier rapidement et on se précipite pour faire incinérer le corps».Ix's participants ont entrepris leurs assises, hier matin, par ce qui se voulait un dialogue entre l’Orient et l’Occident.La Dalaï-Lama, chef spirituel des Tibétains et prix Nobel de la Paix en 1989, a entretenu l’auditoire de la conception bouddhiste tibétaine de la mort et de la souffrance, insistant sur «la nécessité de créer une paix de l’esprit» propre à apprivoiser cette dimension de l’existence humaine.La souffrance est complexe et prend de nombreuses formes, a-t-il dit, mais «la paix intérieure qu’apporte le bouddhisme est cruciale pour l’aborder».Iæs participants à ce congrès, ainsi que le souhaitaient les organisateurs, vont au-delà des modèles habituels de santé et abordent la mort dans une approche de santé globale.La psychosomatique, la neurophysiologie, l’anthropologie médicale et la psychologie transpersonnelle occupent une large place des délibérations.Dans cet esprit, la prestation de la psychologue française Anne Ancelin Schutzenberger fut particulièrement édifiante.Les liens entre le stress et la maladie sont de plus en plus admis par les chercheurs.Et il est admis que des facteurs psychiques, comme la perte d’un emploi ou un divorce, peuvent affaiblir le système immunitaire et jouer un rôle dans l’apparation d’un cancer.Dans cette perspective, Mme Schutzenberger, professeur à l’Université de Nice, s’intéresse à un facteur peu connu mais très répandu, le «stress anniversaire» ou stress de l’âge, 43,5% des étudiants échouent au test de français ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Moins désastreux qu’à l’hiver dernier, les résultats des 18 500 finissants de cégep au test provincial de français de ce printemps ne donnent toujours pas de quoi se réjouir.près de la moitié continuant à rater leur examen.Des 18 500 étudiants qui ont subi l’épreuve en mars dernier pour faire leur entrée cet automne à l’université, pas moins de 43,5% ont échoué à l’examen.Il s’agit là d’une mince consolation pour les universités qui avaient vu, cet hiver, le taux de réussite général, déjà faible, dégringoler à 35%.Dans certaines universités, le taux de réussite avait même glissé sous la barre des 30%.On se réjouit aujourd’hui de voir les résultats revenir «à la normale» de mai et de l’automne 1992, lors de la première épreuve de français imposée aux finissants des cégeps.«Cela a confirmé notre hypothèse voulant que les résultats de cet hiver étaient dus à un effet de clientèle.Plusieurs des candidats inscrits à l’hiver ont des dossiers VOIR PAGE A-8: TEST Une première mise en scène pour Michel Tremblay Le dramaturge montera au Quat’Sous la première pièce d’un auteur de Victoriaville ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR Michel Tremblay s’est laissé séduire, par un directeur de théâtre et par un texte, et il vient d’accepter de mettre en scène lui-même l’automne prochain, au Théâtre de Quat’Sous, la pièce d’un jeune auteur québécois, Serge Boucher, une pièce qui aura pour titre Natures mortes et qui a bien des chances d’être le grand événement de la rentrée théâtrale 1993.C’est la première fois, en effet, que le dramaturge québécois le plus connu et le plus célébré signera une mise en scène au théâtre.Auteur de 20 pièces de théâtre depuis la création des Belles-soeurs en 1968, Michel Tremblay a été le chef de file du théâtre québécois dans les années 60 et 70 et il est demeuré aujourd'hui l’auteur de théâtre québécois le plus joué, ici et dans le monde.Son passage à la mise en scène, à 51 ans, suscitera un énorme intérêt dans le milieu théâtral.On doit ce «coup» au directeur artistique du Quat'Sous, Pierre Bernard, qui a mis la main sur cette pièce très étonnante, et qui a réussi à convaincre Trem- VOIR PAGE A-8: TREMBLAY Chicago célèbre la victoire des Bulls: 2 morts, 645 arrestations LE DEVOIR ET AP Deux morts, six policiers blessés dont trois par balles, 645 arrestations dans les cinq heures qui ont suivi la partie: ça ne s’est pas passé à Montréal, mais à Chicago, dans la nuit de dimanche à lundi, pour «célébrer» la victoire des Bulls de Chicago sur les Suns de Phoenix en finale de la ligue américaine.La ligue de basketball, s’entend.Un jeu qui, au contraire du hockey, n’est pas censé être un «sport de contact» susceptible d’inciter les fans à la violence, comme certains savants analystes l’ont dit après le récent saccage du centre-ville de Montréal suivant la finale de la coupe Stanley.Au demeurant, les bagarres, pillages et divers actes de vandalisme enregistrés un peu partout dans Chicago ne semblent pas avoir suscité sur place le même genre d’émotion et de douloureuses interrogations existen- VOIR PAGE A-8: VIE VOIR PAGE A-8: CHICAGO L E I) E V OIK, I.E M AUDI 2 2 JUIN 1 !) 9 3 A 2 ?LES ACTUALITÉS * La révolte des municipalités gagne Drummondville La police coûte plus cher „ PRESSE CANADIENNE Québec — L’an dernier, la criminalité a marqué le pas au Québec, mais la police provinciale a coûté plus cher aux contribuables alors ue-l'effectif s’est accru sans cepen-ant se diversifier pour refléter avec plus de justesse les groupes traditionnellement sous-représentés comme les femmes et les minorités.Le rapport annuel 1992, déposé la semaine dernière à l’Assemblée nationale, révèle de plus que le taux de solutions des crimes a plafonné pour atteindre au cours des deux dernières années 41%, alors qu’il se situait il y a quatre ans (1988) à 49%.D’ailleurs, ce sont les atteintes à la propriété d’autrui qui restent majoritairement impunis (23%) tandis que les fraudes, les cas de moralité et autres infractions au Code pénal sont presque au deux tiers sanctionnés (62%).Les agents de l’ordre réussissent cependant mieux dans la catégorie des crimes contre la personne (82%) que forment les voies de fait, les infractions de nature sexuelle, les vols qualifiés et autres attentats du même genre.La SQ compte dans ses rangs 4502 agents et 1142 employés civils.Chargé de réprimer le banditisme et la criminalité sur tout le territoire québécois, un agent coûte en moyenne par année aux contribuables 84 286$.JEAN DION LE DEVOIR Et vogue la galère.Drummondville a joint le cortège des villes qui s’insurgent contre les décisions administratives du gouvernement du Québec, hier, en bloquant l’autoroute 20 pendant environ 45 minutes à l’heure du midi.Comme c’avait été le cas récemment en Abitibi et au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les résidants de l’endroit entendaient ainsi faire part de leur opposition au projet de Québec de déménager de nombreux emplois dans une autre ville.Cette fois, une centaine d’emplois risquent de prendre le chemin de Trois-Rivières dans le cadre d’une réorganisation des services régionaux du ministère des Transports.Représentants d’une vaste coalition régionale, environ 150 personnes et leurs véhicules (dont plusieurs publics) se sont donc massés sur la 20, perturbant sérieusement la circulation dans les deux sens, en un endroit où de 30 000 à 40 000 véhicules passent chaque jour.La Sûreté du Québec, chargée de détourner les automobiles sur des routes secondaires, n'a rapporté aucun incident, si bien qu’à 14 heures, tout était rentré dans l’ordre.Au pire du bouchon, la circulation était retardée d’une quarantaine de minutes, a précisé l’agent Daniel Lamirande, de la SQ.Les protestataires en ont particulièrement contre le ministre d’Etat aux Transports, Robert Middlemiss, qui, à l'encontre de recommandations déjà faites en ce sens, a décidé en décembre dernier d’établir la nouvelle direction territoriale du MTQ à Trois-Rivières sous prétexte que la ville est une «capitale régionale».Entre 100 et 125 des 180 emplois de l’ancienne direction régionale de Drummondville, qui ne deviendrait qu’un centre de services, seraient ainsi mutés.Or, à Drummondville et dans les environs, on dénonce l’inanité du geste à l’égard d’une ville «où les services rapetissent déjà comme une peau de chagrin», selon la mairesse de Drummondville, Francine Ruest-Jutras.Sans compter que la ville, située à proximité de la principale artère reliant Montréal et Québec, est dans «une position stratégique pour exploiter un bureau du ministère des Transports».«D’abord, le ministre a annoncé la localisation d’autres directions territoriales à Cowansville et Brassard, qui ne sont pas des capitales régionales, a dit Mme Ruest-Jutras.«Ensuite, le MTQ a réaménagé à grands frais ses locaux de Drummondville il y a deux ou trois ans, et voici qu’on veut déménager les employés.» De plus, selon Martin Dupont, commissaire industriel à la Société de développement économique de Drummondville, le transfert coûterait à lui seul 3 millions$.Et Trois-Rivières ne disposerait pas des installations suffisantes pour accueillir ses nouveaux employés.«On ne peut pas parler de rationalisation ou dire qu’il s’agit d’une décision intelligente quand on procède de cette façon-là», a expliqué Mme Ruest-Jutras lors d’un entretien téléphonique.Interrogée à ce sujet, la mairesse a convenu qu’on pouvait effectivement «être porté à dire qu’il y a probablement des motivations politiques derrière la décision», puisque la circonscription de Drummond est représentée à l’Assemblée nationale par le «libéral indépendant» — et partisan du NON au dernier référendum — Jean-Guy Saint-Roch, alors que le comté de Trois-Rivières est libéral et situé dans le giron du ministre responsable du Développement régional, Yvon Picotte.La question des «préférences politiques» avait déjà été soulevée à Amos, Rouyn-Noranda et Saint-Honoré, au Saguenay.L’aboutissement d’une «opération-sauvegarde» La manifestation d’hier constituait l’aboutissement d’une «opération-sauvegarde» menée par une coalition regroupant notamment les villes de Drummondville et Grantham, la MRC de Drummond, le député Saint-Roch, la SIDAC et la Chambre de commerce locales.Une pétition a permis de recueillir 10 000 noms de sympathisants locaux en tout juste une semaine.Et si les Drummondvillois n’obtiennent pas satisfaction dans les semaines qui viennent, d’autres manifestations pourraient être à l’ordre du jour.«L’été ne fait que commencer», rappelle Martin Dupont.en bref ?DES CIGARETTES RÉUTILISABLES! Toronto (PC) — Les fumeurs pourront désormais griller des cigarettes.réutilisables.Un des plus importants manufacturiers de cigarettes au pays, Rothman Benson and Hedges, a mis au point cette cigarette nouveau genre, qui sera d’abord testée dans deux villes — Québec, et London, en Ontario.Le paquet de cigarettes inclura un «tube extincteur», qui permettra au fumeur, s’il le désire, d’éteindre sa cigarette et de la rallumer quand bon lui semble.«Nous nous adaptons aux tendances, du marché, a déclaré un porte-parole de la compagnie, John McDonald.Il y a même un endroit où est indiqué quand la cigarette est rendue à moitié.» -?- DES TRAVAUX NÉCESSAIRES DANS DES PALAIS DE JUSTICE (PC) — Le Barreau du Québec a demandé hier au ministre québécois de la Justice Gil Rémillard de voir à ce que des travaux d’agrandissement et de réaménagement soient faits dans dix des 42 Palais de justice du réseau québécois.En conférence de presse, hier, le ministre Rémillard s’est engagé à corriger la situation à trois endroits: Saint-Jérôme, Valley-field et Trois-Rivières, là où les besoins sont jugés les plus importants.«Je ne crois pas qu’il y ait des situations à ce point néfastes qu’il y a péril en la demeure.Nous n’en sommes pas là.Certaines situations doivent être corrigées et on y voit», a-t-il fait valoir.-?- SIRROS INVITE LES QUÉBÉCOIS À MIEUX CONNAÎTRE LES AUTOCHTONES Québec (PC) — Le ministre délégué, aux Affaires autochtones, Christos , Sirros, a profité, hier, du Jour national des peuples autochtones au Québec pour inviter les autochtones et les autres Québécois à tout mettre ! en oeuvre pour mieux se connaître et établir une relation de compréhension mutuelle.Entouré de représentants et représentantes autochtones, le ministre a également dévoilé offfi-ciellement l’affiche du Secrétariat aux affaires autochtones portant sur l’Année internationale des populations autochtones et ayant comme thème «Se connaître d’abord».-?- HÔTEL-DIEU: LE PQ DEMANDE LA FIN DU «GASPILLAGE» LE DEVOIR — Le Parti québécois exige que le gouvernement mette fin au «gaspillage de 9 millions$ pour des contrats d’architectes et d’ingénieurs qui travaillent toujours sur un projet d'hôpital (l1 Hôtel-Dieu) qui n’existe que dans la tête d’un ministre obstiné».Le PQ réclame donc que le gouvernement libéral mette fin au désastre que constituent le «gaspillage de fonds publics et l'improvisation ministérielle» dans le dossier du démantèlement de l’Hôtel-Dieu de Montréal.Le député Rémy Trudel, porte-parole de l'opposition en matière de santé, rappelle que le ministre s’est donné le pouvoir de désigner les hôpitaux universitaires au Québec, et il demeure «en position d’imposer sa seule volonté aux Montréalais», au moment où le réseau des hôpitaux anglophones se concerte pour préparer une vision conjointe de l'avenir.Le PQ estime que l’octroi des ressources financières nécessaires à la reprise du processus de planification à sa base serait un bien meilleur investissement que l’ouverture d’un chantier de 260 millions à Rivières-des-Prairies, «qui ne vise qu’à satisfaire un électoralisme à courte vue».-«- CHÔMAGE: LE NPD PRÉDIT DES ENNUIS Ottawa (PC) — Iæ député néo-démocrate Cid Samson a prédit, hier, que 95% des gens qui quittent volontairement leur emploi se verront refuser leurs prestations d’assurance-chômage.La nouvelle loi, a reconnu M.Samson, autorise le versement d’allocations à ceux qui quittent volontairement leur emploi, mais à la condition, que ce soit pour une raison valable.Rectificatif Contrairement à ce que LE DEVOIR laissait entendre dans son édition de vendredi, le porte-parole du Parti québécois M.Jacques Brassard, n’a pas accueilli avec cynisme le jugement de la Cour suprême sur la loi 107.I-a seule chose dont le PQ se ré) jouit, c’est que la mise en oeuvre dü projet de loi soit reportée au mieux en 1996.Ix- plus loin sera le mieux parce que le PC) croit que cette loi va provoquer un fouillis indescriptible et comporte des risques quant à l’intégration des enfants d’immigrants à la communauté francophone.Nos excuses.Maintenant l Integra 1993 SURPASSE MÊME LFS TAUX PRÉFÉRENTIELS.FINANCEMENT POUR 48 MOIS.Vous pouvez maintenant obtenir, pour un temps limité, un taux de financement de 4,8% pour 48 mois à l'achat de n'importe quel modèle Acura Integra 1993.Ce qui veut dire que vous pouvez vous procurer la voiture de performance la plus populaire de sa catégorie à un meilleur taux que ceux offerts par les banques.® Mais attention, cette offre est d'une durée limitée.Alors voyez vite votre concessionnaire Acura.Car vous ne trouverez pas de meilleure offre sur une meilleure voiture.INTEGRA 1993 ACURA LES VOITURES CONSTRUITES DE MAIN DE MAÎTRE Financement au taux annuel de 4,8 % pour 48 mois offert, sur approbation du crédit, à l’achat de n'importe quel modèle Integra 1993.Exemples - financement de 15 (XK) $ au taux annuel de 4,8 % pendant 48 mois : versement mensuel de 344,08 5; coût d'emprunt de 1 515,84 $, obligation totale de 16 515,84 5; 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artistes.Une dizaine d'entre eux, du domaine des arts visuels, l’ont fait savoir aux autorités municipales, hier matin, en se rendant manifester devant l’hôtel de ville.Ils voulaient ainsi faire connaître à l'administration Doré leurs préoccupations relatives au non-remboursement de cette surtaxe.Le problème origine de ce que par le passé, les artistes, en vertu d’une «tradition» bien implantée à la Ville — mais que ne stipule officiellement aucun règlement —, se voyaient exemptés du paiement de la taxe d’affaires; ils devaient en revanche défrayer les taxes d’eau Robillard pourrait reporter la date des élections scolaires CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science, Mme Lucienne Robillard, envisage soit de maintenir le statu quo ou de reporter la date prévue pour les prochaines élections scolaires après l’imposition du décret qui permettra la création de commissions scolaires linguistiques sur le territoire québécois.C’est ce que l’attaché de presse de la ministre, M.Pierre Villeneuve, a déclaré au DEVOIR hier.Par ailleurs, le conseil des commissaires de la Commission des écoles catholiques de Montréal a rejeté hier une proposition de Constance Leduc, commissaire du Mouvement pour une école moderne et ouverte, (l’opposition) réclamant une période d’échanges d’une demi-heure, autour de la loi 107, qui prévoit la création de commissions so-claires linguistiques, et du récent jugement de la Cour suprême du Canada, qui reconnaît le droit d’exister notamment des quatre commissions scolaires confessionnelles de Montréal et de Québec.Dans le'cadre de sa demande d’un temps de discussions, le Mouvement pour une école moderne et ouverte s’apprêtait également à déposer une proposition réclamant à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Science de devancer l’échéance du mois de novembre 1994, prévue pour la prochaine élection scolaire.¦ «Nous aurions voulu demander à la ministre et à la Fédération des commissions scolaires du Québec de suspendre tout décret jusqu’aux élections», a dit en substance Mme Diane de Courcy, présidente du MEMO, ce qui, à son avis, permettrait à la populai-ton de prendre un vote'libre sur cette question.Le RSC vote contre toute forme de discussion A la table du conseil, les commissaires, majoritairement membres du Regroupement scolaire confessionnel (RSC), ont voté contre toute forme de discussions sur la question.Pour sa part, un commissaire du RSC, M.Jean Trottier, a déclaré qu’il lui suffisait pour l’instant de lire le jugement de la Cour suprême et de «regarder ce qui se passait dans la population» pour se faire une idée sur cette épineuse question.De son côté, le commissaire du Mouvement pour une école moderne et ouverte, M.Robert Cadette, a fait valoir qu’il lui semblait inconcevable que la CECM ne prenne pas position dès maintenant auprès de la ministre, lui demandant de suspendre tout décret avant les élections scolaires.# et de services.Or la nouvelle surtaxe, que les propriétaires doivent en principe refiler à leurs locataires, englobe toutes ces catégories d’imposition.Et après que les «travailleurs des arts visuels» — sculpteurs, peintres, etc., dont les ateliers sont souvent situés dans des espaces commerciaux — eurent reçu l’assurance que la surtaxe allait leur être remboursée, la Ville aurait, soutiennent-ils, décidé de faire volte-face.«Plus tôt cette année, on nous a remis un formulaire de remboursement, puis on a appris la semaine dernière que ce remboursement n’aurait pas lieu.La Ville nous disait pourtant qu’on allait recevoir compensation au mois de juin», expliquait hier Lyne Robichaud, peintre, participante à la manifestation.Pour le musicien Cari Bouchard, par exemple, la facture de la surtaxe s’élèvera cette année à 1770$, alors qu’il ne payait rien l’an dernier.Même Maurice, le re- présentant du propriétaire de l’immeuble sis au 645, rue Wellington, duquel originait la manif, appuie leur cause: «Les artistes sont des gens pauvres.Ils n’ont pas à payer ça», dit-il.À la Ville, on assure qu'on sait depuis quelques semaines que la question fait problème et qu’on «travaille fort» pour la régler,’rappelant le «parti pris pour la culture» de l’administration montréalaise.Manon Forget, conseillère du district de Lorimier (RCM) qui a rencontré les manifestants en compagnie de fonctionnaires, a souligné qu’un comité de travail avait déjà été formé, réunissant des représentants du service des finances, du contentieux et de la CIDEC.Mais tout ce qu’elle a pu promettre, c’est que les groupes d’artistes seraient «informés» des travaux du comité et qu’une décision serait rendue publique fin août.«La loi 145 ne permet pas formellement d'exempter les artistes.Ce que nous tâchons de faire actuellement, c’est de voir comment on peut continuer à leur être favorable.comme ç’a toujours été le cas par le passé», a noté Mme Forget.De son côté, Bastien Gilbert, directeur de l’Association des artistes du domaine réputé des arts visuels (AA-DRAV), ne se faisait guère d’illusions quant aux délibérations du comité.«C’est pas grand-chose, a-t-il dit du comité lui-même.Mais si on leur fait la vie dure.» Selon M.Gilbert, «il faut maintenant trouver un cadre réglementaire, ce qui est très dur.La Ville est obligée de perpétuer une tradition qui existait sans qu’il y ait de règlement qui la permette.Elle va être tentée de la laisser tomber.» Quant à la petitesse de la manifestation, Lyne Robi-cliaud a expliqué qu’il n’était pas facile d'organiser un mouvement d’artistes, «Par essence, nous sommes des individualistes», a-t-elle dit.PHOTO JACQUKS NADEAU Selon Joanne Bamabé, porte-parole du Syndicat des fonctionnaires provinciaux, le gouvernement ne fait pas assez d’efforts pour remettre les assistés sociaux sur le marché du travail.L’administration de l’aide sociale est déficiente, disent les fonctionnaires JOSÉE BOILEAU .LE DEVOIR L9 administration de l’aide sociale au i Québec ne répond en rien aux attentes, estime le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec.Les agents sont débordés de travail, assujettis à des directives complexes, et contrairement aux propos du ministre André Bourbeau, peu d’efforts sont faits pour que les assistés sociaux • aient accès au marché du travail.«Le ministre multiplie les contrôles et la chasse aux fraudeurs, notait hier en conférence de presse la porte-parole du syndicat, Mme Joanne Bamabé.Toutes les énergies y passent: on compte plus d’enquêteurs à l’aide sociale qu’au ministère du Revenu.Mais le ministre ne fait pas d’efforts pour remettre les gens au travail.» Mme Bamabé, qui présentait le bilan des travaux d’un comité paritaire créé l’année dernière et nommé «comité de la surcharge», faisait valoir que seulement 10% du temps des agents d’aide sociale — «l’équivalent d’une entrevue par semaine» — est consacré à présenter les mesures d’employabilité.Les employés ne peuvent en faire davantage, disait-elle, car ils doivent voir au plus pressé: le vérsement des chèques.«Depuis 1991, la clientèle a augmenté de 25% à cause de la récession.Et avec la réforme de l’assurance-chô-mage, on s’attend à une autre augmentation de 5%, alors que des coupures de personnel de 10% sont prévues d’içi cinq ans.Il faudrait au moins que le personnel suive la clientèle.» Le syndicat dénonce également la présence de plus en plus importante de personnel à statut précaire, qui compte aujourd’hui pour le quart des agents, et réclame un plancher d’emplois permanents.Les agents eux-mêmes auraient besoin de plus de formation vu le grand nombre de directives émises à la suite de la réforme de l’aide sociale.Il faut un an de travail pour s’y retrouver, disait hier Mme Bamabé.Le syndicat dénonce également les incohérences dans le discours du ministre qui dit vouloir remettre les assistés sociaux au travail.Au contraire, faute de volonté politique, les pro- grammes de retour à l’emploi sont un échec, estime le syndicat.Dans un programme, on compte 20 stages à offrir aux 890 personnes inscrites, ailleurs ce sont 550 personnes qui attendent d’accéder à cinq places d’un programme PAIE.Pourtant, les gens viennent maintenant s’inscrire à l’aide sociale en demandant aux agents de leur trouver un emploi, racontait Mme Bamabé.Au ministère, on se réjouit plutôt de l’augmentation du nombre de bénéficiaires de l’aide sociale qui refusent de participer aux programmes d’employabilité, parce qu’ainsi leur chèque est amputé d’une pénalité de 70$.«C’est un calcul de politicien à courte vue.Ça coûte moins cher par mois, mais dans dix ans, quand ces gens seront encore sur l’aide sociale, on n’aura vraiment rien réglé», a-t-elle souligné.Le syndicat espérait pouvoir rencontrer le ministre Bourbeau pour lui faire part de ses critiques hier en fin de journée.On refusait toutefois de lier celles-ci aux négociations dans la fonction publique, dont le SFPQ est l’un des membres du Front commun.Les grands escaliers font un retour en force KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Alors qu’ils sont interdits depuis de nombreuses années, les grands escaliers caractéristiques de l’architecture montréalaise du début du siècle sont de retour.En effet, le projet domiciliaire Ix1 George-Vanier, situé dans la Petite-Bourgogne, fait revivre les façades d’an tan.Ce développement immobilier reprend lés archétypes des constructions qui ont marqué le visage de la métropole à l’heure de la révolution industrielle: devanture grise, petites lucarnes et surtout, longs escaliers.Ces derniers sont apparus à la fin du XIXe siècle, avec un boum entre les années 1910 et 1930, avant d’être interdits ixmr des raisons d’esthétisme.Encore # • #' aujourd’hui, un règlement municipal en proscrit la construction.Il y à toutefois des exceptions comme Le George-Vanier pour faire revivre le cachet historique de Montréal.«Je voulais réconcilier l’architecture traditionnelle avec l’art de vivre en ville», affirme le jeune architecte Richard De Lt Riva, pour qui c’est le premier grand projet solo.Ce dernier a conçu I.e George-Va-nier dans le cadre d’un concours architectural pancanadien lancé en 1991 conjointement par la Ville de Montréal, la Société d’habitation du Québec ainsi que la Société canadienne d’hypothèques et de logement.Il s’agissait de créer de nouvelles solutions résidentielles pour qui veut habiter les vieux quartiers de Montréal.Trois projets domiciliaires ont été mis de l’avant, dont Le George-Vanier qui s’adresse aux familles, acheteuses d'une première maison.A la Ville de, Montréal, on souligne les avantages d’habiter ce secteur: proximité du centre-ville, du transport en commun, de la piste cyclable dir canal de Laclii-ne et du marché public Atwater.Avec l’«Opération Habiter Montréal» qui encourage l’accession à la propriété à Montréal et dont Ix- George-Vanier est l’un des volets, la Ville tente de contrer l’exode des jeunes familles vers les villes de banlieue.Le programme a permis la réalisation en 1991-1992 de 747 unités de logements privés.Avec la phase II, Montréal met à la disposition des constructeurs des terrains municipaux sur lesquels 1100 unités sont prévues.La moitié devraient voir le jour dans les quartiers du centre de la métropole.Rizzuto promet de faire rouler les autobus plus vite! PAUL CAUCHON LE DEVOIR S9 il est élu, Jean Rizzuto fera rouler les autobus plus vite! Ix> candidat à la mairie de Laval pour le parti Op-tion Ltval promet en effet de réduire de 20 à 50% le temps du transport en commun à Laval.Jean Rizzuto, qui poursuit une lutte active contre l’actuel maire Gilles Vaillancourt, entend régler le problème du transport en commun à Dival par des correspondances mieux synchronisées, par un programme d’horaires et de circuits variables, et surtout grâce à trois lignes «RTL» (pour «Rapides Trans-Lival»).Ces trois lignes couvriraient respectivement, et sans ;irrêl, le sud de laval (dans les axes des boulevards de la Concorde, Cartier et Samson), le centre (par l’autoroute laval et le boulevard Saint-Martin), et le nord (par les boulevards Dagenais et Sainte-Rose).Des solutions «simples et peu coûteuses», soutient Option laval, qui s’en prend à l’administration du maire Vaillancourt, coupable selon le parti d’opposition de laisser la Société de transport de laval (S'I L) mal organisée.Pour mieux appuyer ses dires, Option laval a publié hier une étude commandée à un ingénieur, Bernard-André Genest, qui établit une comparaison entre les systèmes de transport de laval et de Mississauga, en banlieue de Toronto.La STL n’a pas du tout apprécié, qualifiant l’étude d’«exercice théorique» et de «comparaison boiteuse», .On a voulu comparer ces deux villes à cause de leur situation similaire — villes-dortoirs devenues plus autonomes, deux sociétés de transport qui effectuent un kilométrage similaire (13,3 millions de km par année à laval pour 14,3 millions à Mississauga), et qui desservent 21 millions de passagers.Selon l’étude de M.Genest, il en coûte 12,3 millions$ de plus à laval pour transporter le même nombre de passagers que Mississauga.Il en coûte 25% plus cher pour déplacer chaque voyageur à laval (2,67$ comparé à 2,13$), et chaque kilomètre parcouru est 36% plus dispendieux à laval (4,28$ plutôt que 3,14$).lx> tarif adulte jxmr un titre de transport est pourtant de 2,60$ à Laval contre 1,50$ à Mississauga.Et le prix de revient est deux fois plus élevé à laval, alors que le coût per capita du système de transport s’élève à 192,56$ contre 97$ à Mississauga.La STL a répliqué hier à cette analyse en remarquant qu’elle ne tenait pas compte des coûts réels, de l’achalandage, du réseau routier, des normes d’accès au service et des modifications de service et d’ajouts de service déjà adoptés par la STL Plus important, la STL accuse l’auteur de l’étude de se tromper grossièrement dans ses calculs lorsqu’il parle d’une différence de 12,3 millions$ entre les deux villes.Selon la STL, dans le cas de Laval l’étude calcule les dépenses d’exploitation auxquelles on ajoute le service de la dette, alors que dans le cas de Mississauga on exclut le service de la dette.Un calcul exact aurait ramené l’écart entre les deux villes à 3,1 mil-lions$.On rappelle également que Mississauga peut compter sur huit trains de banlieue permettant le rabattement des autobus, ce qui réduit la distance parcourue par l’usager et, donc les coûts d’opération.La STL remarque également que l’étude passe sous silence le fait que le coût de la carte mensuelle s’élève à 54,50$ à Laval contre 60$ à Mississauga.VENTE DE LIVRES CANADIANA ET LAURENTIANA Jeudi: 24 juin: 11:00 à 17:00 heures Vendredi: 25 juin: 9:00 à 17:00 heures Samedi: 26 juin: 10:00 à 15:00 heures Albums-Souvenirs, Archives Canadiennes et Québécoises, Arts, Bibliophilie.Biographies.Colonisation, Discours et Conférences, Éducation, Généalogie, Histoire du Canada, Histoire de l’Église au Canada.Littérature Québécoise.Monographies, Prédication, Québec (Province et Ville).Religion, Système Scolaire de la Province de Québec.Volumes de Pierre-Georges Roy.Voyages.Les personnes intéressées seront reçues individuellement et uniquement sifr rendez-vous.S’il-vous-plaît, prendre rendez-vous par téléphone au (418)694-9616 à partir de mardi 22 juin, de 9:00 heures à 16:00 heures.Aucune personne ne sera reçue sans rendez-vous préalable.Donc Veuillez communiquer avec le responsable de la vente.La liste des volumes avec prix est disponible sur demande.Bibliothèque Des Pères Jésuites 14 rue Dauphin Québec (Qué.) GIR 3W8 Le bénéfice de cette vente est pour la Prévention de l'Itinérance chez les jeunes.m m m m 1 Oième anniversaire Renseignements: 251-9177 ÉTÉ 1993 • PRÉSENTATION D'EXTRAITS DE: LA CHAMBRE BLANCHE (1992) TRAIN D'ENFER (1990) CHAGALL (1989) DON QUICHOTTE (1988) FULL HOUSE (1987) •Quadrilatère de «Métro Berri-UQAM, «Métro McGill, La Place des Arts Quai Angrignon Mezzanine La Baie 21,22, 23 et 25 juin 28, 29 et 30 juin 5 et 6 juillet entre 1 2 heures et 13 heures entre 1 2 heures et 14 heures entre 12 heures et 14 heures •Théâtre de Verdure, Parc La fontaine 8, 9 et 10 juillet à partir de 21 heures # # I.E I) E V DIR, I.E M A RDI 2 2 .1 U I N I 9 !» ?Nous n’avons PAS FINI DE VOUS SURPRENDRE À COMPTER DU 25 JUIN, NE MANQUEZ PAS LE DEVOIR.au vert, JOURNAL D’ÉTÉ * «r * Un DEVOIR déviant: En CARAVANE, NOS JOURNALISTES FONT UN DÉTOUR PAR CHEZ VOUS DE L'ABITIBI A LA GASPÉSIE DU SAGUENAY LAC SAINT-JEAN JUSQU'EN ESTRIE.Un DEVOIR dévétu (en partie i): Moins de mots, plus d’images; un reportage photo tous les jeudis et un concours DE PHOTOS OUVERT À TOUS, Y COMPRIS VOUS.Un DEVOIR devin: Ce que vous ignorez des jolis dessous de LA VILLE, PAR NOS ENQUÊTEURS DE QUARTIER.JÊk) Un DEVOIR devisse: LÂCHEZ, NOUS TENONS LE VOLANT SUR L’ITINÉRAIRE DE TOUTES LES ACTIVITÉS CULTURELLES DE L’ÉTÉ.TOUS LES GRANDS FESTIVALS DE MONTRÉAL ET DE QUÉBEC, ET UNE PAGE PAR SEMAINE SUR LES ACTIVITÉS CULTURELLES À QUÉBEC.Un DEVOIR déviré: NOUS FAISONS DES SPORTIFS DE CEUX QUI N’EN SONT PAS, UNE ASTUCE DE NOTRE CHRONIQUEUR Gilles-C.Marcotte.Un DEVOIR dévoyé (un peu !): NOUS SORTONS DU DROIT CHEMIN POUR DES CHRONIQUES SANS RAPPORT AVEC LE TEMPS, signées: Philippe Falardeau, Naïm Kattan, Denis Vaugeois.Un DEVOIR dévorant: Attention, «coup de foudre»: c’est le thème DONT VOUS NOURRIRONT LES NOUVELLES DE NOS ONZE ÉCRIVAINS INVITÉS.LE DEVOIR.au vert, À garder par-devers ! A 4 Le devoir POLITIQUE Les conservateurs se disent toujours bien vivants au Québec MICHEL VENNE DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Le Bloc québécois et le Parti libéral du Canada, qui disent que les conservateurs seront rayés de la carte électorale au Québec au prochain scrutin, «sifflent dans le noir parce qu’ils ont peur», juge le ministre Gilles Loiselle.L’organisation conservatrice au Québec est bien vivante, a fait valoir le député de Québec, qui cite pour preuve la vigueur de la course au leadership menée dans son parti.À cet égard, d’ailleurs, il note que le candidat défait, M.Jean Charest, s’est rallié.«On est tous ensemble.Et vous avez vu les deux appareils qui vont maintenant se conjuguer pour la victoire du parti, dit-il Ceux qui ne croient pas que ça existe vont avoir de drôles de surprises».Ce sont les libéraux qui sont absents, pas les conservateurs, ajoute-t-il.«Allez dans n’importe quel comté au Québec et demandez à voir 10 militants libéraux.Si vous les trouvez, revenez me voir.Ils n’existent pas».Quant à la popularité du Bloc, «c’est l’expression d’une frustration des Québécois, dit M.Loiselle.Mais lors des élections, «ce sera différent.Les gens vont choisir entre de vraies réalisations et l’expression d’une frustration: et ils vont opter pour le concret».L’organisateur principal de la campagne de Mme Kim Campbell, le ministre Pierre Blais, réagit de la même manière.Il s’étonne d’entendre Lucien Bouchard dire des conservateurs qu’ils n’ont pas de racine au Québec.C’est faux, dit-il, car le parti s’est construit des assises depuis neuf ans.Mais l’affirmation vaut pour le Bloc, dit le ministre de Injustice.«Le Bloc, c’est la succursale ontarienne du Parti québécois, dit-il.La seule organisation du Bloc est celle du PQ, là où il y en a et où les gens sont disponibles.De toute façon, Lucien, il ne connaît pas ça l’organisation».MM.Blais et Loiselle, qui ont tous deux appuyé Mme Campbell dans la course au leadership, souhaitent que Jean Charest obtienne un poste important au sein du gou-' vernement que va former vendredi la nouvelle première ministre.«Que ce soit comme lieutenant ou comme autre chose», dit M.Loiselle.La décision revient à Mme Campbell, dit-il.M.Blais, qui est soupçonné être en lice comme lieutenant au Québec, se défend bien de demander des faveurs.«Il faut laisser à Mme Campbell toute la marge de manoeuvre possible.C'est à elle de décider.Je suis un bon soldat.Je servirai là où elle me demandera d’aller».MM.Blais et Loiselle participaient, hier, en compagnie de leur collègue ministre du Sport et de la Jeunesse Pierre Cadieux, à l’annonce d’une subvention de 2,5 millions pour la préparation de la candidature de Québec pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver de l’an 2002.Il n’y avait pas de surprise à cette annonce.Les 2,5 millions sont prévus au budget de l’organisation Québec-2002 depuis longtemps.Tout comme les 2,5 millions qui viendront du gouvernement du Québec.Jean Chrétien: «I.’insulte est toujours l’arme des faibles».PHOTO PRESSE CANADIENNE Les «insultes» de Lucien Bouchard montrent qu’il est désespéré, estime Chrétien PRESSE CANADIENNE Edmonton — Le chef libéral Jean Chrétien estime que son rival du Bloc québécois, Lucien Bouchard, a recours à des gros mots à son endroit dans une tentative désespérée de mousser la popularité du Bloc.«L’insulte est toujours l’arme des faibles», a dit M.Chrétien, hier, à Edmonton, en réponse à M.Bouchard, qui l’avait qualifé de «Machiavel» ayant tourné le dos au Québec.«Quand quelqu’un utilise ce genre de langage, a-t-il rétorqué, c’est un signe de désespoir.» Dans une attaque vitriolique contre Jean Chrétien, M.Bouchard a conclu le premier congrès annuel du parti, dimanche, en qualifiant «d’extrêmement vulgaire» la façon dont M.Chrétien traitait le Québec.Dans le dossier constitutionnel, il a également blâmé le chef libéral, qu’il tient responsable de l’exclusion du Québec de l'accord constitutionnel de 1982 et de l’échec de l’accord du Lac Meech, en 1990.«Chaque fois que le Québec a été frappé durenent, grattez un peu et vous allez trouver Jean Chrétien», a dit M.Bouchard.M.Chrétien n’a pas tardé à riposter.«C’est un séparatiste qui a trahi Brian Mulroney.J’ai toujours dit que ces gars-là ne m’aimaient pas et que je m’en foutais éperdument.Moi, j’ai toujours été fédéraliste et je n’ai jamais trahi personne.» Avant de mettre sur pied le Bloc québécois, M.Bouchard était ministre de l’Environnement dans ie cabinet Mulroney.M.Chrétien a fait valoir, par ailleurs, que M.Bouchard ne voulait parler que de Constitution.«Il veut parler de Constitution, tandis que moi je veux parler de création d’emplois.» Le chef libéral était présent à Edmonton, au cours d’une tournée de l’Alberta, une province où le Parti libéral fédéral n’a pas réussi à faire élire un seul député depuis 1968.«Les libéraux reviennent de loin, a-t-il dit.Il fut un temps où, à Edmonton, nous pouvions faire nos réunions politiques, dans des cabines téléphoniques.» B k)to quCbec R E S U L T A T S loto GAGNANTS q u é b e c LOTS Tirage du 6/6 0 2 634 652.80 $ 93-06-19 5/6+ 9 87821.70 $ 5/6 345 1 832.80 $ 4/6 17674 68.50 $ 34 36 38 3/6 327577 10,00 $ Numéro complémentaire: 1 1 Vente totales : 18 989 057,00 $ Prochain gros lot fapprox ) 5 500 000,00 $ Prochain tirage 93-06-23 SELECT Tirage du 7 93-06-19 GAGNANTS LOTS 7 18 27 31 35 42 Numéro complémentaire 12 MISE-TOT 2 15 17 33 GAGNANTS LOT 66 757.50 $ 6/6 O 1 000 000,00 $ 5/6+ 3 7 263,50 $ 5/6 66 220,10 $ 4/6 2 363 28,70 $ 3/6 31 922 5,00 $ Ventes totales 941 097,00 $ Gros lot A chaque tirage: 1 000 000,00 $ ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST JACQUES MONTREAL.QUÉBEC H2Y 3X2 Ta* (514) 845-7874 Tél.: (514) 98 R>0*B*l*C Le PQ a de l’argent plein les coffres JOSEE BOILEAU LE DEVOIR Qu’elles soient déclenchées dans trois semaines ou dans un an, le Parti québécois se dit fin prêt pour des élections.Le parti a de l’argent plein les coffres puisqu’il a dépassé ses objectifs de financement, et il enregistre des hausses spectaculaires de membres dans des comtés cruciaux pour les libéraux, notait hier en conférence de presse Mme Pauline Marois, présidente de la campagne de financement de 1993 du PQ.Le Parti québécois a recueilli 2 828 000$ aiors que l’objectif à atteindre était de 2,5 millions$.Dans plusieurs comtés, l’objectif a été largement dépassé, souvent de plus de 100%, l’exception étant les comtés du centre-ville montréalais et de l’ouest de file de Montréal.Dans ce cas, les objectifs ont été remplis dans une proportion variant de 32% à 88%.Aux 2,8 millions$, le PQ ajoute une partie des fonds recueillis par le Bloc québécois car les militants des deux partis se confondent, fait-on valoir.Des 750 000$ amassés par le Bloc, Mme Marois évaluait que 500 000$ venaient de militants du PQ.«Nous pouvons donc dire que notre campagne de financement dépasse nettement les 3 millions$, expliquait la députée de Taillon.Nous avons volontairement limité notre objectif, au PQ, à 2,5 mil-lions$ pour que nos membres puissent aussi donner au Bloc.On a même essayé de coordonner les dates de nos campagnes de financement.«Et nous pouvons vraiment dire mission accomplie, car vu la situation économique, ça n’a pas été une campagne facile.La moyenne des dons est d’ailleurs de moins de 30$».L’arrimage du PQ et du Bloc ne menace en rien l’autonomie des deux partis, estime-t-on au Parti québécois.Il s’agit plutôt de donner accès aux listes de membres et de donner un coup de pouce sur le terrain.Et il n’y a pas de rivalité financière.«Le Bloc et nous, on travaille pour la même cause, a dit Mme Marois.On est capable de se parler pour se partager la tarte.» Le Parti québécois fait également valoir 15 000 nouveaux membres, ce qui porte son membership total à 150 000.Mme Marois a fortement souligné les succès enregistrés dans deux comtés chers aux libéraux: dans la circonscription de Bona-venture, représentée par le ministre des Finances Gérard I).Lévesque, le PQ est allé chercher 800 nouveaux membres alors qu’il y comptait moins de 400 militants.La campagne de financement a remporté 157% de plus que l’objectif prévu.Le même phénomène s’est produit dans la circonscription de Saint-Laurent, représentée par le premier ministre Robert Bourassa, oil l’objectif financier a été dépassé de 143%.«On attribue nos succès à deux facteurs, a dit Mme Marois.C’est d’abord dû au travail assidu des militants qui sentent venir les élections.Mais c’est aussi un message envoyé aux comtés représentés par des gens au pouvoir.La réussite de notre c.ampagne leur signifie très clairement que la population souhaite un changement de gouvernement.» Chez les libéraux, la campagne de 1992 avait connu un déficit de 1,2 million: 3,6 millions$ ont été recueillis plutôt que les 4,8 millions prévus, et 60% des 125 associations de comté n’avaient pas atteint leur objectif.I/' PQ a pour sa part récolté 4,5 millions$ en 92.Fort de ses succès d’organisation, le Parti québécois subira un premier test le 5 juillet, lors de l’élection partielle dans Portneuf.> «C’est un test au sens qu’il s’agit d’un comté que nous n’avons jamais eu, disait Mme Marois.Nous verrons également si notre organisation est en forme.Et ça semble être le cas, surtout que nous avons un bon candidat.» EQtra Tirage du 93-06-19 NUMÉROS 761156 61156 1156 156 56 6 LOTS 100 000$ I 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Montréal sourit aux touristes, pni Dites-leur Bonjour! El3 Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme L E I) E V 0 I R , LE MARDI 22 JUIN 1 9 8 3 XXH TSE-300 DOW JOKES +3,87 +15,49 +16,05 1910,65 3922,43 3510,82 SCAN OR +0,04 -1,30 78,55 370,00 —-* LE DEVOIR ?- ECONOMIE EN BREF ?Les consommateurs recommencent à dépenser 300 MILLIONS$ DE COMMANDES AU BOURGET Les entreprises canadiennes des secteurs de l’aéronautique et spatial ont annoncé, à l’issue du Salon du Bourget, avoir reçu des commandes d’une valeur de 300 millions$.Parmi elles, Bell Helicopter Textron a vendu un certain nombre d’hélicoptères, la division Regional Aircraft de Bombardier a vendu 10 Dash8 à US Air Leasing et une autre filiale de Bombardier, Canadair, a annoncé une commande de 26 millions$ de Lockheed Canada, et de 12,5 millions$ des gouvernements canadien et américain.Pas moins de 40 entreprises canadiennes étaient représentées au salon de l’aéronautique de Paris.L’industrie aéropastiale canadienne emploie 60 000 personnes au pays et génère des ventes annuelles de 9 milliards$, occupant à cet égard la sixième place au monde.Environ 70% des ventes sont destinées à l’exportation.-?- DÉFICIT BUDGÉTAIRE US DE 37 MILLIARDS EN MAI Washington (AFP) — Les États-Unis ont enregistré un déficit budgétaire de 37 milliards$ US en mai dernier, contre 46,8 milliards un an auparavant, a indiqué hier le département du Trésor.Les recettes se sont élevées à 70,7 milliards$ US et les dépenses à 107,7 milliards.Les intérêts payés par le gouvernement fédéral sur la dette publique ont atteint 23.6 milliards$ US en mai et 186,6 milliards depuis le début de l’exercice budgétaire le 1er octobre dernier.L’administration du président Bill Clinton a prévu un déficit record de 322 milliards$ US pour l’année fiscale 1993 qui s’achève le 30 septembre.' -?- CLAUDE GARCIA À LA PRÉSIDENCE A.S.Bell, directeur général délégué et chef de la direction de la Compagnie d’assurance Standard Life d’Edimbourg, en Écosse, a annoncé la nomination de Claude A.Garcia au poste de président des opérations canadiennes de la Standard Life.Anciennement vice-président exécutif et chef de l’exploitation, M.Garcia succédera à M.Alastair S.Femie, président de 1980 à 1993.M.Garcia est actuellement président du Trust Bonaventure et de la Standard Life Mutual Funds ainsi qu’administra-teur de la Compagnie d’assurance Standard Life du Canada et de la Compagnie d’administration de portefeuille Standard life, toutes des filiales en propriété exclusive de la société mère.Présente au Canada depuis 1933, l’actif géré par la Standard life à l’échelle mondiale sé chiffre à plus de 60 milliards $, dont 10 mil-iiards$ répartis entre 24 villes au Canada.-?- LA BANQUE LAURENTIENNE ADHÈRE À INTERACT Li Banque Laurentienne a annoncé son adhésion au réseau Paiement Direct 1NTERAC, permettant ainsi à ses clients de se prévaloir de ce système de carte de débit et des services de paiement direct dans les établissements participants.Tous les détenteurs de la carte de guichet Oscar de la banque peuvent désormais utiliser celle-ci pour régler leurs achats chez plus de 25000 détaillants autorisés du réseau INTERAC.-?-— GM PRÉVOIT VENDRE 14 MILLIONS DE VÉHICULES EN 93 AUX ÉTATS-UNIS I .arising (AFP) — Le PDG de General Motors John Smith a indiqué hier que le premier constructeur mondial avait révisé à la hausse, à 14 millions d’unités, ses prévisions pour le marché automobile américain cette année.GM estimait auparavant que 13.7 millions de voitures particulières et de njinivans seraient vendus au total aux Etats-Unis en 1993, contre 13,1 millions en 1992.Selon M.Smith, qui s’adressait aux employés de l’usine GM de I-arising (Michigan), cet optimisme repose sur «des ventes particulièrement fortes de minivans et une améliora- ; lion des ventes de voitures particulières».Pendant ce temps, GM concluait un accord de principe avec le syndicat américain de l'automobi-• le (United Auto Workers) pour : transférer une partie de ses activités du Mexique à son usine de Lansing ; (Michigan) .Cet accord qui devra être ratifié en automne, permettra de gréer entre 8(H) et 1(X)() emplois aux l États-Unis.La reprise se consolide La croissance a atteint 3,8% au premier trimestre •FRÉDÉRIC TREMBLAY PRESSE CANADIENNE L’économie canadienne a progressé à un rythme annuel de 3,8% au cours du premier trimestre de l’année, a révélé hier Statistique Canada, reprenant ainsi tout le terrain perdu lors de la dernière récession.Le PIB (l'indice de mesure de l’ensemble .des biens et services produits au pays) a augmenté de 0,9% au cours des trois premiers mois de l’année, soit une hausse de 3,8% sur une base annuelle.Ces chiffres, estime Statistique Canada, marquent «la poursuite du redressement observé de l’économie au cours du quatrième trimestre de 1992».L’économie canadienne avait alors connu une croissance de 2,6% sur une base annuelle.Pour l’ensemble de l’année 1992, Statistique Canada a annoncé hier une révision de l’augmentation du PIB à 0,7% au lieu de la première estimation de 0,9%.Statistique Canada avait surévalué les résultats du quatrième trimestre.L’économie du pays produit maintenant au rythme de 568,3 milliards$ en biens et service par trimestre, soit le niveau d’avant-récession.«L’économie a repris tout le terrain perdu durant la récession.Nous amorçons maintenant un début de période d’expansion modéré de l’économie», a souligné Benoît Durocher, économiste à la Banque Royale.Les secteurs de l’économie qui ont progressé les plus rapidement lors du dernier trimestre sont les dépenses des entreprises en machine et matériel (2,3%) et les exportations de biens et services (1,4%).Le Québec tire particulièrement bien son épingle du jeu au chapitre des exportations avec une hausse de 20% par rapport au premier trimestre de 1992.En Ontario, l’accroissement est de 17%.Les dépenses des consommateurs ont continué de progresser à un rythme modéré au cours du premier trimestre de l’année 1993, augmentant de 0,6%.Statisques Canada a aussi annoncé hier que les ventes des commerces de détail avaient augmenté de 1% en avril au Eays, après deux mois consécutifs de aisse.L’économiste en chef au Montréal Trust, George Saba, réagit avec prudence aux chiffres divulgués hier par Statistique Canada.M.Saba fait observer que si l’économie a effectivement repris son rythme de production d’avant-récession, il y a encore beaucoup à faire au chapitre de l’emploi.«Il s’est perdu 490 000 emplois au cours de la dernière récession au Canada.Deux ans après la fin technique de celle-ci (avril 1991), on a récupéré que 1 590 000 de ces emplois», note-t-il.M.Saba souligne qu’il n’avait fallu que deux ans à l’économie pour récupérer les 500 000 emplois perdus lors de la récession de 1981-82.Au Québec, la dernière récession a coûté 150 000 emplois, et seulement 28 000 d’entre eux ont été récupérés jusqu’à maintenant, fait savoir M.Saba.Lors de la récession de 81-82, il avait fallu attendre un peu plus de deux ans pour que le Québec récupère les 201 000 qu’il alors perdus.M.Saba estime qu’il faut sans doute parler d’années avant que tous les emplois disparus lors de la dernière récession au pays soient retrouvés.Benoît Durocher de la Banque Royale fait remarquer pour sa part que le rythme de croissance de l’économie pourrait bien s’atténuer au cours des prochains mois en raison des derniers budgets provinciaux, en Ontario et au Québec notamment.«Ces budgets risquent de freiner beaucoup l’élan des consommateurs», prévient l’économiste.M.Durocher constate en revanche qu’avec le faible niveau d’inflation, il y a encore place pour une baisse des taux d’intérêts, ce qu pourrait compenser partiellement les hausses d’impôts.Produit Intérieur brut talon les prix en vigueur en 1986.Variation trimestrielle en % 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 Clinton a sa part de responsabilité dans la baisse de confiance des consommateurs L’économiste américain Donald Maude prévoit une légère hausse des taux US CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Après avoir d’abord inspiré confiance aux consommateurs américains avec sa promesse de créer des emplois, le président Clinton par son leadership indécis et ses politiques a convaincu ces mêmes consommateurs de revenir à une attitude de prudence, ce qui a eu forcément un impact sur l’économie.M.Donald E.Maude, principal stratège en matière de revenu-fixe au bureau de Scotia McLeod à New York, n’hésite pas à attribuer au nouveau président une part de responsabilité dans l’affaiblissement de certaines tendances économiques qui semblaient prometteuses au dernier trimestre de 1992.M.Maude parlait hier midi des politiques de la Réserve fédérale américaine devant les membres de l’Association québécoise des intervenants du marché monétaire (AQIMM).En toute honnêteté, il faut préciser que le conférencier n’a fait aucune mention du président Clinton dans son exposé au cours duquel il a surtout tracé l’évolution de la «Fed» depuis une vingtaine d’années.En conclusion cependant, il a dit s’attendre à une légère reprise inflationniste vers la fin de 1993, ce qui devrait amener nécessairement la banque centrale américaine à resserrer la vis en faisant monter délicatement les taux d’intérêt à partir de cet été.Toutefois, à la fin de sa conférence, on a demandé à M.Maude quel pouvait être l’impact sur l’économie du nouveau président, dont la présence à la Maison blanche se ramène jusqu'à maintenant à une longue série de gaffes en divers domaines, qui n’ont parfois rien à voir avec l’économie.M.Maude précise en'premier lieu que la reprise de l’économie n’a été en aucune façon provoquée par M.Clinton et que tous les facteurs qui comptent dans l’économie étaient déjà présents lorsqu’il est entré en fonction, à l’exception du fait que les consommateurs ont été encouragés par sa promesse de créer des emplois, ce qui a aidé temporairement à une remontée de la consommation dans les derniers mois de 1992.Cette confiance n’est plus là maintenant, explique M.Maude, notamment parce que le président a manifesté jusqu’à maintenant un leadership incertain et erratique, à cause aussi des mesures fiscales qu’il a mises de l’avant et enfin parce qu’au lieu de créer des emplois il propose désormais des hausses de taxes pour donner suite à sa réforme des services de la santé.«La perception n’est plus ce qu’elle était et les consommateurs sont revenus à une attitude prudence», mentionne M.Maude.La confiance n’est plus là, ajoute-t-il, parce que les gens ont l’impression que le président ne parle ue pour la galerie, en se comportant comme un veneur et un relationniste, au lieu de se concentrer sur la substance.Quelles sont les rapports du président avec la Réserve fédérale?M.Maude rappelle qu’à l’occasion du discours inaugural, on a pu voir à côté de Mme Hilary Rodham Clinton, le président du conseil d’administration de la Réserve fédérale, M.Alan Greenspan, «ce qui a été très mauvais pour lui», s’empresse d’ajouter M.Maude, parce que certains ont pu croire alors que la «Fed» endossait tout de go les idées de réforme de l’épouse du président.M.Maude prévoit qu’il y aura plus de tension entre la Maison blanche et la Fed dans les mois à venir, précisément parce que M.Greenspan proposera des hausses des taux d’intérêt pour endiguer le courant inflationniste qui se manifestera.Le président Clinton préférera pour sa part qu’on laisse les taux d’intérêt à un niveau plus bas, de manière à favoriser la créaction d’emplois.M.Maude mentionne toutefois que M.Clinton comprend bien le marché, contrairement au président Reagan qui croyait pouvoir imposer ses convictions à la Réserve fédérale.Selon M.Maude, le plus grand défi d’une banque centrale est de toujours maintenir sa crédibilité.Il a rappelé l’époque où même des hausses répétées et fortes du taux d’excompte n’avaient aucune emprise sur les consommateurs et les entreprises qui continuaient leurs emprunts et leurs dépenses, en étant convaincus que le taux d’inflation serait encore plus élevé un peu plus tard.C’est pour maintenir cette crédibilité que la «Fed» commencera tôt à envoyer des signaux anti-inflationnistes, des signaux qui seront cependant modérés, pas plus d’un quart de point à la fois, quitte à répéter le geste plusieurs fois, comme ce fut le cas au cours des dernières années.A propos de crédibilité, M.Maude a l’impression que c’est là un problème pour un grand nombre de banques centrales, y compris celle du Canada.La SAQ augmente ses ventes mais diminue ses profits La CVMQ a visé 1995 prospectus en 92 En déposant son rapport annuel auprès de l’Assemblée nationale par la ministre déléguée aux Finances, Louise Robic, la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) a fait ressortir quelle avait visé cette année les prospectus de 775 sociétés ainsi que 1180 caisses populaires et d’économie.L’ensemble de ces placements représente plus de 19 milliards$, comparativement à 16 milliards$ en 1991.Les épargnants du Québec ont souscrit 14% de la valeur totale de ces placements.Le nombre de l’ensemble des émetteurs assujettis à la Loi sur les valeurs mobilières était de 3773 au 31 mars 1993 et on comptait quelque 10151 (8 625 au 31 mars 1992) représentants de courtiers de différentes spécialités (3105 personnes sont inscrites à titre de courtier de plein exercice).PRESSE CANADIENNE Le dernier rapport annuel de la SAQ, qui vient d’être déposé à l’Assemblée nationale, indique que les ventes pour l’année financière qui s'est terminée en mars 1993 ont augmenté de 40 millions$ (4,3%) pour atteindre 974,4 millions$.Malgré cette augmentation des ventes, le dividende que la SAQ a remis au ministre des Finances a chuté de 12 millions$, passant de 360 à 348 mil-lions$.Cette baisse est attribuable entre autres au fait que le coût des marchandises vendues a considérablement augmenté.Malgré cette stabilité dans les recettes, la SAQ met le gouvernement en garde contre une révolte possible des consommateurs.«La clientèle accepte de plus en plus mal les augmentations de prix», écrivent dans le rapport les dirigeants de la SAQ, le directeur général, Jocelyn Tremblay, et le président du conseil d’administration, Alain Copsineau.A cause des prix, il y a un «changement d’attitude» chez les consommateurs qui menacent de «contourner notre réseau de vente par le recours à d’autres formes d'approvisionnement», notent les deux dirigeants.Le rapport constate que depuis cinq ans, soit depuis 1987, la consommation annuelle de boissons alcooliques par personne a diminué au Québec, passant de 8,3 litres à 7,6 litres.Cette tendance n’est pas surprenante puisque la consommation totale d’alcool a chuté de 28,9% entre 1980 et 1990 en Europe et de 8% en Amérique du Nord au cours de la même période.Au Québec, les ventes de spiritueux ont chuté de 3,9%, mais les ventes de vin ont augmenté d’environ 2%.Il y a eu également hausse appréciable de la vente de la boisson «Coolers», surtout en épicerie.La rétroactivité des impôts Le CPQ essuie un refus du ministre NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec (PC) — Le Conseil du patronat du Québec a proposé, hier, au ministre des Finances, Gérard D.Levesque, mais en vain, trois solutions pour que le gouvernement mette fin au caractère rétroactif des impôts contenus dans le dernier budget.Lors d’une rencontre avec le ministre Levesque, le président du CPQ, Ghislain Dufour, a proposé «trois façons de s’en sortir».Mais la réaction de M.Levesque «a été négative: il n’a manifesté aucune ouverture», a déploré M.Dufour.M.Dufour avait proposé: ¦ que les nouveaux prélèvements fiscaux ne s’appliquent qu’à compter de juillet, sans effet rétroactif; ¦ ou bien que le gouvernement reporte l’application des nouvelles tables d’impôt à compter du premier octobre seulement, percevant entre octobre et décembre l’équivalent de six mois; ¦ ou bien que s’il est trop tard, le gouvernement applique ses tables dès juillet mais pour trois mois seulement, y mettant fin le premier octobre.Retenir une de ces trois solutions se traduirait par un manque à gagner de 318 millionsS, convient le CPQ.Il faudra alors annoncer cet automne des coupes additionnelles pour ce montant dans le secteur gouvernemental.Selon M.Dufour, toute législation ou tout règlement à caractère rétrocatif «est abusif et inacceptable, et on ne peut tolérer davantage des ponctions fiscales rétroactives qui n’ont jamais été prises en compte dans les budgets des familles».Le ministre Gérard D.Levesque a invoqué trois raisons pour rejeter la demande du Conseil du patronat, a rapporté M.Dufour.Le ministre a d’abord rejeté le fait, admis par à peu près tout le monde, que son budget avait un caractère rétroactif.Puis, il a expliqué qu’il ne voulait pas refaire son budget, car tous les groupes de pression (syndicats, étudiants, etc.) seraient en demande.Enfin, il a prétendu que le gouvernement avait effectué toutes les coupes possible dans l’appareil gouvernemental, un point de vue que rejette le CPQ.M.Levesque a néanmoins pris deux engagements face aux porte-parole du Conseil.Il a promis qu’un programme de relance économique sera annoncé cet automne.Il a de plus annoncé la création d’un comité pour analyser les irritants du budget pour les entreprises.«Je suis peut être naïf mais je crois en ces mesures, a commenté M.Dufour.On va être vigilant.Le gouvernement ira en élection l'an prochain et il devra commencer à mettre quelque chose sur la table.» Un rapport du Forum de Davos L’Allemagne recule au palmarès de la compétitivité Davos (AFP) — Depuis sa réunification, l’Allemagne a énormément perdu de sa compétitivité internationale, estime le dernier rapport annuel sur la compétitivité à long terme publié hier à Davos par le Forum économique mondial (WEF), qui recense, la comjîétitivité de 38 pays.Ix pays, encore numéro deux dans le classement du WEF l’année dernière, a perdu trois places pour se retrouver au cinquième rang dans le hit-parade des pays compétitifs.Au premier rang se trouve le Japon, comme l’an passé, même si le rapport souligne la naissance de certains problèmes structurels dans ce pays.Les Etats-Unis se sont hissés de la 5e à la 2e place, bénéficiant de la forte confiance des milieux d’affaires et pro fitant du recul relatif de l'Allemagne et de la Suisse.Celle-ci recule de la 3e à la 4e place, échangeant sa position avec le Danemark (autrefois 4e), qui s’est placé en tête de liste pour deux catégories de critères: population et management, critères qui jugent de la qualification respective des ressources humaines et des dirigeants d’entreprises d’un pays.Au total, l’étude du WEF recense huit catégories de critères.En haut du tableau, on note également le bond en avant de la Nouvelle Zélande, qui passe de la 15e à la 8e place.Ijes Pays-Bas consolident leur position de sixième et l’Autriche celle de numéro 7.De leur côté, le Canada reste stable à la lie place tandis que la Belgique progresse légèrement, de la 12e à la 10e position.Pour sa part, la France a amélioré sa position, passant de la 14e à la 12e place.Le pays se place notamment en 10e position pour la force de son économie domestique.Selon le WEF, les points forts de la France sont «son système d’énergie nucléaire très développé, son réseau de transports, les progrès faite en matière de restructuration, sa productivité et la priorité donnée à la recherche et développement».La Grande-Bretagne régresse de trois places, passant de la 13e à la 16e position.Cette chute reflète le lait que îe pays a sombré dans la récession bien avant les autres pays européens.La mauvaise note attribuée au critère «force économique domestique», où je pays est placé 19e contre 13e auparavant, ne tient cependant pas compte de la reprise économique que connaît depuis lieu le pays.A propos de l’Allemagne, les experts du Forum soulignent que «la réunification a ébranlé la compétitivté du pays» et que sa force économique «a piqué du nez»: de sa position sûre de numéro 2, l’Allemagne a chuté au lie rang pour le seul critère «force de son économie domestique», se retrouvant donc juste derrière la France, à cause notamment de son haut niveau d’inflation et de la chute de son revenu par habitant.Le coût de la réunification est également visible dans la baisse des excédents de sa balance des opérations courantes ainsi que «dans îe combat croissant que mène le pays pour son identité nationale».Alors que l’Allemagne se plaçait en 1992 numéro un pour son «internationalisation» — î’une des huit catégories de critères — , elle chute à la 7e place, juste derrière le Portugal.La qualité du management allemand est aussi remise en question: pour ce critère, le pays tombe à la 9ième place, alors qu’il occupait le deuxième rang en 1992.Si le Japon continue de dominer l’économie mondiale, il a perdu du terrain dans certains domaines.Du fait d'un protectionnisme croissant, le pays est ainsi passé de la 6e à la 9e place pour son internationalisation.Il a aussi perdu une place (de la première à la deuxième) pour le critère jugeant de la disponibilité et de la qualification de sa population.Ix WEF publie un classement séparé pour les pays en voie d’industrialisation.Comme les années précédentes, Singapour arrive largement en tête, prenant la tête dans toutes les catégories sauf pour celle jugeant de la qualité de son management.Dans ce deuxième classement, on note la percée spectaculaire du Chili qui, recensé pour la première fois dans l’étude du WEF, s’est immédiatement retrouvé en 5e position, juste après Taiwan et la Malaisie et avant la Corée du sud et la Thaïlande.«La réunification a ébranlé la compétitivté de l’Allemagne et sa force économique a piqué du nez.» ) I.K I) K V 0 I It .1.K M A It I) I 2 2 .1 II I N | il «I EDITORIAL Les Québécois du bon bord?Gilles Lesage Les libéraux fédéraux de Jean Chrétien et les partisans du Bloc québécois ont fignolé, en fin de semaine, le programme qu’ils présenteront aux Québécois lors de la campagne électorale de l’automne prochain.À en juger par les propos du chef du Parti libéral du Canada et ceux de M.Lucien Bouchard, ceux-ci se retrouveraient face à face, à la veille de cet imminent rendez-vous électoral.L’un et l’autre tentent de nous faire croire que, M.Mulroney parti et le «beau risque» envolé, les conservateurs ne sont plus dans la course au Québec, et que la lutte se fera entre eux deux.ette prédiction est trop hâtive — les ministres Loiselle et Blais s’en moquaient allègrement hier — mais si elle s’avérait, elle n’augure rien de très reluisant quant au style de campagne que les Québécois devront subir.Certes, les réunions de militants sont ce quelles sont: il appartient au chef de motiver les troupes et de leur insuffler une confiance victorieuse.Il faut faire la part du feu, d’autant que les tirades enflammées et les programmes les mieux enrubannés résistent mal au scepticisme des citoyens et à l’épaisseur de la réalité, surtout au pouvoir.Il y a donc à boire et à manger dans les multiples résolutions et propositions que les troupes québécoises dé M.Chrétien soumettent au congrès libéral pancanadien.De même, le programme présenté par M.Bouchard déborde, enfin, du seul objectif central de la souveraineté.De fait, si l’on met entre parenthèses la raison d’être du Bloc québécois, il est remarquable que l’un et l’autre programme se rejoignent sur bien des points: l’assainissement des finances publiques et des moeurs politiques, par exemple, ou encore le maintien des programmes sociaux.Aussi, au-delà des programmes et documents officiels, le sens concret qui leur est donné, l’incarnation qui en est faite, importent bien davantage que le papier sur lequel ils sont inscrits.A cet égard, le rôle des chefs est unique et irremplaçable, non seulement envers leurs partisans mais aussi à l’égard du grand public.Ce sont eux qui donnent le ton des hostilités.En fin de semaine, on en a eu des exemples frappants.Ainsi, M.Chrétien affiche la plus grave méconnaissance des revendications traditionnelles du Québec, même les plus modérées.Cette ignorance confine chez lui au mépris.Mépris que M.Bouchard lui rend bien, se livrant d’ores et déjà à des attaques directes et personnelles, de mauvais aloi.Passons rapidement sur les jeux de mots faciles du chef libéral, du genre: «Le Bloc veut tout bloquer à Ottawa, nous, nous voulons tout débloquer.» Ou encore: «Les séparatistes veulent parler de constitution, nous voulons parler d’emploi et de jobs.» Mais comment?M.Chrétien commence par établir une opposition fondamentale là où il ne peut y en avoir: le règlement du problème constitutionnel ne contredit pas un autre objectif essentiel: celui de la création d’emplois.Bien au contraire, le Québec a démontré depuis des années — sur ce point, le consensus y est ferme depuis belle lurette — que la formation et le perfectionnement de la main-d’oeuvre sont des outils primordiaux à rapatrier, par souci de cohérence, d’efficacité et d’économie.D’ailleurs, tant à Meech qua Charlottetown, ce souci québécois, qui n’a rien de partisan, avait été reconnu d’emblée.Même affaibli, pour ne pas dire en déroute, le gouvernement Bourassa continue de faire sienne cette revendication.Selon le ministre André Bourbeau, le regroupement des responsabilités et l’établissement d’un guichet unique permettraient d’économiser jusqu’à 250 millions$ par année.On comprend que le gouvernement conservateur, échaudé par l’aventure référendaire, se fasse tirer l’oreille.Mais les libéraux fédéraux, qui se targuent de logique et de bon sens, devraient être plus sensibles aux arguments raisonnables de leurs «cousins» québécois.Mais ils ne le sont guère.Au contraire, comme s’ils n’avaient rien appris ou retenu des terribles mésaventures d’il y a dix ans — est-il nécessaire de rappeler par qui le Québec a été exclu du giron référendaire?— M.Chrétien et ses amis se comportent encore comme si le gouvernement fédéral était celui qui sait le mieux, et lui seul, ce qui est le meilleur pour les Québécois; ceux-ci, par ailleurs, ne devraient avoir qu’une confiance limitée envers leur gouvernement «junior».Le PIjC se prétend «un parti de nouvelles idées, très en avance sur celles de nos adversaires».C’est, hélas, loin d’être le cas en ce qui concerne le partage des compétences et des responsabilités.Il est bien vrai que le problème central des citoyens est celui de l’emploi et du chômage.Mais ce n’est pas vrai qu’Ottawa est le plus habilité, en tout et pour tout, à se comporter en grand frère condescendant qui assume l’essentiel des pouvoirs et en laisse des bribes, à son choix, à ses «créatures» que sont les provinces.On croyait être sorti de cette ère révolue.M.Chrétien nous y ramène tout droit, comme si la vaste expérience dont il se frirgue l’empêchait de constater que les solutions d’hier ne sont pas adéquates pour demain.C’est loin d’ètre rassurant, c’est même fort inquiétant, de la part d’un chef de parti qui, même avec un appui mitigé de sa province natale, a de fortes chances de succéder à Mme Campbell à l’automne.Mais M.Chrétien mise »ur la tendance, que l’on dit naturelle, des Québécois à voter «sur le bon bord», pour ne pas perdre leurs élections et pour s’assurer des largesses gouvernementales.Quel cynisme, quand même, comme si le souci de gagner son vote et de partager les risques l’emportait encore et toujours sur le respect de certains principes et l’atteinte de quelques grands objectifs.A cet égard, le chef du Bloc québécois a été bien inspiré de rappeler que ce n’est pas par le mépris que M.Chrétien va regagner la faveur des Québécois.11 pense qu’il peut encore tromper les Québécois en leur promettant le pouvoir, nargue M.Bouchard.Avec lui, il faut croire en effet que les Québécois ont bien d’autres préoccupations que celle d’un pouvoir immédiat, étriqué et souvent illusoire.Toutefois, au moment d’amorcer le face à face dont il espère qu’il tirera la «balance du pouvoir» pour les souverainistes à Ottawa, M.Bouchard devrait se dispenser des attaques personnelles à l’égard de M.Chrétien.Le chef du Bloc ne se grandit pas en se moquant des difficultés d’élocution du chef libéral.Les Québécois ont eu droit en fin de semaine à du fédéralisme à l’ancienne servi à l’ancienne, à des couplets de souveraineté romantique et à des accès de vulgarité.Ils méritent mieux que le cynisme et les querelles de ruelles.Guerre de «personnalités» entre Chrétien et Bouchard.La faute à Reagan Il m’apparait qu’il est de plus en plus difficile pour le Canada de préserver son modèle «européen» de sécurité sociale et de redistribution de la richesse dans un contexte nord-américain où a toujours prévalu un modèle pur et dur de capitalisme caractérisé par un individualisme radical et une valorisation du laisser-faire économique.Depuis justement plus de dix ans, le «reaganisme» a consolidé et durci cette tendance profonde de la société américaine, tandis que le traité de libre-échange officialisait en quelque sorte l’amarrage économique et social du Canada à son grand voisin du Sud.Plus globalement, c’est l'ensemble des pays occidentaux qui, avec la mondialisation de l’économie, c’est-a-dire le transfert de la vie économique dans un espace international où peuvent jouer sans entraves les lois brutes du marché, semblent glisser vers un déclin économique irréversible, vers une «désindustrialisation» qui ne laissera en place que les pans high tech (fortement automatisés, donc non producteurs d’emplois) d’un édifice économique en ruines.Dan,s un tel contexte, il est évident que l’Etat démocratique, à la souveraineté de plus en plus illusoire, devient une coquille vide, et que les politiciens qui n’ont pour seul programme que de consacrer par leur action l’impuissance collective, ne pourront guère susciter chez leurs administrés que cynisme et mépris.Malheureusement, lorsque les acquis sociaux de l’Etat-providence seront effectivement rongés, non plus seulement par des «réactionnaires», mais par les politiciens «réalistes» de toutes allégeances, la misère et le désarroi qui en résulteront risquent fort de réveiller des «démons» autrement plus dangereux et destructeurs que l’apathie résignée qui accueille LETTRES -?- actuellement le discours borné et stérile des «grands comptables» à qui nos sociétés déboussolées ont confié la direction de leurs affaires.Michel Saucier Aylmer, 8 juin 1993 Le responsable innocent Monsieur Pierre Desjardins, (LE DEVOIR, 14 juin), on peut être responsable d’un accident, ce qui arrive très souvent Ce qui arrive souvent aussi, c’est qu’on n’est pas coupable de cet accident.Un parent est responsable de l’éducation qu’il donne à son enfant sans être nécessairement coupable des erreurs qu’il y commet.la culpabilité implique une faute.Autrefois, on disait péché.Ix: jugement de culpabilité en est un excessivement délicat à porter, parce que subjectif.Même notre droit en tient compte.Peut-être devrions-nous nous en abstenir, individuellement et collectivement.J’ai trouvé votre papier intéressant jusqu’à ce que je réalise que vous y confondiez justement ces notions de culpabilité et de responsabilité.\âi fait de banaliser un état ou une action ne dilue pas nécessairement la responsabilité qui y est rattachée, mais la met souvent, chez un individu, dans une perspective plus facile a accepter, sachant, entre autres, qu’il n’est pas le seul avec un problème donné.Refaites donc votre devoir, cher philosophe.Votre forme est bonne, vos citations de bon aloi, votre style savant.Jusque-là, c’est relativement facile pour un intellectuel.Mais une erreur de fond comme celle de confondre deux notions n’est pas à la hauteur de ce que vous voulez prouver.C’est dommage car je crois, outre ce que je commente plus haut, que vous avez partiellement raison dans votre argumentation.Denys Michaud Longueuil, 14 juin 1993 Triste peuple! C’en est trop! Qui osera désormais évoquer avec sérénité le précieux héritage légué par les communautés religieuses au Québec?Qui saura rétablir la vérité dans cette tourmente d’insinuations, de salissage?Orphelins de Duplessis qui soldent leurs souffrances aux enchères juridiques; téléromans calomniateurs au sommet des cotes d’écoute; articles de journaux farcis de sensationnalisme au sujet de la moindre peccadille pouvant entacher la moralité des religieux.Et tout cela est grossi à l’excès, jusqu’à l’extrême écoeure-ment et l’on en remet sans cesse, sans jamais se lasser de détruire.Est-il imprudent de redire l’apport inestimable des communautés religieuses au Québec?Faut-il s’excuser de rappeler qu’elles ont érigé la base même du réseau hospitalier et scolaire de cette province?Peut-on sans rougir affirmer que leur oeuvre a permis à notre peuple de grandir?Triste peuple qui arrache avec joie ses racines, qui amoindrit sans cesse son histoire et qui préfère contempler avec jouissance le laid plutôt que de se grandir en cultivant le beau.Comment oser imaginer sans inquiétude l’avenir de ce peuple! Possè-de-t-il encore quelque désir de vivre?Encore faudrait-il qu’il assume son passé et qu'il retrouve des valeurs susceptibles de favoriser sa survivance.Pour l’heure, il semble se contenter de se désagréger en s’amusant à médire sur le compte des religieux et des religieuses qui n’ont d’autre tint que celui d’avoir voulu servir les autres.Serge Gauthier Montréal, 14 juin 1993 V'.vSS?usx , Qui ir n fin de semaine, Kim E Campbell deviendra première ministre du Canada.Quel genre de personne est-elle?Quel genre de lea-Jl der sera-t-elle?Mme Campbell ayant souvent changé d’emploi dans sa vie, on ne lui trouve guère de longs états de service où que ce soit.Elle a été étudiante diplômée de l’université, avocate, commissaire scolaire, conseillère politique, députée — brièvement — à la législature de Colombie-Britannique, puis politicienne au niveau fédéral.Et elle sera bientôt première ministre.Kim Campbell est très intelligente.Ceux qui ont travaillé pour elle, en particulier les fonctionnaires, le confirment.Son premier sous-ministre, par exemple, se souvient que lorsque Mme Campbell est arrivée à Ottawa, elle lui a demandé des séances de formation tous les lundis matins sur le fonctionnement du gouvernement.Au ministère de la Justice, les hauts fonctionnaires adoraient leur ministre, notamment parce quelle connaissait si bien ses dossiers.Mme Campbell, donc, est intelligente, même si certains sont plutôt frappés par son arrogance.Elle montre souvent peu de patience envers ceux qu’elle considère.comme moins intelligents quelle.Et, bien sûr, son instinct politique n'est pas encore très développé.Cette lacune s’est manifestée à plusieurs reprises pendant la course à la direction du parti, y compris au congrès quand elle a rendu à Jean Charest un hommage public manquant d’effusions.Kim Campbell est une conservatrice.Elle croit au système économique actuel et déteste intensément le socialisme.Elle a étudié en profondeur la ixilitique étrangère à l’université et voit le monde comme un champ de bataille pour le pouvoir, bien plus que comme une terre de croisade morale.Son plaidoyer pour les nouveaux hélicoptères commandés par la Défense nationale est parfaitement conforme à ses propres instincts de politique étrangère.Mme Campbell a souvent est Kim Campbell?J E F F R.E Y SIMPSON ?parlé des obstacles auxquels se heurtent les femmes, en affaires et en politique.Et elle a reconnu qu’elle-même s’était sentie «esseulée» à Ottawa, peut-être parce qu’elle a divorcé après s’être installée dans la capitale fédérale.Je crois aussi que, parce que c’est une femme, les médias ont appliqué deux poids, deux mesures dans leur couverture de sa campagne au leadership.Pour autant, Kim Campbell est réticente à beaucoup des mesures proposées par les soi-disant «groupes féministes», comme les programmes de discrimination positive en faveur des femmes, les quotas réservés, etc.Elle estime que les femmes qui travaillent dur — comme elle l’a fait — peuvent réussir dans le système politique et économique.Elle espère manifestement que ses propres succès seront une source d’inspiration pour d’autres femmes.Pour comprendre Kim Campbell, il est essentiel de se souvenir qu’elle vient de Colombie-Britannique,- une province qui s’est souvent sentie négligée par le «Canada central», c’est-à-dire le Québec et l’Ontario.Les gens de Colombie-Britannique ne croient pas qu’Ottawa ait réponse à tout.Ils préfèrent en général que les programmes fédéraux soient décentralisés et administrés au niveau provincial.La vie politique en Colombie-Britannique est fortement polarisée entre le NPD et un parti pro-libre entreprise.(C’était le Crédit social quand Kim Campbell est entrée en politique, et c’est maintenant le Parti libéral pro- vincial.) Elle est aussi particulièrement colorée, avec des empoignades verbales enflammées entre socialistes et leurs adversaires, parmi lesquels des gens comme Kim Campbell.La rhétorique des politiciens de Colombie-Britannique n’est pas facilement compréhensible dans le reste du Canada.Mme Campbell ne fait partie d’aucun des réseaux politiques de Colombie-Britannique.Elle a rompu avec les cré-ditistes, elle n’est pas aimée des néodémocrates, elle n’est pas membre du Parti conservateur depuis bien longtemps.En outre, sa circonscription de Vancouver-Centre est parmi les plus erratiques du Canada.Elle compte une importante communauté gaie.La population change fortement d'une année à l’autre, à cause de grands complexes immobiliers de logement.N’importe lequel des trois partis nationaux peut remporter ce siège.Mme Campbell ne l’a gagné en 1988 que par 269 voix.Il n’est absolument pas garanti que la perspective de voir une native de Colombie-Britannique devenir première ministre du Canada soulève une vague d’enthousiasme pour le Parti conservateur dans cette province.Les gens de Colombie-Britannique sont souvent méfiants vis-à-vis de la personne qui s’en va à Ottawa: ils pensent qu’un politicien peut s’y faire embobiner par les fonctionnaires et par la façon dont le «Canada central» voit les choses.Kim Campbell aime la conversation.Elle a des opinions sur un grand nombre de sujets.Elle est souvent convaincue d’avoir raison.Tous ces aspects de sa personnalité peuvent être assez attirants.Ils risquent aussi de lui faire perdre des électeurs.Il ne rimerait à rien, cependant, d’essayer de faire de Kim Campbell ce qu’elle n’est pas.Mieux vaut qu’elle soit elle-même, et quelle prenne ses risques.Voilà ma dernière chronique pour LE DEVOIR, puisque je pars à l’étranger.Je remercie sincèrement Lise Bis-sonnette pour m’avoir ouvert les pages du journal, auquel je souhaite une excellente santé.A P R 0 P 0 S -?- .d’autonomie à l’école Toute l’activité éducative doit viser à dévelop|)er progressivement l’autonomie, c’est-à-dire la capacité de se prendre en charge, de penser et d’agir par soi-même, et la responsabili-té, c’est-à-dire la capacité de décider des gestes à faire pour atteindre certains buts et d’assumer les conséquences de ces choix.L’école secondaire prend en cela le relais de l’école primaire, mais elle le fait dans un contexte de plus grande nécessité compte tenu, d’une part, de sa mission de développement intégral d’une personne en profonde transformation et, d’autre part, du fait qu’elle constitue la dernière étape de la scolarité obligatoire.Ije souci d’aider l’élève à devenir plus autonome dans son parcours scolaire et plus responsable de sa réussite éducative habite déjà tous les personnels de l’enseignement.C’est pourquoi le Conseil a tenu à asseoir sa réflexion sur l’expérience et l’expertise des intervenants des milieux scolaires.À cet effet, sa Commission de l’enseignement secondaire a rencontré différents acteurs: élèves, |>ersonnel enseignant, personnel de direction d’école et personnel professionnel.Toutefois, puisque le développement de l’autonomie et de la responsabilité au moyen des apprentissages réalisés en classe constitue l’objet principal des préoccupations du Conseil, c’est aux élèves et aux enseignants surtout qu’elle a cherché à donner la parole.En plus d’explorer auprès d’eux, ce qui est déjà mis en oeuvre, la Commission s’est informée sur ce qui pourrait être fait et à quelles conditions, afin de suggérer des moyens aussi souhaitables et désirables qu’efficaces et praticables.Des pratiques d’enseignement et des stratégies d’intervention touchant autant la [tédagogie que l'organisation de l’enseignement, existent, même si elles ne sont pas toujours connues.Pour mie école secondaire qui développe l’autonomie et la responsabilité, Conseil suiiérieur de l’éducation, 1993.LE DEVOIR FONDÉ P A K HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTE AUX Directeur délégué à l'administration ANDRÉ LECLERC Directeur de l'information BENOÎT AIIBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, R0C1I CÔTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT S A NSE A (ION Directeur des publications spéciales (ilIY DESIIAIES FAIS CE QUE DOIS ¦bnmrnm IDEES Défilé aux drapeaux Fête nationale: quelle couleur hisser au mât, pour dire quelle fierté?MICHEL GIROUX Membre de l’Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec il neuf cent trente-trois, dernier dimanche de juin.11 fait beau! Personne, chez nous, ne tarde à se rendre communier à sept heures et à revenir avaler le déjeuner.Il s’agit de courir s’installer sur la «galerie» chez mon oncle Armand avant qu’elle ne devienne trop étroite pour le nombre de parents et d’amis qui accourront des bouts de rues voisines, chaise berçante à bout de bras, afin d’assister, comme en première loge, au défilé qui va s’amener vers huit heures et demie ou neuf heures par le «déviron» de l’église.Le village célèbre la Saint-Jean.Mon oncle a suspendu pêle-mêle des couleurs: quatre «pavillons» Carillon-Sacré-Coeur bleus et blancs, un papal jaune et blanc, le rouge armorié de la Marine royale canadienne, le bleu, blanc et rouge français, l’entrecroisement rouge et blanc sur bleu d’un Union Jack.Un roulement de tambour?Là-bas, le rassemblement s’ébranle en direction ouest, finit par venir à nous, se rend jusqu’à Kent House, repasse, nous entraîne derrière lui, se démembre devant l’église.Figurants et spectateurs s’entassent dans le temple, assistent à la grand-messe «diacre-sous-diacre»; le choeur de chant couronne celle-ci par un vibrant Sois du Canada Notre-Dame, ô Marie.Sur le perron, le discours patriotique du président de la fête rend hommage à «l’enfant de la paroisse qui vient de monter sur l’autel pour offrir les saintes Espèces»! Ce défilé, l’événement de l’année.En tête, le constable municipal au volant de notre modeste mais rutilante pompe à incendie.Deuxième séquence la cavalerie, trois «jeunesses» invectivent leurs chevaux de trait.Les chars allégoriques s’amènent: «La petite école», «L’arrivée de monseigneur de Laval», «La bande (joyeuse et pétaradante) de Dollard des Ormeaux», «La mort de Montcalm», ce tableau-là «courtoisie» de Dominion Textile Factory.Entre les chars, quelques porteurs de fleurdelisé d’alors.Puis des écriteaux: «Nos institutions, notre lapgue, nos lois», «Je me souviens», «O Carillon», «Ô Canada, mon pays mes amours».Moment cadencé, passent deux douzaines de zouaves venus de Québec donner du tambour et de la trompette, sur l’air de C’est l’aviron qui nous mène.Un marmot frisé, flanqué d'un mouton, personnifie saint Jean Baptiste, attendrit ma tante, nous laisse avec la question: «C’est le petit de qui?» Mais voici le peloton de clôture, celui des officiers de notre paroissiale Société Saint-Jean-Baptiste; le président s’y distingue, collier doré, haut-de-forme, généreuses salutations.Il a bien fallu 15 minutes pour observer, applaudir ou railler nos traînards patriotes de service.Ce n’est pas fini! Un autre défilé vient, attendu, long, celui de toutes les automobiles retenues sur notre étroite avenue royale derrière la lente colonne de la fête.Ni voie de dépassement ni chemin de détour! Toutes ces familles, piégées dans leur pèlerinage à Sainte-Anne-de-Beaupré, roulent au pas, rongent leur Nfe&p'-.frein, encaissent des regards narquois, des mots taquins.Deux spotters de la Police provinciale veillent sur notre droit territorial de défiler patriotiquement, sans précipitation ni ac-commodement.J’avais neuf ans.J’étais un petit Canadien français catholique.Mais ni le dominion du Canada ni la province de Québec ne m’avaient doté d’un drapeau.Vingt-quatre juin mil neuf cent quatre-vingt-treize.Avec quelques amis, j’arrose.Quoi?J’ai deux drapeaux, un rouge et un bleu.Le curé s’éloigne.L’historien se dédit.Je tends l’oreille aux éclats de voix des multiples nationalismes d’ici, je sursaute au fracas de ceux d’un peu partout dans le monde.Quelles couleurs hisser au mât?Pour dire quelles fiertés sûres et singulières?J’ai passé l’âge de fêter pour fêter.ou pour oublier.Gens du pays, spéci-fiez-moi quelle est ma première, intangible, irréductible identité! J’arborerai les couleurs de cette iden-tité-là, si elle en a, et vous rejoindrai dans le défilé.V M-* V-i PHOTOS JACQUES NADEAU Juin 1933: ni le Dominion du Canada ni la province de Québec ne m’avaient doté d’un drapeau.Juin 1993: j’ai deux drapeaux, un rouge et un bleu.Lévesque et la trilogie de Lepage Ne touchez pas à mon héros Malgré les imperfections, le mérite de Lepage est de nous avoir rappelé la théâtralité de Shakespeare et la magie du théâtre tout court GUY MARCHAND Musicologue ~.ar ses commentaires à propos P de la trilogie shakespearienne de Lepage, Robert Lévesque m’a fait penser au vieux singe qui, n’aimant pas ce dont il est u====U le témoin, décide de ne plus rien voir et de ne plus rien entendre.Le singe avait au moins la sagesse de se taire, alors que M.Lévesque, lui, ne peut s’empêcher de dire ce qu’il pense car, malheureusement, il est payé pour le faire.Dans cette tragédie, si c’en est une, ce qui est comique, c’est la prétention du critique de savoir ce que doit être Shakespeare mieux que «tout le monde, y com-ris sa mère», comme ont dit en bon qué-écois, ce québécois que M.Lévesque trouve si peu à sa place chez Le Grand Will.Dans cette comédie, ce qui est tragique, c’est qu'il ne se rend pas compte du caractère shakespearien de son propre personnage.Il n’arrive pas à voir le pauvre Alonso qu’il fait dans la façon qu’il a de jouer son rôle comme s’il était le Coriolan de la culture avec un grand C, le «héros pur et dur», défenseur de la vieille dame qu’il considère outragée par tous les Lepage çt leur culture de p’tit-cul.Ecrire, comme M.Lévesque, que Coriolan est un «drame sec de la conscience, un drame pour un héros pur et dur», c’est manifestement, dès le départ, ne rien comprendre à Shakespeare.Dans Shakespeare notre contemporain, auquel M.Lévesque fait assez souvent la référence pour que l’on croie qu’il l’ait lu, Jan Kott insiste pourtant, à pleines pages, sur cet aspect fondamental du théâtre shakespearien: que ce soit un «drame de la conscience», une «tragédie de l’ambition», ou une «féerie sur la sagesse», pour reprendre les étiquettes tellement rassurantes de M.Iis vesque, «cela est — comme toujours chez Shakespeare — un grand système de miroirs».Et Jan Kott le répète justement dans les chapitres consacrés à Coriolan et à La Tempête.Ce sont des systèmes de miroirs dans lesquels le drame est constamment remis en question par la comédie.Mieux encore, en maître insurpassé de l’ambiguïté, Shakespeare fait transparaître le désespoir dans les situations les plus grotesques et l’ironie, entre les lignes des soliloques les plus pathétiques.C’est une donnée shakespearienne élémentaire que tout amateur de théâtre le moindrement averti connaît.Mais notre Alonso ne préfère voir en Coriolan qu’un «drame sec».Cela lui permet probablement d'oublier la petite tragédie de ses ambitions frustrées, de poser en grande fée de la sagesse et de soulager sa conscience en fantasmant sur son «héros pur et dur».Dans le premier volet de sa trilogie (ô horreur!), Lepage a justement osé nous présenter Coriolan en poseur, en jeunot jouant le «héros pur et dur», alors qu'il ne se révèle, au bout du compte, que le «fils mou à sa môman».Lepage a pris ses références autant chez Mad Max que chez Visconti, pour illustrer ce qu’une certaine jeunesse nous crie dans son inertie silencieuse: We don’t need another hero! (Traduisez: «Nous ne sommes pas dupes de vos héros!») 11 a fait ressortir de ce «drame sec», le vieux fond de boulevard qui s’y cachait, en le transposant dans les milieux d’une haute bourgeoisie de ce siècle qu’on ne rencontre pas seulement dans les vaudevilles de Sacha Guitry, mais aussi, et c’est là le drame, dans toutes les capitales du monde.Dans cette bourgeoisie, pour mieux se distinguer de la plèbe, on y châtie sa langue (ma chaêrel) en singeant ce français international, on ne peut plus artificiel, qui ne se parle que dans les minuscules archipels médiatiques flottant à la dérive sur l’océan fantomatique de la francophonie.Plusieurs scènes étaient donc transposées dans un studio de radio.Mais M.Lévesque, comme Alonso dans l’ile de Prospéro, ne s’y retrouvait plus.Ce n’était plus «son» Shakespeare.Il s’est fermé les yeux.Dans le second volet de la trilogie, pire encore, Lepage récidive en nous présentant Macbeth comme la pire des chiffes molles, comme un Coriolan qui n’aurait réussi à se libérer d'une mère dominatrice que pour mieux la retrouver chez sa femme.Macbeth n’est pas un grand roi, il n’est qu’un petit «richard» qui n'a pas le courage de ses ambitions et qui doit continuellement se faire «remonter» par sa femme pour pouvoir passer aux actes.Afin de créer entre les deux pièces un jeu de miroir, tellement grossièrement shakespearien que M.Lévesque n’a pas jugé digne d’en parler, Lepage nous renvoyait très loin dans le temps, dans un moyen-âge incertain que l’on pourrait qualifier de préhistorique.Il illustrait ainsi l’autre grande idée maîtresse de Shakespeare et que Jan Kott (décidément, on se demande si M.Lévesque l’a vraiment lu) a si bien saisie: l’histoire se répète.Peu importe les lieux, les époques ou les classes sociales, la vanité et la soif de pouvoir ont été, sont, et seront toujours les mêmes.Et pour bien marquer la distance «historique», pour non seulement nous la faire voir mais aussi nous la faire entendre, Lepage a présenté Macbeth dans un français tout aussi artificiel que différent de celui de Coriolan, une langue pseudo-moyenâgeuse, poético-bâtarde, à l’image de ce bâtard de Macbeth.Questionnant les superbes niveaux de langue du théâtre shakespearien, si chers à M.Lévesque, en reprenant la «vieille» traduction de Gameau, on avait l’impression que Lepage demandait à tous les Alonso de la salle si, à Saint-Profond-du-Moyen-Age, les «p’tits richards», ceux qui possédaient la seule industrie d’une ré- gion ou tous les commerces d’un village, ne parlaient pas en fait la même langue que leurs «sujets» pour mieux se faire élire maires ou députés du comté.Mais notre Alonso, dès les premières répliques, s'est empressé de boucher ses oreilles offensées.Dans le Macbeth de Lepage, la tragédie n’est plus tant dans les cas de conscience, somme toute pitoyables, du «héros», mais dans les conséquences que les gestes d’un tel abruti peuvent avoir sur son entourage.Je garderai longtemps le souvenir du montage contrapuntique que Lepage a fait en intercalant les fragments de l'assassinat de la femme et des enfants de McDuff par les sbires de Macbeth, entre les hésitations de Rosse à rendre compte de la chose au mari et au père, à la veille de l’affrontement final.Mais, rendu là, il y avait probablement déjà «belle lurette», comme dirait Gameau, que notre Alonso ne voulait plus rien savoir.Une fois la trilogie terminée, il se demandait quel pouvait bien être le lien entre les pièces.On dit que Shakespeare fut le premier grand écrivain de la conscience historique.Sans doute.N’a-t-il pas écrit tout un cycle de drames refaisant la Guerre des deux roses?C'est vrai.Mais, en la racontant, il l’a tellement bien comprise, cette Histoire avec un grand H, qu’il a fini par en saisir, mieux que quiconque, la supercherie.La trilogie de Lepage n’était sans doute pas le chef-d’oeuvre du siècle, mais n’y avoir vu, comme M.Lévesque, qu’un travail d’abrutis et d’imbéciles ne fait que révéler, chez celui qui le dit, le dernier des béotiens et le premier des tartuffes.Malgré les imperfections, le grand mérite de Lepage est de nous avoir rappelé la théâtralité de Shakespeare et, en se servant de Shakespeare (quelle scandale!), le plaisir et la magie du théâtre tout court.Le rideau est tombé sur la trilogie.«La tempête» s’est calmée.Mais dans le théâtre du vrai monde, tout comme Alonso dans le faux monde du théâtre, M.Lévesque cherche encore l'oracle qui le rassurera sur son savoir.Dans le Macbeth de Lepage, la tragédie n’est plus tant dans les cas de conscience du «héros», mais dans les conséquences que les gestes d’un tel abruti peuvent avoir sur son entourage.La cogénération expliquée Des projets pour nous aider à maintenir un équilibre entre l'offre et la demande d'électricité LISE BACON Vice-première ministre Ministre de l’Energie et des Ressources i epuis quelque temps, différentes informations D trahissant une méconnaissance du contexte, circulent sur le dossier de la cogénération au Québec.J’aimerais, à cet égard, apporter quelques éléments d’information.[L==J D’abord, je voudrais rappeler que nous avons choisi, comme société, de consommer l’énergie de façon responsable, en tenant compte des effets immédiats et à long terme sur la société et sur l’environnement de la production et de la consommation des diverses formes d’énergie.Et nous avons aussi choisi de privilégier, lorsque nous avons besoin d’augmenter nos capacités de production énergétique, une forme d’énergie renouvelable, propre et de moindre impact sur l’environnement.C'est la raison pour laquelle nous continuons à miser sur l’hydro-électricité, qui est la forme d’énergie la plus respectueuse de l’environnement parmi toutes celles auxquelles nous pouvons avoir recours aujourd’hui.Sans remettre en question ce choix fondamental, nous acceptons collectivement, étant donné leur rapidité de mise en oeuvre, de recourir à des projets de cogénération pour nous aider à maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité.C’est ainsi que nous avons accepté qu’Hydro-Québec adopte un programme d’une durée limitée qui prévoit la mise en place, d’ici 1996, d’unités de cogénération d’une capacité totale de l’ordre de 600 MW.Plusieurs entreprises ont répondu à l’appel des propositions lancé en mai 1991, et développé pour la plupart des projets d’unités de cogénération au gaz naturel d’une capacité de 100 MW et plus.D apparaît donc que le Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE) n’aura à examiner qu’un très petit nombre de projets d’unités de cogénération au gaz naturel, quatre ou cinq tout au plus, soit beaucoup moins que ce qui avait été prévu.De plus, les projets soumis sont de taille plus importante; ils sont assez différents les uns des autres (incinération des déchets urbains ou industriels, combustion de gaz naturel et de biomasse forestière) et auraient des impacts environnementaux très variés selon les milieux d’implantation (odeurs, impact visuel, bruits, etc.).Par ailleurs, le ministère de l’Energie et des Ressources a formé deux groupes de travail pour étudier le guide devaluation préparé par le ministère de l’Environnement sur les impacts environnementaux de la cogénération, regroupant des représentants de Gaz Métropolitain, d’Hydro-Québec et du ministère des Forêts, en plus de représentants des deux ministères cités plus haut.A la suite de ces travaux, les groupes recommandaient de ne pas tenir d’audiences génériques et ce, pour trois raisons spécifiques: ¦ l’importance du milieu d’insertion de chacun des projets; ¦ la réalisation des projets qui n’était nullement accélérée par la tenue d’audiences génériques; ¦ le concept d’audiences génériques supposait un recours à la cogénération selon un volume comparable et une continuité, mais ces facteurs ne sont plus perçus de la même manière que lorsque nous avons pris la décision en novembre 1990.La décision que l’on retrouve dans la Gazette officielle du 27 janvier dernier indique ces conclusions.Dans ce contexte, il nous est apparu plus pertinent de procéder à l’évaluation environnementale de chaque projet plutôt que de tenir des audiences génériques.Et notre position se défend d’autant plus que la quasi-totalité des projets auraient dû par ailleurs faire l’objet d’audiences spécifiques.La décision de tenir des audiences pour chacun des projets de cogénération nous apparaît rationnelle dans le contexte actuel puisqu’elle permet d’éviter des dédoublements inutiles, ce qui se traduira par des économies importantes.Le BAPE n’aura ainsi à se pencher qu’une seule fois sur chacun des projets d’unités de cogénération.La décision de tenir des audiences pour chaque projet de cogénération permet d’éviter des dédoublements inutiles, pour des économies importantes.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes : à l'information générale et métropolitaine : Claude Beauregard, Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier, Jean Dion, Louis-Gilles Francoeur, Louis-Guy L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré.Diane Précourt, Laurent Soumis, Guy Taillefer, Danny Vear; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay (Livres); à l’information économique : Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Piene Le-gault, Serge Truffaut, Claude Turcotte: à l'information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Coulon, Claude Lévesque, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique : Josée Boileau, Pierre C -, 'ill, Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa); Serge Cha-pleau (caricaturiste); à l'information sportive : Yves d’Avignon; Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Danielle Cantara, MarieClaude Coupai, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur); Manon Scott, Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA DIRECTION ARTISTIQUE Lucie Lacava.LA PUBLICITÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, (publicitaires); Micheline Turgeon (maquettiste); Michèle Bouchard (secrétaire); Ghislaine La/leur (réceptionniste).L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l’administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Nathalie Thabet (responsable du marché institutionnel), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachelle Lederc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production), Johanne Brunet, Sylvain Darcy, Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon, Michael Schneider, ^Marie-France Turgeon.LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AATS PUBLICS A'ves Williams (superviseur), Manon Blanchette, Serge César, Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Pierre Cotton, Josée Lapointe, Sylvie Laporte, Francine Morvan, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland, Désirée Szucsany, Marc Vigneault.CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).FONDATION DU DEA’OIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président et directeur générai), Raymonde Guay (responsable du financement privé). L E I) E V 0 I K ¦ L K M A It 1) I 2 2 JUIN I!) !) 3 A 8 -—-?LE DEVOIR ?— ACTUALITES TEST Les universités ne trouvent pas encore de quoi se réjouir SUITE DE LA PAGE 1 académiques plus faibles, ce qui explique cette différence», a commenté hier M.Yvon Bousquet, chargé de recherche à la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ).Bref, si on souffle de ne pas voir l’hécatombe de l’hiver se répéter, les universités ne trouvent pas encore de quoi se réjouir avec un taux de réussite général ne dépassant pas 56,5%.«Malgré tout, les résultats à l’échelle du réseau demeurent très décevants et ça renforce la prétention des universités à maintenir leurs exigences», estime M.Bousquet.En effet, on constate en plus une petite détérioration de la note moyenne, passée à 69,9% comparativement à 73,9% en mai 1992.On note aussi de petits reculs sur certains critères, notamment ceux de l’argu- mentation, de l’opinion et du vocabulaire.Pour réussir cet examen du ministère, maintenant essentiel pour s’inscrire à l’université ou pour y poursuivre des études, les étudiants doivent obtenir au moins 50% aux critères de l’orthographe et de la ponctuation et, en plus, obtenir une note générale de 60%.Côté orthographe et grammaire, les prestations étudiantes demeurent bien décevantes, la note moyenne obtenue ne dépassant pas 50,3%.Mais c’est au plan de la ponctuation et de la syntaxe que le score étudiant est le plus faible avec une note moyenne de 45%.«Même si les notes sont un peu moins bonnes, cela n’a pas eu d’impact sur le nombre d’étudiants qui ont échoué au test», assure M.Bousquet, de la CREPUQ.En fait, on évalue que seulement 17 à 18% des étudiants auraient échoué à ce test parce qu’ils n'ont pas réussi à obtenir la note de passage exigée aux deux critères portant sur la qualité de la langue.Ces résultats démontrent une fois de plqs des disparités pntre les universités, plaçant l’École des Hautes Études commçrciales (HEC) au premier rang (71% de réussite) et l’École de technologie supérieure (ETS) en queue de peloton (25%).Entre les deux, les cégépiens admis à l’Université de Montréal et l’Université Laval récoltent des taux de réussite de 60% et ceux de l’Université de Sherbrooke, un taux de 63%.Le réseau des universités du Québec récolte quant à lui des taux de réussite oscillant entre 43% et 53%.Il s’agit d’améliorations dans la majorité des cas, notamment pour l’UQAM, où le taux d’échec a fondu de 52% à 46% si on le compare à celui de mai 1992.D’autres pourront aussi souffler, notamment aux HEC, où le taux d’échec avait culminé à 72% cet hiver pour redescendre à 28% ce printemps.Des taux d’échec alarmants obtenus par le passé avaient amené l’UQAM à ajuster sa politique sur les tests de français, en offrant un programme compensatoire de trois cours aux recalés.Cette fois, l’UQAM a de quoi se réjouir des résultats, tout comme les autres constituantes de l'UQ où l'on note presque partout une amélioration du taux de réussite depuis mai 1992.Même si les étudiants y font bonne figure, la Polytechnique et l’Université Laval encaissent pour leur part une hausse sensible des taux d’échecs chez leurs étudiants admis.Ces résultats ont été présentés vendredi dernier au comité exécutif de la CREPUQ.Les universités espèrent toujours que la réforme des cégeps et le nouveau curriculum de cours permettront d’améliorer la plume des cégépiens.et de limiter les dégâts dans les années à venir.PHOTO ASSOCIATED PRESS Chicago a investi au moins un million$ US dans son service d’ordre en prévision des manifestations suivant la victoire des Bulls.CHICAGO Moins pire que l’an dernier L’été sera moche partout.sauf dans les Prairies PRESSE CANADIENNE Ceux qui veulent être assurés de passer l’été au soleil devraient se rendre dans les Prairies, cette année.Environnement Canada, qui peut se targuer d’avoir prédit avec un taux d’exactitude de 80% la température qu’il a fait le printemps passé, annonce que les Prairies connaîtront un été chaud, avec juste ce qu’il faut de précipitations.L’Est et la moitié Ouest du pays devraient jouir de températures au-dessus des normales saisonnières en juillet, tandis que dans le reste du pays, ce sera plus frais.Le mois d’août verra la chaleur se poursuivre dans l’Ouest, tandis que la température restera plus fraîche dans le reste du pays.Dans le sud du Québec, Environnement Canada prédit que le mercure ne dépassera pas de plus d’un degré la température normale pour le mois de juillet, et que celle-ci baissera sous la normale en août.Des précipitations plus abondantes sont à prévoir.A Montréal, le mercure devrait se maintenir autour de 25 degrés C.Les habitants du sud de l’Ontario ne seront pas privés de pluie cet été.Ils connaîtront des températures légèrement inférieures à la normale en juillet, et de près de deux degrés sous la normale en août.Le mercure, à Toronto, se maintiendra aussi autour de 25 degrés C.Dans le nord de l’Ontario, les températures du mois de juillet seront d’environ un degré sous la normale, et de deux degrés sous la normale en août.Les précipitations refléteront la moyenne habituelle pendant ces deux mois.En Colombie-Britannique, le mois de juillet sera plus pluvieux que d'habitude, et les températures seront dans la normale.Au mois d’août, les températures dépasseront légèrement la normale, ce qui donnera une moyenne quotidienne de quelque 25 degrés C pour Vancouver et Victoria.Dans les Prairies, ce sera légèrement plus chaud qu’à l’habitude en juillet, avec des précipitations normales, et le mois d’août sera nettement plus chaud et sec.Regina et Winnipeg devraient connaître des températures oscillant entre 25 et 30 degrés C, et Calgary, autour de 25 degrés C.Dans les Maritimes, le mois de juillet devrait être un peu plus chaud que d’habitude, mais le temps se rafraîchira en août.Cependant, la pluie tombera plus abondamment au cours de ces deux mois.Halifax, Fredericton et Charlottetown connaîtront des températures variait entre 20 et 25 degrés C.A Terre-Neuve, le mercure devrait atteindre un degré plus élevé que la normale en juillet, mais en revanche, les précipitations seront plus fortes.Le mois d’août devrait donner lieu à une légère baisse de la température, toujours sous la pluie.Le mercure demeurera d’environ 20 degrés à Saint-Jean.Au Yukon, ce sera un peu plus chaud que la normale en juillet et août La pluie tombera en quantités normales en juillet, pour cesser en août.Dans les Territoires du Nord-Ouest, le mois de juillet sera plus frais, le mois d’août plus chaud que la normale, et la région connaîtra des précipitations moins abondantes que d'habitude pendant tout l’été.La lutte sera serrée dans Saint-Maurice, prévient le candidat du Bloc Shawinigan (PC) — Le candidat du Bloc québécois dans le comté de Saint-Maurice, Claude Rompré, se dit prêt pour les élections mais affirme que la lutte sera féroce au cours de la prochaine campagne, alors qu’il sera notamment opposé au chef du Parti libéral du Canada, Jean Chrétien.M.Rompré, qui donnait hier une conférence de presse dans les nouveaux locaux du Bloc québécois, à Shawinigan, en sera à une troisième participation comme candidat fédéral dans ce comté.Il s’était présenté les deux dernières fois sous la bannière du NPD.En 1986, lors de l’élection partielle qui avait suivi la démission de M.Chrétien, M.Rompré avait recueilli 6462 voix (19%) et s’était classé troisième.Aux dernières élections générales, en 1988, il avait recueilli 12 463 voix (30%) et s’était classé au deuxième rang.Cette fois, M.Rompré assure être en mesure de mener une lutte très efficace, le niveau de préparation de sa campagne électorale étant déjà bien avancé.Il signale que son organisation a déjà une ramification qui atteint tous les recoins du comté.«On va construire la plus grosse machine qui n’a jamais été vue dans Saint-Maurice», affirme-t-il, faisant référence aux 1500 membres que compte le Bloc québécois dans Saint-Maurice, où l’objectif a été porté à 2000 membres pour la campagne électorale.La campagne de financement a aussi donné de bons résultats, ayant produit le double de l’objectif de 5000$ fixé par le parti.M.Rompré, qui est revenu gonflé à bloc du conseil général de sa formation, la fin de semaine dernière à Québec, soutient que sa formation est la plus populaire dans le comté mais dit savoir que la lutte va être difficile.«On se prépare à recevoir des coups hauts et des coups bas et on va en donner aussi», prévient-il, conscient que les libéraux vont mettre toute la gomme pour essayer de faire élire leur chef.SUITE DE LA PAGE 1 tielles que les événements de Montréal.«Ce n’est rien à côté de ce que nous avons connu l’an dernier», se réjouissait plutôt Bill Davis, porte-parole de la police de Chicago, que le maire, Richard Daley, a complimentée pour son «excellent travail».En 1991, la victoire des Bulls avait donné lieu à des violences qui s’étaient soldées par plus de 100 arrestations et des dizaines de boutiques pillées.En 1992, les Bulls étaient à nouveau victorieux.Bilan: plus d’un millier d’arrestations,107 policiers blessés, 340 commerces pillés, des dégâts estimes à près de 10 millions$ US.Instruite par l’expérience, la municipalité avait, cette année, investi pour cette seule occasion au moins un millions US dans son service d’ordre.Les effectifs des patrouilles de police avaient été augmentés de plusieurs milliers d’officiers qui ont fait, selon M.Davis, des efforts accrus pour contrôler les foules — à cheval pour certains — et manifester activement leur présence.D’après lui, c'est ce qui explique que le blay de faire avec elle le saut du côté de la mise en scène.Il s’agit d’une pièce très dure où se heurtent chez un jeune homosexuel d’une ville de province, en un énorme désarroi, des pulsions artistiques, sexuelles et meurtrières.La première de Natures mortes aura lieu le 4 octobre prochain dans la petite salle de l’avenue des Pins, en ouverture de saison.la distribution n’est pas encore complétée, et Michel Tremblay tiendra bientôt des auditions pour combler les trois rôles de cette pièce, deux personnages masculins de 15 et 30 ans et un personnage féminin dans la trentaine.Cette pièce, qui est la première écrite par Serge Boucher, un jeune professeur de français originaire de Victoriaville, qui enseigne dans une école secondaire de Montréal, a été lue lors des récentes lectures publiques du Centre d’essai des auteurs dramatiques en avril dernier.À la lecture, les comédiens Dominique Quesnel, Norman Helms et Benoît Vermeulen tenaient les rôles.Mais rien n’indique que ce sont ces comédiens qui seront retenus pour la création au Quat’Sous.Serge Boucher, rejoint par LE DEVOIR, n’a pas encore rencontré Michel Tremblay.Et l’affaire semble un peu le dépasser.Il avoue qu’il a mis un an et demi à écrire cette pièce, qui se déroule dans une petite ville des Bois-Francs, Arthabaska.Il l'a fait parvenir au nombre d’arrestations soit passablement élevé, par rapport à celles qu’effectue en moyenne la police de Chicago en une bonne nuit de travail.Il faut dire que se quereller avec les policiers en poste sur les barrages qui interdisaient certaines rues à la circulation, briser une vitrine ou renverser des boîtes à journaux suffisaient dimanche soir pour se mériter les menottes.Il y a également eu des incidents sérieux.A une intersection, la foule obligeait les passagers à sortir de leur voiture.Un jeune homme de 18 ans a été tué par balle et un de ses amis, âgé de 17 ans, a été poignardé dans le dos.Par ailleurs, une femme de 26 ans a été tuée par balle devant son domicile, dans des circonstances encore inconnues.Deux autres femmes, qui célébraient la victoire dans une voiture, ont été atteintes par des balles.Mais au total, six policiers légèrement blessés dans les festivités de la victoire (trois par balles et trois par jets de pierres et de bouteilles de bière) et deux homicides, c’était une nuit normale pour Chicago, a dit M.Davis.Business as usual, ou presque.Pas de quoi déranger un psychosociologue.Centre d’essai des auteurs dramatiques.Il avait déjà, en collaboration avec une ^mie, écrit deux comédies pour des théâtres d’été à l’Ile-aux-Coudres et en Abiti- Sa pièce n’est pas sans faire penser à l’univers glauque et implacable de l'Albertain Brad Fraser.On y brosse le portrait d'un gamin de 15 ans dont les pa; rents s’entredéchirent et vont se tuer, alors que lui s’entiche d’un voisin dans la trentaine, un concierge de polyvalente qui ne vit que pour son body-building et les films de Sylvester Stallone.Pièce en deux temps, on verra ensuite le gamin à 21 ans vivre une relation ambiguë avec une fille de 34 ans qui habite le logement où les parents du gamin sont morts.Cette fille a été abandonnée par un homme dont elle était à peu près aussi folle qu’elle peut l’être des chansons de Joe Dassin.A la lecture, la pièce est étonnante, forte, cynique et désespérée.On y voit un monde «quétaine» qui vit devant la télé à la journée longue.Et le portrait du gamin, Stéfane, est virtuellement d’une grande puissance.Michel Tremblay avait déjà été fort sollicité il y a dix ans par le prédécesseur de Pierre Bernard à la direction artistique du Quat’Sous, Louise Latraverse, qui voulait lui faire diriger une pièce de René-Daniel Dubois.Il avait résisté.la peur l’avait emporté, semble-t-il, et il avait reconnu plus tard qu’il en gardait des regrets.Ce coup-ci il a fini par dire oui.Rendez-vous en octobre.VIE Deux exemples SUITE DE LA PAGE 1 un phénomène quelle observe depuis 25 ans.Pour expliquer le phénomène, hier, elle a donné deux exemples.Elle a d’abord raconté le cas d’un patient de 37 ans, dont le père est mort du cancer à l’âge de 41 ans.Le patient en question était terrorisé à l’idée d’avoir 41 ans.Et comme de fait, quand il a eu cet âge, il s’est découvert plusieurs maladies différentes.11 était en proie aux forces de la mort.Sitôt que les psychologues ont cherché la cause de son mal-être, il a parlé de la mort de son père à laquelle il s’identifie.En fouillant dans l’arbre généalogique de la personne, la psychologue a identifié des «loyautés familiales invisibles».Plus éloquent encore est le cas de cet homme de 39 ans, atteint du cancer des testicules.Il subit avec succès une intervention chirurgicale.Six mois plus tard, if rechute et arbore des métastases aux poumons.A la consternation du corps médical, il refuse la chimiothérapie.Or l’analyse de son arbre généalogique révèle que le père de son père a été tué à l’âge de 39 ans d’un coup de pied de chameau aux testicules.On découvre du même souffle que son père et son grand-père étaient bouchers.«Ce qui signifie qu’il considérait le couteau comme un instrument de travail et c’est pourquoi il a accepté de se soumettre au scalpel», dit la psychologue.Mais, en revanche, le père de sa mère est mort gazé pendant la Première Guerre mondiale.Or la chimiothérapie utilise des gaz semblables aux gaz moutarde utilisé pendant la guerre.D’où son refus de la chimiothérapie.Ouf! «Avec l’aide de la psychothérapie, on peut amener le patient à vaincre son stress de l’âge», a dit Mme Schut-zenberger.Plus tôt en journée, certains participants se sont penchés sur la souffrance des soignants.«Les médecins, infirmières et autres intervenants aux prises quotidiennement avec la mort n’ont pas été préparés à cette réalité», a constaté le professeur André Bergeron.C’est pourquoi on a de plus en plus tendance à mettre sur pied des groupes de soutien à leur intention et certains panelistes ont partagé leurs expériences.Hydro met en garde la population contre une offre trompeuse Chicoutimi (PC) — Hydro-Québec met en garde la population contre une offre promotionnelle actuellement en cours dans l’ensemble du Québec et visant à vérifier le compteur résidentiel et la facture d’électricité.La compagnie initiatrice de cette promotion, qui laisse croire qu’elle est associée à Hydro-Québec, fait parvenir l’offre par la poste aux consommateurs en s’identifiant comme étant le Centre de données énergétiques du Québec, bureau de soutien résidentiel.Le formulaire posté est trompeur et porte à confusion car il est aux anciennes couleurs d’Hydro-Québec.On réclame 20$ du consommateur en retour desquels on lui fera parvenir un kit appelé «Hydro-compteur» permettant de vérifier la précision de l’appareil.Une enquête ouverte le 18 juin par l’Office de la protection du consommateur, à la suite d’une dénonciation de la société d’État et de plusieurs plaintes de consommateurs, a révélé que cette compagnie a pour toute place d’affaires un casier postal à Cap-Rouge, en banlieue de Québec.Le directeur régional de l’Office, Léonard Fortin, a indiqué hier à Chicoutimi que cette compagnie est dans l’illégalité et contrevient à l’article 22 de la Loi sur la protection du consommateur puisqu’elle n’a pas déposé de cautionnement et demande de l'argent à l’avance pour son kit.«Seule la direction de la métrologie à Consommation et Affaires commerciales Canada, anciennement Consommation et Corporation Canada, offre la vérification des compteurs aux clients d’Hydro qui pourraient se sentir lésés», a noté M.Fortin.Seul ce ministère peut vérifier le bon fonctionnement de ce mécanisme et Hydro-Québec doit faire appel à ce ministère quand elle reçoit des plaintes de ses abonnés.Responsable du dossier dans la région du Saguenay, Huguette Arseneault, porte-parole d’Hydro-Québec, a souligné que le bureau régional a reçu de nombreuses demandes d’information concernant cette sollicitation qui utilise la typographie et les anciennes couleurs de la société d’État.«Cette compagnie n’est nullement autorisée par Hydro à faire ce genre de publicité et il ne s’agit aucunement d’un programme d’Hydro-Québec, bien que le matériel suggéré aux consommateurs puisse laisser croire le contraire», a précisé Mme Arseneault.Iæs médecins étrangers seraient trop nombreux Ottawa (PC) — Des 500 médecins interrogés par la firme Angus Reid, à la demande de l’Association médicale canadienne, 59% ont dit favoriser une réduction du nombre de médecins étrangers pratiquant au Canada.Ije président de l’association, Ronald Whelan, a affirmé que trop de médecins étrangers sont actuellement autorisés chaque année à pratiquer au Canada (entre 4(H) et 500).Ces étrangers, a reconnu le Dr Whelan, sont admis au Canada pour pratiquer dans les régions rurales, là où les médecins canadiens ne veulent pas aller.Mais, a-t-il signalé, les mentalités changent et certaines provinces ont adopté des mesures incitatrices pour encourager les médecins canadiens à travailler en milieu éloigné.i.'.1 :-i ' 1 i-.-SJ.1 r-T.": : r—r; ¦¦¦ .¦ ~~ t -i .-u.- aima-.-n ¦¦-.: .i : .u i i.:1 jiita- -b m.i n i ¦ — .) — ' J k-—-.¦¦ ¦ ¦ - -.¦ — .- LE DEVOIR est publié par lü DEVOIR Inc.dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleury, 9e étage, Montréal, (Québec).ILIA 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor laSalle, 774.1 de Bourdeau, division île Imprimeries Québécor Inc .012 ouest nie Saint Jacques, Montréal.I.Agence Presse t mindienne est autoriser a employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.I £ DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Oroupe Québécor Inc., 775 boul.Le beau, St Luirent Envoi de publication Enregistrement no 0858.DépAt légat Bibliothèque nationale du Québec.I éléphone général: (514) 9853333; service A la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 9853399.TREMBLAY Une pièce étonnante, forte SUITE DE LA PAGE 1 r
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