Le devoir, 6 juillet 1993, Page(s) complémentaire(s)
y Jiaiatâ h— 4£S Bonnes f/te/sesm Oueeec I 2, 00 ¦'•OWIH sa Oufsrt uUswui ' i */~K Les Canadiens trouvent aussi important le respect de la vie privée que la lutte au chômage PERSPECTIVES La vie privée, nouvel enjeu Michel Venue Après l’environnement, voici la vie privée devenir un nouvel enjeu social.Deux grands sondages pancanadiens menés en 1992 et publiés cette année montrent que les Canadiens, et en particulier les Québécois, voient le respect de la vie privée comme l’une de leurs principales préoccupations.* A leurs yeux, il s’agit d’un enjeu aussi important que la lutte au chômage et que le respect de l’environnement.Ils lui accordent presque deux fois plus d’importance qu’à l’unité nationale.Ils sont inquiets de l’usage que font les gouvernements ou les entreprises privées des renseignements personnels qu’ils leur confient, et réclament des lois pour les protéger.Cette nouvelle préoccupation se traduit dans la réalité.Jusqu’à récemment elle était la chasse gardée de quelques spécialistes, souvent vus comme des paranoïaques.On les comptait sur les doigts d’une main au Québec.Mais voici que les associations de consommateurs s’emparent de l’affaire.Les ACEF, aussi bien que le Service d’aide aux consommateurs de Shawinigan, sont parmi les organisations les plus dynamiques à cet égard.Des citoyens les consultent de plus en plus souvent pour des problèmes reliés à leur dossier de crédit ou à leur dossier médical.La Commission d’accès à l’information, le chien de garde de la vie privée au Québec, créée il y a une décennie, voit la demande pour ses services croître de façon exponentielle., De nouvelles organisations de défense de la vie privée sont créées.Un Conseil informatique et liberté est en gestation.Ce conseil rassemblerait divers groupements autour de la Ligue des droits et libertés et du Groupe de recherche informatique et droit (GRID) de l’UQAM.Récemment, on a vu se manifester la Coalition informatique, santé et libertés, qui dénonçait un règlement du ministère de la Santé selon lequel les hôpitaux devront acheminer au ministère une quarantaine de renseignements personnels sur chacun des patients qui seront hospitalisés chez eux.Formée entre autres de deux regroupements d’aide en santé mentale, la coalition dénonçait, sans le savoir, une pratique qui existe déjà depuis plusieurs années.Le nouveau règlement qu’elle avait repéré n’était qu’une mise à jour.Sa réaction n’en est pas moins révélatrice d’un éveil récent à cette composante «vie privée» des activités de l’Etat.Il y a 10 ans, personne ne s’en serait soucié.Cette nouvelle préoccupation donne lieu à d’innombrables colloques.Entre le 16 avril et le 28 mai dernier, il y en eut cinq juste au Québec, où ont été abordés divers aspects de la protection des renseignements personnels.Ils étaient organisés par l’Association de sécurité informatique de la région de Québec, l’Association sur l’acccès et la protection de l’information, le Groupe de recherche informatique et droit, l’institut EDI (Echange de documents informatisés), l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS).Ces associations regroupent pour la plupart des spécialistes du droit, de l’informatique, de la recherche scientifique, de l’accès à l’information gouvernementale.Plusieurs sont de création récente.Cette nouvelle préoccupation se traduit aussi dans les lois.En juin, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la Loi 68 sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.Le secteur privé échappait, jusque-là, à toute réglementation à l’égard de l’usage qu’elle fait des renseignements personnels.Jusqu’à la fin, les regroupements d’entreprises ont protesté, sont intervenus auprès du premier ministre pour que le projet de loi soit abandonné., Mais la loi va entrer dans les moeurs.Equifax Canada, qui gère le plus important réseau de bureaux de crédit au pays, a même reconnu la nécessité d’une telle loi.Elle y était farouchement opposée il y a à peine un an.Un ancien responsable de l’accès à l’information à la Société des alcools, M.Vincent Emmell, vient de fonder une firme-conseil, Progestaccès, pour aider les entreprises à mettre en application chez elles cette nouvelle loi.Il estime que la loi 68 va contribuer, à long terme, à rendre les entreprises plus efficaces dans la gestion des renseignements personnels.Et que la nouvelle dynamique créée par la loi va rehausser le niveau de confiance du client ou de l’employé envers l’entreprise.Et pourquoi pas, la protection des renseignements personnels et de la vie privée pourrait devenir un outil de marketing: «Faites affaire avec la banque une-telle; chez nous, un secret reste toujours bien gardé!» Imaginez la pub.* Sondages: le rapport Équilax Canada sur les consommateurs et la vie privée à l’ère de l’information; et La Vie privée exposée: le sondage canadien sur le respect de la vie privée, préparé par la firme Ekos pour diverses entreprises privées et le gouvernement fédéral.INDEX Les Actualités .A2 Éditorial .A(i Agenda culturel .117 Idées .A7 Annonces classées JÎ4 Le Monde .113 Météo Passages Avis publics.A4 Montréal Culture .118 Mots croisés.112 nuageux Détours .lit Politique .A4 Max.: 30 Économie .A5 Les Sports .B6 Détails en B-4 Le PQ arrache Portneuf Une troisième victoire consécutive lors d'élections complémentaires JEAN DION 63 pour cent.Pas moins de 10 candidats se faisaient la lutte système politique fédéraliste pour favoriser les emplois LE DEVOIR ET PRESSE CANADIENNE (lans cette élection complémentaire.dans la circonscription.C’est aussi une immense victoire L ., Roger Bertrand, 45 ans, fera donc son entrée à l’Assem- pour l’idée de la souveraineté du Québec» a commenté le e Parti québécois a remporte hier une troisième élec- blée nationale après avoir occupé, depuis 1988, le |X)ste de chef du PQ, Jacques Parizeau, en fciisant allusion au taux de tion complémentaire consecutive en enlevant la circons- directeur général de la Régie de la santé et des services so- chômage de 20 pour cent dans la circonscription, cription de Portneuf, château fort de 1 ancien ministre libé- ciaux de la région de Québec.Il avait auparavant agi à titre «Sur le plan politique, il s’agit là de tout un virage si l’on ral Michel Pagé depuis 1973.de Vice-président de la commission Rochon sur la santé au tient compte que les libéraux avaient obtenu 71 pour cent M.Bertrand a récolté près de la moùé des suffrages avec Québec.des suffrages et nous 29 pour cent aux élections générales 10573 voix contre 7048 pour M.Portelance, soit une majori- «Les électeurs et électrices de Portneuf ont démontré té de 3525 voix.Le taux de participation au scrutin a été de qu’ils ne font plus confiance au gouvernement libéral ni au VOIR PAGE A-8: PORTNEUF PHOTO JACQUES NADEAU ROUGES comme toujours, juteuses comme jamais — selon les témoignages des experts! —, les incontournables fraises du Québec ont fait leur apparition, ces jours derniers, sur les comptoirs des marchands.En cette période faste, on pourra s’en procurer à vil prix, comme était tenté de le faire Paul Lacroix, hier, au marché Jean-Talon.Mais en consommateur consciencieux, il a d’abord tenu à goûter le fruit, un exercice auquel Hélène Audette a joyeusement consenti.P.S.: M.Lacroix en a acheté une caisse.Après la Mauricie, LE DEVOIR entame aujourd’hui son deuxième Détour à travers les régions avec un survol économique du territoire sis aux confins sud-est du Québec et qu’on pourrait nommer «l’Est de l’Estrie».Notre collègue Stéphane Baillargeon a sillonné une semaine durant cette Nouvelle-Angleterre bien québécoise, riche d’histoire et de particularités et, pourtant, fréquemment oubliée dans les circuits traditionnels.Il en rapporte des images, des paroles, des portraits d’un coin de pays méconnu.Go east, young man.À lire en page B-l Un exercice inutile?Le 19e sommet du G7s'ouvre demain à Tokyo SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR emain s’ouvrira à Tokyo le 19e sommet |du G7, réunion des chefs d’Etat et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés de la planète, qui nous revient chaque année en juillet, même si au fil des ans, l’utilité d’un tel exercice a été souvent mise en doute.Plusieurs des dirigeants qui seront présents ont d’ailleurs tenu à préciser d’avance qu’il ne fallait pas trop attendre de cette réunion, traditionnellement destinée à «coordonner les politiques économiques» des sept Grands.A l’occasion, les grandes questions internationales ont également trouvé leur place aux sommets du G7 et une déclaration politique accompagne maintenant le communiqué final, à caractère économique, qui clôt les deux journées de discussions.En 1975, lorsque le président français Valéry Giscard d’Estaing a inauguré la formule, à Rambouillet, il avait l’idée d’une rencontre non-protocolaire qui permettrait aux dirigeants des plus grandes économies mondiales (le groupe comprenait alors 5 membres, le Canada et l’Italie n’ayant pas encore été invités) de discuter librement des problèmes économiques.C’était tout juste à la suite du premier choc pétrolier.Par la suite, le groupe s’est agrandi, le protocole a gagné en importance, les discussions se sont élargies pour déborder du cadre strictement économique et les sommets sont devenus des événements médiatiques oii les dirigeants politiques, sous les projecteurs de la presse internationale, cherchent à frapper leur opinion publique.Pour le sommet de Tokyo, les médias internationaux enverront plus de 11 000 personnes, dont 4250 journalistes accrédités, pour rendre compte de l’événement.On estime à environ 8 millions de dollars les dépenses qu’engagera le gouvernement japonais pour organiser le sommet.Trois dirigeants sont des nouveaux venus: le président américain y fera une de ses premières grandes sorties internationales fia toute première ayant été le sommet américano-russe à Vancouver au printemps dernier).M.Bill Clinton Les premiers ministres italien Carlo Azeglio Ciampi et canadien Kim Campbell sont quant à eux de parfaits inconnus sur la scène internationale.L’occasion leur sera offerte de faire connaissance avec les «vieux routiers» des sommets que sont PHOTO PRESSE CANADIENNE La première ministre Kim Campbell discute avec les journalistes avant son départ, hier, pour Tokyo où elle participera à son premier sommet du G7.le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl.Le premier ministre britannique John Major en est à son troisième sommet, et le premier ministre japonais en est peut-être à son dernier.Le Japon, pays hôte, est VOIR PAGE A-8: G7 MONTRÉAL Phil Edmonston rêve à la mairie PAGE A-3 Franche fresque de fraises fraîches Anesthésistes recherchés désespérément Le centre hospitalier de Saint-Eustache ne peut plus effectuer d’intervention chirurgicale MARTINE TURENNE LE DEVOIR Une certaine confusion semble guider le ministère de la Santé du Québec sur la répartition des spécialistes dans la province.Le centre hospitalier de Saint-Eustache annonçait la semaine dernière qu’il ne peut plus effectuer aucune intervention chirurgicale, faute d’anesthésistes.Il en a pourtant bien trouvé un, intéressé à venir y travailler dès demain matin s’il le faut.Or voilà: boursier de Québec, le jeune spécialiste doit se rendre obligatoirement à Ri-mouski, où il y a pourtant déjà six de ses collègues disponibles.Anh-Tai Lê, qui a terminé sa résidence le mois der- _i_ nier, est prêt à aller travailler au centre hospitalier de ' Saint-Eustache, où les deux anesthésistes de l’endroit ont pris subitement leur retraite en même temps le mois dernier.De plus, sa conjointe y aurait obtenu immédiatement un poste d’urgentologue, spécialité dont l’hôpital a un besoin criant.Mais voilà: il y a cinq ans, Anh-Tai Lê a signé un contrat avec le gouvernement québécois stipulant qu’après son cours, il devrait, comme bien d’autres collègues, aller travailler quatre années en région.Il a hérité de Rimouski, un hôpital qui a déjà, en 1993, son lot VOIR PAGE A-8: ANESTHÉSISTES VOIR AUSSI Verdun nie vouloir fermer son centre de dialyse.A-3 ÉDITORIAL Le faux «sommet» de Vancouver PAGE A-G L’autre Estrie POLITIQUE Bona Arsenault n’est plus PAGE A-4 y I.K P E V 0 I K .I.K M A II DI 6 .1 U I I.LET I 9 i) 3 « LE DEVOIR « _- ACTUALITES ANESTHÉSISTES Québec insensible SUITE DE LA PAGE 1 d'anesthésistes et où aucun poste n’est disponible pour sa conjointe.Interrogé sur l'aspect kafkaïen de la situation, le ministère de la Santé s’est fait plutôt avare de commentaires, hier.La porte-parole disponible, Claire Rémillard, a parlé de «respect de contrat» et de «besoins des régions».Le ministère tente tout au plus de trouver une «solution satisfaisante pour la conjointe».En attendant, plus d’une centaine de femmes enceintes de Saint-Eustache iront accoucher quelque part dans la région selon les disponibilités du jour, tandis que 200 patients prêts pour une opération imminente se retrouveront sur les listes d’attente de centres hospitaliers déjà complètement débordés.Certains doivent subir des chirurgies afin de dépister d’éventuels cancers, souligne le Dr André Bonneau, du centre hospitalier de Saint-Eustache, et ne peuvent attendre un ou deux mois que Québec se décide à dénicher un anesthésiste.«Plus de la moitié de la population du Québec vit dans la région de Montréal, souligne-t-ü.Mais le ministère ne tient absolument pas compte des besoins en spécialistes.» Cela fiait des années que l’Association des anesthésistes lance un cri d’alarme, souhaitant augmenter le nombre de résidents dans cette spécialité.En vain.«Et la crise éclate maintenant au grand jour, dit le Dr Bonneau.Non pas en région, mais à Montréal!» Lorsqu’elle a appris il y a une semaine qu’elle n’accoucherait pas à l’hôpital où elle est suivie depuis huit mois, Renée Othot s’est exclamée devant une infirmière: «On se croirait à Val d'Or!» Réponse de l’employée: «Vous savez, si on était à Val d’Or, il y en aurait un anesthésiste.» Pour cette femme qui peut accoucher à n’importe quel moment cette situation occasionne beaucoup de stress et d’anxiété dont elle se passerait volontiers à ce staded de sa grossesse.Et c’est l'inconnu quant au lieu de son accouchement Selon l’arrangement des gynécologues de Saint-Eustache, elle sera dirigée vers la Cite de la Santé de Laval si elle accouche d’ici 15 jours.Mais si bébé tarde deux autres semaines, il viendra au monde à Saint-Jérôme.Deux centres hyper engorgés qui ne savent déjà plus où donner de la tête.«C’était justement pour éviter d’accoucher dans des conditions de brousse, quelque part dans un corridor, que j’avais choisi Saint-Eustache, un hôpital plus petit», dit Mme Othot Anh-Tai Lê se dit très amer face à cette situation.D a entrepris toutes les démarches possibles auprès de la Corporation des médecins, de l’Assodation des anesthésistes et bien sûr, du ministère de la Santé à Québec.L’attaché politique de Marc-Yvan Côté, Bruno Lortie, lui avait laisser entrevoir certaines possibilités du côté de Saint-Eustache.«Mais lors de notre rencontre, il m’a dit que je devais partir pour Rimouski, que je n’avais pas le choix.» Briser ce contrat peut lui coûter au bas mot 200 000$.Comme d’autres spécialistes, il songe à quitter le Québec.A regret, dit-il.Des hôpitaux de Moncton et de London, en Ontario, lui ont offert un poste, à lui, et à sa conjointe.G7 Peu de résultats concrets Les cigales du Méridien SYLVAIN CORMIER Dans l’ascenseur du Méridien, celui qui déborde de lTiôtel comme une veine protubérante, celui que l'on voit de l’extérieur, celui qui donne à l’usager l’impression de s’élever au-dessus de la foule massée au coin de Ste-Catherine et Jeanne-Mance, il y a toujours un musicien.Même sans son étui de guitare, de saxophone ou de contrebasse, même si on ne l’a pas vu la veille ou tantôt sur l’une des scènes extérieures, à la PdA, au Gesù, au Spectrum, au Soda, même s’il nous est parfaitement inconnu, c’est écrit dans son regard, dans les traits de son visage, dans sa démarche, dans les plis de son pantalon, dans les couleurs un peu trop criardes de sa chemise: ce gaillard-là gratte, pince, tape, pianote, plaque, chante.Peut-être est-il célèbre?Ou méconnu?C’est pareil.Le jazz est un monde de visages anonymes.Hier soir, ils étaient deux dans l’ascenceur.Un jeune blanc, lunettes rondes et bermudas, un étui de guitare à la main, et un très vieux 'on'P' noir, filiforme, solide com- » V A / me un bloc de granit, voûté comme un saxophoniste que l’instrument aurait peu à peu entraîné vers l’avant.Si son pantalon ample, sa chemisette bariolée et se sandales ne l’avaient pas déjà trahi, sa voix l’aurait invariablement dénoncé.Une voix de musicien.A trente centimètres de lui, je ne saisissais pas un traître mot de ce qu’il murmurait au guitariste.Le dialecte privé des jazzmen, me dis-je.Une voix qui ronronnait et qui hoquetait de temps en temps, comme un moteur d’impala qui aurait des ratés.L'autre se contentait d’acquiescer.Spectateur improvisé, je me moquais du sens et je recevais les variations du timbre de cette voix fabuleuse comme un .blues qui m’aurait été personnellement destiné.A la sortie de l’ascenseur, dans le lobby du Méridien, d’autres voix me parvinrent par vagues irrégulières, marée mélodieuse venue de nulle part.Au début J’ai cru à un enregistrement.C’était trop beau.A la salle de presse, ma supposition fit sourire.«C’est Petru Guelfucci avec toute la bande de Voce di Corsica, me précisa-t-on.Ils se sont installés au bar avec une bouteille de rouge et ils répètent.Hier, ils ont chanté pendant trois heures.» C’était bien vrai.Ils étaient tous là, les uns accoudés, perdus dans des conversations qui m’échappaient, et cinq ou six autres en demi-cercle, avec Guelfucci, qui chantaient.Ce n’était pas à proprement parler des harmonies, c’était des voix qui vibraient l’une contre l’autre, qui réagissaient les unes par rapport aux autre?comme des rafales de vent dans une soufflerie.A la limite, on aurait dit qu’ils ne chantaient pas, mais qu’ils laissaient respirer leur voix.Jamais musique ne m’avait paru si naturelle.Après tout, ces Corses, Guelfucci excepté, ne sont mêmes pas des chanteurs professionnels.L’un est gendarme, deux sont apiculteurs, d’autres enseignants.Ils n’étaient pas autre chose qu’eux-mêmes, des campagnards débarqués en ville, célébrant leur bonne fortune et buvant et en chantant.Ma main à couper que leur série de spectacles à l’église St.James United, de mercredi à samedi, ne leur procurera pas plus de plaisir que ces soirées autour du bar.De l’ascenseur, en redescendant, j’aperçus des dizaines de chirurgiens en sarreau blanc, à la queue-leu-leu, attendant je moment de moment de monter sur la scène des Evénement du Maurier.La foule avait-elle besoin de soins?En sortant dans la rue, leurs voix conjuguées m’asssaillirent C’était le Montreal Inter-Hospital Choir qui entamait son concert.J’en suis resté sans voix.Du gâteau, du bon SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Joe Williams, dernier chanteur des blues classiques, et George Shearing, pianiste alliant limpidité et dimension orchestrale avec une aisance remarquable ont signé, hier à la Salle Wilfrid-Pelletier, une prestation qui s’est achevée dans le bonheur.Ce fut «sweet and mellow», n’aurait pas manquer de signaler Count Basie s’il avait été là.Ces sexagénaires n’ayant plus rien à prouver pour avoir imprimé, depuis belle lurette, leurs identités artistiques dans le panthéon de la musique qui swingue.'ce qui est encore mieux que le jazz, ont donné tout ce qu’il y_ avait à donner avec un savoir-faire d’où le doute est exclu.Habitués des grands festivals, vieux pros des grands clubs, ces hommes de smoking vêtus ont entonné les trois notes de Just Friends, les trois notes de A Child Is Bom, les trois de I’d Rather Drink Muddy Waters et autres trois notes si chères à Basie.Heureux de se retrouver une fois de plus en- semble, Williams, l’homme à la voix ardente et généreuse, et Shearing, maître du swing subtil, ont réalisé hier un parcours d’autant plus parfait que Sherman Ferguson à la batterie et Neil Swanson à la contrebasse relançaient leurs aînés avec constance et brio.Ce fut parfait.Dee Dee Bridgewater Dee Dee Bridgewater chantant, hier soir au Théâtre Maisonneuve, tous les blues de Miles Davis, les AU Blues de Kind Of Blue, c’était du gâteau.Et comme cette artiste de la voix ponctuait de scats n’est pas avare dans l’expression, la communication de la passion, elle a découpé le gâteau en différentes tranches de cette passion qui passionnent, paraît-il, tout un chacun.Qu’on l’écoute: «Taste me with your kisses/ Find my secrets places/ Teach me how to love you/ Show me how to please you.» Puis?Euh.C’est elle qui l’a dit C’est elle qui l’a chanté en compagnie de trois prosateurs aussi complices entre eux qu’avec elle, qu’ils participaient, plus qu’ils n’accompagnaient, aux chants de l’amour de Denise Bridgewater qui, il y a quinze jours à peine, a campé la.Carmen chère à Bizet.PHOTO JACQUES NADEAU Dee Dee Bridgewater a donné le meilleur d’elle-même En femme de passion, Bridgewater a donné le meilleur d’elle-même pour mieux révéler en quoi elle se singularise des Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan et Betty Carter sans pour autant couper le cordon sonore qui la lie à ses chanteuses.Elle s’est montrée inventive, voire moderne, dans les improvisations sur AU Blues comme elle a souligné son attachement à la «bebopisation» chère à Sarah Vaughan.Elle a entonné en effet le Lullaby OfBirdland, ce thème identifié à Vaughan, en agrippant les notes du recueillement avant d’y insuffler sa propre conception de cette belle mélopée musicale.Qui plus est, dans les passages où elle laissait à ses compagnons le soin d’exposer leurs distinctions musicales, elle restait.Elle demeurait auprès d’eux, pour danser ou pour sourire aux trouvailles subtiles de André Cecarrelli à la batterie, Hein Van de Geyn à la contrebasse et, surtout, de Thierry Etiez au piano.Jeune homme qui priviligie la complicité plutôt que la colère, Thierry Etiez a fait plus qu’accompagner celle qui est sa patronne.Il l’a constamment encouragée à explorer davantage tel ou tel territoire sonore.A deux pas de là, Ceccarelli et Van de Geyn dessinaient des architectures musicales si à-propos que jamais cette prestation n’a pas sombré dans le danger qui guette souvent les chanteurs.Soit le style piano-bar bon chic, bon genre.Ce fut presque parfait SUITE DE LA PAGE 1 en effet en campagne électorale, à la suite d’une motion de censure du gouvernement qui a conduit à la dissolution de la Diète (le parlement japonais).Les thèmes abordés au cours du sommet vont de soi: la croissance économique chancelante ou négative dans les pays industrialisés, le chômage galopant et l’impasse dans laquelle sont coincés les pourpaders de libéralisation du commerce international dans le cadre du GATT (Accord général sur les barrières tarifaires et le commerce).L’aide à la Russie qui figure depuis 1991 au menu du sommet du G7, fera l’objet de discussions auxquelles assistera le président Eltsine (invité à la fin du sommet comme l’année dernière à Munich, et comme avant lui Mikhail Gorbachev à Londres dans la formule dite «G7 plus 1»), Ce dossier de l’aide à la Russie a été largement préparé par la réunion au niveau ministériel du 15 avril à Tokyo qui avait annoncé une aide de 43,5 milliards de dollars.Sur les questions économiques et sur les moyens à prendre pour relancer l’économie mondiale et le commerce international, les Sept sont loin de l’unanimité.Combiner la stimulation de la croissance et la poursuite du processus d’assainissement économique soulève des difficultés extrêmes que deux jours de discussions ne parviendront pas à aplanir.Le président américain plaidera en faveur d’une stratégie globale pour accélérer la croissance économique et pressera le Japon de stimuler son économie et de réduire ses excédents commerciaux Le Canada devrait rechercher un moyen de débloquer les pourparlers du GATT.L’Allemagne attend de ses partenaires, notamment italiens et britanniques, qu’ils demandent de nouvelles baisses de ses taux d’intérêts pour stimuler la croissance européenne.La France souhaite qu’on se penche sur les mécanismes de taux de change, qui selon elle, pénalisent ses exportations en sousévaluant le dollar par rapport au franc.Le Japon qui traverse une crise politique, n’est pas pas en mesure de prendre immédiatement des décisions importantes sur l’augmentation de ses importations ou la stimulation de sa consommation intérieure.Les discussions plus directement politiques porteront sur les conflits régionaux Bosnie, Cambodge, Somalie, et sur le renforcement du rôle des Nations unies.Il sera également question de l’élargissement du G7 et l’avenir de ce regroupement La participation de la Chine devrait être évoquée.Les sommets du G7 ont rarement produit des résultats concrets.On se rappelle cependant le sommet de Toronto, en 1988, où les Sept s’étaient mis d’accord pour alléger la dette des pays les plus pauvres de la planète.Au sommet de Bonn, en 1978, on était parvenu à un accord sur un plan de croissance économique, mais qui était resté lettre morte par la suite.Le sommet de Tokyo ne semble pas devoir faire exception.Ijes défenseurs de cette désormais traditionnelle réunion annuelle estiment pourtant quelles ont permis d’endiguer les tendances protectionnistes qui se font jour dans les pays industrialisés en période de crise.Partie remise pour Vanessa Paradis LE DEVOIR Prévu hier à 20h au Théâtre St-Denis 1, le premier spectacle de la chanteuse française Vanessa Paradis au Québec et en Amérique du Nord a été reporté a mercredi, au même endroit et a la même heure.C’est la jeune femme elle-même, hier en conférence de presse dans un hôtel du centre-ville, qui a annoncé, à son vif regret, le délai rendu indispensable, semble-t-il, par un malencontreux bris du camion qui transportait l’équipement.Deux jours de sursis qu’apprécieront certainement les promoteurs de ce show qui, pour être attendu, n’en faisait pas moins l’objet d’une publicité intensive, encore hier.PORTNEUF Une campagne sous le thème de la création d'emplois SUITE DE LA PAGE 1 de 1989», a ajouté M.Parizeau qui faisait partie d’un cortège d’une vingtaine de voitures qui s’est rendu à la polyvalente de Donnacona où l’attendaient des centaines de partisans débordant d’enthousiasme.De son côté, le premier ministre Robert Bourassa a émis un communiqué de trois paragraphes à la presse pour féliciter le candidat Bertrand de même que le chef péquiste pour leur victoire.M.Bourassa a aussi «félicité chaleureusement M.Portelance qui a dû entreprendre sa campagne dans des circonstances inhabituelles».Le siège de Portneuf était devenu vacant à la suite de la démission de Michel Pagé, qui a accédé au poste de président-directeur général de l’entreprise papetière Donohue en octobre dernier.Hier, M.Pagé — qui, au lendemain de sa démission, avait de manière surprenante qualifié le concept de souveraienté-association de «très très intéressant» — s’est rendu voter en compagnie du candidat Portelance.En 1989, M.Pagé avait récolté 70% des suffrages et une majorité de 10 500 voix.Son organisation a recueilli l’an der- nier 42 000$ lors de la campagne de financement du PLQ, dépassant de 7% l’objectif fixé.C’est donc la troisième fois depuis les élections générales de 1989 que le PQ gagne une élection complémentaire.En 1991, Jean Filion avait remporté Montmorency, près de Québec, par 5500 voix.L’année suivante, dans Anjou, c’était au tour de Pierre Bélanger de gagner, cette fois par une marge de 1100 voix.Dans Portneuf, la campagne électorale s’est principalement déroulée sous le thème de la création d’emplois, le taux de chômage de la circonscription avoisinant les 20%.Mais, au-delà d’une économie régionale chancelante, cette campagne n’a pas été de tout repos pour les libéraux de Robert Bourassa.Un rebondissement s’était produit lorsque le candidat libéral Eric Dorion, choisi par acclamation, avait dû se désister le 28 mai dernier à cause d’«erreurs» qui se seraient glissées dans son curriculum vitae.Entre autres, le CV de M.Dorion, un entrepreneur de 32 ans, mentionnait qu’il avait été membre du comité sénatorial canadien sur le chômage, un poste que seuls des sénateurs peuvent occuper.De plus, protégé du ministre de la .Santé Marc-Yvan Côté, le jeune candidat avait été présenté par celui-ci comme «diplômé de l’école des Hautes études commerciales» alors qu’il n’y avait suivi que des cours sans obtenir de diplôme.L’affaire n’avait pas été sans mettre les dirigeants libéraux dans l’embarras, qui avaient résolu de nommer sans assemblée d’investiture le successeur de M.Dorion, Gilles Portelance.34 051 électeurs avaient droit de vote hier.Au moment de mettre sous presse, on ne connaissait pas encore le taux de participation au vote, qui semblait cependant assez élevé pour une élection complémentaire.Avec la victoire de Roger Bertrand, la distribution des 125 sièges à l’Assemblée nationale se lit maintenant comme suit Parti libéral 88 sièges, Parti québécois 33, Parti égalité 3, un député indépendant.Roger Bertrand Jours difficiles pour les super-riches Les promoteurs immobiliers régressent dans le palmarès des grandes fortunes québécoises PRESSE CANADIENNE Les promoteurs immobiliers, qui avaient l’habitude de se retrouver dans les premières positions du classement des plus grandes fortunes québécoises, n’y sont plus.IJà récession a été dure pour les géants de l’immobilier.Et encore aujourd’hui, presque tous vivent des jours difficiles, constate le magazine Affaires Plus, dont la dernière édition publie un dossier spécial sur les 100 Québécois les plus riches.Charles Rosner Bronfman, co-président du conseil de Seagram, domine le classement des grandes fortunes québécoises.D vaut 3,3 milliards$.Seagram a diversifié ses activités l’an dernier en acquérant au coût de 702 mil-lions$, 5,7 pour cent des actions du géant américain des communications Time Warner.Par l’entremise de son holding privé, Cia-ridge, Charles Bronfman est l’actionnaire majoritaire de Cinéplex-Odéon, le plus grand ré- • seau de salles de cinéma en Amérique du Nord.Paul Desmarais se classe au deuxième rang.Les actifs de Power Corporation sont évaluées à 615 millions$.Power a acquis 18 • pour cent des actions de Southam, la chaîne de journaux et de librairies canadienne-an-glaise et un pour cent des actions de Time Warner.On retrouve ensuite Joseph Kroger IL Le jxtit fils du fondateur de la papetière Kroger et chef de la direction détient des intérêts de 200 millions$ dans l’entreprise et 350 mil-lions$ placés à la Barbade.Jean Coutu, le fondateur de la chaîne de pharmacies qui portent son nom, se retrouve en quatrième position, avec une fortune de 472 millions$.André Chagnon, propriétaire de Vidéo- LES QUÉBÉCOIS LES PLUS RICHES Charles Bronfman 3,3 milliardsS Paul Desmarais 615 millions $ Joseph Kruger II 550 millions $ Jean Coutu 472 millions $ André Chagnon 439,5 millions $ tron, se classe au cinquième rang.Sa fortune est évaluée à 439,5 millions$, soit une hausse de 34 pour cent sur le classement de l’an dernier.la famille Bombardier suit en sixième position.Suivent l’architecte ITiyllis Lambert, le Groupe Québécor de Pierre Péladeau, la famille Steinberg (Helen) avec 250 millionsS et Charles Sirois.Palmarès des vedettes Parmi les vedettes du «showbiz», Marcel Béliveau, avec un chiffre d’affaires annuel de 15 millions$, domine nettement le peloton.Le gros des droits de diffusion du Groupe Pram provient de l’émission «Surprise sur pris», qui est diffusée sur les ondes de Radio-Canada et de FR-2, dans 38 pays.las recettes du chanteur Roch Voisine, le «Chevalier des arts et des lettres de France» sont évaluées à 8 millions1}.la chanteuse Céline I lion se classe au troi- sième rang, avec des revenus de 4 millions$.Vient ensuite l’imitateur André-Philippe Gagnon.Son chiffre d’affaires est évalué à 2 millions$.Le chef de l’Orchestre symphonique de Montréal, Charles Dutois, arrive au 5e rang, suivi de Fauteur-compositeur Michel Rivard (1,2 millionS), l'humoriste Daniel Lemire (1,1 millionS) et le groupe Rock et Belles Oreilles (1 millionS).Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour! Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme y IJi DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Blcury, 9e étage, Montréal.(Québec).ILIA HMD, Il est imprimé par les Imprimerie Québécor 1,-tSalle, 7741! de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.012 ouest rue Saint-Jacques, Montréal.L'Agence Bresse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc.775 boni.Lebeau, St-Uurent.Envoi de publication Enregistrement no 0858.Dépftt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) «85-3333; service à la clientèle: (514) 9853355; publicité: (514) 9853399. L K 1) K V 0 I I! .I.K M A li I) I (> .1 I I I.I.R T I !l !) 3 y B (i LE DEVOIR LES SPORTS EN BREF ?L’IMPACT À L’HONNEUR OMNIUM DE SUÈDE (PC) — L’attaquant Grant Needham, de l’Impact de Montréal, a été désigné comme le joueur par excellence de la semaine dans la Ligue américaine de soccer professionnel.Needham a amassé deux buts et une passe lors du récent périple de l’Im-t let pact à l’étranger, durant lequel Péquipe a inscrit deux victoires.Needham a marqué le but victorieux, jeudi dernier, lorsque l’Impact a blanchi les 86ers de Vancouver.STOCKHOLM (AP) — Le Suédois Henrik Holm, première tête de série, a été évincé illico dès la première ronde de l’omnium de Suède par l'Autrichien Horst Skoff.Holm, qui occupe le Yl' rang du classement mondial, s’est incliné 64,7-6 face à Skoff.Les seuls autres favoris en scène, hier, étaient le Suédois Nicklas Kulti, qui a défait son compatriote Jonas Bjork-man, et l’Australien Richard From-berg, qui a disposé de Jordi Burillo.AVIS PUBLICS Suite des avis de la page A 4 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi: 985-3344 Fax 985-3340 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-009073-931 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PR0T0N0TAIRE ADJOINT CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE NOTRE-DAME DES VICTOIRES Partie demanderesse -vs- GHISLAINE LEDUC Paitie défenderesse AVIS A: GHISLAINE LEDUC PRENEZ AVIS que les procureurs de LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DE NOTRE-DAME DES VISTOIRES, ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du dislricl de Montréal, au 1 Est, rue Notre-Dame, Montréal dit district, salle 1.100, un avis de soixante (60) jours en vertu des articles 1040 A et suivants du Code civil; concernant l'immeuble situé au 6655 Route 335, à St-Calixte (Québec).A moins que vous n'ayiez remédié à votre défaut conformément à ces articles dans les soixante (60) jours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi; Une copie de l'avis de soixante (60) jours a été laissée au greffe de la Cour à votre intention.Lieu: Montréal Date: 02 juillet 1993 MICHEL MARTIN, Protonotaire adjoint.WESTMOUNT Le bureau du greffier de la Ville, situé au 4333, rue Sherbrooke Ouest, Westmount, Québec, H3Z 1E2, recevra des soumissions jusqu'à midi (12 h) le mardi 20 juillet 1993, lesquelles seront ouvertes publiquement le môme jour à 12 h 15.dans la Salle du Conseil, pour ce qui suit: ENLÈVEMENT ET ÉLIMINATION DES ORDURES DANS LA VILLE DE WESTMOUNT Appels d'offres numéros: PW-93-458 et PW-93-459 Les cahiers des charges pourront être obtenus au bureau du directeur des travaux publics et ingénieur de la Ville.4333.rue Sherbrooke Ouest.Westmount.Québec.H3Z 1E2, à compter du mardi 6 juillet 1993.Un montant de vingt dollars (20,00$) sera exigible pour l'exemplaire du cahier des charges et ledit montant ne sera pas remboursable.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucune obligation, ni aucun frais d'aucune sorte envers les soumissionnaires.Me Marie-France Paquet Greffier de la Ville MOIS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- 7- 8- 9- 10- 11- 12- Couvre-pieds.— Bistrot.Une fraction.Plaie.— Lecteur de disquettes (Inform.).Céans.— Gazoline.Additionner d’alcool.— Est capable.Lieu où travaille un artiste.— Richesse.Laize.— Ut.— Partisan.Composition musicale.— Fatigué.Anneau de cordage.—- Outil pour dégrossir le bois.Marqua de rides.— Étude des lois.Lumineuse.— Cheval-vapeur.Peau sous le cou du boeuf.— Coordination d'éléments qui ne sont pas sur le même plan syntaxique (Rhét.).3- 4- 5- 8- 9- 10- 11- 12- Se rendra.Organe des végétaux.— Drap fin.Saison.— Pays chimérique.Recouvririons d'or.— À la mode.D'une locution signifiant “dès maintenant».— Poète grec.Nouvelle-Zélande.— Poisson.— Vallée.Opinion.— Destitue.Cerne.— Site.Ornement sacerdotal.— Uni.Légumineuse.— Traité d'alliance.— Centimètre.Conserva.VERTICALEMENT 1- Être de même valeur.2- Matière sucrée extraite de la manne de certains végétaux.— Solution d hier 10 il 17 u r.R r.Signer s;» carlo
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.