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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-09-04, Collections de BAnQ.

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O V44 *&& ¦ttflfli LE DEVOIR LA RENTREE EN PRIME! Macha Grenon, Pierre Nadeau, Gildor Roy, Guy Fournier, Jean-François Lépine, Suzanne Lévesque, Sonia Benezra., etc., qu’écouterez-vous à la radio, que regarderez- REALITE-SHOW vous à la télévision (quand vous ne serez pas en train de préparer votre émission)?Leur VRAIE réponse dans nos pages! Un questionnaire préparé par Lise Ravary Eli, petite vie! Alors que les jours raccourcissent et que, délaissant le balcon frisquet, nous regagnons plus tôt l’abri de nos salons, alors qu’en ces temps difficiles, nous nous préparons à passer, cet hiver encore, de longues soirées pas chères au coin du feu bleuté de l’écran cathodique, alors que nous sombrons déjà dans nos sofas douillets, nos pantoufles, et que nous tendons la main vers le poste fidèle - ô lui, téléviseur, repos du travailleur, compagnon du chômeur - alors que, confiants, nous nous apprêtons à trouver un peu d'oubli et d’amusement dans la nouvelle programmation, voilà que nous tournons le bouton et.déception! Qu’est-ce que nous voyons?«Une télé à notre image»! Tu parles d’une détente.Comme la peinture a ses mouvements, et la société ses époques, la télévision connaît ses «périodes».En ce moment, notre tété fait du Courbet et du Zola, elle nage dims le Réalisme et dérivés.Hyperréaliste aux nouvelles, naturaliste aux affaires publiques, vériste aux reportages, la télé ne dérape guère qu’à l’heure des variétés et de la culture.Et encore.Sous l’influence du vidéoclip, elle pratique bien ici ou là le collage «llyé», mais les morceaux du puzzle sont tirés tels quels du réel, et le procédé rappelle étrangement celui des nouveaux réalistes, ces peintres français des années 60 dont l’un s’empara un jour d’un piano à queue pour l’écrapoutir sur une toile! SOPHIE GIRONNAY La réalité, rien que la réalité, toute la réalité, voilà ce qu'on nous jure pour cette saison! Pourquoi, pour qui, quand et comment?Notre cahier spécial rentrée radio-télé veut faire «la lumière là-dessus».Dès le matin, les médias s’insinuent au cœur de notre quotidien, ils nous conseillent ou nous informent sur chaque parcelle de notre petit monde (p.2).Le grand spectacle de la vraie vie s’étend d’ailleurs à la fiction: téléromans et téléséries ne parlent que de «vécu» ou d’Histoire et de politique (p.3).Les reportages brûlants de l’actualité sont tournés sur le vif, au cœur de l’action, juste là, en bas.dans notre cour, plus près, toujours plus près de nos préoccupations (p.4).Parce qu’en fait, le petit écran, nous ne sommes plus devant mais dedans! Nous le public, ou en d’autres tenues le «vrai monde», on nous y voit jouer, chanter, improviser pendant des heures sur les affaires publiques, ou nos affaires de cœur (p.5).Partout, on veut nous faire participer, ou en tout cas écrire, téléphoner.Nous sommes interactifs, téléactifs, radioactifs! Quant aux professionnels du paraître, les vedettes, les politiciens, la caméra ne les filme plus que dans un seul but: capter l’instant où, croqués, surpris ou séduits, ils se comporteront enfin comme du «vrai monde» ! Comme dirait «Moman» à «Popa» (ou Serge Thériault à Claude Meunier dans leur prochaine série Im Petite Vie), il va-tu falloir qu’on fasse le show à leur place, asteure! Même la nouvelle série drôle C’est juste une farce! (animée par Patrick Huard) s’organise autour d'entrevues spontanées d’enfants.Encore heureux qu’on se trouve comiques.Qu’on se tape sur les cuisses aux nouvelles fournées de Juste pour rire., de Rira bien., ou de Taquinons la planète!, qu’on apprécie en famille le prochain Bye Bye, écrit cette fois-ci par Stéphane Importe 0e petit génie derrière André-Philippe Gagnon et L'enfer.), ou qu'on préfère sourire finement aux facéties des socio-poètes de U Lieu commun au réseau FM de Radio-Canada, on peut dire que notre réalité nous fournit, encore cette année, assez d’occasions de rire de nous-mêmes, pardon, de nous autres.Vous doutez de cette analyse?Lisez d’abord notre cahier spécial.Après, très chers lecteurs, écrivez-nous pour nous dire ce que vous en pensez, ou pour nous dire bonjour, ou ce qui vous tente d’«écrire pour écrire».Comme ça, on pourra faire un deuxième beau cahier spécial avec toutes vos lettres, un cahier qui reflétera vraiment vos intérêts et votre vécu de lecteurs.Nous aussi, au DEVOIR, on est capables de parler au vrai monde des vraies affaires! En plus, à vous dire la vraie vérité, tous ces articles gratuits, ça fera faire I.!•: I) K V 0 I K I.K S S A M E I) I I E T I) I M A \ ( Il K S E I' T E M II K E I 9 !» 3 I) 2 LE GRAND SPECTACLE DE LA VP AIE VIE «Questions d’argent en direct, animé par quelqu'un d'autre que moi (Gisèle Gallicltan) et 3 gars, un samedi soir, parce que ça sera différent.Et puis mon émission, Téléservice, avec ma gang!» Lise LeBel «A la radio, j'écouterai VSD-Bonjourpour Bazzo.Quant à la télé, je suis un télévore! Je vais regarder Croque-Monsieur pour Evelyne Régimbald, L'enfer c'est nous autres, Le Match de la vie, Montréal ce soir (Simon Durivage est fabuleux), Mon amour, mon amour et EntCadieux, car je suis un fan de Guy Tournier.» Daniel Pinard «J attends Frou-Frou (de vraies Martiennes!) et la copie québécoise Croque-Monsieur; aussi le retour de David Letterman, un classique.J ai i « » hâte à la rentrée radio: retrouver nos animateurs, nos piliers, nos ¦ références.» Marie-France Bazzo •Je suis un Iwmme de radio devant l'éternel! J ai hâte d'entendre Jacques Bertrand dans son émission sports et musique le soir a ¦ ¦ CBF-690.À la ; télé, j attends Us Temps modernes parce que Craig et Guénette savent i » t parler sérieusement tout en gardant un sourire dans les yeux.» Stéphane Garneau (Demain la veille, SBC) Alimentaire, mon cher Watson! La télévision des services met le quotidien à toutes les sauces B 1 I- 1- E T Alimentaire, mon cher Watson! (TVA), avec Jean-François Chicoine, Hélène Laurendeau et Patrick Masbourian.Les émissions de services se multiplient, mais s’inquiètent surtout, signe des temps, pour nos porte-feuilles et nos assiettes.M A R TI N E T U R E N N E LE DEVOIR e Economie, bouffe, justice, sport, santé ou rénovation, les émissions de services ne se comptent plus, et présentent chaque année des thèmes de plus en plus divers, destinés à des marchés de plus en plus morcelés.La plupart se spécialisent dans un sujet particulier.Télévision Quatre Saisons innove cette année, par exemple, avec Autovision, pour mordus de voitures, et Passion plein air, pour les amoureux de vie au grand air ou de chasse et de pèche (on les promènera au Québec mais aussi en France, au Chili ou en Alaska.) Entre On rénove (samedi matin, TVA) et Ma maison, série conçue par Robert Dubois et coanimée par Dominique Michel (SRC), les rénovateurs amateurs compareront leurs notes.D’autres émissions de services se veulent «globalisantes».Celles-la qui abordent, en une ou deux heures, a peu près toutes les facettes de la vie quotidienne, sont un peu nos parvis d’église modernes, ou l’on échange pêle-mêle, conseils et remedes de bonne femme au milieu de joyeux bavardages.Le désormais classique Téléservice, a Radio-Québec, en est un exemple.Treize chroniqueurs différents alterneront cette année a la table de Lise LeBel, qui revient ainsi à ses anciennes amours.(Elle animait l’an dernier Questions d’argent.) Même principe pour Consommaction, présentée toujours par Daniel Pinard, (mardi, 21 h, R.Q.).Alimentation, qualité de vie, habitation, transports ou loisirs, bref, un peu de tout sera traité la.Même scénario a Radio-Canada, qui lance Pour- quoi pas l’après-midi?, avec Claire Caron.Celle-ci s’est fait les griffes dans ce type d’émission en remplaçant régulièrement Suzanne Lévesque au magazine radio de CKAC Touche-à-tout.La bouffe en amuse-gueule La bouffe a toujours été au menu de la télévision québécoise.Mais l’élaboration d’une recette de cuisine par un chef tout de blanc vêtu, formule classique s’il en est, est largement dépassée aujourd’hui par des concepts plus éclatés et audacieux, où la nourriture devient prétexte à un spectacle télévisuel varie.Dans Alimentaire, mon cher Watson! (vendredi, 21 h 30, 'TVA), les aliments deviennent de simples déclencheurs pour des sujets des plus divers, allant de la nourriture des religieuses a la cueillette de pissenlits en compagnie de Roberto Medile.La diététiste Hélène Laurendeau est secondée par le Dr Jean-François Chicoine et Patrick Masbourian, exconcurrent de Im Course destination monde.Avec Marguerite Blais et le chef Jean-Louis Thémis (jeudi, 15 h, R.-C.), on voyage en papilles à Le Monde dans votre assiette.Restent les Taillefer mère et fille, gagnées par l’obsession actuelle de la diététique à Bon appétit (semaine, 11 h, TVA).Idem pour Cuisine santé, dont le titre parle de lui-même, avec Isabelle Lajeunesse et le chef Julien I.etellier (tous les jours a TQS).Les épicuriens se gardent un dernier complice en la personne de Gaston L’Heureux, dégustateur impénitent (Vins et fromages, dimanche, 17 h, TVA).A moins que Maïté, avec son anti-«nouvel-le cuisine» toute rutilante de foie gras et ruisselante de cognac, ne revienne a la rescousse à La Cuisine des Mousquetaires (à TV5)?L’économie en plat de résistance Elles sont nées à l’époque dorée, les années 80, où nous avions de l’argent à investir, des REER à choisir, parfois même des actions en bourse.Les émissions économiques, de micro-économiques qu’elles étaient (conseils pour les impôts, budget familial, achat d’une maison), deviennent graduellement de plus en plus méga-économiques (vastes sujets qui ont des répercussions dans notre vie quotidienne).C’est le cas de l’émission à succès de Radio-Québec Questions d’argent en direct (mardi, 20 h), animée cette année par Gisèle Gallicltan, ancienne journaliste parlementaire.Elle sera entourée de chroniqueurs et d’une dizaine de journalistes d’autant de régions du Québec qui traiteront de l’actualité économique, nationale et internationale.L’À tout prix de Radio-Canada passe cette saison d’une demi-heure à une heure (lundi, 21 h), s’allie un dynamique animateur, Michel Viens, transfuge de Radio-Québec, et se trouve entièrement revam-pée.On y fera grand cas des préoccupations quotidiennes des gens, mais aussi de problèmes économiques plus globaux.A TVA, Montréal finance (dimanche, 10 h) donne un bilan complet et détaillé de l’actualité économique de la semaine, avec spécialistes, analystes financiers et chefs d’entreprise.Du très sérieux en perspective.Enfin, on ne se plaindra pas de retrouver tels quels, sur la bande AM de la radio d’Etat, Iss affaires et la vie, le samedi matin, avec Jean Dussault ainsi que Tout compte fait, qu'anime Jean Racine, tous les matins à 9h 08.Par la rigueur de leur analyse comme par la clarté de leurs exposés, les deux magazines radiophoniques de RadioCanada savent faire de l’économie un sujet vivant et captivant Nées de nos besoins d’investir, les émissions économiques se tournent aujourd’hui vers l’analyse des méga-phénomènes.Le combat des cocoricos Dès potron-minet, radios et télés se disputent l’honneur de nous faire lever du bon pied.Qui va rester avec la couverture?% M A R T I N E LE 1)1 T t R t: \ N K VOIR Autrefois chasse-gardée exclusive de la radio, principalement AM, les matins médiatiques québécois sont de plus en plus télévisuels.lit surtout, de moins en moins sérieux! Amorcée il y a quelques années, la tendance au ton humoris tique s’étend a presque toutes les stations montréalaises.Cet intérêt soudain pour l'humour, per ceptible dans l’ensemble de la société, s’est manifesté notamment a la suite des succès importants de CKME et de ( KOI, qui sont allés chercher des auditoires jusqu’alors impensables pour les radios FM, fortes surtout l’après-midi et en soirée.Ijes stations AM, sans tomber dans le burlesque, essaient aussi de faire plus léger.Paul Arcand n’est certes pas un rigolo, mais le ton de l'émis Marie-France Bazzo devient la première «morning woman» de l’histoire de radio à Montréal.sion du matin a CJMS, qui revient intégralement cette saison, est tout de même assez badin.Paul Houde, a CKAC pour une deuxième année consécutive, est connu pour ses nombreuses imitations de personnages publics.L’équipe de ce qui fut autrefois LE show du matin, avec des cotes d’écoute très impressionnantes, reste sensiblement la même, avec quelques têtes en moins, coupures obligent.Li station de la rue Peel a même perdu son «météo-man» légendaire, le Prof Lebrun, qui ne serti plus de l’équipe cet automne.Son contrat, comme celui de bien d’autres dans cette station qui connaît sa part de difficultés, n’a pas été renouvelé.CBF-690 n’a pas les cotes d’écoute de ses concurrents privés mais Joël I/.* Bigot, qui revient au micro du lundi au jeudi a CBF-Bonjour, demeure fort populaire avec ses 330 000 auditeurs chaque a matin.Les vendredi et week-end, Marie-France Bazzo prend le relais avec VSD-Bonjour, entourée d’anciens et de nouveaux chroniqueurs.Fait a noter: Maric-Erance Bazzo devient la première «morning woman» de l’histoire de la radio à Montréal.Autrefois absentes du paysage médiatique matinal, les grandes chaînes de télévision font aujourd’hui des efforts considérables pour captiver leurs auditeurs dès les premières lueurs de l’aube.I/* concept fonctionne fort bien à Télé-Métropole, beaucoup moins a Radio-Canada.A TVA, l’émission Salut Bonjour est de retour, forte du succès de ces dernières années: un public toujours en hausse, et 470 000 téléspectateurs fidèles chaque malin.I tes 7 h, du lundi au vendredi, Guy Mongrain anime ce que'IVA qualifie de «réveille-matin préféré de tout le Québec», avec comme collaborateurs, entre autres Serge Turgeon, Claude Picher, Sylvie Bernier et Michel Bergeron.Lequivalent, version société d’Etat, SP( Bonjour, n’a pas, et de loin, le succès de son concurrent.Peut-être le mandat pancanadien du produit, son ton glacial et vaguement lointain (l’émission est réalisée a ( lltawa et cela transpire à chaque seconde), en rebutent-ils plusieurs.SPC Bonjour rejoignait a peine quelques dizaines de milliers d’auditeurs l’an dernier, presque une catastrophe.Pourtant, Radio-Canada récidive et, contre toute attente, l’émission sera toujours diffusée de la capitale fédérale.Marie-Claude Ia-vallée demeure coanimatrice, en compagnie cette fois de Daniel Lessard, correspondant parlementaire a Ottawa depuis plusieurs années, qui remplace Maxence Bilodeau.On mise sans doute sur la campagne électorale fédérale de cet automne pour donner un lieu de couleur à cette émission boudée des Québécois.Saltil Bonjour.un public toujours en hausse, et 470 ()()() téléspectateurs fidèles chaque matin.Tueront-ils la Une cette année?Au pupitre de Scoop, Stéphanie Rousseau (Macha Grenon) et Albert Touchette (Yvan Canuel).En attendant Scoop.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR M oi, la télé?— Très peu, très très peu, merci.A peine quelques émissions d’information.A les entendre, les intellectuels ne regardent que très peu le petit écran.C'est pourtant la une grande tartufferie.Ils zappent beaucoup plus qu’ils ne lisent.Ceux qui résistent à l’attrait et à la facilité de la télécommande sont rares.La preuve, c’est qu’ils sont toujours les premiers à commenter le dernier épisode de Scoop, les dernières frasques de Julie Snyder, le reality-show de Claire Ia-marche —ils ont pris l’expression dans Libé.— ou le récent vidéo de Madonna qu’ils ont vu à Musique Plus, oh, par inadvertance, bien sûr, en lisant Donna Tarit.La grande inquiétude, ces jours-ci, c'est l’effritement de la frontière entre la réalité et la fiction.11 est de bon ton, dans les salons, de s’en indigner haut et fort.Au lendemain des premiers épisodes de Scoop, on a assisté à une levée de boucliers des puristes, catastrophés devant ce «publi-reportage de La Presse» porteur d’une image déformée de la réalité journalistique.Certains déploraient 1” ’ ’ ' ’ .D'autres notaient avec suspicion la similitude des logos de Im Presse et de L’Express.Derrière toutes ces nobles préoccupations se ca-chait bien sûr le désir de protéger le public contre l'envahissement de la fiction dans la réalité.L’autre grande inquiétude du temps, c’est l’éclatement des territoires.Kim Campbell profite de son passage à Y Enfer c'est nous autres pour confier en primeur a la charmante Julie Snyder une importante nouvelle politique.Nouvelle montée aux barricades.Avec des velléités hégémoniques avouées, les journalistes politiques y ont vu un scandale, un affront à leur profession.Il y a derrière tout cela un certain mépris envers des millions de téléspectateurs.Ix public n’est pas dupe.Le public sait que les intrigues de Scoop relèvent de la fiction.Le public comprend que, dans la réalité, l’existence des journalistes, pris entre le téléphoné et le fil de presse, est beaucoup moins trépidante.Le public sait que, dans la vraie vie, les journaux en arrachent, étouffés par un marche publicitaire féroce.Les téléspectateurs moyens savent qu’alla télévision, les journaux n’ont paga traverser de crises financières.¦ Le même public a su dissocier la fiction de la réalité pour reconnaître la médiocrité du téléfilm sur les événements de VVaco.Quant aux grandes inquiétudes sur l’infonnation-s|x‘ctacle à la télévision, les journalistes pm litiques outrés de voir Kim Campbell chez Julie Snyder de vraient réfléchir sur leur propre travail.Là encore, il y a dans leur attitude un certain mépris des téléspectateurs.Le public sait fort bien que les «points de presse» (sérums), Çps parties de rugby dans l’escalier du l’arlement au cours des quelles des masses de journalistes s'agglutinent autour d'un élu pour recevoir le clip de 30 secondes que nous verre®s au Téléjournal, relèvent tout autant de l'industrie du spec tacle que les émissions de variétés.Le public sait aussi qu’en bout de piste, l’important c'est que la nouvelle soit diffusée, peu importe sa provenance.Ixs reality-shows préoccupent aussi grandement les analystes de la télévision.On organise même des col loques sur la question tandis que Janette BcrtraïuPel Claire Lamarche ouvrent grand leurs studios aux confessions les plus indiscrètes.Vu récemment chez Claire fin-marche: un jeune homme qui avoue son infidélité devdht le public, en présence de sa conjointe cocue.Là aussi, il ne faut pas croire que le public est dupe, les téléspectateurs savent bien que le but ultime de l’opération, c’est de pomper l’émotion jusqu’à ce que les protagonistes, peu familiers avec le studio de télévision, éclatent en larmes.Et quand le flot tant espéré surgit enfin, la caméra s’approche et se fait de plus en plus indiscrète.Quand l’intervieweuse arrache une larme a Céline 1 >ion, elle affiche un air de compassion mais éprouve en fait un sentiment de triomphe.A la télévision, une larme vaut mille discours.Les téléspectateurs savent bien que le but ultime de l’opération, c’est de pomper l’émotion jusqu’à ce que les protagonistes, peu familiers avec le studio de télévision, éclatent en larmes.CONCKI’TION-COOKDINA I ION: Sophie Gironnay IVu.i cotiviamJttt: Lucie üicava Mini, i n i-aoin: Aimé Dallaire PimUCITI'-VKNTi:: Brigitte Cloutier Pimuc rri.-i’itonucTioN: Micheline Turgeon Ce cahier spécial est édité par le journal LE DEVOIR t i 3393295 I.K I) K V 0 I H L K S S A M EDI I K T I) I NI A X ( Il E S I I' T K M II II E I !) !( «J'ai hâte de v 5S5F-.¦ wm m mmm.Quand l’Histoire fait des histoires !»«• ItHWB Prenez Blanche, la série la plus attendue de la saison de Radio-Canada.On y raconte l’histoi-,re, romancée mais véridique, d’une petite-fille de ('Caleb, elle-même apparentée à l’auteure, Arlette Cousture.Exemple encore plus significatif (et autre succès prévisible), celui de René Uvesque, huit épisodes diffusés en mars à Télé-Métropole, avec Denis Bouchard dans le rôle-titre, Raymond Bouchard (Jacques Parizeau), Marie-Renée 1 ’atry .(Lise Fayette) et Michèle Deslauriers (Juditii Jas-;min).11 s’agit d’une «biographie autorisée» de l’homme d’Etat, puisqu’elle tire ses sources de ses mémoires, Attendez que je nie rappelle, et qu'a Indifférence d’un projet soumis à Radio-Canada et refusé, elle a été vue et approuvée par Corinne Coté-Lévesque.Documentaire ou fiction?Ni l’un ül l’autre et un peu des deux.Iœs extrêmes se touchent et s’entremêlent.Combien d’épisodes faudra-t-il pour que les plus jeunes associent définitivement le visage de Denis Bouchard au nom dé l’homme politique?Stars de l’Histoire.Jean-François I épine, quant à lui, a fait le point sur un certain Pierre Elliott Trudeau, dont il retracera, dans un dossiçr en cinq épisodes, les mémoires politiques.A l’appui: des images exclusives appartenant aux archives de la famille.la star Trudeau interprète son propre rôle.On le voit, petit, filmé par son papa, on le découvre plus chaleureux, plus vulnérable.Ici comme dans René Uvesque, les faits s’organisent autour d’une personnalité, au point qu’on se demande si l’aspect humain ne finit pas par gommer un peu certaines vérités historiques, point toutes bonnes à dire.L’approche biographique est d’ailleurs reprise à la radio AM de Radio-Canada, avec Les Années Simenon, huit émissions-portraits qui se veulent «à la fois biographiques, littéraires et historiques».Une variante intrigante, sinon apeurante: l’adaptation du roman autobiographique de Soljénitsyne, Le Premier Cercle, une coproduction signée Claude Héroux, où se côtoient Robert Powell, Laurent Malet, et (iildor Roy.Diffusée à TVA au printemps prochain.Mais les sujets à «biographier» n’ont pas tous l’envergure d’un René Iévesque.Les patineurs olympiques Paul et Isabelle Duchesnay (quatre épisodes, TVA) rassemblent toutes les qualités pour séduire des programmateurs en quête de recettes — comme s’il en existait.Iœs Duchesnay sont beaux, québécois, connus, propres, frère et sœur (on regarde en famille), un peu rebelles mais pas trop, et ils se sont illustrés récemment.Le culte de la vedette s’allie au «sujet brûlant d’actualité»: rien ne manque.et stars d’un soir La tendance fait divers qui pollue la télé américaine a passé nos douanes.Pour le moment, notre usage en est nettement plus modéré et, surtout, plus sain: on n’imagine pas, ici, un tournage parallèle pendant le drame de Polytechnique comme les Américains l’ont fait à Waco.Le fait divers est une bénédiction pour une télé assoiffée de succès instantané.Il est toujours constitué d’éléments sensationnalistes et il joue sur nos besoins narcissiques d’identification.On n’a qu’à regarder les bulletins de nouvelles de 18 h, aux trois réseaux, pour constater qu’un acte de violence isolé a plus de chances de faire la manchette qu’une déclaration-choc de Kim Campbell sur la souveraineté du Québec.Là aussi, l’individu prime sur la collectivité.Autant viser nos gros egos solitaires.I^s miniséries sont évidemment contaminées.ou la fiction malade du Vécu «Ce n est pas pma «ploguer» mon show mais j'attends Les Grands procès avec un peu de, trac.C'est la"* première fois eji 35 ans que jé] coproduis une* série!’' * I Pierre Nadeajg -4 Téléromans, téléséries, docudrames ou documentaires: tous restent, cette année, collés sur le réel, La télévision ne met pas l’imagination au pouvoir.L’imaginaire, encore moins.La fiction n’a de fiction que le nom; on la légitime désormais en la basant sur des faits réels.Pas d’histoires sans messages, pas de personnages sans références.Décidément, le virus Vécu est en pleine floraison.Pauline Martin et Croque-Monsieur.Francine Rucl, qui est de l iquide, m en a dit beaucoup de bien!'< Macha (Tenon Pascale Buissières sera la jeune oie Blanche, petite-fille de Caleb elle-même apparentée, dans la vraie réalité, à l’auteure de l’histoire, Arlette Cousture.On se souvient de Des pleurs sur la neige, l’histoire d’Elisa T.avec Céline Dion, dont la diffusion avait été freinée par une injonction.Les Garçons de Saint-Vincent a subi un sort analogue (on peut d’ailleurs se demander si, dans les années à venir, ces injonctions ne feront pas partie intégrante, pour certaines émissions, d’une stratégie de promotion).En deux épisodes de deux heures, on reconstitue, de façon très prenante dans l’ensemble, les malheurs de pensionnaires d’un orphelinat abusés sexuellement par leurs prêtres enseignants.Toute ressemblance avec la réalité n’est ni fortuite ni l’effet du hasard.Nous arrivons aux grands classiques du fait divers: les erreurs judiciaires et les causes célèbres.On ne les a pas oubliés.TVA nous présente quatre heures de Grands Procès québécois aux verdicts troublants: le procès de Fred Rose, celui de Marguerite Ruest-Pitre, l’affaire Delorme et, plus contemporain, le procès Couture-Marchand.Du vrai au faux aller-retour Les réseaux gardent encore une place honorable aux documentaires purs et durs et au journalisme d’enquête.Aux Beaux Dimanches, la série Dossiers présente six grands reportages aux sujets inédits ou de pointe, dont la génétique, la démobilisation générale des citoyens, le marasme économique au sein des communautés autochtones et la vieillesse de demain.A TVA, Use Payette nous offre trois nouveaux Choix d'une nation.Parmi les thèmes abordés: le chômage et l’économie.Mais dès que la télé se tourne vers le passé, si récent soit-il, la tentation est forte de glisser vers la dramatisation, voire la mise en scène de l’Histoire.Ou sa poétisation, comme lorsque Frédéric Back dessine la grande légende du fleuve Saint-Laurent (aux Beaux Dimanches).Ou encore lorsque le poète-dramaturge Michel Carneau prête sa plume à Radio-Québec pour faire le portrait socio-économique et humain de tous Les pays du Québec (en trois ans et 39 épisodes) .Risque de confusion des genres et des faits?Ou plaisir supplémentaire pour le spectateur?On décidera sijr pièce.(D’ailleurs, au réseau FM de la radio d’Etat, on dévoile les vraies sources de documentation des historiens professionnels puisqu’on se sert de documents inédits des Archives publiques du Canada pour raconter les gens llustres ou inconnus.) Us Minutes du patrimoine, par exemple, sont une suprême tentative de vulgarisation amorcée l’année dernière.Entre une scène de rupture dans Scoop et une annonce de thé aux sachets ronds, une perruque crénelée et haute sur pattes nous répondait par la bouche de ses canons.On remet ça cette saison.La série de nouvelles vignettes fera l’objet d’un grand lancement en décembre (intitulé Us Héritiers de l'histoire ), avec Roy Dupuis en Louis Riel et la résurrection de Laura Secord.Au pôle inverse, la série Les Kennedy, qu’on a vue à PBS l’an dernier (Radio-Canada, quatre épisodes présentés en rafale dès le 22 novembre) est un chef-d’œuvre du genre et un exemple à suivre.D’entrée, l’abondance d’images fixes (des photos de famille, souvent en noir et blanc, sur lesquelles la caméra s’attarde langoureusement) confère à ce documentaire biographique une puissance évocatrice et une qualité d’émotion uniques.Mais l’émission se distingue avant tout par la rigueur quasi obsessionnelle de sa recherche, la densité de ses témoignages et la profusion d’informations peu connues dispensées tout au long de ces quatre heures.Un grand moment de télévision.Ah! Si les cotes d’écoute devenaient illégales.On peut rêver.C’est encore permis.En dehors de la télé! «J'ai hâte de suivre les elections fédérales.parce que j'ai parie sur les résultats!»t Denis Bouduuxl Téléservice Lise LeBel et son équipe I unrli nu vonrlmrlifUH Dix-neuf têtes valent mieux qu'une ! Soyez présent pour EUnQI OU venareaimn un Téléservice renouvelé et plus dynamique que jamais.Suivez l'équipe de Téléservice.Producteur délégué : Gaëtan Lavoie CLICHE REPETE A ECLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ 1)4 b E I) E V 0 ! It I.E S S A M K 1) I I E T I) I M A \ C II E f> S E I* T E M II II E 1 !» Il II On nous a donné le mandat de brasser la cage.Vox populi Vox dei Esa»:#» Souper de têtes à la croque au sel Quand Fernand Séguin conviait le sel de la terre à se mettre à table, tout le Québec se régalait.Au grand souper des confidences, qui prend son fauteuil aujourd’hui?PAUL CAUC HON LE DEVOIR Pour beaucoup, le grand modèle demeure Ij> Sel de la semaine, avec Fernand Séguin.Les paris sont ouverts: dans 20 ans, qui sera la nouvelle référence?Lise Payette?Robqrt-Guy Scully?Stéphan Bureau?Denise Bombardier?À moins que ce ne soit la Française Anne Sinclair, dont on a essayé, sans grand succès, de copier la formule l’an dernier a Radio-Canada (7 sur 7 revient surTV5 dès ce dimanche).L’entrevue face à face, c’est le grand défi.Une demi-heure ou une heure avec un invité, histoire d’installer un climat, une atmosphère, d’aller chercher l’inédit, la profondeur, l’intelligence, la confidence.Un modèle classique, un modèle télévisuel de base, qui n’endure pas les décors trop chargés ou les caméras virevoltantes, mais qui tient encore et toujours de la haute voltige.Deux êtres qui se regardent, s’écoutent, se cherchent, l’un cachant des choses à l'autre, ou rêvant de lui en dévoiler quelques-unes.Deux êtres qui se séduisent.Une rencontre, exceptionnelle ou ratée.Tout dépend de celui ou celle qui mène l’entrevue.Tout dépend aussi de celui ou celle qui attend les questions de l’autre côté de la table.Presque tous les réseaux s’y essaient, et le nvj-dèle s’est propagé depuis les dernières années.A Radio-Canada, Robert-Guy Scully a pris l’habitude de rencontrer les grands de ce monde, dans des entrevues en plusieurs langues qui veulent faire découvrir des personnalités de premier plan, politiciens, intellectuels, gens d’affaires, ou même créateurs ou sportifs.le dimanche soir a 22 h 30, après le Téléjoumal, monsieur Scully s'entretiendra avec des personnalités qu’on voit peu au petit écran québécois: le chorégraphe Roland Petit,, la comédienne Emmanuelle Béait, l’ancien secrétaire d’Etat américain George Shultz, le banquier David Rockefeller, la comédienne Marina Vla-dy, le dalaï-lama, le journaliste français Patrick Poivre-d’Ar- Deux êtres qui se regardent, s’écoutent, se cherchent, l’un cachant des choses à l’autre, ou rêvant de lui en dévoiler quelques-unes.vor, le chanteur et musicien Paolo Conte.Une «petite nouvelle» dans le genre, Isabelle Albert, se lance en grand dans la compétition (dimanche, 13 h 30, SRC) avec des invités de très haut vol comme Robert Doisneau, Elie Wipsel, Mavis Gallant, Frederic Back, etc.à bin toute liberté.A surveiller.Quant à Denise Bombardier (SRC aussi), elle a mené sa saison de l’année dernière, comme dans tout ce quelle fait, avec passion, panache et.controverse.Celte année encore, à Raison Passion (samedi 18 h 20), elle veut explorer ses sujets '«dans une optique résolument différente de celle dans laquelle il est généralement abordé dans les médias».A Télé-Métropole, Lise Payette s’est lancée dans ce genre difficile l'an dernier, avec des entrevues qui ont également fait l’événement et où elle a choisi de traquer l’émotion brute.En occupant le créneau horaire du dimanche soir 22 h, son Tête-à-tête veut rafler un nombre grandissant d’auditeurs dans une soirée où la concurrence est extrême.Ses invités déjà annoncés indiquent qu’elle a pensé aux cotes d’écoute: René Simard, Diane Dufresne, Jean Béliveau.Et puis aussi les trois jumelles Dionne encore çn vie.et le savant Albert Jacquart.Télé-Métropole vient par ailleurs d'abandonner I.heure juste, ou Jean-Uic Mongniin, dans son style très particulier, savait susciter la confidence autant chez l’homme |Militique que chez la femme battue.Stéphan Bureau est peut-être celui qui se rapproche le plus de la «tradition» Fernand Séguin, avec des entrevues où prime l’intelligence et la réflexion intellectuelle.Diffusées cette année le- samedi à 17 h à Radio-Québec, ces Contact sont toutefois majoritairement des reprises.On annonce toutefois de nouvelles rencontres avec Elizabeth Badinter, Jean Dicouture, Jacques Godbout.dévore les sitcoms éricaines! ttends la noifbelle saison de Sdturday Night Liée.J’ai hâte de voir comment Murphy Brown va ouvrir la saison.» Stéphan Bureau «J’écoute toutes les nouvelles émissions, surtout d'information.J’ai hâte de voir la série sur René Lévesque, parce que c’est proche de nous et la comédie Là tu parles! d’André Dubois, parce que j’appartiens au monde de la télé, son sujet.» Monique Simard D'APRÈS ASTÉRIX CHEZ IMS II Kl.ORS.ÉDITIONS DARGAUD information est devenue rentable.Les grands dossiers, les magazines d’affaires publiques se retrouvent parmi les émissions les plus regardées.Les réseaux ajoutent des heures de programmation, traquent le sujet inédit, cherchent le concept accrocheur.Les vedettes de l’information valsent d’un réseau à l’autre.La crainte absolue c’est de «faire plate», de sombrer dans le «show de chaises».On veut aller dans la rue, aller voir sur place ce que le «vrai monde» pense.On multiplie les sondages, lesrar populi.Aux téléjoumaux, le citoyen se fait maintenant braquer un micro sous le nez pour livrer en dix secondes son opinion sur les grands débats du monde.On l’invite de plus en plus dans les émissions d’affaires publiques, on lui organise des «droits de parole».Il y a quelques années, plusieurs observateurs accusaient les émissions d'information d’être trop élitistes, trop froides, trop déconnectées de la réalité.Aujourd’hui, tous les réseaux se vantent d’offrir des émissions en prise sur la «vraie vie».Sous la houlette de Simon Duriva-ge, le Montréal ce soir de Radio-Canada s’est rapproché l’année dernière des préoccupations quotidiennes et de la réalité montréalaise.avec un œil discret sur la concurrence.Le service d’information de Télé-Métropole a montré en effet assez de souplesse en plusieurs occasions pour intéresser un public grandissant.Quant au Le Grand Journal de Quatre Saisons, il a lancé l’idée que le trou dans le trottoir d’en face est plus important que l’éclatement de l’URSS! Le Point continue de se justifier, selon Pierre Boutet, adjoint au directeur de l’information de Radio-Canada, par l’importance d’avoir «une émission quotidienne qui fait le point de l’actualité nationale et internationale».Régulièrement, comme l’an dernier, un groupe de citoyens éclairés viendra prêter main forte à Jean-François Lépine et Informations, reportages, affaires publiques, même combat: mettre l’homme de la rue au cœur de la nouvelle.En ces temps où le public ne fait plus confiance ni aux journalistes ni aux politiciens, le «quatrième pouvoir» montre patte blanche et multiplie les vox populi.L’agora des anciens, version électronique, serait-elle en train de faire un come-back?On veut aller dans la rue, aller voir sur place ce que le «vrai monde» pense.soumettre l'invité du jour à un feu croisé de questions.Alors que les sondages démontrent que le public a peu confiance envers les journalistes, le désir des médias de «faire vrai» et de se rapprocher de l’opinion publique est encore plus manifeste dans les tribunes téléphoniques télévisuelles, transposition évidente des tribunes radiophoniques.Jean-Luc Mongrain a fixé le genre à Télé-Métropole, et il passe la couronne cette année, sur l’heure du midi, à François Paradis.Monsieur Mongrain se retrouve à 17 h 30 tous les jours.Il recevra alors des appels, des invités, et se voudra «plus collé à l’actualité» encore, en traitant du sujet du jour.Radio-Québec entreprend pour sa part une véritable offensive dans le domaine des affaires publiques, non seulement en présentant des magazines ou des reportages tous les soirs de la semaine à 20 h, mais en manifestant de la façon la plus probante son désir d’impliquer directement le citoyen dans sa nouvelle formule de Droit de parole.Le réseau est allé chercher à Radio-Canada une «gagnante», .Anne-Marie Dussault, qui, en remaniant le concept de l’émission, le pousse encore plus loin.«Il faut sortir du débat stérile, du pour et du conü'e, et privilégier le droit du public à l’information», dit-elle.Finis les coups de sonde dans l’opinion publique par téléphone.Maintenant, on réalise un sondage scientifique (publié tous les vendredis matin de chaque émission dans La Presse) pour cerner l’opinion de la population.Et le soir-mème, un élu, un décideur, est mis sur la sellette et forcé de répondre aux questions soulevées par le sondage.Emission différente, mais principe similaire avec le nouveau Québec magazine (mercredi 20 h).Le choix même de l’animatrice est révélateur: Monique Simard, qui haranguait les foules et prenait à partie les pouvoirs politiques comme syndicaliste, devenue animatrice d’une ligne ouverte à Radiomutucl, anime maintenant un magazine télévisuel.Son intention est d’offrir des analyses mordantes avec un regard critique, fustiger les erreurs de l'administration publique ou démonter les rouages de la justice.«On nous a donné le mandat de brasser la cage», explique-t-elle.En reportages, l’émission qui a fait école est certainement Le Match de la vie (mardi 20 h, WA), magazine vedette avec son ton à mi-chemin entre le reportage classique et le drame humain.Cette année, il se veut «plus souple, plus proche de 1 actualité», et présentera un plus grand nombre de reportages, sans thème conducteur général, sur des sujets humains et sociaux.Même discours à Radio-Canada avec Enjeux (mercredi 21 h), dont la promotion nous promet des sujets qui vont «au cœur de la réalité, qui traitent de problèmes concrets et de solutions concrètes».Mais la soif de coller au réel franchit un autre sommet avec J.E.(pour «journalisme électronique»), l’un des plus gros défis de l’année en information pour Télé-Métropole, comme en témoigne d’ailleurs son créneau horaire (dimanche 19 h).Ici, on veut dénicher des histoires directement dans la rue, une idée, de l’aveu du producteur, inspirée de Street Stories à CBS.«Nous allons voir le journaliste travailler, la caméra le suivra, nous allons le voir frapper à des portes, tenter de rencontrer des gens», explique Fabrice Brazier Le spectacteur faisait le débat et le débat devenait un spectacle pour les participants eux-mêmes.La boucle était bouclée! de TVA.On aimerait, par exemple, s’immiscer dans le groupe d’extrême-droite Heritage Front, filmer la nuit des contrebandiers de cigarettes, filmer un Noir qui se cherche un logement à Montréal.Agora subventionnée En fait, tous les réseaux ne cessent de refaire leur grille pour améliorer la qualité de leurs émissions d’information.Télé-Métropole et Quatre Saisons ont retiré des ondes cette année deux émissions «de police» qui se voyaient quelquefois taxer de voyeurisme: 9-1-1 et 24/24.Pendant la fin de semaine, il y a quelques années, on diffusait au gré des aléas de la programmation quelques bulletins de nouvelles rapidement rédigés.Maintenant, ce temps d’antenne est devenu un créneau en soi.Radio-Canada présente de vrais bulletins de nouvelles à heures fixes, et de grands dossiers, occasionnellement, dans le cadre des Beaux Dimanches.Télé-Métropole offre des bulletins complets qui évoluent vers l'analyse et le débat de fond.Par exemple, Stéphan Bureau animera cette année L'Evénement, samedi et dimanche, en proposant des débats en studio, des bilans politiques ou culturels.Même Musique Plus flirte avec le genre, dans une forme plus accrocheuse et un contenu encore plus spontané.Cet été, la chaîne mettait à l’affiche cinq grandes tribunes portant sur des sujets chauds (l’intolérance, la toxicomanie, le sexe), un projet subventionné par le ministère d’Etat à la Jeunesse.Deux autres émissions doivent être diffusées cet automne.Caméra à l'épaule, images nerveuses, public jeune en studio s’exprimant sans équivoque.On y a ainsi assisté au triomphe de l’opinion-clip.Dans cette sorte d'agora électronique, la caméra, omniprésente, filmait les interventions alors que les participants se regardaient en même temps à l’écran.Le spectacteur faisait le débat et le débat devenait un spectacle pour les participants eux-mêmes.La boucle était bouclée! «Javoyage entre les informations de TV5, de PBS et de Radio-Canada.J’adore Christiane Charette à En direct, â CBF-690, et puis.Frou-Frou me distrait!» Anne-Marie Dussault ANS ?* 5 * ^ ANS * ^ ANS * LA TÉLÉVISION INTERNATIONALE Voici 5 ans que TV5 vous offre chaque jour une programmation originale, diversifiée, toujours à l'extrême pointe de l'actualité, ouverte à tous les sujets provenant des quatre coins du monde.,y Une information incisive et documentée.Des reportages exclusifs, souvent insolites, toujours passionnants.Des émissions culturelles, des shows spectaculaires, des fictions, du théâtre.TV5, câble 15*, une télévision francophone de langue et universelle d'esprit.*Peut varier.Consultez votre câblodistributeur.Le monde est à vous ! Agorafolie Forums, tribunes, sondages, débats.4 I K I) E VOIR K E S S A M EDI I E T D I M A X l II K | im • ta • «« i«M De quoi j’ai l’air?Qi mode du psycho-pop s’étend aux jeux-questionnaires avec De quoi j'ai l'air?, animé par Sylvie Potvin, Michel Barrette et Denis Levasseur.ANN E MAKIE C LOUTIEK Ies jeux aussi embrigadent le pu-/blic.(Chaque jour, dans notre version du quiz français Que le meilleur gagne, Radio-Canada convie cent concurrents, pas un de moins.Un peu mégalo pour chez nous, non?) Sauf que là, on le fait briller.Il y avait déjà eu quelques signes annonciateurs.Charivari, Jeopardy, à Télé-Métropole, exigeaient du participant une vivacité d’esprit ou un niveau de culture dont on se tenait bien loin, au temps du Travail à la chaiiie.Cette saison, un vent d’intelligence souffle sur nos bons vieux quiz, déclassant les game-shows au profit de plusieurs jeux-qupstion-naires éducatifs ou inventifs.A croire que les Génies en herbe (qui fêtent leur 2()e saison) ont monté en graine.Toute dernière séquelle de la vague rétro, Ta Houle aux œufs d'or fait un retour, un an après Tous pour un, qui revient aussi.Piment fort (à TVA) animé par Normand Brathwaite, Guy A.Lepage et Serge Grenier, intègre un élément étran- ger au jeu-questionnaire: l’actualité.Et,puis, l'après-midi, la société d’Etat contre l’offensive des soaps américains du réseau TVA par Mémoire en jeu, un exercice de mémoire visuelle.Et le dimanche après la messe (13 h), sa radio AM nous propose Sur le goût de la langue, un jeu conçu et enregistré à Chicoutimi, mettant à l’épreuye notre connaissance du français.A propos, tenterez-vous la dictée de Pivot, cette année (TV5)?Quant à Quelle histoire! à Quatre Saisons, il joue sur la prouesse verbale et, oui!, l'imagination.Avec Edgar Fruitier et Bruno Fortin.Ixs jeux n’échappent toutefois pas à la vague psycho-vérité.De quoi j'ai l'air?, animé par Michel Barrette, joue sur le narcissisme du public, met à l'épreuve trois vedettes par émission.Et, surtout, emprunte au magazine sa rubrique la plus frénétiquement lue (en cachette ou non): le test psychologique.Un thème par heure (êtes-vous snob ou rustique?poète ou banquier?), autour duquel l'humoriste et psychologue Pierre l.égaré élabore 12 questions.S’il tient ses promesses, ce jeu fera des ravages.«Ah début delà saison, je • regarde tout religieusement, et < je fais mon choix pour Tannée.J’ai hâte de voir ce qu André Dubois va faire avec Là tu parles! Le , jeu Que le , meilleur gagne m'intrigue et puis j'aime U Match de la vie.» • 41 Guy Fournier -**?#• 1 ' * %«•< • • •< «*•••• «J'ai hâte de voir René Lévesque, Anne-Marie Dussault à Droit de parole, Françoise .- , 1 ¦ • • Guénette et • • • • Isabelle Craig dans Les Temps modernes, les I ! élections.et puis Mon amour, mon amour avec Guy Fournier et Louise Deschâtelets!» Jean-François Lépine La télévision n’est plus un miroir, mais un immense tympan.Une grande oreille maternelle, bourdonnante de confidences.Une écoute active et bienveillante.Une téléservice.Comme aux Etats.a télé aime tellement son public qu’elle en fait le centre de sa programmation.Une des manifestations les plus sinistres de cette tendance est l’arrivée, dans les variétés, de Chacun son tour, un Surprise.sur prise! où un quidam est mis en boîte par des stars.Mais règle générale, on accueille plutôt le visiteur dans un climat d’écoute et d’ouverture, propice aux confidences.A la manière d'Oprah Winfrey.L’émission d’après-midi de cette animatrice, l’une des femmes les mieux payées au monde (30 millions$ US par an), est d’ailleurs devenue un phénomène international (voir encadré).Ix's égales de Winfrey, les egos du public Il y a plus de vingt ans, la pionnière Janette Bertrand ouvrait le bal.Elle demeure la seule, jusqu’à maintenant, à créer ses propres formules; comme le reste de sa production, Parler pourparler et Avec un grand A ne doivent rien à personne.(I^s thèmes de cette année: la solitude à 50 ans, l’inceste dans une famille reconstituée, le sida vu par un médecin, les relations mère-fille.Une nouveauté à Parler pour parler.une fois par mois, une tablée d’hommes s’ouvriront au psychanalyste Guy Corneau, coanimateur pour l’occasion.) Récemment, Claire Lamarche emboîtait le pas, dans un talk-show portant son nom, frère jumeau hétéro.zygote de l’émission d’Oprah Winfrey.(Feu se souviennent d’ailleurs qu’à ses débuts d’animatrice-accoucheuse, madame Lamarche était allée faire un petit stage chez sa consœur américaine.) Cette saison, elle se déchaîne: cinq émissions du lundi au vendredi, une le jeudi soir et deux autres le dimanche.Ç’aurait pu suffire.Pour notre bassin de population, deux tribunes où s’épancher et recevoir des conseils, psychologiques ou pratiques selon le cas, c’était amplement assez.Mais non! Comme chez nos voisins d’en dessous, le genre a déteint sur tous les autres.Partout, on se confesse, se confie, s’ouvre l’âme, on partage son moi intime.Ou l’on pratique en retour l’écoute active.C’est un ton, un esprit, une attitude.La fusion ultime de l’utile à l’agréable.Résultat: Maman Télé nous berce du matin au soir, incapable de couper le cordon.Comment je me sens, docteur?De Ma maison aux émissions de cuisine, de santé, en passant par le nouveau Téléservice de Radio-Québec, impossible, pour le téléspectateur moyen, d’échapper à sa surdose quotidienne de dialogue et de bons conseils.Et on ne discerne pas d’éclaircies à l’horizon.Il circule sûrement deux ou trois globules granules dans les saines veines du docteur Alain Poirier.Après avoir animé Comment ça va?où on nous expliquait comment aller, il passe cette saison à M’aimes- Cette saison, Claire Lamarche se déchaîne: cinq émissions du lundi au vendredi, une le jeudi soir et deux autres le dimanche.tu?Avec un titre pareil, le magazine ne fait pas dans l’ostréiculture en Bretagne (sujet négligé, s’il en est).Il explore les rapports hommes-femmes-enfants.Et afin de s’assurer de notre compréhension, on démontre.Pas question de traiter des étapes de la séparation, par exemple, sans faire surgir, au gré de l’exposé, de petits sketches propres à vulgariser les propos à ingestion rapide des spécialistes.Sinon, comment nous sentirions-nous concernés?Même principe avec Les pieds dans les plats, le nouveau manuel de survie du jeune couple.A partir de situations, fictives mais réalistes, illustrées par Geneviève Rioux et Vincent Graton, on dérive vers des autorités dans des champs aussi divers que l’automobile, la pédiatrie, les finances ou la psychologie.D’ailleurs, cette saison sera celle du couple.Avec un grand C.Mon amour, mon amour est une émission destinée à remplacer les défunts Démons du midi.Des gags, des surprises et des farces à gogo en lierspective.L’humour, il y a fort à parier, tournera autour des situations de la vie quotidienne des couples, puisque l’auteur en est Guy Fournier, et les animateurs.Guy Fournier, encore, et Louise Deschâtelets, sa blonde dans la vraie vie.Les Duval (Jamais deux sans toi) franchissent une nouvelle étape.Les voilà dé- masqués.Quoi de mieux pour cautionner de telles émissions, qu’un couple véritable dont le lien amoureux, jusque-là privé, tombe ainsi dans le domaine public (c’est aussi le cas de Geneviève Rioux et Vincent Graton).Rapidement, la confiance s’installe.On parle, on se confie.On se livre.On échange.Encore! (Ce dont on ne se privera pas non plus dans Le Forum des temps modernes, de Radio-Canada, où, tous les vendredis, Françoise Guénette anime un forum composé des gens du public et d’une poignée d’experts qui débattent d’un sujet prévu pour «nous rejoindre».) Comme sujet d’études, le couple a même gagné les rives sacrées des Beaux Dimanches.Présentée en deux parties (les 9 et l(i janvier), Tristan et Juliette est une comédie documentaire.Rien de moins.Le prétexte: Tristan, Juliette et Iseult créent une agence de recherche sur l’amour en l’an 2 000.Mine de rien, ils nous apprennent les dernières données relatives à la question de psychologues, sexologues, neurobiologistes et autres éminences.N’empêche qu’il manque encore le mode d’emploi, l’émission des émissions, celle nous expliquant enfin comment regarder la télévision et dans quelle disposition d’esprit.Un jour, peut-être.OPRAH WINFREY Les dernières cotes d’écoute Neilsen révèlent que l’émission d’Oprah Winfrey est écoutée dans 8 751 400 foyers américains, ceci, notez-le bien, en après-midi.Un sondage du Hollywood Reporter de mai dernier, effectué auprès de 1251 adultes, montrait que 31% des téléspectateurs regardent Oprah, contre 16% seulement pour Johnny Carson, et 9% pour Arsenio Hall.De plus, chaque jour des Japonais, des Thaïlandais, des Norvégiens, bref des spectateurs de 62 pays dans le monde, écoutent goulûment les confessions du citoyen américain moyen, telles que suscitées par Oprah Winfrey! A.-M.C.EN TOUTES SAISONS.LE CÂBLE ET VIDEDWAY, MOINS DE 3 1 $ PAR MOIS! Pour moins de 31 $ par mois, le nouveau câble.Vidéoway inclus, donne toujours son 1001 Du sport, il y en a 24 heures sur 24 avec RDS.hockey, baseball, boxe, soccer, golf, chasse.Et avec Vidéoway.le Hockey Molson Export à TVA et le Baseball Labatt Bleu des Expos à RDS.ça se joue en interactif! Il y a aussi les jeux de golf et de tennis, le calendrier des matchs du Canadien et des Nordiques, le pointage des matchs en cours disponible à tout moment, les nouvelles sportives TVA.Au chapitre des sports, le nouveau câble avec Vidéoway domine la partie! vidéoway WW Vidéotron Télé sportive 282-1001 JM» • « • • .11» * * .Jt» • • • et psychologorrhée .confessions, aveux, confidences: la parole est au public i I) 6 ' ‘«Ah! Montréal ce , soir avec Simon Durivage: il a la rigueur du journaliste et la détente du vrai ¦ communicateur\ Pauline Martin «René Lévesque parce que c'est notre histoire, ‘Çroque-Monsieur ¦ en cachette, pour voir comment on ~va nous traiter.» Michel Barrette I.E E V II I II L E S SA M E I) I I E T I M A X < Il E fi S E I* T E M B R E I !) !) 3 GRAND SPECTACLE DU «VRAI MONDE» La guerre des sexes aura-t-elle lieu?h \/VA ' O * >r O» Au pays de l’homme rose et de Guy Corneau, l’importation de Frou-Frou a de quoi étonner.Diffusé l’an dernier surTV5, le magazine féminin Frou-Frou a connu un tel succès que l’émission de Christine Bravo traverse l’Atlantique cet automne pour venir s’installer dans la grille horaire de Radio-Québec.A TQS, on y va d’une adaptation québécoise, Croque-Monsieur, animée par Pauline Martin.Pour que personne ne se sente exclu, principes égalitaires bien ancrés, on a pensé à offrir une version pour messieurs, Croque-Madame, avec Donald Pilon aux commandes.Du côté de Parler pour parler, Janette Bertrand confie au psychanalyste Guy Corneau la tâche de faire parler les hommes, le troisième vendredi de chaque mois.Bref, les nouveaux rapports homme-femme font leur entrée dans le prime time télévisuel.On est loin de Papa a raison! Le succès de Frou-Frou étonne à première vue.Le ton et le contenu sont parisiens à souhait.On ne saurait trouver de meilleurs prototypes de Françaises BCBG, catégorie CPCH (colliers de perles et carrés Hermès) que les animatrices.Autour d’une table, elles proposent des combines infaillibles pour rencontrer un célibataire («Prenez le vol de 7 h 30 pour Bruxelles»), pour quç la flamme d’un soir rappelle le lendemain («Evitez de dire «Chéri fais-moi un bébé»), elles discutent du grain de beauté de Cindy Crawford (à gauche ou à droite?) Au milieu de salves d’applaudissements et vagues de rires pour tout et pour rien, un homme, un mec, une vedette en France (un exemple, Pierre Perret) à qui on pose des questions du genre: «Avez-vous peur (lue votre femme vous trompe?» L’invité, manifestement à son aise parmi toutes ces chouettes nanas, ne se gène pas pour lancer à plusieurs reprises: «Si elle fait ça, je lui fous une baffe, je la tue,» etc.Cerise sur le sundae, on lui fait exécuter une tâche «de femme», comme changer un bébé.On se moque de ses efforts et on applaudit son in- évitable succès.Après tout, personne ne s’attendait à ce qu’il exécute une ménopause parfaite ou un accouchement sans douleur! On serait tenté d’y voir un juste retour du pendule, la vengeance de la femme-objet.Frou-Frou aborde le sujet des relations homme-femme en brandissant une pancarte qui hurle: «On va pas te l’expliquer, on va te le faire vivre!» Ça ressemble un peu à un souper de filles du vendredi soir auquel on aurait convié un collègue de travail ou un voisin.Quelqu’un qu’on ne réinvitera pas de sitôt, que l’on peut donc bombarder de questions intimes, sans que ses réponses nous gênent ou nous touchent.On espère des clichés gros comme le bras pour nourrir l’exemple universel de l’irréductible macho.Quand il part, on pousse un grand «ouf!» de soulagement: «Tous pareils, que je vous dis, tous pareils.» A l’opposé, Janette Bertrand n’hésite pas à partager sa place avec un homme, en l’occurence Guy Corneau, pour créer une atmosphère de confiance, d’où est exclue toute forme de confrontation ou de séduction.Parler de condition masculine, c’est d’abord une affaire de gars! Au même titre que le tissu du féminisme s’est tissé entre femmes.Confier ses blessures, ses hontes, ses peurs, ça se fait souvent mieux entre personnes du même sexe.Jusqu’à Diane Jules qui sera remplacée par Claude Laroche, en Mario.Les sujets annoncés promettent des discussions passionnées et passionnantes: le rôle du père, le mutisme des hommes, la peur de l’homosexualité et le ras-le-bol des hommes forts, invulnérables, invincibles.Malgré le sérieux de l’émission et des thèmes qui y seront abordés, il y a fort à parier que les hommes en sortiront infiniment plus valorisés qu’après une séance dans la moulinette de Frou-Froul On espère des clichés gros comme le bras pour nourrir l’exemple universel de l’irréductible macho.Quand il part, on pousse un grand «ouf!» il miluMmiiip _____________ Imm WÊÊÊIM P jg -.•! USB SÊÊÉé ROCK • DÉTENTE Une fenêtre entrouverte sur le vaste monde .et même le reste du Canada! SOPHIE GIKONNAY Serait-ce une fausse impression?On dirait bien que cette saison, nos réseaux d’Etat font un timide mais louable effort pour s’ouvrir un peu plus sur le reste de la planète.Et même, incroyable mais vrai, sur cette dernière frontière de notre incuriosité qu’est le reste du Canada! En fiction (en plus de Femmes de Dieu qui vient d’Australie), Radio-Canada présente deux grandes séries canadiennes: Au Nord du 60e suit les aventures d’un agent de la GRC al-bertain muté dans une réserve indienne, et Vivre à Northwood nous fait partager le quotidien de jeunes Britanno-Colombiens (sans oublier, évidemment, Les Garçons de Saint-Vincent).Même les réseaux privés semblent avoir fait leurs coutumiers achats aux USA avec plus de discernement, et TVA a magasiné en France (Maria des eaux vives, avec Maria Schell et Highlander, la télésérie, avec Christophe Lambert comme dans le film).En variétés, la SRC reçoit de Moncton son Country centre ville qt de Québec, son Parlez-moi d’hier.A la radio AM, musique et magazines socio-culturels parviennent des 14 stations de la SRC à travers le pays (Tournée d'Amérique le samedi, D’Est en Ouest, et Vents d’Ouest tous les soirs de la semaine).Notre pluriethnicité, même, commence à percer.Célébrons avec.(SRC) nous initie aux rites non catholiques pratiqués ici, tandis que Radio-Québec, pendant Ims Matinées autochtones, explique de l’intérieur les nations amérindiennes.Enfin, des adolescents de toute l’Amérique du nord s’expriment en français à Jeunes autrement de Radio-Québec, tandis que des dramatiques pan-européennes (Échanges UER, à la SRC) ont été conçues pour favoriser la compréhension entre enfants qui ne parlent pas la même langue.On le sait, pour obtenir de bonnes informations internationales, parentes pauvres de nos nouvelles, il faut souvent compter sur TV5.A Radio-Québec, cette année, Continentales Club comble un peu ce manque en résumant les nouvelles de la semaine vues par l’Europe.En plus des reportages et documentaires intema-tinaux (Horizons, à la SRC, National Geographic globe-trotter à R.-Q.) Nord Sud revient avec Pierre Nadeau.Il y aurait donc un timide contre-courant à ce raz de marée nombrilis-te qui veut que le petit écran ne reflète plus que notre petit nous-mêmes?11 y aurait donc encore un peu de vrai dans cet ancien cliché qui faisait de la télévision «une fenêtre ouverte sur le monde»?Une émission réconcilie ces deux approches télévisuelles, ce qui expliquerait peut-être sa popularité, et c’est La Course destination monde (toujours animée par Pierre Therrien).Ici, le spectateur accompagne les concurrents dans leurs épreuves, souffre avec eux quand ils tombent malades, perdent leur passeport ou l’inspiration.C’est vrai qu’on risque, à ce compté, d’aborder le monde extérieur par le petit bout de la lorgnette.Seulement, ces petits Québécois lancés à travers l’univers sont la crème de notre belle jeunesse: vaillants, brillants, créatifs, ouverts.De plus, il leur arrive souvent de présenter des coins de pays ou des sujets que les reporters confirmés avaient délaissés.Lentement mais sûrement, 1m Course.est en train de former à la dure un génération de journalistes qui, à leur pleine maturité, auront dépassé l’école du «moi, je», pour réaliser une télévision qu’on peut déjà prévoir beaucoup plus ouverte.Nous, on assiste à ça en direct et c’est drôlement encourageant! r-.-.w Pv Ils sont déjà pnrtis! Ix.*s concurrents de Lu C ourse destination monde (samedi 17 h, SRC) de cette année: Guy Nantcl, Michelle Widmann, Marie-Julie Dallaire, Isabelle I.cl)lanc, Félix Pliue Nguyen-Tân, Chloé Mercier, Marie-France Bojanowski, Stéphane Provost.I nm I.E I) K V 0 I I! 1.E S S A M EDI I K T I) I M A \ (' Il E f» S K l> T K M 11 II E I il D :$ VIVEMENT LE IV EE K- ESI) ! Le vécu des ados Comme si à elle seule, la télé devait combler les lacunes du ministère de l’Éducation et les trous laissés dans le tissu des petites familles par le «déclin de l’empire américain».I -J tm 2 OEUFS SÂWC-v Mm.1 OEUF i/AMf V Mü,\ 2 OEUFS .1 OEUF ~ 2 OEUFS m O.atv/ oo I ' ^ K B Watatatow fera l'objet d'une émission spéciale d'une heure intitulée L'Amour dans le sang, le lundi 13 décembre à 20 h, sur le thème du sida.Docteur Spock est mort: Vive la télé! HÉLENE FLEURY Le dernier refuge du plaisir HÉLÈNE FLEURY Pas de panique: Lassie revient.Fiou! On a eu chaud! Grâce à cette magnifique nouvelle du réseau TVA, mon cœur de mère d’un bambin de quatre ans se calme et se relaxe.Je trouvais ça con à dix ans, j’imagine qu’à 38, ça me fera le même effet.E n tout cas, une chose est sûre: le plaisir, «sensation, sentiment agréable, contentement, satisfaction» selon le Larousse, est une notion qui n’a pas encore été complètement évacuée dans les émissions destinées aux plus petits.Bien sûr, on leur refile de temps en temps quelques lettres et quelques chiffres, histoire de se déculpabiliser et de remplir la case «mission éducative» dans les demandes de subvention à Télé-Film Canada.Mais en gros, on peut «avoir du fun», tout simplement, gratuitement, sans se creuser les méninges, sans avoir l’impression d’etre sur un banc d'école, juste tendrement lovée dans un fauteuil avec un tout petit, sa tête au creux de votre épaule.On peut voir des émissions aux émotions toutes simples, où on aura peur du gros méchant loup ou du monstre de l'hyper-espace, c’est selon, où le suspense nous tiendra gentiment en haleine et où l’on anticipera la victoire du «bon», qu’il se prénomme Clyde, Tic et Tac, Babar ou Winnie l’ourson.Le rêve et le délire poétique, les émotions et Nos enfants ont mal à l’âme.C’est normal, leurs parents vivent dans un monde de fou.Nos enfants n’ont plus de modèles à admirer.C’est normal, il n’y en a plus.Sauf ceux bâtis à coups de millions dans des studios hyper sophistiqués.A la boutade, quelqu’un a dit que la télé était «le troisième parent», la gardienne par excellence.C’est vrai.En tout cas, les télédiffuseurs le croient.Profondément.L’expression du «vécu», qui a remplacé la littérature dans les écoles, remplace aussi, maintenant, l’imaginaire dans les émissions s’adressant aux 9 à 15 ans.A en croire les télédiffuseurs, l’imaginaire n’est plus de saison à partir de 9 ans.A partir de cet âge-là, la télé fabrique, ou essaie de faire de nos enfants des citoyens respectables.En leur mettant en scène leur propre quo tidien: papa-maman, nouveau «chum» ou blonde de ceux-ci, demi-frères, demi-sœurs, difficultés scolaires, intégration des ethnies, premier kik amoureux, contraception, sida, drogue, ou tout autre sujet qu’un bon cours de psycho ou socio 101 inscrirait dans son syllabus.Ou alors, lorsque la télé quitte le politiquement correct et la morale, elle va jouer du côté du didactique.Je te montre ceci, je t’explique cela.Retiens-le bien.Je le répète.Et toc! Comme si à elle seule, la télé devait combler les lacunes du ministère de l’Éducation et les trous laissés dans le tissu des petites familles par le «déclin de l’empire américain».Toutes ces émissions — Watatatow, Us Débrouillards, Le Club des 100 Watts, Jeune autrement, pour n’en nommer que quelques-unes —.s’adressent à un enfant solitaire, à un enfant qui attend.A un enfant en mal de parents.Heureusement, la plupart de ces émissions sont bien faites.Je rentre du bureau épuisée, mais je sais que j’ai une bonne gardienne! v; la tendresse ont leur place dans ces émissions.C'est mon samedi et dimanche matin.Et j’aime ça.Bravo à Vazimolo (R.-C.) et à son animateur André Robitaille, qui fait les liens entre les dessins animés.Toujours de bonne humeur, sympathique et détendu, parfois loufoque jamais grossier.Bravo aussi à TVA pour avoir enlevé les exécrables G.L Joe et Tortues Ninja, autant d’émissions débilitantes où le fusil et la vio; lence se substituent à l'imagination.Et qui font qu’on se retrouve avec un enfant «speedé» même s’il n’est que 10 h du matin! L'Étalon noir, Le Magicien d'Oz (R.-Q.) seront de la partie cette saison; reviendront Bibi et Geneviève (Canal Famille) et l'incontournable Passe-Partout dont les nouvelles émissions n’amusent plus personne à la maison.Trop didactiques.Mais ça, c’est une autre histoire et elle est bien moins triste que le nivellement par le bas installé dans la télévision «pour les gnuids».Je vous le dis, mon cœur d’enfant a plus de plaisir à la télé que tous mes neurones installés devant n’importe quel téléroman.Vazimolo, alias André Robitaille, fait les liens entre les dessins animés, les matins de fin de semaine à Radio-Canada.Toujours de bonne humeur, sympathique et détendu, parfois loufoque jamais grossier.'N?' H T&h /A jJ' ¦ )T1 LES JEUNES DU PUBLIC PARTICIPENT OU S’EXPRIMENT À: 0340, lundi, 15 h 57, SRC.Jeune autrement, mercredi 16 h, R.-Q.Livraison spéciale, jeudi, 17h, SRC.Manigances, dimanche, 9 h 15, SRC.Parcelles de soleil, dimanche, 9 h 45, SRC.275-Allô, tous les soirs de la semaine, 17 h, à la radio AM de SRC.NOUVEAUTÉS INTERESSANTES: Fais-moi peur, mardi, 16 h 30, SRC.Des jeunes de 12 à Mans forment la Société de minuit, et se racontent des histoires à faire peur.Série canadienne.Robin et Stella, mercredi au vendredi, 17h, R-Q.Les aventures d’un bon garçon et d'une petite coquine, dans un climat, dit-on, inspiré de la bédé.Conçu et -K- tourné ici.Mission Top Secret, jeudi 16 h 30, SRC.Mystère et suspense dans une coproduction de huit pays européens et de l'Australie.L’Étalon noir, vendredi, 18 h 30, R.-Q.Une production de 52 épisodes repre-liant le thème et aussi la vedette centrale, Mickey Rooney, du film du même titre qui eut beaucoup de succès en 1979.Zap, vendredi, 21 h, R.-Q.Un nouveau téléroman réaliste et éducatif sur la vie dans une polyvalente montréalaise.Tourné en extérieur, donc peut-être plus vivant.Fais-moi peur, mardi, 16 h 30, SRC.' Des jeunes de 12 à 14 ans forment la Société de minuit, et se racontent des histoires à faire peur.Série canadienne.Robin et Stella, mercredi au vendredi, 17h, R.-Q.Iss aventures d'un bon garçon et i d'une petite coquine, dans un climat, dit-on, inspiré de la bédé.Conçu et tourné ici.Iji Bande à Dingo, samedi, 9 h 30, SRC.¦ Une nouvelle série de gaffes du bon • vieux Dingo, maintenant père de famille! On ne sait qui plaindre le plus, du père ou du fils., liny Toons, samedi, lOh, SRC.De nouveaux 1 Money Toons (dont Buster Bunny ci-haut) coproduits par la Warner et Steven Spielberg.LE FM STEREO DE LA SRC AU QUOTIDIEN SH A SU llH30kniDI 15 H15 A 11H 13 H A EDH Carole TRAHAN LES PORTES DU MATIN De la musique avant toute chose au moment du lever en compagnie de Carole Trahan, en semaine de 6 h à 9 h, et avec La Grande futile animée par Gilles Dupuis, le week-end de 6 h à 10 h.Louis CARON LES FILS DE LA LIBERTÉ Un radio-roman intense tiré du roman Le Canard de bois de Louis Caron: une dizaine de comédiens en scène avec comme toile de fond la révolte des patriotes du Bas-Canada, le mardi de 11 h 30 à midi.Georges NICHOLSON CARTE BLANCHE Georges Nicholson a plusieurs cartes entre ses mains pour créer des jeux d'associations et des atmosphères propices à l'écoute d'oeuvres musicales de tout genre, en semaine de15h15à17h.Elizabeth GAGNON CHANSONS EN LIBERTÉ Des airs d'ici et d'ailleurs réunis en bouquet autour d'un thème par Elizabeth Gagnon, en semaine de 19 h à 20 h.Puis, la soirée se poursuit en musique avec Radio-Concert, en semaine de 20 h à 22 h.SRC IS»’ Radio FM Éc m/fi mm wvnœ CBJ-FM 100,9 CBAL-FM 98.3 CBF-FM 100,7 CBOX-FM 102,5 CBV-FM 95,3 CJBR-FM 101,5 CJBC-FM 90,3 Chicoutimi Moncton Montréal Ottawa-Hull Québec Rimouski Toronto CBF-FM 104,3 Trois-Rivières I.K l> E V 0 I H E E S S A M E 1)1 1 E T I) I M A X (' Il E fi S E l‘ T E M lî II E I II !) A I) 8 «J'attends les émissions ra, culturelles comme La Ruée vers l'art qui remplace «La Bande des bitch» (sic).Je suis aussi une fan de L'Enfer.J'ai hâte de voir La Petite Vie de Ding et Üong, la série sur René Lévesque, Janette Bertrand à Parler pour parler etAd-Lib.parce jque Coallier est un grand animateur.» Suzanne Lévesque «J'aime le hockey mais ça passe en même temps que 3 gars, un samedi soir.Je ne suis pas un amateur de séries.J'aime les nouvelles avec Bernard Derome et Les amateurs de sport à la radio.» Pierre Therrien VIVEMENT LE W E E K - E N I) ! La grand’messe de la culture La télé et la radio célèbrent les arts et la culture.Surtout le dimanche.ST É P H A N E B A I L LA R G E O N LE DEVOIR Tout fout le camp: la politique donne de l’urticaire à tous et chacun, le baromètre de l’économie se fige au rouge et au noir, les héros sont fatigués.Heureusement, il y a encore l’art et la culture, tout ce qui peuple les scènes, les cimaises et les écrans et qui semble encore capable de susciter quelques passions, quasi mystiques, dans notre monde mou, mité et malingre.Le sociologue français Marc Fumaroli n’a-t-il pas récemment remarqué que la culture est la nouvelle religion de notre temps?Les médias, ces formidables résonateurs des mœurs et des comportements de notre époque déliquescente, n’échappent pas à l’obligation de célébrer l’artistique et le culturel, ou de ce qui en tient lieu aujourd’hui.Tous s’y mettent, et souvent deux fois plutôt qu'une.«Nous avons clairement décidé de donner un nouvel envol aux émissions culturelles», confirme André Ménard, directeur du secteur culture et société de la Société Radio-Canada (SRC, selon le nouvel acronyme à la mode).Ix nom seul annonce tout un programme, puisque le département de monsieur Ménard s est déjà appelé le secteur des «émissions socio-familiales»! «Chez nous, on aime parler d’une révolution culturelle», dit-il.Mais il y a culture et culture, opéra et Disneyland, art noble et divertissement puéril.Ou plutôt, il y avait.De nos jours, ces monolithes s’interpellent, échangent, fusionnent.Il n’est plus aisé de faire la part des choses, de cataloguer définitivement les émissions dans un genre ou dans l’autre.Tout s’y mêle et s’y brouille, dans une étrange cacophonie où le «pseudo» côtoie l’authentique, où le frelaté gâte le pur et le dur: Tintin cousine Tolstoï, Bergman dispute les cotes d’écoute à Roch Voisine, Michel Tremblay participe aux «shows de plogues».Et puis, tout, mais absolument tout, des spectacles rocks aux expositions d’art contemporain, se traite maintenant sous le mode jeune, branché et essoufflant imposé par Musique Plus et Julie Snyder.L’hérésie critique n’est pas exclue.Mais le goût de faire la part des choses, de trier et de juger, n’est plus tellement en odeur de sainteté.Il s’agit en quelque sorte d’appeler à la communion des saints artistes, sans jeter l’anathème, sans trop condamner.Vivement dimanche! Quoi qu’il en soit, cette religion culturelle édulcorée a naturellement imposé sa place le weekend, et surtout le dimanche, nouveau jour de cé- lébration des seigneurs des arts et des lettres.A SRC, l’exercice se transforme en grand’messe des arts.Même la bande FM, bastion dur d’irréductibles défenseurs quotidiens de la grande culture, redouble alors d’efforts, avec des émissions comme La Pensée en marche, animée par Denise Bombardier, Méditations ou Littératures actuelles.A la télé, Michel Désautels inaugure la cérémonie avec En avant la musique, dès 15 h.Une heure plus tard, ici comme dans les Maritimes, il cède l’antenne à Suzanne Lévesque et ses acolytes chroniqueurs du nouveau magazine littéraire Sous la couverture .Ix bloc culturel de l’après-midi se termine avec La Ruée vers l'art, présenté comme «un magazine d’information culturelle», animé par Marie Plourde, nouvelle prêtresse de la culture du grand temple du boulevard René-Lévesque.La jeune transfuge de Musique Plus se défend d’emblée d’animer une émission anti-critique.«Attendez de voir! Et je vous garantis aussi que ce ne sera pas un show de plogues.» Im Ruée vers l’art, explique Marie Plourde, va essayer de montrer le plus souvent possible «l’envers du décor de la création».Chaque semaine, on présentera un grand reportage sur l’élaboration d’un spectacle.Pas facile de lui arracher des primeurs.Marie Plourde veut seulement bien confirmer que la première émission, le 5 septembre, sera consacrée à Michel Tremblay.On suivra le dramaturge dans ses efforts de metteur en scène débutant, puisqu’il signe cet automne sa première mise en scène, celle de la pièce Natures mortes, du jeune Serge Boucher.«On va présenter une sorte de work in progress .Plus tard, on compte même aller voir la première au Théâtre du Quat’sous pour clore l’aventure.» L’équipe a aussi suivi Léa Pool en train de filmer son prochain long métrage, L’Instant amoureux.On va également présenter des reportages plus courts sur des événements marquants de l’actualité.C'est là qu’on risque d’entendre parler un peu d’arts visuels à la télé, elle qui les boude habituellement de façon honteuse.Le 12 septembre, toute l’émission sera consacrée à la rentrée dans ce domaine et on fera même appel à Marie-Michèle Cron, critique au DEVOIR, pour démêler un peu tout ça.Chaque semaine, en studio, Marie Plourde recevra aussi deux artistes pour des presta- tions exclusives: musique classique ou de jazz, danse, scènes de théâtre, performance.Finalement, la jeune animatrice présentera un calendrier des événements, «original, visuel, rythmé, parce que si le contenu est hyper-important, le contenant ne doit pas être négligé, dit-elle.Comme disait ma mère: on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre!» Après une courte pose pour les informations et des émissions plus légères, SRC poursuit la fête aux Beaux Dimanches et à Ciné-Club .A Radio-Québec, le dimanche commence la veille, avec 3 gars, un samedi soir dont les thèmes seront changeants comme la lune.L’autre grande innovation culturelle de «l’autre télévision» s’intitule Vivement dimanche, et sera présentée le dernier jour de la semaine, à 21 h.Ix menu est alléchant: des documentaires (l'exceptionnel The Making of «Apocalypse Now»), des longs métrages de qualité (Il danse avec les loups), du théâtre spécialement remis en scène pour le petit écran (Sainte Carmen de la Main.), ou de la danse (divin Infante Destroy de Ui La La Human Steps).Les Pivot de la culture Et puis il y a TV5, le réseau de la francophonie, qui nous ramène la crème de la crème des productions européennes.Il est encore un peu tôt pour connaître le contenu de la programmation d’automne, qui ne sera connue qu’en octobre, comme le jure An-dréanne Bournival, de TV5: «Tant qu'on n’a pas vu les émissions de la rentrée la-bas, il est difficile de juger et de s'assurer de quoi que ce soit ici.» Il est tout de même déjà presque sûr que les gros canons français vont encore faire du bruit: Bouillon de culture.Jamais sans mon livre ou toute autre émission animée par Bernard Rapp, Ex Libris diffusé une fois par mois.Et enfin, Le Cercle de minuit, que madame Bournival promet de «mettre sous grille» trois ou même quatre fois par semaine en minimisant autant que possible le décalage horaire.Ixj réseau TVA et Télévision Quatre Saisons conservent leurs conceptions typées de l’information artistique et culturelle, qui se limite encore aux talk-shows.Sonia Benezra, Jean-Pierre Coallier à Ad-Lib, se bornent à annoncer les événements et recevoir, ici ou là, des artistes plus.culturels.Si la tendance se maintient, toutefois, la culture cessera décidément d’être l’affaire exclusive des réseaux publics.Par les temps qui courent, tous y communient.On serait tenté de conclure pas un Amen en bonne et due forme.Tout s’y mêle et s’y brouille, dans une étrange cacophonie où le «pseudo» côtoie l’authentique, où le frelaté gâte le pur et le dur.«Attendez de voir La Ruée vers l'art, et je vous garantis que ce ne sera pas un show de plogues!», promet Marie Plourde.; G vÇ «On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre!», tel est le credo de Marie Plourde, animatrice du magazine culturel La Ruée vers l'art (dimanche, 17 h, SRC), nouvelle prêtresse de la culture et transfuge de Musique Plus.r avec x Yves Hunstad INFO GtOUPf SPEC c [JO Hit n Mil 527-3644 1 HOO .Mtl O.VIf) En première à Montréal, de Belgique un artiste extraordinaire, un spectacle inoubliable dans un théâtre somptueusement rénové Ou me®’ SS5S EDIE Oe 16 à 28 $ füiijnoririnsis RABAIS DE 15 R 20 7.EN PREVENTE J MONUMENT-NATIONAL du 1S au 16 octobre 1993—SOhOO ' • inntisMriul général
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