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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1993-07-03, Collections de BAnQ.

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J L X X X I V N o 1 5 2 -?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR MONTRÉAL, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 .JUILLET 19 9 3 2 C A H I E R S - 1.3 O S + TPS + T V Q PERSPECTIVES Le cadeau empoisonné Kim Campbell doit remplir en quelques semaines une commande qui exigerait des mois Chantal Hébert Si Kim Campbell suit les conseils de ses organisateurs, ies Canadiens iront aux urnes au tout début de l’automne.Selon le scénario que l’équipe électorale conservatrice privilégie, la nouvelle première ministre déclencherait en effet des élections générales au milieu du mois d’août.Tout bien compté, cela signifie qu’elle disposerait d’à peine un peu plus d’un mois aux commandes de l’État pour faire sa marque avant de se lancer officiellement en campagne.La commande est de taille.Dans l’histoire des successions politiques, rarement aura-t-on vu cadeau plus empoisonné que la direction du gouvernement dont vient d’hériter Kim Campbell.Elle démarre même le sprint final en vue d’une élection sans le coup de pouce de la lune de miel dont bénéficient presque à tout coup les nouveaux chefs.Cette semaine, les sondeurs du parti ont confirmé aux conservateurs ce dont ils se doutaient déjà.Pour dissiper les mauvaises impressions qu’a laissées sa terne campagne au leadership, leur nouvelle première ministre devra multiplier les apparitions publiques cet été.Pour la Fête du Canada, jeudi, Kim Campbell a donc parcouru le pays à un rythme éreintant.On l’a vu à Terre-Neuve et à Vancouver, et à Hull et Ottawa entre les deux.Pour répondre aux attentes minimales de l’électorat, la première ministre a également dû engager impié-diatement une restructuration de l’appareil de l’État qui le rend presque inopérant.Même si le gouvernement le voulait, la machine fédérale n’est pas en état, dans le tohu-bohu actuel, de lui produire, sur les chapeaux de roues, un Discours du trône.La moitié du cabinet précédent a pris sa retraite de la vie politique.A première vue, le départ des Clark, Mazankowski, Wilson, Bouchard, etc.est apparue comme une bénédiction pour Kim Campbell qui a eu l’occasion de changer le visage de son cabinet.Mais cette vague de départs est finalement une arrpe à deux tranchants.A l'issue de leur première vraie réunion mardi, les nouveaux ministres de Mme Campbell avaient la tête de jeunes parents qui ramènent pour la première fois un bébé à la maison.Même des ministres comme Bernard Valcourt ou Pierre Blais, dont l’aplomb constitue pourtant une des principales marques de commerce, n’avaient pas Des virages *'a‘r (*e savo'r trop bien par quel bout ” commencer.majeurs Cette désorganisation a déjà eu des résultats tragi-comiques.On a vont par exemple entendu le nouveau ministre aux Affaires extérieures Perrin s’imposer Beatty s’offusquer de ne pas avoir été prévenu à l’avance du raid américain sur l’Irak le week-end dernier.pour ensuite apprendre que, lorsque les ètats-Unis ont voulu communiquer avec Mme Campbell, elle n’était pas disponible pour prendre l’appel.Sur le plan de l’organisation électorale, tout ne baigne pas non plus dans l’huile.Non seulement ne se bouscule-t-on pas au portillon conservateur cette année, mais quand le parti déniche des vedettes, elles se font éliminer en cours de route.Ainsi le ministre de la Justice du Manitoba, Jim Mc-Crae, a-t-il mordu la poussière la semaine dernière lors de l’assemblée d’investiture qui devait constituer son lancement fédéral.Contrairement aux autres formations, qui ont toutes profité des longs mois de la course au leadership pour mettre un programme électoral au point, les conservateurs n’ont encore articulé les grands thèmes de leur campagne.Mais la nécessité politique va imposer des virages au gouvernement par rapport aux réalisations les rIus controversées de ces deux mandats.«A l’époque de Paul Sauvé, on a beaucoup entendu le mot «désormais» et on va le réentendre cet été», a déjà prédit Marcel Danis, le coprésident de la campagne nationale Mardi, Kim Campbell a affirmé à son caucus que les conservateurs avaient toutes les chances de remporter un troisième mandat.Mais, contrairement à l’habitude prise par Brian Mulroney, les députés n’ont pas eu droit à ces séances de conditionnement dont ils sortaient gonflés à bloc par la conviction de l’incontournable victoire.Et pour cause.Quand Brian Mulroney a démissionné en février dernier, plusieurs ont abondamment louangé son flair politique.A regarder le calendrier, on se rend mieux compte aujourd’hui de l’étroitesse de la cage dans laquelle il a finalement enfermé son successeur.En rétrospective, l’ancien premier ministre a sans doute attendu deux mois de trop pour tirer sa révérence.Le déclenchement d’une élection à la mi-août constitue actuellement le scénario le plus hâtif pour envoyer le Canada aux urnes.Mais les autres hypothèses de travail préparées par l’équipe conservatrice ne donnent guère davantage de temps à Kim Campbell.11 n’est question ici que de semaines alors que la commande dont est saisie la nouvelle première ministre demanderait normalement des mois.INDEX Idées.A13 Les Actualités.A2 .‘Vrnda aïkinri.B12 Annonces (lassées A7 Avis publics.Alt) Économie ,.A5 Éditorial .Al 2 Météo.A8 Le Monde.A9 Montréal.A3 Mots croisés.Al4 Politique.A4 Les Sports.Al 1 Météo Dégagement Max.: 26 Détails en A8 POLITIQUE Clinton trouve VALENA difficile à vendre PAGE A-4 LES ACTUALITÉS # Grand-Mère fait payer ses policiers PAGE A-2 LES ARTS Le roi Arthur en croisade PAGE B-1 Bourassa prévient les hôpitaux Ils ne pourront supprimer à leur guise des services essentiels PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Le premier ministre Robert Bourassa a laissé entendre hier qu’il ne permettra pas aux administrateurs d’hôpitaux de supprimer des services.Invité à réagir à la menace de fermeture de l’unité d’oncologie du centre hospitalier Charles-Lemoyne, à Greenfield Park, le premier ministre a répondu qu’il DANNY V E A R LE DEVOIR Il était une fois une anglophone qui rendait visite chaque année à ses parents et amis défunts au cimetière de La Tuque, chef-lieu de la Haute-Mauricie.La femme s’appelle Lise Boyd.A leur mort, son père et sa mère ont été enterrés dans la partie catholique du cimetière de La Tuque.Ses amis, des membres de la famille Jensen, reposent dans la partie protestante.«va falloir suivre ça de très très près, parce que là, on parle de services strictement essentiels».M.Bourassa participait hier midi à une émission d’affaires publiques sur les ondes de la station de radio montréalaise CKAC, quelques heures avant de s’envoler vers Vancouver, où il dînera dimanche, en compagnie de la première ministre Kim Campbell et de la presque totalité de ses homologues provinciaux.Samedi dernier, Mme Boyd a quitté Montréal tôt le matin.Dans l’après-midi, elle était à I.a Tuque, récitait une prière sur la tombe de ses parents et y déposait une gerbe de fleurs.Comme à chaque année, elle a profité de sa visite pour saluer les morts de la famille Jensen, des amis qu’elle avait connus dans sa jeunesse latuquoise.Use Boyd a alors traversé les allées ombragées, calmes et tranquilles de la portion catholique du cimetière avant d’en rejoindre la portion protestante, plus austè- «Les soins de santé, ce sont des services qui sont incompressibles.On peut peut-être améliorer la productivité.On peut essayer de réduire le taux de croissance.Mais je pense que là, on parle de choses dont la population a absolument besoin.Et c’est la responsabilité du gouvernement de faire en sorte qu’il n’y ait pas de méthodes qui soient utilisées de re: les arbres y ont toujours été plus rares et les pierres tombales plus sobres.Au-delà de ces différences, les deux cimetières avaient toujours également choyé leurs morts.Mais, cette année, les choses ont changé au cimetière protestant.Les herbes folles y ont poussé partout.Elles courent à travers les allées, les pierres tombales, les emplacements des familles défuntes.Samedi, la centaine de Cédras dit oui au plan de l’ONU, Aristide consulte NEW YORK (Reuter-AFF) — Le général Raoul Cédras auteur du coup d’État de septembre 1991, a accepté hier le plan des Nations unies pour le rétablissement la démocratie en Haiti mais le président en exil Jean-Bertrand Aristide consultait toujours ses conseillers dans la nujt avant de réagir à son tour.A l’exception de quelques détails, «notre conclusion est qu’il fie plan) est acceptable», a dit Serge Charles, porte-parole du général Raoul Cédras en ajoutant: «Nous n’avons aucun problème avec quelque point (du plan) que ce soit».Si le père Aristide n’a toujours pas réagi, son porte-parole a toutefois fait savoir VOIR PAGE A-14 : HAÏTI VOIR AUSSI L’éditorial de Sylviane Tramier: Haïti, l’embellie?.A-12 Un plat d’écrevisses dans un bol de faïence \ V A O E -J ** O N r * SYLVAIN CORMIER LE DEVOIR CJétait peine perdue.Même les Neville Brothers, toute famille royale de la Nouvelle-Orléans soit-elle, n’allait pas pouvoir transformer la salle Wilfrid-Pelle-tier en marmite à gumbo.Levée d’un bond à leur arrivée, pleine de bonne volonté, la foule se réinstallera illico dans les banquettes trop confortables de la PdA, comme si la salle l'exigeait.Hier soir, le spectacle le plus attendu de la série des Événements Du Maurier aura aussi été le plus malencontreusement programmé du Festival de jazz.Ce show-là aurait dû avoir lieu à l’extérieur, à la place de Galliano mardi prochain sur la grande scène Du Maurier.Avec Zachary Richard en première partie, bien conpu du festivalier moyen, c’eut été parfait.A Wilfrid-Pelletier, le «goodtime music» des frères Neville et de Zachary jurait atrocement avec l’endroit.De toutes les façons.La balance sonore était plus que problématique, et Art Neville, le grand frère et le grand prêtre de l’orgue Hammond B-3, maugréait, lançant périodiquement des regards meurtriers en coulisses.Les Neville avaient beau être VOIR PAGE A-14 : ÉCREVISSES Merveilleux Quartet West SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Habitué du Festival depuis maintenant cinq ans, le contestataire, l’iconoclaste Charlie Haden a pris possession hier du fond de la salle Maisonneuve pour mieux diriger à distance les trois autres membres de son Quartet West, soit le saxophoniste Emie Watts, le pianiste Allan Broadbent et le batteur.Laranee Ma-rable.Depuis sa prestation, il y a plusieurs années de cela, ce quartette affectionnant les couleurs musicales beaucoup moins éteintes qui ne le semblent de prime abord a subi une seul changement d'acteur.Il y en a cinq, Paul Motian officiait derrière la batterie.Aujourd’hui, c’est La-rance Marable, le vieux loup des nuits de Los Angeles des années 50.Le frère d'armes de Dexter Gordon, Art Pepper, Wardell Gray et consort.Optant pour l’attaque frontale d’entrée de jeu, le quartette de l’Ouest a envoyé le ténor Watts explorer des frontières en solitaire.Après un long et vif solo du saxo VOIR PAGE A-14 : LA TUQUE V H Noir désir Que t’est le bouclier de tes seins Quand ma flèche t’abat comme un vautour Jacques Lenoir STANLEY PEAN ariana n’aurait su dire qui, des rêves ou de la fièvre, l’avait d'abord possédée.Mais une fois leur régime institué, elle comprit vite quelle ne connaîtrait de répit qu’après avoir enchaîné le coeur, le corps et l'âme de Petit-Pierre.Elle croyait ne l’avoir jamais rencontré avant cette pendaison de crémaillère chez Antonin et Francisco, deux amis gais.En lui tendant une coupe de punch, Petit-Pierre avait prétendu qu’au contraire ils se croisaient souvent, au dépanneur, à la buanderie du coin, à des cinq-à-sept.Mariana n’en gardait toutefois aucun souvenir.11 faut dire que rien chez le jeune homme ne justifiât qu’on le remarque dans une foule.Pourtant.Elle avait passé la soirée à guetter ses faits et gestes à la dérobée.A califourchon sur un tabouret, elle dodelinait de la tête en cadence sur un air de bossa nova, s’efforçant d'affecter un air détaché, mais épongeant sans cesse ses paumes moites sur ses cuisses.À n’y rien comprendre.La voilà qui redevenait pucelle timorée à l’instant des premiers émois — elle qui n’avait pas l’habitude de se sentir intimidée par un mec qui lui plaisait, loin de là.Prise d’une inexplicable nausée (10 jours avant La Semaine rouge?) , elle avait quitté le party précipitamment, prenant à peine le temps de saluer au passage ses hôtes.Elle était rentrée à pied, espérant que le calme de Qué-bec-by-night dissiperait son vertige.A peine glissée sous ses draps de satin, le malaise l’avait reprise de plus belle et, en songe, Petit-Pierre avait vite fait de la rejoindre.Cette nuit-là et celles qui suivirent, Mariana rêva de baisers incendiaires, de fougueux enlacements et de savantes caresses à des endroits où depuis trop longtemps seules ses propres mains s’aventuraient.Au bout de quelques jours, en femme de son temps, Mariana alla confesser à sa psychanalyste les détails du VOIR PAGE A-14 : NOIR DÉSIR VOIR PAGE A-14 : BOURASSA Le cimetière «happening» de La Tuque '•V4* A ihü « A PHOTO DANNY VEAR Des gens des quatre coins du monde sont venus vivre, travailler et.mourir à La Tuque.Le cimetière conserve un morceau de leur histoire.Toute une histoire inscrite sur les pierres tombales VOIR PAGE A-14 : QUARTET J I, K I) K V 0 I II , I, K S S A M K I) I A K T I) I M A N Q II K 4 .1 U I L L K T 1 9 I) 3 A 1 I BASEBALL HIER LIGUE NATIONALE Los Angeles 4, Montréal 3 San Diego à Philadelphie Pittsburgh 10, Cincinnati 9 San Francisco 3, New York 1 Floride 4, Atlanta 2 St.Louis 1, Houston 7 Chicago au Colorado LIGUE AMÉRICAINE Texas 4, Detroit 6 Milwaukee au Minnesota Baltimore 1, Chicago 12 Toronto à Kansas City Cleveland en Californie Boston à Seattle New York à Oakland LIGUE NATIONALE Jeudi Montréal 7 Pittsburgh 5 St.Louis 14 Phlladel.5 Atlanta 4 Colorado 0 Houston 8 Cincinnati 1 Floride 7 New York 5 Aujourd'hui San Diego (Gr.Harris 7-8) à Philadelphie (D.Jackson 7-4), 19 h 05 Pittsburgh (Walk 9-5) à Cincinnati (Luebbers 0-0), 19 h 05 San Francisco (Swift 10- 4) à New York (Telgheder 2-0).19 h 10 Floride (Aquino 4-5) à Atlanta (P.Smith 2-7), 19 h 10 Los Angeles (Gross 6-6) à Montréal (D.Martinez 8- 5) , 19 h 35 St.Louis (Cormier 5-4) à Houston (Kile 8-1), 20 h 05 Chicago (Castillo 2-5) à Colorado (Leskanic 0-1), 21 h 05 LIGUE NATIONALE (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Dlff.Philadelphie 52 26 .667 — St.Louis 46 31 .597 5 1/2 Montréal 42 36 .538 10 Chicago 37 38 .493 131/2 Pittsburgh 37 40 .481 141/2 Floride 35 42 .455 161/2 New York 23 53 .303 28 Section Ouest San Francisco 52 27 .658 — Atlanta 45 34 .570 7 Los Angeles 40 36 526 101/2 Houston 39 37 .513 11 1/2 Cincinnati 38 41 .481 14 San Diego 29 49 .372 221/2 Colorado 26 51 .338 25 LIGUE AMÉRICAINE (Parties d’hier non comprises) Section Est G P Mo».Dili.Toronto 48 31 .608 — New York 46 33 .582 2 Detroit 43 35 .551 41/2 Baltimore 42 36 .538 51/2 Boston 38 39 .494 9 Cleveland 36 42 .462 11 1/2 Milwaukee 32 44 .421 141/2 Section Ouest Chicago 39 37 .513 — Kansas City 38 38 .500 1 Seattle 39 40 494 1 1/2 Californie 37 39 .487 2 Texas 36 40 .474 3 Oakland 32 41 .438 51/2 Minnesota 32 43 .427 61/2 LES MENEURS LIGUE NATIONALE Pi AB P CS Moy.Galarraga Col.60 238 38 96 403 Merced Pit 71 223 42 79 .354 Bonds SF 77 263 59 93 354 Kruk Phi 74 257 58 90 350 Jefferies Stl 73 287 45 97 338 Gilkey Stl 58 235 47 78 332 RoThompson SF.69 265 49 88 332 Grace Chi 76 288 42 95 .330 McGee SF 69 251 22 82 327 Bagwell Hou.76 288 45 94 326 Points — Dykstra, Philadelphie.71; Bonds, San Francisco.59; Kruk, Philadelphie.58; Daulton.Philadelphie, 53, Biggio, Houston, 51; MaWilliams.San Francisco.51; JaBell Pittsburgh, 51 Points produits — MaWilliams, San Francisco, 64, Daullon.Philadelphie.61; Bonds.San Francisco, 60; Galarraga Colorado, 59; Grace, Chicago, 56; Incaviglia.Philadelphie 53; Piazza, Los Angeles, 52 Coups sûrs — kelly.Cincinnati.101; Jefferies, St.Louis, 97, Galarraga, Colorado.96.Grace, Chicago, 95.Bagwell.Houston, 94; Butler, Los Angeles, 94: Bonds, San Francisco, 93; Larkin, Cincinnati.93.Doubles — Grace, Chicago, 23; Dykstra.Philadelphie, 23.Gilkey, St.Louis, 22; Bichette, Colorado, 22, Cordero.Montréal, 21.Biggio, Houston, 21; Caminiti.Houston, 20.Kruk.Philadelphie, 20; Galarraga.Colorado, 20 LE DEVOIR LES SPORTS Expos 3, Dodgers 4 La 1000e des Expos devra attendre PRESSE CANADIENNE Tout ou rien.Après avoir marqué 25 points en trois matchs, les Expos ont abandonné 11 coureurs sur les buts, hier.Alors qu’ils étaient en quête de leur 1000e victoire à domicile, ce sont les Dodgers qui ont plutôt frappé dans le mille.Les Expos ont mis lin à une séquence de trois victoires en s’inclinant 4-3 devant 23368 personnes.Ils ont subi une lie défaite par un point Sean Berry a réussi un simple de deux points à la huitième mais Jim Gott a ensuite enregistré sa 14e victoire protégée.Les Dodgers avaient subi sept défaites de suite au Stade olympique.Ils ont acquis la victoire grâce à une poussée de trois points à la sixième.Brian Barnes (2-4) a subi la défaite, donnant trois points et cinq coups sûrs en cinq manches et un tiers.Il a commencé la sixième en donnant un but sur balles et après un Wimbledon double de José Offerman, Eric Karros l’a envoyé aux douches avec un autre double.Un simple d'Eric Davis contre Tim Scott a produit le troisième point de la manche.Ramon Martinez (7-4) a remporté la victoire, donnant cinq coups sûrs et un point en sept manches.A la huitième, son jeune frère Pedro a rempli les buts.Utilisé comme frappeur suppléant, Berry a répondu à l’appel avec un simple sur le premier lancer de Jim Gott.LIGUE AMERICAINE Jeudi Texas 8 Detroit 5 Baltimore 1 Chicago 0 Seattle 6 Minnesota 1 Oakland 6 Californie 3 Aujourd'hui Texas (Rogers 5-6) à Detroit (Moore 5-5), 13 h 15 Milwaukee (Bones 4-5) au Minnesota (Tapani 3-9), 14 h 05 New York (Perez 5-6) à Oakland (Cu.Young 1-0), 16 h 05 Baltimore (Sutcliffe 8-3) à Chicago (Bere 3-2), 19 h 05 Toronto (Morris 5-7) à Kansas City (Cone 5-8), 20 h 05 Boston (Dopson 6-5) à Seattle (Fleming 3-1), 22 h 05 Cleveland (CI.Young 2-2) en Californie (Hathaway 1-0), 22 h 05 Courrier et Sampras s’affronteront Boris Becker et Stefan Edberg sont éliminés en demi-finale ft Peter Sampras D’APRES AP ET PC Wimbledon — Boris Becker, trois fois vainqueur à Wimbledon, et Stefan Edberg, lauréat à deux reprises de l’épreuve, ont été éliminés en demi-finale par deux joueurs qui ne se sont encore jamais imposés sur le gazon du All-England Club: Pete Sampras, 21 ans, a en effet très nettement dominé Becker 7-6, 6-4, 6-4 en deux heures et 14 minutes, tandis que Jim Courier, 22 ans, éliminait Stefan Edberg en quatre manches 4-6,64,6-2,64.Autrement dit, ce sont les deux premiers joueurs du monde et les deux plus jeunes joueurs qui ont fait la loi, hier, à Wimbledon, offrant du même fait aux Etats-Unis leur première finale entièrement américaine depuis la rencontre McEnroe-Connors de 1984.De l’avis unanime des quatre demi-finalistes, la surface est aujourd’hui celle d’un terrain en dur plutôt qu’en herbe.Par conséquent, les rebonds y sont plus hauts que d’habitude, ce qui a favorisé les deux américains ayant grandi sur les terrains synthétiques d’Amérique de Nord.Cela a été surtout vrai pour Jim Courier qui considère le gazon comme sa plus mauvaise surface.Or, on l’a vu martyriser Edberg sur les balles trop courtes et trop faibles de son adversaire: un véritable pain béni pour Courier, impérial en retour de service et en pas-sing-shot - 30 frappes gagnantes pour EN BREF ?MARIO LEMIEUX A TOUJOURS MAL AU DOS Pittsburgh (AP) — Le dos de Mario Lemieux le fait encore souffrir et il est possible qu’il subisse une chiru-gie exploratoire, a laissé savoir Craig Patrick, le directeur général des Penguins de Pittsburgh.S’exprimant lors d’une émission sportive télévisée à Pittsburgh, Patrick a déclaré que Lemieux avait un rendez-vous prévu avec les médecins dès son retour de lune de miel dans deux semaines.Les médecins devraient vraisemblablement examiner les tissus de son dos, éprouvés lors des précédentes opérations, a dit Patrick.GORDIE HOWE HONORÉ GALT, Ont.(PC) — Gordie Howe a accepté un diplôme honorifique de l’école secondaire qu’il avait quitté il y a 49 ans, hier, précisant que ce fut une des plus grandes erreurs de sa vie.«Vous faites quelques erreurs dans la vie, et quitter l’école a été ma plus grande», a dit Howe.Se-lon Howe, 65 ans, les jeunes devraient se dédier à 100 pour cent dans les sports et les études et décider après le secondaire, quelle route suivre.l’Américain contre deux seulement au Suédois - alors qu’Edberg, gêné par les frappes adverses impitoyables, a manqué de brio au filet et de régularité dans l’échange.De guerre lasse, dans le dixième jeu du quatrième set, Edberg, au bout du rouleau, a commis deux double fautes avant de s’incliner sur la cinquième balle de match, sur un nouveau retour gagnant de Courier.Le grand homme de l'après-midi a cependant été Pete Sampras, éblouissant vainqueur d’un Boris Becker trahi par son service.L’Allemand a en effet commis 12 doubles fautes dont deux sur des balles de bris - aux 3e et 1er jeux des deuxième et troisième manches - qui ont été autant de cadeaux ‘royaux’ pour l’Américain.Sampras n’a qunt à lui guère connu de passage à vide, impressionnant sur ses premières balles et ses enchaînements service-volée.Connell en finale du double Quant au Canadien Grant Connell finaliste en double masculin, il prétend qu’il gravite dans le monde du tennis depuis trop longtemps pour laisser la pression avoir prise sur lui, même s’il peut devenir le premier Canadien adulte à remporter un titre du Grand Che-lem.«Je ne suis pas une recrue», a déclaré le joueur de Vancouver, âgé de 28 ans.FORMULE ! Jim Courier La FIA contre la course à l’électronique Magny-Cours (AP) — Le bras de fer engagé par la Fédération internationale de l’automobile (FIA) avec les plus puissantes écuries de Formule-1 concernant l’«assistance électronique au pilotage», s’est intensifié vendredi à Magny-Cours.A deux jours du Grand Prix de France, huitième manche du championnat du monde de Formule-1, le délégué technique de la FIA a déclaré «non conformes», 24 des 26 voitures engagées aux essais sur le circuit de la Nièvre.Comme lors du Grand Prix du Canada lel3 juin dernier.«Il faut éliminer le plus rapidement possible les aides artificielles au pilotage», a commenté Max Mosley, le président de la EISA, qui a évoqué de possibles sanctions —«du blâme à la radiation à vie»— pour les contrevenants au terme de l’importante réunion extraordinaire du Conseil mondial du sport automobile de la FISA à Paris le 15 juillet prochain.La «non conformité supposée de certaines voitures avec les articles 1.3, 2.4,3.7 du règlement technique de Formule-1 de la FIA» y seront débattues.Sont visées par ces articles les suspensions actives et le système anti-patinage notamment, mais surtout leurs principaux concepteurs Williams-Renault et McLaren-Ford: soit les deux ténors de la F-l.«Si nous n’éliminons pas rapidement l’aide au pilotage, les petites équipes vont disparaître», a souligné Max Mosley faisant référence aux coûts induits par ces innovations.Il a précisé la philosophie de la FLA: «Il faut que ce soit un être humain qui conduise et non pas un ordinateur.Si les pilotes disposaient de voitures identiques, je sais qu’il y aurait à peine plus de deux secondes de différence au tour entre les extrêmes».Plus de sept secondes séparaient vendredi Damon Hill (Williams-Renault) meilleur temps des essais qualificatifs, des derniers Michel Alboreto et sa I>ola-Ferrari, seule voiture déclarée conforme au Canada.SELECTION HEBDOMADAIRE Edition internationale UNE SELECTION DES MEILLEURS ARTICLES DU «MONDE» Chaque semaine, un panorama complet de l'actualité dans le monde.Un moyen rapide de vous informer aux meilleures sources et de bénéficier des analyses de référence d'un grand quotidien.Chaque vendredi, l'essentiel de l'actualité - 1,95 $ OQÔÔOOd sf* Ç4Ç>ÇkOOpt>9 !) 3 LE DEVOIR ACTUALITES HAITI Amnistie SUITE DE LA PAGE 1 qu’il souhaitait qu«’un accord puisse etre trouvé avec quelques concessions de part et d’autre».Dante Caputo, médiateur de l’Onu qui négocie depuis dimanche avec les deux hommes, tente d’obtenir le retour de Jean-Bertrand Aristide au pouvoir d’ici le 30 octobre.«Nous travaillons dur.Nous avons reçu quelques idées de la part président Aristide et nous les examinons», a-t-il dit aux journalistes en précisant que les pourparlers allaient se poursuivre toute la nuit.Pour les diplomates, si les deux parties ne parviennent pas à un accord, les pourparlers seront suspendus aujourd’hui, samedi.Ils ont précisé qu’un calendrier n’avait pas encore pu être mis au point et que le père Aristide jugeait-les pouvoirs des militaires trop importants pendant la phase de transition.Il demandait au départ de pouvoir rentrer dans les six semaines.«L’équipe du président Aristide est actuellement en discussion sur le calendrier avec les négociateurs des NatiQns unies et de l’Organisation des Etats américains (OEA)», a dit Jean Casimir, ambassadeur de Haïti à Washington.Selon des sources diplomatiques, le plan prévoit l’amnistie pour Raoul Cédras et le chef de la police de Port-au-Prince, dont les remplaçants seront ensuite nommés par le père Aristide.Le président pourra aussi choisir le premier ministre, dont la nomination devra être ratifiée p^r le Parlement élu avant le coup d’Etat de septembre 1991.Une aide internationale sera par ailleurs accordée pour restructurer la police et l’armée.Le secrétaire d’Etat américain, Warren Christopher, a téléphoné hier matin au président Aristide pour le convaincre d’accepter le plan de Dante Caputo, selon des sources proches des négociations.Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, a également appelé le prêtre-président pour lui demander de signer le plan.Le plan est également pleinement soutenu par le Canada, la France et le Vénézuéla.Le général Cédras a l’intention de rentrer en Haïti samedi en milieu de journée, selon des sources proches des négociations.r NOIR DESIR Après le déluge SUITE DE LA PAGE I film XXX que lui projetait son subconscient toutes les nuits depuis la rencontre avec Petit-Pierre.La psy en conclut qu’elle était amoureuse, tout simplement.Les honoraires pour ce diagnostic expéditif s’élevaient à 160$.Le soir, elle appela à la rescousse son vieil ami Walter Hégault qui, devinant l’urgence, ne se fit pas prier pour lui accorder une visite à domicile.Hélas, le traitement s’avéra inefficace.Après la cavalcade, Walter lui trouva un air curieux que son humilité l’empêchait d’imputer à sa performance.«Ça ressemble plus aux effets secondaires du coup de foudre qu’à ceux du coup de foutre», opina-t-il, philosophe.- Amoureuse, elle?L’idée lui semblait d’autant plus grotesque que Mariana avait toujours considéré le coup de foudre comme une arnaque de publicistes destinée à mousser les ventes de la gomme Dentyne! Elle fit des heures supplémentaires au bureau.Se tapa des douches froides puis des bains chauds.Se mit au jogging, aux cours de natation, au tour des Plaines en vélo.Se présenta dans des studios de chiro, de massage et d’acupuncture.Alla même jusqu’à envisager d’anesthésier le désir avec un bouquin de Denise Bombardier.Peine perdue.L’image de Petit-Pierre la poursuivant où qu’elle aille, quoi quelle fasse.Résignée à assumer pleinement sa dysfonction, elle se mit alors en campagne.Fût-il pédé comme un phoque, elle le voulait pour elle, rien que pour elle, à jamais.Echaudée par de récents bides amoureux, Mariana ne voulait cependant pas courir le risque de voir ses avances repoussées.Par atavisme ou détermination — elle-même ne savait trop —, elle prit donc la route de Montréal et se rendit chez Papy Boko, dont on disait le plus grand bien dans certains milieux, quoique toujours mezza-voce.Le vieil homme la reçut en son saint des saints, assis dans la position du lotus au pied d’un autel de marbre.Quelques lampes éternelles jetaient de pâles lueurs sur un capharnaüm d’objets rituels: cruches et carafes consacrées, paquets de cartes, hochets et emblèmes divins, bouteilles de kléren (1).Mue à la fois p;u' un sentiment religieux et par la honte de se porter à de telles extrémités — elle, femme de carrière! — Mariana inclina la tête et s’agenouilla pour confier son désarroi au houngan (2) qui l’écouta dans un silence sacerdotal.Ixj récit achevé, le mage pointa du menton un panier d’osier à ses pieds.Mariana y déposa quelques billets en offrande à Legba, esprit-messager, car même à l’ère du village global, les communications avec l’au-delà ne se font pas sans frais.Après les invocations d’usage, Papy Boko traça sur le plancher le blason d’Erzili, la volu|> tueuse dispensatrice des plaisirs.Guidé par la déesse, il entreprit la fabrication d’une amulette.Il baptisa deux aiguilles du nom de Mariana et Petit-Pierre puis les coucha côte à côte de manière à ce que le chas de l’une s’appuie sur la pointe de l’autre.Mariana s’amusa de la symbolique de cette position tête-bêche.Ij£ houngan disposa des bouts de racines autour des aiguilles et s’apprêtait à nouer le tout avec du fil lorsque la jeune femme l’interrompit.Elle n’avait rien à foutre de fétiches porte-bonheur.Elle voulait quelque chose qui marche pour vrai! Hochant de la tête d’un air entendu, Papy Boko pointa du menton vers le panier d’osier derechef.Cette formalité accomplie, il prit sous l’autel un coffret en acajou contenant le matériel nécessaire à l’élaboration d’un véritable wanga-nègès (3).Dans un mortier, il pulvérisa le corps desséché d’un colibri en murmurant des litanies, y ajouta du pollen de fleurs sauvages et d’autres ingrédients non identifiés.Il pria Mariana de mêler à la poudre un peu de salive et quelques gouttes de sang menstruel.Elle hésita un moment, presque offusquée.Tant pis; la faim ne justifiait-elle pas les moyens?Une fois le tout bien mélangé, Papy Boko le versa dans un sac fait du scrotum d’un taureau qu’il remit à Mariana.Le coût de la consultation, incluant appel outre-monde et préparation du philtre, ne dépassait pas 70$; pour cinq de plus, le houngan lui offrait une coupe de cheveux en prime.De retour à Québec, Mariana n’eut aucune difficulté à obtenir le numéro de Petit-Pierre.Plus qu’un coup de fil, une invitation à un cinq-à-sept et le tour serait joué! Ije vendredi suivant, sur une terrasse, nie Cartier, à l’heure des rites pré-copulatoires de la faune bureaucratique, en toisant son gibier entre deux gorgées de sangria, elle se dit qu’il n’était pas beau, pas vraiment, et se demanda pourquoi alors son sang s’embrasait au moindre sourire qu’il lui adressait Profitant d’une excursion de sa proie côté petit coin, elle versa dans sa Guinness le précieux contenu du petit sac en cuir-de-poche.L’effet fut foudroyant; aussitôt la stout engloutie, Petit-Pierre la pressa de choisir, chez toi ou chez moi, plus une seconde à perdre car la passion est un mets qui se consomme chaud.Chez lui, ils se donnèrent tout juste la peine de refermer derrière eux, obnubilés par la soif et la faim qu’ils avaient l’un de l’autre, s’arrachèrent mutuellement leurs vêtements dans le hall, avec l’impatience enjouée de gamins déballant leurs cadeaux de Noël.Ils se culbutèrent, firent courir sur leurs peaux lèvres, langues et dents.Ils éparpillèrent cris et ahans de par l’appart, se chevauchèrent, s’habitèrent, se possédèrent.Au creux des hanches et partout dans leurs chairs vibrantes, se déchaînèrent la joie et la furie intemporelles des esprits ancestraux.Après le déluge, Mariana se sentit un rien honteuse du stratagème dont elle avait usé pour atteindre son but.Etendu près d’elle sur les draps poisseux, Petit-Pierre ronflait tel un perco-lateur.Elle soupira; le problème avec la baise, c’est qu'il faut toujours recommencer.Diable que la bête est triste après la mouille! dirait Walter.Les muscles endoloris par toute cette gymnastique, elle se déroba à l’étreinte molle de son amant et se traîna péniblement jusqu’au frigo, à la recherche de limonade, d’eau, n’importe quoi pour étancher cette soif qui la consumait.Quelle ne fut pas sa surprise d’apercevoir, entre un pot de yaourt et un beurrier, un scrotum de taureau pareil à celui dans son sac.Mariana arqua un sourcil, perplexe.Puis se remémorant le goût étrange du punch que lui avait servi Petit-Pierre l’autre soir chez Antonin, elle ne put réprimer un éclat de rire.Glossaire des ternes créoles employés (1) Rhum blanc, de qualité inférieu- re.(2) Prêtre de la religion vaudou.(3) Littéralement, «sortilège de négresse»; philtre amoureux.ECREVISSES SUITE DE LA PAGE 1 les Neville que l’on connaît, brillants malaxeurs de genres, musiciens aux épaules larges et aux harmonies fines, capables comme à l’accoutumée des brassages de funk, de reggae (Yellow Moon est un bonheur infiniment renouvelable), de soul et de r’n’b les plus relevés, leurs coups au coeur résonnaient dans le grand vide de Wilfrid-Pelletier.Ils n’étaient visiblement pas contents de leur sort.Et moi non plus.Zachary Richard, avant eux, avait pourtant tout fait.Avant de se lancer dans un two-steps efféné, l’irrésistible Dancing At Double D’s, il lui avait fallu avertir les spectateurs qu’il s’agissait de la «dernière chanson que vous avez pour danser» pour qu’ils s’arrachent des sièges où ils se contentaient, faute de mieux, de trépigner.Quand on sert un plat d’écrevisses dans un bol de faïence, est-ce qu’on peut manger avec ses doigts quand même?Il faut croire que non.Turrentine, le saxo qui saigne On savait qu’il en pousserait une éventuellement.Une vraie, une blue-sée, une torride.Pure question de patience.Hier soir au Spectrum, le légendaire saxo ténor Stanley Turrentine, trop sympathique pour qu’on lui en tienne rigueur, nous aura tout de même fait mijoter trois-quarts d’heure avec des apéritifs.Avec une pièce instrumentale de son groupe, The Dreamer, anodine, puis avec ses compositions des années soixante-dix, trop jazzy-pop, trop faciles pour rassasier, trop légères pour émouvoir.Mais quand il a entamé In A Sentimental Mood, l’immortelle de Duke Ellington, toute la salle savait que ça y était Et Turrentine le savait aussi.Il souriait à pleines dents en présentant la pièce, conscient de ce qu’il allait nous y faire vivre.In A Sentimental Mood, façon Turrentine, c’était caniculaire, c‘était du goudron qui collait aux semelles, c’était une route sans fin qui faisait divaguer l'horizon, c’était une grosse cylindrée, une Cadillac Eldorado ou un Lincoln Continental, qui n’avait pas besoin de pousser des pointes pour se faire respecter.Dans chacune des notes de Turrentine, il y avait au moins quarante ans de jazz, de blues et de pop, toute la vie du vénérable souffleur.Quand on s’est d’abord craché les poumons sur le Reconsider Baby de Lowell Fulson, il n’y a pas de vaccin, on a les blues pour la vie, quoi qu’on fasse.Turrentine les avait hier, au moins pendant In A Sentimental Mood, collés à son saxo comme des sangsues, s’abreuvant à même les notes qui coulaient, sanguinolentes.QUARTET SUITE DE LA PAGE 1 phoniste au son caméléon, le pianiste Broadbent s’est emparé des mécanismes de la mise au jeu musicale en démontrant une propension naturelle pour la clarté.Une fois la frontière bien emboutie, Charlie Haden nous a gratifiés d’un discours composé à l’aune des folklores de cette partie de l’Amérique que l’on qualifie de profonde, en séparant les uns des autres par des points virgules très justement placés.La frontière était clairement levée — il s’agissait de Passport de Charlie Parker, Marable pouvait conclure.Et alors?Et alors.Il y a cinq ou huit ans, Charlie Watts, batteur des Stones et érudit de l’univers jazz, avait confié que l’une des plus belles choses qu’un honnête homme se devait de voir, c’était Larance Marable jouer de la batterie.Pourquoi?«Parce qu’il use à la perfection de ses quatre membres.» Hier, à la faveur d’un splendide solo, on a enfin compris.Auparavant, dans la nuit de vendredi pour être précis, on a consommé au Spectrum le jeu subtil du guitariste Ronnie Earl et de ses Broadcasters avec d’autant plus d’avidité qu’on a saisi en quoi il faisait loucher d’envie Eric Clapton.Sur des blues pigés dans les catalogues confectionnés par T.Bone Walker, Booker T, Lonnie Mack tout comme dans celui qu’il s’est construit au cours des quinze dernières années, le guitariste de Boston s’est livré aux délices de la nuance.Tout ce qui tient du racolage, et Dieu sait si la chose est courante chez ces soi-disant guitars lieros que fabriquent à tous les six mois des revues imbéciles, Ronnie Earl le met aux oubliettes.Toute concession au cabotinage instrumental est envoyé au goulag musical.Earl est exigeant avec lui comme il exige une écoute attentive des auditeurs.LATUQUE 25% d'anglophones SUITE DE LA PAGE 1 pierres étaient masquées, illisibles.«C’est pas drôle», dit Lise Boyd.«C’est un manque de respect pour les morts», ajoute Anita Francoeur, épouse de Loyd Boyd, le frère de Lise.Protestant, le père, Norman Boyd, l’avait été.Mais, il avait renié sa religion et s’était converti à la religion catholique.Nul ne sait pourquoi.Un seul avantage apparent: «Il pouvait être enterré dans le cimetière catholique», explique sa fille.Son Norman de père avait du flair.Pendant qu’il repose en paix au cimetière catholique à l’ombre d’érables presque centenaires, ses amis protestants croupissent au soleil sous les mauvaises herbes.Pourtant, les Anglais ont toujours pu vivre à La Tuque sans problème, dit Mme Francoeur, qui en a marié un.Ils avaient leur école, leur église.Ils étaient souvent dirigeants de l’usine, parfois simples travailleurs.Norman Boyd avait travaillé toute sa vie à l’usine de pâtes et papiers de la ville.Dans les années vingt, il avait quitté ses terres de Val-Cartier, près de Québec, pour chercher du travail à la nouvelle usine de La Tuque des frères Brown, riches Américains de la Nouvelle-Angleterre.Il en a trouvé.Sa femme, Arina Douglas, devait mourir jeune, à l’âge de 36 ans, en 1944.Mort en 1971, M.Boyd a vécu jusqu’à 68 ans.M.Boyd croyait trouver au coeur de la Mauricie une nouvelle terre promise, explique en substance sa fille.Comme les Polonais, les Russes, les Anglais, les Italiens de Sicile et d’ailleurs que In Tuque et son développement avaient attirés au début du siècle.C’est pourquoi le cimetière de La Tuque, au-delà des différences confessionnelles, est un grand happening multiculturel.Les Griffiths, les Boyd, les Jensen, les Armstrong, les Yuzichuk, les Blackburn et les Smith reposent près des Savard, des Gauvin, des Séguin et des Lejeune.Les Rock et Joseph Capano, Sarafina Talarico, Maria De Lorenzo, Eddy Ongaro et Claude Scarpino côtoient les tombes des Tremblay, des Roy, des Duchanne, des Giroux, des Thé-berge, des Lesieur et des Laroche.Fondée en 1911, La Tuque aurait compté jusqu’à 25% d’anglophones et d’allophones à ses débuts.Aujourd’hui, environ 10 000 personnes vivent à La Tuque.Il y reste des Italiens.Un exemple?Les Scarpino sont partout: au restaurant Scarpino, au conseil municipal, au journal local, au fan club local des Canadiens.Il y reste également des Anglais.Quelques centaines.Tous ils parlent français.Ils ont gardé leur école, leur église, leur cimetière.Il y a deux ans, l’église protestante en bois a été incendiée en partie.Il a fallu rénover.Les fidèles sont rares.L’argent manque maintenant pour entretenir le cimetière.Beaucoup d'anglophones sont partis.lise Boyd vit à Montréal.Son frère, Lloyd est resté à La Tuque.Elle va le voir lorsqu’elle visite son père, sa mère et ses amis défunts.Bertin Nadeau doit quitter la direction d’Unigesco ; I.E DEVOIR La Caisse de dépôt et placement du Québec a complété la transaction conclue le 13 juin avec Uni-gesco pour l’acquisition d’un bloc d’actions d’Univa pour un montant de 171 millions$.Du même coup, elle fait élire trois nouveaux membres au conseil d’administration d’Univa et provoque le renvoi de M.Bertin Nadeau et deux autres membres du conseil, M.Jonathan Birks et Mme Jeannive Guillevin Wood.Tous trois ont remis leur démission.M.Michaud, qui est par ailleurs président et chef de la direction de Groupe Val Royal, devient président du conseil d’Univa, tandis que M.David Sobey en devient le vice-président.Outre M.Michaud, les deux nouveaux membres du conseil d’Univa sont MM.Pierre-Charles Lemoine et Claude Le-gault.L’un est associé principal du cabinet d’avocats montréalais Hee-nan Blaikie, l’autre est président de la Régie des rentes du Québec.La Caisse possède maintenant 36,72% des actions ordinaires d’Univa et détient par conséquent une participation déterminante dans Provigo et les marchés Loeb en Ontario.BOURASSA «Une question fondamentale» SUITE DE LA PAGE 1 manière à pouvoir affecter la qualité des services», a renchéri M.Bourassa.«Dans le cas de Charles-Lemoy-ne, je crois que la Régie régionale va examiner ça.Elle a deux mois pour le faire.Vous pouvez être assurés que le cabinet va suivre ça de très près.On se trouve à examiner des questions qui impliquent la vie des citoyens.Donc, c’est absolument prioritaire et c’est quand même une question fondamentale», a-t-il insisté.La direction de l’hôpital Charles-Lemoyne a décidé, en début de semaine, de fermer sa clinique d’oncologie afin d’économiser 500 000$ sur son budget.Dans le même esprit, l’hôpital Pierre-Boucher renoncera, certains jours, à pratiquer des interventions chirurgicales, faute de chirurgiens.Tandis que l’hôpital de Saint-Eustache, cette fois faute d’anesthésistes, ne fera pas de chirurgie au cours du mois de juillet Des administrateurs d’hôpitaux ont confié au DEVOIR qu’à leur avis, la Régie régionale de la santé de la Montérégie ne donnera pas le feu vert à l’hôpital Charles-Lemoyne.Par ailleurs, le premier ministre Bourassa ne croit pas que l’absence de Bob Rae rendra caduque la rencontre informelle des premiers ministres à Vancouver.«C’est évident que si le Québec avait boycotté en même temps que l’Ontario, ça aurait été difficile de tenir la rencontre.Moi, j’ai décidé d’y aller.(.) Je ne voulais pas assumer la responsabilité qu’il n’y ait pas de rencontre sur les questions économiques dans un contexte comme celui qu’on connaît actuellement», a-t-il expliqué.M.Bourassa profitera également de sa présence à Vancouver pour rencontrer une demi-douzaine d’investisseurs, dans l’espoir de les amener à créer des emplois au Québec.Le premier ministre espère profiter de sa rencontre avec Kim Campbell et les premiers ministres provinciaux pour aborder la question de la formation de la main-d’oeuvre.M.Bourassa souhaite vivement que cette question soit réglée avant les prochaines élections fédérales.Il dit en avoir parlé récemment à Jean Cha-rest.Si Ottawa regarde ce dossier d’un oeil nouveau, n’est-ce pas là un moyen pour séduire à nouveau le Québec à l’approche des élections?a demandé l’animateur Jean Lapierre.«Je crois que ce serait très habile de leur part.Ce serait également bénéfique pour l’économie du Québec et du Canada.Nous respectons que certaines choses doivent être administrées au niveau canadien, dans le contexte du marché commun.Mais le reste doit être administré au niveau québécois ou régional.(.) On a une bonne cause et je vais me battre pour la gagner tant que je pourrai», a-t-il rétorqué.Et si Bernard Valcourt, titulaire du ministère des Ressources humaines, avait des velléités centralisatrices?lui a objecté l’animateur.«Ils devront respecter la réalité, c’est-à-dire le fait qu’il y ait des programmes mieux appliqués au niveau régional.Ils devront respecter la réalité constitutionnelle.L’éducation est de juridiction exclusivement québécoise ou provinciale et la main-d’oeuvre est proche de l’éducation», a répondu le premier ministre.M.Bourassa mise par ailleurs sur le besoin de stabilité politique deè électeurs pour remporter l’élection complémentaire dans Portneuf, lundi prochain.«Je souhaite que les électeurs se disent “on n’a pas besoin de déclencher une crise linguistique ou aggraver la crise économique”.L'Association des hôpitaux se réjouit des propos de Bourassa MARTINE TURENNE LE DEVOIR Association des hôpitaux du Québec a réagi favorable-i ment aux déclarations, hier, du premier ministre Robert Bourassa sur l’aspect «essentiel» des services octroyés dans les centres hospitaliers.«Nous sommes très heureux d’entendre que ces services sont essentiels, a dit le Dr Paul Landry, de l’Association des hôpitaux, cela fait cinq ans qu’on le répète partout.» Selon le Dr Landry, les centres hospitaliers québécois sont «à la limite» de ne plus pouvoir offrir certains services primordiaux.Chaque année apporte de nouvelles compressions budgétaires (150 millions$ depuis deux ans pour l’ensemble des hôpitaux), «et nous sommes arrivés à un moment où tous le gras a déjà été coupé».Les coûts généraux d’opérations augmentent partout, poursuit le Dr Landry, les médicaments à eux seuls ont subi des hausses de près de 18% cette année.«Or il n’y a eu aucune indexation.» Ce sont donc désormais les services directs à la clientèle qui pourraient être affectés par le manque d’argent.Le Dr Landry souhaite entre-temps établir une véritable concertation entre les différentes régies régionales, afin d’équilibrer les budgets et les services offerts à la population.Et afin d’éviter que ne se répète une situation similaire à celle de l’hôpital Charles-Lemoyne qui, faute de budgets, menace de fermer carrément son service d’oncologie.Une situation «particulière» à Charles-Lemoyne, ajoute le Dr Nadeau, qui ne croit pas que cette décision du centre hospitalier de Greenfield Park ne soit entérinée ni par la Régie régionale de la Montérégie, ni par le ministère de la Santé.Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour! Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 10 11 121 HORIZONTALEMENT 1- Saul de chat (Choré-gr.).2- Dignité d'imam.— Paroi.3- Assonances.— Fer.— Une seconde fois.4- Pièce de charpente d'un toit.— Nouba.5- Volt-ampère.— Étoffe pour les robes des religieuses.— Sélénium.6- Atoll.— Ville du Nebraska.7- Pouvoir d'établissements scolaires.8- Branche des mathématiques.— Route rurale.9- Colère.— Action d’enlever le germe.10- Géant vorace.— Iridium.— Quote-part.11- Maladie des céréales.— Année.— Ferrure.12- Fils d'Isaac.— Garnir de vitres.VERTICALEMENT 1- Navigation aérienne par appareils à voilure tournante.2- Officier de marine.— Débauche.3- Aviron.— Attends 10- 12- avec confiance.Arbrisseau tropical.— Cobalt.— Roi d'Israël.Lieu reposant.— Interjection espagnole.— Déchiffré.Do.— Étude des relations entre les êtres vivants et leur milieu.Arbre tropical.Racaille.— Mettre à sec.— Bradype.Enfoncement des pavés avec la hie.Coup de dés qui amène deux as, au trictrac.— Actinium.Quantité de fil de trame.— Chicane sur des riens.Anneau de cordage.— Freiner.Solution d’hier « ¦s i 6 7 8 9 10 11 12 LE DEVC)IK est publié par LL I )KVOlR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 do Bleury.9e étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612 ouest me Saint-Jacques.Montréal.L’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 775 boni.Lebeau, St-l^uirent.Envoi de publication — Enregistrement no 0858.DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355: Dublicité: (514) 985-3399.
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