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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1993-07-15, Collections de BAnQ.

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y A 8 LE DE V 0 IR.I, E .1 E UDI I 5 .1 U I I.L E T I II il 3 ?LE DEVOIR ?ACTUALITES ST-EUSTACHE Un moyen de pression SUITE DE LA PAGE 1 réal une rencontre entre des représentants du centre hospitalier et du ministère de la Santé et des services sociaux.«Je crois que la décision des médecins a surpris le ministère, dit Michèle Pelletier, directrice des Services professionnels du Centre hospitalier de Saint-Eustache.Ds n’avaient pas compris jusqu’à maintenant la gravité de la situation et croyaient que la crise allait passer avec le mois de juillet.» Ainsi, quelques instants après l’annonce des 64 démissions, Mme Pelletier recevait un appel de Québec lui enjoignant de participer à une réunion dès le lendemain.Le sous-ministre, le président de la Régie régionale des Lau-rentides, de même que le directeur du Centre hospitalier de Saint-Eustache, M.Jean-Guy Nadeau, et des représentants des médecins seront conviés à cette rencontre qui devrait, selon Mme Pelletier, désamorcer cette bombe.«Ils se déplacent, c’est déjà bon signe.» Une porte-parole du ministère de la Santé et des services sociaux, Claire Rémillard, a de son côté déclaré que ces démissions massives étaient un moyen de pression comme un autre.«Ça n’a pas de conséquences immédiates.» Les médecins omnipraticiens et spécialistes de Saint-Eustache jugent quant à eux que la situation est devenue franchement intolérable, et qu’ils ne pouvaient plus continuer à pratiquer leur profession dans un hôpital qui se désertifie de jour en jour, faute de moyens pour y faire quoi que ce soit.Aucune intervention nécessitant les services d’un anesthésiste ne peut plus être pratiquée à Saint-Eustache.Les médecins ont déclaré qu’ils en avaient assez de voir leurs patientes enceintes aller accoucher ailleurs, au gré des disponibilités dans les hôpitaux de la région, des cancéreux attendre des délais intolérables avant d’être opérés.Ils rejettent toute solution temporaire, telle que proposée par Québec: tel anesthésiste les deux prochaines semaines, tel autre les deux autres, et ainsi de suite.On sait que le Québec connaît une pénurie d’anesthésistes sans précédent, et que d’autres centres hospitaliers, tels Sainte-Croix à Drummondville et Le Gardeur, connaissent aussi des difficultés.Pour solutionner la crise, les médecins omnipraticiens et spécialistes souhaitent bien sûr obtenir les services du jeune résident anesthésiste Anh-Taî Lê, qui a manifesté le désir de venir travailler à Saint-Eustàche.Malheureusement, ce dernier a signé un contrat avec Québec l’obligeant à aller travailler cinq ans au centre hospitalier de Rimouski, qui compte déjà sue anesthésistes.«Ix1 gouvernement ne veut pas créer de précédent en rompant ce contrat, dit le Dr André Bonneau, omnipraticien à Saint-Eustache, mais on sait qu’il y en a déjà eu.Nous connaissons le cas d’un chirurgien qui a pu rester à Québec, car sa femme y exerçait déjà comme périnataliste, et d’un psychiatre qui a pu pratiquer une semaine en région et trois semaines en périphérie, là où les besoins étaient criants.» Les médecins sont stressés, ils ne veulent pas vivre des situations extrêmes qui pourraient être fatales à un patient, faute d’anesthésistes.Le Dr Julie I^ilancette, chef du département de médecine générale, raconte l’histoire de ce petit garçon de trois ans venu à l’urgence en mai dernier pour une crise d’asthme.Il avait besoin d’oxygène, chose qu’un médecin peut lui donner.Mais soudain, on a dû l’intuber d’une manière que seul un anesthésiste connaît.«S’il n’avait pas été là, l’enfant serait mort.» Garder ouvert le Centre hospitalier de Saint-Eustache durant ce mois de juillet peut donc s’avérer carrément dangereux.Les médecins ont des appuis.Dix mille résidents de la région ont signé une pétition réclamant l’arrivée immédiate d’un anesthésiste.Les différentes associations médicales, sans appuyer officiellement la démission des médecins et spécialistes de Saint-Eustache, ont dit très bien comprendre leur geste.«Le premier rôle du médecin est de donner des services à son patient, dit le Dr Georges Boiteau, porte-parole de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.S’ils ne peuvent plus le faire, je comprends qu’ils décident de démissionner.» Le Dr Paul Landry, président de l’Association des hôpitaux du Québec, affirme que cela dénote un malaise très profond.«C’est un geste de désespoir qui a des conséquences très graves pour la population de cette région, ainsi privée de services hospitaliers.J’espère que des développements nouveaux vont permettre aux médecins de reconsidérer leur geste.» Il croit que le ministre Marc-Yvan Côté, totalement silencieux depuis le début de la crise, n’aura pas le choix cette fois de sortir de son mutisme.Le directeur-général de la Régie régionale des Lauren-tides, Jean-Pierre Perreault, s’attendait à un geste comme celui-là.Il croit que les médecins devront cependant assouplir leurs positions pour trouver une solution intermédiaire à la crise.«Il reste une vérité incontournable: le Québec connaîtra une grave pénurie d’anesthésistes durant les cinq prochaines années.» Il faudra donc, dit-il, faire preuve de beaucoup d’imagination.ir ai if mm , T PHOTO PAUL CAUCHON Le Centre Nouvel-Air Matawinie au lac à la Truite.Un vrai petit Club Med familial pour les gens du coin.On y trouve auberges, chalets, salles à manger et salons, activités pour les enfants avec service de gardiennage, SPA luxeux avec piscine, saunas, bain tourbillon, soins en tous genres, etc.Plus de la moitié de la clientèle vient d’Europe.CLUB Dur défi SUITE DE LA PAGE 1 Manawan, perdue dans le bois à près de 100 km et reliée par une route de gravier à Saint-Michel.Mais de quel développement parle-t-on?La présence européenne leur fait prendre conscience de l'extraordinaire potentiel de la région, presque miraculeusement préservée, et plusieurs personnes voudraient améliorer l’hébergement, l’accueil, la restauration.Sans défigurer ce qui justement attire les touristes-explorateurs, la nature sauvage.Dur défi.Pour le moment, le milieu veut obtenir du ministère de l’Énergie et des Ressources des terres publiques afin de les développer à des fins «récréo-touristiques».Marcel Champagne s’irrite d’avance de la réaction des fonctionnaires, «qui tuent encore plus avec leurs crayons qu’avec des armes», et il peut raconter pendant des heures les redevances qu’il faut payer aux différentes ZEC autour du lac Taureau si on veut en faire le tour, «l’impossibilité de développer les berges du lac Taureau qui appartiennent au gouvernement», le développement de la Pointe Fine à 14 kilomètres du grand lac, développement lancé par le ministère «sans consultation avec le milieu local», 220 lots créés pour l’habitation, la moitié des lots vendus ou loués, avec des résidents en colère parce que les lots sont trop loin des rives, trop éparpillés, parce que les chemins sont trop difficiles à entretenir, etc.Jacques Girardin, directeur de la Chambre de commerce, explique que le milieu local s’entend actuellement autour de trois pôles de développement.On veut d’abord construire l’été prochain un kiosque touristique à Saint-Zénon pour mieux mettre en valeur la région des Sept-Chutes, un ensenrble de sentiers et de points d’observation d’une grande qualité.Pour ce faire on a besoin de se voir rétrocéder des terres publiques.Ensuite on veut s’entendre à Saint-Michel pour dévelop- per certains aspects du grand lac Taureau, aspects qui demeurent flous pour le moment.Puis Manawan veut s’ouvrir.La réserve possède déjà un restaurant qui commence à développer des mets amérindiens; elle va former un club de moto-neige, et «il leur faut développer de l’hébergement» explique M.Girardin.Dans toute la région les projets surgissent.On a créé un camping municipal, l’année dernière un groupe d’actionnaires a ouvert un club de golf.Mais le moteur de l’actuel boom touristique se situe sur les berges du lac à la Truite: ouvert en 1989 sur le site d’un ancien camp des Frères de l’Instruction chrétienne, le Centre Nouvel-Air Matawinie est qualifié de mini Club Med familial par les gens du coin, avec auberges, chalets, salles à manger et salons, activités pour les enfants avec service de gardiennage, SPA luxeux avec piscine, saunas, bain tourbillon, soins en tous genres, etc.Plus de la moitié de la clientèle vient d’Europe, et Jacques Girardin ne cache pas qu’on pourrait construire des réseaux de tourisme à partir de ce centre.Christian Morissonneau, enseignant, géographe, historien, président du Conseil régional de la culture pendant huit ans, conseiller municipal à Saint-Zénon, explique que tout développement doit «absolument gager sur la nature sauvage.Je crois que les gens savent maintenant que c’est la nature sauvage qui est notre atout.On ne veut pas refaire les Laurentides.Et les conseils municipaux sont maintenant conscients qu’ils peuvent être des agents de développement, pas seulement des spectateurs».Argument définitif: grâce à un nouveau programme d’épandage biologique, on a beaucoup réduit l’année dernière le nombre de moustiques autour de Saint-Michel, et on tente de reprendre l’expérience l'année prochaine.Si les maringouins collaborent, il y a lieu de rêver.Ottawa injecte 3,15 millions dans le projet Méduse à Québec RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC Le député de Québec et nouveau Ministre des Finances du Canada, Gilles Loiselle, a confirmé hier, lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville de Québec, la contribution de 3,15 millions de dollars du gouvernement fédéral au projet Méduse, regroupement de onze organismes culturels et communautaires prévu dans la pointe de la côte d’Abraham, à Québec, renvoyant du coup la balle dans le camp du gouvernement provincial.Dans ce projet évalué à près de 10 millions de dollars, en gestation depuis 1989 et représentant une pièce majeure de la revitalisation du centre-ville de la capitale, la Ville de Québec et le Fédéral ont maintenant tous deux confirmés leur présence de manière ferme, laissant un point d’interrogation sur un montant de 2,5 millions de dollars provenant du ministère de la Culture, dossier qui est présentement entre les mains du Conseil du Trésor.Lors de la conférence de presse, le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, indiquait en effet que la ministre Liza Frulla lui avait récemment confirmé que le ministère de la Culture avait donné son aval au projet, maintenant soumis à l’examen du Conseil.Une décision est espérée d’ici la fin de l’été.L'annonce du ministre Loiselle, faite conjointement avec les autorités de la Ville de Québec et les dirigeants du regroupement Méduse, représentés par M.Gilles Ar-teau, visait ostensiblement à mettre une pression supplémentaire sur les épaules des autorités provinciales dans ce projet «à la veille de se réaliser» depuis plus d’un an.Cette intention semble confirmée par le fait que la décision du fédéral était prise depuis mars et surtout, par la possibilité que les travaux soient entrepris sans nécessairement attendre la décision du provincial.«On ne va tout de même pas leur dire qu’on va se débrouiller sans eux.» lançait même à la blague M.L’Allier.Le maire de Québec soulignait d’ailleurs que l’état des immeubles ayant à être rénovés pour la création du centre Méduse commandait fortement que les travaux débutent avant l’hiver prochain, et que l’injection de plus de 6 millions de dollars permettait de mettre en marche le chantier.Pour sa part, M.Gilles Art eau annonçait que le regroupement Méduse donnerait en septembre une présentation détaillée des budgets alloués au travaux, et s’engageait à fournir de fréquents raoports d’étape sur l’évolution du projet.Selon lui, on pourrait estimer de manière «optimiste» que le chantier pourrait être ouvert en octobre et que l’entrée des divers organismes aurait alors lieu à l’automne 1994.Six prévenus profitent de rénovations pour s’évader de Bordeaux MARTINE TU RENNE LE DEVOIR Six prévenus du Centre de détention de Montréal, ex-Bor-deaux, se sont évadés hier après-midi en se joignant à une équipe d’ouvriers qui rénovait une aile de la prison.Les six prévenus ont profité de la fin de la récréation, vers 15h30, pour briser une clôture et se faufiler à travers une brèche.Ils se sont joint par la suite à des ouvriers qui venaient tout juste de terminer leur journée de travail dans l'aile est du centre de détention, en rénovation cet été.Prévenus et travailleurs sont sortis à pied de la prison.C’est la deuxième évasion de ce genre en autant de jours à Bordeaux.Hier, un détenu a aussi profité de la présence d’ouvriers pour prendre la clé des champs.Les prévenus, qui sont en attente de procès, ne sont pas considérés comme dangereux.Les policiers de la CUM ont fouillé les environs de la prison durant une heure hier après-midi, mais sans résultat.C’est la Sûreté du Québec qui mène l’enquête.INDICE Reprise de Vembauche SUITE DE LA PAGE 1 tion sort du marasme.Les mises en chantier et la vente de maisons sont en hausse au Canada.C’est la première hausse de l’indice du logement depuis novembre 1992.Le marché de l’emploi est également relativement actif.Le rapport de l’agence fédérale note que l'indice de l’emploi aux personnes et aux entreprises a augmenté de 0,2 pour cent.Selon l’économiste de Statistique Canada, pas moins de 99 000 emplois ont été créés au pays en juin.De ce nombre, 51 000 étaient des emplois à temps plein.On souligne également que le nombre hebdomadaire d’heures supplémentaires de travail a augmenté de 0,5 pour cent, passant de 38,6 heures en mai à 38,8 heures en juin.Les consommateurs semblent retrouver un brin de confiance en l’économie et recommencent à acheter des biens durables dont les ventes ont atteint 3,6 milliards$ le mois dernier, un bond de 0,3 pour cent par rapport à mai dernier.Les ventes de maisons ont provoqué une augmentation substantielle des ventes de meubles et d’articles ménagers qui totalisaient 1,08 milliards en juin, soit 0,6 pour cent de plus que le mois précédent.«La demande des ménages s’améliore de façon générale, conclut Statistique Canada, les ventes de biens durables, qui s’étaient relâchées au cours de l’hiver, se hissent à 0,3 pour cent.» Le seul des dix secteurs de l’économie qui n’ait pas subi une hausse est celui des livraisons des stocks.Les inventaires des entreprises restent élevés: il faudrait actuellement 14,5 mois pour les liquider.C’est la première fois depuis janvier dernier que les livraisons de produits finis cessent de progresser.L’agence fédérale note toutefois que les exportations continuent de bien se porter.Clyde Wells ne voit pas de solution rapide à la crise des pêches St-Jean, T.-N.(PC) — Le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, ne croit pas que la Conférence des Nations unies sur la pêche en haute mer trouvera une solution rapide au problème de la destruction des stocks de poissons, une ressource cruciale pour sa province.Déplorant la lenteur et la lourdeur des pourparlers de la conférence sur la surpêche, M.Wells a dit ne pas s’attendre à ce qu’ils donnent des résultats à temps pour protéger les espèces menacées.«Je ne voudrais pas induire les gens de cette province en erreur en leur faisant croire que l’ONU est tout près de trouver une solution», a dit le premier ministre à son retour de la Conférence des Nations unies sur la pêche en haute mer.La conférence, d’une durée de trois semaines, qui a débuté lundi à New York, est censée élaborer de nouvelles règles sur la pêche en eaux internationales, règles qui seraient ensuite révisées par l’Assemblée générale.Pour Terre-Neuve, l’enjeu est énorme.Plusieurs ont attribué à la pêche excessive de bateaux étrangers la destruction des réserves de poissons de fond, comme la morue.Des fonctionnaires fédéraux du ministère des Pêches ont kiissé entendre qu’entre 1986 et 1992, les bateaux de pêche étrangers auraient [iris 16 fois les quotas de poissons de fond établis par l’Organisation des pèches de l'Atlantique du Nord-Ouest, qui fixe les quotas recommandés de pêche.Aujourd’hui, plus de 20 000 Terre-neuviens dépendent de l’assistance fédérale pour vivre depuis l’imposition par Ottawa d’un moratoire de deux ;uis sur la pêche aux poissons de fond, comme la morue, auparavant extrê- mement abondante.On craint maintenant que les stocks de poisson ne se rétablissent pas avant au moins la fin de la décennie, ce qui repousserait d'autant la levée du moratoire.M.Wells, qui a rencontré des leaders de plusieurs pays réunis pour la conférence, a dit garder espoir, tout en admettant que ses réserves d’optimisme tirent à leur fin.Il a ajouté qu’il pourrait retourner à New York pour «maintenir la pression» en faveur de la conclusion d’un traité global sur la • conservation du poisson, assorti de mesures de contrôle plus sévères, pour enrayer la surpèche étrangère et protéger les réserves de poissons des océans de la planète.Alors que le gouvernement fédéral privilégie la voie diplomatique pour parvenir à une telle entente, M.Wells a répété qu’en cas d’échec des pourparlers, Ottawa devrait prendre le contrôle des stocks de poisson, non dans l’intérêt du Canada, mais de l’humanité, parce qu’ils sont menacés d’extinction.Pendant ce temps à New York, Greenpeace a accusé les navires de pêche européens de tuer des baleines par l’emploi de filets dérivants illégaux, en Méditerranée.LE DEVOIR ?RENSEIGNEMENTS (514) 985-3333 ADMINISTRATION (514) 985-3333 AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985-3344 PUBLICITÉ (514)985-3399 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363-0305 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 LE DEVOIR cal publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social esl situé au numéro 2050 de Hleury.9e étage.Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor InSalle, 7743 de Bourdeau, division de imprimeries Québécor Inc.IH2 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 bout.Lebcau.St Uurent.Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399. J B ()I.E I) K V 1) I H , 1.K .1 E II 1) I 1 D .1 U I L L E T I !) !» 3 -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS Bilan de mi-saison des Expos SOCCER Décevants, mais quand même dans la course v Felipe Alou n’a pas encore lancé l’éponge.A huit matchs et demi du 1er rang, tous les espoirs sont permis.MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE \ A la pause du match des étoiles l’an dernier, les Expos présentaient un dossier fort respectable de 44 victoires contre autant de défaites.Ils se retrouvaient à cinq matches des Pirates de Pittsburgh et du premier rang de la section est.Ils ont bataillé jusqu’à la fin et ils ont finalement été la seule équipe de la section est qui ait fait la lutte aux Pirates.Depuis quelques semaines, on réclame, à grands cris, un échange qui devrait être la seule façon de «sauver» la saison des Expos.Jusqu’à présent, le directeur général Dan Duquette n’a pas encore bougé.Certains craignent même que sa seule décision importante sera de se départir de Dennis Martinez avant qu’il ne devienne joueur autonome.Duquette sait fort bien lui aussi qu’un lanceur de premier plan et un bon joueur de premier but pourraient grandement aider la cause de son équipe.Mais il faut bien admettre que Felipe Alou s’en est drôlement bien tiré avec le personnel qu’on lui a fourni.Son équipe se retrouve avec une meilleure fiche que l’an dernier, soit 48 victoires et 40 défaites, et les Phillies de Philadelphie, comme pour encourager toutes les autres équipes de la section, ont commencé à montrer des premiers signes de défaillance au cours des dernières semaines.Il n'y a pas si longtemps, les Expos se retrouvaient à 13 matches de la tête et on disait qu’il était trop tard.Mais maintenant qu’ils sont à huit matches et demi du premier rang avec une demi-saison encore à compléter, tous les espoirs sont permis.Felipe Alou n’a pas lancé l’éponge.Non pas qu’il est un étemel optimiste et qu’il a une confiance aveugle en son personnel, mais il est fin observateur.«D’abord, je dois dire que je n’aime pas faire ce genre d’analyse, a dit Alou.Pour moi, la saison ne se divise pas en deux ou en trois, mais c’est une continuité.Le match des étoiles ne représente qu’une courte période de repos pour nous permettre de prendre notre souffle.» Alou voit des signes encourageants dans le tenue de son équipe, qui a remporté la victoire à ses cinq derniers matches.«Je vois Darrin Fletcher s’affirmer derrière le marbre et prendre charge des lanceurs, a dit Alou.Il ne l’avait pas fait auparavant.Le fait que nous aurons trois lanceurs gauchers dans la rotation l’aidera également pour ce qui est de relayer au deuxième coussin.Notre situation au troisième coussin s’est améliorée.Sean Beiry est un vieux professionnel qui a beaucoup d'expérience et il sait comment se conduire.C’est un gars tranquille qui a une bonne influence.«Au premier coussin, Greg Col-brunn et Frank Bolick doivent encore s’améliorer.Si j’ai un seul regret, c’est peut-être de n’avoir pas fait jouer Lou Frazier au premier but.» Avec une moyenne globale de .255, l’attaque des Expos n’a certes pas fait fureur, mais on attendait beaucoup plus du personnel de lanceurs.Martinez a connu un lent début.Mais il a mérité la victoire à ses huit dernières décisions et Kenny Hill, possiblement le meilleur lanceur du club, semble complètement remis d’une blessure à l’aine.Chris Nabholz, la plus grande déception chez les Expos, montre lui aussi des signes encourageants.Il a lancé huit manches et plus à ses trois derniers départs et a finalement porté sa fiche à 5-5.Alou a décidé de transformer Jeff Fassero en partant et l’expérience devrait se poursuivre au cours des prochaines semaines.«Nous avons été capables de sur- vivre malgé la tenue de nos lanceurs en première moitié, a dit Alou.Je m’attends à plus de régularité.Hill a représenté une grosse perte au cours des derniers semaines.Nabholz a dû faire un séjour dans les ligues mineures avant de se retrouver.Et Mel Rojas semble lancer mieux présentement qu’il ne l'a fait depuis le début.«Je crois que nous sommes mieux nantis au point de vue lanceurs présentement que lors du début de saison.» Si les Expos veulent remonter la pente, c’est un gars comme Larry Walker qui devra se lever et redevenir le grand leader.C’est vrai qu’il est peut-être mal protégé à la plaque quand on pense que ce sont les Bolick, Fletcher et John VanderWal qui ont eu la tâche de frapper au cinquième rang.Mais Walker ne présente qu’une moyenne de .266.Il n’a que 12 circuits et 41 points produits.C’est bien en deçà de ce qu’on attendait de lui.Un Cliff Floyd pour le seconder lui ferait peut-être grand bien.Le grand frappeur gaucher sera avec les Expos d’ici peu de toute façon.-?- Les Expos ont entrepris hier leur plus long voyage de la saison, périple qui comprend des arrêts de quatre jours à Los Angeles et San Diego et de trois jours à San Francisco et Pittsburgh.Le voyage pourrait être déterminant de bien des façons.Certains prétendent qu’il y aura de nouvelles figures au sein de la formation au retour de l’équipe à Montréal à la fin juillet.D’autres disent qu’il s’agit certes du dernier voyage de Dennis Martinez avec la formation montréalaise.-?- Martinez sera le partant des Expos ce soir à Los Angeles.Martinez, qui a porté sa fiche à 10-5, a mérité la victoire à ses huit dernières décisions.Dimanche il s’est même permis un sauvetage dans une victoire de 5-4 des Expos contre les Padres de San Diego.Martinez devrait être suivi au monticule par le jeune gaucher Kirk Rueter, qui a remporté la victoire à son premier départ dans les ligues majeures, Ken Hill, de retour d'un court séjour d’Ottawa, et Chris Nabholz.Le gaucher Jeff Fassero devrait compléter la rotation des partants.«Nous avons été capables de survivre malgré la tenue de nos lanceurs en première moitié.» «La situation aux 1er et 3e buts s’est améliorée.J’aurais aimé ¦ utiliser Frazier plus souvent.» CYCLISME BASEBALL Coup de grâce d’Indurain Menace de conflit ma PHOTO AFP Ix> Suisse Rominger et l’Espagnol Indurain ne manquaient pas d’encouragements.Serre-Chevalier, France (Reuter) — Miguel Indurain a porté le coup de grâce du Tour de France 1993 en massacrant un a un tous ses rivaux, à l’exception de Tony Rominger, hier sur les pentes du Gabbier.Le champion basque a imprimé au peloton un rythme insoutenable lors de la première étape de montagne disputée sur 204 km entre Villard-
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