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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-07-16, Collections de BAnQ.

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figül PHOTO PAUL CAUCHON ll_«*S, X» • iiSfe*?BraK ¦ -«Mr *safc?POUCE \fBHSSs -4 GP PW-Jfc.vrni -I PERSPECTIVES La vraie crise Ate références officielles n'ont souvent rien à voir avec la réalité; le discours est quelque part mais la vie est ailleurs Josée Boileau on malaise commençe quand je bute sur une petite case: «Etes-vous mariée?célibataire?Cochez s.v.p.» Mon hésitation chaque fois est profonde, et se re-• nouvelle au fil des questionnaires ou déclarations que chacun peut remplir dans une année.Légalement, je ne suis la digne épouse de personne.Concrètement, je vis depuis dix ans avec le même homme et nous avons deux enfants.Si je me vois mariée, je mens effrontément, mais si je me pose en célibataire aguerrie, je constate que je suis loin d’en avoir le mode de vie! On pourrait me classer dans la catégorie des hors-normes, mais ce n’est même pas le cas.Au Québec, selon les données du recensement de 1991, nous sommes 306 905 couples comme le mien, soit 19% de l’ensemble des couples québécois.Mieux encore, le Québec rassemble à lui seul près de la moitié — 42,3% — de tous les couples «accotés» du Canada tout entier.Cela commence drôlement à ressembler à un phénomène bien ancré dans la société.Mon malaise s’accentue à la lecture d'articles de presse ou de dossiers à saveur économique qui entendent m’expliquer en quoi l’inflation ou l’impôt auront un impact sur mon portefeuille.Maintes fois on s’en tiendra à un exemple type: la famille de quatre personnes dont seul le papa travaille.C’est la référence de base, celle de laquelle tous les calculs doivent découler.Pourtant cette fréquente référence de l’homme comme unique pourvoyeur ne représentait en 1990 que 19,4% des familles biparentales canadiennes.Celles qui répondent au deuxième critère, avoir en plus «deux» enfants, sont encore moins nombreuses.En fait aujourd’hui, dans 61,6% des couples avec enfants, quand papa travaille, maman le fait aussi.C’est pourquoi mon malaise se transforme en agacement quand on entreprend de m’expliquer les drames et malheurs de nos jeunes adolescents.Au printemps dernier, lors de deux émissions de télévision qui y étaient consacrées, une observation chaque fois revenait.L’un des grands drames de la jeunesse, c’est que plus personne — sous-entendu «maman» — n’est là pour accueillir l’enfant à la maison quand l’école est finie.Nulle part toutefois ne s’attardait-on sur cette aberration d’une école qui se termine à 15h30 alors que de nos jours, 69% des mères qui ont un enfant d’âge scolaire travaillent.La vie telle que racontée est du coup terriblement décalée de la réalité.Ce sentiment de décalage s’accentue lorsqu’il est directement question du marché du travail, de l’heure de pointe, du «9 à 5», et de toute l’organisation de la société qui en découle.Même en excluant les chômeurs, assistés sociaux et autres sans-emploi — qui, comme les gouvernements ne cessent de nous le démontrer, coûtent bien cher mais ne comptent pas —, les chiffres nous démontrent malgré tout que trois travailleurs canadiens sur dix ne font pas une journée de travail «normale», de celle qui débute le matin et se termine l’après-midi.Ce phénomène semble pourtant parfaitement tabou.C’est un miracle que de trouver une garderie (déjà bien peu nombreuses et curieusement toujours considérées comme un privilège plutôt qu’un service de base) qui ferme ses portes «aussi tard» que 18h.Normalement le couperet tombe à 17h30.L’achalandage des principaux circuits d’autobus a pour sa part bien peu à voir avec la fameuse heure de pointe.A 19h30 un soir de semaine, mon autobus du centre-ville montréalais est aussi bondé que si j’avais fini deux heures plus tôt.Même le dimanche, plus moyen de s’asseoir.On est «cordés serré» du départ à l’arrivée.L’horaire le dit: c’est jour de congé.Tant pis s’ils sont malgré tout des milliers à travailler.Quant au terme même d’emploi, le stable, le permanent, pas nécessairement syndiqué mais qui amène ses vacances payées l’été, voilà une autre définition qui devrait être revue.Dans la vraie vie, bien des jeunes n’ont pas «d’emploi», et pourtant ils travaillent: à contrat, en remplacement, à la pige, à leur compte.A nouveau hors-nonnes et pourtant fort nombreux.Ce sont là des constatations quotidiennes, cocasses ou agaçantes.Le troublant c’est quand la réflexion s’en mêle.On ne savait pas quoi penser, il y a dix ans, du virage technologique, de l’informatique qui envahissaient nos vies.Ou plutôt on s’en inquiétait fort en prédisant — j’en étais — les pires malheurs.Pendant ce temps, pendant que la réflexion stagnait, le virage se prenait.Dix ans plus tard, la déshumanisation appréhendée n’a pas eu lieu.Aujourd’hui, on ne sait toujours pas quoi faire des nouvelles technologies de reproduction.La réflexion n’arrive pas à suivre le rythme de ces femmes qui y font appel chaque année, souvent flouées, parfois heureuses, mais qui y vont tout de même.U pensée ne suit plus l’économie, plus la politique, plus la science, plus la société.Notre discours est arrêté, la vie est rendue ailleurs.C’est peut-être là la vraie crise — l’institutionnelle, la politique, celle des idées —dont on se plaît tant aujourd’hui à parler.L’organisation de la société est trop souvent en décalage avec la réalité du travail 1 N 1) K X Les Actualités .A2 L'été à Québec .B6 Agenda culturel .B7 Idées .A7 Annonces ekissées Al Le Monde ,.B3 Avis publics B2 Montréal Culture B7 Mots croisés.A4 .A4 Éditorial A(i Les Sports .B4 PLAISIRS La France, paradis du randonneur PAGE B 1 MONTRÉAL La Ville veut aller chercher 6°o PAGE A 3 À VOIR Les policiers font la trêve Ils retournent sur les routes en échange d’une promesse du gouvernement de négocier Charles Trenet fait un beau au Canada PAGE B 8 DANNY VEAR LE DEVOIR Attention, bonnes gens de la construction, les policiers municipaux et ceux de la Sûreté du Québec ont recommencé hier à émettre des contraventions.A l’approche des vacances annuelles des travailleurs de la construction, les policiers de la SQ ont accepté de reprendre la surveillance des routes à compter de 15h, hier, et de mettre un terme aux moyens de pression utilisés depuis le 11 juin dernier pour contester la loi 102 qui gèle leurs salaires pendant deux ans.De son côté, la Fédération des policiers du Québec, qui représente les policiers des corps de police municipaux sauf ceux de la Communauté urbaine de Montréal, a annoncé que ses membres recommenceraient à émettre des contraventions au moins pour la durée des vacances de la construction.«On ne voudrait pas que pendant les grandes vacances il y ait un accident à Saint-Bruno et qu’on dise que c’est la faute de la police», a dit Jean-Guy Roch, président de la Fédération des policiers du Québec.Toutefois, les policiers municipaux ne cesseront pas tous leurs moyens de pression.En fait, ils seront maintenant plus sévères envers les automobilistes dans certaines municipalités où ils appliqueront le Code de la route au pied de la lettre, a dit M.Roch.Dans ses négociations avec les em- ployés de l’État, Québec semble adopter une position plus souple à l’endroit des policiers de la SQ.En échange de l’abandon des moyens de pression de ses policiers, Québec leur a promis de retourner à la table de négociations et de ne plus exiger qu’ils soient automatiquement soumis à la loi 102 et au gel de leurs salaires.«On consent une trêve.On va négocier.Puis on verra», a dit Jocelyn Turcotte, président de l’Association des policiers provinciaux du Québec.Le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan n’a pas pas voulu commenter hier la reprise des négociations et ce VOIR PAGE A 8 : TRÊVE photojacquesnadf.au Pendant que les chantiers de construction s’apprêtent à fermer pour les deux prochaines semaines, les policiers, tant provinciaux que municipaux, acceptaient de faire une trêve dans leurs moyens de pression contre la loi 102.Ils ont donc repris hier la surveillance des routes, émettent des contraventions, tandis que les autorités gouvernementales acceptent de négocier avec eux sur les questions salariales.Le tabac, entre le folklore et la contrebande Près de Joliette, les derniers producteurs luttent pour leur survie Météo Ciel variable Max.: 22 Détails en B4 PAUL CAUCHON LE DEVOIR Ils étaient 143 il y a dix ans, ils sont 78 aujourd’hui.Parmi les producteurs encore en vie, le tiers frôle la faillite.Les autres se sont dotés de systèmes d’alarme sophistiqués, de chiens de garde.Certains se sont armés.Plusieurs ont reçu des menaces.De mystérieuses voix au téléphone: «Tu as du tabac, tu vas nous en vendre, sinon.» Entre Notre-Dame-de-Lourdes et Saint-Félix-de-Valois, à quelques kilomètres de Joliette, l’air est pourtant paisible sous le chaud soleil de juillet.Les belles pousses vertes ont fière allure, légèrement agitées par une petite brise.Pour ces petites pousses, depuis deux ans des gens en ont assassiné d’autres à travers le Québec.Et les touristes viennent maintenant visiter la ferme de Germain Ducharme en respirant à bon compte un air interdit.M.Ducharme brandit la vieille photo de Maurice Duplessis et d’Antonio Barrette en train d’inaugurer, l’air réjoui, de nouvelles installations de production de cigarettes, se félicitant des «relations étroites qu’entretiennent l’entreprise et les producteurs de tabac sous les bons auspices du gouvernement».Peut-on imaginer Robert Bourassa ou Kim Campbell poser le même geste demain à la une du journal?«La même personne qui nous offrait des prêts agricoles veut nous enlever l’argent de l’autre main», lance Germain Ducharme, excédé de l’hypocrisie des gouvernements et de la taxation du tabac.Naguère source de fierté pour la région de Joliette, la culture du tabac est devenue une curiosité presque folklorique, prise dans le double étau de la contrebande et des virulentes campagnes anti-tabac.Président de l’Office des producteurs de tabac jaune du Québec, Germain Ducharme lutte pour conserver sa fierté.Autour de Joliette, où l’on trouve une terre sablonneuse idéale pour ce type de culture, on cultive le tabac depuis 1934.Des agronomes avaient alors convaincu le gouvernement québécois de lancer cette culture, populaire en Ontario depuis le début du siècle.Dans les années 80, on comptait encore sur une aide fédérale pour aider les producteurs.VOIR PAGE A 8 : TABAC Germain Ducharme, l'un des derniers producteurs de tabac de la région de Joliette.Tout est prêt pour la privatisation de Sidbec ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie, Gérald Tremblay.est prêt à recommander au conseil des ministres la privatisation de Sidbec-Dosco, un transaction à laquelle participe le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) et un partenaire non identifié.C’est ce qu'il a déclaré, hier, au cours d’un entretien accordé au DEVOIR.«On parle de jours.On ne peut pas être plus près d’un règlement.Nous n’attendons que l’offre signée», a-t-il précisé.Cette privatisation coûtera de l'argent au gouvernement, a admis le ministre.Québec devra assumer certains frais de restructuration, notamment les coûts reliés aux mises à pied que voudront faire les nouveaux propriétaires.M.Tremblay n’a pas voulu confirmer si le coût de cette privatisation atteindra les 30 millions$, comme le veulent certaines informations obtenues par LE DEVOIR.En outre, la vente de Sidbec-Dosco au secteur privé nécessitera des concessions supplémentaires de la part des employés de l’aciérie.«Pourquoi le gouvernement seul continuerait-il à injecter de l'argent dans Sidbec-Dosco?Les employés auront un choix à faire; le gouvernement est rendu à la limite du raisonnable», a fait valoir M.Tremblay.VOIR PAGE A 8 : SIDBEC Mila renvoie son chèque et reprend ses meubles Ottawa (PC) — Disant regretter que son geste ait été «mal interprété», Mme Mila Mulroney a retourné à la Commission de la capitale nationale (CCN), hier, le chèque de 150 000$ qu'elle avait reçu pour la vente de ses meubles à 24 Sussex Drive et au lac Harrington.«J’ai donné instruction à mon comptable de retourner immédiatement votre chèque, résiliant ainsi l’entente entre nous», a-t-elle écrit au président de la CCN.«J’avais accepté votre offre d’acheter mes biens en croyant sincèrement qu’une telle initiative profiterait aux contribuables canadiens et allégerait le fardeau des futurs premiers ministres, a-t-elle expliqué.«Je regrette que ce geste ait été mal interprété.«Après une décennie au service du public, que j’ai accomplie avec fierté et plaisir et au cours de laquelle je n’ai reçu ni ne me suis attendue de recevoir quelque rémunération que ce soit pour aucune de mes activités, je suis évidemment déçue par la suggestion -même de certaines sources partisanes- que j’aurais pu chercher à tirer profit de cette transaction.«Votre offre se situait de façon appréciable au-dessous de la valeur estimée de façon indépendante et du coût de remplacement de ces articles que j’ai achetés au cours des années pour assurer que les deux résidences officielles soient à la hauteur des standards d'un pays comme le Canada.» Deux firmes indépendantes, qui n’ont pas été identifiées, avaient évalué les meubles dans un cas à 185 343$ et dans l’autre à 227 961$.La CCN a donc répété qu'elle croyait toujours que «cet achat était une bonne affaire, qui aurait fait économiser de l’argent aux contribuables», puisqu’il faudra maintenant remplacer les meubles.Cette affaire avait soulevé la controverse.Le député libéral Don Boudria avait fait signer une pétition pour que le gouvernement recouvre son argent.Le député libéral Eugène Bellemare avait demandé au Vérificateur général d’examiner cette transaction.Même le ministre du Revenu, Garth Turner, avait dit de l’affaire quelle était devenue le symbole pour plusieurs Canadiens que quelque chose de louche se passait à Ottawa._ A 2 I.E I) E V 0 I H E V E N I) K E I) I Il I L L E T 1 !) !) 3 LES J .S Dossier de l'hôpital Saint-Eustache Québec bouge et part à la recherche d'un anesthésiste MARTINE TURENNE LE DEVOIR Québec a décidé d’agir dans le dossier de l’hôpital Saint-Eustache: le ministère de la Santé et des services sociaux a mandaté un émissaire afin de trouver, d’ici le 30 août, un anesthésiste à temps plein au Centre hospitalier Saint-Eustache.C’est le chef anesthésiste de l’hôpital Sacré-Coeur qui" sera responsable de cette tâche.On sait que Saint-Eustache n’a plus d’anesthésistes depuis 15 jours et qu’il y est par conséquent impossible d’y pratiquer quelque opération que ce soit.Afin de protester contre cette situation jugée intolérable, les médecins omnipraticiens et spécialistes du Centre hospitalier ont remis massivement leur démission hier.Ce geste a secoué Québec, qui a réuni d’urgence ce matin le sous-mi-nistre à la santé, le directeur-général du Centre hospitalier, Jean-Guy Nadeau, la directrice des services profes- sionnels de l’établissement, Michèle Pelletier, des représentants des médecins et le président de la Régie régionale des Laurentides, Jean-Pierre Perreault.«Cela a permis de clarifier la situation, a souligné le Dr Michèle Pelletier, au sortir de la réunion.Nous avons pu partager nos inquiétudes.» Le Dr Jacqueline Piché, gynécologue-.obstétricienne à Saint-Eustache, était parmi les médecins présents à la rencontre.«Disons que c’est un pas dans la bonne direction, dit-elle.C’était la première fois que les gens du ministère nous écoutaient et on les a sensibilisés à nos problèmes.» Le hic, croit-elle, c’est qu’aucune solution concrète n’a réellement émergée de la rencontre.«Je ne suis pas convaincue que l’émissaire nommé par Québec va trouver une solution alors que tout le monde a échoué jusqu’à maintenant.Il n’a certainement pas un anesthésiste dans sa poche.» On sait que le Québec connaît une pé- nurie sans précédent d’anesthésistes, et que cette situation devrait persister au moins cinq ans.Le ministère se donne jusqu’au 31 août pour trouver un anesthésiste permanent à Saint-Eustache.Un délai que les médecins jugent beaucoup trop long.«Notre démission deviendra effective le 14 septembre, dit le Dr Piché.Il faut donc commencer à faire des démarches dès maintenant pour se trouver un nouveau poste.On ne peut pas attendre jusqu’à la fin août.» Elle ajoute que l’hôpital n’a pas les moyens de perdre des spécialistes, déjà courtisés par d’autres centres hospitaliers.Par ailleurs, la situation à Saint-Eustache pour le mois d’août n’est pas encore tout à fait claire.Des anesthésistes itinérants doivent assurer des heures de garde, mais certaines journées n’ont toujours pas été comblées.Une situation qui exaspère les médecins, qui estiment que cela les ramène à une situation similaire à celle qu’ils vivent présentement «Pour nous cette attente est intolérable, dit le Dr Piché.Et nous ne saurons pas avant la semaine prochaine ce que nous devons dire à nos patients qui ont des rendez-vous au mois d’août» Le cas d’Anh-Taî Lê, ce résident en anesthésie qui aurait souhaiter se joindre à l’équipe de Saint-Eustache, a aussi été abordé au cours de la rencontre d’hier.On sait que le jeune Lê a signé un contrat avec Québec l’obligeant à aller travailler cinq ans en région éloignée, en l’occurence au Centre hospitalier de Rimouski, là où une équipe bien fournie d’anesthésistes est déjà en place.Mais le ministère de la Santé et des services sociaux a aujourd’hui rejeté toute concession dans ce dossier.Anh-Taî Lê devra respecter son contrat.«Ç’au-rait été une solution simple et efficace, souligne le Dr Piché, mais Québec dit ne pas vouloir créer de précédent» Joint hier à sa résidence en Estrie, Anh-Taî Lê s’est dit accablé par cette nouvelle.«Je ne sais pas pourquoi on s’acharne sur moi», dit-il, soulignant qu’il y avait déjà eu des cas où le ministère rappelait des résidents en région éloignée lorsque les besoins se faisaient sentir ailleurs.Anh-Taî Lê refuse de se rendre à Rimouski puisque sa conjointe, France Géünas, ne pourra y pratiquer sa spécialité d’urgentologue.Une solution serait peut-être en vue: le Centre hospitalier Saint-François d’Assise, à Lasarre, l’a contacté nier pour lui annoncer qu’un poste pour sa conjointe et lui-même était disponible.Anh-Taî Lê se donne quelques jours de réflexion.Il a aussi reçu une offre d’un hôpital de Moncton et il est fort possible, a-t-il dit hier, qu’il aille travailler là-bas.Le président de la Régie régionale des Laurentides, Jean-Pierre Perreault, croit de son côté que Québec choisira une solution «honorable» pour se sortir de cet imbroglio: rapatrier un anesthésiste qui aurait déjà compléter trois ans ou plus dans une région éloignée.La tragédie de Djedda L'écrasement est dû à un pneu mou et à la négligence du personnel Ottawa (PC) — L’avion de National qui s’est écrasé en Arabie Saoudite en juillet 1991 n’était pas apte à voler.Dix minutes après son décollage de l’aéroport de Djedda, le DC-8 tombait.Il n’y eut aucun survivant: les quatorze membres de l’équipage et 247 passagers périrent sur le coup.L’enquête menée par une équipe multinationale d’experts conclut que l’appareil avait été mal entretenu et que, lors du décollage, son pilote n’a pu en repérer les défectuosités faute des indicateurs requis.Les enquêteurs soulignent en gras que certains membres du personnel du transporteur québécois, en faillite depuis quelques mois, ont fait preuve de négligepce.L’enquête a été menée sous l’égide de l’Arabie Saoudite en .collaboration avec des experts des Etats-Unis, du Canada et les àutorités du Nigé-ria où l’appareil avait été affrété.' Leur rapport a été rendu public hier au nom des autorités saoudiennes par le Bureau de la sécurité des transports du Canada.Il précise qu’au moins deux des pneus du DC-8 de Nationair n’étaient pas suffisamment gonflés lors de son décollage de l’aéroport de Djedda.«D’autres pneus pourraient aussi ne pas avoir la pression minimum», précise encore le document.Ce fait était connu par certains membres de l’équipe d’entretien mais, souligne le rapport d’enquête, ils n’avaient pas la compétence pour mesurer les risques que cela posait.«Le personnel de l’entretien, préci-se-t-on, n’était pas qualifié ou autorisé à assumer les fonctions les habilitant à juger un appareil apte à voler».Le 11 juillet, l’autorisation de voler de l’appareil n’a d’ailleurs pas été donnée par le personnel compétent en matière d’entretien mécanique mais plutôt par des membres de l’équipage à qui l’ont avait délégué ce pouvoir.On a aussi constaté que les vérifications d’usage de l’appareil n’étaient pas exhaustivement inscrites à un registre.Le rapport des enquêteurs note qu’entre le 3 juillet et le jour de la tra-gédie, dix fois sur dix-huit, le registre d’entretien n’indiquait aucune information relative à l’entretien des composantes de l’appareil.Le rapport signale également qu’au cours de cette période, le temps d’arrêt de l’appareil dans les aéroports était de deux heures.Le 10 juillet, soit la veille de l’accident, le registre d’entretien signale qu’on avait débuté le remplacement des pneus mais que cette tâche n’a pas été complétée.Les autorités de Nationair à Djedda avaient exigé son départ rapide d’Accra, au Ghana.L’appareil devait conduire 247 pèlerins en route vers La Mecque.Dès le décollage de l’aéroport de Djedda, l’un des pneus de l’appareil éclata.Une pièce du train d’atterrissage s’est même détachée endommageant une aile de l’avion.avis de demande d’un permis d'alcool Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l'article 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée ou certifiée, et être adressée à: La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec.H2Y 1B6 Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation 2956-9894 Permis 1465, Crescent QUÉBEC INC.additionnel Montréal Bar Splash 1 Bar sur 1465, Crescent Montréal terrasse Dossier: 988-683 2848-7874 Permis 5781, boul.QUÉBEC INC.additionnel Des Grandes Nickles Deli & 1 bar Prairies Grillade St-Léonard 5781, boul.Des Grandes Prairies St-Léonard Dossier: 1031-699 2957-7723 QUEBEC INC.Le Four de St-Denis 1617, St-Denis Montréal Dossier: 345-306 PAPADOPULU, Sofia Le Café du Port 99.PI.Charles Lemoyne, Suite 112 Longueuil Dossier: 612-184 ANASTASOPOUL OS, Alex Elatos Souvlaki Enr.550, rue Jarry Ouest Montréal Dossier: 756-973 1 Restaurant pour vendre 1617, St-Denis Montréal LA BRASSERIE Changement 77, boul.DU RELAIS INC.de catégorie Desjardins Bar Le Relais de Brasserie à Ste-Thérèse 77, boul.Bar Desjardins Ste-Thérèse Dossier: 341-883 BAR 720 INC.Bar 720 Inc.5079, boul.Léger Montréal-Nord Dossier: 1043-637 3087-2246 QUEBEC INC.Le Resto Bar Nicole 3950, Sherbrooke Est Montréal Dossier: 165-548 1 Bar 10720, boul.Pie IX Montréal-Nord 1 Restaurant pour vendre.2 Bars avec danse et spectacles 2 Bars dont 1 sur terrasse 3950, Sherbrooke Est Montréal PAPPAS, Johnny 1 Restaurant 7782, boul.Restaurant pour vendre Lévesque Pizzeria Laval Place Lévesque Enr.7782, boul.Lévesque Laval Dossier: 694-745 2859-0636 Changement 7567,boul.QUEBEC INC.de capacité de Taschereau O'Blues Billard 1 Bar avec Brossard 7567, boul.spectacles Taschereau Brossard Dossier: 910-695 2866-5511 1 Restaurant 756,rue QUEBEC INC.pour vendre Bélanger Restaurant, Bon Montréal Appétit Augmentation de capacité d'un Restaurant 99, PI.Charles Lemoyne, Suite 112 Longueuil Montréal Dossier: 1044-098 2626-0752 1 Restaurant 261 & 283 & pour vendre QUEBEC INC.pour vendre 285 boul.1 Restaurant pour vendre 550, rue Jarry Ouest Montréal Place Cartier B.B.Q.281 i 283 & 285 boul.Cartier Laval Dossier: 226-886 1 Bar Cartier Laval Le président et directeur général Ghlslain K.-Laflamme, avocat Québec a a Kl El Fin des moyens de pression des agents de la SQ La surveillance des policiers c'est bien, l'autodiscipline c'est mieux JEAN DION LE DEVOIR La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) se réjouit évidemment de ce que les policiers aient décidé de mettre fin à leurs moyens de pression à la veille des traditionnelles «vacances de la construction», mais, insiste-t-elle, les raisons demeurent d’inciter les conducteurs à faire preuve d’une plus grande autodiscipline.«Nous sommes très heureux», a confié hier le porte-parole de la SAAQ, Pierre Mercier, en réaction à la décision des syndicats policiers.Il a toutefois ajouté qu’«on ne doutait pas une minute» que les agents de la paix allaient prendre leurs responsabilités.«De toute manière, on ose croire qu’il y a toujours eu surveillance.Les policiers n’émettaient pas de contraventions sur les routes mais, en étant postés à divers endroits, ils pouvaient inciter les automobilistes à faire montre d’une certaine retenue», a dit M.Mercier.Néanmoins, à l'aube du grand congé annuel, un retour à une situation plus ordonnée ne doit pas camoufler le fait que l’été, tant en ce qui a trait à l'achalandage qu’aux accidents, demeure «la pire période» sur les routes du Québec.Un tiers des collisions mortelles, rappelle la SAAQ, surviennent pendant les mois de juin, juillet et août La principale cause des accidents demeure le non respect des limites de vitesse, un phénomène qui s’accentue ces jours-ci du fait que «bien des gens sont pressés» d’arriver à leur lieu de vaçances, note M.Mercier.A ceci, il faut ajouter la conduite en état d’ébriété qui, bien qu’en légère diminution au cours des dernières années,- demeure la cause de 40% des accidents mortels et 15% des accidents avec blessés.Alcool, été et vacances étant souvent associés, la vigilance reste de mise à cet égard, avertit la SAAQ.«Les améliorations du bilan routier de la province restent des acquis de nature fragile.Une attitude préventive et responsable — respect des distances par rapport aux autres véhicules, maintien en tout temps des phares allumés, port de la ceinture, etc.— reste le seul remède», dit Pierre Mercier.Par ailleurs, la SAAQ tient à rappeler aux vacanciers que le fait de quitter le Québec ne les soustrait pas pour autant aux normes automobiles de la province.En vertu d’ententes de réciprocité avec les Etats du Maine et de New York ainsi qu’avec la province de l’Ontario, des infractions commises sur ces territoires entraînent l’inscription de points d’inaptitude dans le dossier de conduite québécois des personnes fautives.«Circuler dans un nouvel environnement devrait pourtant inciter à redoubler de prudence, mais ce n’est pas toujours le cas.Les infractions enregistrées ailleurs suivront les gens jusqu’ici.Ceux qui se font prendre s’en rendent compte», dit M.Mercier.Un «prix adéquat» de 1,8 million$ pour un tableau banalement baptisé «No 16» MARIE LAURIER LE DEVOIR Le Musée des beaux-arts du Canada vient de débourser 1,8 millions pour un tableau banalement baptisé «No 16» du peintre abstrait américain Mark Rothko.L’oeuvre a été officiellement présentée hier à la presse, les dirigeants du musée ayant pris soin au préalable de justifier leur choix et de contrer toute controverse quant à son coût.D’entrée de jeu, le président du musée, Michael Homstein a déclaré: «C’était le prix adéquat, au bon moment.Nous souhaitions depuis longtemps acquérir un Rothko.» Il s’agit d’une bien coûteuse acquisition depuis l’achat vigoureusement critiqué en 1990 de l’oeuvre Voice of Fire de Barnet Newman qui avait coûté 1,760,000$'.D’une dimension impressionnante de trois mètres par 2,5 mètres, le tableau No 16 est constitué de deux rectangles festonnés de couleur beige sur fond orange et il a été peint en 1957 par feu Mark Rothko, un contemporain de Newman, cet auteur de la colonne de feu bicolore de 1,76 millionS qui avait provoqué l’ire des contribuables et des politiciens au moment de son acquisition par l’ancienne Galerie nationale du Canada.Un député conservateur Felix Holtmann avait même prétendu que n’importe qui pouvait en faire autant «en dix minutes avec deux gallons de peinture et deux rouleaux».Tout comme d’autres, il jugeait excessif le prix payé pour une seule toile en pleine récession et au moment où des artistes canadiens crèvent de faim.Craignant une semblable levée de boucliers sur la colline parlementaire, bien que singulièrement déserte en cette période de vacances, les autorités du musée des beaux-arts ont pris cette fois la précaution de convaincre un groupe de parlementaires et leurs conseillers triés sur le volet du bien-fondé de leur décision d’acquérir le nouveau tableau.La directrice du musée Shirley Thompson a même affirmé avoir fait une aubaine pour une oeuvre que les exécuteurs testamentaires de Rothko évaluaient 4,8 millionsS mais ils ont apparemment consenti à s’en départir à rabais jugeant que No 16 fera désormais partie d’une importante collection et qu’il sera exposé dans un endroit d’une grande visilbilité, tout comme d'ailleurs son frère jumeau Voice of Fire.Le tableau No 16 avait été entreposé à New York par son auteur au milieu des années 1960 et après sa mort, en 1970, il resta sagement dans cet endroit jusqu’au moment de la démolition du bâtiment en 1988.La toile avait cependant gardé toutes ses vertus mais vraisemblablement acquis pendant toutes ces années une valeur que vient de reconnaître les connaisseurs du Musée des beaux-arts du Canada qui n’ont pas hésité à consacrer près du deux tiers du budget de 3 millionsS accordé au musée pour les nouvelles acquisitions.Loin de craindre que le scénario de Voice of Fire se répète, les autorités du musée croient plutôt que le No 16 attirera de nombreux visiteurs, comme ce fut le cas pour l’affaire Newman, ainsi que la fameuse Robe de viande de l’artiste montréalaise Jana Sterbak, et dans une moindre mesure et pourtant le plus cher du musée Jupiter et Europe de l’Italien Guido Reni, un tableau payé 3,4 millionsS en 1991.D’autres acquisitions sont toutefois moins susceptibles d’engendrer quelque polémique, notamment Tentation de Saint-Antoine, un tableau du peintre canadien ütwren Harris, du Groupe des sept, datant de 1917 et une sculpture de l’Ontarien Roland Poulin, As it Appears.Cigarettes tabassées! PHOTO PRESSE CANADIENNE CE BULLDOZER de North Hay s'est rué hier sur 835 cartouches de cigarettes et 213 boites de tabac en vrac qui devaient être vendues en contrebande et qui ont finalement été enterrées parmi la montagne de détritus de cette localité ontarienne.Moins de femmes sur le marché du travail Toronto (PC) — Pour la première fois en 25 ans, le nombre des femmes sur le marché du travail régresse, a révélé jeudi le plus important groupe de femmes du pays, en dévoilant son rapport annuel.Les femmes sont aussi les plus pénalisées par la récession, alors que le taux de chômage demeure élevé et que les gouvernements sabrent les programmes sociaux, ajoutait le Comité canadien d’action sur le statut de la femme.«Pauvreté plus grande, menace accrue de violence, de moins en moins d’options, de moins en moins de contrôle sur leurs vies, je pense que c’est à cela que ça se résume», a commenté la présidente du groupe, Mme Sunera Thobani.La proportion des femmes au sein de la main-d’oeuvre est passée de 58,5 pour cent, en 1990, à 57,6 pour cent, en 1992, signale le rapport.EN BREF ?CHÔMAGE DORÉ Cornwall (PC) — Un conseiller d’Emploi Canada à Cornwall a vécu un an à Hawai en congé sans solde, période pendant laquelle il a touché des prestations d’assurance-chômage du gouvernement canadien.Cependant, à Toronto, une porte-parole d’immigration Canada a déclaré que le conseiller, Jim McLennan, était en règle et avait parfaitement le droit de demander des prestations quand il a suivi sa femme à Hawai, où elle avait accepté un poste d’infirmière.Les Canadiens peuvent toucher de l’gssurance-chômage s’ils vi-f vent aux Etats-Unis, et cela vaut aus-i si pour les Américains se trouvant au Canada, une pratique autorisée en vertu du, Programme de réclamations inter-Etats mis sur pied en 1942 entre le Canada et les Etats-Unis, a indiqué Mary Crawford.LA VIEILLE ET LA MER Saint-Jean, T.-N.(Reuter) — Une.grand-mère de 78 ans a entrepris jeudi depuis Terre-Neuve une tra- -versée de l’Atlantique à la voile en solitaire, une première dans l’histoire de la navigation.Mary Harper, originaire de Gwynned, en Pennsyh , vanie, espère rallier l’Irlande en deux semaines et devenir ainsi la • première septuagénaire à relever le défi, en dépit des objections de sa famille.«Ce sont mes affaires et quand vous arrivez à cet âge, j’estime que vous avez le droit de faire ce qu’il vous plaît», a-t-elle déclaré avant d’appareiller sur son voilier de 9 mètres, le Quan Yiu II.En 1989, un marin âgé de 76 ans avait effectué une traversée de l’Atlantique à la voile en 72 jours.Un record que compte bien battre la fringante Mary Harper.LE NATURALIUM DE QUÉBEC DÉBORDE Québec, (Le Devoir) — Le Natura-lium de Québec a accueilli plus de 15 000 visiteurs depuis son ouverte ’ re le 18 juin dernier, dépassant ainsi les objectifs que s’étaient fixés la direction du nouveau musée.Environ 10 000 personnes étaient en effet attendues au cours des trois premières semaines.Au printemps ; : dernier, lors du début des travaux' de construction, Georges Brossard, l’un des fondateurs, avouait viser entre 250 000 et 300 000 visiteurs annuellement.Situé dans le Vieux-Port, aux abords des quais, le Natu-ralium bénificie d’un site exceptionnel où, par beau temps, circulent des milliers de personnes, résidents! ou touristes.RIEN À AIR ALLIANCE (Le Devoir) — Le conflit qui oppose-Air Alliance à ses 106 pilotes ne : semble pas se résorber malgré les négociations entreprises depuis ¦ • mercredi.«Ça ne regarde pas très bien, a affirmé le représentant d’Air Alliance,Bernard Juteau.Ça n’avance pas aussi vite que prévu.» Les pilotes ont déclenché la grève générale le 26 juin dernier après neuf mois de discussions infructueuses.Selon ; M.Juteau, les négociations acho|> I pent sur la réorganisation des ho- • i raires.Le dossier des salaires qui ! est aussi en litige, n’a toujours pas' été abordé.Les pourparlers doivent reprendre dès ce matin.-?- PLAINTE CONTRE PETRESA CANADA Washington (PC) — Un manufaotu-l rier américain de produits chi- i • -iniques a invoqué hier l’Accord de • libre-échange canado-américain ; ! : pour porter officiellement plainte ¦ contre Petresa Canada.Pourtant, non seulement l’usine de BécancoUn n’est pas encore en opération, mais la construction vient tout juste de débuter.Cette usine, qui ne devrait être complétée qu’en 1995, produira de l’alkylbenzène linéaire, un élément clé dans la production de détergents et de détersifs.Qu’à cela ne' tienne, l’entreprise américaine Vista Chemical a demandé hier au représentant américain au Commerce Mickey Kantr d’instituer une enquête sur les subventions que recevra l’usine de Petresa Canada.UN ARBITRE CHEZ HÉROUX (Le Devoir) —Le ministre du Travail Normand Cherry a nommé hier l un arbitre pour régler un aspect du conflit qui oppose la direction de la firme Héroux, de Longueuil, et les 300 membres du syndicat des tra-vailleurs en aéronautique de Ix>nJ gueuil (CSD), en lock-out depuis le' 1 5 juillet dernier.La nomination de l’arbitre Marc Boisvert a été faite à la suite d’une demande du syndicat, qui se plaint de ce que l’entreprise refuse de verser aux employés leurs1 paies de vacances, qui étaient dues hier (l’usine ferme aujourd’hui pour trois semaines).L’arbitrage aura lieu le 11 août prochain, M.Boisvert devant déterminer si les syndiqués ont droit à ces versements déjà pré- • vus à la convention collective.480558 itMSii, UN SUCCES! DÉJÀ 25Â SPEC! UN FABULEUX SPECTACLE SON ET LUMIÈRE.AU CHAMP-DE-MARS JUSQU'AU 10 JUILLET, BILLETS EN VENTE AU CHAMP-DE-MARS INFORMATION: 875-6848 RÉSEAU ADMISSION : (514) 790-1245 • 1 800 361-4595 La Ville cherche à sabrer 30 millionsS GENOA J 1 Moins de crimes à Laval Non seulement y a-t-il moins de crimes que l’an dernier à Laval, la police en résout aussi davantage.Les données «très encourageantes» rendues publiques hier par le Service de police de Laval font état d’une diminution de 14% du nombre de crimes contre la personne pour les six premiers mois de l’année par rapport à une période équivalente en 1992.Cette performance est attribuable, dit le SPL, à une baisse de 26% des vols qualifiés et de 29% des délits à caractère sexuel.Les crimes contre la propriété ont connu une baisse de 14% et les crimes divers, une chute de 10%.Au total, 10 544 crimes ont été recensés par la police lavalloise entre janvier et juin 1993, contre 12 263 pendant les six premiers mois de l’an dernier.De fait, seuls les homicides (6, par rapport à 5 en 1992) et les tentatives de meurtre (12, contre 11 l’an dernier) ont enregistré une augmentation.Dans l’ensemble, le taux de crimes à Laval s’établit cette année à 33 par 1000 habitants, comparativement à 39 par 1000 en 1992.Par ailleurs, le’taux de solution des crimes par les policiers a atteint 21,1%, en comparaison de 18,1% enl992.Tous les cas d’homicide ont été résolus.dans sa masse salariale KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal souhaite ne pas recourir à la Loi 102 parce quelle veut faire des compressions supérieures à ce qui est prévu dans la loi.En fait, les autorités municipales cherche à sabrer 6% dans la masse salariale, soit 30 millionsS, et à obtenir des «assouplissements significatifs» dans les contrats de travail.C’est que l’application de la Loi 102, si elle permet le gel des salaires pour deux ans et la récupération d’un pour cent par l’imposition de trois jours de congé non payés, oblige également à reconduire les conventions collectives de façon intégrale.Et la Ville veut éviter cela à tout prix.Concrètement, l’objectif est d’obtenir des neuf syndicats concernés des réaménagements majeurs tels la réduction du plancher d’emploi chez les cols bleu^, la réorganisation des horaires de travail - qui permettrait notam-.ment à la Ville d’économiser lorsque des employés déneigent les rues de Montréal un dimanche soir - et l’utilisation de la sous-traitance.En contrepartie, l’employeur offre de maintenir la sécurité d’emploi, d’allonger d’une année les conventions collectives et de négocier une hausse des salaires pour la troisième année.En conférence de presse hier, le négociateur en chef à la Ville, Michel Brousseau, a affirmé qu’il s’agit là d’un cadre de négociations tout à fait réaliste, d’autant plus que la date ultime pour s’entendre, a été repoussée au 27 août.Ce cadre de négociations est principalement constitué de 30 millionsS d’économies sur une masse salariale totale d’un demi milliards.M.Brousseau a expliqué que cela représentait 500 employés de moins (200 cols blancs, 200 cols bleus et 100 employés provenant d’autres secteurs d’emplois).Il a toutefois précisé qu’aücune mise à pied ne serait effectuée; la Ville invitera plutôt des syndiqués à prendre leur retraite.Pour ce qui est des années suivantes, les autorités municipales souhaitent créer des comités mixtes de productivité.«Ces comités verraient à trouver d’autres façons de réaliser les travaux à la ville», a expliqué M.Brousseau.Ces comités aviseurs ne sei.nblént pas enchanter les syndicats, notamment les cols blancs qui y voient une nouvelle manière de créer un palier administratif additionnel.Quant au gel salarial, les employés de bureau l’ont déjà accepté.Mais comme l’a souligné le dirigeant syndical, Georges Bazinet, les autres demandes ne sont pas toutes justifiées.«Les ajustements exigés, c’est plutôt délicat.On a des preuves que la sous-traitance coûte parfois plus cher et que les paramunicipales sont mal gérées.» Michel Brousseau reste confiant d’en venir à des ententes négociées de gré à gré.«U- climat aux tables de négociations est excellent,», a soutenu M.Brousseau.Georges Bazinet a •confirmé que «la Ville démontre une certaine ouverture».Cela n’empêchera toutefois.pas les différents syndicats municipaux d’analyser dès lundi prochain, la possibilité de mettre sur pied un front commun.Injonction contre un ancien étudiant de Poly JEAN DION LE DEVOIR Un ancien étudiant de l’École Polytechnique de Montréal qui se serait livré à du «harcèlement» auprès de certains membres du personnel de l’établissement a été enjoint par les tribunaux, hier, de cesser son manège.Le juge Jean Guibault, de la Cour supérieure du Québec, a en effet donné suite à une requête en in-jonctiçn déposée par l’École, en vertu de laquelle Hamdy Hassan Youssef est sommé de ne plus communiquer avec Polytechnique ni de mettre les pieds dans ses locaux ou sur son terrain.Selon la requête, l’individu en question, un diplômé au doctorat de Poly en 1984, se serait présenté près d’une vingtaine de fois, au cours des quatre derniers mois, aux secrétariats des départements de génie civil et de géotechnique de l’École, en plus de se livrer à du harcèlement téléphonique d’une secrétaire, d’un professeur et du directeur du département de géotechnique.Selon la direction de Poly, M.Youssef se rendait sur les lieux Eour prendre possession de «son» ureau et obtenir les autres avantages liés au titre de professeur de l’Ecole.Il en profitait aussi pour formuler des revendications relatives à une monographie qu’il aurait supposément rédigée en collaboration avec le professeur concerné.Or l’École.àffirme n’avoir jamais offert ni promis quelque poste de prof que ce soit à M.Youssef, qui n’y détient aucun statut.L’histoire de la monographie serait également, d’après Polytechnique, créée de .toutes pièces.A toutes ses visites, qui sont devenues régulières en mars, l’ex-di-plômé, après avoir demandé à voir le professeur ou le directeur et s’être vu signifier leur indisponibilité, insistait et refusait de quitter volontairement les lieux.Le personnel devait donc chaque fois requérir l’intervention du service de sécurité de l’établissement, qui le ramenait à ses quartiers généraux et demandait à la police de la CUM de venir l’expulser.Or malgré des demandes, avis, lettre et mise en demeure répétés en ce sens, M.Youssef se présentait encore dans les bureaux de Poly lundi et mardi dernier.La semaine dernière encore, il laissait de nombreux messages sur le répondeur du professeur concerné qui est, compte tenu de cette tactique de harcèlement, contraint de travailler dans son bureau avec la porte verrouillée en tout temps.Considérant que Hamdy Hassan Youssef «a fait fi des demandes formelles qui lui ont été transmises» et que ses agissements, sans excuse ni autorisation légitime, «constituent du harcèlement et occasionnent des inconvénients sérieux au personnel qui craint (.) et redoute de plus en plus (sa) présence», la direction de Poly a donc déposé sa requête en injonction, que le juge Guibault a accordée.A Poly, hier, la porte-parole Dominique Gauthier soulignait que les événements tragiques de 1989 — ajoutés à la fusillade orchestrée par Valeij Fabrikant à Concordia l’été dernier — rendaient le personnel de l’École très sensible à des manoeuvres du genre de celles de M.Youssef.«C’est bien compréhensible.On ne doit rien prendre à la légère», a expliqué Mme Gauthier.LE DEVOIR a tenté sans succès de joindre Hamdy Hassan Youssef, hier, pour lui permettre de donner sa version des faits.L» nature apprivoisée Où peut-on s’aventurer dans la forêt tropicale, admirer le Saint-Laurent de l’intérieur et découvrir un petit bout du monde polaire?Dans un musée de l’environnement hors du commun: le Biodôme de Montréal.Pour une expérience tout à fait «nature», il faut se rendre au 4777, Pierre-de-Coubertin (métro Viau).Le prix d’entrée pour adultes est de 8,50$.Informatique et Jacques Cartier Refaire le parcours de Jacques Cartier et voir les lieux visités par le célèbre navigateur est maintenant possible au JVlusée David M.Stewart (métro Ile Sainte-Hélène), grâce à un logiciel interactif.C’est là une façon moderne de se plonger dans l’époque des voyages de découverte de Cartier.Vous pourrez en profiter pour visiter le Vieux Fort en compagnie d’un guide.L’admission est de 5$.Un peu de vélo Vous êtes en congé, le soleil est haut dans le ciel et vous avez des fourmis dans les jambes.L’occasion est belle pour monter sur votre bicyclette et partir à la découverte des environs.Après avoir emprunté les pistes cyclables de Montréal,’ vous pouvez vous éloigner de la circulation urbaine et vous rendre à Pile Notre-Dame.De là, les cyclistes pourront emprunter l’estaca-de du pont Champlain qui relie l’île des Soeurs, les municipalités de Saint-Lambert et de Côle-Sainte-Ca-therine.Hormis l’effort physique, ça ne coûte rien! Les enfants de Montréal Une reconstitution d’une salle de classe des années 1950 pour rafraîchir les souvenirs de certaines, des vêtenients du début du siècle pour les enfants qui veulent s'amuser à se déguiser ainsi que des photographies et des jouets d’une autre époque, voilà quelques éléments présentés à l’exposition Les enfants de Montréal, 1642-1992.Pour comprendre les hauts et les bas de l’enfance à travers les siècles, rendez-vous à la maison de la culture du Plateau Mont-Royal (465, Mont-Royal, angle Berri).C’est gratuit et fort instructif.KATHLEEN LÉVESQUE DANNY V E A R LE DEVOIR T e Musée pour.rire?Ça ressemble à Disney « J_AVorld.C’est pas un musée, c’est un parc thématique sur l’humour!» Mardi soir, 22h.Claire Bergeron sort du Musée pour.rire, situé rue Saint-Laurent, dans les locaux rénovés d’une ancienne brasserie de Montréal.Elle est accompagnée de.sa petite famille de Plessisville.Tous, ils ont aimé ce qu’ils ont vu et entendu.Ils ont ri.Dans ce temple de l'humour, ils ont retrouvé des trucs, des gadgets qu'ils avaient adoré au parc de Disney World en Floride.«C’est fascinant», dit-elle.Depuis près de cent jours qu’il est ouvert, à quelques jours du Festival Juste pour rire, le Musée du même nom confond toujours ses visiteurs.On y entre.On y attend une réflexion sur l’humour.Et on visionne une succession de spectacles de stand-up comic, de numéros de clowns, de reprises de sitcom américaines, de dessins animés.Ce soir là, une cinquantaine de personnes déambulaient dans le Musée pour.rire.Casque d’écoute sur les oreilles, ça riait ferme.De salle en salle.Des écrans de télévision aux écrans de cinéma.D'extrait sonore, en extrait sonore.De gadget en gadget.üi première année, le Musée pour.rire avait prévu attirer 250 000 visiteurs.Au bout de cent jours, il a attiré tout juste 46 000 visiteurs.«On est bien en-deça de nos prévisions», admet Pasquale Iacobacci, directeur-général du Musée pour.rire.Depuis son ouverture, le Musée a dû réduire ses dépenses d'exploitation.A ses débuts, il employait 75 personnes.Aujourd’hui, il compte 64 employés.Plus réaliste, la direction souhaite maintenant attirer quelque 180 000 visiteurs.Le Musée pour.rire a ouvert ses portes le premier avril.Une blague que peu de gens ont ri dans le milieu culturel.En cet ère de subventions rarissimes, Ottawa et Québec ont chacun investi 5,5 millionsS dans le temple du rire.De son côté, Montréal lui a accordé 2,5 millionsS.En tout, le musée a coûté quelque 21 millionsS.Le milieu culturel n’a pas apprécié.Malgré ses difficultés; la direction du Musée ne songe’pas recourir de nouveau à l’aide gouvernementale.«Et on ne nous a encore rien demandé», confirme Robert Fortin, directeur-général de la région de Montréal du ministère des Affaires culturelles.Né dans la controverse, le Musée pour.rire trouve peu de défenseurs.Chez les muséologues, on exprime des réserves tout en laissant la chance au coureur.«Ils sont jeunes.Ils ont fait les choses rapidement.Il faudra voir d’ici deux ou trois ans», dit Laurier Lacroix, professeur de muséologie de l’UQAM.Il a visité le musée à deux reprises.Il a ri.Parfois.Prudent dans ses commentaires, il reproche certains écueils au Musée.«L’espace pourrait être mieux utilisé.Une visite avec un casque isole les gens et réduit le rire à un plaisir solitaire.Pourtant, les gens aiment d’abord rire en groupe», dit-il.Chez les profanes, on aime bien le musée.En général, les visiteurs du temple entendent à rire.Mais y changeraient bien des choses.«C’est pas un musée, c’est un show de télévision!» «Trop d’anglais!» «Je déleste les caricaturistes!» «On est laissé à nous-mêmes!» «Rire avec un casque d’écoute sur la tête! Ça coupe mon plaisir!» Les commentaires désapprobateurs ne manquent pas.Puis, tous ces profanes se rappellent une bonne blague et se contentent de rire.Anik Thibeault, visiteuse du mardi soir, a bien apprécié.«J’étais contre le Musée.Trop cher.Beaucoup trop cher.Je suis venu au Musée pour faire plaisir à ma mère», a dit cette Montréalaise de 25 ans.Après sa visite, elle a été «conquise», selon sa propre expression.Au Musée pour.rire, on est bien conscient de certains problèmes.«Nous faisons partie d’une nouvelle génération de musée.On fait du rodage.On améliore.On n’exploite pas encore toutes les facettes de nos possibilités», dit Pasquale Iacobacci, directeur général du Musée pour.rire.«On sera meilleur dans 25 ans!» PHOTO JACQUES NADEAU C’est le monde à l’envers au Musée.pour rire, ainsi qu’en témoigne cette toile pour le moins.originale.Le musée recevait hier la visite du vénérable fou chantant, Charles Trenet (en mortaise).Le jeune octogénaire s’offrira le théâtre du Forum le 20 juillet prochain.Un musée où le rire est en rodage —-?LE DEVOIR ————- MONTREAL I.E I) E V OIK.I.E V E i\ I) K EDI I fi .1 l! I I.I, E T I !) !) 15 A 4 -?LE DEVOIR ?- POLITIQUE La Sûreté du Québec confirme les perquisitions chez la députée Dupuis «Un rapport sera soumis à un procureur qui décidera s'il y aura matière à poursuites.» MARTINE TURENNE LE DEVOIR La Sûreté du Québec a confirmé hier les informations publiées dans LE DEVOIR à l’effet que des perquisitions ont eu lieu le 16 juin dernier au bureau de comté et au domicile de la députée péquiste de Ver-chères, Luce Dupuis.«Nous avons certains documents en notre possession, a déclaré Robert Poëty, caporal au service des affaires publiques de la SQ, et nous analysons le dossier.Un rapport sera soumis d’ici peu à un procureur qui décidera s’il y aura matière à poursuites.» La députée Dupuis pourrait alors faire face à des accusations de fraude et d’abus de confiance, relativement à de faux comptes de dépenses et à l'achat de meubles pour son bureau de comté.«Ces allégations n’iront nulle part, a déclaré le président péquiste du comté de Verchères, Marc Saint-Cemy.Ce ne sont que de petites niaiseries et Mme Dupuis sera blanchie de toutes accusations.» Il croit qu’une vengeance serait à l’origine de cette affaire.«En politique, on se fait beaucoup d’ennemis.» Il a été impossible de joindre Mme Luce Dupuis hier pour obtenir ses commentaires.Le bureau de Jacques Parizeau et la présidence du Parti québécois sont aussi demeurés silencieux.Rappelons que des documents ont été saisis le 16 juin dans les locaux du bureau de comté de Luce Dupuis, à Beloeil, à son domicile de Saint-Hi- laire, de même que dans les locaux de l’entreprise de gestion Aldoges, qui appartient à l’époux de la députée de Ver-chères.L’unité des crimes économiques de la Sûreté du Québec remettra son rapport au Bureau des procureurs d’ici quelques semaines.Luce Dupuis a été élue députée péquiste de Ver-chères en juin 1989, succédant à Jean-Pierre Charbonneau qui occupait ce poste depuis novembre 1976.Ce dernier, aujourd’hui président d’Oxfam-Qué-bec, a émis l’hypothèse de se présenter à nouveau à l’investiture péquiste du comté de Verchères.Luce Dupuis Pas de réduction du déficit sans sacrifices, rappelle Loiselle LE DEVOIR L’objectif du gouvernement conservateur de réduire le déficit fédéral à néant d’ici cinq ans ne sera atteint qu’au prix de sacrifices de la part de toutes les catégories de la société canadienne, avertit le nouveau ministre des Finances, Gilles Loiselle.Mais les Canadiens n’auront vraisemblablement pas d’idée exacte de la nature des interventions que compte faire le gouvernement Campbell avant les prochaines élections générales.Comme il l’avait déjà fait lors du sommet des sept pays les plus industrialisés à Tokyo, M.Loiselle a indiqué, dans une entrevue publiée hier par Le Soleil, que tous les secteurs de dépenses pubiiques allaient être passés au peigne fin pour déterminer les lieux de compression.Au premier chef, l’assurance-chû-mage, l'universalité des programmes sociaux et la péréquation pourraient passer à la moulinette.«A un moment donné, il est évident que notre capacité de payer doit entrer en ligne de compte», a dit le ministre au sujet du deuxième élément.Puis d'ajouter, quant à la redistribution des fonds publics vers les pro- mo ro ARCHIVES Gilles Loiselle: tout sera passé au peigne fin.r .am £ .vinces: «La seule réalité là-dedans, c’est la réalité des chiffres.Si on n’a pas d'argent, on ne peut pas en distri- buer.» M.Loiselle s’est tout de même dit relativement confiant de parvenir à trouver les 8 milliards$ de compressions annuelles nécessaires à l’atteinte d’un budget équilibré à temps pour l’exercice 1997-1998.«C’est pas la fin du monde, mais c’est lourd», a-t-il expliqué au quotidien de Québec.Entre-temps, l’ampleur du travail qui attend les planificateurs budgétaires d’Ottawa fait en sorte que le gouvernement pourrait bien être dans l’impossibilité d’annoncer des mesures ou de faire des promesses concrètes d’ici le prochain scrutin.Selon le ministre, cela ne devrait toutefois pas jouer contre l’équipe ministérielle, les Canadiens réclamant plus que jamais des mesures d’austé-rité pour assurer l’avenir économique du pays.De plus, estime M.Loiselle, le passé de l’administration conservatrice est garant de son avenir.I^es électeurs «n’ont qu’à regarder ce qu’on a déjà fait, on a livré ce qu’on a dit qu’on faisait (sic)», a déclaré le ministre des Finances au Soleil.Selon un sondage Gallup réalisé quelques jours après l'élection de mine Campbell à la tête du PC.maine, les conservateurs reçoivent l'appui de 33% de la population canadienne.T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 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France, Il laisse également sa belle-mère Mme Berthe M Adam de Québec, ainsi que ses boaux-Irères, belles-soeurs, neveux et nièces.Service religieux à 14h00 en l’église St-Aloxandre de Touraine vendredi le 16 juillet 1993.Pour vos messages de condoléances ou vos dons au CH, de Gatineau, veuillez S.V P dicter votre message à Fax Souhait au 1-800-567-1329 (Irais de services).Pour plus de renseignements, communiquez avec la Maison funéraire A Gauvreau et Fils, 750 bout.Maloney est.Gatineau, J8P 1G4,819-663-2468.Oeuvtnesde bienfaisance pour enfante .J&natd AVDonatd duCanada A la mémoire de Ray A.Kroc MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Relatif au vol à voile.2- Trou dans un mur.— Qui n’a pas été comblé.3- Profit.— Matelot 4- Ténacité.5- Utile au golfeur — Manière affectée.— Richesse.6- Imaginaire.— Dans.7- À la mode.— Très grandes, 8- Inégalité (Math ), 9- Titane.— Exquis.10- Accord.— Richesse.11- Pilastre cornier — Authenticité.12- Usages.— Rendre semblable à une tem-mo.matical.— La première femme.8- Observais.— Éminence.9- Ouverture pour l’eau du moulin.— Alimenté.10- Maréchal de France (1888-1967), — Volcan de Sicile.— Indium.11 - Dérivé carbonylé analogue à l'acétone — Suffrage 12- Lombric.—Mesurer du bois.VERTICALEMENT 1- Caractère de ce qui est volatil.2- Débarrasser do ses puces.— Cigarillo.3- Extrême gourmandise — Torre-Neuvo 4- Radium — Sondage 5- Pucelle.— Navire.6- Quoiqu'un.— Antilope d'Asie.7- Volago.— Lion gram- Solution d'hier NATALE, E8RI ET-, ’ V.k.o/vi 8 / A I HAT I EUE A.SUO0I •A/ÆNr GO SS ¦ / Nod , • qMna / nL uFSIlok mi'" J B 9 10 II 11 HA MA ORAL TA D.I _IzjE nEIo/J KHÉ S3 Em E ST O C mru i TmnE i Tms P.y L E I) E V OIK.I.E V E X I) R EDI I (i .1 T I I.I.E T I !l 0 :$ a r> LE devoir XXM ISE-300 DOW JONES SCAN OR ¦U.M -10.39 +8,38 +0,13 +2,50 18”.« 3931,27 3550,93 78.06 393,40 ECONOMIE Les ventes de maisons grimpent encore Ottawa (PC) — Les ventes de maisons existantes ont grimpé en juin pour un deuxième mois d’affilée, et les faibles taux d’intérêt, ainsi que la progression du taux d’emploi, pourraient contribuer à soutenir cette tendance à la hausse jusqu’à la fin de 1993.L’Association canadienne de l’immeuble a révélé jeudi que 19 425 maisons ont été vendues par le Service d’inscriptions multiples dans 25 grandes villes canadiennes au mois dernier, contre 18 632 en mai, ce qui représente une hausse de 4,3%, Le président David Higgins a estimé que la création de nouveaux emplois au printemps dernier, dont 99 OOÜ pour le seul mois de juin, avait redonné confiance aux consommateurs et stimulé le marché immobilier.«Avec la chute des taux d’intérêt hypothécaires, nous espérons que le marché de la revente se maintiendra à la hausse au cours de la deuxième moitié dé 1993», a dit M.Higgins.Des banques et compagnies de fiducie ont abaissé la semaine dernière certains de leurs taux hypothécaires de trois quarts de un pour cent.Le taux d’intérêt pour une hypothèque fermée d’un an est maintenant de 6,5%, tandis que le taux d’une hypothèque d cinq ans est de 8,75%.Selon l’association, le prix moyen de vente d’une maison existante au pays variait de 74 342$, à Trois-Rivières, à 292 880$, à Vancouver.Taux d’inflation L'évolution annuelle de l’Indice des prix à la consommation 4-| 3 2-1 1 O J J A S O N D J FM A M J 1992 I 93 Juin 92 Mai 93 Juin 93 1,8% | | 1,6% L’inflation demeure stable Ottawa (PC) — L’inflation a subi un léger soubresaut de 0,1% en juin, selon Statistique Canada.L’augmentation du prix de l’essence et la hausse du coût des loisirs, de l’habillement et des transports ont provoqué cette faible poussée inflationniste, a précisé l’agence fédérale hier.Par rapport à 1992, l’indice d’ensemble des prix à la consommation a grimpé de 1,2% à Québec et de 1,5% à Montréal.Ix‘s plus fortes augmentations des prix ont été constatées à vancouver (3,5%) et à Regina (3,3%).Dans l’ensemble du pays, les prix de l’habillement ont augmenté de 0,5% et ceux des transports de 0,2%.Le prix des livres et des véhicules de loisirs, tout comme ceux du matériel de divertissement au foyer et des services de télédistribution se sont accrus de 0,1%.L’indice des prix de l’énergie est quant à lui en forte progression.On a noté une augmentation de un pour cent en juin après des hausses successives de 0,6% en mai et de 0,2*% en avril.Depuis un an, le coût de l’énergie a bondi de 1,9%.Par ailleurs, tandis que les prix de l'habitation restaient stables en juin, ceux des produits du tabac et des boissons alcoolisés ont chuté de 0,3%.Cette hausse minime de l’inflation s’explique par l'augmentation des produits de consommation et de celui des aliments.Après avoir subi une baisse de 0,2% en mai, les prix ont donc globalement augmenté de 0,1% en juin.Les prix des aliments ont, dans l’ensemble, augmenté de nouveau en juin après avoir fortement augmenté de 1% en mai.Il en coûtait 0,1% de plus le mois dernier pour s’alimenter dans les magasins et dans les restaurants.Cette hausse du prix des aliments aurait été plus importante si celui des légumes frais n’avait pas chuté de 3,9%.D'autre pari, le prix des biens durables a diminué de 0,3% en juin mais ceux des biens non durables et ^(‘mi-durables ont respectivement augmenté de 0,2% et de 0,5%.Une étude de la Banque Royale Les hausses d’impôt freineront la croissance Les consommateurs dépenseront moins SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR L’augmentation des impôts au Québec et en Ontario va freiner le rythme de croissance de l’économie canadienne, estiment les économistes de la Banque Royale dans leur dernière étude.Jugée «importante» par les experts de cette institution financière, cette majoration des impôts aura plus précisément pour effet d’affaiblir la confiance des consommateurs.De fait, la timidité qu’ils manifesteront au cours des prochains mois en matière de dépenses se traduira par une hausse moins importante du PIB que celle qui avait été envisagée avant que le Québec et l’Ontario ne dévoilent leurs intentions.Selon les calculs effectués par les analystes de la Royale, la croissance de l’économie canadienne sera de 2,9% en 1993 et de 3,9% en 1994, soit une soustraction d’un demi-point aux prévisions communiquées antérieurement cette année.A elle seule, cette augmentation des impôts, et des conséquences qui lui seront inhérentes, aura pour impact de réduire de 0,3% la progression de l’économie canadienne.Pour sa, part, le léger ralentissement observé aux Etats-Unis se soldera par une diminution de 0,2% du PIB canadien.Cela étant, M.Earl Sweet, économiste en chef adjoint de la banque, souligne dans son rapport que «même si le rythme de l’expansion est freiné par des hausses d’impôts plus fortes que prévu, la tenue de l’inflation reste excellente au Canada et nous prévoyons que les exportations continueront de jouer un rôle de premier plan dans la reprise.Malgré la faiblesse extrême de l’économie mondiale, les exportations du Canada ont progressé de 7,9% en 1992.» Dans le rôle prépondérant que le secteur des exportations joue et jouera d’ici la fin de l’année, le sous-secteur dit des produits manufacturés occupera le devant de la scène.Selon M.Allan Yarish, économiste à la banque, cette domination des produits manufacturés s’explique avant tout par les gains de productivité enregistrés au cours des récentes années.Qualifiés de «massifs» par les économistes de la Royale, les investissements consentis par les entreprises canadiennes dans l’amélioration des moyens de production devraient progresser de 7,7% par an au cours des deux prochaines années.Combinée à une modération des hausses salariales, cette modernisation des moyens de production a favorisé le freinage des coûts unitaires de la main-d’oeuvre.D'après les calculs effectués par M.Yarish et ses confrères, «la progression annuelle moyenne des coûts unitaires de la main-d’oeuvre devrait être de 0,6%.» Conséquemment, cette amélioration prononcée des moyens de production se traduira par une hausse de 25% des bénéfices des entreprises et un taux d’inflation de 2,1% sur les prix à la consommation.«Ces prévisions, de souligner M.Yarish, ont été confirmées par la stabilité des prix et l’augmentation annualisée de 35% des bénéfices des entreprises au premier trimestre.» Sur le front de l’inflation, M.Yarish s’attend à aucune pression à la hausse malgré la baisse du dollar et le fort impact qu’auront les exportations sur le rythme de croissance de l’économie canadienne.Un rythme qui se maintiendra à condition que les taux d’intérêt restent stables et ce, à un niveau modeste.«Si les prochaines élections fédérales, de préciser M.Sweet, devaient créer des incertitudes quant à la direction des politiques monétaires, budgétaires ou commerciales, nous pourrions connaître une déstabilisation des marchés financiers, assortie de pressions à la baisse sur le dollar canadien et d’une remontée des taux d’intérêt.» A son avis, l’équilibre des bilans des entreprises et des consommateurs restant fragile, «toute hausse soutenue ou notable des taux d’intérêt, de poursuivre M.Sweet, pourrait faire à nouveau basculer l’économie canadienne dans la récession.» Rien ne va plus dans le transport aérien européen Paris (AFP) — À l’image de la Sabena en Belgique, les compagnies aériennes européennes se débattent dans de graves problèmes de rentabilité qui font craindre pour leur avenir, sur fonds de dérégulation du ciel européen et de concurrence accrue avec les compagnies américaines.Pour la première fois au niveau européen, la gravité de la situation a été reconnue officiellement.Guy Coëme, le ministre belge des Transports, dont le pays vient de prendre la présidence du Conseil des ministres de la Communauté européenne, a reconnu hier que la situation était catastrophique.L’état des lieux est très sombre: en 1994, le mieux que les compagnies européennes puissent espérer est d’équilibrer leurs comptes, estime John Ash, directeur d’une firme de consultants spécialisés dans le transport aérien.D’ici là, certaines continueront à perdre de l'argent et envisagent des regroupements pour survivre face à leurs concurrentes américaines.Ou asiatiques, les seules en bonne santé dans le monde.Les plus pessimistes craignent la disparition pure et simple de certains porte-drapeaux nationaux.Seule British Airways, privatisée en 1987, tire son épingle du jeu malgré une baisse de 57% de son bénéfice imposable en 1992-93.Elle s’est lancée dans une politique d’expansion sur les cinq continents pour devenir la première compagnie «globale» en prenant des participations dans USAir, TAT (France), Dan Air (GB), Qan-tas (Australie) et Deutsche BA (Allemagne).Les autres restent engluées dans la crise de l’aéronautique mondiale malgré le lancement de vastes plans de restructuration.En Allemagne, Lufthansa a plongé dans le rouge en 1991 pour la première fois en 20 ans, et vient de retrouver l’équilibre au deuxième trimestre.Mais la compagnie qui a supprimé 5500 emplois depuis juin 1992 ne prévoit pas de bénéfice pour l’année entière.La belge Sabena, en difficultés chroniques depuis plusieurs années, vient d’annoncer un plan d’économie de 140 millions$ US.Selon le président de Sabena, Pierre Godfroid, la crise n’est pas due à des causes internes mais aux dévaluations européennes, à la récession et à la déréglementation du marché qu'il compare à une «loi de la jungle».Même son de cloche chez Air France, où le président Bernard Attali a lancé une croisade contre la déréglementation à l’américaine, accusée de tous les maux.Plus que d’une baisse du trafic, la compagnie souffre d'un sévère recul de ses recettes unitaires en raison de la guerre des tarifs que se mènent les compagnies, notamment sur l’Atlantique Nord.Les mesures d’économie annoncées récemment ne seront pas suffisantes pour redresser la barre.M.Attali est en train de préparer l’opinion à un autre plan prévoyant la vente de filiales et de nouvelles suppressions d’emplois.Chez Alitalia, l’heure est également à l’austérité, même si la compagnie italienne, qui a repris en décembre 30% de la compagnie hongroise Malev, déclare ne pas avoir de réel projet de restructuration ni d’alliance.Ailleurs, le tableau est aussi déprimant.Iberia, qui a supprimé 4600 emplois en 18 mois, a vu ses pertes progresser de 9% au cours des cinq premiers mois de l’année.Les pilotes d’Air Canada font des concessions Brampton (PC) — Les 1450 pilotes d’Air Canada doivent se prononcer, au cours des prochaines semaines, sur un accord de principe qui réduit leurs salaires de 5%.La concession salariale, accordée par le comité exécutif de l’Association canadienne des pilotes de lignes (CAL-PA), doit être compensée par une meilleure sécurité d’emploi et un accès plus facile à la retraite anticipée.Depuis le début de l’année, la société aérienne a mis à pied 243 pilotes En février, le président du conseil, Hollis Harris, a fait savoir qu’il s’imposait une réduction de salaire de 10% et qu’il s’attendait à ce que tous les employés acceptent une baisse de 5%.Le président du comité exécutif de la CALPA, Gary Dean, a affirmé que l'accord de principe, pour une convention collective de deux ans, tenait compte «à la fois des préoccupations des pilotes et de ceux de la compagnie dans l’état actuel incertain de l’industrie aéronautique».Un signe encourageant Les détaillants se réjouissent de la baisse du i|iagasinage aux E.-U.La reprise des ventes demeure cependant faible LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE La baisse du magasinage aux Etats-Unis apporte un peu de soulagement aux détaillants québécois, mais pas assez pour que la reprise puisse être perceptible.Le président du Conseil québécois du commerce de détail, Me Gaston Lafieur, explique qu’il est vrai qu’il y a une légère reprise pour les détaillants, mais celle-ci est si faible quelle est difficilement perceptible.«Il y a une reprise lente, et qu'on souhaite durable, mais |ias assez vigoureuse pour être perceptible.» Ainsi, quand il compare les ventes d’avril 1993 à celles d'avril 1992, il constate une légère amélioration dans tous les sous-secteurs, mais cette augmentation va de 0,2% à 5%.Pas de quoi se frotter les mains.S’il est vrai que le magasinage hors frontières constituait une épine au pied des détaillants québécois, Me Lafieur souligne que celle épine n’est pas complètement retirée.«Elle commence à sortir» et cela ne suffit pas à apporter tout le répit souhaité.Selon les dernières statistiques, le magasinage aux Etats-Unis aurait baissé de 12% au mois de mai dernier.«Ce qui est important, c’est que la confiance des consommateurs reprenne du poil de la bête.» Pour l’instant, même s’ils ont de l’argent, les consommateurs s’en servent pour rembourser leurs dettes plutôt que de consommer, ce qui ne contribue guère à la reprise pour les détaillants.Me Uifieur souligne que dans les grands magasins, par exemple, les ventes sont en dents de scie; un mois va bien, l’autre moins.Le secteur du vêtement pour homme, qui sert parfois de baromètre pour l’ensemble des ventes au détail, a vu ses ventes augmenter de seulement 0,7% entre avril 1993 et avril 1992, note Me Lafieur.Me Lafieur ne croit pas en une reprise tangible, c’est-à-dire de l’ordre de quatre, cinq ou six pour cent en 1993.«Nous, on croyait que 1992 serait le début de la reprise.Il y en a eu une certaine, mais ça a été de l’ordre de 1%.En 1993, on prévoit une certaine reprise, mais autour de 2%.En 1994, si la situation s’accentue, on devrait commencer à la ressentir cette reprise-là.» Certains facteurs favorisent déjà une reprise de la consommation, comme les taux d’intérêt peu élevés.Mais, répète-t-il, les consommateurs doivent reprendre confiance, au-delà des bonnes nouvelles théoriques et statistiques.TAUX D'INTERET TABLEAU HEBDOMADAIRE Voici les taux d’intérêt en vigueur le 15 juillet 1993 dans les principales institutions financières au Canada.Ces taux sont fournis par les institutions financières et compilés par La Presse Canadienne.Banques Dépêt certil.certil.certil.Prêts Prêts Prêts Prêts à terme placem.placem.placem.hypoth.hypoth.hypoth.pars.30-59 jous 1 ans 3 ans 5 ans 1 ans 3 ans 5 ans taux min.Desjardins* nd CIBC 3,500 '4,250 5,750 6,250 6,500 8,250 8,750 — Corrnn.Ital.3,750 5,200 6,450 7,100 6,500 8,250 8,650 7,700 Laurentienne 2,250 4,500 5,750 6,750 6,500 7,950 8,700 6,750 Montréal 2,250 4,250 5,750 6,250 6,500 8,250 8,750 6,250 Nationale 2,250 4,250 5,750 6,750 6,500 8,250 8,750 6,250 Scotia n-d Royale 2,250 4,250 5,750 6,250 6,500 8,250 8,750 6,750 T-Dominion 2,250 4,250 5,750 6,250 6.500 8,250 8,750 7,500 Hong-Kong 2,500 4,250 5,750 6,250 6,500 8,250 8,750 —¦ Nationale deParis — 4,5625 5,750 6,500 6,500 8,250 8,750 — Taux suggéré par la Fédération de Montréal Fiducies Dépôt à (arme 30-59 jous certil.placent.1 ans certil.placent.3 ans certil.placent.5 ans Prêts hypoth.1 ans Prêts hypoth.3 ans Prêts hypoth.5 ans Trust Bonaventure 3,500 4,500 6,000 6,625 6,500 8,000 8,875 Canada Tr.3,500 4,500 5,750 6,500 6,500 8,250 8,750 Fid.Can,Ital.3,500 4,500 6,500 6,500 6,750 8,250 8,750 Cent.Guarant.Tr.n-d Fid.Contéd.n-d Fid SunLife 3,750 4,750 6,000 6,750 6,500 8,250 8,500 Fid.Desjardins 3,500 4,500 6,250 7,000 6,500 8,250 8,750 Tr.Général n-d Laurentienne Tr.3,750 4,750 6,250 6,750 6,500 7,950 8,700 Métropolitaine 4,250 5,000 6,000 7,000 nd nd nd Montréal Tr.3,750 4,500 6,000 6,750 6,500 8,250 8,500 Tr.Nord-Américain3,750 4,750 6,250 6,750 nd nd nd Tr.National 3,500 4,500 6,000 6,500 6,000 8,250 8,750 Tr.Prenor 4,000 4,750 6,000 6,750 6,500 8,000 8,750 Tr.Prêt.Rev.4,125 4,750 6,375 7,000 6,500 8,250 8,750 Tr.Royal 4,000 5,000 6,250 7,000 6,500 8,250 8.750 Gr.Investors — 4,500 5.750 6,250 6,250 8,000 8,500 Tr.Capital 4,250 5,250 6,500 7,250 7,125 8,250 8.950 Trust Household 3,875 4,750 6,000 6,750 6,375 8,000 8,500 Gr.LaMutuelle 3,750 4,750 5,750 6,500 6,500 8,000 8,500 Sherbrooke Tr.n-d Prêts père, taux min.nd 8,500 6,750 nd nd 5,750 6,250 6,000 Prêt hypothécaire: assurance-vie non incluse.Prêt personnel: taux minimum.Certificat Pm Gm: non encaissable pour la période investie.Les taux fournis étaient en vigueur le 15 juillet 1993.Les taux non fournis n’éfaient pas encore disponibles au moment de la cueillette des données.service depuis 1862 Menu d'affaires 8.75 $-9.75$ Table d’Hôte (soir) 12.75$- 19.75$ Fruits de mer 1657, rue Sainte-Catherine Ouest Tél.: 932-6118 - Fermé le lundi Stationnement gratuit (1 h 30) garage du Faubourg (Entrée rue Guy) ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE LtGFR ROBIC RICHARD AVOCATS 55 ST-JACQUES MONTREAL QUEBEC H2Y3X2 Fax (514(845-7874 Tél.:(514)98R*0»B*l*C Jla mattxlit ilti inlanqiùiti uniïeL Communications Inc.Resultats loto-québec Tirage du 93-07-14 i 16 24 25 27 29 40 19 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 259 062,50 $ 5/6+ 5 135 543,70 $ 5/6 215 2 521,70 $ 4/6 13 558 76,60 $ 3/6 267 539 10,00 $ Ventes totales : 15 985 589,00 $ Prochain gros lot (approx.): 2 500 000,00 $ Prochain tirage 93-07-17 Egtra Tirage du 93-07-14 NUMÉROS 265702 65702 5702 702 02 2 LOTS 100 000$ I 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ TVA, le réseau des tirages Les modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Richard Stursberg Monsieur George E.Harvey, président-directeur général d'Unitel Communications Inc., est heureux d'annoncer la nomination de Monsieur Richard Stursberg au poste de vice-président principal, Relations extérieures, affaires gouvernementales et planification stratégique.Dans le cadre de ses nouvelles fonctions.Monsieur Stursberg ajoutera à ses responsabilités existantes des Affaires gouvernemenlales.juridiques et de réglementation.celles des Affaires publiques, des Relations avec les télécommunicateurs nationaux et internationaux, et de la Planification stratégique d'Unitel.Monsieur Stursberg est entré à Unitel en 1990, à titre de vice-président principal.Affaires gouvernementales.juridiques et environnementales.Auparavant, Il avait occupé le poste de sous-ministre adjoint dans un certain nombre de secteurs du ministère des Communications, dont télécommunications et technologie, radiodiffusion et culture, et coordination des politiques.Il détient un baccalauréat et une maîtrise en sciences politiques et en philosophie de l'Université Carleton.Il a également étudié la philosophie à l'Université d'Aix-Marseille, en France.Il a effectué des études de niveau supérieur en gestion et en commerce à la Oxford University et à la University of London, en Angleterre.Unitel Communications Inc.est le seul télécommunicateur d'envergure nationale doté de ses propres installations: elle offre aux consommateurs et aux gens d'affaires canadiens une gamme de produits et de services de données, de messagerie et de communications téléphoniques interurbaines. L E I) E V 0 I R , I.E V E N I) R EDI I li .1 U 1 L L E T I 9 !) :t ÉDITORIAL L’extase technologique Gilles Lesage Onze ans après l’adoption de la loi québécoise sur l’accès à l’information et la protection des renseignements personnels du gouvernement; dix ans après l’entrée en vigueur de la contrepartie fédérale et la création du Commissariat à la protection de la vie privée; un mois après la sanction de la loi québécoise numéro 68 — une première canadienne — étendant au secteur privé la protection des renseignements personnels, à compter de l’an prochain, y a-t-il lieu de pavoiser et de sabler le champagne?1 "il lusieurs le croient volontiers, qui P tombent en extase devant les progrès technologiques, surtout de l’informatique, ou qui font aveuglément confiance aux gouvernements pour protéger leurs droits.Il n’en est pourtant rien.Des incidents nombreux nous rappellent souvent que la vie privée est menacée plus que ja- mais.A l’occasion, l’État sait réagir avec vigueur contre un excès, comme ce fut le cas à la suite de l’interception d’une conversation téléphonique cellulaire entre deux technocrates québécois, Mme Wilhelmy et M.Tremblay, l’an dernier.Dans d’autres cas, des erreurs de saisie ou d’emballement de la mémoire informatique sont si manifestes quelles peuvent être décelées par des profanes et corrigées, comme c’est arrivé cette semaine pour la cote de lecture des quotidiens.Un premier relevé du Bureau de la statistique du Québec prétendait quelle avait chuté de plus de 11 % en un an.Iæ fait est qu’au contraire, le lectorat des quotidiens francophones du Québec est en hausse légère.Rectificatif a été apporté.Mais on frémit à la pensée que des invasions bien plus graves à la vie privée, et des failles bien plus dommageables dans l'information qui circule, se poursuivent allègrement ou ne sont pas colmatées comme il se doit Aussi faut-il porter la plus grande attention aux études qui nous mettent en garde et proposent des pistes de solutions à des problèmes de plus en plus vifs.Par exemple, le Commissaire fédéral à la protection de la vie privée a rendu public mardi — en pleine canicule de juillet! — un rapport annuel qui, loin d’inciter les Canadiens à se péter les bretelles, les invite à une plus grande vigilance.Depuis dix ans, plusieurs développements ont de fait durement affecté la protection de la vie privée, écrit M.Bruce Phillips, un modéré, ancien adjoint de M.Mulroney.D évoque la progression fulgurante des technologies de l’information, des gros ordinateurs aux carnets électroniques, en passant par les microordinateurs.Il en résulte, dans les sociétés occidentales, l’acceptation aveugle de la technolo gie, jusqu’à négliger d’en examiner les incidences sur les droits individuels.A quand l’apparition de caméras aux coins des grandes artères de nos villes pour mieux prévenir le crime?se demande le Commissaire.Au nom de cette lutte, les Canadiens pourraient être soumis à la surveillance de l’État dans leurs faits et gestes les plus légitimes?Orwell a peut-être vu juste.L'utilisation croissante de la technologie dans la surveillance des employés ne présage rien de bon non plus, ajoute le rapport.Chaque nouvelle forme de surveillance nous déshumanise davantage, au point où nous devenons de plus en plus ravalés au rang d’automates et destinés, en cas d’imperfections ou de comportements anormaux, à aller grossir la pile des modèles défectueux ou à faire l’objet de «mesures correctives».Certains spécialistes soutiennent que la partie est déjà perdue et que notre vie est déjà mise à nu par la technologie.Selon eux, les Canadiens devraient reléguer la notion du contrôle individuel à l’histoire, arrêter de s’en faire et apprendre à vivre au sein d’une merveilleuse et libre circulation de l’information.Cette pointe d’ironie laisse entrevoir que le Commissaire ne verse pas dans ce pessimisme ou ce cynisme.Pas plus que la majorité des Canadiens, d’ailleurs, pour qui la protection de la vie privée n’est pas une préoccupation élitiste ou une question secondaire, mais un enjeu social majeur, ainsi que Michel Venne l’a fait ressortir dans LE DEVOIR du 6 juillet L’immense majorité des gens veulent à bon droit, conserver une forme de contrôle sur la collecte des renseignements à leur sujet, être prévenus de la collecte de ces données, en connaître les responsables et les objectifs, et avoir le droit d’accepter ou de refuser l’emploi de ces renseignements personnels.Bref, note le document, la population réclame des garanties qui vont au coeur même des pratiques équitables en matière d’information et qui, bien souvent, font terriblement défaut dans la circulation de l'information.Le rapport cite quelques exemples d’une vie privée de plus en plus exposée.La population canadienne est au fait de certains cas d’indiscrétions rapportés à grand fracas par les médias et mettant en cause, notamment, des conversations au «cellulaire».Mais il y a fort à parier que ce n’est là que menu fretin comparativement aux renseignements personnels qui circulent entre les bases de données informatisées et auxquelles ont accès des personnes dont le droit à cette information est, au mieux, discutable.Il y a dix ans, dans son premier rapport, le Commissaire observait qu’il est banal de dire que la vie privée est menacée comme elle ne l'a jamais été dans l’histoire.La convergence de techniques nouvelles et de revendications toujours plus insistantes de l’État en vue de savoir ou d’être efficace, ou les deux, a modifié la nature quantitative et qualitative du problème.Si la menace était déjà si bien comprise et visualisée il y a une décennie, qu’en est-il aujourd’hui?A quelques exceptions près, c’est bien pire encore.A preuve, par exemple, l’essor incroyable du marketing direct et de plus en plus ciblé et personnalisé.Chaque parcelle d’information à notre sujet intéresse quelqu’un, des données insignifiantes en apparence jusqu’aux renseignements sur notre mode de vie et jusqu’à des données médicales précises, comme nos traits génétiques.La technologie donne les outils nécessaires pour acheter, manipuler, reconstituer ou vendre les détails de la vie des autres, afin d’en tirer profit Les Canadiens n’échappent pas à l'oeil scrutateur de toute cette technologie électronique; ils laissent une piste visible — des détails sur leurs renseignements personnels et leurs activités intimes — qu’ils ne peuvent contrôler.Le problème est immense et complexe.Mais il y a des solutions.On en trouve d’ailleurs quand le besoin se fait urgent et la pression publique, intense.Il y faut de la volonté politique.Le temps est venu, comme dit le Commissaire, d’adopter une démarche plus énergique et mieux coordonnée, visant à concilier la révolution informatique en cours et la protection de la vie privée.Tous les gouvernements doivent reconnaître que la population canadienne a droit à la protection de ses renseignements personnels et que, de plus, le droit à la vie privée s’applique aussi bien au secteur public qu’au privé.Dans ce dernier cas, tout reste à faire, y compris au Québec, en dépit des apparences.Le temps est un luxe révolu, lit-on dans le rapport.Ije tout pour le tout se jouera au cours des prochaines années.Déjà, chacun de nous vit dans une maison de verre qui laisse au monde entier la liberté de voir à l’intérieur.Hallucinant.De l’extase au cauchemar?Le spectre de Big Brother plus menaçant que jamais Le maître du monde?Dans un geste d’éclat unilatéral, les Etats-Unis ont procédé au largage de missiles Tomahawk sur l’Irak.Trois de ces engins ayant dévié de leur trajectoire sont allés s’écraser sur un quartier résidentiel de la capitale.Résultat: des «dommages collatéraux», terme de la langue de bois du Pentagone pour parler de pertes de vies humaines.Ainsi, le président Bill Clinton s’est comporté comme s’il était le maitre du monde, sorte (le suzerain de tous les autres chefs d’État et de gouvernement Pourtant, l’argument de «légitime défense» ne s’avère pas tout à fait satisfaisant pour que l’opinion publique internationale puisse avaliser le coup de force contre l’Irak.Au moment où se déroule au Koweit le procès des 14 personnes soupçonnées d’avoir comploté en vue d’assassiner l’ancien président américain George Bush, il apparaît opportun de laisser la justice suivre son cours.En outre, la prétention a l’autodéfense, dans le contexte de l’après-Guerre froide, Rousse des relents d’anachronisme.A cette époque de promotion des droits de l’homme, aucune raison ne vient justifier le banditisme d’Etal même drapé dans les oripeaux de représailles à l’endroit d’un déviant selon les normes du droit international.A cet égard, les États-Unis devraient plutôt saisir le Conseil de sécurité de l’ONU d’une plainte formelle a l’égard de Saddam Hussein.Une étape subséquente pouvant être la constitution d’un tribunal international où le dirigeant et dictateur irakien pourrait passer en jugement pour atteinte au droit international.Cela vaudrait beaucoup mieux, surtout dans le cas d’une superpuissance désireuse d’instaurer un nouvel ordre LETTRES -?- mondial, que de se livrer à l’application unilatérale de la bonne vieille loi du talion, vestige vermoulu d’un autre âge! Avant de passer l'éponge sur l’action militaire américaine, la communauté internationale doit s’assurer que les populations civiles, où quelles se trouvent dans le monde, n’auront plus jamais à faire les frais des frasques commises par leurs dirigeants.Pierre Hamel Montréal, 29 juin 1993 Arrière tous À quelques jours de la semaine internationale d’intégration de la personne handicapée débutant le 30 mai dernier, j’assistais à une pièce de théâtre a la salle Rolland-Brunelle du Cégep de Juliette.Cet endroit est accessible aux personnes utilisant un fauteuil roulant mais celles qui y oeuvrent bénévolement, de même que certains spectateurs, sont encore incommodés par la présence de fauteuils roulants surtout si la personne ose se placer parmi les autres spectateurs (lorsqu’il n’y a plus de place désignée), ayant payé le même prix pour un billet, quoiqu’elle n’utilise pas de siège.Si bien qu’à l’intermission, une employée qui m’a-t-on précisé était bénévole, est venue m’aviser de me placer a l’arrière de la salle parce que je dérangeais, j’empêchais les gens de voir.C’est une gifle cinglante a recevoir en cette fin de décennie de la personne handicapée où l’on a mis tellement d'énergie à favoriser son intégration et a lui donner une place dans la société «a part égale».Une fois toutes les étapes de réactions émotives passées, je me suis surprise à sourire et a me demander si l’on avait avisé les personnes plus grandes, bref toutes celles qui ca- chaient la vue dans cette salle de s’asseoir à l’arrière.Heureusement que le ridicule ne tue pas.A tous ceux et celles qui utilisent un fauteuil roulant pour se déplacer je dis «Arrière tous».Marguerite-Rose Pesiint Bédard Repentigny, 28 juin 1993 Un hérésiarque dangereux Dans LE DEVOIR du 31 mai dernier, Stéphane Baillargeon a signé un article intitulé «Aux sources du mal — 1 — Prêtre, psychothérapeute et théologien réputé, Eugen Drewermann est le dernier en date des penseurs punis par l’Église catholique».Il est étonnant qu’un journal comme le vôtre, «supposé» être catholique, publie un article semblable.Comment Eugen Drewermann peut-il être un «théologien réputé», alors qu’il enseigne de nombreuses hérésies formelles?En effet, il contredit plusieurs dqgmes définis par le magistère de l'Église; ainsi, il devjent un hérésiarque dangereux et l’Église se devait de le condamner.Ce n’est pas en publiant des articles de ce genre que vous allez attirer la f;e veur des gens bien pensants.Incidemment, je me permettrai de signaler à votre attention que je connais le domaine théologique, puisque j’ai publié moi-même des centaines d’articles dans différentes revues et une cinquantaine de volumes.Je ne suis donc pas assez naïf pour me laisser éblouir par des théologiens révolutionnaires, au sens strict du terme, comme Drewermann, Kiing, Leonardo Boff, etc., même s’ils sont «vantés» par Stéphane Baillargeon.Ovila M elan ton Montréal, 10 juin 1993 ÉP05A6C yiH/vrion hmffc üOVAFRÎSe Les écrits restent yez, oyez bonnes gens: la société multimédia est pour demain!» Dans notre monde en proie au chômage et au doute identitaire, cette nouvelle tambourinée par les journaux américains a failli passer inaperçue.Et pourtant un jour — au plus tôt en 1995 ou au plus tard en l’an 1999 —, votre micro-ordinateur, votre magnétoscope seront reliés à une boîte noire fichée à même la prise de votre téléphone.Ce qui vous permettra non seulement de programmer vos achats ou vos films — comme le démontre déjà l’expérience du Vidéoway à Montréal — mais aussi de mieux travailler à la maison — le télétravail — et même d’envoyer à peu de frais à l’autre bout de la planète les images vidéo de l’anniversaire de votre fille.Mais ce meilleur des mondes comporte également son versant d’ombre: le télédétection.Où que vous soyez, jamais plus vous ne pourrez échapper au contrôle bienveillant et intéressé de l'Internet, notre convivial Big Brother.Ce sont vos cartes électroniques qui vous trahiront exactement comme Harrison Ford d;uis le film Jusqu 'au bout du inonde de Wim Wenders, commandité ô par hasard par Sony.Pourquoi cette utopie vieille de vingt ans a repris du poil de la bête?Tout simplement parce que les grandes multinationales des communications et du câble y jouent leur va-tout dans ce marché méga-lucratif estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars.Et pour cause.Non seulement l’interconnexion entre les micro-ordiqateurs — il en existe 25 millions aux États-Unis seulement — s’amplifiera, mais elle pourrait être étendue aux 580 millions de foyers du monde possédant un téléphone.Ceux-ci deviendront ainsi un maillon du réseau informatique, l’Internet, terme forgé par les informaticiens du ministère de la Défense américaine pour désigner le réseau des résçaux qui ceinture déjà le globe.Ix‘s États-Unis, le Canada, l’Islande, l’Europe, le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie et la Nouvelle-Zélande en constituent dès à présent les principaux jalons.C’est ce qu’il est convenu d’appeler le cyberspace avec ses banques de données, ses réseaux, des hackers telles la puissante EFF (Electronic Frontier Éoundation) de Mitch Kapof, par son désir de diffuser auprès du grand public la cryptographie afin que le citoyen puisse avoir par-devers lui un code personnalisé preservant la confidentialité des informations le concernant qui peuvent être accessibles par le réseau.Aux États-Unis, de puissants intérêts s’y opposent.Et pour cause.Ce sont eux qui en détiennent le monopole: les services secrets.La première visés, c’est la NSA (National Security Agency), l'équivalent de la CIA qui a vu son hégémonie ébranlée dès le.milieu des années 70 par de brillants progra-meurs.Four ces cow-boys de la console, l’argument de la sécurité nationale s’oppose souvent aux droits individuels.Dans leur esprit, l’arsenal législatif existant ne suffit pas à les garantir.Mais cette position anarcho-libéra-le en faveur des droits individuels n’est pas exempte d’équivoque puisqu'elle peut favoriser en contrepartie l’utilisation de ces techniques de cryptage en toute impunité par des organisations interlopes.Entre les droits collectifs et ceux individuels, le débat, .on le voit, ne fait que commencer.Il est paradoxal de constater qu’au moment où décline le temps de lecture des journaux, le texte revient en force par le biais de ce nouvel espace informatique.C’est l’hyper-texte avec ses rites, ses aficionados, ses détracteurs.Parmi ces derniers, le célèbre sémiologue Umberto Eco qui rappelait récemment que la «Divine Comédie» avec sa structure complexe était à sa manière un hyper-texte.Paul Saf-fo, chercheur à l’Institut du Futur de Californie affirme pour sa part que le texte électronique ainsi dépouillé de son support de papier était devenu un nouveau médium qui conjugue la fixité de l'imprimé à la flexibilité du manuscrit; d’autant que désormais il est possible de retracer un texte même détruit comme s'en est rendu compte Oliver North ayant voulu détruire en vain son courrier électronique avec la Contra.Ces faits ne donnent que plus de force à l’injonction multimillénairç d’Horace: «Les écrits restent».A chaque âge, son idéologie.Et son utopie.FULVIO C A C C I A ?ses codes d’accès.Car si le logiciel constitue le carburant de l’ordinateur, le modem couplé avec l’ordinateur — accessoire qui rend possible l’interconnexion — en est l'autoroute.Or, plus l’autoroute est large, plus de données peuvent circuler vite.Et à moindre coût.Avec la fibre optique, les possibilités d’interconnexion deviennent tout simplement colossales.Pour ce faire, une mutation est nécessaire.C’est le passage crucial de l’analogique au numérique.Celte innovation technologique permet de codifier chaque donnée (image et son) — y compris la voix humaine — en impulsion électrique binaire (zéro, un) propre à être lue par l'ordinateur et acheminée à travers ce que les Américains appellent l’ISDN (Integred Service Digital Network).En France, le réseau Numéris de France Telecom est déjà en opération.Jusqu’ici, cet espace cybernétique demeurait surtout fréquenté par les institutions (banques, universités, sociétés) qui y échangeaient entre elles leurs précieuses données et que de temps à autre des pirates professionnels ou des communautés de jeunes pirates venaient leur subtiliser, mais il en sera autrement bientôt.Car cette guérilla aux marges de l’empire comporte une dimension qui dévoile un enjeu de taille: c’est la préservation de la vie privée au XXIe siècle.Aux États-Unis, la fronde s’est organisée depuis le début des années 70.la dernière en date: les cypherpunks, la première association de cryptographes électroniques — les Cypherpunks, littéralement les punks du chiffre — s’est réunie en congrès en Californie.Celle-ci se distingue des autres associations pour la défense .du père de 40 ans la génération des gens de 40 à 50 ans constitue ce que l’on nomme le milan de la vie, ou la maturessence: c'est l’âge intermédiaire entre la jeunesse et la vieillesse, où se déroulent un certain nombre d'événements familiaux parfois per-turbateurs que sont l’adolescence des enfants puis, éventuellement, leur départ du domicile familial.Le mitan de l’âge est une période de la vie où les hommes font le bilan de leur existence, reconnaissent qu’il existe une disparité entre leurs aspirations et leurs attentes.Cette phase de la vie se caractérise aussi par des changements conjugaux et une grande complexité des échanges entre les parents et les enfants, à laquelle viennent se gref- fer les expériences comme les exigences personnelles et professionnelles.la vie masculine est souvent centrée sur la carrière, les problèmes de promotion sociale ou encore les impasses professionnelles, comme le chômage ou la mise à la retraite prématurée, ce qui est de plus en plus le cas dans la conjoncture économique actuelle.L’absence plus fréquente de stratégies de vie alternatives et les exigences liées â son travail le placent très souvent dans une situation difficile et douloureuse d’isolement et d’anomalie sociale qui peut se traduire par une perte de contact avec les besoins de la famille et des enfants.Iai paternité.Conseil de la famille, 199,3.LE DEVOIR F 0 1) F, FAR HENRI B 0 1! R A S S A LE II) JANVIER 1 H 0 Dire clrice LISE RISS0NNETTE Rédac 1 e h r en chef RERN Alt!) DESCÔTE AUX Directeur délégué à l'administration ANDRÉ LECLERC Directe u r de l'information B EN»! T A lilt IN I) i rente urs adj oi n ts de 'information PIERRE BEAULIEU, ROCII CÔTÉ Rédacteur en eli e f adj oint JEAN- R0 R E RT SANS E A C 0 N Directeur des |i n b 1 i c a t i o n s spéciales (1IIY 1) E S II A1E S FAIS C E g II E 1) 0 1 S L E 1) E V (Hit , L E V E N I) R EDI I li .1 lT I I.I.E T I !) !) (5 A 7 IDEES Il faut conquérir le monde La science infuse La presse a le devoir de gagner le public à la culture scientifique CHRISTIANE ST-PIERRE Professeure de communications Collège Laflèche de Trois-Rivières u’ont en commun le sida et la méningite?Les médias en ont abondamment parlé.C’est connu.Les questions entourant la santé suscitent davantage l’intérêt que la politique internationale.Pour rencontrer les objectifs de l’information destinée au public populaire, le sujet doit être un fait d’intérêt public et sensationnel.Ix’ troisième point mérite qu'on s’y attarde.üi science et les médias ne ¥ if THS NEW YORK TIMES font pas toujours bon ménage, et pour cause! Les scientifiques parlent d’investiguer et les journalistes d’étaler au grand jour.L’attrait pour les actualités scientifiques par les médias réside davantage dans les résultats spectaculaires que dans l’évolution de phénomènes.Généralement, la presse se fait discrète sur la diffusion de la recherche scientifique.Le plus souvent, elle n’accorde pas d’importance aux travaux de recherche en dehors de la santé et de l’environnement.Le sida, la méningite et la pollution continuent d’accaparer la majeure partie des reportages dans le secteur scientifique.Ces sujets se prêtant davantage au spectacle avec ses victimes se racontant, que la recherche fondamentale qui exige de comprendre et d’approfondir ses mécanismes.Les chercheurs produisent des travaux qu’ils communiquent à leurs pairs dans des revues scientifiques très spécialisées ou dans le cadre de congrès où des semblables peuvent les écouter sans sourciller.Les scientifiques atteignent leurs objectifs -seulement lorsque la communauté de spécialistes leur permet de diffuser leurs connaissances ou leur savoir.Ceux-ci font peu d’efforts pour simplifier leurs travaux.Partir du complexe pour aller au plus simple pourrait provoquer des inexactitudes qu’ils s’appliquent eux-mêmes à combattre.Vu de cette ma- L’importance de simplifier le discours scientifique permet à ceux qui constituent la démocratie de mieux comprendre leur environnement et d’en décider le sort.nière, communiquer leur savoir au public populaire par l’entremise des médias, ne présente aucun intérêt.Quant aux journalistes, ils n’ont pour la plupart aucune formation scientifique.Ixs entreprises dé presse n’ayant pas les moyens de s’en offrir, affectent des journalistes pourvus de connaissances générales.Pour que ces journalistes accèdent au savoir des éminents spécialistes faut-il que l’information soit simplifiée.Pour le moment, les communications scientifiques relèvent du défi et doivent être traduites en langage plus courant.Ce que beaucoup de chercheurs répugnent à faire.La seule façon d’intéresser le public en général à la science est d’en vulgariser le contenu.Il est essentiel que la communauté scientifique se rapproche de ses bailleurs de fonds; les citoyens ne contribuent-ils pas à subventionner la recherche (50 % des activités de recherche sont financées par le gouvernement).Les chercheurs ont le devoir d’informer leurs créanciers sur l’évolution de leurs travaux et encore davantage quand il s’agit de réussites! Ils doivent convaincre la population du bien-fondé de leurs recherches s’ils veulent obtenir son appui moral, ne serait-ce que financier.Les médias ont le devoir d'intéresser le public en l’initiant et en l'informant.Pour diffuser cette culture scientifique, ils doivent en faciliter l’accès en vulgarisant les applications ou en résumant les enjeux issus des recherches.Pour Platon, le discours de vulgarisation représentait une forme dégradée du savoir d’une culture supérieure, tout en se méfiant des nouveaux communicateurs contre la tentation des techniques de diffusion (1m République).Ainsi, pour faciliter la compréhension, il fallait dégrader la connaissance.Curieusement, cette philosophie traduit bien l’attitude que beaucoup de scientifiques appliquent à l’égard des médias.Pourtant, et heureusement, Auguste Comte tout comme Descartes, ont vu dans la science une fonction éducative.Ils ont accordé beaucoup d’importance à la diffusion de leurs ouvrages et de leurs connaissances.L’importance de simplifier le discours scientifique auprès du public en général permet àceux qui constituent la démocratie de mieux comprendre leur environnement et d’en décider le sort Le défi entre la communauté scientifique et les médias consiste non pas à faire connaître la science, mais réside dans la façon de la faire connaître.La Petite Noirceur II- Une opposition qui ne nourrit pas les attentes FORUM OPTION-JEUNESSE Extraits du document de réflexion déposé dans le cadre de l’assemblée d’orientation es contre-performances du gouvernement et son manque de vision à long terme n’expliquent pas tà eux seuls la période actuelle de Petite Noirceur.Il faut dire qu’à cette apparente déroute du gouvernement québécois s’ajoute la faiblesse de l’opposition officielle, une opposition qui, plutôt que de renouveler le débat politique, s’est enfermée dans un discours dogmatique et ronflant.Dans notre système politique, en plus de talonner les dirigeants, le rôle d’un parti d’opposition est celui de proposer de nouvelles solutions, de nouvelles approches concrètes et réalistes pour réussir là où le gouvernement a échoué.La réflexion du PQ •Pourtant, la réflexion du Parti québécois se concentre principalement sur l’accession du Québec à la souveraineté politique.On leurre les Québécois en laissant entendre que la souveraineté en elle-même guérira tous les maux de notre société.La souveraineté politique du Québec ne doit pas être perçue comme une fin en soi, mais comme un moyen.C'est dans un tel esprit qu’il faudrait travailler à bâtir un consensus.Au contraire, les dirigeants du Parti québécois considèrent dangereuse-ijnent les choses comme acquises.En tombant facilement dans le triomphalisme, ils bourraient se jouer de bien mauvais tours.! Le Parti québécois, tout comme le Parti libéral, est davantage axé sur le passé que sur le présent.Ses dirigeants, pour la plupart, sont présents depuis la fin des années 60 dans le débat politique et ressassent sans cesse les mêmes discours.Le retour de certains visages d’une autre époque en est un exemple éloquent.D'ailleurs, on a souvent l’impression que la certitude d’avoir la vérité infuse prime sur l’ouverture d’esprit, que les croisades personnelles prévalent ,sur les intérêts supérieurs du Québec.A preuve, le chef du Parti québécois ne tolère pas que ses députés, en particulier les plus jeunes, expriment des constats pourtant actuels et réalistes.Parce quelle est incapable de renouveler son discours, ses dirigeants et son programme politique, l’opposition officielle ne joue pas son rôle.Bien des Québécois ne s’y reconnaissent tout simplement pas.Il est en effet fort surprenant d’observer que les sondages placent le Parti québécois et le Parti libéral nez à nez dans l’intention de vote des Québécois.Le PLQ est un parti usé par huit ans de pouvoir, il est aussi celui qui est responsable d’un bilan peu flatteur.Pourtant, l’opposition officielle est loin de rallier ou de mobiliser tous ces insatisfaits face au régime.Fait nouveau et inquiétant, à une déroute du gouvernement, à la faiblesse de l’opposition s’ajoute une démobilisation politique de la population.Le désabusement de plusieurs est un frein à notre développement collectif.La désillusion face à la chose publique est grande et se manifeste de multiples façons.D’abord, on observe plus que jamais un cynisme profond et une méfiance aiguë à l’égard des élites politiques.On constate aussi une perte de confiance grandissante envers les partis politiques.Les lignes de parti rigides, des décisions qui viennent du haut vers le bas et qui souvent font fi de la base militante, expliquent en bonne partie cette perte de confiance.Situation encore plus inquiétante, les gens perdent également confiance envers nos institutions politiques.Les commissions parlementaires, particulièrement depuis la mise au rancart de Bélanger-Campeau, sont devenues de simples exercices pour gagner du temps alors que leur rôle devrait être de permettre aux citoyens de se faire entendre à l’Assemblée nationale.De plus, le recours excessif au bâillon pour museler l’opposition sur des sujets capitaux mine l’équilibre démocratique.Incapable de renouveler son discours, ses dirigeants et son programme politique, l’opposition officielle ne joue pas son rôle.Comme jamais auparavant, le gouvernement québécois utilise cette procédure en fin de session au point de l’avoir banalisée.En abusant de sa majorité parlementaire, le parti au pouvoir dénature le parlementarisme.Les gens, et c’est encore plus vrai chez les jeunes, s’intéressent de moins en moins à la chose politique.Cette réalité se mesure par une baisse notable de l’engagement politique et par une baisse constante de la participation électorale.Les Québécois ont de plus en plus la conviction que leurs idées ne sont pas retenues par nos dirigeants, que leur vote ne compte plus.Cette situation est d’une profonde gravité car elle remet en question l’avenir de notre démocratie, une démocratie tant convoitée par plusieurs à travers le monde.Pour remettre le Québec sur les rails et se sortir de cette morosité, les citoyens doivent reprendre la place qui leur revient.Nous devons refuser de traduire notre déception par une abdication face à la chose politique, et plutôt réagir par une action engagée.Plus que jamais, pour sortir du marasme dans lequel la société québécoise s’enfonce, il faut définir des solutions novatrices et porteuses d’avenir.Il n’y a pas de solutions miracles.Pour stimuler la réflexion, pour favoriser le changement, les Québécois doivent d’abord reprendre en main ce qui s'est avéré être, leur meilleur outil de développement; l’Etat québécois.Pour ce faire, il faut cependant redonner le goût et l’intérêt de la chose publique aux Québécois.Cela n'est possible que si les leaders se manifestent et liassent à l’action sur la scène politique.Dans l’état actuel des choses, il est difficile d’entrevoir comment nos partis politiques traditionnels pourront élever ce débat.Empêtrés dans des batailles partisanes, prisonniers de leurs lobbies et enfermés dans des dogmes quasi sectaires, ils sont bien plus préoccupés par leurs in- térêts particuliers, avec pour conséquence qu’ils divisent la population sur la base de leur clivage idéologique.En ce qui nous concerne, l’engagement au sein de groupes non partisans comme le nôtre apparaît davantage prometteur pour réinventer l’action politique et proposer librement de nouvelles solutions.L’intérêt pour la politique est en déclin Alors que pour trop de Québécois, l’intérêt pour la chose politique est en déclin et que, désabusés, empreints de cynisme, ils sont tentés de baisser les bras, nous refusons d’accepter la situation actuelle.Nous faisons le pari que si des gens posent les vraies questions, si des gens sont prêts à poser des gestes qui préparent l’avenir, cela pourra avpir une résonance dans toute la société.A partir de là, tout est possible.Comme jeunes, nous voulons d’une société qui aura retrouvé le goût de bouger, le goût d’avancer.Il faut dès maintenant redonner à l’étudiant le goût d’étudier, en lui offrant des perspectives d’emploi.Il faut redonner à l’enseignant le goût d’enseigner en replaçant l’éducation au centre de nos priorités.Il faut redonner à l’entrepreneur le goût d’entreprendre, de risquer, en ne l’étouffant pas dans les taxes et les procédures administratives.Il faut redonner au fonctionnaire le goût et, la fierté de servir le public au nom de l’Etat québécois, il faut redonner au travailleur le goût de travailler, il faut redonner au sans-emploi le goût de chercher, il faut redonner à l’électeur le goût de faire une différence, il faut redonner aux Québécois un projet d'avenir.Parce que la politique, c’est d'abord et avant tout les gens, parce que l’avenir, c’est d’abord et avant tout les jeunes, la réunion d’un groupe de jeunes préoccupés par l’avenir vaut certainement la peine.Dans cette optique, le Forum Option-Jeunesse s’engage à participer pleinement au renouvellement du débat politique.Le Forum Option-Jeunesse s'engage à participer à l’élaboration de ce projet d’avenir.Fin Hommage non mérité Le Traître et le Juif ne répond pas aux exigences de l’histoire et ne peut donc pas servir de base à la discussion JEAN-CLAUDE DUPUIS Etudiant au PhD.(histoire) Université Ixival ans Le Traître et le Juif, Esther Delisle prétend que le nationalisme de Lionel Groulx reposait essentiellement sur l’idée de pureté raciale.Sa thèse a soulevé une vive controverse.Mais les personnes qui se sont portées à la défense du chanoine Groulx ont fait au livre de Mme Delisle un honneur qu’il ne méritait pas, car celui-ci ne répond pas aux exigences scientifiques de l'histoire et ne peut donc pas servir de base à une discussion.Les références sont souvent inexactes ou absentes.Ainsi, elle attribue à François-Albert Angers un texte écrit en réalité par Roger Duhamel et ne dit pas où se trouve le «long article admiratif» d’Esdras Minville sur le national-socialisme.Mais lorsque l’on retrace ses sources, on reste pantois devant sa façon de comprendre les textes.Par exemple, Mme Delisle écrit: «Le Juif exclu, déporté, parqué dans des ghettos, privé de droits politiques, le Traître passé au laminoir de la rééducation, les Canadiens français redeviendront, s’ils le veulent, s’écrie Groulx, des surhommes et des dieux.» Or, elle renvoie à un texte qui invitait la jeunesse a prendre «pour idéal moral, l’infinie perfection du Christ, et, pour terme de leur développement spirituel, cette élévation de la personnalité qui peut faire d’eux, s’ils le veulent, des surhommes et des dieux».On cherche en vain le rapport entre ce texte d’édification chrétienne et les déportations de Juifs.Mais, réagissant au mot «surhomme» comme le chien de Pavlov, Delisle y voit une preuve du nazisme de Groulx.Ailleurs, Delisle affirme que «le déterminisme conjugué du sang, de la terre et des morts semble quasi absolu» chez Groulx.Elle établit un rapprochement avec la théorie du Blut und Boden du nazi Walter Darré.Mais la phrase quelle cite est tronquée.Le texte complet révèle que Groulx parlait des «hérédités» non pas au sens biologique mais au sens de l’histoire, de l’héritage culturel.Esther Delisle n’a pas remarqué le style allégorique de cette phrase.A un autre endroit, elle soutient que Groulx dénonçait le libéralisme des patriotes des années 1830 à l’égard des droits de la minorité anglaise: «Il ne leur vient pas à l’esprit d’user de représailles envers la minorité, ni même de recourir à l’ostracisme, mais non, se désole Groulx.» Im citation est encore tronquée.Le texte intégral affirme le contraire de ce que prétend Delisle: Groulx admirait la tolérance des députés patriotes mais leur reprochait de ne pas avoir, «sans violer les droits ni les privilèges de personne», instauré un système scolaire confessionnel au Bas-Canada.Des informations fausses Parfois, Esther Delisle donne des informations fausses: «(Selon Groulx) un archiviste aurait épluché plus de deux millions d’actes qui dormaient dans de vieux registres, pour ne relever que 94 mariages entre Français et Amérindiennes (au temps de la Nouvelle-France).Il aurait aussi démontré — on ne sait où a été couchée par écrit cette démonstration — que «ces métis n’avaient laissé parmi nous aucune descendance».Pourtant, Lionel Groulx donne toutes ses références à la note 36 de la page citée par Delisle.En définitive, Le Traître et le Juif n’est pas une étude historique sérieuse mais un pamphlet politique, comme l’indiquent certaines expressions polémiques: «Groulx et ses séides», les «pures laines», «l’historien-botaniste», «le corporatisme, véritable potion magique».Mme Delisle part du principe, ou plutôt du préjugé, que le nationalisme d’extrême droite relève du délire fantasmatique et qu’il ne peut se prêter à une analyse rationnelle.Elle eut mieux fait de s’inspirer des travaux de Zeev Stemhell qui est, lui, un véritable spécialiste du fascisme, et qui a fait progresser l’historiographie en partant, au contraire, du principe qu’il y avait une cohérence interne aux idéologies d’extrême droite.D’ailleurs, Esther Delisle ne semble pas avoir vraiment étudié ce courant de pensée.Lorsqu’elle parle d’auteurs comme Maurras, Barrés, Drumont, Gobineau ou Darré, elle ne se réfère jamais à leurs textes mais seulement à des études qui portent sur eux.En termes méthodologiques, elle ne s’appuie que sur des sources secondes et non pas primaires, ce qui enlève toute crédibilité à un travail d’histoire.L’analyse du nationalisme groubden et de ses rapports avec les idéologies européennes d’extrême droite exige une érudition et un sens de la nuance que l’on retrouve chez quelqu’un comme Zeev Sternhell mais qui font complètement défaut à Esther Delisle.Affirmer préalablement que les gens que l’on étudie étaient fous, n’est pas une approche scientifique qui permet de comprendre une idéologie.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes : à l’information générale et métropolitaine : Claude Beauregard.Sylvain Blanchard.Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier.Jean Dion.LouisGilles Francoeur.LouisGuy L'Heureux.Caroline Mont-petit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Diane Précourt, Laurent Soumis, Guy Taille-fer.Danny Veart Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Paule des Rivières, Marie Laurier.Robert Lévesque, Odile Tremblay (Uvres): à l’information économique : Gérard Bérubé (responsable).Robert Du-trisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Coulon, Claude Lévesque, Sylviane Tramier, Clément Tru-del; à l'information politique : Josée Boileau.Pierre O'Neill, Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa): Serge Chapleau (caricaturiste); à l’information sportive : Yves d'Avignon; Suzanne Marchand (adjointe à la direction), Denise Babin, Rachel Dudos (commis), Danielle Cantara, MarieClaude Coupai, Christiane Vaillant (clavistes), Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur): Manon Scott, Sylvie Scott, Serge La-plante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA DIRECTION ARTISTIQIE Lucie Lacava.LA PUBUCITÉ Lucie Hnsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier, Gyslaine Coté, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault, (publicitaires): Micheline Tutgeon (maquettiste): Michèle Bouchard (secrétaire): Ghislaine Lafleur (réceptionniste).L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (coordinatrice des sendees comptables): Florine Cormier.Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte.Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Nathalie Thabet (responsable du marché institutionnel), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachelle Leclerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (supen’iseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production), Johanne Brunet, Sylvain Darcy, Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon, Michael Schneider, Marie-France Ttirgeon.IES ANNONCES CLASSÉES HT LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur).Manon Blanchette.Serge César, Dominique Charbonnier, Marlène Côté.Pierre Cotton, Josée Lapointe.Sylvie Laporte, Francine Morvan, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland, Désirée Szucsany, Marc Vigneault.CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie {président).FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président et directeur généra!) , Raymonde Guay (responsable du financement privé). I.E I) E V (tIH, I.E V E N I) H EDI I (i .1 I! I I.I.E T I It !) 3 A 8 -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Les 9e FrancoFolies de La Rochelle Entre les vacances et les coups de coeur SYLVAIN CORMIER La Rochelle— Il était 3h30 de l’après-midi, la brise de l’Atlantique était vivifiante, et les voiliers formaient une haie d’accueil dans la baie de La Rochelle.La température de l’air et du corps se confondaient.Sur la plage, des estivantes dénudées se souciaient comme d’une guigne des rayons UV.C’était un beau mardi d’été.C’étaient les vacances.Le premier spectacle des 9e Franco Folies de Ia Rochelle n’allait débuter qu’une demi-heure plus tard à la Salle Bleue de la Coursive (la Maison de la culture roche-laise).Autant dire qu’on avait la vie devant nous.C’était agréable comme l’école buissonnière.On en oubliait le Festival.C’était bien la première fois.Les années précédentes, on plongeait dans les Franco Folies comme dans une piscine, à pieds joints, sans même retenir son souffle.En 1993, un peu beaucoup grâce aux heures sauvées par la nouvelle Raison Paris-La Rochelle en TGV, l'événement charentais s’annonçait peinard.A l’image de ce grand escogriffe de Michel Fugain qui, au moment où j’écris ces lignes dans l’estrade des invités de l’Esplanade St-Jean-D’Acre, la grande scène extérieure des Francos, égrène son chapelet d’hymnes à la joie de vivre (Fais comme l'oiseau, Comme un soleil, Chante la vie chante ) avec l’entrain d’un G.O.de Club Med.Et pourtant, en quelques secondes, le temps d’apparaître sur la scène de la Salle Bleue et d’émettre un premier cri, Catherine Ribeiro se sera chargée de nous ramener à l’ordre.Ces FrancoFofies seraient vitales, ne serait-ce que pour eHe.Pour Ribeiro, 53 ans, la révoltée de l’après-mai 68, la chanteuse farouchement engagée des années 70, l’éternelle marginale, il n’y aurait pas de vacance qui tienne.Surtout après son suicide manqué — un coup de feu dans la bouche qui a miraculeusement épargné les cordes vocales, cible visée— véritable signe du destin qui l’a sortie de sa retraite.Alors, elle a chanté sa survie, comme une condamnée en sursis.Seule avec un pianiste, elle a repris les chansons que l’on chante lorsque l’on n’a plus rien à perdre et tout à crier, du Piaf, du Ferré, du Gérard Man-set, les plus durs textes contre lesquels se heurter.Superbe et terrifiante, elle avait le geste furieux, le regard perdu, le sourire fou, l’émotion incontrôlable.Au moment décisif, elle ira chercher dans la première rangée un jeune homme blond, avec lequel elle dansera un slow impudique et amoureux, rapprochant des deujc mains son visage du sien, au seuil du baiser passionné.A la fin, après le déchirant Que serais-je sans toi ?d’Aragon et Ferrât, elle s’effondrera dans les bras de son pianiste, ne sachant plus comment recevoir l’affection d’un public visiblement remué.Plus rien, jusqu’au terme de ces Fran-coFoRes, ne sera reçu légèrement par ceux qui étaient là.Au grand show d’ouverture à l’Esplanade, une heure plus tard, plus rien ne m’atteignait, ni les rythmes afro-reggae de Princess Erika, ni les riffs James Browniens de Paul Personne, malgré leur intérêt certain.Terrassé par Ribeiro, achevé par le décalage horaire, je me suis esquivé tôt.Mercredi, le sommeil aidant, était un lendemain qui chantait.Question du jour les Français signeraient-ils un bail à nos Colocs?Que signifierait Passe-moé le puck , pour le francofou moyen?Moins que rien, a-t-on constaté, mais ce n’était pas vraiment important.Les Colocs ont joué comme s’ils étaient poursuivis par une nuée de ~~77 AVl UORt mouches à chevreuil: en sacrant et en vitesse.Gênés aux entournures par la Rmite de temps imposée, ils ont réagi en gamins: les 40 minutes imparties sont devenues 47, le régisseur était hors de lui, et ça les faisait rigoler.Baveux, Dédé Fortin, le Coloc en chef, s’en prenait à tout le monde, dont une dame en première rangée, trop peu enthousiaste à son goût.«Pourquoi vous me regardez comme ça, Madame?», lui fit-il à 30 cm du nez.Si l’ordre des chansons était discutable et leur propension à «faire Québécois» quelque peu outrancière, leur culot monstre et leur musique — le substrat habituel de jazz français, de blues des racines et de rockabilly — rigodon — leur ont valu une ovation bien sentie.«Vous avez remarqué qu’on avait revisité les arrangements?», s’en-quiert Fugain, qui en est presque à la fin de son spectacle.Hélas oui, répondons-nous en choeur de l’estrade.Des arrangements affadis qui sont de véritables détournements.On a peine à reconnaître les tubes de l’ancien meneur de cirque du Big Bazar.Je n'aurai pas le temps est gâché.Heureusement, il y a Vanessa Paradis qui va bientôt nous refaire le coup du nombril joR, des déhanchements affolants et du psychédélisme plus vrai que nature.Nul besoin d’en dire plus: ce sera la réédition du show de Montréal, à cela près que l’intempestive Guesh Patti rejoindra Vanessa le temps d’un duo sur Les Cactus , un avant-goût de ce qui nous attend samedi avec Jacques Dutronc lui-même en personne.Déjà, la question de ce jour-là qst sur toutes les lèvres: y verra-t-on Françoise Hardy?A suivre.PHOTO ARCHIVES Les Colocs ont fait leur numéro aux FrancoFolies de La Rochelle.TREVE «on va négocier» SIDBEC Offre concurrente?SUITE DE LA PAGE 1 qui a tout l’air d’une concession importante de Québec qui a toujours soutenu que la loi 102 s’appliquerait à tous les employés de l’Etat sans distinction.En dépit de sa nouvelle approche, Québec n’a pas reculé dans ce dossier, a précisé le président de l’APPQ.«Le ministre Ryan a analysé la situation et il a maintenant une position plus avisée», a dit M.Turcotte.Le président de l’APPQ ne considè-re pas que son syndicat a mis de l’eau dans son vin en acceptant de négocier.«On va négocier.Québec a précisé qu’il voulait respecter les paramètres de la loi.Mais il ne nous l’impose plus automatiquement.Ça pourrait se terminer par un gel des salaires.Mais pas forcément», a-t-il dit.Du côté des policiers municipaux, la Fédération a consenti une trêve parce qu’eUe aimerait favoriser la négociation entre les villes et les corps de police.Environ 25 municipalités, telles Boucherville, Québec, Laval et Sherbrooke, auraient entamé des négociations.«Il faut les encourager», a dit Jean-Guy Roch, président de la Fédération.Toutefois, les municipalités moins compréhensives souffriront du zèle de leurs poRciers.En fait, les policiers municipaux appliqueront maintenant au pied de la îettre le Code de la route, en réaction notamment à un jugement de la Cour supérieure qui interdit les poRciers d’Aylmer de recourir à des moyens de pression.Après avoir renoncé à émettre des contraventions dans certaines villes du Québec, les policiers municipaux seront maintenant plus sévères avec les automobilistes, a annoncé la Fédération des poRciers du Québec.La Fédération craint que les muni-cipaRtés n’imitent l’exemple d’Aykner.«Avec l’ordonnance de la Cour supérieure, on va privilégier d’accentuer la répression», a expliqué Jean-Guy Roch.Il a cependant menacé les municipalités.«Ce n’est qu’une trêve», a-t-il précisé.Hier encore, le conseil municipal de Thedford Mines a signifié son intention de récupérer les sommes que lui ont fait perdre ses policiers qui n’ont pas émis de contraventions depuis un mois.La vifie leur réclame 20 000$ par voie de grief.Le maire Henri Therrien a expliqué qu’il utilisait ainsi un recours permis par la loi.De leur côté, les policiers de la SQ ont stoppé leurs moyens de pression dans un esprit de conciRation.Au cours des derniers jours, le ministre de la Sécurité pubRque Claude Ryan et ses fonctionnaires ont rencontré les représentants des poRciers de la SQ.Ensemble, ils ont décidé que les négociations devaient reprendre dans «les plus brefs délais».Le président de l’APPQ s’est dit particulièrement satisfait de la formation d’un comité de coordination qui sera responsable de la bonne marche des négociations.«On n’est pas là pour perdre du temps.Si ça ne fonctionne pas, la trêve pourrait cesser», a averti Jocelyn Turcotte, de l’APPQ.A l’approche du long congé de la construction, les poRciers de la SQ ont voulu démontrer «leur sens du devoir» à la population en cessant leurs moyens de «protestation», a ajouté le président de l’APPQ.L’an dernier, le congé de la construction avait été parmi les plus meurtriers: 51 morts, 417 blessés graves et 1383 blessés légers, selon la Société de l’assurance automobile du Québec.«Les poRciers ont démontré au public qu’ils veillent, malgré tout, à la sécurité sans confondre celle-ci avec l’entrée de fonds dans les coffres du gouvernement.Serait-ce une tragédie économique si tous les citoyens respectaient le Code de la sécurité routière?», a dit le président de l’Association des poRciers provinciaux du Québec.Depuis le 11 juin, les poRciers de la SQ ont ralenti le rythme d’émission des contraventions aux automobilistes.En un mois, Québec aurait perdu quelque cinq millions$.Chaque année, les policiers de la SQ permettent une entrée de fonds de 70 millionsS dans les coffres du gouvernement.La semaine dernière, le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan avait précisé que toutes les pertes avaient été comptabilisées et que «le gouvernement réservait ses recours à ce sujet».M.Turcotte a cependant rappelé que l’APPQ qui représente 4532 poRciers de la SQ doit rencontrer les représentants de la Fraternité des policiers du Québec et de la Fédération des policiers du Québec, deux importants syndicats de poRciers.La rencontre est prévue pour le 26 juillet.La Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montréal, Yvon Prud’Homme, a refusé de commenter les décisions des deux syndicats de policiers.TABAC Obsession de la sécurité SUITE DE LA PAGE 1 La production augmentait sans cesse, à cause de l’amélioration des sols et des techniques, de l’agrandissement des terres.Les grandes compagnies de tabac achetaient toute la production.Vint l’alerte au cancer.Vinrent les campagnes anti-tabac.Vinrent les taxes en spirale.Dans les années 80, «l’Office a instauré un système de quotas basé sur la plus grosse production d’alors, soit 15 500 000 Rvres», explique M.Ducharme.Les quotas sont ajustés selon la consommation enregistrée par Statistique-Canada, et Germain Ducharme est furieux contre Statistique-Canada, «qui soutient que la consommation a baissé de 45 % depuis 1983, alors que même des spécialistes de la santé admettent qu’elle n’a pas baissé plus de 25 %.Statistique-Canada ne tient pas compte d’un 20 % qui se perd dans la nature sous forme de contrebande».L’année dernière la production s’est établie à moins de huit millions de livres.Les grandes compagnies ont acheté de plus en plus vers l’Ontario, qui compte 1600 producteurs, qui compte sur de meilleures terres, qui fait de l’exportation aux Etats-Unis, exportation qui revient sous forme de contrebande.«La contrebande a décollé en 1991, ajoute M.Ducharme.Le fédéral a alors ramassé 75 cents par paquet en C'est beau la vie taxes, le provincial 50 cents.Avant TPS.Le consommateur avait toujours accepté la différence de prix entre les cigarettes canadiennes et américaines, mais là vraiment, trois fois le prix.» Depuis deux ans, les producteurs tentent d’enrayer l’incendie.Ils ont été submergés d’appels de simples citoyens qui voulaient semer eux-mémes.Des compagnies ont commencé à vendre des «kits à semences» (le simple quidam a vite constaté que son «beau tabac jaune» requérait des soins beaucoup plus professionnels que le séchage dans la salle de bains, qui donnait du «foin» multicolore.) Des «paqueteurs» sont apparus, qui vendent du tabac en feuilles dans les dépanneurs.L’Office des producteurs tente maintenant de composer avec eux, qui sont 17 au Québec.Germain Ducharme ne fermait jamais à clé son entrepôt.Après trois vols, il a fait comme les autres: systèmes d’alarme, obsession de la sécurité.«Nous touchons le fond du baril, dit-il.Tout a été essayé: les taxes à l’exportation, les amendes, les lois sur la consommation et la vente pour les jeunes, rien ne fonctionne.la seule façon de sortir de la contrebande, c’est de remettre les cigarettes a un prix compétitif avec les Etats-Unis.La prochaine menace qui s’en vient, qui a d’ailleurs commencé aux États-Unis, c’est l’arrivé du tabac cheap, de Jamaïque, du Zimbabwe, vendu sans étiquette».Après deux heures de conversation, Germain Ducharme admet en soupirant que «le tabac, ce n’est pas le meilleur produit pour la santé».Mais «les gens trouvent maintenant acceptable de frauder le gouvernement, parce qu’ils estiment que le gouvernement exagère et qu’il fraude avec ses taxes.la santé sociale c’est aussi important que la santé physique, non?» SUITE DE LA PAGE 1 Les travailleurs ont déjà consenti à d’importantes concessions.En décembre 1992 après quatre mois de négociations ardues, les employés de l’aciérie représentés par le Syndicat des métallos (FTQ) signaient un «contrat social» qui comprenait une baisse du salaire horaire de 10% et prévoyait 300 mises à pied sur un effectif de 2000 personnes, une économie annuelle de 30 millionsS pour l’entreprise.Mais cette entente est restée lettre morte, conditionnelle qu’elle était à un refinancement de l’entreprise.«Nous avons demandé au syndicat de mettre en application de l’entente dès le début de l’année.Les employés ont refusé», a mentionné M.Tremblay.Pendant que le gouvernement tente de vendre Sidbec-Dosco, la société d’État n’a donc pas pu profiter du «contrat social» négocié avec ses employés l’an dernier.En six mois, l’aciérie étatique s’est donc privée d’une épargne de 15 millions$.«Je déplore infiniment que cette entente ne soit pas en place», a laissé tomber le président et chef de la direction de Sidbec-Dosco, John LeBoutillier au cours d’une entrevue accordée au DEVOIR.Cette entente fait partie d’une révision en profondeur, entreprise il y a deux ans, du plan stratégique de Sidbec-Dosco.La direction de l’aciérie a d’ailleurs fait appel à des spécialistes de l’industrie sidérurgique, la firme américaine Beddows.Une de ses recommandations: diminuer de façon importante la masse salariale de l’entreprise,,ce que le nouveau «contrat social» prévoyait.A cette même époque, le gouvernement annonçait son intention de privatiser Sidbec-Dosco.A cet effet, le ministre Tremblay rencontrait des acteurs de l’industrie, Stelco, Ivaco, Canam Manac, notamment.Aucun d’eptre eux ne s’est montré intéressé à acquérir la société d’État.L’acquéreur avec qui ont négocié le ministre et le Fonds de solidarité ne fait pas partie de cette liste et n’est pas américain, a précisé M.Tremblay.Du côté syndical, on se montrait hier réservé, voire sceptique.I>e directeur québécois du Syndicat des métallos, Iawrence McBrearty, s’impatientait.«Nos membres se demandent ce qui se passe», a-t-il livré.M.McBrearty a rappelé que les concessions consenties par les travailleurs l’ont été à l’actionnaire actuel, le gouvernement québécois, et elle n’est pas automatiquement transférable à l’éventuel acquéreur.«L’entente devra être renégociée.S’ils pensent qu’elle va s’appliquer sans discussions, ils se trompent», a-t-il prévenu.M.McBrearty indiquait que les travailleurs songeaient à faire une offre concurrente.«Peut-être que le syndicat et nos membres vont être prêts à ramasser Sidbec-Dosco.Ma première recommandation, c’est qu’on va évaluer très étroitement cette possibifité», a-t-il laissé savoir.Pour toutes les sidérurgies canadiennes, les temps sont difficiles et Sidbec-Dosco ne fait pas exception.Én 1992, selop les chiffres dévoilés par M.LeBoutilfier, la société d’État a essuyé une perte courante de 58 millionsS contre 74 millionsS l’année précédente.A cette hémorragie, s’ajoutent des radiations de 45 millionsS en 1991 et d’un montant à peu près égal en 1992, a précisé M.LeBoutillier.Mais en 1993, les perspectives dans l’industrie de l’acier sont meilleures.«Pour nous, les choses ont commencé à changer la dernière semaine de novembre», a fait observer le président de Sidbec-Dosco.Ce redressement s’est fait plus net au cours du dernier trimestre clos le 30 juin dernier.Sidbec-Dosco a réalisé des ventes de 150,9 millionsS, soit 25 millionsS de plus qu’à pareille date l’an dernier.L’aciérie a réussi à réduire sa perte nette à 5,7 millions alors qu’elle était de près de 17 millionsS au cours du deuxième trimestre de 1992.Si l’entente avec les employés avait été appliquée dès cette année, Sidbec-Dosco aurait presque atteint le seuil de rentabilité, note M.Ix>Boutillier avec dépit.«Ce sont des fonds publics», a-t-il rappelé.C O N C K K T CLASSIQUE Prométhée à Torgue! RECITAL D’ORGUE DE JEAN GUILLOU Guillou «Hypérion» ou «La réthorique du feu»; Mozart/Guillou, «Adagio et fugue» (K.546); Liszt/Guillou, «Prométhée» (S.99); «Improvisation» sur trois thèmes proposés par Raymond Daveluy.En bis: Tchaikovski/Guillou, «Casse-Noisette» (Danse de la Fée-Dragée); Vierne, premier mouvement de la «Deuxième symphonie» op.20.Mercredi 14 juillet, à l’orgue Becke-rath de la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph.C A R O L » E R G E R O N Il y avait un monde fou.un monde, comme les récitals d’été de la basilique Saint-Joseph n’en avaient probablement jamais vu.Et qui plus est, chose cocasse, la presque totalité de cet auditoire appartenait à la «confrérie des gens de tuyau» puisque, poursuivant son pèlerinage des grandes orgues québécoises, le Cinquième congrès international des organistes y avait conduit sa cohorte de congressistes avertis.Mais en ce 14 juillet, le soliste invité à la prestigieuse tribune Beckerath pouvait-il ne pas être français?Certes non! Aussi, dans le but de souligner pyrotecnniquement la fête nationale de nos cousins d’outre-mer, alla-t-on chercher Jean Guillou, le plus prométhéen des organistes de la République.Virtuose dans l’âme, Guillou perçoit donc la musique parcourue par une matière incandescente qui me rappelle ce phlogistique (fluide inflammable) que les anciens chimistes croyaient inhérent à tout corps.Chez lui, l’acte de jouer se confond avec de celui de créer ou de recréer à travers l’exaltation de la matière sonore de quelqu’un d’autre.Compositeur ou improvisateur, il se mesure victorieux au roi des instruments et le soumet aux flammes d’un feu grégois.Interprète, il usurpe, il métamorphose, il devient transcripteur.On ne parle plus de Mozart, du style qui convient à tel Adagio et fugue (K.546).Nous sommes ailleurs, dans une subjectivité extravagante, bien au-delà de la poursuite d’une authenticité chimérique.Mais pourquoi s’en formaliserait-on, lorsque l’on sail que Wolfgang Amadeus écrivit d’abord la Fugue pour clavier à quatre mains (K.42T5), avant d’en tirer une version pour orchestre à cordes en la faisant précéder de ce qu’il appela «un bref Adagio».Guillou, on a pu le constater, possède une science formidable de la «registration».Sous son empire, un instrument de la taille du Beckerath de la Basilique du Mont-Royal se transforme en un gigantesque orchestre dont il tire les combinaisons (çouleurs) sonores les plus variées, les plus inouïes.A cet égard, les quatre mouvements d'Hypérion ou La réthorique du feu apparurent comme autant d’épisodes d’un magistral feu d’artifice.Dans la brillante transcription de Prométhée (le cinquième des 13 poèmes symphoniques de Franz Liszt), Guillou reprit, en quelque sorte, le flambeau des mains de Liszt qui l’avait, semble-t-il, obtenu de celles du titan — qui l’avait dérobé aux dieux de l’Olympe pour le donner aux hommes.et notamment à Liszt lui-même.L'improvisation poursuivit cette infernale incursion dans les entrailles de l’orgue.Bien que la fantaisie qui en résulta, ne sembla pas pousser à bout, jusqu’à son épuisement, la matière des trois idées musicales suggérées par Raymond Daveluy.En bis, Jean Guillou offrit à l’auditoire amusé une délicieuse transcription d’une des pages les plus populaires du ballet Casse-Noisette de Tchaikovski.A côté, Y Allegro initial de la Deuxième symphonie de Omis Vierne fut hélas victime d’une lecture fatiguée.Donnons-leur.juste un peu ! Pouvez-vous Imaginer qu'au moment même où vous lisez era ligues il y a îles centaines île personnes qui meurent «le faim un peu partout dans le monde.Juste en Somalie, c'est plus de 400 morts par jour.Ne pensez-vous pas qu'on pourrait les aider.juste un peut I huit |m> i mtr ilr tif-tlil m ir)«H |Ml M'IApli'iH-MimllOI (MH H177.1 I » ir\u tl HiitW» Aire Ami» puni l«*s ilom .!«• ISt «1 j>|u« !
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