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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1993-07-07, Collections de BAnQ.

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T « r o ii l O «S 5 c E DEVOIR Vol.L X X X IV, No 1 5 4 PERSPECTIVES La débandade libérale Gilles Lesage Jamais deux sans trois, selon l’adage.Après Montmorency et Anjou, voici que le Parti québécois s’empare facilement du bastion libéral de Portneuf, détenu pendant 20 ans par l’exministre Michel Pagé.Fier avec raison de cette troisième victoire consécutive aux partielles, M.Parizeau en tire la conclusion que c’est un grand pas pour la souveraineté du Québec.Le chef péquiste va un peu vite en affaires.La performance de M.Roger Bertrand, un excellent candidat, est remarquable.Dans un comté traditionnel plus «pagéiste» que libéral, passer du balayage gouvernemental de septembre 1989 à la forte majorité péquiste de lundi n’est certes pas anodin.D’autant que, contrairement aux deux élections partielles précédentes, près des deux-tiers des électeurs se sont donné la peine de voter.Port-neuf avait l’occasion de passer un message net et brutal au gouvernement qui termine péniblement un deuxième mandat Le comté n’a pas raté cette chance, sans courir quelque risque que ce soit et sans s’engager pour l’avenir.C’est peut-être, probablement même, un indice de ce qui attend les libéraux l’an prochain.Mais il est évidemment prématuré de prétendre que la longue marche vers la souveraineté se terminera en apo-thépse le soir de la Saint-Jean 1995.A l’instar de l’ensemble des Québécois, les Portneuvois avaient de bonnes raisons pour manifester leur mécontentement envers le gouvernement.De fait, les deux-tiers en sont insatisfaits, selon les sondages, ce qui correspond étrangement au maigre tiers du vote populaire que le candidat Gilles Portelance a gardé de peine et de misère.En dépit d’investissements majeurs, dans l’aluminerie Lauralco notamment, plus de 20% des Portneuvois actifs sont en chômage.Plus de 4000 chômeurs, ça fait beaucoup de morts qui marchent, dirait Félix Ijeclerc, et qui manifestent leur dépit en votant.Cette grogne est si vive que près de 1200 électeurs ont voté pour le Parti j’en peux pus (sic), et presque autant pour un libéral indépendant Indice d’une grave crise de confiance envers les deux partis «traditionnels».En plus de faire face à un «contexte économique difficile», pour reprendre l’euphémisme du premier ministre Bourassa, son candidat a fait campagne dans des «circonstances inhabituelles».Et comment donc.C’est d’ailleurs un autre signe de débandade quand un parti aussi fort et bien organisé que le PLQ se trompe au point de faire confiance à un jeune candidat qui «enjolive» sa feuille de route.Il faut que le ministre-organisateur Marc-Yvan Côté ait perdu sa touche magique pour présenter son protégé Eric Dorion comme le «prototype du candidat libéral», et que M.Bourassa renchérisse en l’accolant à la relève et au renouveau.M.Dorion a dû se désister, ne laissant à M.Portelance qu’un mois pour faire campagne.Le PLQ n’avait pas besoin de cette gaffe pour faire mauvaise figure.En entrevue, l’ex-ministre Pagé disait en fin de semaine qu’il connaissait bien ses concitoyens, qu’ils étaient «sages» et protégeraient le fief libéral.C’est précisément parce qu’ils sont sages qu’ils ont.exprimé si massivement leur dépit et leur désillusion.A l’évidence, le thermomètre de Portneuf est surchauffé et permet de mesurer l’ampleur dévastatrice des griefs populaires.D’autant que ce coup de semonce survient alors que la récession n’en finit plus de faire des ravages et que la surtaxe rétroactive sur l'impôt est ressentie comme une taloche cuisante.Certes, il a été question de souveraineté au cours de cette campagne.Mais ce ne fut pas, loin de là, le thème principal ou dominant Seul M.Parizeau, à vrai dire, en a parlé abondamment au cours de ses deux visites.Son candidat, M.Bertrand, n’a pas caché l’option qui est désormais la sienne; mais il a traité surtout de pain et de beurre, comme il se doit, d’emploi et de chômage, gardant en réserve «pour quand ça comptera» le débat fondamental sur l’avenir du Québec.Les libéraux, fatigués et amochés, n’en ont pas parlé non plus.Peut-être auraient-ils dû le faire, ainsi que le prétendait le ministre Cannon, lundi soir.Mais pour attaquer le PQ sur ce point central, il aurait fallu que le gouvernement ait des horizons emballants, encore mieux, un nouveau projet de société à soumettre.Ce qui lui fait terriblement défaut, ainsi que l’ex-député Guy Bélanger l’a fait ressortir avec éclat, à la mi-juin.Durant son premier mandat, le PQ a perdu toutes les partielles, ce qui ne l'a pas empêché de se faire réélire facilement, en avail 1981.A l’inverse, élu dans une partielle en juin 1985, M.Bourassa s’est fait battre aux générales suivantes et a dû se réfugier dans Saint-Laurent Tant et si bien que les partielles peuvent être un bon «thermomètre», selon l’expression du professeur Louis Massicot-te, mais ce ne sont pas les meilleurs «baromètres» qui soient.D’autant que le gouvernement a un an pour s’amender et rectifier le tir.Peut-être même |X)ur se donner un nouveau chef.Ce qui, comme dans le cas des conservateurs à Ottawa, donnerait une tout autre perspective électorale.U condamnation des trois partielles est sévère mais méritée.Elle n’est toutefois pas sans appel et démontre qu’un nombre croissant de Québécois ne se retrouvent ni dans le PD) ni dans le IX).Vague aspiration vers une troisième voie, qui sait?VOIR AUSSI Roger Bertrand croit que le projet souverainiste a été mis en lumière.page A-4 Portneuf vote plutôt contre Bourassa que pour la souveraineté INDEX Les Actualités.A2 Agenda culturel .B7 Aimonucs dnssées .K2 Avis publics.B4 Culture.B8 Découvertes.B1 Économie.A5 Éditorial.A6 Idées.A7 G- Monde.B3 Montréal.A3 Mots croisés.B2 Politique.A4 Les .Sports.Bti Météo Passages nuageux Max.: 30 Détails en B-4 CULTURE «Camping» ne vaut pas Vattente PAGE B-8 .1 lî I I.I.E T I î) 9 3 MONTRÉAL De l'aide pour les chômeurs entrepreneurs PAGE A-3 () fi e + T P S + T Y () ?¦ ÉCONOMIE Nova Bus relance Vusine de MCI PAGE A-5 101 000 spectateurs suent pour Galliano -—- sppswssgia » l W V-.V X v V * r » * ! *** ¦ 4* ¦ • y • ’ ' •* t v ¦ Wvgf.y v y*-?-* -.îKt '**rrut [ - *7« I 4s - VN «yjpbftv yy xv i C ; T-JM- Plus de 101 000 spectateurs ont accepté le pari impossible du groupe britannique Galliano: faire un pied de nez à la canicule et se donner encore plus chaud.Inconnus hier, les quinze musiciens ont servi aux festivaliers un mélange de funk, de soul et de rap dont leurs jambes se souviendront.P * 1 PHOTOS JACQUES NADEAU Au rythme du new jazz swing SYLVAIN CORMIER LE DEVOIR Quand André Ménard, le principal programmateur du FIJM, est apparu au micro, il irradiait.C’était la chaleur, sans doute, mais aussi la certitude d’avoir gagné son pari.Un pari dont les cotes ne jouaient certes pas en sa faveur.Pensez donc, attirer le festivalier moyen, le festivalier affamé et le festivalier d’occasion à un happening de new jazz swing, d’acid funk, de hip hop, de funk genre années 70, de soul et de hardcore rap, leur faire découvrir de parfaits inconnus, et supposer qu’ils vont ressortir de là transfor- més.«Il y a des soirées qui doivent changer la vie de Montréal», a lancé Ménard aux 101 092 spectateurs (le chiffre d’Impact-Recherche), qui ont couru avec lui le beau risque de la nou-«j, veauté.Car s’ils ne sont pas né-'' céssairement partis chamboulés, ils savent dorénavant de quoi se chauffe Galliano, le groupe-phare du mouvement acid-jazz britannique qui succédait hier soir aux Johnny Clegg, Urban Sax, Pat Metheny et autres Uzeb dans le rôle-titre du grand spectacle gratuit du FIJM.Difficile de croire que tout cela tenait à un VOIR PAGE A-8: JAZZ \ V A I.Formation de la main-d’oeuvre Ottawa ranime les espoirs de Québec DANNY V E A R LE DEVOIR Ottawa entrouvre la porte à Québec dans le dossier de la formation de la main-d’oeuvre.En réunissant sous un même toit toutes les ressources fédérales en matière de travail, d’assurance-chômage et de développement de la main-d’oeuvre, Ottawa pourra regarder «de façon cohérente et consistante» qui est le mieux placé pour «livrer les services», a expliqué le ministre Bernard Val-court au DEVOIR.Titulaire du nouveau superministère des Ressources humaines et du Travail, créé lors de la formation du cabinet de la premia re ministre Kim Campbell, M.Val-court croit que ces nouvelles responsabilités lui permettront de mieux s’occuper du «défi fondamental que représente la formation de la main-d’oeuvre et des ressources humaines».Selon lui, la nouvelle organisation mise en place par la première ministre Campbell permettra de travailler à une restructuration des activités et des services gouvernementaux «de concert avec les provinces».Avec ses propos, le ministre ranime les espoirs de Québec dans le dossier de la formation de la main-d’oeuvre.«C’est une ouverture, un discours encourageant, très positif.On n’a plus les moyens de mal utiliser nos ressources», a commenté Jean-Paul Arsenault, président de la nouvelle Société québécoise de formation de la main-d’oeuvre (SQDM) qui a vu le jour en avail dernier.En créant la SQDM, Québec démontrait qu’il se croyait le «mieux placé» pour gérer le dossier de la formation de la main-d’oeuvre.D’abord à l’ordre du jour des dernières négociations constitutionnelles, la formation de la main-d’oeuvre a été au centre des discussions entre Québec et Ottawa au cours des derniers mois.Québec souhaitait voir les pouvoirs d’Ottawa en la matière lui être transférés.Au moins dans le cadre d’une entente administrative.Mais aucune entente n’a été conclue jusqu’à présent.«On continue de négocier entre fonctionnaires, a précisé le président de la SQDM.On attend maintenant des solutions politiques.» En vacances, le responsable de ce dossier, le ministre de la Main-d’oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle André Bourbeau n’a pu commenter les propos de M.Valcourt.Dans ce qu’il n’ose appeler sa nou- VOIR PAGE A-8: VALCOURT «Il faut trouver des solutions», affirme le ministre Valcourt Taux de chômage Le Canada ne fait pas si mauvaise figure, soutient Campbell PC ET AFP Tokyo — Le chômage endémique qui sévit dans les pays du G-7 sera à l’ordre du jour du sommet, le Canada enregistrant à ce titre la pire performance des sept pays les plus industrialisés.Pourtant, même avec son taux de chômage de 11,3% le Canada ne fait pas si piètre figure sous certains aspects, assurait hier à Tokyo la première ministre canadienne, Mme Kim Campbell.Ainsi, comparé à l’Europe, le Canada a une proportion moins importante de chômeurs de longue durée, soulignait-elle.«Il est important de souligner que le chômage est un problème global.Nous allons le constater au cours du sommet: ce n’est pas un problème propre au Canada ou à l’Amérique du Nord», commentait Mme Campbell, à son arrivée hier au sommet du Groupe des sept.La première ministre du Canada souhaite d’ailleurs que les Sept mettent l’épaule à la roue pour remettre à l’ouvrage leur 23 millions de chômeurs.C’est une Kim Campbell confiante qui est arrivée au sommet de Tokyo, forte d’une cote de popula- VOIR PAGE A-8: CAMPBELL SOMMET DE TOKYO 1993 Trente ans pour atteindre le sommet Le parc provincial du mont Mégantic deviendra bientôt réalité STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le bon génie des alpages et des sommets n’a pas souvent travaillé du côté du mont Mégantic aux cours des dernières décennies.Alors qu’il faut habituellement une quinzaine d’années tout au plus pour constituer un parc, les partisans de la création du parc provincial protégeant le plus haut sommet de l’est de l’Estrie travaillent déjà depuis deux fois plus longtemps à la réalisation de leur rêve.Mais cette fois, ça y est presque.Plus que jamais en tout cas, puisque le gouvernement promet la création du parc d’ici la fin de l’an prochain.«Le décret officialisant la création pourrait même être déposé dès cet automne», annonce fièrement Bernard Larouche, porte-parole du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) de la région de l’Estrie.Il aura tout de même fallu 30 ans! C’est long.Très long.Le temps pour un chêne d’atteindre la hauteur d’une maison, mais pas pour les plus in- L’observatoire du mont Mégantic serait au coeur du nouveau parc provincial, un projet porté à bout de liras par Bernard PHOTOS STÉPHANE BAILLARGEON Malenfant.décrottables optimistes de perdre espoir.«Le projet est maintenant trop avancé pour que le parc nous échappe», dit Bernard Malenfant, qui travaille depuis 15 ans comme technicien à l’Observatoire installé au sommet du mont.Malenfant porte le projet à bout de bras, comme un Atlas, depuis le début.Comme écolo président de l’organisme Sentiers mont Mégantic et VOIR PAGE A-8: MÉGANTIC J LE DEVOIR, L E M E R C R E D I 7 ,1 U I L L E T 19 9 3 A 3 le devoir MONTREAL 03 OJ£J u La petite boite où l'on mange bien Salons privés Ouvert le dimanche F •s i») 3 •G aj U S 4 4 - I f» 2 4 L'AGENDA Plonger dans les livres Les parapets des quais de la Seine sont bien loin, mais des bouquinistes parisiens sont arrivés depuis la semaine dernière dans le Vieux-Port nous apporter un peu du charme de là-bas.Ils en sont à leur 2e visite en terre montréalaise.Sept bouquinistes lyonnais et quelques-uns québécois sont également de la partie.Leurs caisses débordantes de livres sont offertes à l’assaut de la population jusqu’au 25 juillet prochain sur la Promenade du Vieux-Port.Les amateurs y trouveront également de l’animation de tous genres; jusqua dimanche: marathon de lecture, bingo des livres, projections de films, etc.Musique bolivienne Pour les amoureux de rythmes sud-américains, Los Masis est en spectacle ce soir, au Théâtre de Verdure du parc Lafontaine.Pour connaisseur ou profane, le rendez-vous avec la musique traditionnelle bolivienne est à 20h30.C’est gratuit.Concerts spirituels C’est ce soir que s’ouvre la 22e saison de récitals d’orgue à l’Oratoire Saint-Joseph avec l’organiste Rachel Laurin.Cette dernière interprétera plusieurs oeuvres d’Alexandre Guil-mant qui fut l’un des principaux artisans du rayonnement de l’orgue au XIXe siècle.La programmation des Concerts spirituels se poursuivra jusqu’au 1er septembre, à tous les mercredis soir, 20h.Les billets (8$) sont en vente à l’entrée de la basilique.Folklore chinois Le Jardin botanique perce une petite brèche dans la culture chinoise cet été en présentant jusqu’au 25 juillet prochain, l’Ensemble folklorique de Chine.Les 23 artistes qui composent la troupe, se produisent en spectacle du mardi au dimanche, à 13h30, 14h30 et 15h30, au Jardin de Chine.Ils nous feront découvrir les danses, les musiques et les costumes traditionnels des peuples du sud-ouest de la Chine.Vous pourrez faire d’une pierre deux coups: en déboursant 7$ pour assister à l’événement, vous pourrez visiter le Jardin botanique.KATHLEEN LÉVESQUE Suzanne Poirier empêtrée dans les démêlés juridiques LE DEVOIR Suzanne Poirier, la malheureuse abonnée de la bibliothèque de La-chine, continue de vivre des démêlés juridiques.La Cour supérieure a jugé hier qu’elle ne pouvait se pencher sur la décision du juge de la Cour municipale de Lachine qui avait imposé une peine d’emprisonnement et une amende de 835$ à Mme Poirier parce qu’elle avait perdu un livre et tardé d’en remettre deux autres.La Cour supérieure ne peut réviser cette décision parce que le nouveau Code de procédure pénale ne lui donnerait pas cette juridiction.«Je ne peux pas croire qu’on ne peut pas appeler d’une décision d’un juge de la Cour municipale de Lachine», s’est offusqué l’avocat de Mme Poirier qui compte bien en appeler de la décision de la Cour supérieure.Un juge de la Cour municipale de lachine avait décidé d’imposer une peine de prison à Mme Poirier après qu’elle ait refusé de payer une amende de 835$ et de réaliser des travaux communautaires.Récemment, lachine a atténué la sévérité du règlement municipal qui détermine les amendes aux abonnés de sa bibliothèque.«C’est ma victoire», a dit Mme Poirier qui affirme que toute cette affaire n’est plus qu’une question de procédure.Mulroney, avocat PRESSE CANADIENNE L> ancien premier ministre Brian Mulroney se joindra bel et bien à l’important cabinet d’avocats montréalais Ogilvy Renault, dès son retour d’Europe, c’est-à-dire au début du mois d’août.Il y retrouvera ses vieux camarades de travail Yves Fortier et Bernard Roy.D’abord annoncée par un quotidien montréalais, la nouvelle a été confirmée hier avec enthousiasme par M.Fortier, ex-représentant officiel du Canada aux Nations unies pendant trois ans: «Confirmer ou nier?Confirmé, bien sûr, c’est vrai!».la nature exacte de son travail demeure indéterminée pour le moment.«Le travail d’avocat peut vouloir dire bien des choses, a déclaré M.Fortier, en ajoutant qu’un homme de loi qui n’a pas exercé sa profession depuis plusieurs années devra d’abord voir où il se sent le plus à l’aise.Les chômeurs des quartiers pauvres pourront devenir entrepreneurs Ottawa annonce un programme d'aide aux secteurs les plus défavorisés Jazziloque tVAt d DANNY V E A R LE DEVOIR Les chômeurs des quartiers les plus défavorisés de Montréal pourront ouvrir leur dépanneur ou leur petite entreprise informatique grâce à un programme d’aide du gouvernement fédéral.Environ 625 prestataires d’assurance-chômage de cinq secteurs de la métropole pourront profiter du programme d’«Aide au travail indépendant» (ATD qui met à leur dispo: sition quelque 6,2 millions$ dès cette année, a annoncé hier le ministre délégué aux Ressources humaines et au Travail, Bernard Valcourt.Avec le toux de chômage de 14,6% qui sévit à Montréal, Ottawa croit •qu’il est temps d’agir dans les secteurs les plus pauvres de la métropole: Centre-Sud/Plateau Mont-Royal, Mercier/Hochelaga-Maison-neuve, Rosemont/Petite-Patrie, Vil-leray/Parc Extension, Saint-Michel et Sud-Ouest.Seuls les prestataires d’assurance-chômage sont éligibles à ce programme.Ils doivent vivre dans l’une des cinq zones désignées et prêts à partir leur entreprise.Un plan d’affaires, un projet d’entreprise viable, un investissement personnel d’au moins 25% (maximum 4000$) du montant versé par le gouvernement, telles sont les exigences que devront rencontrer les chômeurs.Le participant recevra ses prestations régulières d’assurance-chômage pour une période maximale de 52 semaines.«Les chômeurs qui ont des idées pourront les exploiter dans le cadre de ce programme.La créativité sera encouragée et non pénalisée», a dit Jean Corbeil, ministre des Transports et ministre responsable de Montréal, présent à la conférence de presse.Montréal est le premier centre urbain au Québec à être éligible à ce programme.«J’encourage les Montréalais à croire et à oser», a dit John Gardiner, vice-président du comité exécutif de Montréal et responsable du développement économique, qui a bien accueilli le programme d’Ottawa.Depuis sa création il y a trois ans, le programme était réservé aux zones rurales défavorisées dont les Bernard Valcourt taux de chômage étaient les plus élevés.Le programme a été un succès, a dit le ministre Valcourt.L’an dernier, quelque 1157 Québécois en régions ont utilisé ce programme.Selon un sondage mené par Emploi et Immigration Canada, environ • trois nouveaux entrepreneurs sur quatre conserveraient leur entreprise après qu’ils aient cessé de recevoir leurs prestations.«On ne se leurre pas, on ne commencera pas des General Motors avec notre programme.On parle de TTE, des «tites», «tites» entreprises», a dit le ministre Valcourt.Jusqu'à présent, les nouvelles entreprises oeuvrent en majorité dans le secteur des services: dépanneurs, entreprises de nettoyage, d’informatique.«Tout est possible.Mais on n’ouvrira pas de boîtes de danseuses», a-t-il précisé.Les gens intéressés à participer peuvent s’informer plus avant dans les centres d’Emploi et Immigration Canada ou auprès des organismes communautaires.Liés par contrat au gouvernement, ces organismes coordonnent les efforts des entrepreneurs, leur donnent des conseils en gestion, de la formation et du soutien technique aux participants.L’an dernier, Ottawa a dépensé 12 millions$ au Québec dans le cadre de son programme ATI.En 1993, cette somme est passée à quelque 33 millions$.Ottawa aidera ainsi 2000 prestataires d’assurance-chômage à mettre sur pied leur entreprise.Eugène Flibotte obtient gain de cause DANNY VEAR LE DEVOIR Le septuagénaire Eugène Flibotte a vaincu Saint-Basile-Le-Grand.Dans cette histoire rocambo-lesque que les médias n’hésitent plus à appeler l’«affaire Flibotte», la Cour supérieure a jugé que Saint-Basile-Le-Grand ne pouvait exproprier le bout de terrain du septuagénaire dans le but d’y maintenir un tuyau d’égout installé là, par erreur.il y a plus de quatre ans.Toute cette histoire remonte à 1988.Contre la volonté de M.Flibotte, Saint-Basile a.alors installé ce tuyau dans l’espoir de soulager son sy.stème d’évacuation des eaux, débordé lors des périodes de grande pluie, et d’en déverser le trop-plein dans un ruisseau.Pour ce faire, elle avait obtenu une autorisation du ministère de l’Environnement, valable pour trois ans.Ce délai devait permettre à la municipalité de compléter l’installation de son nouveau système d’assainissement des eaux.Or, M.Flibotte a toujours affirmé que ce terrain était le sien.Quelques trois années plus tard, de querelles en débats juridiques, Saint-Basile a finalement reconnu que ce fameux terrain ne lui appartenait pas.Mais M.Flibotte n’a pas eu le temps de crier victoire que la municipalité l’informait qu’elle voulait exproprier son terrain.Et maintenir le tuyau en place.M.Flibotte n’a pas aimé.Il a contesté cette décision en Cour supérieure qui lui a donné raison.Dans sa récente décision, la Cour supérieure précise que la municipalité veut effectuer des travaux en vertu desquels elle doit être autorisée par le ministère de l’Environnement.Or, le permis du ministère de l’Environnement est échu.La municipalité avait demandé au ministère de prolonger son certificat d’autorisation pour continuer son déversement dans la rivière.Le ministère n’a toujours pas répondu.Paradis témoigne mais n’impressionne pas le juge En désespoir de cause, Saint-Ba-sile-Le-Grand avait même demandé au ministre de l’Environnement Pierre Paradis de s’expliquer devant le tribunal.Nullement impressionné, le juge Bernard Gratton a établi que la municipalité n’a aucun droit d’expropriation du terrain de M.Flibotte puisqu’elle n’a obtenu aucune.autorisation du ministère de l’Environnement.Dans sa décision, le juge précise que le pouvoir de la municipalité provient de l’application de la Loi de l’Environnement et qu’elle ne peut agir sans autorisation.En voulant exproprier sans autorisation, Saint-Basile «usurpe un droit qu’elle n’a pas», ajoute le juge.Ix juge Gratton réserve à M.Flibotte tous ses recours.De fait, le septuagénaire poursuit déjà Saint-Basile en dommages et intérêts pour’une somme minimale de 45 000$.Il exige également que la municipalité le débarrasse de ce fameux tuyau.Mens sauna in corpore sano , tf f PHOTO JACQUES NADEAU QUAND LE SEUL FAIT D'EXISTER fait suer à grosses gouttes, comme c'était le cas hier, une certaine abnégation est nécessaire pour s’aventurer à vélo dans le grand four montréalais.Il faisait si chaud, d’ailleurs, que même cette sculpture de béton, «Monica», sur la promenade Père-Marquette à Lachine, semblait avoir fondu.Mais qu’on se détrompe: la «fragmentation» de l’oeuvre de Jules Lasalle cherche plutôt à «évoquer des interrogations essentielles autour des notions de temps et d’histoire».Le temps, comme dans «beau temps pour s’étendre».?Surtaxe des immeubles non-résidentiels • Les artistes réclament un statut d’exemption pour leurs ateliers KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Après deux manifestations à l’hôtel de ville de Montréal, des rencontres avec les responsables politiques et administratifs ainsi qu’une tentative de sensibiliser le ministre des Affaires municipales, Claude Ryan, les artistes montréalais piaffent d’impatience dans le dossier de la surtaxe sur les immeubles non résidentiels.Et à leurs yeux, il y a péril en la demeure.Tant et tellemetit d’ailleurs, que le premier réflexe de quelques artistes lorsqu’ils ont appris il y a trois semaines, que la Ville de Montréal suspendait le remboursement de la surtaxe, a été de déserter leurs ateliers.C’est que les artistes ne peuvent faire face à cette dépense dont ils ont été épargnés depuis 1987: leur revenu moyen s’élèverait à 8000$ par année selon Bastien Gilbert, directeur de l'Association des artistes du domaine réputé des arts visuels (AADRAV).À l’hôtel de ville, on confirme que les studios d'artistes ne sont pas exemptés au sens de la nouvelle loi sur la fiscalité municipale (Loi 145).«Mais notre mandat est de trouver une interprétation de la loi la plus favorable possible aux artistes», affirme le commissaire principal à la Commission d’initiative et de développement culturels (CIDEC), Bruno Blache.L’AADRAV veut que Montréal fasse des démarches auprès du ministre Ryan pour créer un statut d’exemption pour les artistes.Sous l’ancien régime fiscal, les artistes pouvaient obtenir une subvention équivalente au montant de la taxe d’affaires.L’administration municipale aurait donné en mars dernier, l’assurance aux artistes que rien ne serait changé.Mais voilà, la Ville vient de faire volte-face, et c’est d’ailleurs ce qui a mis le feu aux poudres.' Comme en rendait compte LE DEVOIR il y a déjà deux semaines, le dossier fait actuellement l’objet d’une évaluation auprès d’un comité regroupant des représentants du service des finances, du contentieux et de la CIDEC.Ix comité a d’abord fait l’inventaire du nombre de locaux non résidentiels occupés par des artistes.«Il faudra-se demander ensuite, comment peut-on établir des règles objectives pour savoir qui a accès ou non à une exemption», a précisé M.Blache.Une décision devrait être rendue publique d’ici la fin du mois d’août ’ Mais les 300 membres de l’AADRAV se disent insatisfaits de cette réponse.«D’une façon ou d’une autre, la Ville doit trouver un moyen de nous rembourser», réclame Bastien Gilbert «Nous ne sommes pas des commerçants et l’espace que nous occupons est utilisé pour la création», lance Lyne Robichaud, peintre.Ixs représentants de l’AADRAV entendent poursuivre leurs pressions.Déjà une pétition circule réclamant le maintien des avantages consentis aux artistes et un amendement à la Loi 145.De plus, une manifestation est prévue pour le 14 juillet prochain pour sensibiliser la population.Il y a plusieurs festivals GILLES ARCHAMBAULT Je n’ai nullement l’intention de le cacher, j’aime les contrastes.Rien pe me fait plus peur que l’uniformité.A ce chapitre, le Festival m’a gâté hier.Vers la fin de l’après-midi, j’ai baguenaudé aux alentours de la Place des Arts.Un petit ensemble sans prétentions, Streetnix, à la Terrasse Air Canada, s’adressait à un auditoire composé en partie de familles.On avait traîné là une marmaille qui acceptait de bon gré d’être maquillée sous les traits d’un chat.Tout respirait le pique-nique à la Ronde, les manèges en moins.A 22 heures 30, sur la Scène Labatt Blues, les enfants qui avaient grandi s’étaient débarrassés de leur père et mère.Zora Young and Her Chicago Blues Posse proposaient une musique torride qui incitait les spectateurs à se balancer en cadence.Plusieurs dansaient, les filles surtout.Elles devaient se croire sur la scène en compagnie de la Zora aux formes pleines que mettait en évidence un ensemble d’un rouge écarlate.Un public dense qui, de l’endroit où j’étais, semblait une mer agitée par l’orage.Il est des orages qui ne sont pas débridés.Sous un autre chapiteau, une quintette au nom évocateur d’Evangeline faisait son miel du répertoire conventionnel du blues.Cinq femmes qu’on était venu entendre en moins grand nombre.Ce qui ne veut pas dire qu’on ménageait ses applaudissements.Un public jeune là aussi pour qui l’heure du sommeil viendrait bien plus tard.En pareille circonstance, je ne cesse d’être perplexe.Je ne suis pas un inconditionnel du blues.La passion que j'ai toujours pour l’oeuvre d’un Lightnin’ Hopkins ne résiste pas à l’écoute d’une enfilade de phrases prévisibles.Après deux ou trois morceaux, je m’éloigne.La plupart du temps toutefois il me reste en tête un refrain.Il y a aussi que je ne déteste pas être au milieu de jeunes.Je me sens alors en pays étranger.Un pays dont les moeurs vous seront à jamais imperceptibles.Plus tôt dans la soirée, à la salle Maisonneuve, puis à Wilfrid-Pelletier, c’était une toute autre affaire.Auditoire en majorité anglophone et ventripotent.Les femmes avaient revêtu leurs robes de soie.Avec mon T-shirt, je me sentais fort joliment à l’écart.Ce public fit fête à Dee Dee Bridgewater et à John Pizzarelli.La première qui cabotine avec élégance change à ravir quelques standards, dont un merveilleux Lullaby of Bird-land.Je ne serai pas aussi clément pour le chanteur-guitariste dont j’ai peu prisé la performance.Quatre pièces m’ont suffi pour classer au rayon de la nostalgie sur commande sa recréation des grands succès de l’époque des big bands.Il nous a pourtant donné quelques bons disques en compagnie de son père, Buck Pizzarelli.C’était avant qu’il devienne a Novus Recording Star.J’ai quitté le crooner pour George Shearing et Joe Williams.Très en forme, le pianiste a trouvé en Neil Swain-son un contre-bassiste remarquable.Ixs deux nous ont offert un jazz subtil, intelligent.Après l’entracte, arriva Joe Williams.Ce chanteur que j’adore ne m’a pas semblé en voix hier.Peut-être est-ce à cause d’une certaine fatigue, mais il n’avait pas tout à fait ce dynamisme qui lui est coutumier.Ce (lui ne l’empêcha cependant pas de se déchaîner à l’occasion de quelques-uns de ces blues de son répertoire.George Shearing le suivait avec une extrême aisance dans ce territoire qui paraissait éloigné de celui qu’il avait plu^ tôt exploré.Etrange soirée, vous ne trouvez pas?Dire qu’il y a des gens qui doivent voyager pour traquer l’insolite.ROBIC DEPUIS 1692 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS OE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55.ST JACQUES MONTRÉAL, QUÉBEC H2Y 3X2 Fa* (514) 845-7874 Til : (514| 18 R»0*8«K J-,i muilrtii .il , lntanu itfr 1 L K I) K V OIH.I.K M K U < li K I) 1 y A 8 .1 T I I.1.K T I !l «I ;( LE DEVOIR ACTUALITES La pénurie d’anesthésistes Un problème prévisible depuis dix ans MARTINE TURENNE LE DEVOIR La pénurie d’anesthésistes qui frappe plusieurs centres hospitaliers québécois était prévisible depuis au moins dix ans.L’Association des anesthésistes en a maintes fois averti le ministère de la Santé.En vain.«Maintenant que le feu est pris en ville, dit le président de l’Association, le Dr Jacques Demers, faisant allusion aux coupures de services à Saint-Eustache et celles, prochaines, à Drummondville, le ministère commence à réaliser l’ampleur du problème.» Car problème il y a: on estime qu’il manque environ 80 anesthésistes au Québec.11 en sort à peine quatorze par année des différentes universités, et la formation » dans cette spécialité est de cinq ans.De plus, l’âge moyen des 525 anesthésistes grimpe rapidement.«On a fait tout ce qui était humainement possible pour prévenir cette pénurie auprès du ministère, dit le Dr De-mers.Mais les fonctionnaires ont une vision simpliste des choses.Ils nous disaient toujours: «Vous êtes suffisamment nombreux, mais mal distribués».Maintenant que l’ensemble du Québec est touché, ils commencent à changer de discours.» A court terme, il n’y pas de solutions, ajoute le Dr De-mers, et les centres hospitaliers québécois continueront de subir des crises épisodiques.Il faudra jumeler des hôpitaux, regrouper des services, «rationaliser» au maximum.Les anesthésistes ne sont d’ailleurs pas les seuls spécialistes à se faire rares.Alors que la demande vis-à-vis des différentes disciplines médicales n’a cessé d’augmenter au Québec, il se forme dé 10 à 20% moins de spécialistes qu’il y a 15 ans, à cause des contingentements imposés par Québec.Certaines données annoncent déjà des lendemains difficiles: d’ici trois ans, il ne restera plus que 26 neurochirurgiens au Québec.Et cela prend 12 ans pour assurer la formation d’un seul d’entre eux.«Ça craque de partout», entend-on dans les milieux hospitaliers, mais ce sont les anesthésistes qui auront provoqué les crises les plus aiguës cet été.Après avoir pansé les manques en région, criants il y a quelques années, Québec se retrouve avec des trous béants dans la région périphérique de Montréal.Saint-Eustache n’a plus d’anesthésistes, Le Gardeur et Anna-Laberge en cherchent activement, et à Drummondville, l’hôpital Sainte-Croix fonctionne avec «un anesthésiste et trois quarts», l’un des deux ayant 70 ans et n’assurant plus qu’un week-end par mois.Selon les recommandations de la Régie régionale, il en faudait au moins quatre pour assurer 1er services.Drummondville vient d’ailleurs de mettre en place un «corridor de services» reliant les centres hospitaliers de Trois-Rivières et de Sherbrooke pour pallier au moment imminent où il n’y aura plus un anesthésiste en service à l’hôpital.Situation typique de la ceinture montréalaise.«Je ne peux pas compétitionner avec les gros centres de Montréal, qui ont de grandes équipes stimulantes, pour attirer des anesthésistes, dit le directeur-général de l'établissement, Joachim Bastida.Et Drummondville n’est pas une région éloignée et ne bénéficie donc pas des primes de 130% sur les salaires.» Les «zones désignées» par Québec reçoivent tous les finissants contractuels, quelques boursiers, et plusieurs jeunes désireux de faire des économies.Montréal obtient les autres.Les régions «non-éloignées» mais pas vraiment près non plus sont les grandes perdantes de la réforme Côté.Non loin de Drummondville, à Asbestos, il y a même pénurie de médecins omnipraticiens.«Tous les jeunes finissants cette année sont allés en régions éloignées, dit le Dr François Melançon, président (lu Conseil de médecins-dentistes du Centre hospitalier d’Asbestos.Nous n’avons reçu aucune demande d’emploi!» Le Dr Melançon se dit d’autant plus «las et écoeuré» lorsqu’il entend l’histoire d’Anh-Tai Lê, ce jeune anesthésiste de Sherbrooke dont Le Devoir a rapporté le cas hier.Ce dernier est obligé de joindre l'équipe de Ri-mouski, déjà fort bien pourvue en anesthésistes, alors qu’à la fois les centres hospitaliers de Drummondville et de Saint-Eustache en réclament les services.Le Dr Melançon est impliqué dans ce dossier puisque la conjointe de Lê, France Gélinas, est urgentologue à Asbestos.Il perd ainsi l’une de ses spécialistes, qui n’a reçu aucune assurance de pouvoir travailler dans la région du Bas-Saint-Laurent, là où Québec a «désigné» son conjoint.Sollicité par le Dr Melançon, le ministre Marc-Yvan Côté n'a pas démordu: Anh-Tai IA devra aller à Rimous-ki.«En politique, il ne faut pas perdre la face.Quitte à commettre des gestes stupides.» Le cas IA n’est pas simple, soutient de son côté le Dr Jacques Demers, de l'Association des anesthésistes.Le principe de distribution des spécialistes en région est louable.«Et je sais que Marc-Yvan Côté veut faire de l’hôpital de Rimouski un pôle régional.» Et puis Anh-Tai IA a bel et bien signé cet engagement auprès de Québec au début de ses études.Le rompre lui coûterait 200 000$, advenant que Québec accepte simplement «d’ouvrir son dossier».«C’est sérieux.Si le ministère plie dans ce cas, estime le Dr Demers, cela créera un précédent dangereux.» Mais la question va bien au-delà du cas de Anh-Tai IA, ajoute-t-il.Si Québec est trop intransigeant, les spécialistes iront travailler dans d’autres provinces, là où leur salaire, selon la Fédération des médecins spécialistes, sera en moyenne 35% plus élevé.Ils sont fort sollicités et un exode se dessine, constate le Dr Demers.«L’hôpital de Moncton a promis mer et monde à Anh-Tai IA pour l’attirer chez eux, et c’est le contribuable québécois qui paiera, car toutes ses années d’étude profiteront à d’autres.» Le jeune Lê songe en effet à l’exil au Nouveau-Brunswick.Mais non pas pour la mer et le monde, dit-il.Simplement pour obtenir du travail pour sa conjointe et lui, dans la même ville.VALCOURT Québec attend SUITE DE LA PAGE 1 velle approche, le ministre désigné des Ressources humaines et du Travail dit «privilégier» ce qu’il voit au Québec.En fait, le ministre Valcourt aime bien la nouvelle SQDM que le ministre Bour-beau a mise sur pied.«Ce partenariat entre le gouvernement et les entreprises privées est un exemple à suivre», dit-iL Prenant le relais du ministère de la Main-d'œuvre du Québec et de la Commission de formation professionnelle, la SQDM a amorcé ses activités le premier avril dernier.Des membres des syndicats et du patronat siègent à son conseil d’administration.La SQDM a hérité des budgets et des employés du ministère de la Main-d’œuvre et de la Commission de forma-_l_tion professionnelle.Elle devait égale-.ment devenir un guichet unique des ressources humaines en gérant le système d’assurance-chômage et les budgets qu’Ottawa dépense au Québec en for- mation de la maiiKl’oeuvre.Une entente administrative était nécessaire entre Ottawa et Québec.Québec attend toujours.«Il ne faut pas croire que toutes dis eussions entre fonctionnaires sont arrêtées*, a dit le ministre Valcourt sans toutefois s’avancer sur la question.«D faut arrêter de trébucher dans les fleurs du tapis et dans les questions de juridiction.D faut trouver des solutions*, a pjécisé le ministre Valcourt A la tête de son nouveau superminis tère, le ministre Valcourt veut «voir à éliminer le double emploi et le déboqble-ment dans la fonction publique».A ce propos, le ministre Valcourt attend un rapport de ces hauts fonctionnaires qui ont le mandat d’examiner les questions du développement et de la formation de la main-d’œuvre.Le rapport est attendu d’ici quelques semaines.«Ix*s ressources naturelles ont bien servi le Canada par le passé.Nous devons maintenant nous tourner vers les ressources humaines», a dit le ministre.r MEGANTIC Un seul problème SUITE DE LA PAGE 1 omme scientifique impliqué dans le projet de centre d’interprétation de l’astronomie de la Fondation d’Astronomie du Québec (FAQ), un complexe pédagogique qui pourrait également voir le jour avec le parc provincial.Tout est là, entre le bon plancher des vaches et la Voie lactée, «De la Terre aux étoiles», comme le dit le projet gouvernemental.L’idée est de protéger le site naturel du mont et de l’aménager pour que les fans du vert puissent en profiter, et en même temps de «redonner le Ciel aux gens».- Amenez-en des projets! Au milieu des années 1960, des organismes régionaux ont lancé l’idée de développer des stations de plein air et des centres de ski sur le massif qui domine la partie est des Cantons.Des chercheurs de l'Université de Sherbrooke ont ensuite confirmé La possibilité d’exploiter commercialement le mont, mais ont aussi souligner l’intérêt de créer une réserve naturelle à cet endroit où se marient les forêts de feuillus et de conifères.Dix ans plus tard, des astronomes des universités de Montréal et de Laval oirt commencé à penser au mont pour ce qui se trouve au-dessus de ses 1105 mètres d’altitude.Une dizaine d'hectares ont été concédés aux fous des étoiles.Ijeur observatoire trône au sommet depuis 1977.«On voulait un endroit plonger dans le noir avec très peu d’interférence lumineuse, c’est très important pour notre travail», explique le professeur René Racine de llIdeM.la coupole des scientifiques a décidé de la suite du projet.Il n’était plus question d’ouvrir des pistes de ski ou des campings, obscurité oblige, mais on pou-vait toujours confirmer la vocation écologique, scientifique et jAdagogique du ^ coin.D’autant plus que depuis la fin des minées 1970, chaque année, surtout l’été, de 15 000 à 20 000 personnes empruntent la petite route sinueuse dans l’espoir de jeter un coup d’oeil par le télescope.On les reçoit comme on peut, sans services sanitaires, sans restaurant, avec quatre guidesétudiants |imlici|iant à des programmes d’emplois.Bernard Malenfant garde son sourire et répond aussi aux questions, toujours affable, même si ce n’est pas dans ses «définitions de tâche».«L'idée d’un centre d’interprétation de l’astronomie s’est imposée d’elle-même», dit-il.- Maudit moratoire! Un comité intermunicipal touristique rassemblant toutes les municipalités du secteur (La Patrie, Val-Racine, Scots-town.) a endossé l’idée au début des an- nées 1980 et l’a arrimée au projet de parc provincial L'affaire était sur le point de se conclure quand, en 1985, le gouvernement du Québec a décrété un moratoire sur la création de nouveaux parcs.«On était complètement découragés**, se rappelle maintenant Chantal Ouellet, mairesse de Scotstown depuis 1986, maintenant présidente du Comité intennunidpaL La suspension devait permettre de consolider et de réorienter le réseau de parcs.Elle a duré jusqu’en 1991 et a au moins permis de redéfinir les critères de création de nouveaux espaces protégés.Dans les documents officiels du MLCP, la priorité est maintenant accordée aux régions mal desservies et à ’ celles qui montrent un intérêt pour l’investissement dans le développement des installations.Une vingtaine de projets sont maintenant examinés, dont quatre au sud du 50e parallèle, dans l’Outaouais, au Lic-Saint-Jean, sur nie d’Anticosti, et bien sûr, au mont Mégantic.Une soixantaine d’organismes es-triens ont déposé des mémoires aux audiences publiques qui se sont déroulées au début du mois de juin.«J’ai présenté trois mémoires et je portais trois cravates, une jX)ur chacun des oiganismes que je représente», ironise l’omniprésent Malenfant.Aucun des aspects essentiels du projet n’a été contesté.Le projet de parc couvre une superficie de près de 59 kilomètres carrés.Le MI PC prévoit investir près de trois millions $ pour améliorer les infrastructures (asphaltage des routes, construction de belvédères, etc.).Le seul gros problème demeure les coûts du fameux Centre d'astronomie.Li FAQ rêve d'installer un module d’interaction bourré de jeux-questionnaires, un module de simulation sur l’histoire du système solaire et un centre d’initiation à l’observation du del «C’est Star Trek, en mieux», résume MalenfanL Tout cela et plus encore coûterait environ 2,4 millions $ et le gouvernement demande au milieu de fournir environ 35 % du montant (piAs de 8CX) (XX) $).A peine 1(X) (XX) $ ont été ramassés jusqu’à main tenant.«Le milieu est très pauvre, explique encore le technideirpnésidenL On va avoir énormément de difficultés à atteindre l'objectif» Mais tout le monde garde espoir, espère une manne gouvernementale ou privée.Après 30 ans, on est pas à une difficulté près.Et ce parc, la région en a désespérément besoin pour relancer son industrie touristique.«Il y a des centaines d’emplois en jeu, explique la mairesse Ouellet, qui administre une ville ou près de la moitié des quelque 650 citoyens ne travaillent pas.C’est notre planche de salut.» CAMPBELL Des échanges corsés SUITE DE LA PAGE 1 rité encore élevée, contrairement à plusieurs de ses homologues.Mme Campbell, la seule femme parmi les dirigeants du G7, effectue son premier déplacement à l’étranger depuis son entrée en fonction, le 25 juin dernier.Quelques heures après son arrivée, elle a rencontré le premier ministre britannique, John Major, dans le cadre d’une série d’entretiens précédant le sommet Le chef du gouvernement canadien compte notamment plaider auprès de ses partenaires en faveur d’un accord de commerce mondial.Elle prévoit des échanges corsés, à l’occasion, autour de la table.«Ce processus a commencé à une époque où la prospérité était plus grande.«Il est peut-être plus facile de discuter quand tout va bien dans le monde, quand l’optimisme est de rigueur et qu’il permet de faire les concessions nécessaires pour en venir à des consensus.Ce sera une occasion de tester notre capacité de travailler ensemble.» Conjoncture économique mondiale critique, libre-échange en danger, hésitations de la communauté internationale devant les conflits régionaux, Russie toujours fragile: le rideau se lève aujourd’hui à Tokyo sur un 19e sommet du Groupe des sept grands pays les plus industrialisés (G7), au menu chargé mais aux résultats incertains.Le président américain Bill Clinton, bien décidé à ne pas manquer son premier rendez-vous sur la scène mondiale, a ouvert le feu, dès son arrivée hier après-midi à Tokyo, par un entretien avec le premier ministre japonais Miichi Miyazawa.Ils n’ont pu que constater la persistance de leur désaccord sur le déficit du commerce bilatéral.Cependant, a assuré M.Clinton, «des progrès significatifs ont été accomplis» ces derniers jours.«Nous avons réaffirmé notre conviction de l’importance d’établir un cadre», a-t-il souligné au cours d’une conférence de presse, en précisant que les discussions allaient se poursuivre «avec intensité» dans les prochains jours.Une percée commerciale américano-nip-pone aurait été de bon augure pour donner une impulsion politique aux négociations de l’Uruguay Round sur le commerce mondial, qui divisent encore gravement les Sept.Une rencontre quadrilatérale sur le GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) était organisée hier soir à Tokyo, mais le sommet risque de se limiter à un «paquet minimum» sur la question de la réduction des droits de douane ou, PHOTO ASSOCIATED PRESS La première ministre Kim Campbell a rencontré le premier ministre britannique, John Major, dans le cadre d’une série d’entretiens précédant le sommet.ms» à défaut, à une simple déclaration de principe sur les négociations commerciales du GATT, indiquait hier une source diplomatique occidentale., Une réunion d’experts du Japon, des Etats-Unis, de la CEE et du Canada, la semaine dernière à Toronto, n’a guère permis de progresser, avec un face-à-face, américano-européen au cours duquel les Etats-Unis ont refusé une réduction des «pics tarifaires» pour les produits textiles.La question du commerce des services n’a pas été abordée, tandis que le désaccord demeure marqué à propos de la réduction des droits de douane pour l’électronique qui inquiète tout particulièrement la CEE.«Nous n’avons pas encore trouvé d’accord sur ce point», a pour sa part déclaré hier Leon Brittan, vice-président de la Commission européenne, à l’issue d’une rencontre Japon-CEE.Pour relancer les pourparlers, le président américain a proposé avant son départ de San Francisco de tenir à l’automne à Washington une conférence ministérielle du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne) sur le chômage.Le ministre japonais des Affaires étrangères Kabun Muto a aussitôt salué cette «excellente idée» mais le Japon, président en exercice du G7 jusqu’à la fin de l’année, entend voir cette réunion se tenir à Tokyo.Pour l’aide à la Russie, qui sera l'occasion d’une rencontre, vendredi, du G7 avec le président Boris Eltsine, la Maison Blanche a dû revoir à la baisse l’objectif de 4 milliards de dollars de financements supplémentaires qu’elle souhaitait voir annoncés à Tokyo.Le chiffre de 2 milliards de dollars est désormais avancé pour un fonds d’aide aux privatisations.C’est finalement dans la réaffirmation des engagements de défense des Etats-Unis en Asie, notamment devant la menace de la Corée du Nord de quitter le Traité de non prolifération nucléaire (TNP), que le président Çlinton est apparu le plus à l’aise.«Les Etats-Unis n’ont aucune intention d’affaiblir leurs engagements de sécurité dans le Pacifique, aussi bien vis-à-vis du Japon que de la Corée du Sud»„a-t-il souligné.Les chefs d’Etat et de gouvernement ont débarqué hier dans une ville sous haute surveillance, avec un dispositif policier de 36 000 hommes pour parer aux menaces terroristes.JAZZ Le bonheur d'avoir chaud SUITE DE LA PAGE 1 simple coup de coeur, à deux chansons entendues au Midem à Cannes, et à l’écoute de deux disques compacts: Ménard, immédiatement conquis, avait décidé en les voyant que la soirée la plus importante du festival leur appartiendrait, coûte que coûte, liarce que leur musique lui semblait vitale, irrésistiblement groovy et dansante.Et ix'ut-ètre justement parce qu’ils sont jeunes et inconnus et que l’avenir est à eux.«J’ai l’impression que notre génération est née dans une impasse, coïnçée entre les idées et les structures du passé et les réalités du présent et de l’avenir», observait Earl Zinger, l’un des quinze membres du posse Galliano en entrevue pour un magazine européen.Faire l’événement ne les aura peut-être pas sortis du cul-de-sac, mais il n’y avait jamais eu autant de gens réunis pour les entendre.De tous âges et de toutes ethnies.L*ur musique ramenait en force le soul et le funk des années 70 au présent, sans nostalgie aucune, juste |xnir donner de l’âme aux rythmes et du poids à leur rap.Avec Galliano, on célébrait le retour en grâce du bon vieux piano électrique Fender Rhodes (ou l’équivalent) et ses notes bien rondes, dont les lignes mélodiques et les accords répétitifs servaient le plus souvent de base aux chansons, imposant ’ un groove, une ambiance, un battement qui n’avait rien de machinique.C’était James Brown, Mai vin Gaye et l’Average White Band de Pick Up The Pieces à la rencontre de MC Solaar, Ice-T et Prince, sans aggressivité, sans le caractère frénétique et hypnotique du teclworave.Galliano, c’était le bonheur de vivre et d’avoir chaud.Avoir chaud.C’était l’histoire de la journée, une journée amazonienne oii les vêtements collaient à la peau comme des sparadraps.Au milieu de la foule compacte, ce devait être intenable.Et pourtant, plus le show groo-vait, plus les gens dansaient.Au rap-pel, quand la formidable Dee Dee Bridgewater est allée ajouter sa voix calorifère aux coulées de lave de Galliano, il faisait tellement chaud que le terre-plein de la PdA embuait le complexe Desjardins.LE DEVOIR -?- (514) 985-3333 (514) 985-3333 (514) 985-3344 (514) 985-3344 (514) 985-3399 1-800-363-0305 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 S E R V I C E D E S ABONNEMENTS les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal (514) 985-3355 • Extérieur (sans (rais) 1-800 463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 7H30 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Hleury, 9e étage, Montréal, (Québec).HSA 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.«12 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc., 775 bout, lebo.au, St-Laurent.Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3.33.3; service 5 la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399. / _I- K l> I- V I l< .I.K M H |j c H K I) I 7 ,) H I I.1.H T .1 i) !) -?LE ?—- LES SPORTS Giants 13, Expos 5 3‘ étape du Tour de France BASEBALL Un supplice même pour les inconditionnels RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE Il n’y avait seulement que 13 173 personnes et les absents n'avaient pas tort.La preuve, il restait environ 1500 personnes quand le match a pris fin après un supplice de trois heures et neuf minutes.Comme si c’était possible, les Expos ont fait pire que la veille.En plein festival de jazz, ils ont multiplié les .fausses notes.Ecrasés 104 lundi, ils ont aidé les Giants à les battre ; 13-5, hier.Pourtant fiable, Marquis Grissom a commis une erreur de deux points à la première et Brian Bames a don-,né cinq points à la quatrième.Les Giants menaient 12-1 après cinq manches.Bames, qui avait troqué le 47 pour le 41, a manqué son numéro en relève au droitier Kent Bottenfield.En deux manches et deux tiers, il a donné six points et sept coups sûrs, dont un •long circuit de deux points à Mark Carreon à la cinquième.Bottenfield (2-5), lui, a donné cinq points et quatre coups sûrs en deux manches et un tiers.Il n’a donné que ;deux points mérités mais il a lui-même commis une erreur quand les Giants ont marqué trois points pour l’en-;voyer aux douches à la troisième.; Comme Barnes, il avait changé son numéro, optant pour le 14 plutôt que le 64 mais rien n’a vraiment changé.; Les Expos ont commis trois erreurs et ils en totalisent maintenant 84.Seuls les Rockies les devancent à ce cha-• pitre dans la Ligue nationale.Moises Alou a sauvé les meubles en claquant deux circuits en solo contre Bryan Hickerson (2-1).En cinq manches et deux tiers, il a donné neuf coups sûrs et cinq 'points.Face à des gauchers, les Expos sont plutôt maladroits.Ils ont perdu 11 de leurs 14 derniers matchs contre des partants gauchers.Les Giants totalisent 35 points à la première manche à leurs 31 derniers matchs.Les Expos, eux, ont donné 25 points à leurs 23 derniers matchs.à la première manche.SOCCER EUROPÉEN L’affaire Valenciennes-OM Le dg de l’équipe marseillaise incarcéré REUTER Valenciennes — L’enquête sur l’affaire Valenciennes-OM, qui tient la France en haleine depuis quelques jours tout en jetant le discrédit sur le soccer européen — et sur l’ensemble du sport professionnel —, a connu un développement spectaculaire, hier, avec l’incarcération de Jean-Pierre Bernés, le bras droit de Bernard Tapie, propriétaire de l’équipe.Le directeur général de l'Olympique de Marseille a été mis en examen, placé sous mandat de dépôt et conduit au service médico-psychologique de la maison d’arrêt de Loos, près de Ulle.«Il y a dans cette affaire des risques de pression, de déperdition de preuves et il m’a semblé que cela justifiait un mandat de dépôt», a déclaré le procureur de la République, Eric de Montgolfier.L’avocat de Jean-Pierre Bernés, Jean-Louis Pelletier, a annoncé son intention de faire appel de la décision.* «C’est un homme brisé qui ne comprend pas pourquoi on le met en prison comme si c’était un malfaiteur ou comme s’il avait tué quelqu’un», a-t-il dit en insistant sur l’état de santé de son client.Jean-Pierre Bernés avait quitté vendredi l’hôpital où il était soigné pour une dépression et un léger malaise cardiaque pour l’hôtel de police de Marseille, où il avait été placé en garde à vue.Bernés nie tout «Il est arrivé devant le juge lessivé mais avec suffisamment de présence d’esprit pour dénoncer certaines pratiques qui ont eu lieu pendant sa garde à vue», a déclaré l’avocat.Le directeur général de l’OM a été présenté par les joueurs de Valenciennes comme leur intermédiaire au même titre que le joueur marseillais Jean-Jacques Eyde-lie, déjà mis en examen et placé en détention.L’attaquant de Valenciennes Christophe Robert, qui a affirmé avoir reçu environ 50 (XX) $ pour «laisser filer» le match du 20 mai dernier remporté 1-0 par l’OM, a été mis en examen et laissé en liberté provisoire, de même flue son coéquipier argentin Jorge Burruchaga.Jean-Pierre Bernés a nié toutes les accusations formulées contre lui, a déclaré son avocat.«De toute façon, il a toujours été le premier à se dire innocent», a-t-il dit.«M.Bernés a maintenu sa position, a confirmé Kric de Montgolfier.Pour lui, il n’est pas impliqué dans cette affaire de corruption.» Dans une interview publiée hier par France-Football, le procureur n’écarte pas l’éventualité d’une demande de levée de l’immunité parlementaire de Bernard Tapie.«J’y ai déjà pensé, dit-il dans les colonnes de l’hebdomadaire.Si de nouveaux éléments s’ajoutent, je déposerai une requête auprès du président de l’Assemblée nationale.» Le procureur, qui relate une visite que lui a rendue Bernard Tapie il y a 15 jours, n’est pas tendre pour le pa-trûn de l’OM.«Comment voulez-vous que l'on ne pense pas M.Tapie concerné par cette affaire?, dit-il.Je me dois tout simplement d’envisager le moment où j’aurai M.Tapie dans ma ligne de mire.Si l’hypothèse se présente, je n’aurai aucun état d’âme.» Eric de Montgolfier a précisé ses propos en déclarant aux journalistes: «Il est bien entendu que le président de l’OM a pris position dans ce dossier.A-t-il pris position comme président de l’OM désireux de défendre à tout prix ses troupes ou bien comme quelqu’un qui en sait plus?C’est à nous de vérifier.» Le feuilleton connaîtra un nouvel épisode aujourd’hui avec la réunion à Paris du conseil général de la ligue nationale du football français.Son président a laissé entendre que le championnat devrait reprendre le 24 juillet et qu’une rétrogradation de l’OM n’était pas à l'ordre du jour.! ; Mwmm 1 - /SRI A» ' 'PAO, Ai- JM PHOTO Al-P Djamolidine Abdoujaparov lève les bras en traversant la ligne d’arrivée de la troisième étape du Tour de France.Le maillot jaune Wilfried Nelissen de Belgique est second suivi de l’Italien Mario Cipollini.TOUR DE FRANCE Abdoujaparov règle ses comptes REUTER .Dinard, France — L’Ouzbek Djamolidine Abdoujaparov a réglé ses comptes en enlevant au sprint la troisième étape du Tour de France, conclue comme les deux précédentes par une franche bagarre entre spécialistes de l’emballage final.L’ancien maillot vert de l’édition 1991, âgé de 29 ans, s’est fait vengeance en soufflant la victoire à Dinard au Belge Wilfried Nelissen, qui l’avait précédé d’un cheveu la veille à Vannes et avait du coup endossé le maillot jaune.Au classement général, Nelissen conserve la première place à la veille du contre-la-montre par équipes d’aujourd’hui.Il précède de 25 secondes un autre sprinter, l’Italien Mario Cipollini, troisième à Dinard.Abdoujaparov est troisième à 28 secondes.L’Espagnol Miguel Indurain, prétendant à une troisième victoire consécutive, occupe une position d’attente idéale à la quatrième place, à 29 secondes du maillot jaune.La course s’est une nouvelle fois jouée dans le dernier kilomètre où les ténors du sprint ont mis le feu aux poudres.L’essentiel de l’étape, disputée sur un parcours vallonné de 189,5 km balayé de rafales de vent, a été animée par le Français Laurent Desbiens et le Belge Marc Sergeant.Les deux hommes prenaient le large quelque 40 km après le dé- part et profitaient de l’apathie d’un peloton sans doute soucieux de préserver ses forces dans la perspective de l’épreuve par équipes pour creuser rapidement l’écart.Le duo allait compter 13 minutes et 40 secondes d’avance sur le gros de la troupe peu avant l’ascension de la côte de Mur-de-Bretagne, au 80 km de course.Desbiens passait en tête, suivi de Sergeant.L’Italien Gianluca Bortolami, troisième, pointait à 9:37 du premier qui comptait 12 minutes d’avance sur le peloton.Celui-là était alors rappelé à ses devoirs par les gardes du corps d’Indurain, bien décidé à ne pas laisser les deux hommes de tête se jouer trop longtemps de leurs poursuivants.Desbiens constata alors que son camara- 4ème étape 81 km Contre ta montre I N A R D - AVRANCHES mercredi 7 juillet C.d'Armor llle et Vilaine Contre la montre par équipés AFP infographie - FredGaret de d’échappée, coéquipier du maillot jaune, rechignait à prendre les relais.«Au début, on roulait très bien tous les deux.Mais son directeur sportif est venu et tout a changé», a-t-il expliqué.Sergeant, qui avait connu une situation similaire l’année dernière, a confirmé cette version.«Mon directeur m’a dit d’arrêter, car nous étions trop proches au classement général, a déclaré le Belge.Ça faisait mal, mais on est des pros, pas des amateurs.Et ce soir, Wilfried a encore le maillot jaune».Desbiens n’a pas caché son amertume.«Je suis déçu, a-t-il dit.Je me suis donné à fond.J’ai fait comme si j’étais tout seul et je me suis concentré au maximum.Mais on aurait eu plus de chances d’aller au bout si Sergeant avait joué le jeu.» Ix- Français, à qui son directeur Cyrille Guimard conseilla par la suite de lever le pied, s’est consolé en endossant le maillot à pois de meilleur grimpeur.«Si je peux le garder deux ou trois jours, je serai content», a déclaré le Français, qui a avoué ne pas être un grimpeur.Son odyssée prenait fin à moins de 20 kilomètres de l’arrivée, quand les formations se mirent en ordre de bataille pour lancer leurs sprinters.Dans les 2(X) derniers mètres, Abdoujaparov portait l’estocade finale, devant Nelissen et Cipollini, le bourreau des coeurs vainqueur dimanche de la première étape.Régates internationales de Valleyfield Les kamikazes de la Formule un sur eau LÉANDRE DROLET PRESSÉ CANADIENNE Les kamikazes de la Formule un sur eau ont rendez-vous pour la 55e édition des Régates internationales de Valleyfield en fin de semaine.Après la présentation des championnats mondiaux, l’an dernier, la capitale mondiale des courses dTiydroplanes présentera les 9, 10 et 11 juillet les championnats canadien et américain de la catégorie Grand Prix.Dans cette dernière classe, les embarcations atteignent des vitesses de pointe de 230 km/h.L’événement mettra en jeu une bourse de 150 000 $, la plus importante en Amérique du Nord, pour les six classes d’embarcation.Pour la première fois de son histoire, l’association des Grand Prix, à l’instar de la Formule un en course automobile, a mis sur pied un championnat des conducteurs.Ix Québécois Claude Bergeron tentera à Valleyfield de conserver son premier rang, lui qui totalise 52 points, à égalité avec l’Américain Brian O’Connor.Un autre Québécois, Jean Théorêt, occupe la troisième place avec 44 points.Au classement général des constructeurs, l’embarcation Export ‘A’ de Robert Théorêt, oncle de Jean, domine outrageusement avec 1862 points, contre le Miss Chambly de Claude Bergeron (1385).Théorêt, qui a pris sa retraite en 1990, n’espère rien de moins que la victoire.«Si le moteur tient le coup, j’ai bon espoir de voir mon embarcation conduite par Jeff Richards l’emporter», a dit Théorêt, qui a été champion du monde à quatre reprises.Celui qui a accumulé le plus de victoires à la Baie Saint-François de Valleyfield vise rien de moins que le doublé.«L'an dernier, Jeff a gagné la course invitation, mais cette année nous voulons ajouter le titre du Grand Prix’, a-t-il indiqué, espérant ainsi mettre la main sur la coupe du Maire qui sera remis au pilote qui remportera les deux épreuves.Parmi les autres Québécois inscrits dans la classe Grand Prix notons Jean-Pierre Lessard, Guy Verdon, Claude Campeau et Réjean Blanchet.HIER LIGUE NATIONALE San Francisco 13, Montréal 5 Los Angeles 7, Philadelphie 5 New York 9, San Diego 7 Chicago 3, Cincinnati 2 Pittsburgh 10, Houston 3 Atlanta à Saint Louis Floride au Colorado LIGUE AMÉRICAINE Toronto 5, Chicago 1 Detroit 4, Minnesota 1 Texas 11, Milwaukee 1 Baltimore 8, Kansas City 0 New York à Seattle Cleveland à Oakland Boston en Californie LIGUE NATIONALE Lundi St.Louis 10 Houston 4 Cincinnati 6 Pittsburgh 4 SF10 Montréal 4 Philadelphie 9 LA 5 San Diego 12 New York 7 Atlanta 9 Floride 7 Chicago 10 Colorado 1 Aujourd'hui San Diego (Benes 8-6) à New York (Young 0-11) Cincinnati (Pugh 4-9) à Chicago (Hibbard 7-4) SF (Brummett 1-1) à Montréal (Barnes 2-4) Los Angeles (R.Martinez7-4) à Philadelphie (Mulholland 9-6) Pittsburgh (Wakefield 4-8) à Houston (Portugal 6-3) Atlanta (G.Maddux 7-7) à St.Louis (Magrane 7-7) Floride (Hammond 10-4) au Colorado (Shepherd 1-3) LIGUE AMÉRICAINE Lundi Texas 5 Milwaukee 4 Oakland 6-2 Cleveland 5-6 Chicago 4 Toronto 3 Minnesota 13 Detroit 3 Kansas City 7 Baltimore 1 New York 6 Seattle 3 Boston 4 Californie 3 (11 m) Aujourd'hui Detroit (Gullickson 4-4) au Minn.(Deshaies 9-5) Texas (Brown 6-6) à Milwaukee (Eldred 9-8) Cleveland (Mesa 7-5) à Oakland (B.Witt 8-5) New York (Wickman 8-2) à Seattle (Leary 6-3) Boston (Viola 5-7) en Californie (Sanderson 7-8) Chicago (Fernandez 9-4) à Toronto (Guzman 7-1) Baltimore (Mussina 9-4) à Kansas City (Pichardo 4-4) LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff.Philadelphie 55 29 .655 — Saint Louis 47 34 .580 6 1/2 Montréal 43 40 .518 111/2 Chicago 40 40 .500 13 Pittsburgh 39 44 .470 151/2 Floride 36 45 .444 171/2 New York 25 56 .309 281/2 Section Ouest San Francisco 56 28 .667 — Atlanta 48 35 .578 71/2 Los Angeles 43 38 .531 11 1/2 Houston 42 39 .519 121/2 Cincinnati 42 43 .494 141/2 San Diego 32 52 .381 24 Colorado 28 53 .346 261/2 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Did.Toronto 49 35 .583 — New York 47 36 .566 1 1/2 Detroit 45 38 .542 31/2 Baltimore 44 39 .530 41/2 Boston 42 39 .519 51/2 Cleveland 39 44 .470 91/2 Milwaukee 33 48 .407 141/2 Section Ouest Chicago 42 39 .519 — Kansas City 42 39 .519 — Texas 40 41 .494 2 Californie 38 42 .475 31/2 Seattle 39 44 .470 4 Oakland 36 42 .462 41/2 Minnesfta 35 45 .438 61/2 Galarraga Col LES MENEURS LIGUE NATIONALE P| AB P 64 255 39 CS 102 Moy.400 Merced Pit 76 241 47 88 365 KrukPhi 79 271 61 95 .351 Bonds SF 81 276 62 96- 348 McGee SF .72 262 26 89 .340 Jetleries StL 77 • 304 48 103 339 Grace Chi 77 293 44 97 331 Gilkey StL 62 251 49 82 327 Bagwell Hou 80 302 47 98 .325 RoThompson SF 72 277 50 90 325 Gwynn SD .70 280 32 91 .325 Points produits — Williams.San Francisco, 64; Bonds, San Frncisco, 62; Daulton, Philadelphie.62; Galarraga, Colorado.61 ; Grace, Chicago, 56; Justice, Atlanta, 54; Circuits — Bonds, San Francisco, 22; Williams, San Francisco, 21; Gant, Atlanta, 19; Justice.Atlanta.18; Bonilla, New York, 18; McGritt, San Diego, 18; Buts volés — Coleman.New York, 36; Lewis.San Francisco, 29; Carr, Floride, 28; Roberts, Cincinnati.24; DeShields, Montréal, 23; Davis, Los Angeles.23.Young, Colorado, 22; Jefteries, St.Louis, 22; Dykstra, Philadelphie, 22 Lanceurs (9 décisions) — Kile, Houston, 9-1, ,900, 1.99; Burkett, San Francisco, 13-2, .867, 3.14; Greene, Philadelphie, 10-2, .833,3 48; Retraits — Smoltz.Atlanta, 112; RI|o, Cincinnati, 106; Benes.San Diego, 99; Maddux.Atlanta, 97; Victoires protégées — LoSmith.St Louis, 29; Myers.Chicago.25, Beck, San Francisco, 24; Harvey, Floride, 24; Williams, Philadelphie, 23; Stanton, Atlanta, 22; LES MENEURS LIGUE AMÉRICAINE P| AB P CS Moy.Olerud Tor.81 283 54 113 .399 O'Neill NY.73 267 36 87 .326 Gonzalez Tex.69 262 52 85 .324 Lofton Cle.79 308 58 99 .321 Hamilton Mil.62 246 39 79 .321 Harper Min.73 260 27 83 .319 Whitaker Dot.65 210 45 67 .319 RHenderson Oak.70 244 56 77 .316 Phillips Det.79 295 54 93 .315 LES EXPOS AU BÂTON AB PC CS PP CC BV Moy 1B.Alou,Moïses 280 35 73 42 9 13 261 5 Berry.Sean 98 14 25 20 5 5 255 28 Bolick,Frank 162 23 41 24 4 0 253 15 Colbrunn.Grog 145 14 37 23 4 3 255 12.Cordera, Wiltrodo 279 38 66 25 5 9 237 4 DoShields.Delino 292 43 82 13 2 23 .281 24 Fletcher.Darrln .158 9 40 24 3 0 253 7.Frazier,Lou .104 19 34 8 1 13 327 9.Grissom.Marquis 307 48 88 48 10 16 .287 19, LakorJIm 84 3 16 7 0 2 190 3.Lansing,Mike 260 36 70 26 3 10 269 35.McIntosh,Tim.21 2 2 2 0 0 095 2.Spohr.TIm 46 5 7 5 1 1 152 25 Stairs,Matt 8 1 3 2 0 0 .375 23.VanderWal.John 117 17 30 19 3 4 .256 33.Walker,Larry 224 38 62 39 10 12 .277 AU MONTICULE G P VP ML PM BB R MPM 22.Aldrod,Scott .1 0 0 12.0 12 10 g 9 00 47.Barnes,Brian .2 4 3 701 37 34 36 4 74 46 Bottentleld.Kenl .2 5 0 79 0 36 32 31 4.10 13.Fassoro.Jetl.5 1 1 520 13 24 47 2.25 16 Gardiner,Mlke.1 3 0 34 1 20 17 21 5 25 34 Heredla.GII .1 2 0 181 14 3 11 6 88 44 Hill,Ken 6 2 0 99 2 29 40 45 262 38 Jones,Jimmy .4 1 0 392 28 9 21 636 32.Martinez,Dennis.9 5 0 17.2 43 33 67 3.29 43.Nabholz,Chris 4 5 0 61.1 38 41 45 558 50 R siey B I .0 0 0 30 2 2 2 600 27.Ro|as,Mel 4 6 6 48.2 20 20 23 3 70 Y z D1C
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