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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 19 août 1993
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-08-19, Collections de BAnQ.

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FONDÉ EN 19 10 ?i.x x x i v N o I !) I M O N T 11 K A I I.K .1 K V I) I 1 !» A O Û T I !» !» A (î 5 e T I* S PERSPECTIVES Les nouveaux débats de Pimmigration Le cas Clara Palacios est loin d'être unique Paul Cauchon Le sida n’a pas fini de questionner nos choix sociaux, et le cas de Clara Palacios, cette jeune Salvadorienne séropositive et mère d’un bambin que le gouvernement canadien veut expulser samedi, force tout le monde à s’interroger sur l’accueil réservé aux malades provenant de l’étranger.Les fonctionnaires du ministère de l’Immigration soutiennent que l’expulsion de Mme Palacios n’a rien à voir avec son état de santé.Un fonctionnaire responsable des expulsions a déclaré aux médias cette semaine qu’il lui .'irrive d’expulser des malades avec un cancer en phase terminale.Dans cette histoire, le ministère a donc adopté une position de principe, garante de la sécurité de nos frontières et des strictes règles à suivre pour devenir Canadien.Le ministère soutient aussi que Mme Palacios peut obtenir les soins appropriés à son état dans son pays natal, une affirmation contestée par différents groupes et organismes.On ajoute même que Mme Palacios peut demander du Salvador à revenir au Canada (comme réfugiée?comme immigrante?), en suivant les «bonnes» procédures.11 est évident aux yeux de plusieurs observateurs que la demande de Mme Palacios transmise du Salvador serait de toute façon refusée par le Canada, ne serait-ce que parce que des demandeurs à l’étranger doivent subir un examen médical.On voit mal pourquoi le Canada l’accepterait alors pour motifs humanitaires s’il ne le fait pas actuellement.Pour le Dr Réjean Thomas, de la clinique L’Actuel, le cas de Mme Palacios représente clairement un cas d’exception: d’abord parce qu’elle est déjà ici (elle ne demande pas le refuge de son pays d’origine), parce que c’est ici qu’elle a appris qu’elle était séropositive (à l’occasion de sa grossesse), et quelle a un enfant né ici, citoyen canadien, séronégatif de surcroît.Le Dr Thomas ajoute, après avoir consulté le dossier de Mme Palacios et constaté que son système immunitaire était très diminué, qu’«elle a justement le genre de dossier médical avec lequel on conseille à un patient de ne pas voyager dans les pays en voie de développement parce qu’il a de fortes chances de contracter des maladies sévères».Mais certains spécialistes estiment que le cas de Mme Palacios nous force à lancer un débat sur la possibilité d’accepter que des malades atteints du sida viennent se faire soigner au Canada.Sur le terrain, plusieurs intervenants, qui appuient Mme Palacios et qui, après l’avoir connue, expliquent avoir devant eux «une personne réelle qui souffre et non un numéro», demeurent mal à l’aise avec l’idée de voir cogner à nos portes des milliers de réfugiés qui voudraient se faire soigner chez nous.«Pourtant, on pourrait aider beaucoup de ces malades, rétorque le Dr Thomas.Plusieurs sidéens mouraient d’une pneumonie très sévère au début des années 80.Aujourd’hui, on sait comment traiter les complications de cette pneumonie avec des antibiotiques.Dans les pays en voie de développement, on n’a même lias accès à ces antibiotiques pourtant peu coûteux».Qu’on veuille profiter ou non du drame de Mme Palacios pour lancer ce débat, il faut comprendre que la vraie vie a déjà dépassé les débats théoriques.Au Centre québécois de coordination pour le sida, organisme gouvernemental officiel, on n’a aucun exemple de réfugié qui serait porteur du virus VIH ou atteint du sida.Mais il suffit de consulter des intervenants sur le terrain et de leur promettre l’anonymat pour apprendre beaucoup de choses.Dans une seule clinique montréalaise, on nous déclare avoir vu passer près d’une dizaine de personnes séro-positives dont le statut était illégal au Canada.Ces gens arrivent à obtenir certains soins, avec des cartes d’assurance-maladie prêtées par des amis, grâce à des médecins qui compatissent avec eux et vont s’arranger pour les amener à l’hôpital, ou encore grâce à des médicaments obtenus sous le manteau.«Et encore, ce marché underground montréalais n’est rien en comparaison du réseau caché et organisé qu’on trouve à Toronto ou Vancouver», ajoute-t-on.Si on ne veut pas regarder cette réalité en face, la situation dans la me s’en chargera.D’après les dernières estimations de la Banque Mondiale, publiées il y a trois semaines, en l’an 2000, vingt-six millions de personnes seront infectées du virus VIH, et chaque année 1,8 million d’entre elles mourront des suites de la maladie.En 1990, 80% des personnes infectées vivaient dans des pays en voie de développement.Cette proportion atteindrait 95% dans sept ans.La Banque Mondiale qualifie froidement ces prévisions d’optimistes, car elles pourraient être multipliées par deux ou trois.En attendant que le débat soit véritablement lancé, rappelons, à tout hasard, qu’aucun ingénieur n’a encore réussi à construire autour d’un pays une cloche de verre.Montréal, comme Toronto, a son réseau caché de séropositifs dont le statut est illégal au Canada I N les Actualités 2 1) K X Idées .13 Agenda culturel ,.I0 le Monde 7 ’rprSgÉSP* Annonces dissées.H Montréal Météo Passages Avis publics 4 Mots croisés.8 Culture 1 1 Politique 4 nuageux Économie 5 Société .!) Max.: 29 Éditorial 12 les Sports C D’ici le vendredi 27 août prochain (date limite fixée par la Ville), les-tlS 000 fonctionnaires municipaux doivent s’être entendus avec Montréal, sinon la loi 102 s’appliquera.Malgré cette menace de l’administration Doré-Gou-sineau, les syndicats auraient en réàefl-ve encore des cartes.Si les pourpart lers échouent les représentants syndicaux se rencontreront le 30 août pour éventuellement mettre en applicatioh les moyens de pression élaborés ces dernières semaines.•yj I N V H S T I S S H Z DANS V O T R H JOURNAL LE DEVOIR PROPOSE À SES LECTEURS ET AMIS DE S’ASSOCIER À SON RENOUVELLEMENT (Irr ’25 POURQUOI ?POUR COMPLÉTER LE NOUVEAU CAPITAL DU DEVOIR QUI A SERVI À: ?repenser le contenu ?accroître les ressources humaines ?informatiser la rédaction ?refaire les outils de gestion ?déménager l’entreprise ?améliorer la diffusion ?transformer le graphisme COMMENT ?VOUS DEVENEZ ACTIONNAIRE D’UNE SOCIÉTÉ DE PLACEMENT DANS L'ENTREPRISE QUÉBÉCOISE (SPEQ) QUI: ?émet 1 100 000 actions ?les vend par tranches de 500 $ et 1000 S ?a un représentant au conseil de l’entreprise ?offre une déduction fiscale (provinciale) de 125 % ?s’associe avec les grands investisseurs, les prêteurs et les salariés du DEVOIR qui ont financé la renaissance du journal Je désire recevoir des renseignements touchant l'achat d'actions de la SPEQ qui investira dans LE DEVOIR inc.’ NOM:.ADRESSE: .TÉLÉPHONE:.EXPÉDIER À: Raymonde Guay ou Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Tél.: (514) 985-3333 Télec.: (514) 985-3310 LA PREMIERE PHASE DE IA STRUCTURE FINANCIÈRE DE LA NOUVELLE SOCIÉTÉ ÉDITRICE DU DEVOIR, LE DEVOIR INC.ÉTANT ACHEVÉE, NOUS PROCÉDONS MAINTENANT À LA DEUXIÈME PHASE DU PROJET.CETTE PHASE CONSISTE EN LA CLÔTURE D’UN PLACEMENT DE 1 100 000 $ AUPRÈS D’UN PUBLIC INVESTISSEUR, PAR L’INTERMÉDIAIRE D’UNE SPEQ (SOCIÉTÉ DE PLACEMENT DANS L'ENTREPRISE QUÉBÉCOISE) CONSTITUÉE À CETTE FIN.LES INVESTISSEURS RÉUNIS AU SEIN DE CETTE SPEQ-PUBLIC VIENDRONT SE JOINDRE AUX ACTIONNAIRES DU DEVOIR INC.Première émission par voie de prospectus SPEQ LE DEVOIR INC.1 100 000 $ (1 100 000 actions ordinaires) Prix: 1,00 $ Paction Souscription minimale: 500 actions ordinaires (500 $) Souscription par tranche de 500 actions ordinaires (500 $) Placement minimum: 350 000 actions ordinaires (350 000 $) Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 1 000 000 d'actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC.soit environ 22 %.A ‘>Vf >Î(Y /i.di •ï W ; > M .1) ni! trfi J Pi •c! L K I) K V U [ H .1 K -I K r I) I ! !l A 0 II T I 0 II A le devoir MONTREAL Dorval et Mirabel ta; Le statu quo triomphe Pas question de fermer l’un des deux aéroports •ai ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le statu quo triomphe: les aéroports de Dorval et Mirabel demeureront tous deux en service et poursuivront leur vocation respective.'"Après mûre réflexion et un autre rapport sur la question — un cinquantième rapport depuis 1976 sur la situation aéroportuaire à Montréal, selon une récente compilation —, la direction des Aéroports de Montréal (ADM) a rejeté les propositions de fermer l’un ou l’autre des aéroports ou de redéfinir leur vocation, des solutions jugées trop chères ou encore impraticables."i‘< i/o intanqiC'lu Des compagnies / s’alimentent en électricité aux frais des Montréalais KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Certains entrepreneurs privés s’alimentent en électricité aux frais des Montréalais.Depuis trois ans, Rebuts solides canadiens inc.n’a payé aucune facture d’électricité à la Ville de Montréal.Au module du génie de l’environnement du Service des travaux publics, on confirme l’information.«Jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de paiements directs, explique Pierre Morissette, ingénieur responsable de la gestion des dossiers de l’environnement à la Ville.Au début de 1993, la compagnie devait environ 60 000$», ajoute-t-il.Selon le conseiller municipal de la Coalition démocratique de Montréal, Marvin Rotrand, le manque à gagner de la Ville atteindrait plutôt 80 000$ au minimum.«Quoi qu’il en soit, c’est là une démonstration du laxisme de la Ville», commente M.Rotrand.Le dirigeant de Rebuts solides canadiens inc., Daniel Emond, nie que la facture soit si élevée.«C’est pas possible.De toute façon, nous sommes en négociations avec la Ville; on devrait finaliser ça d’ici quelques semaines», affirme M.Emond.C’est que selon ce dernier, Montréal aussi n’a pas réglé ses dettes envers Rebuts solides canadiens.«Quand on s’est installé en 1990 (sur le site de l’ancienne carrière Miron), c’était le bordel.Ça nous a pris 6 mois à tout mettre en ordre parce que la bâtisse était vétuste.Il a fallu installer à nos frais les systèmes de chauffage et d’électricité.» Mais voilà, dans le contrat liant Rebuts solides canadiens inc.et Montréal, contrat que Marvin Ro- trand détient, il est spécifié que «l’entrepreneur s’engage à utiliser, à ses frais, un raccordement à la ligne d’Hydro-Québec et un système de chauffage qu’il aura installé à ses frais».Au bureau de Richard Brunelle, responsable politique du dossier, on a été incapable de préciser les montants dus de part et d’autre.L’attaché de presse de M.Brunelle, Marc Snyder, précise même que le processus de comptabilisation prendra encore un mois.Lenteur excessive de l’appareil bureaucratique?Il s’agirait plutôt d’un chevauchement de nombreux services municipaux, répond M.Snyder.Chose certaine, pour Marvin Rotrand, il y a cafouillage et cela coûte cher aux contribuables montréalais.Et pourtant, il y a bien eu des tentatives pour régler le problème mais en vain.Dès janvier 1991, le surintendant du Centre de tri et d’élimination des déchets a entretenu une correspondance avec des fonctionnaires du module de génie de l’environnement pour s’assurer que Montréal demanderait à Rebuts solides canadiens de payer pour sa consommation d’énergie.L’ingénieur Pierre Morissette conclut: «L’électricité et le chauffage, c’est secondaire.Les montants dus ne sont pas élevés comparativement aux services rendus».En 1992, Montréal a payé 800 000$ pour le tri de 16 000 tonnes de matières recyclables.Un autre cas a été pointé du doigt par le conseiller Rotrand: la compagnie Legault et Touchette qui a été branchée sur le système électrique pendant deux ans sans avoir dénoué les cordons de sa bourse.L’affaire est maintenant classée.La direction des Aéroports de Montréal (ADM) a rejeté les propositions de fermer l’un ou l’autre des aéroports ou de redéfinir leur vocation, des solutions jugées trop chères ou encore impraticables.LE DEVOIR % Y \10/ Concours Destination Québec Cet été, visitez.Québec Consultez chaque vendredi notre page «Destination Québec» et participez à notre concours.15 prix à gagner 1er prix : Un forfait dîner, spectacle, hébergement d’une fin de semaine au Théâtre Capitole de Québec, avec, en plus, une sérigraphie du peintre québécois Jean-Pierre Séguin (édition spéciale de la Biennale d'Alma).Valeur du 1er prix: 1 100$ 2e prix : un forfait d’une fin de semaine à l'Auberge La Camarine comprenant l’hébergement et le transport par l'ilàen, en plus d’une sérigraphie du peintre québécois Pierre Ayot (édition spéciale de ta Biennale d’Alma).Valeur du 2e prix: 700 $ 3e prix : Une sérigraphie de la peintre québécoise Françoise Lavoie (édition spéciale de la Biennale d'Alma).Valeur du 3e prix: 300 $ Douze autres prix : Le Guide de voyage U lysse : «Québec nuit et jour».Valeur des autres prix: 12 $ chacun THAATRB CAPITOLE Ç~Aub«njt U Caroarint ) TILDE N —ècs.Pour participer à ce concours, remplissez le coupon de participation ci-dessous et retournez-le à : CONCOURS DESTINATION QUÉBEC LE DEVOIR, 2050.rue de Bleuiw.9e étage Montréal (Québec) H3A 3M9 COUPON OE PARTICIPATION Nom :.Adresse: Ville:.Code postal: .Téléphone:.lx* tirage aura lieu le 5 septembre 1993.Les gagnants et les gagnantes seront avisé(e)* par la poste.La valeur totale des prix attribués est tie 2 2-16$.Ivos règlements de ee concours sont disponibles aux bureaux du Devoir. L E I) E V (HR, I.E JEUDI 1 !) A 0 Û T I «J {) ;$ - ?LE DEVOIR ?- POLITIQUE Langue d’affichage Claude Ryan fait la morale au PQ ! } i » ; I I Québec (PC) — Toute politique linguistique qui contient des éléments contraignants est dangereuse, estime le ministre québécois responsable du dossier, Claude Ryan.M.Ryan commentait le récent litige soulevé au sein du Parti québécois en vue d’élaborer une politique sur la langue d’affichage lors de son congrès de fin de semaine.«Quand on entre dans une politique de contrainte, c’est toujours très dangereux.C’est cela que le Parti québécois n’a pas encore compris en matière de langue», a dé- claré M.Ryan hier à l’issue de la séance du conseil des ministres.Selon M.Ryan, le premier principe à appliquer dans toute politique linguistique est la liberté de choix.Toute mesure contraire ne doit s’appliquer que «quand des circonstances particulières et vérifiables le justifient».Dans un tel cas, il faut y aller «avec dextérité et prudence», a-t-il dit Le ministre a insisté sur la «solidarité et l’unité» du Parti libéral en matière linguistique, attitude qui, croit-il, contraste avec «le spectacle de divi- sion» du Parti québécois dans ce dossier.Une proposition concoctée par l’exécutif du PQ et qui doit être débattue au congrès de fin de semaine prévoit qu’en matière d’affichage commercial, le bilinguisme ne soit permis que pour les petits commerces comptant quatre employés ou moins, uniquement si le propriétaire du dit commerce est éligible à l’enseignement en anglais pour ses enfants.Cette position défendue par le chef du PQ, Jacques Parizeau, a cependant été sévèrement critiquée par les membres de l’aile parlementaire lors d’une réunion hier.Une majorité de députés s’opposent à la résolution, tout comme plusieurs militants en provenance des comtés de la région de Montréal.Le ministre Ryan croit qu’un retour à la loi 101, comme le souhaitent certains péquistes, amènerait une nouvelle contestation devant la tribunaux «et nous sommes alors encore perdants», ou un recours à la clause dérogatoire, ce qui soulèverait encore l’opinion internationale contre le Québec.TEL.: 985-3344 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi m.985-3344 Fax 985-3340 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR DU QUÉBEC, NO: 705-27-014399-924 PERCEPTEUR DES AMENDES, agissant pour la créance du procureur général, PARTIE DEMANDERESSE, -vs- SERVICES SANITAIRES DIANE INC., PARTIE DÉFENDERESSE- AVIS LÉGAL.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: Le 31 août 1993, à •gj.Ville Mont-Royal AVIS PUBLIC APPROBATION DES RÈGLEMENTS NOS 1310-11,1310-12 ET 1310-13 MODIFIANT LE RÈGLEMENT DE ZONAGE N°1310 AVIS PUBLIC est donné par la présente aux RÉSIDENTS DE VILLE MONT-ROYAL et À OUI DE DROIT: QUE conformément aux dispositions de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (L.R.Q.chapitre E-2.2), la soussignée a mis trois (3) registres à la disposition des personnes habiles à voter ayant le droit d'être inscrites sur la liste référendaire des zones indiquées le mercredi 14 juillet 1993 de 9 h à 19 h pour qu'elles inscrivent leur demande de tenue d'un scrutin référendaire sur les règlements nos 1310-11, 1310-12 et 1310-13 et que les résultats sont les suivants: - RÈGLEMENT N 1310-11 MODIFIANT LE RÈGLEMENT DE ZONAGE N 1310 PAR L’ADDITION D'USAGES PERMIS DANS LA ZONE 1-103.Nombre requis de signatures: 45 Nombre reçu: 0 - RÈGLEMENT N° 1310-12 MODIFIANT LE RÈGLEMENT DE ZONAGE N 1310 PAR L'ADDITION D'USAGES PERMIS DANS LA ZONE 1-104.Nombre requis de signatures: 17 Nombre reçu: 0 - RÈGLEMENT N 1310-13 MODIFIANT LE RÈGLEMENT DE ZONAGE N 1310 EN CE OUI A TRAIT À LA NOMENCLATURE DES USAGES PAR GROUPES ET SOUS-GROUPES SUR LES GRILLES DES ZONES 1-100 A 1-199 (ZONES INDUSTRIELLES) Nombre requis de signatures: 500 Nombre reçu: 0 QUE le nombre de signatures dans lesdits registres étant inférieur au nombre requis, les règlements nos 1310-11, 1310-12 et 1310-13 sont par conséquent réputés être approuvés conformément à la loi: QUE les certificats à cet effet ont été lus publiquement par la soussignée le 14 juillet 1993 et ont été déposés devant le conseil de Ville Mont-Royal a sa séance générale du 19 juillet 1993: QUE conformément à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L.R.Q.chapitre A-19.1), la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a approuvé lesdits règlements le 5 août 1993 et a délivré le 13 août 1993 trois (3) certificats de conformité pour les règlements 1310-11, 1310-12, 1310-13 à cet effet; QUE les réglements nos 1310-11, 1310-12 et 1310-13 entrent en vigueur à la date de l'émission des certificats de conformité, soit le 13 août 1993; QUE ces règlements peuvent être consultés au bureau de la greffière de la ville, à l'hôtel de ville, 90, avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal.durant les heures normales de bureau.Donné â Ville Mont-Royal le 19 août 1993.La greffière C.Josée Katz, o.m.aJCMC 11 hOO, au no 11365, 54e Avenue, à Rivière-des-Prairies.Les dits biens consistent en; f bureau de travail; 1 filière; 1 calculatrice Canon; 1 imprimante Epson FX-185; 1 Fax Ricoh; 1 ordinateur PSI; 1 écran TTX; 1 armoire en métal; f photocopieur Toshiba; t téléphone Meridian, t imprimante Smith Corona, etc.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant el dernier enchérisseur.MARTIN THÉROUX.HUISSIER.BÉLANGER 4 ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph, C.P 454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.Joliette ce 13 août 1993.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR MUNICIPALE, NO: 46727.VILLE DE Ville Mont-Royal AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est donné aux résidents de Ville Mont-Royal et à qui de droit qu'à sa séance ordinaire tenue le 16 août 1993, le conseil municipal de Ville Mont-Royal a adopté le règlement no 1331 sur le régime des rentes de retraite des anciens policiers et des autres salariés de VMR mutés à la CUM.Les personnes intéressées peuvent consulter ce règlement au bureau de la greffière, 90, avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal.Donné à Ville Mont-Royal le 19 août 1993.La greffière C.Josée Katz, o.m.aJCMC ^AVIS DE LA PREMIÈRE^ ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de: NOËL SIMARD 6351, JOSEPH RENAUD, #205 ANJOU (QUÉBEC) AVIS est par les présentes donné que le susdit débiteur a fait cession de ses biens le 9 août 1993 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 25 août 1993 à 15h00 au bureau du Syndic.Montréal, le 19ième jour d'août 1993 PAUL B.DAOUST.syndic 5427 rue Beaubien est (angle l'Assomption) Montréal, QC H1T 1W7 Tél: 725-7507 Fax:725-0131 , JOLIETTE, PARTIE DEMANDERESSE.-VS- SYLVAIN OUELLETTE.PARTIE DÉFENDERESSE.AVIS LEGAL.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: Le 31 août 1993, à 14h00, au no 1959 Chartrand, à Mascouche.Les dits biens consistent en: 1 divan et t causeuse en simili-cuir; 1 unité murale; 1 télécouleur Hitachi, 30" environ; 1 jeu Nintendo avec acc.; 1 fauteuil et repose-pieds.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et denver enchérisseur.DANY GRAND MAISON.HUISSIER.BÉLANGER & ASS.HUISSIERS, 186 St-Joseph, C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9.Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.Joliette ce 13 août 1993.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR DU QUEBEC, NO: 700-02-000448-929.COMMISSION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL, PARTIE DEMANDERESSE, -VS- LES CARRIERES F.CHARBONNEAU INC., PARTIE DÉFENDERESSE.AVIS LÉGAL.Avis public est par le présent donné que les biens, meubles et effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus par autorité de Justice: Le 30 août 1993, à 13h00, au no 52 rue Lepage, à Terrebonne.Les dits biens consistent en: 1 Pick-Up Ford 1981, F250; 1 compresseur Atlas, diésel; 3 scies à pierre avec accessoires.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou chèque visé au plus offrant et dernier enchérisseur DANY GRAND MAISON, HUISSIER.BÉLANGER & ASS.HUISSIERS.186 St-Joseph, C.P.454, Joliette, (Québec) J6E 3Z9, Tél: 759-5556, Fax: 759-6235.Joliette ce 13 août 1993 Province de Québec.District de Montréal, COUR MUNICIPALE, NO: 91,357,.008-1.VILLE DE MONTRÉAL ANDRÉ TANGUAY, percepteur, Demandeur, -vs- PAUL E.MARCOUX, Défendeur.Le 30 août 1993, à 10h30 de l'avant-midi, au domicile du défendeur, au no 96 rue 30ième Avenue, en la cité St-Eustache, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en; 1 véhicule automobile de marque Buick.immatriculé HNN 087, n/s: 1G4NM69L26M172703.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.JACQUES TURGEON, huissier, ÉTUDE GRENIER, POISSANT ET ASSOCIÉS, HUISSIERS, 466-2628.Ville Lemoyne, le 16 août 1993.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC CH.CIVILE, NO: 500-02-012222-936.DISTRIBUTIONS AGRI-SOL INC., Partie demanderesse, -vs-LES ALIMENTS TROIS FRERES LTEE, Partie défenderesse.Le 31ième jour d'août 1993 à 11h00, au 540 WRIGHT, ST-LAURENT, QC, district de MONTRÉAL, seront vendus par autonté de Justice, les biens el effets de: LES ALIMENTS TROIS FRERES LTEE.saisis en cette cause, consistant en: 1 table de conférence ovale, 6 chaises sur roulettes, 1 bureau avec crédence, 1 calculatrice Sharp CS 1630, 3 filières latérales 4 tiroirs, 6 filières format lettre 4 tiroirs et équipement de bureau.Conditions.ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: JACQUES DAOUST, huissier, (514)682-1921, Mtl 328-1122.BOISVERT, POULIOT & ASSOCIÉS, HUISSIERS, 1515 Boul.Chomedey.# S-01, Laval, Qc, H3V 3Y7, CANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-12-011493-932 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT.PROTONOTAIRE ADJOINT SYLVIE VALLÉE, Partie demanderesse -VS- JAMES LEO LEFEBVRE, D’ADRESSE INCONNUE, Partie défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur.James Léo Lefebvre, est, par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs, au Palais de Justice de Longueuil, 1111 lacques-Cartier Est, Rc-31, Longueuil.Une copie de la demande et déclaration en divorce a été laissée Société d'énergie de la Baie James PROJET LA 2 TRAVAUX D'EXCAVATION DU CANAL DE FUITE ET DE CONSTRUCTION DE BARRAGES ET OUVRAGES DE MISE EN EAU Dans le cadre du lancement prochain d'un important appel d'offres relatif aux travaux mentionnés en titre, la Société d’énergie de la Baie James organise, pour les entrepreneurs intéressés, une visite des futurs sites de ces travaux au chantier Laforge 2.Date de la visite: LE MERCREDI 8 SEPTEMBRE 1993.Le coût total de la visite est de 600,00 $ par représentant (limite de deux représentants par entreprise) et non remboursable Les demandes de participation à cette visite doivent parvenir à l’adresse mentionnée ci-dessous au plus tard le 3 septembre 1993 à 15 heures, accompagnées d'un chèque visé ou mandat payable à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James.SOCIÉTÉ D’ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES Service Achats-Contrats 19e étage 500, boul.René-Lévesque Ouest Montréal (Québec) H2Z 1Z9 Pour de plus amples informations relativement à la visite précitée, veuillez communiquer avec Madame Carolyne Roberge au (514) 879-6703 Jocelyne Fortin Chef de service Achats-Contrats au greffe de la Cour Supérieure du district de Longueuil, à son intention.De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans les lesdits délais, la demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu'elle sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.LONGUEUIL, ce 12 août 1993.ELIZABETH S.GOBEILLE, PROTONOTAIRE ADJOINT ME MICHELLE FOURNIER, AVOCATE 70 RUE DELABARRE, BUREAU 116 LONGUEUIL, QUÉ„ J4K 5J3 PROCUREUR DU DEMANDEUR.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL.COUR DU QUEBEC CH.CIVILE, NO: 500-02-000246-939.DIFFUSION UNIQUE INC., Partie demanderesse, -vs- 2549-4998 QUEBEC INC.(CARTES CARLTON).Partie défenderesse.Le 31ième jour d'août 1993 à 13h00, au 865, RUE STE-CATHERINE E., MONTRÉAL, QC, district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: 2549-4998 QUEBEC INC., saisis en cette cause, consistant en: 1 caisse enrigistreuse Casio, 1 machine à cartes de crédit Desjardins, sacs à papier décoratif, petit coffre-fort, 1 aspirateur Kenmore, lot de diverses marchandises, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: JACQUES OAOUST, huissier, (514)682-1921, Mtl: 328-1122 BOISVERT, POULIOT & ASSOCIES.HUISSIERS, 1515 Boul.Chomedey, # S-01, Laval, Qc,H3V 3Y7.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR SUPÉRIEURE.NO: 500-05-002456-935.Banque Laurentienne Du Canada, Partie demanderesse, -vs- Pierre Paquin, Partie défenderesse.Le 31ième jour d'août 1993, à 10h00, au 299 Morin, Ste-Adèle, Qc., district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Pierre Paquin, saisis en cette cause, consistant en: 1 Buick station Wagon; 1 Oldsmobile 98 couleur gris; 2 téléviseurs Toshiba; 1 vidéo Toshiba VHS; 1 bicycle d'exercises; 1 bicycle de montagne et divers autres items d’ameublement.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Josée Michaud, huissier (514) 461-3340.MAURICE GAUCHER S ASSOCIÉS, HUISSIERS, 1505 PI.de l’Hôtel de ville, S.106, St-Bruno, Québec, J3V 5Y6.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR SUPÉRIEURE, NO: 500-05-006313-934 LES INVESTISSEMENTS RAYPAUL LTEE, Partie demanderesse, -vs- 2619 8887 QUEBEC INC.ET JACQUES CHAUVETTE, Partie défenderesse.Le 31ième jour d'août 1993, à.tOhOO, au 1250 STANLEY.MONTRÉAL, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: 2619 8887 QUEBEC INC.ET JACQUES CHAUVETTE.saisis en cette cause, consistant en: 1 lot d’équipements servant à l'exploitation d'une discothèque Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: FRANÇOIS BOURQUE, huissier, 514-848-0979, Fax: 848-7061.François Bourque & Associés, HUISSIEFTS, 31, rue St-Jacques Ouest, RC, Montréal, Québec.H2Y1K9.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR SUPÉRIEURE, NO: 500-05-002233-938.Banque Laurentienne Du Canada, Partie demanderesse, -vs- Gisèle Paquin et Pierre Paquin, Partie défenderesse.Le 31 ième jour d'août 1993, à 10h00, au 299 Morin, Ste-Adèle, Qc .district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: Gisèle Paquin et Pierre Paquin, saisis en cette cause, consistant en 1 Buick station Wagon avec simili bois; 1 Oldsmobile 98 couleur gris; 1 sofa bleu, 1 causeuse en velours bleu gris antique, 1 vaisselier antique et plusieurs autres pièces d ameublement.Conditions ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ Information Josée Michaud, huissier (514) 461-3340 MAURICE GAUCHER 8 ASSOCIÉS, HUISSIERS, 1505 PI de l’Hôtel de Ville.S.106.St-Bruno, Québec, J3V 5Y6.Canada, Province de Québec, district de Montréal, COUR DU QUÉBEC, NO: 500-02-007137-933 COMPLEXE LE BARON INC , Partie demanderesse, -vs- ENTRETIEN MONDO INC., Partie défenderesse Le 31 ième jour d’août 1993, à 10h30, au 1085 AUTOROUTE 440, LAVAL, district de Laval, seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de ENTRETIEN MONDO INC., saisis en celte cause, consistant en: 1 imprimante de marque Star NX15 et acc., 1 Canon paper feed et acc., 1 écran Magnavox VGS Color et acc., 1 ordinateur Philips P 3345 et acc., t photocopieur de marque Canon, t télécopieur Canon Fax 410 et acc., et autres.Conditions ARGENT COMPTANT, PIETRO MACERA, huissier, 514-848-0979.FAX: 848-7061, de l'étude PIETRO MACERA HUISSIERS, 31, rue St-Jacques Ouest, RC, Montréal, Qc,H2Y1K9 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR MUNICIPALE DE LASALLE, NO; 92CV-03139 LE PERCEPTEUR C M LASALLE, VS LO RUSSO, GIULIANO.Le 31 août 1993, à 10h00 de l'avant-midi.au domicile de la partie défenderesse, au 61 Montée Masson, en la cité de Laval, district de Laval, seronl vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en Automobile HONDA ACCORD brune Itsérie: JHMSY5439DC800351.Téléviseur RCA el acc., etc Conditions ARGENT COMPTANT ET/OU CHEQUE CERTIFIÉ Longueuil, le 17 août 1993 CHRISTIANE GEOFFRE, huissier.DE L'ETUDE: PELLETIER BERNIER et MARTIMBAULT, HUISSIERS, 431, King George, Longueuil, Québec J4J 2V6 TEL: 647-6400.Longueuil, le 4 juin 1993 Canada.Province de Québeç, district de Montréal, COUR DU QUEBEC, NO: 500-02-008675-913.PIERRE GRYGIEL, Partie demanderesse, -vs-SYLVIE HEBERT MAILHOT, Partie défenderesse.Le 31 ième jour d'août 1993, à 11h30, au 2112 BOUL.DES SEIGNEURS, TERREBONNE, district de TERREBONNE, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de SYLVIE HEBERT MAILHOT, saisis en cette cause, consistant en: t téléviseur couleur de marque Hitachi.1 étagère en mélamine blanche 2 sections, 1 côté vitré, 1 vidéo VHS de marque Hitachi et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT PIETRO MACERA, huissier, 514-848-0979.FAX: 848-7061, de l'étude: PIETRO MACERA, HUISSIERS, 31, rue St-Jacques Ouest.RC, Montréal.QC.H2Y1K9.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-211009-935 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT Protonotaire adjoint ALLAN JAMES, Partie demanderesse C.CAROLINE SABOURIN, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à CAROLINE SABOURIN, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, Notre-Dame est, à Montréal, Québec, salle 1.100, dans les TRENTE (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration, aff.et avis a été remise au greffe, à l'intention de la partie défenderesse.Lieu: MONTRÉAL Date: 14 juin 1993 Gilbert Chapados.Protonotaire adjoint.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-002009-932 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT PIERRE ADAM, JACQUES AUTHIER, SERGE BOYER, demandeurs C.RENÉTOUGAS, 151106 CANADA INC., 2435-0548 QUÉBEC INC,, SOCIÉTÉ DE GESTION SUNACAR INC., 2423-1029 QUÉBEC INC., CONSTRUCTION LACHUTE INC., SOCIÉTÉ DE GESTION LOGIMA LIMITÉE, L.P.THIBAULT INC., ENTREPRISE GINO DONATO INC., défendeurs ASSIGNATION ORDRE est donné aux défendeurs de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, Québec, salle 1.100, dans les TRENTE (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration et du bref d'assignation a été remise au greffe, à l'intention des défendeurs.Lieu: MONTRÉAL Date: 11 août 1993 RÉAL PLOURDE, RENÉ GIFFORD PRENEZ AVIS que RENÉ GIFFORD domicilié et résidant au 5081 rue Berri, apt.302 à Montréal, H2J 3Z7, province de Québec, s'adressera au Ministre de la Justice, afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de RENÉ GIFFARD.MONTRÉAL, le 13 août 1993.Mes Poirier, Murray, Bougie 8 Baillargeon.Procureurs du requérant."Prenez avis que MICHAEL THOMAS SMYTH, domicilié au 5450 rue Queen Mary, appartement 314, Montréal, Québec, s'adressera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de MICHAEL THOMAS KEATH.Montréal, le 10 août, 1993.Le requérant, MICHAEL THOMAS SMYTH.AVIS est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 28 mai 1993 à NEW ALFA MEAT' MARKET LIMITED, de toutes dettes présentes ou futures payables à LES ALIMENTS CROWN INC.a été enregistré au Burean d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, le 14 juin 1993 sous le numéro 4617251.Ce 16e jour d'août 1993.NEW ALFA MEAT MARKET LIMITED CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-002203-934 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT Valeri KARASIC, Partie demanderesse c.Olga GORBATCHEVA, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à OLGA GORBATCHEVA de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal, salle 1100.dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées, 2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l’officier instrumentant le matin de la vente en cas d’annulation.La Chambre des huissiers du Québec dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en séparation de corps a été remise au greffe à l'intention de Olga Gorbatcheva.Lieu: MONTRÉAL Date: 17 AOUT 1993 MARIE-HÉLENE BÉLISLE PROTONOTAIRE ADJOINT.AVIS est donné, conformément à l'Article 1571(D) du Code Civil du Bas- Canada, que DUPUIS MARINE (MONTRÉAL) INC., par trois documents intitulés ‘Cession Générale de Créances aux Livres • Québec’ exécutés (i) le 23 janvier 1979 et enregistré à Montréal sous le numéro 2945514, (ii) le 26 septembre 1988 et enregistré à Montréal sous le nunméro 4076717 et (iii) en mai 1989 et enregistré à Québec sous le numéro 1324557, ainsi que par document intitulé * Memorial of General Assignment of Book Debts" exécuté le 28 mars 1991 et enregistré à Vaudreuil sous le numéro 261686.a cédé et transporté toutes dettes, comptes à recevoir, demandes et “choses in action”, présents ou futurs, à LA BANQUE DE NOUVELLE ÉCOSSE/THE BANK OF NOVA SCOTIA.AVIS est donné, conformément à l'article 1571d du Code civil, qu'une convention de cession et transport général de toutes créances, comptes de livres, réclamations et demandes, actuels et futurs, de AUCKIE SANFT INC.ayant sa principale place d'affaires au 4200 boul.St-Laurent, Montréal, Québec H2W 2R2 en faveur de Banque République Nationale de New York (Canada) datée du 25 mai 1993, a été enregistrée au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de VAUDREUIL.le 4 JUIN 1993, sous le numéro 287341.LE 16 AOUT 1993.Banque République Nationale de New York (Canada).AVIS est donné, conformément à l'article 1571d du Code civil, qu'une convention de cession et transport 1 général de toutes créances, comptes do livres, réclamations et demandes, actuels et futurs, de LES BIJOUTERIES DOUCET 1993 INC.ayant sa principale place d'affaires au 9400 ST-LAURENT, SUITE 101, MONTRÉAL, QUÉBEC, H2N 1P3 en faveur de Banque République Nationale de New York (Canada) datée du 17 juin 1993, a été enregistrée au bureau d'enregistrement de |a division d'enregistrement de QUÉBEC, le 15 juillet 1993, sous le numéro 1521322, el a été enregistrée au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL, le 30 juin 1993, sous le numéro 4624315, et a été enregistrée au bureau d'enregistrement de la division d'enreigstrement de CHAMBLY, le 13 juillet 1993, sous le numéro 942562, et a été enregistrée au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de LAPRAIRIE, le 13 juillet 1993, sous le numéro 346781.LE 16 AOUT 1993.Banque République Nationale de New York (Canada).AVIS DE DÉCÈS Par télécopieur Avant16h00 985-3340 Après 16h00 et la fin de semaine 985-3360 Le droit à l’autonomie gouvernementale des autochtones est déjà inscrit dans la Constitution CHANTAL HÉBERT DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Oubliez tous les efforts pour faire inscrire le droit des autochtones à l’autonomie gouvernementale dans la Constitution lors de la ronde de négociations de Charlottetown: il en fait déjà partie.C’est en tout cas l’avis qu’a exprimé hier la Commission royale d’enquête sur les peuples autochtones selon qui il y a toutes les raisons de croire que le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale autochtone a toujours existé au Canada et que l’Article 35 de la Constitution de 1982 en fait implicitement état.«Il n’y a pas de nécessité de modifier la Constitution pour bouger sur le plan de l’autonomie gouvernementale», a donc conclu en conférence de presse le juge René Dussault, coprésident de la Commission royale.Selon le groupe, rien ne devrait, actuellement, empêcher une communauté autochtone de se prévaloir de son autonomie en prenant en main, dans un premier temps, la gestion des services sociaux, de l’éducation ou de la justice sur le territoire qu’elle contrôle, ht commission croit cependant qu’un exercice plus large de pouvoirs autonomes devrait faire l’objet de négociations entre les autochtones et les deux paliers de gouvernements, fédéral et provincial.Hier, la commission a présenté son avis comme une nouveauté dims le débat entourant les droits autochtones au Canada.«Ce que nous posons ici, c’est une pièce majeure du dossier», a affirmé ie juge Dussault.Dans les faits, cependant, il s’agit davantage d’une tentative pour ressusciter le processus de réforme des droits autochtones au Canada qui est au point mort depuis l’échec de l’accord de Charlottetown.«Nous voulons combler le vide laissé par l’échec de Charlottetown», convient le coprésident du groupe.Sans égard au prestige de i’avis dispensé hier, jjlusieurs facteurs menacent d’amoindrir son impact.D’abord, en matière autochtone, la E N B ?FRAUDE DE L’ASSURANCE-MALADIE EN ONTARIO Toronto — L’Ontario pourrait avoir perdu jusqu’à 284 millionsS.à cause de ia fraude sur ses cartes d’assurance-maladie, révèle un rapjxtrt interne du ministère de la Santé de la province, rendu public hier par un quotidien to rontois.Le rapport met au jour jjlusieurs cas de fraude, comme celui d’une femme enceinte qui a accouché deux fois en deux jours, dans deux hôpitaux différents.Ou encore le cas d’un Québécois venu en Ontario jxtur subir des traitements gratuits en optométrie.Ou celui d’un assisté social qui, grâce à une carte d’assurance-maladie et trois cartes de bénéficiaires d’aide sociale, a réussi à obtenir 19 ordonnances de Percodan et de Tylenol 3, ment dans le but de les revendre à des drogués.Récemment, le gouvernement de l’Ontario a annoncé qu’il suivra l’exemple du Québec et imjjlantera un nouveau système de cartes avec |jfioto pour les bénéficiaires de l’assurance-maladie.-?- MAGNÉSIUM: CIACCIA SEREIN Québec (PC) — IjC ministre québécois des Affaires internationales, John Ciaccia, ne s’inquiète pas outre mesure de la décision du comité canado-améri-cain qui a confirmé, lundi dernier, la validité des droits de 7,6% imposés sur les exportations canadiennes de magnésium aux Etats-Unis.«Nous avions gagné la cause en novembre 1992 en faisant diminuer les frais compensateurs, qui étaient alors de 33%.Il ne sont jjlus que de 7,0% et on cherche à les faire disparaître complètement», a dit M.Ciaccia hier, à l’issue de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres.M.Ciaccia a expliqué l’argument que le Québec avait fait valoir pour faire réduire les frais imposés au producteur québécois de magnésium Norsk Hydro: les subventions et les exemptions de taxes accordées à l’entreprise visaient surtout à lui permettre de respecter les normes d’environnement.«Ce n’est pas vraiment une subvention pour produire le magnésium», a dit le ministre.volonté politique, en particulier à Ottawa, est au point mort.Le gouverna ment fédéral, pour le compte duquel la commission travaille ultimement, ne reconnaît même plus l’existence du droit inhérent à l’autonomie des autochtones.Sitôt nommée au début de l’été, la nouvelle ministre des Affaires indiennes, Pauline Browes, a plutôt indiqué qu’elle n’acceptait pas d’emblée le principe acquis à la table dps gouvernements pendant les négociations de Charlottetown.Ensuite, les avis de la Commission royale d’enquête sur les peuples autochtones ne sont que des opinions.«On le saura ultimement quand la Cour suprême se sera prononcée», a reconnu hier René Dussault.Mais déjà, l’opinion de la commission soulève beaucoup de scepticisme, à commencer par la première ministre Campbell elle-même qui a affirmé hier qu’elle n’aurait pas travaillé pour faire inscrire le droit à l’autonomie gouvernementale des autochtones dims la Constitution par le biais de l’accord de Charlottetown si elle avait pensé qu'il y était déjà.Finalement, même en ce qui a trait à des droits largement reconnus, il y a souvent un large écart entre l’existence de garanties constitutionnelles et leur respect par les gouvernements.Par exemple, la Commission canadienne des droits de la personne a statué cette semaine que plusieurs gouvernements fédéraux successifs avaient failli à leur devoir constitutionnel en ce qui a trait aux Innus de Davis Inlet, que deux déplacements forcés ont menés à une existence misérable.Or, si la commission préconise que les communautés autochtones qui le veulent prennent en main les secteurs qui ont trait à leur vie quotidienne, elle conseille également que leur autonomie s’exerce en collaboration avec les divers paliers de gouvernements.L’exercice du droit à l’autonomie gouvernementale des autochtones doit également respecter, selon la Commission royale, les dispositions de la Charte canadienne des droits.H E F «On parle beaucoup du respect de (environnement: voilà un exemple élo- ,, quent de ce que Québec fait jxjur cela».M.Ciaccia estime qu’il importe d’at- ; tendre d’autres décisions avant de porter un jugement définitif sur le dossier.-?- LES DROITS DES INNUS: OTTAWA SE DÉROBE Ottawa (PC)— lue gouvernement fédéral s’est constamment dér-bé à ses resjjonsabilités constitutionnelles en ce qui touche la protection „ des droits des Innus.Selon la Commission canadienne des droits de la per-'î sonne, les gouvernements fédéraux ont carrément négligé les Innus à plusieurs égards.«Non seulement les Innus ont-ils été ainsi dans l’imixjssibilité de prendre en main leurs propres affaires, signale le rapport, mais ils n’ont pu recevoir des services de même niveau et de même qualité que ceux offerts aux autres collectivités.» Les troubles sociaux el les conditions de ; vie difficiles des Innus de Davis Inlet,, au Labrador, sont attribuables «à la jjiètre " ' ' ïs services offerts» par îe gouvernement fédéral, révèle une enquête menée pour le compte de la Commission.-?- CASINOS: 15 BANDES INDIENNES S’ADRESSERONT AUX TRIBUNAUX Regina (PC) — Quinze bandes indiennes de huit provinces canadiennes (Ù l’exception ((c Terre-Neuve et de rîl(xlu-Prince-Édouard) ont annoncéja formation, hier, d’une association visant à porter devant les tribunaux la ”' cause des casinos dans les réserves.L’association, appelée The National Indian Gaming Alliance, a reçu l’appui d< l’Assemblée des Premières Nations.Un représentant de la bande White Bear de Saskatchewan, Ed Pasap, a déclaré que les autochtones ne reconnaissent pas la juridiction des pro- s vinces sur les maisons de jeux des ré’ serves, même si cette autorité leur a été accordée jjar Ottawa en 1985.L’association désire donc porter l'affài re devant les tribunaux, afin d’obtenir le droit de contrôler le jeu dans les ré* serves.çt 2396 3567 I.K I) E V (l I lî .|.K ,| k |- |) | | «I u f' t | \ o c i* | () \) g» —¦ ;¦ ¦ i ¦ ; Deux ans après le putsch Les Russes ne sont pas d’humeur à célébrer Moscou (AFP) - Nostalgiques de l’URSS et «défenseurs de la Maison blanche» (nom désormais donné au bâtiment abritant le Parlement russe) contre les putschistes d'août 1991 manifesteront aujourd’hui et demain pour le deuxième anniversaire du coup d’Etat manqué, une commémoration qui ne passionne guère les Moscovites.Le parquet de Moscou a finalement autorisé pour vendredi aux abords du Parlement deux défilés adverses, d'abord interdits par les autorités du quartier en raison des «risques d’affrontements».Des rumeurs sur de possibles confrontations ou sur la concentration d’importants contingents de forces de l’ordre, courent Moscou depuis plusieurs jours.Ixi presse rappelle notamment la façon dont avaient dégénéré les manifestations des conservateurs le 1er mai, faisant un mort et plus de 500 blessés.Mais l’année dernière, les manifestations pour l’anni-veçsaire du putsch raté n’avaient rassemblé qu’une poignée de manifestants: l’enthousiasme des premiers jours avait déjà cédé la place à la lassitude face aux difficultés quotidiennes.Di population affiche également la plus grande indifférence pour les cris d’alarme de la présidence et du Parlement, qui s’apaisent mutuellement de préparer un nouveau coup d’Etat.Mercredi encore le vice-président Alexandre Routs-koï, maintenant ennemi acharné du chef de l’Etat, a appelé la population à «rester vigilante» et à «ne pas donner l’occasion» au président «d’entamer la répression et d’introduire l’état d’urgence».Boris Eltsine, de son côté, en remettant des médailles de «défenseurs de la Russie libre» à ceux qui avaient participé à la défense du Parlement, les a appelés à «continuer à combattre» pour atteindre enfin «la vraie victoire de la nouvelle Russie».Demain défileront, à moins d’une heure d’intervalle, d’une part les «défenseurs de la Maison blanche» et les partisans de Russie Démocratique, de l’autre, l’ultra-conservateur Front de Salut national (FSN).La mairie a fi-nalement autorisé ces défilés en fixant des lieux différents pour leur déroulement: les démocrates devant le Parlement, le FSN de l’autre côté du bâtiment, sur les rives de la Moskova.le FSN a fait appel de cette décision devant un tribunal de Moscou, qui devrait statuer aujourd’hui.Aujourd’hui, c’est le mouvement «Moscou travailleur» qui marquera l’anniversaire, le 19 août, de l’éphémère prise du pouvoir par la junte conservatrice.Affirmant attendre 100 000 personnes, le mouvement veut ainsi protester contre factuel «régime russe anti-populaire», la hausse des prix, la «ruine du pays» et les guerres fratricides au sein de l’ex-URSS.Enfin, dans la nuit de vendredi à samedi, sont prévues des cérémonies à la mémoire des trois personnes tuées accidentellement dans la nuit du 20 au 21 août alors qu’elles tentaient d’empêcher l’avancée des chars vers le Parlement Routskoi accusé de corruption Moscou (Reuter) — Une commission d’enquête du ministère de la Justice russe a accusé hier le vice-président Alexandre Routskoi d’avoir détourné des deniers publics sur un compte suisse et exigé la démission du procureur général Valentin Stepankov.«A notre avis, le parquet est responsable d’un échec complet dans la lutte contre le crime», a déclaré le ministre de la Justice, Iouri Kalmikov.Cette commission a demandé au Parlement de limoger Valentin Stepankov et à la Cour constitutionnelle d’examiner le dossier Routskoi.Andrei Makarov, avocat membre de la commission, a dit être en possession de l’enregistrement d’une conversation au cours de laquelle le procureur général évoque les moyens de l’assassiner.L’avocat a proposé de rendre public cet enregistrement.Le FBI enquête sur les taupes du KGB Washington (AP) — Ix» FBI tente actuellement de vérifier les informations d’un ancien membre du KGB selon qui «des centaines d’Américains et peut-être même plus d’un millier» ont espionné au profit de l’URSS avant l’éclatement de l’empire soviétique, selon un livre consacré au FBI à paraîtreaujourd’hui.D’après le livre de Ronald Kessler, un ancien haut fonctionnaire américain a confessé avoir espionné au profit du KGB quelques années à peine avant l’effondrement de l’URSS et les enquêteurs de l’agence fédérale travaillent sur d’autres pistes.Et «d’autres personnes ont refusé de parler en l’absence de leur avocat», ajoute le livre.1 es déclarations de l'informateur étaient si précises que le FBI «a été rapidement en mesure de constater la crédibilité de la source» et des agents ont été immédiatement mobilisés dans les grandes villes du pays |x>ur faire leur enquête.Officiellement, le FBI a refusé de faire de commentaires sur le livre.Mais le porte-parole Bill Carter a toutefois déclaré: «Sur la base des informations reçues en permanence depuis le lendemain de la fin de la Guerre froide, le FBI a ouvert un certain nombre de dossiers liés aux activités de l’ancien KGB et de l’agence (de renseignement) qui lui a succédé.» Un membre du FBI a confirmé sous couvert d’anonymat que l’agence avait bien reçu des informations sur des «taupes» mais que le nombre des espions supposés • tait exagéré.Selon lui, la plupart des personnes citées ont eu des contacts tout à fait innocents avec des membres du KGB lors de conférences de presse ou de soirées diplomatiques.Ronald Kessler révèle par ailleurs que les agents du FBI ont placé des mouchards électroniques sur les voitures conduites par des diplomates soviétiques à Washington.Grâce à des bornes électroniques situées aux carrefours, le FBI pouvait connaître les déplacements de ces agents supposés du KGB et du CRU (services secrets .militaires).t ?le~ ?-1 LE MONDE Dans l’écheveau des Balkans Des têtes de Turcs casquées de bleu Les soldats de l’ONU sont soumis à toutes les vexations PHOTOS K01SERT CÔTÉ Des soldats jordaniens fouillent la voiture d’un couple de Croates dans la région de Novstar, en Croatie.Les Nations unies sont désormais en mesure de recourir à des frappes aériennes pour appuyer les forces terrestres en Bosnie, a déclaré hier un porte-parole de l’ONU: tous les tests visant à vérifier l’efficacité du dispositif de l’OTAN sont en effet concluants.À Genève, les trois factions en guerre en Bosnie sont jxirvenues à un accord sur le statut provisoire de Sarajevo, plaçant la ville sous mandat de l’ONU.D’autre part, la Croatie a menacé de déclarer persona non grata le directeur des affaires civiles de la FORPRONU, Cedric Thomberry, qu’elle a accusé d’informer de façon «partiale» et «erronée» le secrétaire général des Nations unies.Depuis leur arrivée en ex-Yougoslavie, les soldats de cette même FORPRONU ont été la cible de dénonciations, de vexations et de tirs de la part des Serbes, des Croates et des Musulmans.JOCELYN COULON ENVOYÉ SPÉCIAL Daruvar, Croatie — En Croatie ou en Bosnie, les Casques bleus font l’objet de vexations, d’humiliations et de menaces quotidiennes par des Croates, des Serbes et des Musulmans pourtant fort accueillants au début.Sur les routes de Croatie, les habitants ne se gênent pas pour faire des gestes obscènes envers les soldats de l’ONU.A Daruvar, la consigne a été donnée aux Canadiens, Argentins, Népalais et Jordaniens de ne pas sortir seul le soir.Dans la «république de Krajina», dont la capitale est Knin, les forces serbes n’hésitent pas à entrer dans les camps des militaires kenyans pour les humilier et yoler leur matériel.A quelques kilomètres de là, les soldats jordaniens qui patrouillent autour de Novska ne sont pas mieux traités.Un couple de Croates, dont la voiture est stoppé à un poste de contrôle, s’en moque ouvertement.Les Jordaniens, très calmes, resteront fermes durant toute la fouille et saisiront les films video et les photos que les deux Croates voulaient cacher après un ballade dans une zone où ils n'ont pas le droit d’utiliser leurs appareils.En Bosnie, les soldats Français et surtout Espagnols, subissent le feu de différentes factions.Après avoir été sommés par les Croates de quitter Mostar, pour ne pas être témoins du massacre des Musulmans, les Casques bleus espagnols ont été une nouvelle fois intimidés le 30 juillet lorsque les Croates ont bombardé leur camp de Jablanica, faisant un mort et 17 blessés graves.En seize mois d’activités dans l’ex-Yougoslavie, les Casques bleus sont devenus la cible de tous, 54 ayant été tués et 556 blessés.«Les Serbes détiennent toujours la palme des attaques et des humiliations envers les Casques bleus, dit un militaire canadien.Mais depuis quelques semaines, Croates et Musulmans ne se gênent plus pour en faire autant».Cette hostilité croissante s’explique par le fait que les Casques bleus tente de maintenir la plus stricte neutralité, une attitude qui exaspère maintenant toutes les factions.«Je pense que les habitants de l’ex-Yougoslavie ainsi que l’opinion internationale ne comprennent pas les mandats que les Casques bleus ont reçu des Nations unies», dit Cedric Thomberry, le numéro deux de la Force de protection des Nations unies (FORPRONU), dont le siège est à Zagred.«Nous ne sommes pas ici pour donner raison à l’une ou l’autre des parties mais bien pour les aider à concrétiser les ententes ou les accords quelles signent.Si les belligérants ne respectent pas leur signature, notre action est limitée».Les Casques bleus ont reçu des mandats souvent très ambigus et difficile à interpréter.Mais dans certains cas, comme pour la protection des convois humanitaires, ils peuvent utiliser la force.Thomberry est conscient de cela mais estime que l’ONU doit y penser à plusieurs reprises avant de tirer.«Les parties signent une entente pour des convois humanitaires sous le patronage de l’ONU mais veulent que ce soit l’ONU qui règle le problème, dit-il.Nous n’enverrons pas nos soldats démêler un écheveau que les parties s’activitent à maintenir tel quel.Ce sont eux qui signent, ce sont eux qui doivent régler le problème.» Les zones roses En Croatie, les soldats de l’ONU ont été déployés dans des régions protégées par les Nations unies et qui sont peuplés d’une forte population serbe.Ils ont pour mandat d’assurer la démilitarisation de ces zones et l’entreposage des armes, la protection des habitants, le contrôle de la police locale et le retour des personnes déplacées.Il existe aussi des «zones roses», en-dehors des zones protégées.Dans ces zones, les Casques bleus doivent surveiller le retrait de toutes les forces militaires et le rétablissement de l’autorité de la police croate.En Bosnie-Herzégovine, ils doivent assurer la sécurité de l’aéroport de Sarajevo et de six zones de protection (Sarajevo, Srebrenica, Tuzla, Zela, Bihac et Gorad-ze), de l’acheminement de l’aide humanitaire et des échanges de prisonniers.Il faut reconnaître que le résultat n’est pas très reluisant.En Croatie, l’armée yougoslave s’est retirée du territoire, mais dans les zones roses et protégées, les milices serbes refusent de désarmer.Les Croates y sont régulièrement terrorisés.Les Croates sont furieux contre les Nations unies.Tous les jours, la télévision croate vitupère contre l’ONU, l’accusant de permettre aux Serbes de consolider ses positions en territoires croates grâce à la présence des Casques bleus.Le capitaine Rob Taylor, de Thunder Bay, en voit les conséquences auprès de la population croate lorsqu’il patrouille la ville de Pakrac et ses environs.Cette ville est située en «Krajina du nord» et est divisée en deux.Du côté serbe, on accueille avec courtoisie les Casques bleus.Mais dès que Taylor traverse en zone croate, il sent l’hostilité, presque physique, des habitants et des soldats croates.Ces petites humiliations sont toutefois bien bénignes face à celles que subissent les chauffeurs des convois humanitaires vers la Bosnie.Le caporal-chef Michel Bénard, des lies de la Madeleine, a vécu des moments d’enfer lors d’un convoi humanitaire qui se rendait à Srebrenica via la .Serbie et le nord-est de la Bosnie contrôlée par les milices serbes.«Notre convoi est parti le 1er juillet de Daruvar et nous sommes arrivés le 16 juillet à Srebrenica, dit-il.Habituellement, cette distance peut être parcouru en moins de 24 heures.» Pendant 9 jours, le convoi de Bénard a été stoppé près d’un café à Loznicko-Polje, en Serbie.Là, les Serbes prenaient leur temps pour vérifier la cargaison et les papiers officiels des Nations unies.Tous les jours, selon l’humeur du potentat local, l’ordre donnée de passer était annulée quelques minutes plus tard.Le convoi est finalement entré en territoire bosniaque.Un de ses collègues a goûté à la médecine des milices.Une balle de AK-47 a traversé le pare-brise de son camion côté passager.Il n’y avait personne assis sur le siège.Cedric Thombeny.mal compris.ÉGYPTE Le ministre de l’Intérieur blessé grièvement lors d’un attentat Reuter (Reuter) — Le général Hassan al Alfi, ministre égyptien de l’Intérieur, a été grièvement blessé de plusieurs balles hier lors d’un attentat dans le centre du Caire qui a fait quatre morts, a-t-on appris de source proche de la police.Le général est apparu à la télévision égyptienne, après une intervention chirurgicale.«Quelle religion ou quel système de valeur se fonde sur des tentatives d’assassinat d’innocents?», a-t-il dit, allongé sur son lit d’hôpital.«Le peuple doit se venger d’eux.Nous, nous continuons notre route.Si Dieu le veut, nous préserverons la paix et la sécurité de l’Égypte.Il faut que pour le monde entier, ce soit le signe que les terroristes sont des tueurs et des bouchers dénués de toute religion», a-t-il ajouté.Un communiqué du ministère de l’Intérieur précise que quatre personnes qui se trouvaient sur les lieux ont été tuées et 15 autres blessées, dopt plusieurs gardes du corps.A Tripoli, Ossama el Baz, chef des Affaires politiques à la présidence, qui a accompagné le président Hosni Moubarak en Libye a déclaré que cet- te tentative d’assassinat ne modifierait en rien la politique du gouvernement vis-à-vis des fauteurs de troubles.L’attentat n’a pas été revendiqué, mais la police soupçonne les islamistes d’avoir perpétré cette tentative d’assassinat.Aucune arrestation n’a encore été signalée.Le ministère de l’Intérieur précise que les agresseurs ont d’abord fait exploser une bombe par télécommande dans la rue Cheikh Rihan, près de l’entrée du ministère de l’Intérieur, qu’allaient emprunter la voiture du ministre et celle de ses gardes du corps.Les deux véhicules se sont alors arrêtés et les inconnus ont ouvert le feu, avant de disparaître dans la foule, sur la place Tahrir, la plus grande et la plus fréquentée du Caire.Un dernier communiqué contradictoire publié par le ministère ne fait état d’aucune fusillade et attribue les impacts aux billes de plomb libérées par l’explosion de la bombe.Hassan al Alfi, 57 ans, a été nommé ministre de l’Intérieur le 18 avril dernier.Il était alors gouverneur de la province méridionale d’Assiout, zone régulièrement en proie à de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des Islamistes.Il mène depuis lors une campagne acharnée contre ces derniers.Son prédécesseur, Mohammed Ab-del-Halim Moussa, avait été limogé par le président Moubarak pour avoir révélé qu’un groupe de théologiens islamistes lui avaient proposé leur médiation en vue de conclure une trêve entre le gouvernement et les Islamistes.De source autorisée, on indique que le président égyptien avait chargé Hassan al Alfi de définir une stratégie policière plus efficace et plus sophistiquée, la méthode forte — arrestations massives, et souvent arbitraires impliquant des civils innocents — n’ayant pas réussi à endiguer la violence islamiste qui a fait 175 morts et 300 blessés en 18 mois.Quinze Is-lamistes, soupçonnés d’avoir participé à ses attentats, ont été pendus en juin el juillet dernier.L’attentat perpétré contre Alfi est la deuxième tentative d’assassinat contre un membre du gouvernement égyptien: en avril dernier, des islamistes avaient ouvert le feu sur le ministre de l’Information, Safwat Shérif, le blessant.La saga Demjanjuk tire à sa fin EN BREF ?DE LAROSIÈRE SUR LE TRÔNE D’ATTAU Londres (Reuter) — Le gouverneur de la Banque de France, Jacques de Larosière, a été élu hier, pour un mandat de quatre ans, à la présidence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).Jacques de Larosière était le seul candidat encore en lice, après les retraits de l’ancien président du Conseil italien Giuliano Amato et de l’ex-ministre polonais des Finances Leszek Balcerowicz.Jacques de Larosière, ancien directeur général du Fonds monétaire international, succède ainsi à un autre Français, Jacques Attali, qui avait démissionné le 25 juin au terme d’une gestion jugée laxiste par un audit indépendant.On s’attend, dans les milieux bancaires, à voir le nouveau patron de la BERD concentrer son action davantage sur les modalités de fonctionnement de l’institution que sur la stratégie globale des rapports nouveaux entre le monde industrialisé et l’ex-bloc soviétique chère à Jacques Attali.-?- FEU LE KAPELLBRÜCKE Lucerne (Reuter) — Le Kapellbrücke, le pont de bois couvert constituant la principale attraction touristique de Incerne a été presque totalement détruit par un incendie, a déclaré hier la police suisse.Le feu a éclaté mardi peu après minuit pour une raison inconnue—on n’écartait pas l'hypothèse d'un incendie criminel — et a nécessité l'intervention de 150 pompiers.Le pont qui mesure plus de 200 m de long, enjambe la Reuss et a été construit en 1333 pour relier les deux parties de la vieille ville.C’est le plus ancien ouvrage de ce type conservé en Europe.Une tour octogonale de pierre jouxtant le pont a été épargnée par les flammes.Celles-ci ont par ailleurs gravement endommagé 120 peintures ornant l’entablement du pont depuis le XVTIe siècle.-?- L’ARMÉE PREND UNE BASE DES KHMERS ROUGES Jérusalem (AF) — La Cour suprême israélienne a fait hier un pas de plus vers la libération de John Demjanjuk, en rejetant les demandes en faveur d’un nouveau procès pour crimes de guerre.Mais, en raison de nouveaux appels, il devra encore attendre au moins jusqu’à vendredi, pour savoir s’il peut regagner les Etats-Unis.Une commission regroupant trois des cinq juges suprêmes a décidé à l’unanimité qu’il n’y avait «pas d’autre solution que de rejeter tous les ap-pels» et de libérer M.Demjanjuk.Elle a refusé d’aller à l’encontre des recommandations de l’avocat général Yos'èf Harish, qui s’était prononcé contre un second procès en estimant qu’on ne pouvait juger deux fois quelqu’un sur la base des mêmes preuves — qui sont à son avis insuffisantes pour le condamner.Dans son explication, le juge Shlo-mo Levin relevait qu’«il serait très difficile de déterminer l’activité de l’accusé (dans le camp de la mort de) Sobibor.Aucun des survivants ne l’y a identifié».Cette décision a provoqué une minute de silence dû à la surprise dans l’assistance — M.Demjanjuk était resté dans sa prison.Puis ce furent des cris de déception.Baruch Marzel, du mouvement d’extrême-droite Kach qui faisait partie des organisations ayant fait ap|)el, affirmait que «si Demjanjuk est libéré, nous trouverons un moyen de le tuer rapidement».Les survivants de l’Holocauste et organisations pourchassant les anciens nazis ont immédiatement demandé au président de la Cour suprême Meir Shamgar d’autoriser l’ensemble des cinq juges à examiner leur demande de nouveau procès.M.Shamgar a fixé une audience pour lui seul à vendredi et a bloqué la décision d’expulsion jusqu’à ce qu’il ait décidé de réunir toute la Cour ou de laisser M.Demjanjuk partir.Au vu de ses règles, la Cour aurait 15 jours pour réaxaminer la décision prise hier.Phnom Penh (AFP) — L’armée cambodgienne s’est emparée hier d’une partie de Phum Chat, la principale base de ravitaillement des Khmers Rouges, a annoncé le porte-parole des Nations unies au Cambodge, M.Eric F'alt.Phum Chat est considéré comme le second quartier général de la faction d’inspiration maoïste après la ville de Pailin, proche de la frontière thaïlandaise, dans l’ouest du pays.Par ailleurs, le gouvernement de Phnom Penh a rejeté hier une demande de négociations formulée la veille par les Khmers rouges alors que ses troupes poursuivaient une vaste offensive lancée la semaine dernière dans l’est du pays et s’emparaient de cette importante position de la guerilla, selon des observateurs de l’ONU.Phum Chat a été attaqué peu avant l’aube et en partie conquis par les forces gouvernementales avec l’aide du Front national de Libération du Peuple khmer (FNLPK), ancien allié des Khmers Rouges, a précisé M.Éalt.A1C I • 8 L E I) K V Oil!.I.E .1 E l! I) I I !) A 0 Û T I il !) I! ?LE MONDE* ÉTATS-UNIS Pour ou contre le «suicide actif»?Le procès de Jack Kevorkian relance le débat sur l’euthanasie ashington (AFP) VV la retraite sumorr - Jack Kevorkian, un médecin à surnommé «docteur suicide» pour l’aide qu’il apporte aux paüents voulant mettre fin à leurs jours, a obtenu ce qu’il souhaitait: une inculpation qui relance le débat sur l’euthanasie aux États-Unis.Cette nouvelle action judiciaire, survenue deux jours après une visite à Denver de Jean-Paul II au cours de laquelle le pape a condamné le «démon» de l'euthanasie et prêché le respect de la vie, révèle l’embarras de la justice sur cette question qui continue à diviser profondément les Américains.Le Dr Kevorkian qui revendique 17 assistances au suicide, a déjà été suspendu d’exercice médical par ses pairs, mais les poursuites judiciaires à son encontre avaient été jusqu’ici rejetéps l’une après l’autre, faute de législation claire dans son État de résidence, le Michigan.Une loi contestée et directement dirigée contre le Dr Kevorkian a cependant été finalement adoptée en février dernier dans l’État pour condamner l’assistance au suicide.«Je continuerai à aider les gens qui souffrent.Je me réjouis d’aller devant un tribunal.Ce n’est ni le procès de Kevorkian, ni celui de l’assistance au suicide.Mais celui de votre civilisation et de votre société», a déclaré le praticien à la presse mardi peu après son inculpation.Le Dr Kevorkian, un pathologiste retraité de 64 ans, a mis au point deux «machines à suicide» permettant au malade de déclencher lui-même le mécanisme: masque à gaz relié à une bouteille de monoxyde de carbone et auto-injection de substance mortelle.Dix-sept patients, souffrant de maladies réputées incurables et considérés dans un stade terminal, sont morts entre le 4 juin 1990 et le 4 août dernier en utilisant une des techniques du Dr Kevorkian.Conscient du trouble causé dans l’opinion par son action, le praticien souhaitait que le débat soit porté devant un tribunal.«Quand une loi ordonne aux gens de souffrir, elle ne devrait pas être respectée», a souligné Geoffroy Fieger, l’un de ses avocats.Le cas Quinlan Outre l’affaire Kevorkian, plusieurs indices montrent que le concept d’un droit des malades à choisir le moment de leur mort avant d’êfre trop diminués par la maladie a gagné du terrain aux États-Unis au cours des dernières années.Après de longues batailles juridiques, la justice avait autorisé, en 1976 et en 1990, le débranchement des équipement de survie de deux jeunes femmes, Karen Ann Quinlan et Nancy Cruzan, qui se trouvaient dans un coma irréversible.Le 7 mars dernier, les tubes permettant d’alimenter une autre patiente, Christine Bu-salacchi, qui vivait depuis 1987 dans un état végétatif permanent, avaient été débranchés à la suite d’une décision de justice de l’État du Missouri.Au début des années 90, un livre, Final Exit, consacré aux moyens de mettre fin à ses jours, a été vendu à plus de 500 000 exemplaires.Toutefois, le «suicide actif» rencontre encore une forte opposition aux États-Unis.Au moment où l’on parle de coupes dans les dépenses médicales, laisser le choix de la mort aux handicapés, aux personnes gravement malades et aux vieillards «constituerait un poids terrible» pour ces personnes, a estimé le révérend Richard McCormick, professeur d’éthique chrétienne à l’Université Notre Dame.«Ils vont se demander constamment: Dois-je demander cela maintenant?Est-ce le moment de partir?», a ajouté le prêtre.L’euthanasie active semble aussi loin d’être admise par les électeurs.En nqvembre 1991, un référendum sur cette question dans l’État de Washington avait été approuvé par seulement 46% des électeurs, contre 54% d’opinions contraires.Le projet était combattu à l’époque par la Maison-Blanche, l’Église catholique et la puissante Association médicale américaine.Le Soudan sur la liste noire de Washington Khartoum (Reuter) — Le ministère des Affaires étrangères soudanais a déclaré hier que les Etats-Unis avaient informé le Soudan qu’il figurait désormais sur la liste des pays soutenant le terrorisme international.« «Nous mettons au défi le gouvernement des Etats-Unis de présenter le moindre cas dans lequel un ressortissant Soudanais serait impliqué dans un acte terroriste», a déclaré le Dr Goubti Mahdi, haut fonctionnaire du ministère.11 a ajouté que l’ambassadeur des États-Unis à Khartoum, Donald Petterson, avait informé le gouvernement soudanais de la décision de Washington.Cette dernière n’a pas été officiellement annoncée mais on a déclaré à Washington, de source autorisée, que le secrétaire d’État, Warren Christopher, pourrait faire une déclaration en ce sens hier.Malgré tout, le Soudan reste disposé à coopérer avec les États-Unis, a poursuivi le Dr Goubti Mahdi.Officiellement, les autorités soudanaises ne s’émeuvent guère car Washington n’exporte plus ni capitaux ni armes vers le Soudan depuis plusieurs années, mais assure seulement la fpumiture d’une aide alimentaire.A Washington, on a souligné mardi que la décision américaine n’était pas liée à une affaire dévoilée par la chaîne ABC.D’après elle, les services de renseignement américains soupçonnent les autorités soudanaises d’être impliquées dans un complot déjoué par le FBI, qui visait à faire sauter les Nations unies, le QG du FBI et deux tunnels à New York.T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 LES ANNONCES CLASSEES VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 6 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 Pour plaçer votre annonce parla poste: C.P.6033, suce.Place d'Armes Montréal H2Y3S6 I • N •D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL j 100» 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange J 251 • 299 Location j 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES i : -, V" 3 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Science des mages.— Plutonium.Divertissement.— Force.Signe sur une voyelle.— Bramer.Bière anglaise.— Sans mélange.— Astate.Ventille.— Bavarde.4- 5- 6- 7- 9- 10- 11- 12- 7- 8- 9- 10-11-12- Os de l'orbite.— Moisissure blanche.Cheminées.— Obtenue.Totalement.Isolé.— Personnage représenté en train de prier.Ralentissement.— Pascal.Touché.— Nuage.Radium.— Bienheureux.— Perd.Dispense d’une charge.— Deux.Est capable.— Escomptas.Canton suisse.— Brin de paille.— Saison.Solution d'hier ' ÔV£T.! yftcF ’2SXL VERTICALEMENT 1- Succursale.— Parla.2- Éloigné.— Moustique.OUT Ciï.o.s Sjtf ZjfcT'ÀSs^iÉ ; E.TficÊ PrAf/vlE 7 14 5 6 AHUNTSIC, 35 unités, rev.148 000S, prix 860 000$, balance de vente 661-5390, 975-0646 EXTERIEUR DE MONTREAL HORS-FRONTIERES LAC BROME MANOIR INVERNESS, Elégante copropriété de style loyaliste, dans rare ensemble riverain.1 100 pica , plus terrasse, 2 c.c.1 s/bains, 5 appareils ménagers, loyer, grands rangements.Tous services incluant 2 piscines, marina, tennis, entretien extérieur 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maladie.Fils de Arsène Mailloux et de Yvonne Gagnon, tous deux décédés, il est né à Montréal en 1921.Il fait ses études au Collège de Montréal et aux séminaires de philosophie et de théologie.Ordonné prêtre le 1er juin 1947, il est vicaire à Saint-Pierre Claver de Montréal, et est appelé ensuite à oeuvrer dans la réqion de Saint-Jérôme.Vicaire à Saint-Antoine des Laurentides en 1950, il occupe en 1953 les mêmes fonctions à la cathédrale de Saint-Jérôme, et en 1955 à la paroisse Sainte-Anasta-sie, à Lachute.En 1964, M.Mailloux devient curé de la paroisse Immaculée-Conception à Lachute, et en 1966 passe à la cure de la paroisse Saint-Anastasie, dans la même ville.En 1971 il accède à la cure de Saint-Maurice de Bois- MOBILIER DE BUREAU ETACC.AMEUBLEMENT complet de bureau neuf et usagé.636-6898.Les Aménagements F.B.Inc.SYST.TÉLÉPHONIQUE Méridien, North Star, 3 tél., poss.de 6 lignes/16 postes.227-2130.INSTRUMENTS DE MUSIQUE PIANO A QUEUE "Ivers & Pond", 60", excellent 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dans la même ville.En 1971 il accède à la cure de Saint-Maurice de Bois-des-Filion où il continue d’exercer un ministère fort fructueux.Au cours de toutes ces années il est appelé à s’occuper des mouvements d’action catholique ouvrière, de la L.O.C.et de la J.O.C., de même que du Service de préparation au mariage En 1977 il accepte une dernière cure à Sainte-Adèle jusqu’au moment de sa retraite en 1987.Il laisse dans le deuil ses soeurs Gisèle (Armand Brabant), Marthe (Alphonse Allard), une amie qui l'a soigné durant sa dernière maladie, Mme Thérèse Maillé-Simard, ainsi que plusieurs neveux et nièces et des confrères.Exposé mercredi 18 août à compter de 19 hres au salon de la Maison Funéraire Trudel Inc., 214 Principale, à St-Sau-veur-des-Monts Jeudi salon ouvert de 14 à 17 hres.Translation à l’église de St-Sauveur-des-Monts à 19 hres.Les funérailles seront célébrées le vendredi 20 août à 14 hres, suivies de l'inhumation au cimetière de St-Jérôme.«/ ENTREPRISE DE MARKETING situé à St-Lambert, recherche secrétaire/réceptionniste pour un poste à temps plein.Cette personne doit être polyvalente, doit connaître systèmes Macintosh et Excel, avoir une connaissance en comptabilité et bien s'exprimer en anglais el français.Appeler au: 923-0033 ou faire parvenir C.V.au: 111, rue Green, suite 101, St-Lambert, Qc J4P 1S6 GÉRANT(E).Expérience non-requise.Saucissier à N.D.G.35 à 40 ans, bilingue.Pour entrevue, M.Samson: 488-7592.C.V.requis.DÉMÉNAGEMENT GILLES J0D0IN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres Spécialité: Appareils électriques.Assurance complète.253-4374.iNCADREZ votre ANNONCE CLASSÉE 985-3344 AUTOMOBILES AUTOMOBILES CHEVROLET CAVALIER 1987, bleue, 74,000 km., sans rouille.4,800$.362-0521 JAGUAR XJS V12, 88 1/2, aut,, 83,000 km., or, demande: 22,000 $ Après 19h 665-1709.PONTIAC Acadian 198686,1100$ ) MOUTH Fury 1968, 1000$ BUICK merset 1985,1900$.Roger Gagné jftuto.527-0725.SL C(t So- LA METEO Prévision à long terme pour Montréal Aujourd’hui Ce Soir Vendredi 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qui le voulaient bien.Ia Grande Dépression des années 30 à discrédité cette approche irréaliste de la vie économique.Cet échec retentissant provoqua aussi un prise de conscience, qui déboucha sur la valorisation du rôle décisif de l’Etat pour assurer la croissance économique, la création d’emplois rémunérés ainsi qu’une distribution plus équitable des richesses.Avec des variantes nationales, cette approche devint le credo politique indispensable des démocraties libérales et industrielles, et ce, jusqu’au milieu des années 1970, caractérisées par l’inflation des prix et des salaires.Depuis, nous assistons à une volte-face conceptuelle et politique et à un retour fanatique aux valeurs les plus indignes et les plus contestables qui prévalaient avant la Première Guerre mondiale, où l’on expliquait le chômage par le niveau trop élevé des salaires et l’inertie des victimes.Les 40 premières années du XXe siècle ont révélé d’une manière sanglante l’illusion de croire à la rationalité et à la générosité des forces du marché pour assurer la justice sociale et le développement économique.Seules les guerres mondiales, ou des politiques gouvernementales créatrices d’emplois, ont réussi jusqu’ici à ramener la majorité de la population active sur le marché du travail.Malgré ces évidences, la plupart des décideurs, et quelques infortunés mortels, affirment encore que tous les chômeurs sont des paresseux ou des ignorants, s’entêtant toujours à nier les aspects socio-éconopiiques du phénomène, et le rôle essentiel de l’Etat pour stimuler les investissements, et remédier à la situation; ils éructent fallacieusement ultimo, à qui oserait pré- tendre qu’ils se trompent, que le sort des chômeurs d’ici est encore plus enviable que celui réservé aux résidants du tiers monde.Comparaison n’est pas raison.Les règles qui président à la distribution de la richesse sociale dans une société libre et démocratique, ne sont pas les mêmes que celles qui prévalent dans des pays despotiques dominés par une oligarchie tyrannique.Lorsqu’il y a une poignée de jeunes qui meurent d’une méningite, les services responsables de la santé publique s’empressent d’alerter la population du danger de l’épidémie, et n’hésitent pas à vacciner toute la population visée.Les autorités ne disent pas que ces quelques morts sont insignifiantes comparées aux victimes de la mouche tsé-tsé ou du cobra royal.N’importe qui peut offrir du travail, surtout s’il doit s’accomplir bénévolement, mais développer des emplois salariés, c’est moins sûr, et c’est justement là que le bât blesse.La présentation de remèdes dépassés, avec un vocabulaire contemporain, est une imposture, qui ne vient que confirmer l’inaptitude des gouvernants à répondre aux principaux défis de l'heure, ainsi que leur méprisante insensibilité aux souffrances qui affligent les légitimes demandeurs d’emplois.L’adaptation forcée de la main-d’oeuvre Les financiers exigent la stabilité monétaire.Les entrepreneurs ambitionnent d’augmenter leur profit pour rembourser les créanciers et développer la production.Les partis politiques veulent une caisse électorale bien remplie.L’Etat souhaite la paix sociale.Les municipalités doivent présenter des budgets équilibrés.Les travailleurs syndiqués réclament le maintien de leur pouvoir d’achat et l’amélioration de leurs conditions de travail.Les chômeurs et les prestataires de la sécurité du revenu aptes au travail désirent des emplois rémunérés.Les autres rêvent sans doute d’une meilleure place au ciel.Que font nos élus pour résoudre cette équation complexe?Ils exaucent les financière en luttant contre l’inflation; satisfont les entrepreneurs avec des subventions directes ou indirectes; faci- litent le financement des partis politiques en tolérant les caisses occultes; amadouent les forces de l’ordre en les traitant avec complaisance; paralysent les salariés syndiqués en rognant sur leurs conditions de travail; terrorisent les chômeurs et les assistés sociaux par des mesures d’incitation au travail et des dénonciations quotidiennes dans les médias, et tolèrent les plus rêveurs.Les verbigérations du ministre Tremblay, soi-disant pour remettre le Québec au travail, sont un exemple saisissant de la manière traditionnelle de voir les choses.Au lieu de proposer des projets stimulant l’activité économique et la création d’emplois rémunérateurs, le ministre suggère des mesures dites d'adaptation de la main-d’oeuvre, comme, par exemple, le travail obligatoire pour les prestataires de la sécurité du revenu, ou la «modernisation» du Code du travail, et ce, tout en s’indignant simultanément des redoutables inconvénients de la sécurité d’emploi, de la rigidité excessive des lois régissant les rapports de force sur le marché du travail, et les dépenses démesurées de l’Etat-providence.Travail n'est pas synonyme d’emploi rémunéré.L’adaptation de la main-d’oeuvre signifie, ou signifiera, pour la plupart des chômeurs, ce qui suit: du travail forcé au service des municipalités, des stages en milieu de travail ou du travail communautaire, dans des entreprises où le Code du travail et la Loi des normes minimales ne s’appliquent pas, un emploi faiblement rémunéré et temporaire pour qu’ils apprennent à endurer le cycle infernal — petits salaires-assurance-chômage-prestation de la sécurité du revenu-petits salaires etc., et beaucoup de rattrapage scolaire pour ceux qui n’auraient pas encore lu Darwin dans le texte.Le manque de créativité des technocrates La circulation de théories sur l’avènement de la société de loisir, la tolérance envers la montée du travail informel et les possibilités offertes par le temps partagé, participent du même point de vue: le manque de créativité des technocrates, et le peu d’intérêt des élus pour les chômeurs.Ces spéculations débouchent rarement sur des cures réalistes ou efficaces.On assimile, par exemple, le groupe des chômeurs à celui d'une nouvelle classe de .loisir suscitée par la révolution technologique.A la différence des aristocrates cependant, cette classe n’a pas de pouvoir et dépend de ceux qui travaillent.Peut-on vraiment parler d’une aristocratie de masse?Ije travail utile et le salaire sont des valeurs profondément ancrées.Le loisir est encore vu comme un complément au travail et non comme une alternative.La possibilité d’un revenu social garanti, libre de toute servitude, demeure toutefois une juste intéressante.La hausse du travail au noir, de son çôté, implique une diminution des revenus de l’Etat, de même qu’une absence de contrôle sur la qualité des biens et services produits.En ce sens, il présente plus d’inconvénients que d’avantages.Quant au partage du travail, il implique souvent le partage du revenu, ou une diminution des salaires pour ceux qui partagent, ce qui ne convient pas la plupart du temps aux participants.Plaider aujourd’hui pour une réduction brusque des dépenses publiques, l’adaptation forcée de la ipain-d’oeuvre et une intervention minimale de l’État est au mieux une utopie, plus sûrement de la duplicité.Tout le monde sait que l’entreprise privée profite des subventions directes et indirectes de l’État-providence-ou-pas, et que les grandes fortunes se sont souvent bâties dans l’histoire grâce aux faveurs consenties jtar les Trésors publics.Le problème est simple: les possédants veulent conserver ce qu’ils ont déjà, et si possible en obtenir plus.Le reste, à savoir qu’il faille nécessairement libérer du capital public au profit du capital privé, pour affronter la concurrence internationale et assurer la croissance économique, est une mystification.C’est dans les dépenses suspectes et somptuaires des gouvernements qu’il faut sabrer, et non dans les budgets des institutions essentielles à la vie collective.Loin de créer la richesse collective, les décisions politiques actuelles créent la pauvreté, et retardent le progrès social.H faut changer l’orientation des politiques économiques en cours, en accordant désormais la priorité, non plus à l’adaptation forcée de la main-d’oeuvre, mais à la création d’emplois utiles et satisfaisants.L’histoire du sang contaminé, et celle des familles survivant à peine grâce aux soupes populaires, montrent bien les dangers d’attendre trop longtemps avant d’offrir le meilleur traitement.Demain: «Une solution au chômage: la création d’emplois rémunérés et utiles».La confusion des genres Des nationalistes québécois ont intérêt à confondre Mohawks et fédéralistes anglophones L PIERRE TRUDEL Anthropologue social es sociétés humaines ont tendance à confondre les étrangers, ainsi que les divers ennemis qui les menacent.Tous ne sont pas anthropologues, historiens ou politicologues.Cependant, des mouvements politiques ont intérêt à ce que la population confonde les ennemis.Ils utilisent alors à leur profit une réalité bien naturelle.Lors d’un conflit, il peut être profitable de masquer la situation particulière d’une population en la confondant avec une autre.Surtout si les revendications de cette première population tou-çhent l’intégrité territoriale et politique d’un Etat.Dans le contexte actuel, je crois que des nationalistes québécois ont intérêt à confondre Mohawks et fédéralistes anglophones.Par ce moyen, ils ignorent et contribuent à ne pas faire connaître les revendications politiques mohawks.Comment cette situation se répercute-t-elle dans les sciences sociales?Il est courant de voir des analystes suggérer que la politique des premières nations est le produit de l’influence d’ex-conseillers libéraux fédéraux, ou encore que les Mohawks sont le fer de lance du projet fédéral de partition du Québec dans l'éventualité d’une sécession.Peu mettent en lumière la situation objective et les intérêts des Mohawks.D’autre part, existe-t-il des historiens québécois qui ont traité de la situation des Mohawks lors de la rébellion des patriotes?Qui ont analysé leurs stratégies ou leurs intérêts?Sauf erreur, je ne crois pas que cela existe.Ce qui existe plutôt, ce sont quelques phrases qui, par exemple, affirment que les «Indiens préférèrent jouer la carte des autorités britanniques».Ainsi, dans mon texte du 21 juillet, je n’étais pas indigné par l’article de Denis Vaugeois, contrairement à ce qu’il affirme dans sa réplique du 31 juillet, mais j'invitais plutôt fermement les historiens à analyser davantage la situation des Mohawks.Ainsi qu’à ne pas faire le jeu d’un mouvement politique qui a tout avantage à confondre les ennemis.Ia*s précisions qu’apporte Vaugeois dans sa réplique, d’ailleurs fort intéressantes, démontrent bien qu'il a été dans un premier temps un peu imprudent en ne nous expliquant pas l’em-ploi de l’expression «emprunter des armes aux Mohawks», ainsi qu’en se limitant à dire que les «Indiens préférèrent jouer la carte des autorités britanniques».Deux éléments de sa réplique sont toutefois nettement forcés.Je n’ai accusé personne d'être raciste! Denis Vaugeois a mal lu mon texte.D’ailleurs, j’ai souligné dans un autre article paru dans LE DEVOIR du 21 juin 1993, «Québécois et Mohawks: la rencontre des nationalismes», que cet argument sert à délégitimer l’adversaire.Dans le contexte québécois actuel, je crois qu’accuser l’autre d'être raciste, c’est bien souvent une façon moderne de dire que l’autre est un monstre, un sauvage.Deuxièmement, Vaugeois me cite pour se défendre ou pour suggérer que je me contredis.Replaçons cette partie de ma phrase dans son contexte et constatons que ces lignes écrites en 1991 vont dans le même sens de ma critique du texte de Vaugeois.«Ces documents (il s’agit de documents publiés dans le numéro “Mohawks” de Recherches amérindiennes au Québec) démontrent que les Mohawks ont tenu le discoure de la neutralité lors de la rébellion de 1837-38, tout en collaborant d’une certaine façon avec l'année britannique et les loyalistes.Ont-ils été leurs alliés ou ont-ils plutôt défendu leurs propres intérêts?La question est posée.» J’invitais d’ailleurs dans ce texte les chercheurs à fouiller davantage ce dossier.Ce n’est pas par hasard si cette question lointaine et exotique prend maintenant une certaine importance.La crise d’Oka, un éventuel second référendum et les déclarations incendiaires de Joe Norton, qui s'adonne avec vigueur à la négation de l’autre, y contribuent pour beaucoup.Cet échange entre Denis Vaugeois et moi-même a tout au moins l'avantage de rappeler une situation historique qui, sans doute, aide à analyser le rapport actuel entre Québécois et Mohawks.Et vice versa.Mais les lecteurs du DEVOIR auront vite compris qu’entre Vaugeois et moi s’opposent également des perspectives disciplinaires: l’anthropologue social versus l’historien.Un vieux débat, aussi ancien et tenace que l’interprétation de la rébellion de 1837-38, mais qui illustre à sa façon la nature des sciences sociales.I 14 I, !•: I) K V Oil!.I !'¦ -I K U I) I I !) A () Û T I !» !» 3 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Les nouveaux fermiers de Charlevoix Comment gagner du terrain RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC Le nom de Charlevoix évoque inévitablement des paysages de mer et de montagne.Mais entre la pierre et l’eau, il y a les champs.Exploitations laitières, élevages bovins et porcins constituent les principaux blocs constituants d’une agriculture qui demeure un des principaux piliers de l’économie régionale.Ces secteurs n’échappent toutefois pas à un fort déclin.A l’heure du GATT, le virage de l’agriculture de subsistance au commerce mondial reste largement à faire.Nombreux sont ceux qui ont lancé la serviette et vendu leurs fermes au cours des dernières années.Au milieu du déclin de l’agriculture traditionnelle, quelques braves se sont lancés dans de nouvelles formes d'exploitation, en cherchant à développer des élevages ou des cultures absentes du paysage charlevoisien.Venant généralement de l’extérieur — ou revenant au bercail après quelques années dans les grands centres—ils se sont installés en deux vagues: celle du retour à la terre nes années 70, et une deuxième vague, plus récente, de diplômés en agronomie venus se bâtir une entreprise., Lucie Cadieux et Vital Gagnon, propriétaires de la Ferme Éboulemontaise, spécialisée dans l’élevage ovin et les produits maraîchers biologiques, sont de ceux-là Ceux de la deuxième vague, en lait ils sont arrivés aux Éboulements en 1990.«Il faut se demander ce que serait le tourisme sans la présence agricole, s’interroge Inde Cadieux, agroéconomiste de son état S les champs tombent en friche, si les fermes sont en ruine, abandonnées, que restera-t-il du paysage?Et si le paysage en perd, qu’arrivera-t-il à l’industrie du tourisme?» Aurielà de la préservation du patrimoine agricole, ce couple avait en quittant une situation confortable à Saint-Hyacinthe, un certain rêve d’entreprise et la volonté d’appliquer leur formation au niveau pratique.Le prix des terres étant exorbitant dans la région où ils travaillaient leur choix s’est rapidement tourné vers Charlevoix, dont Vital Gagnon est originaire.«Autrefois, tout le monde élevait un peu de mouton dans la région, explique encore Gide Cadieux.Les terres s’y prêtent bien, et on en vendait beaucoup à la communauté juive de Montréal.Mais ça s’est arrêté, et aujourd’hui nous sommes à toute fin pratique seuls.» Leur idée semble bien avoir de l’avenir.En trois ans, leur troupeau est passé de 75 à 400 têtes.L’expansion se heurte toutefois à un hic majeur.Les règlements gouvernementaux font qu’un éleveur peut seulement vendre ses animaux vivants.La Ferme Eboulemontaise se voit donc dans l’impossibilité de vendre légalement sa viande d’agneau, que ce soit à des particuliers ou aux auberges de la région, marché potentiellement fort intéressant On comprend bien les normes, mais la frustration est grande face au potentiel que, pour le moment Cadieux et Gagnon ne peuvent exploiter.Si cet élevage d’agneaux est un exemple qui tourne bien, il n’en est pas toujours ainsi.Nombreux sont ceux dont les projets originaux sont tombés à l’eau.Elevage de visons, brièvement florissant puis rapidement sur le déclin, ou de bisons, ou encore de quelques autruches n’ayant su résister aux prédateurs locaux—coyotes, renards, etc.—et aux hivers rades.De ceux qui se sont établis au début des années 70, quelquesuns sont encore là pour montrer que la réussite est possible.Jean Leblond, personnage bien connu des visiteurs de Charlevoix, s’est établi il y a plus de vingt ans aux Eboule-ments-Centre, petit plateau de terre riche, abrité du vent (une rareté dans ce pays aux quatre vents), après une carrière l’ayant amené à la Délégation du Québec à Paris et dans les couloirs de RadioCanada.Aujourd’hui, il dirige la métairie du Plateau et fournit les restaurants et auberges de la région en produits maraîchers.A mkhemin entre le village des Éboulements et Baie-Saint-Paul, une autre exploitation se distingue, ne serait-ce que par l’incontournable présence de 6000 mètres carrés de serres, juste au bord de la route 362.Il s’agit des Serres Lacoste, fondées en 1976 par Daniel Lacoste et Lucie Beauchamp, en pleine vague de retour à la terre.Rêveurs au départ, peut-être, ils sont aujourd’hui devenus des entrepreneurs fort sérieux.Il fallait bien de la volonté, après tout, pour s’accrocher, pendant les premières années: le découragement est grand quand on perd l’ensemble d’une récolte parce que le sel des routes contamine l'eau des serres.Et il faut quand même s’accrocher quand les habitants de l’endroit commencent à peine à vous prendre au sérieux après quinze ans de travail.Aujourd’hui, les Serres vendent chaque année 200 000 kg de tomates, 1000 douzaines de concombres et 10 000 boîtes de fleurs.Les fruits se vendent moitié dans la région, moitié à Québec, et les fleurs entièrement dans la région.Pour faire tourner toute cette installation, informatisée, mécanisée et mise à l’heure des technologies de pesticides naturels, les Lacoste emploient une quinzaine d’employés, de trois a douze mois par année, ce qui fait d’eux un important employeur à l’échelle de Charlevoix.Entrepreneurs sérieux, le couple n’a tout de même pas complètement changé.Dans les serres, c’est CKRI, la vénérable station communautaire de Québec, que l’on écoute en travaillant Daniel Lacoste fait pousser des tomates alternatives.ECES SOUCIE, MARC À la Maison Victor-Gadbois de Saint-Mathieu-de-Beloeil, le 18 août 1993, à l’âge de 67 ans est décédé Marc Soucie, fils de feu le colonel Joseph-François Soucie et de feue Georgette Brinck et frère de feu Joseph-Marie.Capitaine au Royal 22e régiment, il a servi son pays avec bravoure en Corée et a pris congé de l'armée canadienne apres 26 ans de service.Puis, engagé dans la vie civile, il oeuvre dans le domaine des communications chez Pratt & Whitney Canada durant 25 ans.Il laisse dans le deuil son épouse Eileen Burfind-Short; ses enfants Kathy et Michael et leurs enfants; ses beaux-enfants Debrah Short et August Biere; ses soeurs Edmonde et Georgette; ses frères Marius, Henri, Céci-lien, Guy et Jacques; ses beaux-frères et belles-soeurs de même que ses nombreux neveux et nièces.La famille recevra les condoléances au salon Collins Clarke Mac Gillivray White, 307, Riverside Drive, Saint-Lambert (483-1870).Les funérailles auront lieu en la Chapelle du salon funéraire.L'inhumation se fera au cimetière du Mont-Royal à Montréal, S.V.P.pas d'autres fleurs qu'une rose rouge et un don à la Maison Victor-Gadbois, 1000, rue Chabot, Saint-Mathieu-de-Beloeil (Québec) J3G 4S5.Votre contribution aidera a perpétuer une exceptionnelle qualité de vie à celui ou celle qui y demeure par le soulagement de la douleur et de la dignité de la personne PHOTO JACQUES GRENIER Holly Harris: «Ils (le gouvernement fédéral) peuvent nous asseoir autour d’une même table, mais il serait politiquement difficile de commander une dissolution d’une entreprise dont la solvabilité vient d’être reconnue par deux tribunaux de l’Ontario».AIR CANADA Pas question d'abandonner Gemini SUITE DE LA PAGE 1 Surtout, il n’est pas question, pour Air Canada, de permettre à Canadien de se retirer du système de réservations informatisé Gemini, seul obstacle restant à la conclusion d’une alliance commerciale entre PWA, croulant sous le poids d’une dette de 3,2 milliards$, et American Airlines qui placerait Air Canada, affaiblie par une guerre de prix et de capacité vieille de deux ans maintenant, devant un concurrent de taille.«Nous ne pouvons abandonner Gemini et les 700 emplois qu’il représente pour simplement nous ajuster aux conditions financières difficiles de PWA ou pour satisfaire une quelconque exigence d'AMR, a ajouté M.Harris, confortablement installé dans son fauteuil, avec un air qui laisse sous-entendre que la proposition est négociable, qu’il a en poche une dernière et ultime solution qui placerait cette fois le «sauvetage» des deux transporteurs au rang des enjeux électoraux.Nous avons des reponsabilités de fiduciaire auprès d’eux, et auprès de nos actionnaires.» M.Harris affirme que la proposition faite hier et présentée simultanément à M.Eyton et à Jean Corbeil, ministre fédéral des Transports, ne découle d’aucune pression exercée par le gouvernement fédéral, ni de concessions obtenues.«M.Corbeil nous a demandé de trouver une solution privée à un problème privé qui respecterait la volonté de maintenir la concurrence sur le marché domestique.C’est ce que nous faisons.» Le président d’Air Canada ne craint pas le gouvernement fédéral.«Ils peuvent nous asseoir autour d’une même table, mais il serait politiquement difficile de commander une dissolution d’une entreprise dont la solvabilité vient d’être reconnue par deux tribunaux de l’Ontario.Par contre, le Tribunal de la concurrence, appelé à trancher le débat après que la Cour fédérale d’appel eut reconnu sa juridiction dans ce dossier, peut forcer une dissolution ou un quelconque désinvestissement.» En déposant son offre, Air Canada veut démontrer au Tribunal qu’une alternative, autre qu’une faillite du transporteur de l’Ouest, s’oppose au scénario AMR-PWA débattu par Canadien.Il veut amener le Tribunal de la concurrence à s’y pencher.«Selon notre analyse, faite a partir des chiffres de PWA, ce transporteur serait viable sur la scène domestique, avec le plan de restructuration actuelle qui prévoit la conversion en actions d’une dette de quelque 800 mil-lions$, et avec notre offre de 1 milliard,S.A moyen-long terme, PWA, en complétant les alliances qu’il désire, peut aspirer a occuper une place de choix a titre de transporteur nord-américain.Lorsque le contrat arrivera à échéance, en 1999, il sera encore temps pour eux de sortir de Gemini.Air Canada, de son côté, assurera sa viabilité sur le marché intérieur et deviendra un transporteur international de taille.» Dans la foulée, M.Harris voit Vancouver se développer en tant que plaque tournante majeure, emportée par le développement rapide de la ceinture du Pacifique, et Toronto devenir le centre nerveux pour tout l’Est nord-américain.«Avec American Airlines aux côtés de PWA, il faudra oublier Toronto car Chicago sera alors privilégié.» Il destine Montréal, avec ses deux aéroports, à un rôle d’aéroport régional, au coeur du triangle Québec-Montréal-Ottawa.M.Eyton ne l’a pas pris, mais pas du tout.«C’est un scandale.Nous ne sommes pas dans une guerre de relations publiques.Nous luttons pour notre survie.Voilà une autre preuve de la volonté d’Air Canada de nous tuer, de nous sortir du marché, de bloquer notre plan de restructuration.» Selon le président du conseil de PWA, qui accuse Air Canada de jouer à fond de train la carte (les pressions préélectorales et d’alimenter le clivage Est-Ouest en tablant sur un cabinet déchiré entre les deux parties, la stratégie du concurrent vise à déséquilibrer, à provoquer une division parmi les créanciers de l’entreprise.D’autant plus que les deux belligérants partagent les mêmes détenteurs de dettes perpétuelles.«Vont-ils préférer la stabilité apparente offerte par Air Canada au beau risque proposé par Canadien?» se demande Ireuis Wermenlinger, vice-président de Wood Gundy.La proposition d’Air Canada survient à quelques jours d’une assemblée des actionnaires et des détenteurs de débentures de second rang de PWA, prévu le 27 août prochain.«M.Harris s’adresse directement à au moins cinq de nos créanciers, des institutionnels japonais, qu’il tente de convaincre de privilégier la solution d’une ancienne société de la Couronne plutôt que le plan d’une entreprise canadienne privée.» M.Eyton a qualifié de ridicule le montant de 200 mil-lions$ offert.«Il nous en coûterait 400 millions$ strictement pour ramener notre taille à l’échelle souhaitée par eux.» De plus, les routes internationales, comprenant les lucratifs corridors sur le Pacifique, comptent pour environ la moitié des quelque 3 milliards$ de revenus de Canadien, en plus d’alimenter 20% des revenus du transporteur provenant du marché domestique et reliés aux branchements internationaux.«Sans routes internationales, un transporteur de notre acabit ne peut espérer survivre s’il ne présente pas la même structure, la même taille que son concurrent.Nous nous ferions avaler en moins d’un an, satisfaisant ainsi la soif de monopole d’Air Canada.Mais ce serait désastreux pour l’Ouest canadien.Ire gouvernement ne peut plus se tenir sur la touche.Il doit intervenir», lance-t-il, dans un même souffle.Pour Ijouis Wermenlinger, la solution telle que proposée est difficilement viable.«Il faudra qu’Air Canada arrive avec une propositione bonifiée, sinon différente, s’il veut imposer sa vision d’un seul transporteur international et d’un autre, de taille moyenne, autour desquels graviteraient une multitude de petits transporteurs.» CULTURE Six axes d'action SUITE DE LA PAGE 1 préciser certains aspects de la politique sur les communications.Et que le parti rendra le tout public au moment opportun, peut-être durant la campagne électorale.On ne peut s’empêcher, en lisant la proposition soumise au congrès, d’y voir de grandes similitudes avec la politique culturelle adoptée par le gouvernement de Robert Bourassa.Cette politique s’est matérialisée l’an passé par la création d’un Conseil des arts et lettres (le PQ parle d’un Conseil des arts et de la culture.) et l’élargissement du mandat du ministère de la Culture.La section de la proposition péquiste sur les industries culturelles ne tient pas, par ailleurs, la comparaison avec la stratégie libérale beaucoup plus élaborée.Les industries culturelles forment l’une des fameuses grappes industrielles du ministre Gérald Tremblay.Deux seules dimensions marquent une différence entre le projet du PQ et la politique libérale: • le PQ prévoit, bien entendu, le rapatriement complet de tous les budgets fédéraux dans ce domaine, y compris la fusion des services de Radio-Canada à ceux de Radio-Québec, pour former une nouvelle télévision nationale d’un Québec souverain; • le regroupement, au sein d’un seul ministère, de toutes les activités gouvernementales reliées à la culture, mais aussi aux communications.Présentement, la culture et les communications relèvent de deux ministères distincts.Le gouvernement a toutefois déjà annoncé la disparition du ministère des Communications.Il est acquis que le ministère de la Culture héritera d’une partie de ses activités.La proposition du PQ définit la culture comme «la finalité du développement économique».La culture est liée au projet souverainiste car «l’un des objectifs fondamentaux du projet de la souveraineté consiste à préserver et à développer cette culture, avec la langue française comme pierre angulaire».La parti postule qu’en matière de culture et communications «le Québec est actuellement privé d’une véritable capacité d’action, en raison de l’ampleur et de la nature des interventions fédérales».«Respectueuse de la liberté créatrice et de la diversité de ses formes; d’expression, la politique culturelle devra investir l’État du mandat de faire de la culture une mission aussi importante et essentielle que celle qu’il assume en matière économique et sociale», écrit le PQ.La proposition définit six axes d’action stratégique: le rayonnement du français; le soutien à la création; l’accès à la culture; l’essor des industries culturelles; l’accès au patrimoine; le développement des communications.CONSTRUCTION Une politique «injuste» SUITE I)E LA PAGE 1 Il a indiqué que le contenu des négociations était gardé secret.Ce que l’on sait, de source ontarienne, c’est qu’un groupe de négociateurs a été formé.Il est composé de plusieurs hauts fonctionnaires des deux gouvernements recrutés dans trois ministères: Travail, Industrie et Affaires intergouvemementales (ou Conseil exécutif, à Québec).L’existence de ce groupe bilatéral surprend dans la mesure où les négociations en vue d’abolir les barrières au commerce interprovincial devaient être globales et non multilatérales.La question de la construction pose un problème aux provinces frontalières du Québec, c’est-à-dire l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.1res travailleurs de ces deux provinces n’ont accès ni aux contrats ni aux chantiers de construction du Québec à cause de la loi québécoise sur les décrets dans l’industrie de la construction.Cette loi limite les travailleurs selon les régions québécoises.Récemment, le Nouveau-Brunswick a décidé de riposter contre la loi québécoise: il a coupé tous les contrats gouvernementaux aux Québécois.L’Ontario a toujours été plus conciliatrice, prête à chercher des solutions plutôt que d’offrir une escalade au problème.Mais la publication, le 30 juillet dernier, d’un rapport sur la situation dans la municipalité régionale d’Ottawa-Carleton, en Ontario, et dans la Communauté urbaine de l’Outaouais, au Québec, a poussé le ministre MacKenzie à sortir de ses gonds.Selon ce rapport, 4000 travailleurs québécois sont à l’oeuvre sur les chantiers de la région ontarienne, alors qu’à l’inverse, seulement 400 travailleurs ontariens sont à l’oeuvre sur les chantiers québécois.«La politique du Québec est discriminatoire et injuste, a-t-il dit.Cela doit changer.» «Nous ne souhaitons pas imposer des mesures de rétorsion, mais la chose n’est pas exclue», a précisé le ministre.Au printemps dernier, un député conservateur, Norm Sterling, avait déposé une résolution demandant au gouvernement ontarien de bloquer ses contrats aux entrepreneurs québécois.Mais la résolution a été battue par le gouvernement NPI).ENFANTS «On essaie d'imiter la vie normale» SUITE DE LA PAGE 1 mal, dit l’enseignante de 45 ans qui en parait facilement 15 de moins.Elles rappellent ce que la guerre fait subir aux plus fragiles des êtres de notre société.» Mme Sobat, artiste elle-même, enseigne depuis une douzaine d'année a la Osnouna Skola Petra Zringskog, de Zagreb.La vieille institution, qui fêtera bientôt son 120e anniversaire, accueille des enfants de la capitale et des réfugiés croates et bosniaques de 6 a 14 ans.Depuis le début du conflit dans l’ex-Yougoslavie, en 1991, certaines classes ont doublé leurs effectifs, passant de 20 à 40 élèves.Ils sont maintenant environ 1200.A cette école, les enfants apprennent, comme tous les élèves du monde.Mais eux, en plus, se battent, ireur combat, ils le livrent contre eux-mêmes, contre les insoutenables souvenirs que le conflit a profondément enfouis en chacun.» Ireur vie n’a plus de sens et est complètement désorganisée, raconte Mine Sobat.L’art permet d’exprimer les peurs et même d'expurger les mauvais souvenirs.A la longue, le travail artistique redonne même espoir.» 1res plus jeunes s’expriment surtout par le dessin.1res adolescents et les préadolescents ont par contre besoin de s’activer et on leur propose donc de s’impliquer dans la production d’un spectacle où se mêlent la danse, le chant et le jeu.«Ire-s enfants réfugiés sont particulièrement agités.Ils ne peuvent plus tenir en place, sur un banc, dans une classe.Il faut les occuper autrement.» L’histoire de la pièce jouée au printemps dernier, écrite par une élève de l’école, mettait en scène des éléments de mort comme le feu, les ténèbres et les loups et des symboles de l’existence perdue, de la vie, quand elle se fait douce et généreuse, l’eau qui rassasie, la lumière qui éclaire et purifie.Ces activités artistiques sont valables en elles-mêmes, mais elles servent surtout à comprendre ce que chacun ressent, ce que chacun a vécu.L’art remplit alors des fonctions thérapeutiques.«Tout en créant son dessin, tout en jouant, certains racontent les cauchemars qu’ils font la nuit.D’autres parlent de leurs villages rasés par les bombes ou de leurs parents morts.» Mme Sobat et ses collègues ne sont pas seuls.Certains spécialistes comme le professeur Emil Tanay, qui était aussi à Montréal dans le cadre du Congrès de l'IN-SEA, s’occupent exclusivement des réfugiés et des enfants très profondément traumatisés, souvent rendus muets par ce qu’ils ont vu.D’autres commencent à utiliser les méthodes de cette «thérapie par l’art» pour aider les femmes violées ou les vieillards à soigner leurs blessures de l’âme.L’UNICEI' finance un programme d’enseignement des arts pour les enfants de cette nouvelle guerre européenne.La plupart des écoles primaires de Croatie l’offrent à leurs petits protégés.Au mois de juillet 1992, la jeune république comptait déjà plus de 220 ()()() enfants réfugiés.A elle seule, Zagreb en abrite environ 15 000.1res plus atteints n’en reviendront jamais, souffriront toute leur vie durant de séquelles psychologiques.«On essaie d’imiter la vie normale, dit Mme Sorbat.Mais l’horreur est là, inscrite en chacun de nous, et elle ne s’effacera plus.» Anna Sobat repart pour Zagreb dimanche.Sa famille, ses deux enfants de 18 et 20 ans, tous ceux à qui elle enseigne et qu’elle aide l’attendent impatiemment.L’enfer aussi.LE DEVOIR est publié par I.E DEVOIR Inc.dont le siege social est sitin'* au numéro 2050 de Hleury, De étage.Montréal, (Québec ».H.'.A .'JM'» ! informations publiées dans EE DEVOIR.I.E DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Quebec »»r Inc .77'» boni ! ¦ pnr |.Imprimerie Québécor LiSalle, TIX.\ de Mourdeau.division de Imprimeries Québécor Inc .GI2 ouest nie Saint Jacques, Montréal L’Agence l’resse C anadienne est autorisée* à employer et a diffuser les il fin nt Envoi de publication Enregistrement no 0H5H.Déjrôt légal: Hibiiothèquo nationale du Québec.Téléphone général: (514) !)85-333.'i; service a la clientèle: (514) î)85-:i:J55; publicité: (514) «WV.T.TDD 'i
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