Le devoir, 17 septembre 1993, Cahier A
DEVOIR Vol.I.\ X X I V - N o 2 I 5 M O N T H E A l.I.E V K N I) II E 1)1 I 7 S E I* i E M 15 II E I !» !l A I I* S I / T i» r o ii I o 8 5 e O T # «V m làÆât V) PERSPECTIVES Diversion et improvisation Chantal Hébert Il suffisait de voir le vice-premier ministre Jean Charest se précipiter, mercredi après-midi, pour jeter le plus vite possible une douche froide sur le programme politique de Jean Chrétien pour savoir que la campagne électorale ne suit pas le script prévu par les conservateurs.Au moment où il est apparu devant les journalistes pour leur affirmer que les promesses libérales ne feraient pas long feu, le numéro deux des conservateurs en était à sa troisième mission de pompier en autant de jours.Une semaine après le déclenchement d’une élection que les conservateurs voulaient faire porter sur le leadership, le fait est qu’ils se dépensent de plus en plus à tenter d’éteindre des feux allumés par les libéraux.Et alors que les conservateurs auraient dû donner le ton de la première semaine de la campagne, ils l’ont passée à danser au rythme libéral.Cela leur a fait faire une série de faux pas.Far exemple, lundi, le vice-premier ministre est allé en service commandé démolir le programme d’infrastructures libéral, le qualifiant de «remplissage de nids-de-poule».I^e lendemain, Jean Charest s’est retrouvé à faire campagne avec un candidat conservateur dont la commande «urgente» d’infrastrusctures inclut rien de moins qu’un pont, une autoroute et un aéroport réaménagé.Mardi, en prévision du dévoi-II wÆ lement libéral du lendemain, les j conservateurs ont accouché de leurs propres calculs sur les promesses électorales de leurs adversaires, les chiffrant à 22 milliards$.La manœuvre était grossière.L’essentiel des dépenses imputées aux libéraux par les conservateurs l’était pour un programme d’aide à l’étranger dont les objectifs correspondent en tous points aux leurs.Mercredi, les critiques de M.Charest, qui n’a pas insisté sur les calculs de la veille, n’ont pas non plus fait long feu.Four l’essentiel, il accusait les libéraux de se préparer à gaspiller l’argent des Canadiens.Or, le programme dévoilé par le PLC a plutôt pour effet de faire le contraire.Avec leur plan, les libéraux fédéraux n’ont pas autant tenté de convaincre les Canadiens qu’ils sont de grands visionnaires qu’ils ont voulu démontrer qu’ils ont perdu leur penchant pour les dépenses extravagantes.Pour l’heure, tout indique que le barrage de critiques des conservateurs constitue une manœuvre de diversion improvisée.«Il y avait 24 heures, il s’en trouvait encore pour sous-estimer les libéraux.Ce matin, il n’y en a plus», indiquait à ce sujet hier un membre de l’équipe conservatrice qui concédait ainsi que les libéraux lui ont fait subir un réveil brutal depuis une semaine.Mais la suite à donner aux événements est encore loin de faire consensus parmi les conservateurs.Pour chaque stratège qui prône actuellement un changement de cap, il s’en trouve un autre pour le déconseiller.Les uns se lamentent d’avoir perdu le contrôle de l’ordre du jour électoral et veulent le reprendre de toute urgence en étoffant le discours conservateur.Les autres montrent du doigt les sondages qui indiquent que la campagne libérale n’a pas encore produit de résultats significatifs auprès de l'opinion publique.Ceux-là estiment qu’il suffit, comme Kim Campbell a déjà commencé à le faire cette semaine en insistant davantage sur sa compassion pour les chômeurs, de corriger légèrement le tir.Un facteur risque cependant de faire pencher la balance en faveur d’un virage conservateur.Si les économistes sont partagés sur certaines des vertus du programme politique libéral, la plupart le situe dans les limites de la crédibilité.Ils n’en disent pas autant des autres programmes.Celui du NPI), qui promet la disparition de la TPS et l’apparition de grands programmes nationaux sans que les dépenses publiques ne grimpent en flèche, a été jugé farfelu.Quant à la politique qui consiste à éliminer le déficit en cinq ans avancée par Kim Campbell, elle laisse plusieurs économistes sceptiques autant sur son bien-fondé que sur son réalisme.Au bout du compte, il est légitime de soupçonner les libéraux de ne pas être en mesure de réaliser plusieurs de leurs promesses une fois au pouvoir.De leur propre admission, elles reposent fortement sur l’espoir d’une économie plus vigoureuse.D’un point de vue idéologique, plusieurs Canadiens ne seront pas non plus cfaccord avec la décision d’accélérer une relance au détriment d’un réduction radicale du déficit.Mais si les libéraux n’ont pas donné toutes les réponses quant à la façon dont ils vont s’y prendre pour atteindre leurs modestes objectifs, qu’en est-il des conservateurs qui promettent d’éliminer sans douleur le déficit fédéral en cinq ans mais qui n’ont pas encore réussi à dire à quel prix?Les conservateurs voulaient faire porterla campagne sur le leadership, mais ils se dépensent de plus en plus à tenter d’éteindre des feux allumés par les libéraux INDU X U'H Actualités.A2 Idées Ai) Amenda cultmvl ,.B7 D' Monde A7 Am* «xrs Amts JW Montréal A3 Avis publics.,.M Mots émisés Afi Météo Culture .B7 Plaisirs B1 Ciel variable Economie .IM Politique A!» Max: 17 Éditorial .A8 U's Sports Al» Détails en B5 L'ÉCONOMIE Singer est sommée de rembourser ses retraités PAGE B-4 ÉDITORIAL Lise Bissonnette commente le nouveau programme du PLC PAGE A-8 CULTURE Passe-partout ne passe plus PAGEB-9 La barbe WtJTrim i ) i vM .; ; PHOTO PC FIDELE de l’ancien premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau, Jean Chrétien taquine la barbichette de l’imposant Matt Shaughnessy, un des badauds qui ont trouvé le chef du Parti libéral du Canada sur leur route hier lors de son passage à Peterborough, en Ontario.L'histoire ne précise pas si M.Chrétien s’est également servi de son pied droit.VOIR AUSSI EN PAGE A-5: ¦ CAMPBELL INCAPABLE DE DIRE COMMENT ELLE ÉLIMINERA LE DÉFICIT ¦ LES CHIFFRES DU BLOC FONT GRINCER DES DENTS CERTAINS ÉCONOMISTES ¦ LOISELLE REPREND LE SLOGAN DU BLOC À SON COMPTE ¦ ÉCONOMIE: CHRÉTIEN MET AU DÉFI LES CONSERVATEURS D’EN FAIRE AUTANT ¦ BOUCHARD VEUT INTÉRESSER À NOUVEAU LES ÉTUDIANTS À LA POLITIQUE Pas de frégates sans hélicoptères L’annulation du contrat d’achat des EH-101 paralyserait le programme de frégates de 9 milliards$ -2- LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Cljest parce que le Canada a voulu ^réduire le coût de ses frégates, actuellement en chantier, qu’il est maintenant obligé de s’équiper d’hélicoptères EH-101, plus gros et plus rapides.Et partant, plus coûteux.C’est ce qu’affirme M.Martin Shadwick, un analyste du Centre d’études stratégiques de l'Université York, à Toronto.Son opinion n’est pas très éloignée du point de vue des militaires, selon qui toute réduction du contrat ou, pire, son annulation, réduit ou annule l’efficacité des frégates.Par contre, il en est, comme Tarik Hauf, du Centre canadien pour la sécurité mondiale, qui pensent qu’on pourrait arriver aux mêmes fins avec des appareils moins cher.L’histoire des frégates et des hélicoptères est intimement liée.Sans les hélicoptères marins, les radars des frégates ne voient pas au-delà de 30 milles nautiques.Avec un système de détection en l’air, comme des hélicoptères équipés de radars, on peut détecter un navire — ennemi, en détresse, ou pêchant illégalement —, à plus de 100 milles.Les 12 nouvelles frégates, livrées ou en chantier, devaient avoir dans leurs soutes ou sur leur pont chacune un hélicoptère EH-101 alors que les quatre destroyers, qui les commandent, devaient en avoir deux à bord.Les deux gros navires logistiques, qui fournissent amies et carburant à ces navires, devaient être équipés de trois EH-101 chacun.En tout, donc, 2(i appareils.Si la commande a été portée à 35 appareils, avant la coupure de sept appareils, annoncée la CONTESTÉS semaine dernière, par la première ministre Kim Campbell, c’est que l’état-major voulait standardiser le matériel volant des forces na-vales, qui comprend aussi une dizaine d’hélicoptères Labrador pour les missions de sauvetage en plus des 31 Sea King, voués aux opérations de surveillance et de détection de sous-marins.L’Amirauté veut ainsi réaliser des économies d’échelle en standardisant l'entrainement, les pièces, la formation et les systèmes des futurs appareils, ce qui explique que les EH-101 seraient conçus pour passer d’une fonction à l’autre sans changement en raison du système, aussi nouveau que polyvalent, de gestion informatisée des appareils de bord.Paramax, une compagnie de Montréal, doit réaliser cette intégration informatisée, qui permettrait à l'ordinateur de bord de faire fonctionner tantôt l’appareil en mode de lutte anti-sous-marine, tantôt en détecteur d’équipages perdus, tantôt en recherche de pirates de morues tout en se synchronisant avec les satellites, l’escadre et l'armement de sa frégate d’attache.11 est impensable, explique le Colonel Ross, de ne pas avoir d’hélicoptères car ce serait paralyser complètement les frégates, un investissement de i) milliards$, consenti il y a quelques années.U's militaires ont opté pour le EH-101 parce que cet appareil, en développement depuis six ans, est équipé de trois moteurs, ce qui est sans précédent.Il peut ainsi voler avec deux moteurs, même en mission de routine.les appareils actuels, à deux moteurs, ne peuvent qu’atterrir d’urgence lorsqu’ils en perdent un.Cet appareil de 31 500 Ibs serait construit par le consortium EH Industries, formé de Westland Helicopters (Grande-Bretagne) et Augusta, d’Italie.L’équipement électronique Sida et sang contaminé Québec envisage de tester plus de 400 000 transfusés MARTINE TURENNE LE DEVOIR Un comité mis sur pied par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, recommanderait bientôt à Québec de faire subir un test de dépistage du sida à toutes les personnes ay;mt reçu une transfusion sanguine entre 1978 et 1985.Une mesure qui toucherait environ 400 000 personnes et coûterait plus d’un demi-million de dollars.Cette recommandation et l’éventualité que Québec l’appuie plongent les milieux communautaires et médicaux proches des sidéens dans la stupéfaction.On parle de panique inutile à Québec, de dépenses stupides et de résultats frisant le néant.«Ce serait une décision purement politique et injustifiée», dit le Dr Réjean Thomas, de la Clinique L’actuel, le plus importante centre privé spécialisé dans le traitement du sida au Canada, avec 3500 malades.C’est à la suite de révélations sur l’existence de sang contaminé dans les hôpitaux québécois que le ministre Côté a mis sur pied un comité spécial, le 9 août dernier, chargé d’étudier les différentes options.Ce comité, for- VOIR PAGE A-10: TEST VOIR PAGE A-10: HÉLICOPTÈRES Succession de Bourassa Un momentum pour Tremblay?Les députés ne veulent pas d’un «outsider» MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Robert Bourassa a annoncé sa retraite il n’y a pas deux jours que déjà un groupe formé de députés et d’organisateurs libéraux s'apprête à se mettre au service de Gérald Tremblay dès qu’il aura annoncé sa candidature à la direction du Parti libéral.Le député de Vimont, le jeune Benoit Fradet, a déclaré au DEVOIR, hier, que M.Tremblay serait son candidat dans cette course.Il assure qu’au moins une vingtaine de ses collègues élus sont avec lui et qu'ensemble, la semaine prochaine, ils vont se déclarer publiquement pour inciter M.Tremblay à se présenter.M.Fradet croit que la course va se jouer, en définitive, entre M.Tremblay et le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson.Entre les deux, le second lui semble le mieux représenter «le vrai changement» et qui possède les qualités de «rassembleur» requises, selon lui, pour le prochain chef du parti.«M.Johnson est plus un intendant du gouvernement, VOIR PAGE A-10: TREMBLAY Loi 102 Les négos ne tiennent plus qu’à un fil JEAN DION LE DEVOIR Ça n'a pas passé, mais ça n’a pas encore cassé non plus.Quatre heures de discussions au sommet entre •ie président du Conseil du Trésor Daniel Johnson et les dirigeants des quatre organisations syndicales formant le Front commun des employés des secteurs public et pma-public n’auront permis ni d’en arriver à une entente ni de consacrer l’impasse totale, hier après-midi à Montréal.En fait, s’il faut lire entre les lignes, le processus de négociations autour la loi 102, qui se poursuivra ce matin, ni- tient plus qu’à un fil, dont la solidité varie toutefois selon les personnes interrogées.«Tant que nous discutons, je suis encouragé.Le fossé ne s’élargit pas.On se rapproche.Je suis confiant d’en arriver à une entente», a explique au sortir de la rencontre M.Johnson, tandis que le président de la FTQ, Fernand Daoust, confiait plutôt que «les espoirs sont très minces.On ne sort pas d’ici délirants d’optimisme.Mais on verra bien demain matin (aujourd’hui).C’est là que le VOIR PAGE A-11): NÉGOS -F i I E 1) E V 0 I H .I- E V E \ I) It EDI I 7 S E I' T E M It It E I !) !) :t A 2 LES ACTUALITES Tuez des bébés .et gagnez la partie PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le joueur qui réussit à tuer le plus grand nombre de bébés remporte la victoire.C’est le but d’un jeu conçu au États-Unis par la compagnie Tobias Allen, de Seattle, et qui risque de se retrouver sur le marché canadien si le gouvernement fédéral n’intervient pas immédiatement pour interdire sa distribution chez nous.Hier, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Mme Diane Drouin, s’est faite la porte-parole québécoise du député libéral fédéral de Glengarry-Prescott-Russell Don Boudria pour demander aux 137 administrations scolaires locales de dénoncer «une telle horreur».Le Serial Killer Board Game (Tueur en série), qui n’est pas encore distribué sur le marché québécois, a été inspiré des exploits sordides d’un tueur à répétition américain, un dénommé John Wayne Gacy, condamné à mort pour le mçurtre de 35 garçons de Chicago, aux États-Unis.Distribué dans une trousse mortuaire qui pourrait contenir un enfant mort, ce jeu de style Monopoly comprend 25 figurines de bébés et quatre statuettes représentant autant d'assassins bien connus aux États-Unis.Les joueurs tiennent le rôle de tueurs en série et celui qui réussit à en tuer le plus lors d’une partie est déclaré vainqueur.L’objectif poursuivi par la campagne du milieu scolaire québécois, a expliqué Mme Drouin, est de récolter le plus grands nombre de signatures possible afin de forcer le Parlement canadien à interdire la vente du jeu.La FCSQ estime que ce jeu, qui va à l’encontre de l’intérêt des enfants, véhicule des valeurs de violence auxquelles notre société doit à tout prix s'opposer.«La commercialisation d'un jeu horrible incitant au meurtre, a soutenu Mme Drouin, et, qui plus est, au meurtre d’enfants, est bien la dernière chose dont nous avons besoin, et c’est pourquoi le gouvernement canadien doit interdire l’importation de ce jeu.» Jusqu’à maintenant, plus de 50 000 personnes ont apposé leur signature sur la pétition qui circule actuellement au Canada.C’est le député Don Boudria qui déposera les signatures à la Chambre des communes au mois de février et c’est une Franco-Ontarienne qui est à l’origine de la pétition nationale opposée à l’importation de ce jeu américain.Il y a quelques mois, une autre controverse entourant les tueurs en série avait éclaté quand une compagnie américaine avait mis sur le marché des cartes de collection à l’effigie des plus grands meurtriers américains.avis de demande d 'un permis d 'alcool Nom et adresse Nature de la Endroit du requérant demande d'exploitation 2963-6636 1 Restaurant 903.Liège QUÉBEC INC.pour vendre Ouest Café Bistro Montréal Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement visé dans l'article 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envol au requérant ou à son procureur, par poste recommandée ou certifiée et être adressée à: La Régie des alcools, des courses et des jeux.1 rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Kalamata Enr.903.Liège Ouest Montréal Dossier: 1057-090 TSOPELAS.Georges Casse-Croûte International Enr.5008.avenue du Parc Montréal Dossier: 1056-951 PHANOR, Marckency Disco Tam-Tam Enr.232 A.Jean-Talon Ouest Montréal Dossier: 988-063 1 Restaurant pour vendre 1 Bar avec danse et spectacles 5008, avenue du Parc Montréal 232 A, Jean-Talon Ouest Montréal EMMANUEL t Bar sur 75, De Montréal danse et DIM0P0UL0S.terrasse et Normandie Dossier: 368-894 spectacles et t DIMITRI0S DIM0P0UL0S De Normandie Enr.augmentation de capacité d'un bar avec Repentigny RESTAURANT Bar Changement de 7455, boul 75.De Normandie danse et CASA ROMA INC.capacité et Montréal Repentigny spectacles Bar Casa Roma autorisation de Toronto Dossier: 194-183 existant 745.boul.danse et Montréal 2951-4700 1 Restaurant 680.Montréal Toronto Montréal spectacles dans un Bar QUÉBEC INC.pour vendre rue Jarry Est Dossier: 242-297 Permis Café Québec 680, rue Jarry Est Montréal Dossier: 1057-140 DUNN'S FAMOUS Augmentation DELICATESSEN de capacité INC.d'un Dunn's Café Restaurant 892.Ste-Catherine pour vendre Ouest existant Montréal Montréal 892.Ste-Catherine Ouest Montréal 716, bout.Normandie St-Jean sur Richelieu Dossier: 1057-876 MAYRA 1 Restaurant 6696.rue de POLANCO.JUAN pour vendre St-Vallier ANTONIO PILIER Montréal Restaurant Caribeno Mora 6696.rue de St-Vallier Montréal Dossier: 1057-975 LÉVESQUE- 1 Restaurant 460, St-Charles D'AMOUR, pour vendre Ouest #101 Ange-Emma 1 Bar sur Longueuil Au Petit Café Plus terrasse 460, St-Charles Ouest #101 Longueuil Dossier: 955-815 CRETES, Ginette 1 Restaurant 3562 Jarry Est Restaurant pour vendre Montréal Le Rocher des Anges 3562 Jarry Est Montréal Dossier: 238-428 2967-7564 QUÉBEC INC.Billard Notre-Dame Enr.3433.Notre-Dame Ouest Montréal Dossier: 914-366 2585090 CANADA INC.Les Foufounes Électriques 85 4 87 Ste-Catherine Est Addition d'autorisation de spectacles dans 1 Bar 3433, Notre-Dame Ouest Montréal Autorisation d'exploiter de 3h00 a.m.à 8h00 a.m.le 10 octobre 1993 pour 2 Bars avec 85 6 87 Ste-Catherine Est Montréal 2955-2478 QUÉBEC INC.Resto-Bar 3337, Jean-Talon Est Montréal Dossier: 1058551 additionnel de Bar avec danse et spectacles 1 Restaurant 3337, pour vendre 1 Bar Jean-Talon Est Montréal Dossier: 257-428 2941562 Changement 1476, rue CANADA INC.de capacité Crescent ASSOCIATION Autorisation 3903.rue Bar Mercedez dans 2 Bars Montréal SPORTIVE DE de danse Wellington 1476.rue Crescent avec danse et VERDUN P.C.G.H spectacles et Verdun Montréal spectacles Association dims dans un Dossier: 925-131 Sportive de Club existant Verdun P.C.G.H.3095-4051 1 Bar 4700 boul.des 3903.rue QUÉBEC INC.1 Restaurant Laurentides Wellington East Side Mario s pour vendre Laval Verdun Dossier: 900-878 2963-9473 1 Restaurant 1661, Ste- OUÉBEC INC.pour vendre Catherine Est Rocky II (1992) Autorisation Montréal Enr.de projection 1661, Ste- de film dans Catherine Est bar existant Montréal Dossier: 532-523 2961-1399 1 Bar 7999, QUÉBEC INC.1 Restaurant boul.Galeries Restaurant pour vendre d'Anjou Kim Foo Local 477, 2971, Sherbrooke An|ou Est Montréal Dossier: 1057-173 AUBERGES DES Permis 1415, GOUVERNEURS additionnel rue St-Huberl INC.1 Restaurant Montréal Hôtel Place Dupuis pour vendre 1415, rue St-Huberl Montréal Dossier: 351-262 BRASSERIE 1 Bar avec 66, boul.LA DORF BRAU danse et Industrielle HAUSST- spectacles Local 109, EUSTACHE INC.St-Eustache Brasserie La Dorf Brau Haus St-Eustache Inc.Québec 6640.du Chardonneret Laval Dossier: 864-207 2855-5084 QUÉBEC INC.Aux Délices du Monde 2110-2112, rue St-Denis Montréal Dossier: 391-458 2866-1684 QUÉBEC INC.Restaurant Eastside George 405, Notre-Dame Est »303, Montréal Dossier.826-347 TAVERNE KANA LTÉE Brasserie Kana 1737, Poirier Sl-Laurenl Dossier: 360-768 2 Restaurants pour vendre avec danse et spectacles 1 Restaurant pour vendre sur terrasse t Bar 1 Restaurant pour vendre avec danse et spectacles 1 Restaurant pour vendre sur terrasse Changement de catégorie de Taverne a Brasserie 2110-2112, rue St-Denis Montréal 4245-4247, boul.St-Laurent Montréal 1737, Poirier St-Laurent NAUTILUS GOUIN INC 1 Bar dans 9560 Boul Nautilus Gouin Inc.Centre sportif Gouln Ouest 9560 Boul.Gouin (Demande Plerrefonds Ouest corrigée) Plerrefonds Dossier 311-662 Lt présidant #t directeur général Qhlstaln K -laflamm*.avocat Les policiers insatisfaits promettent des moments difficiles dans deux ans DANNY VEAR LE DEVOIR Les policiers municipaux insatisfaits promettent des moments difficiles à leur employeur lorsque viendra le temps de négocier un nouveau contrat de travail.dans deux ans.La Fédération des policiers du Québec, qui représente les corps policiers municipaux, sauf celui de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), dit regretter que des municipalités n’aient pas fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit dans leurs négociations estivales avec leurs policiers.«La plupart des municipalités ont cédé leur droit de négociation à Québec en utilisant la loi 102.Mais celles-là, on les attend dans deux ans», a expliqué Marc Rocheleau, porte-parole de la Fédération des policiers du Québec qui représente quelque 4600 policiers municipaux.C’est que, rappelle le porte-parole, la loi 102 qui entrait en vigueur le 15 septembre reconduit les conventions collectives des policiers pour les deux prochaines années et, du même souffle, gèle leurs salaires et leurs conditions de travail.^ Au terme de ces deux années, la Fédération compte proposer à ses membres de recourir systématiquement au cadre de négociations, prévu dans la loi 74, avec les municipalités récalcitrantes.La loi 74 régit les négociations des contrats de travail des pompiers et des policiers avec les municipalités.Elle prévoit un mécanisme de médiation et de recours à l’arbitrage lorsque les deux policiers ne peuvent s’entendre.«Éorsque les municipalités voudront négocier, ce sera à notre tour de refuser.On va utiliser systématiquement l’arbitrage», explique M.Rocheleau.Lors des années antérieures, environ 9% des conventions collectives étaient réglées par l’arbitrage, a-t-il précisé.«On va rendre les rapports un peu plus difficiles», a-t-il dit.Én tout, seules 61 des 145 fraternités de policiers que représente la Fédération ont négocié avec un employeur qui s’est retiré de la loi 102.En conséquence, 84 des 145 mu-nicipalités qui embauchent des poli- ciers risquent de se retrouver dans le collimateur de la Fédération des policiers du Québec dans deux ans.«Ces villes deviendront des dossiers prioritaires», a expliqué Marc Rocheleau, porte-parole de la Fédération.Après avoir menacé les municipalités d’une escalade des moyens de pression, proposé le recours à des moyens spécifiques, tels la non-émission de contraventions, la Fédéjf ration des policiers du Québec affii* me que cette «ronde de négociations» ne constitue pas un échec.«On a réussi à amener 61 municipa-1 lilés à négocier.On peut dire que c’est un résultat globalement posi-, tif», a conclu le porte-parole de la Fédération.Les observateurs estiment que les libéraux ont «gagné» la première semaine O ttawa (PC) — Alors que s’amorce la deuxième semaine de la campagne électorale, la plupart des observateurs de la scène politique affirment que ce sont les libéraux qui ont mené le bal cette semaine, aux dépens des conservateurs.Selon eux, Jean Chrétien a offert une bonnne performance, ses candidats ont parlé d’emploi, l’enjeu clé du Parti libéral.De plus, l’organisation est restée souple, contrairement à leur campagne de 1988 au cours de laquelle les libéraux étaient aussi à l’aise qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine.Quant à Kim Campbell, elle a stigmatisé le début de sa campagne en lançant qu’elle ne prévoyait pas une réduction du taux de chômage avant la fin du siècle.Et les conservateurs, médusés par la force des libéraux, ne disposent maintenant que d’une bonne machine, aiors qu’en 1988 elle écrasait tout sur son passage.Mais il n’existe pas de constance en politique et le bon sens peut parfois suivre une mauvaise piste.Et les sondages, que d’aucuns voient comme des parasites de la démocratie, peuvent contribuer à mesurer la réalité.C’est ce que semble faire la dernière enquête effectuée au cours de la première semaine de campagne par ComQuest Research, dont les résultats ont été publiés hier dans le Globe and Mail, de Toronto.Les deux partis presque à égalité Le sondage a démontré que les électeurs se sont forgé leur propre opinion de la gemaine qui vient de se terminer.A l’échelle nationale, les conservateurs devancent légèrement, avec 36% des intentinos de vote, les libéraux qui recueillent 33% de la faveur populaire.Le PLQ mène par ailleurs dans les provinces de l'Ouest alors qu’au Québec, une majorité d’électeurs appuient le Bloc québécois et les conservateurs s’y classent bon deuxième.L’avance du PC a l’échelle du pays est légèrement supérieure à la marge d’erreur de 2,6 %, mais elle semble indiquer que les libéraux, las de constituer l’opposition officielle, ne sont pas prêts d’abandonner la lutte aux mains des conservateurs.Charest signale des contradicitons dans le discours du Bloc 93 PRESSE CANADIENNE Le vice-premier ministre conservateur Jean Charest signale des contradictions dans l’attitude électorale du chef du Bloc québécois (BQ).«Un jour Lucien Bouchard parle d’indépendance, le lendemain il trouve nécessaire un train rapide Montréal-Toronto», a affirmé M.Charest, hier, devant des reporters.«Quand il veut défendre le bureau de poste et l’armée, c’est pas mal de contradictions.Une fois M.Bouchard dénonce les dédoublements Québec-Ottawa, l’autre fois il garantit les jobs de tous les fonctionnaires fédéraux.Ça n’a plus aucun sens.» Par ailleurs, M.Charest trouve malheureux que son adversaire du BQ dans sa circonscription de Sherbrooke lui ait attribué, il y a quelques jours, la «trahison» des intérêts du Québec.Le soir où Guy Boutin, un ancien organisateur local du ministre de l’Environnement, a été désigné candidat bloquiste, M.Bouchard était présent.«M.Boutin fait campagne sur la base du mépris, c’est très négatif.Je suis surpris qu’après, dans son discours, Lucien ne se soit pas dissocié d’une telle attitude négative», raconte M.Charest.M.Boutin étant devenu transfuge, Jean Charest précise que «mon organisation compte au moins 4000 membres, elle est plus forte qu’en 1984 et 1988».Ix‘ député sortant ne craint pas un tassement au Québec de la sympathie exprimée aux conservateurs lors des deux précédents scrutins, attribuable en partie à une détestation des libéraux et de Jean Chrétien.«I-es Québécois savent très bien que les conservateurs ont été loyaux aux intérêts du Québec», maintient M.Charest.Sa chef Kim Campbell se démarquant de Brian Mulroney, il ne s’étonne pas qu’«un nouveau chef -&:J| ; ’ Xt' PHOTO presse: canadienne'.Jean Charest: ««Les Québécois savent très bien que les conservateurs ont' été loyaux aux intérêts du Québec».adopte un nouveau point de vue» et trouve normal que son |)arti «s’ajuste au fur et à mesure que la campagne progresse».Au sujet du déficit, Mme Campbell avait dit, mardi en Colombie-Britannique, que M.Mulroney «a peut- être été trop optimiste (en 1984) sur la capacité d’en venir à bout grâce à la croissance économique».Si son • prédécesseur avait à nouveau la chance, disait-elle, «peut-être qu’il.s’attaquerait davantage à l’aspect deà dépenses».t, David White ne pourra porter sa cause en Cour suprême Resultat s loto québec ifrn Tirage du 93-09-15 4 9 12 27 28 48 Numéro complémentaire * GAGNANTS LOTS 6/6 1 1 970 509.80 t 5/6+ 8 73 894,10 $ 5/6 358 1 321,00 $ 4/6 18 083 50,10 $ 3/6 308 630 10,00 $ Ventes total' 15 616 266.00$ Prochain gros lot (approx ) 2 400 000.00 $ Prochain tirage 93-09-18 KQtra Tirage du 93-09-15 NUMÉROS 693006 93006 3006 006 06 6 LOTS 100 000$ I 000 $ 250 $ 50 $ 10 $ 2 $ T V A, le réseau des tirages Le* modftiitéi d encAlitement de* billet* g«gn«nti pArAltsent au veno d«* billet* En ça* de dlipArlté entre cette liste et Ia llite officielle, cette dernière a priorité.HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — La Cour suprême du Canada ne sera pas saisie de la cause David White, inculpé du meurtre brutal de Rémi Lahaie çn 1988, un adolescent de 19 ans de File Perrot.Ix: plus haut tribunal du jtays a en effet refusé à I )avid White d’en appeler de la décision de la Cour d’appel du Québec qui, elle, avait refusé de renverser le verdict de condamnation.I,es motifs de la décision de la Cour suprême n’ont pas été rendus publics.Cette cause avait défrayé les manchettes en raison de la nature particulièrement violente du crime.Ix's voisins de lahaie, la famille Laurin, de File Perrot, avaient embauché Jean-Claude Legault «‘t David White pour assassiner Rémi Lahaie.Ce dernier agaçait les I-aurin parce qu’il roulait dans une voiture bruyante.Au cours de son témoignage, Ix'-gault avait déclaré que les deux s’étalent entendus sur un certain prix pour faire disparaître le jeune üihaie.Une somme de 1800$ avait été versée par un dénommé Laurin au cours d’une rencontre dans un boisé.La Couronne avait soutenu que Legault avait procédé au massacre sur les ordres de White.Retrouvé la gorge tranchée, Lahaie avait été abattu d’une balle, poignardé quatorze fois et étranglé.Ix'gault avait été inculpé de meurtre qualifié.White, de son côté, avait été reconnu coupable de meurtre et condamné à l’emprisonnement à vie.Trois membres de la famille Lau-rin, la mère, le père et le fils avaient plaidé coupables a une accusation de meurtre qualifié.La mère Nicole Laurin, alors âgée de 40 ans, et son (ils Daniel, 21 ans, avaient aussi été retrouvés coupables d’avoir tenté d’empoisonner le mari Michel Ixiu- rin, 46 ans, qui avait menacé de r; conter l'histoire aux autorités pol cières.White avait porté sa cause devait la Cour d’appel en prétendant que l juge de première instance avait ma instruit le jury.White contestait 1 décision du juge de permettre au: jurés d’écouter des cassettes de le moignages dans la salle des jurés ei l’absence de l’accusé.Il maintenai que son droit inaliénable d’être pré sent à toutes les étapes de son pro cès avait été violé.L’accusé n'avait pas témoigné ; son |)rocès.Apres 50 minutes de dé libérations, les jurés avaient déniai: dé au juge d’entendre de nouveat les témoignages de trois témoins Après avoir consulté les avocats, h juge avait obtempéré et leur avait rt mis les cassettes de témoignages et leur expliquant les modalités : suivre.Quatre heures plus tard, l< jury prononçait un verdict de culpa bilité à rendrait de M.While.De l’église aux salles de cinéma?Sherbrooke (FC) — Ix's sociétés Famous Players et Cinéplex* Odéon doivent faire l’essai, au cours des prochains jours, d’un jiroduit sté-réophonique mis au point par deux Sherbrookois.Si les tests sont concluants el si ces Majors y donnent suite, la jeune compagnie Décade pourrait alors connaître un essor important.L’ingénieur Michel Carrier et le technicien Sylvain Couture oui mis au point un jteli! émetteur KM qui Iratis-met un son mono (depuis 1991) ou stéréo (depuis quelques mois) de qualité sur une courte jxirlée.h>s applications de ce produit unique au Québec cl, même, au Canada, a déclaré M.Coulure, sont des jtlus variées.Au départ, le petit émetteur FM a été proposé à des curés de paroisse1.I.'appareil pouvait s’avérer fort utile aux paroissiens jtlus âgés et malentendants.Branché sur le système d’amplification du son de l’église, l’émet leur |)cut transmettre1 sur une fréquence précise sur la bande KM.Un paroissien [teut donc capter l’émission grâce à un baladeur muni d'un casque d’écoute.Déjà, trois églises de la région de Sherbrooke offrent ce service à leurs fidèles.Mais voila que I )écade a exploré un autre marché tout aussi prometteur, celui des salles de cinéma.Ainsi, le système de son d'une salle ih'iiI s’enrichir d’un tel émetteur qui jtermet à un spectateur, baladeur aux oreilles, de ne rien |terdrc de la bande sonore dit film.Même si le voisin mange bruyamment du popcorn ou si d’autres jasent entre eux, le propriétai: rc d’un baladeur ne |>crdrait plus un seul son.Mieux, même, il aurait droit a lotis les effets stéréos, sans aucune |K'i1urbalion.«On peut même penser qu’une même salle de cinéma itourmil diffuser en plusieurs langues.I In cinéma, dans le quartier chinois, pourrait pré-scnlcr simultanément, dans la mémo salle, la version française, anglaise el chinoise du film grace à la nouvelle • technologie des bandes sonores suit: disques laser synchronisés avec le film.» , jtrécise Michel Carrier.t I.K I) K V (MK.L E V K X I) K E I) I 17 S E 1' T K M B K E I !» !» 3 ?LE DEVOIR ?MONTREAL % O utSlid GAMBARD Vente et service teelinique f>30-A, rue Cuthcart.Montréal, centre-ville 866-3876 —AGENT OFFICIEL ROLEX- Via Rail prépare d’autres coupes Jusqu’à 10% des 2600 employés restants pourraient écoper GERARD BERUBE LE DEVOIR Après les grandes coupes de 1990, Via entend poursuivre son régime minceur en s’attaquant cette fois aux cadres intermédiaires de l’entreprise, essentielle-ment regroupés au siège social à Montréal.Au total, jusqu a 10% des 2600 employés restants de l’entreprise pourraient écoper, un pourcentage qui n’a toutefois pas ete confirmé.«Il est prématuré de chiffrer le nombre de mises à pied qui découlera du plan de restructuration interne puisque les postes visés n’ont pas encore été identifiés», a déclaré Richard Gauthier, porte-parole de Via Rail.«Nous en sommes à la phase II, après les grosses cou- pures de 1990», a-t-il ajouté.I,e plan de restructuration prévoit une fusion des deux plus importantes divisions de Via, soit les services à la clientèle et les services de transport.Tous les autres départements dits de support, gravitant autour de ce noyau, seront forcément affectés.«Les pertes d’emploi à prévoir vont toucher essentiellement la classe des cadres intermédiaires, concentrée au siège social de Via à Montréal», a précisé M.Gauthier.Le transporteur ferroviaire n’en est pas à ses premières réductions d’effectif.Au début de 1990, Via a dû réduire de moitié ses services et éliminer 2700 des 7000 emplois offerts alors pour répondre au désir du gouvernement fédéral de faire passer ses subventions annuelles de 650 millions$ à 350 millions$ en 1992.L’entreprise a également dû réduire sa capacité de 810 trains par se- maine sur 38 trajets, en 1989, à 396 par semaine sur 22 parcours l’année suivante.Ses recettes voyageurs ont chuté de moitié sous le poids de cette contraction pour osciller autour de 150 millions$.Dans son budget d'avril dernier, le gouvernement fédéral a serré la vis d’un autre tour en ramenant les subventions annuelles de Via Rail à 250 millions$ pour l’exercice 1996, à raison d’une ponction de 50 millionsS par année.«Nous devons nous y ajuster en réduisant notre taille», a lancé Richard Gauthier.Outre son plan de compression, Via soumettra au gouvernement, fin novembre, un plan quinquennal élaboré autour de deux objectifs principaux: la desserte du plus grand nombre de Canadiens possible et le respect des contraintes budgé- taires.L’existence d’autres liaisons sera alors remise en question.Ix* transporteur calcule que les billets couvrent 80% de ses coûts sur la liaison fortement achalandée Montréal-Toronto, mais aussi peu que 20% dans les régions éloignées.«L’Est, l’Ouest et les régions éloignées ne pourront jamais être rentabilisées», insiste M.Gauthier.Via reviendra donc à la charge dans le dossier du train à haute vitesse dans le corridor Québec-Windsor en proposant sa candidature à titre d’opérateur éventuel.«Si tel était le cas, nous serions rentable après trois ans et pourrions absorber nos lignes déficitaires sans subvention.» Ix>s prévisions du transporteur portent sur un bénéfice d’exploitation de 175 millionsS par année dans un tel scénario.l i / Elections à Laval Le PRO élabore son programme LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Le Parti du ralliement officiel (PRO) des Lavallois, la formation du maire de Laval Gilles Vaillancourt, tiendra, dimanche prochain, au Château Royal, son congrès spécial pour élaborer son programme politique en vue du rendez-vous électoral du 7 no-veqibre.A 52 jours du scrutin, le maire était heureux, hier, d’annoncer que sa formation avait recruté près de 19 000 membres.«C’est une situation unique au Canada où plus de 10%) des électeurs ]x> fentiels adhèrent à notre projet de société», soulignait hier le maire Vaillancourt.Déjà, plus de 20 000 électeurs ont signé les bulletins de candidature des candidats, ce qui donne un indice de la force de la machine électorale du PRO.Sous le thème «Un projet de vie, un projet de ville, une vision commune», le congrès du week-end prochain fait suite à une série de trois colloques régionaux et à un caucus spécial des conseillers tenu le mois dernier.Près de 350 délégués représentant les 24 districts électoraux de l’île Jésus participeront au débat, précisait hier le président de la Commission politique du PRO, M.André Gervais.Les débats se dérouleront en ateliers sur les thèmes suivants: la gestion municipale, le développement communautaire, l’économie et l’emploi, la fiscalité, l’implication des citoyens, le développement résidentiel et le transport en commun.Mais ce ne sera pas le congrès, mais bien la Commission politique qui accouchera du programme final quelque part à la fin de septembre.Celui-ci sera ensuite dévoilé en octobre à quelques semaines des élections.Au chapitre des promesses de 1989 non encore réalisées, le maire Vaillancourt a réitéré hier sa confiance d’obtenir du gouvernement du Québec le prolongement du métro et la construction d’une usine d'épuration des eaux.Le maire en a profité pour décocher quelques flèches à son adversaire du Parti Option-Laval, l’aspirant maire Jean Rizzuto, en mettant doute le sérieux des chiffres avancés mercredi concernant les économies potentielles qui résulteraient de l’intégration de la Société de transport de laval aux services municipaux.«C’est un beau gaspillage de papier», a lancé M.Vaillancourt.Par ailleurs, le Parti des lavallois, la troisième formation en lice, a dénoncé hier «le sous-développement de laval en investissements du secteur public» sur la foi des conclusions d’une étude du Mouvement Desjardins.Selon une classification des régions administratives établie en février dernier, laval figurerait au dernier rang des régions pour le nombre d’organismes de promotion industrielle par 1000 habitants, à l’avant-dernier rang pour le fardeau fiscal, au 13e rang sur 16 pour les investissements publics, et au 12e pour les dé-Ilenses municipales en urbanisme.Selon cette même étude, Laval se classerait ;îu dernier rang pour le nombre d’équipements culturels, et à l’avant-dernier rang pour le nombre de bibliothèques, le nombre d'équi-pements socio-culturels et la distribution de subventions culturelles.Laval figurerait au 12e rang de la criminalité.«Et après ça, le maire Vaillancourt nous dit que tout va bien à Inval», de commenter le candidat à la mairie, Me Serge Tremblay.Son parti a finalement pu dévoiler, hier, la liste des candidats qui défendront ses couleurs.Pour l'instant, le parti n’a recruté que 16 candidats pour les 24 sièges de conseillers en raison du «filtrage imposé par le code d’éthique».Me Tremblay promet de présenter une équipe complète.'fr.; m Les typographes de The Gazette montrent les dents PHOTO JACQUES GRENIER Présenté comme «le premier grand hebdomadaire national québécois», la formule de Qui se rapproche de celle du People's américain.Que fera Qui?Télémédia lance un nouveau magazine STÉPHAN E BAILLARGEON LE DEVOIR Les Editions Télémédia ont lancé hier un nouveau magazine baptisé Qui.700 000 copies de la première fournée seront distribuées gratuitement dans l’édition de samedi de la plupart des quotidiens du Québec.Présenté comme «le premier grand hebdomadaire national québécois», Qui sera disponible en kiosque tous les vendredis, au prix de 2,75$.Le premier numéro sera exceptionnellement vendu dès jeudi prochain.La couverture du «numéro zéro», est consacrée à René Lévesque.Une intrigante photo le montre songeur ou fatigué, l’éternelle cigarette à la main.«Qui était-il?» demande le texte d’accompagnement.«Un guide, un symbole, un héros, mais aussi une homme de chair et de sang, avec ses doutes, ses angoisses, ses faiblesses», répond le cinéaste Claude Fournier qui propose des extraits de sa biographie du grand homme, dont le lancement est prévu cet automne.Coïncidence, le TV Hebdo (lancé en 1961) et le défunt Québec Match , deux autres publications du groupe Télémédia, avaient également consacré leur première «une» à Lévesque.L’article de présentation du nou- veau mag (non signé) décrit d’ailleurs le Match version québécoise comme «un premier Qui avant le vrai».Daniel Proulx, rédacteur en chef de la nouvelle publication, la rapproche aussi de la formule du People’s américain.Comme son nom l'indique, le magazine veut se concentrer sur les personnalités, «rendre compte des événements à travers les gens qui les vivent», «donner un visage à l’actualité».D’où les nombreuses photos.D’où, aussi, les collaborateurs, pour la plupart des vedettes du monde de l'information.Dans ce premier coup de sonde, Denise Bombardier commente l’actualité nationale et internationale, de l’affaire Fabrikant à Mère Teresa, «la sainte médiatisée».Nathalie Pe-trowski raconte ses 48 heures passées à suivre Kim Campbell à la trace.René Homier-Roy parle de Denys Arcand, Diane Dufresne, Clémence Desrochers et plusieurs autres tètes d'affiche.Roch Poisson fait son beurre des petites et grandes nouvelles concernant les stars d'Hollywood.On trouve aussi des articles légers sur les tendances modes des minettes de la chanson, Roch Voisine, les pandas, les vedettes du petit et du grand écran, un carnet d’activités artistiques, des jeux et un «témoignage» d'un transsexuel.Télémédia espère écouler environ 75 000 copies de sa création d’ici un an.Daniel Proulx avoue cependant, que l’entreprise se fixe une limite d'essai d’environ quatre mois.«Si ça va mal, après Noël on va retirer nos billes.On ne veut pas forcer la note».La division de Chevrolet s’est associée au numéro zéro en tant que commanditaire exclusif.Ce qui est bon pour General Motors est bon pour Qui.Le constructeur automobile a acheté une douzaine de pages de publicité.A l’avenir, les prévisions du magazine ne comptent que sur trois pages de pub minimum par numéro.«On va vivre surtout avec nos ventes», dit M.Proulx.Le lancement avait lieu au Musée des beaux-arts de Montréal, rue Sherbrooke.On attendait près de 800 personnes.PAUL CAUCHON LE DEVOIR Les typographes de The Gazette, en lock-out depuis le 17 mai dernier, vont déposer d'ici une semaine plus de 150 plaintes pénales au Tribunal du travail contre l'utili-'sation de briseurs de grève.Un enquêteur du ministère du Travail, Jean-Jacques Moquin, a en effet constaté, à l’occasion d’une enquête réalisée entre le 17 mai et le 9 juin dernier, que The Gazette avait commis pour cette période 166 infractions à la loi anti-briseur de grève.Le président de la section locale du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (FTQ), Gilles Leblanc, n’hésite d’ailleurs pas à déclarer que The Gazette «mérite une bonne leçon: on ne laissera pas une entreprise de Toronto venir violer les lois québécoises!» Pour comprendre ce conflit, qui se déroule en parallèle avec la disparition réelle d’un métier, celui du typographe, il faut remonter en novembre 1982.Sentant venir les changements technologiques qui permettent de réaliser la composition typographique sur ordinateur, le syndicat des typographes signait alors une convention collective avec la direction, qui garantissait une sécurité d’emploi à long terme.La direction obtenait alors le droit de procéder à l’introduction de nouvelles technologies, qui permettent de plus en plus de se passer du typographe traditionn-nel.Une deuxième entente, survenue en 1987, permettait à la direction de l’entreprise d’obtenir la pleine juridiction sur le travail de composition du journal, et donc de transférer ce travail à d’autres groupes.En échange, elle garantissait le salaire des employés de la composition jusqu’à l’âge de 65 ans.L’employeur renonçait à son droit de lock-out, tout comme le syndicat à son droit de grève.A la suite de cette entente, les membres du syndicat sont passés de 200 à 70 membres.Certains ont été transférés dans d'autres départements, d’autres envoyés à la retraite.Le syndicat prétend avoir ainsi agi de bonne foi, en aidant l'entreprise à prendre le virage technologique.Mais en 1990, l’employeur a présenté au syndicat de nouvelles demandes de concession, incluant des transferts obligatoires, et le syndicat a tenu à faire respecter les droits déjà négociés.Le syndicat soutient ensuite que de la direction de The Gazette a en- L'institut d'administration publique du Canada Groupe régional de Montréal et l'Association des diplômés de l’ENAP, en collaboration avec LE DEVOIR, vous invitent à un déjeuner-réflexion dont le thème sera: ‘Pour en finir avec une conception mythique de l'informatique?” trepris, à partir de 1992, un ensemble de mesures d’intimidation (menaces de congédiement, de contestations juridiques, modification unilatérale des heures de travail, etc.), et le 17 mai dernier The Gazette mettait les typographes en lock-out devant l’impossibilité de s’entendre.«Après avoir complété les changements technologiques voulus, l’employeur renie maintenant sa parole», ajoute Guy Corbeil, du comité de négociation du syndicat.Pour François L’Heureux, vice-président administratif au Québec du syndicat canadien, la chaîne Southam.propriétaire de The Gazette¦, veut tenter au Québec une méthode qui pourrait ensuite être employée dans ses 17 autres quotidiens canadiens.Parole brisée Les typographes ne nient pas que leur métier est menacé par les changements technologiques et que certains d’entre eux doivent se recycler pour survivre.Mais dans ce conflit, ils estiment que la parole donnée a été brisée par l’employeur.«Ce genre d’intervention remet en question notre participation à des ententes à long terme, de type contrat social, ajoute François L’Heureux.Si les employeurs décident de ne pas respecter ces ententes, comment convaincre les syndiqués de les signer?» M.L’Heureux constate également que The Gazette a créé un véritable atelier de composition parallèle en embauchant des employés non syndiqués, les «briseurs de grève» en question, qui réalisent le même travail qu’eux à peu de frais.Quant au lock-out en tant que tel, il a été contesté devant le Tribunal du travail et une décision doit être rendue bientôt.Zha (Achaif) MOS CoIIectîon MAôkéL DtRMtjiAN 6 AR(,FNI SlFRÜNr, PUR.2,900 S La Cour d’appel accepte d’entendre la cause de Suzanne Poirier PRESSE CANADIENNE La Cour d’appel a accepté d’entendre la cause de Suzanne Poirier condamnée à 14 jours de prison pour avoir rendu ses livres en retard a la bibliothèque municipale de La-chine, en banlieue de Montréal.Selon le juge Jacques Chamber-land, l’accusée a un intérêt suffisant pour en appeler de la décision de la Cour supérieure qui, en juillet dernier, déclarait ne pas avoir juridiction pour entendre la cause.L’affaire remonte au 12 mai, alors que Mme Poirier était condamnée à la prison par la Cour municipale de Ltchine après avoir refusé de payer une amende d’environ 9(X)$ pour son retard à remettre des livres.conférencier.Monsieur Pierre Vinet Vice-président, marketing, recherche et développement.Groupe CG 1 le jeudi 23 septembre 1993 de 7 h 45 à 9 h 00 Hotel Méridien Basilaire 2 Complexe Desjardins Réservation: Ginette Guilbanlt ENAP 522-3641 Frais d'inscription : 15$ 401 2, ruf SuM-Divis (coiN Diluik) 844 1919 600 Est, Jean-TaIon (mfiro Jeam'TaIon) 272-5816 IXAMtN (Il U VUE |MI! OptOMEIItisiE I.K I) K VOIR, I.K V K N I) l( E 1)1 17 SE I* T E M I! R E I » !) 3 A 4 j E S ACTUALITES E N B H E F ?Uélectronique envahit.les thermostats L’économie d’énergie entre dans une nouvelle ère LO UIS - G I LLES FK ANCOEUR LE DEVOIR REYAT NE PEUT ALLER EN APPEL ¦¦¦¦- Ottawa (PC) — La Cour suprême du Canada a refusé hier à Inderjit Singh Reyat la permission d’en appeler de sa condamation en 1991 pour homicile involontaire.La cour n’a pas justifié sa décision.Reyat purge une sentence de 10 mis d’emprisonnement après avoir été trouvé coupable en Colombie-Britannique d’avoir fabriqué une bombe qui a explosé à l’aéroport de , Narita à Tokyo en 1985.Deux bagagistes japonais ont été tués dans l’ex-losion.Il a été trouvé coupable sous deux chefs d’accusation d’homicide involontaire et de cinq chefs d’accusations en relation avec la possession et la manipulation d’explosifs.-?- 28,75 MILLIONS DE CANADIENS Ottawa (PC) — Un total de 28,75 millions de personnes disaient être Canadiens le 1er juillet dernier, a indiqué hier Statistique Canada.La population du Canada a augmenté de près de 7% depuis 1988.Ces données viennent des extrapolations faites par l’agence fédérale a partir des chiffres du recensement de 1991.Ix- Yukon a connu la plus importante croissance, avec 5,8%, de 92 à 93.Cette croissance serait due à l’arrivée au Yukon de Canadiens d’autres provinces.Les fluctuations dans les autres provinces ont été inférieures à la moyenne nationale.-?- HYDRO SE TROMPE (PC) — Entre 70 000 et 140 000 clients d’Hydro-Québec ont reçu une facture d’électricité sur laquelle on a inscrit, par erreur, la mention «facture émise à titre d'information seulement, ne pas l’acquitter».Une porte-parole d'Hydro-Québec, Marie Archambault, a indiqué hier qu’il s’agissait d’une erreur dans le système de programmation pour des envois effectués vendra di dernier et probablement lundi.Des abonnés de toutes les régions du Quebec sont touchés par cette erreur.Selon la société d’Etat, la mention s’applique uniquement à ceux qui paient selon le mode de versements égaux, à chaque mois.On y donne de (information sur la consommation.Les clients touchés par cette erreur seront avisés par courrier qu'ils doivent payer le compte, si ce n’est pas déjà fait.Il faisait -32 C à Montréal, en ce 11 février de 2003, mais la température psychologique moyenne de la province était à la hausse en raison de l’égalité qui venait de se créer dans le match entre le Canadien et les Nordiques.Froid comme un glaçon, l’ordinateur central d’Hydro-Québec réalise que la demande en électricité de la province vient de franchir la barre des 36 000 MW, ce qui équivaut exactement à la production totale du parc de barrages et des nouvelles éoliennes, qui ronronnent dans le blizzard.Au lieu de brancher la province sur le réseau new-yorkais, comme il l’aurait fait 10 ans plus tôt pour obtenir 3700 MW de plus durant les deux heures de cette pointe exceptionnelle — trois avec une supplémentaire au nouveau Forum — il lance un signal mystérieux dans le réseau de distribution électrique de la métropole.En une milliseconde, des millions de puces électroniques, installées en 1994 et 1995 dans des centaines de milliers de foyers de la métropole, s'activent et ordonnent à tous les radiateurs électriques de la région de réduire leur consommation d’un demi-degré.Inconscients du changement, les clients d’Hydro franchissent la pointe avec ces «négawatts» (des mégawatts économisés).Cette stratégie futuriste de l’économie d’énergie, dans laquelle certains verront un complot nationaliste pour hausser le taux de natalité provinciale, passera à l'étape de la réalisation dès cet automne, alors que des spécialistes d'Hydro-Québec vont entreprendre d’installer des thermostats électroniques dans toutes les maisons du Québec — gratuitement - en remplacement des anciens.Même là où on chauffe au gaz ou à l’huile.Plus fins dans leurs ajustements, ces appareils réduiront d’abord la consommation domestique par la finesse de leurs réactions, plus précises et plus rapides.Ces nouveaux thermostats, dont l’installation va coûter 370 millions$, vont rendre programmable la température de chaque pièce par le propriétaire.Et, éventuellement, par Hydro-Québec.La société d’Etat voit cependant de moins en moins la nécessité d’aider financièrement les Québécois à mieux isoler leurs maisons, notamment par l’installation de meilleures fenêtres et portes.Ce ne serait pas rentable, explique Guy Versailles, d’Hydro-Québec, alors que le nouveau programme d'installation des thermostats le serait.L’installation des thermostats en question, ajoute-t-il, va d’ailleurs réduire la valeur économique d’un éventuel programme d’isolation puisque les nouveaux gadgets ultra-sensibles vont réduire globalement de 10% la consommation domestique d’énergie de la province.Le groupe Au Courant, qui réclame des mesures d’économie d’énergie depuis des années, a qualifié hier ce programme «d'exercice de relations publique».Ces «bébelles», a déclaré Mme Daphna Castel, ont peu d’impacts sur la dépense d’énergie globale.Ce serait différent, à son avis, si Hydro cessait d’encourager (installation de plinthes électriques, la source de la surconsommation résidentielle.L’acier de la coque du Titanic aurait pu éclater à cause du froid.•Hlfcwt mu»" «far* »’ tt-ïïrtfci - rï- IL La coque du Titanic était faite d’un acier défectueux Une clinique médicale très sélect New York (AP) — Le 'Titanic aurait sombré non pas parce qu’un iceberg (aurait troué, mais en raison de la mauvaise qualité de (acier de sa coque fragilisé par le froid, estiment des scientifiques français et canadiens dans un rapport dont fait état hier le New York Times.L’acier, rendu cassant par une température de moins deux degrés centigrades, a pu éclater lors du choc avec (iceberg selon un phénomène connu.Le métal de mauvaise qualité se brise alors brutalement au lieu de plier.Une fissure très localisée peut faire rapidement le tour de la coque et le navire se briser en deux.Cette hypothèse est fondée sur (étude de débris de la coque remontés lors des plongées effectuées en 1987 et en 1991 et analysés par IFRE-MER en France et par (Institut océanographique de Bedford au Canada.L’expédition de 1988 n’a trouvé aucun trou qui aurait pu être fait par un iceberg, ajoute le New York Times.Le rapport en question devait être présenté hier devant une réunion de la Société des architectes et des ingénieurs de Marine par William Garz-ke, architecte naval chez Gibbs and Cox Inc., à New York.Le Titanic a coulé lors de son premier voyage le 15 avril 1912, faisant 1500 morts sur plus de 2200 personnes à bord.La cause de ce naufrage fait (objet d’un débat depuis des décennies.Ottawa (PC) — Près de 5000 fonctionnaires fédéraux, députés et sénateurs peuvent se prévaloir des soins de santé prodigués par une clinique médicale qui leur est strictement réservée, a dénoncé hier la Coalition nationale des citoyens.Une liste longue de 90 pages énumérant les noms des personnes admissibles à cette clinique, située au Centre médical de la Défense nationale à Ottawa, a été obtenue par la coalition grâce à la Loi d'accès à (information.Les noms de la ministre de la Santé, Mary Collins, et des critiques libéral et néo-démocrate de la santé, le Dr Rey Pagtakhan et Jim Karpoff respectivement, figurent sur cette liste, a déclaré hier le président de la coalition, David Sommerville.Parmi les personnes profitant de ce privilège, on trouve 149 hauts fonctionnaires du ministère de la Santé et quelque 4200 autres bureaucrates et adjoints politiques.L’existence d’une telle clinique est un exemple de «l’hypocrisie dégoûtante» des politiciens qui affirment que le Canada a un système de santé offrant le même service aux riches et aux pauvres, a déclaré M.Sommervile, qui a réclamé la fermeture de cette clinique.Selon M.Sommerville, les «leaders des partis politiques traditionnels trompent délibéremment les contribuables lorsqu’ils affirment que le Canada possède un système de santé égal pour tous».En fait, a-t-il expliqué, «il existe au Canada trois régimes de santé: le premier pour ceux qui ont (argent pour payer comptant les soins médicaux qu’ils désjrent et quand ils le veulent aux Etats-Unis; le deuxième pour (élite politique et bureaucratique d’Ottawa et ceux qui peuvent passer devant tout le monde pour obtenir une intervention chirurgicale; le troisième pour nous tous, les simples citoyens».Dans son rapport 1990, le vérificateur général du Canada d’alors, M.Kenneth Dye, avait relevé qu’il en coûtait 472$ par jour pour maintenir les 244 lits de la clinique du Centre médical de la Défense nationale, contre 286$ par jour dans un hôpital public équivalent.Citant une source non identifiée de la controversée clinique, M.Sommerville a fait remarquer que la période d’attente pour y subir un pontage coronarien n’était que de deux semaines, alors que cette période peut s’étirer jusqu’à 49 semaines dans un ‘ V al public.985-3344 ANNONCES CLASSÉES 985-3340 LES ANNONCES CLASSEES VENDREDI DE 8 H 3 0 A 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politiques, la langue, l ongine ethnique ou nationale la condition sociale, le handicap ou (utilisation dun moyen pour pallier ce handicap » LASALLE secteur pont Mercier.5 1/2 haut duplex dél très propre très éclairé ent Iav/séch .550$ 366-8281 N.D.G.Près Monkland et métro Villa Maria, 4 1/2, 5 1/2, chauffé, eau chaude, frais peint 486-5700, 596-0299 OUTREMONT 50 Willowdale.2 1/2, 3 1/2,4 1/2, ascenceurs, chauffé 849-7061 GRONDINE Cte Portneuf Jolie maison québécoise (1829/ 6 c c , 3 s/b grand terrain sur nviere meublée 89 000$ Pourrait être B 4 B près resto prestige (418) 286-6159 matin.LAURENTIDES STE-ADELE 10 acres paysager 3 maisons tennis lac écurie piscine 50 pieds ••• 229-6168 TERRAIN (20 mm ARUNDEL/ 290 acres boisé faisant partie d'un lac naturel * artificiel Pnx 110 000$ 819-687 2938 CANTONS DE (ESI ?appartements condominiums maisons de campagne chalets LOUER A BEDFORD Ancestrale rénovée de Corée meublée idéal pour B 4 B 5 c c grand terrain 477-226?248-7126 ?Annoncez votre 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sud ontarien, de Barrie â Peterborough en passant par Wood-bridge et Orillia.«Il y a un million de petites et moyennes entreprises au Canada, si un emploi est créé dans le tiers de ces PME nous aurons réussi», a expliqué Jean Chrétien lors d’une emission télévisée â Barrie.Le message est séduisant et, hier, les stratèges libéraux ont soigneusement fait parler leur chef dans les circonscriptions où les marges victorieuses, libérales ou conservatrices, avaient été minces en 1988: York-Nord, Simeoe-Nord, Simcoe-Centre et Peterborough.Ses visites sont aussi soigneusement encadrées.Par exemple, les questions posées par des élèves d'une école de Woodbridge avaient été sélectionnées par les enseignants.M.Chrétien a donc expliqué devant un audience docile la nécessité de revoir l’accord de libre-échange, ses projets pour redresser l’économie, le type de leadership dont le pays a besoin, etc.Tout ça devant les grands réseaux de télévision.«Ils ont sélectionné (screened) nos questions», ont confié Sally Iannello et Nancy Colavecchia, de l'école de Woodbridge.«On voulait être certain qu’ils posent des questions intelligentes», a admis un enseignant qui ne voulait pas se nommer.Un étudiant l’a identité comme étant Mike Farrugia, professeur d’economie.Le leader libéral poursuit aujourd’hui sa tournée ontarienne.Il sera au Québec en fin de semaine.Mdxiughlin rend les libéraux et conservateurs responsables de la crise de la pèche Qaint-Jean, N B.(PC) — Audrey vJMcLuighlin a rendu les conserva-leui's ('1 les lilx'raux nes|x>nsables de la crise de la |x'vhe de la côte Est du pays, hier.El dans une vimlcnte sortie conin' Kim Camnlx'll, elle a reproche à cette dernière de parier |xmr ne rien dire au sujet du régime de soins de saute.Selon la chef néo-démocrate, Kim Camplx'll compte mener à bien le plan inavoué de son ancien patron, Brian Mulroney: éliminer le regime d’assu- ranœmaladie.Mme Camplx'll n’a manifeste aucune intention de maintenir le système de soins de suite financé |xu' les fonds publics, a-t-elle dit.«Kim Campbell fait partie du plan de Brian Mulroney |xmr sqx'r le régime universel de soins de suite au Canada», a lance la leader néo-dcmix'rato.Elle a accuse Kim Campbell de modifier scs ixisitions «selon le jour, et selon h' son-dage».ROMC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS El MARQUES PROTECTION DES DROITS DI PROPRIETE INTELLECTUELLE I KiFK ROBIC RICHARD 55 ST JACQUES MONTREAL QUEBEC H2T 3X2 Lu (5HI 845 7824 Tel {5IIII8RXX8-H: Les chiffres du Bloc font grincer des dents certains économistes ISABELLE PARE LE DEVOIR Les chiffres dévoilés hier par le Bloc québécois dénonçant l’in-équité régionale des dépenses fédérales font grincer des dents certains économistes qui jugent plus que simpliste de ramener les problèmes du Québec à la stricte notion de répartition géographique des dépenses fédérales.Dans un vigoureux discours prononcé à l’Université de Montréal mercredi, le chef du BQ, Lucien Bouchard, a soutenu que le taux de chômage historique du Québec Eivait été de longue date favorisé par l’inéquité des dépenses fédérales créatrices d’emplois faites au Quebec , A titre d’exemple, il a précisé que depuis 1979, le Québec avait dû se contenter de 18% des dépenses fédérales en matière de recherche et de développement, alors que l’Ontario en avait récolté 51%.Mais faire porter le débat sur la simple notion d’équité régionale fausse les cartes, relancent plusieurs économistes.«C’est une notion purement politique.Il n’y a pas de logique économique qui justifie que les dépenses fédérales soient faites de façon proportionnelle à la population.Les dépenses sont plutôt faites en fonction des besoins, d’une soumission avantageuse ou de la présence d’un type précis d’entreprises», a fait valoir hier M.Jean-Pierre, Le Goff, économiste aux Hautes Etudes commerciales (HEC).La question la plus importante à poser est celle de savoir si les dépenses fédérales sont pleinement justifiées et rentables, et non de s’attarder qu’à l’endroit où elles sont faites, dit, pour sa part, le professeur Gérard Bélanger, spécialiste en économie publique à l’Université Lival.On ne conteste pas par ailleurs les chiffres livrés par le Bloc québécois, les derniers relevés (1991) de Statis- tique Canada démontrant que le Québec a reçu 21% des dépenses fédérales en R & I), comparativement à 49% pour l’Ontario.Une analyse plus détaillée de ces chiffres démontre en effet un écart tangible entre l’Ontario et le Québec à ce chapitre des dépenses, mais qui s’amincit quand on s’en tient aux dépenses en R & I) faites par le fédéral dans le secteur de l’éducation (33% en Ontario, 25% au Québec) et dans le secteur de entreprises (40% en Ontario et 31% au Québec).Certains économistes se plaisent toutefois à noter que dans son discours sur l’inéquité, M.Bouchard ne mentionne pas les 3,7 milliards que reçoit le Québec en paiements de transferts, soit l’équivalent de 45% des sommes fédérales retournées aux provinces.Ils rappellent au surplus que les sommes versées en transferts pour l’aide sociale ou la sîuité ne sont pas moins importantes pour l’économie que des dépenses faites dans le secteur des biens et services.«On n’a qu’à prendre l’exemple de l’aéroport Mirabel pour démontrer que l’ar-gent dépensé par le fédéral ne l’est pas toujours de façon logique el rentable pour une province», a souligné un économiste, soucieux de garder l’anonymat en cette période électorale.Mais l’éçonomiste Jacques Bour-gault, de l’Ecole nationale d administration publique (ENAP), met en garde contre une analyse aussi apolitique de l’impact des dépenses fédérales.«C’est faux de croire que les choix fails par le fédéral ont si pe.u d’importance et d’impacts.L’État a une obligation de voir à développer la structure industrielle de chacune des régions.» A son avis, il est erroné de ramener sur le même pied d’égalité les paiements de transferts el les dépenses.«Ixs paiements faits pour i’aide sociale, ça crée des dépanneurs, pas une structuration industrielle».Loiselle reprend le slogan du Bloc à son propre compte NORM A N I) ELIS L E PRESSE CANADIENNE Québec — Reprenant le slogan du Bloc québécois à son propre compte, le ministre conservateur Gilles Loiselle invite les électeurs de sa circonscription de Québec à «garder Québec au pouvoir».«Ce que je propose aux Québécois, c’est de voter pour quelqu’un qui va être au pouvoir au sein du gouvernement, et non pour quelqu'un qui va tenter d'influencer les décisions par des discours ou du chantage», a dit le candidat loiselle en inaugurant sa campagne électorale hier.Le Bloc québécois a déjà tapissé le Québec de son slogan «On se donne le vrai pouvoir», mais ce mot d’ordre a inspiré la réplique conservatrice de M.Loiselle qui suggère plutôt: «Gardons Québec au pouvoir» en votant conservateur.Le candidat Loiselle aura à faire face à deux adversaires de taille dans Québec, un comté autrefois baptisé Langelier, qui compte 71 400 électeurs dont 13% sont âgés d’au moins 65 ans et qui recouvre la majeure partie de la ville de Québec.Le libéral est Jean Pelletier, ancien maire de la ville et bras droit de Jean Chrétien.L’autre adversaire principal est la porte-étendard du Bloc québécois, Christiane Gagnon, une avocate de 42 ans militante souverainiste de longue date.M.Loiselle a admis hier que le Bloc constitue son principal adversaire dans le comté.«Les sondages indiquent que le Bloc jouit d’un certain soutien», avoue-t-il.Le ministre fédéral des Finances dit respecter ce fait «car les gens sont angoissés devant la conjoncture actuelle et sont frustrés de voir que personne ne possède de solution rapide».Mais dans un contexte où les fonds publics sont rares et où «il va falloir se battre pour chaque million.il vaut mieux envoyer à Ottawa quelqu'un du pouvoir que quelqu’un de l’opposition membre d’un parti condamné à ne jamais être au pouvoir», a dit M.Ixriselle.Le candidat conservateur avait organisé pour la presse une tournée en autobus de sa circonscription afin de montrer les différentes réalisations qu'il affirme avoir obtenues pour ses électeurs.N.'MT.'IJI.'MII DERNIER ENCAN PHENOMENAL DE PARVIZiAN LIQUIDATION TOTALE! 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terminé.» Il n’est donc pas question de parler de pression au cours de la série du week-end contre les Phillies pour Walker.Le voltigeur de droite affirme qu’il ne s’agit que de simples matches comme tous les autres.«Il n’y aurait pas plus de pression si nous étions à un match de la tête et qu’il s’agissait du dernier match du calendrier.Il nous faudrait alors gagner, mais il faut comprendre aussi que nous devons gagner tous les matches.C’est ce que nous tentons de faire à tous les jours.«Je sais que vous avez de la difficulté à le croire, mais je ne ressens aucune pression additionnelle.Tous les matches ont la même importance, que nous soyons à 14 matches et demi ou à quatre matches et demi.Le Canadien à Toronto Demers se ravise sous l’influence de Fletcher Des réguliers ajoutés à l'alignement EN BREF ?PALESTINIENS AUX JEUX OLYMPIQUES Atlanta (Reuter) — A la demande de son président, Juan Antonio Samaranch, le Comité international olympique étudiera, demain, lors d’une réunion à Monaco, la possibilité d’in-vitër une équipe d’athlètes palestiniens aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta.«La question est venue sur le tapis et il ne fait pas de doute 3u’elle va être discutée à Monaco», a éclaré, hier, un porte-parole du Comité d’organisation des Jeux d’Atlan-ta Les Palestiniens ont été tenus à l’écart du mouvement olympique en raison de l’attentat des Jeux de Munich, en 1972, lors duquel le mouvement Septembre noir avait abattu 11 athlètes israéliens et un policier.-?- 4 POCKLINGTON DÉMÉNAGERA LES OILERS Edmonton (PC) — Peter Pockling-toh a annoncé au commissaire Gary Bettman son intention de déménager les Oilers d’Edmonton après la présente saison et qu’il entend entreprendre des poursuites envers les propriétaires du Northlands Coliseum.Pocklington a précisé lors d’une conférence de presse, hier, qu’il souhaitait voir les Oilers demeurer à Edmonton et que la ville méritait une équipe de la LNH, mais il a rejeté l’offre des propriétaires du colisée.GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Toronto (PC) — Cliff Fletcher a fait un bon coup en se plaignant aux journalistes de Montréal de la décision du Canadien de laisser à Montréal la plupart de ses joueurs vedettes pour le match pré-saison de ce soir au Maple Leaf Gardens.Ses commentaires ont été rappor- tés à Jacques Demers qui, après consultation avec Serge Savard, appelait lui-même les reporters en début de soirée hier pour leur annoncer que Vincent Damphousse, Kirk Muller et Patrice Brisebois s’amenaient à Toronto pour affronter les Leafs.Mario Roberge est pour sa part rentré à Montréal soigner son claquage.«Pour nous l’image du hockey est importante», a souligné Demers, et c’est une décision qui honore le Canadien dont la réputation aurait pu être entachée dans la métropole médiatique du Canada qu’est Toronto.«Ce sont les partisans qui sont les grands perdants, avait déclaré Fletcher.Nous jouerons à guichets fermés demain et ceux qui seront assis dans les meilleurs sièges auront payé 65$.TÉL.: 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS F A * ‘ 9 8 5 - 3 3 4 0 La suite des avis se "trouve eu page B 5 ŸloaiAmmjLL /dto*majjus.Noire jardin s agrandit.OXFAM-Ql'ÉBEC et 10CSD s’étant récemment associés, nous avons décidé, pour des raisons d’efficacité et d'économie, de regrouper toutes nos activités sous un même toit Faites parvenir vos dons à notre nouvelle adresse OXFAMQUÉBEC 2330.rue Notre-Dame Ouest Bureau 200.Montréal (Québec» H3J lN-t (514) 93t-1614 MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Arrêt d'un liquide organique — Chair 2- Prélever de l'argent sur un compte 3- Sorte de ciment — Sec, — Possédé 4- Mouche — Possèdent 5- Montagne de Palestine — Habitante de la Saxe 6- Plébisciter — Crevasser 7- Enclore 8- Crâne — Prière 9- Trucide — Hélium 10- Réalisateur de modèles réduits 11- Ville d'Espagne — Fautes 12- Saison — Bordure.— Incendie VERTICALEMENT 1 • Ablation de la rate 2- Petite tour — Habi-.leté 3- Pénicilline 4- Scandium — Espèce — Seul 5- Pays.— Possédé — Ferrure 6- Te rendras.— Faire le routage des imprimés.7- Rideau de fenêtre — Individu 8- Ajustera les salaires sur l'indice des prix.— Colère 9- Baudet — Richesse — Urne 10- Néon — Tonton — Roche poreuse 11- Grive européenne — Homme misérable 12- Qui concerne l’utérus — Connu.Solution d’hier HAneHEMvALUS E.&AH.I STEMt :kUïW E NT Transports Québec Québec APPELS D'OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires (type A), de construction (type C), de déneigement (type D), de services professionnels (type P) et aux autres contrats non spécifiés précédemment (type S).À moins d’indications plus précises, pour les contrats de types C et D, sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d'affaires) est situé au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque celte licence est exigée) et qui ont commandé i leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat.Àmoins dlndicationsplus précises, pour les contrats de types A et P, seules les personnes physiques, les sociétés ou corporations ayant une place rfatlalres au Québec et possédant les /qualifications minimales requises décrites dans les documents d'appel d'offres sont les qualifications____________________ admises i présenter une offre de services.Pour les contrats de types A et P, lorsque le fournisseur compte plus de cent employés, Il doit être détenteur d'une attestation émise per le ministère des Approvisionnements et Services, à l'effet qu'il s'engage à implanter un programme d'accès i l'égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne, si I» contrat lui est adjugé.L'obligation explicitée précédemment s'applique pour tout sous-contrat d'un montant de 100 OOO S ou plus et s'adressant t un sous-contractant ayant plus de cent employés.Pour tous les types de contrats, on peut obtenir une copie du dossier d'appel d'offres moyennant la somme indiquée t la rubrique «coût du dossier- lorsque applicable.Ce coût Incluant les taxes est payable en espèces, chèque visé ou mandat-poste à l'ordre du ministre des Finances et est non remboursable.Les intéressés peuvent obtenir les renseignements et les documents pertinents en s adressant aux bureaux suivants: QUÉBEC Service des contrais Ministère des Transports 700, bout.René-Lévesque Est 20" étage Québec (Québec) GIR 4Y9 118) 644-8846 Tél.: (416 MONTRÉAL Service des contrats Ministère des Transports OU 35, rue de Port-Royal Est 1" étage Montréal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (514) 873-6061 Le Ministère ne s'engage é accepter ni la plus basse ni toute autre soumission ou offre reçue.Le sous-mlnlstre, Georges Lalande C Contrat no 3172-93*0205 — Consolidation et la protection des semelles à l aide de sacs de béton de ciment du pont de la rivière St-Jean, sur la route 132, dans la municipalité de Gaspé.MRC La Côte-de-Gaspé, circonscription électorale de Gaspé Garantie de soumission exigée: - cautionnement t 000 $ ou chèque visé: 500 $ Coût du dossier: 10 S La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 5 octobre 1993 â 15h, alors que débutera l'ouverture des plis C Contrat no 3174-93-0402 — Aménagement paysager «ensemencement et plantation- sur quatre (4) sites différents situés sur la route 132, dans les municipalités de Pointe à-la-Croix.St-Omer, New Richmond et New-Carlisle.MRC Avignon et Bonaventure, circonscnption électorale de Bonaventure Garantie de soumlasion exigée: - cautionnement 1 400 $ ou chèque visé 700 $ Coût du dossier 10$ HL«éceP,l0n des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 5 octobre 1993 à 15h, alors que débutera l'ouverture des plis C Contrat no 3573-93-4001 — Tamisage de gravier brut pour abrasifs, dans les ‘ ‘ “ C La I municipalités de Forestville ville et Villejoum n o , M R tion électorale de Saguenay Garantie de soumission exigée: - cautionnement 16 800 $ ou chèque visé: 8 400 $ Coût du dossier 10$ i Haute Côte Nord, circonscrip- 5 octobre La réception des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 1993 é 15h alors que débutera l'ouverture des plis C Contrat no 3874-93-0901 — Terrassement, structure de chaussée, revêtement a I enrobé bitumineux, construction d un pont éclairage routier et aménagement paysager sur la 2(35' dans les municipalités de Halifax Sud canton et Bernierville village.MRC (Erable, circonscription électorale de Frontenac Longueur de 7,64 km Garantie de soumission exigée: - cautionnement 703 000 $ ou chèque visé 351 000 $ Coût du dossier t oo $ Larécéptlon des soumissions au bureau de QUÉBEC prendra tin le mardi, 19 octobre 1993 à 15h, alors que débutera I ouverture des (tms C Contrat no 5371-93-0302 — Installation de boucles de détection pour comptage de véhicules automobiles sur diverses routes, dans diverses municipalités MRC diverses et dans diverses circonscriptions électorales de la direction territoriale de Brossard Nombre de boucles: 90 unités Garanti» dé aoumlasion exigée - cautionnement 8 800 $ ou cheque visé 4 400 $ Coût du dossier 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTREAL prendra tin te mercredi, 6 octobre 1993 A 15h, alors que débutera I ouverture des plis C Contrat no 5371-93-0906 Construction dune section de l autoroute 30, dans la municipalité de Brossard ville.MRC Champlain, circonscription électorale de Lapimêre Longuour de 2,16 km Garanti» d» aoumiaaion exigée: - cautionnement 520 000 $ ou chèque visé 260 000 $ Coût du dossier 60 $ la réception des soumissions au bureau de MONTRÉAL prendra tin le mercredi, 20 octobre 1993 à 15h alors quo débutera I ouvorturo des plis C Contrat no 5400-93-0301 Installation do boucles de détection pour comp tage de véhicules automobiles sur diverses routes dans diverses municipalités, dans diverses M R C et circonscriptions électorales de la direction torr.torialo do ÔhAtoauauay Nombre de boucles 70 unités Garantie de aoumiaaion exigée cautionnement 6 600 $ ou chèque visé 3 300 $ Coût du dossier 10$ La réception des soumissions au bureau de MONTRÉAl prendra tin le mercredi, 6 octobre 1993 è 15h alors que débutera l’ouverture des plis Signor su carlo «le «Ion «l'organcs.cVsl pour la vit».luv FONDATION DIANE IIÉIIKKT 1(1141 MS.033.1 Nouveau contrat de Félix Potvin Lupien a de quoi être fier GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Toronto (PC) — Pat Bums regardait le grand Gilles Lupien, resplendissant de bonheur, se déplacer à l’intérieur du Maple Leafs Garden hier après-midi.«Il doit être fier là, disait en souriant l’entraîneur de Félix Potvin et des Maple Leafs de Toronto, et je suis content pour lui, il s’occupe de ses jeunes.» La signature du contrat de Potvin a probablement marqué l’entrée de Lupien dans les ligues majeures des agents de joueurs de hockey et, certes, établi sa crédibilité.Les négociations avec les Maple Leafs de Toronto ont été longues et ont semblé parfois ardues, mais selon Lupien, tout cela faisait partie du jeu: «Le plus difficile, expliquait-il hier, ce fut les journaux de Toronto.J’imagine que la direction de l’équipe a voulu s’en servir pour mettre de la pression sur l’agent.On a peut-être pensé que j’aurais flanché.Mais quand l’équipe est revenue d’Angleterre, c’est drôle, tous semblaient de mon bord: Félix n’avait accordé qu’un but en deux matches.«Je leur ai dit que lorsque Eric Lindros ne voulait pas jouer à Québec, tout l’Ontario était derrière lui, mais que maintenant, le Québec était derrière Potvin.Ce que j’ai toujours réclamé n’a jamais été un secret: l,5million la première année et 1,7 les deux suivantes.On a finalement réglé pour 1,35 millionS par année».Lupien a bien voulu expliquer ses raisonnements et le processus des négociations pour justifier de verser un tel salaire à un joueur qui n’a pris part qu’à 48 matches dans la Ligue nationale.Lupien a répondu par les 3,5 mill-lions$ versés à Lindros, les deux mil-lions$ à Daigle et le 1,2 million$ de Salanne qui, eux, n’avaient jamais' joué dans la Ligue nationale au moment de la signature de leur contrat: «Et puis Félix n’était pas une boîte à surprise, explique son agent.J’ai sorti toutes les moyennes de la carrière junior des gardiens qui gagnent un million et plus dans la Ligue nationale et celle de Félix est la meilleure.» Potvin a aussi plusieurs titres à son actif: Recrue de l'année dans la Ligue américaine, deux titres de joueur par excellence, le meilleur joueur des séries, une participation à la finale et une coupe Calder: «Il aurait aussi été la recrue de l’année dans la Ligue nationale s’il n’y avait pas eu le cas exceptionnel de Selan-ne», a ajouté Lupien.Camp des Nordiques Thibault impressionne ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Québec — Le jeune gardien Jocelyn Thibault mélange les cartes au camp d’entraînement des Nordiques.«Jacques Cloutier et John Tanner sont en avance sur Jocelyn, en théorie, pour l’obtention du poste de deuxième gardien mais, en pratique, ce n’est pas le cas.Jocelyn fait tout aussi bien que les deux autres’,, a déclaré, hier, Pierre Pagé en ajoutant qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions.«On doit se montrer prudent avec un gardien âgé de 18 ans.Le temps dira s’il représente un cas exceptionnel.La chose la plus importante, c’est de décider ce qui est le mieux pour le joueur et non pour l’équipe.» Il n’est pas question encore que Thibault prenne part à un match hors-concours.Coincidence ou non, l’agent de Thibault, Pierre Lacroix, et son associé Robert Sauvé, étaient au Colisée, hier, «pour effectuer une visite de courtoisie», comme l’a souligné Lacroix qui est également l’agent de Cloutier, Steven Finn et René Corbet.I«es deux hommes n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de Thibault qui rappelle Torn Barrasso à Sauvé.L’ancien gardien est en bonne position pour établir un lien parce qu’il a été l’adjoint de Barrasso à ses débuts fulgurants avec les Sabres de Buffalo à l’âge de 18 ans.«C’est faux de prétendre qu’un jeune gardien ne peut pas réussir dans la Ligue nationale.Il existe des cas exceptionnels, a dit Sauvé.Jocelyn est prêt pour la Ligue nationale sur le plan psychologique.On devrait le retourner dans les rangs juniors uniquement si son rendement sur la glace est insatisfaisant.» En plus d’impressionner, le premier choix des Nordiques au dernier repêchage jouit d’une forte popularité auprès des amateurs qui lui envoient déjà du courrier.Pagé n’est pas surpris: «Jocelyn mérite l’attention qu’il reçoit, a mentionné Pagé.C’est un jeune homme sérieux et mature.Un gars de chez nous qui est bon.Je souhaite qu’il soit capable de composer avec la situation.«Je vis les journées une à la fois, a mentionné Thibault qui vit comme dans un rêve.Ils ne sont pas nombreux les gardiens qui ont connu du succès dans la nationale à 18 ans.• HIER LIGUE NATIONALE LIGUE AMÉRICAINE Pittsburgh en Floride Boston à New York Cincinnati à Atlanta Oakland au Minnesota Mpntréal à St.Louis Kansas City à Seattle Houston au Colorado LIGUE NATIONALE Mardi Montréal 12 St.Louis 9 New York 5 Philadelphie 4 Atlanta 10 Cincinnati 3 Chicago 8 San Francisco 1 Los Angeles 5 San Diego 3 Pittsburgh 1 Floride 0 Colorado 9-6 Houston 4-5 Mercredi St Louis 5 Montréal 4 Philadelphie 6 New York 3 Atlanta 7 Cincinnati 6 Chicago 3 San Francisco 1 Pittsburgh 8 Floride 1 Colorado 6 Houston 4 Los Angeles 5 San Diego 4 Aujourd'hui Floride (Rapp 3-5) à Chicago (Harkey 10-8) Philadelphie (Rwera 12-9) à Montréal (Martinez 14-8) San Francisco (Swift 17-8) à Cincinnati (Roper 2-3) New York (Fernandez 4-6) à Atlanta (Avery 16-5) Pittsburgh (Miller 0-0) i St Louis (Urban! 1-2), San Diego (Bettes 15-11) à Houston (Hamisch 14-8) Los Angeles (Candiotti 8-7) au Colorado (Nied 3-7) LIGUE AMÉRICAINE Mardi Toronto 9 Detroit 5 New York 12 Milwaukee 5 Baltimore 11 Boston 3 Chicago 8 Kansas City 3 Oakland 8 Minnesota 3 Cleveland 2 Texas 0 Californie 9 Seattle 2 Mercredi Toronto 14 Detroit 8 Milwaukee 15 New York 5 Boston 6 Baltimore 5 Chicago 10 K.C.6 (11 m) Texas 7 Cleveland 4 Oakland 15 Minnesota 2 Californie 15 Seattle 1 Aujourd’hui Cleveland (Grimsley t -4) à Detroit (Wells 10-8).Boston (Sele 6-2) é New York (Key 17-5), Toronto (Henlgen 17-8) au Minnesota (Tapani 9-14) Baltimore (McDonald 12-11) à Milwaukee (Eldred 15-14) Texas (Ryan 5-4) en Californie (Finley 14-12) K.City (Gordon 10-6) à Seattle (Fleming 10-3) Chicago (Alvarez 12-8) à Oakland (Welch 9-9) LES EXPOS AU BATON AB PC CS PP CC BV Moy.té Alou.Moises479 70 136 84 18 17.284 5 Berry.Sean261 43 68 46 14 10 261 2B Bolick Frank?13 25 45 24 4 0.211 12 Cordero,Wil(redo43152 110 4B 8 11 255 4 DeShields.Delino42566 127 25 2 34 299 24 Fletcher.0arrin355 29 94 56 8 0 265 7 Frazier Lou167 26 49 13 1 16 293 9 Gnssom.Marquis5599C 1 163 86 1/ 42 292 19 Laker,Tim 86 3 17 7 0 2 198 3 Lansmg.Mike447 59 122 38 3 20 273 46 Marrero,Oreste 68 10 16 4 1 1 235 25 Montoyo.Charlie .1 0 1 1 0 0 1 000 16 Pride.Curtis 1 0 0 0 0 0 000 39 Ready Randy 103 18 26 8 1 2 252 26 Siddall Joe 15 0 2 1 0 0 133 2 Spehr.TIm 66 8 13 7 1 1 197 23 VanderWal.John19431 46 28 5 6 233 33 Walker.Larry442 76 122 82 20 24 276 37 White,Rondell .25 3 5 5 1 0 200 AU MONTICULE 0 P VP ML PM BB R MPM 22 Aldred Scott 1 0 0 120 1?10 9 900 41 Bames.Brian 2 6 3 922 44 42 54 428 38 Boucher.Denis t 0 0 110 2 0 7 1 64 13 Fassero JetttO 4 1118 2 32 49 112 2 44 27 B Henry | 0 0 9 2 1 3 200 34 Heredia.Gil 3 2 1 44 2 17 8 28 3 43 44 Hill.Ken 9 5 0 176 1 57 71 88 2 91 32 Martino/lDonnlst48 1204 2 90 59 125 3 96 43 Nabhol/.Ctiris 7 8 0101 1 5?55 60 4 62 SI Rojas.Mel 5 8 10 792 26 27 41 3 17 42 Rueter.Kuk 8 0 0 81 0 21 16 30 233 54 Scott,Tlm 5 2 1 691 22 32 60 286 31 Shaw.Jolt l 7 0 68 0 41 30 47 4 19 57 Wetleland.John 9 3 37 76 2 ta 24 101 1 53 I LIGUE NATIONALE (Partlus d'hier non comprise) Suction Eut G P Moy.ont LIGUE AMÉRICAINE (Partiel d hier non comprlia) Section Eli G P Mov OIN.Philadelphie 89 57 610 — Toronto B3 63 568 Montréal 83 62 572 51/2 New York 81 66 551 2 1/2 St Louis 80 65 552 81/2 Baltimore 80 66 548 3 Chicago 75 72 510 14 1/2 Boston 75 70 .517 7 1/2 Pittsburgh 67 78 462 21 1/2 Oelroii 75 71 514 8 Floride 60 85 414 281/2 Cleveland 69 7B 469 14 1 /?New York 49 97 Section Oueit 336 40 Milwaukee 62 85 Section Ouail 422 21 1/2 Atlanta 93 53 637 Chicago 82 63 566 Spn Francisco 89 56 614 3 1/2 Texas 79 67 541 3 1/2 Houston 76 69 524 16 1/2 Kansas City 75 70 517 7 Los Angeles 74 71 510 18 1/2 Seattle 74 71 510 8 Cincinnati 69 77 473 24 Californie 65 80 448 17 Colorado 59 88 401 34 1/2 Minnosota 61 85 418 21 1/2 San Diego 57 90 388 36 1/2 Oakland 59 85 410 221/2 I.K I) K V (INI, I, E V E N I) K E I) 1 17 S E I’ T E M li R K I !) !l 15 LE DEVOIR LE MOPE PERSPECTIVES Parti pris en Angola LVNITA sanctionnée mais non désarméee Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé mercredi à tous les États d’empêcher la fourniture d’armes et de pétrole à destination de l’Angola autrement que par des points d’entrée désignés par le gouvernement de Luanda.Fort de cet appui, le président Dos Santos a déclaré hier que son gouvernement poursuivrait la lutte tant que le mouvement rebelle n’aurait pas accepté les règles de la démocratie.LE MONDE En obtenant du Conseil de sécurité qu’il condamne et sanctionne la rébellion de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA) dirigée par Jonas Sa-vimbi, le gouvernement de Luanda a obtenu un incontestable succès politique.Depuis plusieurs mois, le président José Eduardo Dos Santos et les siens n’avaient pas ménagé leurs efforts pour amener les gouvernements étrangers à prendre nettement position contre son adversaire.Il a, à l’évidence, été entendu: les terme É O R G I E 3 ï —-termes de la résolution de l’ONU sont particulièrement durs à l’égard de M.Savimbi, Iui est désigné sans ambiguité comme seul responsable e la reprise et de la poursuite des combats.Cette résolution, unanime, a rassemblé non seulement les alliés, «naturels» de Luanda (Brésil et Portugal notamment), mais également les pays dont on pouvait croire lu’ils adopteraient une attitude plus nuancée.De ce point le vue, la position de Paris devrait constituer une amère surprise pour M.Savimbi.Le chef de l’UNITA compte en effet de nombreux amis au sein de la nouvelle équipe dans l’entourage de François Léotard.D y a quelques mois, ses émissaires avaient été reçus à Paris avec un empressement que les autorités de Luanda avaient aussitôt dénoncé, laissant entendre que les intérêts pétroliers français — la com- E'e Elf est l’un des deux principaux exploitants du pétro jolais — pourraient en être affectés.En estimant que rUNITA portant «la principale responsabilité dans la persistance des souffrances du peuple angolais», le représentant français au Conseil de sécurité a démontré que le message avait été compris.Cette condamnation de l’UNITA par la communauté internationale aura cependant une portée limitée.Comment l’embaigo sur les armes et le pétrole édicté contre le mouvement rebelle pourrait-il être mis en oeuvre dans un pays où des milliers de kilomètres.de frontières échappent au contrôle du gouvernement?A moins d’une opération internationale de grande envergure, personne n’est en mesure d’interdire à l’UNITA, qui occupe entre 65 et 80% du territoire, de contituer à importer, via les pays voisins, et grâce aux diamants dont elle assure désormais l’exploitation, ce dont elle a besoin.Qui plus est, M.Savimbi ne manque ni d’armes, ni de carburant: il les récupère chez l’adversaire.LUNITA reste donc en mesure de continuer une guerre que le gouvernement, en dépit de ses espoirs et de ses efforts, ne parait pas susceptible de gagner.Instruites par l’échec du processus de paix, convaincues qu’aucun accord politique n’est possible avec M.Savimbi, les autorités n’ont d’autre choix que de faire la guerre.De son côté, M.Savimbi n’acceptera jamais de négocier, comme l’exige Luanda, en restituant les territoires qu’il a conquis en un an de guerre.C’est bien là la principale faiblesse de la résolution de l’ONU, qui — applicable dans un délai de 10 jours — appelle à la reprise de négociations alors que les deux partenaires n’ont jamais été aussi loin de s’entendre.-B La démocratie en Afrique Où est l’armée idéale?CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR L’ancien chef d’Etat du Mali, le général Amadou Tamani Touré, artisan de la transition démocratique dans son pays, a un très haut idéal du rôle et des responsabilités de l’armée dans les pays en voie de développement: stricte neutralité, respect des droits de la personne et acceptation du contrôle |xir des civils.Au colloque qui s’est ouvert hier à Montréal sur le processus démocratique en Afrique, «ses enjeux et ses chances de succès», M.Touré a parfois usé d’une franchise goguenarde pour faire passer ses idées de démocratie.En tîint que chef d’Etat en 1992, confie-t-il, il dut se fier à la télévision pour apprendre comment on vote! M.Touré a choisi, parmi les neuf noms de candidats civils à la présidence, de cocher le nom de celui qu’il aimait le moins, car «je savais ce qui l’attendait» en assumant la présidence de la République à Bamako.En régime démocratique, souligne-t-il, l’armée doit accepter sans complexe la différence des idées, elle ne doit pas être ni ethnique, ni légionalistp, ni à la solde d’un président, elk* doit contribuer à unifier l’Etat et ne pas se placer au-dessus des lois.Ce qui semble une lapalissade sert indirectement à porter un jugement sur des armées qui sont à l’antipode de ces prémisses, comme c’est le cas au Togo et au Zaire.Ijc général malien s’en tient néanmoins à une déontologie des forex's années qui, lorsqu’elles agissent conformément à leur mission, doivent obtenir le soutien des dirigeants, sa préférence allant à garantir l’intégrité du territoire national, non pas tant en .amassant les moyens militaires, mais plutôt en «développant une politique d’entente et de concertation régionale.et par la signature' de pactes de non agression et d’assistance mutuelle».Nécessaires, les forces années le seront toujours si l’on ajoute foi à un proverbe malien: «si tu abats ton chien parce que tu le crois méchant, attends-toi d’être mordu par le chient méchant du voisin».le chef du Front populaire ivoirien, Laurent Gbagbo, a quant à lui décrit les méfaits du parti unique qui «brade le patrimoine collectif» et bloque tout progrès, «mais nous n’aurions jamais eu le multipartisme» si les cours du cacao s’étaient maintenus et qu’il n’y avait pas eu fragilisation de l’économie.Cet opposant au régime d’Houphouët-Boigny attache de l’importance au financement (les partis politiques «représentatifs», à l’avènement d’une presse privée libre et à la tenue de vraies élections permettant à la popu-lution de s’exprimer.Ijc colloque qui se |x>ursuit aujourd’hui abordera le rôle des ong et des médias ainsi que relui des programmes d’np- Kiis à la démocratie.Hier, ]»ir deux fois, le nom de Brian ulroney a été honoré: lorsque M.Touré s’est dit fier qu’une école malienne porte ce nom et (lapsus?) lorsque Icx-ministre fédérale nrsixinsablc de la Francophonie, Mme Monique Vézina, pria le général Touré d’accepter «les saints de mon premier ministre, Brian Mulroncy» comme si depuis juin il n’y avait |xis Kim Campbell aux commandes.Chevardnadze pris entre deux feux La rébellion abkhaze reprend de plus belle tandis que les partisans de l’ancien président Ghamsakhourdia menacent de couper le pays en deux T bilissi (Reuter) — Les séparatistes abkhazes, après avoir attaqué la deuxième ville de la région, sont entrés hier dans la capitale, Soukhoumi, et le dirigeant géorgien Edouard Chevardnadze s’apprêtait à décréter la mobilisation générale.M Chevardnadze a d’ailleurs échappé de peu aux tirs d’artillerie des rebelles qui ont bombardé l’immeuble où il se trouvait à Soukhoumi, selon la télévision géorgienne.Un homme qui se trouvait dans la même pièce que l’ancien chef de la diplomatie soviétique a été blessé, ajoute la télévision.Confronté dans le même temps à une offensive des partisans de l’ex-président Zviad Ghamsakhourdia dans l’ouest du pays, l’ancien ministre soviétique des Affaires étrangères doit désormais lutter sur deux fronts.«Les chars abkhazes ont pénétré dans Soukhoumi et je n’exclus pas une mobilisation générale», a déclaré Edouard Chevardnadze avant son départ pour l’Abhhazie, sur les bords de la mer Noire, pour confronter une situation qui s’aggrave de jour en jour.Avant de quitter Tbilissi, il s’est entretenu avec un émissaire russe, Boris Pastoukhov, qui a indiqué que Moscou ne resterait pas inactif face à la violation de la trêve.«Moscou garantit le cessez-le-feu et ne tolérera pas une reprise des hostilités», a lancé ce dernier.Abkhazie Soukhoumi*^ Les séparatistes abkhazes ont attaqué coup sur coup Ochamchira, la deuxième ville de la région, et Soukhoumi, et ce malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 28 juillet et en vertu duquel les troupes géorgiennes en avaient retiré blindés et artillerie lourde.Cités par l’agence Itar-Tass, des observateurs militaires russes rapportent que quelque 300 séparatistes, appuyés par des blindés, ont franchi la rivière Goumista, au nord de Soukhoumi.Aux termes du cessez-le-feu négocié en juillet sous les auspices de Moscou, la Goumista sert de ligne de démarcation.Des journalistes présents à Soukhoumi rapportent que les forces séparatistes ont incendié l’aéroport de la ville après l’avoir bombardé.Hier à l’aube, environ 500 séparatistes appuyés par deux chars et des véhicules blindés avaient déclenché une attaque d’envergure contre Ochamchira, coupant la route qui relie les deux villes principales de l’Abkhazie.Une di- 7'iino na ( .anemano t Al A G.An /,( ¦ ¦ «_.i — !__ RUSSIE «•URSS .zaine de Géorgiens ont été tués et une cinquantaine provinces d’autres blessés au cours de l’attaqué ' sur Ochamchira dont la population,g, été évacuée.Selon le maire de la ville,;, tous les villages des environs sont aux „ mains des rebelles., ’ .„ Mercredi, Edouard Chevardnadze >' avait dû se rendre en toute hâte à Ku- t taisi, la deuxième ville géorgienne, pour négocier avec les partisans d£’’-| Gamsakhourdia qui se sont emparés fa^ semaine dernière de la plus grande; partie de la Mingrélie et menacent dé''.' couper le pays en deux.Affirmant que ses tentatives pour entrer en contact avec les dirigeants de la rébellion avaient été vaines, Edouard .Chevardnadze a laissé entendre qu’M‘1 était désormais prêt à passer à l’offenai- ~ ve en Mingrélie.«Nous ne pouvons laisser se développer* -une telle situation», a-t-il déclaré.( ) Menaçant de démissionner s’il n’obtenait pas gain de cause, il a contraint le Parlement de décréter l’état d’ur- , gence pour une durée de deux mois, ce qui lui perméjE.) d’avoir les mains libres pour rétablir l’ordre dans les deux • ARMENIE AFP rüqnçht twœ Naè* Les Serbes et les Musulmans de Bosnie signent un accord Le président Izetbegovic accepte que les républiques de la future union puissent faire sécession Belgrade (AFP) — Serbes et Musulmans de Bosnie ont conclu hier à Genève un accord prometteur, tandis que Musulmans et Croates, 3ui avaient conclu la veille un accord u même type sur la fin des hostilités, se sont affrontés de plus belle en Bosnie centrale.Des entretiens surprise entre le président bosniaque Alija Izetbegovic et le chef du Parlement des Serbes bosniaques Momcilo Krajisnik ont débouché hier à Genève sur la signature d’une déclaration prévoyant la «prompte» cessation des hostilités, la libération des prisonniers et la création de groupes de travail en particulier pour résoudre les problèmes liés à la délimitation des frontières entre les futures républiques musulmane et serbe.Un accord similaire avait été conclu mardi à Genève entre les présidents de Bosnie et Croatie, Alija Izetbegovic et Franjo Tudjman.Ces accords séparés ont permis aux médiateurs de la CEE et de l’ONU, David Owen et Thorwald Stoltenberg, de convoquer pour mardi à l’aéroport de Sarajevo une réunion des dirigeants des trois belligérants en vue de la signature d’up projet global de paix.A son retour à Sarajevo, le président Izetbegovic a déclaré avoir accepté le rendez-vous de mardi mais a «tenu à souligner» que les Musulmans «n’abandonneront pas leurs exigences».La disposition la plus surprenante de l’accord serbo-musulman est le renoncement à la clause selon laquelle la sécession de toute république de la future Union des républiques de Bosnie n’est possible qu’avec l’accord des deux autres.La déclaration prévoit que des référendums sur le maintien ou non dans l’Union pourront être organisés dans les deux ans suivant l’accord de paix dans les républiques, à condition toutefois que les différends territoriaux encore existants soient réglés.En cas de dissolution de l’Union, tous ses droits internationaux, y compris son siège à l’ONU, reviendront à la république musulmane, selon une concession de dernière minute accordée par la partie serbe.Cette déclaration montre que les dirigeants de Sarajevo, après avoir milité pendant plus d’un an pour une Bosnie pluri-ethnique, ont opté pour un Etat musulman, qu’ils veulent, par un accès à la mer, rendre économiquement, mais aussi sans doute militaire-menL viable.Le Fatah et le Hamas islamiste disent non à une guerre fratricide Tunis (AFP) — Le Fatah, principale composante de l’OLP, dirigée par Yasser Arafat, a annoncé hier à Tunis avoir conclu un accord avec le mouvement islamiste Hamas interdisant le recours à la violence entre les deux camps après l’accord sur l’autonomie palestinienne dans les territoires occupés.Selon un communiqué publié par le Fatah, une «Déclaration sur l’honneur», contenant six points, a été conclue dès mercredi entre les deux mouvements.lu préambule de cette déclaration souligne le souci des deux parties de «préserver l’intérêt du peuple palestinien» et leur volonté de démentir «le pari de certains sur une guerre fratricide» après la signature de l’accord de Washington entre l’OLP et Israël.La déclaration qualifie cet accord de «tournant historique dangereux».Le Fatah et Hamas, qui ont décidé, selon le texte, la création de «comités mixtes de dialogue et de coordination», condamnent «tout recours à la violence» qu’elle que soit sa nature et s’abstiennent de «toute déclaration ou propos susceptibles d’être interprétés comme un appel à la violence».Ils s’engagent à expliquer à leurs militants «le danger d’éventuels accrochages dans la situation actuelle» et à garantir leur adhésion à cet accord.Les deux camps insistent cependant sur «la liberté d’opinion pour les groupes et les individus» et se réservent le droit d’organiser des manifestations publiques «pacifiques».L’accord stipule la nécessité de «respecter les mosquées et les institutions publiques», ainsi que «les biens propres» à chacune des deux organisations, loin de tout «monopole ou suprématie» Les deux parties invitent enfin «toutes les organisations présentes sur la scène palestinienne à se joindre à cet accord» et à «assurer son application sur le terrain.» RUSSIE Gaïdar rappelé en renfort Moscou (Reuter) — Boris Eltsine a annoncé hier qu’il rappelait au gouvernement Egor Gaïdar, l'architecte ‘es réformes économiques russes évincé en décembre emier, sous la pression des conservateurs, de son poste e Premier ministre.Egor Gaïdar sera nommé premier vice-premier ministre à la place du conservateur Oleg Lobov.Boris Eltsine a précisé qqe ce dernier, qui a également la charge du ministère de l’Economie, serait affecté à un autre poste.M.Eltsine n’a cependant pas précisé si Oleg Lobov allait perdre ses deux portefeuilles ou conserver le ministère' de l’Économie.«Tout est possible», a déclaré un collaborateur de Iu-bov, visiblement déconcerté.la nomination surprise d’Egor Gaïdar vise clairement à faire pièce à l’influence croissante des conservateurs au sein du gouvernement, parmi lesquels figurent Oleg Ix>-bov et Oleg Soskovets, un autre vice-premier ministre.Ces deux hommes prônent une refonte du programme de privatisations - lancé en janvier 1992 par Gaidar, au profit d’un contrôle étatique renforcé.Egor Gaïdar représentera également un allié de titille pour le ministre de la Privatisation, Anatoli Tchoubais, et le ministre des Finances, Boris Flodorov, qui sont de fervents partisans de l’économie de marché.Boris Eltsine avait du se séparer de Gaïdar en décembre' 1992 sous la pression des députés conservateurs qui avaient réclamé sa démission au cours d’une séance houleuse au Congrès des Députés du peuple.Se ralliant à une solution de compromis pour désamorcer la crise entre' l’exécutif et le législatif, le.président russe avait nommé Victor l'chernomirdine à la tete du gouvernement avec l’aval du Parlement.HAÏTI Aristide dénonce «un second coup d’Etat» m «Si* ?y Æ Jean-Bertrand Aristide ashington (AFP) — lu pré-V V sident Jean Bertrand Aristide, a dénoncé «un second coup d’Etat» des chefs de l’armée et de la police contre le gouvernement consitutionnel d’Haïti, et il a demandé l’aide de la communauté internationale pour faire partir ces responsables.«lus chefs des forces armées et de la police ont réussi à perpétrer un autre coup d’Etat contre le gouvernement constitutionnel haïtien.Ce second coup d’Etat menace la perspective d’une démocratie durable en Haïti prévue dans l’accord du 3 juillet 1993 de Governors Island», indique un communiqué du président haïtien reçu hier à Washington.«Nous renouvelons notre appel pour un remplacement immédiat du chef de l’année et de celui de la police, et demandons le soutien de la communauté internationale» sur ce point, souligne le père Aristide, dont le retour sur l’île est prévu le 30 octobre.L’armée est dirigée par le général Raoid Cédras et la police de Port-au-Prince est commandée par le lieutenant-colonel Joseph-Michel François.Pour le président haïtien, «la violence, officiellement condamnée par le chef de l’année et par le chef de la police, a pour but, non seulement d’assassiner les partisans de la démocratie mais aussi de faire éclater totalement le gouvernement comme lors du 30 septembre 1991» (date du dernier coup d’Etat militaire').EN BREF ?HONECKER À LA CLINIQUE, SES MINISTRES CONDAMNÉS AVEC SURSIS u* g • Bonn (AFP) — L’ancien maître de la RDA Erich Honec-ker a été hospitalisé mercredi soir, quelques heures ' ’1 avant la condamnation de ses anciens hommes de confiance pour les morts du Mur de Berlin, dans un procès dont il avait été la grande vedette avant d’être libéré en raison ,de son cancer du foie.Agé de 81 ans, l’ancien chef de l’Etat et du parti communiste est-allemands, qui—~ a régné sur la RDA de 1971 à 1989, et qui habite le Chili depuis qu’il a été libéré de prison en janvier par la justi-.ce allemande a été admis dans une clinique pour y rece-1 J voir «certains traitements».Hier matin, trois de ses plus > fidèles collaborateurs ont été condamnés par un tribu- * nal de Berlin à des peines de prison pour leur responsa- J bilité dans la mort de fugitifs est-allemands abattus au Mur de Berlin ou à la frontière interallemande.L’ancien ’ ministre de la Défense de RDA Heinz Kessler, 73 ans, j son vice-ministre Fritz Streletz, 66 ans, et un chef régio- ‘ nal du SED (parti communiste est-allemand) Hans Albrecht, 73 ans, ont été condamnés pour incitation au meurtre à des peines de respectivement sept ans et demi, cinq ans et demi et quatre ans et demi de prison.*' < Mais le tribunal a tenu compte de leur âge et de leur ' J état de santé et a ordonné que les peines de prison fer- J me ne soient pas exécutées.k ¦ LUTTE AUX PROXÉNÈTES INTERNATIONAUX Strasbourg (AFP) — Les élus européens se sont prononcés en faveur d’une coopération internationale dans la lutte contre la traite des femmes, dans une résolution adoptée hier à Strasbourg.Selon le Parlement euro- > péen la traite des femmes est «une forme d’esclavage i liée à la grande criminalité internationale».Il a rappelé > que la «lutte contre cette forme d’esclavage doit viser J en priorité les réseaux clandestins et les proxénètes et * non les personnes qui en sont victimes».La plupart des i intervenants ont rappelé qu’un certain nombre de femmes n’exercent pas la prostitution de plein gré mais i contraintes par un tiers ou par nécessité, ne pouvant subvenir à leurs besoins dans leur propre pays, essen- > tiellement en Asie et en Europe de l’Est En conséquen- -' ce les élus européens ont demandé aux Etats membre^, de la CEE d’élaborer une politiqùe de lutte contre ce type d’exploitation avec des sanctions pénales ainsi quct:“ des mesures contre l’immigration clandestine.En Belgique, rappelle-t-on, une commission d’enquête parlementaire travaille depuis un an sur la traite des êtres humains et enquête notamment sur plusieurs cas de jeunes filles asiatiques attirées en Europe avec de faux contrats de danseuses pour les contraindre ensuite à la prostitution.UNE BOSNIE INDIENNE Guywahati (Reuter) — La lutte sanglante qui oppose les séparatistes de la tribu Naga aux membres de la tribu rivale Kuki dans le nord-ouest de l’Inde a fait plus de 300 morts cette année, a annoncé hier la police in- ! dienne.Le dernier bilan du massacre perpétré mardi par une trentaine de combattants du Conseil socialiste du Nagaland (NSCN) contre un village Kuki de l’Etat de Manipur, dépasse les 100 morts, précise la police.Les Nagas ont fait irruption dans le village Kuki et se sont emparés des hommes qu’ils ont alignés avant de les fusiller.«Ca ressemble à une nouvelle Bosnie.Les, Nagas et les Kukis s’enfoncent dans l’épuration ethnique.De plus en plus de gens deviennent fous», a déploré un porte-parole du Manipur.Les Nagas et les Ku-kis, en majorité d’obédience chrétienne, se déchirent ' depuis plus de 60 ans.Aux dires des douaniers indiens.les deux tribus se disputent le contrôle d’une route stratégique pour le trafic d’héroine en provenance du Triangle d’Or voisin, et qui est actuellement aux mains des Kukis.TROIS YÉTI LÀ-HAUT! Hong Kong (AF'P) — Trois «hommes sauvages» ressemblant à des Yéti ont été aperçus par des techniciens chinois dans une forêt du Hubei, a affirmé jeudi •• le New Evening Post, journal pro-chinois de Hong-Kong.Ces «hommes sauvages» étaient nus, d’une de.1,56 m à 1,70 m, avaient des cheveux hirsutes et roux, des yeux légèrement ronds, de larges fronts et des mentons très saillants, a précisé le journal, qui a publié en «une» un dessin des trois hommes.Ils ont été aperçus le 3 septembre dernier à Shennongjia, dans la' province de Hubei, par trois techniciens des chemins de fer chinois qui effectuaient des repérages, a ajouté _ le journal.Des équipes de recherche chinoises étaient déjà allées dans la région pour tenter de trouver des «hommes sauvages» mais n’avaient pu découvrir que des traces de pas et des cheveux.m A 8 L E I) K V 0 1 IV .L E V E N D R E D I 17 S E I’ T E M 15 IV E I II 'J IV EDITORIAL En porte-à-faux Lise Bissonnette Le titre du nouveau programme du Parti libéral du Canada est en porte-à-faux.La belle couverture rouge clame «Pour la création d’emplois, pour la relance économique», mais elle recouvre beaucoup plus.Le document livre une description, complète, précise et lumineuse, de l’idée que se font les libéraux du Canada et de l’art de le gouverner.Le Québec, tous partis confondus, ne pourrait y trouver son compte.ans un Etat unitaire, le programme libéral aurait certes un sens.Voilà enfin formulée l’alternative au conservatisme du gouvernement actuel: assouplissement de la politique monétaire, légère réduction du déficit, stimulation modeste de l’économie.Prudence, donc, mais activisme gouvernemental plus marqué.Il arrive toutefois que le Canada n’est pas un État unitaire et qu’une large partie du mal canadien tient au «surgouvemement» d’un pays de 27 millions d’habitants, où l'ordre fédéral et l’ordre provincial se concurrencent avec tant d'acharnement que l’appareil public se prend pour celui des États-Unis d’Amérique.Pas besoin d’être «séparatiste», aujourd’hui, pour mettre cette conception du Canada en cause.Un fort courant d’opinion, au Canada anglais, ne voit de salut pour le pays écrasé par sa dette que dans un coup de barre (on le voit administratif et non constitutionnel) qui départagerait les responsabilités et centrerait Ottawa, les provinces et les municipalités sur leurs tâches essentielles, quoique différentes.Telle n’est pas, telle n’a jamais été la vision libérale.Elle se résume ainsi: en tout et partout, le gouvernement fédéral a intérêt.Il doit donc intervenir en leader, en définisseur, en coordonnateur.Tout au plus, quand il entrera dans les domaines de compétence des provinces et des villes, il consentira à chercher leur «collaboration», la «concertation», la «coopération».Mais c’est lui qui institue.Et elles qui décident si elles suivent, ou portent l’odieux de priver leurs citoyens des mannes venues d’Ottawa.Jamais la présence fédérale ne se sera annoncée plus tentaculaire.En voici un petit échantillon.Ottawa aura dé-sormais un «projet d’éducation» pour le Canada, à travers un Forum canadien sur le savoir; il ira jusqu’à se charger lui-même de la diffusion des pédagogies nouvelles et des tests.Il définira les besoins en formation professionnelle, en apprentissage, en alphabétisation.Il décidera du programme de garderies.Il couvera la PME de sa sollicitude, la mènera à travers recherche et développement, s’occupera de ses partenariats avec les universités locales, veillera à son financement.Il fera de la rénovation résidentielle, de l’intégration sociale des jeunes, des programmes de nutrition prénatale.Et en sus de créer un Forum national sur la Santé présidé par le premier ministre, il lancera une grande étude sur les buts, les résultats et l’évaluation de notre système de soins (la répétition, à l’échelle fédérale, des travaux exhaustifs de notre commission Rochon).Une seule ligne, dans ce document de 111 pages, donne préséance aux priorités provinciales.Elle touche les schémas d’aménagement du territoire.Mais toutes les initiatives qu’une province comme le Québec prend actuellement, de la formation de la main-d’oeuvre jusqu’à la stratégie industrielle, sont ignorées, absentes, nulles et non avenues, absorbées par les Forums que dirigera désonnais le Grand frère, au demeurant plus amical qu’au-trefois, et très concertant.Le Parti libéral du Canada n’a pas modifié sa vision d’un iota.Il l’a recyclée.C’est du développement durable, certes, mais toujours aussi coûteux.Et aussi contraire à l’esprit même d’un régime fédéral.Un programme de beau temps Jean-Robert —; elle seule, la publication d’un programme aussi \ détaillé que celui des libéraux est un pavé dans /» la mare tranquille des déclarations vagues et l\ contradictoires à laquelle voudrait nous habi-I % tuer la leader conservatrice, Mme Kim Camp-i ~*~ll bell.Résolument, les libéraux s’affirment comme étant l’équipe qui a le plus de contenu.Le rôle d’un gouvernement, rappelle M.Jean Chrétien, n'est pas d’en faire le moins possible, mais d’intervenir dans le cours des choses en fonction d’objectifs politiques connus.Les libéraux ont raison d’affirmer que neuf années de laisser-faire et de saupoudrage conservateurs n’ont pas amélioré la situation économique du pays.Sous prétexte de favoriser la compétitivité des entreprises canadiennes, on a réduit les impôts des grandes sociétés, introduit des abris fiscaux pour les gains de capitaux, introduit la TPS, éliminé des dizaines d’organismes.Pourtant, comme le concluait récemment le World Competitiveness Report, la position du Canada s’est érodée et nous voilà tombés au lie rang dans le monde.Si, au moins, toutes ces mesures conservatrices avaient permis de réduire l’endettement public! Mais non.A cause de la lutte obsessionnelle à l’inflation conduite à coups de hausses de taux d’intérêt, l’endettement fédéral a continué de grimper.Sans doute, cette stratégie a-t-elle plu, et séduit-elle encore l’establishment financier torontois, ce grand gagnant des années quatre-vingt.Mais pour les autres, travailleurs et petits entrepreneurs du reste du pays, cette stratégie de la jungle est devenue synonyme de désolation.C’est donc avec soulagement que certains accueilleront un programme politique qui a de la chair.Par contre, une fois complétée la lecture du grand livre rouge, plusieurs se demanderont comment, dans la Sa nsfaçon conjoncture actuelle, M.Jean Chrétien pourra respecter ses promesses.Comment cet homme si peu respectueux des particularités régionales de ce pays pourra créer autant de nouveaux programmes «en collaboration avec les gouvernements provinciaux», comme il est si souvent répété sur papier.Peut-on croire M.Chrétien quand il dit pouvoir remplacer la TPS par une autre taxe qui rapporterait la même chose mais coûterait moins cher à administrer?Peut-on le croire, et le suivre, lorsqu’il promet de renégocier l’ALE et l’ALENA?Peut-on croire à la réduction du déficit malgré le maintien de l’universalité des programmes sociaux, l’accroissement de l’aide a la recherche, à la formation, à la rénovation domiciliaire, au logement social, à la modernisation des équipements et des infrastructures?Mieux, peut-on croire que pour parvenir a financer ses projets sans augmenter l’endettement du pays, un gouvernement libéral annulerait le programme d’achat d’hélicoptères, lui qui a toujours été si jaloux de l’autonomie militaire du Canada, si pressé d’assurer lui-même la protection de ses frontières et si volontaire pour participer aux missions de paix internationales?Qu’un parti qui se propose d’encourager la recherche et le développement réduirait de pas moins de 2,2 milliards de dollars ses achats de services professionnels en tous genres auprès des firmes canadiennes d’ingénierie, d’informatique ou de télécommunication?En fait si le programme libéral a le mérite de proposer une intervention dynamique du gouvernement dans l’économie du pays, il a le défaut impardonnable d’être conçu pour une époque d’abondance et pour un pays sans dettes.Aux demieres nouvelles, nous en sommes encore loin La flamme des six Dans LE DEVOIR du 1er septembre, parlant de la critique de la culture pour la saison qui vient a Radio-Canada, Pierre Cayouette écrit: «Il apparait clairement que la critique enflammée qui faisait les beaux jours de La bande des six n’aura plus sa place.» Et immédiatement après cette déclaration, il cite, a ce sujet, une précision de Pierre Duceppe de Radio-Canada : «Nous souhaitons que la critique, quand elle s’exercera, soit juste, équitable et le plus possible objective.» Ce qui signifie clairement, par implication, que la critique, a la bande des six, n’était pas juste, équitable et aussi objective qu’elle aurait pu l’être.Je suis convaincu que les six (y compris les anciens) se sont parfois trompés, mais je ne crois pas que, sciemment, ils n’aient pas été justes ou équitables, ou qu’ils aient manqué d’objectivité.Et je fais cette affirmation après avoir très régulièrement, et attentivement, suivi leur émission.Si j’en juge par ce que dit Pierre Cayouette, la critique enflammée n’aura plus sa place a Radio-Canada.C’est dommage.Quand on décrit la préparation d’un bouton a quatre trous, je comprends qu’on ne se laisse pas enflammer, mais il n’y a pas de mal a se laisser aller, quand on vient de lire un roman ou un poeme qui fouille au coeur des choses, qu’on vient de voir un comédien qui donne accès a l’univers d’un grand dramaturge, ou un film qui a été fait, d’abord et avant tout, dans un but artistique.Même enflammée, la critique peut être juste, équitable et objective.LETTRES -?- la bonne critique est celle qui est faite par des gens honnêtes, compétents et parfaitement libres de dire ce qu’ils pensenL Quant aux artisans de la bande des six, je leur dis que je crois que dans l’ensemble, ils ont fait du très beau travail.Sachez que lorsque je devais m’absenter le samedi soir, j’enregistrais leur émission sur bande magnétoscopique, afin de ne pas la manquer.Je crois a leur sincérité et à l’honnêteté de leurs critiques.Et je crois aussi qu’on ne peut pas faire de bonne critique sans être profondément engagé.J’aimais leur flamme et les engage a la cultiver, parce que je les sais assez intelligents pour ne pas la laisser les diriger.Jean-R.Beaudry Terrebonne, septembre 1993 Le français de La Pléiade L’ineffable ministre fédéral Pierre Blais déclarait le 25 août que les Québécois étaient bien plus en mesure de comprendre le français hésitant, imprécis et a certains moments pénible que parle Mme Kim Campbell nue le français clair et précis que parie M.Iojcien Bouchard, chef du Bloc québécois.Selon le ministre, le français de M.Bouchard fil n’en demandait pas tant) serait apparenté a celui de La Pléiade, l/i Pléiade, c’est Victor Hugo, Balzac, Saint-Exupéry et bien d’autres que, toujours selon l’ineffable ministre, les Québécois seraient trop «tartes» pour comprendre, quoi que beaucoup d’entre eux ont ces auteurs dans leur bibliothèque.Il n’a pas dit ça comme ça, mais c’est tout comme.Encore une fois, les Québécois qui nous représentent a Ottawa font en sorte de nous faire passer pour des «primaires» a qui parler un français correct n’est pas pensable.Trudeau avait cette vilaine habitude d’utiliser un ton vulgaire ou condescendant quand il parlait en français au Québec.C’est connu depuis longtemps, les Québécois qui nous représentent a Ottawa doivent absolument se faire pardonner d’être Québécois.Il est temps que ça change! Avec le Bloc québécois, les Québécois a Ottawa représenteront le Québec et les Québécois.Rien ni personne d’autre! Aline Hamelin laval, 26 août 1993 Une sortie ratée Il m’apparait triste qu’une carrière comme la vôtre soit ternie par un incident regrettable.les gestes que vous avez poses a l’égard du jeune journaliste de 'Taquinons la Planète laissent [XTcer un manque de contrôle de soi déplorable de la part d’un homme pu bile.En vous en prenant a ce jeune journaliste, c’est le peuple par ricochet qui se voit atteint; et le peuple est détenteur de la souveraineté, il me semble.Un démocrate peut braver une fotde menaçante comme vous l’avez fait lors de la parade de la SSJB, mais ne s’en prend pas physiquement a un journaliste mariant en plus l’humour.Il est toujours bon de se rap|>c-ler lafontaine: - Plus fait douceur que violence».Raymond Beauvais Himcherville, 10 septembre 1993 6’HR.LTÆQ PRisCWTt SôU PROGgkRME.#¦ yft im i i Le français devant Babel '~]| ermettez-moi de revenir P sur un incident qui défraya les manchettes des journaux québécois à la toute fin du printemps.Il s’agit de la déclaration tonitruante de Roger D.Landry, président et éditeur de La Presse qui s’en prenait au nationalisme insulaire des gens du Lac Saint-Jean, leur reprochant de ne pas comprendre la tumultueuse réalité anglophone et multiculturelle de Montréal et la non moins tonitruante réaction de Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois qui exigea force rétractation.Deux événements de cette rentrée européenne redonnent un vernis d’actualité à cet épisode, un de plus, du feuilleton linguistique au Québec.Le premier est un colloque, placé sous le haut patronage du président de la république française et qui porte, ô hasard, sur la pluralité des langues dans le monde francophone.Les travaux qui viennent de se terminer y ont mis en lumière, outre la créolité, la nécessité de faire face au défi du plurilinguisme qui caractérise de plus en plus nos sociétés à mesure que le marché impose sa loi unique.Le second est la publication du plus récent bouquin d’Umberto Eco consacré à «la quête de la langue parfaite».Pour contrer cette «fragmentation linguistique», Eco y propose la création d’une «langue internationale auxiliaire» qui servirait de lingua franca pour tous et chacun.Pourquoi le français ne jouerait-il pas ce rôle?Comme le suggère d’ailleurs le linguiste français Claude Hagège en mettant en lumière sa vocation multiple.Mais pour cela, il importe de dégager la nature exacte du multilinguisme.D’aucuns croient, à l’instar de M.Landry, que celui-ci est un avatar du cosmopolitisme existant dans FULVIO C A C C I A ?toute métropole dont l’extension montre le degré d’ouverture et finalement de progrès auquel est parvenue une société.C’est la thèse connue des multiculturalistes qui unissent dans une même séquence fédéralisme et urbanité.Aux citadins donc les délices effervescents de l’avant-garde et de la modernité.Aux habitants de l’arrière-pays (surtout québécois) les charmes rustiques de la coutume et de la tradition.La fable du rat des villes et du rat des champs reprend de la sorte du métier, à cette différence près que la morale penche cette fois du côté du citadin.«Juste retour du balancier», direz-vous.La ville n’était-elle pas, hier encore, le lieu de la damnation et du péché, le lieu où la langue originelle se corrompait au contact du capital et de l’anglais?Certes, mais qui alors avait le pouvoir (et l’intérêt) de proférer de telles injonctions?Je vous le donne en mille: l’Eglise.Seuls ceux qui aspirent à son trône peuvent se permettre d’en inverser les diktats.A cet égard, la déclaration du pdg du plus important quotidien français d’Amérique est parfaitement conforme à l’actuelle conjoncture médiatique.Dans cette perspective, l’as-somption de la ville et du plurilinguisme qui s’y déploie n’est pas in- nocente; elle a pour effet de masquer les rapports historiques et sociaux façonnés entre les langues.Une situation qui a été dénoncée avec raison par les nationalistes québécois.Or, chaque langue, on le sait, est par nature un instrument de conquête.Ainsi, la pratique indifférenciée de plusieurs langues dans la Cité est sans conteste la meilleure façon de désamorcer la charge totalitaire au sein de celle-ci.Mais cette thèse n’est valable que s’il existe déjà un équilibre linguistique dans la société ou du moins une réciprocité qui est le fruit d’une expérience individuelle; avec ce que cela suppose de mobilité sociale et de transformation.L’autre langue devient alors ce pont qu’on jette par-dessus les peurs et les préjugés vers la rive opposée, l’autre reconnu comme tel.Or, cette réciprocité, expression d’une conscience politique authentique, fait défaut.L’accord sur une seule, langue véhiculaire, la langue de l’État, est encore la meilleure garantie pour que les autres langues puissent exister à leurs places spécifiques: soit comme idiome vernaculaire et maternel, soit comme langue de référence et de culture.A New York ou à Paris, l’unilinguisme est toujours la norme et fait contrepoids au plurilinguisme de la rue, n’en déplaise à M.Landry.Nombreux ont été les Québécois qui ont lutté pour que le français devienne la langue véhiculaire au Québec, dûment reconnue par la loi.Mais il reste une autre étape à franchir.Celle-ci consiste à dépasser le repliement identitaire, enjeu politique des seuls Québécois de souche, pour faire de la langue le moyen d’expression du politique de (’ensemble de la société civile, toutes origines confondues.A P R 0 P 0 S -4- .de protection de Penvironnement A court terme, la gestion des déchets industriels nécessitera des solutions techniques pour leur élimination, un contrôle de leur circulation et des centres de traitement intégrés.A long terme, la réduction du volume de déchets passera par le recyclage, la substitution de produits et l’adoption de procédés plus propres.Il existe donc des besoins pour des travaux de développement et de démonstration qui visent la mise au point de techniques, de procédés, de méthodes ou de pratiques de gestion destinés a améliorer la caractérisation, l’évaluation, la réutilisation ou le recyclage de ces résidus.Selon le plan d’action présenté en 1990 par la Commission d’enquête sur les déchets dangereux, les actions et moyens suivants seront nécessaires (jour en limiter le volume: réseau régional de collecte, réseau de centres de transfert, équipements de réduction et de recyclage, usine de raffinage des huiles usées, valorisation dans les cimenteries, agrandissement de l’usine Stablex pour les déchets inorganiques, incinérateurs mobiles pour traiter les BBC et autres déchets organiques et agrandissement des installations fixes existantes.Des défis de taille attendent les entreprises québécoises, tant au plan de la RD et du transfert de technologie qu’au plan de la formation qui devra être adaptée à de nouveaux besoins.Tiré de Nomtcur, bulletin du Centre de recherche industrielle du Québec, Juin 1993.LE DEVOIR M) N D R PAR II P.N R I B 0 D R A S S A LP 10 J A N V I P R I » I 0 Directrice LISE BISSONNKTTK Rédacteur en chef B K R N A II I) DKSCÔTE AUX Directeur délégué à l'adnilniilratlon ANDRÉ LECLKRC Directeur de l'information B K N (I i T A II BIN Directe ii m adjoin lu de l’Information I’ IK II K K B K AII LIE II, RO (’ Il CD T K Rédacteur en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON 2 050, rue De Bleury,fle étage, Montréal (Québec) Il3A AMD.Tel.: (51 11 085 II!l;t:t FAIS CF.QU F I) 0 I S 1.K I) E V 0 I H .I.E V E X l> H K DI 17 S K I' T E M K U E I !l !l 3 IDEES A 9 Classe d’affaires du Québec Un modèle à l’épreuve du libre-échange Au delà du nombre Ce n’est pas la croissance démographique seule qui engendre la pauvreté, la misère ou la dégradation de Venvironnement ANDRÉ GAGNON Diplômé en science politique 1 || 1 "1 epuis lisage, l’orientation Deles gouvernements qui se sont succédé s’est articulée autour du désir de promouvoir et de développer une -J classe d’affaires québécoi-¦ se.Notamment avec la nationalisation • de l'électricité et la création de la Cais-a se de dépôt et placement, le gouverna ment Lesage dotait l’Etat d’outils majeurs pour intervenir sur le plan écono-; mique.la suite démontre à quel |X)int ! ces institutions ont aidé à faire naître | de grosses entreprises comme Provi-go, SNC, Lavalin, par une approche fort favorable au capital québécois.Avec le gouvernement du Parti québécois, surtout à son premier mandat, la politique de promotion d’une classe d’affaires québécoise trouve un second souffle.En 1979, avec la publication de Bâtir le Québec, le gouvernement péquiste présente un projet économique étoffé concentré presque uniquement sur le développement d’un capital québécois.L’Etat, pense-t-on, doit principalement axer ses interventions autour de la croissance des entreprises québécoises.L’effort atteint des sommets inégalés auparavant.Le gouvernement libéral élu en décembre 1985 continuera à soutenir l'essor du capital québécois.Des efforts seront faits pour assurer le contrôle québécois d’entreprises telles , Steinberg ou le laboratoire de re-: cherches de l’Institut Armand Frap-pier.Ainsi, les politiques préférentielles des gouvernements du Québec depuis le début des années 1960 s’inscrivent directement dans un effort de promotion et de développement d’une ; classe d’affaires québécoise.Les récentes prises de position du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario au sujet de mesures protectionnistes québécoises dans le domaine de la construction sont significatives puisqu’elles constituent un point de départ de longues discussions à venir sur le libre-échange entre les provinces.Les requêtes des gouvernements voisins , vont ultimement au-delà d’une simple libéralisation du secteur de la | construction.Elles exigent du Québec de laisser tomber ses politiques préfé-v rentielles et ses politiques d’achat chez ! nous.En remettant en cause la légiti-I mité de ces pratiques, les partenaires | commerciaux du Québec suggèrent à 1 ce dernier de délaisser une orientation ! économique qui a permis au capital québécois d’occuper une plus grande I place dans l’économie domestique.Dans l’analyse globale de ce problè-! me d’échanges commerciaux, la di-I mension nationaliste québécoise d’in-I tervention économique occupe une I place majeure.11 reste maintenant au ¦ gouvernement québécois à détermi-! ner si le maintien d’une telle orienta-I tion pourrait devenir négligeable à : long terme pour sa classe d’affaires et, ¦ plus généralement, pour l’économie S du Québec.Et encore la, il reste à dé-1 terminer si ce qui est bon pour Bom-| bardier (notre GM), est bon pour le 9 Québec.PHOTO CURT CARNKMAKK BANOUE MONDIALE C’est la croissance démographique liée à d’autres facteurs tels la concentration des terres chez quelques grands propriétaires, les économies agricoles peu efficaces ou trop dépendantes des marchés extérieurs, ou encore les régimes corrompus, qui sont responsables des maux de la planète.HÉLÈNE LAGACÉ Association québécoise des organismes de coopération internationale un an de la prochaine Conférence internationale des Nations unies sur la population et le développement qui se déroulera au Caire en 1994, il est à se demander si on arrivera à dépasser le débat centré sur le danger d’une croissance démographique explosive pour en arriver à une réflexion en profondeur sur les véritables enjeux du développement à l’échelle de la planète, incluant certes les questions démographiques.Récemment, au terme du Congrès général de l’Union internationale pour l’étude scientifique de la population qui se déroulait à Montréal du 24 au 31 août dernier, un gros titre brandissait le spectre de la Terre devant éventuellement supporter 500 milliards d’êtres humains en l'an 2150 (projection hautement constestable si l’on se fie au dernier rapport des Nations unies sur l’état de la population 1993 dans lequel on parle en moyenne d’une stablilisation de la population autour de 11 à 12 milliards pour la même période).Plus gravement encore et dans le même esprit, il y a à peine un peu plus d’un an et demi, le même journal titrait un article, repris le jour même sur les ondes d’une station de radio populaire montréalaise à une heure de forte cote d’écoute matinale: «Faudra-t-il en arriver à la stérilisation obligatoire?» (dans les pays du tiers monde), citant une personnalité pourtant crédible, fondateur du Comité des droits de la personne de l’Académie des sciences en France.Il est vrai qu’il existe dans certaines parties du monde un problème de croissance de population mais ce n’est pas la croissance démographique en elle-même qui génère la misère et la pauvreté, le mal-développement ou la dégradation de l’environnement.Les.causes sont multiples et complexes.C’est la croissance démographique liée à d’autres facteurs tels la concentration des terres dans les mains de quelques grands propriétaires, les économies agricoles peu efficaces ou trop dépendantes des marchés extérieurs, ou encore les régimes corrompus et anti-démocratiques.Il a été amplement démontré que c’est surtout un relèvement des conditions de vie des populations et des femmes en général qui entraîne le fléchissement de la croissance démographique.D’autre part, il est facile de démontrer que les plus gros pollueurs et les plus gros consommateurs ne sont pas les pays les plus peuplés du Sud.Non seulement le Nord consomme-t-il 80 % des ressources totales du globe, mais il réduit sa propre pollution notamment en relocalisant au Sud une partie de ses industries les plus polluantes et gourmandes en énergie (les aciéres et les raffineries).Alors pourquoi cet acharnement à s’en prendre à la croissance démographique com- me la cause de tous les maux?Déjà, pendant les préparatifs du Sommet,, de Rio sur l’environnement et le développe-:;: ment, et au cours de la Conférence elle-S; même en juin 1992, on assistait aux efforts*: des pays du Nord — en particulier les Etats» Unis soutenus par un lobby puissant d’institutions et d’entreprises favorable aux contrôles de population —, à ramener le débat sur l’objectif de réduction des populations plutôt que sur les problèmes de fond du dé-, veloppement: la surconsommation au Nord soutenue par les élites nationales du Sud, la crise de l'endettement des pays du sud et l’appauvrissement des populations, l’exode rural et l’explosion urbaine, l’ampleur des dépenses militaires à l’échelle mondiale, etc.Four les pays du Nord, la croissance de populations pauvres, qu’elle survienne dans les ghettos des pays développés ou dans les pays pauvres, est d'abord et avant tout considérée comme une menace à leur démocratie et à leur stabilité.On oublie le plus souvent que les choix reproductifs des femmes du tiers monde dans îes ménages sont des plus rationnels.En l’absence de politiques et de mesures sociales, la famille représente la seule structure apte à répondre aux besoins de ses membres.l^t crise économique actuelle, doublée de l’inexistence de politiques sociales ou de politiques de développement régional, rural ou urbain, encourage les migrations et le processus d’urbanisation rapide favorisant les grandes familles.Les familles nombreuses sont aussi une stratégie consciente des femmes pour contrer la mortalité infantile.Enfin, de nombreuses contraintes religieuses et culturelles placent les femmes dans des rapports sociaux de subordination où les hommes sont souvent ceux qui refusent l’utilisation des contraceptifs pour leur conjointe.Pourtant, l’expérience des groupes de femmes et d’organisations non gouvernementales (ONG) de développement travaillant sur ces questions, démontre bien que de nombreuses femmes à travers le monde souhaitent avoir moins d’enfants, surtout espacer les naissances, sur une base volontaire, en fonction de leurs besoins et dans des conditions sécuritaires, non pas dans le cadre de politiques de contrôle de population où prime l’objectif d’efficacité sur celui de la santé.Il faut arriver à proposer une vision du développement où la vie reproductive, généralement conçue comme un problème à contrôler, s’harmonise à la vie productive en un juste équilibre pour la vie.C’est avant tout un débat de société où il faut arriver à poser les questions de développement à partir d’une vision centrée sur la personne et à partir de la participation démocratique des femmes et des hommes à la définition des politiques.A ce titre, la prochaine Conférence mondiale des Nations unies sur la population et le développement qui se tiendra au Caire en 1994 sera de nouveau un rendez-vous entre le Nord et le Sud pour faire avancer le débat dans ce sens.Il est à espérer que les médias joueront leur rôle de première ligne pour faire état de la complexité de ce débat, car les enjeux concernant les défis démographiques ne sont pas qu’une affaire de nombre! C’est surtout un relèvement des conditions de vie des populations et des femmes en général qui entraîne le fléchissement de la croissance démographique.L ’ É Q l) I P E D G I) E VOIR IA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métn»|x>litaine Claude Beauregard.Sylvain Blanchard.Paul Cauchon, Jean Chartier, Jean Dion, Ixjuis-Gilles Francoeur, I.ouis-(iuy I.Heureux, Caroline Montpetit.Bernard Morrier, Isabelle Pan*.Diane Brécourt, Iaurent Soumis, Guy H Taillefer, I )anny Vear, Jacques ( «renier et Jacques Nadeau (photographes), à l’information culturelle Michel Belair (responsable), Stéphane Baillargeon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette [Livres) l’aille des Rivieres, Marie Laurier, Robert livesque, ( Mile Tremblay; à l’information éetmo-mique ( «erard Berubé (responsable), Robert I hitri-sac, Jean-Pierre U*gault, Serge Truffaut, Claude Turcotte, à l’information internationale Iranyois (trousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Coition, Claude Ievesque, Sylviane Tramier, Clément Trudcl; à l'information poli* tiquo Josée Boileau, lierre O’Neill, Gilles Usage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Quebec), Michel Venue (correspondant parlementais à Quebec), Chantal Hebert (correspondante parlementaire a Ottawa), Serge Chapleau (caricaturiste); à l'information fiportHv Yves d’Avignon.Suzanne Marchand (adjointe a la direction), Denise Babin, Rachel Duclos (commis), MaruMlelene /Marie (secretaire a la rédaction), Isabelle Baril (secretaire à la direction) LA DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur): Manon Scott, Serge (aplanie ((Quebec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA DIRECTION AR nsnoiiE unie uavn ia m muent îmi.- hnsonneault (directrice), Jacqueline Avril, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côte, Francine Gingras, Johanne Guilxau.Incie lacroix, Christiane legault, (pubh dtaircs), Micheline Turgeon tmaquettiste).Michele Bouchard (secretaire), (,'hislaine lafleur (réceptionniste) L'ADMINISTRATION Nicole Carmel
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