Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1993-07-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
FONDE 19 10 L X X X I V N o I 5 4 M O N T R E A I.L K M A It I) I (i .1 r I I.I.K T I 9 !» T I* S N A c PERSPECTIVES La vie privée, nouvel enjeu Michel Venue I ¦ Après l’environnement, voici la vie privée devenir lin nouvel enjeu social.Deux grands sondages pancanadiens menés en 1992 et publiés cette année montrent que les Canadiens, et en particulier les Québécois, voient le respect de la vie privée comme l’une de leurs principales préoccupations.* A leurs yeux, il s’agit d’un enjeu aussi important que la lutte au chômage et que le respect de l’environnement.Ils lui accordent presque deux fois plus d’importance qu’à l’unité nationale.Ils sont inquiets de l’usage que font les gouvernements ou les entreprises privées des renseignements personnels qu’ils leur confient, et réclament des lois pour les protéger.Cette nouvelle préoccupation se traduit dans la réalité.Jusqu’à récemment elle était la chasse gardée de quelques spécialistes, souvent vus comme des paranoïaques.On les comptait sur les doigts d’une main au Québec.Mais voici que les associations de consommateurs s’emparent de l’affaire.Les ACEF, aussi bien que le Service d’aide aux consommateurs de Shawinigan, sont parmi les organisations les plus dynamiques à cet égard.Des citoyens les consultent de plus en plus souvent pour des problèmes reliés à leur dossier de crédit ou à leur dossier médical.La Commission d’accès à l’information, le chien de garde de la vie privée au Québec, créée il y a une décennie, voit la demande pour ses services croître de façon exponentielle.De nouvelles organisations de défense de la vie privée sont créées.Un Conseil informatique et liberté est en gestation.Ce conseil rassemblerait divers groupements autour de la Ligue des droits et libertés et du Groupe de recherche informatique et droit (GRID) de l’UQAM.Récemment, on a vu se manifester la Coalition informatique, santé et libertés, qui dénonçait un règlement du ministère de la Santé selon lequel les hôpitaux devront acheminer au ministère une quarantaine de renseignements personnels sur chacun des patients qui seront hospitalisés chez eux.Formée entre autres de deux regroupements d’aide en santé mentale, la coalition dénonçait, sans le savoir, une pratique qui existe déjà depuis plusieurs années.Le nouveau règlement qu’elle avait repéré n’était qu'une mise à jour.Sa réaction n’en est pas moins révélatrice d’un éveil réceqt à cette composante «vie privée» des activités de l’Etat.Il y a 10 ans, personne ne s’en serait soucié.Cette nouvelle préoccupation donne lieu à d’innombrables colloques.Entre le 16 avril et le 28 mai dernier, il y en eut cinq juste au Québec, où ont été abordés divers aspects de la protection des renseignements personnels.Ils étaient organisés par l’Association de sécurité informatique de la région de Québec, l’Association sur l’acccès et la protection de l'information, le Groupe de recherche informatique et droit, l’institut EDI (Echange de documents informatisés), l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS).Ces associations regroupent pour la plupart des spécialistes du droit, de l’informatique, de la recherche scientifique, de l’accès à l’information gouvernementale.Plusieurs sont de création récente.Cette nouvelle préoccupation se traduit aussi dans les lois.En juin, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la Loi 68 sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.Le secteur privé échappait, jusque-là, à toute réglementation à l’égard de l’usage quelle fait des renseignements personnels.Jusqu’à la fin, les regroupements d’entreprises ont protesté, sont intervenus auprès du premier ministre pour que le projet de loi soit abandonné., Mais la loi va entrer dans les moeurs.Equifax Canada, qui gère le plus important réseau de bureaux de crédit au pays, a même reconnu la nécessité d’une telle loi.Elle y était farouchement opposée il y a à peine un an.Un ancien responsable de l’accès à l’information à la Société des alcools, M.Vincent Emmell, vient de fonder une firme-conseil, Progestaccès, pour aider les entreprises à mettre en application chez elles cette nouvelle loi.Il estime que la loi 68 va contribuer, à long terme, à rendre les entreprises plus efficaces dans la gestion des renseignements personnels.Et que la nouvelle dynamique créée par la loi va rehausser le niveau de confiance du client ou de l’employé envers l’entreprise.Et pourquoi pas, la protection des renseignements personnels et de la vie privée pourrait devenir un outil de marketing: «Faites affaire avec la banque une-telle; chez nous, un secret reste toujours bien gardé!» Imaginez la pub.Les Canadiens trouvent aussi important le respect de la vie privée que la lutte au chômage * Sondages: le rapport Equifax Canada sur les consommateurs et la vie privée à l'ère de l’information; et La Vie privée expo sée: le sondage canadien sur le respect de la vie privée, préparé par la firme Ekos pour diverses entreprises privées et le gouvernement fédéral.1 N I) E X t ^ Les Actualités.A2 Editorial .A6 Atÿrula culturel ,.B7 Idées .A7 Anrxwvs ciissées JH Le Monde .B3 Météo Avis publics A4 Montréal .A3 Passages Culture H8 Mots croisés.B2 nuageux Détours B1 Politique .A4 Max.: 30 Économie A5 Les Sports .B6 Détails en B-4 MONTRÉAL Phil Edmonston rêve à la mairie PAGE A-3 ÉDITORIAL Le faux «sommet» de Vancouver PAGE A-6 ?POLITIQUE Bona Arsenault n'est plus PAGE A-4 Le PQ arrache Portneuf JEAN DION LE DEVOIR Le Parti québécois a remporté hier une troisième élection complémentaire consécutive en enlevant la circonscription de Portneuf, château fort de l’ancien ministre libéral Michel Pagé depuis 1973.Au moment de mettre sous presse, le candidat péquiste Roger Bertrand se dirigeait vers une victoire relativement facile, ayant récolté 7311 voix (50,6% des suffrages exprimés) contre 5060 pour son principal adversaire, le candidat libéral Gilles Portelance.Ces chiffres étaient disponibles après dépouillement de 110 bureaux de scrutin sur 152.Pas moins de 10 candidats se faisaient la lutte dans cette élection complémentaire.Ix*s huit autres candidats avaient recueilli ensemble 2068 voix.Roger Bertrand, 45 ans, fera donc son entrée à l’Assemblée nationale après avoir occupé, depuis 1988, le |x>ste de directeur général de la Régie de la santé et des services sociaux de la région de Québec.Il avait auparavant agi à titre de vice-président de la commission Rochon sur la stinté au Québec.Comme c’est souvent le cas en ces circonstances, le paili d’opposition a dominé dans les sondages tout au long de la campagne.Le siège de Portneuf était devenu vacant à la suite de la démission de Michel Pagé, qui a accédé au i«)ste de président-directeur général cle l’entreprise papetière Donohue en octobre dernier.Hier, M.Pagé — qui, au lendemain de sa démission, avait de manière surprenante qualifié le concept de souveraienté-association de «très très intéressant» — s’est rendu voter en compagnie du candidat Porte-lance.En 1989, M.Pagé avait récolté 7(A) des suffrages et une majorité de 10 5(X) voix.Son organisation a recueilli l’an der- VOIR PAGE A-8: PORTNEUF Franche fresque de fraises fraîches LES Bonnes FfiRi ses/x) njgÂjjSr »«*tî.n J f i Ds-fiec.' ( [ J,** __^ - i ?41 ’TH : PHOTO JACQUES NADEAU ROUGES comme toujours, juteuses comme jamais — selon les témoignages des experts! —, les incontournables Jraises du Québec ont fait leur apparition, ces jours derniers, sur les comptoirs des marchands.En cette période faste, on pourra s’en procurer à vil prix, comme était tenté de le faire Paul Lacroix, hier, au marché Jean-Talon.Mais en consommateur consciencieux, il a d'abord tenu à goûter le fruit, un exercice auquel Hélène Audette a joyeusement consenti.P.S.: M.Lacroix en a acheté une caisse.Anesthésistes recherchés désespérément Le centre hospitalier de Saint-Eustache ne peut plus effectuer d’intervention chirurgicale MARTINE Tll RENNE LE DEVOIR Une certaine confusion semble guider le ministère de la Santé du Québec sur la répartition des spécialistes dans la province.Le centre hospitalier de Saint-Eustache annonçait la semaine dernière qu’il ne peut plus effectuer aucune intervention chirurgicale, faute d’anesthésistes.Il en a pourtant bien trouvé un, intéressé à venir y travailler dès demain matin s’il le faut.Or voilà: boursier de Québec, le jeune spécialiste doit se rendre obligatoirement à Ri-mouski, où il y a pourtant déjà six de ses collègues disponibles.Anh-Tai Lê, qui a terminé sa résidence le mois dernier, est prêt à aller travailler au centre hospitalier de Saint-Eustache, où les deux anesthésistes de l’endroit ont pris subitement leur retraite en même temps le mois dernier.De plus, sa conjointe y aurait obtenu immédiatement un poste d’urgentologue, spécialité dont l’hôpital a un besoin criant.Mais voilà: il y a cinq ans, Anh-Tai Lê a signé un contrat avec le gouvernement québécois stipulant qu’après son cours, il devrait, comme bien d’autres collègues, aller travailler quatre années en région.Il a hérité de Rimouski, un hôpital qui a déjà, en 1993, son lot VOIR PAGE A-8: ANESTHÉSISTES VOIR AUSSI Verdun nie vouloir fermer son centre de dialyse.A-3 L’autre Estrie Après la Mauricie, LE DEVOIR entame aujourd’hui son deuxième Détour à travers les régions avec un survol économique du territoire sis aux confins sud-est du Québec et qu’on pourrait nommer «l’Est de l’Estrie».Notre collègue Stéphane Baillargeon a sillonné une semaine durant cette Nouvelle-Angleterre bien québécoise, riche d’histoire et de particularités et, pourtant, fréquemment oubliée dans les circuits traditionnels.Il en rapporte des images, des paroles, des portraits d’un coin de pays méconnu.Go east, young man.A lire en page B-l Un exercice inutile?Le 19e sommet du G7s'ouvre demain à Tokyo SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Demain s’ouvrira à Tokyo le 19e sommet du G7, réunion des chefs d’Etat et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés de la planète, qui nous revient chaque année en juillet, même si au fil des ans, l’utilité d’un tel exercice a été souvent mise en doute.Plusieurs des dirigeants qui seront présents ont d’ailleurs tenu à préciser d’avance qu’il ne fallait pas trop attendre de cette réunion, traditionnellement destinée à «coordonner les politiques économiques» des sept Grands.A l’occasion, les grandes questions internationales ont également trouvé leur place aux sommets du G7 et une déclaration politique accompagne maintenant le communiqué final, à caractère économique, qui clôt les deux journées de discussions.En 1975, lorsque le président français Valéry Giscard d’Estaing a inauguré la formule, à Rambouillet, il avait l’idée d’une rencontre non-protocolaire qui permettrait aux dirigeants des plus grandes économies mondiales (le groupe comprenait alors 5 membres, le Canada et l’Italie n’ayant pas encore été invités) de discuter librement des problèmes économiques.C’était tout juste à la suite du premier choc pétrolier.Par la suite, le groupe s’est agrandi, le protocole a gagné en importance, les discussions se sont élargies pour déborder du cadre strictement économique et les sommets sont devenus des événements médiatiques où les dirigeants politiques, sous les projecteurs de la presse internationale, cherchent à frapper leur opinion publique.Pour le sommet de Tokyo, les médias internationaux enveiront plus de 11 000 personnes, dont 4250 journalistes accrédités, pour rendre compte de l’événement.On estime à environ 8 millions de dollars les dépenses qu’engagera le gouvernement japonais pour organiser le sommet.Trois dirigeants sont des nouveaux venus: le président américain y fera une de ses premières grandes sorties internationales (la toute première ayant été le sommet américano-russe à Vancouver au printemps dernier).M.Bill Clinton Les premiers ministres italien Carlo Azeglio Ciampi et canadien Kim Campbell sont quant à eux de parfaits inconnus sur la scène internationale.L’occasion leur sera offerte de faire connaissance avec les «vieux routiers» des sommets que sont U9K .’•.PHOTO PRESSE CANADIENNE La première ministre Kim Campbell discute avec les journalistes avant son départ, hier, pour Tokyo où elle participera à son premier sommet du G7.le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl.Le premier ministre britannique John Major en est à son troisième sommet, et le premier ministre japonais en est peut-être à son dernier.Le Japon, pays hôte, est VOIR PAGE A-8: G7 i LE DEVOIR, LE MARDI 6 JUILLET 1 9 9 3 Nous n’avons PAS FINI DE VOUS SURPRENDRE Ne manquez pas LE DEVOIR.au vert, JOURNAL D’ÉTÉ ft ft ft Un DEVOIR déviant: En caravane, nos journalistes font un détour PAR CHEZ VOUS DE L'ABITIBI À LA GASPÉSIE DU SAGUENAY LAC SAINT-JEAN JUSQU'EN ESTRIE.Un DEVOIR dévêtu (en partie i): Moins de mots, plus d’images; un reportage photo tous les jeudis et un concours DE PHOTOS OUVERT À TOUS, Y COMPRIS VOUS.Un DEVOIR devin: Ce que vous ignorez des jolis dessous de LA VILLE, PAR NOS ENQUÊTEURS DE QUARTIER. Wr Un DEVOIR dévissé: Lâchez, nous tenons le volant sur l’itinéraire DE TOUTES LES ACTIVITÉS CULTURELLES DE L’ÉTÉ.TOUS LES GRANDS FESTIVALS DE MONTRÉAL ET DE QUÉBEC, ET UNE PAGE PAR SEMAINE SUR LES ACTIVITÉS CULTURELLES À QUÉBEC.Un DEVOIR déviré: NOUS FAISONS DES SPORTIFS DE CEUX QUI N’EN SONT PAS, UNE ASTUCE DE NOTRE CHRONIQUEUR Gilles-C.Marcotte.Un DEVOIR dévoyé (un peu !): NOUS SORTONS DU DROIT CHEMIN POUR DES CHRONIQUES SANS RAPPORT AVEC LE TEMPS, signées: Philippe Falardeau, Naïm Kattan, Denis Vaugeois.Un DEVOIR dévorant: Attention, «coup de foudre»: c’est le thème DONT VOUS NOURRIRONT LES NOUVELLES DE NOS ONZE ÉCRIVAINS INVITÉS.LE DEVOIR.au vert, À garder par-devers ! A 2 ?LES ACTUALITÉS • Loi 102 L'UMQ durcit le ton à l'égard des syndiqués JEAN DION LE DEVOIR Les municipalités qui font face à des moyens de pression de la part de leurs employés opposés à la loi 102 devraient prendre toutes les mesures à leur disposition pour que les conventions collectives et le Code du travail soient respectés, «y compris des mesures disciplinaires et, au besoin, des procédures judiciaires».Ainsi le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Chicoutimi, Ulric Blackburn, a-t-il durci le ton, hier, à l’endroit des syndiqués récalcitrants, et lancé un appel à ses membres de répliquer coup sur coup aux pressions, notamment des policiers.Se défendant bien de vouloir «provoquer» qui que ce soit ou d’avoir l’intention de «mettre la hache» dans les relations entre les villes et leurs employés, M.Blackburn a noté que les municipalités étaient aux prises avec une situation économique difficile et qu’en conséquence, «il faut que les choses se fassent».Or, «l’article 142 du Code du travail prévoit des sanctions — dont des amendes — pour les employés municipaux qui ne font pas leur travail, et il est normal que les municipalités prennent les moyens nécessaires pour que tout aille comme il se doit», a ajouté le président de l’UMQ lors d’un entretien téléphonique.La déclaration de M.Blackburn s’inscrit dans la foulée de l’invitation lancée à ses membres par la Fédération des policiers du Québec, regroupant les corps policiers municipaux, prévoyant des «ralentissements de travail» et autres moyens de pression pour protester contre la loi 102 qui permet notamment aux municipalités de geler le salaire de leurs employés.Dans les faits, cette stratégie s’est surtout traduite jusqu’à maintenant par le refus des policiers municipaux — dans environ la moitié des villes de la province — et des agents de la Sûreté du Québec de décerner des contraventions aux automobilistes et par certains relâchements dans l’application des règlements municipaux.La semaine dernière, la Ville de Grand-Mère, en Mauricie, devenait la première municipalité du Québec à s’en prendre de manière ouverte à ses policiers, décrétant une diminution de 30% de leurs salaires «tant qu’ils ne feront pas le travail pour lequel ils sont payés», avait indiqué le maire Jacques Marchand.Hier, M.Blackburn a rappelé que l’UMQ avait expressément demandé que les municipalités soient assujetties à la loi 102 et à des changements dans les procédures d’arbitrage entourant les conventions collectives des policiers et pompiers.Mais il n’a pas voulu situer sa prise de position en droite ligne de celle de Grand-Mère.«Ce n’est pas à moi de dire si 30%, c’est trop ou pas assez.De toute manière, l’UMQ ne peut pas forcer ses membres à agir.Il revient à cha-; cune des municipalités de décider des moyens à prendre», a-t-il confié.«Mais ce qui est clair, c’est que si vous les laissez faire (les employés syndiqués), ils vont continuer.» Interrogé à savoir s’il ne crair gnait pas qu’une position aussi ferme suscite un accroissement de'S moyens de pression de la part de$ policiers, M.Blackburn a répondq qu’il faisait «confiance aux gens; qui vont comprendre».Le président de l’UMQ â d’ailleurs précisé que les réactiorté syndicales à la loi 102 n’étaient «pas généralisées» et que «dans la majorité des cas, les tâches sont bien accomplies par l’ensemble dés employés municipaux».Un médiateur pour faire décoller Air Alliance g KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Air Alliance et ses 106 pilotes devront se rasseoir à la table des négociations malgré neuf mois de discussions infructueuses.Le ministre désigné des Ressources humaines et du Travail, Bernard Val-court, vient en effet de nommer un médiateur dans le conflit qui oppose le transporteur québécois au syndicat des pilotes.Le ministre fédéral accède ainsi à la demande d’Air Alliance, demande qui a été déposée deux jours après le déclenchement de la grève générale qui remonte au 27 juin.Le médiateur André Courchesne connaît le dossier pour y avoir déjà agi en tant que conciliateur au printemps dernier.Pour la compagnie aérienne, il s’agit là d’une bonne nouvelle puisque «cela va permettre de passer par-dessus le préambule et d’activer les discussions».Les deux parties pourraient être appelées à reprendre les pourparlers dès aujourd’hui.Si aucune entente n’intervient, André Courchesne fera des recommandations au ministre du Travail qui pourra rendre obligatoire, selon les règles qu’il fixera lui-même, le retour au travail des 106 syndiqués qui sont sans convention collective depuis le 1er juin 1992.Les négociations achoppent principalement sur deux points.Les syndiqués membres de l’Association canadienne des pilotes de l’air, récla- ment la parité au plan du salaire et des horaires de travail, avec leurs confrères des transporteurs régionaux d’Air Canada, Air Ontario et Air B.C.Au total, Air Alliance fait face à des demandes syndicales qui représentent, aux dires du transporteur, une augmentation globale de 80% sur deux ans des coûts liés au travail des pilotes.«On est prêts à faire un bout de chemin, mais les demandes doivent être réalistes», soutient le représentant d’Air Alliance, Bernard Juteau.La grève des 106 pilotes a obligé la compagnie aérienne à annuler tous ses vols.Selon les chiffres fournis par Air Alliance, garder au sol sa flotte de 14 avions, constitue une perte moyenne de revenus de 100 000$ à 120 000$ par jour.Air Alliance reconnaît toutefois que l’été n’est pa$ la période la plus achalandée pour Iç transport aérien.De plus, en réaction à l’arrêt de travail, la compagnie à mis à pied ses 200 autres employés pour toute la durée du conflit.Du même coup, les négociations entreprises en avril dernier avec le syndicat des agents de bord qui gagnerit au maximum 19 000$ par année, oht été interrompues.Les 70 agents d,e bord qui sont majoritairement dç$ femmes, réclament elles aussi la parité avec leurs collègues des transporteurs régionaux d’Air Canadâ.Elles ne peuvent toutefois pas parti1 ciper au présent conflit sous peine de ne pas pouvoir toucher de prestations d’assurance-chômage.Pas de huis clos pour Homolka-Teale Toronto (PC) — Le procès de Kar- est temporaire et sera levée dès la fin la Homolka-Teale ne se déroule- du procès de l’époux de Mme Homol-ra pas à huis clos.ka, Paul Teale, mieux connu sous le Le juge Francis Kovacs de la Cour nom de Paul Bernardo, de l’Ontario a en effet imposé hier M.Teale est accusé de meurtre une ordonnance de non-publication avec préméditation relativement à et un huis clos partiel dans cette af- cette affaire, faire.Le public canadien et les mé- Rappelons que Kristen French, 14 dias américains n’auront pas le droit ans, et Leslie Mahafiy, 15 ans, ont été de se rendre au Palais de justice enlevées, séquestrées et agressées pour assister au procès.sexuellement pendant plusieurs jours Seuls les journalistes de médias avant d’être assassinées, canadiens pourront y assister, mais Plusieurs attendaient de connaître le contenu de leurs reportages sera le plaidoyer de Mme Homolka pour limité.en savoir plus long sur son rôle dans Ils pourront dévoiler le verdict et la les meurtres.La rumeur voulait qu’elle sentence que le juge imposera à cet- plaide coupable.En rendant son juge-te assistante-vétérinaire accusée ment, hier après-midi, la juge Kovacs a d’avoir aidé son mari à assassiner dit que la décision d’interdire l’accès deux adolescentes ontariennes.du public au procès avait été «déchi- Ils pourront expliquer en partie les rante».C’est une procédure peu habi-raisons qui ont motivé les décisions tuelle, encore plus rare que la simple de la cour.Mais ils ne pourront pas ordonnance de non-publication, révéler la nature du plaidoyer que M.le juge a expliqué qu’il avait dû Mme Homolka doit enregistrer - cou- s’y résigner pour s’assurer que les mé-pable ou non coupable - ni l’entente dias américains, qui ne sont pas sou-qu’elle a conclue avec la police et la mis à l’ordonnance de non-publication, Couronne au sujet des accusations n’utilisent des membres du public d’homicide involontaire portées pour obtenir de l’information et la contre elle.Toutefois, l’ordonnance publier.L'anglais triomphe dans les couples «mixtes» Ottawa (PC) — Lorsqu’un couple couples apprennent d’abord le fran- ; est composé de conjoints de çais comparativement à 34 pour cent langue maternelle différente, les an- l’anglais.L glophones ont plus de succès que les Fait à noter, un plus grand pourL francophones à transmettre leur centage de couples mixtes québécois langue maternelle à leurs enfants.transmettent les deux langues of§* «Parmi tous les enfants du Canada defies à leurs enfants, soit 17 poqf issus de couples anglophone-franco- cent d’entre eux.Dans le reste di) phone, 67 pour cent avaient l’anglais pays, le taux est d’environ 8 poüt pour lanque maternelle en 1991, 23 cent.:: pour cent le français et 10 pour cent, Le pourcentage d’enfants qui adojv ces deux langues», révèle un article tent l’anglais comme langue matej-j paru dans la dernière édition de la re- nelle dépend du sexe du parent anj-vue Tendances sociales canadiennes, glophone.Si c’est la mère qui parle j publiée chaque trimestre par Statis- anglais, 75 pour cent des enfants : tique Canada.adopteront cette langue.Si c’est lé L’article intitulé «Les couples lin- père, le taux baisse à 60 pour cent, guistiquement mixtes et leurs en- On peut dire, inversement, que les ; fants», souligne cependant que la si- mères francophones ont, en général, ] tuation varie si on compare le Qué- un peu plus de succès que les pères bec et le reste du pays.francophones à transmettre leur Ainsi, les données recueillies lors langue maternelle à leurs enfants, du recensement de 1991 révèlent Dans les couples où un des pa-qu’à l’extérieur du Québec, c’est 79 rents est allophone, c’est-à-dire dont pour cent des enfants de couples an- la langue maternelle n’est ni l’anglais glophone-francophone qui ont l’an- ni le français, les enfants ont plutôt glais pour langue maternelle.tendance a apprendre l’anglais.Au Québec, la proportion diminue En fait, lorsqu’un des parents est «mais la langue de la majorité a un ef- anglophone, c’est la quasi-totalité des fet moins marqué», peut-on lire.En enfants qui ont l’anglais pour langue effet, 49 pour cent des enfants de ces maternelle.Coup de foudre PHOTO PL UN COUPLE DE JEUNES CAMPEURS « été frappé par la foudre qui a troué leur sac de couchage et les a rendus sourds.Timothy Gibson, 20 ans, et son amie Meredith Stevens, 19 ans, ont été brûlés au premier degré et hospitalisés à Toronto, mais les médecins pensent qu'ils vont recouvrer l’usage de l’ouïe.Im foudre «a détruit une chaîne que Timothy portait autour du cou, avant de ressortir par les oreilles, les yeux et le nez», a affirmé le père du jeune homme, Harry Gibson.Le système judiciaire ; serait des plus sexistes Ottawa (PC) — Confrontées à des mythes et des préjugés tenaces, les femmes ont de la difficulté à obtenir un traitement juste de la part de l’appareil judiciaire.Et malgré certaines mesures prises récemment, il reste un travail immense à accomplir pour corriger cette situation, a constaté le groupe de travail fédéral-provincial sur l’égalité des sexes dans le système de justice au Canada.Dans un rapport rendu public hier, il propose d’ailleurs 55 mesures qui peuvent être mises en place rapidement et 72 autres qui demandent plus d’études ou une plus longue mise en oeuvre.Ce comité de fonctionnaires a été mis sur pied en juin 1990 par les ministres de la Justice de toutes les provinces, sauf le Québec, et ceux des territoires.Il suggère de modifier le fonctionnement et la structure des cours de justice, d’écrire plus simplement les lois et de faire en sorte qu’elles incluent explicitement les femmes, d’accroître les efforts d’éducation du public contre la violence faite aux femmes, d’améliorer l’accès des femmes au système judiciaire en leur offrant les services et les ressources nécessaires, de revoir les programmes d’aide juridique et ainsi de suite.Ix‘s auteurs insistent sur la particularité des situations vécues par les femmes.Ils soulignent que, pendant longtemps, le système n’a pas pris en considération ces réalités, ce qui a entraîné un faible taux de dénonciation, d’accusation et d’inculpation, en particulier pour le viol et la violence conjugale.«En général, les femmes font l’expérience d’actes de violence dans je cadre d’une relation intime suivie.La réticence des femmes à faire appel,à la police vient de l’opprobre qui eSt toujours associé aux agressions sexuelles et à la violence conjugale, ainsi que de la dépendance économique ou de la peur de subir la vefi-geance de leur agresseur», écrivent les auteurs.«Ce sont des facteurs qui distinguent les femmes de la plupart dés hommes victimes de crimes.Cçs femmes victimes ont des besoins particuliers exigeant toute une ganv me de stratégies et de services adaptés», poursuivent-ils.Malheureusement, les ressourcés offertes demeurent toujours insuffisantes pour répondre à la demandé, notent-ils.Pour corriger cette situation spécifique, le groupe fait près d’une quinzaine de recommandations concrètes qui devraient être appliquées rapidement et qui portent, en particulier, sur le travail de la Couronne.Le ra|> port recommande aussi de former adéquatement et de sensibiliser lps juges, les policiers, les avocats et l'ensemble du personnel judiciaire.Les | auteurs ajoutent que davantage dé femmes devraient occuper des fonctions importantes dans l’appareil judiciaire.Le groupe de travail y voit une solution pour venir à bout de mythes qui sont, a-t-il constaté, encore persif t;uits.Par exemple, il y a toujours des gens qui pensent que les agressions! sexuelles et la violence conjugàlb sont des phénomènes restreints jjt que les femmes inventent souvent ces histoires.« KABBBBBnMBHHHi I.K 1) H V 0 I H I.K M A It I) I ti .1 T I I.I.K T I !l !l :t A 3 * LE DEVOIR MONTREAL Quand le loup s’emmêle Les jeunes enfants sont invités à rencontrer, dans une comédie masquée, de célèbres personnages qui n’ont pas l’intention de se laisser croquer par le loup gourmand: Chaperon rouge, les Trois petits cochons, Hânsel et Gretel et le Petit poucet.Comment réagira le loup devant si peu de coopération?Le rendez-vous gratuit) a lieu au parc Henri-Julien (angle Saint-Denis et Legendre) à JOh et à 13h45, au parc Lafontaine.Il ^ agit d’une production de La Roulot- „„ 0 Vertigo Pour son 10e anniversaire, la compagnie de danse 0 Vertigo a décidé de sensibiliser la population à un style de danse plus éclaté.L’équipe de Ginette Laurin présente donc demain à la station de métro McGill de midi à 14h, des extraits de 5 pièces récentes qui ont fait la renommée de 0 Vertigo.Une pointe d’histoire , La plus vieille paroisse de l’île de lyiontréal hors du fort de Ville-Marie se situe à l’extrême-est: Pointe-aux-Trembles.Tout l’été, on jette, donc ün regard en arrière pour com- 6rendre ce qui animait ce petit ourg.L’exposition extérieure a lieu sur le site de la maison Beaudry-Wilson (14 678, Notre-Dame Est).Jazz et humour Coincé entre le jazz et le rire, la Bande à Magoo a un style qui semble difficile à classer.Les six musiciens venus du Lac Saint-Jean, réinventent la musique de la Nouvel-1 le-Orléans en se déchaînant sur scène.Pour ceux qui aiment l’audace jazzée.La Bande à Magoo est au parc Armand-Bombardier (à l’angle des boulevards Perras et Armand-Bombardier) ce soir à 19h.Kathleen Lévesque Réunion sur la méga-structure hospitalière MARTINE TURENNE LE DEVOIR Le recteur de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, le Dr Serge Carrière, et plusieurs directeurs d’hôpitaux se sont réunis hier afin de finaliser le dossier du Centre académique de santé, le CAS.On sait que ce dernier doit regrou- Fier tous les établissements hospitalers universitaires déjà affiliés à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, afin de mieux planifier les besoins en soins cliniques, en enseignement et en recherche.La réunion d’hier consistait à accélérer l’organisation de ce Centre académique de santé, dont le principe, rappelons-le, a été accepté par le Bureau de coordination en octobre dernier.Le Dr Serge Carrière tente toujours d’obtenir la réalisation de cette méga-structure qui serait constituée de trois centres hospitaliers universitaires (CHU), répartis sur file de Montréal: un centre pédiatrique, Sainte-Justine, un autre au centre-ville, regroupant Saint-Luc et Notre-Dame, et un dernier en périphérie, avec les hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et Sacré-Coeur.L’Hôtel-Dieu serait affilié à l’un ou l'autre de ces deux groupes, dépendant de son prochain emplacement géographique.Pour l’instant, le ministre de la Santé, Marc-Yvan Côté, a plutôt prévu réduire le nombre d’hôpitaux universitaires, trop nombreux aux yeux tje certains, en créant par la loi des CHU qui répondraient à des critères bien définis.Or selon ces critères, Üeul l’Hôtel-Dieu obtiendrait le titre de centre hospitalier universitaire, à condition qu’il déménage à Rivière-des-Prairies.Une décision largement contestée par les gens du milieu médical.C'est Notre-Dame qui reçoit présentement je plus grand nombre d’étudiants et de professeurs de la Faculté de médecine.Edmonston aimerait déloger Doré JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR L’actuel, et unique, député néo-démocrate au Québec, Phil Edmonston, n’a plus la tête à la politique fédérale.On le sait officiellement depuis un mois, il ne se représente pas dans Chambly.Mais il a d’aptres visées: Montréal, pour y déloger le maire Jean Doré.«J’ai appuyé Jean Doré au début, dit-il.Je le connais depuis 20 ans.Mais je suis amèrement déçu de sa performance.Je pense, en fait, que le problème est le RCM lui-même.Le RCM est un parti extrêmement «fiyé» et administrativement incompétent.Ça se voit, ça se sent Ça pue.» De lui-même, M.Edmonston rapproche d’aussi vives critiques de celles formulées par le conseiller indépendant Michel Prescott, dissident du RCM qui tente de fonder un troisième parti municipal.«Je n’ai pas sollicité de rencontres et je n’ai pas été approché, affirmait hier Phil Edmonston au DEVOIR.Mais l’idée d’un troisième parti me plaît beaucoup.» Joint hier au téléphone, M.Prescott a confirmé qu’il n’avait eu aucune communication avec le député néo-démocrate.En fait» il avait plutôt l’air surpris d’un tel intérêt et réagissait avec prudence, en pesant ses mots.«Il y a un vide politique à Montréal, disait M.Prescott.Mais il faut le remplir sur des bases solides et .je me méfie des seules candidatures prestigieuses.«Un parti n’existe que s’il y a une équipe.M.Edmonston semble partager notre analyse, il pourrait alors en faire partie et je communiquerai avec lui.Mais pour lui comme pour plusieurs autres que nous avons contactés, il faut savoir qu’il ne sera pas lui-même «le» parti.» M.Prescott ajoute que de toutes façons, ce futur parti est toujours en gestation, et qu’on est loin d’être «rendus à faire de la distribution de postes».«Il y a une centaine de personnes à Montréal qui se sont parlées et comprises, qui s’entendent sur de grandes orientations.Mais il faut des membres - au moins 5000 si on veut gagner -, de l’argent, des énergies.11 y aura un troisième parti seulement si nous trouvons de telles bases.» Phillip Edmonston, lui, croit que la scène municipale est toute indiquée pour s’impliquer car «c’est souvent le gros bon sens qui compte, pas la partisanerie».«La politique municipale m’attire parce que les conséquences des actions sont palpables, on voit la différence qu’elles ont dans la vie d’un citoyen.» Il dit, par contre, qu’il n’est pas déçu de Les policiers veulent goûter à la politique DANNY VEAR LE DEVOIR Les policiers de la CUM voudraient goûter à la vie politique: ils aimeraient pouvoir se porter candidat à une élection scolaire, municipale, provinciale ou fédérale.«Le moment est venu», dit Yves Prud’Homme, président de la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montréal.Dans un document remis au premier ministre du Québec, la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montréal propose des modifications législatives à la* Loi sur la police et la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités «afin que les policiers de la CUM aient enfin la chance de s’impliquer activement sur le plan politique dans une société qu’ils ont pour mandat de protéger».A l’heure actuelle, les policiers ne peuvent, sous peine de destitution, se porter candidat à une élection.En fait, ils ne peuvent se livrer à une activité politique partisane.«C’est anti-démocratique.Notre liberté d’expression se trouve ainsi sérieusement limitée», explique M.Prud’Homme.Depuis au moins deux ans, la Fraternité défend l’idée des policiers-politiciens.«On demande de plus en plus aux policiers de se rapprocher de la population.La police communautaire est là.Il faut mener l’idée jusqu’au bout et donner le droit aux policiers de s’impliquer politiquement», ajoute M.Prud’Homme.Fin vertu de ces propositions, un policier pourrait se présenter à une élection fédérale, provinciale ou scolaire sans aucune limitation territoriale.Le candidat-policier aurait droit à un congé sans solde et conserverait tous les avantages de la convention collective applicable.En ce qui concerne les élections municipales, un policier ne pourrait se porter candidat dans une municipalité où il éxerce sa profession.Dans son mémoire, la Fraternité rappelle que la société exige de ses policiers une neutralité politique pour préserver leur impartialité et les prémunir contre d’éventuels conflits d’intérêts La Fraternité note toutefois que l’engagement politique des policiers pourrait comporter des avantages certains.Celui-ci renforcerait notamment le débat public sur des questions d’ordre public.Le premier ministre Robert Bou-rassa et le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan auraient bien accueilli le mémoire de la Fraternité et se seraient dit ouverts à la proposition, affirme M.Prud’Homme.Vacances et voleurs LE DEVOIR Des citoyens du quartier Saint-Henri procéderont ce soir à une «cérémonie» sans prétention.Le but?Célébrer le début des vacances, bien sûr, mais aussi.signer des contrats.I^es résidants du voisinage des rues de Courcelle et Sainte-Emilie se réuniront en effet sur le coup de 19 heures pour parapher des ententes mutuelles d’entraide leur permettant de partir en vacances l’esprit en paix.L’idée esl celle de l’opération Tandem Sud-Ouest, qui propose un «contrat-type» en vertu duquel les voisins d’un citoyen qui doit s’absenter pour une période prolongée promettent de faire autour de son domicile toutes les petites choses qui contribuent à éloigner les voleurs.Eau de vie! _ PHOTO JACQUES NADEAU POUR LES CITADINS confinés à la grande ville, échapper à la chaleur accablante n’est pas toujours chose facile.Mais hier, grâce à la «plage à Doré», sur l’île Notre-Dame, bien des jeunes et moins jeunes ont pu prendre un bain de foule.rafraîchissant.Le service de dialyse de Verdun restera ouvert MARTINE TURENNE LE DEVOIR Le Centre hospitalier de Verdun ne compte aucunement abolir son service de dialyse que des rumeurs fermaient définitivement hier.L’hôpital réagissait ainsi aux propos de l’Association québécoise des personnes handicapées par l’insuffisance rénale, qui laissaient entendre que les différents services aux dialysés pourraient être interrompus sous peu, faute de budgets adéquats.L’Association, qui regroupe une soixantaine de patients de Verdun, se disait en effet inquiet, hier, de la tournure des événements dans les centres hospitaliers québécois.«Si on ferme le département d’oncologie de l’hôpital Charles-Ijemoyne et d’autres services un peu partout, souligne le président de l’Association, Michel Dansereau, nous ne voyons pas pourquoi nous ne serions pas éventuellement touchés.» Les patients se plaignent déjà depuis un certain temps de la désuétude des équipements d’hémodialyse fournis par l’hôpital.Certaines de ces machines, qualifiées de «canoniques» par l'Association, sonneraient l’alarme plusieurs fois lors des très longues séances de dialyse (environ trois heures, trois fois par semaine), causant stress et inquiétude chez les patients.Sans compter les risques de «morbidité» que peuvent occasionner ces appareils jugés vétustes.Selon Michel Dansereau, le centre hospitalier n’aurait pas de véritables politiques de remplacement de ces appareils.Il affirme que les patients en dialyse sont très inquiets.«Ce qui se passe partout au Québec nous donne de sérieux frissons.Pour des gens qui sont maintenus en vie par des machines, c’est épeurant!» Le centre hospitalier de Verdun s’étonne de ces inquiétudes.Le remplacement des appareils vétustes «suit le cheminement normal»: sept appareils sont neufs et cinq sont plus anciens.Ils demeurent cependant efficaces et surtout, sont sans danger pour les patients.son expérience au NPD, oii il a pourtant souvent nié dans les brancards et s’était opposé à l’entente constitutionnelle de Charlottetown que son parti appuyait.«J’ai vu que je pouvais rester fidèle à mes principes, explique-t-il plutôt.J’ai vu que ce n’était pas une faiblesse mortelle d’être très franc et pas toujours bon joueur d’équipe.» Ce qui l’a déçu en fait, ce n’est ni le NPD ni Ottawa, mais bien «le manque de franchise et l’hypocrisie que l’on trouve dans tous les partis».Ce qui ne l’amène pas à tracer une large croix sur tout ce qui concerne la politique.Au contraire.Phillip Edmonston ne dit même pas non à la politique provinciale où, dit-il, un troisième parti a aussi sa place.Le verra-t-on se joindre aux jeunes troupes de Mario Dumont et Jean Allaire?«Ç’est un groupe parmi plusieurs autres, fait-il en restant vague.Je cherche pour ma part une troisième voie qui se distinguera par sa bonne administration et des candidats de haut calibre, un peu comme le Parti québécois à sa première élection.Un parti qui protégera la langue, la culture’et l’économie du Québec, qui fait aussi partie de notre société distincte.«Et je ne crois pas que l'économie sera mieux administrée sous Jacques Parizeau que sous Robert Bourassa.» Ses militants lorgnent le Bloc québécois JOSÉE BOILEAU • LE DEVOIR Si Phillip Edmonston a la tête à Montréal, les militants de son entourage, eux, lorgnent plutôt le Bloc québécois.Le soir même où M.Edmonston leur a confirmé son retrait de la politique fédérale, quatre membres de l’exécutif du NPD du comté de Chambly ont indiqué qu’ils iraient avec le Bloc québécois, d’autres manifestaient un grand intérêt, alors que plusieurs membres de la base, eux, avaient déjà leur carte du BQ.L’actuelle attachée politique du bureau de comté de M.Edmonston, Mme Rachel Mercier, s’est pour sa part fait offrir un contrat par le Bloc pour la campagne électorale à venir.Ce n’est là une surprise pour personne.L’allégeance au NPD dans Chambly tenait strictement, et ouvertement, à la seule personne de Phil Edmonston.Ses militants venaient du Parti québécois, n’ont rien changé au cours des dernières années à leurs convictions souverainistes et n’ont pas du tout été séduits par la façon de faire néo-démocrate.«S’il était resté, les gens auraient continué de travailler pour Phil, dit Mme Mercier.Il s’est tenu debout, même face à son parti, et il bénéficie de beaucoup de sympathie dans le comté.Mais lui parti, les gens retrouvent leurs affinités naturelles.» La venue de ces «faux militants» NPD au Bloc québécois a son importance car le comté de Chambly sera fort disputé aux prochaines élections ¦fédérales.Les libéraux y ont envoyé un de leurs candidats-vedettes, le président de SNC Lavalin International, M.Jean-Claude Milliard, ancien sous-ministre à Québec et hautement mi-nistrable.Les candidats conservateurs et néo-démocrates doivent encore être choisis.Au BQ, il y a deux semaines, le candidat qui avait la faveur officieuse de la direction du Bloc, le criminaliste Bertrand Saint-Arnaud, a pour sa part été défait de justesse par un notaire du comté, M.Ghislain Lebel.Et on a vu des militants de M.Edmonston travailler auprès des deux.Phillip Edmonston le savait mais il avait émis une directive: pas de militantisme pendant les heures de bureau.«Mais après le travail, je ne m’en mêle pas.En fait, j'adore les gens indépendants d'esprit.Ce sont les plus compétents», disait-il hier.\ V A / M O N V " Jazziloque Debout! Valeureux! GILLES ARCHAMBAULT Chaque année le Festival me permet de goûter au plaisir qu’il y a à entendre du jazz debout.Chez soi on n’ose pas.On aurait vaguement l’impression d’être de passage.Comme si les disques qui nous entouraient n’étaient lias à nous.Hier après-midi pendant que le soleil plombait, qu’une foule bigarrée prêtait une oreille trop souvent distraite aux propos fort pertinents du quatuor de Mike Allen, je me disais qu’il est quand même bien de pouvoir bouger un peu, de re-^ 1 garder tout autour, puis de céder au charme d’une belle phrase musicale.Je venais de me souvenir que je n’étais pas tout à fait en vacances et me mis * a ^ écrire quelques corns' yKp-' mentaires sur mon bloc.^ une dame ne me quittait pas des yeux.Jon Ballanti-ne swinguait comme un diable, Mike Allen reprenait le thème, The Song Is You, je devais taper du pied.A l’extérieur, je suis souvent pris de tics inquiétants.Ma voisine profitera d’un solo de contrebasse pour me demander si je n’avais lias mal aux jambes.Selon elle, j’aurais dû me munir d’une chaise pliante.Pourquoi prenais-je des notes?Je répondis que je travaillais pour un journal étudiant.Cette réponse parut normale.Je profitai d’un solo de batterie pour m’éloigner de cette personne qui prenait trop à coeur mon bien-être.Fatigue Pendant que le saxo ténor du leader m’apparaissait de plus en plus un outil indispensable du bonheur, je me mis soudainement à ressentir une certaine fatigue.Le doute était entré en moi.Je me réfugiai sur un banc, boulevard René-Lévesque, à côté du vieux Chinois imperturbable.Un journaliste passa, au pas de course, qui me salua.Que s’est-il imaginé?Pour me donner une contenance, j’ai ressorti mon bloc.A dix-neuf heures, la foi m’était revenu.J’avais eù tort de mettre en doute la fiabilité de mes jambes.Pendant qu’on tirait au sort le nom du gagnant dp concours «Ça jazze chez Ultramar», que je me réjouissais avec lui — j’aime les gens heureux à qui l’on donne en prime des bons d’essence —je pensais aux plaisirs incommensurables que procure la station debout lorsqu’elle est soutenue par l’écoute du jazz.Barry Fîmes s’excusa de ne pas parler français.Attention délicate.On aurait été tenté de lui dire que ce n’était pas grave, que de toute manière Doré City était déjà férocement bilingue et multiculturelle.Un quintette du tonnerre.Je savais déjà qu’Ed Bic-kert est un merveilleux guitariste.Il fut superbe dans le Groove Yard de Carl Perkins.Steve Wallace à la basse, Kevin Turcotte à la trompette, Mike Murley au ténor brillèrent particulièrement dans Leviatan.Partir Je dus partir avant la fin du concert.A regret.Au Gésù se produisait le tandem Alain Jean-Marie/Barney Willen.Ce dernier en scène a tout pour désarçonner le public montréalais qui privilégie la chaleur des contacts.Le jeu est impeccable, d’une froideur presque aristocratique.Plus ou avance dans le récital toutefois plus le dia-"ogue s’instaure.Entre le saxophoniste et le pianiste d’abord, puis surtout se réalise l’osmose indispensable avec l’auditoire.On a réussi à faire sienne une communication qui ne table ni sur la facilité ni sur la sentimentalité excessive.Alain Jean-Marie est exemplaire dans No Problem.En rappel, Goodbye, qui constitue le plus beau moment du concert de vingt heures.Vous avez aimé?m’a demandé à la sortie un ancien auditeur de Jazz Soliloque.Répondant par l’affirmative, j’osai avancer que d’être assis si longtemps me donnait mal aux reins.ERRATUM ROBIC DEPUIS 1692 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LIGFR ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST JACQUES MONTRÉAL QUÉBEC H2Y 3X2 Fax (514)845-7874 T6I.: (514)98 R*0*B*l*C Z\j maitiUc «/e i intiinüiblti H totoquébec R E S U LTAT S GAGNANTS u é b LOTS Tirage du 93-07-03 8 10 32 36 37 44 Numéro complémentaire:.6/6 1 2 672 231,20 $ 5/6+ 8 100 208,60 $ 5/b 260 2 466,60 $ 4/6 14 334 85,70 $ 3/b 277 874 10,00 $ Vente totales : 18 051 561,00 $ Prochain gros lot (approx.):2200000,00 $ Prochain tirage: 93-07-07 SELECT Tirage du 93-07-03 GAGNANTS 2 17 22 35 36 39 Numéro complémentaire: 34 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 O 0 31 1 314 22 004 LOTS 000 000,00 $ 26 746,30 $ 1 437,90 $ 63,30 $ 5,00 $ MISE-TÔT 18 35 40 42 GAGNANTS LOT 67 746,20 $ Ventes totales 952 503,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000,00 $ Egtra Tirage du 93-07-03 NUMÉROS 947234 47234 7234 234 34 4 LOTS 100 000$ 1 000 $ 250 $ 50 $ 10$ 2 $ TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.R E S U LTAT S q u é b e c Tirage du 93-06-30 12 18 27 29 31 43 20 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 6/6 4 499 001,00 $ 5/6+ 7 85 543,00 $ 5/6 401 1 194,60 $ 4/6 20893 43,90 $ 3/6 345149 10,00 $ Prochain gros lot |approx.|: 2 500 000,00 $ Prochain tirage 93-07-07 EQtra Tirage du 93-06-30 NUMEROS 009703 09703 9703 703 03 3 LOTS 100 000$ I 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ TVA, le réseau des tirages Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. L E 1) E V I) I II , L E M A R I) I ü J U I L L E T I 9 !) 3 A 4 LE DEVOIR POLITIQUE Parizeau lance le ballet diplomatique européen L'indépendance du Québec «passe» ou «casse» dans deux ans La création d’une monnaie québécoise dans un Québec souverain est totalement exclue par le président du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, selon qui «une monnaie québécoise, on nous flanquerait ça par terre en trois jours».M.Parizeau a fait ce commentaire lors d’une entrevue qu’il accordait au DEVOIR pour discuter de la perception de la question québécoise à l’étranger.Le 8 juin, le leader péquiste a en effet discrètement rencontré, à leur invitation, les douze ambassadeurs de la CEE à Ottawa.appel d’offres Gouvernement du Québec Ministère des Approvisionnements et Services Fonds des approvisionnements et services Direction des acquisitions Le ou les présents projets sont assujettis à l'Accord Intergouvememental sur les marchés du secteur public et ils sont ouverts aux fournisseurs des provinces et territoires des gouvernements signataires.Projet Description Livraison 786980 10 000 agendas 1994, unilingues français, Ville pour usage de type professionnel Vanier Pour renseignements: Réal Dufresne Tél.: (418) 643-0689 Clôture des soumissions: 20 juillet 1993 à 15 h 00 Prix du document: 20,00 $ non remboursable, en argent comptant ou sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre du Fonds des approvisionnements et services - Direction des acquisitions Les conditions d’appel d’offres sont contenues dans les documents disponibles au: Ministère des Approvisionnements et Services Direction générale des approvisionnements Bureau des appels d'offres 575, rue Saint-Amable, 4e étage Québec (Québec) G1R5N9 Tél.: (418) 643-5438 Le Ministère se réserve le droit, au moment de l'analyse des soumissions, de refuser toutes les soumissions présentées, même la plus basse.Toute personne désirant assister à l’ouverture des soumissions doit se présenter à l'adresse susmentionnée, à l'heure et à la date indiquées.PROGRAMME D'OBLIGATION CONTRACTUELLE — ÉGALITÉ DANS L'EMPLOI Tout fournisseur du Québec dont l'entreprise compte plus de cent (100) employés doit, pour se voir adjuger une commande de 100 000 $ et plus, s'engager au préalable à implanter un programme d'accès à l'égalité dans l’emploi, conforme à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec (L.R.Q., c.C-12) ou détenir une attestation d'engagement à cet effet émise par le ministère des Approvisionnements et Services du Québec.De même, un fournisseur hors du Québec mais au Canada dont l'entreprise compte plus de cent (100) employés, devra fournir au préalable une attestation à l'effet qu'il s’est déjà engagé au programme d'équité en emploi de sa province ou de son territoire s'il en est ou, à défaut, à un programme fédéral d'équité en emploi.Ces obligations s’appliquent également pour tout sous-contrat d'un montant de 100 000 $ et plus, s’adressant à un sous-contractant ayant plus de cent (100) employés.Le directeur général des achats, Michel Gagnon, ing.NOTRE S A V O I R • F jlhj VÔTRE SATISFACTION Québec Gt Hyd ?a a o BGT.30036.F I* mardi 20 juillet 1993 UN CAMION TRACTEUR (PBV 65600 LB) AVEC GRUE ARTICULÉE Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 14 h heure de Montréal DON.3641 3.A It mardi 20 juillet 1993 Région Sl-Laurtnt Admissibilité : Plaça d'affaires au Québec Garantit dt soumission : 10% du montant total dt la soumission (Soumission partielle acceptable) Prix du document : 25 $ (taxis incluses) CONSTRUCTION DE CANALISATIONS SOUTERRAINES ET DE PUITS D'ACCÈS DANS LA MUNICIPALITÉ D'OUTREMONT • PROJET OUTREMONT PHASE II Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 10% du montant total de la soumission Prix du document : 25 $ (taxes incluses) FCP.37663.A.le mardi 10 août 1993 Poste des chenaux Trois-Rivières CONSTRUCTION D'UN BÂTIMENT DE COMMANDE, (2745 M2 STRUCTURE DE BÉTON ET MAÇONNERIE) INSTALLATION ÉLECTRIQUE INITIALE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10% du montant total de la soumission Prix du document : 125 ((taxes incluses) LSN.36052.A le mardi 10 août 1993 Région Maisonneuve CENTRALE CARILLON RÉFECTION DES BAIES DES TRANSFORMATEURS Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10% du montant total de la soumission Prix du document : 25 S (taxes incluses) MMT.32408.A le mardi 10 août 1993 Région Manicouagan Baie-Trinité CONSTRUCTION D'UNE LIGNE À 161 KV SUR PORTIQUES DE BOIS ENTRE BAIE-TRINITÉ ET PENTECOTE Admissibilité : Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 10% du montant total de la soumission Prix du document : 25 t (taxes incluses) Le document d'appel d'offres peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 à l’endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC VICE-PRÉSIDENCE APPROVISONNEMENT ET SERVICES Direction Approvisionnement de l’exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d'actif 140, bout.Crémazie, ouest, 10e étage Montréal (Québec) H2P1C3 Pour renseignements: (514) 858-2830 Le montant du document d'appel d'offres est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance ou de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L’intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande du document d’appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actif René Cantin, ing La s il i I c (I c s ;i v i s s (t lr o h v a g c Il (i FRANÇOIS BROUSSEAU LE DEVOIR La partie diplomatique autour de l’indépendance du Québec est commencée.Elle se jouera dans les deux prochaines années et Jacques Parizeau veille à ce que les pays européens le sachent bien.A cette fin, il s'est entretenu, au début du mois, avec l’ensemble des ambassadeurs d’Europe occidentale au Canada lors d’une rencontre tenue à Aylmer.«Ils comprennent que les probabilités sont grandes et que l’échéancier est devenu sérieux», a relaté le président du Parti québécois dans une entrevue au DEVOIR durant laquelle il a révélé le contenu de son long entretien avec les diplomates européens en poste à Ottawa.«Les décisions vont se prendre rapidement.Dans ies deux ans, ça passe ou ça casse.L’élection du Bloc à Ottawa, du PQ à Québec, et la tenue d’un référendum sur la souveraineté dans les 8 à 10 mois suivants.Tout cela, est désormais clair pour eux.Ils voulaient savoir si nous sommes sérieux.Ils le savent!» La communauté internationale serait-elle donc en train de se préparer tranquillement à l’éclatement du Canada et à l’avènement d’un nouveau pays en Amérique du Nord?«Oh, la question n’est pas de savoir s’ils croient que ça va se faire.Ils n’en sont pas tous persuadés.Mais ils se disent: «Dans deux ans, on va savoir».» Qu’est-ce qui intéresse le plus les pays européens devant la conjoncture canado-québécoi-se?Les lois liiifpiistiques?Le sort des autochtones?Les bébés-phoques?Nenni.Oh, certes, «on a bien quelques questions sur les lois linguistiques; le Danemark nous interroge sur les autochtones.» Mais, dit M.Parizeau, c’est surtout d’économie et de libre-échange nord-américain qu’ils veulent entendre parler.Ils sont tombés sur la bonne personne.Les ambassadeurs de la CEE, relate M.Parizeau, se sont montrés avides de garanties sur l’intégrité du grand marché nord-américain.Une préoccupation qu’il partage évidemment.«Un petit pays, ça peut être prospère à condition que ça soit intégré.Ça, ce sont les Euro-|)éens qui nous l'ont appris.Ici, ce n’est pas toujours évident.Là-bas, ça l’est.» Partisan de l'ALENA Grand partisan de l’Accord nord-américain de libre-échange (ALENA) entre le Canada, le Mexique et les Etats-Unis, aujourd’hui retardé, M.Parizeau est convaincu qu’il n’y aurait pas de grand obstacle à l’intégration dans cet accord d’un Québec séparé du Canada.Il en veut pour preuve l'attitude qu’il a enregistrée à Washington et relatée à ses interlocuteurs européens.«Pour l’entrée du Québec dans une zone de libre-échange, les Etats-Unis vont plutôt faciliter les choses que les compliquer.» N’est-il pas naïf de présumer d’une telle attitude conciliante?Le Québec a de forts arguments, rétorque M.Parizeau.«Le volume des échanges commerciaux Québec-USA représente la moitié du volume Mexique-USA.Deux fois le volume des échanges américains avec le PHOTO JACQUES NAOEAU Jacques Parizeau: on saura dans deux ans.Brésil.Neuf fois le commerce avec le Chili! Quand on leur dit cela, les Américains répondent «Ah oui?» Nous ne sommes pas marginaux.» Et la reconnaissance internationale d’un Québec indépendant, vieux dada de certaines têtes pensantes péquistes?«Ça, c’est une autre paire de manches!» reconnaît le chef.«Je l’ai dit aux Américains: je le sais, vous allez faire une fleur à vos amis cana-diens-anglais en retardant la reconnaissance du Québec.C’est humain, c’est naturel, c’est compréhensible.» Le leader souverainiste a cependant un atout dans son jeu,le fameux «levier» français, qui consisterait à jouer la France (réputée par M.Parizeau plus sympathique à la reconnaissance) contre les Etats-Unis.«Les Américains ne veulent pas arriver deuxième.Le Québec entrant dans le concçrt des nations appuyé par la France, avec les Etats-Unis qui freinent derrière, ce ne serait, disons, pas très habile.» Au sujet de la France, M.Parizeau fait observer que les Européens sont curieux d’en savoir plus sur les relations futures de la mère-patrie avec les petits cousins d’Amérique.«Il y a encore beaucoup de travail à faire sur cette question», dit-il.Souveraineté, séparation, indépendance.Les nuances entre ces expressions sont-elles soulevées chez les interlocuteurs de M.Parizeau?La «souveraineté», vocable adopté par le Parti québécois pour des raisons de «marketing» selon son leader, a un sens de mieux en mieux compris et convergent, pense-t-il: toutes les lois, tous les impôts, tous les traités internationaux liant le Québec.Les pays étrangers, in-siste-t-il, ne chicanent j)lus le PQ sur l’ambiguïté (réelle ou supposée) de sa démarche.«Ils comprennent bien ce que nous voulons.» Danemark et monnaie commune Au sujet de l'Europe, M.Parizeau aime bien évoquer l’exemple des Danois — qui ont obtenu toutes sortes de clauses de statut particulier avant de dire OUI au second référendum, après avoir dit NON au premier — pour illustrer le désir de souveraineté des petits peuples et la distance qu’il y a entre les super-ambitions du traité de Maastricht et leur application concrète dans les faits.Mais les Danois n’ont pas voulu de la monnaie •commune, tout au contraire du PQ qui s’accroche au dollar canadien.«Grand bien leur fasse! répond-il.Ce que je sais, c’est qu’une monnaie québécoise, à l’heure actuelle, qii nous flanquerait ça par terre en trois jours.A une époque où les transactions à court terme représentent 30 à 40 fois les transactions commerciales quotidiennes, c’est jjas vrai, on ne va [)as faire ça.On n’est pas fous!» Robert Libman chez les libéraux?PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Des militants de l’Association libérale du comté de D’Arcy McGee font pression sur le député Robert Libman afin de le convaincre de se porter candidat du Parti libéral du Québec aux prochaines élections générale?.«A l’heure actuelle, j’ai toujours l’intention de solliciter un nouveau mandat en tant que député du Parti Egalité.Sauf que de plus en plus de libéraux me courtisent», a confié au DEVOIR M.Robert Libman.Le flirt entre les miliüints libéraux de Darcy McGee et Robert Libman remonte à la campagne référendaire d’octobre dernier.Le député et les membres de l’Association avaient alors travaillé main dans la main sous le parapluie du OUI.Ce pacte circonstanciel avait profonde-, ment irrité d’autres membres du Parti Egalité qui, déjà, soupçonnaient leur chef de vouloir changer de camp au.profit des libéraux.Bien qu’il réaffirme son appartenance au Parti Egalité,.Robert Libman n’écarte pas du revers de la main la possk bilité de joindre les libéraux.Il estime cependant qu’il faudra beaucoup plus que les assouplissements apportés à la loi 101 par le ministre responsable de la Charte de la langue française, Claude Ryan, pour le convaincre de s’enrôler dans les troupes de Robert Bourassa.«Cela ne suffit pas.Il doit y avoir un débat de fond sur la question anglaise.Le gouvernement du Québec n’a toujours pas eu le courage de le faire.Nous réclamons une plus grande ouverture sur la question de l’accès à l’école anglaise», a-t-il dit.Le député de D’Arcy McGee ne cache pas que son api partenance au Parti Egalité lui apjjorte «quelques frustrations».Il a d’ailleurs eu maille à partir, récemment, avec la direction du parti- La pertinence de présenter des candidats du Parti Egalité dans certains comtés était l’objet du litige.Certains dirigeants de la jeune formation souhaitent voir leurs candidats briguer les suffrages dans une cinquantaine de comtés lors des prochaines élections générales, y compris dans des circonscriptions comme Outremont et Laporte, là où le Parti québécois est presque au coude à coude avec les libéraux malgré une bonne concentration d’anglophones.«Je crois plutôt que de présenter des candidats du Parti Egalité dans ces circonscriptions aurait pour effet de diviser le vote et permettrait aux péquistes de se faufiler.Nous n’avons pas intérêt à paver la voie aux péquistes.Je crois que nous devons poursuivre notre réflexion sur cette question», a dit M.Libman.Robert Libman fut l’un des grands.responsables de la spectaculaire percée du Parti Egalité aux élections générales de 1989.Le jeune architecte l’avait emporté dans Darcy McGee.Sa formation avait de plus fait élire trois autres représentants à l’Assemblée nationale, soit Gordon Atkinson (Notre-Dame-de-Grâce), Neil Cameron Qacques-Cartier) et Richard Holden (Wesfinount).En janvier 1993, Robert Libman a renoncé à la direction du parti.Ses derniers mois de règne furent particulièrement douloureux.Ses adversaires au sein du Parti Egalité ne lui pardonnaient toujours pas, en outre, son flirt avec les libéraux lors de la campagne référendaire.Quelques semaines plus tard, en février, quelque 200 délégués portaient Keith Anderson à la direction du parti.Qui sera remercié chez les hauts-fonctionnaires?Ottawa (PC) - De hauts fonctionnaires se sont réunis sous la présidence du greffier du Conseil privé, hier, pour déterminer lesquels de leurs subordonnés seront remerciés de leurs services, dans le cadre de la restructuration de l’appareil gouvernemental décrétée par la première ministre Kim Campbell.Mme Campbell a choisi le greffier Glen Shortliffe pour accomplir ce travail, car il est question qu’il va quitter son poste.Plusieurs sous-ministres, dont les salaires dépassent 100 000$ par année, ont déjà été avisés qu’on n’aura plus besoin d’eux.Les personnes les plus en danger sont les sous-ministres adjoints, après la réduction du cabinet de 40 à 25 ministres.Il y avait des mois que ce plan de restructuration, préparé par l’ancien ministre Robert de Cotret, se trouvait sur le bureau de l’ex-premier ministre Brian Mul-roney, m;iis il avilit décidé de le laisser à son successeur.Mme Campbell a nommé M.Shortliffe dès son assermentation, avec ordre de commencer le travail immédiatement et d’en accomplir le plus possible avant les élections.L'ex-ministre libéral Bona Arsenault est mort Historien, généalogiste, écrivain, il était également une encyclopédie ambulante Québec (PC) — L’ex-ministre libéral Bona Arsenault est décédé dimanche à l’âge de 89 ans au Centre hospitalier de l’université laval.Avec Bona Arsenault disparaît l’un des politiciens les plus pittoresques de l’histoire politique du Québec moderne.Historien, généalogiste, écrivain, ministre, député, M.Arsenault était aussi un raconteur extraordinaire, un orateur coloré et une encyclopédie ambulante sur la politique québécoise.M.Arsenault est né le 4 octobre 1903 dans une famille de cultivateurs de Bonaventure.Autodidacte à l’esprit curieux, il a goûté au journalisme et à l’assurance parallèlement a sa vie politique.Sa carrière politique elle-même a commencé lentement, par trois échecs.Candidat conservateur, il a été battu aux élections provinciales dans Bonaventure en 1931 et dans Gaspé en 1935, puis au fédéral dans Bonaventure en 1940.En 1945, Bona Arsenault a été élu pour la première fois comme député de Bonaventure à la Chambre des Communes.En 1956, il participait activement à la campagne provinciale pour appuyer son ami Gérard D.ix-vesque contre la puissante machine de l’Union nationale de Maurice Duplessis.Gérard D.Levesque fut élu mais Bona Arsenault allait payer cher cet affront au chef de l’Union nationale.Des l’année suivante, lors de l’élection fédérale, l’Union nationale mettait sa puissante machine électorale contre Bona pour venger la défaite de l’année précédente.L’opération fut réussie.Au cours de son séjour à Ottawa, Bona Arsenault s’était lié d’amitié avec son collègue libéral PHOTO PC Bona Arsenault: carrière commencée par trois échecs.député de Montma-gny-L’Is-let, Jean Lesage.Aussi, quand Lesage a abandonné la scène fédérale et a été élu chef du Parti libéral du Q u é b e c en 1958, il a aussitôt invité Bonaà se joindre à son équipe.En juin 1959, Jean Ixsage et ses collaborateurs se réunissent a la luxueuse villa de campagne que possède Bona Arsenault à Bonaventure.C’est dans ce lieu discret appelé «Villa Acadia» que l’équipe libérale allait mettre en place la stratégie qui allait lui permettre de prendre le pouvoir en 1960 et de lancer la Révolution tranquille.Jean Lesage chargea Bona de recruter un autre candidat vedette pour le PLQ, un animateur de télDision du nom de.René Ixvcsque.Dans ses Mémoires, Bona Arsenault raconte son entrevue avec René Lévesque qui exigea comme condition de son adhésion au parti un engagement très ferme que les libéraux, une fois au pouvoir, nationaliseraient les compagnies d’élec-tricité.A la suite de la spectaculaire victoire libérale du 22 juin I960, Lesage nomma Bona Arsenault, élu dans Matapédia, ministre des Terres et Forêts en dépit des pressions des compagnies pape-tières qui se souvenaient que Bona avait participé activement à la campagne des agriculteurs pour dénoncer les bas prix qui étaient offerts aux producteurs de bois de pulpe.Réélu en 1962, M.Arsenault était nommé ministre de la Chasse et des Pêcheries, puis Secrétaire de la province.Mais en 1966, c’est le retour au pouvoir de l'Union nationale avec Daniel Johnson.Réélu de justesse dans Matapédia, Bona Arsenault explique dans ses «Souvenirs et confidences» la défaite de «l’Equipe du tonnerre».Arsenault faisait partie de l’aile droite du cabinet Ixsage tandis que René Ixvesque y dirigeait les forces de gauche.Réélu en 1970 et 1973 comme candidat de Robert Bourassa dans Matapédia, Bona Arsenault avait eu le plaisir de battre en 1970 une vedette péquiste, le comédien Doris Lussier, avec lequel il est demeuré très lié.I rès discret sous le gouvernement Bourassa, où il n'y détenait aucun portefeuille, Bona Arsenault devait connaître le même sort que son chef au scrutin du 15 novembre 1976: une défaite aux mains du Parti québécois.Cette retraite forcée lui laissa le temps de se consacrer à sa carrière d’historien et de généalogiste. L E I) E V DIR, LE M A II I) I (i .1 I' I I.I.E T I !) !l 3 A 5 Le Devoir XXM ÏSE-300 DOW JONES SCAN OR +1,71 -7,23 +0,13 1912,36 3990,49 FERMÉ 77,82 FERMÉ ECONOMIE La capitalisation du Fonds agro-forestier se fait à partir des investissements des membres de PUPA dans le Fonds de solidarité.50 demandes de prêts Le Fonds agro-forestier a accumulé 2,5 millions CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Depuis sa création à l’été de 1991, le Fonds agro-forestier est parvenu sans faire de bruit à accumuler un capital de 2,5 millions$, à étudier une cinquantaine de demandes de prêts et à compléter quatre investissements.Et ça ne fait que commencer, à moins que les séquelles du budget Lévesque suite au plafonnement de l'abri fiscal alloué au Fonds de solidarité des travailleurs ne l’affectent sérieusement.L’impact de cette mesure budgétaire reste encore difficilement mesurable.Il faut dire que le Fonds agro-forestier est en partie «un petit» du Fonds de solidarité des travailleurs du Qué-‘ bec (FTQ), l’autre parent étant l’Union des producteurs agricoles (UFA) laquelle a eu au départ l’idée de créer pour ses membres un fonds semblable à celui de la FTQ.En réfléchissant, on en est arrivé à la conclusion qu’il valait mieux «s’accrocher à un train en marche», tout en concentrant les investissements là où cela pouvait le mieux aider les membres de l’UPA, soit dans l’industrie agro-alimentaire québécoise dont le chiffre d’affaires global est d’environ 11 milliards$.Le Fonds de solidarité qui fut ce train en marche trouvait de son côté intéressant de s’associer à l’UPA.«Nous bénéficions des connaissances de l’UPA dans certains secteurs spécifiques et cela nous donne un point de vue que nous n’aurions pas nécessairement», explique M.Maurice Prudhom-me, vice-président à la petite entreprise du Fonds FTQ.En fait, ce fut la première association du Fonds de solidarité avec-un partenaire «de type organisme».Depuis, il s’est aussi associé avec l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ) pour créer des Solides (société locale d’investissement dans le développement de l’emploi), avec la mission est de mettre sur pied des fonds de 100 000$ à 500 000$ aptes à effectuer des investissements de 5000 à 50 000$.A ce jour, deux fonds locaux ont été acceptés, l’un en Abitibi-Ouest, l’autre dans la MRC Roussillon sur la rive sud de Montréal.Une dizaine sont en préparation et l’objectif est d’établir ainsi une cinquantaine de fonds locaux.Solidec, gestionnaire des Solides, contribue jusqu’à 50% d’un investissement, alors que les gens de la région concernée investissent le reste.Solidec a pour sa part deux partenaires, le Fonds de solidarité qui y a mis tout l’argent (10 millions$) et l’UMRCQ avec un montant symbolique.Chaque Solidec a son propre conseil d’administration.Pour ce qui est du Fonds agro-forestier, son directeur, M.Langis Belzile, explique que l’objectif visé n’est pas de trouver des capitaux pour les 42 000 producteurs agricoles, membres de l’UPA, qui ont accès à d’autres sources de financement, institutions financiers, crédit agricole, etc.On veut essentiellement que le Fonds agroforestier aide à accroître l’écoulement des produits primaires dans le réseau agro-alimentaire, plus spécifiquement par des investissements dans des idées nouvelles.Ix> Fonds agro-forestier a effectué son premier investissement (150 000$) en mai 1992 à Saint-Mathieu-de-Be-loeil dans Innolag, petite entreprise fondée en 1987 par de jeunes diplômés universitaires en agro-économie et en hydraulique agricole.Cette PME se spécialise dans la fabrication de systèmes qui assurent le contrôle des eaux de drainage et permettent l’irrigation souterraine des grandes cultures.Le Fonds a effectué un second investissement de 300 000$ dans Les Composts du Québec, puis un troisième de 150 000$ dans Les Serres Yves Lafrance de Ham-Nord.Le plus récent investissement en avril dernier fut de 300 000$ dans Maski Cube Inc., pour l’implantation à Louiseville d’une usine très moderne pour le conditionnement, le séchage et le cubage du foin.La capitalisation du Fonds agro-forestier se fait à partir des investissements des membres et des employés de l’UPA dans le Fonds de solidarité.Pour chaque dollar ainsi investi, le Fonds de solidarité met lui-même un dollar dans le Fonds agro-forestier, jusqu’à concurrence de 10 mil-lions$.Les trois campagnes de sousc-prition menées jusqu’à maintenant ont donné des résultats en nette croissance; celles de 1990 et 1991 ont rapporté 450 000$ et 1,2 million$.Pour 1992, la souscription a totalisé 1,960,000$, alors que l’objectif visé était de 2 millions$.Il s’agit d’un résultat tout de même satisfaisant, mais on peut se demander ce qu’il en sera pour l’année fiscale en cours, étant donné le plafond de 75 millions$ imposé au Fonds FLQ dans le budget I-évesque.Quoi qu’il en soit, les deux partenaires du Fonds agroforestier ne regrettent pas leur association.Cela apporte l’expertise du Fonds de solidarité pour la gestion des capitaux accumulés et assure «une ouverture à l’aspect régional»; sa spécialisation permet de mieux voir le niveau tie risque, soutient M.Belzile, dont la connaissance du milieu rural ne peut être mise en doute, puisqu’il a vécu sa jeunesse sur la ferme familiale.Il a en outre travaillé 14 ans chez Soquia et six ans à la Banque fédérale de développement.M.Denis Roy, de l’UPA, affirme lui aussi que cette association répond aux objectifs d’une diversification des capitaux et de la concentration des investissements dans certains secteurs.L’UPA se réjouit de faire partie du processus décisionnel; l’équilibre est assuré par le fait que l’UPA est majoritaire au sein d’un comité Consultatif, alors que le Fonds de solidarité est majoritaire au conseil d’administration du Fonds agro-forestier.Cela oblige les uns et les autres à «marcher par consensus».«Nous bénéficions des connaissances de l’UPA dans certains secteurs spécifiques et cela nous donne un point de vote que nous n’aurions pas nécessairement».À la veille de la rencontre du G7 Selon Peter Sutherland Clinton met la priorité sur la lutte contre le chômage CHRISTIAN CHAISE DE L’AGENCE FRANCE-PRESSE San Frrancisco — Qualifiant la persistance d’un chômage structurel élevé de «problème le plus troublant» de l’heure, Bill Clinton a confirmé hier à ses homologues du G7, qu’il rencontrera à partir de demain à Tokyo, que la création d’emplois était sa priorité numéro un, et a proposé la tenue prochaine aux Etats-Unis d’une réunion au niveau ministériel pour lutter contre le chômage.M.Clinton a dévoilé cette initiative à San Francisco, quelques heures avant de partir pour Tokyo pour participer à son premier sommet du G7, qui regroupe les sept pays les plus industrialisés du monde.Il s’agira de ses débuts sur la scène internationale.Le président américain qui s’exprimait devant |a convention de l’Association nationale de l’Éducation, a indiqué qu’il avait déjà appelé «plusieurs autres leaders» de pays du G7 pour leur expliquer sa proposition d’une réunion spéciale sur le chômage et a assuré que leur réaction avait été «enthousiaste».Le taux de chômage dans plusieurs pays membres du G7 est supérieur à 10%.Le président a voulu souligner qu’il y avait «trois dimensions à la crise» actuelle: les questions macro-économiques (mesures de relance) et les problèmes commerciaux (pour ouvrir les marchés), mais aussi une dimension micro-économique, pour rendre la force de travail «plus souple et plus mobile», a indiqué à la presse un haut responsable de l’administration par- PHOTO AP Le président Bill Clinton, hier, A San Francisco.lant sous couvert de l’anonymat.Il s’agit simplement d’un «additif» aux deux autres dimensions, a-t-il ajouté.Ixt réunion, a-t-il dit, aura lieq à l’automne au niveau des ministres de l’Économie.M.Clinton a confirmé quels sont, à ses yeux, les objectifs du G7: «coordonner nos politiques et ouvrir de nouveaux marchés» pour créer des emplois.Il s’est dit décidé, pour cela, à «mettre au défi les autres pays (du G7) à oeuvrer» avec les Etats-Unis.Il a réaffirmé au passage que le déficit commercial des États-Unis vis-à-vis du Japon était «inacceptable».Élu à la Maison-Blanche pour relancer l’économie et réduire le chômage, M.Clinton a répété à maintes reprises que dans une «économie globale» — c’est-à-dire où la prospérité d’un pays dépend étroitement de celle des autres — les États-Unis ne peuvent pas, à eux seuls, relancer l’économie mondiale et que chacun devait assumer sa part.Il a de nouveau assuré que les Etats-Unis ' étaient en train d’assumer la leur, sous forme d’un programme économique visant à réduire de quelque 500 milliards$ US le déficit budgétaire américain en cinq ans.Cela, a-t-il dit, lui permettrait d’arriver à Tokyo en position de force, contrairement à ses prédécesseurs lors des précédents sommets du G7.«Nous sommes en train de changer.Vous devez changer pour nous aider à créer des emplois dans l’économie globale», a-t-il lancé.Depuis son arrivée à la Maison Blanche, M.Clinton s’est montré extrêmement circonspect quant à la reprise économique dans son pays, où le taux de croissance a été de 2,1% en 1992, insistant notamment sur le fait qu’il s’agissait d’une reprise qui créait peu d’emplois.Comme pour justifier ses propos, le taux de chômage s’est justement accru le mois dernier aux Etats-Unis, pour la première fois de l’année, passant de 6,9% à 7%.Quant à la croissance pour l’ensemble de l’année 1993, l’administration a indiqué vendredi quelle risquait de devoir ramener ses prévisions de 3,1% à 2,5%.La construction reprendra grâce au secteur résidentiel FRÉDÉRIC TREMBLAY PRESSE CANADIENNE Grâce à une reprise du secteur résidentiel, l’industrie de la construction au Québec devrait prendre un peu de mieux au cours des prochaines années.C’est du moins ce que soutient la Commission de la construction du Québec (CCQ) dans les prévisions qu’elle vient de publier pour les années 1993 à 1995.De tous les secteurs, seul celui du résidentiel devrait connaître un essor sensible au cours des prochaines années, alors que les autres secteurs (bâtiment non résidentiel et travaux de génie) devraient continuer à piétiner.La croissance prévue des investissements pour le secteur résidentiel au Québec est de 4,6% cette année, et de 8,4 et 8,5% pour les deux années suivantes.Les investissements dans ce domaine devraient atteindre cette année 5,98 milliards$, comparativement à 5,73 milliards en 1992.«Il s’agit d’une reprise modeste mais réelle du secteur résidentiel», a fait valoir Joseph Set-ten, agent de recherche à la CCQ.En raison des bas taux hypothécaires actuels, M.Setten fait remarquer que les conditions d’accès à la propriété n’ont pas été aussi bonnes depuis des lustres.Pour l’ensemble de l’industrie, la CCQ prévoit des taux d’augmentation très modérés des investissements de 3,0 pour cent en 1993, et de 2,8% et de 5% pour 1994 et 1995.Les investissements totaux pour l’industrie devraient se chiffrer à 13,81 milliards$ en 1993, et à 14,20 milliards et 14,92 milliards les années suivantes.A leur sommet, en 1990, les dépenses en immobilisations dans le domaine de la construction au Québec ont atteint 16,36 milliards$, soit 18,4% de plus que les prévisions de 1993 et 9,4% de plus que celles de 1995.Après avoir connu des années avec des volumes d’investissements sans précédent en 1989 et 1990, le secteur du bâtiment non résidentiel maintiendra un niveau d’activités timide au cours des prochaines années, calcule la CCQ.Les investissements dans ce domaine devraient poursuivre leur descente cette année et l’an prochain au rythme de 0,1% et de 2,4%, après avoir déjà essuyé de fortes diminutions de 16,1% et de 17,5% en 1991 et 1992.Le CCQ prévoit que les dépenses en immobilisations recommenceront à croître en 1995 seulement, au taux de 3,6%.Dès cette année, le volume des investissements diminuera à son niveau de 1986, soit à 3,22 milliards$, après une pointe à 4,66 mil-liards$ en 1990 (45 pour cent de plus que 1993).C’est la faiblesse de la construction commerciale (tours à bureaux) qui est la cause principale de l’état précaire du secteur non résidentiel.Vidéotron double son bénéfice Vidéotron a annoncé hier qu’il avait enregistré au cours des neuf premiers mois de son exercice financier un bénéfice net de 22,1 millions$, soit 30 cents par action, contre un bénéfice net de 11,6 millions$ (9 cents par action) pour la période correspondante de 1992.Le bénéfice d’exploitation de Vidéotron, deuxième plus importante compagnie de câblo-distribution au Canada, a atteint 107,5 mil-lions$ au cours de cette période close le 31 mai, en hausse de 12,8% par rapport à la même période de i’année précédente.Au troisième trimestre de l’exercice, Vidéotron a dégagé un bénéfice net de 9,9 millions!?, alors que son chiffre d’affaires, en progression de 5%, atteignait 154,6 mil-lions$ Le GATT serait fortement menacé sans accord du G7 Genève (AFP) — Le système commercial multilatéral que représente le GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) serait «mis en danger» si les leaders du G7 ne parvenaient pas à se mettre d’accord à Tokyo en vue d’une conclusion rapide de l’Uruguay Round, a estimé hier le nouveau directeur-général du GATT, Peter,Sutherland.A Tokyo, «les enjeux sont extrêmement élevés» a affirmé l’Irlandais, lors d’une conférence de presse, cinq jours après avoir pris ses fonctions comme successeur d’Arthur Dunkel.Si les responsables des sept pays industrialisés ne prennent pas leurs responsabilités c’est non seulement l'Urugiiay Round qui sera fortement mis en danger mais aussi «tout ce qui a été bâti depuis 1947», date de la création du GATT.«Le moment est crucial» a averti le nouveau directeur-général, rappelant qu’il ne restait plus que cinq mois avant le 15 décembre, l’échéance fixée par les Américains pour conclure îe Round, commencé il y a six ans.Rappelant que les pays du G7 «avaient été parmi les premiers à avoir tiré avantage de la libéralisation du commerce international de ces dix dernières années», M.Sutherland a estimé qu’il n’était «pas possible que des groupes d'intérêts particuliers à l’intérieur des zones principales de commerce puissent rançonner tout l’ensemble du processus» des négociations en cours à Genève.Du sommet de Tokyo (7 au 9 juillet), M.Sutherland attend «des progrès réels, concrets» concernant l’Uruguay Round.«J’espère qu’il y aura un communiqué qui ira plug loin que les déclarations de bonne; intention que nous avons connuêà' lors d’autres sommets du G7», a-t-il déclaré.j ; ; «Ce qu’on attend, c’est un réel acî; cord sur l’accès aux marchés, afin dé : relancer le processus de négocia-! tions commerciales multilatérales» de l’Uruguay Round, a-t-il continué.Il y a actuellement 26 millions de chômeurs dans les pays du G7 et c’est, de loin, le problème le plus grave qui sera discuté à Tokyo, a constaté le successeur d’Arthur Dunkel.«C’est le moment de faire preuve d’esprit de ’leadership’» a-t-il estimé.TOURISME D’AFFAIRES Les hauts et les bas de la location automobile NORMAND CAZELAIS Vitale dans l’univers du tourisme d’affaires, la location automobile vit des heures agitées.En Europe cet été, les tarifs ont augmenté de 10% à 50%.Les voitures sortant des chaînes de fabrication coûtent plus cher, coûts que les compagnies de location ne peuvent plus absorber et quelles refilent aux consommateurs.Gens d’affaires et so ciétés qui font un grand usage de leurs services grognent et rechignent, cherchant et évaluant des solutions de rechange.Aux États-Unis, des voyageurs mécontents, supportés par des associations de consommateurs, des grandes entreprises et certains organismes patronaux, ont récemment lancé une vaste campagne pour faire réviser et ajuster toute la question des assurances attachées à ces locations.lueurs motifs sont nombreux: ¦ les primes sont de plus en plus élevées; ¦ les couvertures varient souvent d’une compagnie de location à l’autre et sont sans cesse assorties de clauses restrictives qui obligent les clients à utiliser des assurances personnelles ou corporatives supplémentaires, donc à débourser encore plus d’argçnt; ¦ les lois des différents États relatives aux indemnisations de frais médicaux et hospitaliers sont devenues une jungle inextricable qui complique le versement des paiements aux assurés et seuls des spécialistes peuvent tenter de s’y retrouver sans perdre un temps — et un argent — fous.Ils arguent également que les usagers ordinaires et, à plus forte raison, les voyageurs d’affaires toujours pressés n'ont pas le temps de lire en détail à chaque fois les lignes en petits caractères qui complètent les contrats de location.A leur avis, ils sont très mal informés et protégés par les compagnies de location automobile qui, elles, en imputent la responsabilité aux sociétés d’assurances sans faire vraiment d’efforts pour clarifier et améliorer la situation.Les compagnies de location semblent réagir en retard en la matière ou mal juger l’ampleur du problème.Elles se livrent toujours une dure bataille pour s’accaparer une part plus grande du marché ou stabiliser leur position en investissant beaucoup dans des opérations de marketing et de service à la clientèle: procédures accélérées, octroi de points-bonis, etc.Le plus récent exemple à cet effet est celui d’Europcar.Cette compagnie, principalement implantée en Europe mais associée à divers partenaires en d'autres continents tel Tilden au Canada, vient de se doter d’un système informatisé fort sophistiqué, surnommé le Green-way.Une fois rodé, il permettra de réduire les coûts de chaque transaction (et d’en faire profiter, assure-t-elle, le consommateur) et de réduire également les erreurs de facturation.Eu-ropcar soutient que Greenway facilitera l’implantation de meilleurs tarifs, capables de varier selon le jour, la saison et le type de clients, à l’image des tarifs du transport aérien.Elle annonce enfin l’introduction prochaine, au coût de 400 millions!?US, de comptoirs de location automatisés proposant les voitures sur un écran de télévision et demandant l’usage de cartes magnétiques.Mais est-ce que tous ces efforts donneront tous les effets voulus?A certains points de vue, on peut en douter.U' mouvement de protestation cité plus haut s'accompagne d’un virage significatif: ses animateurs enjoignent sociétés et voyageurs d’affaires autonomes à préférer des compagnies de location qui offrent moins de «frills» mais des tarifs plus bas et surtout des couvertures d'assurances adéquates.Et le message semble porter.A GROUPE CONSOLTEX INC.M.PAUL J.BAMATTER, c.a.M.JEAN TALBOT, c.g.a.Le Conseil d'administration de Groupe Consoltex Inc.est heureux d'annoncer la nomination de Paul Bamatter au poste nouvellement créé de vice-président, planification financière et contrôle du Groupe Consoltex Inc.M.Bamatter occupait précédemment le poste de contrôleur de Consoltex Inc., l'une des filiales en exploitation de Groupe Consoltex Inc.Dans ses nouvelles fonctions, M.Bamatter supervisera la communication financière, les projets d'acquisitions et les questions financières en général.Avant de se joindre à Consoltex, M.Bamatter occupait un poste de directeur senior au sein d'un cabinet international de comptables agréés et de vérificateur principal d'une importante société de fiducie.Le Conseil d'administration de Groupe Consoltex Inc.est également heureux d'annoncer la nomination de Jean Talbot au poste de vice-président, contrôleur et trésorier de Consoltex Inc.À ce titre, il se rapportera directement à M.John Trickett, président de Consoltex Inc.M.Talbot vient de se joindre à Consoltex Inc., et a connu une carrière diversifiée dans les secteurs manufacturier et commercial.Il était auparavant à l'emploi d'une multinationale de premier plan active dans la production de magnesium.M.Talbot est diplômé de l’École des hautes études commerciales de Montréal.Consoltex est le plus grand fabricant canadien de tissus tissés synthétiques; elle est en opération depuis plus de 70 ans.Le Groupe approvisionne une grande variété de marchés nord-américains du vêtement, des articles d'ameublement, des tissus industriels et d'autres tissus techniques; il réalise approximativement 60 % de ses ventes aux États-Unis.Consoltex est intégrée verticalement, puisqu'elle accomplit toutes les étapes de la fabrication du tissu, du tissage à la teinture, l’impression, l'apprêt et l'enduction, à ses cinq usines de fabrication du Québec et de l'Ontario, avec un effectif de 1 200 employés.Consoltex est cotée à la bourse de Montréal et de Toronto sous le symbole CTX. I.K I) E V 0 1 R , 1.E M A It I) I G .1 I! I I.I, E T I !» il A A 6 ÉDITORIAL Le faux «sommet» de Vancouver Gilles Lesage Personne n’attendait de miracle du dîner de travail de Mme Campbell avec ses homologues de huit des dix provinces canadiennes, dimanche soir, à Vancouver.Il n’y en a pas eu.Le chef du gouvernement ontarien en tire la conclusion qu’il a eu raison de refuser l’invitation de la première ministre.Tout le monde sait fort bien, argue M.Rae, que le Canada et les provinces ont un sérieux problème de dette publique, qu’il faut s’en occuper et que nul n’a besoin d’un long repas pour en prendre conscience.En quoi M.Rae a tort.Même si son utilité est limitée, cette rencontre permet, à la veille du Sommet des 7 à Tokyo, de mesurer l’ampleur des défis qui se posent aux gouvernements du Canada et la nécessité de coordonner leurs initiatives pour y faire face.1 1 est vrai que Mme Campbell I prend la relève, extrêmement lourde, en fin de deuxième mandat; elle ne peut donc aller bien loin, avant l’élection générale, sur la voie de la concertation entre les gouvernements et de la politique de «l’inclusion» quelle a préconisées.Il n’est quand même pas in- .-=11 utile de faire connaissance avec les dirigeants provinciaux, d’autant que trois d’entre eux en sont aussi à leurs premières armes provinciales-fédé-rales.De plus, obnubilés qu’ils étaient par les négociations constitutionnelles, les premiers ministres n’ont pas eu d’échanges sur l’économie et les finances publiques depuis le printemps de l’an dernier.S’ils sont aussi sérieux qu’ils le prétendent pour tenter de trouver des remèdes aux maux canadiens, aussi bien s’y atteler avant qu’après l’élection.Mme Campbell n’a pas le mandat requis pour agir dès maintenant mais j’imagine que le premier ministre du Québec et ses collègues ont tenté de savoir comment leur hôte s’y prendrait pour équilibrer les finances publiques fédérales d’ici la fin du siècle.La lutte au déficit est essentielle, certes, mais à quel prix?Au prix d’un chômage record, ou en réduisant des services publics aussi importants que celui de l’assurance-santé?En fait, qu’y a-t-il derrière les discours de campagne au leadership de Mme Campbell?Avec le premier ministre Romanow, de la Saskatchewan, on est tenté de lui demander, après les apéritifs d’usage; Where's the beef?Il vaut mieux le savoir avant qu’après l’élection, en exigeant la même rigueur et une transparence semblable des autres leaders fédéraux.De sorte que, l’automne venu, les Canadiens sachent clairement pour quoi ils votent.M.Bourassa aurait souhaité, quant à lui, un face à face avec Mme Campbell plutôt que ce dîner.Il s’y est quand même rendu, étant donné les enjeux en cause et parce que, en ces matières, le cliché est encore valable: les absents ont toujours tort.Pour le Québec, par exemple, le dossier de la main-d’oeuvre et de la formation professionnelle est d’une importance capitale.Depuis des années, il tente vainement d’en récupérer la maîtrise d’oeuvre.L'accord avorté de Charlottetown prévoyait d’ailleurs une entente à ce sujet, au nom de l’efficacité et de la cohérence.Depuis l’échec référendaire, le ministre fédéral boude et se refuse à envisager quelque accord administratif que ce soit.Or, le même M.Valcourt vient d’être nommé ministre des Ressources humaines et du Travail et, donc, toujours res- ponsable des programmes d’emploi et de perfectionnement.Est-ce à dire que Mme Campbell le laissera continuer à refuser ce que tout le monde considère comme une mesure sensée, voire indispensable?En attendant de savoir si ce dossier évoluera dans le bon sens au cours de l’été, il est étrange que ce soit l’Ontario qui boude, désormais, l’invitation fédérale.À n’en pas douter, M.Rae a d’excellents motifs pour refuser les hors-d’oeuvre de Mme Campbell.Aux prises avec des problèmes budgétaires sans précédent, le premier ministre néo-démocrate a eu maille à partir avec Ottawa, MM.Mulroney et Mazankowski le qualifiant même d'irresponsable.De plus, la réduction ou le plafonnement des paiements de transferts fédéraux heurte de plein fouet la province voisine, la plus affectée par la récession.Aussi, la formation du cabinet Campbell — où l’Ontario ne compte que huit ministres, dont un sénateur — a été perçue comme un camouflet supplémentaire.Ja-m Micheline Turgeon (maquettiste): Michèle Bou- ; chard (secrétaire); Ghislaine Laflcur (réceptionniste).-L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordinatri-ce des services comptables); Florine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Lègaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Theriault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Nathalie Thabet (responsable du marché institutionnel), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachelle Le-derc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production), Johanne Brunet, Sylvain Darcy, Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Mariejosée Hu-don, Michael Schneider, Marie-France Turgeon., LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Manon Blanchette, Setge César, Dominique Charbonnier, Marlène Côté, Pierre Cotton, Josée Lapointe, Sylvie ' Laporte, Francine Morvan, Pierrette Rousseau, Mi-1 cheline Ruelland, Désirée Szucsany, Marc VI-gneault.CONSEIL DU DEVOIR INC.Pienq, Bourgie (président).FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président et directeur général), Raymonde Guay (res- • pensable du financement privé).¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦M I.K I) K V «IR, L K M A R 1) I fl .1 II I L L E T 1 !» !» 3 mm- i&ïMM BlfjM LES QUEBECOIS LES PLUS RICHES Charles Bronfman 3,3 milliards$ Paul Desmarais 615 millions $ Joseph Kruger II 550 millions $ Jean Coutu 472 millions $ André Chagnon 439,5 millions $ -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont l
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.