Le devoir, 25 août 1993, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR PERSPECTIVES L'hebdo des «artisses» et des artistes / Echos Vedettes fête ses 30 ans et maintenant tout le monde l'imite.Ou presque.Stéphane Bailla rge o n Hier, à l’occasion d’une grande fêle entourant le 30e anniversaire d’Echos Vedettes, l’hebdomadaire à potins du monde artistique montréalais, des centaines d’artistes de tous acabits sont allés célébrer le journal qui a assuré leur célébrité.Le gratin de la scène artistique québécoise était là, dans le Vieux-Port: les artistes et les «artisses», les vieux de la vieille et les nouvelles minettes, les branchés et les kétaines — de Julie Masse à Murielle Millard, de Céline Dion à Huguette Proulx— bref, tous ceux et celles qui se côtoient d’habitude dans ses pages hebdomadaires.Cette semaine, la «une» est composée, comme toujours, selon la recette éprouvée: un peu de tristesse («Michelle Tisseyre: la douleur d’une mère»), beaucoup d’amour (des images vidéo du mariage de Mario Lirette à Las Vegas et Sonia Benezra qui avoue: «Oui, j’ai un homme dans ma vie»), un lias been (Guy Lafleur qui confie sa nouvelle passion pour la moto), et, naturellement, un beau gros cri du cœur, l’indignation d’une personnalité (Claude Poirier qui condamne: «Le monde artistique est archi-pourri!»).La semaine dernière, une manchette présentait le rocker rebelle Dan Bigras posant en compagnie de Juliette Huot, «la femme dans son coeur».Un autre article présentait la reine d’Angleterre, et posait cette angoissante question: «Et si ses fils étaient des bâtards?» Bref, tout le monde y passe.Hier, le chef de l'opposition lui-même, Jacques Parizeau s’est déplacé.Il faut dire qu’on est en pré-campagne électorale.et que le journal écoule environ 145 000 copies par semaine, rejoint du même coup près d’un demi million de lecteurs, qui sont, en fait, surtout des lectrices.Depuis ses débuts en 1963, le doyen des journaux des petites et des grandes nouvelles des arts et du spectacle, a vendu un total himalayen de 210 millions d’exemplaires et rassemblé plus d’un million de photos d’archives.Les cancans tiennent sur plus de 62 000 pages publiées, avec 2070 événements «à la une», 1548 scoops dûment recensés, 903 mariages et 899 ruptures, 154 décès et 810 naissances, 244 galas et 3105 lancements de disques.Echos Vedettes et tous ce qui lui fait concurrence dans les supermarchés (Extra Vedettes , L’Hebdo artistique .), sont des relais des fantasmes de la vie ordinaire, de la vie quotidienne du commun des mortels, qui se nourrissent encore et toujours des mythes et des rumeurs concernant leurs idoles, les happy few du showbiz.Le premier numéro, lancé par André Robert et Edward Rémy le 26 janvier 1963 publiait une photo de Michel Louvain penché sur les fameuses étoiles des trottoirs d’Hollywood.«Un irremplaçable témoin des mœurs et des mentalités du Québec moyen, ou profond, de l’homme de masse et de sa mère.» Plus ça change, plus c’est pareil?«En fait, on a autant changé que la société», dit Louise Jalbert, 44 ans, qui œuvre comme journaliste au sein de la vénérable institution depuis une vingtaine d’années.Pour elle, son hebdo est un fabuleux et irremplaçable témoin des mœurs et des mentalités du Québec moyen, ou profond, de l’homme de masse et de sa mère.Le sujet de prédilection de cette presse est-il encore le scandale?Pas si sûr.«Autrefois on pouvait faire la «une» avec le divorce de Jean (Lajeunesse) et Jeannette (Bertrand), dit Mme Jalbert.Aujourd’hui, il n’y a plus grand chose qui offusque qui que ce soit.» Ih encore on témoigne de l’évolution des idées et des comportements.Il ne reste que quelques sujets tabou.L’homosexualité de certaines vedettes, et encore.Et puis le sida, la grande peur de notre fin de millénaire.«Il n’y a plus que des sujets à controverse.Les vrais scandales n’existent plus.» Le plus grand problème d'Echos Vedettes , par les temps qui courent, c’est qu’à peu près tout le monde imite la formule qui a fait sa fortune.Les «nouvelles artistiques» (ou ce qui en tient lieu) se trouvent partout, comme les faits divers, les potins et les médisances qui constituent le lot quotidien de notre société hyper-médiatisée, bavarde, qui prend maintenant les vessies du domaine privé pour les lanternes du domaine public.La grille horaire de la bande AM est bourrée d’émissions calquées sur le vénérable modèle.Marie-France Bazzo en fait son beurre sur les ondes de Radio-Canada.\jî défunt magazine MTL ouvrait toujours ses numéros avec des ragots du milieu.Le Journal de Montréal consacre périodiquement ses manchettes à Marjo qui patine avec les Ice Capades.La Presse, avant-hier, «jouait» Diane Dufresne en manchette, pour annoncer son prochain spectacle.«Notre principal concurrent maintenant, c’est Voir », tranche le plus sérieusement du monde Mme Jalbert.I N 1) H X Les Actualités.A2 Éditorial .Ati %r Agenda culturel .B7 Idées .A7 Annonces (tassées .112 Le Monde .B3 Avis publics.IM Montréal .A3 Météo Culture ,.B8 Mots croisés.,.B4 Ensoleillé Découvertes.ni Politique .A4 Max: 28 Économie ,.A5 Les Sports .B6 Détails en B2 L'ÉCONOMIE La Royale amorce un mouvement de hausse des taux PAGE A-5 MONTRÉAL Guerre des autobus à Laval PAGE A-3 LES SPORTS La balle est dans le camp de Claude Charron PAGE B-6 Jean Drapeau sort de l'ombre L'ex-maire livre un vibrant plaidoyer appuyant la candidature de Québec à la présentation des Olympiques de 2002 ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Lex-maire de Montréal, Jean Drapeau, ;st sorti de l’ombre et de son mutisme médiatique hier pour mousser publiquement la candidature de Québec pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver de 2002.Dans une lettre publiée dans la derniè- re édition de la revue Forces, l’ex-maire de Montréal fait un vibrant plaidoyer en faveur de l’olympisme et de la candidature de la Vieille capitale pour y accueillir les Jeux d’hiver du prochain millénaire.Dans une entrevue accordée hier au DEVOIR, l’ex-maire Drapeau a dit rompre avec sa consigne du silence parce que le dossier des Jeux d’hiver de Québec «n’était pas une affaire politique».«Tous les gouvernements sont impliqués dans ce dossier.C’est une affaire mondiale», a-t-il soutenu, se défendant de n'avoir aucun autre parti pris que celui de l’olympisme pur et dur.«Je ne pouvais ne pas le faire.Si je ne l’avais pas fait, on me l’aurait reproché», a fait valoir l’ex-maire de 77 ans, resté bien discret depuis son retour de Paris en 1991 où il fût ambassadeur du Canada à l’Unes- co.C’est à l’invitation de l’éditeur de la revue Forces, M.Marcel Couture, que le maire Drapeau a accepté de faire publier une lettre intitulée «Renouer avec l’idéal olympique».Resté à l'abri des caméras depuis sa retraite parisienne, l’ex-maire dit n’avoir pourtant jamais démordu de son intérêt VOIR PAGE A-8: DRAPEAU ’4 > c s.-K: •A w*» iV* V v;,V '< Le grand rassemblement Le grand rassemblement de Marcel Gagnon, à Sainte-Flavie: 80 personnages de ciment et de béton, littéralement sauvés des eaux et à la recherche de la lumière.«Une oeuvre unique au monde qui attire plus de 100 000 visiteurs chaque été», dit son créateur.Figures mythiques à la mer JEAN DION LE DEVOIR En descendant le long du Saint-Laurent, peu après Rimouski, le citadin se dit qu’il est toujours en présence du fleuve.La rive nord, les montagnes de Charlevoix sont, après tout, encore bien visibles.Mais pour les gens du coin, c’est déjà la mer.Omniprésente, majestueuse, nourricière.C’est là, à Sainte-Flavie, porte d’entrée de la Gaspésie touristique, que Marcel Gagnon a jeté ses figures mythiques à l’eau.À la mer.Et beaucoup ne sont pas encore revenus du spectacle.L’histoire a commencé en 1986.Le projet n’avait pas été longuement , mûri, affirme l’artiste de 48 ans.Plu- 4?tôt une impulsion.Peintre, graveur, sculpteur autodidacte, Marcel Gagnon s’amusait déjà à confectionner des statuettes de bois qu’il réunissait en «processions» lorsqu’il a eu le flash: des humains de ciment et de béton qui sortiraient de la mer et des ténèbres pour «chercher la lumière», et éventuellement la trouver.«J’ai eu un frisson comme je n’en avais connu auparavant.J’étais très très ému», se rappelle-t-il.C’était la naissance du Grand rassemblement qui, d’une trentaine de statues au départ, prendra quelques années plus tard la forme d’un défilé partiellement immergé de plus de 80 naufragés grandeur nature, adultes et enfants.S’y ajoutent maintenant des radeaux emportant sous d’autres deux ceux qui ont eu la «révélation».«Spirituelle» et «mystique» aux ^ dires mêmes de son auteur, l’oeuvre n’a, en soi, aucun sens particulier, sinon celui d’une promesse de paix mondiale «qui s’en vient».C’est ce qui ferait sa force, car «chacun peut lui donner la signification qu’il désire».Le personnage principal, monté sur une sphère terrestre et faisant face à la foule, a d’ailleurs été délibérément laissé sans visage.Pour éviter qu’on l’appelle nommément Jésus, ou Mahomet, ou Bouddha- Mais chose certaine, elle est unique au monde, dit Marcel Gagnon.«On n’a jamais vu ça.C’est une sculpture immobile, mais dont une partie apparaît et disparaît au gré des marées.C’est ça qui est capoté.» Et si elle n’est pas Négociations avec les cols blancs Montréal claque la porte KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal vient dq se retirer des négocia: tions avec ses cols blancs.A trois jours de l’ultimatum qu’elle a elle-même fixé, la Ville a été incapable de conclure une entente avec le Syndicat des fonctionnaires qui représente 5500 employés.I.a sortie de la Ville qui est survenue lundi soir vers 21h, a été qualifiée de «spectaculaire» par le président des cols blancs, Georges Bazinet.«La Ville s’est retirée du dossier, mais je pense que ce n’est qu’un repli stratégique», explique-t-il.# - • Le négociateur en chef à la Ville de Montréal, Michel Brousseau, nie qu’il y ait eu des éclats.«Comme dans toutes négociations, il y a des moments difficiles.Ça s’est fait dans un climat qui permet de coire que nous allons nous rasseoir.J’insiste, il ne s’agit pas d’une rupture», ajoute-t-il.M.Brousseau refuse toutefois d’expliquer les éléments qui achoppent dans le dossier.Le représentant syndical indique quant à lui, que Montréal refuse les balises réclamées.M.Bazinet laisse entendre que la Ville VOIR PAGE A-8: MONTRÉAL Parizeau: en italien, en espagnol, ou en anglais.Armé de traducteurs, le chefpéquiste rencontre la presse «ethnique» MARTINE TURENNE LE DEVOIR Jacques Parizeau s’était armé de deux traducteurs, hier, lorsqu’il a affronté la presse «ethnique» de Montreal, dans un hôtel du quartier chinois.Giuseppe Sciorti-no et Carmen Sabag-Vaillancourt, membres du conseil éxécutif, étaient prêts à répondre en italien ou en espagnol, et tous les autres, en anglais.Mais c’est en français, et en français seulement, que s’est déroulé cette rencontre cordiale, voire amicale, où journalistes italiens, libanais, juifs, maghrébins, haïtiens ou roumains québécois ont interrogé le leader péquiste sur les questions qui les préoccupent Que pensez-vous de Fidel Castro?a demandé le correspondant latino-américain d’El Popular.Et de Salvador Allende?L’italien sera-t-il inscrit au programme des écoles dans un Québec indépendant?a demandé le représentant du Corriere Italiano.Que faites-vous pour ap- VOIR PAGE A-8: FIGURES VOIR PAGE A-8: PARIZEAU Québec veut diluer de 50% le programme d’orthographe du primaire ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Québec s’apprêterait à donner le feu vert à un nouveau programme d’enseignement de l’orthographe d’usage, dont l’effet serait de sabrer de moitié dans le vocabulaire de base enseigné jusqu’à maintenant aux élèves du primaire.Après trois années de consultation, le nouveau programme a franchi tous les méandres administratifs et vient d’atterrir sur le bureau de la ministre de l’Education, Mme Lucienne Robillard, qui doit en dévoiler le contenu l’automne prochain.Mais de l’avis de deux chercheurs dont les travaux sur l'orthographe étaient publiés hier dans LE DEVOIR, cette réforme prend parti pour une liste de vocabulaire «minimale» et fait fi de celles utilisées jusqu'ici dans l'enseignement.«C’est comme si le ministère n’avait pas confiance en son propre système.Il prépare un programme avec une liste diminuée de 50%», affirme le chercheur Robert Préfontaine qui multiplie les études sur le vocabulaire des jeunes depuis 1970.Les récentes recherches de MM.Préfontaine et Sylvio Richard concluent notamment que les écoliers du primaire de 1992 ne sont pas plus cancres en orthographe d’usage que ceux de 1940 ou 1970.Les chercheurs sonnent par contre l’alarme en ce qui a trait à l’orthographe grammaticale relative à l’accord des genres et des verbes.Une copie du projet de programme obtenue par LE DEVOIR confirme l’intention du MEQ de ramener de 3000 à 1400 mots le vocabulaire de base enseigné aux élèves du primaire.Depuis 1979, le programme de français du ministère se fondait sur des «listes de base» contenant environ 3000 mots et sur les échelles orthographiques de Préfon- taine (1972), et de l’auteur belge Dubois-Buyse, largement utilisées dans toute la francophonie.Par souci de modernité, le ministère de l’Éducation' a confié à un chercheur la tâche de confectionner une liste de vocabulaire remaniée.Les échelles de difficulté dçs mots, c’est-à-dire l’année scolaire durant laquelle les élève seront mis en contact avec ces mots, ont aussi été révisées.Après avoir été consultés par le MEQ, les chercheurs Préfontaine et Richard estiment qu’il n’y a pas lieu de revoir ces listes.Surtout pas, à la baisse.«Plus l’enfant va acquérir des mots très tôt, plus il maîtrisera l’orthographe.Il faut faire l’effort de mettre les élèves en contact avec le plus large vocabulaire de base possible.Pas le limiter», affirme M.Préfontaine.Ce dernier craint que les récents déboires des élèves VOIR PAGE A-8: ORTHOGRAPHE L E I) E VOIR, L E M E R C R E D I 2 5 A O Û T I 9 0 3 .-LES ACTUALITÉS • Le service des garderies reste de loin le parent pauvre du système social québécois Le Conseil de la famille dresse un sombre bilan de la politique de garde à l’enfance MARTINE TURENNE LE DEVOIR Le gouvernement québécois n’a pas fourni les montants d'argent promis aux services de garde.Près de 95 millions?n’ont pas été alloués aux garderies, ce qui représente 20% du budget global de 500 millions?accordé depuis 1988.• • Résultat: cinq ans après l’énoncé québécois en matière de politique de garde à l’enfance, il y a toujours pénurie de places disponibles, les services de garde restent très coû-iteux pour les familles, leur qualité est des plus inégales, bref, le service de garde à Tendance reste, et de loin, le parent pauvre du système social québécois.: C’est ce qui ressort du bilan rendu public hier par le Conseil de la famille, qui y allait de plusieurs dizaines de recommandations touchant l’accessibilité des services de garde, sa qualité, et son financement.De «bonnes» recommandations, a répli- qué la ministre déléguée à la famille, Violette Trépanier, «mais réalisables dans un monde idéal», a-t-elle ajouté, ou en tout cas, dans un monde où la conjoncture économique est moins désastreuse.Québec doit faire face à une situation économique difficile, dit-elle, et il est illusoire de croire que l’on peut mettre en application toutes les mesures recommandées par le Conseil de la famille.«En tout cas, je ne peux pas m’engager.» Quant à l’argent promis et manquant, Violette Trépanier rejette la faute sur Ottawa.«L’énoncé publié en 1988 tenait compte de la contribution du fédéral.Or, Ottawa s’est complètement désengagé du dossier et il a fallu reviser à la baisse les montants alloués aux garderies.» Plus de 187 millions?ont été consacrés cette année aux services de garde, c’est près du double de 1989.«Et dans un contexte économique difficile, l’effort est tout de même là.» Bernard Fortin, président du Conseil de la famille, a avoué hier que les chiffres n’étaient pas tout à fait son élément.«On nous demande de déterminer ce qui serait le mieux pour la garde des enfants, et nos recommandations vont dans ce sens.Mais nous, ne sommes pas un conseil économique.» Le Conseil de la famille a identifié plusieurs lacunes dans les services de garde actuellement disponibles au Québec.Accessibilité aux services Il y a d’abord l’accessibilité aux services qui n’est pas toujours chose acquise.Sur les 600 000 enfants qui ont besoin d’être gardés et surveillés, seulement 15% d’entre eux peuvent bénéficier de services de garde «régis», c’est-à-dire reconnus par Québec.Il y aurait pénurie d’au moins 3000 places à court terme, et des «besoins réels» pour au moins 125 000 autres enfants.La demande est criante pour les bébés de moins de deux ans, et en particulier pour les poupons.«Nous avons fait un effort sérieux pour les bébés, assure la ministre Trépanier, en octroyant aux garderies qui désirent développer des places-poupons une subvention de 6,45?par jour.» Quant aux autres groupes d’âge, la ministre souligne que son gouvernement s’engage à développer 60 000 places supplémentaires d’ici 1996, «ce qui répondra.à 85% de la demande.» Pour les autres, ajoute-t-elle, les sondages démontrent que plusieurs parents préfèrent faire garder leurs enfants à la maison ou chez des parents.Il faut donc s’adapter aussi à cette clientèle.» Pour faire face à l’actuelle pénurie, le Conseil de la famille recommande plus de souplesse dans l’application des lois existantes, notamment pour les services de garde en région où les besoins diffèrent de ceux de la grande ville.Mais tout cela doit se faire sans compromettre la qualité des services offerts, précise le Conseil, qui doit demeurer l’objectif suprême.L’éveil et la socialisation des tout-petits doivent se faire dans un cadre sécuritaire et de bonne qualité.On recommande à ce sujet de meilleures conditions de travail pour les travailleurs en garderie, dont le salaire moyen est d’environ 9,81?de l’heure, ce qui ne constitue pas la meilleure des motivations.Le Conseil suggère aussi d’assouplir les conditions d'admissibilité au programme d’exonération d’impôt et d’aide financière, afin d’aider les familles à revenus faibles ou moyens à faire garder leurs petits sans frôler chaque semaine la faillite personnelle.Une suggestion jugée cependant «trop onéreuse» par la ministre Trépanier.«Il y a des limites, a-t-elle dit, à ce que le gouvernement peut débourser.» Mais Bernard Fortin croit que l’effort de Québec est à la mesure de l’intérêt accordé aux services de garde.«Lorsqu’il manque des places dans les cégeps, comme on l’a vu l’an dernier, on en crée.Argent ou pas.Ça devrait être la même mentalité qui régit les services de garde à la petite enfance.» PHOTO ARCHIVES La caféine et le sucre aggraveraient la fatigue.m&i LE DEVOIR U m iii.v\ i o / Concours Destination Québec Cet été, visitez.Ouébec Consultez chaque vendredi notre page «Destination Québec» et participez à notre concours.15 prix à gagner 1er prix : Un forfait dîner, spectacle, hébergement d’une fin de semaine au Théâtre Capitole de Québec, avec, en plus, une sérigraphie du peintre québécois Jean-Pierre Séguin (édition spéciale de la Biennale d’Alma).Valeur du 1er prix: 1 ÎOO $ 2e prix : un forfait d'une fin de semaine à l’Auberge La Camarine comprenant l’hébergement et le transport par Tilden, en plus d’une sérigraphie du peintre québécois Pierre Ayot (édition spéciale de la Biennale d'Alma).Valeur du 2e prix: 700 S 3e prix : Une sérigraphie de la peintre québécoise Françoise Lavoie (édition spéciale de la Biennale d'Alma).Valeur du 3e prix: 300 $ Douze autres prix : Le Guide de voyage Ulysse : «Québec nuit et jour».Valeur des autres prix: 12 $ chacun ?HIATRI CAPITOLE A Auberge la Camarine j TILDEN .zW.Pour participer à ce concours, remplissez le coupon de participation ci-dessous et retournez-Ie à : CONCOURS DESTINATION QUÉBEC LE DEVOIR, 2050, rue de Bleury, 9e* étage Montréal (Québec.) I 13A 3M9 COUPON DE PARTICIPATION Nom :___ Adresse: Ville:__ Code postal: I éléphone:__ I a?tirage aura lieu le Z nrptcmbre 1 ,),)Z D-» gagnant.* et len gagnante* •*t«int avi*é(e)» par la poste.I«a valeur totale ries prix attribué* e*t tie 2 245 S.I«e* règlement* tie ce contour» sont tlinponiblen aux bureaux du Devoir.La tasse de café accroît la fatigue Toronto (PC) — Les congressistes de l’American Psychological Association ont appris, hier, que la tasse de café et la tablette de chocolat ne font qu’accroître la fatigue, une fois passé le çourt moment de stimulation fourni par la caféine et le sucre.La caféine et le sucre aggravent la fatique et la dépression, a souligné M.Kelly Krietsch, qui est professeur de psychologie à l’université Northern Arizona.Le professeur Krietsch a raconté qu’il a fait une expérience avec 17 personnes pendant un mois.La fatigue baissait rapidement dans le groupe qui suivait un régime faible en sucre et élevé, en féculents (comme les pâtes), mais augmentait chez ceux qui prenaient beaucoup de sucre et peu de féculents.Les chercheurs doivent reconnaître, d’un autre côté, qu’ils ignorent pourquoi la caféine et le sucre ont des effets tellement déprimants.M.Krietsch a émis l’hypothèse que le cerveau et le métabolisme du corps pouvaient avoir un rôle à jouer, mais il a déclaré qu’il faudra sans doute encore une décennie de recherche avant de résoudre le mystère.Une chose est certaine, cependant.C’est que la fatigue dépend plus de la façon dont le corps est traité que de la maladie ou du manque de sommeil.«Vous pouvez penser que la fatigue a un facteur organique, mais ce sont plutôt des facteurs de genres de vie qui peuvent contrôler le stress», a déclaré M.Larry Christensen, de l’université Texas A and M.C’est rendre le stress pire que de recourir au café et au sucre et de ne pas faire d’exercice, a renchéri M.Robert Thayer, de l’université California State.Lorsque la fatigue se fait sentir, vers le milieu de l’après-midi, a-t-il dit, il est mieux de faire une promenade d’une dizaine de minutes que de boire du café et manger du chocolat.Les Canadiens en faveur de cours obligatoires pour les chômeurs Ottawa (PC) — Un sondage d’opinion a montré que 71 % des Canadiens interrogés seraient en faveur de cours obligatoires pour les chômeurs de moins de 25 ans qui veulent recevoir des prestations.Seulement 28 % croient que l’aide gouvernementale est un droit qui ne devrait être lié à aucune obligation.Quatre mois après le sondage de Décima Research, effectué en août 1992, des groupes témoins ont été formés à Moncton (Nouveau-Brunswick), Nanaimo (Colombie-Britannique), Sudbury (Ontario), Trois-Rivières (Québec) et Moose Jaw (Saskatchewan).La majorité de ces gens ont émis l’opinion que les bénéficiaires d’assistance sociale devraient faire du bénévolat ou des travaux communautaires.Pour ce qui est de l’assurance-chômage, ce serait, selon eux, un «droit» auquel ils ont contribué.Les Centres jeunesse de Montréal Les enfants et les jeunes en difficulté ainsi que leur famille: au coeur de notre intervention Les Centres jeunesse de Montréal est une nouvelle organisation née de l'unification, sous un même conseil d'administration, de dix centres de réadaptation pour jeunes en difficulté d'adaptation: Boscoville.Carrefour des Jeunes.La Cité des Prairies.La Clairière.Dominique-.-Savlo-Malnbourg.Habitat Soleil.Marie- Vincent.Mont St-Antoine.Rose-Virginie Pelletier.Villa Notre-Dame-de-Grâce: d'un centre de réadaptation pour mères en difficulté d'adaptation: Rosalie Jetté et du Centre de protection de l'enfance et de la jeunesse.Les Centres jeunesse de Montréal dessert la population francophone et allophone de l'île de Montréal et offre les services suivants: • la protection de l'enfance et de la jeunesse • l'aide aux jeunes contrevenants • le placement d'enfants en milieu substitut • l'adaptation, la réadaptation et l'Intégration sociale • l'urgence sociale • l'adoption, les antécédents biologiques et les retrouvailles • l'expertise à la Cour supérieure • la médiation familiale Séances du conseil ouvertes au public Les séances du conseil d'administration des Centres jeunesse de Montréal sont ouvertes au public.Elles se tiennent les mardis à 18h30 à la salle Jean-Pierre Sénécal, au siège social situé au 4675, rue Bélanger Est à Montréal (Québec).HIT 1C2.Dates des prochaines séances du • 31 août 1993 • 28 septembre 1993 • 26 octobre 1993 • 23 novembre 1993 • 14 décembre 1993 • 18 Janvier 1994 conseil: • 15 février 1994 • 15 mars 1994 • 12 avril 1994 • 10 mal 1994 • 21 juin 1994 On peut rejoindre Les Centres Jeunesse de Montréal au numéro de téléphone suivant: 593-3979 ou par télécopieur: 593-3982 L’euthanasie serait pratiquée quotidiennement au Canada Calgary (PC) — L’euthanasie est pratiquée quotidiennement au Canada mais les médecins ont peur d’en parler ouvertement, a affirmé un médecin devant les délégués au congrès annuel de l’Association médicale canadienne, hier.Le docteur Ted Boadway, de Toronto, a dit avoir une impression «d’irréel» en entendant ses collègues débattre de l’éthique de l’euthanasie, qui consiste à mettre fin à la vie d’un patient.Des médecins le font quotidiennement, a soutenu le Dr Boadway, qui est directeur des politiques de santé de l’Association médicale ontarienne.Le Code criminel stipule qu’un médecin qui pratique l’euthanasie pourrait être accusé de meurtre, mais on croit qu’aucune accusation de cette nature n’a jamais été portée au Canada.Le Dr Boadway a expliqué que les médecins hésitent à se prononcer en faveur de l’euthanasie parce qu’ils «seront inévitablement comparés aux Nazis».L’un des premiers gestes posés par les Nazis à leur arrivée au pouvoir en Allemagne fut de légaliser l’euthanasie, et la pratique servit à tuer des milliers de personnes handicapées.La plupart des médecins qui ont pris la parole au cours du débat se sont déclarés opposés à l’euthanasie.Certains ont soutenu qu’elle pourrait conduire à des abus, et que la vie de patients pourrait être abrégée contre leur gré, Mais un sondage effectué dans l’anonymat, par courrier, auprès des médecins canadiens, révèle un tout autre portrait de l’opinion qui pré- vaut au sein de la profession médicale.1 Un peu plus de 60 pour cent dés médecins qui ont répondu au sondage se sont dit favorables à une forme d’euthanasie légale.Vingt-huit pour cent des médecins ayant répondu aux questions étaient en faveur de la décriminalisation du suicide commis avec l'aide d’un médecin, à condition qu’une loi soit adoptée pour empêcher les abus., Mais on ne précisait pas quel serait le fonctionnement d’une telle loi.Les opposants soutiennent qu’il est extrêmement difficile d’empêcher de tels abus, une fois que le principe de l’euthanasie a été accepté.Près de 65 pour cent des médecins ayant participé à l’enquête ont dit que les requêtes de patients réclamant l’aide du médecin pourse suicider seraient moins nombreuses si les patients en phase terminale obtenaient des soins palliatifs adéquats, et notamment une atténuation de leurs douleurs.L’enquête n’était pas considérée comme un sondage scientifique.Moins de 1000 des 44 000 à 45 000 médecins canadiens y ont répondu.On n’a pas non plus fourni de marge d’erreur.Le président du comité d’éthique de l’Association médicale Noel Doig a indiqué que celle-ci prendra position sur l’euthanasie, mais que cela prendra au moins un an.L’association tiendra compte de plusieurs facteurs, dont le verdict que rendra la Cour suprême du Canada dans la cause de Sue Rodriguez, atteinte d’une maladie fatale, et qui réclame le droit à l’assistance d’un médecin pour mettre fin à sa vie.Barrage du lac Robertson La Cour d'appel déboute les Attikameks et les Montagnais Québec (PC) — Non sans jeter un regard très critique sur la Loi sur la protection de l’environnement, la Cour d’appel du Québec, sur division, vient de débouter les Attikameks et les Montagnais, en rejetant leur action visant à faire déclarer nul le décret gouvernemental du 16 octobre 1991 autorisant la construction d’une centrale hydro-électrique, au lac Robertson, sur la Basse-Côte-Nord.L’injonction obtenue par Hydro-Québec, laquelle interdit aux Montagnais toute manifestation de nature à entraver les travaux du chantier, déjà complété à 40 pour cent, est également maintenue.Sur dissidence du juge Michel Proulx, le juge Jean-Louis Beaudoin, dont l’opinion est partagée par son collègue Louis Lebel, éprouve quand même de la sympathie à l’endroit des amérindiens et déplore, avec beaucoup d’insistance, le fait que la décision gouvernementale repose sur une étude d’impact incomplète, en ce qu'elle ne lient pas compte de l’impact que ce projet aura sur la vie des populations locales.Il y a là une «carence évidente» opine le juge, qui, au surplus, reproche à Hydro-Québec de ne pas avoir pris les moyens nécessaires pour aborder et traiter sérieusement la question.Mais ce seul élément ne suffit pas pour amener la Cour à intervenir.En effet, selon l’analyse du juge, on ne peut taxer le gouvernement d’avoir agi de mauvaise foi, ou de façon arbitraire, dans la mesure où il s’est servi d’autres éléments pour l’éclairer, au moment de la prise de décision, soit le rapport du BARE et celui du MENVIQ.Cette cause n’en est pas moins devenue le.«procès» de la Loi sur la protection de l’environnement qui, déclare le juge, «donne une telle discrétion à la prise de décision, quelle a pratiquement pour' effet d’interdire tout contrôle judiciaire, sauf dans des cas extrêmes où il y a preuve de mauvaise foi, de poursuite d’un but illégal ou d’un complet arbitraire, ce qui n’est pas le cas ici».D’une façon critique, le juge constate que le gouvernement jouit d’un pouvoir discrétionnaire encore plus grand que le ministre de l’Environnement, en ce qu’.il n’est pas lié par l’étude d’impact, ou les informations qui lui sont fournies, lors des consultations populaires reliéçs à la réalisation de tels projets.À ce sujet, il énonce que «ce processus administratif de prise de décision, d’apparence très démocratique, est donc, au fond, un simple processus de consultation, complexe certes, mais sans aucune véritable contrainte juridique pour l’administration autre que le respect de la procédure prévue par le législateur».U: juge Proulx aurait accueilli le pourvoi des Amérindiens, premièrement, parce que le décret de 1991 révèle que 15 pour cent des documents environnementaux ne sont pas passés par l’étape préalable de la participation publique; et deuxièmement, parce que de nouveaux documents volumineux et importants sur le plan socio-économique et culturels sont encore à venir et n’auront pas fait l’objet d’une consultation publique. I.K I) K V II I 11 , I.K M K H (' l< EDI 2 -r> A (I V T I !l !l ;i B 6 -—-* Le devoir ?- LES SPORTS PHOTO BOB SKINNER Claude Charron, ex-ministre et avide amateur de balle au camp.La balle est dans la camp de Claude Charron Claude Charron, qui s’est débranché il y a dix ans déjà des «haut-parleurs» de l’Assemblée nationale pour se passer ensuite au cou le microphone de la télé, Charron dont René Lévesque avait dit qu’il était fait comme nul autre pour la chose politique, Ti-Claude la jeune vedette pé-quiste dont les bouclettes d’antan ont fait place à une calvitie grimpante, aime le baseball, adore le baseball même, en mange.S’y vautre carrément.Claude Charron est un connaisseur, un jouisseur de baseball: toujours l’oeil «sur la balle» à l’affût des moments excitants, l’oeil aussi sur Felipe Alou dont il jauge la statégie, critique les tactiques, et il boit de la bière et mange du hot dog.Un vrai.Et puis, l’ex-ministre du stade, s’en souvient-on, ne se contente pas d’aller siéger dans le chef-d’oeuvre inachevé de Taillibert au moins trente fois par année, il fait aussi à chaque saison son pèlerinage dans une autre ville de baseball.Cette année, il a visité le Joe Robbie Stadium de la nouvelle équipe de Miami.11 en a vu 21 sur 28.Je savais que Claude Charron était depuis longtemps un gros consommateur de balle au camp, qu’il avait même déjà fait le voyage, de Québec dans le temps, expressément pour venir voir les Expos, mais je ne me doutais pas jusqu’à quel point il était un mordu, un enragé, disons-le, un érudit aussi, capable de faire défiler des noms et des statistiques.Des anecdotes: l’une n’attend pas l’autre.Probablement est-il l’un des rares en ville capable d’accoter le fulgurant radiomane Rodger Brulotte, commentateur intarissable, s’il en est un, qui a déjà marqué pour la vie plus d’un tympan sur les ondes de CKAC.Mais Charron ne donne pas sa place non plus.Non seulement Claude Charron vous raconte-t-il telle ou telle histoire, mais il est tout à fait capable de se lever, mine de rien, et de commencer à vous mimer la scène.Il m’a fait le coup en me narrant un épisode épique, qui remontait à 1978, cet affrontement historique et hystérique, dans la deuxième partie de la Série mondiale, précise-t-il, entre le redoutable frappeur Reggie Jackson des Yankees et le talentueux artilleur Steve Howe de IA qui avait duré une bonne quinzaine de lancers, au tenue desquels le jeune des Dodgers avait fini par passer le gros Reggie dans la mite.Il vous mime le tout en un tournemain, jouant tour à tour le rôle du lanceur, du frappeur, du descripteur, de l’analyste: un bon show.De la graine de «standup confie».Pour Claude Charron, le baseball, c’est du sérieux.Partisan à part ça «Yes sir, yes sir!» crie-t-il.Moises Alou vient de frapper un double, deux points produits, les Expos qui tiraient de l’arrière, reviennent dans le match.Claude jubile.Et s’explique.«C’est un sport magnifique, parce c’est un sport plein de revirements, dit-il.Il n’y a pas d’horloge, on ne joue GILLES-C.MARCOTTE ?pas contre le temps.Y a très peu de contacts physiques, ça veut dire que des gars de ma taille peuvent réussir.Fred Patek, cinq pieds trois, c’est moé ça, a été «shorts-top» régulier à Kansas City.«Ce qui m’a séduit dans ce sport-là, continue-t-il, c’est les possibilités de revirements.Un jour, en 1963 je pense, j’ai vu les White Sox mener 5-0 à la neuvième contre les Yankees et perdre 6-5, les Yankees avaient fait six points dans la neuvième.Je me souviens, je mangeais mon melon d’eau en ragardant la «game» à CBS et je criais à mes parents que ça ne se pouvait pas.J’étais déjà «addict».«Au hockey, compare-t-il, quand c’est 3-0 après la deuxième, tu peux t’en aller chez vous en pensant que ton équipe va gagner.Au baseball, 2-0 à la septième manche, ça veut rien dire.Ça revire, c’est ça qui est magnifique, c’est ça la beauté de ce sport-là.Moi à un moment donné de ma vie, j’étais dans la dèche, pis la vie s’est occupé de moi, elle m’a fait revirer de bord» La saison dernière, au moment où sous la gouverne de Felipe Alou les Expos était au plus fort de la lutte, vers la mi-septembre, à quelques matchs des Pirates, le «Match de la vie» avait amené Claude Charron au loin.Qu’à cela ne tienne.«J’étais en tournage en Gaspésie, se rappelle-t-il, quand ils ont joué les deux grosses «games» à Pittsburgh.Pour rien au monde je n’aurais manqué ça.Le pape m’aurait accordé une entrevue, j’y aurais dit d’attendre, s’tie.» Une authentique passion, à peine catholique, on le voit bien.Le match de ce soir, au stade, est allé en prolongation.On est resté jusqu’à la fin.Les Expos avaient battu Miami.Tout était beau.Claude a salué Claude R.(Brochu, m’sieur le président).Puis on est sorti.Lui vers le parking, moi vers le métro.Oups! il me manque quelque chose.Remonte en vitesse vers la galerie de la presse.Il était toujours là.Je suis redescendu, tout joyeux, mon vieux veston sur le bras.Ouf! Une sacrée veillée, mes amis! PS: Précision pour nos lecteurs et M.Charron: en 1978, Steve Howe ne faisait pas partie de l’alignement des Dodgers.Il s’agissait plutôt de Bob Welch.Expos 5, Cubs 6 Interminable! MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Si le jeune Kirk Rueter avait lancé un match à l’ancierflie la veille quand il n’avait mis que deux heures et cinq minutes à liquider l’adversaire, ce fut tout le contraire hier quand les Cubs de Chicago ont arraché une victoire de 6-5 aux Expos dans un match interminable.Les Cubs ont profité d’une autre contre-performance de Ken Hill (7-4) et de quelques bévues du jeune Wil Cordero, maladroit et mal à l’aise au troisième sac.Hill connaît encore beaucoup de difficultés et il a prouvé une autre fois qu’il n’est pas encore complètement remis de sa blessure à l’aine.Hill n’a pas pu fournir plus que cinq manches de travail et ce furent des manches de dur labeur.Il a donné six coups sûrs, dont cinq de plus d’un but, trois buts sur balles et six points, dont quatre mérités.Il a cédé un circuit, a commis deux mau- vais lancers et une feinte illégale.Il ne ressemble en rien au lanceur qui avait aligné six victoires pour entreprendre la saison.Hill n’a pas gagné depuis le 22 juillet à San Diego.Le partant des Cubs, Frank Castillo, n’a pas brillé lui non plus.Il a cédé le monticule après quatre manches seulement.Il a été secoué en deuxième quand les Expos ont marqué quatre fois en lui arrachant trois coups surs et trois buts sur balles.11 a été victime de cinq points et de huit coups sûrs.1rs Expos ont eu des chances de rettfaper l’adversaire en fin de match.A la septième manche, leurs deux premiers frappeurs ont atteint les sentiers.Mais la menace s’est arrêtée quand Darrin Fletcher, qui avait obtenu deux des 11 coups sûrs des Expos, s’est commis dans un double retrait en voulant déposer un amorti-sacrifice.Mike Lansing et Randy Ready ont produit deux points chacun pour les Expos.Mémorial Ivo Van Damme d’athlétisme 25 champions de Stuttgart au rendez-vous de Bruxelles AGENCE FRANCE-PRESSE Bruxelles (AEP) — Pas moins de vingt-cinq champions du monde participeront le 3 septembre prochain au stade du Heysel à la 17e édition du Mémorial Ivo Van Damme d’athlétisme, comptant pour le Grand Prix IAAF/Mobil.Cette réunion de Bruxelles est la dernière étape du Golden Four, qui regroupe les quatre plus grandes réunions d’athlétisme avec celles d’Oslo Zurich et Berlin.Chez les messieurs, le 100 mètres verra les retrou-' vailles entre le champion olympique et champion du monde britannique Linford Christie et les Américains Andre Cason, Dennis Mitchell et John Drummond.Cari Lewis sera en revanche absent en raison d’exigences financières trop élevées, ont indiqué les organisateurs.Le Nanfibien Frankie Fredericks, le Britannique John Regis et le Brésilien Robson Da Silva se mesureront sur 200 mètres.Outre ces deux grands moments du sprint, on suivra avec intérêt le 110 mètres haies avec le Britannique Colin Jackson, champion du monde en titre et nouveau recordman du monde, le Canadien Mark McKoy et le Britannique Tony Jarrett.Sur 400 mètres, le champion du monde américain Michael Johnson affrontera ses compatriotes Harry Butch Reynolds, détenteur du record du monde, et Quincy Watts, champion olympique.Le 5000 mètres opposera les Kenyans Ismael Kirui, vainqueur aux Championnats du inonde de Stuttgart, Yobes Ondieki et Moses Kiptanui, alors que le Marocain .Khalid Skah et le Kenyan Richard Chelimo en découdront sur 10 000 mètres.Chez les dames, la Jamaïcaine Merlene Ottey doublera 100 et 200 mètres où elle reù'ouvera ses rivales, l'Américaine Gwen Torrence et la Russe Irina Privalova.Le 400 mètres haies s’annonce aussi explosif avec la participation de la championne olympique et championne du monde britannique Sally Gunnell, l’Américaine Sandra Farmer-Patrick et la Russe Margarita Ponoma-ryeva.La Mozambicaine Maria Mutola, récente championne du monde, la Roumaine plia Kovacs et la Russe Svetlana Masterkova s'aligneront sur 800 mètres, tandis que le 3000 mètres réunira l’Irlandaise Sonia O’Sullivan, la Russe Yelena Romanova et la Britannique Alison Wyeth.Cyclisme Abandon et retraite de Laurent Fignon REUTER Une page de l’histoire du cyclisme s’est tournée quand Unirent Fignon a mis un pied à terre hier à six tours de l’arrivée du Grand Prix Ouest-France.«Je suis saturé, a déclaré le double vainqueur du Tour de France après avoir abandonné dans l’ultime course de sa carrière.J’en ai marre au point que je ne veux même plus faire de critériums.» Tout s’est donc arrêté à Plouay, dans le Morbihan, sur les lieux même où il s’était emparé du titre de champion de France en 1984.«Je n’ai plus du tout envie de faire du vélo, avait-il déclaré avant de prendre le i départ.Je ne sms ni nostalgique, ni aigri.Etre une an-icienne gloire dans des ré-iunions ici et là, ce n’est pas mon truc.» Fignon, qui s'est déclaré «sûr et certain» de revenir un jour dans le monde du cyclisme, ne disputera donc pas le championnat du monde, dimanche à Oslo, où il aurait dû être le capitaine de route de l’équipe de France.Contraint à l’abandon dimanche dernier au Grand Prix de Zurich, il a averti le directeur technique national, Lucien Bailly, qu’il téclarait forfait.«Je suis trop juste physiquement, je ne suis pas dans le coup pour tenir ma place», a-t-il dit pour justifier sa décision.Avec sa queue de cheval et ses lunettes à monture métallique qui lui donnaient des allures d’intellectuel égaré dans un peloton, Fignon aura été une figure du cyclisme mondial pendant douze longues années.L’homme qui avait surgi de l’ombre de Bernard Hinault en remportant la Grande Boucle deux années de suite, en 1983 et 1981, se retire à 33 ans avec l’un des plus beaux palmarès de l'histoire.«Je n’ai plus envie du tout de faire du A vélo.Etre une ancienne gloire dans des réunions ici et là, ce n’est pas mon truc.» MUSTER PROGRESSE Ix favori Thomas Muster, d’Autriche, a défait le fils du pays Emanuel Rasberger 6-1,6-1 hier pour progresser à la deuxième ronde du tournoi de tennis de Croatie.Classé 12e au monde èt auteur d’une 1 le victoire consécutive.Muster a déjà gagné cinq tournois sur terre battue cette année, égalant l’exploit du Suédois Mats Wilander réalisé en 1983.Les Américains Pete Sampras et Jim Courier ont aussi gagné cinq tournois la même année, mais sur des surfaces différentes.Muster affrontera aintenant l’Espagnol Jose-Francis-co Altur, vainqueur de l’Italien Andrea Gaudenzi 7-5,6-7 (7-5), 7-5.-?- PAS DE COMMENTAIRE Les Sénateurs d’Ottawa ne commenteront pas l’enquête instituée par la ligue nationale à leur sujet tant et aussi longtemps que celle-ci ne sera pas complétée.Le président et directeur-gérant, Randy Sexton, a indiqué que tout comentaire serait inutile à ce stade-ci.Les Sénateurs ont, par ailleurs, annoncé la mise sous contrat des joueurs autonomes Darcy Simon, et Graeme Townsend.Simon, qui appartenait à l’organisation du Canadien, a joué à Fredericton au cours des trois dernières saisons.Quant à Townsend, il a joué 31 matchs avec les Islanders de New York au cours EN BREF ?des deux dernières années.-?- APPUIS ASIATIQUES Le président du Conseil olympique d’Asie (COA) a soutenu hier la candidature de la Chine à l’organisation des Jeux olympiques de l’an 2000.Cheikh Ahmad cil Fahad al Sabah, président du COA, a demandé aux pays membres d’envoyer au Comité international olympique des lettres de soutien à la candidature de Pékin.Quarante-deux Etats d’Asie siègent au sein du COA.Le CIO choisira la ville qui accueillera les Jeux olympiques de l’an 2000 le 23 septembre à Monaco.-?-' JACKSON DE RETOUR Don Jackson sera de retour à titre d’adjoint à l’entraîneur-chef Pierre Pagé, chez les Nordiques.Les détails de son contrat n’ont pas été dévoilés.L’ancien défenseur des North Stars du Minnesota, des Oilers d’Edmonton et des Rangers de New York s’est joint aux Nordiques le 22 août 1991.11 a remporté deux fois la coupe Stanley avec les Oilers.-4- AUSTIN COMMENTATRICE Tracy Austin, qui a été éliminée par Nathalie Tauziat en deuxième ronde des Internationaux de tennis du Canada à Toronto, retournera à son rôle de commentatrice au réseau USA Network pour les Internationaux de tennis américains, mettant ainsi un holà à sa tentative de retour.Agée de 30 ans, elle a déjà gagné ce prestigieux deux fois quand elle était adolescente mais, ralentie par les blessures, elle a très peu joué et n’a guère connu de succès depuis une dizaine d’années.Les Internationaux américains débuteront lundi.-4- À BOUT DE SOUFFLE Six bouteilles d’oxygène ont été nécessaires aux footballeurs de l’équipe nationale du Venezuela pour récupérer après leur défaite dimanche contre la Bolivie à la Paz (0-7).Presque tous, exténués par 90 minutes d’efforts à 3600 m d'altitude, ont eu recours à cette assistance respiratoire.-4- LE SOFTBALL À COLOMBUS Le Comité d’organisation des Olympiques d’Atlanta a choisi la ville de Columbus, à 145 km d'Atlanta, comme site du tournoi de softball féminin, nouvelle discipline inscrite au programme des Jeux.BASEBALL HIER LIGUE NATIONALE Chicago 6 Montréal 5 Atlanta 6 San Francisco 4 Houston 4 Floride 0 Philadelphie 4 Colorado 2 New York 5 Cincinnati 4 St.Louis à San Diego Pittsburgh à Los Angeles LIGUE AMÉRICAINE Toronto 8 Cleveland 6 Milwaukee 9 Oakland 2 Detroit 4 Seattle 1 Baltimore 1 Californie 0 New York à Chicago Boston au Texas Minnesota à Kansas City LIGUE NATIONALE Lundi Montréal 1 Chicago 0 Colorado 3 Phil'phie 2 Cincinnati 6 New York 2 SD 7 Saint Louis 5 LA 6 Pittsburgh 1 Atlanta 5 SF3 Aujourd'hui Colorado (Blair 5-9) à Philadelphie (Schilling 10-6), 12h35 Cincinnati (Rijo 10-7) à New York (Hillman 1-6), 13h40 Saint Louis (Arocha 10-4) à San Diego (Ti.Worrell 1-3), 16h05 Atlanta (Maddux 14-9) à San Francisco (Switt 17-5).16h05 Chicago (Morgan 8-11) à Montréal (Fassero 8-3), 19h35 Houston (Portugal 12-4) à Floride (Hough 7-13), 19h35 Pittsburgh (Tomlin 4-8) à Los Angeles (Candiotti 8-5), 22h35 LIGUE AMÉRICAINE Lundi Cleveland 9 Toronto 8 Detroit 9 Oakland 0 ' Texas 13 Baltimore 6 New York 6 Chicago 5 Minnesota 3 KC 2 Aujourd'hui Cleveland (Mesa 9-9) à Toronto (Hentgen 14-7), I2h35 Seattle (Leary 8-5) à Detroit (Gullickson 10-6), 13h35 Californie (Langston 12-6) à Baltimore (Mussina 12-4), 19h95 New York (Jean 1-0) à Chicago (Fernandez 15- ' 6), 20h05 Oakland (Witt 9-11) à Milwaukee (Eldred 13-12), 20h05 Boston (Quantrill 5-7) à Texas (Dreyer 1-1), 20h35 Minnesota (Erickson 7-15) à Kansas City (Gordon 8-4), 20h35 LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.OUI.Philadelphie 79 47 .627 — St.Louis 69 55 .552 91/2 Montréal 67 60 .528 121/2 Chicago 62 64 492 17 Pittsburgh 59 66 472 191/2 Floride 52 73 .416 261/2 New York 43 82 344 351/2 Section Ouest San Francisco 83 43 .659 — Atlanta 78 49 .614 51/2 Houston 67 58 536 151/2 Los Angeles 64 60 .516 18 Cincinnati 62 66 484 22 .Colorado 48 78 .381 35 San Diego 47 78 .376 351/2 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dili.Toronto 73 54 .575 — New York 72 54 .571 1/Z Baltimore 67 59 .532 51/2 Boston 65 58 .528 6 Detroit 67 61 .523 6i/i Cleveland 60 66 .476 121/2 Milwaukee 51 74 .408 21 J Section Ouest : i Chicago 68 55 .553 — y- Kansas City 65 60 .520 4 S Texas 64 60 .516 41 fi Seattle 61 63 .492 71/2 Californie 56 68 .452 12 1/2 Minnesota • 53 69 .434 14 172 Oakland 51 72 ’ .415 17 m (H r LES MENEURS (Parties d'hier non comprises) LIGUE NATIONALE Pi AB P cs Mo, Gwynn SD .111 450 59 160 356 Jefferies SH .108 417 70 143 .343 Bonds SF .122 419 102 142 339 Kruk Phi .119 413 82 139 337 RoThompsonSF.99 387 73 129 333 Merced Pit .109 365 64 1$1 i32 Grace Chi .121 465 64 150 ¦323 Bagwell Hou .124 472 70 152 .322 JBell Pit .122 487 81 156 320 Points produits — Bonds, San Francisco, 96; Daulton Philadelphie, 87; Justice, Atlanta, 84; Gant, Atlanta, 84; MaWilliams, San Francisco, 84; King.Pittsburgh, 81; Bagwell, Houston.79.Doubles — Bichette, Colorado.38; Dykstra, Philadelphie ‘ 35; Gwynn, San Diego.35, Biggio, Houston, 34; Bagwell4 Houston.31; JBell.Pittsburgh.31; Gilkey, St.Louis.30; ~ Zeile.St.Louis.30; Grace, Chicago.30 Triples — Butler.Los Angeles.10; Finley.Houston, 8 Coleman, New York, 8; EYoung, Colorado, 7; Castilla, Colorado, 7 Morandmi.Philadelphie, 7; 5 à égalité à 6 J Circuits — Bonds.San Francisco, 38; Gant, Atlanta, 30; Sosa, Chicago, 29; Justice.Atlanta.29; McGriff, Atlanta.28.MaWilliams.San Francisco, 27; Bonilla, New York, 27.* LES EXPOS (Partie d’hier non comprise) AU BÂTON AB PC CS PP CC BV Moy.18.Alou.Moises 446 64 124 78 16 17 278 5 Berry, Sean .217 31 54 36 9 7 249 28.Bolick, Frank .211 25 44 24 4 0 .209 12.Cordero, W .373 .43 90 37 6 11 .241 4 DeShields, D .420 66 127 25 2 34 302 24 Fletcher, Darrin.297 20 78 41 6 0 263 7.Frazier, Lou .150 23 45 12 1 15 300 9.Grissom, M 476 72 135 70 13 32 2B4 19.laker, Tim 86 3 17 7 0 2 .198 3.Lansing, Mike.387 52 108 33 3 16 279 46 Marrero.Oreste.21 • 2 2 1 0 a 095 39.Ready.Randy.50 7 12 2 1 0 240 26.Siddall.Joe .11 0 .t ¦0 0 0 091 2.Spehr, Tim .55 6 9 7 1 1 .164 23.VanderWal.J„.176 28 43 27 5 6 .244 33 Walker.Larry.378 64 100 65 16 21 .265 14.White.Derrick 49 6 11 4 2 2 224 AU MONTICULE G P VP ML PM BB R MPM 22.Aldred, Scott .1 0 0 12.0 ¦7 10 9 9.00 41 Barnes.Brian.2 5 3 86 0 41 40 53 4.19 13.Fassero.Jett.8 3 1 1000 22 43 89 387 27.Henry.Butch .1 0 0 7 2 1 2 • 2.37 34.Heredia, Gil .2 2 1 362 17 7 22 : 4 18 44.Hill, Ken .7 4 0141.2 44 57 68 ' 2 go 32 Martinez, D 11 8 1 174 2 82 50 102 4 27 43 Nahholz, Chris.7 8 0101 1 52 55 60 : 467 51.Rojas.Mel 4 8 8 70.1 25 27 38 320 42.Rueter.kirk 4 0 0 55.1 15 12 21 2.44 54, Scott, Tim .4 2 0 61 1 17 28 54 2.50 31 Shaw, Jett .1 7 0 83 0 37 28 44 401 57.Wetteland.John 8 3 28 660 11 23 84 1.50
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