Le devoir, 25 septembre 1993, Cahier D
» ?le Devoir ?Le Feuilleton Page D3 Les Petits bonheurs Page D4 Littérature québécoise Page D5 Visas Page D10 ?EÜMÜI ,t***//C L’alibi de la libido PIERRE CAYOUETTE Je suis entré chez Richard Ramsay comme un garçon de Saint-Vincent entre au dortoir : l’oeil effarouché, à l’affût de la moindre équivoque.Pourquoi cette méfiance?Parce que Richard Ramsay a passé les sept dernières années à colliger les citations érotiques dans l’oeuvre de 285 auteurs.On ne rencontre pas tous les jours pareil personnage, pareil obsédé, tout lettré qu’il soit.M.Ramsay a épluche 1875 textes littéraires.Et ii a poussé le zèle jusqu’à séjourner un mois dans l’enfer de la Bibliothèque Nationale de Paris.De quoi éveiller la plus légitime suspicion chez le visiteur! De cette recherche de bénédictin est né un curieux ouvrage, L'érotisme en chair et o\ mots, petit dictionnaire vertueux (Editions Balzac).On y trouve 588 mots, accompagnés de citations de Guillaume Apollinaire, de Marcel Aymé, de Baudelaire, de Mirabeau, de Voltaire, de Raymond Queneau, de Restif de la Bretonne, Sade, Boris Vian et de nombreux autres.Ceux qui bouquineront s'empresseront par ailleurs d’aller à la page 35.On y trouve plus de 160 synonymes du verbe baiser, dont fre-tinfretailler, gimbretiletolleter, et.fendre l’abricot.«J’ai voulu que les lecteurs québécois sachent que de grands auteurs ont écrit de la littérature érotique.J’ai eu la chance d’avoir accès à tous ces écrits et je veux partager ce bonheur avec le lecteur.Notre société, très hypocrite, a toujours caché cette littérature et continue de le faire», explique Richard Ramsay.Même si, aujourd’hui, la sexualité est omniprésente, en particulier à la radio et à la télévision où il est courant de voir des quidams exhiber leur vie intime, M.Ramsay estime que l’érotisme n'a toujours pas sa place.«On parle beaucoup de sexualité, de mécanique, pas d’érotisme.Moi, je suis un fouineur dans la littérature érotique.Je sais découvrir la belle écriture», poursuit-il.Dans la liste des auteurs cités par M.Ramsay, on trouve une trentaine d’écrivains québécois, dont Anne Dandurand, Charlotte Boisjoli et Lilli Gulliver.«Mais le plus grand écrivain érotique au Québec, c’est Yves Thériaull dans Oeuvre de chair», af-(irme-t-il.In littérature érotique québécoise, fait-il remarquer, a ceci de particulier qu’elle est écrite surtout par des femmes.On remarque, en parcourant l’ouvrage de M.Ramsay, qu’il a surtout VOIR PAGE I) 2: LIBIDO J L '-A ¦PI#** J ournal d’un piéton aroiicto PHOTO RO H K RT RUDYARD K I î) !) A la retraite, le Frère LJ11 leI se veut,encore utile et laisse toujours ibre cours à sou indignation GILLES LESAGE LE DEVOIR Le Frère Untel est vivant, il se porte bien, il frappe et court encore! C’est pour «gagner sa vie» — non pas dans le sens de faire de l’argent, dont il n’a cure, mais pour se rendre utile, que Jean-Paul Desbiens publie son Journal d'un homme farouche (1).Et si cette tranche des dix dernières années «marche», comme il le dit lui-même en entrevue, le célèbre auteur des Insolences du Frère Untel se propose déjà de récidiver.Retraité fort actif et en grande demande, il continue de confier presque chaque jour à son cahier d’écolier, puis à sa machine à traitement de texte, des entrées fugaces, des notations intjmes, des jugements lapidaires.A vrai dire, le petit frère mariste du Lac Saint-Jean qu’André Laurendeau a révélé aux lecteurs du journal LE DEVOIR, il y a près de 35 ans, et qui préludait la grondante Révolution tranquille, n’a pas changé.Aujourd’hui comme alors il laisse libre cours à son indignation, sa colère, ses angoisses, mais aussi à sa ferveur, sa liberté et, en dépit d’une relative solitude, une fidélité indéfectible à ses engagements religieux d’il y a plus de 50 tins.Peut-être est-il devenu plus sage et serein?Mais il se sent encore vulnérable.«Espérant avoir la foi», il ne se fait nullement triomphaliste.Se livrant sans détours, même avec impudeur selon certains, il écorche au passage des vanités et susceptibilités, sûr qu’il ne sera pas plus épargné en retour qu’il ne l’a été depuis 32 ans.Une fois de plus, il frappe dm, il joue le jeu.Sans peur et sans conformisme.Dans son «avertissement» liminaire, M.Desbiens explique fort bien pourquoi il écrit et publie son journal.«Pour la raison qui m’amène à lire le journal des autres, car je suis amateur de journaux.Je fais fond sur la curiosité de l’homme pour l’homme.» Mais encore?Pour tenter d’en savoir un peu plus, rendez-vous est pris à la Résidence Champagnat du Campus Notre-Dame-de-Foy, à Saint-Augustin, en banlieue de Québec, où l’auteur de Sous le soleil de la pitié vit dans ses livres et ses textes en gestation difficile, «entre café, cigarette, lecture et écriture.» Qu’est-il devenu au juste dans son antre, à proximité du grand fleuve près duquel il fait des marches interminables?Si le terme «journalier» (traduction de «diaris-te») n’avait pas le sens qu’il a au Québec, c’est celui qu’il aurait préféré.Car c’est bien d’un journal quotidien qu’il s’agit, et non de mémoires.De la même manière qu’il s’intéresse aux propos et confidences de ses auteurs préférés, dont Léon Bloy, Julien Green, Jean Guitton, Paul Claudel, Ernst Jünger, voulant savoir ce que l’homme pense sur l’homme, M.Desbiens fait l’hypothèse que d’autres ont la même fringale que lui.Cette curiosité est honnête et valide, explique-t-il.Mais deux amis lui ont donné un avis contraire à cet égard: l’un ne comprend pas que l’on écrive son journal, encore moins qu’on le publie; l’autre estime que, quant à faire, il faut tout publier, y compris les «misères», les siennes et celles des autres.S’il avait commencé à élaguer ou émonder, ça n’aurait pas eu de fin.C’est pour cela qu’à côté de réflexions sur des événements et personnages publics, ce journal est émaillé de notations sur sa double famille, humaine et religieuse, ses amis, connaissances et compagnons de travail.M.Desbiens nous fait ainsi pénétrer, sans fausse pudeur et sans se prendre pour un autre, dans ce qu’il a de plus intime, de plus secret même, avec des hésitations, des hauts et des bas.un brin de lassitude et de sentiment VOIR PAGE D-l: FRÈRE UNTEL n-i J ’ i j ( i } j i > * i ) : ni Is I of 1 °-i ) ! ¦| : j )1 \ OU ! ’ 1 i I I 1 I V f I I 1 I 1 ! i i : i i-1 >n •I i i iil r! ) Ml i U ¦ I i yj G J ¦ t iJ j;’ ! 130 M-j ii la ibmlXttt -V Jacques (inthd'Mabon Le drame spirituel des adolescents l’niltls sociaux cl religieux Uid'k-p- tUlUit-N IsU hUal-'s • i(> Soea la dirwtion dr Jacques (iraJxfMajsmi Vers un nouveau conflit de générations I Profils sociaux et religieux des 20115 ans V'.< t* jos.-k Jacques tirand'Mtuvxi d .‘¦"iange U-fcbvrr Une générat ion bouc émissaire Enqubte sur les baby-boomers AU CŒUR DU DÉBAT ACTUEL TROIS GRANDS SUCCÈS DE LIBRAIRIE!.Sous la direction de Jacques Grand'Maison et de Solange Lefebvre LE DRAME SPIRITUEL DES ADOLESCENTS (J u • Profils sociaux et religieux — 248 pages — 22,95$ VERS UN NOUVEAU CONFLIT DE GÉNÉRATIONS Profils sociaux et religieux des 20-35 ans — 402 pages — 24,95$ UNE GÉNÉRATION BOUC ÉMISSAIRE Enquête sur les baby-boomers — 440 pages — 25,95$ PID] FIDES fiiÜ i) i.v o i i: .i.!•: s s a m y.i> i ¦> r.k t d i m a x < n v.•?ii s v.i1 r i m ü iî il ü L I V R E S Les mains vides IA PETITE MAIN Geneviève Donnann Edition Albin Michel M A H TI N E TII K K N N E LE DEVOIR Roman sur le thème franco-français par excellence: l’attirance d’un quadragénaire pour une adolescente de 13 ans, genre de super-Lolita diabolique qui va réduire en miettes les réticences d’un bon père de famille, victime des charmes de cette «femme-enfant» à la fois naïve et perfide, contraste si cher à la production littéraire et cinématographique française de ces dernières années.Cela donne un fort mauvais roman, au thème archi-éculé, où les clichés de toutes sortes pleuvent et la psychologie les personnages est des plus sommaires.On ne peut croire un instant à cette adolescente de 13 ans qui se jette sans crier gare dans le lit du père de sa copine, s’y dévoilant une bête sexuelle des plus exaltées, tout en suçant son pouce le lendemain mâtin lorsqu'elle s’écorche le genou.Trop, c’est trop.Et cet homme de carrière supposé brillant qui subit son chantage tout en y prenant, bien sûr, son plaisir.11 manque à Geneviève Dormann, critique littéraire au Figaro et auteur d’une bonne douzaine de romans, toute la finesse et la subtilité pour décrire cette situation somme toute exceptionnelle.L’auteur a voulu faire dans le ton badin (on sent parfois quelle tente d’imiter Le Zèbre, de Jardin, avec son thème de la passion amoureuse éternelle), mais le dénouement est tragique et semble par conséquent devoir s’appliquer à un autre livre.Mme Dormann est tout aussi maladroite lorsqu’elle tente de décrire le monde des ados français que celui des énarquiens et du milieu politique français.Ses intrusions dans le milieu marin (pre-mlèré p'assion du héros), dont le roman est truffé, font périr d’ennui.Le summum de l’agacement est atteint par l’abondance d’expressions anglaises francisées, qui donnent dq «ticheurte», «britiche» et autres morceaux du gënrè.A fuir.A C T II A I.I T É S Bernard Pivot quitte Lire Pierre Assouline prend la succession LIBIDO MARIE LAURIER LE DEVOIR Le fondateur de la revue littéraire française Lire, Bernard Pivot, en quitte la direction après l’avoir assumée pendant 18 ans.Son collaborateur de la première heure Pierre Assouline lui succède.S’inspirant du même esprit qui a présidé à son départ volontaire de la populaire émission Apostrophes qui fut pendnt 15 ans la tribune privilégiée de la littérature française et étrangère, Bernard Pivot explique dans la livraison de septembre de Lire qu’il abandonne sa fonction de sa propre initiative, «en accord avec la direction du Groupe Express et en parfaite harmonie avec les journalistes du magazine».Dans un texte d’adieu ou plutôt d’au revoir puisqu’il continuera à signer des textes comme simple rédacteur, le journaliste explique «qu’il a donné à la revue tout ce qu’il pouvait y donner».Il précise qu’il avait 40 ans lorsqu'il a lancé Lire et que c’est précisément l’âge de son successeur qui «possède l’énergie, l’ambition et toutes les compétences pour s’affirmer à la tète de la direction».Il assure être serein et heureux de sa décision mais que l’heure a sonné pour lui de penser à autre chose.«C’est un peu comme pour Apostrophes, écrit-il: quand l’émission a commencé à m’ennuyer, quand je me suis aperçu que la lecture à haute dose me procurait de moins en moins d’agréments et pesait de plus en plus sur mes paupières, mon humeur et mes jours, j’ai décidé de la stopper.Avec Lire, les symptômes n’étaient pas aussi alarmants, mais je devais bien reconnaître que, ces derniers temps, la passion que, à tort ou à raison, je mets en toute chose, flanchait.» Dans ces circonstances, il ajoute que «c’eût été mettre le journal en péril que de m’accrocher è mon poste de prestige, sans continuer d’en assumer complètement les responsabilités, en en fuyant les servitudes».Bernard Pivot qui reste toutefois l’animateur et le concepteur de l’émission Bouillon de culture aura dirigé 215 Lire et à en juger par la qualité des textes du numéro de septembre dirigé par Pierre Assouline, on peut présumer que cette vitrine de la littérature française sera aussi attrayante que sous le règne de son fondateur.On y trouve un entretien avec l'écrivain de 96 ans Julien Green, un dossier sur la diplô-mation des romanciers , des extraits de la biographie de Jean Genet de Edmund White, les rubriques régulières de présentation des plus récentes parutions, les critiques et petites nouvelles qui font de la littérature un art d'une grande vitalité en France.Bernard Pivot Pas vraiment un dictionnaire, ni une anthologie SUITE DE LA PAGE 1 puisé dans la littérature française du XVlIle siècle.11 ny a que très peu de citations tirées d ouvrages modernes.«Di littérature érotique moderne est souvent très brutale, agressive, méchante.Je pense qu’elle est exactement à l’image de la société.Cette littérature est dégueulasse.11 faut que ce soit beau», dit-il.Le «petit dictionnaire vertueux» de M.Ramsay n’est pas vraiment un dictionnaire.«Ce n'est pas non plus une anthologie», insiste-t-il.Encore moins un ouvrage universitaire.«Je laisse cela à ma femme (Brigitte Furkhard), spécialiste doctorale en contes et légendes et en littérature érotique», dit-il.«L’érotisme en chair et en mots tient la promesse que fait son titre.C'est un livre qui se lit du début à la fin.On n’y parle que d’érotisme.que de chair.que de mots de la chair.Ces mots sont honnêtes, libertins, parfois crus et verts, mais jamais vicieux.Ils sont vertueux et toujours tendancieux», dit M.Ramsay.On pense spontanément, en feuilletant l’ouvrage de M.Ramsay, à Amour-Sexe - Le bouquin, de Mathias Pauvert, paru plus tôt cette année.Ramsay réfute toute comparaison.«L'ouvrage de Pauvert n’est pas de facture erotique.On y parle de sexe mais il faut comprendre qu’il s'agit de sexualité comme dans sexualité de sexologue», s'insurge-t-il dans l’espoir d’avaler son concurrent sur cet étroit marché.Richard Ramsay a publié en 1990 Ix Roman de Triste-homme et Esseulée , chez Québec/Amérique.Il est également l'auteur d’un long métrage jamais sorti en salle mais toujours conservé à la Cinémathèque québécoise.Beau de chagrin - rien à voir avec Balzac - raconte l’histoire d'un amour qui s’effrite.M.Ramsay a fait carrière comme illustrateur et sérigr; _ ' _ ' " ' taire avant de s’exiler à Toronto où il a été publicitaire pour une grande société.11 a ensuite oeuvré dans une compagnie de production cinématographique de Montréal avant de se retirer, il y a 12 ans, pour se consacrer entièrement à l’écriture.ffii i FRERE UNTEL Il laisse toujours libre cours à son indignation, sa colère et ses angoisses SUITE DE LA PAGE 1 • «U» l 'r d'inutilité.Le témoignage vibrant et chaleureux d’un «viettW» de 66 ans qui n’a pas fini d’étonner et d’émou-vtnr.'de provoquer et de faire grincer les tièdes.Un géant a fair bourru, au coeur tendre.PWur lui qui, sans porter sa foi à la clavicule —A / L.lUHI fcx ratifies g r,OB#,i A or A HL ?RD S RADIO INC H AVIS CAl'TEL «| ARCADt 'tifcÿg' l'écnlure au féminin o5o •>«.hntnf(raphies île Danielle Béraril) de Hélène Mouette 11 Un drame de mœurs Hilarant.Impitoyable.Désarmant.Jhüw 17 HI, nie Salnl-lluberl, Montréal (Québec) ¦A1"' L’une fuit l’un, l’autre cherche l’autre K (> H E K T L É V E S Q V E ?CANINES Anne Wiazemsky Gallimard, 304 pages.SA FEMME Emmanuèlc Bernheim Gallimard, 114 pages.Deux romans paraissent chez Gallimard, qui sont des troisièmes romans, écrits par des femmes qui font les cent pas dans l’antichambre de la maison littérature et qui pourraient bien être admises en novembre dans les différents petits salons, le Eémina, le Médicis, le Re-naudot.Elles sont tout â fait différentes l’une de l’autre, littérature parlant, puisque Anne Wiazemsky, qui a fait oublier quelle est la petite-fille de François Mauriac, écrit comme on marche lentement dans la pénombre d’un théâtre vide, voyant peu, scrutant les sentiments et leurs pièges, et que Em-manuèle Bernheim, qui n’a pas d’ancêtre, écrit comme on avance d'un pas décidé sous la lumière crue d’une clinique, voyant tout, observant jusqu'à l’empreinte éphémère que laisse sur un bras le baiser de l'autre, ou la trace de la bande élastique d’une chaussette sur la jambe de l’homme nu qui dort.Ecritures aux antipodes, il y a cependant chez Wiazemsky et Bernheim la même ferveur de combat, chevelue et romantique chez l’une, nette et pragmatique chez l’autre, pour décrire ces relais existentiels et amoureux de la vie de célibataires d;uis ia trentaine (elle est comédienne chez Wiazemsky, médecin chez Bernheim) dont elles font leurs héroïnes, inquiètes et affranchies, tout féminisme bu, digère ou évacué.Les amours quelles observent ou mènent, ou régimentent, sont plutôt de type phagocytaire.Anne Wiazemsky est comédienne de cinéma (ses regards timides et faussement bêta dans Teorema, dans 1m Chinoise) et de théâtre (elle a joué Eassbinder et Valère Novarina), et c’est dans l’univers du théâtre qu’elle situe son roman Canines.La plongée ¦'.¦ï-f'M T1-'.L?WyJmî#' S3 M m 11 y a chez Wiazemsky et Bernheim la même ferveur de combat, chevelue et romantique chez l’une, nette et pragmatique chez l’autre, pour décrire la vie de célibataires dans la trentaine.Anne Wiazemsky d’une actrice dans une aventure intense et éphémère, la production du Penthésilée de Kleist dans laquelle l’engage un metteur en scène donné pour génial, qui est alcoolique et caractériel, qui fut son amant et qui a jure de la reconquérir avant la première.Ce travail sur Penthésilée, brûlot sur la férocité de l’instinct sexuel et la grandeur de la mort vengeresse, que l’on répète dans une salle du Marais et que l’on jouera au festival d’Avignon, va devenir pour Alexandra, 31 ans, actrice peu connue et qui tient sa première vraie chance professionnelle, et pour Lucerne, 39 ans, metteur en scene ambitieux qui veut «faire l’événement» d’Avignon, un combat de tous les instants, violent, inégal, sans merci, où le théâtre va triompher au bout du compte.Iticeme va sombrer dans un délire autodestructif.Alexandra va tenir le coup mais dans des luttes intérieures au bord de l’insoutenable (c’est une amoureuse abandonnée par un homme marié qui la quitte au début des répétitions, c’est une soeur fascinée par un frère qui a rejeté son monde, c’est une femme qu’on culpabilise d’écarter de son lit le metteur en scène désespéré) et elle va dans ce décor de drame s'affirmer comme.actrice.Oubliez les péripéties fantasques des romans sur le théâtre comme on en écrivait au 19e siècle, avec Wiazemsky c’est la fragilité des sentiments que l’on met en scène, les émotions que l’on décrit au fil d’une plume attentive aux enjeux invisibles, une écriture subtile et intègre.C’est de son métier quelle témoigne, Anne Wiazemsky, et ce roman est (aussi) un reportage au coeur du travail théâtral, là où le passage des interprètes aux ixrsonnages n’est pas clouté mais ris- Emnianuèle Bernheim ! Liber de vive voix une nouvelle collection d’entretiens avec des gens remarquables ries interviews approfondies qui permettront de retrouver l’aventure d’une v ie.la cohérence d’une pensée, la continuité d'une oeuv re au fil ries publications.«de v ive voix constituera une encyclopédie des idées et îles pratiques contemporaines Laurent-Michel Vacher Entretiens tirée MARIO BUNGE I He philosophiepour I dpe Je ht science 192 pages.1S s Robert Lévesque Entretiens arec JEAN-PIERRE RONFARD suivis de La leçon de wnshjtte IG 11 (inédit) l~S pages, 20 S Gilbert Éruuart Entretiens arec JEAN-PAUL RIOPELLE suivis de Fernand Sepnin rencontre Jean-Paid Riopelle 12 I pages, S qué, parfois vertigineux, et toujours à refaire.Pour entrer dans la peau de Pro-tlioe, le troisième personnage de la pièce de Kleist.qui est un peu l’Oeno-ne de Phèdre, Alexandra devra négocier son air (elle débute presque, les deux premiers rôles sont tenus par des «noms»), repousser l’amour démagogique et brutal du metteur en scène (il qualifiera son travail de «merde» a 24 heures de la générale, Alexandra l’ayant pour de bon écarté d’elle), se maintenir à Ilot dans la tribu, qui est autant un panier de crabes qu’une famille serrée des coudes, pour enfin, au second soir des représentations, se sentir heureuse en grimpant l’escalier de fer de ce vieux cinéma d’Avignon transformé en théâtre où la veille on a applaudi à tout rompre (et hué aussi, ce qui est merveilleux!) ce féroce Penthésilée où elle s’est rendu compte que le théâtre était fait pour elle.et vice versa.Avec un mélange de mélancolie et de ferveur, de sobriété et de passion, sans aucun appui, sans insister, Wiazemsky nous emmène dans un de ces bateaux de l’éphémère que sont les productions théâtrales; où grouille autour d'Alexandra une faune hétéroclite, sensible, peureuse, et parfois frondeuse: le discret conseiller homosexuel qui devient l'étrange ami complice, l'égerie qui boit ses 40 ans au zinc le plus proche du théâtre, le jeune premier qui ne joue qu’une utilité mais a de l’ambition pour quatre, l’actrice qui range son litre de blanc de blanc dans le frigo de l’hôtel deux étoiles pour les deux heures du mat.l’acteur ù ès beau qui ne boit pas et dont on ne sait rien, etc.Sur ce caravansérail, Wiazemsky |X)se un regard de timide complice, qui a vaincu ses peurs, et clic signe un ry man d'une sombre richesse.Emmanuèlc Bernheim, elle, fait dans le contraire: on ne regarde pas le monde avec un vague-àTâme, on le disséqué à froid.Son personnage, une femme de 30 ans, est médecin et ne se sent jamais aussi bien que dans une chambre de malade.Claire aime astiquer son cabinet nickel, ranger se.s instruments, observer tout autour telle une vigie sur une côte.Elle est collectionneuse plus qu'amoureuse.Pour elle, on si demande si une relation a d’autre but que de forger un souvenir, réunir les pièces à conviction d'un passé condamné d'avance.Elle exerce cet art avec ses hommes, Michel quelle laisse tomber quand débute le roman (en changeant la serrure), Thomas dont elle s’entiche l'ayant vu dans le quartier de sa clinique, monsieur Corey qu’elle vient de guérir d’une liépa-tite virale.De chacun elle va accumuler les objets innocents, petits sucres laisses sur la table du café, messages sur répondeur, enveloppes plastiques des condoms, bouchons de champagne, roses séchées, etc.Tout cela est écrit avec un scalpel et frotté au savon pervers.Le moindre détail est noté, observé, ran- • ge.Pas de place pour les atermoi-ments d’une vie pourtant incertaine, solitaire et sans but avoué.Ce qui fait courir Claire c’est l’inatteignable.Son fantasme, c’est d’imaginer la femme de l’homme qu’elle embrasse.Cette', femme médecin est prêtresse d’un rite rare, son théâtre à elle, qui est d’inventer à l’homme quelle choisit une femme, «sa femme», l’autre.r KEM1D-BRAŸ —.¦ ¦¦¦.¦¦¦¦¦—¦ — .!¦.— GRANDE VENTE SAMEDI 2S SEPTEMBRE ET DIMANCtIE 26 SEPTEMBRE de 10 h 00 à 18 h 00 5219, chemin de la Côte-des-Neiges 342-1515 FHFNI.EN RAISON DU TEXTF MAI.IMPRIME I- I- l> K V 1> II! .I.K S S A M K I) I 1 5 K T I) I M A X ( Il K 1 (i S K I’ T E M K 11 E I !» !» 3 D;, in -LIVRES ^VA Anatomie g d’un bicentenaire ADIEU 89 Steven !.Kaplan Paris, Fuyard, 1993 903 pages * •t !; MARCEL FOURNIER rjjiifl souvenir avons-nous gardé des jjîvcélébrations du Bicentenaire de la Révolution française en 1989?Peu de choses, si ce n’est le grand défilé du 14 juillet organisé par Jean-Paul Coude sjlr les Champs-Elysées: quinze cents tambours amateurs, mille musiciens amateurs et professionnels, des centaines de porteurs de torche en uniformes d’armée coloniale, d’impres-sijmnantes femmes noires ou maghrébines, serties dans des robes gémîtes, (tes gardes du tombeau de Lénine, une locomotive à vapeur, grandeur nature, Id1 fan fare de la Florida A & M Université, Jesseye Norman, parée d’une vaste rhbe aux couleurs de la France.Un spectacle éblouissant, et pour le gouvernement français et le Président Mit-t&rand, un jour de gloire.*'Ce que l’on sait moins, ce sont les iojiombrables difficultés que dut affronter le concepteur du défilé.Quelle course à obstacles! Il en fut de même pj&uriM nombreuses manifestations qjùe voulurent organiser les responsible^ (fe la Mission Bicentenaire: torpillage du projet d’exposition universelle jifrf le Maire de Paris, décès de dçux présidents de la Mission (Michel «Bnroin, Edgar Faure), nom-bC i: v o i it .i.k s s a m r.i> i 2 r> v.1 i> 1 m a x < 11 k 2 t; s e h t k m b it e i !» !» :t i) ii TO U R ISM E T O II K 1 S M E / C H R O N I Q l! E Snowbirds en panne I .¦ NORMAND C A Z E LAIS ¦w- usqu’où va la liberté cle voyager?Quelle I différence y a-t-il entre uq touriste et un I semi-résident à l'étranger?A quel point l'un I et l'autre peuvent-ils continuer de bénéfi-.1 ^ cier, sans restrictions ni pénalités, des pres-î tâtions sociales de leurs pays d’origine?La régie pour les ressortissants canadiens a i été, jusqu’à ici, assez simple: ils peuvent profiter ; dé la couverture des régimes d’assurance-mala-! diy de leurs provinces de résidence, au Canada J et ailleurs, dans la mesure où ils demeurent ¦ moins de 183 jours par année à l'étranger.Ainsi, l'Etat québécois paiç les frais d’hospitalisation de ; ses résidents, aux États-Unis par exemple, jus-• qu’à l’équivalent des sommes qui seraient en-} courues au Québec en pareil cas, le reste devant | être comblé par une assurance individuelle.,Mais, on ne le sait que trop, les gouverne-ments sont moins riches et sabrent partout.Ou m cherchent de nouveaux domaines où réduire 1 leurs dépenses.Ix‘s régimes d’assurance-mala-;) die sont de ceux-là.Déjà, le Québec et d'autre provinces flirtent avec l’idée d'un ticket modérateur pour les soins dispensés à l’intérieur de leurs propres frontières.Hors de celles-ci, une variante est de resserrer les conditions d’application.Et de récupérer de la sorte de très nombreux millions de dollars.Songez: la seule Floride à elle seule reçoit chaque année 1,2 million de Québécois et 1,8 million de Canadiens des autres provinces.Si tous ces gens n’y tombent pas malades lors de leurs séjours, certains ont tout de même besoin de voir un médecin ou d’être hospitalisés et ça fait un paquet de «beaux bidous» qui pourraient être épargnés.La Grande-Bretagne a lancé, voici quelques années, le premier pavé dans la mare en rédui-sapt à moins de deux mois consécutifs les séjours de ses ressortissants à l’étranger sous peine, de perte de leurs droits au régime d’assurance-santé national.Au Canada, ce sont l’Alberta et surtout le Nouveau-Brunswick qui ont voulu revoir ce seuil, le Nouveau-Brunswick ayant pour sa part envisagé un maximum de trois mois d’absence consécutifs hors de son territoire.De telles dispositions, pour sensées quelles puissent paraître, ne font pas l’affaire de tout le monde.Surtout pas des snowbirds.Ces snowbirds — terme auquel leurs promoteurs n’ont pas encore donné de traduction française — ont réussi à faire reculer le Nouveau-Brunswick et à faire mettre la question à l'ordre du jour de la toute récente réunion des ministres de la Santé du Canada, à Edmonton, après avoir exercé une efficace pression sur Mary Collins, ci-devant ministre responsable de la Santé du gouvernement fédéral.Ce lobby a du poids.Fondée à Lakeland en Floride le 15 mars 1992, la Canadian Snowbirds Association compterait, après dix-huit mois d’existence, plus de 110 0(X) membres.Au Québec, une première assemblée tenue à Dival le 9 août dernier a réuni 400 personnes et a permis de recruter 500 nouveaux adhérents.L’objectif est de porter ce nombre à 25 000 personnes au Québec d’ici la fin de l’année et à 200 000 dans tout le Canada.Peut être un snowbird toute personne à la retraite ou à la semi-retraite qui a l’habitude ou l’intention de passer les mois d’hiver et même plus longtemps sous des deux qualifiés de «plus cléments», essentiellement aux Etats-Unis, là toutefois où les régimes d’assurance-maladie des provinces canadiennes ne s’appliquent pas intégralement.Peut être un snowbird toute personne qui a donc intérêt à ce que les actuels régimes ne changent pas.Les buts de l’Association sont à la fois socioéconomiques et politiques.Socio-économiques d’abord: il s’agit d’offrir aux membres des services d’agences de voyage, des escomptes et prix spéciaux et surtout un plan d’assurance hors provinces à la mesure des besoins et moyens des snowbirds étant, je cite, «pour la plupart des gens de 50 ans et plus qui doivent ou qui désirent s’éloigner des rigueurs de l’hiver.» Politiques ensuite: son intention est de faire pression sur les gouvernements pour permettre le droit de vote hors du pays lors des élections fédérales et pour éviter que se produisent de frop drastiques changements aux lois d’assuran-ce-maladie des provinces et «contraires à la loi fédérale sur l’universalité des soins médicaux».Raymond Couët est directeur de la francophonie au Canada et directeur du Québec a la Canadian Snowbirds Association.«Ces projets, clame-t-il, n’ont pas de sens.Si celui du Nouveau-Brunswick était appliqué par exemple, il faudrait que les gens se rapportent plus souvent au gouvernement avant de partir et ne restent jamais plus que trois mois consécutifs à l'extérieur de leur province sous peine de ne plus être dans le système et d’être obligés par la suite de s’y faire réintégrer, avec tous les tracas qui viennent avec!» «Nous voulons, ajoute-il, en arriver à une uniformité des systèmes provinciaux, conformément à la loi, comme le stipule le Canada Health Act, car les versements d'Ottawa y sont liés.Actuellement, les contributions des provinces sont très variables: 75$ par lit par jour d’hospitalisation en Colombie-Britannique, 100$ en Saskatchewan, Alberta, Manitoba, 4(55$ au Québec.» Raymond Couët s’enflamme vraiment quand on met des bémols sur le bien-fondé des résistances de l’Association aux restrictions envisagées pour les durées de séjour à l’étranger: «Ce sont des mesures absolument antidémocratiques qui vont à l’encontre de notre liberté de citoyens et de payeurs de taxes.Si elles étaient appliquées, un grand nombre d’entre nous ne so raient plus capables de voyager sans payer les assurances supplémentaires qui seraient alors nécessaires.On n’est pas des millionnaires, la majorité d’entre nous ont des revenus modestes, mais nous sommes obligés de nous débarrasser de l’hiver pour notre santé.» «O11 ne demande rien de plus que si on restait ici, poursuit-il.On continue de payer nos taxes et 110s impôts, à entretenir nos maisons.La seule chose que perd le gouvernement avec nous est la TPS sur les achats de consommation.Toute notre vie, on a payé des impôts; on a mis de l’argent de côté pour se garder une bonne retraite.Les gouvernements n’ont pas à se reprendre sur des gens âgés pour compenser leurs mauvais investissements ou leur mauvaise gestion.Qu’ils liaient l’équivalent de ce qui est payé dans les différentes provinces et qu’ils nous laissent nous débrouiller pour payer la différence.» Le sujet, c’est évident, est délicat et émotif.L’état-providence se remet en question et, en même temps, s’interroge sur la pertinence sinon l’équité de certains de ses services et de leurs modalités.Surtout quand leurs paiements se font à l'étranger.Les snowbirds, qu'ils fassent ou non partie de l'Association, dépensent en Floride, aux Antilles, au Mexique ou ailleurs des sommes en effet considérables, de l'ordre de plusieurs milliards chaque année, en investissements immobiliers, en transport, en taxes foncières, en biens de consommation et en achats de toutes sortes.Une bonne partie de cet argent, se disent maintenant les gouvernements tant fédéral que provinciaux, pourrait être dépensée sur les territoires sous leur juridiction si des contingences plus sévères étaient appliquées sur les déplacements et les séjours à l'étranger.I jer l'application des régimes d’assurance-santé à des tels séjours plus courts leur permettrait d’atteindre deux objectifs: inciter les Canadiens des diverses provinces à investir et à dépenser davantage au Canada, réduire les sommes dépensées en ,frais de santé à l’étranger et en particulier aux Etats-Unis, sommes largement financées par les impôts et taxes des contribuables qui, contrairement aux snowbirds, passent toute l’année ou presque sur le territoire national.Raymond Couët affirme, en invoquant des études de compagnies d’assurances, que passer les longs mois d’hiver sous un chaud soleil permet aux retraités de mieux vivre et d’allonger leur vie, «de sept à huit ans», soutient-il.Tout ce débat fait appel à des notions de responsabilité gouvernementale, d’équité sociale et de liberté de circulation des personnes et des capitaux.Il demanderait aussi une profonde rehabilitation de l’hiver auprès d’une population qui, toute sa vie durant, se fait convaincre que l’hiver est meilleur.sous les Tropiques.Entre la froide logique de l’appareil gouvernemental et les chauds emportements des snowbirds de toute allégeance, il y a un équilibre à trouver.Le débat va au moins durer tout l’hiver.E N BREF ?SAINTE-ADÈLE EN COULEURS * * • «1 Aujourd'hui, demain ainsi que les 2 et 3 octobre se poursuivent les activités de Sainte-Adèle en couleurs: exposition de l'Association des artistes-peintres de Sainte-Adèle à l’hôtel Le Chanlecler, course de pédalos, rallye pédestre, remontées mécaniques, tours d’hélicoptère, concours de photos, promenades en calèche, etc.Renseignements: Service des loisirs de Sainte-Adèle, (514) 229-2921.• » FÊTE DES VENDANGES JL ln Station touristique Magog-Ortorq, et le vignoble Le Cep (l’Argent célèbrent ce week-end la Fête des vendanges.Au programme: visite du,vignoble et dégustations, souper mé-(iiévial, spectacle de folklore, remontées en télésièges, randonnée pédestre dans les sentiers du parc du Mont-Orford, interprétation de la nature, exposition de produits régio-, ,, naux, etc.Renseignements: Fête des ven- ] (langes, 1-800-267-2744.> .t I i h ACHETER DES BIJOUX À HONG KONG La Hong Kong Tourist Association vient de publier la nouvelle édition de son Shopping Guide to Jewellery.I Mstribué sans frais dans les divers, kiosques d’information touristique de Hong Kong, il donne des conseils pratiques sur l'achat de pierres pré- , cieuses et de bijoux que l’on peut ,, i.acheter dans ce port franc.Renseignements: Hong Kong Tou- • rist Association, 347, Bay Street,; bureau 909, Toronto M5H 2R7, l-80Oî 567-4582.HEBERGEMENT en région LA rise FLEUR DES MUTRES HOTELIERS Jç ._______________________________Le Mont-Sainte-Anne 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découvrir pour la première fois les couleurs de l'automne, à | «dus laisser caresser par les doux flocons de l'hiver et en plus à assister à la résurrection du printemps.La ! symphonie des quatres saisons de vie à l'Auberge Fleur des Bois une valse divine (418) 856-1201 sortie 450 Hôtellerie Champêtre Auberges et Hôtels du Québec Vous faire plaisir, c’est dans notre nature! 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E I il il :t ?EN AVANT, MARCHE Une randonnée à Triève dans la région de l’Isère en France.* *i ïM'.t ~
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