Le devoir, 16 août 1993, Page(s) complémentaire(s)
T V Q / T o r o n I o S 5 c 19 10 FONDE -^-?FONDE EN 1910 ?*~1; F.DEVOIR I- X X X I V M 0 N T II K A I.I.E I.I’ N I) I IC A 0 U T I !» !) 3 ' 'Ci PERSPECTIVES Hot-dogs médiévaux L'incompréhensible succès médiatique d'un événement sans racine Rémy C h a re s t Ces derniers jours, il n’y avait plus une chambre d’hôtel à cinquante kilomètres à la ronde de Québec.On ne pouvait même plus louer une voiture.Tout était plein, partout.Pourquoi?À cause de l’immense succès populaire des premières Médiévales, un événement qui a trouvé son public bien avant son contenu.Est-il vraiment si étonnant que tant de monde soit venu faire son tour gux Médiévales de Québec?Oui et non.Etonnant parce qu’il s’agissait de la première édition de cet événement sans racine véritable au Québec, et que personne, pas même les organisateurs, ne s’attendait vraiment à voir toute la partie basse du Vieux-Québec déborder à ce point de visiteurs.Du jamais vu dans ce secteur de la Vieille Capitale, même en période de festivals d’été, et surtout pas à l’époque de Québec 84, souvenir désormais envolé en fumée, pour le plus grand bonheur des gens de Québec et surtout, des organisateurs maintenant impliqués dans ce nouveau projet.Mais cette affluence ne surprend pas si l’on tient compte de l’invraisemblable «et incompréhensible» couverture médiatique qui entoure l’événement.Le Globe and Mail avait déjà fait des Médiévales une des dix principales activités touristiques en Amérique du Nord.Tous les réseaux nationaux de télévision et de radio sont venus faire leur tour pendant l’événement, et les médias locaux se sont livrés, depuis des semaines, une compétition incroyable de reportages: c’était à qui serait le plus tapissé de moyen-âge.Les organisateurs du Festival d’été international de Québec doivent en pleurer de rage, eux dont l’événement, malgré toute la reconnaissance internationale dont il bénéficie, n’est jamais venu près d’égaler cette euphorie médiatique nationale en vingt-six ans d’activités.Tout ce délire a piqué la curiosité des gens et ils sont donc venus en très, très, très grand nombre constater de visu où s’en allait le moyen-âge.Devant cette foule curieuse et joviale, nombreux sont ceux qui ont senti l’odeur de la piasse à faire et donc, donné un parfum de moyen-âge à leur commerce.Le tout dans une atmosphère de mercantilisme plus moderne que médiévale.Dans un secteur habituellement tout plein d’«authentique» québécois ou amérindien, tout et n’importe quoi devenait médiéval.Comme ce kiosque instantané où l’on pouvait faire prendre sa photo, habillé «en médiéval».Ou encore ces ingénieux hot-dogs médiévaux, faits d’une saucisse et d’une crêpe de sarrazin.Et quoi encore, des frites et des moules?Mais comment les blâmer en ces temps de récession, tous ceux qui, médiévaux de circonstance ou non, étaient dans les parages pour profiter d’une économie qui roulait fort, le temps d’une distorsion spatio-temporelle?Non, ceux qui sont à blâmer pour le n’importe quoi historique qui avait lieu dans bien des sites, ce sont les organisateurs des Médiévales qui ont parfois démontré une ignorance crasse de ce moyen-âge dont ils se disent de si grands amateurs.Quand on prétend faire découvrir quelque chose au public, encore faut-il savoir de quoi on parle.Il ne faut pas, par exemple, déclarer en conférence de presse que la Cour des miracles était un parking pour lépreux et pestiférés.Il ne faut pas non plus que la Grande Chevauchée arrive à Québec, moitié en costume, moitié en jeans et chemise à carreaux.Et il ne faut pas vendre des bananes d’Afrique noire ou de bien américaines courges dans un marché médiéval.Au niveau du contenu, les Médiévales ont encore énormément de travail à faire.Heureusement, il y avait, sur les sites les plus courus, des Français aguerris à la reconstitution historique qui dispensaient de l’information sérieuse et bien fondée à un public avide d’en savoir plus long.Et le plaisir des gens n’était pas diminué par l’exactitude historique, bien au contraire.Il existe toutes sortes de moyens pour améliorer la formule.On pourrait donner des ateliers sur le costume, un peu avant la fête, afin d’éviter les crinolines 19e siècle ou même les samourais japonais aperçus sur le site.On pourrait créer une monnaie de singe, afin que les gens puissent faire des achats au marché qui ne serait pas uniquement décoratif.On devrait aussi assurer des visites guidées, pas seulement pour les V.I.P., mais bien pour le grand public: les guides formés par l’Université Laval furent un peu gaspillés, dette année, parce que complètement laissés à eux-mêmes sur les sites.Bref, que les organisateurs prennent leurs responsabilités.Car nous avons, au fond, tout à apprendre sur le moyen-âge.Imaginez seulement à quoi ressemblerait un festival amérindien animé par des Français.Les organisateurs des Médiévales, ont démontré une ignorance crasse de ce moyen-âge dont ils se disent de si grands amateurs.I N D Les Acluulités.2 Agenda culturel .10 Annonces classées .8 Avis publics.4 Culture.11 Économie.5 E X Éditorial.12 Idées.13 Le Monde.7 Mots croisés.8 Politique.4 Les Sports.6 Météo Nuageux Max: 25 Détails en page 8 L'ENTREVUE LES ACTUALITES Jean-Bernard Robichaud: p* j L j Le front commun intersyndical l'Acadie plurielle i * * jhKt i reprend le collier WlA PAGE 9 PAGE 3 HImi CULTURE Décès du cinéaste Francis Mankiewicz PAGE 11 Vidéos et dragons —^ PHOTO ROBKRT SKINNER L'OEIL VIF et curieux, Patrick Chan, jeune vidéaste de deux ans, scrute les pas de danse des dragons et des artistes qui ont poursuivi hier les festivités chinoises de la lune d’automne.Plus de 200 artistes ont défilé parmi les milliers de personnes qui ont assisté aux célébrations dans les rues du Chinatown, au centre-ville de Montréal.La contrebande, arme ultime des patriotes DENIS VAUGEOIS COLLABORATION SPÉCIALE aussez les taxes et vous activerez la contrebande.Outrés, les citoyens votent avec leurs pieds, et «passent» des biens en catimini à la frontière.Un trafic s’organise, et les items les plus taxés, tabac, alcool, se trouvent toujours à rabais, au noir.La contrebande est aussi vieille que les frontières, et, parfois, aussi politique quelles.La révolution américaine a commencé par une révolte des contribuables contre les taxes sur le thé.Ici au Québec, la contrebande fut une des armes des Patriotes, après que sous la gouverne de Louis-Joseph Papineau, ils aient réussi à battre le budget du gouverneur Gosford.Gosford s’y attendait un peu.Mais tout de même la réponse des députés faisait mal.Par 46 voix contre 31, en ce 25 août 1837, ils avaient refusé de voter le budget.Le Parti patriote triomphait.Papineau jubilait.Il avait bien perdu quelques alliés dans cette dernière ronde, mais la majorité lui était restée fidèle.Trois ans auparavant, Louis-Joseph Papineau avait enlevé 77 sièges sur un total de 88.On avait évalué à 95% le pourcentage de votes accordés à ses candidats.C’était au lendemain des Quatre-vingt-douze Résolutions, longue complainte des parlementaires de l’époque qui ne réclamaient en somme que le pouvoir de voter les lois et de contrôler les dépenses publiques.Dès la mise en place d'une Chambre d'as- semblée distincte pour le Bas-Canada (le Québec d’alors), le problème s’était posé.Les lois qui gênaient le gouverneur et ses conseillers étaient systématiquement bloquées par le Conseil législatif dont les membres étaient nommés par le roi.Rapidement, des députés en étaient venus à réclamer un Conseil législatif électif.Puis, de nouvelles taxes avaient fait leur apparition.Peu à peu, les députés avaient découvert un énorme patronage.Eux-mêmes siégeaient gratuitement.Ils entendaient bien surveiller le budget.Un premier affrontement majeur eut lieu sous le gouverneur Craig en 1808-1810.Celui-ci fit dissoudre la Chambre d’assemblée, saisir les presses du Journal Le Canadien, emprisonner ses dirigeants dont le chef du Parti canadien (Pierre Bédard), licencier quelques officiers de la milice jugés sympathiques aux patriotes.Une tentative d’invasion de la part des Etats-Unis calma les esprits.Londres envoya un «bon» gouverneur.Les patriotes prirent à nouveau les armes pour bloquer la route aux Américains.La lutte entre les élus et les administrateurs nommés par Londres devait reprendre peu à peu.Elle ne cessa de s’enller pendant une trentaine d’années.Rapidement, Papineau avait cependant découvert un moyen de pression particulièrement efficace: le refus de voter les subsides, c’est-à-dire les sommes d’argent nécessaires au gouverneur pour régler les dépenses J E M K S O II V I E N S Bénévolat des assistés sociaux Bourassa met le holà! Le premier ministre récuse la thèse d'un virage à droite des Jeunes libéraux MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC La Pocatière - Le premier ministre Robert Bourassa n’est pas prêt, du moins pour le moment, à même examiner l’idée de rendre obligatoire le bénévolat des assistés sociaux.Le chef libéral constate que le principe de l'incitation au travail est inscrit dans les programmes de l’aide sociale.«Avant d’envisager d’examiner le caractère coercitif, on doit examiner les résultats de l’incitation», a déclaré M.Bourassa, hier, en conférence de presse, au terme du congrès des Jeunes libéraux, à La Pocatière, dans l’Est du Québec.«Examinons ce que l’incitation va donner, et on verra par la suite», dit-il, sans se commettre sur le fond.L’idée de non plus inciter mais de rendre obligatoire le bénévolat des assistés sociaux fait son chemin.Plus de 500 des 1400 municipalités du Québec la font leur et demandent au gouvernement de modifier les lois en conséquence.Les Jeunes libéraux l’ont à leur tour endossée, ce week-end, au cours de ce premier congrès depuis le renvoi de leur ancien leader, Mario Dumont, qu’ils ont tenté, par tous les moyens, de faire oublier.Ils souhaitent que le gouvernement «oblige les bénéficiaires de l’aide sociale aptes au travail, à s’impliquer dans les programmes existant ou divers travaux communautaires», sous peine de voir leurs prestations réduites.C’est une petite ville de l’Outaouais, Val-des-Monts, qui a lancé l’idée dans le milieu municipal, en juin.L’initiative a pour but de rendre disponible aux municipalités VOIR PAGE 14: BOURASSA Voir aussi en page 2: ¦ Le bénévolat fait son chemin à l'UMQ ¦ Bourassa dénonce la dialectique nébuleuse du Bloc Bosnie Les Musulmans ne veulent pas d'un «bantoustan» Les pourparlers de paix sur la Bosnie-Herzégovine doivent reprendre cet après-midi à Genève entre les chefs des trois parties belligérantes.Le chef de la Force de protection des Nations unies dans l’ex-Yougoslavie a informé hier les médiateurs européens que les Serbes avaient évacué les monts Bjelanisca et Igman, autour de Sarajevo, une des conditions posées par les Musulmans pour reprendre les négociations.Selon les observateurs, les négociations de cette semaine porteront sur le découpage géographique de la Bosnie.JOCELYN COULON ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR Zenica, Bosnie-Herzégovine —Penché sur une grande carte, Enver Hadzihasanovic, indique du doigt les régions de Bosnie centrale que ses unités militaires contrôlent et les territoires que l’armée bosniaque cherche à souder ensemble.Depuis quelques mois, le gouvernement de Sarajevo tente désespérément d’éviter que la future Bosnie musulmane ne ressemble à ces «bantoustans» sud-africains, souvent constitués d’un chapelet d’enclaves privées de liens terrestres.Et les raisons en sont simples: l’arrivée prochaine, de l’hiver et son cortège d’horreurs, la constitution d’un État viable et les négociations de Genève.Hadzihasanovic est le commandant du 3e corps de l’année bosniaque, à majorité musulmane, dont le quartier général est à Zenica, une ville de 150 000 habitants à environ 75 kilomètres au nord-ouest de Sarajevo.Le 3e corps compte 50 000 soldats sur les 220 000 de l’année bosniaque et, en conjonction avec les corps d’armée du sud et du nord, a participé depuis juin à une vaste offensive visant à reconquérir des tenitoires annexés en avril et mai par la milice croate HVO qui contrôle les régions du sud-ouest de la Bosnie.L’offensive musulmane a marqué une pause la semaine dernière dans l’attente des résul- VOIR PAGE 14: CONTREBANDE VOIR PAGE 14: MUSULMANS » t i () L E I) E V III R.LE LUNDI I 6 A 0 (j T I !) !) A -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS GILLES- C .MARCOTTE ?Fric crac croque Encore l’histoire de David et Goliath.Classique par excellence dans le «vermeilleux» monde du sport.Histoire de fric, cette fois-ci.Les Expos donc, comme d'autres de leur gabarit, Milwaukee, Cleveland, San Diego, menacent ces temps-ci de craquer, nous alerte-t-on, sous le poids du hic des autres, celui des gros comme San Francisco, assez riche et tata pour donner sept millions à Barry Bonds, ce qui représente à une couple de millions près la moitié de la masse salariale des Expos.D’accord le gars passe la balle au «bat» comme peu peuvent le faire, joue à vache comme un cheval, attrape à peu près tout ce qui bouge dans son coin de champ: gros joueur, qui fait affluer les spectateurs au Candlestick Park.Quand les Giants ont annoncé pendant la saison morte qu’ils avaient acheté «l’agent libre» Bonds, «the best on the market», 42 millions pour six ans, quelque mégalomane multi-millionnaire dont je ne sais même pas le nom s’offrait un «super american dream», dans tout ce qu’il a à la fois de débile et dément et.démocratique: risquer un bout de sa chemise pour acheter un joueur, un championnat, peut-même les «World Series».Business.Les gros donnent des tonnes de fric aux gmnds cracs et croquent les plus petits.Fric, crac, croque.'Près Rice Crispies le baseball professionnel: les magnats, comme on dit, les «gros big shot» de la confrérie syphon-nent tout le lait, de telle sorte qu’il en reste à peu près plus à mettre dans les céréales des autres.Ça fait sec à des places.On s’inquiète.On sonne l’alarme.Les proprié-tiiires se réunissent, parlent de front commun, de «solidarité», de plafond salarial, mais rien n’est encore réglé.Les plus petits se demandent bien comment ils vont faire pour garder leurs gros joueurs arrivés au statut «d’agent libre».Prenez Moises Alou, par exemple, et jetez un coup d’oeil sur les chiffres.Dans l’importante colonne des points produits on constate ceci: Bonds domine avec 87.Alou, lui: 75.Moises, qui gagne un peu plus de 200 000$, n’est qu’à une douzaine de points produits du gars de 7 inillions$.C’est pas un gros écart.Qu’est-ce que le président Brochu, pensez-vous, va pouvoir dire à Moises quand viendra le temps de prochaines négociations.Quelque chose comme: «Voyons donc Moise, tu es bien ici, tu es près de ton père, dans une ville bonne pour toi, où les partisans t’aiment beaucoup»?Même chose pour Grissom, pour DeShields.Walker lui, le plus haut salarié à quelque chose comme trois millions, pas même 60 points produits, 15 petits circuits, devraient prendre son trou et se considérer chanceux qu’on ne lui suggère pas une dimunition de salaire.Lui qui a grandi dans les filiales des Expos, qu’il ose avoir un brin de loyauté et qu’il nous montre au moins une autre année de quel bois il peut se chauffer, comme il a commencé à le faire l’an dernier.Les Expos, c’est clair, cités en exemple pour avoir trouvé le moyen de développer leurs propres joueurs, qui ont refusé d’aller en acheter à trop gros prix ailleurs, qui ont fini par bâtir une équipe correcte, dont le champ extérieur Alou-Grissom-Walker est le numéro un dans le baseball majeur, qui offrent du bon jeu, se retrouvent malgré tout à lointaine distance du peloton de tête, 13 matchs, ce qui représente des années-lumières à ce stade-ci de la saison.Les Z’Amours risquent, peut-on penser, de passer un mauvais quart d’heure d’ici le début d’octobre, de s’ébattre devant des gradins dégarnis.Pourtant, revenu vendredi d’un voyage catastrophique à Philadelphie, quatre défaites d’affilée, les Expos ont bien fait aux guichets ce dernier week-end.Etonnant même: 21 000 vendredi, 25 000 samedi pour la soirée du président fondateur Charles Bronfman et la même chose hier après-midi, par un dimanche qui invitait plus à la plage qu’au stade.Pour que les Expos atteignent l’objectif fixé de deux millions, c’est au moins 30 000 personnes par match que ça prend d’ici la fin.Adeptes de la balle au camp: continuez d’y aller, je n’hésite pas un instant à vous le suggérer.Pour une raison surtout: il y a du bon baseball qui s’y joue.Il va s’en jouer du bon jusqu’à la fin envers et contre tout.Et celà, pour une raison surtout: Felipe Alou.Je l’ai vu récemment, en T-shirt, ses gros bras croisés: rasez-le, il a l’air de Monsieur Net.Ce qui m’a fait penser à un poster que j’ai vu récemment, montrant le personnage dans la pose qui le caractérise: «Don’t fuck with Mr Clean», était-il écrit.N’ayez crainte, personne ne niaise Felipe.Le client sera respecté.?C’est le temps comme jamais d’aller au stade.Comme d’acheter LE DEVOIR d’ailleurs, le quotidien dont les abonnés ont les poils du cul frisés, paraitrait-il, comme en tous cas l’écrivait l’autre jour le père Foglia, qui en attendant de venir passer le fer soigne ses hémorroïdes sur un cossu coussin dans le quartier des affaires.C’est, j’imagine, la juste récompense de quiconque travaille son talent pendant trente ans.Les millions en moins, Foglia, c’est pas loin, n’en doutez point, du Barry Bonds de la presse au Québec.Gros bec, grand lapin! Championnats du monde d’athlétisme Christie, le roi légitimé A un centième de seconde du record mondial de Cari Lewis D'APRÈS AP ET REUTER Stuttgart — La finale du 100 mètres des championnats du monde promettait d’être royale: elle fut impériale, avec la victoire du Britannique Linford Christie en 9,87 secondes, à un centième de seconde seulement du record du monde de Cari Ix*wis, renvoyé à un rôle inhabituel de faire-valoir.Tout s’est joué en effet entre les Américains Andre Cason et Dennis Mitchell, formidables partants et le champion olympique britannique.A mi-course, Christie a dépassé Cason et Mitchell puis a tenu bon face à la hargne de Cason, deuxième en 9,92.C’est la cinquième meilleure performance de tous les temps.Un peu en retrait, Dennis Mitchell s’est classé troisième, en 9,99.Puis tristement quatrième, Cari Lewis, qui a pris un mauvais départ et a terminé en 10,02.Le Montréalais Bruny Surin s’est classé cinquième en 10,02, nouveau record du Canada.«Je ne pensais pas avoir couru si vite», a avoué Christie.«Je n’ai rien à me reprocher.Je ne pouvais pas faire mieux aujourd’hui», a admis Cason en guise d’hommage au lauréat.La course a été disputée dans des conditions idéales, sous la chaleur et sans le moindre souffle de vent Mitchell a été le premier à jaillir des starting-blocks, suivi comme son ombre par Christie.L’absence de I^ewis à Barcelone avait jeté une ombre sur le succès de Christie, qui avait à coeur de mettre les choses au point en dominant le gratin du sprint américain.Lewis, qui s’était incliné à chacune de ses six sorties sur 100 m cette saison, compte désormais sur le 200 m, dont la finale aura lieu vendredi prochain, pour ajouter un neuvième titre mondial à sa collection.Les Canadiens Atlee Mahom et Robert Esmie n’ont pu se qualifier pour la finale.Outre la consécration de Christie au sprint, la deuxième journée des championnats du monde a confirmé l’hégémonie d’une autre souveraine: Heike Drechsler, reine de la longueur.Le palmarès de Drechsler s’est enrichi d’une deuxiè- \J II ^ iU If* M PHOTO AP Linford Christie célèbre son couronnement; il a parcouru le 100m en 9,87s.me couronne mondiale à la longueur, dix ans après un premier titre à Helsinki.En l’absence de l’Américaine Jackie Joyner-Kersee, tenante du titre qui se réserve pour l’heptathlon à Stuttgart, la championne olympique allemande a été d’une régularité impressionnante au-delà des 7,00 m pour s’imposer avec un bond à 7,11 m.«La pression de se produire devant mon public a été plus forte que je ne le pensais, a avoué Drechsler.Après mes 7 m à mon deuxième essai, j’ai été plus décontractée.J’avais des problèmes avec ma course d’élan mais je suis contente.J’ai été au top niveau au jour J et à l'heure H.» Au poids, la Chinoise Zhihong Huang a conservé sans peine son titre avec un impressionnant lancer à 20,57 m.«Je ne pensais pas avoir couru si vite» — Linford Christie Cardinals 1, Expos 7 Uinspiration divine MICHAEL T.GURRIE PRESSE CANADIENNE L’attaque des Expos manquait de mordant depuis un certain temps et Felipe Alou attendait l’inspiration divine qui relancerait l’équipe.Il l’a trouvée, hier, en la personne de Sean Berry qui a inspiré une poussée de cinq points en cinquième manche dans un gain de 7-1 des Expos sur les Cardinals de Saint Louis.Les Expos ont donc remporté deux des trois matchs face aux Cards, l’équipe qu’ils pourchassent au classement.L’écart entre les deux formations n’est plus que de quatre parties.Les Expos ont croisé le marbre cinq fois en cinquième.Après le retrait d’Oreste Marrero, Sean Berry a servi d’inspiration en claquant son septième circuit de la saison, un long coup dans la gauche aux dépens de Rene Arocha.«Ça prenait un coup comme celui-là pour nous relancer, a commenté Felipe Alou.C’est ce que nous cherchions samedi soir (défaite de 2-0), mais le coup en question n’est jamais venu.» Après le circuit de Berry, le lanceur des Expos, Gil Heredia, a suivi avec un double puis Mike Lansing a frappé un roulant au troisième but que Todd Zeile a capté avant de transmettre la balle par télécopieur dans l’abri des Expos.Sur l’erreur, Heredia s’est rendu au troisième puis Lansing a volé le deuxième (16e).Randy Ready a ensuite soutiré un but sur balles pour remplir les coussins.John Vander Wal a enchaîné avec un double de deux points et Larry Walker a poussé deux autres coureurs au marbre avec un simple.Arocha a mis fin à la poussée en retirant Moises Alou et Darrin Fletcher sur des ballons.Ives Expos ont ajouté deux autres points en huitième sur un simple de Moises Alou, une feinte illégale du rele-veur Omar Olivares, un simple de Lou Frazier (p.p.) et une erreur du joueur de deuxième but Luis Alicea.En six manches, Arocha a accordé sept coups sûrs et cinq points, dont quatre mérités.Heredia, lui, a bien espacé huit coups sûrs en cinq manches et un tiers.Il a accordé un seul point en sixième.Sa fiche est maintenant de 2-2.Jeff Shaw a terminé au monticule pour les Expos.SOCCER Les espoirs du Canada s’envolent PRESSE CANADIENNE Sydney — Le Canada a vu s’envoler hier ses derniers espoirs de se qualifier pour la Coupe du monde de soccer 1994.Dix mois d’efforts pour se frayer un chemin dans les dédales des qualifications se sont terminés en cul-de-sac, dans un stade de Sydney en Australie.Un certain Mark Schwarzer, troisième gardien de l’équipe australienne, a brisé les aspirations des Canadiens lorsqu’il a bloqué deux tirs de pénalité en fusillade.Il a ainsi permis à l'Australie d’accéder à la dernière ronde de qualification en vue de la Çoupe du monde qui se tiendra aux Etats-Unis.Deux fois Schwarzer a bien deviné les intentions des Canadiens, lorsqu’il a plongé à sa droite pour bloquer les tirs d’Alex Bunbury et Mike Sweeney.L’Australie a dominé 2-1 en temps réglementaire mais ce résultat laissait les équipes à égalité 3-3 dans la série de deux rencontres au total des buts.Le Canada l’avait emporté 2-1 à Edmonton le 31 juillet.Après 30 minutes de prolongation sans qu’aucun but ne soit marqué, il a fallu recourir à la fusillade.L’Australie a dominé 4-1 aux tirs de pénalité pour accéder à la ronde suivante, alors qu’elle se mesurera à une équipe d’Amérique du Sud.«Nous sommes déçus, mais je pense que nous n’avons laissé tomber personne, a dit l’entraîneur de l’équipe canadienne, Bob Lenarduz-zi.Au cours des deux dernières semaines, et même avant le match à Edmonton, la plupart des gens croyaient que nous allions nous faire dévorer par les Australiens.I>a fusillade ne rend jamais compte du déroulement d’un match.C’est un peu comme la roulette russe.» Jeux du Canada La franche camaraderie Kamloops (PC) — À défaut de remporter le drapeau des Jeux, le Québec pourrait gagner le prix Jack Pelech, un trophée qui lui a toujours échappé aux Jeux du Canada.Le chef de mission Claude Hardy a profité hier de ses réunions avec les gérants, entraîneurs et athlètes pour dire qu’il veut le trophée.«Ce serait agréable que les jeunes se fassent dire devant 10 000 personnes et à la télévision lors des cérémonies de clôture qu’ils ont été les plus appréciés.» Remis à la délégation ayant affiché le plus bel esprit de camaraderie et de coopération, le prix Jack Pelech a été décerné à l’Ile-du-Prince-Edouard lors des Jeux de 1991 à Charlottetown.«Je sais qu’on a fini deuxième lors des deux derniers Jeux», a précisé Hardy.Depuis qu’il a été institué en 1985, les équipes hôtesses ont remporté le Jack Pelech trois fois sur quatre.LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATION AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985-3333 (514)985-3333 (514)985-3344 (514)985-3344 (514)985-3399 1 800 363 0305 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot e) pour les abonnements postaux.Montréal (514) 985-3355 • Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI DE 7H30 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE.MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 A U T « M O B I L E Damon Hill prend sa revanche REUTER Budapest — Damon Hill a pris une éclatante revanche sur le sort en signant hier sa première victoire en Formule un à l’issue d’un Grand Prix de Hongrie fertile en rebondissements.Le Britannique, privé jusqu’à présent de la victoire par une incroyable malchance, a vaincu une chaleur écrasante et déjoué les pièges d’une course aux allures d’hécatombe marquée par les malheurs de son coéquipier Alain Prost.Au volant d’une Williams-Renault intouchable, Hill a mené du feu vert au drapeau à damiers pour marcher sur les traces de son père, l’ancien champion du monde Graham Hill, dont la dernière victoire remonte au Grand Prix de Monaco en 1969.Prost, qui rêvait de s’imposer pour la première fois en terre hongroise, a dû déchanter bien vite.Il a perdu le bénéfice de sa position de tête en calant avant le départ du tour de formation et a dû s’élancer en queue de peloton.Il entamait alors une formidable remontée mais une fixation d’aileron arrière défaillante allait le contraindre à s’arrêter au stand pendant neuf longues minutes.Le Français, qui termine 12e et dernier à sept tours du vainqueur, n’en conserve pas moins 27 points d’avance au championnat du monde sur son plus dangereux rival, le Brésilien Ayrton Senna, dont la Mcl-a-ren figure sur une impressionnante liste d’abandons.Course blanche pour Frost L’autre McLaren de l’Américain Michael Andretti et la Benetton de l’Allemand Michael Schumacher allaient aussi rendre l’âme sur une piste poussiéreuse et bosselée sans pitié pour les mécaniques, tandis que la Ferrari du Français Jean Alesi disparaissait sur une sortie de route.L’Italien Riccardo Patrese, deuxième au volant d’une Benetton, et l’Autrichien Gerhard Berger, troisième sur Ferrari, ont réussi à échapper au massacre.«On s’attendait à une course difficile avec de nombreux abandons, a déclaré Prost.Pour moi, c’est une course blanche mais c’est mon coéquipier qui gagne, il le mérite et c’est comme si j’avais gagné.» Hill, qui s’impose enfin pour sa 13e participation en Grand Prix, efface ainsi ses déboires du mois dernier à Sil-verstone et à Hockenheim, où il avait échoué à deux doigts de la victoire.«Je ne peux pas dire ce que je ressens», a expliqué le Britannique après avoir généreusement aspergé les spectateurs de champagne.«Je peux simplement dire que c’est un sentiment extraordinaire de remporter mon premier Grand Prix.» BASEBALL HIER LIGUE NATIONALE St.Louis 1 Montréal 7 New York 4 Philadelphie 5 Floride 3 Pittsburgh 4 (11 manches) San Francisco 9 Chicago 7 (11 manches) Colorado 4 Houston 3 San Diego 2 Los Angeles 4 Atlanta 1 Cincinnati 0 ¦ LIGUE AMÉRICAINE Toronto 9 Boston 1 Baltimore 0 New York 1 Texas 4 Cleveland 1 Detroit 4 Milwaukee 6 Kansas City 7 Chicago 5 Californie 14 Seattle 2 Minnesota 12 Oakland 5 j e LIGUE NATIONALE Jeudi Montréal 4 Philadelphie 7 Colorado 4 Los Angeles 1 Houston 5 San Diego 3 Chicago 5 Floride 1 St.Louis 4 Pittsburgh 5 (11 manches) Atlanta 8 New York 1 Vendredi Saint Louis 3 Montréal 4 (11 manches) San Francisco 4 Chicago 1 New York 5 Philadelphie 9 Floride 3 Pittsburgh 8 Atlanta 14 Cincinnati 0 Colorado 5 Houston 3 San Diego 4 Los Angeles 1 Samedi Saint Louis 2 Montréal 0 San Francisco 2 Chicago 3 New York 9 Philadelphie 5 Floride 8 Pittsburgh 3 Atlanta 4 Cincinnati 2 Colorado 0 Houston 9 San Diego 3 Los Angeles 4 Aujourd'hui New York (Fernandez 1-3) à Cincinnati (Luebbers 2-2) LIGUE AMÉRICAINE Vendredi Toronto 3 Boston 5 Texas 3 Cleveland 6 Baltimore 1 New York 4 Kansas City 4 Chicago 5 Detroit 1 Milwaukee 6* Detroit 1 Milwaukee 7, Californie 1 Seattle 2 ' Minnesota 5 Oakland 2 Samedi Toronto‘5 Boston 2 Baltimore 2 New York ,4 Minnes.5 Oakland 1 (12m) Minnesota 6 Oakland 2 Kansas City 1 Chicago|4 Texas 5 Cleveland 8 Detroit 5 Milwaukee 1.Californie 2 Seattle 7 1 Aujourd’hui Toronto (Guzman 8-3) à Cleveland (Kramer 5-2) Texgs (Brown 9-8) à New York (Key 14-4) Baltimore (Sutcliffe 9-8) à Seattle (Fleming 7-2) Milwaukee (Navoa 0-1) à Oakland (Van Poppel 34) Detroit (Gullickson 8-6) en Californie (Hathaway F') LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Ditf.Philadelphie 75 43 .636 — • St.Louis 66 52 .5594 9 ! Montréal 62 56 .525 13 Chicago 58 59 .496 161/2 Pittsburgh 56 63 471 191/2 Floride 51 67 .432 24 New York 40 77 .342 34 1/2 Section Ouest San Francisco 79 39 .669 — Atlanta 72 47 .605 71/2 Houston 61 57 .517 18 Los Angeles 59 58 .504 191/2 Cincinnati 59 61 .492 21 San Diego 46 73 .387 331/2 Colorado 43 75 .364 36 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dili.Toronto 68 51 .571 — New York 68 51 .571 — Boston 64 53 .547 3 Baltimore 63 55 .534 4 1/2 Detroit 60 60 .500 81/2 Cleveland 55 62 .470 12 Milwaukee 48 69 Section Ouest .410 19 •'-! Chicago 64 53 .547 — J Kansas City 61 57 .517 31/2 Texas 60 57 .513 4 II Seattle 57 60 .487 7 Californie 54 62 .466 91/2 Minnesota 52 63 .452 11 Oakland 47 68 .409 16 LES MENEURS LIGUE NATIONALE Pi AB P CS Moy.Gwynn SD .104 421 57 151 359 Jefteries SIL .101 398 69 136 342 Bonds SF .114 387 94 130 .336 Merced Pgh 102 343 59 115 335 Kruk Phi .111 382 76 128 ?35 RoThompson SF.91 353 64 116 329 Gilkey StL .93 382 75 122 319 Bagwell Hou 117 447 65 142 318 JBell Pgh 115 459 75 145 .316 Grace Chi .112 428 59 135 315 Larkin Cin 100 384 57 121 .315 Points produits — Bonds, San Francisco, 87; Daulton, Philadelphie.87; Justice.Atlanta, 81; Gant, Atlanta.81; MaWilliams.San Francisco, 80; Bagwell.Houston.75; Alou.Montréal, 75; Murray, New York.75.Coups sûrs — Gwynn, San Diego, 151; JBell.Pittsburgh.145; Bagwell, Houston.142; Dykstra, Philadelphie, 138; Kmg.Pittsburgh.137; Jefferies, St.Louis, 136; Giace, Chicago, 135: Butler.Los Angeles.135.Circuits — Bonds, San Francisco.34; Gant, Atlanta, 30; Justice.Atlanta.29; Sosa, Chicago.26; BoniHa.New York.26; McGritt, Atlanta.26; MaWilliams.San Francisco, 25.Buts volés — Coleman.Now York, 38; DLowis, San Francisco, 36; Jefteries, St.Louis, 36; Carr, Floride, 85; DeShields.Montréal.34; FYoung, Colorado.29; Grissom, Montréal.29; Dykstra.Philadelphie.29; EDavis, Los Angeles.29.Lanceurs (13 décisions) — Burkett, San Francisco, 18-4.818, 3.09; TGrcene, Philadelphie, 12-3, 800, 3.55; Glavlne, Atlanta.14-4.778, 3.07; Swltt, San Francisco, 17-5, .773, 2.61; Arocha, St.Louis, 10-3, .769,3 52; Avery.Atlanta.13-4, .765.2.89; Kile.Houston.12-4, .750,3 58 Retraits — Rijo.Cincinnati, 163; Smoltz.Atlanta, 156; Benes.San Diego, 144; Harnisch.Houston, 142; GMaddux, Atlanta, 138; Gooden.New York, 127; Guzman, Chicago, 126 Victoires protégées — LeSmith, St.Louis.40; Beck, San Francisco, 36: Harvey, Floride, 36; Myers, Chicago, 35; MIWilliams.Philadelphie, 31; Stanton.Atlanta, 27; Wetteland, Montréal, 25 LES EXPOS AU BÂTON AB PC CS PP CC BV Moy 18.Alou,Moises 416 60 119 75 15 17 286 5.Berry,Scan 192 26 47 28 7 7 245 28.Bolick.Frank 202 25 43 24 4 0 .213 12.Cordero, Willredo 355 42 86 36 6 11 242 4.DeShields,Delino 420 66 127 25 2 34 382 24 Fletcher,Darrin.273 17 69 39 5 0 253 7.Frazier,Lou 142 23 44 12 1 15 310 9 Grlssoin.Marquis 445 68 123 66 12 29 276 19 laker,Tim .86 3 17 7 0 2 198 3 Lansing.Mike 368 51 103 32 3 16 ,280 46.Marrero,Oreste.10 0 2 1 0 0 200 39.Ready,Randy,.19 3 4 0 0 0 .211 26 Slddall.Joc 9 0 1 0 0 0 lit 2, Spehr.Tirrt 51 6 6 6 1 1 118 23 VanderWal.John 162 25 39 27 5 6 241 33 Walker,Larry .351 59 95 (rl) 15 20 .271 14 While,Derrick.49 6 11 4 2 2 .224 AUI MONTICULE G P VP ML PM BB R MPM 22.Alrlrod,Scott .1 0 0 120 12 10 9 9,00 41 Barnes,Brian .2 5 3 872 40 39 53 4,11 13.Fassero.Jelf .7 3 1 91 0 20 40 80 I 98 34 Heredia,Gil 2 2 1 302 16 7 18 4 71 44 Hill,Ken .7 3 0 134 2 42 54 68 2/4 32 Matllnoz.Ocnnls 10 7 1 161 0 74 43 92 4 14 43 Nabholz,Chris.7 8 0 101 1 52 55 60 462 51.Ro|as.Mcl 4 7 8 662 23 26 34 311 42.Ruoler.Kirk .2 0 0 401 11 10 15 246 54.Scott,Tim 4 2 0 58 1 17 27 50 262 31, Shaw,Jett .1 7 0 812 37 28 43 4 08 57 Wetteland,John 8 3 25 61 1 11 22 78 162 k
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