Le devoir, 5 juillet 1993, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR PERSPECTIVES La paix dans les souks de Washington Antoine Char La dixième session des négociations de paix sur le Proche-Orient a pris fin la semaine dernière à Washington sans (qui l’aurait vraiment cru?) qu’Arabes et Israéliens se mettent d’accord sur quoi que ce soit Les Cassandre auront-elles une fois de plus raison?La paix au Proche-Orient ne se reflétera-t-elle toujours que dans un mirage?Le miracle s’était pourtant produit à Madrid en octobre 1991 lorsque les «frères ennemis» israélo-arabes se donnèrent enfin rendez-vous avec l’Histoire dans le but de faire mentir ceux qui à jamais ont parié que le Proche-Orient était en «danger de paix».Pour déjouer le sort, ne voulant surtout pas s’incliner devant le fatalisme, les Etats-Unis ont, depuis, dirigé les pourparlers de paix qui se sont transportés à Washington et dont la dixième session a pris fin la semaine dernière sans déblocage significatif.Les Américains avaient pourtant fait sentir leur présence à la table des négociations pour qu’israéliens, Syriens, Jordaniens, Libanais et bien sûr Palestiniens arrivent à des résultats tangibles sur les grandes lignes d’un pouvoir autonome dans les territoires occupés.Les Israéliens ont ainsi offert une autonomie provisoire aux Palestiniens touchant les domaines de l’éducation, de la santé, du tourisme, du bien-être social, du travail et de la voirie.Premiers pas peut-être (salués seulement par les Américains), mais petits pas pour les Palestiniens qui veulent galoper vers un accord global sur un pouvoir autonome élu en Cisjordanie et à Gaza, dont l’autorité s’étendrait sur Jérusalem-Est annexée en 1967 par Israël.Cette dernière demande évidemment été catégoriquement rejetée par l’État hébreu qui considère Jérusalem comme sa «capitale éternelle».De leur côté, les Palestiniens ont boudé un document américain sur l’autonomie qui «dépouille le peuple palestinien de tous ses droits nationaux et légitime l'occupation israélienne».Selon eux, la conception américaine de l’autonomie correspond trop à celle des Israéliens.Si ce fut surtout le volet israélo-palestinien qui a freiné l’ensemble de la négociation, les pourparlers de Washington ont également achoppé sur la question du Golan.Damas voudrait bien récupérer ce plateau si riche en eau qui a attiré 12 000 colons israéliens depuis que le territoire a été annexé en 1981.Sur ce point, les Israéliens ont demandé aux Syriens qu’ils explicitent au préalable leur conception de la paix, et ces derniers ont répondu qu’ils n’échangeront pas «la paix contre la paix» en oubliant le Golan où le nombre de colons israéliens devrait grimper d’au moins 50% au cours des prochains mois — comme d’ailleurs en Cisjordanie.Pendant que toutes les parties de l’imbroglio proche-oriental marchandaient la paix, le mentor américain rappelait au fil des semaines qu’ils faisait «tout ce qui est nécessaire pour aider les participants à se rapprocher».Mais qu’ont vraiment fait les Américains?Malgré un rapprochement avec le régime d’airain de Hafez al-Assad (qui a eu le «bon sens» d’être du côté américain lors de la guerre du Golfe et qui a été réélu avec 99,9% des voix il y a deux ans), Washington se refuse encore à effacer la Syrie de sa liste noire, l’accusant toujours de financer les terroristes de toute sorte.Avec les Israéliens, les Américains ont quelque peu haussé le ton (surtout lors des derniers mois de la présidence Bush), mais ils n’ont pas véritablement cherché à faire pression sur leur allié de toujours qui reçoit, bon an mal an, ses 3,5 milliards de dollars annuellement (un peu plus de 700 dollars chaque année par Américain).Que pouvaient alors faire les Américains pour rapprocher toutes les parties?Offrir des «récompenses» à tout le monde?La diplomatie du dollar n’est plus monnaie courante par les temps qui coprent.A défaut de sous, ils ont annonqé que plusieurs «gros canons» du département d’Etat se rendront dans la région dans les prochains jours pour tenter de faire adopter par les participants leur projet de déclaration de principe sur l’autonomie des territoires occupés.Mais — comme les Israéliens — les Américains persistent à refuser aux Palestiniens la possibilité de s’autodéterminer.La paix a encore devant elle plusieurs sessions de marchandage dans les souks de Washington.VOIR AUSSI Des ministres israéliens veulent discuter directement avec l’OLP.A-7 La diplomatie du dollar n'est plus monnaie courante par les temps qui courent 1 N 1) K X Les Actualités .A2 Attends culturel Alt) Annonces classées A8 Avis publics.A4 Culture .Ail Économie ,.A5 Éditorial .Al 2 Idées .A13 Météo A4 U* Monde., A7 Montréal A3 Mots croisés, A4 Politique A4 Les Sports., A Météo Passages nuageux Détails en A-4 L'ENTREVUE Le défi de Joan Fraser PAGEA-9 ?LES ACTUALITÉS La police passe la Carifête au peigne fin PAGEA-3 LES SPORTS Wimbledon: Sampras s'impose devant Courier PAGE A-6 Les festivaliers, des gens bien sages 'IV ^ -.«.‘s** Depuis 14 ans, le Festival international de jazz respire l’ordre et la paix.Plus d’un million de spectateurs s’y rendent sans pour autant qu’on y constate les débordements qu’entraînent souvent les grands rassemblements de foule.Le service d’entretien demeure toujours étonnament efficace.y» » * * »R \ ai PHOTOS ROBERT SKINNER W w Tout est propre, propre, propre.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Le Festival international de jazz de Montréal n’attire pas seulement l’attention du monde à cause de sa forte programmation musicale.L’événement pique aussi la curiosité à cause de l’atmosphère extrêmement douce et paisible qui l’anime.Des centaines de milliers de participants s’y entrecroisent et s’y agglutinent sans pour autant entraîner le moindre débordement propre aux grands rassemblements de foule.On y cherche en vain des festivaliers ivres et déplaisants.Tout comme on y cherche en vain la trace du moindre déchet.En somme, l’âge mental de la foule correspond, pour une fois, à son âge réel.Samedi, près de 160 000 spectateurs ont envahi les abords de la Place des Arts, dans l’ordre et la paix.Et dimanche matin, aucun signe de leur passage n'était décelable.«Les Américains et autres visiteurs de l’étranger sont éblouis.Ils sont frappés par cette atmosphère de quiétude qui anime le festival.Ils n’osent même pas se demander comment dégénérerait pareil rassemblement dans une grande ville nord-américaine, à New York par exemple», raconte Caroline Jamet, l’infatigable directrice des communications du Festival international de jazz de Montréal.Le service de sécurité n’a pourtant rien de démesuré.A peine 200 personnes veillent très discrètement au bien-être des 1,3 million de visiteurs qu’attire l’événement.L’atmo- VOIR PAGE A-14: JAZZ \VAL d e 3 > y ON^ Lasagne, illustre descendant de la famille.Montour Secrétariat politique de la Francophonie Québec et Paris se tirent la langue MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La France vient de troubler la quiétude qui entourait les préparatifs du cinquième sommet de la Francophonie, et de soulever des inquiétudes à Québec, en manifestant son désir de revoir à nouveau les structures du club francophone pour renforcer sa dimension politique.Le nouveau ministre de la Culture et de la Francophonie dans le gouvernement Balladur, M.Jacques Toubon, a annoncé le 16 juin, à Paris, l’intention de son pays de proposer lors du sommet de la Francophonie, en octobre, à l’île Maurice, «un renforcement de ses institutions politiques».Paris demanderait, dans les faits, et comme une première étape, la création d’un nouveau secrétariat politique de la Francophonie.A Québec, on regimbe, en ramenant la proposition française à un débat de structures, alors que Paris y voit un débat de fond sur l’avenir même de la famille francophone.Le renforcement de la dimension politique de la Francophonie institutionnelle, sans renier sa mission de coopération, est pour la France une nécessité.Au premier chef pour accroître, sinon au moins maintenir, le poids ; de la langue française comme véhicule de la pensée et de l’action dans le monde, à l’heure où l'anglais, où l'allemand en Europe de l’Est, font des progrès fulgurants.VOIR PAGE A-14: LANGUE Le retour d’Aristide Les Haïtiens de Montréal heureux .et inquiets MARTINE TURENNE LE DEVOIR Si les leaders officiels de la communauté haïtienne restent avares de commentaires sur le retour imminent du président Jean-Bertrand Aristide et de la démocratie dans leur pays d’origine, préférant attendre «les textes officiels», les gens ordinaires, eux, se disent largement heureux de la tournure des événements.Hier, en plein quartier Villeray, sur le parvis de l’Église Saint-Édouard, alias Notre-Dame-d'Haïti, le baptême de 19 bébés était plus ou moins occulté par les discussions autour de l’accord en huit points survenu la veille.Tous se réjouissaient d’un événement qu’ils n’attendaient plus: le retour de Jean-Bertrand Aristide.«Je suis 90 000 fois content, a dit un homme d'une trentaine d’années, André Pierre.Je pensais que c’était impossible.» Autour de lui, les gens opinaient de la tête.«C’est une deuxième indépendance pour Haiti, dit un homme cravaté.Aristide, c’est l’espoir de tout notre peuple.» L’ex-président déchu est devenu un quasi dieu vivant pour une partie de la communauté, souligne Maurice Hol-lant, prêtre de la paroisse haïtienne: «Aristide fait l’objet d’un véritable culte de la personnalité.» loti se dit plus modéré.La présence du président élu en Haïti est utile pour la démocratie, dit-il, afin d’épurer une situation qui allait en se détériorant.VOIR RAGE A-14: HAÏTI VOIR AUSSI Un précédent pour le continent.A-7 DENIS VAU GEO IS-COLLABORATION SPÉCIALE es Montour sont nombreux dans la région de Trois-Rivières, comme ils le sont également à Kahnawake.Voilà quelques années, les médias nous faisaient découvrir une Mme de caractère, Lorraine Montour.Pour les «^agitatrice dangereuse, pour les siens, mère «ÜRi l'influence considérable.Son image nous renvoyait à Elizabeth Montour, que j’avais découverte en feuilletant le Dictionnaire biographique du Canada (PUL).Plus récemment, je notais que la grand-mère de Ronald Cross, dit Lasagne, était également une Montour.Plusieurs avaient plutôt insisté sur les origines de sa mère, Anne-Marie Casalaspro, née de père italien et de mère d’origine écossaise et italienne.Plus récemment encore, je notais le mariage du même Ronald Cross avec Nadine Montour.A nouveau me revenait le souvenir d’Isabelle Montour dont j’avais lu, entre-temps, une biographie remarquable signée Simone Vincens.Isabelle Mpntour a porté plusieurs noms.Elle a été baptisée Elizabeth à l’été 1667.Encore qu’on n’a pas retrouvé son acte de baptême.Son père, Pierre Couc, était un soldat de métier.En 1657, il cédait aux charmes de Marie Miteouamigoukoué, une Algonquine apparentée au chef Charles Pa-ehirini.Le couple allait avoir sept enfants: Jeanne, Louis, Marie-Angélique, Marguerite, Élizabeth, Madeleine et Jean-Baptiste.Louis et Jean-Baptiste marièrent des Indiennes.Louis et sa première femme, une Sokokis, auront un premier garçon à l’été 1681, François.Trois ans plus tard naîtra un second fils, baptisé le 1er mai 1684 du nom de Jacques Montour.C’est la première fois qu’apparaît le nom Montour.En ce début mai e$t également célébré le mariage d’Élizabeth, devenue Isabelle, et de Joachim Ger-maneau.Elle a 17 ans, il en a près de 40.Parmi les témoins, le frère de la mariée qui signe Louis Montour.C’est sous ce nom qu’il se lance dans la traite des fourrures.Louis Montour n’a pas froid aux yeux.Il est ambitieux.Très à l’aise dans le monde amérindien de la région des Grands Lacs, il jouit d’une grande influence.SOUVIENS Devine qui vient dîner?Deux premiers ministres ratent la rencontre avec Campbell PRESSE CANADIENNE Vancouver — Les premiers ministres provinciaux se sont présentés hier soir au dîner à huis clos auquel la première ministre Kim Campbell les avait conviés avec un appétit certain pour les sujets d’ordre économique, et c’est justement ce qu’ils espéraient se faire servir.Et les discussions allaient bon train: quatre heures après le début de cette rencontre, les premiers ministres conversaient toujours.Mais les plans de Mme Campbell pour un dîner en bonne et due forme auquel auraient participé tous ses homologues des provinces n'ont pas eu de suite, deux premiers ministres ne se présentant pas à la table de dis- VOIR PAGE A-14: DÎNER VOIR PAGE A l l: MONTOUR A 14 x/ I- K I) K V P I H , LE l.U N I) I 3 .1 U 1 L L E T I i) !) 3 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Tina Turner, magnifique et contradictoire SYLVAIN CORMIER LE DEVOIR Tina, les gens l’aiment L’admirent L’adorent.En louent le courage, en envient les jambes, en célèbrent la victoire sur le destin et sur la dégénérescence du corps humain après cinquante ans.Hier soir dans un Théâtre du Forum rempli à capacité, ils ont fait un triomphe à Tina Turner la survivante, l’héroïne de sa propre vie, la Tina superbe, rayonnante et heureuse, celle qui leur démontre que le désir de vivre est plus fort que tout celle dont ils viennent tous de voir le film autobiographique, Whafs Love Got To Do With It, dont la sortie récente cdihcidait avec la tournée du même nom, le What’s Love Tour 1993, et le lancement de lincontoumable bande sonore.Elle était exactement comme ils la voulaient la Tina glorieuse des années 80 et 90.En forme et en voix, sophistiquée, splendide, radieuse, infatigable, arrivant du haut d’un grand escalier tombé du ciel, assénant l’un après l’autre les refrains gagnants de sa seconde carrière, celle d’après 1984, celle d’après le grand trou noir qui a suivi sa rupture avec le sinistre Ike Turner Private Dancer (écrit pour elle par Mark Knopfler de Dire Straits), We Don’t Need Another Hem, Steamy Windows, Typi- cal Male, Simply The Best, Better Be Good To Me.Ovation sur ovation, on n’en finissait pas de lui crier combien belle, bonne et méritante elle était Avec raison.Elle était magnifique.Cependant triomphe ou pas triomphe, ce show-là hochait le plus souvent .entre le franchement banal et le terriblement contradictoire.A les entendre toutes, on réalisait à quel point son répertoire des dernières années, à l’exception d’une reprise extrêmement vigoureuse de XAddicted To Love de Robert Palmer, est surtout constitué des pires exemples ce que l’industrie du rock produit quand elle y met de gros gros moyens, peu d’imagination et pas une once d’âme.Des recettes sans saveur que seule une Tina Turner parvient à donner le change.On constatait, en contraste avec le soul suave du Lefs Stay Together d’Al Green et les seuls titres rescapés de l’époque du Ike & Tina Turner Revue, les éreintantes Nutbush City Limits et Proud Mary, dans quelle triste mesure sa musique était devenue incolore, inodore, trempée dans l’eau de Javel.Autant je la comprenais d’avoir voulu rompre avec le rhythm’nblues qui lui rappelait trop l’horrible Ike, autant je regrettais, non sans un certain malaise, la musique du Ike & Tina Turner Revue.Et autant il me semblait curieux de voir les deux danseuses en micro-robes se trémousser en synchro avec Tina On retrouvait là l’exacte mise en scène de l’Ike & Tina Turner Revue, avec des Ikettes devenues Tinettes, répétant les mêmes steppettes qu’à l’époque, à cela près que Tina s’est aujourd’hui adjointe un go-go boy saxophoniste-harmoniciste-claviériste, une sorte de Chippendale qui s’exhibait les triceps à la moindre occasion.Pour tout progrès, vingt ans après s’être arrachée aux griffes d’un batteur de femmes, Tina n’aura réussi qu’à transposer les fantasmes d’Ike d’un sexe à l’autre.Mince victoire.Le triomphe du pareil au même.En première partie d’un spectacle qui se voulait tellement high class, Lindsey Buckingham, l’ancien guitariste et principal auteur-compositeur de la formation la plus connue de Fleetwood Mac, apparaissait comme un voyou.Déchaîné, il a pris d’assaut le Théâtre du Forum avec neuf musiciens, un mur de percussions, un barrage de guitares, et suffisamment de volume sonore pour ébranler la muraille de Chine.Agressif, allumé, constamment sur le bord de la crise de nerfs, il avait les gammes nerveuses et intenses, les arpèges pleines de hargne, de ressentiment, de joie, de pure jouissance.On se rendait à l’évidence, pendant sa version possédée de Go Your Oum Way, le classique de l'album Rumours, qu’il avait été le véritable moteur de Fleetwood Mac, sa bougie d’étein-celle, son coeur, sa vitalité.A volume deux fois moindre, on en aurait pris deux fois plus longtemps.Tina Turner MONTOUR «Des siècles de servitude» SUITE DE LA PAGE 1 Pour les administrateurs français, souvent aussi crapuleux que maladroits, il constitue une menace.Exaspérés par ses écarts de conduite et les relations qu’il entretient avec les marchands de New York, ils décident de l’éliminer.Au printemps 1769, il tombe sous la hache d’un Français.Les historiens conviennent que le gouverneur Vaudreuil était à l’origine ou du moins au courant du meurtre de Montour.Isabelle, dont le premier mari est mort, vit déjà dans la région d,es Grands Lacs.Elle s’est liée successivement à deux chefs indiens: Jean Le Blanc et Outoutagan, puis à un dénommé Pierre Tichenet, dont on ne sait rien, sauf qu’il est né à Batiscan en 1691 et qu’il est à Detroit au début des années 1700.Isabelle le quittera pour suivre un fonctionnaire français nommé au Fort Pont-chartain en 1706, Vienard de Bouigmont Tout un numéro qui abandonnera son service pour courir les bois avec la Chenette, surnom qu’indiens et Blancs donnent à Isabelle depuis sa liaison avec Tichenet Après cinq ans d’escapades, Bouigmont reprendra du service et saura se rendre utile à la France.Il passera à l’histoire comme un des premiers explorateurs du Missouri dont il a dressé une intéressante cartographie.Au printemps 1710, Isabelle s’éprend du chef Oneida Caron-dowana et se met au service du nouveau gouverneur de New York, Robert Hunter, dont elle admire l'intelligence et la détermi- natioa De ces diverses unions, Isabelle a eu quelques enfants dont certainement Michel Marie-Anne, Louis (Lewis) et Andrew (né Henry).Ce dernier, qui était le fils de Carondowana, travaillera aux Affaires indiennes pour le compte de la Pennsylvanie et de la Compagnie de l’Ohio.D est probable qu’Isabelle termina ses jouis sous son toit, quelque part sur la piste de l’Allegheny, au pied des Montagnes Bleues.Elle serait morte vers la fin de l’année 1752, entourée sans doute de sa bru, Sarah Ainse.Celle-ci n’aura rien à envier à la vie trépidante de sa belle-mère.D’origine indienne—sans doute Onneiout—elle devient momentanément Mme Montour.Seconde épouse d’Andrew à partir de 1745 environ, elle le quitte une vingtaine d’années plus tard pour vivre successivement avec deux commerçants, William Maxwell et John Wilson.EDemême se lance en affaires.Commerçante fort active, elle achète d’importantes étendues de terre des Indiens, titres dont certains lui furent contestés plus tard.Elle n’abandonna jamais et utilisa ses contacts auprès de l’agent des Affaires indiennes, Sir John Johnson, du chef agnier Joseph Brant et du gouverneur Simcoe pour récupérer certaines de ces terres.On la disait en bons termes avec les Indiens et tout à fait à l’aise dans la société des Blancs.Elle serait morte vers 1828, âgée d’environ 95 ans.Après sa séparation d’avec Andrew, elle garda près d’elle son dernier-né, baptisé Nicholas le 31 octobre 1756.Ce dernier commencera par faire carrière dans l’Ouest où il aura un fils qui portera son nom.On le retrouve en 1814 parmi les Métis (ou sangmêlés) qui soutiennent l’action de la North West Company, rivale de la Hudson’s Bay Company.Nicholas Montour, père, a été hiknême actionnaire de la North West E a cédé ses actions vers 1792 pour investir dans la propriété foncière.Lorsqu’il apprend que fa seigneurie de Tonnan-cour située à Pointeur sa |iart dit qu’il fallait saisir au vol la chance que leur donnait Mme Campbell d’influer sur les politiques du gouvernement fédéral.Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour 1 Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme 1£ DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury, Tie étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor I-aSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 012 ouest rue Saint-Jacques, Montréal.L’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et n diffuser les informations publiées dans I JC DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Int , 775 boul.D-beau, St J eurent.Envoi de publication Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399.
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