Le devoir, 30 septembre 1993, Cahier A
• I* I LE DEVOIR I’ E K S I* E C T IVES Zola Superstar Le lancement du film Germinal dans 350 salles, a déclenché hier un curieux parfum de nostalgie en France Ch r i s t i a n R i o n x CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Il y avait les vedettes du (ilm: Gérard Depardieu, Miou-Miou et bien sûr le chanteur Renaud.Il y avait le député socialiste de Lille, l'ancien premier ministre Pierre Mauroy.Il y avait le TGV qui reliait pour la première fois Paris à Lille en une heure.Il y avait enfin le président Mitterrand en personne suivi de son lidèle Jack Ixuig venus en voiture d’apparat saluer le peuple de gauche réuni pour l’avant-pre-mière de Germinal, le film produit et réalisé par Claude Berri.Pour le lancement A'Agaguk, on avait envahi un village de l’Arctique québécois et fait peur aux caribous.Pour celui de cette épopée ouvrière adaptée du roman d’Emile Zola, Renaud — dont c’est le premier grand rôle au cinéma — est allé au charbon dans la mine d’Arenberg boire de la bière avec des mineurs aux mains calleuses.Ix> tout Paris a pris d’assaut Lille, ville industrielle du Nord.On a aussi mobilisé les syndicats de gueules noires dont plusieurs milliers, aujourd’hui chômeurs, font de la figuration dans le film le plus cher jamais produit en France (40 millions $ dont quatre uniquement pour les décors).Ix" lancement de Germinal mercredi, jour anniversaire de la mort de Zola, est le couronnement d’une stratégie médiatique soigneusement orchestrée.Depuis plusieurs jours, les publicitaires multiplient les premières.Une pour les mineurs dans la capitale du syndicalisme industriel.Une autre en banlieue de Toulon dans les 12 nouvelles salles de Jérôme Seydoux, un im-portant actionnaire de Renn Production, la compagnie de .Claude Berri.A la télévision et dans les magazines, on ne ne voit plus que des gueules misérables couvertes de sueur et de suie.Renaud additionne les déclarations sur «la révolution à refaire» et les magazines font leurs choux gras de ses révélations sur le «tyrannique» Claude Berri.54 % des Français les choses n’ont pas vraiment changé depuis Germinal Les éditeurs ont tous prévu des rééditions et les ventes de Zola en librairies dépassent de loin celles des candidats au Concourt.On compte en tout 18 livres, pour jeunes et vieux, qui rappellent l’épopée des habitants des corons ou qui racontent le tournage du film.La campagne avait commencé il y a trois semaines à la Fête de l’Humanité dans la banlieue ouvrière de Ixi Courneuve.Les participants, en nombre décroissant chaque année, eurent droit en primeur à des extraits du film.Le président du Parti communistes, Georges Marchais, 73 ans, était absent |>our la , première fois depuis 1947, mais Gé-estiment que rard Depardieu, Claude Berri et Renaud entonnèrent l'Internationale sous la pluie et |es applaudissements.Ix* mythe d’Etienne Lantier, le héros de Germinal, reste intact dans le cœur d’une partie de la France qui s'enorgueillit d’avoir un président capable de citer.de mémoire tous les titres de Zola.A un récent sondage de l’émission Sept sur sept qui recevait Renaud, 54% des Français répondaient que, malgré les progrès du XXe siècle, les choses n’avaient pas changé en profondeur depuis Germinal.Claude Berri expliquait quant à lui sur France Inter qu’il songeait sérieusement à reprendre sa carte du Parti communiste (qui se meurt dans les sondages autour de 5%).«Je suis un fils de mineur dont le père ne voulait pas qu’il aille à la mine.Chez nous, on votait communiste.Je ne fais pas de politique depuis 30 ans, mais je reprendrai peut-être ma carte du parti.Après tout, le Parti communiste est le seul qui défende la classe ouvrière».Ce concert nostalgique laisse pourtant entendre des notes discordantes.«Le film Germinal est une catastrophe pour l’image de marque du Nord», dit Bruno Bonduelle, président de l'Agence pour la promotion industrielle de la métropole Nord.Les vedettes de Germinal furent accueillies à Lille par des manifestants dénonçant les 250 licenciements de la société Bull, à Villeneuve-d’Ascq.Dans ce plat pays, la dernière mine a fermé en 1991.Puis ce fut les textiles et la sidérurgie.Le champion du chômage en France craint de se voir transformé en musée de la mine au moment où il tente de se convertir dans les technologies de pointe.On pense d’ailleurs récupérer les décors du film pour en faire.un musée.Misant sur l’effet d’entraînement de cette énorme campagne médiatique, le distributeur CFP sortira le film à Montréal le 15 octobre avec Claude Berri, Renaud et Miou-Miou.Son représentant de passage à Paris, Christian I m ouche, s’attend à un succès supérieur à celui A'Indochine, qui avait rapporté 1,3 million^ au Québec.En France, 5 millions de spectateurs devront acheter leur billet avant que la production n’enregistre le premier dollar de profit.Défi d’autant plus grand que les critiques parisiens ont matraqué le film, le qualifiant de film «langue (h- bois» (/x Parisien) et «à teinture soviétique» (Libération).Chacun y allant de jeux de mots plus caustiques les uns que les autres: de «Germinator» à «Germinable» en passant par «Germinal Park».Pour ceux-là, Claude Berri n’a eu qu’une réponse: «Je vais faire descendre 3000 mineurs dans la rue.Ils von! voir!» 1 N 1) E X XQ* les Actualités.Ali Idées .Al 1 /sgpsjkuofiT' Agenda culturel .118 le Monde .A7 Montréal .A3 Avis publies .Hli Mots croisés.At) Météo ,.H7 l*oliti peinent de l’hydroélectricité dans lé Nord du Québec, la mise en place dé» régimes d’assurance-maladie et d'aide juridique.' ' Mais surtout vers la fin, M.Bouras-1 sa a «renforcé une dominante comme' acteur de la démobilisation des Québécois», a dit le président de la CSN.• Il s’en est pris aux droits syndicaux: ej aux droits sociaux, a-t-il déploré eh citant comme exemple l’attitude du gouvernement dans ses négociations avec les 320 000 employés du secteur public et du secteur parapublic, ou encore sa propension à déréglementer l’industrie québécoise de la construction.M.larose a aussi déploré les souhaits du gouvernement Bourassa que les «Québécois aient le moins d’ambition possible».Ce fiit vrai dans le dossier constitutionnel, mais aussi dans la lenteur que.met le gouvernement à prendre cci-taines décisions, a expliqué le leadér syndical.11 a donné comme preuve l’absence de toute décision gouvernementale dans les cinq dossiers de nature économique identifiés comme des priori-1 tés par le récent Rendez-vous éconi v ««•(atoii •; Venez voir les campagnes publicitaires des partis en lice et partagez les i commentaires de nos conférenciers.Consultant a l'INRS-Urbanisation, professeur, politicologue et journaliste bien connu au pays, Daniel Latouche, B.Sc., Ph.D., regarde de près le paysage socio-poli-tique au Canada et au Québec depuis 1964.Ses commentaires et analyses sont recherchés tant pour leur pertinence que pour leur piquant.1.im TkEmBifly Vice-président Création, concepteur-redacteur senior.PALM Publicité Marketing Inc.20 années d'expérience dans la publicité.Premier gagnant d'un Lion d'Argent (Cannes) au Québec.26 grands prix publicitaires locaux et internationaux a son actif.Maîtrise l'art de créer des publicités émouvantes et puissantes qui rejoignent le consommateur québécois.\ 11 h 30 Jeudi 30 septembre Hôtel Bonaventurc Hilton Membres : 45 $ Non-membres : 60 $ Table de 10 : 450 $ Taxes en sus IIMHMII Le Publicité-Club de Montréal Tel.: 875-2565 16,des AK-47 et des munitions?» A toutes ces questions, le capitaine Marcotte a répondu par la negative.On lui avait dit qu'il était possible qu'il y ait des armes.Il n’en a toutefois pas vu, ni le 11 juillet, ni lors de la visite de deux heures qu’il avait faite dans les environs de la pinède, deux jours avant l’intervention, en compagnie d’un policier de Saint-Eustache qui suivait le dossier depuis plusieurs mois.Quant a l'information fournie par des policiers placés en observation dans la pinède voulant que des individus armes aient été aperçus et qu'ils soient entres dans le bois, le capitaine Marcotte ne se souvient pas d’en avoir été saisie.11 a suggéré que le responsable des 15 policiers du Grou|>e d’intervention, Denis Morin, a peut-être de son propre chef averti les autorités policières au quartier général de la SQ.Dans son témoignage rendu en juin dernier, le policier Morin a indique qu'il appartenait au capitaine Marcotte, en sa qualité de responsable sur le terrain, de communiquer avec le quartier général.U- capitaine Marcotte a également soutenu que les policiers sur le terrain pouvaient très bien prendre l’initiative de communiquer toute information importante au centre d’operation.à defaut de pouvoir le rejoindre.La preuve a démontré jusqu’à maintenant qu'une équipe du Groupe d'intervention est demeurée complètement isolée, au plan des communications, durant deux bonnes heures ce matin-la.Par ailleurs, le coroner s'est inter- rogé sur le risque qu’avait pu faire courir à ses hommes le capitaine Marcotte en faisant exécuter l’ordre reçu de pénétrer dans la pinède alors qu'il savait qu'il y avait au moins un homme armé qui avait été délogé de la barricade et qui s’était enfui dans le bois.«Ne constituait-il pas toujours un danger?» a demandé le coroner Gilbert.«Je me suis dit que s'il était parti ,c'est qu'il avait décidé de ne pas tirer», a répliqué le policier Marcotte.¦Nous estimions que les gens (Mohawks) armés faisaient de l’intimidation a l'égard des policiers.On ne pouvait prévoir qu’il y avait 50 hommes armés dans les bois, on ne pouvait prévoir ça», a-t-il plaidé.Vers (Sh, quand l’ordre est parvenu du poste de contrôle de pénétrer dans la pinède, M.Marcotte a demande a entendre l’ordre de la bouche même du commandant Jean-Pierre Gariépy, avec qui il avait planifié l'opération dans les jours précédents.•Je voulais être certain que c’était bien ça l’ordre», a-t-il expliqué.•La direction demande qu’on fasse une intervention», lui aurait dit le commandant Gariépy.Selon les explications fournies par M.Marcotte, l'ordre transmis par le commandant Gariépy provenait de l'inspecteur chef Valin Beaulieu.Finalement, alors qu’il était interrogé par Me Fiset, de l’Association des policiers provinciaux du Québec, le capitaine Marcotte a nié avoir dit ou avoir entendu dire au policier Denis Morin, au moment où l’ordre d'intervenir venait d’etre donné, «ça n’a pas d’allure, on va se faire tirer».dJfjztz-ijoui am kucULon dm La FAMILLE DUFOUR FORFAIT mm 3 jours / 2 nuits Incluant: 2 soupers -table d'hôte » la chambre pour 2 nuits, 2 petits dejeuners américains complets et les facilités de l'hôtel, dont la piscine intérieure HOtfj Ai;nr.RŒ VALDES NEIGF.S la nONORONDE Beaupré (418)827-5711 Baie St-Paul (418)435-5505 A PARTIR DE Isle-aux-Coudres (418)438-2711 $ par personne, occ.dble |usquau 8 octobre 1993 (quantité de chambres limitée) LÆsa; forfait BALEINES 2 jours / 1 nuit (418)235-4421 Incluant 1 souper, la chambre pour 1 nuit.1 petit-déjeuner américain complet et une croisière «Safari visuel aux baleines» d’une durée de 3 heures commentée par un naturaliste chevronné.A PARTIR DE 109 O p pers.occ.dble jusqu'au 15 octobre 1993 Go PLAN CONTINENTAL 2 jours / 1 nuit A PARTIR DE Incluant: la chambre pour 1 nuit et le petit-déjeuner américain complet $ p.pers., occ dble jusqu’au 10 octobre 1993 La Croix-Rouge canadienne va expédier des fournitures médicales en Russie r Ottawa (AFB) — La Croix-Rouge canadienne expédiera à partir du 8 octobre des médicaments de première nécessité et d’autres fournitures médicales à destination de la Russie, a annoncé hier l’organisation humanitaire.Ces fournitures seront distribuées à des hôpitaux pédiatriques et des maternités situés dans un rayon de mille kilomètres autour de Moscou, a précisé la Croix-Rouge canadienne dans un communiqué.Les médicaments seront utilisés pour combattre les trois principales causes de décès dans la region: les maladies respiratoires, infectieuses et intestinales.Les 4,8 millions de dollars canadiens (1 dollar canadien 0,7556 USD) servant au financement de ce projet proviennent du ministère des Affaires extérieures, a ajoute l’organisation.L’affectation de cet te somme avait été annoncée en avril, lorsque le président Boris Eltsine était venu à Vancouver a l’occasion de ses entretiens avec h président Bill Clinton.Les fournitures médicales seront d’abord transportées par bateau t Turku, en Finlande, d’où elles se ronl acheminées par avion vers six aéroports régionaux autour de Moscou.Les autorités ont prévu un total de 22 vols tout au long du mois d’octobre.Les fournitures?médicales, réparties dans d«,si «trousses» de 250 kg chacune, seront ensuite livrées par camions aux hôpitaux locaux, a indiqué la Croix-Rouge canadienne.Chaque trousse contient suffisamment de fournitures pour ap-, provisionner 50 lits d’hôpital pon-dant un an, selon la Croix-Rouge.Le Conseil permanent de la jeunesse qualifie de «scandaleux» les changements au régime d’aide sociale Quebec (FC) — Un organisme du gouvernement, le Conseil permanent de la jeunesse, critique très sévèrement les modifications que le ministre de la Sécurité du revenu, André Bourbeau, apporte au régime d’aide sociale a compter de demain, le 1er octobre.«Les modifications sont scandaleuses et ne font qu’aggraver la situation des jeunes pauvres qui sont abandonnés et relégués aux bas-fonds», affirme dans un communiqué le président du Conseil, Alain Perreault.Ces modifications démontrent que pour le gouvernement, les jeunes sont «des paresseux et des irresponsables qui ne veulent |>as travailler».M.Perreault rappelle que c’est contre leur gré que la plupart des jeunes sont exclus du marché du travail.Par exemple, le Conseil per-manent de la jeunesse note que les jeunes assistés sociaux doivent attendre six mois avant d’être éligibles aux mesures de développe-ment de leur employabilité.Pendant ce temps, ils doivent se Violence conjugale: un nouvel ouvrage à l’intention des femmes battues JOSH K ROI l.K Al LE DEVOIR Dans les cas de violence conjugale, quitter son conjoint n’est l>as la solution a tous les maux.Il reste encore bien des problèmes et des dangers a surmonter par la soi te, surtout quand le conjoint délais se se fait tenace et que la société ne prend toujours |»as ce problème au sérieux, constatent cotte semaine, et de façon séparée, trois intervenants dans ce dossier.Ginette Girouette, travailleuse su ciale et grande s|)écialiste au Que bec de l’intervention auprès des femmes violentées, lançait hier soir un ouvrage de formation sur ce su jet.Son livre de |)lus de 550 pages se veut 1res pratique, dressant le programme de dix sessions pour ai (1er les femmes battues qui sont en état de crise, |)our qu'elles retrou vent I estime de soi ou tout simple ment jiour être en mesure de les de |)ister.l.’auleure constate que si on de NOURAIi: 1 (800) 463-5250 ou (Jo Montréal (514)861-2821 lupis rogresse et les femmes qui en sont victimes sont toujours honteuses, coupables, a la recherche de sécurité physique et psychologique.Même les services d’aide mesurent encore assez mal la faible estime que ces femmes ont d’elles mêmes et |)our lequel elles ont bc soin d’un soutien bien jiarticulier.Dans la même veine se tient aujourd’hui et demain a Dmgueuil un colloque sur l’intervention en vio lence conjugale, particulièrement quant au lien a dresser entre l’aide aux victimes et l’intervention aujrres des hommes violents.L’ouverture d un centre d’hébergement pou r hommes violents sera également annoncée.( ’est précisément la voie que |>ri vilégie le professeur Moncef Gui touni, de la Société de recherche en orientation humaine, qui convoquait a son tour une conference de presse hier midi pour faire étal de ses |>ro|)ros recherches en violence conjugale.La violence conjugale n’est |>lus la meme, soulignait il, chiffres a l’ap |»ui.Elle est pi 11 s dure, jilus (lange reuse.Les meurtres et tentatives d< meurtre augmentent sans cesse, la femme agressée quitte son mari en se croyant itrolégee, mais celui-ci se sent repoussé et rejeté, et il réagit comme une hèle II développe une haine encore |>lus dangereuse.El pourtant, ou parle assez peu de cet te réaction.» Si l’homme esi l’agresseur, c’est lui qui devrait être surveillé tant qu un procès n’aura |>as tranché, di sait le professeur.I a femme qui quille son loyer pour échapper a la violence, qui doit ensuite se cacliel de son conjoint, qui risque seule ses menaces s’il la retrouve, est tou jours la victime, notait il Les deux I' tûmes battues présentes a la conlerence de presse, qui avaient tout quitte pont fuit avec leurs en lattis, acquiesçaient vivement, etteo , t e amures d’avoir tout perdu, de : vivre dans la pauvreté alors que lent conjoint, lui, n’a i jeu eu a sacrifier.contenter de la prestation minimale de 4808 par mois pour vivre, c’est-») dire la prestation de ceux qui se dé darent non disponibles pour s’inscrire aux mesures.Au contraire, il aurait fallu dési gner les jeunes sans emploi comme clientèle prioritaire pour les me sures de développement de la main-d’iruvre, croit M.Perreault.Il faut aider les jeunes a s’intégrer sociale^ ment et professionnellement» Fe< plus tôt possible, estime-t-il.M.Perreault juge aussi «désolant» de constater que tant de jeunes sont laisses pour compte par l’État.«Si le ministre et le gouverne ment sont a court d’idées, je leur rappelle que notre Conseil vient (le déposer un avis sur la pauvreté des jeunes dans lequel est élaboré un plan d’action fouillé, concret er réaliste.De plus, ce document est gratuit», conclut le président du Conseil permanent de la jeunesse.•Le cri d’alarme alors lancé par le Conseil a été bien accueilli dans tous les milieux mais n’a pas enco re percé la carapace du gouvernement.» CLICHE Rf PF TF A ECLAIHAGf DIFMRENI.IN RAISON I)11 IEXI1 MAI IMPRIME Pierre Blais est déçu du comportement électoral des Québécois le Devoir POLITIQUE Lucien Bouchard n 'a rien fait pour mériter leur confiance, affirme le coprésident national de la campagne conservatrice pas à Ottawa pour défendre les intérêts du Québec mais pour défendre une idéologie.Ix.“ choix, c'est l'illusion avec une succursale du l’Q ou le pouvoir réel avec l'équipe Campbell».Quant aux rapports de presse voulant que le parti est en déroute et que l'organisation est en proie à la chicane, il les trouve ridicules.Après avoir reconnu que la campagne est plus dure que prévu, qu’elle n'est pas facile et que ce fut une erreur de ne iras avoir publié plu s tôt le programme du chef du PC, Pierre Blais s’est ressaisi et a poursuivi l'entrevue sur le ton ronflant de l’assurance.Même s’il ne le croit pas et que personne n’y croit, il soutient que le PC compte toujours 100 000 membres au Québec, que l’organisation est impeccable, que les conservateurs ne perdront pas un seul comté le 25 octobre, que les libéraux ne remporteront |)as un seul sic» ge à l’extérieur de Montréal et que les sondages qui prédisent l'hécatombe ne veulent rien dire, pas plus qu’en 1988 avant que le PC fasse élire 60 députés du Québec.’ I h K K 1 O 1 N K I L I.I.K 1)K VOIR Les conservateurs n'en peuvent plus d’entendre les sondages claironner sans cesse l’avance du Bloc québécois dans les intentions de vote, l it le coprésident national de leur campagne est dégu du comportement électoral des Québécois, de la confiance dont ils témoignent à l’endroit de Lucien Bouchard.Parce que, selon Pierre Blais, l'ancien ami de Brian Mulroney n’a rien fait pour mériter cette confiance.Il a trahi ses collègues du cabinet et du caucus, il leur a donné un croc-en-jambe, il a démissioné au pire moment, alors que le gouvernement avait particulièrement besoin de solidarité, a l’époque de Meech Toujours est-il que la popularité du Bloc auprès de l’électoral a entraîné une remise en question de la stratégie électorale des conservateurs.L’agacement du départ a fait place a l’angoisse, à l'obsession, puisau cauchemar.Il ne se passe plus une journée sans qu’une vedette du gouvernement s'en Pierre Blais prenne a I .ucien Bouchard.¦¦Je pensais que la baloune allait se désouffler plus vite, confiait cette semaine Pierre Blais en entrevue au 1 )K-VOIR.Ma déception de la campagne, c'est la surprise de voir cet engouement pour un individu, de voir que tout le monde a mis t;uit de confiance dans cet homme qui n’a jamais rien fait pour la mériter».L’organisateur en chef des conservateurs trouve d’ailleurs que le comportement électoral des Québécois est parfois difficile à comprendre, dis ne sont pas faciles à suivre en politique; ils votaient ITvesque au Québec et Trudeau a Ottawa.C’est de l'incohérence.Les gens aimeraient donner une leçon au gouvernement et avoir Mme Campbell comme premier ministre.Ce n'est pas possible».Mais les choses vont changer, annonce Pierre Blais.-Nous allons débusquer le Bloc».Il voit déjà des signes d'une prise de conscience de l’électorat.A son avis, les Québécois commencent à réaliser que s’ils votent pour le Bloc, ce n'est pas Kim Campbell mais Jean Chrétien qu'ils enverront a Ottawa comme premier minisire.Il affirme même que le Bloc a atteint son sommet, qu’il a plafonné.Son collègue Jean Charest était hier en tournée a Montréal et devant les membres de la Chambre de commerce de Saint-Ixiurent, il s’en est pris lui aussi au Bloc québécois, dis ne vont BILINGUISME Charest joue de prudence Saint-Laurent (PC) — Le vice-premier ministre Jean Charest reste prudent quant à une reaffirmation du bilinguisme officiel par Kim Campbell, une question jusqu’ici absente de la campagne électorale.A l’issue d'une causerie devant un auditoire de gens d’affaires, hier, M.Charest a été talonne par les reporters avec la question: -Mine Campbell va-t-elle rappeler publiquement que le bilinguisme est une des grandes valeurs du fédéralisme?» Depuis que les conservateurs sont an pouvoir (1984), -le gouvernement n’a pas change d’idée», soutient M.Charest, mais le moment de faire une telle déclaration 'dépendra des circonstances».L’ancien premier ministre Brian Mulroney ayant reconnu le caractère officiel du bilinguisme au plan fédéral, dans une déclaration au Manitoba en 1986, le député sortant de Sherbrooke croit que cela s'est produit ¦dans des circonstances et un contexte bien précis»; la Cour suprême avait alors confirmé les droits scolaires des francophones du Manitoba.MAXIMUM L ALCOOL AU VI SAINT-LAURENT CARTIERVILLE Votez pour SMrieyMaheu! Guerre de pancartes PHOTO JACQUKS NAIIKAC Guerre de pancartes sur le boulevard Henri Bourassa, à Ville Saint-Laurent.L'une d’entre elles est tombée au combat.Sucession de Bourassa Il faut avoir «l’ambition d’être premier», dit le ministre Gérald Tremblay M I C II K I V K N N K DK NO IKK HURLAI' DK Q 1 : K H K C Il faut avoir «l'ambition d'etre premier», a fait valoir le ministre M.Gérald Tremblay, hier, dans un discours a saveur économique, ayant peine a cacher ses propres ambitions dans la course au leadership liberal qui s’ouvre.«Kst-co que nous voulons être les premiers?demanda-t-il a son auditoire.Si on n’a pas cette ambition, ou risque d’etre second», dit-il, sourire en coin, la boupette blonde bien coiffée, avec juste un peu de gris.le ministre de l'Industrie, du Comméra* et de la Technologie s’adressait au Forum économique de la région de Quebec.Son discours était entaille des mots «espoir» et -vision».Il interpellait des personnes dans la salle par leur nom en personnalisant ce discours, fonde sur la strategie dite des grappes industrielles, habituellement aride et specialise.¦Il faut une nouvelle vision d’ensemble, un nouveau consensus, de nouvelles idées et, surtout, une nouvelle volonté d’agir ensemble», dit il en avant-goût du discours qu'il prononcera pour annoncer qu il se portera candidat a la succession de Robert Bourassa.• Il y a un seul objectif pas que le gouvet ncment remette le Québec au travail, mais que le Québec, avec la complicité du gouvernement, se remette au travail le plus rapidement possible, ajoute le candidat virtuel.h‘ moment est propice pour relever les de-lis a la bailleur de nos ambitions.» M.Tremblay attendra la semaine prochaine pour se porter candidat publiquement.Son organisaient', un vieux routier du Parti libéral, M.C hristian Ouellet.souhaite ras sembler sur la même scène tous ceux qui se rangent derrière lui, dans un événement médiatique qui aura poui but de le presen ter comme un homme d’équipe II reste a concilier les agendas.A l’oppose, le camp de Daniel Johnson maintient sa stratégie qui consiste à dévoiler, chaque jour, le nom de quelques ministres ou députés qui l'appuient.Hier, pas moins de six ministres lui ont manifeste leur soutien: MM.Christos Sirros.Normand Cherry, Andre Vallerand (qui dit avoir obtenu en retour le maintien de son ministère, celui du Tourisme, sous le règne de M.Johnson), Yvon Vallières, Guy Rivard et Mme Violette Trépanier.Lotis ont soutenu que M.Johnson pouvait le mieux vaincre le PQ aux prochaines élections.M.Vallières salue le talent de «négociateur adroit, capable de fermeté et d'une grande détermination», du candidat virtuel, qui n’est pas pressé non plus de déposer son bulletin de candidature.Il vante sa «connaissance poussée de l'appareil gouvernemental.son experience parlementaire et ses antecedents dans le secteur privé (Power Corporation)».La vice-première ministre Lise Bacon, qui a annonce quelle ne sera pas de la course, a cependant adresse un conseil a ces deputes qui se branchent trop vite: «Laissez-vous donc désirer, cajoler; ça arrive une fois par 10 ans».E lle même refuse de dire a qui ira son appui, mais elle précise que ce n'est pas pour se laisser désirer: «Je n’ai pas besoin d’èlre désirée et cajolée pour prendre des décisions».Son mutisme lient au fait qu'aucun candidat n’est declare.Le ministre-organisateur Marc-Yvan Côte a mis en garde, pour sa part, ceux qui voient dans la sérié d’appuis à M.Johnson une «vague» irresistible: «Je suis Gaspésien d'origine.Je connais le sens de la vague: elle peut vous mener la où vous ne l’espérez Pas».Mme Bacon el M.Cote sont presumes être derrière le candidat l rembaly.Mais les deux ministres refusent de se commettre.I ons les deux cherchait cependant un candidat capable de «compassion-.Mme Bacon souhaits «un leader qui comprend, qui est humain, qui comprend les problèmes de la population et a une vision d'où il veut ante lier le Quebec».Ni l'un, ni l’autre ne sont impressionnés par le résultat d'un sondage Ijéger & Léger, publie lundi, qui prévoit que le PLQ remporterait les prochaines élections contre le PQ si Daniel Johnson (avec 48% des voix) était chef, et qu'il les perdrait avec Gérald Tremblay (avec 35% d’appui).M.Côté estime que le sondage CROP, publie par Radio-Canada et qui donnait le PQ gagnant aux prochaines élections, était «plus proche de la réalité».11 concède à Daniel Johnson une «notoriété intéressante», qu'il attribue au fait que son père et homonyme fut un premier ministre «près du peuple».Mais il croit que quatre mois de campagne au leadership sont amplement suffisants pour accroître la notoriété de Gérald Tremblay, qui, dit-il, est «un peu jeunot en politique».Ce dernier s’est dit «agréablement surpris» d’avoir obtenu 35% de la faveur populaire, pour un homme «peu connu».11 a candidement souhaite que les reporters, qui l'interrogeaient hier, lui accorderont «leur appui au moment opportun».Si M.Tremblay n'est pas candidat, il s'intéresse de près aux règles qui régiront la course.Demain soir, au conseil général du parti, son camp proposera de donner 15 jours de plus aux candidats jxmr vendre des cartes de membres avant que ne débutent les assemblées de choix des 3000 délégués ayant droit de vote au congrès du 30 janvier, il pro|x>sera egalement que, comme c'était le cas en 1983, les compagnies en plus des individus puissent contribuer à la caisse des candidats.«Je suis favorable au financement populaire, dit M Tremblay.Mais il faut que les mêmes règles s'appliquent a tous les candidats éventuels, pas uniquement lors du déclenchement mais dans les mois qui ont précédé».l’ar ailleurs, le leader du gouvernement en Chambre, Pierre Paradis, a annoncé hier qu'il sera neutre dans la course, du moins jusqu’à la lin de la session parlementaire, en décembre.Il explique que sa fonction peut l'amener a jouer un rôle d'arbitre. r» I A I) K \' Il I II •I E r I) I :5 (l S E I' T E M B R E II !l • imiutioui; De passage à New York I * » Campbell opérations de MARIE TISON PRESSE CANADIENNE :} 11 New York — La première ministre canadienne Kim Campbell a invoqué hier les difficultés budgétaires du Canada pour recommander à l’ONU de revoir complètement ses opérations de maintien de la paix.Dans un discours prononcé dans le cadre de la 48e sessions de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, la première ministre a fait valoir que la nature deè opérations de maintien de la paix avait changé, que leur nombre avait augmenté de façon dramatique et que ^ressources des pays membres se faisaient de plus en plus rares.¦' *11 s'agissait du premier discours de Mme Campbell à I-ONU, et de sa deuxième participation à un forum international en tant que première ministre.Elle avait participé au sommet des sept pays les plus industrialisés cet été à Tokyo.* Mme Campbell a fait remarquer que le Canada fournissait près de î 4% des forces de l’ONU, alors qu'il comptait pour moins d’iip demi pour cent de la population mondiale, f -«Nous ne voulons pas dire par là que le Canada veut assumer un rôle moindre, mais plutôt demander si les autres pays font leur juste part", a-t-elle déclaré, lisant fidè-lêfrient un texte préparé d’avance.* Ça première ministre, présentement en pleine campagne électorale, a fait savoir que le gouvernement canadien faisait face a une situation budgétaire difficile, et qu'il propose une revision des maintien de la paix de T ONU travaillait a rationaliser l’administration gouvernementale de façon à mettre fin aux chevauchements, au double emploi et au gaspillage.«Nous devons au contribuable de veiller à ce que les institutions internationales dont nous faisons partie appliquent les mêmes normes et se fixent les mêmes objectifs», a-t-elle déclaré.Elle s’est demandé s’il était opportun pour l’ONU d’affecter ses ressources a la résolution des crises internationales et, le cas échéant, dans quelles conditions.Elle s’est également demandé si l'organisation avait les instruments nécessaires pour accomplir cette mission.La première ministre a rappelé qu’au cours des dernières années, plusieurs pays avaient fait des suggestions en vue de rendre l’ONU plus apte à mener des opérations militaires efficaces.Elle a proposé à l’organisation internationale de créer un comité de spécialistes civils et militaires afin d’évaluer ces suggestions, surtout en ce concerne leur mise en œuvre et leur financement, et de faire des recommandations au secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali d’ici l’été prochain.hlk' ,a soutenu qu’un tel comité devrait étudier la possibilité d’établir un collège d’état-major permanent de l’ONU pour l’entrainement des officiers.Elle a indiqué plus tard aux journalistes que le Canada serait disposé à accueillir un tel centre.«Le maintien de la paix exige une multitude d’aptitudes dont celles d’être sensibles aux particularités culturelles et de pouvoir agir comme médiateurs, a-t-elle expliqué.11 fau- dra établir un programme de formation, à l’intention particulièrement d’un corps d’officiers de haut rang, qui seront appelés à exercer leur leadership dans des situations complexes et dangereuses.» la première ministre a ajouté que le comité de spécialistes devrait aussi examiner la possibilité de mettre sur pied un plus grand nombre d’installations d’entraînement pour les troupes de l’ONU, de constituer un réseau de dépôts de matériel de l’ONU et de créer une force à déploiement rapide permanente sous commandement de l’ONU.Mme Campbell a insisté sur l’importance de renforcer la capacité de gestion et de planification de l’ONU, en mettant en place un état-major permanent capable de coordonner en même temps au moins deux opérations multidimensionnelles à grande échelle.«Iœs opérations majeures ne peuvent plus être menées de façon ad hoc», a-t-elle déclaré.La première ministre a affirmé qu’il fallait accroître la capacité de l’ONU d’amener rapidement les effectifs et l’équipement nécessaires sur le théâtre,des opérations.Pour ce faire, elle a suggéré aux États membres de s’engager formellement auprès du secrétaire général à tenir à sa dispositions des troupes prêtes à intervenir.Elle a fait observer que c’est ce que le Canada a fait au cours de la dernière année.Les délégués présents, qui ne remplissaient pas l’immense salle de l’Assemblée générale de l’ONU, ont applaudi Mme Campbell sans débordement.Elle a quitté New York presque aussitôt pour retourner au Canada.Pente dangereuse?Jean Chrétien a visité hier une garderie de de Toronto.Sans craindre le jeu de mots.P-j.i PHOTO K i région )!; i ; Ovide Mercredi votera contre Kim Campbell Winnipeg (PC) — Les peuples autochtones du Canada ne devraient pas voter pour les candidats conservateurs à moins que la première ministre Kim Campbell ne révèle vraiment ses intentions sur les ques-lilrf s intéressant les autochtones, a dé qjare hier le grand chef de l’Assemblée des Premières Nations.T.Ovide Mercredi a dit que les autochtones n’ont rien entendu jusqu’à présent qui puisse leur donner une rai-4>h de voter pour les conservateurs.; :«La première ministre, tout autant cjile l’ensemble des membres du Par- lement qui se rangent sous la bannière du Parti conservateur, sont déterminés à lutter contre le déficit et la dette du Canada sur le dos de tous les habitants du Canada», a ajouté M.Mercredi.«Le moins apte à s’en tirer tout seul dans ce climat de réduction du déficit est notre peuple.•> Prenant la parole au cours d’une ré union de chefs du Manitoba, M.Manning a déclaré que l’héritage conservateur sur les questions intéressant les autochtones est plus de pauvreté et plus d’assistance sociale.L O G E M E N T SOCIAL Le FRAPPU campe devant le quartier général tory Ottawa (PC) — Confrontées au silence des partis politiques dans le dossier du logement social, près de 800 personnes à faible revenu ont décidé hier d’installer leur sofa, leur lampe, leur lit et leur frigo devant le quartier général du Parti progressiste-conservateur à Ottawa.Grâce à ce déménagement symbolique, le Front d’action populaire en ré aménagement urbain (FRAPRU) voulait attirer l’attention sur les compressions effectuées en avril dernier dans le budget pour le logement social.«Nous demandons maintenant au Parti conservateur où il va loger les gens sans-abri et ceux qui n’arrivent pas à payer leur loyer.Va-t-il nous mettre dans ses hélicoptères?de demander avec ironie François Saillant, porte-parole du FRAPRU.M.Saillant a aussi averti le chef libé ral Jean Chrétien qu’il aurait droit au même genre de manifestation s’il ne faisait pas connaître ses intentions dans ce dossier.Le FRAPRU s’insurge contre la décision d’Ottawa de cesser de financer la construction de tout nouveau logement social et ce, dès le 1er janvier 1994.Ije fédéral ne finance déjà plus la construction de nouvelles coopératives d’habitation.Cependant, Ottawa continue de subventionner les 650 (XX) logements sociaux et coopéra-tifs existants.Le FRAPRU estime qu’environ 50 000 personnes sont sur les listes d’attente des HLM et des coopératives au Québec.Le groupe avance aussi que 404 000 ménages québécois consacrent plus de 30% de leur revenu à leurs frais de logement.Au Canada, on parlerait de 1,2 million de ménages.Selon les statistiques de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, 1,16 million de ménages avaient des besoins impérieux de logement en 1991, c’est-à-dire qui ne pouvaient se procurer sur le marché une habitation de qualité convenable, assez grande pour eux et d’un prix abordable.Au Québec, 341 000 ménages étaient dans cette situation.Selon les données de la SCHL, ces ménages ont en commun un très faible revenu.Parmi ces ménages, on retrouve beaucoup de femmes seules ou de femmes chefs de famille monoparentale.En fait, a constaté l’agencé fédérale, deux mères monoparentales sur cinq éprouvaient des besoins im-périeux de logement en 1991.C’est le; cas de seulement une famille biparetl-tale sur 22.TEL.: 985-3344 ANNONCES CLASSEES FAX: 985-3340 LES ANNONCES CLASSEES DU LUNDÇAJUJ/ENDREpi DE 8 H 3 0 A 16 H 0 Ô Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3344 985-3340 m Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes Montréal H2Y 3S6 I »N » D «E 'X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Acnat-verte-echange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES ESPACES COMMERCIAUX À LOUER AVENUE DU PARC entre Fairmount et St-Viateur Emplacement exceptionnel.7 500 pi ca pouvant être subdivises 8$ le pica 849-1335.DÉMÉNAGEMENl GILLES J0D0IN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres Spécialité Appareils électriques Assurance complète 253-4374.LASALLE MOIS GRATUITS coin Clément et St-Patnck.2 500 pi ca Libre immédiat 364-4030 365-0370 MOBILIER DE BUREAU E1ACC.ECES I I I I I I AVE OU PARC (5335) Er|t^ laurier et Bernard condos 41 2 cclrçlètement rénovés 'sty e Ad Déco' VISITE LIBRE.SAM et DIM.de 13H a tqCFau, voir' La plus bene renovation er>vi!f Colette Escullter 952-0880 .; 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des nieces: Yolande et Suzanne Prieur: des cousins et cousines et oes amis (es) Exposée à la maison mère le 30 septembre, de I5h00 a 21 hOO Les funérailles auront lieu le 1er octobre, à 14h00, en la chapelle de la maison mere, 4873, avenue Weslmounl L'inhumation se fera au cimetière de la Cote-des-Neiges.FAITES PARAÎTRE VOTRE PETITE ANNONCE PAR TÉLÉCOPIEUR! 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ajoute qu’il conservera son lat de député communiste.Le 28e Congrès du PCF est prévu en janvier lain.Le député Alain Bocquet, président du groupe communiste à l’Assem-îationale, est considéré comme le successeur le plus probable de Georges hais.Atteint d’arthrose à la hanche, le secrétaire général du PC a par ailleurs été victime d’un infarctus en 1975 et de deux malaises cardiaques en 19$9 et 1990.EXECUTIONS MASSIVES EN CHINE Pékin (Reuter) — Une centaine de condamnés ont été exécutés ces derniers jours en Chine en prélude à la fête nationale du 1er octobre.Les journaux régionaux reçus à Pékin rapportent que des meurtriers, des violeurs, des voleurs, des chefs de gang ont été exécutés, pour la plupart après des «procès de massed auxquels assistent des milliers de Chinois.Au moins 70 condamnés ont subi la peine capitale à travers le pays au cours de ces opérations antidélinquan-ce< qui sont devenues un rituel chinois à veille de la fête nationale.Selon des diplomates occidentaux et les organisations de défense des droits dejl'homme, plus de 1000 personnes sont exécutées chaque année en Chine.B LAN D'UNE CATASTROPHE FERROVIAIRE Ra >at (Reuter) — Dans l’angoisse, les proches des victimes de la catastrophe fer roviaire qui s’est produite dans la nuit de lundi à mardi près de Rabat, cher-ch ?nt les leurs dans les morgues, les hôpitaux et les commissariats de police.Officiellement, le bilan de l’accident est de 14 morts et 103 blessés.Mais les policiers, arrivés sur les lieux peu après la collision entre un convoi de marchandises et un train de voyageurs à l'arrêt, estiment qu'il y a au moins 80 morts.Se-loij un médecin militaire de Rabat il y aurait 64 morts et 120 blessés.Le syndicat def cheminots, craint que le bilan s’élève à une centaine de morts.Le train de voyageurs, qui reliait Marrakech à Tanger, était arrêté en gare de Temara, à 10 km de Rabat, lorsqu’il a été heurté de plein fouet par un convoi de naphta arrivait en sens inverse.**103,5 La guerre oubliée d'Angola 14 REINE NE PAIERA PLUS EN NATURE Londres (Reuter) — In reine Elizabeth a supprimé les avantages en nature de sa Suite, a annoncé le palais de Buckingham hier.Quatre cents domestiques defe cinq palais royaux sont frappés.Fini le savon gratuit.Chauffeurs et palefreniers paieront maintenant eux-mèmes leurs cordonniers.Plus d’alcool gratis polir le personnel aux réceptions officielles.Les courtisans qui accompagnent la reipe à l’étranger paieront désormais leur tailleur et n’auront plus de congés sup-nentaires pour aller avec la souveraine à Ascot ou à Wimbledon.Ces avanies seront remplacés par des indemnités imposables.In reine a annoncé cette jiée quelle paierait désonnais un impôt sur ses revenus.Sa demiere décision st en aucun cas une manière de réduire son revenu imposable, a dit le porte-fole du Palais.La commission des comptes du Parlement a décidé l’an dernier 1er les comptes des palais royaux, dont Buckingham, qui coûtent à l’État lillions de livres sterling par an (près de 40 millionsS canadiens.) jQUELLE STATION ÉCOUTEZ-VOUS?{?CIEL 98.5 ?CIME 99.5 DM 103.5 REMPLISSEZ ET RETOURNEZ A CONCOURS ANTENNE BLEUE FM CP 98.5.L0NGUEUIL (QUÉBEC) J4H 3Z3 LE DEVOIR QUESTION 0 HABltf TE A COMPLÉTER PAR LA PERSONNE GAGNANTE cwciH oiur*0 Mille morts par jour Les cimetières manquent de place à Luanda JUDITH MATLOFF REUTER Luanda — Loin de la Yougoslavie et de Moscou, l’Angola se consume lentement dans un conflit oublié de tous.Cette guerre, considérée comme «la pire du monde» par l’émissaire des Nations unies, Alioune Blon-din Beye, fait d’après l’Onu 1000 morts par jour.A tel point que les cimetières manquent de place.«On a dû abattre un mur pour faire davantage de place aux morts», témoigne un fossoyeur du cimetière des pauvres de Viana, dans les faubourgs de Luanda.Délimitées par de simples rameaux, les tombes s’y remplissent à une cadence inimaginable.Totalement désorganisée, Luanda doit faire face non seulement à la corruption, mais aussi à l’afflux de dizaines de milliers de réfugiés, car la guerre a repris depuis un an après une brève accalmie.Les ordures s’entassent dans les rues, où des mendiants émaciés viennent les disputer aux chiens.Les hôpitaux manquent cruellement de médicaments, de draps et de seringues.Mais si la situation est catastrophique dans la capitale, elle est plus effrayante encore en province, où les membres des organisations humanitaires ont dû fuir devant les combats.Seuls les belligérants savent exactement ce qui s’y passe, mais les bribes d’informations qui en parviennent éAlain Carignon: «la communauté en reste à la position d’exception culturelle» A Cuito, assiégée par l’Unita de Jouas Sa-vimbi, les survivants seraient réduits à manger de la chair humaine.«Les combats nous empêchent d’atteindre les zones les plus touchées», constate Philippe Borel, membre du Programme alimentaire mondial de l’Onu.L’Angola a pourtant tout pour connaître la prospérité : cette ancienne colonie portugaise d’Afrique australe est vaste et possède d’importantes ressources naturelles, à commencer par le pétrole.De plus, elle a connu il y a Tout le monde demeure impuissant face au carnage.un an son premier avant-goût de paix depuis l’indépendance obtenue en 1975.Les élections de septembre 1992 étaient en effet censées couronner un processus de paix.Après 16 ans de guerre civile ayant tué, mutilé ou déplacé un million de personnes, les rebelles de l’Unita et l’ancien gouvernement marxiste semblaient enfin prêts à faire taire les armes.Mais Jonas Savimbi a refusé le résultat du scrutin, remporté par le président sortant Jose Eduardo dos Santos.11 s’est replié dans son fief des hauts plateaux et a repris l’offensive.Depuis lors, cet ancien protégé de la droite américaine et de l’Afrique du Sud est devenu un paria international, dont les rebelles sont frappés par des sanctions de l’Onu destinées à les priver d'armes et de pétrole.Mais il tient le gouvernement en échec dans 80% du pays : ayant réussi à en expulser les autorités locales, il contrôle les richesses diamantaires et peut ainsi financer sa guerre.Savimbi a proposé à plusieurs reprises un cessez-le-feu unilatéral tout en poursuivant le siège des cités provinciales.Miguel Trovoa-da, président de Sao Tome et Principe, s’efforçait cette semaine d’organiser de nouveaux entretiens de paix, après une tentative infructueuse la semaine dernière.Diplomates internationaux, organisations humanitaires et gouvernements occidentaux demeurent impuissants face au carnage.Ils considèrent l'Angola comme une nouvelle Bosnie ou une nouvelle Somalie.A cette différence près que les massacres y durent depuis beaucoup plus longtemps.Luanda la crasseuse La capitale, dont les avenues bordées de palmiers figuraient parmi les plus élégantes d’Afrique avant l’indépendance, est aujourd’hui une ville crasseuse et sordide, empoisonnée par la puanteur des égouts à ciel ouvert.«Ici, les gens ont faim», constate Soeur Do- minique, une religieuse française travaillant à la clinique Josina Machel.«Si les familles ne leur apportent pas de quoi manger, ils s’en passent».Initialement conçue pour 500 000 personnes, Luanda a dû accueillir plus de deux millions de réfugiés.Tous ont fui l’intérieur des terres pour gagner la zone côtière, toujours contrôlée par le gouvernement.C’est à Cuito, dans les hauts plateaux du centre, que les combats ont été les plus terribles.En huit mois, les balles, les bombardements et la faim y auraient fait 14 000 à 18 000 morts.Mais l’exode n’a rien réglé.Dans un pays où l’inflation annuelle atteint 1300%, le salaire mensuel moyen de 150 000 kwanzas (trois dollars au marché noir) permet à peine d’acheter quelques miches de pain.La criminalité monte en flèche.I^es vagabonds dorment dans les conteneurs du port ou les plages de la ville, près de bars et de restaurants élégants où, devant leurs plats de homards, les nantis font mine de ne pas voir une misère omniprésente.Car les riches, eux, mènent une vie facile.L’année dernière, le pays a consacré plus d’argent à l’importation de voitures (généralement pour les hauts fonctionnaires) qu’à celle de vivres.Quant aux médicaments offerts par les associations étrangères d’aide humanitaire, ils finissent souvent vendus sur les marchés.«Le problème n’est pas le manque d’argent pour acheter des vivres.I^es ressources sont mal gérées», estime un diplomate occidental.«Le gouvernement tire souvent prétexte de la guerre pour ne pas régler les problèmes économiques».Malgré l’imminence de la saison des pluies, peu de diplomates croient à une accalmie dans les combats.D’abord pris de court par la reprise de la guerre, le gouvernement de Dianda a repris du poil de la bête en obtenant armes et formation militaire à l’étranger.Il disposerait actuellement de 60.000 soldats, contre 35 (XK) à 60 (XX) pour l’Unita.B O S N I E - H E R Z É G O V I N E Plan de paix accepté avec un «oui mais» Sarajevo (Reuter) — Le Parlement bosniaque a approuvé hier le plan de paix sur la Bosnie, mais en l’assortissant de conditions qui éloignent la perspective d’un règlement prochain.Cinquante-huit des 69 députés ont voté en faveur d’une acceptation conditionnelle des propositions élaborées la semaine dernière, qui diviseraient la Bosnie en trois micro-Etats ethniques.I^e plan a été accepté à la condition que «les territoires saisis par la force soient rendus».Cela équivaut, dans les faits, à un rejet, car il est fort peu probable que Croates et Serbes, qui en 17 mois de guerre civile se sont rendu maîtres de 90% du territoire bosniaque, se soumettent à cette condition.Le parlement a ordonné à la délégation bosniaque à Genève de «poursuivre les pourparlers de paix et de trouver une solution aux points en discussion, particulièrement celui concernant les territoires pris par la force», a déclaré le président du parlement bosniaque Miro Lazovic.«Nous espérons la paix et nous espérons que les autres ont également besoin de la paix.Nous avons fait des concessions en acceptant de discuter de la division de la Bosnie en trois républiques.Nous espérons que les autres parties feront des concessions si elles veulent la paix.Nous verrons si elles y sont prêtes ou non», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.Le vote du parlement de Sarajevo faisait suite à une réunion, mardi, de 350 intellectuels et dirigeants religieux musulmans qui, eux aussi, ont approuvé le plan mais à la condition que Serbes et Croates cèdent du territoire conquis.Maintenant que le parlement a rendu son verdict, le président bosniaque, Alija Izetbegovic, doit donner sa réponse sur le plan de paix aux médiateurs internationaux.Lors d’une rencontre entre belligérants qui s’était tenue la semaine dernière, la demande des Musulmans bosniaques portant sur un accès à la mer Adriatique avait été acceptée, mais leurs revendications concernant 4% du territoire total, en Bosnie orientale, avaient déjà été catégoriquement rejetées par les Serbes, qui tiennent les secteurs en question.Radovan Karadzic, chef des Serbes de Bosnie, a rappelé que sa communauté avait déjà fait sept concessions territoriales aux Musulmans,et a estimé que maintenant, cela suffisait.Il a mEme menacé de rejeter toutes les concessions faites jusqu’à présent si le plan de paix n’était pas signé.Chaîne humaine Far ailleurs, 15 (XX) femmes et enfants ont formé hier une chaiine humaine dans la poche musulmane de Bihac (nord-ouest de la Bosnie) pour empêcher les troupes fidèles au président Alija Izetbegovic de prendre le contrôle de la ville de ¦moi Les majorités ethniques 33 avant le conflit janvier Le projet Vance-Owen 1993 de découpage '///m SARAJEVO100™06 litiges territoriaux restant à régler CROATIE V///M/, SARAJEVO V' A Æ ?Vallee de la * Neretva ?* Moslarrt MONTENEGRO Septembre 1993 LE PROJETi DEPLAN DE PAIX « i la mer Neum j Dubrovnik-V Fred Caret Philippe Landry Pecigrad, a rapporté la radio croate.Selon la radio, H) 000 autres civils se sont également massés a Cazin, dans la même enclave, pour demander le retrait des forces gouvernementales bosniaques hors de la «Bosnie occidentale».Depuis que l’enclave de Bihac s’est proclamée lundi «province autonome de Bosnie», les troupes fidèles au président Izetbegovic tentent de reprendre la situation en main.Ahmed Zilic, conseiller juridique de Fikret Ab-dic, le dirigeant de l’enclave, a déclaré à Reuter Après la prise de Soukhoutni Les Géorgiens sur les routes de l'exode que des dizaines de milliers de civils avaient pris position sur les routes entre les villes clés pour empêcher les soldats de prendre le contrôle d’autres objectifs.Selon lui, les forces de sécurité fidèles à Alija Izetbegovic se sont emparé des bâtiments de police dans cinq villes de l’enclave, après avoir décrété un couvre-feu et occupé des stations radio.Une assemblée constituante composée de 400 personnes a voté en faveur de l’autonomie à l’égard de la future république musulmane bosniaque qui doit voir le jour aux termes du plan de paix de Genève.L’assemblée protestait ainsi contre le centralisme exercé par Alija Izetbegovic et ce quelle estime etre sa réticence à mettre fin aux combats.L’enclave de Bihac, isolée des autres zones musulmanes et frontalière de la Croatie, a tenu tete aux Serbes par elle-meme depuis le début de la guerre civile.Fikret Abdic, en outre, est un adversaire politique d’Alija Izetbegovic.Le parlement bosniaque, réuni mercredi à Sarajevo, s’est prononcé par 61 voix contre une et sept abstentions en faveur de la destitution de Fikret Abdic de la présidence collégiale bosniaque.Son remplaçant n’a pas encore été désigné mais doit etre trouvé dans les 10 jours.Alija Izetbegovic a dénoncé la sécession de la poche de Bihac, parlant d’une décision anticonstitutionnelle et d’un «coup de poignard dans le dos» de l’unité musulmane.Il a alors ordonné au cinquième corps d’armée basé dans l’enclave - qui compte 300.000 habitants - de reprendre la situation en main.La foule a accusé hier Alija Izetbegovic de pousser les «troupes musulmanes à attaquer leur propre peuple musulman».Ix‘s forces fidèles à Sarajevo ont pris le contrôle du poste de police de Skokovi pour imposer dans cette ville la loi martiale, a ajouté la radio.Soukhoumi (Reuter) — Un homme en sueur et au costume défraîchi lance son paquet — un bébé — à un soldat qui se penche vers lui du pont d’un bateau, la petite embarcation s’éloigne du rivage et de la mere désespérée de l’enfant, appuyée contre un pilier de béton de la jetée.I )crriere elle, des centaines de gens s’accrochent a des échelles de fortune pour se hisser sur l’ap-pontemenL la scène a lieu sur les bords de la mer Noire a Soukhoumi, capitale de la région géorgienne de l'Abkhazie plongée dans la guerre.Du haut de la jetée, des femmes remontent a l’aide de cordes des sacs dans lesquels leurs proches ont mis tout ce quelles pouvaient espérer emporter avec elles.D’autres candidats au départ sortent de voitures déglinguées avec des baluchons, des valises ou des brancarts sur lesquels gisent des blessés.Tous comptent trouver une plaie sur les bateaux qui transfèrent les civils hors de la zone de guerre.Soukhoumi, sous contrôle géorgien depuis que les troubles ont commencé voici un peu plus d'un an, est tombée lundi aux mains des sécessionnistes al>-khazes.Mais les Géorgiens de la ville ont commeu cé a la quitter plusieurs jours avant, jugeant la situation sans espoir et redoutant ce qui les altivulait.le conflit engage depuis un an s’était brièvement arreté le 27 juillet, en vertu d'un cessez-le-feu obtenu par la Russie.Mais les Abkhazes ont repris les armes après le retrait de l’artillerie lourde géorgienne.le sort d environ 20 (XX) ixTsonnes reste encore incertain dans la capitale abkhaze.les navires de la Molle rie la mer Noire basée a Sébastopol (Ukraine) ont évacué plus de 10 (XX) réfugiés depuis trois jours.Tommes et enfants, femmes et enfants», répétait inlassablement un officier de marine russe en agitant un lusil automatique au-dessus d’une foule dense rassemblée sur la plage. VXJÎ MÎÛ.V ViW' i-.'.vvv >:»• îs; :• *s' nv V'VÇ.V ETEIGNEZ DES FEUX.GÉREZ VOTRE TEMPS.MAÎTRISEZ LA SITUATION.LE MONDE ÉVOLUE VITE.FAUT PAS FAIRE D'ERREUR.Faut être sûr que tout va bien.Avec le réseau cellulaire Cantel, tout va.bien ! Pour en tirer le maximum, comptez sur « Un choix à votre mesurer » de Cantel, une gamme de programmes tarifaires des plus abordables.Gardez ainsi le parfait contrôle de votre budget mensuel.Rendez visite au détaillant Cantel le plus près de chez vous; le cellulaire, c'est son affaire! N'oubliez pas qu'avec Cantel, vous savez que tout va bien.Seul le spécialiste a le pouvoir de toujours vous offrir ce qu'il y a de mieux.Renseignements ?Composez le 1 800 361-5410.CAÉfIEL I ! : t 11 i!> rn JP .i 'i'I CP III a Kl oil r> 'n v.'ii Tl IP ;b ' 'v'î i> i ¦i or lüj lin ¦ •V| i J ! i:I ;ii.11 >i(| • kl • ,M .lus Al » * ¦‘Cl i) I ».• J' « » t :•)" _ i U I ! 1.t>.' ?i?: Mil! Ml ;lij r' .1.1 l I ¦ V /U il U ü ^ * -+ * Irf tl t; fi « tï îî * LE POUVOIR DU RÉSEAU A K) I.K I) K V 0 I lî K .1 K r I) I 3 0 S E I* T E M lî It E I II II IS EDITORIAL Eltsine, tsar légitime?François Broussean L’épreuve de force qui s’éternise à Moscou présente-t-elle des dangers pour la démocratie?La victoire appréhendée de Boris Eltsine profitera-t-elle au libéralisme?Rien n’est moins sûr.B oris Eltsine dispose, on l’a répété et c’est vrai, du surplus nécessaire de «légitimité» dans la lutte qui l’oppose depuis une semaine aux parlementaires retranchés dans la «Maison-Blanche» moscovite.Certes, il a violé la stricte légalité constitutionnelle.Mais au nom d’un principe supérieur qu’il a appelé «la sécurité de la Russie et de ses peuples».Mais ce surcroît de légitimité va-t-il nécessairement dans le sens de la construction de la démocratie?Et cette démocratie, accouchera-t-elle du libéralisme?Après huit jours d’impasse à Moscou, les interrogations se font jour, en Russie et à l’étranger, sur les dangers qu’il y aurait à trop faire confiance à la bonne étoile et aux bonnes intentions d’un seul homme.Mardi, Washington y est ainsi allé d’un avertissement à l’endroit du Kremlin sur le respect de la démocratie et des droits de l'homme.Devant ces parlementaires murés dans leur bâtiment, leurs certitudes et leur haine, il fait face aujourd’hui à un dilemme: s’il les écrase physiquement, il risque d’en faire des martyrs.Il risque de jeter le bébé de la réforme avec l’eau du bain.Pourquoi ne se contente-t-il pas de les ignorer superbement comme il avait fait mine de le faire la semaine dernière?Il ne s’agit plus, aujourd’hui, d’une simple lutte entre réformistes radieux présents au Kremlin et sombres réactionnaires de la Maison-Blanche, entre forces du bien disposant automatiquement de l’appui populaire, et forces du mal qu’il s’agirait d’extirper de leur dernier bastion pour enfin libérer la voie de la réforme.Au contraire: lors d’élections libres, certains de ces parlementaires seraient aujourd’hui réélus sur un programme antilibéral d’intervention étatique, de revenu garanti et de soutien aux entreprises déficitaires.Ils peuvent trouver un appui dans quelques-unes de ces régions qui, aujourd’hui, hésitent, comme cette Sibérie soudain tentée par la souveraineté.Malgré tout, le camp de la réforme semble conserver l’avantage en Russie.Au sommet, dans le face-à-face entre Eltsine et des parlementaires en majorité déconsidérés.Mais aussi dans la population, dépolitisée mais toujours prête — on l’a vu, d’étonnante façon, lors du référendum du 25 avril — à accepter les réformes économiques si elles se doublent de promesses de lendemain® oins pénibles.Mais tout autour de la Russie, un mouvement contraire semble se dessiner.Cette contre-tendance est nettement visible dans l’ex-glacis soviétique, où les Polonais, fatigués du néolibéralisme, viennent de ramener les anciens communistes au pouvoir.Comme les Lituaniens, dix mois plus tôt.Elle se voit en Slovaquie, en Roumanie, en Ukraine, voire même en Hongrie où les anciens communistes, rebaptisés socialistes, se maintiennent au pouvoir ou semblent en passe de le reconquérir par la voie des urnes.La tendance centrifuge et libératrice de 1989-91 était liée à la réforme libérale et à la démocratie pluraliste.On s’enfuyait du soviétisme et de ses symboles pour frapper à la porte de l'Europe.Aujourd’hui, on déchante et on se replie un peu vers les anciennes positions.Vendredi dernier, neuf pays de l’ex-URSS ont convenu de renforcer leurs liens économiques et d’évoluer vers une forme de néo-eonfédéralisme dans le cadre de la CEI, longtemps considérée comme une coquille vide.Anti-réforme sanctionnée par le vote démocratique; nouvelle tendance centripète après trois ans d’explosion centrifuge: ce qui se passe aujourd’hui à Moscou n’en a que plus d’importance pour tout le monde.Parce que, tout comme l’anti-libéralisme peut triompher un soir dans les urnes, on peut bien se retrouver, un beau matin, avec un tsar légitime.La tartuffe Ontario Jean -Robert Sansfaçon a décision du gouvernement ontarien d’exclure de ses chantiers publics les entreprises, ouvriers et matériaux de construction du Québec, est le signe d’un parti politique qui a perdu tout sens de la mesure.Le gouvernement de M.Robert fee a raison de dénoncer les lois et décrets du Québec qui freinent la libre circulation de la main-d’oeuvre et des biens.Mais il oublie de dire qu’en Ontario, ce sont les conventions collectives qui opèrent le même type d’exclusion en limitant l’embauche d'ouvriers aux seuls membres des syndicats locaux de la construction.Mais par delà cette omission volontaire déplorable, le gouvernement ontarien a surtout tort d’intervenir à ce moment-ci, alors que toutes les provinces du pays se sont entendues pour n'imposer aucune nouvelle mesure protectionniste en attendant la conclusion des négociations en cours.Est-ce un moyen pour M.fee de faire pression sur les partenaires québécois de ce secteur qui doivent se réunir bientôt pour étudier diverses modifications à apporter à leur industrie?Ou n’est-ce pas plus simplement, plus bêtement, une vulgaire tactique de politique intérieure destinée ai mystifier un électorat aux prises avec le chômage et déçu de l'impuissance d'un gouvernement qui lui avait promis mer et monde?En août dernier, Québec a fait parvenir au gouvernement ontarien une proposition dans le but de dénouer l’impasse.Il n’a reçu aucune réponse, affirme le ministre le l’Industrie, M.Gérald Tremblay.In semaine dernière, le ministère québécois du Travail faisait connaître quelques-unes des mesures contenues dans cette proposition, mais qui doivent d’abord être acceptées par l’industrie locale.Parmi ces mesures, mentionnons l’abolition de l’obligation pour une entreprise d’avoir une place d’affaires au Québec, et la possibilité pour un ouvrier de choisir la région où il désire exercer son métier.Jusqu’à présent, seuls les ouvriers ayant leur résidence principale dans une région ont le droit d’y travailler, ce qui exclut tout ouvrier d’une autre région, a fortiori d’une autre province.Ces propositions méritent d’être discutées.M.fee doit cesser de jouer les Tartuffe.Encore faudra-t-il cependant que le ministre québécois du Travail, l’ex-syndicaliste Normand Cherry, ait lui-même l’habileté ou le courage politique d’imposer ces mesures, et bien d’autres, a ses propres troupes, ce qui semble loin d’être acquis.Mais voilà une autre histoire à se raconter cet automne.LETTRES -?— L’intelligence orale fji nous nous sommes ennuyés de qertaines voix dont on aurait dit quelles étaient destinées tout naturellement a la radio! À son tour, Dia-nje Giguére qui fut si longtemps responsable des pensées de la nuit et du matin de la fête, quitte fedio-Ca-n|ada.Je voudrais dire ma reconnaissance a cette voix majestueuse et pourtant toute simple de Mme Gi-guere.j Sa voix posée, son ton le plus souvient confidentiel, le respect des pauses et une connaissance évidente (les mots qui appellent l'attention du débit, tout faisait de cette lectrice et cje cette speakerine un modèle du genre.C’est qu’il existe aussi une intelligence orale.Mme Giguére la possède.Merci! Benoît Lacroix Montréal, le 16 septembre 1993 Raisonnement fallacieux à la une Bous la signature de M.Roch Côté, LE DEVOIR se demande quelle menace représente au juste la participation de trois élus du Eront national a|t Congrès de l’Association mondiale des grandes métropoles à Montréal.i Par la place faite au raisonnement fallacieux publié a la une de son édition du 22 septembre 1993, LE DEVOIR répond de façon troublante a dette question.Ix* danger de cette pp'-sence de trois représentants de l’extrême droite française est, précisément, l’indifférence a leur égard et la banalisation de la montée des extrémistes que l’article de M.Côté cultive., Que ces trois représentants aient été dûment élus, soit.C’est d’ailleurs eh vertu de cette représentativité of-fijci elle qu'ils ont participé aux tra- vaux du congrès.La démocratie consiste a se plier aux règles du jeu et c’est ce qu’ont fait les organisateurs du congres: les trois porte-parole de M.Le Pen ont les mêmes droits que les autres participants.Que le maire de Montréal ne se soit pas senti tenu d’inviter M.Ix- Gallou a une réception, c’est une autre chose qui, quoi que le prétende M.Côté, n'a rien a voir avec le savoir-vivre.Sous prétexte de savoir recevoir, LE DEVOIR nous réserve-t-il dans une prochaine étape une «Entrevue du lundi- avec M.Le Gallou, lequel nous confirmera que les manifestations contre l’idéologie fascisante qu’il incarne étaient, comme l’a si bien écrit M.Côté, nettement exagérées et que la «croisade» — pour reprendre les termes du DEVOIR — dont il a été l’objet ici était contraire à la démocratie?D’ailleurs, je suis persuadé que, pour les représentants de M.Le Pen, la démocratie aurait dû, dans ce cas-ci, se taire, les laisser parler et, bientôt, les laisser agir.Pierre MacDuff Montréal, 22 septembre 1993 Le Pol Pot des Andes A vomir, l’article de Guy Sonnan sur Pinochet! La fervente du DEVOIR que je suis n arrive pas a comprendre que son journal publie une telle cochonnerie, et à pleine page.Un soupçon d'ironie sur Pinochet, rien de plus méchant — il faut quand même reconnaître que le cher homme «a des lettres».Et rien, rien du tout, sur les horreurs perpétrées a grande échelle par son régime! M.Sorman, lui, est satisfait: -Il ne m’avait jamais interdit a l’Université pontificale de Santiago de défendre, publiquement, le caractère inséparable de la liberté politique' et de la li berté économique.» Pendant ce temps, les autres universités, et tout le système scolaire chilien depuis le primaire, étaient sous la botte de colonels, ignares mais recteurs.Qu'importe, M.Sorman, dans sa pontificale université, pouvait encore proférer quelques lieux communs sans être inquiété.Inutile de rappeler que la presse, sous Allende, était mille fois plus libre que sous la dictature.Pas une allusion à la façon dont Pinochet a renversé, avec des tanks et par un coup d'Etat, un gouvernement démocratiquement élu: le changement de gouvernement, apparemment, était dû au suicide d’Al-lende.Pour Pinochet, cette autorité, la démocratie pour les latino-Américains qui n’ont pas «le sens inné de la loi», ne saurait être celle des Européens.Aucun rappel de ce fait: le Chili en 1973 avait derrière lui un siècle de respect de la démocratie et de la Constitution qui en faisait une exception et un idéal démocratique dans la région.Chaque phrase du torchon de Sorman serait a dénoncer.Tenons-nous-en à une des dernières: «Ix*s adeptes du pinochétisme oublient (.) que le Chili était capitaliste avant Allende et que le général n’a fait que rétablir la situation antérieure.» Dans la situation antérieure, M.Sorman l’oublie, il n’y avait pas de dictature militaire, pas d’assassinats, de tortures et de «disparitions» par dizaines de milliers, pas de stade de Santiago, etc.Et M.Sorman ajoute: «Il a bien fait: la croissance au Chili tourne autour de fi % par an (.).» Il a bien fait! Ce Pol Pot des Andes a bien fait de massacrer en gros et en masse: le PNB se porte bien maintenant! Lire cela dans LE DEVOIR, c'est déprimant.Une Ross Saint-Nicolas, 20 septembre 1993 M (§>-A 4/ ( f ft P\ # * V U.f-rh 1* OPINION -?- Le choc des idées MICHEL QUEVILLON Étudiant en littérature espace consacre au courrier du lecteur par l’éditeur d’un journal est une tradition dont l’origine remonte aux premiers soubresauts de la presse elle-même.défendent, parfois les coups volent bas et le verbe haut.Cependant, le débat reste sain parce que le respect de la liberté d’expression le fonde en esprit.LE DEVOIR défend avec ferveur ce Peut-être aujourd’hui est-ce là les derniers retranchements de la démocratie populaire.Ainsi, la rubrique «Lettres» du DEVOIR reste ouverte à tous les lecteurs libres de s’exprimer sur différents modes d’intervention.Les vigilants (il en faut), ou les personnes directement concernées, apportent les correctifs ou les précisions quelquefois nécessaires au rétablissement des faits — les journalistes sont humains.Il y a les polémistes qui entretiennent bec et ongles en fondant sur les questions d'ordre politique et social.D’autres encore critiquent le contenu des articles, des reportages ou des rubriques proposés dans les pages du DEVOIR.Que ce soit un jeune activiste libéral rabrouant Lise Bissonnette parce qu’elle aurait omis de vérifier ses sources; un Québécois choisissant son camp dans la récente guerre des générations entre MM.Bour-gault et Dumont; un mâle qui indique à la femme sa place dans la société; un pelerin ramenant dans le droit chemin Martine Turenne en la sortant de son ignorance; ou une croyante qui sermonne Stéphane Baillargeon parce que ses articles cachent quelques arêtes piquantes (mais je soupçonne ce gaillard d’être coriace comme un requin, pour rester dans ces eaux); tous sans distinction ont la chance en sautant sur leur clavier de rendre publique leur opinion.Les journalistes répliquent à leurs dénigreurs, les attaqués contre-attaquent, les attaquants se principe.L’énergie farouche déployée depuis sa fondation pour préserver son indépendance en fait foi.Ce journal d’opinion a une responsabilité envers ses lecteurs et la population du Québec: orienter les esprits vers une constellation d’idées contrastantes.Le choc, nécessairement produit, empêche alors la société québécoise de sombrer dans une torpeur intellectuelle sclérosante.Au DEVOIR, les éditoriaux, les articles, la page «Idées», les différents cahiers, etc.doivent troubler plus qu’ils ne sécurisent, interroger plus qu’ils n’appuient; que toujours un «oui» soit suivi d’un «mais».Les lecteurs dont les attentes envers LE DEVOIR ramèneraient son contenu au simple reflet de leurs propres idées sombreraient dans l’errance.Il en est.Et ceux-là grincent des dents ou avalent de travers.ou chargent la matière à contestation par voie épistolaire.Ce qui est bien, puisqu’ils participent au brassage d’idées, manifestation de l’effervescence de notre opinion publique québécoise.Ce qui l’est moins cependant: «Ce persiflage m’agace car il touche à quelque chose qui m'est cher.On ne s’attend pas à cela dans LE DEVOIR» (Monique Dudresne, 26 août 1993); «Comment un journal comme le vôtre peut-il permettre la publication (de la lettre de M.Bernard Gégour, 19 août) d’une telle littérature à une époque où se dénoncent partout le harcèlement et la violence dont les femmes font l’objet.Cela nous paraît inadmissible et mérite, à notre avis, des explica-n tions de votre part, sinon des excuses.La liberté de presse n'autorise pas la publication de tout ce qui s’écrit» (Colette Beaulieu Dumais, Marie-Paul Grenier, 30 août 1993).: On excusera ces longues citations, mais elles mettent en évidence l’incompréhension flagrante qui frap“' pe ces personnes (elles ne sont pas1 seules, ces protestations ont été choisies parmi d’autres du mêmè acabit).Contester sur le fond, un article ou une lettre édités au DEVOIR est une chose, mais s’indigner parce qu’ils sont publiés dans un journal comme LE DEVOIR en est une autre, car cette attitude, par la manifestation discriminatoire qui la sous-tend, refuse le droit de parole pour tous.Et elle dénote une profonde incompréhension des politiques éditoriales du DEVOIR.Ce genre de remarque apparaît régulièrement dans le courrier du lecteur.Ironie.En publiant ces critiques le visant, le quotidien respecte sans fléchir son attachement à la liberté d'expression.Ainsi, il n’est pas question ici de jeter l’anathème sur ceux qui les profèrent.Leur refuser ce qu’ils refusent à d’autres renverserait la critique à leur avantage.Cependant, que leurs attaques soient publiées sans provoquer le moindre remous, cela serait inadmissible.Cette grande gueule de DEVOIR ne devrait jamais être bâillonnée, c’est aux lecteurs d’y veiller.C’est pourquoi — quand cela s’avère nécessaire — ils doivent dire aux artisans, qui nous l’offrent quotidiennement, qu'ils les appuient dans leurs efforts pour entretenir le débat d’idées vital pour l’émancipation de la société; qu’ils connaissent la valeur de la iiberté d’expression défendue au DEVOIR.A P R 0 P 0 S —?- .de jeunes et d’instruction Ixs jeunes avouent qu’il est d’autant plus difficile de se motiver que les chances d’occuper un emploi intéressant a la suite du passage à l’école sont plutôt faibles.Plusieurs matières leur semblent inutiles et ne font que constituer des obstacles supplémentaires à l’acquisition d’un diplôme qui ne garantit pas l’obtention d’un emploi.Pour eux, le type d’enseignement le plus intéressant, parce que le plus susceptible de les aider à bien s’insérer sur le marché du travail, est l’enseignement professionnel collégial.Mais aller au collégial signifie s’expatrier pour quelques années.Ce que plusieurs refusent de faire en raison, notamment, des coûts que cela entraîne et qui ne peuvent être absorbés ni par eux-mêmes ni par leurs parents.À cet égard, l’accès aux prêts et bourses ne constitue pas un incitatif suffisant.Comme les jeunes considèrent que «la meilleure façon d’apprendre un métier, c’est de le faire», ils décrochent dans l’espoir de se dénicher un emploi leur permettant d’acquérir de l’expérience.Toutefois, l’absence d’emplois les incite à retourner à l’école afin de compléter leur scolarité ou d’acquérir une formation professionnelle.Tiré de l’/ln’s sur la pauvreté des jeunes, Conseil permanent de la jeunesse, septembre 199.3.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI B 0 I! R A S S A LE 10 JANVIER 19 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DE8CÔTEAUX Directeur délégué à l'administration ANDRÉ LECLERC Directeur de l'Information B K N 0 î T A II BIN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, ROCII CÔTÉ Rédacteur en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON 2050, rue De Bienry ,9e él age, Montréal (Québec) Il S A 3MO.TéI.: (514) OR5 3333 FAIS C E Q I! E DOIS I 0 I ,1 E I' I) I I) E V (I I R S E I’ T E M It It E I !) !) It IDEES A II Poisons nommés 107 et 86 S'; ,y safer; >T !*.Vv\ **r S.-M*.y- $ du 100$ après l’entrée en vigueur de ladite surtaxe.Pour certains propriétaires, ce changement s’était traduit par des hausses de 100 et 150% de leurs comptes de taxe.COMMUNISTES «Le discours n'a jamais changé» SUITE DE LA PAGE 1 travers le pays pour conserver son titre de parti.Les communistes n’ont pas réussi l’exploit Le leader du PCC, Miguel Figueroa, a déclaré hier que ses membres ont été avisés de cesser immédiatement toute activité politique.«I>a nouvelle loi, a-t-il dit est antidémocratique.» I-a mort officielle du PCC, et par conséquent de son aile québécoise, le PCQ, n’a consterné, ni surpris personne hier à Montréal.«Ils agonisent depuis 1956», dit Robert Comeau, professeur d’histoire à l'UQAM et auteur d’un livre sur l’histoire des communistes au Québec.En fait, le Parti communiste canadien a systématiquement manqué le bateau au Québec, ce qui explique ses scores infinitissimaux aux élections et son membership des plus volages.Plusieurs facteurs expliquent le désintéressement des Québécois vis-à-vis des communistes.Le poids des valeurs ecclésiastiques chez la masse les a handicapés dans les années 30 et 40.Staline leur a nuit dans les années 50, et enfin le mouvement nationaliste les a achevés dans les années 60.les communistes canadiens, tout pris qu’ils étaient dans leur conception internationaliste de la vie, ont toujours refusé de considérer les francophones québécois comme une nation a part entière.«Or, c’est a travers le mouvement nationaliste que s’est développé l’essentiel de la gauche québécoise», dit Robert Comeau.Les «purs», générale- ment anti-soviétiques, ont milité du côté des groupes maoïstes ou troskistes.les francophones étaient donc quasi inexistants dans les structures du parti, comme l’avait constaté à l’époque Jean-Marc Piotte, aujourd’hui professeur de sciences politiques a l'UQAM et fondateur dans les années (X) de la revue Parti Pris.Il avait été invité à une rencontre du PCC: très peu de francophones, surtout des immigrants grecs, portuguais ou italiens, déjà militants communistes dans leurs pays d’origine.«Il n’y avait aucune reconnaissance du fait québécois, dit-il.Ijes Québécois s’identifiaient plus aux leaders tiersrmondistes, comme Che Guevara ou Fidel Castro, plutôt qu’aux dogmes de Moscou.» la première scissure de taille du Parti communiste canadien s’est produite dès 1947, deux ans après l’élection du premier -et seul- député communiste au Parlement, Fred Rose, dans le quartier Mile-End.Après quelques années relativement florissantes, qui suivaient la crise économique puis la deuxième guerre mondiale, le PCC entrait en crise.Le leader Henri Gagnon et 500 militants (sur 2 500 à l’époque) étaient expulsés pour cause de nationalisme ou-trancier, incompatible avec la grande réunification fraternelle de tous les travailleurs du monde.Une autre saignée surviendra en 1956, lorsque les horreurs staliniennes commenceront à se répandre dans les assemblées communistes.A Montréal, l’écho des atrocités de Staline à l’endroit, notamment, des Juifs, fera fuir les militants israélites, qui formaient alors le tiers du membership.«Depuis, le PCC est moribond», dit Jean-Marc Piotte.Un parti déconnecté, voué au culte de Staline et des belles années de Khroutchev, qui a même appuyé en 1968 l’invasion de la Tchécoslovaquie.«Le Parti communiste canadien était probablement l’un des plus dogmatiques de tous les partis communistes du monde occidental», dit Robert Comeau.Quelques dizaines de militants au Québec, une vingtaine de donateurs chaque année pour faire survivre la formation, qui fonctionnait avec environ 13 (XX)$ de revenus.«Le discours du PCC, très stalinien, n’a effectivement jamais réellement changé», dit Denis Gervais, militant jus qu’à tout récemment et gérant de la librairie «Nouvelles Frontières», me Ontario, ancien grossiste du «livre soviétique» et bailleur de fonds du parti durant plusieurs années.« Ix*s dinausores ont collé au parti, dit-il, et ils ont refusé tout changement.Alors à peu près tout le monde a quitté.» Déçu de la mort officielle des communistes canadiens?«Non, répond-il.Je veux continuer à lutter pour la justice sociale, mais je vais relire mes classiques, Marx et les autres.» Il n’y aura pas de relève chez les communistes canadiens, croit Jean-Marc Piotte.«la pensée stalinienne ne peut pas être recyclée.Et toute la gauche traverse une dise profonde, comme l’ensemble de la société.» Il n’y aura pas de succession, ajoute l’historien Robert Comeau.«L’idéal d un centralisme |x>lilique est terminé, le communisme, tel que nous l’avons connu, est bel et bien mort.» Tarce qu its sont des êtres humains, llan(lk'U|) sans frontières Une ressource pour le Its veulent se tenir debout handicapées de développement 521 -20X6 mSSmSmCuSSSSi»ïîSÏ?ïXî!i»5S!5SSS!l5£r’.-.-.4 mihhii, Mi^uruii i.nvoi-p publication KnrrKntmnent no 0H58.1)*pôt ItynlMibliothèque nationale (lu Qu*bee IWphonr Kèniral (5l4)'M5mi.service a lac linitel» (514) «Wr>:t:i55.publicité (514)'IHVtWÏ
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