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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1993-07-17, Collections de BAnQ.

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y LES ARTS Une grosse machine juste pour rire >• PAGE B 1 v/ DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE IS .MULLET 1993 2 CA II I E K S - 1.3 O S P S LE MONDE Trêve politique en Haïti PAGE A 14 ¦ LES ACTUALITÉS ÉDITORIAL Thank you, # Policiers: un accroc Léo ! aux principes PAGE A 14 PAGE A-12 T V Q La grâce de Mila L’affaire des meubles, symbole du ras-le-bol des Canadiens Gilles Lesage De la France, où elle passe le mois de juillet en vacances avec sa famille, Mme Mila Mulroney a finalement fait le geste qui s’imposait.La volte-face aurait été plus élégante si elle avait décidé de laisser ses «reliques» à Ottawa, au lieu de les déménager sur les hauteurs de Westmount.Peut-être ses enfants se proposent-ils de faire une vente de garage, le mois prochain, devant le manoir de 2 millions$?Ne chicanons pas trop la mauvaise grâce de Mila.Car en retournant à la Commission de la capitale nationale (CCN) le chèque de 150 000$ qu’elle en avait reçu, et en reprenant possession de ses meubles usagés et autres chinoiseries laissées à 24, Sussex Drive, et au lac Harrington, elle met fin à une controverse fort révélatrice.Notamment, du ras-le-bol des Canadiens, y compris dans ses propres rangs, à l’endroit de l’ancien premier ministre et de son entourage.On ne leur laisse plus rien passer.Survenant après la pitoyable affaire des 6 000$ de dépenses non imposables des sénateurs, la transaction Mila-CCN était perçue comme le symbole que quelque chose de louche se passe à Ottawa, ainsi que l’a noté le ministre du Revenu national, M.Garth Turner.On dira que, en raison de l’habituelle disette estivale de nouvelles politiques, les médias ont gonflé indûment les deux affaires; en temps normal, elles n’auraient pas fait les manchettes, comme c’était encore le cas hier pour les «fournitures» Mulroney.Mais il y a plus.Alors que la récession fait encore rage, quoi qu'on en dise, avec son cortège de chômage endémique et de salaires gelés ou brutalement réduits, il y a des impairs qui ne pardonnent pas, surtout en désastreuse fin de régime.Quand, au lieu de donner l’exemple de la frugalité et de la retenue, les gouvernants donnent l’impression de ne s’imposer aucun des sacrifices qu’ils imposent aux autres, ils soulèvent de joyeuses tempêtes, teintées de cynisme et de hargne.Les lettres aux journaux, les tribunes radiophoniques témoignent, abondamment et éloquemment, de cette méfiance généralisée.Il fallait que les sénateurs soient bien arrogants et insensibles à l’humeur de l’opinion publique, surtout à leur égard, pour se voter une hausse de dépenses.Il fallait que Mme Mulroney et le président de la CCN soient totalement inconscients du scepticisme des Canadiens pour ne pas mettre cartes sur table et prévoir les questions persistantes, à bon droit.Quand on habite une maison de verre, la rigueur et la transparence s’imposent d’emblée.Le premier ministre Bourassa Ta compris depuis longtemps; il se refuse, et refuse à ses ministres, des voyages qui pourraient être bénéfiques à moyen terme.Il craint tellement la critique publique que la moindre incursion à l’étranger doit être immédiatement «rentable».Il a tellement peur d’être montré du doigt que, lors de son récent changement d’étage à ses bureaux montréalais d’Hydro-Québec — à cause de l’amiante! — il a exigé que ses vieux meubles et autres accessoires restent inchangés, ou peu s’en faut.Et quand on entend le tollé que soulèvent les dépenses aux résidences officielles des dirigeants fédéraux, on comprend mieux la réticence de M.Bourassa à en acquérir une à Québec.Fin du grand rêve du maire l’Ailier.Doté d'un pif politique sans pareil, le locataire du bunker de la Grande-Allée exagère peut-être dans l’autre sens, mais son ami Brian serait moins discrédité s’il avait été, sans être aussi Spartiate que Robert, moins.somptueux et luxueux.En apparence mineurs, les deux incidents en question démontrent que la révolte des contribuables gronde de plus en plus.On en est pas encore à des coupes brutales, comme celles des Californiens, il y a une dizaine d’années, mais la rébellion des payeurs de taxes se manifeste de diverses façons, jusque dans les salons où se forment des clubs de ras-le-bol.La grogne s’installe à demeure, avec ses excès.De plus, en attirant l’attention sur eux, comme les sénateurs et les Mulroney viennent de le faire à leurs dépens, les gouvernants suscitent des réactions en chaîne.L’une des plus intéressantes ressemble à de la démocratie directe.C’est la clameur publique qui a obligé les sénateurs à rentrer à Ottawa pour mettre un terme au scandale des 6000$ supplémentaires.C’est également le tollé populaire qui a rejoint et ému Mme Mulroney, l'incitant à reprendre ses antiquités, oripeaux et autres souvenirs des jours fastes.Jusqu’où nous mènera cette fronde?La presse y fait largement écho, l’amplifie peut-être, mais ce n’est pas elle qui la crée, loin de là.Pour accuser le messager, il faut vraiment être coupé des dures réalités ambiantes et se promener en limousine.Fréquenter les grands de ce monde, être traité aux petits oignons et avoir les moyens de se payer de longues vacances en Europe-Mme Mulroney et M.Beaudry prétendent toujours que l’achat des 75 meubles et accessoires était une aubaine que Ton regrettera.Que fait-on alors des quelque 7000 pièces de mobilier et de décoration qui attendent d’être utilisés dans l’une ou l’autre des cinq résidences officielles?Décidément, il y en a qui ont la tête dure.INDEX Idées.Ail Les Actualités.A2 Agenda culturel Bit) Annonces dansées .B8 Les Arts.B1 Avis publics.Bfi Économie.B1 Éditorial.Alt) livres H Le Monde .A7 Montréal .A3 Mots croisés., .B6 Politique .A3 les Sports H Météo Ciel variable Max.: 23 Détails en Al 1 Favoritisme aux policiers, accuse la CSN La loi 102 s’applique à tous, répond Québec DANNY VEAR LE DEVOIR Québec assure que ses policiers sont toujours soumis au mêrçie régime de négociations que tous les employés de l’État.Le président de la CSN Gérald Larose estime qu’ils ont droit à un traitement de faveur inacceptable de la part de Québec.La FTQ et la FAS croient qu’ils n’ont rien obtenu de nouveau.L’annonce de la reprise des pourparlers entre le gouvernement et les policiers de la Sûreté du Québec a engendré hier des réactions pour le moins contradictoires.I-e ministre de la Sécurité publique Claude Ryan et le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson sont montés au front pour expliquer que les policiers de la SQ demeuraient soumis au régime de négociations actuel en dépit de la reprise des pourparlers et de l’abandon de leurs moyens de pression.VOIR PAGE A 14 : FAVORITISME Ohé pour la pitoune! , .¦ .1 ni.ni m .i A- A M fi .‘1 4 A- .* - M feHvV^ 5 % v \ '% i ¥ É • ' 4 1 * m S ‘i* M '(i ML ' y PHOTO JACQUES NADEAU LES MANEGES de la Ronde excitent toujours autant les jeunes mais ce sont surtout les feux d’artifice qui ont été jusqu'à maintenant le grand succès du parc d’amusement.Nos informations en page A 3.Une tragédie routière fait 19 morts D’APRÈS LA PRESSE CANADIENNE LAC-BOUCHETTE — Une terrible tragédie routière a fait 19 morts hier après-midi, près de Lac-Bouchet-te, municipalité située à une trentaine de kilomètres au sud du lac Saint-Jean, sur la route qui mène à La Tuque.Un petit autobus transportant des personnes âgées en pèlerinage a fait explosion après être entré en collision frontale avec un camion chargé de contenants de carburant diesel.Des témoins ont affirmé que des cadavres et les restes tordus de fauteuils roulants étaient éparpillés tout autour de la route à deux voies, les passagers ayant été projetés par les fenêtres du minibus, dont il ne restait plus que la coquille calcinée.«Il y avait une grosse boule de fumée, a rapporté le pompier volontaire Alain Gagnon, qui est arrivé sur les lieux quelques minutes après l’accident.Nous ne pouvions rien faire.» M.Gagnon a raconté que les flammes s’élevaient à trois mètres dans les airs des deux véhicules.La chaleur était tellement intense quelle a tenu les pompiers éloignés de l’autobus pendant une trentaine de minutes.Deux personnes étaient toujours entre la vie et la mort VOIR PAGE A 14 : TRAGÉDIE On se bouscule à la porte de Mario Dumont JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Cinq jours après ses premières assises, le Forum Option Jeunesse de Mario Dumont est débordé par son succès.Les appels affluent à un point tel que le groupe doit devancer des réunions d’organisation initialement prévues pour le mois d’août.Mario Dumont se dit le premier surpris d’une telle réaction.«On croyait qu’après le congrès, on aurait une semaine relaxe: faire le ménage, notre job d’été, dormir.Mais ç’a été encore plus occupé qu’avant le congrès!», raconte Tex-jeune libéral promu en quelques temps symbole d’une génération.Mario Dumont raconte que dès le lundi, une quarantaine d’appels l’attendaient de la part de jeunes intéressés à se joindre au Forum.Le reste de la semaine a été à l’avenant.Le jeune homme de 23 ans prévoit même pouvoir doubler à très court terme le membership actuel de son groupe, qu’il situe à 250.Le comité exécutif du Forum se voit pour sa part contraint de tenir sa première rencontre en fin de semaine pour faire face aux nouveaux développements.Il apparaît surtout urgent de former les jeunes délégués régionaux qui ont été élus au congrès du week-end dernier.Certains n’ont aucune expérience de l’organisation politique et ressentent un urgent besoin de savoir comment réagir face à l’afflux de la demande.«Eux à qui on avait dit que ça commencerait tranquillement, ils ont la surprise de leur vie!», se réjouit Mario Dumont.Un premier camp de travail devrait avoir lieu pour eux dès la première fin de semaine du mois d’août.Des réunions plus locales du Forum sont par ailleurs déjà prévues pour la semaine prochaine, dans Test de Mario Dumont VOIR PAGE A 14 : DUMONT Un singe à Moscou DAVID HOMEL (TRADUIT DE L'ANGLAIS PAR CHARLOTTE MELANÇON) Jack Gesser et Sonja Snitkina s’étaient juré d’aimer Moscou.En cette fin d’hiver 1933, cela n’allait pas de soi.Depuis leur départ de New York, Sonja, serrée contre son oreiller, avait passé la traversée à regarder le va-et-vient de l’eau dans son pichet, modèle réduit de ce que l’Atlantique faisait dehors.Le cargo qui les transporta ensuite de Southampton à Leningrad empestait le hareng mariné dans le mazout Dans le port de Leningrad, d’inquiétants blocs de glace heurtèrent la vedette lors du débarquement, lequel se fit au milieu de la nuit.L’Ermitage, la cathédrale Pierre-et-Paul, tous les trésors que la Russie avait modelés sur l’architecture italienne étaient comme des ombres dans la nuit industrielle.Quant au voyage en train, cela confirma ce que Gesser, qui parlait la langue du pays, savait déjà: il n’y a pas en russe de mot pour dire «vie privée».u î> À Moscou, dans leur chambre d’hôtel, Jack Gesser posa leur valise par terre.— On a de la chance d’être arrivés, lui dit-il.Sonja lui répondit en laissant simplement échapper un filet de buée qui alla se perdre au plafond où Ton avait jadis suspendu un lustre.— D’avoir trouvé une chambre, reprit-il.Il l’attira ensuite près de lui et paraphrasa les Saintes Écritures: «Quand ils reposeront tous deux ensemble, ils n'auront plus froid».Jack s’agenouilla devant elle et lui retira promptement ses bottes.A l’extérieur de leur chambre, dans le couloir, un poêle à charbon ronflait et rougeoyait, réchauffant le passage communautaire et assurant une ration de chaleur à tous ceux qui consentaient à laisser leur porte ouverte.Ce qui n'était pas le cas de Sonja et Gesser.Sous les couvertures glacées, ils s'embrassèrent.Sonja avait un vague goût de métal dans la bouche, comme si le paquebot, le cargo et le train qu’ils avaient pris pour venir jusqu’à cette chambre lui VOIR PAGE A 14 : SINGE David Homel est originaire des États-Unis et est établi au Québec depuis la fin des années 1970.On lui doit de nombreuses traductions d’auteurs québécois en anglais.Il écrit depuis quelques années des romans qui connaissent de grands succès tant auprès du public que de la critique.Sa dernière œuvre, Il pleut des rats, est parue en français en coédition chez Leméae et Actes Sud.L’automne dernier, une critique du DEVOIR en avait parlé comme de «la grande révélation de la rentrée».Sa marque de commerce: un ton lucide et nostalgique qui frappe l'imagination.4 yj A 8 LE DEVOIR.L E S S A M EDI 17 K T I) I M ANCHE 18 JUILLET I il 9 3 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS Omnium britannique de golf Faldo seul aux commandes Sandwich, Angleterre (AP) — Le champion en titre Nick Faldo a égalé le record du tournoi en plus de fracasser celui du parcours en ramenant une carte de 63, hier, et il s’est emparé seul du premier rang à l’Omnium de golf britannique.Avec une ronde de sept coups sous la normale, malgré les bourrasques sur les links du Club Royal St.George’s, Faldo affiche un total de 132, huit sous le par, au terme des deux premières rondes.«J’ai connu une bonne journée, a-t-il déclaré.Le vent était un facteur sur le terrain et j’ai réussi à le contrer.» Il devance d’un coup l’Allemand Bern-hard Langer et de deux coups Fred Couples et Corey Pavin, tous trois auteurs d’une ronde de 66; l’Australien Greg Norman a joué 68 et il se retrouve sur un pied d’égalité avec Couples et Pavin au troisième rang.L’Australien Peter Senior a quant à lui joué 69 pour 135.Fuzzy Zoeller, grâce à un 70, et Larry Mize, avec un 69, sont ex aequo à 136.John Daly, auteur d’un 66, affiche un total de 137, tout comme Emie Els et Peter Baker.Mark Calcavecchia, co-meneur au terme de la première ronde, a roulé 73 pour un total de 139, un coup sous la normale.« Une spectatrice a peut-être privé Bern-hard Langer de la position de tête.Le champion en titre du Tournoi des maîtres se dirigeait vers une ronde de 65 quand son deuxième coup àu 18e trou a heurté une spectatrice à l’épaule.Toujours galant.Langer s’est assuré que la spectatrice n’était pas blessée avant de poursuivre son jeu.Il a toutefois dû se contenter d’un bogey 5, pour une ronde de 66, ce qui lui a coûté l’égalité au premier rang.Faldo, grâce notamment à un coup d’approche parfait au 14e trou et à un roulé de 15 pieds au 18e, a égalé le record du tour- FHOTO Al> Le Britannique Nick Faldo, quelques instants après avoir calé une longue approche.noi qui avait été établi par Mark Hayes en 1977 puis égalé par Isao Aoki, en 1980, Greg Norman, en 1986, Paul Broadhurst, en 1990, et Jodie Mudd, en 1991.Il a aussi amélioré d’un coup le record du parcours de 64 qui appartenait à l’Irlandais Christy O’Connor Jr.depuis 1985.Trois fois vainqueur du tournoi, Faldo n’a commis aucun bogey, hier, et ses coups de départ comme ses coups d’approche avaient la précision d’un métronome.Les rares fois où il a pu manquer de précision, comme au 14e trou, il s’est racheté de magistrale façon.Au 14e, un par 5, son coup de départ l’a forcé à jouer dans l’herbe haute et il devait réussir un coup de maître pour se rendre sur le vert en 4 pour sauver le par.Sans gêqe, il a déposé la balle dans la coupe.A chaque année un groupe impressionnant de golfeurs de marque est éliminé dès le deuxième tour.Seve Ballesteros, qui a entamé le tournoi avec un 68, a joué 73 pour se retrouver à 141, et il s’est tout juste qualifié.Mais Nicklaus, après une ronde initiale de 69, n’a pu faire mieux que 75 pour un total de 144.Nicklaus ainsi que Player, Watson, Jose Maria Olazabal, Sandy Lyle, Ben Crenshaw et Lanny Wadkins ne seront pas des deux dernières rondes.AVIS PUBLICS S U i t e des a vr i s d e 1 a p a èe A 4 Las rendez-vous de l'été ! AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que le 8ième jour de juillet 1993, ASM CANADA LIMITÉE, a tait cession de ses biens, ayant sa principale place ^affaires au 223 rue Senneville, Senneville, Québec, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 27 juillet 1993 à 10h00 de l'avant-midi, au bureau du séquestre olficiel, situé au 5, Place Ville Marie, 8e étage, pièce 800, Montréal, Québec.HENRY SZTERN t ASSOCIÉS INC., Syndic Henry Sztem, cm.Syndic/Adm'm'istrateur 500, Place cfArmes Suite 1700 Montréal, Québec H2Y2W2 Tél.: (514) 282-1212 Fax:(514) 499-1966 AVIS OE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans ratlaire ds la faillite de: VAS-REDDY AUTOMOBILE INC., corporation légalement constituée, ayant sa principale place tfaflaires au 4969, boul.des Laurentides, Laval (Québec) H7K2J6 Fïmie Avis est donné que VAS-REDDY AUTOMOBILE INC.a lait cession de ses biens le 12 juillet 1993 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29 juillet 1993 à 9h30.au bureau du syndic, Lussier.Tull & Associes, 625, boul.René-Lévesque ouest, buieau 300, Montréal (Québec).Daté de Montréal, ce 14e jour de juillet 1993.PAUL RAINVILLE.Syndic LUSSIER, TULL S ASSOCIÉS 625, boul.René-Lévesque O.Bureau 300, Montréal (Oc) H3B 1R2.Tél.: (514) 878-4545 Blainville : Tél.: (514) 979-3880 VENTES PAR SHERIF AVIS PUBLIC est par la présente, donné que les TERRES ET HÉRITAGES sous-mentionnés ont été saisis et seront vendus au temps et lieux respectifs mentionnés plus bas.MONTRÉAL Ordonnance de saisie et vente immobilière Canada — Province de Québec Cour Supérieure — District de Montréal Nos: 500-05-015660-929 500-18-000172-933 M; IFQ VIE, corporation d'assurance légalement constituée ayant son siège social au 625, St-Amable, Québec; partie demanderesse contre CHÂTEAU WESTMOUNT (1989) INC., corporation légalement constituée ayant son siège social au 4860, de Maisonneuve ouest, Montréal et SERVICE CAREX INC., corporation légalement constituée ayant son siège social et une place d’affaires au 4860, de Maisonneuve ouest, Montréal: parties défenderesses et LE REGISTRATEUR DE MONTRÉAL; mis-en-cause.«Un emplacement ayant front sur la rue Victoria, en la ville de Westmount, connu et désigné comme étant le lot originaire numéro cinq mille neuf cent trente-deux (5932) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal, division d'enregistrement de Montréal.Le tout avec circonstances et dépendances et bâtisses dessus construites tel qu’il se trouve préseiîtement comprenant entre autres tous les biens meubles devenus immeubles par destination et servant à l’exploitation d’un centre d’accueil privé».La mise à prix est fixée à 1,699,650.00$ soit 25% de l’évaluation de l’immeuble portée au rôle d’évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l’adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à Tordre du shérif du district de Montréal, au moment de l’adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, Palais de justice de Montréal, le 10, rue Saint-Antoine Est, local 8.119, le VINGT-QUATRIÈME JOUR D’AOÛT 1993 A TREIZE HEURES.Bureau du shérif Cour supérieure Montréal, le 22 juin 1993.Le shérif adjoint, Michel Pellerin RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC.Syndic de faillite AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE Dans l’altalre de la faillite de : 2950-9494 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée taisant affaires sous le nom et la raison sociale de Marché Dupont et ayant son siège social au 34, boul.Cartier Ouest, Laval-des-Rapides, Québec, H7N 2H3.Avis est par la présente donné que 2950-9494 Québec Inc."Marché Dupont” a déposé une cession de ses biens entre les mains de RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC.le 8 juillet 1993 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28 juillet 1993 à 10h00, au bureau du syndic au 1200, St-Martln ouest, suite 200, Laval, Québec.DATÉ DE LAVAL, ce 17a )our de juillet 1993.Raymond, Chabot, Fafard, Gagnon Inc., Syndic RÉJEAN BOUCHARD, Responsable de l’actif 1200, bout.Saint-Martin Ouest Buraau 200 Lavai (Québac) H7S2E4, TM.: (511)382-9234 Dans l’affaire de la faillite de : COURTIER TRANSPORT F.LAROCQUE INC., corporation légalement constituée faisant affaires au 19, rue Du Parc, St-Basile-le-Grand, Québec J3N 1G7.FAILLIE Avis est par les présentes donné que COURTIER TRANSPORT F LAROCQUE INC.a déposé une cession le 8 juillet 1993 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28 juillet 1993 à9h30, au bureau du syndic, 1050, boul.Casavant ouest, bureau 2001, dans la ville de Saint-Hyacinthe, dans la Province de Québec.DATÉ DE SAINT-HYACINTHE, ce 15e jour de juillet 1993.Raymond, Chabot, Fafard, Gagnon Inc., Syndic LOUIS LANGEVIN, c.a., Responsable de l'actif 1050, bout, Casavant ouest Bureau 2001 Saint-Hyacinthe (Québec) J2S8B9 TM.1(514)774-4300 (Mil) 407-6092 Dans l'affaire de la faillite de : PIERRE RONDEAU,câbleur, domicilié au 259, Place des Hauteurs, Piedmont, Québec J0R 1K0.FAILLI Avisest par les présentes donné que PIERRE RONDEAU a déposé une cession le 13 juillet 1993 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28 juillet 1993 à 10hOO, au bureau du syndic, 1050, boul.Casavant ouest, bureau 2001, dans la ville de Saint-Hyacinthe, dans la Province de Québec.DATÉ DE SAINT HYACINTHE, ce 15e jour de juillet 1993.Raymond, Chabot, Fafard, Gagnon Inc., Syndic LOUIS LANGEVIN, c.a., Responsable de l'actif 1050, bout.Casavant outsf Buraau 2001 Saint-Hyacintha (Québec) J2S8B9 TM.1(514)774-4300 (Mb) 467-6092 Williams-Renault non-sanctionnée La FISA lâche du lest Paris (Reuter) — Un jour après avoir fait planer une ombre sur l'avenir de la Formule un, la Fédération internationale du sport automobile a lâché du lest hier en ne sanctionnant pas Williams-Renault pour utilisation de carburants non conformes.La FISA, qui avait lâché une bombe en interdisant jeudi les dispositifs d’aide à la conduite, qui truffent les monoplaces modernes, à commencer par les Williams, se réunissait hier pour étudier un rapport technique concluant à la non conformité du carburant utilisé par plusieurs voitures lors de récents Grands Prix.Williams, qui figurait au rang des accusé^ pour la deuxième fois en moins de 24 heures, risquait de se voir retirer des points précieux dans la course au titre si sa culpabilité était avérée.Mais l’écurie britannique et son pilote vedette, Alain Prost, qui caracole en tête du championnat du monde, ne seront pas sanctionnés en raison de doutes sur l’exactitude des tests qui les menaçaient, a déclaré le président de la FISA, Max Mosley.«Le bénéfice du doute doit toujours être accordé au compétiteur, a-t-il dit.Les résultats des Grands Prix de Saint-Marin, d’Espagne, de Monaco et du Canada ne seront donc pas modifiés.» La FISA, réunie à Paris en conseil mondial extraordinaire, avait donné raison jeudi aux commissaires qui avaient conclu, dans un rapport technique publié le mois dernier à l’issue du Grand Prix du Canada, à l’illégalité de la majorité des voitures engagées.La suspension active et le système anti-patinage seront désormais interdits à bord, ce qui obligera les constructeurs à revoir entièrement la conception de leurs voitures.TOIJK I> E FRANCE 12l étape du Tour de France Roscioli se jette à Peau! Indurain toujours en jaune Marseille (Reuter) — L’Italien Fabio Roscioli s’est jeté à l’eau pour atteindre seul la Méditerranée au terme d’une chevauchée solitaire de 184 kilomètres et s’offrir à Marseille la 12e étape du Tour de France.L’équipier modèle des Carrera a faussé compagnie au peloton sous l’oeil indifférent de Miguel Indurain, qui a terminé avec la meute pour conserver son habit de lumière sans effort inutile.Roscioli, qui n’avait jusqu’alors aucune victoire à son palmarès, a vaincu la chaleur et la soif à travers la Provence pour s’imposer avec sept minutes d’avance sur un groupe de huit poursuivants.Parmi eux, Massimo Ghirotto, vainqueur de deux étapes du Tour, s’est imposé au sprint pour la deuxième place devant l’Ukrainien Vladimir Poulnikov.Roscioli, qui vit sur l’Adriatique, est arrivé au bord de la Grande Bleue avec un large sourire aux lèvres, heureux de décrocher enfin les honneurs après avoir failli manquer le Tour pour une douleur dorsale.«C’était une étape difficile.Hier (jeudi), beaucoup de coureurs ont souffert.J’en ai profité mais je ne pensais pas creuser un tel avantage», a-t-il dit.Le Transalpin a pris le temps de troquer ses binocles un tantinet professorales pour de clinquantes lunettes de star et de se signer avant de lever les bras pour la première fois en sept ans de carrière professionnelle, deux jours avant son 28e anniversaire.Indurain, affairé à célébrer ses 29 ans, s’est contenté de contrôler la course du peloton, où figuraient ses dauphins, pour en terminer avec quelque 20 minutes de retard au terme d’un marathon sans grand relief de 287,5 km.Armstrong au Texas Dans les premières difficultés du jour, son ancien rival numéro un, Claudio Chiappucci, s’était illustré en passant la côte de Gattières derrière le Varois Richard Vi-renque.Djamolidine Abdoujaparov venait de s’imposer aisément dans le premier sprint de bonification pour préserver son maillot vert.Vingt-quatre hommes attaquaient alors après 70 km de course mais sans grande conviction.Roscioli en profitait pour attaquer seul en pleine zone de ravitaillement.Avec un appétit de cigale, l’ancien gregario avalait les kilomètres pour porter son avance à 17 secondes quand un groupe de neuf puis huit hommes, dont Massimo Ghirotto, Abdoujaparov, Olaf Ludwig et Laurent Jalabert, contre-attaquaient.Surveillés par deux Carrera, les poursuivants manquaient pourtant de ressources et n’allaient pas parvenir à rçprendre l’insolent Roscioli, qui filait vers l’exploit.A côté d’Indurain, tranquille leader, Tony Rominger s’est fait un frayeur en chutant au sommet de la côte de Perrier, heurtant la roue arrière de son coéquipier Federico Echave, à quelques poignées de km de l'arrivée.Mais le Suisse est finalement rentré sans dommage dans le peloton et conserve son rang de quatrième du général.Lance Armstrong, vainqueur à Verdun, n’a de son côté pas résisté aux Alpes et son manager a préféré le faire rentrer hier au Texas.Le Français Yvon Ledanois a pour sa part jeté l’éponge après une cinquantaine de kilomètres.L’Ontarien Steve Bauer a terminé 137e; il se retrouve au 102e rang au classement général avec un retard d’une heure, 14 minutes et 21 secondes sur Indurain.12* étape 267,5 km Aujourd'hui """"0 O 3 ©SS ç>§ ! i si m : *2" a e ; 5 oBi } Sc Ig»* KSj' s.i 702 216 5 230 234.5 247 2tSi 243.5 7(7.5 (DCétégoneducol 0 Spoof Q Rjwtadteoieof AFP tdoqnttet Fred Garni EN BR E F ?RECORD DE CONNER Ix‘ skipper américain Dennis Conner a remporté hier la Gold Cup, course en équipages préparatoire à la Whitbread autour du monde, et en a pro fité pour battre le record de la traversée de l’Atlantique en monocoque dans le temps de 11 jours et huit heures.Le quadruple vainqueur de la Coupe de l’America était parti, à bord de son voilier Winston, le 3 juillet du phare d’Ambrose à New York.Il est arrivé dans la nuit de jeudi a hier à Southampton, devançant de près de trois heures le Sud-Africain Joseph de Kock.RUSEDSKI ESSOUFLE Etabli cinquième tête de série, le Québécois Greg Rusedski s’est incliné par 6-7 (4-7) et 4-6 devant l’Américain Kelly Jones en ronde quart-de-fi-nale du Challenger d’Aptos en Californie.Eratique au service et surtout à bout souffle après une tournée éreintante de plusieurs semaines en sol étranger, l’athlète de Pointe-Claire a donc vu sa série de sept matches consécutifs sans défaite être stoppée.108e au classement mondial, Rusedski sera de retour au Québec la semaine prochaine afin d’y disputer le Challenger de Montebello.COURS INTENSIFS D’ANGLAIS DANS LE VERMONT Cours à longueur d’année.Divers niveaux de cours.Cinq heures de cours par jour.Dates d'inscription convenant à tous.Préparation pour l’université.ST.MICHAEL’S COLLEGE offre des cours intensifs d'anglais depuis 1954, en milieu mixte, catholique et universitaire, dans un environnement sûr.Logement.Possibilité de pratiquer les sports Nous offrons aussi des cours de troisième cycle dans les domaines suivants: gestion d'entreprise, sciences de l'éducation, enseignement de l’anglais langue seconde (TESL), psychologie clinique, etc./7\ SAINT MICHAEL’S COLLEGE Fax: 802 654 2595 Winooiki Park Colchester, Vermont 0543V Center for International Programs À 461 m de Moser Hamar, Norvège (AFP) — L’Écossais Graeme Obree a échoué de peu, hier à Hamar, dans sa tentative contre le record du monde de l’heure cycliste détenu depuis 1984 par l'Italien Francesco Moser.Obree, qui utilisait un braquet de 52 X 12, a couvert 50,690 km (officiel), soit 461 m de moins que les 51,151 km parcourus par Moser le 23 janvier 1984, en altitude, à Mexico.«Je sais que je peux faire mieux, je suis en forme et j’effectuerai une nouvelle tentative demain.» La semaine dernière à Hamar, Obree avait officieusement fait mieux que Moser, lors d’un test grandeur nature, couvrant 51,525 km dans l’heure.BASEBALL HIER LIGUE NATIONALE Colorado 2, Chicago 8 Florida 0, Cincinnati 4 Pittsburgh 2, Atlanta 3 Houston à Saint Louis Philadelphie à San Diego Montréal à Los Angeles New York à San Francisco LIGUE AMÉRICAINE Californie 2, Cleveland 1 Oakland 3, New York 10 Seattle 3, Boston 5 Minnesota 7, Baltimore 9 Kansas City 7, Toronto 3 Chicago 4, Milwaukee 3 Detroit au Texas LIGUE NATIONALE Jeudi LA 3 Montréal 2 SD 5 Philadelphie 2 SF 8 New York 1 Cincinnati 7 Floride 4 Atlanta 4 Pittsburgh 0 Chicago 1 Colorado 0 Saint Louis 4 Houston 2 Aujourd'hui Houston (Williams 2-2) à Saint Louis (Tewksbury 9-7), 13h05 Colorado (Reynoso 7-4) à Chicago (Harkey 6-3), 16h05 New York (Tanana 4-8) à San Francisco (Burkett 13-3), 16h05 Floride (Armstrong 6-9) à Cincinnati (Browning 6-4), 19h05 Pittsburgh (Wagner 4-6) à Atlanta (Smoltz 8-7), 19h10 Philadelphie (Mulholland 9-6) à San Diego (Benes 9-6), 22h05 Montréal (Hill 6-2) à Los Angeles (Gross 7-7), 22h35 LIGUE AMÉRICAINE Jeudi Toronto 7 Kansas City 2 Baltimore 5 Minnesota 3 Texas 12 Detroit 7 Oakland 8 New York 3 Chicago 6 Milwaukee 4 Cleveland 7 Californie 3 Seattle 3 Boston 2 Aujourd’hui Oakland (Witt 8-6) à New York (Abbott 5-8), 13h05 Kansas City (Appier 10-4) à Toronto (Stottlemyre 5-7), 13h05 Seattle (Bosio 3-4) à Boston (Darwin 8-7), 13h05 Californie (Springer 1-3) à Cleveland (Mutis 1-2), 13h35 Minnesota (Tapani 3-11) à Baltimore (Mussina 10-4), 19h05 Chicago (McDowell 13-6) à Milwaukee (Natarro 5-6), 20h05 Detroit (Gullickson 5-4) au Texas (Pavlik 5-4), 20h35 LIGUE NATIONALE (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.?iff.Philadelphie 57 33 .633 — Saint Louis 52 36 .591 4 Montréal 48 41 .539 81/2 Chicago 42 45 .483 131/2 Pittsburgh 42 47 .472 141/2 Floride 37 51 .420 19 New York 27 61 .307 29 Section Ouest San Francisco 60 30 .667 —: Atlanta 51 39 .567 9 Los Angeles 47 41 .534 12 Houston 46 42 .523 13 Cincinnati 46 45 .505 141/2 San Diego 34 56 .378 26 Colorado 33 55 .375 26 LIGUE AMERICAINE (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.Oiff.Toronto 50 40 .556 — Baltimore 48 41 .539 1 1/2 Detroit 48 41 .539 1 t/2 New York 48 42 .533 2 Boston 45 43 .511 4 Cleveland 41 48 .461 81/2 Milwaukee 37 50 .425 111/2 Section Ouest Chicago 46 41 .529 —i Texas 45 42 .517 1 Kansas City 44 43 .506 2 , Seattle 45 44 .506 2 Californie 43 44 .494 3 Oakland 39 46 .459 6 Minnesota 36 50 .419 91/2 (Partie d’hier non comprise) AU BATON AB PC cs PP CC BV Moy.18.Alou, Moïses 302 41 82 52 13 14 272 5 Berry.Sean 112 16 29 23 6 5 !259 28 Bolick.Frank 175 23 42 24 4 0 .240 15 Colbrunn, Greg 157 15 40 23 4 4 .'255 12 Cordero.Wilfredo279 38 66 25 5 9 .237 4.DeShields.Delino317 46 92 14 2 26 .290 24.Fletcher, Darrin.177 10 47 27 3 0 .266 7.Frazier.Lou 109 20 35 8 1 14 294 9 Grissom.Marquis330 53 94 53 11 19 ,285 3 Lansing, Mike 280 37 76 26 3 13 .271 35 McIntosh, Tim .21 2 2 2 0 0 '095 2 Spehr.Tim 46 5 7 5 1 1 /152 23.VanderWal.John.120 18 31 19 3 4 258 33 Walker.Larry .241 41 64 41 10 14 .265 AU MONTICULE ¦ i G P VP ML PM BB R MPM 47 Barnes.Brian .2 4 3 720 37 34 38 4 63 46 Bottenfield, Kent 2 5 0 83 0 38 33 33 4.12 13.Fassero, Jeff .5 1 1 57 0 14 28 52 221 44.Hill.Ken 6 2 0 99 2 29 40 45 262 32 Martinez.Dennis 10 6 1 1302 48 36 74 337 43 Nabholz.Chris .5 5 0 701 39 44 49 4 99 27 Rojas.4 6 6 48 2 20 20 23 3 70 42.Rueter.Kirk .1 0 0 8 1 0 3 5 000 31.Shaw, Jeff .1 5 0 64 1 26 20 35 3 64 57 Wetteland, John 4 0 20 450 7 15 55 1 40 20 Young, Pete .1 0 0 4.1 2 0 3 4 19 SOCCER HIER Ligue américaine de soccer professionnel Fori Lauderdale 2, Montréal 1 Tampa Bay à Vancouver MONTRÉAL YMCA Centre-ville 1450,rue Stanley 849-8393 Locals: 732, 751, 767 mn Métro L'INFORMATIQUE POUR ADOLESCENTS Age: ,, à 17 ant Hre Dates : 2oo0t -200001 9h00 - 12h00 (ou) 13hOO - lôhOO Tarif: 200$/ session COURS DE LANGUES ET EXCURSIONS POUR ADOLESCENTS Ages:toàt3- Horaires: Tarif: ° U à 17 an» Dates : 2 0001 - 20 ooôt • Cours de français; 13h à 16h Cours d'anglais: 9h à 12h * Excursions : 13h à 16h • Longuet : 189$ Excursion : 250$ / A 14 I.K 1) K V 0 I H .I, K S S A M K I) 1 17 ET I) I M A X CUE 18 .1 U I 1, I.K T 1 !) !> 3 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES FAVORITISME «Rien n’a changé» Accord sur une trêve politique en Haïti NEW YORK (Nations unies (AFP) - Les représentants des principaux partis politiques d’Haïti sont parvenus hier soir à New York à un accord sur une trêve politique de six mois visant à assurer une période de transition «stable et pacifique» vers la démocratie dans ce pays, a annoncé un porte-parle de l’ONU, M.Matthew Nerzig.Conformément au document qui a été signé hier soir sous la médiation de l’ONU et de l’Organisation des Etats américains (OEA), les forces politiques et les blocs parlementaires haïtiens s’engagent «à s’abstenir de déposer pendant cette période toute motion de censure contre le nouveau gouvernement de concorde nationale», qui devrait être nommé prochainement.La trêve entre en vigueur à partir de la signature du document, intitulé «pacte de New York», et devrait donc s’étendre jusqu’au 16 janvier 1994.Par ailleurs, les parlementaires élus au cours des élections du 18 janvier, non reconnus par la communauté internationale, s’abstiennent volontairement de siéger au Parlement et à ne pas faire obstacle à son fonctionnement jusqu’à ce que soit rendu le verdict d’une «Commission de conciliation», qui devrait être créée par une loi «dans les meilleurs délais», selon le document.SUITE DE LA PAGE 1 Le ministre Claude Ryan a dit qu’il n’est pas question que Québec négocie avec ses policiers hors du cadre de la loi 102.Cette loi gèle les salaires des employés de l’Etat et des municipalités pour deux ans.Elle permet également à Québec - et aux municipalités qui s’y soumettent - de récupérer 1% de leurs masses salariales.«Rien n’a changé», a dit Daniel Johnson, le président du Conseil du Trésor.Jeudi, l’Association des policiers provinciaux du Québec, qui représente les 4532 policiers de la SQ, annonçait que Québec a accepté de «retourner à la table des négociations sans accepter, ni d’une part ni d’une autre, l’idée d’un gel consenti ou celle d’un retrait imposé».En échange d’une trêve pour au moins la durée des vacances de la construction, le président de l’APPQ, Jocelyn Turcotte, a dit souhaiter une reprise d’un dialogue constructif avec Québec.Le président de la CSN Gérald Ivirose voit là une concession majeure.«Québec a accepté de négocier sans conditions préalables.Les policiers ont réussi à ramener le gouvernement dans le cadre normal des négociations de contrat de travail», a dit M.Iarose.Le président de la CSN accuse Québec de mentir lorsqu’il dit que rien n’a changé et exige qu’il çonsente à tous les employés de l’Etat ce qu’il a consenti aux policiers de la SQ.Sinon?«On devra conclure qu’il est plus important de porter un pistolet à la hanche que de prendre soin des ma- lades et d’enseigner aux enfants», a-t-il dit Le président du Conseil du Trésor a conspué le leader syndical.«M.Larose est mal informé.Comme d’habitude, il réagit de façon excessive», a dit M.Johnson.Le président du Conseil du Trésor a précisé que la loi 102 ouvre la porte à des ententes qui permettraient à Québec d’atteindre des objectifs comparables à ceux qui sont visés, soit un gel des salaires et une récupération de 1% de la masse salariale.A ses policiers, Québec a promis d’entamer des rencontres exploratoires, a expliqué le ministre Ryan.Et ces «échanges exploratoires permettront de vérifier s’il y a matière à des négociations susceptibles de produire une solution juste et équitable», a-t-il précisé.«Je suis prêt à écouter le point de vue des policiers», a-t-il dit.Lors de ces rencontres, les discussions devront respecter le cadre de la loi 102.La Fédération des affaires sociales, affiliée à la CSN, ne voit rien de neuf dans les négociations entre Québec et ses policiers.«Ce ne seront pas les premiers qui vont tenter de négocier.On l’a fait.Ça n’a pas encore marché.On va surveiller ces négociations de très près», a dit Cécile Côté, secrétaire général de la FAS.Selon la FTQ, Québec ne propose rien d’autre à ses policiers que ce qu’U a déjà proposé aux autres employés de l’Etat.«Ce n’est pas une position très neuve.Depuis le début des négociations, Québec dit la même chose.Il n’y a rien de nouveau», a affirmé Alain Foi-sy, le coordonnateur des négociations du secteur public à la FTQ.Le Front commun intersyndical, qui comprend la CEQ, la FTQ, le Syndicat des fonctionnaires provinciaux, le Syndicat des professionnels du gouvernement et quatre instances de la CSN, n’aurait donc rien à entendre des négociations entre Québec et ses policiers, dit-il.La F'AS ne fait pas partie du front commun intersyndical.Officiellement, les syndicats qui composent le Front commun ont décidé de se retirer des négociations avec le gouvernement jusqu’à la mi-août.La loi 102 va être promulguée le 15 septembre.Si Québec ne s’est pas entendu avec les syndicats de ses employés, la loi 102 sera appliquée.En ce moment, les fonctionnaires du Conseil du Trésor sont en négociations périodiques avec les représentants des syndicats des différents secteurs de la fonction publique.«Tout le monde va à la pêche.C’est la saison», a dit le président du Consei du Trésor.Le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan a salué le sens civique des policiers de la SQ qui, à la veille du congé de la construction, ont renoncé à leurs moyens de pression pour surveiller les routes du Québec.«Heureusement, il existe toujours des personnes de bonne foi dans cette société», a-t-il dit Depuis le 11 juin, les policiers de la SQ avaient cessé d’émettre des contraventions aux automobilistes pris en défaut sur les routes du Québec.En tout, Québec aurait perdu quelque cinq millions$.Le ministre Ryan a refusé de dire hier si les policiers devraient payer les pots cassés.«Le gouvernement prendra les décisions à ce sujet en temps appropriés», a-t-il dit DUMONT Mais 1’argent.SUITE DE LA PAGE 1 Montréal mardi et sur la Rive-Sud jeudi.«Actuellement, il y a un engouement alors que nous ne faisons aucun effort, constate Mario Dumont.Si cette demande est encore là à l'automne, il est possible qu’on devance notre deuxième congrès, qu’on avait d’abord prévu pour le printemps prochain.» Les gens s’intéresent au Forum par curiosité, d’autres parce qu’ils sont heureux qu’enfin les jeunes bougent au Québec, d’autres encore parce qu’ils ont des préoccupations précises en tête, dit M.Dumont.«C’est très disparate quant aux pro- venances géographiques ou sociales.Mais ils se rejoignent tous sur le fait que notre société est bloquée, que les jeunes sont absents des débats publics, qu’une génération a paralysé l’ensemble du système, que le gouvernement doit laisser tomber les lignes de parti pour faire un vrai ménage et nous sortir de l’endettement.» Au DFIVOIR même, comme dans d’autres médias, il ne se passe pas une journée depuis un mois sans recevoir deux ou trois appels de jeunes qui veulent rejoindre Mario Dumont.Hier après-midi, c’était au tour d’une jeune femme de 23 ans, étudiante très articulée et militante du Parti Rhinocéros, d’être en quête de Mario Dumont.Des Rhinos à Mario, le lien ne semblait pas évident.Pas pour elle, ni pour bien des jeunes, expliquait-elle.Elle ne savait pas encore si elle se joindrait au Forum Option Jeunesse, mais sa curiosité était piquée.«Mario Dumont répond à un besoin, un momentum, disait Audrey.Les jeunes veulent revoir le fond et la structure des organisations, avoir de la liberté tout en restant dans l’action.L’idée c’est de revenir à la base même de la démocratie, en ayant des comportements plus éthiques.«Les Rhinos le font avec cynisme, et bien des jeunes y vont actuellement.Je veux savoir si le Forum répond aussi à ce besoin, et avoir plus de précisions sur sa critique sociale.«Mais Mario Dumont, disait-elle encore, c’est énorme ce qu’on lui met sur le dos.C’en est même dangereux.J’espère qu’il a une réflexion pour le porter et qu’il pourra faire face.Les jeunes n’ont pas besoin d’un désenchantement de plus.» Mario Dumont, qui a déjà eu à affronter ce qu’il a qualifié «la torture psychologique» des pressions de Robert Bourassa, semble plutôt serein.«Tout ce qui risque de nous ralentir, c’est l’argent, concluait-il hier.Disons que là, l’engouement est moins fort.Il va vraiment falloir s’occuper d’en trouver.» C’est à son programme dès la semaine prochaine.SINGE Moscou baroque SUITE DE LA PAGE 1 avaient laissé l’un après l’autre une odeur qu’elle exhalait à présent dans les sursauts de sa passion ravivée.— Il faudrait faire attention, murmura-t-il.— Faire attention?Elle suivit son regard.Le mur n’atteignait j)as le plafond.Il manquait quelques planches à leur intimité.— Faire attention?Pas moi, mon cher époux.Dans la pâle lumière de cette fin d’après-midi d’hiver, ils se risquèrent à sortir de leur hôtel et prirent la rue Hertzina.Hertzina, qui voulait dire «la rue du coeur», était l’un des rares vestiges de sentimentalité de la capitale puisque cette rue portait le nom du fils naturel de quelque noble.FYonnant qu’après la Révolution personne n’eût songé à le changer.Mais si le nom survivait, c’était seulement parce qu’il venait de l’allemand, langue que personne ne comprenait Dans un square minuscule, tout enneigé, ils tombèrent sur la statue de Gogol.Avec une pelle en bois, un travailleur traçait un sentier dans la neige jusqu’au socle de la statue.Jack et Sonja suivirent le sentier et passèrent devant le pelleteur qui leur lança un regard furieux parce qu’ils avaient traîné de la neige dans le passage qu’il venait de déblayer.Le pelleteur ne semblait avoir aucune idée de ce que représentait la grande masse de bronze coulée d;uis cette forme humaine.Jack et .Sonja s’arrêtèrent devant la statue et contemplèrent les traits forts, le front héroïque et ridé de Gogol.— Peux-tu imaginer qu’à Chicago on érige un monument à un écrivain?demande Sonja.Impensable! —Je vois ça d’ici: une statue d’Upton Sinclair d;ins une cour d’usine.Aucun risque! Ici, au moins, on respecte la culture.Ils firent le tour du monument.Sur le socle de granit on avait sculpté en bas-relief des personnages provenant des récits, des pièces de théâtre de Gogol.Gesser y reconnût l'inspecteur général, Tarass Boul-ba, quelques propriétaires d’autrefois, un ou deux gnomes du folklore, des Cosaques, des personnages des contes villageois, et plusieurs membres féminins, comiques et superfétatoires, de la vieille bourgeoisie, qui s’étaient désormais pliés à un nouveau genre de vie ou exilés à perpétuité.— Il manque quelqu’un, fit remarquer Gesser en adoptant une pose théâtrale.«Monsieur, sauvons la lune, parce que la terre' essaie de s’asseoir dessus».— C’est de Gogol?— Le Fou en personne, du Journal d'un fou.Je ne l’aperçois nulle part.Gesser se prit la tête dans les mains comme s’il agonisait, contrefaisant le fou qui croyait qu’on lui avilit rasé le crâne pour le transformer en ecclésiastique.— Peuh! fit Sonja, ne te demande pas pourquoi il n’est pas là.Si tu bâtissais une société nouvelle, que ferais-tu de ce vieux fou, même s’il dit vrai?— Tu as sans doute raison.N’empêche que j’ai déjà appris par coeur presque toute la pièce.C’est une honte, il me semble, de gaspiller tout ce savoir.Ils s’engagèrent dans la rue Hertzina, bordée de chaque côté par les façades gracieuses du Moscou baroque.Piliers, chérubins, arabesques, c’était tout le panache italien fait pierre et peint des couleurs les plus étonnantes pour une ville nordique: sienne pâle, saumon, ce bleu des oeufs de merle.Entre le trottoir et la me se dressaient d’énormes congères, ce qui était préférable étant donné que la me ruisselait d’eau boueuse.La me s’ouvrit ensuite tout à coup et ils débouchèrent devant l’immensité de la Place rouge qui paraissait d’autant plus vaste qu'on venait d’en déblayer entièrement et impeccablement la neige.Le village natal de Gesser aurait pu y tenir.Face à tout cet espace, Jack et Sonja se serrèrent l’un contre l’autre.Le vent se leva, précurseur du froid de la nuit.Alors qu’ils regardaient, au centre de la Place, le dra-peau rouge de l’Union soviétique s’éleva puis battit au vent — C’est comme se trouver au centre d’une idée, s’exclama Gesser.— C’est trop grand, j’ai l’impression d’avoir bu.Ils s’embrassèrent même si leurs lèvres gercées leur faisaient mal, car qui peut résister à un baiser devant un spectacle aussi grandiose et inhumain?Plus tard, néanmoins, ils éprouvèrent du soulagement à se promener dans la Perspective Kouz-netsky parce qu’elle leur rappelait les rues de la Dépression qu’ils avaient laissées deirière eux, en Amérique.Il y avait les mêmes étalages et les mêmes kiosques que là-bas, et pourtant ce n’était pas tout à fait pareil.Ici, la me donnait une impression d’ordre, de dignité et de patience.Personne ne sautait sur un chou à moitié gelé tombé d’une charrette, il n’y avait pas de familles jetées sur le pavé, assises, effarées, sur leurs bagages, personne ne trimbalait d’affiche écrite en lettres grossières pour réclamer du travail.Ici, c'était ce que croyaient Jack et Sonja, tout le monde travaillait et avait une raison de travailler.Il y avait, bien sûr, des privations mais, partagées équitablement, elles semblaient plus supportables.U' long de la me, à côté d’une femme qui vendait des graines de tournesol à même une poche de jute couverte d’un léger duvet de neige, il y avait des musiciens.Un trompettiste, un accordéoniste et un homme qui jouait d’une petite guitare ronde.Un chanteur aussi, qui semblait avoir du verre pilé dans la gorge.Dans cette me si pauvre, le chapeau du chanteur était rempli de kopecks.De la foule se détacha un homme qui n’avait plus que des moignons de doigts au bout des mains.D'une seule main, pourtant, il réussissait à tenir un poisson fumé entre ses doigts mutilés.— Je suis un vétéran de la grande guerre civile! cria-t-il avant de se mettre à danser sur le trottoir déviait la troupe de musiciens.En sa qualité d’ivrogne, tout lui était pardonné parce que, selon les Russes, les ivrognes vivent en état de grâce, comme les petits enfants.Jack et Sonja regardèrent l’homme qui tournait et son poisson qui tournait avec lui, et les musiciens augmentèrent la cadence de leur musique langoureuse et sentimentale à fendre les pierres.Les pièces pleuvaient dans le chapeau du chanteur.Sonja ne comprenait pas les paroles, mais cela rendait la chanson plus douce encore.Le trompettiste souffla une dernière note, puis garda son instrument levé dans les airs.Une femme cria dans la foule; Jack entraîna Sonja.A cause du gel, les lèvres du musicien étaient restées collées à l’embouchure de la trompette.FYès du kiosque suivant, une femme vêtue d’une imposante veste de peau de mouton se balançait comme un Juif pieux en prière.Sous son menton, une autre face sortait de la fourrure, les yeux anormalement sages, comme ceux d’un enfant tout ratatiné dans ses langes.— Achetez mon singe, dit à Jack et à Sonja la vendeuse du singe.— Qu’il est joli! s’exclama Sonja On dirait une petite personne.Comme j’aimerais l’avoir! — Les singes sont à notre image et à notre ressemblance, lui dit Jack.—Achetez mon singe, leur ordonna la vendeuse.— C’est cher, j’imagine?lui demanda Jack.— Les singes ne poussent pas aux arbres.— Qu’est-ce qu’il mange?— La même chose que vous.Mais un peu moins.— D’où vient-il?— De la jungle.—Je m’en doutais, dit Jack.— Un jour, un diplomate africain est venu ici, et puis, vous savez, les choses changent et on a décidé dans son pays qu’on n’avait plus besoin de lui.S’il rentrait, on lui., poursuivit la femme en faisant le geste de se trancher la gorge.Il a donc pris la bonne décision.Il est resté, mais le singe, lui, doit s’en aller.La vendeuse contempla son petit primate réfugié.C’est un singe diplomatique, voilà pourquoi il est si bien élevé.— fl faut le prendre, plaida Sonja.— Un singe, quand nous n’avons même pas de coin à nous?lui demanda Jack.Conscient peut-être que son destin se jouait le singe tendit la patte comme pour leur serrer la main, fl les regarda avec intelligence, mais il y avait une sorte d’inquiétude dans son regard comme s’il ne pouvait pas comprendre pourquoi il faisait si froid dehors et comment il se faisait qu'il se trouvait ainsi emmailloté dans une peau de mouton et mis en vente.Et cet air égaré de ses yeux lui donnait quelque chose de triste et de sage qui le rendait irrésistible.Jack fouilla dans sa poche pour prendre de l’argent.Après tout, ne venait-il pas de dire que les singes étaient à notre image et à notre ressemblance?Thank you, Léo! L’anar de la chanson française est décédé le 14 juillet en Italie PARIS (Al3) — Léo Ferré, l’anarchiste de la chanson française, est décédé à son domicile de Castellina in Chianti, en Italie, le.14 juillet.Il avait 77 ans.Vendredi dernier, l’auteur de Paname avait été hospitalisé à Sienne avant d’être ramené au début de la semaine.Héritier des chansonniers anarchistes, Léo Ferré était aussi celui des poètes maudits en rupture avec leur temps.Il laisse une oeuvre nourrie de révoltes, de désespoirs et de joies, de fureurs et de sanglots.Avec le verbe et la musique pour supports.Fils du directeur du personnel du Casino de Monaco, IA) Ferré naquit le 16 août 1916 à Monte-Carlo.Après quelques années chez les Frères des Ecoles chrétiennes, il passe son baccalauréat à Rome.Il s’installe ensuite à Paris, en 1935, où il poursuit des études en droit et en sciences politiques.Déjà, la musique le passionne.Il compose ses premières mélodies.Pendant la guerre, il se marie.Il regagne sa principauté natale où il sera successivement annonceur, aide-régisseur et pianiste à Radio Monte-Carlo, Ses premieres chansons, La chambre, L'inconnue de Londres, Im chanson du scaphandrier, le ramènent à Paris.En 1946, il fait ses débuts sur scène au Boeuf sur le toit puis au Quolibet et aux Assassins.Très vite remarqué, on l’entend dès 1947 chanter L’île Saint-Louis et Saint-Ger-main-des-Prés à la radio.Son opéra, La vie d’artiste, qu’il écrit en 1950, révèle un authentique compositeur.Quatre ans plus tard, il récidive avec-un oratorio sur la Chanson du malaimé de Guillaume Apollinaire qu’il crée à l’Opéra de Monte-Carlo.Après cette longue parenthèse consacrée à la composition, Ferré revient sur scène.Vedette américaine de Joséphine Baker en 1953 à l’Olympia, il poursuit son ascension dans les cabarets parisiens avant qu’on applaudise, en 1958 à Bobino, Comme dans la haute, La zizique et Java partout.C’est après ces succès plus que d’estime, qu’il entame la mise en musique de nombreux poèmes de Baudelaire, Rutebeuf, Verlaine et Rim-baud.Cette association au sommet va l’amener à collaborer avec Louis Aragon.A l’auteur d’Aurélien, Ferré «empruntera» L’affiche rouge.L’étrangère et Est-ce ainsi que les hommes vivent?Durant ses récitals de 1965-66, au Québec et à Bobino, à Paris, son style se fait plus incisif, plus polémiste.Sans renoncer à sa rigueur dans Léo Ferré, 1916-1993 l'écriture, le libertaire prend l’ascendant sur le révolté.Un an après mai 68, il ajoute Salut beatnik.Quartier iMtin et Ils ont voté à son répertoire.Devenu porte-parole de la contestation permanente, il rallie les étudiants à son refus de composer avec l'ordre établi.C’est un public rajeuni qui lui fait un triomphe à Bobino en 1969, l’année de C'est extra.En 1970, il se laisse gagner par la musique dite pop et enregistre Le chien avec le groupe Zoo.L’année 1972, qui le voit rester trois semaines à l’affiche de l’Olympia, marque son retour à un style plus dépouillé.Après le succès d’Avec le temps, il écrit une nouvelle version du Mal-aimé qui sera joué en 1974 à l’Opéra comique.Son public redécouvre le poète de L’étang chimérique, maniant l’argot comme le décassyllabe classique.Auteur d’un recueil de poèmes, Poète, vos papiers, et d’une biographie consacrée à son ami Jean-Roger Caussimon, auquel il doit Comme à Ostende, Monsieur William, Le temps du tango, il est aussi devenu l’orches-trateur de ses propres créations.Ce talent lui permettra en 1976 de diriger l’orchestre symphonique de Milan.Si toute une partie de son oeuvre est celle d’un contestataire engagé, sa longue carrière est également ponctuée d’hymnes à l’amour et à la révolte métaphysique.Au-delà de son image de «gueulard illuminé» et d’anarchiste échevelé, il restera comme l’un des auteurs-compositeurs-interprètes majeurs de ce siècle.Le plus bel éloge lui a été rendu par Aragon: «Il faudra réécrire l’histoire littéraire un peu différemment à cause de Léo Ferré.» TRAGEDIE Incendie SUITE DE LA PAGE 1 à la suite de cette tragédie, hier, l’une des pires de l’histoire au Québec.Plusieurs des passagers à bord du véhicule étaient originaires de Ver-chères, une ville d’environ 5000 habitants située sur la rive sud de Montréal, et de municipalités voisines.Ils effectuaient un pèlerinage à la Vierge Marie, près de Lac-Bouchette, dans le Saguenay-Lac-St-Jean.Dix-sept personnes ont été tuées à bord de l’autobus, ainsi que les deux personnes se trouvant dans la camionnette, a fait savoir la police.Des témoins ont affirmé que la camionnette a tenté de doubler un véhicule sur une portion sinueuse de la route 155 et a percuté de plein fouet le bus à environ lh30 de l’après-midi.Le réservoir de carburant diesel à l’arrière de la camionnette s’est enflammé au moment de l’impact.Les flammes ont rapidement envelopppé les deux véhicules.«Ce n’est pas tant la collision que 'incendie qui a tué tout le monde, apparemment», a déclaré Christian Boi-vin, propriétaire d’un dépanneur à Lac-Bouchette.L'une des deux personnes à avoir survécu, une femme dans la soixantaine, a été retirée des débris par un passant.Elle a été transportée par ambu-ance aérienne à Roberval, d'où elle devait être transférée à l'unité des soins au Centre des grands brûlés de ’Hôtel-Dieu de Montréal.Le porte-parole de l’hôpital de Roberval, Raynald Gagnon, a précisé que l’autre survivant, un homme dans la soixantaine, n’a pas été transféré parce que sa condition se détériorait.Un autre témoin a dit que deux hommes de la région se trouvaient à bord de la camionnette.Ils revenaient de leur travail dans la forêt avoisinante.Tous deux ont péri lors de l’accident.«Je ne sais pas combien de personnes se trouvaient dans le petit autobus mais il était rempli, et seulement deux d’entre elles ont survécu», a déclaré Claude Gagné, propriétaire d’un garage situé à environ deux kilomètres du lieu de l’accident Martin Massicotte, planificateur urbain à la ville de Verchères, a précisé que les autorités municipales tentaient d’établir une liste des passagers du bus en téléphonant aux amis et aux proches des gens qui auraient pu faire le voyage.Le frère David Boudreault gardien du Sanctuaire de Saint-Antoine, a révélé que les pèlerins étaient arrivés jeudi et avaient assisté à la messe.«Il s’agissait d’un beau groupe de gens très actifs», a dit le frère David.Cette collision est l’une des pires à se produire au Canada depuis 1966.En août 1978, 41 handicapés physiques et mentaux sont morts noyés quand leur autobus a plongé dans les eaux du lac d’Argent, à Eastman, dans les Cantons de l’Est Montréal sourit aux touristes.Dites-leur Bonjour! Gouvernement du Québec Ministère du Tourisme
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