Le devoir, 12 août 1993, jeudi 12 août 1993
19 10 FOND E ' LF, DEVOIR A (M l i il il I K IT l> 1 12 I.X X X I V X (i ISA T I’ S MO X T li K A 1 ï it r ii il I ii S .) i i; ,1 i PERSPECTIVES La grosse Chrysler Jean-Robert S a n s f a ç o n La reprise est là.aussi certaine qu’un printemps québécois au matin d’un 21 mars de tempête de neige.L’économie croît à un rythme de tortue depuis des mois: un minuscule dixième de un pour cent d’augmentation de la production au Québec pour toute l’année 1992, et un non moins ridicule trois dixièmes de un pour cent au premier trimestre de 1993.Quand on sait qu’il faut au moins trois pour cent de croissance pour ne pas voir le chômage grimper, on comprend que 17 000 personnes de plus aient perdu leur emploi au Québec le mois dernier seulement On a beaucoup dit, beaucoup écrit à propos de cette phase de croissance qui s’amorce péniblement.On nous l’annonce plus lente qu’au lendemain des récessions antérieures, mais combien plus solide et plus longue! D’autant plus longue, soutiennent le gouverneur de la Banque du Canada et son ministre des Finances, qu’elle se manifeste à l’abri de toute flambée inflationniste.Tous espèrent que ces honorables personnes aient raison, mais pour l’heure, cette corne d’abondance ne livre que des fruits déshydratés.En fait, l’époque ne ressemble à rien de ce que nous avons connu dans le passé.Ni au Canada, ni ailleurs au monde.Depuis la fin de la seconde grande guerre, la plus grande part de la hausse du niveau de vie des habitants des pays industrialisés était due à deux facteurs: la production de masse en usines de plus en plus mécanisées utilisant une main-d’œuvre abondante, et la possibilité d’écouler rapidement ces produits sur les marchés intérieurs et extérieurs.Les pays les plus avancés disposant de ressources naturelles abondantes, ou capables de se les procurer ont accru rapidement leur niveau de vie.Ce fut le cas de l’Amérique du Nord, de quelques pays européens et du Japon.Pour ce dernier pays notamment, le bond fut d’autant plus spectaculaire que le point de départ était très bas.Aujourd’hui, le produit intérieur brut par habitant du Japon a dépassé celui de plusieurs pays européens, mais il reste inférieur à ceux de l’Allemagne, de la Suisse, des Etats-Unis et même du Canada.Or, ces succès du passé ne sont plus le gage d’une réussite future.Aucun de ces pays, pas même le mythique Japon, n’est désormais assuré de conserver sa place* privilégiée dans le peloton de tête des combattants de la jungle.Les temps changent plus vite qu’on ne le voudrait, plus vite qu’on est même en mesure de l’analyser.La réflexion sociologique ou économique prend du retard sur le rythme des bouleversements.Non seulement n’a-t-on pas vu venir la chute du mur de Berlin, mais personne n’est aujourd’hui en mesure de comprendre tout à fait ce qui nous arrive, encore moins de prévoir ce que l’actuelle transition nous réserve.Ce que nous savons par contre, c’est que la capacité de s’adapter rapidement au changement devient une condition essentielle, sans être suffisante, pour éviter d’y laisser sa peau.L’ère qui s’annonce appartient aux sociétés, aux entreprises, aux individus dont la capacité d'initier et de négocier le changement sera la plus aiguë.Même les supercomètes d’hier, les IBM, Apple et, plus près de nous, les Northern, Hydro-Québec ou autres Alcan du genre n’y échappent pas.Nos belles et grosses entreprises, championnes toutes catégories pendant la décennie quatre-vingt, risquent de ressembler bientôt à des vieilles Chrysler 8 cylindres.A plus forte raison notre système scolaire, notre réseau de soins de santé et l’ensemble de nos industries de services financiers, culturels ou même de communication.Certains mammouths aujourd’hui encore très rentables, confortablement protégés par leur épaisse structure hiérarchique et la certitude d’être indélogeables, paieront cher leur lenteur à comprendre.Ut réaction spontanée qui vient devant les modifications profondes de comportement qui restent à inventer, c’est bien sûr la peur d’y perdre des plumes et beaucoup de la sécurité d’antan.Une réaction qui ^’apparente à celle de l’amant abandonné refusant de comprendre que rien n’est jamais acquis et qu’on ne bâtit pas sur la nostalgie du bon vieux temps.L’organisation des entreprises, du travail, des marchés financiers ou commerciaux n’a pas fini de bouger.I.a tornade ne fait qu’amorcer sa parade.Faillites, fusions, restructurations, rationalisation n’appartiennent plus aux seules années de récession, elles deviennent une réalité permanente et menacent tout le monde.Quoi qu’on en pense et malgré les difficultés, les échecs ou même les dégâts considérables inhérents à ce nouveau modèle de croissance dont on peut dire autant de mal que de bien, le seul choix qui reste consiste à inventer les mécanismes d’adaptation indispensables pour prendre un à un les virages serrés.Les grosses Chrysler et leurs charmants propriétaires feront bientôt la joie des seuls musées de civilisation de ce siècle.Certains mammouths aujourd’hui encore très rentables paieront cher leur lenteur à comprendre.I N I) K X Les Actualités.2 Agenda culturel .10 Annonces dussécs.a Avis publics.1 Culture .11 Economie Éditorial .12 Idées.13 Le Monde.7 Montréal.3 Mots croisés.8 Politique.4 Société.9 les Sports.6 Météo Nuageux Max: 30 Détails en page 8 LE MONDE m : LES SPORTS jPP^I L'ECONOMIE «Ami indien, le pape est avec toi» f Un million par année pour # Jacques Deniers Le dollar plonge PAGE 7 PAGE 6 PAGE 5 i««4 *#s»m**» ?***jv» "% HQ g l.y 'f **• • ¦ Un bon petit journal Doyen des journaux du Québec, le Stanstead Journal conserve, à 147 ans, la fougue d'un jeune premier Ça s'arrose.PHOTO JACQUES GRENIER MALGRE le bref et violent orage qui s’est abattu hier sur Montréal, des employés de la Ville étaient à l'oeuvre pour assurer leur ration d’eau aux précieuses fleurs qui parsèment la métropole.A l’ombre — un peu lointaine — du pont Jacques-Cartier, Marie-Claude Delisle a pris quelques moments pour abreuver des spécimens assoiffés.Canadien Pacifique corrige une erreur de 3 milliards Le conglomérat se débarrasse de sa filiale forestière PFCP ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le vénérable — certains diront jurassique — conglomérat Canadien Pacifique a vendu tous ses intérêts dans sa filiale Produits forestiers Canadien Pacifique corrigeant ainsi une erreur dans laquelle elle aura englouti plus de 3 milliards!?au cours d’une décennie.Ce bastion de la finance canadienne-anglaise, farouchement défendu au début des années 80 contre les assauts de Paul Desmarais qui, aidé de la Caisse de dépôt, en voulait le contrôle, a décidé de recentrer ses activités autour de certains «secteurs de base», comme le faisait savoir la direction de CP lors de la dernière assemblée des actionnaires de la compagnie en février dernier.CP cède au public investisseur son bloc de 60,7% de Produits forestiers Canadien Pacifique (PFCP) au prix de 19$ l’action pour une considération totale de 697,8 millions$.«Cette décision permettra à Canadien Pacifique de se concentrer davantage, de renforcer son bilan et de réduire l’instabilité de ses bénéfices», a déclaré William Stin- VOIR PAGE 14: ERREUR De rincitation à la coercition?500 municipalités aimeraient que Québec impose le bénévolat aux assistés sociaux DANNY V EA R LE DEVOIR Québec observe avec intérêt le mouvement des municipalités en faveur de l'imposition d’heures de travail bénévole aux prestataires d’aide sociale.«L’idée n’est pas inintéressante.Il faut trouver des moyens de pousser les gens à s’intéresser au marché du travail.La société québécoise devra poursuivre une réflexion là-dessus», a dit André Bourbeau, ministre de la Main-d’oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle, au DEVOIR.Depuis quelques semaines, les municipalités du Québec répondent en bloc à une initiative d’une petite ville de l’Outaouais, Val-des-Monts, qui leur a transmis en juin une proposition selon laquelle les prestataires d’aide sociale aptes au travail devraient oeuvrer bénévolement au VOIR PAGE 14: BÉNÉVOLAT i ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Dans un coin reculé de l’Estrie, une épaule sur la frontière américaine, le plus vieux journal du Québec roule sa bosse sans faire d’éclats.Iœ canard de 147 ans n’a pourtant rien d’un centenaire hoquetant, mais affiche plutôt le mordant et le ton frondeur d’un jeune premier, gave ses lecteurs d’humour et récolte les prix à la pelle.Au nez de ses concurrents.Depuis 1845, année après année, le Stanstead journal sort religieusement en kiosque une fois la semaine, hier dans les magasins généraux, aujourd’hui dans les dépanneurs, sans rater jamais un rendez-vous.C’est qu’on a la tête dure et de la suite dans les idées dans cette petite ville de 1100 habitants adossée aux frontières, fondée en 1800 par des colons venus des Amériques.«Il n’y a eu que sept éditeurs depuis 147 ans et les trois premiers ont veillé sur le journal pendant les 130 premières années», marque M.John Mahoney, 7ème rédacteur en chef de cette petite dynastie d’entêtés depuis la fondation.D’ailleurs, le sort ou la destinée — allez savoir — a voulu que John Mahoney et le fondateur du journal, il y a 150 ans, aient fait leurs classes en journalisme au même quotidien ver-montois, le Rutland Herald.Leroy Robinson débarquait ensuite à Stanstead, en 1845, pour donner un journal à la petite communauté an- glophone qui y prospérait.Les presses n’ont pas eu de répit depuis.Du genre plutôt tenace, Robinson mena la barre du journal pendant 50 ans et son successeur, du même acabit, guida la barre pendant 40 ans.Aujourd’hui, le Stanstead Journal se targue de battre les records de longévité A> de 77m Gazette, fondé en 1778, mais passé du français à l’anglais, d’un format à un autre, selon les siècles.Le même statut changeant vaut pour le Chronicle-Telegraph, de Québec, fondé en 1764, mais qui n’affiche ce nom que depuis 1972.La belle époque passée, le Stanstead Journal a vu, au tournant des années 80, son lectorat rétrécir comme peau de chagrin et ses revenus pâtir, risquant la faillite, la disparition.C’est alors que MM.Peter Scowen, un jeune journaliste impétueux sorti de CBC, et Reed Scowen, ex-président d'Alliance Québec maintenant délégué du Québec à New York, se liaient avec Robert Fisher pour sauver des limbes le plus vieux journal du Québec.«Quand Peter et Robert ont acheté le journal, ils ont doublé le tirage et fait un virage à 180 degrés en 18 mois.Ils ont fait d’un journal malade, un journal communautaire de première classe», affirme aujourd'hui John Mahoney.Le rédacteur en chef déclare triomphant que son journal a un taux de pénétration de LE DEVOIR est remis sur ses rails JEAN DION LE DEVOIR Avec une injection de 1 million$ d’argent neuf et des réductions budgétaires de l’ordre de 800 000$ consenties par les quatre syndicats représentant ses 96 employés, LE DEVOIR est remis sur ses rails tout en voyant son indépendance garantie, affirme la directrice du journal, Lise Bissonnette.«Depuis 83 ans, LE DEVOIR est une entreprise fragile.On a mis 2 millions$ en début d’année et on ajoute 1 million$ aujourd’hui.Selon nos calculs, ça va passer.Ça va passer serré, mais ça devrait passer», a expliqué hier Mme Bissonnette lors d’une conférence de presse où elle a annoncé la teneur des nouveaux investissements destinés à assurer la survie du quotidien.De manière détaillée, le Fonds de solidarité de la FTQ a accepté d’injecter 350 000$ dans LE DEVOIR, pendant que le Mouvement Desjardins contribue 200 000$.Une somme de 450 000$ s'y ajoute provenant d’un groupe d’«investisseurs privés»: 250 000$ de la famille de Charles Sirois (président de Téléglobe), 125 000$ de la famille de Pierre Bourgie (président d’Urgel Bourgie et président du conseil d’administration du DEVOIR inc.), et 75 000$ d’un troisième investisseur qui a préféré garder l'anonymat.«Et on continue les discussions pour élargir la base de VOIR PAGE 14: JOURNAL VOIR PAGE 14: LE DEVOIR 2 L E I) E V 0 I R , L E .1 E IJ I) I 12 A 0 Û T 1 !» !) 3 les : s Fabrikant a provoqué le système et cela lui coûte cher Le professeur passera le reste de sa vie en prison pour le meurtre de quatre de ses collègues PAUL CAUCHON LE DEVOIR Après cinq mois de procès, le professeur Valery Fabrikant a été reconnu coupable hier de 4 meurtres au premier degré, d’une tentative de meurtre et de 2 séquestrations.•L’accusé, âgé de 53 ans, devra passer le reste de sa vie en prison, et il ne sera pas éligible à 'une libération conditionnelle avant 25 ans.Au terme de ce procès-marathon, le juge Fraser Martin, de la Cour supérieure, a décrit l’accusé comme un être «tordu», «malhonnête», un «minable» et un «meurtrier pervers».Les onze jurés ont rendu leur décision après sept heures de délibérations.Dans le grand public, le procès a laissé un goût amer, à cause de sa longueur et du comportement de l’accusé.Mais des criminalistes contactés hier estimaient quand même qu’un tel procès, tout exceptionnel soit-il, démontrait la capacité du système judiciaire de laisser à un accusé l’entière possibilité de se défendre.«Ce procès représente l’exemple unique de quelqu’un qui provoque le système, explique le criminaliste Serge Ménard.Tout cela finit par coûter cher, mais il arrive qu’il faut que certaines choses coûtent cher pour prouver qu’on prend au sérieux la défense d’un accusé».Le procureur de la Couronne Jean Le-cours a déclaré hier qu’après avoir entendu Fabrikant clamer ses droits pendant un an, il était temps de se pencher sur les conséquences de ses crimes.Fabrikant avait froidement abattu, le 24 août 1992, quatre collègues du département de génie mécanique de l’Université Concordia, Michael Hogben, Jaan Saber, Phoivos Ziogas et Matthew Douglas.Fabrikant avait toujours tenté de justifier son geste par la «persécution» dont lui-même et ses travaux auraient été victimes à Concordia, et dans une dernière diatribe au terme de son procès, il a encore soutenu que les quatre victimes avaient été «sacrifiées», et que lui-même était la cinquième.Fabrikant avait transformé le tribunal en ce que plusieurs observateurs avaient qualifié de véritable cirque, congédiant à tour de rôle neuf avocats pour préférer se défendre lui-même, et écopant de six outrages au tribunal, entre autres pour avoir traité le juge Martin de «croche», de «gros porc» et de «président Muppet».Le juge avait ordonné un interruption de procès pour une évaluation psychiatrique, et deux psychiatres sur trois avait jugé l’accusé apte à subir son procès, remarquant toutefois que Fabrikant souf- A PHOTO PRESSE CANADIENNE Deux proches des victimes, hier au Palais de justice, qui semblaient soulagées.irait d’un complexe de persécution.Le juge avait mis fin à sa défense après que Fabrikant ait convoqué 74 témoins.L’Université Concordia s’est dite soulagée de la fin du procès, et elle a maintenant l’intention d’activer ses démarches internes afin de terminer l’enquête administrative qu’elle avait entreprise au lendemain de la tragédie.Valery Fabrikant a-t-il dépassé les limites de ce qu’un accusé peut se permettre en cour?Pour le Bâtonnier du Québec, Denis Paradis, «c’est difficile de juger de l’extérieur.On peut trouver qu’un accusé dépasse les bornes, mais seul le juge peut vraiment apprécier cet aspect du problème».Me Paradis convient que le juge Martin a été «très très patient».Serge Ménard a remarqué lui aussi que le juge «a été remarquablement et exceptionnellement patient.Mais c’est un juge qui est également très soucieux de ne pas voir le procès cassé en appel».Le juge aurait-il pu intervenir pour mieux resserrer la pertinence des témoignages exigés par Fabrikant?«Le droit à une défense pleine et entière existe, et dans le douté on interprète le témoignage en faveur de l’accusé», ajoute-t-il.Il est très rare qu’un accusé se défende lui-même, et Serge Ménard estime que le cas Fabrikant démontre justement.les dangers à se représenter soi-même.«Un avocat assurant sa pleine défense aurait probalement pu plaider la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux».Par ailleurs, contrairement à une opinion répandue, Me Ménard estime que la défense de Fabrikant n’était pas «très bien structurée et cohérente.En plaidant qu’il a été provoqué, il a très mal interprété le concept de provocation inclus dans le Code.La provocation n’entraîne pas un acquittement dans dû cas de meurtre, elle ne fait que réduire là condamnation.Mais un meurtre demeurç un meurtre.» Parmi les questions juridiques soulevées par ce procès, on note la pertinence pour un juge d’appliquer lui-même des sanction^ pour outrage au tribunal.«Dans un cas d’oü-trage, ajoute Me Ménard, le juge devrait laisser l’accusé être jugé par un autre juge, mais il lui faut aussi conserver des pouvoirs pour veiller à la bonne marche immédiate de l’audience, que ce soit à cause du comportement de l’accusé ou à cause du public qui viendrait perturber.11 faudrait plutôt parler ici de délit d’audience plutôt que d’outrage au tribunal.Là Commission de réforme du droit parle justement d’introduire ce concept de délit d’ait-dience».L’Ontario fermera ses bureaux trois vendredis Toronto (PC) — Le gouvernement de l’Ontario a annoncé hier qu’il fermera ses bureaux pendant trois vendredis d’affilée à compter de la semaine prochaine.La mesure, qui lui permettra d’épargner ‘36 millionsS, s’inscrit dans le cadre du contrat social signé avec les employés de la fonction publique.Sauf que ces derniers n’ont pas été avertis avant hier matin.Ils sont furieux.Ainsi, les bureaux du gouvernement provincial seront fermés les 20 et 27 août et le 3 septembre prochains.Les services qui touchent directement le public, comme les tribunaux et la police, sont toutefois exclus.De plus, d’autres services resteront ouverts comme les magasins de vins et spiritueux et la Place Onta- rio.Le gouvernement de l’Ontario n’est pas le premier à choisir de fermer boutique pour sauver de l’argent.La ville de Toronto a pris la même mesure récemment, sauf qu’elle a averti ses employés plus longtemps à l’avance.Hier, le ministre responsable du Conseil de gestion, M.Brian Charlton, a laissé entendre que d’autres journées de fermeture étaient possibles d’ici la fin de l’année.Selon des rumeurs, on pourrait fermer boutique pendant trois jours durant les Fêtes.Le syndicat des employés du gouvernement de l’Ontario (SEGO) — qui représente les 65 000 employés de la fonction publique — compte aller en arbitrage pour contester la décision unilatérale du gouvernement.«La façon dont le gouvernement procède est “cavalière” et “malicieuse”», a dit hier Gary Dale, le président du local 508 du SEGO.Il était entendu que les employés de la fonction publique devaient prendre jusqu’à 10 jours de congés non payés, dans le cadre du contrat social.«Mais on ne s’attendait pas à ce que les dates nous soient imposées par le gouvernement et à si brève échéance», a expliqué de son côté la présidente du local 580 de la SEGO, Mme Thérèsa Sykosrsky.«Les gens ont le droit de planifier leur vie», a-t-elle opiné.Normalement, le gouvernement doit donner deux semaines d’avis à ses employés dans le cas de changement d’horaire de travail.Un demi-dollar pour obtenir un numéro interurbain Ottawa (PC) — La plupart des abonnés du téléphone du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique devront bientôt payer des frais de 0,50$ chaque fois qu’ils utilisent les services du téléphoniste pour obtenir un numéro interurbain.Les personnes âgées et celles qui ont un handicap seront exemptées des nouveaux frais, tout comme les appels provenant des hôpitaux et les numéros gratuits commençant par 1-800.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a décidé hier que Bell Canada, AGT et B.C.Tel avaient le droit de recouvrer une plus grande partie de leurs coûts découlant du service de l’assistance-an-nuaire.Les trois sociétés font déjà payer les demandes d’assistance-annuaire pour les numéros locaux inscrits au bottin téléphonique.Mais elles n’exigeaient pas de frais pour les numéros interurbains au Canada.On ignore pour l’instant le montant des revenus additionnels que pourront réaliser les compagnies à la suite de cette décision.En juin, le CRTC a autorisé la société Maritime Tel and Tel à imposer des frais de 0,95$ pour chaque demande d’un numéro interurbain.Un porte-parole du conseil avait alors indiqué que l’agence était d’avis que les gens qui utilisent de tels services devaient payer pour les obtenir.I N V H S T I S S H Z O A N S V O T R.H JOURNAL LE DEVOIR PROPOSE À SES LECTEURS ET AMIS DE S’ASSOCIER À SON RENOUVELLEMENT POURQUOI ?POUR COMPLÉTER LE NOUVEAU CAPITAL DU DEVOIR QUI A SERVI À: ?repenser le contenu ?accroître les ressources humaines ?informatiser la rédaction ?refaire les outils de gestion ?déménager l’entreprise ?améliorer la diffusion ?transformer le graphisme COMMENT ?VOUS DEVENEZ ACTIONNAIRE D’UNE SOCIÉTÉ DE PLACEMENT DANS L'ENTREPRISE QUÉBÉCOISE (SPEQ) QUI: ?émet 1 100 000 actions ?les vend par tranches de 500 $ et 1000$ ?a un représentant au conseil de l’entreprise ?offre une déduction fiscale (provinciale) de 125 % ?s’associe avec les grands investisseurs, les prêteurs et les salariés du DEVOIR qui ont financé la renaissance du journal Je désire recevoir des renseignements touchant l'achat d'actions de la SPEQ qui investira dans LE DEVOIR inc.NOM:.ADRESSE:.TÉLÉPHONE:.EXPÉDIER A: Raymonde Guay ou Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Tél.: (514) 985-3333 Télcc.: (514) 985-3310 LA PREMIERE PHASE DE LA STRUCTURE FINANCIÈRE DE LA NOUVELLE SOCIÉTÉ ÉDITRICE DU DEVOIR, LE DEVOIR INC.ÉTANT ACHEVÉE, NOUS PROCÉDONS MAINTENANT À LA DEUXIÈME PHASE DU PROJET.CETTE PHASE CONSISTE EN LA CLÔTURE D’UN PLACEMENT DE 1 100 000 S AUPRÈS D’UN PUBLIC INVESTISSEUR, PAR L’INTERMÉDIAIRE D’UNE SPEQ (SOCIÉTÉ DE PLACEMENT DANS L'ENTREPRISE QUÉBÉCOISE) CONSTITUÉE À CETTE FIN.LES INVESTISSEURS RÉUNIS AU SEIN DE CETTE SPEQ-PUBLIC VIENDRONT SE JOINDRE AUX ACTIONNAIRES DU DEVOIR INC.Première émission par voie de prospectus SPEQ LE DEVOIR INC.1 100 000 $ (1 100 000 actions ordinaires) Prix: 1,00 $ Paction Souscription minimale: 500 actions ordinaires (500 $) Souscription par tranche de 500 actions ordinaires (500 $) Placement minimum: 350 000 actions ordinaires (350 000 $) Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 1 000 000 d'actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC.soit environ 22 %.POUR OBTENIR TOUS RENSEIGNEMENTS, VEUILLEZ REMPLIR LE FORMULAIRE.470518 PREMIERE CANADIENNE François Le Roux, baryton Baryton d’origine française, François Le Roux, entre à l'âge de 19 ans au Studio de l’Opéra de Paris où il étudiera avec les maîtres les plus prestigieux.Depuis 1985, Le Roux est acclamé dans la plupart des grandes maisons d’opéra telles La Scala, Paris, Hambourg, Francfort, Zurich, ainsi qu’à Covent Garden et la Staatsoper de Vienne.Son vaste répertoire comporte une vingtaine de rôle d'opéra, dont Figaro, Don Giovanni et Papagcno.Dans le cadre du Festival Orford, François Le Roux se produira, en première canadienne, au Centre d’Arts Orford le vendredi 13 août à 20h à la Salle Gilles Lefebvre.Au programme, des oeuvres de Duparc, Schubert et Schumann FRANÇOIS LE ROUX Baryton LE DEVOIR MONTREAL 1 PHOTO JACQUES GRENIKR Installées il y a huit ans, les marquises auraient contribué à créer une ambiance désagréable à la rue Saint-Hubert.Adieu les marquises de la Plaza Saint-Hubert KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR ¦r * Les marquises qui surplombent la Plaza Saint-Hubert pourraient bien disparaître huit ans après leur Installation.Et avec elles, 15 mil-ions$ de fonds publics.; Ces abris ont contribué à créer une ambiance désagréable, «à banaliser la rue», à créer «une nuisance èt un danger par la chute de neige et de glace», à occasionner «des tourbillons de vents et une humidité excessive», en plus de générer «une série d’irritants (.) qui jouent négativement sur la qualité de l’accueil à la Clientèle».Voilà l’analyse que fait la Société Biancamano, Bolduc, de ces jnarquises dans son rapport final préliminaire remis au conseil d’admi-pistration de la Plaza Saint-Hubert en juin dernier, et dont LE DEVOIR a obtenu copie.! Et les consultants ne s’arrêtent pas là.Ils proposent «à court ternie, d’enlever certaines sections de la marquise» et ,à long terme, d’éliminer complètement cette structure de inétal et de verre de la rue Saint-Hubert «pour lui redonner une ambiance urbaine plus traditionnelle».En 1985, quand la Plaza se coiffe pour mieux attirer la clientèle qui la délaisse au profit des centres com-inerciaux environnants, les marquises ont leurs détracteurs.L’urbaniste montréalais Jean-Claude Marsan écrivait alors dans nos pages que cette décision avait eu pour effet d’oblitérer «le caractère attrayant et distinctif de cette artère» et de la rendre méconnaissable, «toute “dévorée” par ces abris-piétons».Ce problème n’est toutefois qu’un des très nombreux éléments de l’étude réalisée par Biancamano, Bolduc au coût de 60 000$, et commandée par la Commission d’initiative et de développement économique de Montréal (CIDEM) dans le cadre du plan Opération commerce lancé par la Ville de Montréal.Di Plaza est l'une des quatre premières artères commerciales choisies par la CIDEM pour bénéficier du programme de e auquel est ___________________rrie de 42 mil- lions$.Dans la longue série des plans de relance que la Plaza Saint-Hubert a mis de l’avant depuis 30 ans, celui-ci permet de poser un œil critique sur les forces et les faiblesses de la Pla- za.«Ça va permettre de recruter de nouveaux commerçants: on va s’appuyer sur un outil solide», explique le président du conseil d’administration, Pierre Gagné.Et la rue Saint-Hubert en a vraisemblablement besoin.Près de 10% des locaux de la Plaza sont actuellement vacants: le tronçon entre de Bellechasse et Beaubien est quasi désert.«La situation commerciale est appelée à se détériorer si un plan d’action efficace n’est pas adopté et appliqué énergiquement», précise le rapport.La perte de vitesse de la Plaza s’explique notamment par l’importance des fuites commerciales qui atteignent 700 millionsS, estiment les consultants.Ces derniers notent également que l’offre dépasse la demande de 24%, un écart inquiétant, selon eux.De plus, la multiplication des commerces à escompte (ils sont 13 actuellement) a «grandement affecté la qualité de l’offre du produit commercial», peut-on lire dans le document.Sur ce point, Biancamano, Bolduc suggère de donner plus de pouvoir à la SIDAC, soit à l’association de marchands, dans la sélection des nouveaux commerces.Encore faut-il que la SIDAC, avec à sa tête Raymonde Cadieux, obtienne l’appui de la majorité des commerçants.Un mouvement de grogne a pris de l’ampleur sur la Plaza au cours des derniers mois, un mouvement de la même nature qui a surgi au printemps dernier sur la nie Masson.«Nous sommes en défaveur de la SIDAC.Tous les marchands sérieux veulent son abolition, soutient Caroline Labelle qui a pignon sur rue depuis 1947.Nous sommes les dindons de la farce car la SIDAC, ça n’apporte rien.» Dans ce contexte, la prochaine assemblée générale, qui devrait avoir lieu d’ici la fin de septembre pour l’adoption du plan de revitalisation, risque d’être mouvementée.Mais ce ne sera pas la première fois.Déjà, au printemps dernier, un journaliste et un photographe du journal de quartier ont été mis à la porte par la directrice générale et le président du conseil d’administration de la SIDAC, sans plus de considération pour les 50 000$ que les citoyens montréalais injectent annuellement pour le fonctionnement de cette association de marchands.Chantier approuvé L’assemblée du conseil municipal a autorisé: mardi de débloquer 10 000$ |X)ur la réalisation d’un des chantiers de «Montréal en harmonie», celui consacré à l’emploi, parrainé par Jocelyn Protean, président et directeur général de la Fédération des Caisses populaires Desjardins de Montréal.C’est la Corporation de développement économique et communautaire de Cûte-des-Neiges (CDEC) qui recevra ces fonds, auxquels s’ajoutent 72 000$ fournis par les caisses populaires notamment ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MAROUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE L.EGF.R RÔBIC RICHARD AVOCATS 55.ST-JACQUES MONTREAL, OUÉBEC H2V 3X2 Tax 1514) 845-7874 HI.: (514) 98 R-O-B'K Une société paramunicipale L’AGENDA pour gérer et exploiter les stationnements Chinoiseries DANNY VEAR LE DEVOIR Montréal songe à créer une société paramunicipale responsable de la gestion et de l’exploitation de ses activités de stationnement.L’administration municipale va demander à l’Assemblée nationale de modifier la Charte de Montréal en ce sens à l’occasion de la prochaine session parlementaire.Une fois les modifications à sa Charte adoptées, Montréal aura obtenu les pouvoirs de former une société paramunicipale et de lui déléguer des responsabilités de gestion des stationnements et des parcomètres dès le début de l’an prochain.L’idée de créer une nouvelle société paramunicipale est l’un des scénarios que Montréal examine actuellement dans le but «de rendre plus efficace et plus rentable la gestion globale de l’activité stationnement» sur son territoire.«Bien que le stationnement génère annuellement des revenus nets de l’ordre de 10 millions$, la lourde structure administrative ne permet pas d’en faire une activité aussi lucrative qu’elle pourrait l’être», explique Serge Carreau, directeur associé du service de l’habitation et du développement urbain de Montréal.Montréal compte 12 000 places de parcomètres et 8000 places dans ses parcs de stationnement.Une trentaine d’unités administratives s’occuperaient de la gestion de ce dossier à Montréal.En ce moment, l’administration montréalaise cherche toujours à tlé-terminer dans quel cadre «l’activité stationnement serait optimalement gérée»; une société paramunicipale ou le secteur privé.Lors de sa dernière assemblée, le conseil municipal a mandaté la Chambre de commerce du Montréal métropolitain pour examiner les deux scénarios dans le cadre d’une proposition de restructuration de la gestion du stationnement à Montréal.A première vue, Montréal semble cependant préférer garder sous sa coupe la gestion du stationnement.En fait, Montréal a spécifiquement demandé que le projet de la Chambre de commerce soit conçu pour se réaliser à travers une société paramunicipale ou «selon une formule qui présente les mêmes avantages».«Tous les scénarios sont ouverts», affirme cependant M.Carreau.I-a création d’une nouvelle société paramunicipale ne plairait nullement aux conseillers de l’opposition qui condamnent régulièrement la gestion des sociétés paramunicipales existantes.«En demandant à Québec de modifier sa Charte, Montréal veut se permettre de créer une paramunicipale si elle devait le faire», a assuré Andrée Corriveau, porte-parole du cabinet du comité exécutif.La Chambre de commerce doit remettre sa proposition le 15 septembre prochain.«Dl Ville a toujours le choix 'de refuser les propositions qui lui seront présentées», a ajouté Mme Corriveau.Montréal voudrait être prêt à régler ce dossier dès le début de 1994.Avec ce projet, Montréal souhaite voir la création d’un fonds dédié à la promotion du développement économique sur le territoire de Montréal à même une partie des recettes nettes annuelles de stationnement.La Chambre de commerce devra préciser les modalités d’attribution de ces sommes dans sa proposition.Télé-Métropole débranchera «TVA Plus» PRESSE CANADIENNE Suivant une décision du CRTC, Télé-Métropole va cesser d’alimenter ses canaux de reprises «TVA Plus», distribués par câble aux abonnés du service en supplément Video-way.Une note de service de TM à ses employés, en date du 5 août, indique que ces deux canaux, voués aux reprises de certaines émissions diffusées à l’antenne de TM et TVA, cesseront le vendredi 27, en fin de soirée, à cause du cadre «trop contrai- gnant» imposé par- le CRI C.Dans sa décision du 3 juin, touchant la venue du grand nombre de canaux (par câble et satellite) et de la compression numérique, le tribunal fédéral imposait à la présente expérience de «multiplexage» à TM des conditions précises, rappelait hier Guy Beaudry, vice-président de Vidéotron.Par exemple, les émissions à ces deux canaux doivent avoir été à l’antenne originale sept jours plus tôt au maximum.Les réclames doivent également être les mêmes, ceci entre autres conditions.I^e CRTC, ajoute M.Beaudry, stipulait même que «TVA Plus» doit s'arrêter au plus tard le 31 août.Pour continuer, TM aurait dû préparer une requête et la plaider en audiences, ce qui requiert au moins trois mois; la station préfère donc stopper l’expérience, quitte à la reprendre autrement plus tard.Lancés à l’automne de 1992, les canaux de reprises occupaient quelques employés de TM, notamment au remontage des jeux questionnaires, indique le responsable syndical Serge Bouchard.Pour dérider le quotidien, quoi de mieux que de plonger dans l’exotisme.La maison de la culture Marie-Uguay présente jusqu’au 20 août, prochain une exposition consacrée aux Montréalais d'origine chinoise.Cette exposition comporte deux grands volets, histoire et culture, qui permettent de voir, entre autres, des instruments de médecine traditionnelle, des photographies, divers objets de collection et des peintures anciennes.C’est gratuit.Pour plus d’informations: 872-2044.Miam miam international Les arômes les plus divers Envahissent dès llh ce matin File Notre-Dame.Les Fêtes Gourmandes internationales de Montréal reviennent pour une deuxième année présenter les délices du monde entier.Quoi de plus universel que les plaisirs de la table?L’événement se déroule jusqu’au 22 août.L’admission sur le site est gratuite.Pour plus d’informations, téléphonez au 861-8241.Tête d’affiche Tout l’été, le Musée de la Pointe-' à-Callière examine la plus récente strate d’histoire de Montréal: la diversité culturelle.C’est dans ce cadre que le clown, mime et amuseur, Bias Villalpando, alias Blasso, expliquera cet après-midi, à 17h30, au 350, place Royale, sa démarche d'artiste.Aladdin Un voleur de grand chemin bien connu par ailleurs du jeune public s’agitera ce soir au parc Lafontaine.Il s'agit d’Aladdin, qui par son courage, sa ténacité et son charme va conquérir la princesse Jasmine et repousser le cruel vizir Jafar.Ce conte en dessins animés fort coloré est présenté ce soir, à 20h3ü, sur l’écrant géant du Théâtre de Verdure.C’est gratuit.Kathleen Lévesque Une saine alimentation fait aussi partie de la prévention Fondation québécoise du cancer Montréal (514)527-2194 Québec Estrie (418)681-9989 (819)822-2125 1-800-363-0063 Les rendez-vous de l'été ! wm¥.v La Société canadienne de la Croix-Rouge Division du Québec ^ 4 1.E I) E V OIK, I.E .1 E I! I) I 12 A O Û T I !) !) A ?LE DEVOIR ?POLITIQUE Le PQ retient la solution du Conseil de la langue française L’affichage commercial bilingue reconnu pour les petits établissements dans un Québec souverain PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Dans un Québec souverain, un gouvernement issu du Parti québécois reconnaîtra le droit à l’affichage commercial bilingue pour les établissements indépendants de moins de quatre employés.Lors du congrès plénier qui se tiendra les 20,21 et 22 août au Palais des congrès de Montréal, la direction du PQ invitera les délégués à endosser une résolution stipulant que dans un Québec souverain il sera conféré «au propriétaire d’un établissement commercial indépendant de quatre employés et moins le droit d’afficher à la fois en français et en anglais, avec prédominance du français, lorsque ce propriétaire a eu droit, ou aurait eu droit à l’enseignement en anglais».Dans le cahier des 800 résolutions qui seront soumises à l’étude des congressistes, l’on retrouve l’essentiel des recommandations du Groupe de travail sur la place de la communauté anglophone dans un Québec souverain.Cette question de l’affichage commercial faisait toutefois l’objet d’un litige entre les faucons et les colombes du comité sur la définition de ce qu’est un anglo- phone.L’exécutif du parti a tranché.La solution retenue s’inspire des avis recueillis par le Conseil de la langue française et l’Office de la langue française.En conférence de presse, hier, le vice-président du parti, Bernard Landry, a fait valoir que le critère scolaire est neutre et objectif en ce qu’il ne va pas chercher dans le passé de la personne ou dans ses chromosomes.«Ça veut dire qu’il y a des gens qui n’ont rien à voir avec la minorité anglophone et qui vont avoir ce droit.On croit qu’il faut mieux être plus large que trop restrictif».La proposition mise de l’avant par l’exécutif national heurte de front le programme officiel dont le chapitre 10 stipule l'imposition de l’affichage unilingue français tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de tout établissement privé ou public.«Tout ce qui est nouveau l’emporte sur ce qui est périmé», a commenté Bernard Landry, suggérant en cela que la modification de cette disposition du programme va de soi.Une lecture attentive du cahier des résolutions permet de conclure que, mis à part le contentieux sur l’affichage commercial, le congrès du PQ n’annonce aucun affrontement.Non plus une remise en question radicale des orientations fondamentales.Tout au plus, le programme s’en trouvera enrichi du chapitre sur la place de la communauté anglophone dans un Québec souverain.Et sensiblement rajeuni aux chapitres de la justice, de l’énergie, de l’environnement, de la culture, de l’immigration et du rôle des jeunes à l’intérieur des structures du parti.Une mise à jour qui aura pour conséquence de le rendre plus volumineux que jamais.Cela dit, il se trouve encore des péquistes qui marinent dans une méfiance inspirée par l’enseignement du passé.Ainsi, l’association de Marguerite D'Youville veut s’assurer que si le parti reprend le pouvoir, il ne retardera pas indûment le déclenchement du processus d’accession à la souveraineté.La résolution présentée par ce comté stipule que «dans l’année suivant son élection, le gouvernement issu du PQ soumettra à la population, par voie de référendum, le texte de la Constitution du Québec souverain, après quoi il fera adopter par l’Assemblée nationale une déclaration formelle d’indépendance».M.Parizeau s’est toujours objecté à ce que çe genre de précision figure au texte du programme.A l’instar de son chef, M.Landry a clairement indiqué hier que l’exécutif s’y opposera.Pour sa part, le groupement régional de la Montérégie souhaite muscler l’article du programme qui résume en une phrase laconique l’offre devant être faite au fédéral de convenir d’pne association économique mutuellement avtmtageuse.A cet égard, la résolution des péquistes djp ia Montérégie propose la mise en place de trois organismes communs: • formé de ministres ou de représentants désignés et délégués par les deux gouvernements, un conseil exercerait un pouvoir de décision sur les matières qui lui seraient confiées par le traité d’association; • un secrétariat serait chargé d’assurer l’application du traité, selon les directives du conseil; • un tribunal verrait à assurer le règlement des différends.Sous le thème J’ai des idées pour mon pays, ce douzième congrès plénier sera l’occasion pour les péquistes de s’élire un nouvel exécutif.Faute d’opposition à la première vice-présidence et à la trésorerie, Bernard Landry et Rita Dionne-Marsolais sont déclarées élues.Le Parti québécois en profitera également pour fêter son 25e anniver-sajre de fondation, célébrations qui se dérouleront le samedi soir 21 août au Spectrum.Nouvelle bataille des frais de scolarité à l’horizon Les Jeunes libéraux demanderont ce week-end que la hausse dans les universités se limite au taux d'inflation MICHEL VENNE ; DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Une nouvelle bataille des frais de scolarité s'engage entre les Jeunes libéraux et le gouvernement Bourassa.En fin de semaine, le congrès de la Commission Jeunesse du Parti libéral sera invité à adopter une ré solution pour demander au gouvernement de limiter la hausse des frais de scolarité universitaires à l’indice des prix à la consommation pour les années à ve-ïiir.Or, Québec a déjà annoncé, lors du dernier budget, son intention de faire augmenter ces frais de scoiarité de manière à ce qu’ils atteignent la moyenne canadienne.Cela voudrait dire une hausse totale de 800$ par an, étalée sur quelques années.«Avec des hausses de quelque 300% depuis le dégel des frais de scolarité en 1989, nous considérons que les jeunes du Québec ont fait leur part», a déclaré, hier, en conférence de presse, le président de la Commission Jeunesse libérale, M.Claude-Eric Gagné.«Les frais de scolarité ne devraient pas augmenter plus que l’indice des prix à la consommation», a-t-il précisé.Il ajoute que le gouvernement devrait entamer des discussions à ce sujet avec les associations étudiantes, ainsi que mettre en route un mécanisme de réflexion concertée avec les jeunes et les universités pour discuter de la question plus générale du finan- cement des universités.Au Québec, la facture moyenne des frais universitaires est de 1500$ par an, contre 2250$ en moyenne ailleurs au Canada.Jusqu’en 1989, les frais de scolarité avaient été gelés pendant 20 ans aux alentours de 500$ par an.Depuis ce temps, les frais ont augmenté de 350$ en 1990-91, de 350$ en 1991-92 et ont continué de progresser selon le taux d’inflation par la suite.En septembre prochain, les frais vont augmenter de 1,9%, soit d’une trentaine de dollars.La question des frais de scolarité avait fait l’objet d’une bataille rangée entre les jeunes libéraux et le gouvernement issu de leur parti après les élections de 1985.Le PLQ avait promis, lors de la campagne électorale, de maintenir le gel des frais de scolarité.Il avait changé d’avis une fois élu.La Commission Jeunesse avait alors fait tout un vacarme qui a finalement amené Québec à s’en tenir à cette promesse électorale.M.Gagné a par ailleurs dévoilé le contenu des propositions qui seront soumises, le week-end prochain, aux 800 délégués qui seront réunis en congrès à la Pocatière.C’est à cet endroit, en 1991, que la Commission Jeunesse avait lancé le Parti libéral sur la voie de la souveraineté partagée et de ce qui devait devenir le rapport Allaire.Mais le congrès 1993 n’aura aucune parenté avec celui de 1991.Cette année, les jeunes libéraux se replient sur eux-mèmes et sur les problèmes de leur génération.Point de débat sur i’avenir politique ou constitution- nel du Québec ou sur quelque autre question que celle des problèmes des jeunes.«La priorité des jeunes, aujourd’hui, c'est de parler des problèmes qu’ils vivent, a résumé M.Gagné.Ce n’est plus le temps de parler de grands principes.On est rendu au [Mint où il faut de l’action.Nous voulons que le gouvernement regarde les problèmes qu’U y a au Québec et qu’il propose des'solutions qui permettent aux jeunes de voir l’avenir avec espoir».«Il est primordial que les dossiers concernant les jeunes deviennent la priorité du gouvernement», écrit la Commission Jeunesse dans le document thématique du congrès intitulé Pour prendre le contrôle de notre avenir! «Les jeunes ont souvent été relégués au second plan, lit-on plus loin.Ceux-ci sont souvent laissés à eux-mèms et ne trouvent pas d’oreille attentive tant au niveau gouvernemental qu’à d’autres niveaux.Pourtant, les jeunes sont prêts à faire des sacrifices et à laisser tomber des acquis».L’essentiel des discussions au congrès portera sur une politique jeunesse en trois volets: l’emploi, la formation et les problèmes sociaux.Ainsi que sur ce que M.Gagné appelle «l’héritage des générations».A ce chapitre, les jeunes vont discuter de divers moyens de réduire la taille de l’Etat (lire LE DEVOIR d’hier).Les idées débattues seront celles à la mode, et déjà depuis longtemps avancées par leurs aînés libéraux: ticket modérateur, réduction de la taille du gouvernement, privatisation.Le NPD fait une croix sur le Québec Ottawa (PC) — Le NPD a fait son deuil du Québec.A 7 ou 8% dans les sondages, les néo-démocrates de Audrey McLaughlin ne peuvent espérer, à moins d’un miracle, faire de percées au Québec.Iœs stratèges du NPD ont en effet baissé leurs attentes.Moins idéalistes qu’à l’élection de 1988, ils ont ajusté leurs prévisions.«On a appris beaucoup de 1988, concède M.Peter Julian, président du comité de planification électorale du NPD au Québec.On a une équipe mieux rodée.On est plus réaliste aussi.En 1988, on parlait de gagner partout même si on n’avait jamais gagné un seul comté au Québec.»Cette fois, le NPD cible une vingtaine de comtés québécois.On mise sur l’Estrie, Hochelaga-Maisonneuve, Charlesbourg et Hull-Ayl-mer.Selon M.Julian, si le NPD peut conserver ses appuis, «on va aller chercher une demi-douzaine de comtés au niveau actuel».Le NPD avait récolté près de 14% du vote populaire en 1988.Phil Edmonston avait réussi la première percée du NPD au Québec au cours d’une élection partielle en février 1990.Autonomie gouvernementale des Attikamekw et Montagnais Des consultations oui, mais aucune entente DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Aucune entente n’est intervenue entre le gouvernement du Québec et le Conseil des Attikamekw et des Montagnais sur l’autonomie gouvernementale de ces nations autochtones, ont confirmé hier l’une et l’autre partie.Le gouvernement a toutefois bel et bien reçu à la mi-juillet un rapport de son négociateur spécial, l’ancien président d’Hydro-Québec, M.Guy Cou-lombe.Ce rapport est une synthèse sur l’état des négociations qui se déroulaient depuis huit mois avec les groupes amérindiens, après quelque 12 années de tergiversations.Il contient un certain nombre d’hypothèses, notamment sur la possibilité que Québec signe, avec îes communautés, des ententes de type joint venture sur l’exploitation minière, forestière, hydroélectrique de certains territoires, par exemple.De part et d’autre on a confirmé hier que chacune de ces hypothèses fait l’objet d’études, d’évaluation et de consultations.Aucune discussion n’a été menée sur deux aspects cruciaux d’une éventuelle entente: la superficie des territoires et les montants d’argent qui seraient en cause.Le ministre délégué aux Affaires autochtones, M.Christos Sirros, a déclaré hier qu’il faudra «une autre phase de négociations».Ce rapport identifie les paramètres, il crée un cadre de discussions.La négociation porte sur trois as- PHOTO ARCHIVAS Christos Sirros: «une autre phase de négociations».pects interreliés: le développement économique des communautés, l'autonomie gouvernementale et le territoire sur lequel s’exercerait cette autonomie.Il s’agit de définir ce que les autochtones pourront gérer, dans quels territoires et quelles seront les coin pensations financières fournies par; je gouvernement pour ce faire, a précisé le ministre.En échange, a expliqué M.Sirros, l’entente permettrait de «dissoudre l’ambiguïté» concernant les droits ancestraux et reconnus par les traités dont se réclament ces communautés.T É L .: 9 8 5 - 3 3 44 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: f Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi: 985-3344 Fax.• 985-3340 î fAKIAnA PROVINCE DE QUÉBEC | DISTRICT DE MONTRÉAL | NO: 500-12-211958-933 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT I PR0T0N0TAIRE-ADJ0INT j ANN RAMOUTAR; j Partie demanderesse C.5 DIPCHAND SAMKISSON; Partie défenderesse ASSIGNATION I ORDRE est donné à DIPCHAND 4 SAMKISSON: de comparaître au j greffe de cette Cour situé au 1, j Notre-Dame Est, à Montréal, j Québec, salle 1 100.dans les J TRENTE (30) jours de la date de la | publication du présent avis dans le j journal LE DEVOIR j Une copie a été remise au greffe, a | l'intention de DIPCHAND j SAMKISSON.{ Lieu: MONTRÉAL 1 Date: 4 août 1993 GILBERT CHAPADOS, Protonotaire-adjoint PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE.COUR DU QUÉBEC.CHAMBRE CIVILE, NO ,700-02-001745-927.La Revue de Terrebonne, Partie demanderesse, -vs- Brochetterie La Porte de Terrebonne Inc.Partie défenderesse Le 23ième jour d'août 1993.à 12000.au 1755, Ch.Gascon.Terrebonne.OC., district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Brochetterie La Porte de Terrebonne Inc , saisis en celte cause, consistant en: t Caisse enregistreuse Victor 328: t Réfrigérateur à pâtisserie: f Radio York: 1 Machine a glace Crystal et autres articles Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEOUE VISÉ.Informations: Michel Daigneault.huissier, (514)471-8078 JACOUES LANCTOT HUISSIERS.955 boul Des Seigneurs.S-21.Terrebonne Oc, J6W 3W5 PANADA PROVINCE DE OUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL Numéro: 500-02-018992-938 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT COMITÉ PARITAIRE DU VETEMENT POUR DAMES Partie demanderesse C SOEURT PLONG Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné â SOEURT PLONG de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est rue Notre-Dame, Montréal, QC., salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie d'un bref d’assignation et déclaration a été remise au greffe à l'intention de SOEURT PLONG.Lieu: MONTRÉAL Date.16 juillet 1993 RÉAL PLOURDE CANADA, PROVINCE DE OUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC.CHAMBRE CIVILE, NO: 500-02-017602-926.Normand Wade Liée, Partie demanderesse, -vs- Arnold Schrier Architect, Partie défenderesse.Le 23ième jour d'août 1993, à 11 hOO, au 1680, Lincoln, Terrebonne, QC., district de Montréal, seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de: Arnold Schner Architect, saisis en cette cause, consistant en: 1 Machine à écrire B-other, 1 Calculatrice Canon P-41-d: t Bureau en bois.4 tiroirs: 2 Tables à dessins et autres articles de bureau.Conditions: ARÇENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Informations Michel Daigneault, huissier, (514)471-8078.JACQUES LANCTOT HUISSIERS, 955 boul.Des Seigneurs, S-21, Terrebonne, Oc.J6W 3W5.CANADA, PROVINCE DE OUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE.COUR DU OUÉBEC, NO: 705-27-000302-916.PERCEPTEUR DES AMENDES, agissant pour la créance du procureur général, PARTIE DEMANDERESSE • VS- SIMARD, HAROLD, PARTIE DÉFENDERESSE AVIS LÉGAL.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: Le 28 août 1993, à 15000, au no 941 -B Bas L'Assomption à L Assomption Les dits biens consistent en: 1 automobile Firebird 1982 Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur DANY GRAND MAISON, HUISSIER.BÉLANGER 8 ASS.HUISSIERS, 166 St-Joseph, C P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tel 759-5556, Fa*: 759-6235.Joliette ce 9 août 1993 CANADA, PROVINCE DE OUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR DU QUÉBEC, NO.705-27-002594-924 PERCEPTEUR DES AMENDES, agissant pour la créance du procureur général, PARTIE DEMANDERESSE -VS- YVON JONES.PARTIE DEFENDERESSE AVIS LÉGAL.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: Le 24 août 1993, à 15h00, au no 554 Rivière Sud, à St-Roch.Les dits biens consistent en: t automobile Ford Galaxie 500.convertible, 1962: t divan modulaire 5 morceau*, 1 télécouleur RCA, 20' environ, Colodrax; t table de centre.Lesquels effets sercnt vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur DANY GRAND MAISON, HUISSIER BÉLANGER 8 ASS HUISSIERS, 186 St-Joseph.C P 454, Joliette.(Québec) J6E 3Z9 Tél: 759-5556.Fa*: 759-6235 Joliette ce 9 août 1993 CANADA PROVINCE DE OUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR MUNICIPALE, NO 53,364,477-5, VILLE DE MONTRÉAL, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- LILIAN OUTIL PARTIE DEFENDERESSE, AVIS LÉGAL Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: Le 24 août 1993 è 14h00, au no 560 Rivière Sud.à St-Roch.Les dits biens consistent en 1 télécouleur JVC, 12": t divan en tissu: 1 bibliothèque; t fauteuil en tissu, repose-pieds, 1 lour micro-ondes Beaumark Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur DANY GRAND MAISON HUISSIER BÉLANGER 8 ASS HUISSIERS.186 St-Joseph, C P 454, Joliette (Québec) J6E 3Z9 Tél 759-5556, Fa*: 759-6235 Joliette ce 9 août 1993 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE JOLIETTE COUR DU QUEBEC, NO 705-27-013870-925 PERCEPTEUR DES AMENDES, agissant pour la créance du procureur général, PARTIE DEMANDERESSE VS- DANACA TRANSPORT LTÉE PARTIE DÉFENDERESSE AVIS LÉGAL Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice Le 24 août 1993, a 14hOO, au no 2555 Jean Desy, è Longueuil.Les dits biens consistent en 1 ordinateur Sanyo 16 et accessoires t imprimante: 1 écran Samtror 1 imprimante PR-9101 bureau*, téléphones, classeur, calculatrice tables; dactylo Brother, fontaine a eau etc Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérissçur.MARTIN THÉROUX.HUISSIER BÉLANGER 8 ASS HUISSIERS.186 St-Joseph, C.P 454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.Joliette ce 9 août 1993.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR DU QUEBEC.NO: 700-02-004063-914.C S S T, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- RICHARD DESMARAIS, PARTIE DÉFENDERESSE AVIS LÉGAL.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: Le 24 août 1993, à 13h00, au no 3425 Montée Gagnon, à St-Louis de Terrebonne, Les dits biens consistent en: 1 télécouleur RCA, 18" environ; 1 four micro-ondes Sanyo; 1 taille-bordures Weedeater; 2 Porte-documents en cuir; 1 climalisateur Mastercraft 6000; t automobile Chevrolet Celebrity 1984 Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur MARTIN THÉROUX, HUISSIER BELANGER 8 ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph, C.P.454, Joliette.(Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fa* 759-6235.Joliette ce 9 août 1993 Province de Québec, District de Montréal, COUR DU OUÉBEC.NO: 500-27-000175-917.PERCEPTEUR DES AMENDES, Demandeur, -vs-VINET, SERGE, Défendeur.Le 24 août' 1993, à 10h00 de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 110 rue De La Futals, en la cité Varennes, district de Richelieu, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Honda modèle Civic 1990 de couleur rouge no plaque WLG 797 no série 2HGED7362LH005477.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.LUC DARVEAU, huissier, ÉTUQE GRENIER, POISSANT ET ASSOCIÉS.HUISSIERS, 466-2628 Ville Lemoyne, le 04 août 1993 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 19 juillet 1993, à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à G.C.L.Great Canadian Licensing Inc.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation.La Chambre des huissiers du Québec division d'enregistrement de MONTRÉAL, le 26ième jour de juillet 1993, sous le numéro 4631255.Ce 3ième jour d'août, 1993.LA BANQUE TORONTO-DOMINION.2433-7370 QUEBEC INC Prenez avis que la compagnie "2433-7370 QUEBEC INC." demandera à l'inspecteur général des instilutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 5 août 1993 Le procureur de la compagnie, ALFRED ZIMMERMAN, C.R Le texte de l’entente sur la main-d’œuvre ne serait pas prêt pour les élections Québec (PC) — üt Société québécoise de développement de la main-d’œuvre devra être le seul maître d’œuvre des programmes de formation et de création d’emplois pour que cessent les coûteux dédoublements Québec-Ottawa, a rappelé hier le ministre André Bourbeau.«La Société québécoise devra être la seule maître d’œuvre, avec une seule série de programmes, un seul budget, une seule stratégie et une seule clientèle», a dit le ministre Bourbeau.Des journalistes demandaient de préciser la nature de l’entente annoncée à se sujet par les premiers ministres Robert Bourassa el Kim Campbell, le 3 août dernier, et qui ne repose actuellement sur aucun texte écrit.Selon M.Bourbeau, il n’y a '«aucune contradiction» entre les points de vue exprimés par Québec et Ottawa à la suite de l’entente de principe sur la main-d’œuvre.Iœ ministre a convenu que les négociations se poursuivaient entre les deux gouvernements pour définir je contenu de l’accord.«Le problème, ce n’est pas de rédiger, mais de s’entendre sur l’accord», a-t-il dit.Il espère que le texte de l’entente sera prêt avant le déclenchement des élections fédérales, mais il n’en est pas sûr compte tenu que la date du scrutin fédéral pourrait arriver plus vite que prévu.«Moi je souhaiterais que l’accord définitif soit signé avant les élections», a-t-il conclu.L’ALENA un danger pour la santé?! Toronto (FC) — Les gouvernements fédéral et provinciaux vont s’apercevoir que l’Accord de libre-échange nord-américain réduit leur capacité de protéger la santé et la qualité de vie de leurs citoyens, a affirmé hier une association d’avocats.Ix“s Canadiens vont être exposés à des dangers accrus sur leurs lieux de travail, la pollution de l’air s’aggravera et les ressources naturelles du pays disparaîtront plus rapidement à cause de l’ALENA, prévient le rapport de l’Association canadienne du droit environnemental.«Il y a d’énormes pressions qui s’exercent à la baisse sur nos normes», a déclaré l’un des coauteurs de l’étude, Bruce Campbell.Effectuée par une équipe d’avocats, d'économistes et de spécialistes du commerce à la demande du gouvernement de l’Ontario, l’étude considère que le projet de libre-échange continental est «fondamentalement incompatible» avec la protection de l’environnement.Selon ce document, l'ALKNA aura notamment pour effet d’exercer des pressions pour abaisser I toute une série de normes environne- I mentales canadiennes, comme les I mesures de contrôle de la présençe I de pesticides dans les aliments, qu l’exposition aux produits chimiques.i I L E I) E V (MR.I.E JEUDI 12 A 0 Û T I !) !) 3 LE DEVOIR XXM ISE-300 DOW JONES SCAN OR -11.10 -12,55 +10,62 -0,79 -5,60 1910,40 4015,89 3583,35 76,52 375,30 ECONOMIE À son niveau le plus bas en six ans Le dollar plonge Le mince écart entre les taux canadiens et américains favorise les placements chez nos voisins du Sud SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR L’abandon de la devise canadienne par les investisseurs internationaux s’est traduit par une chute très prononcée de 79 points de base pour se fixer ainsi à 76,52 cents américains, soit le niveau le plus bas observé au pours des six dernières années.Economiste à la Banque Nationale, Mme Dominique Vachon a expliqué que cette retraite était largement attribuable au fait que les taux administrés américains et canadiens étant très proches, on a assisté à un désistement des véhicules financiers canadiens au profit de ceux que proposent nos voisins du Sud.Qui plus est, de soutenir aussi bien Mme Vachon que M.Durocher, économiste à la Banque Royale, en abais- sant son taux d’escompte parallèlement au recul, ordonné il est vrai, du dollar canadien, la banque centrale a adopté une politique financière jugée permissive par les spéculateurs qui, après avoir été très actifs en Europe, se sont penchés sur la situation canadienne avec le résultat que l’on sait.Dans leurs attaques, ces investisseurs se montraient d’autant plus fermes ou convaincus qu’ils ont été surpris par les stratégies arrêtées par les banques centrales européennes.Ainsi que l’a souligné Mme Vachon, en assouplissant les règles inhérentes au système monétaire européen, les spéculateurs s’attendaient à ce que ces banques autorisent des baisses de leur taux respectif.Ce ne fut pas le cas.Plutôt que de relâcher l’étreinte sur le crédit, les banques européennes ont fait preuve d’une rigueur telle qu’elles ont tué dans l’oeuf les velléités spéculatives des investisseurs en sol européen.Avec cette baisse marquée de la devise, on peut se demander si la Banque du Canada qui, comme toutes les banques, a horreur des brusques changements, va commander une majoration de son taux d’escompte qui présentement est à 4,20%.Rien à cet égard n’est certain, d’indiquer M.David Lachance, cambiste à la Banque de Montréal.Selon cet expert, la Banque du Canada attendra encore une ou deux séances avant de dévoiler ses couleurs en la matière.Car actuellement, entre la lenteur de la reprise et la maîtrise de l’inflation, la banque ne souhaite vraiment pas être dans l’obligation de majorer son taux.Pour sa part, Mme Vachon de la Banque Nationale a signalé que lorsque la devise canadienne avait enregistré des baisses aussi brusques que celles constatées l’automne dernier, la Banque du Canada avait réagi avec plus de rigueur qu’elle ne l’a fait hier.Selon les informations fournies par Mme Vachon, cette institution est intervenue à quelques reprises mais sans manifester de panique ou d’empressement.Cela étant, aussi bien selon M.Lachance de la Banque de Montréal que selon M.Durocher de la Banque Royale, si la Banque du Canada majore son taux d’escompte il n’est pas encore évident que ce geste se soldera par une augmentation généralisée des taux.D’après les observations formulées par ces experts, l’écart qui existe présentement entre le taux d'escompte et le taux préférentiel est si large — 155 points—, qu’il ne commande pas une hausse des taux administrés par les grandes banques.Gemini est solvable PWA demande un médiateur GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Déboutée par la Cour d’appel de l’Ontario, PWA, société-mère de Canadien International, a demandé officiellement au gouvernement fédéral de nommer un médiateur.Lasse des recours légaux, et voyant défiler le temps rapidement, le transporteur demande au fédéral une intervention rapide afin de favoriser l’obtention d’une solution négociée dans le différend qui l’oppose à Air Canada et à Covia.«La décision du tribunal illustre l’urgence d’une intervention gouvernementale rapide», a déclaré Béatrice Pepper, porte-parole de Canadien.Pourtant, et exception faite de la décision d’hier, le transporteur de l’Ouest ne cesse d’accumuler les victoires, politiques et légales.Le cabinet fédéral a déjà refusé de renverser la décision de l’Office national des transports qui avalisait l’alliance PWA-AMR.Puis, la Cour fédérale d’appel a reconnu le pouvoir du Tribunal de la concurrence d’intervenir dans je dossier Gemini en ordonnant, ultimement, la dissolution du système de réservations informatisés.Mais «l’approche légale prend du temps, beaucoup de temps.Les actionnaires, la clientèle, les employés, les fournisseurs.tous sont fatigués de cette querelle», a ajouté Béatrice Pepper.«Arrêtons d’affaiblir les deux entreprises, asseyons-nous! lance la porte-parole de Canadien.Ce n’est pas par la voie des tribunaux mais, plutôt, par la discussion et par la négociation que nous réussirons à trouver une solution.» Et Rhys T.Eyton, président du conseil de Canadien, d’ajouter: «Il est devenu inacceptable de voir nos clients, employés et actionnaires demeurés les otages d’une stratégie d’Air Canada visant à sortir Canadien du marché.» «Ce n’est pas nous mais bien PWA qui a emprunté la voie des tribunaux, qui a entamé les procédures légales, a renchéri Ronald White, porte-parole d’Air Canada.Il est dans nos intentions de suivre le cours normal de ce processus.» Heureuse de la décision de la Cour d’appel, Air Canada n’entend pas répondre à l’invitation de PWA.«Nous avons toujours déclaré être prêts à nous asseoir pour trouver une solution négociée, mais dans un cadre global qui permettrait d’aboutir à un règlement qui viendrait circonscrire les maux structurels de l’industrie.» La Cour d’appel de l’Ontario a entériné, dans un jugement partagé, la décision d’un tribunal de première instance de ne pas reconnaître l’insolvabilité du réseau Gemini.En avril dernier, la Cour de l’Ontario avait rejeté l’argumentaire de PWA et reconnaissait Gemini en tant qu’entité solvable.Elle faisait ressortir des manquements au devoir de fiduciaire de PWA envers les associés et ne pouvait admettre qu’un partenaire mécontent ou insatisfait puisse dissoudre une entreprise, en voie de connaître une forte rentabilité, au détriment des autres partenaires.Deux rapports préparés par des cabinets d’experts-comptables et visant à démontrer l’insolvabilité de Gemini ont été contrebalancés par trois analyses illustrant le contraire.Un seul des trois magistrats.de la Cour d’appel a endossé les prétentions de PWA.A tout le moins, le juge en chef a joint sa voix à la majorité en refusant d’autoriser uen dissolution du réseau sur la base de l’insolvabilité.Par contre, le juge Dubin a prétendu que le tribunal de première instance avait erré en refusant de considérer i’impact, sur la viabilité de Gemini, d’une faillite de Canadien International.Une telle éventualité, qui découlerait d’une incapacité à conclure une alliance commerciale avec American Airlines, aurait des répercussions majeurs sur l’emploi et la concurrence dans l’industrie.Le tribunal de première instance aurait dû en tenir compte, selon le juge en chef dissident.American Airlines est blanchie Galveston (AFP) — Un tribunal de Galveston au Texas a estimé mardi qu'Ainerican Airlines, la première compagnie aérienne américaine, n’avait iras intentionnellement cherché à nuire à ses concurrentes Northwest et Continental en décidant en 1992 de réduire fortement ses tarifs.Le procès s’était ouvert le 12 juillet à la suite d’une action entreprise par Northwest et Continental, qui accusaient American Airlines de casser ses tarifs (jusqu’à 40%) sur certains marchés afin de les en exclure et d’établir une situation de monopole.Ije juiy a penché en faveur de la position d’American Airlines ciui affirmait que sa nouvelle grille de tarifs lancée à grand renfort de publicité en avril 1992 ne visait pas des destinations en particulier mais le marché américain dans son ensemble.Northwest et Continental demandaient jusqu’à 3 milliards.1-; US de dommage et intérêt.Quelques mois auparavant Northwest et Continental avaient elles-mêmes été accusées de telles pratiques par des concurrents plus jx-tits.Mais l’affaire av;dt été réglée au niveau des autorités fédérales à l’avantage des plaignants.Santé économique L’AMQ sonne l’alarme Les manufacturiers craignent une autre récession FRÉDÉRIC TREMBLAY PRESSE CANADIENNE L’Association des manufacturiers du Canada (AMC) et son pendant québécois, l’AMQ, sonnent l’alarme devant l’état chancelant de l’économie.Au cours de conférences de presse données simultanément hier à Montréal et Toronto, les deux organismes ont dit craindre fortement dans ce qu’ils appellent «une alerte économique» que le Canada soit sur le point de replonger dans la récession.Pour appuyer leurs appréhensions, l’AMC et l’AMQ soulignent que la production manufacturière au pays, après un an de reprise graduelle, a chuté soudainement de 1,4% entre avril et mai, alors que les expéditions ont enregistré une diminution de 1,7%.De plus, fait-on observer, on assiste à une réduction des commandes et à une augmentation des inventaires.Les prix de vente des manufacturiers subissent présentement une tendance à la baisse, constate-t-on aussi, au moment où les coûts unitaires de production s’accroissent.Pour illustrer l’impact de la contre-performance du secteur manufacturier sur l’état général de l’économie, le président de l’AMQ, Richard Le Hir a fait remarquer que i’industrie manufacturière au pays représente 20% de toute l’activité économique au Canada.Cette proportion grimpe à 50% si on inclut les effets indirects.M.Le Hir convient d’autre part que la situation de l’industrie manufacturière au Québec paraît moins préoccupante qu’ailleurs au Canada.Le président de l’AMQ prévient cependant que cela pourrait être fragile, en raison «du haut niveau d’intégra- tion des économies du Québec et de l’Ontario».Au Québec, l’industrie manufacturière a généré la création de 7800 emplois en juin.Les livraisons dans les deux principaux domaines d’activité manufacturière au Québec, soit les secteurs du bois et celui de l’automobile et du matériel de transport, ont par ailleurs augmenté respectivement de 7,8 et de 17,5% entre mars et mai derniers.La situation était cependant moins bonne dans les secteurs des articles de cuir, de l’habillement, de l’ameublement et de l’édition.Richard Le Hir s’est d’autre part défendu de céder à l’alarmisme en prédisant un possible retour de la récession au pays et au Québec.«On essaie simplement de se comporter en gens responsables.On ne sonnerait pas l’alarme si on n’avait pas remarqué une baisse marquée de l’activité dans le secteur manufacturier», a-t-il fait valoir.Pour éviter le pire, Richard Le Hir incite les gouvernements à prendre rapidement des mesures concrètes pour permettre à l’économie de prendre du mieux.Le président de l’AMQ rappelle que son organisation a déjà présenté plusieurs fois ces derniers mois des recommandations aux gouvernements.«Ou bien ils (gouvernements) sont sourds et n’entendent pas ce qu’on leur dit, ou bien ils sont manchots et ne peuvent rien faire», a lancé M.Le Hir, excédé.Au nombre de ses propositions, l’AMQ suggère une baisse additionnelle des taux d’intérêt et de la valeur du dollar face à la devise américaine.L’AMQ recommande aussi une diminution des taxes sur les biens achetés par l’industrie manufacturière, l’élimination des barrières interprovinciales et la réduction des dépenses publiques.GMG veut ouvrir 60 Domino’s au Québec en cinq ans Des partenaires sont recherchés pour les régions CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Comme c’est plutôt tranquille dans le domaine immobilier et que cela risque de l’être encore pendant quelques années, Gan-dell Murdock Gareau (GMG), du nom des trois partenaires dans une entreprise de gérance et de services en immobiliers au Québec, a décidé de se lancer dans la pizza et il a même conclu une entente unique en Amérique du Nord avec Domino’s, une autre de ces entreprises américaines qui ont fait une percée mondiale dans le domaine du prêt-à-manger.Selon l’entente signée, GMG, qui est un holding de Pointe-Claire, se propose d’ouvrir 60 pizzerias Domino’s au Québec au cours des cinq prochaines années, ce qui représente un investissement de 7 à 8 millionsS et la création de 2000 emplois.GMG est la seule entreprise en Amérique du Nord à avoir obtenu un territoire défini, en l’occurence le Québec.Domino’s a préféré confier ce marché à des Québécois qui le connaissent très bien.Les promoteurs entendent pénétrer d’abord les marchés régionaux, où l’effort de publicité à faire est moindre qu’à Montréal.Ils recherchent en outre, pour chacune des villes ou régions, des partenaires minoritaires à qui on demandera une mise de fonds minimale de 10 000$ à 30 000$.Ils veulent cependant que ces partenaires soient très impliqués dans leur communauté, qu’ils aient une très haute visibilité et qu’ils aiment les relations publiques, tout cela pour que Domino’s devienne «une force dominante» dans les marchés de la pizza où cette bannière sera présente.Le développement du réseau se fera jusqu'à un certain point en suivant une ligne géographique continue pour des raisons d’économies et de distribution.Par exemple, on n’ouvrira pas une pizzeria en Abitibi et une autre en Gas-pésie, mais on peut facilement concevoir des ouvertures rapprochées à Granby, Magog et Sherbrooke; ceci ne veut pas dire qu’il n’y aura jamais de Dominos dans les régions les plus excentriques, qui seraient alors desservies par des centres de distribution moins éloignées que celui de Montréal.Au fait, les centres de distribution restent la propriété de Domino’s; les détenteurs de franchise peuvent tout de même s’approvisionner ailleurs à la condition de respecter les normes.Domino’s, dit-on, favorise l’achat local.Ainsi, une pizza toute garnie (vendue dans les 11 pizzerias qui existent déjà à Montréal et qui appartiennent à des propriétaires indépendants) aurait un contenu canadien de 84%; seul le pep-peroni vient des Etats-Unis.Mais, le marché de la pizza ne serait-il pas saturé?Certainement pas en dehors de Québec et de Montréal, répond Jim Murdock.Do-mino’s, explique-t-il, est un spécialiste de la livraison et il a développé des techniques très au point pour la cuisson d’une pizza en six minutes dans un four rotatif, qui semble-t-il, n’existe aucunement en province.Ses pizzerias ne sont en fait que des cuisines, puisqu’un client ne peut pas consommer sur place, ce qui élimine complètement la nécessité d’avoir pignon sur rue dans un lieu achalandé et limite par conséquent au minimum les coûts de location.Elles ne possèdent pas non plus leur flotte de voitures de livraisons, puisque chaque livreur, dont les revenus proviennent d’un salaire fixe et des pourboires, est propriétaire de son véhicule.L'ouverture du premier pizzeria de GMG a eu lieu hier matin à Laval et environ cinq autres devraient être lancés dans les prochains mois.GMG se limitera à gérer et administrer ses pizzerias, tout en continuant à vaquer à leurs occupations antérieures, à savoir gérer des centres commerciaux et répondre aux demandes d'une quarantaine de détaillants, tels Wise et In Naturiste, qui ont des boutiques à peu près partout au Québec.L’OPEP est en crise Londres (Reuter) — L’OPEP traverse la crise la plus grave depuis le dernier effondrement des cours du pétrole, en 1986, estiment des analystes de Kleinwort Benson Research.Les prix pourraient tomber en deçà de 15$ US le baril si l’Organisation ne parvient pas à réduire la production lors de la prochaine réunion ministérielle, en septembre, ajoutent-ils.«L’OPEP traverse la crise la plus grave depuis 1986 et ses principaux membres risquent de faire de lourdes erreurs de calcul qui pourraient plonger le marché dans le chaos avant la fin de l’année», notent les économistes dans une étude.Jusqu’ici, poursuivent-ils, les chiffres indiquent une hausse de l’offre et une faiblesse persistante des prix, qui devrait se poursuivre dans les prochains mois.Ils estiment la production moyenne de l’OPEP à 24,7 millions de bpj en juillet, pour un plafond fixé à 23,582 millions.Elle devrait atteindre 24,9 millions en août et 25,1 millions en septembre.Il est peu probable que l’Iran réduise sa production, qui dépasse son quota, tandis que celle du Kowejit atteindra 1,9 million de bpj.Canam Manac vend plus Les ventes du Groupe Canam Manac ont atteint 150,7 millions$ pour le premier semestre terminé le 30 juin, comparativement à 118,9 millions$ en 1992, soit une augmentation de 27%.Au deuxième trimestre, les ventes se sont chiffrées à 80,5 millions$, comparativement à (54,7 millions$ pour la même période en 1992, une hausse de 24%.La perte nette du deuxième trimestre s’élève à 1 million$ (ou 3 cents par action) comparativement à une perte de 5,8 millions$ (ou 24 cents) en 1992.Après six mois, la perte se situe à 3,6 millions$ (ou 12 cents), alors quelle était de 12,7 miÜions$ (ou 53 cents) en 1992.SIDDELE Y GEEESai HAWKER SIDDELEY CANADA INC.Avis est donné par la présenle qu'un dividende d'un dollar et quarante-trois cents et trois quarts ($1.43*/«C) par action sur les actions privilégiées de la Compagnie, actions en circulation à 53/«% à dividende cumulatif rachetables a été déclaré payable le 2ième jour d'octobre 1993, aux actionnaires inscrits aux registres à la clôture des affaires le 15ième jour de septembre 1993 soit un dividende sur telles actions à raison de 5!/ - •«**£ .iâi SyMI 9k1X3 _ .i^üëk I^ÏRg «ssSf^ ' V^sA .!*?».¦ ,!ï% Sw** '.*}'¦ „» iïry*&< f»5tv < SgR! ¦riÉMküÉBB üsSjfè.e-v%, ¦Si-’ £&3 ttL- K/1 P ' lino dame cubaine photographiée à La Havane par (iaétan Plouffe, de Ville Saint-Liurent, à l’été 1991.Une ruelle de Lisbonne, au Portugal.La photo est de Contran Chamard, de Ville d’Anjou.Sage Chapitre II du grand concours de photographie du DEVOIR qui, cette semaine, s’internationalise.Les photos, placées sous le signe de la douceur de vivre, ont été croquées aux quatre coins du monde: dans un vieux quartier de Lisbonne, au Portugal, sur le pas d’une porte à La Havane, à Cuba, dans la campagne givrée d’un petit matin allemand, sur le trottoir d’une ville grecque où un vieil homme avait fait monter sur ses genoux un coq pour casser la croûte.Il est trop tard maintenant pour s’inscrire au concours, qui a suscité une réaction massive parmi les chasseurs d’images québécois.Les photos sélectionnées sont publiées dans cette page tous les jeudis, jusqu’à la fin du mois d’août.À droite, Mutin dégivré dans lu campagne allemande, de Danielle Lavoie, de Laval.L'Ermite et le coq, une photo croquée en Grèce par Isabelle Barbeau, de Montréal.E\n p h o t o s -?LE DEVOIR ?- SOCIETE I.E I) E V U I lî .I.E .1 E I 1)1 12 A (l I I | il il COMME UNE IMAGE AGENDA CULTUREL CINÉMA ASTRE: (849-3456) — The Fugitive 1 h, 3 h 30, 7 h, 9 h 30— Rising Sun 1 h 15, 3 h 45, 6 h 45, 9 h 10- Jurassic Park 1 h 05, 3 h 35, 7 h ' 10— In the Line ot Flre 2 h 55, 9 h 40— Robin 11 Hood Men In Tights 1 h, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 BERRI: (849-3456) — Jurassic Park 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45— Robin des bois héros en collants 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 35— Soleil levant 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30— Mon ami Willy < 1 h 30, 4 h— Les Lavlgueur redéménagent 7 h 10, 9 h 30, jeu.9 h 30— Denis la petite peste 1 h, 3 h, 5 h— Dernier des héros 7 h, 9 h 30 BROSSARD: (849-3456) — Soleil levant 1 h 15.4 h 15, 7 h, 9 h 40— Mon ami Willy 1 h 30— Sur la ligne de (eu 4 h 15, 7 h, 9 n 35— Le fugitif 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45 CARREFOUR UVAL: (849-3456) — In the Line ol Flre 7 h 10, 9 h 45— Denis la petite peste 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15— Sur la ligne de teu 1 h 35, ' 4 h 10, 7 h 10, 9 h 45— Le fugitif 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 35— Mon ami Willy 1 h 15, 4 h 10, 7 h 10— Les Lavlgueur redeménagent 9 h 35— Rising Sun 1 h 05, 4 h, 7 h, 9 h 35— Jurassic Park 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45 CENTRE EATON: Mtl — My Boyfriend's Back 12 h 40, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 25, 9 h 25— Meteor Man 12 h 35.2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 05— L'homme météore 12 h 45, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30— Coneheads 12 h 50, 2 h 45, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 20— Tom S Jerry The Movie 12 h 20, 2 h 35, 4 h 50— Story of Olu Ju 7 h 05, 9 h 10— Free Willy 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 CINÉMA É8YPTIEN: (849-3456) — In the Line ol Flre 1 h 30, 4 h 10, 7 h, 9 h 30— Poetic Justice 2 h, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 30— Sleepless In Seattle 1 h 45, 4 h, 7 h, 9 h 20 CINÉMA UN6ELIER: Mtl — So I Married an Aie Murderer 3 h 10, 9 h 20— Mon ami Willy 1 h, 5 h, 7 h 10— Robin des bois héros en collants 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15— Sur la ligne de feu 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 40— Denis la petite peste 1 h— Soleil levant 1 h, 3 h 30, 7 h, 9 h 30— Jurassic Park 1 h 10, 3 h 40, 6 h 45, 9 h 15— Le fugitif 1 h 05, 3 h 45, 7 h 10, 9 h 40 CINÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: (288-1857) — Tango 5 h, 7 h, 9 h— Automne octobre à Alger 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINÉMA OMÉGA: (647-1122) — Le lugltll 1 h, 3 h 30, 7 h, 9 h 30— Mon ami Willy 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 15, 9 h 30— Denis la petite peste 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 15, 9 h 30— Soleil levant 7 h, 9 h 30— Blanche Neige 1 h, 2 h 45, 4 h 30 CINÉMA ONF: (496-6895) — Les amoureux de Montréal 5 h— Forbidden Love 7 h— Tabarnac / Love Addict 9 h CINÉMA PARADIS: (354-3110) — Amos S Andrew 6 h— Un flic et demi 6 h 05— Le chêne 6 h 35— Tu seras un homme 7 h 45— Jack l’ours 7 h 55— Dragon 8 h 45— L'enragé 9 h 50— Sans retour 9 h 55 ! CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001) — Shadows 7 FAMOUS PLAYERS L J rî P Il )> lu I» ‘J ILM 12 30-2 15 4 00-5 *0 12 10-2.154 15-6 20 VERSAILLES 353-7880 PARISIEN 866-3856 GREENFIELD PARK en erpWcENTRE LAVAL 686-7776 S19 bout Tjsçhptf ju ^ o| wa au nom du nouveau responsable de ce dossier, le vice-premier ministre et ministre de l’Industrie, des sciences et de la technologie et du Bureau fédéral des dévelopement régional, Jean Charest, ainsi que de, sa collègue la ministre Monique Landry, secrétaire d’Etat du Canada et ministre des Communications.En plus des 4,2 millions$ assurés par les gouverne-, ments, la direction du Domaine Forget devra compléter la somme requise pour les fins de la rénovation de l’équipement et du patrimone environnant, soit un million de dollars qu’elle compte recueillir par une campagne de financement public.Les nouveaux fonds serviront en priorité à doubler la capacité d’accueil de la salle de concert, pour un total de 600 places, à rafraîchir les bâtiments et les bureaux actuellement désuets, à rénover le patrimoine et les bois.Situé à la sortie du village de Saint-Irénée, dans la région de Charlevoix, le Domaine Forget surplombe majestueusement le fleuve Saint-Laurent.Il offre à la population de la région, du Québec et de la communauté internationale, une Académie de musique et de danse, un festival de musique en plein essor ainsi que des expositions et diverses activités d’interprétation.Depuis 1977, l’Académie a accueilli plus de 4400 stagiaires, présenté quelque 400 concerts et organisé une cinquantaine d’expositions d’art.Les belles voix du Québec réunies Châteauguay entonne son «festival de la polyphonie vocale» ce matin MARIE LAURIER LE DEVOIR T) ienvenue à Châteauguay, ville hô-^'JJtesse d’un événement unique en soi», invite le maire Jean-Bosco Bourcier dans sa ville envahie présentement par toutes les plus belles voix du Québec.En effet, ville chantante s’il en esl, ce petit coin de pays se donne aussi depuis six ans «son» festival, celui de la polyphonie vocale.I.a ChâMeauguay débute ainsi ce matin et durera toute cette fin de semaine, jusqu’à dimanche, sur le site du Centra culturel Vanier, dans les églises, sous un chapiteau.Le mot d’ordre est «De tout coeur avec tout le monde».Plus de 25 spectacles et de l’animation pour toute la famille attendent les *4n visiteurs.En plus des choristes du vrai ter, international avec choristes et instrumentistes logne-sur-Mer en F vocal «Si-Ré» constitué d’un quatuor accompagné par une multitudes d'ins- truments: piano, violon, cor, viloncellc, flûte traversière, clarinette et guitare classique.Sur la scène du carrefour Angri-gnon samedi soir et le lendemain matin à l’église Saint-Jean-Baptiste à llh30.A compter de 18h30 demain, trois chorales, Musi-4 pour le folklore, à 19h30 à l’église QLPH le groupe de chant évangélique traditionnel et contemporain, de country, les STA'S Singers, et toute la soirée d’autres se relaieront sur les mêmes plateaux: la troupe «V’ià l’bon vent» qui célèbre son 35e anniversaire, le groupe vocal féminin «Modulation»et le «People Gospel Choir» de Montréal.La journée de samedi, la ronde des chorales commence dès 12h30: «The West Islanders», le «Rive-Son», et le soir la «Chorale vertébrale» de Granby, «Si-Ré» de France, l’«Ensemble Capriole» de Châteauguay, les « Lyric theatre Singers», soit 50 choristes qui se passionnent pour le théâtre musical de Broadway.Le dimanche cela commence encore 'VA ii LM -tu, et ils sont nombreux tant il est /fit /rai que les Québécois aiment chan- y—-y Ü tfV'-l :er, Châteauguay se donne un petit air f fwajj \’mmTm'- ' ) j ¦ la venue des 35 II’ Wmj~\ a nentistes de Bou- j * j km jU il I France, le groupe J» U II I If: & .w | / Ü* * ni w v\ ïp' 1)1.TAU.I)K L'AITTCHK DU FESTIVAL CHAJVTEAUGUAY plus tôt.à lOh avec les jeunes d’«Activ été» et de la «ChâMeauguay», suivis du «Quatuor I.N.T.I.» qui se spécialise dans la polyphonie des Incas, des «Sweet Adelines» du West Island,une formation composée elle aussi de 50 voix féminines, des «Fantaisies musicales».A 13h, «La Bande Magnétik», ce fameux quintette vocal a cappella drôle et original revient sur la scene du Centre culturel Vanier et à 14h le Théâtre lyrique de Laval présente des ;iirs d’opérettes de Strauss, à 16h30 c’est au tour du Grand orchestre de Châteauguay formé de 40 musiciens, et celui à 19h30 de l’ensemble «Sam Davis Gospel» qui fera danser aussi tout le beau monde.jusqu’à l’année prochaine! 11 y aura des messes chantées dans | toutes les églises de Châteauguay di-manche matin et les enfants trouve-i ront une atmosphère de fête foraine K] animées par des jongleurs, des unicy-v clistes, des échassiers, des magiciens, etc.Qui a déjà dit que le Québec était une immense chorale?Ces prochains jours, c’est à Châteauguay qu'elle nous donne rendez-vous.T H É A T H E T II É À T H E Une nouvelle chanson de Félix MARIE LAURIER LE DEVOIR Le Quatuor Arthur-LeBlanc interprétera cette fin de semaine une chanson inédite du chansonnier-poète Félix Leclerc.Intitulé Le Secret des pins, le manuscrit de cette chanson a été retrouvé l’an dernier par l’épouse d’Arthur Leblanc lui-même, qui l’a confié aux musiciens du quatuor.tc C’est en réponse à une question posée dans LE DEVOIR de samedi dernier — Entendons-nous assez souvent les chansons de Félix Ixclerc?— que le violoniste Luc Beauchemin nous a signalé cet événement.Saisissant l’occasion de souligner quelques anniversaires, le Quatuor Arthur-Ix*blanc propose vendredi et samedi soir les 13 et 14 août à l'église Chalmers Wesley .de Québec, une rencontre de trois artistes québécois: Félix Leclerc, décédé il y a cinq ans, le violoniste Arthur Leblanc et le pianiste et compositeur André Mathieu, respectivement disparus il y a huit et 25 ans.Le violoniste acadien Arthur LeBlanc et Félix Ixclerc se sont rencontrés pour la première fois au milieu des années quarante et ils se sont revus par la suite à la résidence des LeBlanc à Montréal.Le violoniste aurait alors joué Le Secret des Pins dans sa version pour violon suggérant à Félix Leclerc d’en écrire une version chantée.C’est ce manuscrit que le quatuor vient d’acquérir.L’arrangement de cette oeuvre qui sera entendue ces prochains jours utilise comme introduction la quatrième Bagatelle pour piano d’André Mathieu.D’où la fierté de Luc Beauchemin d’avoir réuni trois grands musiciens pour offrir une soirée musicale pour le moins originale.Le peintre Luc Archambault sera également de la fête puisqu’il s’est inspiré du poème /x Secret des pins pour créer l’illustration de la pochette du disque compact qui sera lancé après le concert de vendredi.Jean-Guy Gaulin a ;igi comme conseiller pour cet hommage aux trois artistes.Ix Quatuor Arthur LeBlanc, en résidence à l’Université de Moncton, est formé de Hibiki Kobayashi (Japon), Jean-Luc Plourde et Luc Beauchemin, de Québec et de Vincent Bernard de Montréal.A l’automne, il entreprendra une tournée de 17 concerts en Europe.La basse Claude Corbeil, le pianiste Roger Shakespeare Lord se joindront au quatuor pour les concerts consacrés au trois artistes disparus.LA TELE SOIR GILLES VIGNEAULT: 30 ANS DE POÉSIE : Enregistré en 1990 pendant les FraneoFolies de Mont-1 réal, concert du p’tit gars de Natashquan accompagné ! de Julos Beaucarne, Louise Forestier et bien d’autres ; encore.Radio-Canada, 20h PASSEPORT ; Ixs dossiers secrets du dictateur paraguayen Alfredo ' Stroessner.Radio-Canada, 21 II ENVOYÉ SPÉCIAL ¦ Après la parution de «Rebondir» destiné aux chômeurs, l’un des quatre reportages présentés traitera de «The Big Issue» le journal des sans-abris français.TV5, 21 h Pascale Pontoreau r PHOTO GEORGES POIRIER Luc Pilon, Julie Lefebvre, Normand Carrière, Dominique Lamy et Hélène Guérin ont le calembour facile dans la pièce de Patrice Dussault, Le système.Toute la grange a ri Toute?Non.Un rigoureux critique résiste encore et toujours au manque de profondeur D'É LE SYS1EME.Comédie de Patrice Dussault.Mise en scène: Serge Thibodeau.Scénographie: Gilles Perron.Costumes: Véronique Martino.Avec Luc Pilon (Paul Belmont), Julie Lefevbre (Marianne), Hélène Guérin (Docteur Jeanne Provencher), Dominique Ijamy (Rox), Normand Carrière (Fred) et Pierre Mailloux (Argenteuil).Production de la Compagnie de théâtre Trouvarir, présentée à la Grangerit (Laval) du 29 juillet au 5 septembre.M ICHEL VAIS Voilà un théâtre qui ne craint pas d’annoncer ses couleurs: la compagnie se nomme Trouvarir et se produit l’été à la «Grangerit» (sic).Après Homme en crise d’hormones, pièce dont le titre semblait lui aussi vouloir préluder à des dilatations de rates et qui a tenu l’affiche du 17 juin au 25 juillet, la compagnie laval-loise présente donc comme deuxième pièce de la saison estivale cette création au titre pour le moins énigmatique.Hélas! je n’ai pas trouvé à rire, même si ce soir-là, presque toute la grange a ri.L’auteur annonce dans le programme s’être «très» librement inspiré d’une nouvelle d’Edgar Allan Poe, le Système du docteur Goudron et du Professeur Plume.11 situe l’action dans une clinique psychiatrique expérimentale, dans laquelle réussit à s'introduire Paul Belmont, un journaliste en quête de scoop.Il y trouve, outre la doctoresse Jeanne Provencher, directrice, trois de ses malades en voie de réhabilitation et se faisant passer pour des aides soignants: Rox, Fred et Marianne.Déguisé en Tintin, Belmont consentira à jouer avec eux à une sorte de jeu de société qu’on lui assure être thérapeutique.Puis, alors que l’on apprend que l’établissement est menacé d'une coupure de subventions par le ministère de la Santé, un sinistre haut fonctionnaire du nom de Maurice Argenteuil viendra lui aussi mener son enquête sur le «système» du docteur Provencher.Il sortira des lieux tout penaud, goudronné et emplumé.Si les comédiens ont l’air de bien s’amuser, qui déguisé en grosse allumette (Fred), qui portant un enjoliveur de roue de voiture sur la tête (Rox): si une Marianne monomaniaque emprunte le discours et le comportement d’une nymphomane allergique aux vêtements, tous ces personnages restent confinés au statut de caricatures auxquelles rien ne nous attache.Ils n’ont aucun vécu, aucune profondeur, ils n’existent pas en dehors des tristes jeux de mots qu'ils profèrent comme une maladie.Des exemples?«Yougoslavie y’a dTespoir» (ce qui, compte tenu de ce que nous révèle tous les jours l’actualité, apparaît de fort mauvais goût); «j’aime son sens de la répartie (sic).— Moi, j’aimerais qu'il soit réparti dans le sens qu’y est arrivé».Ou encore : «Crois-tu aux communistes en rouge ou aux capitalistes dans le rouge?— Les deux me mettent bleu.» Cela m’a fait penser, mais de très loin, à l’esprit de Marc Favreau.On pourrait appeler cela du sous-Sol.Ix metteur en scène écrit dans le programme que le texte de Patrice Dussault lui a permis «d’explorer une forme théâtrale s’apparentant au monde de la BD».Je ne saurais dire s'il a cherché à montrer cette influence par la scénographie, constituée de panneaux réversibles et translucides (elle rappelle les décors à mansions du moyen âge), par les costumes (Marianne évoque Barbarella; Jeanne et Fred, Batman) ou par un jeu de type dessin animé, tantôt Hergé tantôt science fiction, devenant vite enuyant, prévisible, agaçant.Dans cette jolie (et vraie) grange en bois pouvant accueillir environ cent trente spectateurs, l’environnement vaguement futuriste du spectacle, assorti d’étranges musiques de transition de style dancing du Grand Hôtel, pour n’en nommer que les aspects les plus discordants, composent finalement un ensemble assez bâtard.Salman Rushdie apparaît sur scène avec U2 Londres (Reuter) — L’écrivain britannique Salman Rushdie, qui vil dans la clandestinité depuis sa condamnation à mort pour blasphème par l'ayatollah Khomeini, est monté sur scène hier soir avec le groupe de rock irlandais U2 devant quelque 72 000 spectateurs dans le stade de Wembley, à Londres.Il s'agit de la plus surprenan- I le apparition publique de Salman Rushdie depuis la fatwa du leader religieux iranien en 1989 après la publication de son livre Les Veiscts sataniques.Ix chanteur de U2, Bono, parlait au téléphone avec l’écrivain.Puis, la stupeur s’est installée quand ce dernier esl arrivé sur scène en déclarant: «Je suis plus proche que vous ne le pensez».Jean-Marc Dalpé à l’affiche de Stratford ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR e directeur artistique désigné du festival de Stratford, f Richard Monette, vient de faire connaître le contenu e la saison 1994, qui sera sa première saison à la barre e la grande compagnie shakespearienne.On y remarque, pour la première fois à l’affiche de Stratford,(le nom du dramaturge franco-ontarien Jean-Marc Dalpé, l'auteur du Chien que Roy Dupuis avait joué avec succès à la salle Fred-Barry il y a quelques aimées.Ixs auteurs canadiens ou québécois sont rares sur Us affiches de Stratford, et jusqu’ici on y comptait à peu pr ?s que les noms de John Murrell, Sharon Pollock ou I\|Ii-chel Tremblay.Celui de Jean-Marc Dalpé vient s’ajouter au répertoire de la plus gigantesque entreprise théâtrale canadienne avec la création de sa nouvelle pièce, In the Ring.Cette pièce sera jouée sur la troisième scène {le Stratford, au Torn Patterson Theatre.C’est en 1990 que la direction de Stratford, alors as* u-mée par le Britannique David William, avait comman lé une pièce à Jean-Marc Dalpé.Ce dernier a pris trois a is à écrire en français cette pièce qui porte sur l’unive rs d’un jeune homme qui grimpe dans l’univers de la bo ce professionnelle.Elle a été traduite en anglais par Rob< il Dickson pour être créée l’été prochain à Stratford.( m n’annonce pas le nom du metteur en scène, qui ne se "a connu qu’en décembre prochain.longtemps associé au 'ITiéâtre du Nouvel-Ontario, qi ’il a fondé en 1979, Jean-Marc Dalpé s’est fait connaître ; iu Québec avec Le Chien que Brigitte Haentjens a mis én scène à la salle Fred-Barry en 1988.Récemment, i n désaccord avec l’évolution du travail de Robert Lepage sur ce spectacle, il s’était retiré de l’équipe qui créait national CAPITALe nationale au Centre national des arts.Cette première saison de Richard Monette à Stratfoi d, qui débutera le 30 mai 1994, comprendra dix prodijc-tions, dont quatre pièces de Shakespeare: deux drames, Hamlet et Othello, et deux comédies, Twelfth Night et Vie Comedy of Errors.On affichera aussi des productions de Dm g Day’s Journey into Night de Eugene O’neill, et I I 2 A OUT 1 9 » 3 editorial Visière levée Lise Bissonnette En guise d’accueil au DEVOIR qui revenait en kiosque et à votre porte hier, le quotidien La Presse se livrait enfin à une attaque à visière levée.Public et privé, larvé à travers les textes d’informations en forme de rumeurs et les textes de commentaires en forme de vicieux états d’âme, le dépit de notre puissant concurrent était déjà connu de tous ceux qui oeuvrent au DEVOIR ou qui le soutiennent Longtemps nous l’avons ignoré mais il y a, un jour, une limite.assons sur l’article d’information paru en une, sous la signature de M.Jean-Paul Soulié, qui tient du roman de Dickens à l’époque de l’esclavage industriel.Entre autres sornettes sur la dictature et la terreur qui régnent désormais ici, il affirme froidement, et à son compte, que les journalistes du DEVOIR sont désormais «privés de toute protection syndicale».C’est du délire, qui devrait sérieusement inquiéter ses patrons.Il faut donc s’abaisser à préciser, doucement pour un caractère aussi sensible, que la convention collective des journalistes du DEVOIR n’a pas bougé d’un iota au chapitre de la «protection syndicale».Elle est toujours aussi bétonnée que peut l’être celle de tous les professionnels syndiqués des secteurs public et privé.Une seule clause vaguement apparentée a été abrogée, et elle est justement inexistante dans la plupart des conventions.Elle prévoyait qu’en cas de mesure disciplinaire, l’employeur ne pouvait appliquer la sanction tant que l’arbitre ne s’était pas prononcé.Pour un congédiement, par exemple, il faudrait assumer le plein salaire pendant des mois et peut-être des années.Si les gouvernements et les grandes entreprises ne peuvent se permettre de pareils boulets, a fortiori LE DEVOIR doit-il s’en protéger.Pour le reste, nous n’avons pas lancé une bombe à neutrons dans les lois québécoises du travail, ni n’avons acquis le droit de «congédier sans préambule», autre perle trouvée dans La Presse de la veille.Mais c’est en éditorial que La Presse se surpasse.Nous y avons eu droit hier à une épître de l’éditeur adjoint, M.Claude Masson, sur trois chapitres principaux; l’indépendance du DEVOIR devant ses bailleurs de fonds, son alimentation «aux mamelles des fonds publics», et le régime d’exception dont jouirait LE DEVOIR à cet égard.Voyons donc quelle est cette vertueuse institution qui nous lance ses pierres.Parlons d’indépendance.La Presse appartient, corps et biens, à la puissante Power Corporation.Cela assure certes son confort financier, qu’il ne faut surtout pas confondre avec son indépendance, un concept que M.Masson saisit pourtant fort bien.«Sa liberté d’expression, de décision et de manoeuvre est beaucoup plus grande s’il n’a pas de chaîne aux pieds», dit-il d’un journal en général.Nous en convenons; c’est pourquoi LE DEVOIR a conclu avec ses actionnaires un accord qui limite leurs interventions à quelques aspects très définis de la gestion financière et garantit absolument l’indépendance éditoriale et ljautorité de la direction sur la maison.Il faudrait une procédure analogue à 1 'impeachment de la présidence américaine pour que les actionnaires puissent démettre un directeur du DEVOIR En comparaison, le propriétaire et unique actionnaire de La Presse peut pour sa part démettre le président-éditeur, c’est normal, et nous savons tous qu’il a balisé, comme c’est son droit, la liberté édito-rialç.Il ne saurait être question, par exemple, que la page éditoriale de La Presse choisisse de s’inscrire dans la mouvance indépendantiste, et tout flirt avec le socialisme y serait également malvenu.En somme, si LE DEVOIR a une chaîne aux pieds, La Presse l’a à l’esprit.C’est pourtant le siège premier de la vraie liberté.Parlons des «mamelles des fonds publics», qui semblent beaucoup troubler le généralement placide éditeur adjoint de La Presse.LE DEVOIR a eu droit en janvier à deux prêts d’agences gouvernementales: l’un de 750 000$ attribué via un programme normal de la Société de développement industriel (SDI) et l’autre de 200 000 $ toujours attribué via un programme normal de la Banque fédérale de développement (BFD).Ces prêts, nous devons les rembourser et nous le ferons.La Presse, pour sa part, appartient corps et biens à Power Corporation.Dans Power Corporation, on retrouve un investissement de la Caisse de dépôt et placement du Québec, à hauteur de 43 millions (sur les 288 millions que la Caisse a investis dans l’ensemble de l’empire Power).Quand La Presse essuie des déficits, et cela lui arrive, c’est évidemment Power Corporation qui renfloue, donc en partie la Caisse de dépôt, avec nos sous et les vôtres.La seule différence, c’est la transparence: nous avons constamment dévoilé tout notre montage financier.Un journal qui s’alimente aux mamelles des fonds publics, écrit avec raison M.Masson, «est maintenant soumis à l’éclairage public.Il ne peut plus invoquer son caractère privé, familial, intime.» Nous attendons donc, en toute légitimité, que La Presse publie désormais ses états financiers annuels, comme LE DEVOIR le fait depuis toujours.Pince-sans-rire ou oublieux, M.Masson affirme que les plus hauts cris accueilleraient toute «aide directe» ou «subvention déguisée» des gouvernements à «d’autres médias».Bonne nouvelle pour nous, qui subissons sans cesse les hauts cris du quotidien de la rue Saint-Jacques.In croisade devrait normalement se porter vers Radio-Canada et Radio-Québec qui non seulement se nourrissent mais respirent grâce aux fonds publics.La Presse, faut-il comprendre, réclame immédiatement leur débranchement Nous regretterons amèrement la télédiffusion, sur les ondes de la télévision d’Etat, de son Gala de l’Excellence.Parlons enfin de «régime d’exception», une des plaintes favorites de La Presse à l’égard du DEVOIR C’est bref, il n’y en a pas.LE DEVOIR comme entreprise, était admissible aux programmes de prêt des agences gouvernementales, et n’a eu aucun traitement de faveur.Quand le président-éditeur de La Presse, M.Landry, a protesté auprès de ces lieux-dits, on lui a offert de profiter des mêmes programmes aux mêmes conditions.Il s’est abstenu.Power Corporation lui en fait sans doute de meilleures.La guerre que nous mène La Presse est parfois ridicule, parfois désolante.Rien n’est plus triste pour notre métier que de voir un homme de presse, comme Claude Masson, décréter qu’il y a «trop de quotidiens à Montréal».Nulle part au monde, de Tombouctou à New York, il ne saurait y avoir «trop de quotidiens».Car il n’y en aura jamais assez.La vitalité de la presse fait la vitalité des démocraties dont, pour notre part, nous ne serons jamais fatigués de porter le désir.Le souhait de mort que nous lance le constat de La Presse témoigne d’une ligne éditoriale faite de résignation et de fatalité, qui s’accentuerait si LE DEVOIR n’y était plus.Faisons en sorte, tous ensemble, que cela n’arrive jamais.La Presse choisit la fatalité, LE DEVOIR la refuse.L’Occident brûle „ en Bosnie Je |s rarement des protestations dans votre courrier sur la situation en Bosnie;! Dans ce désert, cette situation me faitmal.Voici un petit peuple qui se meurt lentement à nos portes, dépossédé des moyens de vivre, spolié, violé, bientôt réduit à la servitude.Nous le savons, noiis le voyons et nous restons sourds.Ce); événement juge cette époque et cette génération.Et pourtant, c’est cette génération qui's’était levée à la fin de Ta dernière guerre pour dire son indignation face aux crimes nazis.Voilà qu’un crime de nature semblable se passe sous ses yeux, presque dans sa cour, et elle détourne la tête.Jamais je n’aurais pensé que ma génération, nourrie aux idéaux des années 70, se serait faite complice d’une telle injustice.Quel sens peuvent bien avoir les mots de liberté et de justice, alors?Deux credos de la civilisation occidentale sont bafoués en Bosnie, libertés individuelles et liberté nationale, et nos gouvernements n’interviennent qu’hypocritement, pour sauver la face.Des soldats sont envoyés, sans capacité d’intervenir efficacement; ils servent de façade pour masquer l’indécision de nos chefs de paille.Le roi est nu! Depuis la mort du communisme, peu de voix, à part celle des «méchants» Arabes, faisaient entendre des notes discordantes dans ce concert unanime célébrant les vertus de la société démocratique.Même, ici, le ministre Ryan y est allé de son couplet, à l’occasion de la loi 86.Mais l’histoire a de ces ironies, parfois.Un peuple lilliputien sert de révéla- LETTRES -?- teur pour mettre en lumière, sous le fard des beaux principes, le trait dominant de cette éléphantesque société capitaliste, l’hypocrisie.On découvre derrière la façade des vertus occidentales la fibre qui a été jusqu’ici le moteur de cette civilisation: les intérêts personnels, égoïstes.On se prend à penser que les orgueilleux monuments qui ornent les cités européennes et qui témoignent des grandeurs de cette civilisation reposent sur un passé colonisateur et spoliateur.Ce même instinct dominateur et vengeur, qui n’hésite pas aujourd’hui à s'exécuter sur le dos des Arabes quand son intérêt est en jeu, se repose et n’a ni oreilles ni bras quand sa propriété n’est pas menacée.Nos gouvernements démocratiques servent à protéger nos biens et notre niveau de vie et s’occupent de liberté quand ils y trouvent leur compte.Pierre Bourret Hull, juillet 1993 L’aforme et la forme Une grande sérénité et un bonheur certain se dégagent des salles d’exposition du Centre canadien d’architecture (CCA), rue Baile.Mais, déambulant dans le jardin allégorique du CCA, situé au sud du boulevard René-Lévesque, mon esprit se perd dans des considérations multiples.Dans cet état de ruine, finement bâti, rien qui forme le regard.Tout se fond et se confond en architectures fictives et perspectives latentes.Un bref survol de l’histoire me permit pourtant de faire le point sur cet état de choses.C’est par le construit que se sont définis les espaces, acquérant au fil des ans une forme de civilisation.\ Le site en question, majestueux et stratégique, commande une architecture référentielle, c’est-à-dire une construction de reports et de rapjjorts plutôt que le présent amalgame de sculptures éclectiques, évasives et empreintes d’historicismes redondants.L’infime quantité de citadins et de touristes qui s’y rendent corrobore le malaise qui se dégage de ce lieu, pour le moins hybride.Il n’est pas tard, et pour bien faire, il faut déchiffrer de l'affirme chaos, le sens et la beauté de la forme en visant une plus grande abstraction structurelle et temporelle.Pandelis Tsakpinoglou Ami du CCA Montréal, juillet 1993 En bonne compagnie A qui Constant Lheureux fera-t-il croire que «Québécois, comme chacun sait, ne saurait désigner que les habitants d’une ville (ex.: Algérois-Algériens)», ce qui ferait de nous, prétend-il bizarrement, «un peuple qui ne s’est pas encore nommé correctement lui-même» (LE DEVOIR, 26 juillet 1993)?Nous sommes pourtant en fort bonne compagnie, depuis nos ancêtres les Gaulois jusqu’aux Béninois et aux Zaïrois, plus récemment nommés, en passant par les Chinois, les Danois, les Hongrois et les Suédois, sans oublier les Luxembourgeois (dont le cas est d’ajlleurs identique au nôtre, capitale et Etat étant homonymes).Du haut de votre «conceptuelle», comme vous dites, cher monsieur, vous ne semblez pas voir très loin.Auriez-vous au moins l’obligeance de respecter notre nom?Nous en sommes fiers.Claude Rochon Hull, 27 juillet 1993 -ôiftVlE CWÛQOETTE eu.WÙÜTE, JslfcfcS LA VQkVR\£, [f=^=j| uelque chose a changé Qdans la physionomie du Caire.Une discrète timidité qui n’était pas là lors de ma première visite il y a trois ans.C’est peut-être toutes .-A ces femmes qui montraient alors leurs longs cheveux noirs mais qui aujourd’hui les couvrent du liidjab.Quoi qu’on dise, le peuple égyptien est loin de vaciller dans l’intégrisme islamique même si, dernièrement, les autobus ont volé en éclats.Les attentats attribués aux groupes fondamentalistes sont vertement dénoncés par la population musulmane.Pourtant, il y a un vent qui souffle et qui dépose un voile sur la féminité, toutes classes confondues.Ce qui est remarquable, ce n’est pas le fait qu’on voit peu de cheveux.C’est plutôt la rapidité avec laquelle plus de la moitié des femmes cairotes ont décidé de porter le liidjab.Toute la semaine, j’ai discrètement épié des têtes.J’en ai vu une qui jurait un peu à côté des foulards et des chevelures foncés.Elle a des cheveux blonds et bouclés sortis d’un conte de Perrault Elle a de grands yeux en amande comme sur les profils des tombeaux royaux.Elle a du sang égyptien mais son passeport est canadien et son accent, québécois.Karina est venue au Caire pour apprendre la langue de son père et découvrir toute une culture qui sommeille en elle.La culture égypto-arabe mais aussi la culture islamique.Son séjour n’est pas une brève colla-tion d’exotisme.Elle a voulu se mouiller dans l’espace quotidien de sa famille égyptienne et en respecter les valeurs.Si bien qu’après avoir fait le tour du monde en solo, Karina va maintenant au cinéma accompagnée d’un chaperon plus jeune quelle.Elle accepte des compromis qui par ailleurs ne lui sont pas imposés.Quant au liidjab, il n’en a jamais été question.Dans sa famille musulmane, le port du liidjab est récent.On commet une erreur en pensant qu’il s’agit d’une sorte de retour aux valeurs traditionnelles.«Il faut voir les photos montrant ma tante il y a 40 ans», dit Karina.«Elle portait une mini-jupe et des manches courtes ou encore une robe Le hidjab PHILIPPE FALARDEAU ?tout en dentelle.» L’apparition du hidjab a parfois les attributs d’une véritable mode.La vague déferle sur tous les âges et sur tous les niveaux d’éducation.Les femmes insistent sur le fait qu’il s’agit d’un choix personnel et que personne ne les a forcées.«J’ai entendu plusieurs femmes dire que le port du hid-jab les dispensait de coûteuses visites chez le coiffeur», remarque Karina.Toutes les raisons sont bonnes.Mais ça n’explique pas le fond des choses.Si les femmes sentent le besoin de justifier leur comportement, c’est peut-être que la signification sociale du hid-jab n’est pas très claire.Théoriquement, on dit que la femme musulmane se couvre pour éviter le regard des hommes.Mais quand des fillettes de six ans aux genoux découverts se voilent pudiquement, doit-on penser qu’il s’agit d'une révérence précoce à l'Islam?A l’instar des pays du tiers monde, les salaires minables des enseignants en Egypte ont créé plusieurs vacances.Une poignée d’intégristes ont vu là une occasion en or d’occuper des listes d’influence.Les jeunes filles reviennent de l’école et annoncent qu’elles veulent porter le voile.Elles y croiept plus que leurs parents.L’Egypte est au carrefour d’un changement délicat.Aujourd’hui, on remarque surtout les têtes nouvellement couvertes.Mais bientôt, ce sont les femmes sans hidjab qu’on pointera du doigt.Porter le hidjab constitue un moyen de se fondre dans l’anonymat, une façon d’être à l’abri de tout jugement ou de tout soupçon, peu importe la valeur qu’on lui donne.Karina a vu .ses cousines et ses tantes emboîter le ¦ ; pas.«La décision est toujours personnelle.Il est rare qu’on va voir un hom- ,.me obliger sa femme à se plier à la nouvelle coutume.En fait, il n’a pas besoin.La pression sociale s’en chaige.» - Anonyme et ambiguë, cette pression s’est montrée assez forte pour ,, modifier le visage d’un pays en .quelques mois.Elle a été assez convaincante pour qu’un leader de la minorité chrétienne copte exhorte les .femmes de sa communauté à se voi- , 1er.Doit-on en conclure que les intégristes vont réussir dans leur quête d’un ménage tous azimuts?«Il faut venir ici au moins une fois .cjans sa vie pour voir à quel point les « -Egyptiens sont calmes et tolérants.; Cela m’étonnerait qu’on assiste à une ,, seconde Algérie.Mais les intégristes : jouent la carte du marasme écono- ¦ c mique.Présentement, c’est difficile pour tout le monde, sans compter que Moubarak est très impopulaire.Même si la population ne se reconnaît pas dans le discours et les méthodes des extré- ., mistes, elle refuse quand même d’ap- .puyer un gouvernement stérile et cor- • : rompu.» Coincée entre un Etat autoritaire et i, la vague de violence, la population res- ,, te coite.Une passivité qui s’avère un i » excellent terrain de fertilité pour les défenseurs de la foi.Si le hidjab ne fera jamais partie des moeurs de Karina, il n’est pas pour autant une simple curiosité culturelle.Karina n’a pas fini de s’interroger sur les implications d’un symptôme qui touche la famille de son père.«J’aimerais comprendre ce qui se passe socialement mais je n’ai pas envie de juger les individus.Il y a des fois où je me dis: «Et si je me trompais?Tout à coup que le hidjab serait vraiment salutaire?» Mais je retombe vite sur terre.Il y a chez Karina un respect de la différence qui n’a rien à voir avec la cécité intellectuelle des disciples du politically correct.M;iis à la frontière d’une double identité culturelle, il y a toujours une zone inaccessible qui nous pousse à faire des choix.A PROPOS -?- .du tabac au travail l-a loi québécoise reçoit, quant à elle, une application ! moins uniforme en raison des délégations de pouvoirs , qui y sont prévues, puisqu’il appartient à chaque sous-ministre et dirigeant d’organisme de veiller à son appli-cation.Ainsi, la loi stipule que dans un lieu occupé par un organisme gouvernemental, municipal ou scolaire, il .est interdit de fumer dans certains lieux bien précis que la loi énumère et également dans une aire désignée par la personne ayant la plus haute autorité au , sein de cet organisme public.r i Journal SFPQ, avril 1993.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B 0 U R A S S A LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur delegué à l'administration ANDRÉ LECLERC Directeur de l'information BENOÎT AUBIN Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, R0CII CÔTÉ Rédactenr en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇ0N Directeur des publications spéciales GIIY D E SIIAIE S FAIS CE QUE DOIS Une récente sentence arbitrale a rejeté le grief d’un syndicat du secteur privé qui prétendait que l’émission d’une politique concernant l’usage du tabac dans une usine était discriminatoire et non raisonnable et allait à l’encontre des droits de la personne.On doit se rappeler que le gouvernement fédéral, par diverses politiques, vise à assurer à ses employés un environnement exempt de fumée.Conséquemment, il est interdit de fumer dans un bureau ou dans un autre lieu de travail clos autre qu’un fumoir destiné à cet usage, de même que dans un mode de transport, sauf dans la zone désignée «Fumeurs».* I L E I) E V 0 1 R , L E .1 E U D I 12 A 0 V T | «) V rn noix honoreront guère.Moi, je vais vous le dire, M.Bourgault.Ce que vous détestez en Mario Dumont (comme dans toute personnalité un tant soit peu articulée qui n’a pas grimpé avec vous sur les barricades), c’est qu’il incarne votre échec et celui de vos contemporains.Le pays que vous nous laissez, qui n’en est d’ailleurs même pas un, est l’ombre de celui que vous auriez souhaité construire.En dirigeant votre hargne vers les émules de Robert Bou-rassa qui se croient capables de bâtir un avenir à unir les indécis de deux options, vous avouez votre impuissance à gagner sur le terrain où vous discourez depuis un siècle.Moi, je crois qu’en brossant un sombre tableau de lai réalité contemporaine du Québec, le Forum Option-Jeu-, „„ nesse a fait le seul constat possible.,./ r Vous vous étonnez du peu de gratitude des jeunes en- ' ‘ ' vers ceux qui ont mené les «grandes batailles des 30 der-’oa nières années».:zïA Batailles qui ont, dites-vous, permis de réformer en ^ profondeur notre système d’éducation, notre rapport à là religion, nos institutions économiques, nos institutions u de santé, etc.¦ C’est qu’après 13 années de scolarité, les fruits dudit un système scolaire n’ont pas appris à écrire et parler convey, nablement leur langue maternelle; s’ils poursuivent leurs / /j études, ils reçoivent une formation qui ne correspond'*" pas aux besoins du marché; leur rapport à la religion est! î» un foutoir où l’horoscope et la pensée magique tiennent,-q lieu de guides spirituels; nos institutions économiques, j2S; quand elles ne se font pas acheter par le voisin du Sud," gèrent la décroissance et n’embauchent pas de nouvelles.tlU têtes, d'autant moins quand elles sont jeunes.Nos instL **> tutions de santé, je préfère ne pas en parler.mu Quant aux «grandes batailles linguistiques», elles sont,,,,, le résultat bringuebalant d’un choix collectif, non d’un /, acte héroïque ou particulièrement remarquable.D'autres ’p pays ont choisi de protéger l’environnement.‘"te «Je me moque, bien sûr, mais je n’ai pas envie de me^r-moquer».Comme vous dites.Sans rancune, monsieur,.^ votre message est entendu: désormais, membres de la relève, sachez que tout document de réflexion devra s’ouvrir sur un préambule-hommage à nos pères et à nos-^ mères qui ont souffert pour nous durant la période la plus faste du millénaire.Et, dans votre ingratitude, n’oubliez pas Pierre Bourgault.Il souffre plus que les autres car vous personnifiez ses rêves déçus.' L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes : à l'information générale et métropolitaine : Claude Beauregard, Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Pierre Cayouette, Jean Chartier, Jean Dion, Louis-Gilles Francoeur.Louis-Guy L'Heureux, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle Paré, Diane Précourt, Laurent Soumis, Guy Taillefer, Danny Vear, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Paule des Rivières, Marie Laurier, Robert Lévesque, Odile Tremblay (Livres) -, à l’information économique : Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Catherine Leconte, Jean-Pierre Legault, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: François Brousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Coulon, Claude Lévesque, Sylviane Tramier, Clément Trudel; à l'information politique : Josée Boileau, Pierre O'Neill, Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec), Chantal Hébert (correspondante parlementaire à Ottawa): Serge Chapleau (caricaturiste); à l’information sportive : Yves d’Avignon; Suzanne Marchand (adjointe à la direction).Denise Babin, Rachel Duclos (commis), Danielle Cantara, Marie-Claude Coupai, Christiane Vaillant (clavistes).MarieHélène Alarie (secrétaire à la rédaction), Isabelle Baril (secrétaire à la direction).LA DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur): Manon Scott.Sylvie Scott, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA DIRECTION ARTISTIQUE Lucie Lacava.LA PUBUCrrÉ Lucie Pinsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Francine Gingras, Johanne Guibeau, Lucie Lacroix, Christiane Legault.(publicitaires): Micheline Turgeon (maquettiste): Michèle Bouchard (secrétaire): Ghislaine La/leur (réceptionniste).L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (ccordinatrice des sendees comptables): Fiorine Cormier, Céline Furoy, Jean-Guy Lacas, Marie-France Légaré, Raymond Matte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Linda Thériault (adjointe à l'administration).LE MARKETING ET SERVICE À LA CLIENTÈLE Christianne Benjamin (directrice), Monique Corbeil (adjointe), Nathalie Thabet (responsable du marché institutionnel), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Olivier Zuida, Rachelle Le-clerc-Venne, Jean-Marc Ste-Marie (superviseur aux promotions des abonnements), Louise Paquette.LA PRODUCTION Robert McDougall (directeur des systèmes informatiques et de la production), Johanne Brunet, Sylvain Darcy, Richard DesCormiers, Caroline Des Rosiers, Lynda Di Cesare, Marie-Josée Hudon, Michael Schneider, Marie-France Turgeon.LES ANNONCES CLASSÉES ET LES AVIS PUBLICS Yves Williams (superviseur), Manon Blanchette.Serge César, Dominique Charbonnier, Marlène Côté.Pierre Cotton, Josée Lapointe, Sylvie Laporte, Francine Morvan, Pierrette Rousseau, Micheline Ruelland, Désirée Szucsany, Marc Vigneault CONSEIL DU DEVOIR INC.Pierre Bourgie (président).FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président et directeur général), Raymonde Guay (responsable du financement privé).'1 w PU 14 I.K P K V 0 I R , I.E .1 E U I) I I 2 A 0 II T I !) () 3 LE DEVOIR ACTUALITES BÉNÉVOLAT «On a eu une bonne idée» SUITE DE LA PAGE 1 sein d’entreprises, d’organismes ou de municipalités s’ils voulaient obtenir leurs prestations.En tout, environ 500 des 1400 municipalités du Québec auraient réagi favorablement à cette proposition.Verdun, Saint-Jérôme, Saint-Jean, Saint-Jovite et Verdun auraient accueilli — sans nécessairement l’adopter — l’idée de la municipalité.«On a eu une bonne idée.Il faut que les gens qui sont assis à ne rien faire viennent nous aider un peu à rencontrer les obligations financières des municipalités», explique Gilles Reny, trésorier-adjoint de Val-des Monts.Mardi, Rivière-du-Loup a adopté une résolution qui demande notamment à Québec «d’inciter d’une manière plus exhaustive» tous les prestataires d’aide sociale aptes au travail à s’inscrire «obligatoirement» aux programmes existants.«Il faut redonner le goût au travail aux sans-emploi.On a trop souvent taper sur la tête des assistés sociaux.Il faut permettre le bénévolat pour leur redonner leur fierté», explique Denise Lévesque, mairesse de Rivière-du-Loup.En ce moment, l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ) reçoit bon nombre de lettres d’appui à l’idée de Val-des-Monts.«C’est un mouvement spontané des municipalités», dit Roger Nicolet, président del’UMRCQ.Selon lui, cette démarche «un peu désespérée» s’inscrit à l’intérieur d’un long processus de frustration des municipalités à l’égard des politiciens de Québec et d’Ottawa.«Cette action est le reflet des problèmes des municipalités et du découragement des régions face au chômage», a-t-il ajouté.En fait, l’UMRCQ devrait maintenant inscrire la proposition de Val-des-Monts à l’ordre du jour de son congrès qui se tient le 30 septembre prochain à Québec.En vertu de la proposition de Val-des-Monts, Québec devrait «s’assurer de la pleine utilisation des ressources humaines», notamment «des milliers de prestataires d’aide sociale qui sont aptes à travailler dans tous les secteurs de l’économie québécoise».L’idée des municipalités n’est pas pour déplaire au ministre de la Main-d’oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle, André Bourbeau.En 1989, Québec a adopté sa réforme de l’aide sociale.Avec cette réforme, il créait des catégories de prestataires: les personnes inaptes et les personnes aptes au travail.Fier de sa réforme, le ministre n’en est pas moins déçu de certaines mesures.«Il existe encore beaucoup trop de gens qui refusent de participer à nos programmes.Devrait-on devenir plus sévère et passer de l’incitation à la coercition?» demande le ministre Bourbeau.En juillet 1993, le Québec comptait quelque 452 300 ménages qui vivaient de l’aide sociale.Lorsqu’un prestataire est apte au travail, il peut se dé-I clarer disponible à participer à un certain nombre de programmes d’emploi s’il veut obtenir le montant maximum de prestation d’aide sociale.Environ 49 000 prestataires participent aux divers pro grammes disponibles.Toutefois, environ 36 000 prestataires attendent de participer aux programmes.Pendant qu’ils attendent, ces prestataires reçoivent tout de même leur «prime» de participation au programme d’emploi de Québec.Le hic, note le ministre Bourbeau, c’est qu'un prestataire sur deux qui se retrouvent sur cette liste d’attente refuse de s’inscrire au «programme d’amélioration de l’emploi» lorsqu'une place est finalement disponible.«On se fait un peu avoir», dit-il.Récemment, Québec a de nouveau modifié ses barèmes d’admissibilité au programme d’aide sociale.«Mais est-ce que cela est suffisant pour inciter les gens à participer?» dit le ministre Bourbeau.C’est pourquoi l’idée des municipalités intéresse le ministre.«Les gens pourraient éventuellement offrir leurs services à divers organismes.Pourquoi pas aux municipalités?» dit-il.Le ministre Bourbeau rappelle cependant que la «dynamique» de l'aide sociale devra être transformée avant que la société québécoise puisse adopter de telles mesures.Le Régime d’assistance publique du Canada établit les grands principes à l’intérieur desquels les provinces peuvent légiférer en matière de sécurité du revenu.Québec doit ainsi respecter ces grands principes s’il veut bénéficier d’un remboursement de 50% de ses programmes d’aide sociale.En vertu des principes fédéraux, aucune province ne peut obliger un individu à participer à un programme d’emploi.En somme, note le ministre Bourbeau, l’idée des municipalités n’est pas applicable.Toutefois, a-t-il ajouté, Ottawa pourrait bientôt entreprendre une révision de sa loi et ouvrir la porte à des mesures qui obligeraient les prestataires à travailler au sein des municipalités.«A ce moment, la société québécoise pourra entreprendre un grand débat sur la question», a-t-il conclu.Un coeur artificiel dès 1997 Ottawa (PC) — L’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, à l'hôpital Civic, pourra, d’ici trois ans, implanter de façon permanente un cœur artificiel à l’intérieur du corps humain.Il s’agira, si tout se déroule comme prévu, d’une première mondiale.Iœ prototype élaboré par l’Institut pourra, en 1996-1997, être transplanté pour plus de deux ans dans un corps adulte seulement puisqu’il est trop gros pour être implanté chez un enfant.«Notre vision, au bout de la route, est qu’il n’y a rien d’impossible technologiquement et que cela pourra devenir un cœur permanent», a expliqué le directeur général de l’Institut de cardiologie et spécialiste de la chirurgie cardiaque, Wilbert Keon, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé que l’Institut avait conclu une entente avec la compagnie CAE Electronique, qui produira et commercialisera le nouveau cœur.Très différent du cœur artificiel Jarvec, présentement utilisé sur les patients en attente d’une transplantation, l’appareil d’assistance ventriculaire électrohydraulique (AAVE) est à peine plus gros qu’un cœur humain adulte et sera installé totalement à l’intérieur de la poitrine, pardessus le cœur humain.C’est grâce a l’électronique que les principes de base du cœur artificiel ont pu être suffisamment miniaturisés pour être totalement implantés dans le corps et ainsi permettre une plus grande mobilité.The Stanstead Journal Established 1845 tllfcltl*.PHOTO ISABELLE PARÉ John Mahoney occupe le poste de rédacteur en chef du Stanstead Journal.JOURNAL Des abonnés en Nouvelle-Zélande SUITE DE LA PAGE 1 99% dans les villages environnants.Rares sont les pas de porte francophones ou anglophones que le Stanstead Journal ne franchit pas dans le canton.Au dernier concours de l’Association québécoise des magazines communautaires, le Journal raflait 11 prix, menant la vie dure au Sherbrooke Record, un quotidien anglophone, rappelons-le, au tirage deux fois plus élevé, ancré en plein coeur de la capitale de l’Es-trie.Avec un «journaliste et demi» à son bord, le petit canard de la ville de 1100 âmes tire 3100 exemplaires, récoltant ses lecteurs de Richmond, à Lennoxville en passant par Newport, au Vermont.«Les gens nous sont très fidèles.Nous avons même des abonnés outremer dont un en Nouvelle-Zélande!» C’est que le journal n’a rien de l’hebdomadaire de campagne usuel, ne fait pas seulement dans le feu de grange et tombe très peu dans l’ostentation des élus locaux.Dans ses éditions récentes, le lecteur a pu croquer un éditorial comparant les systèmes de santé canadiens et américain, un article sur un voleur de géraniums, un relevé statistique du nojnbre de chats portant un pacemaker aux Etats-Unis, et des textes pimentés d’humour sur l’esclavage causé par les produits «à monter soi-même».«Nous voulons être styhsés, mordants.Il est tellement plus efficace de faire passer son point de vue en faisant rire les gens qu’en écrivant de longs éditoriaux moralisateurs», croit John Mahoney qui ne sort son journal des presses qu'après 60 heures de travail bien comptées.Dans son milieu de fils de colons anglophones, le Stanstead Journal a osé délaisser sa niche conservatrice pour endosser une ligne à tendance libérale, un brin rebelle envers les autorités.«Nous n’avons de parti pris pour personne en particulier, mais certainement contre la stupidité, peu importe d’où elle vienne», tranche le rédacteur en chef, dont le journal a d’ailleurs tourné au ridicule le panneau dénonciateur érigé par Don Donderi à Trout River, près des frontières.«Le journal a toujours pris au sérieux la défense des droits des anglophones, mais nous ne sommes pas férocement pro-anglophones», clame-t-il.Si le journal appartient en partie à Reed Scowen, John Mahoney jure sur la tête de tous les saints que son journal est libre de toute influence.Qu’il est maître et dieu dans la salle de rédaction.«M.Scowen ne s’est jamais mêlé au contenu.On est même pas sûr qu’il nous lit!» Reste que la gloire ne rapporte pas toujours sa part de pécule et que le journal peine à garder la tète hors de l’eau en ces temps de récession.«Nous ne vivons que de publicité.Nous n’avons ni mécènes ni subventions, précise M.Mahoney.Ce sont nos lecteurs qui nous soutiennent, mais la population diminue.» Le journal demeure un symbole important pour la communauté anglophone agglutinée à la frontière.«Notre survie est très importante, ajoute-t-il, les gens en sont bien conscients.Car quand on perd ses écoles, ses églises et en plus son journal, c’est le début de la fin.» ERREUR SUITE DE LA PAGE 1 son, le président du conseil et chef de la direction de cette entreprise centenaire.Le holding demeure dans les secteurs de l’énergie (sa vache à lait), du transport ferroviaire et des télécommunications (Unitel).PFCP devient une entreprise sans actionnaire de contrôle, ce que les anglophones appellent une widely held company à l’exemple de grandes sociétés comme BCE, Alcan et les grandes banques canadiennes.En cela, CP imite l’empire Hees-Edper qui a vendu cette année au public son bloc de contrôle de Macmillan Bloedel, une compagnie forestière, et celui de la Brasserie LabatL Les actions de PFCP demeureront dans les mains de citoyens canadiens, la direction de CP ayant choisi de ne pas enregistrer les titres de sa filiale forestière en vertu du Securities Act of 1933 aux Etats-Unis, ce qui en empêche la vente au sud de notre frontière.En deux ans, PFCP a fait perdre à son principal actionnaire 1,1 milliards nets, une hémorragie qui explique 80% des pertes de CP pendant cette période.Radiations sur radiations, fermetures sur fermetures — dont celle de l’usine de Trois-Rivières —, la valeur comptable de cette papetière a fondu de moitié.Même pour un conglomérat aussi énorme que CP—à lui seul il compte pour 3% de la valeur de l’indice de la Bourse de Toronto, le TSE 300, contre TX> il y a dix ans —, la pilule était dure à avaler.Depuis trois ans, CP perd du terrain avec un actif qui stagne à 20 milliardsS, des revenus qui ont chuté de 1,5 milliards pour s’établir à près de 9 milliardsS et un avoir des actionnaires qui a glissé de 15,5%.Avec le temps, ces résultats ont réussi à altérer le stoïcisme altier des membres du club fermé qui dirige CP.«Enfin», s’est écrié Gaston Pelletier, de la Corporation financière du St-Laurent, en commentant la nouveîle.«Ça fait quelques années que tout le monde leur conseille de se débarrasser de Produits forestiers à n’importe quel prix», rap-pelle-t-il.Ce que CP a fait De son côté, l’analyste R.G.D.Lafferty, de Lafferty Harwood, croit que CP a vendu «trop tôt» sa filiale forestière, tout juste après un creux du cycle économique, au moment où les titres des papetières sont à leur plus bas.De plus, en vendant au public son bloc par l’entremise d’un groupe de preneurs fermes dirigé par Nesbitt Thomson, CP n’obtient évidemment aucune prime liée à son contrôle de la PFCP.«CP a perdu patience, souligne l’analyste Richard Keler-tas, de McLean McCarthy.Ils n’ont pas voulu attendre la reprise qui apparaît lente», Après avoir déboursé 4,2 milliardsS, signale M.Kelertas, au fil des ans pour PFCP, — une entité qui a regroupé la papetière en piètre état CIP et de Great Dikes Forest Products —, CP a perdu tout espoir de récupérer cette somme à moyen terme.CP encaissera tout de même près de 700 millions$ et réduira de 1,5 milliards son endettement grâce à cette transaction, ce qui diminuera d’autant sa dette qui atteignait 7,4 milliardsS.Hier, réagissant à cette annonce, l’agence devaluation de crédit Dominion Bond Rating Service (DBRS) a placé la cote de PFCP sous surveillance «avec connotation négative».En revanche, son pendant montréalais, Canadian Bond Rating Service (CBRS), ne bronchait pas.Rappelons qu’en décembre 81, Paul Desmarais était devenu le principal actionnaire de CP avec 11% des actions de l’auguste holding.Avec la Caisse de dépôt qui possédait 8% des titres de CP, le président de Power Corporation a tenté l’année suivante de prendre le contrôle de l’entreprise.Mais la direction de CP s’est adressée au gouvernement Trudeau qui concoctait le bill S-31 empêchant les provinces de prendre le contrôle de compagnies de transport et, de là, la Caisse de dépôt Après ime levée de boucliers au Québec, le bill S-31 mourut au feuilleton.Paul Desmarais fut admis au conseil de CP, mais il vendit son bloc peut après, réagissant mal aux multiples tracasseries que lui faisait subir la caste dirigeante du holding.LE DEVOIR «Il serait difficile de trouver un groupe d'investisseurs plus diversifié» SUITE DE LA PAGE 1 capital», a précisé M.Bourgie, soulignant que d’autres entreprises pourraient investir indirectement dans LE DEVOIR, notamment par l’achat de publicité.Dans l’immédiat, une partie de ce million de dollars sera consacrée au règlement des 500 000$ de comptes à payer de l’entreprise dont le délai de paiement est déjà expiré, a expliqué le directeur de l’administration du DEVOIR, André Leclerc.L’autre moitié, ajoutée aux 300 000$ souscrits par le public par le biais d’une Société de placement en entreprises québécoises (SPEQ) et déjà placés en fiducie, de même qu’à la deuxième tranche d’un prêt de 750 000$ consenti par la Société de développement industriel (SDI), servira à faire rouler l’entreprise.On sait que la SDI s’est montrée réticente à aller de l’avant avec un nouveau prêt de 375 000$; elle aurait notamment exigé la nomination d’un redresseur financier au DEVOIR.Hier, M.Bourgie a noté que l’entente avec la SDI n’était pas encore finalisée par écrit, mais qu’«il ne devrait pas y avoir de problème».La dette totale du DEVOIR atteint actuellement 1,1 million$, et l’«été a été catastrophique au plan des liquidités», ce qui a fait dire à M.Bourgie qu’«on ne veut pas être obligé de recommencer a tous les six mois à rechercher des capitaux».Selon lui, le journal «va continuer à devoir se battre», mais, a-t-il poursuivi, «il y a des gens qui croient au DEVOIR.Il y a un vent d’optimisme compte tenu de ce qui se passe.» La diversité des investisseurs serait d’ailleurs un gage du maintien de la tradition d’indépendance éditoriale du DEVOIR, a pour sa part soutenu Mme Bis-sonnette.«On retrouve des représentants des milieux d’affaires, du mouvement coopératif et des syndicats.Personne n’est en situation de contrôle.Il serait difficile de trouver un groupe plus diversifié.» Du côté syndical, où on semble plutôt résigné depuis les cruciales discussions du week-end et l’accep-tation in extremis des ententes de principe intervenues relativement a la modification des conventions collectives, les réactions étaient laconiques, hier.«Nous sommes heureux de voir que des investisseurs ont injecté du nouveau capital et que le journal pourra continuer d’être publié», a indiqué Jean-Pierre Legault, porte-parole du syndical de la rédaction.«On juge toutefois que certains problèmes persistent.» Au syndicat des annonces classées et des abonnements, la présidente Marlène Côté a qualifié de «bonne nouvelle» le fait que «les employés du DEVOIR ne sont pas les seuls à vouloir que le journal continue PHOTO JACQUES GRENIER p V.* • | âm.\ «Il y a un vent d’optimisme compte tenu de ce qui se passe», a déclaré hier Pierre Bourgie, président du conseil d'administration du DEVOIR, qui accompagnait Lise Bissonnette à la conférence de presse.d’exister.Mais une inquiétude demeure quand même quant à la survie à long terme du DEVOIR.» Sur ce dernier élément, Mme Bissonnette a confié que, évidemment, l’existence à très long terme du journal ne pouvait être assurée.Mais, a-t-elle ajouté, «tous les quotidiens sont en difficulté financière.Nous pensons avoir pris des moyens importants.Ce n’est pas une injection de fonds temporaire.» Quant à la crise des relations de travail qui a résulté ces derniers jours de l’ouverture des conventions collectives, la directrice a convenu qu’«il y a eu une collision, et une collision forte.Nous avons été obligés d’employer des méthodes dures.» Elle a toutefois précisé qu’il n’y avait pas d’«espril de vengeance» au sein de l’entreprise: «Je ne suis pas antisyndicale.» Mais sur «certaines choses qui ont été écrites» récemment dans les médias — à savoir, notamment, que les journalistes n’avaient plus de syndicat ou qu’ils avaient perdu leur convention collective — elle est demeurée très ferme.«C’est de la folie furieuse.Je n’en croyais pas mes yeux.Ui convention collective est toujours aussi bétonnée que celle de tous les syndicats du secteur public.» Mme Bissonnette a de plus affirmé que la direction du DEVOIR n’avait «pas touché aux clauses relatives à la sécurité d’emploi», mais à une clause «exceptionnelle» relative aux mesures disciplinaires, «qui n'existe nulle part ailleurs et qui pourrait coûter très cher à une petite entreprise comme la nôtre».De plus, si LE DEVOIR «n’a jamais été un journal qui payait beaucoup», les salaires qu’il offre «sont quand même à un niveau qui se compare à ceux des professionnels moyens».Si donc des «choses douloureuses» ont dû être imposées aux syndiqués, c’est que tout le monde, y compris Mme Bissonnette elle-même, avait été placé «au pied du mur de toute façon».«Cette situation difficile était réelle.Nous n’avons pas inventé ça par plaisir.On savait que les choses allaient se corser en juillet et août, et on en avait averti la maison.Ce n’était pas un coup monté», a-t-elle dit.Devant le risque de s’enliser dans un déficit structurel pouvant atteindre le million de dollars annuellement, la directrice a fait ressortir la nécessité d’abaisser les coûts de production du journal, «une chose qui n’est pas facile quand on n’a un budget que de 14 millions$».Deux hypothèses se présentaient donc, qui furent rejetées.Ut direction du DEVOIR aurait pu procéder à des coupures de postes, qui auraient pu atteindre le nombre de 10 dans la seule salle de rédaction.Mais dans les circonstances, «c’eut été détruire le journal», a invoqué Mme Bissonnette.L’autre possibilité —-une réduction générale des salaires de l’ordre de 15% «qui aurait démoralisé encore plus que l’épisode pénible que nous venons de vivre» — n’a pas non plus été retenue.D’où l’idée d’ouvrir les conventions collectives, destinée a «trouver la marge de manoeuvre» nécessaire à la survie du journal.A cet égard, a souligné Mme Bissonnette, «toute la maison a écopé» bien que ce soient les services administratifs, avec six postes abolis, qui aient été les plus touchés.C'est d’ailleurs le licenciement de trois membres du personnel cadre, effectué la semaine dernière, qui a été qualifié par la directrice de «mesure la plus difficile» à prendre.LE DEVOIR est publié par IL DEVOIR Inc dont le siège social est situé au numéro 2050 de Bleury, 9e étage, Montréal, (Québec).HUA 3M9.Il est imprimé par lus Imprimerie Québécor LaSalle, 7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 012 ouest me Saint-Jacques, Montréal.L’Agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans LK DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.775 boni L-beau, St-lanrent.Envoi de publication Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service «à la clientèle: (514) 985-3355; publicité: (514) 985-3399.
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