Le devoir, 11 août 1993, Page(s) complémentaire(s)
L K l> K V OIK.1.K M K K (' R E D I II A (1 1’ T I !l 1) 3 A 8 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Ottawa couperait de 10% ses versements aux municipalités MICHEL HÉBERT DE LA PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement fédéral projette de réduire de 10% les tenants lieu de taxes qu’il verse annuellement aux municipalités, a indiqué hier à Ottawa un porte-parole de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).«Cela n’a pas été officiellement annoncé, mais à en juger par les discussions que nous avons eues avec les représentants du gouvernement, ils cherchent à couper les versements aux municipalités de 10%», a déclaré hier en entrevue à la Presse canadienne M.Michael Roche, directeur des politiques et des programmes de la FCM.«Le fédéral nous dit qu’il doit réduire son déficit, mais cette coupure voudra dire que nous devrons trouver l’argent ailleurs ou imposer davantage nos contribuables», a-t-il ajouté.En décembre 1992, Don Mazankowski, alors ministre des Finances, avait décrété un gel de deux ans des tenants lieu de taxes versés aux villes et municipalités canadiennes.11 plafonnait ainsi à 600 millions$ les versements payés chaque année aux municipalités en guise de taxes pour les propriétés du gouvernement et celles des sociétés de la Couronne.La FCM a alors mal réagi en soutenant que ce gel aurait un impact négatif sur les budgets des municipalités.La fédération a donc entrepris, en mars dernier, des pourparlers destinés à trouver un compromis avec le fédéral.Ces discussions sont actuellement dans une impasse.Selon M.Roche, les représentants des municipalités sont «dans une camisole de force» face aux négociateurs du ministère des Approvisionnements et Services et des Travaux publics, desquels relèvent les propriétés gouvernementales.Du point de vue fédéral, explique M.Roche, les propriétés du gouvernement et celles des sociétés de ia Couronne ne se comparent pas à d’autres propriétés privées.Le fédéral refuse donc qu’un taux d’imposition résidentiel ou commercial soit appliqué à ses biens immobiliers.«Le fédéral voudrait que soit établi un taux d'imposition médian», a-t-il précisé.Mais si une réforme de la taxation des édifices gouvernementaux était l’objectif principal visé par la FCM, celui du gouvernement central était double.«On devrait parler de réforme du programme de taxation, mais à cela s’est ajouté la réduction de 10% des tenants lieu de taxes», a confié M.Roche.«Les pourparlers sont donc bloqués.» Retrancher 10% de 600 millions$ voudra dire soustraire 60 millions$ à des milliers de municipalités du Canada.«Il sera donc très difficile de s’entendre et je ne crois pas que nous pourrons trouver une solution», a-t-il prédit.Cette coupe de 10% ne sera pas faite d’un seul coup mais appliquée progressivement, croit M.Roche.Il estime peu probable que le fédéral réduise d’un dixième ses paiements aux municipalités avant le gel décrété jusqu’à la fin de 1994.Selon la FCM, l’impact sera terrible sur les budgets des petites municipalités comptant sur les taxes payées par exemple par les bases militaires et les sociétés de la Couronne, telles les aéroports ou la Société centrale d’hypothèque et de loge-ment.«Nous n’acceptons pas cette coupure de 10%», a tranché M.Roche en indiquant que la fédération sera active au cours de la prochaine campagne électorale fédérale.Le conseil d’administration de la fédération se réunira à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, du 8 au 10 septembre, pour discuter de son implication sur la scène politique.Les porte-parole des 6000 municipalités membres de la FCM représentent pour ainsi dire 72% de la population.Mais avant d’établir sa stratégie politique, la FCM tentera d’intercéder auprès du président du Conseil du Trésor, Jim Edwards, dans le but d’infléchir la position gouvernementale.500 millions pour les Attikameks et les Montagnais PRESSE CANADIENNE Les négociateurs des gouvernements canadien et du Québec se sont entendus avec ceux des Attikameks et des Montagnais sur une forme d’autonomie gouvernementale et des compensations financières de plus de 500 millions$, a rapporté hier soir la télévision de Radio-Canada.En retour, les Attikameks et les Montagnais renonceraient à leurs revendications historiques qui recoupent les deux-tiers du territoire du Québec, a précisé Radio-Canada.Québec et Ottawa seraient prêts à concéder en exclusivité les territoires actuels des réserves, en les agrandissant.Les autochtones auraient des droits exclusifs sur ces terres, sauf en ce qui concerne l’hydro-électrici-té, les indiens de Bersimis se retrouvant à proximité du complexe Manie-Outarde, et ceux de Sept-Iles, près de Sainte-Marguerite 3.Toutefois, selon la télévision d’Etat, la grande majorité des 550 000km carrés revendiqués par les Amérindiens entre la Mauricie et la Basse-Côte-Nord seraient des territoires d’exploitation partagée.Ray Charles corps SYLVAIN CORMIER C> était exactement ce qu’il vous faudrait tous.Exactement ce dont les 4500 spectateurs rassemblés au Théâtre du Forum hier soir avaient le besoin le plus pressant.Précisément ce que tous mes collègues du DEVOIR et tous les gens que je connais de près ou de loip et tous ceux que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam auraient eu le plus grand avantage à recevoir en plein dans le collimateur l’âme de Ray Charles.De l’âme en quantité, de l’âme à profusion, de l’âme que l’on voyait, que l’on touchait, que l’on entendait.De l’âme qui vous pénétrait jusqu’à l’âme, justement, et qui la régénérait, qui lui insufflait du courage, du nerf, du cran, du bonheur et de la vie.De l’âme faite corps.De l’âme qui se tortillait sur son banc de piano, qui levait les jambes jusqu’au clavier, qui hurlait à en perdre haleine, qui se prenait les genoux à pleines mains et qui n’en revenait pas d’être aussi vibrante.Ray Charles, hier soir, n’était pas que le «Legendary Genius Of Soûl» que le présentateur proclamait avec une belie redondance.11 était le soul lui-même, des cheveux grisonnants aux souliers luisants, dans le moindre de ses gestes, dans la plus infime des nuances de son incroyable voix, dans chaque note.On s’en nourrissait avec d’autant plus d’appétit que le dernier album de Brother Ray, le décevant My World, en avait quelque peu amoindri la grandeur.On avait peine à faire le plein d’âme avec ces batteries électroniques et ces effets de synthés qui finissaient, une chanson sur deux, par l’enterrer.Hier soir, il n’y avait que de vrais musiciens, avec une âme chacun: quatorze cuivres, un orgue Hammond B-3, une guitare et une section rythmique.Un Ray Charles Orchestra qui ressemblait à s’y méprendre à son big band des années 50, ces années capitales pendant lesquelles Charles, au début de la vingtaine, créa de toutes pièces la musique soul en fusionnant le blues, le rint, le gospel et le jazz.Même le veston de Ray, un énorme costard à carreaux noirs et blancs, semblait sorti du placart de l’époque, intact et glorieux.Au rythme frénétique qu’il donnait à son What D’I Say, à en juger par la ferveur des réponses qu’il obtenait du public et de son quintette de Rae-lettes («Hey.HEY!!!, Oh.OOOH!!!»), on avait l’impression de et âme voir le jeune Ray Charles Robinson, fraîchement sorti de l’église baptiste à Greensville, dans le Nord de la Floride, encore tout imbibé des choeurs gospel.Une impression renforcée par la présence absolument justifiée et totalement réjouissante du Montreal Jubilation Gospel Choir en première partie (avec la très soulful Loulou Hugues au nombre des solistes), qui semblait là pour nous montrer d’où Ray Charles avait tiré son âme.Et si l’on se lassait par moments de ce piano pré-programmé dont Charles faisait un usage pour le moins excessif, le transformant en vibraphone (à la Lionel Hampton), en guitare ou en synthé selon ses caprices, le plaisir presque enfantin qu’il prenait à jouer avec les sons l’excusait.Comment ne pas laisser s’amuser un gamin de 63 ans qui donne tout, qui vous offre Busted, I Can’t Stop Loving You et Georgia On My Mind au ralenti (le fameux «death tempo» de Ray Charles existe, je l’ai entendu), qui vous balance la version la plus funky de Knock On Wood depuis l’originale d’Eddie Floyd, qui s’empare du Still Crazy After All These Years de Paul Simon et qui en fait une véritable ballade bluesée des années 50?11 y avait tellement de foi dans l’antre de la Sainte-Flanelle qu’il aurait été malhonnête de s’offusquer pour quelques blasphèmes.FRUGALITE Un plaidoyer pour la privatisation SUITE DE LA PAGE 1 • mettre en place un comité, avec mandat de revoir l’universalité de certains programmes sociaux actuellement en vigueur, de modifier la manière dont les services de santé et d’éducation sont dispensés à la population; que parallèlement à cette révision, le gouvernement impose un ticket modérateur sur les soins de santé; Intitulé Pour prendre le contrôle de notre avenir, le document d’orientation politique des Jeunes libéraux applaudit à la nouvelle loi prescrivant l’imputabilité des hauts fonctionnaires.Mais il fait valoir qu’il faut aller plus loin, d’abord en réduisant leur nombre, puis en modifiant le,urs conditions de travail.Leur président Claude-Eric Gagné croit qu’il faut mettre fin à la «sécurité d’emploi absolue et blindée», cesser de rémunérer les fonctionnaires mis en disponibilité et imposer de sévères sanctions à ceux qui ont agi contre les intérêts du Québec.«Il faut restructurer et dégraisser la Fonction publique».Les Jeunes libéraux en ont également contre les ministres qui, voyant venir la fin de l’année fi- nancière, s’empressent de dépenser le surplus qui reste du budget qui a été alloué en début d’année à leur ministère.«Les surplus monétaires sont inutilement et honteusement dépensés».Pour mettre fin à ce stratagème, ils proposent de les obliger à verser ces sommes dans un fonds de réserve qui pourrait être consacré l’année suivante à des programmes de productivité et de formation.Le plan de «rationalisation» des Jeunes libéraux est également porteur d’un plaidoyer en faveur de la privatisation.En rappelant que le gouvernement a économisé 1.1 milliards depuis 1985 à travers 36 opérations de privatisation, ils exhortent le premier ministre Bourassa à poursuivre dans cette voie, La Société des alcools du Québec figure au premier rang de leurs cibles.Ils proposent même de privatiser le réseau routier.«Nous croyons qu’il est possible de privatiser notre réseau routier et de faire en sorte que son entretien et son aménagement soient sous la responsabilité d’intérêts privés, b' gouvernement pourrait garder sous sa responsabilité le contrôle de la qualité des travaux exécutés».La réflexion de la Commission Jeunesse a éga- lement porté sur le fléau de la contrebande de cigarettes.Il en est résulté une proposition à deux volets: que le gouvernement du Québec élimine la taxe sur le tabac et qu’il incite le fédéral à diminuer sa taxe d’accise; que le gouvernement Bou-rasse exige d’Ottawa qu’il prévoit des sanctions plus sévères pour les contrebandiers.La question constitutionnelle est complètement évacuée du document d'orientation de la Commission Jeunesse du PLQ.On n’en souffle pas un mot.Claude-Eric Gagné fait valoir que la tournée de son exécutif à travers le Québec a permis de constater que cette question ne préoccupe aucunement les jeunes.Dans cette volonté de sabrer dans les programmes de justice sociale et de purger la Fonction publique, faut-il voir l’émergence d’un néoconservatisme?Les Jeunes libéraux sont-ils plus réactionnaires que sous le règne de Mario Dumont?Pour Claude-Eric Gagné, ce diagnostic est irrecevable.«Les Jeunes libéraux regardent l’avenir avec espoir et veulent simplement qu’on cesse de pelleter dans la cour des générations futures».REINE Le pari des «Amériques» SUITE I)E LA PAGE 1 Avec deux universités, des milliers d’étudiants, plusieurs hôpitaux et plus d’ingénieurs au mètre carré que n’importe quelle autre ville de même taille, les administrateurs locaux croient dur comme fer que les meilleurs jours du règne de la Reine des Cantons restent à venir.«La création de l’université a permis à l’économie de se diversifier.Nous avons le même nombre d’emplois industriels qu’il y a 30 ans, mais le nombre d’entreprises s’est multiplié par 30», dit M.Réal Patry, un commissaire industriel optimiste et volubile.Aujourd’hui, 7000 emplois dépendent des établissements de santé et d’éducation.L’afflux des cerveaux que génèrent les université de Sherbrooke et de Lennoxville permet l’explosion de petits success stories locaux, tels C-Mac, lancés par des diplômés frais sortis des bancs des universités.Malgré ses projets mirobolants, les élus locaux continuent à scuter les moindre hoquets du taux de chômage, stabilisé depuis peu à 11%.«Nous avons maintenant un taux de croissance un peu plus fort qu’ailleurs en Estrie et le taux de chômage semble vouloir se stabiliser», affirme Mme France Pitre, économiste à Emploi et Immigration Canada en Estrie.L’autre pari reste celui des «Amériques».Adossée aux frontières, Sherbrooke tourne plus que jamais la tête vers ses voisins de la Nouvelle-Angleterre et rêve de marchés américains.De 7 à 8000 emplois dépendent déjà de ce marché alléchant et disparaîtraient du jour au lendemain si nos proches voisins fermaient leurs portes aux exportations.«Pas moins de 26% des emplois industriels dépendent des produits que les entreprises de la région vendent aux Américains», affirme M.Patry.Et ce n’est pas assez.Réal Patry rêve déjà du jour où sa capitale sera dans l’orbite lointaine de Boston qui, avec Sherbrooke, dit-il, partage des affinités particulières.«Nous sommes une ville d’universitaires et voulons recruter des chercheurs d’Eu- rope.En fait, nous ne sommes qu’à quatre heures du bouillon intellectuel de Boston.» Des cerveaux, une culture mi-francophone mi-anglophone, une qualité de vie incomparable à celle.de Montréal à quelques kilomètres des Etats-Unis: tout est là pour remettre la Reine déchue sur la rampe de lancement.«Sherbrooke et la Nouvelle-Angleterre, c'est un “match parfait’’», affirme tout de go M.Patry qui souhaite que Sherbrooke devienne la porte d’entrée des investisseurs européens qui reluquent la terre des Yankees.«On espère augmenter les ventes en Nouvelle-Angleterre à 120 millions.Cela créerait 1000 emplois», de rêver le commissaire.A se demander si un optimiste débordant règne, où si l’on croit aux anges gardiens.Pendant ce temps, l'ange de la rue King, de plus en plus seul avec la mémoire de ses défunts soldats, continue à déployer ses ailes sur un centre-ville qui attend toujours que le miracle, ou l’optimiste, ne gagne sur la récession.PHOTO JACQUES GRENIER «Je suis contre tout nouveau projet de logements sociaux.C’est une absurdité économique.» CHOQUETTE Une erreur monumentale SUITE DE LA RAGE 1 Jérôme Choquette est celui qui a signé la lettre envoyée à Ottawa, demandant l’intervention de l’armée canadienne durant la crise politique qui a secoué le Québec en octobre 1970.«Je suis très fier de mon passage comme ministre de la Justice, déclare-t-il.Je n’ai pas à rougir des actes posés.» Aujourd’hui, c’est à l’hôtel de ville de Montréal que M.Choquette souhaite participer à un changement d’orientation.Le RCM, en place depuis 1986, est, selon lui, usé et épuisé.Le maire Jean Doré n’a plus rien à offrir, aux dires de Jérôme Choquette.Pour étayer son argumentation, il pointe du doigt le dossier de la surtaxe sur les immeubles non résidentiels.«Sur le plan financier, c’est une erreur monumentale; sur le plan politique aussi, parce que l’injustice est patente.La surtaxe sera le monument funéraire de l’administration actuelle», lance M.Choquette.En adoptant son budget 1993, la Ville a modifié son régime fiscal, soulevant du même coup un tollé chez les commerçants qui crient à l’abus.M.Choquette dénonce ce changement tout en agissant comme représentant légal d’une dizaine de commerçants qui s’attaquent à la surtaxe montréalaise ainsi qu'à la Loi 145 qui permet ces modifications.«La véritable solution est le retour à la taxe d’affaires, affirme M.Choquette.Montréal ne faisait pas son travail de perception.C’est assez clair que cette surtaxe est un expédient.» Quant aux actuelles négociations entre la Ville et ses fonctionnaires, Jérôme Choquette se montre en accord avec l’attitude adoptée par la présidente du Comité exécutif, Léa Cousineau, qui tente d’obtenir des compressions draconiennes.M.Choquette tient toutefois à y mettre un bémol.«U" RCM essaie de corriger ses erreurs.C’est un aveu de l’administration qui se retrouve dans une camisole de force.» Pour ce qui est des structures de consultation populaire mises sur pied sous le règne du maire Doré, Jérôme Choquette n’est pas tendre.«Les comités-conseils d’arrondissement et les bureaux Accès Montréal sont venus alourdir l’appareil municipal.Ça constitue plus souvent qu’autrement un paravent; de cette façon, les services municipaux sont inaccessibles.Le fond de la question, c’est qu’on fait face à une trop grosse bureaucratie», explique-t-il.Au chapitre du logement social, l’un des fleurons des premières an-nés du RCM, Jérôme Choquette prend une position on ne peut plus claire: «Je suis contre tout nouveau projet de logements sociaux.C'est une absurdité économique.» Mais avant de pouvoir imposer ses vues, Jérôme Choquette devra traverser le congrès du PCM de novembre prochain.Actuellement, seul Clément Bluteau est officiellement candidat.D’autres personnalités sont également pressenties pour se lancer dans la bataille, dont Claude Beauchamp, ardent défenseur du fédéralisme.Rappelons que Jérôme Choquette a débuté sa carrière politique en 1966 alors qu’il a été élu député d’Outremont.En 1970, il accédait au conseil des ministres où il deyint titulaire de la Justice, puis de l’Education.Le 26 septembre 1975, il démissionne avec fracas pour une mésentente avec Robert Bourassa sur la disposition de la Loi 22 concernant la langue d’enseignement.Il revient à la politique active comme premier magistrat de la Ville d’Outremont en 1983 après être retourné à la pratique du droit.En 1991, M.Choquette est défait par Jean Pom-minville, avec une majorité de 8 voix.LE DEVOIR -?- (514) 985-3333 (514) 985-3333 (514) 985-3344 (514) 985-3344 (514) 985-3399 1 800 363-0305 RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 SERVICE DES ABONNEMENTS Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et pour les abonnements postaux.Montréal (514) 985-3355 • Extérieur (sans Irais) 1 800 463 7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 7H30 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 UC DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siège social est situé au numéro 2050 de Blcury, 9e étaKe.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprimerie Québécor LaSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.1J£ DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 boul.Lebeau, St-Laurent.Envoi de publication — Enregistrement no 0858.DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399. I, E D E V OIK.I.E M E R C R.E I) I A O ü T 19 9 3 B 3 - LE DEVOIR LE MONDE PERSPECTIVES Qui a peur de l’OTAN?Les Serbes de Bosnie ont repris hier les positions qu’ils avaient quittées la veille sur les monts Bjelasnica et Igman surplombant Sarajevo.Quelques heures auparavant, leur chef Radovan Karadzic avait déclaré que plus de la moitié de ses hommes s’étaient retirés des hauteurs et que l’opération de retrait total serait achevée d’ici 24 heures.Sous la menace de raids aériens américains, les rebelles serbes avaient accepté de se retirer à condition qu’il y ait suffisamment de Casques bleus pour les remplacer et assurer la neutralité de la zone.Le siège de Sarajevo cause d’innombrables souffrances, dont la presse européenne a largement fait état depuis quelques jours (voir ci-contre).LE MONDE Les menaces de frappes aériennes brandies par l’OTAN impressionnent-elles réellement les Serbes?Les déclarations «apaisantes» faites ces derniers jours par leurs dirigeants politiques et militaires en Bosnie et leurs promesses d’évacuer les hauteurs surplombant Sarajevo, tendraient à le laisser penser.Mais jusqu’à présent les Serbes n’ont tenu aucun de leurs engagements; ce qui n’est pas étonnant dans ce conflit où l’on coijipte par dizaines les cessez-le-feu restés lettres mortes.A ce petit (et sinistre) jeu — des promesses à chaque menace occidentale — le docteur Karadzic et ses comparses ont chaque fois gagné un peu de temps.Depuis une semaine, les Serbes de Bosnie jouaient à nouveau au chat et à la souris avec les Occidentaux.Bill Clinton, estimant que l’étranglement de Sarajevo était devenu insupportable, avait subitement réclamé une «action décisive» et une réunion de l’OTAN.Apparemment surpris par le nouveau revirement américain, les Serbes avaient choisi de faire le gros dos et d’afficher une fraîche volonté de négocier à Genève sur la partition de la Bosnie-Herzégovine, à l’occasion de pourparlers qui, selon lord Owen, relèvent d’un sordide «charcutage».Ils ont ainsi «testé» la détermination de la Maison-Blanche, en sachant que les Européens ne seraient pas d’accord avec Washington sur ces fameuses frappes aériennes.De .fait, après la réunion du Conseil de l’Atlantique nord, lundi dernier à Bruxelles, l’«action décisive» envisagée est devenue un nouvel avertissement militaire — certes plus jfçrme que les précédents — aux Serbes, s’ils continuent à entraver l’acheminement de l’aide humanitaire et à assiéger des villes musulmanes.La Grande-Bretagne, la France, le Canada et d’autres pays, qui ont des milliers de «casques bleus» sur le terrain, craignent naturellement des représailles en cas d’attaques aériennes sans le soutien de troupes terrestres.Washington a donc dû faire une concession de taille aux Européens: c’est le secrétaire général de l’ONU, Boutros Boutros-Ghali, et non l’OTAN comme le souhaitaient les États-Unis, qui sera habilité à donner le feu vert à ces raids, destinés à protéger les convois humanitaires.Et l’on indique enfin qu’il est hors de question, pour l’Aliance atlantique, de faire la guerre à un seul camp.La mise en garde s’adresse à tous les belligérants, et c’est donc une nouvelle déconvenue politique pour le président bosniaque, Alija Izetbegovic, qui réclame depuis seize mois une intervention étrangère, la levée de l’embargo sur les armes et le droit pour les Musulmans de se défendre.Que peut-on alors espérer de ce qu’il faut considérer comme une nouvelle demi-mesure?Dans le scénario le plus optimiste, que les Serbes lèvent le siège de Sarajevo et d’autres enclaves musulmanes, qu’ils se retirent des monts dominant la capitale bosniaque.Céder du terrain n’est guère dans leurs habitudes.A preuve, ces propos du général Ratko Miadic, qui clamait dernièrement: «Lorsqu’un drapeau serbe flotte sur un territoire conquis, aucun autre drapeau ne pourra le remplacer!» Aide humanitaire La petite Irma, ambassadrice de Sarajevo La presse et l’opinion britanniques forcent la main au gouvernement Londres (AFP) — La tragédie d’une fillette bosniaque de cinq ans, évacuée lundi de Sarajevo à Londres pour y soigner ses graves blessures, a fait redécouvrir à la Grande-Bretagne les horreurs de la guerre en Bosnie et réveillé les critiques de «cynisme» à l’adresse des gouvernements occidentaux.L’émouvante photo d’irma Hadzimuratovic sur son lit d’hôpital fait depuis deux jours la «une» de tous les quotidiens et l’ouverture des journaux télévisés.Blessée à la tête, au ventre et à l’abdomen le 30 juillet à Sarajevo dans un bombardement qui a tué sa mère, l’enfant a été acheminée lundi à Londres dans un jet-ambulance du gouvernement britannique.Après une opération de trois heures pour retirer des éclats d’obus de son dos, la fillette, qui a développé une méningite, était hier matin dans un état «grave mais stationnaire».Selon un chirurgien, les séquelles neurologiques exactes «ne pourront être évaluées avant des semaines».«Pour la première fois depuis dix jours, Irma a pu dormir sur le dos», a déclaré un proche du père de la fillette, acheminé à Londres avec sa seconde fille, âgée de trois ans.Downing Street a admis hier que «la pression des médias» avait permis d’accélérer la transfert de l’enfant en danger de mort, en suscitant d’innombrables appels du public depuis dimanche soir au standard des services du premier ministre.Londres pourrait étudier d’autres demandes d’évacuation, a indiqué une source gouvernementale, en insistant toutefois sur la volonté des autorités britanniques de suivre une approche «au cas par cas».La presse britannique d’hier s’en est prise à la Commission d’évacuation médicale du Haut commissariat des réfugiés en Bosnie et aux «raisons administratives» qui ont retardé l’évacuation d’irma.«Les obus serbes ont manqué de tuer Irma, mais le personnel des Nations Unies a failli y réussir», avait déclaré Edo Gadanjac, son médecin à Sarajevo.41 cas similaires en attente S’étonnant que «tout, soudainement, ait été possible en seul jour», la presse s’est demandée aussi pourquoi les gouvernements ne pourraient pas «passer outre les formalités», pour les 41 autres blessés ou malades en danger de mort de Sarajevo nécessitant une évacuation d’urgence vers un hôpital étranger.Ces derniers, âgés de quelques mois à 50 ou 60 ans, attendent à Sarajevo qu’un hôpital étranger offre de les ac- cueillir pour pouvoir être évacués, a révélé hier le chef de mission du Haut commissariat aux réfugiés des Nations-Unies (HCR).Tony Land a précisé «qu’il y a actuellement 41 cas similaires à celui de la petite Irma Hadzimuratovic, qui ont désespérément besoin de traitements médicaux qu’ils ne peuvent recevoir ici».«Leur état est stable, ils sont prêts à être transportés presque immédiatement si seulement une offre similaire d’un lit d’hôpital et d’un moyen de transport le rendait possible», a-t-il ajouté., A Genève, le porte-parole du HCR, Sylvana Foa, a relevé que deux autres pays s’étaient offerts pour accueillir la petite Irma après que sa photo eut été publiée dans les journaux.Ils pourraient «peut-être ouvrir leurs portes à quelques uns de ces blessés», a-t-elle suggéré, affirmant ignorer quels étaient ces pays.Des pays approchés récemment pour accueillir certains de ces blessés ont demandé l’argent nécessaire aux frais d’hospitalisation.quent à la frénésie.«Nous nous attendons à ce que le nombre de ces blessés nécessitant une évacuation sanitaire augmente en raison de la détérioration des conditions d’hospitalisation.Les installations vitales pour beaucoup de ces blessés ne fonctionnent plus», a-t-elle ajouté.Des commandos contre Aïdid?/ Les E.-U.et l’ONU changent de stratégie contre le chef de guerre somalien ashington (AFP) — Les États-Unis envisagent V V d’utiliser des unités de commando afin d’arrêter le chef de guerre somalien, Mohamed Farah Aïdid, mais ont admis hier que leur tâche serait «très difficile».Au coprs d’une rencontre avec la presse au Département d’État, l’envoyé spécial du gouvernement américain en Somalie, l’ambassadeur David Shinn, a refusé d’indiquer si de telles unités étaient déjà arrivées à Mogadiscio.«Je crois qu’il est très important qu’il fie général Aïdid) soit retiré du jeu», a-t-il affirmé, répétant la position de Washington selon laquelle le chef de guerre s’était lui-même exclu de l’avenir politique de la Somalie, en commanditant au début du mois de juin une embuscade contre une patrouille de soldats pakistanais dont 24 ont été tués.«Il faut des gens particulièrement entraînés pour s’aventurer dans un environnement urbain complètement étranger et identifier, arrêter et ramener, sans beaucoup de victimes, quelqu’un qui vit dans cet environnement», a-t-il expliqué.M.Shinn a d’autre part écarté l’idée d’un retrait anticipé des soldats américains de Somalie après l’attentat de samedi, dans lequel quatre Casques bleus américains avaient trouvé la mort.Commentant le départ éventuel des 4000 Américains stationnés en Somalie, M.Shinn a affirmé ne pas être «au courant d'un effort quelconque pour le moment pour changer les dates du départ des troupes».Il a rappelé que le gouvernement américain a toujours exprimé le souhait de voir toutes les troupes américaines hors de Somalie dans le courant de l’année prochaine.M.Shinn a ajouté que les services de renseignement américains n’étaient même pas sûrs que le chef de clan se trouvait dans les quartiers de la capitale somalienne, une «grouillante combinaison de ville africaine et arabe», et que ses hommes contrôlent II a souligné que le général Aïdid s’était rendu au Soudan dans le passé et que des informations de presse l’avaient signalé au Kenya.M.Shinn a précisé qu’aux yeux des spécialistes américains, la réussite d'une opération de commando contre Aïdid dépendait plus du type de personnels utilisé pour la mener à bien, que du nombre de soldatç impliqués.Cette remarque semble indiquer que l’État-major américain et celui de l’ONU en Somalie ont renoncé aux bombardements nocturnes, comme celui mené le 12 juillet contre un repère du chef de guerre.Des civils so-maliens avaient alors été tués, provoquant une vague de protestation contre ce qui avait été considéré comme un usage excessif de la force.Des armes et du khat De leur côté, les dirigeants de l’opération des Nations unies en Somalie (ONUSOM) ont décidé de fermer hier l’aéroport de «K50», situé à 50 km.au sud-ouest de Mogadiscio, afin de réduire l’approvisionnement en armes de la faction du général Mohamed Farah Aïdid, a annoncé le porte-parole militaire de l’ONUSOM, le commandant David Stockwell.«Beaucoup d’armes arrivent par cet aéroport», a-t-il affirmé.La fermeture de l’aéroport, qui comporte deux pistes d’atterrissage, a aussi pour but de «réduire l’arrivée du khat», plante euphorisante consommée dans toute la Corne de l’Afrique, notamment en Somalie.Selon le porte-parole de l’ONUSOM, le clan du général Aïdid tire du trafic du khat d'importantes ressources financières.La fermeture de K50 devrait avoir «un impact négatif sur les revenus» du chef de guerre somalien, a ajouté le commandant Stockwell.Il ne s’agit pas d’une tentative d’éradiquer le problème de la drogue en Somalie, a cependant précisé le commandant Stockwell.Le khat est consommé par toutes les classes de la société, principalement par les hommes, qui la mâchent pendant des heures.Aucun pouvoir, même dictatorial comme celui de l’ancien président Mohamed Siad Barré, n’a pu empêcher la consommation de la drogue.La plante arrive à Mogadiscio, ainsi que dans les autres localités du sud et du centre de la Somalie, depuis Nairobi, à bord d’avions-légers qui font quotidiennement l’aller-retour.Lç nord-ouest de la Somalie est alimenté depuis l’est de l’Éthiopie, où le khat est cultivé dans la région de Harrar.AMÉRIQUE LATINE Castro poursuit l’opération charme Par manque de pétrole, La Havane vit sans électricité 16 heures par jour D’APRES AFP ET REUTER Cartagène — Des hommes politiques d’Europe, d’Amérique latine et des Caraïbes ont demandé hier, dans un encart publicitaire publié en Colombie, au président cubain Fidel Castro de passer la main ou d’organiser des élections.Umappel, signé notamment par l’ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher, le leader libéral démocrate britannique, Paddy Ashdown, ou le vice-président nicaraguayen, Virgilo Godoy, a été publié-hier dans le quotidien El Tiempo, au deuxième jour de la visite surprise du «lider maximo» en Colombie.Il demande la tenue d’élections pour résoudre la crise cubaine.Un autre appel, signé par 250 parlementaires d’Amérique latine est encore plus direct: «Démissionnez!», a-t-il exigé.Fidel- Castro n’a pas réagi.Il est arrivé dans la nuit en Colombie pour une visite de deux jours, au cours de laquelle il s’entretiendra avec le président Cesar Gaviria.Détendu et souriant, il a été accueilli à l’aéroport de Cartagène par le ministre des Affaires étrangères, Noemi Sanin de Rubio, et le prix Nobel de littérature, Gabriel Garcia Marquez.L’avion de Fidel boycotté Fidel Castro est arrivé de La Paz, où il s’est dit prêt à rencontrer le président américain Bill Clinton.Mais Noemi Sanin de Rubio a démenti que la Colombie puisse jouer un rôle d’intermédiaire pour aider Cuba à obtenir la levée de l’embargo imposé par Washington à l’île communiste il y a trois décennies.«Ce n’est pas ce que la Colombie veut faire», a-t-elle dit en précisant que les présidents colombien et cubain évoqueraient tous les sujets au cours de leur entrevue.Selon certains médias, Cesar Gaviria veut convaincre Fidel Castro d’engager des réformes en profon- deur.La compagnie pétrolière colombienne nationale Empresa Colombiana de Petro-leos (Ecopetrol) a fourni hier le carburant nécessaire à l’avion des lignes aériennes cubaines, qui doit ramener aujourd’hui le président Fidel Castro dans son pays, a annoncé un responsable de l’aéroport de Cartagène.Le carburant a dû être transporté depuis la ville de Ba-ranquilla, à 80 km de Cartagène.Les compagnies pétrolières américaines, Esso et Texaco, qui opèrent sur l’aéroport de Cartagène, avaient refusé de ravitailler l’appareil, plongeant les autorités colombiennes dans l’embarras.Pour refuser d’approvionner l’avion cubain, Esso et Texaco s’étaient retranchées derrière le respect de l’embargo économique qui frappe Cuba.L’embargo a des effets de plus en plus dramatiques sur la vie des Cubains.La capitale La Havane a été plongée cette semaine dans une pénombre, qui touchait déjà le reste du pays, en raison de la réduction drastique de l’approvisionnement en pétrole.Une grande partie des habitants de la Havane ne profitent désormais plus que de quelques heures d’électricité par jour, sans même pouvoir prévoir si ces «éclaircies», selon leur propre expression, tomberont dans la journée ou pendant la nuit Les autorités ont avancé «les faibles disponibilités en pétrole» pour justifier un nouveau programme de coupures d’électricité, qui prive de courant de vastes quartiers de la capitale au moins 16 heures par jour depuis lundi.Au mois d’août, les trop courtes «éclaircies» n’ont pas permis aux ventilateurs de créer les courants d’air salvateurs en cette période la plus chaude de l’année, et les Cubains ont également dû se passer de boissons glacées.Cependant, seuls les diplomates et PHOTO AP Le lider maximo au cours de son entretien avec le président colombien Cesar Gaviria.autres privilégiés ont eu a souffrir de l’impossibilité de se servir des réfrigérateurs, car pour la majorité des Cubains, conserver des aliments est un luxe qui appartient désormais au passé.Le corps diplomatique a également très mal accueilli la hausse des prix (de 50% en moyenne) pratiquée par la firmp Cubalse, qui détient le monopole d’État des ventes de biens et services aux ambassades, aux organismes internationaux et aux correspondants étrangers à Cuba.Vers una paralysie totale Cette augmentation, suppose-t-on à la Havane, est un avant-goût du prix que devront payer les émigrés cubains qui voudront rendre visite a leurs proches restés dans l’île caraïbe.Les coupures d’électricité et les hausses de prix pratiquées par Cubalse laissent craindre que Cuba atteigne bientôt un moment critique de son histoire: celui où l’île serait totalement paralysée par les pénuries de pétrole.' Les autorités cubaines, qui disposaient jusqu’en 1989 de 8 milliards de dollars par an pour financer les importations de première nécessité, doivent aujourd’hui se contenter de moins de 2 milliards et la chasse aux devises confine par conséquent à lq frénésie.Selon le discours officiel, il a fallu, pour maintenir un nombre minimal d’«éclaircies», étendre les coupures d’électricité a des secteurs considérés jusqu’à présent comme protégés, et pratiquer des interruptions temporaires de travail dans la majorité des secteurs d’activité.Immigration illégale La Californie s’en va-t-en guerre Los Angeles (AFP) — Le gouverneur de Californie, Pete Wilson, est parti en guerre contre l’immigration clandestine, qui constitue selon lui, une «menace» pour la qualité de vie des Californiens, en souhaitant que la constitution américaine soit amendée pour réserver le droit à la citoyenneté aux enfants de résidents légaux.«Je n’accuse pas les gens qui essaient de trouver une vie meilleure dans notre nation», a déclaré, lundi, lors d’une conférence de presse M.Wilson, le gouverneur de l’Etat le plus peuplé des États-Unis avec ses 32 millions d'habitants, «ü est difficile de ne pas admirer leur courage et leur détermination.Mais si nous ignorons l’afflux des immigrés clandestins arrivant en Amérique, ce sera au détriment de la qualité de vie de ceux qui vivent ici dans la légalité.» Le gouverneur républicain, qui cherche à être réélu pour un deuxième mandat en 1994, a rappelé le coût de l’immigration clandestine, problème qui risque d’être au centre de la prochaine campagne électorale: «Les obligations fédérales envers les immigrés clandestins coûtent aux contribuables 2,3 milliards de dollars par an.» Un récent sondage de l’hebdomadaire Newsweek montrait que l’hostilité des Américains à l’immigration se développait 60% d’entre eux estimaient ainsi que l’immigration était «une mauvaise chose» pour les États-Unis.Le phénomène est encore plus vif en Californie, qui a un tapx de chômage de 9,8% contre 6,8% pour l’ensemble des Etats-Unis, et il devient de plus en plus courant, autant chez les démocrates que chez les élus républicains, de mettre en cause l’immigration clandestine.Le 16 juin dernier, le sénateur démocrate de Californie, Dianne Feinstein, écrivait dans le Los Angeles Times: «Aujourd’hui, jl y a 1,3 million de Californiens sans travail.Dans tout l’État, les familles font face à des écoles surpeuplées et à une pénurie de logements accessibles.En même temps, il y a environ 1,3 million d’immigrés sans papiers en Californie.» Pas moins de, trente projets de loi ont été déposés au parlement de l’État pour restreindre l’immigration clandestine.Selon les chiffres cités par Pete Wilson, qui sont des estimations sur la base du recensement de 1980, la Californie compterait 2,083 millions,de clandestins, soit 52,1% des immigrés clandestins des États-Unis.«Deux tiers des enfants nés dans les hôpitaux publics du comté de Los Angeles ont pour parents des immigrants illégaux, a souligné le gouverneur.Il est temps d’amender la constitution de façbn à ce que la citoyenneté appartienne uniquement aux enfants des résidents légaux aux Etats-Unis, et non pas à tout enfant dont la mère a pu se rendre dans un hôpital américain.» Cette proposition qui consiste à modifier le 14ème amendement de la Constitution a été reçue comme une provocation |xir plusieurs associations de défense des droits civiques.Un magazine s’interroge George Bush a peut-être commis un crime de guerre New York (Reuter) — Le magazine américain Harper’s a déclaré, lundi, qu’un document sur la Seconde Guerre mondiale laissait penser que l’ancien président George Bush avait peut-être commis un crime de guerre lorsqu’il était pilote de bombardier pendant les combats face aux Japonais.Ix* magazine ajoute que les médias américains ont refusé de se faire l’écho de l’existence de ce document au cours de la campagne présidentielle de 1992.Le document est un compte-rendu de «mission aérienne», tenu secret dans le passé, concernant une opération de bombardement dans le Pacifique sud, au cours de laquelle un chalutier nippon transportant du matériel militaire vers une île tenue par les Japonais avait été coulé par l’aviation américaine.Parmi ces avions se trouvait le bombardier piloté par George Bush.Après que le chalutier eût été coulé, ajoute le document sans autre précision, les bombardiers avaient mitraillé les canots de sauvetage mis à la mer par les Japonais, ce qui, selon le magazine Harper’s, est un acte contraire au droit international.Un porte-parole de Bush a déclaré que l’ancien président n’avait aucune déclaration à faire concernant ces informations.Mais selon un compte rendu de l’incident publié dans le passé, les mitraillages avaient été l’oeuvre de chasseurs accompagnant les bombardiers et non des bombardiers eux-mêmes.Il était également suggéré que l’aviation avait ouvert le feu après que les hommes des canots de sauvetage eurent tiré sur elle, ce qui, dans ce cas, n’était plus un acte contraire au droit international. L E I) E VOIR.L E M K R c R E D 1 II A 0 l! T .I !) !) ;i II (i -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS Hors-jeu Il faisait beau, chaud, humide, collant, tout ce que vous voudrez et il n’était pas encore dix heures quand le facteur en sueurs a sonné.Une fois.«Colis poste prioritaire», a-t-il récité, en montant l’escalier.C’était une vidéocassette.La version française de celle qui traînait sur mon bureau depuis des semaines, oeuvre intilée Les Champions, produite par Phoenix Corporation pour la NHL Une soixantaine de minutes.Acteurs principaux: Patrick Roy et Wayne Gretzky.En grande vedette: les Glorieux, conquérants en juin dernier d'une vingt-quatrième coupe Stanley, célébrée frénétiquement, comme le travail des vitriers en a témoigné pendant les jours qui ont suivi la victoire ultime.On ne criera pas au p’tit bijou.C’est quand même un montage, enlevant, percutant par moments: les scènes de hockey s’y prêtent bien.Le document est dominé principalement par la présence de Patrick Roy d’une part, de Wayne Gretzky d’autre part, qui, nichés dans les hauteurs du grand temple, sont invités à commenter l’ambiance dans chaque clan au fur et à mesure que la série progresse.Particularité à signaler: Roy répond en anglais aux questions posées en anglais, sa voix est doublée dans sa langue maternelle.Document d’archive surtout, disons, qui illustre bien, des mois plus tard, combien le Canadien, en fort mauvaise posture au début de la série, n'a finalement fait qu’une bouchée de Gretzky et compagnie, à compter du deuxième match, manifestement, soit à la suite de la victoire arrachée par la peau des fesses et largement attribuable au mesurage, avec un peu plus d’une minute à faire et un déficit de 2-1, du bâton non réglementaire du défenseur Marty MacSorley.On sent plus nettement encore, par le traitement donné à la gaffe du King, jusqu’à quel point il s’agit d’un moment crucial, sinon même du moment clé de cette série.L’intérêt du document est de passer ainsi en revue les grands moments de chaque match, en s’attardant un peu plus aux plus grands, comme celui-là précisément, où l’entraîneur Jacques Demers, en ultime recours, prend le risque, bien calculé faut le dire, de demander à l’arbitre de vérifier la «légalité» du gouret du gros McSorley.On entend la voix du fautif, au moment où on voit l’officiel procéder au mesurage: «Wayne m’a demandé si mon bâton était réglementaire, je lui G I L L E S - C .MARCOTTE ?ras ai répondu que je n’en savais rien.».Il l’a vite su: non.Deux minutes au banc.On voit alors Demers qui demande un arrêt de jeu, qui s’active derrière le banc, rassemble les siens, retire Patrick Roy et là, à six contre quatre, les Glorieux partent à Dassault et finissent par scorer le but égalisateur: Eric Desjardins.Au tout début de la prolongation, le même Desjardins marque encore, son troisième but du match: premier truc du chapeau d’un défenseur dans l’histoire de cette finale.On sait la suite: les Kings, un peu baveux en arrivant en ville, retombent sur terre.Ils ne se sont jamais relevés.Les caméras se transportent ensuite à LA.où on commence par nous montrer des vedettes d’Hollywood venues encourager les Kings.Peine perdue.Ce qui suit nous montre clairement combien le Canadien, gonflé par sa dernière victoire in extremis, reprend son rythme de rouleau compresseur en allant chercher le troisième match à la trente-quatrième seconde de prolongation: John LeClair.Le reste tient de la formalité: les Kings sont bel et bien cuits.Ils n’auront gagner que le premier match à Montréal.Le film se termine sur la coupe Stanley brandie par le capitaine Carbonneau et Patrick Roy.Aucune scène du vestiaire.Encore moins de la foule qui commençait déjà à ruer dans les brancards à la porte du Forum pendant que les Glorieux débouchaient le mousseux.P.S.Combat cigarette: match remis pour cause de conversations collectives.Il y avait boucane en la cabane, j’ai pompé comme un damné, et oui j’ai trouvé au tabac d’ultimes appâts, et oui vers l’enfer j’ai descendu d’un autre pas.Le dernier.Boffî Une p’tite semaine de plus.La vie est bien courte, me direz-vous, mais il n’y a quand même rien qui presse au point de ne pas s’accorder le plaisir d’un dernier sursis.Non.?C’est simple, au lieu du 9, je cesse le 16.Cesse ou crève tata, voilà mon nouveau mantra.CANADIEN Ewen aux Ducks GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE C’était prévu, les jours de Todd Ewen a Montréal étaient comptés.Le gros gaillard que Jacques De-mers avait hâtivement comparé à Bob Probert après une poussée de quatre buts en octobre dernier poursuivra sa carrière sous le soleil de la Californie, plus propice à la douce farniente dans laquelle il avait sombré, en compagnie du Suédois Patrick Camback, un joueur qui n’a jamais eu de véritable chance de faire ses preuves.Ewen ne devait marquer qu’un seul autre but en 1992-93 (il a ajouté neuf passes en 75 rencontres) avant que Jacques Demers ne perde patience en fin de saison.Il n’a pris part qu’à un seul match des séries éliminatoires, ce qui indiquait déjà la porte de sortie.En retour de ces deux ailiers, le Canadien a obtenu le choix de troisième ronde des Mighty Ducks au prochain repêchage, ce qui devrait être EN B 183 PAYS ENGAGÉS Cent quatre vingt-trois pays étaient engagés aux 4e Championnats du monde d’athlétisme, qui se dérouleront à compter de samedi et jusqu’au 22 août à Stuttgart, à la clôture officielle des engagements le 4 août Ce chiffre constitue un nouveau record de participations, avec 19 pays de plus que lors de la dernière édition, en 1991 à Tokyo, où déjà un nombre record de 164 pays s’étaient inscrits.La Fédération internationale (1AAF) compte désormais 204 membres, selon le chiffre annoncé à l’issue du Conseil.-?- PIERCE L’ÉGAL DE JACKSON La Fédération internationale d’athlétisme a décidé, après visionnage de la photo-finish du 110 m haies de la réunion d’Oslo, le 10 juillet dernier, de déclarer co-vainqueur le Britannique Colin Jackson et l’Américain Jack Pierce qui sont donc crédités chacun de huit points au classement du Grand Prix.Jackson et Pierce avaient réussi tous les deux le même temps (13.21) mais le Britannique avait été presque aussi bon qu’un choix lointain de deuxième ronde.Le sort de Ewen était pratiquement scellé depuis l’annonce du contrat de deux ans plus une année d’option accordé à Mario Roberge, un autre dur à cuire.Ewen est pourtant plus gros (6’2”), plus doué naturellement et plus jeune (27 ans), mais l’autre joue avec plus de coeur.Trop délicat pour l’affirmer publiquement, Jacques Deniers, un admirateur de Roberge, avait reconnu vers la fin de la saison que Ewen n’y mettait pas toujours l’effort nécessaire.Attendu par son épouse et ses jeunes enfants, il était toujours un des premiers à quitter le Forum après un entraînement et le temps supplémentaire n’était pas son fort.Pour la première fois de sa carrière, il avait bien appris à jouer du hockey discipliné, mais au détriment de son agressivité.Il a plusieurs fois signalé à quel point il appréciait que Demers ait été le premier entraîneur à lui avoir fourni la chance d’afficher ses talents.R E F classé premier devant l’Américain.-?- BALLESTEROS: FORFAIT L’Espagnol Severiano Ballesteros, déjà absent l’an passé en raison de problèmes de dos, a déclaré forfait, cette fois pour «raisons personnelles», pour le Championnat PGA de golf, troisième tournoi comptant pour le Grand Chelem, qui se déroulera de demain à dimanche sur le parcours d’Invemess Club de Toledo.-?- BERGER OPÉRÉ AU COUDE Le pilote autrichien de formule 1 Gerhard Berger a été opéré hier, pour une articulation du coude, à l’hôpital universitaire d’Innsbruck.Berger a quitté l’hôpital après l’intervention, le bras plâtré, et est immédiatement parti pour Maranello pour participer aux essais des voitures de son écurie italienne Ferrari.Aucune information n’a été donné sur sa participation ou non au Grand Prix de Hongrie de F1 dimanche prochain à Budapest.TEL.: 985-3344 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de: DANIEL COTE 248, RUE HUGO SAINT-EUSTACHE (QUÉBEC) AVIS est par les présentes donné que le susdit débiteur a fait cession de ses biens le 30 juillet 1993 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 août 1993 à 16h00, au bureau du Syndic.Montréal, le 11 ième jour d'août 1993.PAUL B.DAOUST, syndic 5427 rue Beaubien est (angle l'Assomption) Montréal, (Québec) H1T1W7 Tél: 725-7507, Fax: 725-0131.rANûnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-212432-938 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ANNA-MARIA WALOCHA Partie demanderesse c HASSAN-MOHAMED GHANDOUR Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à HASSAN-MOHAMED GHANDOUR, de comparaître au grelfe de cette Cour situé au 10 est, rue St-Antoine, Montréal, salle 1.100, à dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la Déclaration en Divorce a été remise au greffe à l'intention de HASSAN-MOHAMED GHANDOUR.Lieu: Montréal Date: 04 août 1993 GILBERT CHAPADOS, Protonotaire adjoint.PRENEZ AVIS QUE Me GEORGES FAVRE, notaire à Montréal, est en possession du grelte et des dossiers de Me GILIANE ETHIER, ayant démissionné le 5 juillet 1993, tel qu'il appert d’une ordonnance de garde provisoire émise par la Présidente de la Chambre des Notaires du Québec, en date du 6 juillet 1993.ETHIER «FAVRE NOTAIRES |8565 nie St-Denis 'Montréal, (Qué.) H2P2H4 ,Lun.au vend.: 9 h.à 17 h.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL 'NO: 500-12-212565-935 COUR SUPÉRIEURE 1 CHAMBRE DE LA FAMILLE DIVISION DIVORCE GRISELDA MARLENE BERMUDEZ Partie demanderesse C.NELSON ARMANDO ABARCARIAS Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à NELSON ‘ARMANDO ABARCARIAS de comparaître au greffe de cette cour .situé au no 1 ost, rue Notre-Dame, ^Montréal, suite 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en DIVORCE a été remise au greffe à l'intention de NELSON ARMANDO ABARCARIAS.Lieu: Montréal Date: 05 août 1993.DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.Avis esl donné que KUANG Xiao Biao, étudiant domicilié au numéro 1001 de la rue St-Dominique.appartement #605, en les ville et district de Montréal, province de Québec, s'adressera au Ministre de la Justice pour obtenir un certificat changeant son nom en celui de KUANG Wilson.Signé à Montréal, Québec, ce 9août 1993.NGUYEN Lan-Huong, notaire.DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM PRENEZ AVIS que CHRISTIAN DEMERS, domicilié au 5509, Avenue Verdun, app.2, Verdun, s'adressera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de CHRISTIAN LADOUCEUR.Montréal-Nord, le 3 août 1993 CAYER, LAPOINTE, Avocats 11,903 Ste-Gertrude, # 200, Montréal-Nord, Qc.H1G 5R1 Avis est donné que: Ta Lieng YUN, coiffeur, domicilié au numéro 4850 de la rue Barclay, appartement #10, en les ville et district de Montréal, province de Québec, et sa fille Tin YUN, étudiante, domiciliée à la même adresse, s'adresseront au Ministre de la Justice pour obtenir un certificat changeant leur nom respectivement en celui de Tom Yun MECKSAVANH et Jenny Yun MECKSAVANH.Signé à Montréal, Québec, ce 9 août 1993, NGUYEN Lan-Huong, notaire.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE ST-HYACINTHE NO: 750-05-000391-929 COUR SUPÉRIEURE MUNICIPALITÉ RÉGIONALE DE COMTÉ DE ROUVILLE, corporation municipale légalement constituée ayant sa place d'affaires au 2211, me du Pont, à Marieville, Requérante c.RENÉ LUSSIER, résidant et domicilié au 591, rang Magenta, à Saint-Ange-Gardien, et OVILA VACHON, adresse inconnue, Intimés et MUNICIPALITÉ DE LA PAROISSE DE SAINT-ANGE-GARDIEN, corporation municipale légalement constituée ayant sa place d'affaires au 249, rue Saint-Joseph, l’Ange-Gardien de Rouville.Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé OVILA VACHON, esl, par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de dix (10) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs.Une copie d’une REQUETE RÉAMENDÉE EN REMISE EN ÉTAT D'UN TERRAIN a été laissée au grelfe de la Cour supérieure du district de Saint-Hyacinthe, à son intention.De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans lesdits délais, la requérante procédera à obtenir contre vous un jugement conforme aux conclusions qu'elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.ST-HYACINTHE, ce 5 août 1993.GLADYS SALVAIL Protonotaire de la Cour supéheure CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-041390-894 COUR OU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT BRUNO SICOTTE, Partie demanderesse c.LUC LEFEBVRE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M.Luc Letebvre, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est rue Notre-Dame à Montréal (Palais de Justice), salle 1.100.dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la mise en demeure de se constituer un nouveau procureur a été remise au greffe à l'intention de M.Luc Lefebvre.Lieu: MONTRÉAL Date: 6 AOUT 1993.GISELE DE MADDELEINE, Protonotaire-adjointe.REN MING AO PRENEZ AVIS que REN MING AO.résidant et domiciliée au 5382 Raymond, Pierrefonds, Québec, s'adressera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de SHERRY REN MING AO.Montréal, le 06 août 1993 Le procureur de la requérante Thuc D.D.Duong, avocate.rAMAHA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-212515-930 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT DAES AUBIN.Demandeur, •VS- MARIE SOIRINE CHARLES, Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Marie Solrlne Charles de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la présente déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Marie Soirine Chartes.Lieu: Montréal Date: 04 août 1993 GILBERT CHAPADOS, PROTONOTAIRE ADJOINT PAWAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-010667-937 COUR SUPÉRIEURE ROBERTO CRAMERSTETTER •et- KIMBER LEE ANN CORBETT, tous deux domicilies et résidant au 45 Tunstall Avenue, Senneville, Québec, H9X1T3 requérants c.RONALD E.WILSON -et- GILLIAN A.PEMBERTON, tous deux d’adresse inconnue intimés •et- ME ANDRÉ BOURASSA, notaire, faisant affaires au 606, rue Cathead, suite 1020, Montréal, Québec, H3B 1K9 •et- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE MONTRÉAL mis-en-cause AVIS A: Ronald E.Wilson Adresse inconnue A: Gillian A.Pemberton Adresse inconnue PRENEZ AVIS qu’une requête en correction et rectification d'acte notarié en vertu des articles 2,20,46,223 et suivants et 805 C.p.c., sera présentée contre vous, le 13 septembre 1993, au Palais de Justice de Montréal, situé au 1 rue Notre-Dame Est, en salle 2.16, à 9h15 de l'avant-midi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Une copie de ladite requête a été déposée au grelfe de la Cour à votre intention, VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.MONTRÉAL, le 5 août 1993 JOHN BISHOP, J.C.S.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 25 mars 1993, à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 2821877 Canada Inc.faisant des affaires sous le nom et raison sociale de Boy London a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL, le SOIème jour de juin 1993, sous le numéro 4624172, Ce 2ième jour d'août, 1993.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 25 mars 1993, à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 2821877 Canada Inc.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL, le 30ième jour de juin 1993, sous le numéro 4624171.Ce 2ième jour d'août, 1993.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-212513-935 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: PROTONOTAIRE • ADJOINT MARIE KETLY LAHENS, Demanderesse, -vs- LUC BIEN-AIMÉ.Détendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à Luc Bien-Aimé de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la présente déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Luc Bien-Aimé.Lieu: Montréal Date: Ce 04 août 1993 GILBERT CHAPADOS, PROTONOTAIRE ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-002355-932 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: PROTONOTAIRE ADJOINT MERCEDEZ DIAZ-ACOSTA, Partie demanderesse c.MIGUEL REYE.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MIGUEL REYE de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Montréal, 1 rue Notre-Dame est, 'à Montréal, salle 1.100, dans tes (trente) 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVÔIR.Une copie de la requête pour garde d'entant a été remise au greffe, à l'intention de Miguel Reye.Ladite requête sera présentable devant cette Cour le 6 octobre 1993 en chambre 2.17 du Palais de Justice de Montréal à neul heures et quinze minutes de l'avant-midi.@G7:Lieu: MONTRÉAL Date: 9 août 1993 RÉAL PLOURDE.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL ’ NO: 500-12-212514-933 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: PROTONOTAIRE ADJOINT FRANCINE LALONDE, Demanderesse, -vs- YOUNEZ BENAGHMOUCH, Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à Younez Benaghmouch de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la présente déclaration en divorce a été remise au greffe à l’intention de Younez Benaghmouch.Lieu: Montréal Date: Ce 04 août 1993 GILBERT CHAPADOS, PROTONOTAIRE ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-013482-935 COUR DU QUÉBEC/CHAMBRE CIVILE COMMISSION DELA CONSTRUCTION DU QUÉBEC.Demanderesse C.CONSTRUCTION WARTA INC., ET CONSTRUCTION COLFOR INC., Défenderesses ASSIGNATION ORDRE est donné à CONSTRUCTION WARTA INC.de comparaître au grette de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration du bret a été remise au greffe à l’intention de CONSTRUCTION WARTA INC.Lieu: Montréal Date: 20 juillet 1993 MARIE-HÉLENE BÉLISLE.PROTONOTAIRE ADJOINT pAMAflA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-012435-934 COUR DU QUÉBEC/CHAMBRE CIVILE COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC.Demanderesse C.CONSTRUCTION WARTA INC., Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à CONSTRUCTION WARTA INC.de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration du bref a été remise au grette à l'intention de CONSTRUCTION WARTA INC.Lieu: Montréal Date: 15 juillet 1993 MICHEL MARTIN, P.a, CISIGRAPH CANADA INC.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie "Clsigraph Canada Inc." demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 6 ouût 1993.LAVERY, de BILLY, Procureurs de la compagnie.Phillies 5, Expos 2 Felipe en a soupé «Nous formons une meilleure équipe que cela» MICHEL LA.» EU N ESSE DE LA PRESSE CANADIENNE Philadelphie - on n’a pas voulu d’Andres Galarraga.On a laissé passer Fred McGriff.Et les Expos n'ont pas encore vraiment réglé leurs problèmes au premier coussin.C’est un jeu douteux à la suite d’un roulant de Len Dykstra en troisième manche qui a ouvert la porte aux Phillies, qui ont marqué trois fois pour briser les reins des Expos, qui ont finalement perdu 5-2 contre les Phillies de Philadelphie, meneurs de leur division.Le gérant Felipe Alou commence à en avoir assez.Il n’a pas apprécié la tenue de son équipe.«La journée de congé n’a semble-t-il rien fait pour nous aider.Nous avons joué mollement Nous avons mal joué.«Nous avons fait cadeau de quatre points aux Phillies.On ne peut pas donner quatre points à une équipe des ligues majeures, pas même aux Rockies du Colorado, encore bien moins aux Phillies quand ils jouent devant leurs partisans.’ Alou semble en avoir soupé des demi-solutions pour régler le problème au premier but.Et pour une des rares fois, il a laissé savoir son mécontentement «Nous formons une meilleure équipe que cela, je le sais.Mais moi, Felipe Alou, je vais faire quelque chose pour remédier à la situation.Je vais peut-être faire jouer Randy Ready au premier coussin demain.Ou je déciderai peut-être de faire jouer Lou Frazier à ce poste pour le reste de la saison.’ Alou n’a pas aimé non plus le travail de son fils Moises, qui s’est fait retirer après avoir claqué un simple en quatrième.Il s’était trop éloigné du premier coussin et John Kruk l’a retiré après avoir récupéré le relais de Pete Incaviglia.«Il a oublié qu’il est dans les ligues majeures, a dit Felipe.Il a oublié que le joueur de premier but allait récupérer le mauvais relais du voltigeur.Il a commis plusieurs erreurs de la sorte.Il s’est aussi fait prendre à contre-pied à Atlanta.Il devra bien mieux se comporter sur les buts.’ Alou a ensuite expliqué que Chris Nabholz avait quitté après quatre manches parce qu’il avait souffert de crampes à l’avant-bras gauche.«Nous avons cru qu’il s’agissait d’un muscle étiré et nous ne voulions pas courir de risque», a dit Alou.Quant à Nabholz, qui a été examiné par le médecin, il croyait que ce n’était pas grave.JEUX DU CA N A D A La loi de Millien RICHARD MILO PRESSE CANADIENNE Kamloops — On connaît tous la loi de Murphy mais il existe aussi celle de.Millien.Tout ce qui pouvait aller mal est allé mal pour l’équipe de soccer de Francis Millien aux Jeux du Canada.Un malade, deux blessés, deux joueurs suspendus et un match perdu par protêt en raison de la présence d’un joueur inadmissible, ça ne peut être pire.La troupe de Millien a perdu 1-0 lundi soir contre la Colombie-Britannique, victime de l’expulsion de deux joueurs dans un match rude et mal arbitré.Le seul but a été marqué à trois minutes de la fin.«On a joué environ 85 minutes à 10 contre 11 et 40 minutes à neuf contre 11», a dit Millien.«On s’attendait à du jeu dur mais pas aussi sale.Ils donnaient des coups par derrière quand le ballon était de l’autre côté du terrain.» Vladimir Artiga, de Montréal, a subi une fracture à un pied.La veille, le Québec avait perdu les services de Juan Aguilar, blessé au ménisque par un coup sournois après avoir iparqué contre l’Ile-du-Princë-Edouard.Le match Québec-Colombie-Brj-tannique opposait les deux meilleures équipes du tournoi.Un des deux joueurs de la Colom-bie-Britanniquea été suspendu pour le reste du tournoi pour langage abusif à l’endroit de l’arbitre Nelson Wilkins, de Terre-Neuve.En fin d’après-midi, la Colombiq-Britannique avait mis de l’huile sur le feu en déposant un protêt qu’elle à aussi gagné, renversant la victoire de 1O-0 du Québec contre l’Ile-du-Prin-ce-Edouard en une défaite de l-O.Anthony Primiani de Laval n’était pas éligible, ayant pris part aux Jeux panaméricains, à Cuba.«On avait vérifié si les athlètes étaient cardés au niveau national, a expliqué Millien.Généralement, oh fait appel à des joueurs plus vieux pour les panaméricains.» La troupe de Millien est également privée de Vincenzo Riggi qui est malade à cause de la fièvre depuis son arrivée à Kamloops.HIER LIGUE NATIONALE Philadelphie 5 Montréal 2 LIGUE AMÉRICAINE Toronto 6 Minnesota 3 ’ San Francisco 2 Cincinnati 1 Detroit 15 Baltimore 1 St.louis 4 Pittsburgh 2 Boston 5 New York 0 Atlanta 3 New York 2 Chicago 4 Oakland 0 Chicago en Floride Cleveland à Milwaukee Colorado à Los Angeles Californie air Texas Houston à San Diego Seattle à Kansas City LIGUE NATIONALE Lundi San Francisco 10 Cincinnati 7 Floride 3 Chicago 2 Saint Louis 7 Pittsburgh 3 Colorado 3 LA2 Houston 5 San Diego Aujourd'hui Cincinnati (Ayala 4-4) à San Francisco (Burkett 17-5), 16h05 Chicago (Guzman 10-7) à Floride (Rapp 1-3), 19h35 Montréal (De.Martinez 10-7) à Philadelphie (Rivera 10-6).19h35 Saint Louis (Cormier 5-6) à Pittsburgh (Cooke 6-7), 19h35 Atlanta (G.Maddux 12-9) à New York (Fernandez 1-2), 19h40 Houston -(Kite 11-4) à San Diego (Benes 13-7).22h05 Colorado (Reynoso 7-8) à Los Angeles (R.Martinez 8-6), 22h35 LIGUE AMÉRICAINE Lundi Baltimore 4 Detroit 1 Chicago 5 Oakland 4 Kansas City 7 Seattle 6 Aujourd’hui Oakland (Van Poppel 2-3) à Chicago (Alvarez 8-7), 13h35 Baltimore (Sutcliffe 9-7) à Detroit (Gullickson 7-6), 19h05 Minnesota (Deshaies 11-9) à Toronto (Guzman 7-3), 19h35 New York (Key 13-4) à Boston (Clemens 9-8), 19h35 Cleveland (Kramer 5-2) à Milwaukee (Novoa 0-1), 20h05 Californie (Hathaway 3-1 ) au Texas (Brown 9-7), 20h35 Seattle (Bosio 4-7) à Kansas City (Haney 7-4), 20h35 (Partie d'hier non comprise) AU BATON AB PC CS PP CC BV Moy.18 Alou.Moises .394 55 109 .67 14 16 .277 5.Berry,Sean .179 25 46 27 6 7 .257 28.Bolick.Frank .199 25 43 24 4 0 .216 12 Cordero.W .343 42 83 36 6 10 242 4.DeShields.D .413 63 124 25 2 34 .300 24 Fletcher,Darrin 255 17 68 37 5 0 .267 7.Frazier,Lou .131 22 41 11 1 15 .313 9.Grissom,M .426 67 121 64 12 28 .284 3.Lansing.Mike.344 48 95 31 3 14 .276 26 Siddalt.Joe 6 0 1 0 0 0 167 2.Spehr.Tim 51 6 6 6 1 1 .118 23.VanderWal.J .153 24 37 25 5 6 242 33.Walker,Larry.327 56 92 58 15 18 .281 14.White,Derrick.47 6 11 4 2 2 .234 AU MONTICULE G P VP ML PM BB R MPM 22 Aldred.Scott .1 0 0 12.0 12 10 9 9.00 41 Barnes,Brian.2 5 3 83.2 40 38 50 4.31 13.Fassero.Jeff .7 2 1 86.0 19 38 78 1.99 34.Heredia,Gil .1 2 1 23.1 15 3 16 5.79 44 Hill,Ken .7 3 0 128.2 40 50 66 2.80 32 Martinez,D .10 7 1 155.0 69 41 88 4.01 43 Nabholz,Chris.7 7 0 97.1 49 53 58 4.53 51.Rojas.Mel .4 7 8 600 23 25 29 3.45 42.Rueter.Kirk .2 0 0 38.1 8 6 12 1.88 54.Scott,Tim .4 1 0 53.1 15 27 44 2.53 31.Shaw, Jett .1 7 0 76.2 35 26 38 4.11 57.Wettetand.John.„.7 2 25 59.1 11 20 74 1.67 LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Dltf.Philadelphie 71 42 .628 — St.Louis 65 48 .575 6 Montréal 60 53 .531 11 Chicago 56 55 .505 14 Pittsburgh 52 62 .456 191/2 Floride 48 64 .429 22 New York 39 73 Section Ouest .348 31 1/2 San Francisco 76 38 .667 — Atlanta 67 47 .588 9 Houston 58 54 .518 17 Los Angeles 57 54 .514 17 1/2 Cincinnati 59 57 .509 18 San Diego 44 69 .389 31 1/2 Colorado 38 74 .339 37 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dili.Toronto 65 49 .570 — Boston 63 49 .563 1 Baltimore 63 SO .558 11/2 New York 63 51 .553 2 Detroit 57 57 .500 8 Cleveland 51 60 .459 121/2 Milwaukee 44 66 .400 19 Section Ouest Chicago 62 50 .554 — Kansas City' 58 54 .518 4 Texas 54 58 .482 8 Californie 52 58 .473 9 Minnesota 47 62 .431 131/2 Oakland 46 64 .418 15
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