Le devoir, 22 juillet 1993, Page(s) complémentaire(s)
V LE DEVOIR PERSPECTIVES Mickey passe à table Ils avaient pensé à tout.sauf qu'à 13 h, ces m’sieurs dames ont faim Sylviane T r a m i e r Mickey a la mine basse: la formidable planche à billets installée au coeur de la plaine de Brie, à Mame-la-Vallée, ne fonctionne pas aussi bien que prévu.Le parc d’amusement Euro Disney, ouvert il y a un peu plus d’un an, a accusé des pertes de 203 millions de dollars au cours des 6 premiers mois de l’année fiscale 93.Il y a de la morosité dans l’air.La sauce, dirait-on, ne prend pas.Et si ce n’était, en effet, qu’une simple question de bouffe?Euro Disney avait promis les plaines du Far West, le château de la Belle au Bois dormant, la caverne d’Ali Baba et le inonde magique de Mickey, Donald, Pluto et les autres.Tout est là, dans la région parisienne, à portée de la main.Et vous savez quoi?Les Européens font encore la tête.Ils viennent, mais ne consomment pas autant qu’il le faudrait, et ils ne repartent pas ravis.Il y a la récession, bien sûr.Mais cela n’explique pas tout.La vraie raison, la voici, en primeur: tout est bien joli chez Mickey, mais la table ne vaut rien.Les savants promoteurs et les astucieux concepteurs des parcs d’attraction Disney ont appliqué leur recette éprouvée ailleurs en négligeant de s’intéresser à un détail: les usages alimentaires des Européens en général et des Français en particulier.Euro Disney a ouvert ses portes et a découvert dès le premier jour avec stupeur et horreur qu’aux alentours de 13 heures, immanquablement, les visiteurs voulaient manger.Tous en même temps! Tous se précipitent aux comptoirs des popotes du parc.Les queues s’allongent, les clients râlent, jurant qu’on ne les y reprendra plus, chez l’Onc' Picsou.C’est la catastrophe! Le grain de sable qui fait dérailler la belle mécanique à rêves Made iq USA.Aux Etats-Unis, évidemment, ça se passe différemment, chacun se jetant sur son hot-dog quand le coeur lui en dit, en continuant de déambuler.Ou acceptant sans rechigner, et sans souffrir de crampes à l’estomac, de remettre à plus tard les agapes pour être sûr de ne rien rater du tourbillon d’activités, de spectacles, de prodiges en tout genre qui corpposent la journée chez Mickey.A Marne-la-Vallée, à 13 heures, ils ont faim! En plus de cela, les visiteurs d’Euro Disney sont fines gueules.Ils chipotent dans leurs assiettes en carton.Ils font la grimace à la gastronomie yankee.Ils veulent bien manger! Et s’attabler! Et boire du vin! La direction d’Euro Disney n’en revient pas.Elle a été forcée d’aménager de nouveaux espaces où l’on peut se restaurer, et de revenir sur la sacro-sainte prohibition de l’alcool au royaume de Mickey.Nulle part comme à propos de la nourriture peut-on mieux voir les différences culturelles.Les Français, friands d’américanité, amateurs des symboles, des figures mythiques, et des archétypes de l’Amérique, boudent toujours sa façon de se nourrir.Adolescents, ils renient ostensiblement le pot-au-feu au profit du hamburger.Mais en entrant dans l’âge adulte, ils retrouvent naturellement le goût de la blanquette de veau et de la blanquette de Limoux.Interrogez une famille française qui revient de vacances américaines: la beauté de New York et celle du Grand Canyon, les vagues du Pacifique et les chênes moussus de la Louisiane: ils ont raffolé de tout.Mais La culture, ce n’est pas comme la confiture.c’est la confiture! invariablement, on entendra aussi l’exclamation, en syllabes bien détachées: «Mais-alorsL.Qu’est-ce-qu’on-a-mal-bouffé!» Le jour de l’ouverture, un gentil organisateur-animateur fourni par Euro Disney expliquait à des journalistes français qu’il y avait sur place un très bon restaurant, «avec service», précisait-il sur un ton pompeux, convaincu d’impressionner son auditoire.«Qu’entendez-vous par avec service?» s’enquit sans malice un confrère.«On vous sert à table!» proféra fièrement l’aimable animateur.La tête des Français à l’écoute de cet énoncé remarquable valait le détour.Même quand ils vont manger chez la Mère-Machin-Chose à Saint-Sulpice-les-Champs ou à Saint-Panta-léon-de-Larche, les Français s'attendent à mettre les pieds sous la table et à être servis.Manger sur le pouce, à un comptoir, est bien bon pour un jour de travail.Mais pour le Français moyen, rien ne couronne mieux une journée de vacances et de détente qu’un honnête repas, plantureux ou simple, pris en famille et arrosé d’une honnête bouteille de vin.Mal manger, debout, et sans vin, sont à peu près les trois calamités qui peuvent affliger l’estomac français.L’infortune est à son comble si en plus, tout cela à coûté cher.Et Euro Disney est cher: le prix d’entrée pour un adulte est d’environ 40$.Mais non! I-a culture ce n’est pas comme la confiture.La culture, c’est la confiture.Et la tartine.Et le pain.Et le boeuf gros sel.Et la perdrix aux choux.Et la bavette à l’échalote.Et j’en passe, et des meilleures.1 N I) K X Idées.Al 3 Les Actualités.A2 Agenda culturel Al 0 Aihk»kvs cttWis A(> Avis publics.AS Culture.Al 1 Économie.A5 Éditorial.Al 2 Le Monde.A7 Montréal.A3 Mots croisés.AS Ix'S Sports.A(> Société.Al) Météo Ciel variable Max.: 22 Détails en AS SOCIÉTÉ EN PHOTOS Passion andalouse PAGE A 9 L'ÉCONOMIE Templeton à l'heure de la mondialisation PAGE A 5 CULTURE Une folie pianistique au Festival de Lanaudière PAGEA 11 Saignée à Northern Telecom Jean Monty impose une rationalisation qui coûte un milliard et 5200 emplois SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Président et chef de la direction de Northern Telecom depuis le début de la présente année, M.Jean Monty a confectionné un plan de rationalisation qui s’est traduit par un perte nette de plus de 1 milliards US au deuxième trimestre et l’annonce que 5200 employés seront renvoyés.Cette profonde saignée dans les ressources humaines comme dans les livres financiers de cette filiale de Bell Canada Entreprises (BCE), a eu un écho tangible au sein des places boursières du pays qui ont sanctionné le plan annoncé hier ma- tin en retranchant plus de 2$ au titre de Northern.Agitée par de multiples ordres de vente, faction de cette compagnie a clôturé en effet à 29$.A la fin de décembre 1992, elle s’échangeait aux alentours de.55$.On prévoit que l’exercice en cours se soldera par une perte.Harcelés de questions par tous les médias du pays, les porte-parole de Northern Telecom ont indiqué que la ventilation du licenciement massif équivalent à 10% de l’effectif total serait le suivant: 2200 employés travaillant dans les différente?unités situées au Canada; environ autant aux Etats-Unis et la différence ailleurs dans le monde.Sur l’identité des usines qui sont appelées à fer- mer leurs portes, les représentants de cette société se sont montrés d’autant moins loquaces qu’ils assuraient ne pas avoir été informés à cet égard.Au Québec, Northern Telecom compte sur un réseau de quatre usines et un centre de recherche et développement.Dans le communiqué émis par le siège social, M.Monty justifie ce geste par la nécessité pour Northern de rationaliser au plus vite l’infrastructure de recherche et production afin de ne pas être déliassée par la concurrence.Dans ce contexte, il a donc été décidé d’inscrire VOIR PAGE A 14 : NORTHERN Jean Monty, président de Northern Telecom En arpentant «la Catherine» BO NEHm PHOTO JACQUES NADEAU UNE FOULE CHANGEANTE flâne sur la rue Sainte-Catlierine.Le soir, y erre une foule exubérante, tantôt encanaillée, tantôt banlieusarde et sereine.Le jour, le fonctionnaire besogneux côtoie le jeune skinhead désabusé.Tout arrive sur cette me dévastée, commerçante, multiethnique et plurisexuelle, baptisée Sainte-Catlierine autour de 1801 et 1817 en l'honneur des Soeurs de la Congrégation, selon les historiens qui ne peuvent se prononcer avec certitude sur l'origine de ce nom.Notre reporter Danny Year a arpenté cette rue.Son reportage en page 3.Michel Pageau, le Daktari d’Abitibi Il connaît les animaux, les aime, les soigne PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Amos — Par un étrange paradoxe, les Français connaissent mieux Michel Pageau que les Québécois.11 faut dire que l’écrivain Bernard Clavel y a largement contribué.Michel Pageau a inspiré un personnage du Royaume du Nord, sa grande trilogie romanesque retraçant l’histoire de la conquête des grands espaces abitibiens.Avec sa longue barbe grise, ses larges bretelles, ses chemises à carreaux et sa verve intarissable, Michel Pageau incarne du reste tout le folklore si cher aux Français.Il en a toute la panoplie.Michel et sa femme Louise vivent dans un rang, à trois kilomètres d'Amos, où ils ont fondé un «hôpital» pour animaux sauvages.Ce Daktari, comme on l’appelle dans la région, s’enorgueillit de ne posséder aucun diplôme.«Je n’ai qu'une sixième année.Je ne suis ni vétérinaire, ni biologiste.Ça choque les spécialistes des gouvernements qui, eux, sont allés longtemps à l’université.Moi, je connais les animaux, peut-être plus qu’eux.Et je les aime», dit-il.Dans son vaste domaine, Michel Pageau accueille des orignaux, des renards, des ours, des cerfs d’Amérique, des ratons laveurs et des dizaines d’espèces d’oiseaux, dont des harfangs des neiges et des grands ducs.Toutes ces bêtes arrivent au refuge dans un piètre état, blessées ou affamées.Parfois, ce sont des agents de la faune qui les apportent à M.Pageau.D’autres fois, ce sont de simples citoyens.On lui confie par exemple des tortues VOIR PAGE A 14 : PAGEAU PHOTO PIERRE CAYOUETTE Dans son «hôpital» près d’Amos, Michel Pageau est l’ami de tous les animaux mal pris.Bientôt des dollars à La Havane?Les rumeurs de libéralisation du régime se font persistantes Verra-t-on bientôt des oranges en vente libre dans les rues de La Havane, le dollar circuler librement partout à Cuba, les échoppes privées se multiplier et les exilés de Miami repeupler leur pays abandonné après la révolution de 1959?La question se pose de plus en plus, au moment où les rumeurs d’une prochaine libéralisation économique se multiplient dans la capitale cubaine.FRANÇOIS BROUSSEAU AVEC LE SERVICE ESPAGNOL DE L'AFP Malgré les déclarations obstinées de Fidel Castro, à l’occasion du récent sommet ibéro-américain de Bahia au Brésil, selon lesquelles toute libéralisation politique est exclue à Cuba, les signes d’une prochaine ouverture économique se font de plus en plus insistants à La Havane.Cette réforme économique pourrait bientôt reconnaître le droit — toujours nié dans la république castriste — de travailler à son propre compte.Elle pourrait également permettre la cession de terres à d’éventuels paysans privés, la libéralisation des visites d’exilés à Cuba, voire une «dollarisation» étendue de l’économie.VOIR PAGE A 14 : CUBA Fidel Castro Main-d’œuvre Ottawa reste sur ses gardes DANNY VE A R LE DEVOIR Ottawa reste sur ses gardes et accueille avec prudence la nouvelle proposition de Québec dans le dossier de la formation de Ja main-d’œuvre.A la sortie de la réunion des ministres fédéraux au lac Meech, hier, la première ministre du Canada Kim Campbell a expliqué qu’Ottawa voulait conserver ses responsabilités dans le dossier de la formation de la main-d'œuvre.«Notre position, c’est qu'il y a un rôle à jouer pour le fédéral dans la formation de la main-d’oeuvre et je pense que le Québec reconnaît que c’est vrai», a dit la nouvelle première ministre.Mardi, le ministre de la Main-d’œuvre, de la Sécurité du revenu et de la Forma- VOIR PAGE A 14 : OTTAWA VOIR AUSSI L’éditorial de Gilles Lesage: Québec recule.A 12 > L E l> E V 0 1 R , L E .1 E U I) I 2 2 .1 U I I, I.E T I !( !» :) A 6 LE DEVOIR LES SPORTS Feuilleton Valenciennes-OM Bernés campe sur ses positions Paris (Reuter) — La confrontation tant attendue entre Jean-Pierre Bernés et ses accusateurs n’a pas apporté de développement spectaculaire au feuilleton Valenciennes-OM.Confronté, hier, pour la première fois aux cinq protagonistes qui l’accusent d’avoir été l’instigateur de la corruption, le bras droit de Bernard Tapie a campé sur ses positions.«M.Bernés n’a pas varié d’un iota», a déclaré l’avocat du directeur général de l’OM, Jean-Louis Pelletier, après la sortie de son client du palais de justice de Valenciennes.«Notre client n’a jamais bougé», a ajouté Me Pelletier en annonçant qu’il allait demander la remise en liberté de Bernés, seul détenu du dossier.«Il a toujours indiqué qu’il disait toute la vérité, il n’a pas à craquer.Il a persisté dans ses dénégations, il continue à affirmer qu’il est totalement étranger à cette affaire.» «L’éventuelle suspension de l’OM en coupe d’Europe ne dépend pas de nous, y déclarait le secrétaire général de la Fédération internationale de football (FIFA), Sepp Blatter.Nous ne suspendons un club que s’il est suspendu par sa propre fédération.» Les lecteurs du «Dauphiné Libéré» ont pris connaisance d’une interview du procureur de la République de Valenciennes, Eric de Montgolfier, qui réaffirme que Bernard Tapie a tenté de faire pression sur lui.«Je n’ai toujours pas compris à quoi rimait cet entretien», dit-il en référence à une visite que lui a rendue le président marseillais au début de l’affaire.«Dans mon bureau, Bernard Tapie a joué au tennis comme on joue lorsque l’on est tout seul: contre un mur! Il a essayé de me le faire au charme (.) et à l’influence», poursuit le procureur.«Mais je ne comprenais pas à quoi il voulait en venir.Il m’aurait proposé une pleine valise de billets, cela eut été plus clair.» Expos 3, Giants 4 Rien à faire à San Francisco! MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE San Francisco — Frank Bolick est mauvais en défensive.Tellement qu’on craignait qu’il blesse quelqu’un.On craignait pour la santé des spectateurs dans les gradins près du premier coussin ou pour celle des adversaires.Hier, il a finalement réussi à blesser un de ses coéquipiers.C’est lui qui a sorti le jeune Kirk Rueter du match avec un relais atroce en cinquième manche et les Giîints de San Francisco en ont profité pour marquer deux autres points par la suite contre Mel Rojas et se sauver avec une victoire de 4-3 dans un match que les Expos auraient dû gagner.Les Giants ont donc balayé la série de trois matches quand les malheurs des Expos se sont poursuivis.Ils ont une fiche misérable d’une seule victoire et six défaites depuis le début du voyage.C’était leur quatrième défaite d’affilée.Les choses vont tellement mal pour les Expos que Larry Walker s’est blessé à son tour en huitième manche quand il est entré en collision avec Marquis Grissom en captant un ballon de Matt Williams.En septième, ce fut au tour de Sean Berry de faire cadeau d’un point aux Giants.Son relais à la suite d’un roulant de Mark Carreon a manqué de précision.Bolick, qui n’est pas le plus agile, n’a pas bougé au premier, laissant la balle rouler suffisamment loin pour que Carreon se retrouve au deuxième sac.Un amorti de Steve Scarsone lui a permis d’avancer de 90 pieds et il a marqué à la suite d’un amorti-suicide de Kirt Manwaring.En voyant Carreon filer vers le marbre, Mel Rojas (4-7) a servi un tir haut à l’intérieur à Manwaring, mais ce dernier a quand même pu amortir la balle.La seule chose dont on peut être certain au sujet des Expos, c’est que Delino DeShields va frapper son coup sûr quotidien.Il a obtenu un simple en cinquième, pour porter à 21 sa série de matches avec au moins un coup sûr.Il avait établi une nouvelle marque d’équipe la veille.Il a aussi égalé la plus longue série de la saison dans la Ligue nationale, série réalisée par Robby Thompson, des Giants.La victoire est allée à la fiche de Bryan Hickerson (5-1), qui avait mal entrepris le match, mais qui a repris vie quand les erreurs des Expos ont permis aux siens de marquer deux points non-mérités.Et quand les Giants ont pris les devants, Dusty Baker a fait appel à son as, Rod Beck, qui est venu réussir un 26e sauvetage.L's Expos ont bouclé le match avec trois erreurs, dont deux commises par Sean Berry.Ils dominent la ligue nationale avec 98 bévues, soit une erreur en moyenne par match.Rappel de White On attendait Cliff Floyd.On s’était même permis de rêver à Fred McGriff.Mais Dan Duquette a surpris tout le monde, hier, en rappelant Derrick White, des Lynx d’Ottawa.Il sera le nouveau joueur de premier but des Expos.A six pieds, un pouce, 220 livres.White n’est pas intimidé par personne.Il avait fait belle impression au camp et avait retenu l’attention par son jeu défensif.Au niveau AAA, White a conservé une moyenne de .281 avec quatre circuits, 15 doubles et 29 points produits.ANNONCES CLASSEES 1 • N •D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100» 150 Achat-vente-échange 160» 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES ANNONCES CLASSEES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H 3 0 A 16 H 00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3344 985-3340 Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes Montréal H2Y3S6 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 111 $ •> propriétés 2 .1 U I I.I.K T I !) !) H ?LE DEVOIR ?ACTUALITES NORTHERN L’héritage de Stern SUITE DE LA PAGE 1 des dépenses extraordinaires de 940 millions$ US au deuxième trimestre ui expliquent bien entendu la perte e plus de un milliard US.De cette somme, 282 millions$ US seront alloués à l’aspect rationalisation de l’infrastructure et donc aux indemnités afférentes aux licenciements.Ensuite, une provision de 158 mil-lions$ sera consacrée à la modernisation ou mise à jour du programme ou politique prévalant à l’élaboration et à la confection des logiciels proposés et vendus aux clients de Northern.Selon les commentaires recueillis auprès des analystes, l’annonce que 158 millions$ seront affectés à cette opération est révélatrice du lourd héritage qu'a légué M.Paul Stern, le prédécesseur de M.Monty.Pour certains, cette facette du programme élaboré par le nouveau patron de Northern indique qu’à bien des égards les produits portant l’emblème de cette société étaient rendus obsolètes.Ainsi, pour M.Michel Tessier, analyste chez Tassé & Associés, l’effort consenti par M.Monty au volet recherche-développement éclaire ou met en relief la principale caractéristique du «management à la Stern», soit un mode de direction qui avait perdu de vue le long terme.On s’explique.«L’ancien président de Northern, de poursuivre M.Tessier, était obsédé par le rendement à court tenue.Il visait le bénéfice tout de suite.En s’en tenant à ce type de politique, il a rogné sur les dépenses en recherche et développement de produits qui, étant donné le contexte de vive concurrence qui distingue ce secteur, ont une courte durée de vie.» Si elle a fait illusion pendant plusieurs années, cette politique logeant à l’enseigne du seul bénéfice à court terme a eu pour conséquence que «bien des produits, de préciser M.Tessier, sont aujourd’hui dépassés.A ce propos, il est important de noter que la réduction de 500 millions$ US de l’achalandage par M.Monty signifie justement que des lignes de produits vont être fermées.» A la décharge de M.Stem, «il faut remarquer qu’il a été et restera comme le président ayant donné une envergure internationale à cette compagnie au moment où il fallait vraiment agir de la sorte si on ne voulait pas être bouffé par la concurrence.» Cela étant, «il est intéressant d’observer que M.Monty applique une méthode courante chez les nou- veaux présidents de compagnies aux Etats-Unis.» Et quelle est la recette favorite (le ces nouveaux pdg américains?«A peine arrivés, ils nettoient les livres de fond en comble pour ainsi mieux se couvrir tout en espérant présenter à moyen terme un rendement à l’avantage de leur administration.» Dans le cas de Northern, le rendement passant par l’efficience maximale des produits technologiques mis en marché, M.Monty espère que les 158 millions$ US prévus au programme inhérent à la fabrication des logiciels favoriseront l’émergence «d’un avantage concurrentiel qui se traduira notamment par la qualité imbattable des produits, des hausses de productivité marquées au niveau de la conception ainsi que par une capacité accrue de livrer rapidement des produits personnalisés aux clients sur divers marchés mondiaux.» Le licenciement massif et la perte extraordinaire mis à part, le programme de rationalisation prévoit la conclusion de la vente de la division STC Submarine Systems à la société française Alcatel Alsthom.En vertu de l’accord conclu entre les parties, Northern devrait récolter environ 900 milüons$ US bruts.>?a* iïni MUC •» A4y.jm SCiï'.fi.- PHOTO PRESSE CANADIENNE Environ 8000 personnes ont assisté hier à Verchères aux funérailles de 17 victimes de la tragédie routière du Lac-Bouchette.Tout Verchères était là OTTAWA Position de repli SUITE DE LA PAGE 1 tion professionnelle, André Bourbeau, a expliqué au DEVOIR que Québec était prêt à abandonner l’idée de gérer le budget de l’assurance-chômage en échange du rapatriement de tous les programmes fédéraux de formation et de perfectionnement de la main-d’œuvre sur son territoire.Avec cette proposition de «repli et de compromis», Québec souhaite voir débloquer ce dossier laissé en plan avec l’échec de l’accord constitutionnel de Charlottetown.La première ministre Campbell a expliqué qu’elle avait abordé le dossier de la formation de la main-d’œuvre avec le premier ministre Robert Bourassa lors de leur récente rencontre à Vancouver.«Li chose importante, c’est maintenant de définir nos rôles respectifs», a ajouté la première ministre Campbell.Avec sa proposition de compromis, Québec ne renonce pas tout à fait à son idée d’un guichet unique des services de formation de la main-d’œuvre et de l’assurance-chômage.Hier, le ministre Bourbeau a précisé qu’il croyait «viable» un bureau qui regrouperait sous un même toit des services de formation de la main-d’œuvre gérés par des fonctionnaires du Québec et des services d’assurance-chômage gérés par des fonctionnaires d’Ottawa.«Ce qui compte, c’est d’accroître l’efficacité des services qu’offrent les deux gouvernements», a dit le ministre Bourbeau.De son côté, le ministre désigné des Ressources humaines et du Travail, Bernard Valcourt a souligné qu’il «ne recommanderait jamais à son gouvernement une abdication des responsabilités fédérales dans la formation de la main-d’œuvre».Le ministre Bourbeau est prêt à reconnaître un rôle important à Ottawa en matière de formation de la main-d’oeuvre, notamment en ce qui concerne l’établissement d’objectifs et de nonnes nationales.«Mais on doit rapatrier les programmes fédéraux», a dit le ministre Bourbeau.A Ottawa, l’idée d’un guichet unique «conjoint» fait tout de même son chemin.«Je pense qu’on peut prévoir un guichet unique.Il s’agit de voir s’il s’agit d’un guichet unique où on trouve les deux gouvernements», a dit la première ministre Campbell.Ni le Parti québécois ni la CSN ne sont impressionnés par la «nouvelle position» de Québec.Ensemble, ils y voient notamment un sérieux recul des revendications de Québec dans le domaine.«En formation de la main-d’œuvre, la logique veut qu'il n’y ait qu’un seul porte-parole», a dit le président de la CSN Gérald Larose.Pourtant, a-t-il dit, la société québécoise est unanime sur cette question.Au début des années 90, le Forum sur l’emploi a dégagé un consensus des entreprises et des syndicats autour de la nécessité de rapatrier au Québec sous un guichet unique tous les programmes de formation de la main-d’œuvre et de la gestion de l’assurance-chômage.Dans l’accord constitutionnel de Charlottetown, Ottawa avait reconnu que la formation et le perfectionnement de la main-d’œuvre deviendraient une compétence exclusive des provinces.Ottawa conservait cependant le pouvoir d’établir des objectifs nationaux et d’engager des dépenses dans des programmes de création d’emplois.Même si Ottawa conservait ses pouvoirs en matière d’assurance-chômage, il s’engageait à négocier des ententes administratives avec les provinces dans le but d’améliorer la gestion et l’efficacité des programmes d’assurance-chômage, de formation et de perfectionnement de la main-d’œuvre.Avec le rejet de l’accord de Charlottetown, Québec avait perdu ce qu’il avait présenté comme un «acquis» important des derniers pourparlers constitutionnels.Depuis, les gouvernements du Québec et d’Ottawa n’ont jamais pu vraiment s’entendre sur cette question.Le ministre André Bourbeau a présenté sa nouvelle position comme un «compromis majeur» sur ce que le Québec avait obtenu à Charlottetown.De son côté, le Parti québécois a pourfendu le ministre André Bourbeau et dénoncé sa «concession inattendue» et son «dilettantisme».«Après s’être fait dire jusqu’à la semaine dernière qu’il était nécessaire que Québec gère tous les programmes, le ministre Bourbeau recule.C’est incroyable.Il témoigne de la légèreté constitutionnelle des libéraux», a dit Bernard Landry, vice-président du Parti québécois.L’idée d’un guichet unique à deux paliers de gouvernement «ne peut pas tenir la route», dit-il.«Le travailleur en détresse qui perd son emploi se rend à l’assurance-chômage.Celui qui tient les cordons de la bourse contrôle le reste», dit M.Landry.Pour Gérald Larose, le discours du ministre Bourbeau «est de l’ordre de la tactique.C’est évident, pour la peau du fédéral et de Québec, qu’on doive préparer le terrain pour les prochaines élections fédérales.» «Il y a une impossibilité institutionnelle dans ce pays.Deux logiques s’affrontent.Le jour où le fédéral va réellement abandonner la formation de la main-d’œuvre, beaucoup de choses auront changé dans ce pays», a dit M.Ivirose.Pourtant, le président de la nouvelle Société québécoise de développement de la main-d’œuvre, Jean-Paul Arsenault, croit que le compromis que le ministre Bourbeau propose permettrait tout de même d’atteindre les objectifs de Québec en matière de formation de la main-d’œuvre.Au DEVOIR, il a rappelé l’importance de mettre fin au dédoublement des programmes dans la formation de la main-d’œuvre et d’améliorer l’efficacité des services à la clientèle.Le Conseil du patronat du Québec et l’Association des manufacturiers du Québec n’ont pu répondre aux questions du DEVOIR.Leurs représentants respectifs, Ghis-lain Dufour et Richard Le Hir, sont en vacances.En avril dernier, l’Association des manufacturiers du Québec expliquait qu’elle demeurait «solidaire du consensus qui s’est établi autour du ministre André Bourbeau et croit toujours en la nécessité de constituer un guichet unique en matière de formation de la main-d’œuvre administrée par le Québec».Du même souffle, l’Association des manufacturiers du Québec précisait quelle ne pouvait attendre la conclusion d’une entente fédérale-provinciale sur la question pour profiter des programmes de formation de la main-d’œuvre d’Ottawa.PAGEAU «On riait de moi.» SUITE DE LA PAGE 1 dont des enfants ne veulent plus ou des oursons retrouvés en forêt, coincés dans des pièges.Notre Daktari les héberge et les soigne.Puis ils les relâche dans la nature.Jusqu’en 1986, Michel Pageau travaillait au service de la voirie du ministère des Transports.Dans ses temps libres, il trappait et chassait dans les forêts abitibiennes.En 1986, à la suite d’une mésentente avec son employeur, il démissionne pour se consacrer à plein temps à sa passion.C’est à ce moment qu’il ouvre son refuge pour animaux sauvages malades.«Au début, c’était tout petit.On riait de moi à Amos.Aujourd’hui, c’est plus gros.Ils s’intéressent plus à moi, maintenant que des touristes viennent de France, des Etats-Unis et du reste du Canada pour voir mon installation.Les élus du coin m’aident.Et des commerçants me fournissent de la nourriture pour mes bêtes», raconte-t-il.Pour des fins administratives, Michel Pageau a dû appeler son refuge pour animaux un «zoo».L’été dernier, il a reçu plus de 14 000 visiteurs.Les responsables du tourisme en Abitibi-Témiscamingue misent dorénavant beaucoup sur lui et multiplient les efforts de promotion.Il se sent un peu dépassé par les événements et se dit déchiré par son amour du public et son désir de préserver le cachet de l’endroit.Il s’attarde à chaque visiteur et répond patiemment à toutes les questions des enfants, comme un véritable grand-papa.«D’ailleurs, moi, j’élève mes animaux comme des enfants.C’est pareil.Yen a des débrouillards et y’en a des paresseux», lance-t-il dans un grand rire.D’ailleurs, il pousse l’affection jusqu’à leur donner des prénoms humains.Ainsi, Georgette, Germaine, Quenouille et Agathe, les plus célèbres pensionnaires du refuge Pageau, ne sont pas les belles-soeurs du propriétaire.Ce sont quatre splendides orignaux.M.Pageau invite souvent les visiteurs à s’approcher d’eux pour les photographier.Au grand dam des fonctionnaires qui, régulièrement, demandent à M.Pageau de cesser cette pratique dangereuse.«Us devraient plutôt m’encourager.Je ne comprends pas.Parce que moi, dans le fond, je fais de la zoothérapie.J'ai déjà reçu un touriste français aveugle.Je l’ai amené dans l’enclos des orignaux et je lui ai permis de toucher les bêtes.Si vous lui aviez vu le visage.Il était très ému».Et puis le danger de côtoyer de si près des animaux sauvages?«Il est très mince.Les animaux sauvages donnent toujours un signe quelconque, un avertissement, avant d’attaquer.Quand on sait ça, on n’a plus peur», répond-il, une main dans la gueule d'un ours gigantesque.ROLLANDE PARENT DE LA PRESSE CANADIENNE Verchères — La petite population rurale de Verchères a fait preuve d’un impressionnant esprit de solidarité, hier, aux funérailles civiques et religieuses de 17 de leurs concitoyens ayant trouvé la mort dans la tragédie routière survenue vendredi au retour d’un pèlerinage à Lac-Bou-chette, au lac-Saint-Jean.Pour assurer la sécurité des quelque 3000 personnes venues aux obsèques, une centaine de bénévoles de divers clubs sociaux de Verchères, comme les Chevaliers de Colomb, le Club Optimiste, les Filles d’Isabelle, avaient accepté de prêter main-forte.Comme la petite église de Saint-François-Xavier de Verchères ne peut accueillir qu’environ 600 personnes, les gens désireux de suivre le service religieux pouvaient le faire grâce à un écran et un système de son installés sur le terrain gazonné devant l’église, gracieuseté de la caisse populaire de l’endroit Près de 2000 personnes se sont ainsi regroupées à proximité des quatre érables argentés qui montent la garde devant l’église.Plusieurs d’entre elles avaient pris la précaution d’apporter une chaise de jardin pour suivre la cérémonie qui a duré un bon deux heures.Durant la nuit, les 16 cercueils et l'urne des défunts ainsi que toutes le gerbes de fleurs reçues avaient été transportés du gymnase de l’école primaire où ils avaient été exposés jusqu’à l'église.Les premières rangées de bancs ont dû être enlevées pour faire de la place.Le transfert fait entre minuit et trois heures du matin comportait les corps de Thérèse Beauchemin-Dan-sereau (72 ans) et ses soeurs Gisèle (75) et Lucie (71 ans).Fernande Bru-nelle (69), Suzanne Gagné-Houle (70), Thérèse Lapalme-Blais (56), Edith larose (73) et sa soeur Ghislai-ne (66), Claire Larivière-Langlois (76) , Stanislas Lussier (77) et son épouse Denise Lussier-Mingo (68) Marie-Jeanne Ménard (77), Lucille Ménard (43), Pierrette Plourde (63), Marie-Marthe Pigeon (69), Fernand Berthiaume (72), Gilberte Boisseau-Gervais (73).La cérémonie religieuse présidée par l’évêque Bernard Hubert, du dio- cèse de Saint-Jean-Longueuil, entouré d’un vingtaine de prêtres, a connu ses moments d’émotion les plus forts quand le curé de la paroisse Pierre Rivard a pris la parole.«La récolte de cette année à Verchères est très bonne.La semaine dernière, un jeune fermier m’a dit qu’il a ramassé l’an dernier 6022 bottes de foin et que cette année il est rendu à 9000.«La récolte est très bonne.Les gens ont durement travaillé et la récolte de fleurs, fruits et légumes est bonne.«Cette année, on va avoir deux fois plus de baptêmes que l’an dernier et le double de mariages.«Cette année, 75 jeunes ont fait leur première communion et 72 leur confirmation.«La récolte est bonne à Verchères.Les gens sont courageux, les gens sont généreux.«Le Seigneur est allé chercher une belle gerbe de fleurs, parmi les plus belles.«Seigneur, on t’en veut un peu d’être venu chercher ces personnes.On en a d’autres, mais celles-là on les garde.» CUBA Signaux contradictoires SUITE DE LA PAGE 1 En effet, José Ramon Balaguer, membre du Bureau politique du Parti communiste cubain, a déclaré hier à Ixi Havane que le gouvernement cubain se verra très bientôt obligé de prendre des décisions douloureuses qui «pourront avoir un coût politique, social et économique».Cette déclaration a été aussitôt assimilée au programme économique précité, qui serait même annoncé, selon des rumeurs persistantes, dès le début de la semaine prochaine par Fidel Castro en personne.Depuis quelques semaines, des signaux contradictoires proviennent de la capitale cubaine, le vieux président de 66 ans affirmant encore et toujours son intransigeance sur le parti unique et «l’unité monolithique du peuple comme garant de sa résistance», mais ses seconds y allant de plus en plus de déclarations et de décisions témoignait d’une ouverture.C’est ainsi que l’interdiction de posséder des dollars est sur le point d’être levée, et que des dissidents ont été libérés ces dernières semaines, certains ayant même été autorisés à voyager à l'étranger.Il y a deux semaines, Radio Rebelde y allait d’un commentaire remarqué selon lequel «tout est négociable, à l'exception de la Révolution».La radio ajoutait que «nous devrons prendre des mesures qui seront, selon certains, autant d’entorses à la pureté des principes», mais qu’il le faut.«Finie la croyance que le projet socialiste est irréversible», ajoutait l'étonnant commentaire.La gauche latino à La Havane Dernière en date dans cette veine «libérale», la déclaration de M.Balaguer a été faite hier à l’occasion d'un «sommet de la gauche» latino-américaine qui se tient dans la capitale cubaine, au lendemain de la rencontre ibéro-amérjeaine de Bahia qui a réuni 21 chefs d'Etat et de gouvernement.Appelé «Forum de Sao Paulo» d’après la ville brésilienne où il a été fondé, ce sommet ne réunit pas — à l'exception dju Uder maxima cubain — de chefs d’Etat.Y participent plutôt des leaders de l’opposition comme Cuautehmoc Cardenas, candidat à la présidence mexicaine et chef du Parti révolutionnaire démocratique, Daniel Ortega, ex-président sandiniste du Nicaragua, et José Ignacio Da Silva, dit «Lula», dirigeant du Parti des tra- vailleurs du Brésil, battu de justesse en 1989 par Fernando Collor de Mello à la présidence brésilienne.Malgré la manifestation d’ouverture faite par M.Balaguer en présence, à la même table, de son patron Fidel Castro, le membre du Bureau politique a tenu à exhorter les participants au Forum à «ne pas abandonner nos utopies les plus chères» et à chercher des solutions «de caractère anti-impérialiste et anticapitaliste» aux problèmes qui assaillent l’Amérique latine.Durant la première journée de ce forum qui doit se poursuivre jusqu’au week-end, on a pu entendre une intervention à forte teneur «anti-impérialiste» de Daniel Ortega.Ce dernier a dénoncé «la double morale du Conseil de sécurité de l’ONU» et lu une lettre chaleureuse adressée aux participants par nul autre que le leader libyen Mouammar al-Kadhafi, ponctuée d’un appel: «En avant, la lutte révolutionnaire continue!» Le Mexicain Cardenas s’est distingué, lui, par une intervention de facture plus sobre, appelant au réalisme économique en déclarant que «ce monde où nous vivons et son économie ne font qu’un et nous ne pouvons nous y soustraire», ajoutant cependant que «l’on ne peut jouir réellement des libertés politiques si les individus ne jouissent pas de droits sociaux».On attend pour ce jeudi matin l'intervention du leader travailliste «Lula», dont l'un des collègues, député du FL à la Chambre brésilienne, Vladimir Palmeira, avait déclaré mardi au Jomal do Brasil que Fidel Castro «est un dictateur» et que la situation à Cuba est «pire que dans les pays capitalistes».Appel de Bernard Aronson Pendant ce temps aux États-Unis, où le président Clinton, depuis son investiture, a affiché envers le régime castriste la même intransigeance que son prédécesseur George Bush, l’ancien responsable des affaires interaméricaines au département d’État, Bernard Aronson, a appelé Washington à favoriser «une transition pacifique vers la démocratie» à Cuba.Une transition «qui viendra tôt ou tard», a-t-il précisé dans une intervention donnée hier à la Sociedad de las Americas, à New York.M.Aronson a ajouté que Washington doit cependant éviter scrupuleusement d’exercer des pressions «trop évidentes» contre Cuba et de se trouver étroitement mêlé au processus de changement dans Tile communiste.11 est d’avis qu’il n’y a actuellement personne, au Congrès ou au département d’État, «qui soit disposé à donner de l’oxygène à Fidel Castro à travers un changement de politique».LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3333 (514) 985 3333 (514) 985 3344 (514)985-3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 SERVICE DES ABONNEMENTS Les numéros de telephone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot cl pour les abonnements postaux.Montreal (514) 985-3355 • Extérieur (sans Irais) 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 7H30 À 16H30 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 LE DEVOIR est publié par LL DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Iîleury, 9o étage, Montréal, (Québec).H3A3M9.Il est imprimé parles Imprimerie Quebecôr LaSalle, 77-13 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 12 ouest me Saint-Jacques, Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 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