Le devoir, 26 juin 1993, Page(s) complémentaire(s)
?FONDE EN 1910 ?LES ARTS Sa majesté le «saxo» au Festival de jazz PAGE A-5 E DEVOIR M O N T R K A I.E S S A M E I) I 2 Ë T I) I M A N ( Il E 2 7 ,111 X I !» !» 3 3 (' A II I Y.RS- LAOS T I* S LIVRES ^ Invitation au voyage: les mondes perdus PAGE A-5 L'ÉCONOMIE Attali démissionnne de la BERD PAGE B-4 ?LE MONDE Colère blanche en Afrique du Sud PAGE A-6 T V 0 PERSPECTIVES Brasser la cage Avec une marge de manoeuvre très réduite, Kim Cambell a réussi à secouer le cocotier de la politique fédérale.Chantal Hébert En sabrant près du tiers du conseil des ministres précédent, Kim Campbell a voulu envoyer hier le message le plus attendu par la majorité des Canadiens.Ils avaient signifié il y a déjà longtemps qu’ils ne toléreraient plus de cabinets pleins à craquer de barons régionaux de tous acabits.En tendant une branche d’olivier à ceux de ses rivaux qui ont du potentiel électoral, la nouvelle première ministre a également voulu donner une indispensable façade d’unité à son gouvernement à la veille d’une élection.En confiant les Finances à un ministre québécois pour la première fois depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs, elle a voulu remplir, tout au moins sur papier, son engagement de donner au Québec une place de choix dans son administration.Et en donnant des promotions aux quatre femmes de son cabinet, Kim Campbell a tenté d’atténuer le fait qu’elle n’aura finalement trouvé de place que pour une recrue féminine dans son conseil des ministres rétréci.Avec un minimum de marge de manoeuvre, Kim Campbell a donc brassé considérablement la cage ministérielle hier.Dans un premier temps, elle a d’abord acheté la paix dans la demeure conservatrice.Ainsi, avec un rival encombrant parce que populaire, on peut, comme John Turner l’avait maladroitement fait avec Jean Chrétien en 1984, l’envoyer paître à l’étranger sous le couvert d’une promotion aux Affaires extérieures.Dans le cas de Jean Charest, Kim Campbell a plutôt choisi de l’enterrer sous les attributions.Le nouveau vice-premier ministre en a tellement qu’il a fallu plus de six lignes de communiqué pour les énumérer, hier.Il ne manque à Jean Charest, ministre désigné à l’Industrie, que le titre officiel de lieutenant du Québec, décerné à sa collègue Monique Landry.Mais, à titre de responsable du développement régional au Québec, c’est lui qui a hérité des vrais pouvoirs sur les troupes québécoises.«Elle s’occupera du Québec au jour le jour», a d’ailleurs indiqué le ministre Charest au sujet de sa collègue hier.En clair, Monique Landry sera Le Québec '’^Pau^e sur laquelle s’épancheront ^ les coeurs du caucus québécois, mais risque c esl Jean charest qui tiendra la précieuse petite caisse.d’être Entre-temps, son collègue Pierre Blais a été amené à s’effacer.Il devra sceptique exercer son influence de l’intérieur puisqu’on l’a associé au pilotage des co-SUr le fond mités ministériels les plus prestigieux.L’Albertain Jim Edwards, au poste d’ennemi numéro un de la fonction publique fédérale qu’est le Conseil du Trésor, sera quant à lui bien placé pour tenir les réformistes de sa province en échec.En confiant à l’Ontarien Garth Turner le poste inoffensif du Revenu, Kim Campbell semble vouloir utiliser ses talents de communicateur pendant la prochaine campagne.En marge de ces quelques prix de consolation, Kim Campbell a récompensé presque exclusivement ses partisans, aussi bien au niveau des recrues que des vétérans.Tous, sans exception, ont survécu au régime-minceur imposé au conseil des ministres.Et Patrick Boyer, le seul de ses anciens adversaires au leadership à s’être rallié au camp Charest plutôt qu’au sien, est le seul des candidats à être toujours simple député.Hier, les premiers grincements de dents sont venus de l’Ontario qui n’a pas gagné en influence ce qu’il a gardé en poids numérique.Le premier ministre Bob Rae n’a pas perdu une minute pour dénoncer vertement ce qu’il a perçu comme un monopole québécois sur les postes économiques stratégiques du gouvernement.Mieux nanti sur le plan des symboles, le Québec risque davantage d’être sceptique sur le fond, face aux orientations des super-ministères flambant neufs de Mme Campbell.Le ministre Bernard Valcourt, que ce remaniement met encore davantage en vedette, avait déjà d’ambitieux et controversés projets en matière de formation de main-d’oeuvre, d’éducation, etc.Comme ministre des Ressources humaines, il disposera d'un empire encore plus vaste pour mener ses projets à bien.Avec un budget de 69 milliards de dollars, il contrôle la quasi-totalité des sommes versées par Ottawa aux provinces, exception faite de la Santé.Sous le titre ronflant de ministre désignée du «Patrimoine canadien», Monique Landry devient l’équivalent le plus approchant d’un ministre fédéral de la Culture.Elle cumule pour ce faire les communications, les arts, les langues officielles.A l’Industrie, Jean Charest parle déjà de «guichet unique» pour désigner un ministère qu'il décrit comme la gare de triage du développement économique canadien.Et ainsi de suite.Tout cela pour dire que le gouvernement que veut mener Kim Campbell a maintenant un visage.Ce qu’il a dans le ventre demeure une énigme.INDEX Les Actualités.A2 Agenda culturel.C8 Annonces itewfcs .87 Ia“s Arts.Cl Avis publics.B5 Économie.Ill Éditorial.A8 Idées.A!) livres.Cl 2 Le Monde.A6 Montréal.A3 Mots croisés.118 Politique.A5 Les Sports.1110 Météo Nuageux Max.: 27 Détails en B4 Une première.PHOTO PRESSE CANADIENNE Kim Campbell a été assermentée hier pour prendre la succession de Brian Mulroney au poste de premier ministre.C’est la première fois que les Canadiens ont une première ministre.On voit ici Mme Campbell dans un exercice imposé: la conférence de presse.Campbell applique sa recette Un gouvernement de taille réduite, efficace et accessible JEAN DION LE DEVOIR Kim Campbell est officiellement devenue le 19e premier ministre du Canada, hier, et elle a annoncé la formation d’un cabinet réduit de 24 ministres qui verra aux destinées du pays jusqu’aux prochaines élections, prévues pour l’automne.En conférence de presse, Mme Campbell a expliqué que son cabinet — le plus petit depuis 1963 et comptant 10 ministres de moins que la dernière équipe Mulroney — reflète «une nouvelle approche de gouvernement» et constitue «une nouvelle génération de leaders pour les Canadiens».Tout cela dans l’optique de proposer «un gouvernement de taille réduite, plus efficace et plus accessible».Mais en confiant plusieurs postes clés à des Québécois — dont Jean Charest, vice-premier ministre et responsable d’un nouveau superministère de l’Industrie, et Gilles Loiselle, ministre des Finances — ou à des gens de l’Ouest, elle s’est aussitôt attiré les foudres du pre- VOIR PAGE A-10 : CAMPBELL J E M E SOUVIENS Des Nordiques aux Olympiques Québec soigne son image.et semble convaincre RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC Depuis mardi, Québec vit l’été au rythme du hockey.Les assises annuelles et le repêchage amateur de la Ligue nationale de hockey, activités regroupées sous le titre d’invitation 93, sont l’occasion d’une vaste opération de promotion de notre sport national, et la Vieille Capitale en profite pour rehausser son image de ville de hockey et, mieux encore, de ville olympique.Invitation 93 permet de belle façon aux Nordiques de Québec de mettre le point final au redressement du prestige local, redressement bien amorcé grâce aux succès récents de l’équipe après cinq ans de disette.Au sein des quelque 350 représentants des médias venus pour l'occasion d’aussi loin que la Finlande et la Tchécoslovaquie, on n’entend que des bons commentaires sur la ville, qu’on trouve belle, accueillante, chaleureuse.La Société des Jeux d’hiver de Québec 2002 profite à merveille de cette atmosphère positive et de l’importante couverture médiatique qui s’y rattache.Dans les pochettes touristiques offertes aux visiteurs, les documents d'information sur la candidature de Québec et ses attraits comme site olympique étaient bien en vue.Hier VOIR PAGE A-10 : QUÉBEC À LIRE DANS LE DEVOIR LUNDI Montréal serait peut-être une ville ontarienne aujourd’hui si quelques seigneurs canadiens-francais n’avaient pas résisté si farouchement aux envahisseurs américains dans une obscure bataille à Saint-Jean-sur-Richelieu il y a plus de 200 ans.Voilà ce que nous racontera Denis Vaugeois, dans sa nouvelle chronique d’histoire, lundi.Historien, éditeur, ancien ministre et érudit généreux, Vaugeois nous fait partager sa passion pour notre histoire, grande et petite, et ses gens, grands ou petits dans sa chronique Je me souviens, publiée chaque lundi dans votre DEVOIR d’été.V' I) COUP DE FOUDRE?C’EST DANS LE DEVOIR.Vous connaissez sûrement déjà Monique Proulx; son tout dernier roman, Un homme invisible à la fenêtre, a fait d’elle un des noms les plus convaincants de la relève littéraire du Québec.Et c’est avec elle que LE DEVOIR lance Coup d'foudre, sa nouvelle série littéraire d’été.Après le coup de foudre de Monique Proulx, il y aura celui de Christine Brouillet, de Dominique Deniers, puis celui de Micheline Lanctôt, puis de Claire Dé.Coup d'foudre, c’est le thème sur lequel LE DEVOIR a demandé à ces écrivains de rédiger un texte original, pour le plaisir de ses lecteurs.Des hommes y ont succombé aussi; vous les lirez, dans ce même espace, chaque samedi: René-Daniel Dubois, Stanley Pean, Jean-Robert Sansfaçon, David Homel, Robert Lalonde et leur coup de foudre à eux.Coup d'foudre.LE DEVOIR.Ix> samedi.L’été.La clé v A monsieur Cayouette MONIQUE PROULX J II aime les chemins qui montent.Tant de choses dans ^la vie, y compris la vie elle-même, ne font que descendre.J’aime les chemins ensoleillés qui montent, et celui-ci, justement, ne montait pas.Il s’enfonçait, noir, sous des murs d’arbres compacts, il plongeait dans des entrailles végétales suspectes d’où nous émergerions, c’est certain, à moitié digérés.Déjà nous perdions du sang et des lambeaux de chair, déjà nous étions livrés sans défense à des armadas d’insectes tout en dents et en mandibules.Ix?propriétaire du chalet nous attendait en bas, au fond du gouffre.Lui aussi avait son bataillon de mouches noires guerroyant férocement autour, mais cela ne semblait pas l’incommoder.C’était un vieil homme.Il faut être vieux pour avoir l’habitude des gouffres.Bardés de verres épais, ses yeux de raton laveur nous regardèrent approcher sans nous sourire.D’ailleurs, tout le temps que dura notre rencontre, il ne sourit pas, sauf une fois, très brièvement, lorsque je mentionnai que j’avais un chat.Je crus voir à côté de lui une chaloupe rouge, couchée sur le flanc comme une agonisante, et en arrière-plan de l’eau, mais je n’aurais juré de rien tant le rideau d’insectes carnivores se faisait opaque entre l’univers et nous.Il nous entraîna plus avant dans la jungle, sautillant sur les rochers moussus, acrobate guilleret traînant dans son sillage des balourds sous-doués, et bientôt il s'arrêta, le bras cérémonieusement tendu, car le lac était devant nous, encastré dans de molles montagnes.Un lac gris et grand, VOIR PAGE A-10 : LA CLÉ / A 10 LE DEVOIR, LES S A M EDI 1 H E T D I M A X C 11 K 27 .1 U I X I i) i) S -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES CAMPBELL Unité du parti SUITE DE LA PAGE 1 •- i mier ministre de l’Ontario.Bob Rae a dit voir dans ce premier cabinet Campbell une «marginalisation» de sa province au sein du gouvernement canadien, et il a appelé les hommes d’affaires de Bay Street à protester publiquement Soucieuse de consolider l’unité de son parti à la suite de la récente course au leadership, Mme Campbell a donc nommé son ex-adversaire Jean Charest numéro deux du gouvernement, en plus de lui confier deux portefeuilles importants, celui de l’Industrie, des Sciences et de la Technologie et celui de la Consommation et des Affaires commerciales.M.Charest prend aussi charge du développement régional au Québec.Toutes ces fonctions seront toutefois réunies au sein d’un seul superministère de l’Industrie et des Sciences.Mme Campbell a en effet décidé de reconstituer et de renommer huit ministères et d’en abolir ou,d’en fusionner 15 autres.Tous les postes de ministre d’Etat ont été éliminés, et tous les ministères ont fait l’objet d’une «rationalisation».La première ministre et son équipe ont été assermentés en matinée lors d’une cérémonie à la résidence du gouverneur général Ray Hnatyshyn, à Ottawa, quelques minutes après que Brian Mulroney eut remis sa démission après huit ans et neuf mois d’exercice du pouvoir.Au total, sept députés entrent au cabinet, quatre ministres — outre ceux qui avaient déjà annoncé leur intention de quitter la vie politique — en sont démis, et la plupart de ceux qui restent soit changent de portefeuille, soit voient leur domaine d’intervention accru.Seulement cinq femmes (Mme Campbell y compris), comparativement à sept dans lç dernier cabinet Mulroney, sont nommées ministres.A cet égard, Mme Campbell a convenu que ce nombre était faible et elle a promis qu’elle ferait mieux avec le prochain gouvernement Parmi les principaux changements annoncés hier, on note ceux de: ¦ Jean Charest, qui quitte l’Environnement pour les fonctions précitées.M.Charest a d’ailleurs indiqué que le cabinet Campbell faisait preuve d’un «bon équilibre» et que son ministère désigné de l’Industrie et des Sciences, «un guichet unique pour le développement des politiques économiques du gouvernement», lui permettrait de jouer un rôle qui «me convient parfaitement».¦ Perrin Beatty, qpi laisse les Communications pour devenir secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures.M.Beat-ty, qui avait abandonné ses propres espoirs de leadership pour appuyer Kim Campbell, passe en même temps au rang de ministre clé de l’Ontario, derrière Doug Lewis; ¦ Bernard Valcourt, qui ajoute le Travail à son portefeuille d’Emploi et Immigration et devient ainsi ministre désigné des Ressources humaines et du Travail; ¦ Monique Landry, qui ajoute,les Communications à son portefeuille du Secrétariat d’Etat pour devenir ministre désignée du Patrimoine canadien, une sorte de grand ministère fédéral de la Culture.De plus, Kim Campbell a annoncé que Mme Landry allait désormais agir à titre de «lieutenant québécois» du gouvernement; ¦ Doug Lewis voit ses fonctions de Solliciteur général élargies et devient ministre désigné de la Sécurité publique.Il est aussi retenu comme ministre responsable de l’Ontario; ¦ Gilles Loiselle, qui devient ministre des Finances après avoir été président du Conseil du Trésor, ¦ Pierre Vincent, dernier entré au cabinet, qui quitte la Consommation et les Affaires commerciales et décroche le poste de ministre de l’Environnement; ¦ Mary Collins, auparavant chargée de la Diversification économique de l’Ouest, qui devient ministre désignée de la Santé.Parmi les nouveaux venus au cabinet, on retrouve Jim Edwards, candidat au leadership du PC et supporter de Mme Campbell au deuxième tour de scrutin, qui prend les rênes du Conseil du Trésor.Garth Turner, autre candidat malheureux, accède pour sa part au ministère du Revenu.Et Ross Reid, un député de Terre-Neuve qui a agi comme organisateur de la campagne Campbell, devient titulaire de Pêches et Océans Canada.Barbara Sparrow, qui devra faire la lutte à Preston Manning dans Calgary-Sud-Ouest, est de son côté nommée ministre désignée des Ressources naturelles, englobant le ministère de l’Energie, des Mines et des Ressources et celui des Forêts.Quant à ceux qui quittent le cabinet, il s’agit de: Pierre Cadieux, ministre d’Etat au Sport amateur et partisan de Jean Charest dans la course au leadership; Marcel Danis, ministre du Travail, qui sera vraisemblablement nommé juge; John McDermid, ministre d’Etat aux Finances, aussi partisan de M.Charest; et Elmer MacKay, ministre des Travaux publics et.supporter de Jean Charest.Par ailleurs, trois ministres du Québec conservent leur poste, soit Pierre Blais (Justice), qui perd quand même îa bataille pour devenir lieutenant québécois de Mme Campbell, Jean Corbeil (Transports) et Gerry Weiner (Citoyenneté).Dans le nouveau cabinet Campbell, toutes les provinces, à l’exception de l’Ile-du-Prince-Edouard, sont représentées.L’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique viennent en tête de peloton avec respectivement huit, sept et trois représentants.Mais la délégation ontarienne n’a pas du tout satisfait le premier ministre Rae: «Les gens d’affaires doivent réagir.C’est essentiel», a-t-il lancé hier à Queen’s Park.«Il n’y a pas de représentation sérieuse de l’Ontario.Vous avez Jim Edwards, de l’Alberta, comme trésorier; vous avez Gilles Loiselle aux Finances, qui pendant la campagne disait qu’il n’aurait pas pu appuyer Mme Campbell si elle venait de l’Ontario, et vous avez Jean Charest qui non seulement a la responsabilité de l’industrie au Canada, mais qui a aussi la responsabilité des intérêts spécifiques du Québec, ce qui le place directement en conflit d’intérêts sur les questions industrielles au sein du pays.» Selon M.Rae, l’Ontario représente 45% de l’économie canadienne et 40% de la population du pays, et «cette réalité doit être reconnue dans le cabinet».Il a dit espérer qu’il s’agisse d’«un cabinet juste pour l’été et que Mme Campbell va déclencher des élections.Sinon, ça ne va pas marcher.» t IA CLE 30 000$ pour le tout SUITE DE LA PAGE 1 cerné de vert, du vert partout, uniformément vert.Des arbres, oui, mais pas de cette espèce hospitalière qui sert à donner de l’ombre et à accompagner des collations champêtres, non, des choses drues, maigres, au long cou tendu avidement vers la lumière, tissées tellement serré qu'elles ne pouvaient que renfermer des créatures enragées par la claustrophobie.«Le lac», dit-il.Puis, levant son autre bras: «le camp», dit-il, et nous vîmes que le chalet était là, au fond de la baie, comme effrayé par son audace, tentant de se dissimuler parmi la végétation.Pour 30 000$ il nous laissait tout: la chaloupe épuisée, les arbres étouffants, le lac gris, les moustiques à nourrir.Et le camp , bien sûr, dans lequel nous finîmes par échouer, trop heureux de panser nos blessures de guerre — sauf lui, intact en apparence, qui nous prépara un café instantané tandis que nous grattions nos piqûres.Le chalet sentait le mulot et le prélart moisi.On avait une jolie vue, on voyait le lac, et tout ce vert partout autour — du vert, une couleur après tout écologique, et qu’on dit si reposante pour les yeux.Celui parmi nous qui n’est pas moi dit: «D’accord».Je ne protestai pas, car l’été nous était tombé dessus et il fallait bien fuir quelque part.Mais l’été passerait en trombe comme tous les autres et après on revendrait, tout se vend et se revend, même son âme.Le vieil homme sortit une clé et demanda en ne regardant que moi: «Aimez-vous vraiment ça?» et son regard n’avait jamais été si peu souriant et si hostile, et celui parmi nous qui n’est pas moi répondit: «Bien sûr qu’on aime ça».Le vieil homme posa la clé à côté de moi sans me toucher, il reporta ses yeux sévères sur le lac sans plus nous regarder et je compris soudain qu’il ne souriait pas parce qu’il avait de la peine.Le camp et le lac avoisinaient quelque peu un village, et ce village n’était pas beau.Il abritait bien une église de bois, une caisse populaire, des commerces pour acheter de la viande de boeuf et du pain blanc, et quelquefois des bacs à fleurs devant des façades rococo, mais là s’interrompait l’esthétisme.Les deux échantillons humains que je rencontrai en achetant du lait n’étaient pas beaux non plus.Le premier demanda à l’autre, qu’il connaissait visiblement depuis longtemps: «As-tu tué?», et l’autre répondit: «Ben non!» avec force détails désolés, et je sus tout de la chasse à l’ours telle que pratiquée glorieusement dans ce coin de pays, il suffisait d’attirer les ours avec des affaires qui puent, et les ours, qui sont de mécréantes bêtes aimant les affaires qui puent, accouraient se faire nourrir d’une main, minou minou, et tirer de l’autre.Il n’y a que le sport.Des ours, je n’en croisai guère cette première soirée C'est beau la vie DONNEZ! La Société canadienne de la Croix-Rouge Dtviilon du Québec où nous prîmes possession des lieux, mais ce fut là la seule espèce vivante, à vrai dire, à faire preuve de discrétion.Ce bord de lac était en fait un zoo à aire ouverte dans lequel les insectes n’étaient pas les moins représentés.Ils oeuvraient selon des horaires scrupuleux, les ma-ringouins succédant aux mouches noires qui elles-mêmes relevaient de leur fonction les mouches à chevreuil, course à relais enlevée où l’on se passait avec enthousiasme le flambeau de la chair humaine.Il y avait aussi des papillons de nuit grands comme des chauves-souris et d’énormes hannetons aveugles qui venaient buter sans cesse contre nous leur corps replet; mais ceux-là, au moins, ne se nourrissaient pas.Plus tard, nous découvririons dans le chalet des fourmis charpentières occupées à grignoter la totalité des poutres.Mais en attendant, au cours de cette nuit inaugurale, le chalet nous sembla un refuge presque rassurant, une loge un peu retirée d’où l’on pouvait observer sans trop d’implication les défilés de la vie sauvage.Une famille de mouffettes musarda un moment dans les fourrés en échangeant des grommellements.Quelque chose d’amphibien traversa le lac.Quelque chose d’ailé lâcha dans nos fenêtres un cri d’égorgé.Quelque chose de gros vint carrément frapper à la porte: un porc-épic délavé, aux appétits opinàtre-ment dirigés vers la colle de notre contreplaqué.Je ne dormais pas.La chatte non plus ne dormait pas, engagée dans un safari excitant avec les colonies de mulots.Celui parmi nous qui n’est pas moi ronflotait du sommeil infâme des inconscients.La nuit passait, horriblement blanchissante, et je ne dormais pas.Il n’y avait pas de place pour moi dans tout ce fourmillement, j’étais une intruse rejetée à jamais dans l’insomnie, une maladie combattue par les anticorps d’un organisme monstrueux.Le matin, j’étais sur le quai à m’asperger d’eau froide lorsque le soleil me surprit.C’était un 10 juin, et ce soleil de juin était une flèche qui transperce et qui embrase, et voilà que la forêt prit feu, avec le lac et tout ce qui vivait autour.Dans la lumière de l’incendie, il n’était plus possible de ne pas voir.Je vis des papillons à queue jaune et des oiseaux supersoniques, des lucioles accouplées et des libellules hélicoptères, je vis les bourgeons neufs des épinettes étincelants comme des bagues et tellement de couleurs et de bruissements, partout, une débauche de vies triomphantes.Dans le soleil de l’incendie, il n’était plus possible d’ignorer plus longtemps que cet endroit broussailleux, encombré, primaire, était en réalité un paradis, un jardin sacré dont on m’avait miséricordieusement confié la clé.À cause du soleil, je m’étendis sur le quai, en ce 10 juin d’il y a dix ans, et je vis tout ce qu’il y avait à voir, je vis le sentier qu’emprunte chaque matin l’orignal pour aller boire, les chanterelles et les cèpes champignonnant dans la mousse, je vis la chaloupe rouge qu’on ravau-drait chaque printemps comme une part de nous qui fuit et qui persiste, je vis toutes les fissures par où se faufiler pour comprendre le monde, je vis cette vieille dame que je serais un jour, sautillant sur les rochers moussus d’un pas guilleret, environnée de mouches noires qui ne la touchent pas.+> PHOTO PRESSE CANADIENNE Dernier salut d’un policier de garde devant Rideau Hall hier: le premier ministre et son épouse se rendaient à la cérémonie d’assermentation qui allait introduire Kim Campbell comme 19e premier ministre du pays.Mulroney est parti sans tambour ni trompette Ottawa (PC) — C’est le plus simplement du monde, le sourire aux lèvres et la veste lancée sur l’épaule, que Brian Mulroney a quitté son poste hier matin comme 18e premier ministre du Canada.Il n’y avait pas de chauffeur, ni de limousine, ni de complet de cérémonie pour Brian Mulroney.Pas de dispositif de sécurité ni de proches conseillers s’affairant autour de lui.Il était lui-même au volant de la jeep familiale et, en compagnie de sa femme Mila, le premier ministre sortant s’est rendu à Rideau Hall pour le transfert des pouvoirs à Kim Campbell.Avec sa veste lancée sur l’épaule, le député Mulroney a bavardé amicalement avec les journalistes et a exhibé en riant son permis de conduire comme nouvelle pièce d’identité avant d’entrer à Rideau Hall, la résidence officielle du gouverneur général.A la question de savoir s’il éprouvait des regrets, il a tout simplement répondu: «Pas du tout.» «Je m’en vais à la pêche avec Nicolas», a-t-il ajouté au sujet de son emploi du temps pour le reste de la journée.Son fils de sept ans, le plus jeune enfant de la famille Mulroney, lui a promis, il y a peu de temps, qu’il l’aiderait à se trouver un nouvel emploi.L’homme politique de 54 ans demeure le député de Charlevoix jusqu’aux prochaines élections qui sont prévues pour l’automne prochain.Il n’a pas fait part de projets précis pour l’avenir mais a laissé entendre qu’il pourrait accepter de donner des cours dans des universités canadiennes et américaines.L’idée de passer davantage de temps avec sa famille à la suite d’une décennie passée au Parlement reste par ailleurs une priorité.Marie-Josée Lapointe, porte-parole au bureau de M.Mulroney, a confirmé cela: «Ils ont très hâte de commencer leur nouvelle vie ensemble.» Au cours de sa dernière rencontre protocolaire avec le gouverneur général Ray Hnatyshyn, M.Mulroney a remis sa démission ainsi que celle des membres de son gouvernement.Moins d’une heure plus tard, Kim Campbell a été assermentée comme nouveau chef de gouvernement.En sortant de Rideau Hall, Brian Mulroney affichait un grand sourire et s’est déclaré heureux dans ses nouvelles fonctions de simple député à la Chambre des Communes.Après être reparti au volant de la jeep verte, au grand amusement des reporters présents pour le grand départ, le «député» s’est soudain immobilisé pour faire monter à bord le columnist Michel Vastel qui faisait semblant de faire de l’auto-stop.Au bout de quelques minutes, l’analyste politique est ressorti du véhicule de l’homme public dont il a suivi les faits et gestes pendant plusieurs années et a vite rejoint ses collègues de travail.QUÉBEC Le temps de fêter SUITE DE LA PAGE 1 matin, un déjeuner-croisière à bord du Ij)uis-Jolliet était offert conjointement aux médias par Tourisme Québec et Québec 2002, dont les bannières et t-shirts étaient alors omniprésents.Visiblement charmés par leur petit tour de bateau, les représentants des médias auront-ils de bonnes choses à dire sur le projet olympique québécois?C’est certainement ce qu’espèrent les organisateurs.Chose certaine, les choses semblent se dérouler plutôt bien pour Québec 2002, qui faisait l’objet, la semaine dernière, de déclarations intéressantes du ministre responsable de la région de Québec, Marc-Yvan Côté.Ce-îui-ci présentait un nouveau Colisée, projet auquel il a donné son appui, comme un atout majeur pour la candidature de Québec comme site olympique, et ce, au moment même où l’étude de faisabilité commandée l’hiver dernier à ce propos vient de recommander la construction d’un nouvel amphitéâtre.Timing is everything, comme on dit.Parlons sport Invitation 93 demeure avant tout un grand congrès de 1500 personnes, aux innombrables réunions.Directeurs généraux, gouverneurs de la Ligue, contrôleurs, comité de sélection du Temple de la renommée, équipes de marketing, de mise en marché et vente au détail de la radio-télévision, etc., tout le monde a bien du pain sur la planche.L’avenir du sport semble toujours en question: revenus de télévision déficients et salaires en croissance explosive,voilà les problèmes principaux qui sont sur toutes les lèvres.Mais on prend aussi le temps de fêter.Hier soir, les invités de marque de la LNH étaient conviés à une soirée gala au théâtre Capitole, mettant en vedette le trio Oliver Jones, Johanne Blouin et André-Philippe Gagnon.Pas mal pour un événement «modeste», comme le qualifiait Marcel Aubut lui-même.Le public y trouve aussi son compte.Les amateurs ont défilé par milliers, en particulier le jour de la Fête nationale, pour voir de près la centenaire coupe Stanley au centenaire Château Frontenac.Ils pourront encore la voir ce matin dans le cadre d’une marche populaire qui partira du Manège militaire à 8h30 pour se diriger vers le Colisée, Mickey Mouse et Martial Asselin, lieutenant-gouverneur du Québec, en tête.On y attend visiblement pas mal de monde: les 5000 premiers marcheurs recevront un t-shirt souvenir d’invitation 93 et de cette activité de clôture du centenaire de la coupe Stanley.L’empire des futures stars Le point de mire principal d’invitation 93 demeure tout de même les meilleurs espoirs de la LNH, ces jeunes hockeyeurs de 18 ans à peine qui, derrière un air d’innocence presque touchant, envisagent leur avenir à coups de centaines de milliers de dollars.Que ce soit le Russe Viktor Kozlov, géant débonnaire au sourire immense, ou le gardien de buts québécois Jocelyn Thibault, petit blondinet discret, tous ces jeunes sont dans l’expectative à la veille d’entreprendre leur carrière professionnelle.Parions qu’ils auront l’air un peu nerveux pendant leur tour de calèche vers le Colisée, demain matin, dans le cadre de la marche populaire.«Ce qui est dommage, c’est que ça n’arrive qu’une fois dans une vie», lance Alexandre Daigle, jeune homme aux yeux bleu vif qui sera vraisemblablement le premier choisi cet après-midi.Pour lui, le hockey n’a pas perdu tout son sens comme jeu, mais il devient aussi rapidement une occupation professionnelle aux exigences complexes.Pour faire de Daigle une star, son agent l’a déjà envoyé pratiquer son anglais pendant trois mois et ses talents de communicateur à lecole de Pierre Dufault.«Je pensais que parler en public était plus facile que jouer au hockey, mais je m’aperçois que c’est pas si simple que ça», explique-t-il candidement aux journalistes, juste après sa présentation officielle au millier d’amateurs réunis, hier midi, aux Galeries de la Capitale, en compagnie du premier groupe des jeunes espoirs 1993.Les résultats sont probants: l’étoile par excellence du hockey junior majeur québécois, dont on ne parle déjà qu’au superlatif, ne s’est fait que des amis en quatre jours fort intensifs à Québec.Visiblement, les Sénateurs d’Ottawa s’apprêtent, grâce à leur tout premier choix au repêchage, à mettre la main sur un joueur qui leur sera aussi utile par sa personnalité que par son talent de manieur de bâton.Là aussi, l’opération charme semble réussie.Vous avez les reins solides?Luttez avec nous.I .A là tNl'Alll >Nt ANAl *II:MNL I H < HI-.IN LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury, 9e étage.Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Qucbecor LaSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 012 ouest rue Saint-Jacques.Montréal I.’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans I.E DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 775 bout.lebeau, St -Laurent.Envoi de publication Enregistrement no 0R5H.UépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514 ) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399. y B 10 L E DEVOIR, 1.E S S A M E I) I 2 (i K T I) I M A X (’ Il K 27 .1 U I X I !) !) W -?LE DEVOIR * LES SPORTS BASEBALL HIER LIGUE NATIONALE Montréal en Floride Philadelphie à Pittsburgh St.Louis à New York Houston à Atlanta Cincinnati à San Diego • Chicago à Los Angeles Colorado à San Francisco LIGUE AMÉRICAINE Kansas City à Cleveland New York à Baltimore Detroit à Boston Californie au Minnesota Seattle à Chicago Toronto à Milwaukee Oakland au Texas LIGUE NATIONALE Mercredi San Francisco 17 Colorado 2 Houston 1 Los Angeles 0 Cincinnati 6 San Diego 4 Aujourd’hui St.Louis (Tewksbury 7- 6) à New York (Gooden 7-6), 13 h 40.Colorado (Reynoso 4-3) à San Francisco (Wilson 5- 3), 16 h 05.Montréal (Bottenfield 1-4) en Floride (Hough 3- 7) , 19 h 05.Philadelphie (Schilling 8-2) i Pittsburgh (Cooke 4-3), 19 h 05.Houston (Portugal 5-3) à Atlanta (Glavine 9-3), 19 h 10.Chicago (Castillo 2-5) à Los Angeles (R.Martinez 6- 4), 22 h 05.Cincinnati (Rijo 6-2) à San Diego (Brocail 1-3), 22 h 05.LIGUE AMÉRICAINE Jeudi Toronto 7 New York 2 Baltimore 6 Detroit 2 Milwaukee 5 Cleveland 3 Kansas City 7 Californie 1 Oakland 3 Seattle 2 Aujourd'hui Detroit (Doherty 7-2) à Boston (Viola 4-7), 13 h 05.Seattle (Hanson 5-5) à Chicago (McDowell 11-4), 19 h 05.Kansas City (Pichardo 4-4) à Cleveland (Kramer 3-2), 19 h 05.New York (Wickman 8-0) à Baltimore (Moyer 3-3), 19 h 05.Toronto (Guzman 6-1) à Milwaukee (Eldred 9-7), 20 h 05.Californie (Finley 8-5) au Minnesota (Banks 5-3), 20 h 05.Oakland (Darling 1-4) au Texas (K.Brown 5-6), 20 h 35.LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Dlft.Philadelphie 50 21 .704 — St.Louis 40 30 .571 91/2 Montréal 38 33 .535 12 Pittsburgh 34 36 .486 151/2 Chicago 33 36 .478 16 Floride 32 39 .451 18 New York Section Ouest 21 49 .300 281/2 San Francisco 49 24 .671 — Atlanta 40 33 .548 9 Houston 37 33 .529 101/2 Los Angeles 36 34 .514 111/2 Cincinnati 34 39 466 15 San Diego 28 44 .389 201/2 Colorado 25 46 .352 23 LIGUE AMÉRICAINE (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Dili.Detroit 43 28 .606 — Toronto 44 29 .603 — New York 42 31 .575 2 Baltimore 38 33 .535 5 Boston 33 38 .465 10 Milwaukee 30 40 .429 121/2 Cleveland 30 42 .417 131/2 Section Ouest Chicago 37 32 .536 — Kansas City 37 33 .529 1/2 Californie 36 34 .514 1 1/2 Seattle 35 37 .486 31/2 Texas 31 39 .443 61/2 Minnesota 29 39 .426 71/2 Oakland 29 39 .426 71/2 LES MENEURS LIGUE NATIONALE PJ AB Pts CS Moy.Galarraga Col.54 216 37 91 .421 Bonds SF.72 247 57 88 .356 Merced Pit.64 204 38 72 .353 KrukPhi.67 232 55 82 .353 Piazza LA.66 245 37 83 .339 Vizcaino Chi.67 250 34 83 .332 McGee SF.63 232 22 77 .332 RoThompson SF.63 246 45 81 .329 Points — Dykslra.Philadelphie.64; Bonds, San Francisco.57; Kruk, Philadelphie, 55; Daulton.Philadelphie.52; MaWilllams, San Francisco, 51; Bigglo.Houston.49; JaBell, Pittsburgh, 47; Bonilla, New York.47.Points produits — MaWilliams, San Francisco.63; Daulton, Philadelphie, 59; Bonds, San Francisco.58; Galarraga.Colorado.55; Grace.Chicago.52; Piazza.Los Angeles, 51; Incavlgtia.Philadelphie.48.Cobps sûrs — Kelly, Cincinnati, 94; Galarraga.Colorado.91; Bonds.San Francisco, 88; Bagwell, Houston, 87; Grace, Chicago, 87; JaBell, Pittsburgh, 86; Larkin, Cincinnati, 86; Butler, Los Angeles.86.doublas — Grace, Chicago, 22; Bichette.Colorado.22; Dykstra.Philadelphie, 21; Cordero.Montréal.20; Biggio.Houston, 19; Camlnlti, Houston.19; Bonds, San Francisco, 19.Triples — Castilla.Colorado, 6; DLewis, San Francisco.6; EYoung.Colorado, 5; Martin, Pittsburgh.5; Morandini, Philadelphie, 5; Coleman, New York.5; 7 à égalité à 4.Circuits — MaWilliams, San Francisco, 21; Bonds, San Francisco, 21; Bonilla, New York.18; Gant, Atlanta.16; McGrift, San Diego.16; Piazza.Los Angeles, 15; Daulton, Philadelphie.15.Buts volés — Coleman.New York.31; Carr, Floride.28; DLewis, San Francisco, 26; Roberts.Cincinnati, 23; EDavis, Los Angeles.22; EYoung, Colorado, 21; ACole, Colorado, 21; Dykstra, Philadelphie, 2t.LIGUE AMÉRICAINE PJ AB CS Moy.Olerud Tor.71 247 51 100 .405 Molltor Tor.72 2B9 60 96 .332 Whitaker Det.60 194 43 63 .325 O'Neill NY.65 241 34 78 .324 Griffey JrSea.70 266 46 86 .323 Lofton Cle.68 262 51 84 .321 Gonzalez Tex.59 221 44 70 .317 Points — White, Toronto.60; Molitor, Toronto, 60; RAIomar.Toronto, 55; Lolton, Cleveland, 51; Olerud, Toronto, 51; GVaughn.Milwaukee.51; Fielder, Detroit, 51.Points produits — Fielder, Detroit, 61; Bello, Cleveland, 60; Tettleton, Detroit, 60; Carter.Toronto, 59; Baerga, Cleveland, 58; Olerud.Toronto.58; Thomas.Chicago, 55; GVaughn.Milwaukee.55.Coups sûrs — Olerud, Toronto, 100; Molitor.Toronto, 96; McRae, Kansas City, 89; Griffey Jr, Seattle.86; Baorga, Cleveland, 85; RAIomar, Toronto, 85; Lolton, Cleveland.84.Doubles — Olerud.Toronto, 2B; Whlto.Toronto, 22; Anderson, Baltimore, 20; Carier, Toronto, 20.MVaughn.Boston, 19; Thomas, Chicago, 19; Palmer.Texas, 19; Griffey Jr, Seattle, 19.Triples — Hulse, Texas, 7; Cuyler, Dotrolt, 7; Lolton, Cleveland, 6; McRae, Kansas City, 5; Baerga, Cleveland, 5; LJohnson, Chicago, 5; 7 à égalité â 4 Circuits — Belle.Cleveland, 20; Gonzalez, Toxas, 19; Grltloy Jr, Seattle, 18; Fielder, Dotrolt, 18; Tettleton, Detroit.18; GVaughn, Milwaukee, 17; Palmor, Texas, 16; Carter, Toronto.16.Buts volés — Curtls, Californie, 33; Lolton, Cleveland, 28; RHenderson, Oakland, 25; RAIomar, Toronto, 23; LJohnson.Chicago, 20; Polonia, Californie, 20; While, Toronto, 16.Lancours (8 décisions) — Wickman, New York, 8-0,1.000, 3.76; Wells, Detroit, 9-1.900,2.68; Hontgen, Toronto, 10-2, ,833,3.18; Key, New York, 9-2, .818.2.30; Langston, Californio, 9-2, .818,2.50; Sutcliffe.Baltimore, 8-2, .800, 4.45; Doherty, Detroit, 7-2, .778,2.74; Alvarez.Chicago, 7-2, .778,3.12 Les Nordiques croient que Forsberg deviendra joueur autonome Québec n'a encore présenté aucune offre concrète au Suédois ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Québec - Les Nordiques s’attendent à ce que Peter Forsberg obtienne le statut de joueur autonome le 1er juillet mais ils pensent que le Suédois évoluera quand même dans la LNH la saison prochaine.L’entente avec la Fédération suédoise stipule que les Suédois doivent être mis sous contrat avant le 30 juin pour jouer dans la LNH mais les Nordiques sont d’avis que cette entente n’a aucun poids juridique.C’est du moins ce qu’a affirmé, hier, le président des Fleurdelisés, Marcel Aubut.L’agent de Forsberg, Don Baizley, partage la même opinion.Baizley est arrivé à Québec, jeudi, pour discuter du dossier fort compliqué de Forsberg.Il a fait savoir que les Nordiques n’ont présenté aucune offre contractuelle concrète.«Le moment est inopportun parce qu’on doit d’abord clarifier la situation», a-t-il affirmé.De part et d’autre, on concède que l’agent de Markus Naslund, qui se retrouve dans la même position que Forsberg, obtiendra gain de cause devant les tribunaux américains.La cause sera entendue le 29 juin.Don Meehan argue que la date limite du 30 juin qui a été fixée pour s'entendre avec les formations de la LNH brime les droits des Suédois qui veulent jouir du statut de joueur autonome.Si l’entente devient caduque, Naslund, dont les droits appartiennent aux Penguins de Pittsburgh, et Forsberg pourront négocier avec l’équipe de leur choix dès le 1er juillet, ce qui fera augmenter leur valeur.L'objectif de Forsberg est de conclure une entente avec les Nordiques qui ont indiqué leur intention d’égaler la meilleure offre qui sera faite comme ils peuvent le faire.SOCCER Un Montréalais tente d’acquérir le Celtic de Glasgow LONDRES (PC) — Un homme d’affaires multi-millionnaire de Montréal a offert 25 millions$ CAN pour se porter acquéreur du Celtic de Glasgow, l’une des plus prestigieuses équipes de soccer au monde, a confirmé le porte-parole de l’équipe Michael Kelly.Le sérieux quotidien écossais The Scotsman a ajouté que Fergus McCann, un Ecossais expatrié qui a apparemment fait sa fortune dans le domaine du voyage à Montréal, a réuni quatre autres investisseurs et un montant additionnel de 15 millions$, portant l’offre d’achat à 40 millions$ CAN.Mais Kelly, qui est également membre du bureau des directeurs de l’équipe, a précisé que l’offre de McCann contient certains conditions «excentriques» et «inhabituelles».Le Celtic est l’une des deux dynasties du soccer en Ecosse et la première formation des Iles britanniques - en 1967 - à avoir remporté la prestigieuse Coupe d’Europe.Les Rangers de Glasgow, leurs éternels rivaux, ont raflé le championnat de la ligue d’Ecosse pendant quelques saisons consécutives et ils ont éclipsé le Celtic sur la scène européenne.De plus, le Celtic est aux prises avec une lourde dette et a désespérément besoin d’un nouveau stade.McCann avait tenté d’acheter l’équipe il y a un an pour 10 millions$ CAN mais les directeurs avaient jugé son offre insuffisante.BASEBALL Ojeda parle à la presse Cleveland (AP) — Bob Ojeda n’a jamais perdu conscience et il savait immédiatement que ses deux coéquipiers des Indians de Cleveland avaient été tués quand leur bateau a frappé un quai en Floride.Ojeda, nerveux et arborant une cicatrice au front visible sous la palette de sa casquette, a rencontré la presse hier pour la première fois depuis qu’il a été sérieusement blessé le 22 mars dans l’accident de bateau qui a causé la mort des releveurs Steve Olin et Tim Crews.Les trois lanceurs des Indians partaient en soirée pour une excursion de pêche après avoir passé la journée en pique-nique avec leur famille.Le bateau, piloté par Crews, a heurté le quai.Olin, 27 ans, a été tué sur le coup et Crews, 31 ans, a été déclaré mort le jour suivant.Ojeda, 35 ans, a subi une intervention chirurgicale pour suturer le cuir chevelu à la tête.Joueurs à vendre ¦faifiifflï.PHOTO PRESSE CANADIENNE VINGT-DEUX espoirs de la Ligue nationale de hockey ont été présentés hier au public dans un centre d'achat de la Vielle Capitale en vue du repêchage qui doit avoir lieu aujourd’hui au Colisée.Wimbledon Pas de surprises sur les courts La Canadienne Helen Kelesi s’incline devant Steffi Graf Wimbledon (AP) - Le tournoi de Wimbledon a quelque peu somnolé, hier après-midi, par la faute d’un programme manquant de densité et faisant ressembler les rencontres du troisième tour à de simples parties de transition.Les favoris n’ont guère souffert pour se propulser en huitième de finale et en deuxième semaine.L’Américain Pete Sampras - harcelé par la presse britannique qui le juge ennuyeux sur les courts - n’a fait qu’une bouchée du Rhodésien Byron Black (108e mondial).Sampras, première tête de série et numéro un mondial, s’est imposé 6-4, 6-1, 6-1 en faisant admirer une fois de plus son talent et son jeu d’attaquant, mais sans forcer.Lundi, au quatrième tour, Sampras affrontera le Britannique Andrew Foster (332e joueur mondial), vainqueur hier après l’abandon en fin de deuxième manche du Russe Andrei Olhovskiy, victime d’un malaise.Agassi, l’enchanteur Sur le central, Andre Agassi a une nouvelle fois enchanté le public, même s’il a dû concéder une manche - la deuxième - à son jeune adversaire sorti des qualifications, l’Australien Patrick Rafter (178e mondial), un fier attaquant.Mais l’Américain, vainqueur 6-1, 6-7, 6-0, 6-3, était trop fort en passing-shot et en retour pour être vraiment inquiété.Agassi (huitième tète de série et 13e mondial) s’est encore imposé du fond du court, encore plus que Borg à son époque, ce qui reste tout de même une technique paradoxale sur gazon.Son prochain adversaire, lundi, constituera en fait le premier véritable test poulie tenant du titre car il s’agira du Néerlandais Richard Krajicek (12e mondial), vain- queur en quatre manches 6-2, 7-5, 5-7, 6-2 de l’Italien Laurence Tileman (154e mondial), autre concurrent sorti des qualifications.Quant à l’Allemand Michael Stich (8e mondial), vainqueur à Wimbledon il y a deux ans, il a négligemment écarté de son chemin 6-3, 6-4, le Sud-Africain Christo Van Rensburg (122e mondial).L’autre Allemand Boris Becker, no 4, triple vainqueur du tournoi, a un peu plus souffert que Stich pour vaincre le Suisse Jakob Hlasek, 46e mondial, en quatre sets.Lundi, Becker affrontera le Français Henri Leconte, à la fois chanceux, efficace et brillant, hier, face à l'Américain Aaron Krickstein qu’il a battu 7-6 (8-6), 6-3,6-2.Le simple dames s’est poursuivi un peu moins mollement que l’épreuve masculine, grâce surtout à l’Indonésienne Yayuk Basu-ki (40e mondiale) qui a battu la plus jeune des soeurs Maleeva, Magdalena (lie mondiale).La Bulgare est tête de série no 10.Autre qualifiées, l’Espagnole Arantxa Sanchez-Vicario, no 3, la Tchèque Helena Sukova, no 15, et les Américaines Usa Raymond (65e mondiale) et Meredith McGrath (148e mondiale et sorties des qualifications).Défaite sans appel de Kelesi La Torontoise Helen Kelesi n’a pu arracher un seul jeu à l’Allemande et première joueuse mondiale Steffi Graf.Kelesi, deuxième joueuse au Canada, n’a résisté que pendant 35 minutes pour s’incliner sans appel 6-0, 6-0 en troisième ronde du tournoi de Wimbledon.Patricia Hy, la no 1 au pays, disputera son match de troisième ronde contre une légende de Wimbledon, l’Américaine Martina Navratilova, en quête d’un 10e titre.HOCKEY Deux ex-Canadiens entrent au Temple Guy Lapointe et Steve Shutt sont honorés par la LNH ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Québec - Deux anciens joueurs du Canadien, Guy Lapointe et Steve Shutt, ont été intronisés au Temple de la renommée du hockey, hier, à leur troisième et dernière année d’admissibilité.Billy Smith, qui a été un rouage important des quatre conquêtes de la coupe Stanley des Islanders de New York au début des années 1980, et Edgar Laprade, qui a évolué avec les Rangers de New York de 1945 à 1955, ont également été honorés par la LNH.«Je suis très excité, a lancé Guy La-pointe en conférence de presse.C’est une journée très spéciale pour moi.Cette nomination représente en quelque sorte le dernier chapitre de mon livre d’athlète.» Lapointe ne savait pas qu’il était en nomination pour la dernière fois et que les nominations étaient faites hier.«J’imagine qu’on m’aurait cédé dans les ligues mineures si on ne m’avait pas choisi», a-t-il lancé à la blague.Né à Montréal le 18 mars 1948, Lapointe a savouré en 1970-71 la première des six conquêtes de la coupe Stanley aux- quelles il a participé.11 a récolté 622 points en 884 matchs en saison régulière, en plus de 70 points en séries éliminatoires.Quant à Steve Shutt, qui se trouvait hier en banlieue de Toronto, il a gagné cinq fois la coupe Stanley, amassant 817 points en 930 parties en saison régulière et 98 en 99 matchs des séries.La nomination de Billy Smith couronne une année marquée d’honneurs pour l’ancien belliqueux gardien des Islanders qui a vu son numéro être retiré en plus dette intronisé au Temple de la renommée d’Ottawa.G I L L E S - C .MAR C O T T E ?Salut Garneau! histoire, aussi bien vous le dire tout de suite, est un peu sans tête ni queue.Multidirectionnelle, mettons.Enfin, il y a plein de monde qui s'y entremêle , mais bon, n'ajustez pas votre appareil et allons-y.L‘s sincères félicitations d’abord.Bravo à Jacques Parizeau, à Lucien Bouchard, aux milliers d’autres marcheurs d’avant-hier sur la rue Sherbrooke.La randonnée pédestre, salutaire, comme on sait, pour le cardio-vasculaire, aguerrit aussi le mollet, donne du souffle, favorise la réflexion et bande à l’occasion la corde sensible de la nation, ce qui donne au citoyen une meilleure constitution en prévison des joutes de souque à la corde ttanscana-diennes.Bravo encore pour la saine ballade.J’ai regardé la parade de haut cette année.D’un douzième étage.Muni de lunettes d’approche.Et quand j’ai aperçu les dignitaires, dignes, souriant, «byebyeant» à la ronde, l’idée m’est passée par kl tète de descendre leur serrer La pince.Surtout que j’avais justement une question à ixrser à messieurs Parizeau et Bouchard, une question toute simple, qui se répond par oui ou non.Entreprise téméraire, de toutes façons inopportune, me suis-je vite dit.J’ai donc renoncé.Ce n’était pas vraiment le temps d'aller poser à nos leaders affairés dans le fleurdelisé une aussi «impolitique» question que: «Qu’en diriez-vous si on allait venir voir unegowe des Expos la semaine prochaine ?» ( C'est une idée de chronique estivale: de braves gens, d’horizons divers, sympathiques et d’agréable compagnie, c’est à espérer, sont invités à venir voir un match de baseball ou d’autre chose, à leur guise.Je raconte la soirée.Simple: aller voir les Expos en compagnie, disons de Jacques Parizeau ou Lucien Bouchard ou Claude Ryan, ou d’autres, comme Agnès Grossman, Charles Dutoit, Dan Bi-gras, Denise Bombardier, Dany Liferriere, Use Bissonnet-te.Ça reste à voir.Première surprise la semaine prochaine) J’ai donc décidé de ne pas aller moi-même solliciter nos hommes politiques en plein défilé, espérant que leurs attachés de presse trouvent le moyen de les libérer |x,ndant une soirée d'ici la fin de l’été.( M.Ryan, le vôtre doit être débordé, il n’a pas encore trouvé le temps de retourner l'appel).Je suis plutôt resté perché sur mon observatoire, cherchant sans trop croire que j’allais l’apercevoir, la svelte sihoulette d’un homme, gros marcheur, assez grand , au sujet de qui je voulais vous glisser un |x*tit mot.Il s’ap|x*lle Richard Gameau.C’est que Richard Garneau , dont on connaît le visage, dont on reconnaît la voix, depuis le temps, qui a fait le tour du merveilleux monde du sprt deux fois plutôt qu’une, joggeur émérite aussi, dont le métier l’a amené à des dizaines de Jeux, Olympiques et autres, s’est désonnais engagé dans le marathon de l'écriture.Une autobiographie d’abord, publiée l’an dernier, puis ce printemps une première incursion dans un autre genre littéraire: la nouvelle.Sept nouvelles inspirées de personnes gravitant dans microcosme médiatique, dont certains journalistes, sportifs entre autres, sur qui il répand une encre pleine d’ironie.Je voudrais juste en dire de ces histoires, qu’ on y sent beaucoup, me semble -t-il, le souci d'éviter le cliché, figure se style qui nous est chère à nous la gente journalistique sportive.Nous en avons toute une collection, utile, quand le «dead line» qui menace nous fait marteler le clavier sans grand temps pour fignoler ou encore, inévitables, quand nous nous tapons le pensum de rapporter les dires d’athlètes qui brillent eux-méme, en grand nombre dans le maniement du cliché.Maintes fois j’ai constaté que le journaliste dit sportif était perçu par plusieurs, dont certains de ses pairs, comme une espece de sous-espèce, anodine, inoffensive, vaquant à des affaires peu sérieuses, de peu d’importance, une quantité négligeable quoi, s’acharnant à tirer quelque chose de ces champions poids lourds de l’auto-censure que sont souvent les athlètes, et se faisant ainsi colporteur de banalités et d’inepties.Ceci pour dire que malgré les tics et la redondance dans la facture, souvent inhérents, j’imagine, à une première oeuvre, ce nouvel auteur issu de la «quantité négligeable» offre une écriture d’une qualité prometteuse.AVIS PUBLICS S tl i té tl (t s a v s (1 C la page lî 5 LONGUEUIL ORDONNANCE DE SAISIE ET VENTE IMMOBILIÈRE Canada — Province de Québec Cour Supérieure — District de Longueuil Nos: 500-05-001508-925 505-18-000039-933 CAISSE POPULAIRE DE LONGUEUIL, 1 Ouest rue St-Charles, Longueuil, district de Longueuil, partie demanderesse, contre PHILIPPE RIVOLLIER, 698, rue Campbell, Greenfield Park (Québec), et GLORIA RODRIGUEZ, 86, rue Desmarchais, app.4, Longueuil (Québec), et CANDIDO CHOUCINO, 86.rue Desmarchais, app.4, Longueuil (Québec), district de Longueuil, partie défenderesse et LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE CHAMBLY, mis-en-cause.-Un emplacement situé en la Ville de Longueuil, ayant front sur la rue Louise, connu et désigné comme étant les lots numéros TROIS CENT DIX-HUIT, TROIS CENT DIX-NEUF, TROIS CENT VINGT et TROIS CENT VINGT ET UN de la subdivision officielle du lot originaire numéro QUATRE-VINGT-ONZE (91-318, 319, 320 et 321), au Cadastre de la Paroisse de Saint-Antoine de Longueuil, Division d'enregistrement de Chambly.Avec une bâtisse dessus y érigée et portant les numéros domiciliaire 593 et 595 de ladite rue Louise, en ladite Ville de Longueuil.Tel que le tout se trouve présentement avec toutes les servitudes actives et passives, apparentes ou occultes attachées audit immeuble, sans aucune exception ni réserve de la pari de l'emprunteur.» La mise à prix est fixée à 93 625,00 $, soit 25% de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé à l'ordre du shérif du district de Longueuil, au moment de l'adjudication.Pour être vendu au bureau d'enregistrement de la division de Chambly, 2555 boulevard Roland-Therrien, Salle RC-21, LONGUEUIL, QUÉBEC, le ONZIÈME jour d'AOÙT 1993 à QUATORZE heures.Le shérif adjoint YVAN ALLY Bureau du shérif Cour Supérieure Longueuil, le 31 mai 1993.
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