Le devoir, 9 octobre 1993, Cahier C
L E I) E V 0 I R .L E S A M F.I) I !» E T D I M A X C II E I 0 0 (' T ü B II E I !» !» 3 —?LE DEVOIR « Cinéma Page C 3 Théâtre Page C 7 Musique Page C 9 Agenda culturel Page C 10 Arts visuels Page C 15 ?CINÉMA Les frères Taviani: penser au «nous», plutôt qu’au «je» I ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Quand on demande aux frères Taviani comme on fait pour réaliser un film à quatre mains, ils lèvent un sourcil las.Les journalistes leur ont posé la question 2638 fois, peut-être plus et à chaque fois ils racontent patiemment l’alternance: une séquence pour l’un, une séquence pour l’autre, mais rien de tranché au couteau, le partage dans la souplesse, quoi.Le secret, c’est d’avoir la même vision du monde et du cinéma, alors on tombe dans l’osmose pour penser au «nous», plutôt qu’au «je».Et les frères cinéastes de m’expliquer qu’ils ne sont pas nés jumeaux, mais le sont devenus à la longue, peut-être même un peu siamois sur les bords, télépathes et tout le bazar.«On a une nature semblable et des caractères différents», déclarent Vittorio et Paolo en chQeur.A 62 et 64 ans, les frères Taviani sont des espèces de monuments du cinéma italien.Souvent primés à Cannes, ayant semé derrière eux des oeuvres aussi puissantes que Pa-drn Padrone, La nuit de San Lorenzo, Good Morning Babylonia, depuis le début des années 60, les célèbres duettistes ont survécu à toutes les tendances du cinéma italien, du néoréalisme au surréalisme fellinien en passant par la féroce comédie de moeurs jusqu’à l’offensive hollywoodienne qui est en train de bouffer tout cru la patrie de Cinecitta.Ils récidivaient cette année avec Fiorile, une sorte de conte toscan qui roule sur trois siècles, oeuvre de facture classique et un peu trop sage, qui arrivera à Montréal dans une couple de semaines.L’idée lumineuse J’avais cru comprendre qu’en entrevue, Paolo parlait et Vittorio écoutait.Erreur! Vittorio, l’aîné ne cause pas français.Qu’à cela ne tienne, il s’empare du crachoir, disserte à qui mieux mieux dans la langue de Dante.Quelqu’un finit toujours par traduire, et comprenne qui pourra.Vittorio, c’est celui qui porte une casquette et semble être le chef.L’autre fait des mines un peu résignées, tout en vous chantant vaguement fleurette.On n’est pas Italiens pour rien.Ai-je dit qu’ils avaient des sourires adorables, ces frères Taviani et qu’ils dégageaient quelque chose de doux et de raffiné?En cours de conversa- DESIGN 1935-1965 RETOUR VERS LE FUTUR 3Ü tion, on les découvre familiers de Pirandello, de Goethe, de Léonard de Vinci qu’ils vous citent sans l’ombre d’une pédanterie, comme des vieilles connaissances.Dans la Toscane de leur enfance, à -San Miniato, ils voyaient la maison natale du grand Léonard de leur fenêtre.«Si Vinci vivait aujourd’hui, il ferait du cinéma», m’assure Paolo, convaincu.Tous les matins, à Rome, qu’il tonne ou qu'il grêle, laissant là femmes et enfants, les frères Taviani partent en promenade.Avant, chacun traînait son chien, mais celui de Paolo est mort après le festival de Cannes, alors Bella manque à l'appel.En cours de route, ils causent, les frères: De tout, de rien, des rêves de la nuit, des personnes qu’ils ont rencontrées, des mésaventures de la veille, créant un terrain propice à l’éclosion de l’idée lumineuse, qui parfois se laisse désirer longtemps.Ils ne se tapent pas sur les nerfs, m’assurent-ils, sauf au tennis, où ils sont aussi partenaires.«Travailler a deux, ce n’est pas si bizarre, de dire Paolo.Après tout, le cinéma est un oeuvre nécessairement collective, comme les cathédrales.On procède d’ailleurs d’une longue tradition.Au cours de la Renaissance, il y avait déjà en Toscane de grands ateliers d’artisans et chacun d’entre eux possédait un secret.Nous avons aussi le nôtre, bien entendu, mais peut-être ne Lavons-nous pas encore percé à jour nous-mêmes.» Quand ils étaient petits, leur mère racontait la légende de l’or qui courait dans le pays.Lorsque l’armée de Napoléon traversa la Toscane, un MON A HAKIM A compter du 14 octobre, le Musée des beaux-arts de Montréal se met à l’heure du modernisme, en décorant sa demeure des plus beaux accessoires design de cette période.Organisée en collaboration avec le Musée des Arts décoratifs de Montréal, l'exposition Design 1935-1965: ce qui fut moderne, exhibe près de 250 artefacts issus de la Collection Liliane et David M.Stewart, une collection que l’on dit des plus importantes sur ce thème en Amérique du Nord.Le pavillon Jean-Noël Desmarais se refera donc un beauté avec des verreries, céramiques, bijoux, orfèvreries, meubles, tapis, textiles et tapisseries créés par des designers réputés de l’époque et par des artistes tout aussi célèbres que les Miro, Calder, Léger, Matisse et Picasso qui ont eu une influence majeure sur bon nombre de créateurs.L’exposition, qui a déjà circulé dans quatre musées américains et au Musée canadien des civilisation à Hull, sera non seulement un plaisir pour l’oeil, mais une occasion idéale de renouer avec les grands courants d’enseignement qui ont traversé leur époque au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.Bauhaus: la rupture À l’orée du XXième siècle, l’école allemande du Bauhaus fondée en 1919 et chapeautée par l’architecte Walter Gropius fut à l’origine des nouvelles doctrines modernistes concernant le design.En rupture catégorique avec les principes d’ornementation et de surcharge des arts décoratifs du XIXième siècle, le modernisme début de siècle, tel qu’enseigné par le Bauhaus, tranche par la simplicité des formes, le fonctionnalisme, l’abrogation des ornements, la production en série et le culte des nouvelles technologies.Très tôt, ces concepts font boule de neige dans le milieu des arts décoratifs, des pays Scandinaves jusqu’aux États-Unis, en passant par la France et l'Italie.Pour en savoir plus long sur l’effervescence de ce mouvement à travers son contexte politique et économique, il faut consulter le volumineux et excellent catalogue préparé pour l’occasion.Mise à part la générosité des reproductions photos, on peut y lire, entre autres, comment les énormes changements socio-économiques intervenus pendant les années trente, suite à la crise économique de 1929, ont profondément influencé le cours du modernisme.Transformation considérée par ses partisans comme «le symbole de la société démocratique idéale du XXième siècle».Y est également explicité l'incidence notoire de l’immigration des Allemands en sol américain sur leur nouvelle génération de designers.Déployant ses tentacules dans plusieurs secteurs (artistique, politique et social), ce catalogue est un outil pédagogique indispensable.VOIR PAGE C 17: DESIGN VOIR PAGE C T TAVIANI À I.A GRANDEUR DU PAYS r a ONZE THEATRES FRANCOPHONES N ' « « JM! DU THÉÂTRE PROFESSIONNEL EN FRANÇAIS, il ne s'en fait pas qu'au Québec.Onze théâtres francophones établis à la grandeur du pays sont présents chaque année sur la scène artistique et attirent un public imposant.Durant la dernière saison, ces théâtres ont offert pas moins de 800 représentations de 40 productions différentes, rejoignant au total au-delà de 150 000 spectateurs, adultes et enfants.Aucun de ces théâtres ne dispose cependant d'une salle où il pourrait présenter adéquatement ses spectacles.Le gouvernement fédéral s'est montré ces dernières années peu sensible à cette situation, même s'il n'hésitait pas, dans le même temps, à investir massivement dans la création ou la rénovation de salles au Québec et au Canada anglais.Le public francophone présent à l'extérieur du Québec — un million sur les 6,5 millions de Canadiens français — a pourtant les mêmes droits que les autres Canadiens, de Montréal, de Toronto ou d'ailleurs, d'assister à des spectacles de qualité dans sa langue.Les théâtres francophones réunis au sein de T Association nationale des théâtres francophones hors Québec demandent donc au gouvernement élu le 25 octobre de prendre immédiatement des mesures pour corriger cette situation et faire en sorte que le théâtre qui se crée en français hors Québec puisse avoir, lui aussi, pignon sur rue.Association nationale des francophones hors Québec L'ANTFHQ regroupe le Théâtre l'Escaouette (Moncton), le Théâtre populaire d'Acadie (Caraquet), le Théâtre du Trillium (Ottawa), le Théâtre de la Vieille 1 7 (Ottawa), Vox Théâtre (Ottawa), le Théâtre de Toronto (Toronto), le Théâtre du Nouvel-Ontario (Sudbury), le Cercle Molière (Winnipeg), la Troupe du Jour (Saskatoon), l'UniThéâtre (Edmonton) et le Théâtre la Seizième (Vancouver) Novembre •Théâtre la Seizième Couple Ouvert, Vancouver •Théâtre Populaire d’Acadie Aurélie, ma soeur, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse •Troupe du Jour De blé d'inde et de pissenlits, Saskatoon •Théâtre français de Toronto Good, Toronto •Théâtre du Nouvel-Ontario La Petite Poule d'Eau, Sudbury A L'AFFICHE DU THÉÂTRE EN FRANÇAIS  TRAVERS LE PAYS •Théâtre l'Escaouette •Théâtre du Nouvel-Ontario Le manège des anges, Maritimes et Frenchtown, Moncton, Toronto, •Cercle Molière Est du Québec Ottawa Le Chien, Saint-Boniface •Théâtre du Grand Cercle •Théâtre populaire d'Acadie •Vox Théâtre Moinopoly, Ontario Les petits orteils, Nouveau Brunswick Parano par amour, Sherbrooke •Troupe du Jour •Théâtre du Trillium Les fourberies de Scapin, Saskatoon La cité interdite, Ottawa •Théâtre la Seizième •Vox Théâtre •Théâtre français de Toronto Je suis un ours, Colombie Duos pour voix humaines, Ottawa Le pays dans la gorge, Toronto Britannique •Théâtre français de Toronto •Cercle Molière •Théâtre du Grand Cercle Les guerriers, Toronto Toasté des deux bords, Saint- De bouche à oreille, Manitoba •UniThéâtre Boniface •Cercle Molière Je suis un ours, Edmonton •Théâtre la Seizième la vie après le hockey, Saint¦ •Théâtre du Grand Cercle Je suis un ours, Vancouver Boniface Moinopoly, Manitoba Mars •Ihéâtre populaire d'Acadie Une journée particulière, Nouveau- Brunswick et Nouvelle Ecosse •théâtre l'Escaouette Cap Enragé, Maritimes et Ontario •Théâtre de la Vieille 1 7 L'insomnie, Sudbury •Cercle Molière Haute fidélité, Saint-Boniface • Théâtre du Grand Cercle Moinopoly, Saskatchewan, Alberta, Colombie Britannique t i I I.K I) E V 0 I U , I.E S S A M K I) I !( E T D I M A X < Il E I (I 0 C T (I H II E I II II II C I N É M A Entre l’arbre et la farce.L'ARBRE, LE MAIRE El LA MEDIATHEQUE.Réal et scénario: Eric Rohmcr.Avec Pascal Greggory, Arielle Dombasle, Fabrice Luchini, Clémentine Amou-rotix, François Marie Banier.Image: Diane Baratier.Musique: Sébastien Emts.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR On cause beaucoup dans les films de Rohmer.En général on cause surtout d’amour, dissertant à perte de vue sur les rapports humains si problématiques, en n’espérant rien régler par cette logorrhée, mais qui s’en soucie?On cause pour le plaisir de causer, pour le rythme, par plaisir, par sport, pour mieux cacher ce qu’on ne dit pas, mais qui se pointe derrière un geste, un sourire, et que le cinéaste a l’art de déterrer au détour.On cause parce que le verbe est l’élément naturel de Rhomer.Sauf que, pour la première fois, à travers L’Arbre, le maire et la médiathèque, on cause de politique.Sans améliorer le sort du monde, il va sans dire.é Rohmer ne commet pourtant pas l’imprudence qui a perdu dernièrement Costa-Gravas dans la France si pointilleuse, côté politique.Là où Costa-Gravas enfonçait la gauche, et voyait son film récupéré par la droite, Rohmer refuse de prendre parti.Chaque camp en prendra pour son rhume et tout finira, corne il se doit en France, par des chansons.L’Arbre, le maire et la médiathèque est du Rohmer qui mélange les genres, La fiction classique flirte avec le documentaire et la comédie musicale.Une sorte de courtepointe en couleur dominée par l'humour.Le langage cinématographique est épuré, minimaliste, entrecoupé de sept panneaux qui annoncent l’action, en la journaliste et le maire.En fin de compte, on ne sait plus qui se situe où, ni pourquoi, comme dans la vraie vie, à quoi ce film ressemble.Ce n’est pas du niveau de ses chef-d’oeuvre, comme Le genou de Claire, ou même comme son récent Conte d'hiver si émouvant, mais c’est délicieux, très fin, déroutant, sympathique, bien observé et surtout vraiment drôle dans l’observation contemporaine de la société française.L’ineffable Fabrice Luchini dans L’Arbre, le maire et la médiathèque, une autre comédie verbeuse d’Éric Rohmer, dans laquelle s’affrontent toutes les tendances politiques.pointant les hasards qui l’ont fait naître, ou du moins la ponctuent: «Si Julien, après sa défaite, ne s'était pas brusquement épris de la romancière Bérénice Beaurivage».«Si Véga, la fille du maire, n ’avait pas malencontreusement envoyé son ballon sur le chemin où passait par hasard Zoé, la fille de l’instituteur.».Ces panneaux ajoutent au comique de l'affaire.11 sera question du village de Saint-Juire en Vendée, où le jeune maire socialiste du lieu, Julien Deschaumes (Pascal Greggory) veut faire construire à grand frais un centre culturel et sportif.L’instituteur écolo (l’ineffable Fabrice Luchini) s’oppo- se, bien évidemment au projet qui menace son arbre centenaire.Le petite amie du maire, (Arielle Dombasle) plus Parisienne que nature, est une romancière doublée d’une précieuse égarée en ces lieux champêtres.Ajoutez au tableau une journaliste venue interviewer les derniers paysans du coin (des vrais cultivateurs — c’est là que ça bascule dans le documentaire), plus Zoé la fille de dix ans de l’instituteur, seule être douée de bon sens dans ce zoo, et vous aurez le portrait de famille.Gauchistes contre verts, les camps s’affrontent et, bien évidemment, dissertent à perte de vue sur la vie rurale, sur l’écologie, sur la droite, sur la gauche, sur le sort du monde, sur tout, sur rien .Au fil des images, au fil des hasards, les personnages prennent vie, et s’imposent, un peu caricaturaux, mais, tour de force, très crédibles en bout de ligne.La maîtresse incarnée par Arielle Dombasle a d’abord l’air d'une espèce de snobinette à la none qui admire pour la première fois des laitues en terre, puis son personnage s’affine, assène même quelques vérités à son vis-à-vis sur la vie urbaine, sur l’architecture.Chacun se révèle plus complexe à seconde vue que de prime abord, et la Marie-Chantal, et TAVIANI «On explore l'Histoire pour mieux parler du présent» SUITE DE LA PAGE C 1 jeune soldat français, chargé de surveiller un coffre d’or, distrait par une belle Italienne, fut passé par les armes après s’être fait voler son butin.Or, quelques années plus tard, une famille de paysans s’enrichissait mystérieusement, et les gens se mirent à jaser.Les frères Taviani avaient depuis toujours envie de réaliser un film sur cette légende-là.mais aujourd’hui que c’est chose faite, leur vieille mère qui vit encore, s’en montre irritée.On lui a transformé sa légende.Comme quoi, nul n’est prophète en son pays.Leur film, les frères Taviani disent l’avoir construit autour de deux thèmes, de deux pôles.D’un côté, la corruption, l’avidité.De l’autre: l’amour, au sens large, avec ce qu'il implique de générosité, d’oubli de soi.«Les femmes en général, tendent vers cet amour, alors que d’une génération à l’autre, les hommes cèdent à la tentation de la corruption, de l’or qui scintille.Les femmes dans notre film sont les plus fortes, et les hommes plutôt faiblards.» Fiorile met en scène plusieurs générations et se poursuit jusqu’aux temps modernes, alors que les derniers descendants des Beneditti font le voyage de la France à la Toscane avec leurs parents, qui racontent la légende planant sur la famille.«La voiture du voyage fut pour nous une espèce de vaisseau spatial ou de tapis volant qui traverse le temps et l'espace.Les enfants imaginent la légende, c’est pourquoi les mêmes acteurs réapparaissent d’un siècle à l'autre, comme l’imagination enfantine leur prête toujours des visages identiques.C’est pourquoi aussi des accents de musique rock peuvent ouvrir un bal de la Renaissance.» De La nuit de San Lorenzo à Good Morning Babylone et aujourd’hui à travers ce Fiorile, dans la plupart de leurs films, les frères Taviani puisent le sujet de leurs scénarios à l'Histoire, plus ou moins récente, qu’ils LE SUCCES DE LA RENTRÉE! “LE FILM EST UNE MERVEILLE, LE MOT N’EST PAS TROP FORT” Paul Toutant, Radio-Canada ?nniptxpvsunmi fiTTTTÏÏT Tout Pour ( ne (•médit de CLAUDELELOUCH STELLA ARTOIS DESJARDINS WfJ» BASILAIRE I ?O SQSjMÉÉHWHKj Paolo et Vittorio Taviani ne sont pas nés jumeaux, ils le sont devenus.PHOTO JACQUES NADEAU transforment d’ailleurs allègrement.Pourquoi s'inspirer d’hier?«Ix passé est le garant de la liberté.Sans lui, vous avez le nez collé sur l’actualité et pas de recul.On explore l'Histoire pour mieux parler du présent», précisent-ils.Dans Fiorile, la corruption du gouvernement italien actuel est évoquée à travers cette légende Toscane «à clé».De l’avis des frères Taviani, le cinéma italien, malgré toutes les avanies qu’il a subies, est appelé à survivre.«L’arbre est fort, dit Vittorio, et même si le vent a arraché les feuilles et les petits branches, la sève est là et la souche.On n’est pas encore morts.» Y'a que le resto qui soit trop petit! ifoer, OZ1 adj.et n- Q«> - corps de lion, à tête 1 .1 Animal fabuleux, er^ „ dcs valeurs.Itou était h Grillon Exlrn-Blonj fc I» «««'•S bbière Griffon M * de la Griffon Écriture mal formée, illisible m is.• 2 Action de boire UL JQû/UpC SNACK-BAR 302 EST.ONTARIO.MONTRÉAL 842-2040 >• : Jv.Æ W 'Æ > : -K «Sf Version française de SALT ON OU R SKIN virwtAVivT» #,xv;«.iviiï!K\ iMotïw \wmmais» •mBII :A\Ç\!MIffitttkW.r:.:.t fHUOTT i'sMSi SM»\'!3vUlWi •: V:,- •¦i-::mU*!CHVt\\ - ?•: ; i ¦ fuVtlïMH - u,; .-EMM! -' •< -r.iKStHUm ÆÆ Sam., Dim., Lun.: 1:05 - 3:10 - 5:15 - 7:20 - 9:25 Ven., Mar au Jeu.: 3:10 - 5:15 - 7:20 • 9:25 X CAMÉRA D'OR ?Cannes 1993 ^ ÿ PRIX DU PUBLIC FESTIVAL INTERNATIONAL \ % DU FILM DE QUÉBEC 1993 # "D'une sensualité extrême.Un raffinement exquis!" — Luc Perreault, LA PRESSE "Un plaisir visuel constant.On en sort ravi, séduit.À voir absolument !" — Elie Castiel, CHAA-FM "Un film infiniment séduisant!" — Francine Laurendeau, LE DEVOIR "Un bijou de film!" — Huguette Roberge.LA PRESSE "Un film d'arômes, de nuances et de saveurs.pur et envoûtant!" — George Privet VOIR \.r rodST^^à^ye uerte Un film de Tran Anh Hung Scenario Iran Anh Hupg Musique 10N-THAT Tièt Décor Alain NEGRE l /' vie BeivtDI IH0MMF Costumes Jean-Philippe ABRIl Assistant realisation Nicolas CAMB0IS Direction tie P'oriuction Eue DANGREM0N1 Producteur délégué Christophe ROSSIGNON Producteurs associes Adeline LECALLIER ROCCA rem (vietnamien avec sous-titres français) mu Jbl&'UilAl 105-310-515- Æmwmw üMmari 720-930 maiomim BHmH.1 yJU DISTRIBUTION | ^ C 4 I.!•: I) !•: V 0 I II , I.K S S A M K I) I !» K T I) i m a x c ii e I o o c T O I» li E I !» !» 3 MIS CINÉMA Arielle Dombasle, au coeur de l’univers de Rohmer ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Depuis le temps que la Nouvelle Vague est tombée en écume, l’avant-garde d’hier, qui prétendit en son temps réinventer le cinéma fran-çais, s’est convertie, il faut ce qu’il ‘'"faut, aux impératifs de nos temps mercantiles.Godard a beau donner ’ encore dans l’ésotérisme, il va cher- ) cher des stars consacrées, les Depardieu, les Delon, les Constantine, pour faire passer sa pilule au public.Éric Rohmer, seul sur son roc, a presque l’air d’un sympathique dinosaure.Il ne dirige plus les Cahiers du cinéma, il ne fait plus de critique, il n’essaie plus de découvrir un nouveau langage au septième art, mais depuis le début des années 60, la manière Rohmer n’a pas changé.Ni d’ailleurs son -{ -fi • I I li II r.FAMOUS PLAYERS j'Ihi â'**1 fai* / du 'ltv*f)s un film de COSTA-GAVRAS avec André Dussollier • Pierre Arditi * Jiri Menzel ?DCH.BV STEREO 4(1-1 10-7 l().q 10 PARISIEN 886*3856 480 Ste-Catherine O.m" ni "LES POTS CASSES est un film savoureux.Une grande réussite." - Claude Deschénes.MONTRÉAL CE SOIR & QUÉBEC CE SOIR.RADIO CANADA Lis ITodui’tiuns du lundi mutin présentent une réulisution de FRANÇOIS BOl'VIFR GILBERT MARIE MARC SICOTTE TIFO MESSIER là Les pots cassés Un film à lire entre les lignes scénurio (ALLES DESJARDINS ALLEGRO • STELLA rf.rTSSSW» ARTOIS EXTRA PARISIEN •«» 410 Ste-Catherine O.W I 00-3 10-5 10-7 JS.V45 ?JOrotB» STEREO ft E LIANE STUTTERHEIM h SYLVAIN BURSZTEJN le Grand Prix des Amériques FESTIVAL DES FILMS DU MONDE 1991 Prix D'Interprétation Masculine Le Grand Prix de Montréal - Tfàlilfi' “HALETANT.ANGOISSANT.PASSIONNANT.IL FAUT ABSOLUMENT VOIR CE FILM" Francine Laurendeau - À L'ÉCRAN un film de RADU MIHAILEANU avec JOHAN LEYSEN • ALEXANDRU REPAN • MIREILLE PERRIER ?mooursTBEh rntèm prima film 12 10-2 20-1 30-6 4 5-9 00 r ¦ *• t: 6?fi % a l LA CRITIQUE EST UNANIME R O H IVI E R L'ENCHANTEUR LE BONHEUR CAHIERS DU CINÉMA L EXPRESS TOUT CELA EST DIABOLIQUEMENT INTELLIGENT (JF FIGARO UNE SAVOUREUSE COMÉDIE DE CARACTÈRES TÉLÉRAMA ROHMER NOUS SURPRENDRA TOUJOURS: PASSIONNANT RÉPUBLICAIN L'ARBRE, LE MAIRE ET LA MÉDIATHÈQUE REMET LA POLITIQUE A SA PLACE ¦ LIBÉRATION J'AI ADORÉ CA R HOMIER ¦ ROY ECRAN TOTAL UN FILM INTELLIGENT, PLEIN D’HUMOUR ET ETONNAMMENT ACTUEL S DUSSAULT, LA PRESSE PARTI SOCIALIST L Julien UN FILM Dt ERIC ROHMER X anLe , i?inline et h rr^cLilLùjwe PASCAl CREGGORY • ARituf DOMBASLE FABRICE IUCHINI • CLÉMENTINE AMOl • I FRANÇOIS-MARIE BANIER Maintenant à l'affiche! ?30'ÔÔLiTfWo PARISIEN ««*» 480 Sle-Catherine O.W prima lilni Arielle Dombasle budget.Il suit toujours la ligne droite du paiti.L’Arbre, le maire et la médiathèque, son dernier film, est fidèle aux principes d’économie, d’équipe réduite, de regard intimiste qui auréolaient Ma nuit chez Maud.Pur et dur, le cinéaste de 75 ans.On ne le voit pas souvent à Montréal.«Non seulement il n’aime pas faire sa promotion, mais en plus il a ix-ur de l’avion», m’explique son ambassadrice Arielle Dombasîe, interprète du dernier film de Rohmer.Elle parle du cinéaste comme d’un résistant, tournant résolument le dos au marketting.«L’idée qu’un film soit une marchandise lui fait horreur».L’anti-Germinator, c’est lui.«11 détesterait qu’on mette à sa disposition des grues mécaniques, une année de figurants, n’engageant même pas de script, juste un ingénieur du son, un caméraman, une assistante à tout faire.Avec lui, on n’a pas l’impression de faire du cinéma, mais de participer à une réunion de famille.» Arielle Dombasle a une dette envers le réalisateur.C’est lui qui l’a découverte et lancée en 78 dans Perce-val le Gallois, puis relancée avec éclat dix ans plus tard à travers Pauline à la plage où elle jouait les amoureuses éperdues, grisées de romance.Depuis, l’actrice a donné surtout dans le \ m PHOTO JACQUES NADEAU film d’auteur, Robbe-Grillet, Assayas, Duran Cohen furent quelques uns des réalisateurs qui l’ont dirigée.Elle est une belle grande blonde qui ne l’oublie jamais et prend des mines de belle grande blonde, s’étire devant vous, déploie savamment son corps de sirène.On voudrait lui dire de ne pas prendre cette peine, mais en entrevue matinale, la comédienne ornée, maquillée, habillée se trouve en représentation, et pourquoi, je vous le demande, la priver de ses joies narcissiques?Ou lutter contre son insécurité?Rohmer l’humoriste Entre les poses, la comédienne répond intelligemment aux questions.Elle a l’habitude de travailler avec Rohmer, en étant à sa quatrième collaboration.Il faut dire que Rohmer, avec sa façon de tourner intimiste, aime travailler avec des acteurs qu’il connaît déjà.Son équipe est une troupe au service de sa vision intérieure.Dans L’arbre, le maire et la médiathèque, non seulement Arielle Dom-basle, mais aussi Fabrice Luchini, Pascal Greggory constituent des figures désormais familières de l’univers roh-mérien, qui réapparaissent comme des clins d’oeil d’un film à l’autre.Arielle Dombasle décrit le cinéaste comme un portraitiste inimitable, capable, comme pas un de camper et des caractères, et des milieux de vie: «Plus tard, si nos petits-enfants ont envie de savoir comment vivaient vraiment les Français des années 90, je leur dirai:, "Allez voir les films de Rohmer”».A ses yeux, il fait avant tout un cinéma de personnages et de personnages toujours victimes de leurs caractères.«Les gens croient à l’improvisation, alors que le naturel des acteurs s’élabore à partir de textes très écrits.Rohmer ne laisse rien au hasard.» Elle aime le personnage de Parisienne un peu précieuse que le réalisateur lui fait jouer ici, vaguement ridicule au départ, vraie caricature de citadine, qui devient peu à peu plus complexe et finit par étonner par la justesse de ses réflexions.Arielle Dombasle voit L’arbre, le maire et la médiathèque comme le premier film politique de Rohmer, lequel frappe dur sans avoir l’air d’y toucher: «Tout le monde en prend pour son rhume, dit-elle: les écolos, les stratèges de gauche, les urbanistes, les architectes, les Parisiens, les campagnards.On oublie trop souvent que Rohmer est aussi un brillant humoriste, et puis ce film-là nous montre une facette ironique, un mélange explosif de genres.Ah Rohmer! De ses filins, on ressort plus humain, plus intelligent qu’on n’y était entré.» .• ! •: t K A N M.BUTTERFLY ?V2 Encore une histoire de travesti.Mais à la manière Cronenberg, sans le fantastique toutefois, sur des climats de brouillard qui rappellent ceux du Naked Lunch.L’histoire, celle d’un diplomate (Jeremy Irons) tombé amoureux d’une cantatrice au sexe indéfini, est mal développée, et le scénario plein de lacunes.Mais ces paysages, qu’on dirait tirés d’un rêve, sont quand même envoûtants.Odile Tremblay SHORT CUTS ?V2 De Robert Altman.Grande fresque sociale de trois heures, inspirée de neuf nouvelles de Raymond Carver, dressant un portrait cynique de la grande famille américaine qui a perdu ses idéaux.Une pléiade d’acteurs.Drôle et ironique.lion d’Orà Venise.Bernard Bon lad L’ARBRE, LE MAIRE ET LA MÉDIATHÈQUE ?V2 Une délicieuse comédie de société signée Éric Rohmer.On y cause beaucoup, comme il se doit, de politique — thème nouveau pour Rohmer.Im parole étant ici prétexte à un regard ironique posé sur la société française, campagnarde vs parisienne.On rencontre un maire déterminé à construire un centre culturel dans un trou perdu et qui trouve des adversaires sur son chemin.Odile Tremblay BLEU ?De Krzysztof Kieslowski: Un très beau film baigné par la musique où les dimensions se chevauchent comme dans La double vie de Véronique, mais en plus fin.U film raconte la retraite loin de son monde d’une fern-me dont le mari compositeur et la petite fille viennent de périr dans un accident.Du grand Kieslowski.Odile Tremblay Coupé cru SHORT CUIS Réalisation: Robert Altman.Scénario: Robert Altman et Frank Barhydt.Image: Walt Lloyd.Musique: Hal Willner.Avec Andie MacDowell, Jack Lemmon, Tim Robbins, Matthew Modinejulianne Moore, Jennifer Jason Leigh.(États-Unis) 3 heures 7 minutes.BERNARD BOULAI) Réinstallé grâce à The Player sur son trône de grand réalisateur américain indépendant, Robert Altman revient à 68 ans à ses premières amours: l’exploration de la grande famille américaine à travers une multitude de personnages “Le plaisir de la perfection.JULIETTE BINOCHE EST EXTRAORDINAIREMENT ÉMOUVANTE!" SERGE DUSSAULT LA PRESSE “Binoche est LUMINEUSE, les images sont SUPERBES la musique est LANCINANTE! Un TRÈS BEAU FILM COMME SEUL KIESLOWSKI EN A LE SECRET.” ODILE TREMBLAY.EL DEVOIR JULIETTE BINOCHE I DANS TtSsII TROIS COULEURS MllUf UR ACIMCf iUl 111 Tl BlNOCHt (T MflUfUBf PHOTO ILEU -’«S- ' "%, UNE TRILOGIE DE KRZYSZTOF KIESLOWSKI "BINOCHE, ACTRICE FÉTICHE DE SON TEMPS, EST MERVEILLEUSE! LE CINÉMA DE Kieslowski est Unique.” PIERRE LEROUX LE JOURNAL OE MONTRÉAL “Bleu a un CHARME À COUPER LE SOUFFLE! LA CINÉMATOGRAPHIE EST ÉTONNANTE.LA MUSIQUE GLORIEUSE.IL NE RESTE QU’À ATTENDRE BLANC." JOHN GRIFFIN.THL l.AZLTTE CÏUÇjP ?XCSEEBE version ongmale française version originale avec sous titres angles n m 0 3-ra g™ ‘Y Jiric Vit* GlNMâl dont les destins croisés forment une formidable mosaïque, microcosme d’une société éclatée où les références et les valeurs ont volé en éclat.18 ans donc après Nashville, le constat reste à peu près le même: le modèle américain n’est pas aussi glorieux qu’on a voulu le laisser croire et son rêve peut dans certains cas virer au cauchemar.Pour raconter ces petites chroniques de la vie quotidienne, inspirées de neuf nouvelles de Raymond Carver, Robert Altman, en cinéaste de métier et en grand iconoclaste, n’emprunté pas le regard du sociologue.Iji démonstration lourde imposant une forme de morale puritaine n’est pas son style.Plus évocateur que dénonciateur dans son approche, Altman réussit le tour de force d’exprimer cette sourde désillusion, cette insidieuse sensation de vide qui étreint ses personnages, en jouant par petites touches sur le côté presque banal des situations illustrées.C’est, dit-on, la méthode Carver qui s’appuie sur des personnages sans envergure, et à la limite, sans grande richesse intérieure.Mais ils fonctionnent cependant comme les archétypes d’une civilisation sans véritables foi ni loi, fondée sur l’ordinaire, le général et l’individuel.En mélangeant leurs petits destins respectifs, Altman ieur donne de la cohésion, du sens, de la valeur, et une légitimité existentielle avec laquelle il s’amuse vertement, la finale en apothéose du film consacrant la touche suprême d’un cinéaste extrêmement habile dans sa façon de manier l’ironie et les sarcasmes.Moins désespéré que dans Nashville, son regard n’en demeure pas moins froid et dur.Son humour noir éclate dans certaines histoires Altman réussit le tour de force d’exprimer la désillusion et le vide qui étreignent ses personnages.U CRISE, C EST A SE TORDRE! PLUS DE 100,000 QUÉBÉCOIS EN RIENT ENCORE! AVOIR ABSOLUMENT! FRANCINE GRIMALDI CBF BONJOUR ^ 1 G VINCINT LINDON PATRICK TlMtIT LA GRISE Tfî7T*TÎTff7TTTnr M jM.DU RÉALISATEUR DE "LE GRAND CHEMIN" "Voici un film d'une sensibilité, d'une émotion rare sur les premiers amours.A ne pas manquerl" l'Officiel Spectacles "Pour ceux qui ont aimé Le Grand Cheminl" Tolé K7 a Coûtes Un film de Jean-Loup Hubert avec Antoine Hubert, Olivia Munoi et Romane Bohringer TCŒA DÈS LE VENDREDI 15 OCTOBRE ! Æ.comme celle des trois pêcheurs qui continuent de pratiquer leur hobby malgré la présence d’un cadavre de femme qui flotte à la surface de l’eau.Ou celle de cette mère de famille qui, tout en nourrissant son bébé, répond très crûment à des appels érotiques.Ou encore ces scènes de couples infidèles en crise qui se mentent allègrement avec un cynisme des plus mordants.Avouant nettement sa préférence pour les rôles féminins, Altman fait de ses personnages masculins des êtres menteurs, hypocrites et frustrés tout à fait méprisables.Le réalisateur de MASH, de The Long Goodbye et de Corne Back to the Five and Dime, Jimmy Dean, n’a donc pas perdu son gout pour la satire.Mais il est tout de même moins impitoyable et acharné que dans The Player.Côté distribution, il s’est entouré d’une pléthore de comédiens remarquables qui occcupent tous à peu près la même importance dans le film: Andie Mc Dowell, Tim Robbins, Jack Lemmon, Matthew Modi-ne, Buck Henry, Bruce Davison, Jennifer Jason Leigh, Lili Taylor, Tom Waits, Peter Gallagher et Lily Tomlin.Cette absence de personnage central ou d’histoire principale rend la lecture du film plus difficile.On passe ainsi la première heure à reconstituer le fil conducteur de chacune des nouvelles.Puis on fait son choix et on s’attache plus, selon le goût et la sensibilité de chacun, à certains personnages et à certaines histoires, regrettant même parfois d’avoir à suivre une autre moins excitante.Cette structure en forme de case-tête que recompose librement le spectateur est très audacieuse.Si elle se justifie amplement, parce quelle permet de créer plus de tension sur le plan dramatique, elle risque par contre d’en dérouter plusieurs et de lasser les moins patients.C’est pour cette raison que Short Cuts est probablement un film qui se voit mieux une seconde fois, malgré sa durée de trois heures.Là, sans doute, chaque personnage peut agir en révélateur permettant a chacune des histoires de s’épanouir pleinement.Quoi qu’il en soit, Altman aurait quand même eu avantage à réduire le nombre de nouvelles d’au moins deux car, inévitablement, certaines restent dans l’ombre et desservent la structure d’ensemble du film.Exercice de style réalisé avec brio, Short Cuts n’est tout de même pas l’oeuvre la plus marquante d’Altman.En vieillissant, le réalisateur le plu?fécond et le plus inattendu des Étals-Unis est de plus en plus froid dans son observation du monde.L’accès aux émotions est ainsi plus limité.D’où un sentiment de frustration face aux enjeux humains que soulèvent son film. ?« La»Productions Orner Vellleu* Inc.présentent 'eilleux S u par., Avec Yves Dagenais et les concepteurs martine Beaulne, mark Bromilow, normand Canac-Marquis, clément Cazelais, marie-renée Charest.jim Corcoran, rené richard Cyr, jean-marc Dalpé, gilbert Dupuis, martin Ferland, alain Fournier, lise Gionet, marie Laberge.louis-dominique Lavigne, gerry Leduc, paul Lefebvre, robert Lepage, darnel Meilleur, wajdi Mouawad, jean Paré, Claude Poissant, michel Robidoux, Claude Simard NCT salle Fred-Barry du 13 au 30 octobre 1993 à 20h30 Réservations: 253-8974 M.Butterfly, le moins cronenbergien des films de Cronenberg.Altman version «junket» Lourd papillon rit BERNARD BOULAI) T unket»; mot anglais inusité qui se rapproche étrangement de «junk» (poubelle) ou de «junkie» (drogué) mais qui, plus sûrement, est la traduction du mot festin.Festin des yeux sans doute puisque dans le jargon des relations publiques, un junket est une opération médiatique d’envergure qui consiste à inviter une délégation imposante de journalistes pour publiciser un produit.Dans le cas présent, il s'agissait du dernier film de Robert Altman Short Cuts, dans lequel l’auteur de The Player a imbriqué pas moins de neuf histoires ensemble, toutes (sauf une) adaptées de nouvelles de Raymond Carver.Lieu de l’entreprise de séduction: New York City.Nombre de reporters conviés: une soixante, venus de partout en Amérique du Nord mais aussi d’Europe.Transport et hébergement payés.Au programme: vi-sionnement en soirée du film et, point culminant de l’opération, interview collective le lendemain matin avec les interprètes et auteurs du film.C’est ainsi que, au 54 e étage du très chic Rihga Royal Hotel, dans la Royale Room avec vue plongeante sur Manhattan, nous avons rencontré 17 des 22 acteurs du film et Robert Altman lui-même.Jouant à la chaise musicale trois heures durant, ils se sont relayés toutes les 20 minutes, par petits groupes de deux ou trois, à chacune des tables où les attendent 7 à 8 journalistes.On est bien au pays du fast food.Pour l’entretien intime, on repassera.Mais qu’importe.Quand on a devant soi des comédiens de la trempe de Matthew Modine, Tim Robbins, Andie MacDowell, Anne Archer, Jennifer Jason Leigh, Peter Gallagher, Lily Tomlin, Lyle Lovett et Buck Henry, on ne boude pas son plaisir et on se prend au jeu.Même si assez souvent, la conversation dévie sur des sujets complètement déplacés comme les techniques de compostage (Matthew Modine), la vidéo amateure, (Lily Tomlin) ou la beauté des paysages en Colombie-Britannique (Fred Ward).et qu'au bout de deux heures, les acteurs, fatigués de répéter inlassablement les mêmes généralités et les journalistes tannés d’entendre parler du même film, ont hâte de passer à autre chose.Reste que l’exercice du junket, s’il ne nous permet pas d’aller au fond des choses, nous offre la chance dans le cas de Short Cuts de reconstituer chacune des nouvelles indépendamment des autres et de mieux comprendre leur logique et leur dynamique internes.Ce qui, M.BUTTERFLY Réal: David Cronenberg.Scénario: David Henry Hwang, d'après sa propre pièce de théâtre.Avec Jeremy Irons, John Lone, Barbara Sukowa et Ian Richardson.Image: Peter Su-schitzky.Musique: Howard Shore.En v.o.anglaise au cinéma Loews.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Un nouveau Cronenberg est toujours un événement.Mais celui-ci est livré aux spectateurs sans trompettes annonciatrices, sans grosse pub ni visionneinent de presse.Les distributeurs sortent M.Butterfly en douce, presque sur la pointe des pieds.Il faut dire que le film fut mal reçu au récent festival de Toronto où Cronenberg faisait l’ouverture du rendez-vous ontarien.Ce M.Butterfly était jugé non convaincant par une bonne partie de la presse.Après le foudroyant Naked Lunch, plusieurs s’attendaient à mieux.Précisons d’abord que le scénario du film, tout invraisemble qu’il paraisse, est tiré d’une aventure vécue qui donna elle-même naissance à une pièce de théâtre à succès sur Broadway.L’histoire est celle de René Gallimard (interprété par Jeremy Irons), diplomate à Pékin au milieu des années 60, en pleine Chine de Mao.Il tombe amoureux d'un pays, qui prend le visage pour lui d’une belle cantatrice de l’opéra de Pékin.Comment cet homme en viendra à vivre une aventure passionnelle durant plusieurs années avec cette personne en qui il trouve réunies toutes les vertus féminines, sans découvrir quelle n’est qu’un homme travesti, c’est là tout le mystère de la vie et le sujet du film.Les histoires de travestis fourmillent au cinéma depuis quelques années, et 77te Crying Game, comme Adieu ma concubine ont développé le thème, ad nauseam.Si bien que M.Butterfly arrive, côté momentum, un peu tard.Et l’effet de surprise est complètement perdu.D’autant plus que The Crying Game donnait lieu à une vraie performance d’acteur du côté de l’homme-femme.Alors forcément, on compare.Jeremy Irons, acteur fétiche de Cronenberg, porte le film sur ses épaules.Il a toujours ce même regard noyé d’hypersensible, et une intériorité nerveuse qui transcende tous ses personnages.Mais ça ne suffit pas.Son vis-à-vis est moins crédible dans la peau d’une femme (en qui on reconnaît d’ailleurs l’homme au premier coup d’oeil) et mal servi par les répliques parfois sosottes qu’on lui met dans la bouche.John Lone, l’acteur-actrice s’empêtre en des scènes insuffisantes, dans lequel son personnage est mal expliqué.Il y a une histoire de bébé qui arrive comme on dit «out of the blues», les rapports entre les amoureux restent nébuleux du début à la fin.En bout de ligne, cette histoire, mal menée, n’arrive pas à convaincre.Le scénario laisse lourdement à désirer.Bref, le cinéaste n'a pas réussi à construire un univers crédible.Par ailleurs, ce film est le moins cronenbergien des films de Cronenberg.Pas de grandes métamor-moses, ni de virus rampants, ni d’abdomen éventré, ni d’insecte humain, ni de machine à écrire en forme de bestiole répugnante.Le cinéaste de l’horreur se fait presque sage, et mis à part un dénouement sur fond d’hémoglobine, les effets spéciaux manquent à l’appel.Le réalisateur de Dre Fly a, semble-t-il, envie de changer de registre, ce qui peut décevoir certains de ses fans.Mais au fond, il a bien le droit de se chercher une voie en dehors des gros effets habituels.On découvre d’ailleurs dans ce dépouillement une maturité nouvelle, un vision plus épurée qui laisse présager un cheminement futur plus subtil vers le cinéma d’auteur.Cronenberg n’a jamais été un grand conteur d’histoires, pas plus qu’un grand directeur de comédiens.Là où il excelle c'est dans la création de climats.Or à travers M Butterfly, on se plait à retrouver les mêmes paysages intérieurs qui hantaient l’Interzone du Naked Lunch.Que le cinéaste nous fasse parcourir Tanger ou Pékin, il révèle non pas des lieux physiques, mais un monde onirique.Ici, la Chine n’est plus la Chine, mais une extension de l’esprit étrange de ce cinéaste si tortueux et insolite, et à ce titre, il a réussi son coup.Il faut aller voir M.Butterfly sans chercher à y croire, mais en se laissant pénétrer par le brouillard de son monde.Sinon, on est déçu, comme on se retrouve frustré également des décors et des paysages spectaculaires de la Chine de Mao, absents du film.Mais moi qui suis une fan, j’ai oublié l'intrigue pour retrouver le climat Cronenberg si envoûtant.Sans doute M Butterfly ne s’adresse-t-il qu’aux inconditionnels du cinéaste canadien de l’insolite.Mais ceux-ci sont heureux de reconnaître dans ce film sa signature si particulière.Robert Altman lorsqu’on assiste au film, est plus difficile à saisir sur le champ (voir notre critique en page C 4).Mais finalement cet entretien collectif a surtout été l’occasion pour tous les comédiens qui ont joué dans Short Cuts de confier à quel point ils admiraient le travail d’Altman et combien ils avaient aimé leur expérience.Morceaux choisis de ces marques d’estime.Matthew Modine,(comparant le métier d’acteur à celui de musicien): «Altman s’attend à ce que tu connaisses déjà ton instrument.Alors, tu joues et il te dirige avec la même subtilité qu’un chef d’orchestre.» Julianne Moore: «Altman arrive à obtenir de toi ce qu’il veut sans avoir à te le demander.Il est très généreux, il respecte l’acteur et pense toujours à l'inclure dans le processus de création.» Jennifer Jason Leigh: «Altman ôte les frontières et te donne un senti- ment de liberté et de confiance.Il comprend vraiment les femmes.Il y a des moments de la vie qui s’insèrent dans les scènes.» Anne Archer: «Avec lui, on ne se pose jamais de questions sur notre compétence et on peut prendre des risques.On veut être un artiste.» Fred Ward: «On dirait qu’Altman regarde à l’intérieur des gens.» Frances McDormand: «Il nous permet d’utiliser notre intellect, ce que les actrices n’ont jamais la possibilité de faire».Et que pense le principal intéressé de tout ça?«Si je permets aux acteurs de prendre des initiatives, c’est que ça m’excite.Et si je m’excite, je suppose que le public partagera cette excitation.» En ce qui concerne la structure éclatée du film, Robert Altman savait qu’il jouait avec le feu.«Cette forme était très expérimentale, dit-il, et je redoutais d’ailleurs d’arriver à la fin du montage parce que je ne savais pas si ça marcherait.En fait, grâce à cette structure, c’est le spectateur qui écrit l’histoire.Le seul risque qu’il y a dans le fond, c’est que le film ne marche pas.Dans ce cas, ça deviendra plus difficile pour moi de faire ce que je veux la prochaine fois.Mais ça a toujours été le cas et ça le sera toujours.Si j’avais voulu jouer peinard, je me serais trompé en tous cas.» Et voilà qu’à peine arrivé, il repart vers une autre table.Impossible d’en savoir davantage sur le travail d’adaptation des nouvelles de Car-ver; pourquoi il aime tant utiliser des chanteurs dans ses films (Cher, Torn Waits, Lyle Lovett, Huey Lewis): quelle impression ça lui fait d’être de nouveau réadmis dans la cour des grands aux Etats-Unis et d’être traité comme un réalisateur important; quel regard il porte sur la production américaine actuelle; comment s’annonce son prochain film Prêt-à-porter qu’il va tourner à Paris et dont la photographie sera assurée conjointement par Pierre Mignot et Jean Lépi-ne, les deux directeurs photos québécois avec qui il travaille depuis douze ans.Le festin nous a laissé sur notre faim.ÉVÉNEMENTS AUTOUR DE LA MUSIQUE DE FRANK ZAPPA L'ACREQ et son directeur artistique Alain Thibault en coproduction avec le Musée d art contemporain de Montréal présentent trois soirées de musique de Frank Zappa avec un ensemble électronique/acoustique de 10 musiciens The Dangerous Kitchen chef: Walter Boudreau solistes Pauline Vaillancourt et Steven Horst dates 151617 octobre 1993 A 20 heures entrée : 25 S régulier, 20 S étudiant-aîné Dimanche 17 octobre A 14 heures — entrée libre Projection du film de Zappa: Baby Snake Dimanche 10 octobre A 14 heures — entrée libre Conférence sur Zappa avec Louise Morand lieu : Musée d'ert contemporain de Montréal 185, rue Ste-Catherine Ouest (métro Place-des-Artsl Sella Beverloy Webster Rolph Billetterie du Musée: (5141 847-B212 Billetterie Admission: (5141 790-1245 === MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN OE MONTRÉAL P PO MUSIC A CONCERT h 45e ANNIVERSAIRE ____________ ^ __________________ •éSyïii* 18 octobre 1993, à 20 heures Un hommage à différente,! ethnie,! de Montréal au moyen d'oeuvre,> vocale,! et inotrumentale,! de grand,! compositeur,i Programme Beethoven, • MendcLuwhn, Fauré, Granadov, Rachmaninoff, Smetana, Clermont Pépin et Dénia Gouge on Kouffe-ca //« te ric .i 6:10.avant le concert, te public est invité au Cote Oc la Olnce, où le hautboïste et musicologue Miche! Duchesneau commentera les oeuvres inscrites au programme, l/entrée est libre et gratuite et on peut g acheter un cnsse-croùte front Yolande Parmi oprtnc )larie-l)anic/le Parent, orra no Rolland violonistt Caria Antgun.violoncelliste Lou ise-A n Or ce B a riI, pianiste Hillclnt 21 $, 16$ _ ( 10 S étudiants) taxes incluses L’Impérialo r> Théâtre Maisonneuve U O Plnco ries Arts Billots ou vonto ii lu PdA/ 514 842 2112 ot Rosoau Admission/514 790 1245 Redevance ot liais do soi vieil.PPO MUSICA SERIE TOPAZE DES OCCASIONS DE DÉCOUVRIR DEJEUNES MUSICIENS AU SEUIL DE LA CÉLÉBRITÉ Le Quatuor Claudel Il octobre 1993 Au programme : le quatuor en bémol, K.5s danseurs de Bill T.Jones dans IL Man in the Waters gagement et d’implication», dit simplement l’artiste.Ses danses ne s’embarrassent donc pas de superflu de mises en scène et de musiques, pour revendiquer.Et qu’elles traitent de mort, de liberté, d’humanité ou de sexe, elles ne se veulent pas non plus de simples compositions esthétiques abstraites.«Dans mon travail chorégraphique, ce sont les mouvements qui «parlent», explique le chorégraphe américain.Il y a donc évidemment une forte densité de danse, — technh »tiors>( Jf Pjovvtflf quement et visuellement parlant — et le mouvement se situe donc au delà des interprètes, des musiques et des costumes.Mais, et cela est fondamental, ma gestuelle, quoique sophistiquée — savante préfèrent dire certains — reste toujours au service de l’expression; elle traduit une pensée, elle démontre une idée, elle fait étal d’une opinion.Les quatre pièces que je présente à Montréal, soit mon solo Red room, mais aussi D-Man in the waters, Another history of collage 11, et le quatuor Soon sont dramatiques, dada, surréalistes, romantiques, mais toutes métaphoriques.Elles interrogent et commentent les relations entre les êtres, avec beaucoup demotion.» Dans toutes les danses de Bill T.Jones, drôles ou douloureuses, de toute façon, plane l’esprit d'Arnie Zane, ce qui, selon le chorégraphe, donne à chaque mouvement une im-médiateté particulière: «Arnie n’était pas une personne cérébrale, comme moi, il n’analysait pas autant que moi, il observait, il mettait en image et il fonçait.» C’est la même énergie Zane, qui a conduit Bill T Jones à agir pour demain : «Je travaille à la construction d’un répertoire qui pourra être joué sans moi.Quand je serai parti, je veux qu’il reste de la danse.Et pour cela, je dois devenir un vrai organisateur de terrain, car ma compagnie actuelle est encore un enfant qui crie «papa, papa».».Info pratique Angels Margarit, Agora, 19h Bill T.Jones, Place des Arts, 20h30 Brigittes Larges, salle Mercure, 21h Au théâtre de la Veillée CRÉANCIERS d’August Strindberg Rituel dandy de voyeurisme et de vengeance mis en scène par Téo Spychalski Créanciers n’est pas une pièce sur les problèmes bancaires.C’est une pièce qui parle de notre endettement affectif et érotique.Une bataille d’âmes entre les endettés et les créanciers qui se livrent à un règlement de compte.Dans le petit salon d’une station balnéaire, deux hommes conversent librement sur la femme.Des propos totalement “politically incorrect”.Puis la femme arrive.Un véritable drame érotique se dessine.Carmen Jolin et Jean Turcotte Une des pièces les plus controversées de Strindberg.Un mélo qui risque constamment de verser ou dans le drame ou dans la farce.Une pièce où les paroles constituent une action forte, cruelle, perverse, imprégnée d’un érotisme latent et manifeste.Alain Solowy photo: Pierre l/mgtin 7 DERNIÈRES REPRÉSENTATIONS JUSQU’AU 16 OCTOBRE â 20 h.dim.16h.Espace la Veillée, 1371 rue Ontario est, Montréal Rés.526-6582.Billets entre 13$ et 19$ (mardi 13$) I.K I) K V OIK, LES S A M E I) I !» E T 1) I M A X ( Il E I O O ( T O li II E I il il il (’ {) ' Joël Thiffault, un amoureux fou du baroque L’Orchestre Baroque de Montréal donne une tournée de concerts dans le cadre du programme «Jouer dans Vile» du Conseil des arts de la CUM PHOTO JKAN UNGKVIN Joël Thiffault à son clavecin entoure des musiciens de l'Orchestre Baroque de Montréal.iff • .MARIE LAURIER LE DEVOIR Entendre Joël Thiffault parler de musique baroque c’est pénétrer clans un univers qui semble lui appartenir à lui seul.Bien sûr, il n’a pas cette prétention.Mais son enthousiasme est tel quand il nous parle de sa recherche pour la compréhension des oeuvres depuis Monterverdi jusqu’à Bach qu’il pourrait bien n’avoir pas suffisamment d’une vie pour l’approfondir.«J’aime établir une relation d’intelligence avec la musique», nous dit-il avec l’assurance de réussir cet exploit.Ce qu’il a commencé de faire d’ailleurs comme directeur fondateur de l’Orchestre Baroque de Montréal (OBM) car depuis sa création il y a cinq ans, il a su parfaitement s’intégrer au milieu culturel québécois en proposant aux mélomanes cette incursion dans un genre de musique qui suscite un engouement et une curiosité de bon aloi non seulement ici mais un peu partout dans le monde.En dépit justement de son jeune âge et peut-être bien à cause de cette jeunesse, l’OBM a déjà atteint une réputation d’excellence, la critique lui ayant conféré ses lettres de noblesse.Et cela tient en grande partie à la personnalité de son chef et à la motivation des musiciens qui savent «retrouver la vitalité euphorique, la force dramatique et le lyrisme» propres à ce genre de musique.Une appréciation que l’on peut vérifier puisque l’Orchestre Baroque de Montréal est présentement en tournée dans Pile avec Im Stravagan-za d’Antonio Vivaldi, une série de huit des douze concertos (opus 4) où le violon soliste est mise en valeur par l’orchestre à cordes et les instruments de continuo: clavecin, orgue, luth et guitare.Éperdument amoureux du clavecin Claveciniste de formation, Joël Thiffault dirige depuis son instrument, selon la tradition de l’époque, tout en se préoccupant d’établir une parfaite cohésion avec le premier violon mais également avec tous les autres musiciens.Avec eux, il aura préalablement chercher à faire ressortir «la sonorité chaude et veloutée, les couleurs chatoyantes»qui forment la texture de tous les compositeurs du répertoire baroque, celui des 17e et 18e siècles, une époque allant de Monteverdi à Bach.Cette passion pour la musique ancienne, Joël Thiffault, 80 ans, la cultive depuis son tout jeune âge.«A 11 ans, je suis tombé éperdument amoureux du clavecin et me suis juré d’en faire le centre de ma vie.Non pas seulement comme instrumentiste mais également comme musicologue.In maîtrise de la technique, la recherche et la compréhension du répertoire des Muffat, de Fisher, de Fux, pour ne nommer que ceux-là, m’intéressent au plus au point.» Des compositeurs qu’il fait découvrir aux amateurs de plus en plus nombreux de musique baroque, en compagnie de quelque 30 musiciens professionnels, cet effectif augmenté d'instrumentistes à cordes et à vent en fonction des oeuvres au progamme.Des lectures décapantes La tournée de six concerts qu’il vient d’entreprendre dans le cadre du programme «Jouer dans File», à l'invitation du Conseil des arts de la CUM permet au public de se familiariser avec cette oeuvre exubérante de Vivaldi.Comme son nom l’indique, La Stravagauza, c’est l’exubérance de la forme, de la texture et du rythme, les huit des douze concertos interprétés par l’OBM en font un concert enlevant, accessible à toute la famille.Joël 'Thiffault est un jeune homme d’audace qui ne craint pas d’innover et son verbe reflète bien son tempérament assuré et combatif.La critique en général lui a été favorable et, le cas échéant, «elle lui fournit des indicatifs pour s’améliorer».«Je demeure réceptif à tout ce qui peut apporter un plus grand rayonnement de la musique, une exigence qui fait partie de ma responsabilité de directeur musical d'un groupe en pleine expansion, d’autant plus que ses membres sont aussi jeunes et en- thousiastes que moi.» Il ajoute avoir horreur des préjugés et défend farouchement son choix de répertoire: «Je m’inscris en faux contre cette prétention de Stravinski voulant que Vivaldi ait écrit 500 fois le même concerto.On ne peut exiger même d’un créateur de se réinventer à.chaque minute.11 appartient au chef et à ses interprètes de faire ressortir toute la richesse harmonique et la personnalité d'une oeuvre.La musique devient dès lors un langage merveilleux.» Il n’empêche que le claveciniste redoute les entrevues qu’il n’accorde que très rarement, admet-il, préférant de beaucoup être jugé sur son travail d’artiste plutôt que sous le.prisme de son caractère de jeune, homme impatient d'aller toujours plus loin.Ce que notre critique de musique Carol Bergeron reconnaît en ces termes: «'Hiiffault «’abandon» ne corps et âme à des lectures décapantes et follement imaginatives.Il demeure sans cesse captivant par l’énergie rythmique qu’il insufle au discours ainsi que par l’utilisation fascinante de la couleur instrumentale.» Un jugement suffisamment convaincant pour ne pas rater l’occasion d’aller entendre Thiffault et ses musiciens.Le calendrier des quatre prochains concerts de l’OBM est le suivant: ¦ le dimanche 17 octobre à la Maison de la culture Pointe-aux-Trembles; ¦ le vendredi 22 octobre à l’église Sainte-Geneviève de Pierrefonds; ¦ le dimanche 24 octobre au Cégep Marie-Victorin; ¦ le vendredi 29 octobre au High School de Beaconsfield.Tous ces concerts sont présentés à 20h.''"lut m M1 sujir "v ' Montré ans f III mi slljl V L'Orchestre symphonique du Conservatoire de musique de Montréal cl Louis Lavigueur présentent Glinka, Vanlial, Debussy et Dvorak le dimanche 10 octobre 1993 à 14 h 30 Salle ( Jaude-( .hainpagne 220, avenue Vincent d'Indy ( )uu cmnnl Entrée luire Gouvernement du Québec Ministère de la Culture Québec ss 00 A 9h00 TOP 10 FRANCOPHONE 9W0 GRAND décompte bud anglophone IGhOOA 17h00 FRANCOIS TOUPtN GRAND DECOMPTE BUD FRANCOPHONE 181100 Samedi el Dimanche INFO WEEK END T 96,9 Samedi Y!TROP O'BONNE HEURE6h00 CKOI ION CHOIX 8h00 a 9h00 ! EES MEILLEURS MOMENTS D(S MIDIS FOUS 9h00 a IOHOO l£ DÉCOMPTE ANGLOPHONF lOhOOa 1 îhOO ANDRÉ LIBOIRON 13h00 LE 6 A SIX IBhOO a 18h30 Dimanche V'É EROR D BONNE HEURE 6h00 CKOI TON CHOIX Il DECOMPTE FRANCOPHONE WM » I0MM If DÉCOMPTE ANGLOPHONE : MO a! ÎhOO ANDRÉ IIBOIRON IJhOO [Et A SIX IBhOO a 18h30 y 203 Samedi OPTION WEEK END 6h00 SORTIES WEEK END IZhOO SAMEDI RELAX 18h00 Dimanche OPTION WEEK END 6h00 SORTIES WEEK END 1/hOO LE GRAND RETOUR IBhOO y 100,7 Samedi IA GRANDE FUGUE JhOA RAOIOJOURNAL BhOO CHRONIQUE DU DISQUE lOhOO RAOIOJOURNAL IZhOO DES MUSIQUES EN HÉ NOIRE 1/hlO L OPÉRA DU SAMEDI 1ih)0 L’OPÉRA DU METROPOLITAN I6h!0 CORRESPONDANCES IJhiO RAOIOJOURNAL I8h00 Dimanche IA GRANDE TUGUE JhOA RAOIOJOURNAL BhOO MUSIQUE SACRÉE lOhOO ROUPIE CLAVIER llhOO RAOIOJOURNAL IZhOO L'ÉCRAN SONORE 1/hlO LITTERATURES ACTUEllES lAhJO IRIBUNE DE l'ORGUE IthJO IIS GRANDES RELIGIONS 1 ThiO RAOIOJOURNAL IBhOO y 107,3 523 Samedi el Dimanche DOMINIQUE DUfOUR thOO DECOMPTE RD (R) lOhOO WEEK END SUPER SEARS IZhOO VRD !6h00al6h)0 WEEK END SUPER STARS llhOO y 101,5 Samedi BOUFFÉE D'AIR IRAIS 9h00 1E TEMPS DES PUCES fOhOO C'EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS IJhOO US PUIS BONHEURS IJhiO U PALMARES FRANCOPHONE 1 Jh30 IE BUZZ SHOW IJhiO CUPIDON S EN FOU IShTO l ENTREMUSE I6h!0 BASSE FREQUENCE IBhOO Dimanche CONTES ET HISTOIRES BhIS POUR NOUSLES AÎNÉS BhiO EUPHONIE 9h00 ON A BEAU DIRE lOhiO KOUMBITIES ElAMBOYANTS IJhiO A fOUE ART, TOUT ARTISTE IShOO OPÉRATION OPÉRA llhOO MACADAM IANGO IBhOO NOS CHOIX À LA RADIO CE WEEK-EN •C'EST LA FAUTE AUX MÉDIAS* L’émission est consacrée à la presse et aux récents événements de Moscou.Aussi un dossier sur la pauvreté et les médias.C'est la faute aux médias, CBF-AM, samedi, i7h()4 •SPÉCIAL BREl À CIBL* Pour souligner le 15èmc anniversaire de la mort de Jacques Brel, CIBL présente une émission spéciale de deux heures ou l’on entendra des extraits de ses meilleurs entrevues et de ses oeuvres les plus marquantes.Spécial lirel, ( VHL, samedi, lOliOO •ET SPÉCIAl PIAF A CITÉ* Ln ce UOènie anniversaire de la mort d’Kdilh Piaf, Programme de Star diffuse une émission entièrement consacrée a la vie et l'oeuvre de cette chanteuse mythique.L’animateur Daniel Citié-rard s'entretient avec C laude Iréveillée, Lucille Dumont et Paul Buissonneau, qui l’ont connu a un moment de leur vie.Aussi des extraits d’entrevue avec Piaf.Programme de Star, CITF-FM, dimanche, 'JliOO •LES TROYENS A L’ÉCRAN SONORE* L’émission consacre sa première partie à la diffusion de "Les I royens a Carthage»», la 2ème par-lie de l'Opéra de Berlioz, en version concert a l’( )SM./.'Fera 11 son are, CliF-FM, dimanche, 12lil0 •LAPIERRE AU CASINO* Jean üipierrc est en direct du casino de Montréal, dont c’est l'inauguration.Avec comme invités André Vallerand, ministre du lourisme, Michel Crète, grand t patron de D>to-Québcc, et le capi-taine Richard Bélanger, formé 2 tout exprès pour contrecarrer les’ ‘ futurs tricheurs.Midi-Lapierre, CKAC, lundi'//, 12h00 •COMMENT CONTROLER LES PROGRAMMES SOCIAUX?* Dans le cach e de ses émissions diem; »s de la campagne éleiv 1 ! (orale, Les Actualités s’attaquent aujourd hui a la délicate problé;-; matique des programmes sociaux.Quels sont les meilleurs f;è < yons d’en contrôler les coûts?Les Actualités, CHF-AM, lundi, 17li50 •SHEILA COPPS À CIBL* Dans le cadre de l’émission Scène publique, Marie-Josée Bouclier revoit In chef-adjointe du Parti liberal, Sheila t opps.les pieces musicales seront au choix de l’in-, vitée.Scene publique, Cl HL, lundi, I9h30 Marline Lure une 1 CLICHE REPETE A ECLAIRAGE DIFFERENT, EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ 1 AGENDA CULTUREL VOIl MNJUÏ Boréal GALERIE L’EMPREINTE: 272, rue St-Paul est, Montréal (861-4427)— Exposition du peintre Cécile Buysse et de la céramiste Josée Drouin, au 25 oct.GALERIE LIPPEL: 1324 Sherbrooke ouest, Montréal (832-6369)— "The Sculpture of the Yoruba”, masques Oshe Shango Geleda et adirés sculptures nigérienne.Sculptures inuit.Jusqu'au 30 nov.GALERIE ELCA LONDON: 1616 Sherbrooke ouest, Montréal (931-3646)— Oeuvres de Drouin, Hugto, Forestau, Udell et Yvristy Tapisseries inuit de Baker Lake, plus une grande sélection des chefs d'oeuvres inuit des années 1950-90.— «Transvida», de Michèle Drouin, jusqu'au 20 oct.GALERIE LIEU OUEST: 372, Ste-Catherine ouest, 4523, Montréal (393-7255)— Oeuvres récerttes de Harlan Johnson, du 9 oct.au 13 nov GALERIE LUMIERE NOIRE: 3575, boul.Saint-Laurent, bureau 222, Montréal (845-1478)— «pérahim: Les bruits derrière le miroir», exposition de l'artiste Jules Pérahim, présenté jusqu'au 14 nov.GALERIE MICHEL-ANGE: 430 rue Bonsecours, Montréal (875-8281)— Oeuvres de Ayotte, Barbeau, Bellefleur, Dallaire, Fortin, Gagnon, Lemieux, Richard, Riopelle et autres GALERIE MONTCALM: Hull (819-595-7488)— Exposition "Lumière Blanche», de Louis Belzile, jusqu’au 31 oct.GALERIE OBSERVATOIRE 4: 372 ouest Ste-Catherine ste 426, Montréal (866-5320)— Oeuvres de Jacques Paris, du 12 oct.au 13 nov GALERIE PINK: 1456 ouest Notre-Dame.Ménttéal (935-9851)— Oeuvres récentes de Sylvain Cousineau, au 31 oct.GALERIE ROCHEFORT: 350, rue Saint-Paul oqe,st, Montréal (284-1774)— "Objets choisis», oeuvres de David, Fleming, Lapointe, Graham, Mihalcean, Murphy et Sauvé jusqu’au 31 oct.— Trevor Gould, installation in situ, vitrines donnant sur la rue St-Pierre, jusqu'au 31 oct.— Gilles Mihalcean, «La peur», sculpture extérieure, au jardin du Centre d'histoire de Montréal, jusqu'au 1er déc.GALERIE OU SAC: UdeM, 2332 Édouard-Montpetit, 4e étage, Montréal— L'exposition «Erre le regard» de Gisel Saint-Hilaire, Katerine Paré et Lyne Legault, au 28 oct.GALERIE LA SEIGNEURIE: 15 bout Maple, Châteauguay (691-4680)— «Les Ardoises», exposition de Christian Havet, jusqu'au 15 oct.GALERIE SEKAI: 428) ouest Notre-Dame, Montréal— -Jardin mystère», sculptures d'Auclair, Bélanger, Chato, Connors, Ducharme.Paré, Szasz, Svetlovsky, Tway et Zappata, au 23 oct GALERIE TROIS POINTS: 307 ouest Ste-Catherine ste 555, Montréal (845-5555)— GALERIE ZANETTIN: 28, Côte de la Montagne, Québec (418-692-1055)— Oeuvres récentes du peintre Armand Côté, au 17 oct.LE GÉSÙ: 1200 rue de Bleury, Montréal (861 -4378)— Salle d'exposition Jacques-Crusteau: exposition des oeuvres récentes d'Ann Smart.Jusqu'au 17 oct.— Pailag Khudaverdian, huiles sur toile et dessins, jusqu'au 17 oct.IBERICA GALERIE D'ART: 360 ouest St-Antome.Montréal (287-1940)— Hommage à Jordi Bonet et ses oeuvres MAISON D’ART FRA ANGELICO: 1320 Wolfe Montréal (522-9990)— "Habiter la maison du Seigneur.ps 26; Le psaume avant l'image», exposition de Jacques-Adrien Tremblé, du 10 oct.au 23 oct.MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 bout de la Concorde ouest, Laval (662-4440)— Exposition de photographies par Luc Antoine Couturier, jusqu'au 24 oct.MAISON HAMEL-BRUNEAU: 2608 chemin Saint-Louis, Sainte-Foy (418-654-4325)— •¦Imaginaires d’architecture», oeuvres de Beauchemin, Darby, Demers, Hunter, Magrini, Mihalcean, Mongeau, Tremblay, Vincent, Boogaerts, Goulet, Saulnier et Charney, jusqu’au 7 nov.MAISON DU MEUNIER: 10897 rue du Pont.Montréal (872-5913)— “Instants divers volet 2», oeuvres sélectionnées d'artistes demeurant dans l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville, au 3 nov.— «Espace à création», de Sylvie Davidson, Louise Guertin, Jocelyne Fortin et Lise René, au 7 nov.Oeuvres de Suzanne Dubuc et Paul Lacroix au 23 oct GALERIE UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 Berri, Salle J-R120, Montréal— Installation de Paul-Émile Saulnier, jusqu’au 6 nov.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1434 ouest Sherbrooke, Montréal (849-3637)— Exposition des oeuvres récentes de Louise Scott au 15 oct.GALERIE V.A.V.: 1395 ouest boul René-Lévesque, Montréal (848-7434)— Wendy Castles et Tessa Windt, au 9 oct.— Cristopher Kukura et Kactherine Préfontaine, du 11 au 16 oct.GALERIE VERTICALE: 1897 ouest Dagenais, Laval (628-8684)— Installation et sculptures de Claire Beaulieu et Lisette Lemieux, jusqu'au 17 ocl.— Thomas Corriveau jusqu'au 10 oct GALERIE DE LA VILLE: 12001 de Salaberry, Dollard-des-Ormeaux— Artistes montréalais, oeuvres de techniques variées qui explorent la flore, jusqu’au 10 oct.— Vues, gravures de plusieurs artistes, du 13 oct.au 14 nov.OCCURENCE: 911 est, Jean-Talon, Montréal (495-3353)— Exposition de photographies de Pierre Tremblay, Howard Gerry et Peter Sramek.jusqu'au 17 ocl L’OEIL DE POISSON: 25 ouest boul Charesl, Québec (418-648-2975)— Oeuvres de Sylvie Bussières et de Jacques Desruisseaux, au 17 oct.REGART: 57 Côte du Passage, Levis— "Court-circuit», sculptures de Pierre Troëlstler, au 17 oct., mere, au dim.de 12 h à 17 h — »Le chantier d'escapade», sculptures de François Mathieu, au 17 oct.THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2.rue Crémazie est, Mil Peupliers.St-Bruno (653-2443)— Alain Surprenant 1989-1993, du 17 oct, au 7 nov.WADDINGTON & GORCE INC.: 2155 rue Mackay Street, Montréal (847-1 112)— Oeuvres récentes de Rose Lmdzon.au 28 oct m t s i’-: k s MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185 ouest Ste-Catherine, Montreal (847-6226) — La Collection: second tableau jusqu'au 24 oct.— Le jardin de sculptures, oeuvres d'artistes québécois— Sylvie Readman Champs d'éclipses, au 10 oct — Visites commentées disponibles.Réservations: 847-6253 MICHEL TÉTREAULT ART INTERNATIONAL: 55 rue Prince, Montréal (878-ARTS)— Hommage à Riopelle, l'autre grand timonier.L’exposition présente «L'hommage à Rosa Luxemburg», fresque de 150 pieds et se complète d'une cinquantaine d’oeuvres inédites, tirées de la dernière décennie, dont les «Oeuvres vives».Jusqu'au 7 nov.LE NATURALIUM: 84 Dalhousie.Québec (418-692-1515)— Expositions permanentes: Le Monde et Le Pays du St-Laurenl, court métrage Fin de millénaire par Hélène Bourgault— Exposition temporaire des peintres naturalistes Jean-Luc Grondin et Pierre Leduc, mar.au dim de 10h.à 17h.OBORO: 4001 Berri ste 301, Montréal (844-3250)— Installation de Loly Darcel, du 16 oct au 14 nov.(529-2183)— Engramme, Lucie Beaulé, Jeanne de Chantal Côté, Claude Michaud jusqu'au 23 oct.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Faculté de l'aménagement, 2900 ch.de la Côte-Ste-Catherine, salle 1040.Mtl (343-7556)— Exposition «Achille Castiglioni», meubles, luminaires et objets design.Au 17 oct., de 14 h à 19 h.VIEUX PRESBYTÈRE DE ST-BRUNO: 15 rue des MUSÉE DES ARTS OÉCORATIFS DE MONTRÉAL: 2929 rue Jeanne-d'Arc, Montréal (259-2575)— «Lignes discontinues», rétrospective de l’oeuvre d'Emmy van Leersum (1930-1984), au 12 déc MUSÉE D'ART DE JOLIETTE: 145, rue Wilfrid-Corbeil, Joliette (756-0311)— Oeuvres choisies, Holly King, jusqu'au 14 nov — «Traits d'horizon», de Guy Nadeau, jusqu’au 14 nov.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 F, ROI T C ASSE ) O \ \S h Vingt ans de textes sur la littérature cl ici, d’ailleurs et sur la société québécoise.ESSAIS 21 (i pages 22,50 S Hi ES m j = sous-titré / codé CBFT (R.C.) Montreal Le Télé- J journal Raison passion Vivre à J Northwood C'est juste une farce! Hockey: Buffalo vs Montréal Le Télé- J journal 23h15 / Cinéma: Les matins J infidèles—Can.88 Avec V.Forest o | WCAX(CBS) Burlington News News J Entertainment Tonight j Baseball: Quatrième match de la série de championnat J News Designing Women J The Golden Girls J rcl WPTZ (NBC) - J Plattsburgh News News J Jeopardy! J Wheel of Fortune J The J Mommies Cafe J Américain Empty Nest (2e/2) J Nurses J Sisters J News Saturday Night Live CBMT(CBC) Montréal Empty Nest J CBC News.Front Page Challenge Hockey: Buffavo vs Montréal The J National The Country Beat (23h40) ffil CFTM (TVA) Montréal Cinéma: Court circuit 2—Am 88 Avec Fisher Stevens et Michael McKean Cinéma: Opération Nightbreaker—Am Avec Martin Sheen et Lea Thompson 89 Benny Hill Le TVA, éd.réseau J TVA sports et loterie Ciné-Lune rc| CFCF(CTV) Montréal News J Québec Country 93 Star Trek: J The Next Generation Baseball: Quatrième match de la série de championnat J News J Lottery News Cinéma 12 rra TV5 (Télé Francophones Sur la route des heures Rédacteur en chef Journal J de F2 Vision 5 Frou-Frou Jeux sans frontières Télé- tourisme Le cercle de minuit Bermuda Journal télé-suisse fÏT) CIVM (R.-Q.) LiTJ Montreal Pompiers volontaires Omni- J Science Mers et merveilles Parler pour parler J 3 gars, un samedi soir j Plaisir de lire J Cinéma: L'homme au colts d'or— Am.59 Avec Henry Fonda et Anthony Quinn (orT) Musique Plus 14h/Journée portes Perfecto Fax ConcertPIus: Linda McCartney Musique vidéo Journée portes ouvertes fôo) WVNY(ABC) Burlington 15h30 / Football Star Trek: J The Next Generation Cinéma: Three Fugitives—Am.89 J Avec Nick Nolte et Martin Short The Commish j Baywatch j Acapulco H.E.A.T.fôfil Much Music 19h / Mike & Mike Spotlight: Plitz Enz X-Tendamix Start Me Up (33) ETV(PBS) Vermont The Lawrence Welk Show Austin City Limits All Creatures Great & Small Mulberry Waiting for God Funny Business (2e/5) Naked Hollywood In The Life oc TQS 001 Montréal Sports plus magazine Les Simpson Elle écrit au meurtre Cinéma: Les banlieusards—Am 89 Avec Tom Hanks et Carrie Fisher Le Grand Journal J Sports plus (22h40) J 23h40/Cinéma: Miranda It.85—Avec S.Grandi fË7) WCFE (PBS) Plattsburgh Media Watch Inside Albany The Editors McLaughlin Group Yes, Minister Keeping up Appearances Solo Fawlty Towers Red Dwarf Survivors Cinéma: They Drive by Night—Am.40 J = sous-titré / codé LA TELEVISION DU DIMANCHE EN UN CLIN D'OEIL 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 24h00 Musique '*U| Plus op! WVNY(ABC) Burlington pel Much Music qo| ETV(PBS) toJ| Vermont TQS Montréal «571 WCFE (PBS) °'1 Plattsburgh 1351 TQS tpm CBFT (R.C.) *L-® Montreal Le Téléjournal J 18h10 / Découverte De quoi j'ai l'air?100% pur Petits chanteurs Le Dimanche J Les sports Cinéma: Henry V GB 89—Avec D.Jacobi O I WCAX(CBS) ° ' Burlington News J Emergency Call J 60 Minutes J Baseball: Quatrième match de la série de championnat J News 23h15 / Star Search c ) WPTZ (NBC) J 1 Plattsburgh 1Hh / Football: ' , York vs Los Angeles 1 Witness Video J seaQuest DSV J Cinéma: The Flood: Who Will Save Our Children?Am.93—Avec Joe Spano et David Lascher J The Untouchables J Cinéma VS CBMT(CBC) Montréal 1 he Magical World J of Disney The Road to Avonlea J Cinéma: Sam and Me—Can.91 J Avec Ranjit Chowdhry et Om Puri News J Venture J Sunday Night.Sporlsweekend rrjl CFTM (TVA) Montréal Dinosaures Docteur Doogie JE Cinéma: Le secret de Clara—Am 88 Avec Whoopi Goldberg et Neil Patrick Gala des couturiers Le TVA J TVA sports Vision mondiale rpi CFCF(CTV) Montréal News J T ravel T ravel America's Funniest J The New J America's Baseball: Quatrième match de la série de championnat J News J Entertain- j ment Tonight rr* TV5 (Télé Francophones L'école dos fans Journal J de F2 Vision 5 7 sur 7 Jamais sans mon livre Jours de guerre Les arts en liberté Tell quel Journal de F3 i 7| CIVM (It -Q.) 1,1 Montreal L'enfance Droit de J regard Nord-Sud Pousse- J Montagne Pousse J Vivement dimanche! Contact Points de vue j Clip postal News J Musique vidéo A communiquer 19h / Elvis The Early Years America's Funniest J Homo & People The Ghostwriter Hour J Autovision Murphy Brown The Ghostwriter Hour J Wild J America Sports plus avant match Spotlight: Crowded Lois & Clark: The New J Adventures ol Superman Combat des clips All Creature Great & Small Naluresceno Nature Hockey: Pittsburgh vs Québec Porgy and Boss J Cinéma Shameful Secrets—Am 93 J Avec Joanna Kerns et Tim Matheson Vidéollow Countdown at the Neon Armadillo HBO Comedy.Masterpiece Theatre J The Agatha Christie Hour Le Grand Journal J Mysteiy! J Sports plus America J with.Cinéma: Le bonheur se porte large—Fr.87 Cinéma: Run for Cover Am.55—Avec J.Derek ouest Sherbrooke.Montréal (285-1600)— À partir de dessins d'enfants, jusqu'au 30 janv.— Pavillon Benalah Gibb.Jean-Paul Lemieux, jusqu'au 31 oct.— Louis Archambault: essai de renouvellement formel de quelques symboles mystiques, jusqu'au 31 oct.— Champ, jusqu'au 24 oct.— Point de vue des étudiants du Musée, jusqu'au 18 sept 1994— Collection permanente MUSÉE BON-PASTEUR: 14 rue Couillard.Vieux Québec (418-694-0243)— Histoire religieuse, sociale et culturelle du Bon-Pasteur du Québec.Visites guidées sur demande MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100 rue Laurier, Hull— Les Inuit et Diamond Jenness.jusqu'au 1er mai 94— Les avatars de la féminité au 19e siècle, jusqu'au 16 janv.94— Aitanu - C'est ainsi que nous vivons, jusqu'au 17 avril— Installation de Rebecca Baird, jusqu'au 2 janv.94— L'art de la mémoire et do la métamorphose, oeuvres choisies de la collection d'art amérindien contemporain, jusqu'au 2 janv.94— Un brin de fantaisie, art populaire germano-canadien, jusqu'au 6 nov 94— Opus, la facture instrumentale au Canada, jusqu’au 22 mai 95— Heavy Metal, jusqu'au 15 avril 94.MUSÉE (CENTRE) CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 Baile.Montréal (939-7026) - Musée consacré à l'art de l'architecture: 20,000 dessins et estampes de maîtres.120,000 livres.45,000 photographies, ainsi que des fonds d'archives importants—À la découverte de Rome: Piranèse et ses contemporains, jusqu’au 2 janv.94— La tête de la Chinéa: L'architecture éphémère dans la Rome du XVIIIe siècle, jusqu'au 2 janv.94— Letters from the People: Photographies de Lee Friedlander, jusqu'au 28 nov.MUSÉE DU CHÂTEAU RAMEZAY: 280 rue Notre-Dame Est, Montréal (861-3708)— Exposition permanente: peintures, sculptures, médailles, arts décoratifs, gravures et dessins, du 18e au 20e siècle MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie Québec (418-643-2158) — Expositions permanentes: Mémoires.Objets de civilisation, La barque.Messages— Drôles de zèbres, jusqu'au 10 oct.— Nomades, jusqu'au 14 nov.— Travailler: nouveau mode d'emploi, jusqu'au mars 94— Un art de vivre: le meuble de goût à l'époque victorienne, du 19 ocl.au 24 avril 94.LE MUSÉE DE LACHINE: 110 Chemin LaSalle Lachine (634-3471)— Maison LeBer-LeMoyne: Les collections du Musée «Mises en situation» , jusqu’au 31 déc — Oeuvres de Sarla Voyer.jusqu'au 10 oct — Oeuvres récentes d'Agnès Dumouchel, au 31 déc.— Les marionnettes du Micheline Legendre, jusqu'au 31 déc— «Le sommeil d’Ophélie», installation d'Agnès Dumouchel, jusqu'au 31 déc.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St-Pierre.Montréal (845-6108) - Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin en permanence, projection du film M A Fortin (54 minutes) tous les dimanches à 14 h 30, compris dans le coût du billet— Oeuvres de Jean-Pierre Neveu, huiles sur toile et sculptures, à compter du 7 nov., mar.au dim.de 11 h.à I7h.MUSÉE MARCIL: 349, rue Riverside, Saint-Lambert (671-3098)— «Terra incognita», volet «D'hier à demain», jusqu'au 21 nov.MUSÉE MCCORD D'HISTOIRE CANADIENNE: 690 ouest rue Sherbrooke, Montréal (398-7100)— Exposition «L'art du savoir-vivre: les règles vestimentaires au XIXe siècle jusqu'au 30 janv 94— Les premières nations du Canada, jusqu'au 9 nov — 1900 le Québec à un tournant, jusqu'au 3 avril 94— Peintures et dessins de Henry Bunnett, jusqu'au 27 fév.94 MUSÉE POINTE-Â-CALLIÈRE: 350 Place Royale angle de la Commune.Montréal (872-9150) -Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, site historique— Vestiges, collection permanente d’artefacts, et animation— Du wampum à la carte do crédit- Des couches et des couches d'histoire, expositions permanentes MUSÉE POUR RIRE: 2111 St-Laurent, Montréal (Infomusée: 845-4000)— Exposition Histoire drôle, extravagante épopée de l'humour, mar.au sam.de 13h.à 22h., dim de 13h.à 19h.MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150)—Pavillon Baillargé: Cabinet dessins et estampes: La Hollande du 17e siècle des paysages fabriqués par l'homme, dépeints par l'homme, jusqu'au 31 oct.—1er étage: Ayol et son museum circus, jusqu'au 17 oct — Sculpture contemporaine du Musée, jusqu'au 17 ocl - Cachots au temps de la prison do Québec— 4e étage Tourelle du pavillon Baillargé Oeuvre de David Moore— Collection du Musée jusqu'en 1994— Alfred Pellan.une rétrospectivedu 13 oct.au 31 janv M I! S l Q U E C L A S S I Q U E ÉGLISE ERSKINE AND AMERICAN: Ave du Musée, angle Sherbrooke ouest (845-0532)— Pro Musica présente, pour sa troisième saison de la série «Topaze», Le Quatuor Claudel, le 11 oct.à 20 h, oeuvres de Mozart, Bartok et Mendelssohn.ÉGLISE SAINT-PIERRE APOTRE: de la Visitation, Montréal— Moment musical, Jean Ladouceur, organiste-titulaire, présente des oeuvres de J.S.Bach, dimanche le 10 ocl.de 10 h 15 à 10 h 45.HÔTEL DE VILLE DE REPENTIGNY: 435 boul Iberville (582-6714)— L'Ensemble Nouvelle-France samedi le 9 oct.à 20 h ORATOIRE SAINT-JOSEPH: (733-8211)— Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir.Gilbert Patenaude, messe «Le bien que j'ay», de Claude Goudimel et motet «Nos qui sumus in hoc mundo» de Tomas Luis de Victoria, le 10 oct.à 11 h SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: Université de Montréal, 220 avenue Vincent-d'lndy, Outremont— L'Orchestre Symphonique du Conservatoire de musique du Québec, dir.Louis Lavigueur, oeuvres de Glinka.Vanhal, Debussy et Dvorak, dim.le 10 oct à 14 h 30 SALLE POLLACK: 555 rue Sherbrooke ouest.Mtl (398-4547)— L'Orchestre Symphonique de McGill, Timothy Vernon, chef.Sarnia Odeh, piano, oeuvres de Wagner, Ravel et Beethoven, le 9 oct.à 20 h SALLE REDPATH: Université McGill, 3461 McTavish, Montréal (848-1053)— L'Ensemble .and friends, oeuvres de Bach, le 9 oct.à 20 h.SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Montréal (842-2112)— L'Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit, présente la deuxième partie des Troyens.«Les Troyens à Carthage» les 12 et 14 oct.à 19h.19 SAMEDI •PORTES OUVERTES» Pour les fans.Musique Plus tient une journée «portes ouvertes».Des vedettes, plein de caméras, et tout ce beau inonde qui peut se regarder en direct tout au cours de la journée.Musique Plus, à compter de midi •CONTACT» Entrevue de Stéphan Bureau avec un écrivain vraiment bien, David Homel.Radio-Québec, 17 h •RÉDACTEURS EN CHEF» Cette émission, produite à Montréal et qui compte comme noyau régulier les journalistes Joan Fraser et Lise Bissonnette, étudie ce soir le plan de paix is-raéolo-palestinien, avec, entre autres, Josette Alia du Nouvel ül> servateur et Samir Amin du Forum Tiers-Monde.7V5,18 h 30 •FROU FROU* Nou sommes inondés de froufrous cet automne.La nouvelle série française est diffusée d'abord à Radio-Québec le mardi soir, puis ensuite le samedi sur TV5.TV5, 20 h •PLAISIR DE LIRE» Deux grands invités ce soir: Jacques Godbout pour parler de la suite de Galarneau, et Anne Hébert pour parler de ces auteurs préférés.Radio-Québec, 22 11 •LES MATINS INFIDELES* Un curieux film de Jean Beau-dry et François Bouvier, quelquefois incomplet mais toujours attachant, sur deux hommes dans la trentaine (Denis Bouchard, Jean Beaudry), sur leurs silences leurs coups de gueules, leur amitié, leurs projets qui aboutissent mal.Radio-Canada, 23 h 15 DIMANCHE •DE QUOI J’AI L’AIR!» On ne sait pas trop ce que ça va donner: un jeu-questionnaire animé par Michel Barrette, avec Yvon Deschamps, Judi Richards, et Jean-Claude Germain qui doivent déterminer s’ils sont «hippie» ou «yuppie**.Radio-Canada, 19 11 •100% PUR* O Sainte-Flanelle, que ton nom soit Glorifié, que ton Règne arrive et que Justice soit faite en ta faveur.Présentation de l’édition 93-94 du Canadien, dans un spectacle de variétés.Radio-Canada, 20 h •JAMAIS SANS MON LIVRE* Retour de cette émission linéaire, avec ce soir l’écrivain Jean Rouaud, de retour de son Concourt, Alain Rey qui vient présenter le nouveau Petit Robert, et Bernard Franck.7Y5,21 h •LES PETITS CHANTEURS DU QUÉBEC» Enregistrement public d’un spectacle de ce groupe, qui fête son 10e anniversaire.Huit chorales dirigées par le très versatile Gregory Charles.Radio-Canada, 21 II 30 •GALA DES COUTURIES QUÉBÉCOIS» Sixième édition d'un événement de plus en plus respecté.Des couturiers d’ici présentent leur collection automne-hiver, avec Dénommé Vincent, Simon Chang, Jean-Claude Poitras, Michel Robichaud, Marie Saint-Pierre, etc.TVA.22 h •HENRY V* Le classique de Shakespeare réalisé et interprété avec grand brio en 1989 par le britannique Kenneth Branagh.Radio-Canada, 23 h 25 Paul Cauclion Lester Bowie, Miles Davis et Donald Duck i.11 K -'i b ri' -c il -I U (I 11 THE FIRE THIS TIME Lester Bowie In And Out Records SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR James Brown et Duke Ellington, Malcolm X et Michael Jackson, Kenny Dorham, Miles Davis, les émeutes lors du congrès du Parti Démocrate en 1968, l’assassinat du batteur Philip Wilson, l’Art Ensemble of Chicago, le blues de Willie Dixon et le stride de Pete Johnson, les affrontements inter-ethniques à Los Angeles l’an dernier, l’univers romanesque de James Baldwin et la couillonnade du bipède sont les mamelles de Lester Bowie.Trompettiste au coeur de diablotin, Bowie est un JE qui joue comme NOUS.Lester n’est pas un quidam parce que Bowie n’est pas quelconque.Pour être un tantinet exact, il faut clamer sur tous les tons, les tous petits comme les très gros, que Lester Bowie est l’oulipien du «jablues».Autre- THEF'rE ment dit, pour ne pas dire inversement dit, ce type actuellement installé sur l’âge 52ème est à la musique noire américaine ce que l’ami Queneau, l’auteur du Je maigris du bout des doigts, c'est ce qu’il y a de plus distingué, est aux jeux des mots.De tous les trompettistes ayant allié leur talent respectif aux exercices de style que Buddy Bolden et Louis Armstrong initièrent en leur temps, le sieur Bowie est le seul qui soit parvenu à percer un secret sonore.Et pas n’importe lequel puisqu'il s’agit du secret qui fit la renommée de.Donald Duck.On rigole, mais l’affaire est vraie.Autrement dit, Bowie sa- lïiinl -POUR UNErESü .11 ü I I 1 ihllli O -1 Participez an concours LES OCTAVES DE LA - FRANCOPHONIE.Choisissez votre chanson préférée et retournez ce coupon-réponse avant le 15 octobre à minuit Entre le 4 et le II octobre, \ Jacques Bertrand procédera au tirage de 30 coffrets de disques, à l'émission BONSOIR L'AMBIANCE! à 19h30 à la radio de Radio-Canada.Encerclez votre choix: FA LES MOTS / FRANCINE RAYMOND / Amérique du Nord LE BAL DES OISEAUX / THOMAS FERSEN / Europe YEIA / B.AABA MAAL / Afrique AMANDINE / ÉMELINE MICHEL / les Antilles NOM.ADRESSE.VILLE.PROVINCE.CODE POSTAL.TÉL:.Retournez à: Bonsoir l'ambiance!, 13e étage, C.P.6000, Montréal, Québec, II3C 348 LE DEVOIR Le grand prix: Un voyage pour deux, toutes dépenses payées, à La Rochelle, sera tiré lors des ErancoEolies de Montréal.SRC '«•*> Radio CONSEIL FRANCOPHONE DE LA CHANSON Sod.o F ’arc» InMmohonoM \ «On rit, on fredonne, on s’attendrit.À la fin du spectacle les spectateurs, qui restaient collés à leur siège, auraient mangé dans sa main».Jocelyne Lepage — La Presse «Clémence: une forme à faire rougir d’envie bien des «jeunesses».Manon Guilbert — Journal de Montréal «Elle est enfin de retour cette merveilleuse folle, plus énergique que jamais.» Paul Toutant — Montréal ce soir SRC «Un grand moment DesRochers et qui sait, peut-être le dernier Clémence».Monique Giroux — SRC «J’ai ri, j’ai pleuré, je la voudrais comme amie».Elaine Lauzon — CITÉ «Clémence de la dynamite, un feu roulant de jeux de mots», Jeannine Ross — CFCL «Sûrement son meilleur spectacle depuis qu’on la connaît, j’en ai même oublié mon auto».Marie-France Bazzo — SRC «Son meilleur show, jamais je ne l’ai trouvée aussi touchante et aussi folle, aussi heureuse sur scène».Andrée Boucher — CJ/V1S «J’étais bien charmé, par sa voix, au travers duquel passent toutes les émotions d’une vie, une voix qui lui ressemble, fragile et solide à la fois».Sylvain Cormier — Le Devoir «Courez vite voir Clémence, spectacle tendre, drôle, où Clémence est au top de la forme».Annie Lessard — CITÉ a U 20 novembre à 20h00 (514)790-1245 IC-XOSIîigMÙJj ! MONUMENT-NATIONAL 1 182, BOUL.SAINT-LAURENT Métro Place d’Armes T I C K E T S 8 7 1 2 2 2 4 ou Saint-Laurent feiiîraiwsJP NtW YORK ORGAN [NSÎMBiqgTl chant comment Donald fabriquait ses bulles sonores il s’est mis à l’heure du style dit du canard laqué.On rigole encore?Ouais! Et bien cher (ère) ami (e), ne vous en déplaise, Lester Bowie, il me fait grand plaisir de vous l’apprendre, est l’auteur, aujourd'hui on dirait le concepteur, de When Miles Davis Meets Donald Duck.Et veuillez accepter mes salutations les plus claires.D’autant que Lester Bowie n’étant pas un didacticien lourdingue de la trompette parce qu’il est sensible aux humeurs humaines qui font l’air du temps, il est simultanément Do-nald Duck et Miles Davis.En clair, il marie la gamme de l’humour avec l’éventail des émotions.Celles de la contestation.De la révolte.La vie entre les notes Aujourd’hui, le «p’tit blanc» prenant prétexte sur la «connerie» corporatiste du idéologiquement correct feint d’ignorer ce que Dizzy Gillespie disait qu’il n’oublierait jamais, à savoir qu’il n’était pas arrière petit-fils d’esclaves mais bien petit-fils d’esclaves.Et comme notre Bowie sait pertinemment que le temps de l’Histoire est un temps long, il décline fréquemment le Je me souviens dans tous les tons.Dans l’histoire, celle de la musique confectionnée par Ellington comme par James Brown, Bowie va puiser tout ce qui est susceptible de renforcer l’effort mental inhérent à la mémoire.Il est un incorrigible curieux du passé.Comme il est un ferme partisan du «prenons le pari de l’avant-garde qui sera la tradition de demain.» Qui plus est, Lester Bowie a pour moto de toujours «insuffler de la vie entre les notes.» De tous les musiciens de jazz du temps présent, il est sans aucun doute, sans l’ombre d’un doute, celui qui peut être qualifié de grand alchimiste.Il en porte même le principal attribut.Sur scène, il se présente toujours habillé de la blouse blanche du chimiste.Comme il est un touche-à-tout, il travaille plusieurs gammes en même temps.Un jour, Lester est musicien de l'Art Ensemble of Chicago, soit la formation qui faisait du World Beat avant que des blancs-becs, genre Peter Gabriel et consort, se présentent comme les thuriféraires du genre.Le lendemain, il regroupe les truands du New York Organ Ensemble.Et après?Ia.question est bonne.Très pertinente même.Car le surlendemain, il est en compagnie des souffleurs de la fanfare la plus joyeuse et la plus triste qui soit.On a nommé la Brass Fantasy.Formation fondée il y a au moins dix ans, afin de renouer le fil avec cette facette oubliée du jazz, la Brass Fantasy, soyons terre-à-terre, c’est quatre trompettes, deux trombones, deux percussionnistes, un tuba et un cor anglais qui permet de faire exactement la même chose que le French Horn.A son actif, musicalement s’entend et non financièrement, la fanfare de Bowie a quelque chose comme sept albums et un ou deux milliers de shows à travers le monde à l’exception de Montréal qui, question jazz, ne fqit plus partie du monde, sauf l'été.A son actif, cette formation a de plus le mérite de rassembler au sein du même territoire les musiques de Billie Holiday, Jimmie Lunceford, Otis Redding, Charlie Parker et Michael Jackson.Elle prend tout cela, tous les thèmes de la musique du siècle qui, comme l’observa Aragon, ne cesse pas de saigner pour les mixer, les modifier, les réapprivoiser, les tordre, pour en communiquer les douces subtilités et les étranges nuances.A ces jeux de mots comme des maux, c’est pas des blagues, il n’y a pas mieux que la Brass Fantasy.Tous les instrumentistes de cette formation possèdent les règles de la ponctuation à un point qui semble tellement plus avancé que les points avec lesquels jonglent, par exemple, un Dave Grusin, un Al Di Meola, un Randy Brecker, un Jan Garbarek, une Holly Cole ou un Mike Stern que le résultat de cette maîtrise de la grammaire musicale est détonnant.C’est beau.C’est bon.C’est rigolo.Ça titille les oreilles ainsi que les neurones, car Lester et sa bande n’ont pas oublié et n’oublieront jamais la tannée que la flicaille de Dis Angeles a refilé à Rodney King comme ils oublieront encore moins le jugement Si le coeur vous en dit, écoutez le dernier du Lester Bowie’s Brass Fantasy.Le titre?.The Fire This Time.Traduction simultanée: le mépris n’aura qu’un temps.Il s’agit précisément de l’affaire Rodney King.Au fait, c’est sur l’étiquette allemande In and Out Records.Et si vous ne trouvez pas et que vous ne souhaitez pas commander, alors prenez n’importe quel album antérieur.Il n’y aura pas de déception.Trompettiste au coeur de diablotin, Bowie est un JE qui joue comme NOUS.musique La grande musique bouscule les habitudes 2 »«• saison SMCÛ Société de musique contemporaine du Québec Walter Boudreau, directeur artistique Tous les concerts ont lieu le jeudi ù 20 heures à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau Abonnements disponibles à 1201, 85 S ou AS $, étudiants et aines 55 $ ou 30 S ; entrée gratuite pour les jeunes de 15 ans et moins Avec chaque abonnement complet vous courez la chance de gagner des laisscr-passer ou des abonnements au Musée d'art contemporain, au Théâtre du nouveau monde, au Centre Canadien d'Architecture, aux Grands Ballets Canadiens et aux Rendez-vous du cinéma québécois.POUR RECEVOIR LE DÉPLIANT DE SAISON 843 9305 Photo Bruno Massenet I- K I) K V 0 I U .I.K S S A M E 1) I !l E T I) I M A X (' Il E I 0 0 (’ T (I I?I( E I !) il A Danny Gatton joue comme un dragster dont on se demande toujours si le parachute va s’ouvrir après le quart de mille.Le rock et le rap convolent en justes noces JUDGEMENT NIGH1 MUSIC FROM THE MOTION PICTURE Artistes divers Immortal/Epic (Sony) De Judgement Night, le film, je ne sais rien.La bande sonore n’en est pas moins essentielle.Le parti-pris est en effet révolutionnaire: des rappeurs se sont associés à des formations grunge, hard-rock, alternatives ou heavy metal, et ils ont réalisé la fusion la plus improbable — mais peut-être bien la plus nécessaire — des dernières années.C’est l’impensable.S b n g e z, par exemple, que des métalleux aussi purs et durs que Slayer croisent le fer avec le non moins irréductible baratineur Ice-T.Pour la première fois depuis une bonne décennie, les deux genres les plus populaires (et les plus apparemment distincts) de l'Amérique se déclarent une trêve, le.temps de voir s’il n’auraient pas quelque terrain d’entente.Le résultat est probant et les plus beaux espoirs permis: les générations montantes noires et blanches ne sem-i blent plus obligatoirement condam-: nées à s’exclure mutuellement.Le rock’n’roll, faut-il le rappeler, est né d’une mère noire qui chantait le blues et d’un père blanc qui grattait du country.De là, et jusqu’au début des années 80, on a pratiquement épuisé tous les métissages.De sorte que, graduellement dépossédés de leur soul et même de leur blues, les Noirs ont fini par se retrouver dans la rue, où ils ont inventé une musique, le rap, à partir de ce qui leur restait: la rue, justement, et le goût de gueuler.Les jeunes Blancs, eux, se sont enfermés dans leurs sous-sol de banlieues et ils monté leurs amplis au niveau maximum pour ne plus rien entendre d’autre que leur propre bruit.Sauf exception, on croyait leurs positions irréconciliables.Run-D.M.C., en reprenant le Walk This Way d’Aerosmith en 1986 avec la collaboration des vétérans hard-rockeurs, avait au mieux attisé la curiosité.Ici et là, des pionniers s’agitaient, mais généralement dans l’ombre: chez nous, les Dédé Tra-ké, sur l’album Tes qui toé, avaient eu la bonne idée de combiner des «power chofds» rageurs à leur intarissable logorrhée.Sur Judgement Night, une vingtaine de groupes s’y mettent, et pas des moindres.En fait, on y retrouve la majorité des nouveaux hérauts de la jeunesse: Pearl Jam, Sonic Youth, Faith No More, Cypress Hill.Forcé- music rmiM im: motion i>ic~um: JUPGMEIW ment, tout n’est pas concluant, et les partages ne sont pas toujours démocratiques.Ainsi, les fins causeurs de Cypress Hill s’emparent de Pearl Jam et ne leur laissent pas grand place: sans la voix unique d’Eddie Ved-der, le groupe de Seattle perd toute identité.Mais les réussites abondent: le hard-funk de Living Colour et les délibérations de Run-D.M.C.étaient nées pour se mêler, et le rap aux relents de patchouli I Love Mary Jane consacre l’heureuse union de Sonic Youth et des récidivistes beaux parleurs de Cypress Hill.Si la musique de demain s’en va dans cette direction-là, je suis partant.CRUISIN' DEUCES Danny Gatton Elektra (Warner) Danny Gatton est le meilleur guitariste du monde.Mais il n’y a pas grand’monde qui le sache, probablement parce que son monde à lui n'a jamais été tellement plus grand que les clubs qu’il écume depuis trente-cinq ans.Repêché par une compagnie majeure en 1990 après trois albums parus sur des étiquettes obscures, on a fini par l’entrevoir chez nous sur l’une des scènes extérieures du FIJM en 1992.Mais la première véritable occasion de le découvrir, c’eut été il y a un mois, alors qu’il était programmé au Spectrum avec John Hammond Jr.Or, il a fait faux bond, Dieu sait pourquoi, et j’en suis bien marri.Comprenez ma déception: Gatton, avec une débarbouillette sur les cordes et une bouteille de bière dans la main droite, plante des solos qui pètent tellement le feu que les détecteurs de fumée se déclenchent et les pompiers rappliquent.Grosse, l’image?Attendez que j’en rajoute.Gatton joue comme un dragster dont on se demande toujours si le parachute va s’ouvrir après le quart de mille.Son dernier compact, Cruisin ’ Deuces, me brûle les doigts depuis qu’on a fini par me l’envoyer, et il va me falloir des greffes de peau si je ne ne vous en glisse pas mot Quand je (lis qu’il est le meilleur guitariste au monde, entendez par là l’univers parallèle du rock’n’roll, du rockabilly, du shuffle, du blues, du jazz, du boogie, dy western-swing et du twang, à des années-lumière de la planète palmarès.Gatton évolue dans un monde où les Fender Tele-caster miroitent au soleil et résonnent dans la nuit.I.a nuit de Harlem Nocturne, par exemple, oii les notes de Gatton sont moites comme une paume d’amoureux, où les cordes dégoulinent dans les aigus encore plus lascivement que dans les slows pornographiques de Roy Buchanan.Dans les mains rugueuses de Gal-ton (un mécanicien professionnel qui passe la moitié de son temps à refourbir des vieux Hot Rods, d’où le titre de l’album), tout est inflammable: du Buddy Holly, du Bill Haley, même une ballade oubliée des Fleetwoods (la suave Tragedy).Mais la virtuosité hallucinante de Gatton n’est jamais mieux démontrée que dans le stupéfiant Sun Medley, consacré à la période rockabilly d’Elvis.Admirablement chanté par le vétéran rockeur texan Delbert McClinton, le triplé Mystery Train/My Baby Ifft Me/That's All Right, Marna est à la limite du tolérable.J’en suis sorti consumé.Sans survêtement ignifuge, ne vous y risquez pas.Sylvain Cormier BRASERO Pierre Rapsat MusiArt \ Achevai entre le Français Laurent-Voulzy et le.Belge Philippe Lafontaine, Pierre Rapsat tout aussi Belge que le précédent présente son sixième album — les cinq précédents ont été disques d’or — qui charme dès les premières notes.Natif de Bruxelles et d’origine espagnole, Rapsat n’en est pas à ses débuts.Bassiste pour le groupe Jenghis Khan dans les années 70, il commence en 1973 une carrière solo.Ses enregistrements fortement teintés de rythmes électroniques laissent une large place à des textes savoureux et des mélodies chaleureuses.C'est léger comme une étincelle et ça réchauffe comme un brasero! Et il parait que sur scène c’est encore mieux, alors rendez-vous aux FràncoFolies, monsieur Rapsat devrait venir y faire son tour.Pascale Pontoreau MUSIConsuitant H B QUATUOR MORENCY ET SES INVITÉS DENISE LUPIEN OLGA RANZENHOFER V I O L O N S FRANCINE LUPIEN-BANG A l T O CHRISTOPHER BEST V I O l O N C E l L E SAISON 19 9 3 - 9 4 QUINZIÈME ANNIVERSAIRE VEND.22 OCT.1993, 20H ARTISTE INVITÉ/VIOIONCELLISTE MARCEL S Al NT-C YR HAYDN-BARTOK-SCHUBERT SALLE PIERRE-MERCURE BILLETS:844.2 1 .72 LUN.2 1 FÉV.1994, 20H GRIEG-S.STRAVINSKY-BEETHOVEM LUN.9 MAI 19 9 4, 2 OH ARTISTE INVITÉ E/FLÛTISTE LISE DAOUST REA-HÉTU-SCHNITTKE-S .PROVOST CINQUIÈME SALLE PLACE DES ARTS RENSEIGNEMENTS:484.55.56 i-BRŸl HRHIlli ulll 5117 ave du Parc 7 jours par semaine de 8h.à minuit f„fj, ûi'n/m'A/l f CD ET CASSETTES ¦doublesH 31l,8S Ord2JM9gS Oïdil^ftS Ord SATE Rciiaud- Ull lut Ml t fC f R V miW Old 2)jm Prix Renaud-Bra> 1698S F'RUNCH IMPRESSIONNAI 1/ j ‘PAUL ÎORT&U MLSfZ EM.i ISO ( Htvt-I “ >'«< 'tfVRA?, * ' Y,-* 'V ntfim Nui.o.c.*# 1»T|| • .-A- Il ».Tl plus de 30 titres de la collection classique Virgin, i la nouvelle librairie ave du Parc seulement, au prix indiqué.4233, rue Sainl-Dcnis Tel.: 499-3656 5219 Cûle des Neiges I ci.: 342-1515 I) I S Q II- S S I Q U E S Les Saint-Saëns des discophiles LEONARD BERNSTEIN ET LE NEW-YORK PHILHARMONIC «Symphonie» no.3, dite «avec orgue», en «do mineur», op.78.CHARLES MUNCH ET LE BOSTON SYMPHONY ORCHESTRA Saint-Saëns, «Symphonie» .no.3op.78.MYUNG-WHUNG CHUNG ET L'ORCHESTRE DE L’OPÉRA BASTILLE Saint-Saëns, «Symphonie» no.3 op.78.CAROL BERGERON Dédiée à Franz Liszt, la Troisième symphonie dite «avec orgue» fut créée à Londres, le 19 mai 1886, par le London Philharmonie Society (l’actuel Royal Philharmonie Society) sous la direction du compositeur.Au même programme, Camille Saint-Saëns avait également interprété son Quatrième concerto pour piano, une autre page imprégnée de l’esprit «lisztien».Bien que les deux oeuvres aient été écrites à une dizaine d’années d’intervalle, leur rapprochement montre que la première (l’op.44) laisse entrevoir la seconde (l’op.78): même tonalité de «do mineur», même utilisation du principe cyclique (héritage de Liszt), même coupe en deux parties principales respectivement sçindées en deux mouvements.A ce propos, s’appuyant sur la lecture du manuscrit, le pianiste Alfred Cortot faisait remarquer à ses élèves que les quatre sections du Concerto pourraient s’enchaîner en un seul morceau — à la manière d’un Konzerstiick (morceau de concert) dont Cari Maria von Weber a laissé un exemple admirable.Un tel couplage, surtout lorsque proposé par le compositeur lui-même, montre qu’au sein d’un concert, comme en celui d’un disque — considérant que ce dernier s’en fait volontiers le reflet — les oeuvres agissent les unes sur les autres: elles peuvent aussi bien se nuire ou, comme ici, se compléter, s’éclairer mutuellement.Toutefois, si la curiosité du mélomane le pousse d’abord vers la Symphonie avec orgue, le choix d’une ver- sion risque fort de ne pas être simple.Au nouvel enregistrement de Myung-Whung Chung et aux récentes rééditions de Charles Munch et de Leonard Bernstein, j’aurais pu encore ajouter les gravures de Paul Paray (Mercury 432-719-2), Daniel Barenboim (DG 415-847-2), Herbert von Karajan (DG 439-014-2), Eugene Ormandy (Sony LSBK 47655), Jean Martinon (Erato ECD 55011), Ma-rek Janowski (Harmonia Mundi HMC 905197) et, bien entendu, Charles Dutoit (Ixmdon 410-201-2).La densité de l’orchestration, la participation d’un piano et surtout la présence d’un orgue qui se manifeste avec éclat dans la partie finale sont autant de facteurs qui expliquent l’intérêt que cette partition suscite auprès éditeurs discographiques.Depuis l’avènement de la stéréophonie (au début des années cinquante) la spectaculaire Symphonie a plus d’une fois servi à démontrer la qualité des techniques d’enregistrement: dès 1957, Mercury met à son service sa stéréo «living presence»; en 1959, RCA Victor la soumet à son «living stereo»; afin de «revitaliser» une bande de 1981 (la version Karajan), Deutsche Grammophon met au point l’»origi-nal-image bit-processing».Mais laissons ceux qui possèdent des chaînes très performantes au plaisir de mesurer ces subtilités technologiques.Sans doute sera-t-il plus utile de connaître la façon dont l’orgue a été capté, puisque que cela peut affecter la conception générale de l’oeuvre, notamment à l’égard des tempos.Car il est en effet possible d’enregistrer l’orgue et l’orchestre dans des lieux différents, pour ensuite les rassembler à l’étape du mixage des bandes.C’est précisément ce qu’ont fait Dutoit — l’OSM à Saint-Eustache et Peter Hurford à l’orgue Beckerath de la Basilique Saint-Joseph du Mont-Royal —, Karajan — le Berliner Phi-hannoniker dans sa salle de concert, Pierre Cochereau à la tribune de la cathédrale Notre-Dame de Paris —, Barenboim — le Chicago Symphony Orchestra, chez lui, Gaston Litaize, en France, au Gonzales de la cathédrale de Chartres —, Munch, Chung et peut-être aussi Bernstein, bien que dans ces trois cas, les fiches techniques des Cl) ne le précisent pas.A l’opposé, Janowski, Jean-Louis Gil et le Nouvel Orchestre Philharmonique ont été rassemblés en un même lieu, le Grand Auditorium de Radio-France muni d’un orgue Gonzales; sans qu’il en soit fait mention, tout me porte à croire que Martinon, Marie-Claire Alain et l’Orchestre National de l’O.R.T.F.ont utilisé la même salle parisienne; Paray, Marcel Dupré et le Detroit Symphony Orchestra ont travaillé dans le Ford Auditorium de Detroit, de même qu’Ormandy, Edward Power Biggs el le Philadelphia Orchestra, à l’Aca-demy of Music de Philadelphie qui contient un orgue du facteur Aeo-lian-Skinner.Ainsi, les préférences pourront-elles aller vers ces enregistrements dans lesquels la réverbération du son est plus généreuse — là où l’orgue semble occuper un vaste espace, comme celui (les cathédrales, par exemple — ou encore vers ces versions apparemment plus homogènes (celles de Martinon, Janowski et surtout Paray et Ormandy) qui se révéleront au contraire beaucoup plu,s sèches à l’oreille.A moins de ne vouloir rien d’autre que YOpus 78 sur un disque — on choisira alors entre Dutoit et Karajan — il faudra aussi tenir compte du contenu des programmes proposés.A cet égard, ceux de Chung (Saint-Saëns et un très valable Messiaen), Munch (Saint-Saëns, Debussy et Ibert), Martinon (Saint-Saëns et Poulenc), Paray (Saint-Saëns et, curiosité, une messe de Paul Paray lui-même) souffrent à des degrés divers de leur hétérogénéité.Parmi ceux qui ne contiennent que du Saint-Saëns (Ormandy, Janowski) celui de Bernstein s’impose par la logique de sa construction: la Symphonie s’y retrouve en compagnie du Quatrième concerto (avec un Robert Casades-sus en légère perte de virtuosité) et le Rondo capriccioso op.28 que le violoniste Zino Francescatti rend encore plus séduisant.Et puis, de toutes les versions de la Troisième, c’est celle-ci qui m’apparaît la plus vivante, la plus attirante.Festival international M Montréal International de piano de Montréal c P i a n o Fe s I i v a I du 30 octobre ao 6 novembre 1993 .Venez célébrer la grande fêté de piano „ en réservant dès maintenant les meilleurs billets.Marc-André llamelin DangThai Son Boris Berezovsky Louise Bessette Marie l’abi Naïda Cole Jacques St-Jean Jee-Min Hong Duo Caron Yi Wu Jean-Alexandre Sarrazin .Série Matinées: Braude première du film de Jean-Claude l/abrecque, "André Mathieu, musicien’ .FM I.cil Ovc \mlsnes Louis Loi! je ci llclciic Mercier SRC SS Salle Pierre Mercure: l)X7-(>l)ll) H banque NATIONALE BUÇJ§IIM1ÎI1 AirCàhada I) ( T (I li lî I K X I» O S 1 T IONS Le Petit Prince a 50 ans La Pierpont-Morgan Librâry célèbre le cinquantième anniversaire du texte de Saint-Exupéry A * «i y i C * H- \ LE CENTRE D’EXPOSITION DE B AIE-S A INT- PAU L présente du 9 octobre ‘93 au 30 janvier ‘94 une rétrospective de RENÉ RICHARD Vernissage le 9 octobre à 17H30 Également au Centre d'art de Baie-Saint-Paul du 9 octobre au 1 3 décembre ‘93 des oeuvres D'EDWARD F.BOYD Peintre et ami de Richard Vernissage le 9 octobre à 16h 4-23, rue Ambroise-Fafard, Baie-Saint-Paul Pour informations: (41 S) 435-3681 Ouvert tous les jours de 9h à 17h Centre Canadien d’Archite U.4«4 L'espace et la densité de René Derouin, entretien avec Michel-Pierre Sarrazin.L'Hexagone, éditeur, 250 pages, avec cahiers de photographies monochromes et couleur.DU 5 AU 9 OCTOBRE 1993 INCLUSIVEMENT DERNIERE JOURNÉE POUR L'EXPOSITION SAMEDI LE 9 OCTOBRE 1993, À 15 HEURES Communication de René Derouin, et table ronde sur le thème /a communication de l'art via le livre et la vidéo, avec présentation du vidéofilm Migrations, de Françoise de la Cressonnière, une production Pixart à Montréal et Canal 11 à Mexico D.F.GALERIE LACERTE^PALARDY ASSOCIÉS 307, rue Sainte Catherine ouest, porte 515 Montréal H2X 2A3 Métro Place des Arts, Telephone 844 4464 Mardi au vendredi de 11 à 17 heures comme dans Musée EXPOSITIONS PAVILLON JEAN-NOEL DESMARAIS Champ prolongé jusqu'au 24 octobre 1993 Surprenantes et émouvantes.40 000 figurines en terre cuite envahissent le Musée.Une installation du sculpteur britannique Antony Gormley.Dessins de maîtres européens en provenance de collections polonaises du 7 octobre au 5 décembre 1993 Bassano, Durer, Rembrandt, Piranèse, Fragonard.110 dessins d'anciens maîtres témoignent de l'évolution du dessin en Occident du XVIe au XVIIIe siècle.Une exposition organisée par le Musée national de Varsovie (Pologne) et mise en circulation en Amérique du nord par The Trust for Museum Exhibitions, Washington.Design 1935 - 1965 : ce qui fut moderne du 14 octobre 1993 au 9 janvier 1994 250 œuvres - meubles, objets décoratifs, bijoux, affiches - de la collection Liliane et David M; Stewart du Musée desarts décoratifs de Montréal: Une importante exposition sur le modernisme dans le design international des années 1935 -1965.présentée avec l'appui de la société IBM.PAVILLON BENAIAH GIBB Jean Paul Lemieux jusqu'au 31 octobre 1993 Plus de cent tableaux retracent l’œuvre de l’illustre peintre du silence et de la solitude Dernièreoccasiondevoir celte superbe rétrospective organisée par le Musée du Québec.Louis Archambault : essai de renouvellement formel de quelques symboles mystiques (1980-1993) jusqu'au 31 octobre 1993 Cinq œuvres monumentales créées en 1980 par le sculpteur montréalais Louis-Archambault.ACTIVITES EDUCATIVES ET CULTURELLES Visites commentées Présentées en collaboration avec l'Association des guides bénévoles.Accès libre avec le billet d'entrée à l'exposition.Jean Paul Lemieux les mercredis 11 h et 11 h 30 en français.14 h en anglais Design 1935-1965: ce qui fut moderne les mercredis.11 h et 11 h 30 en fiançais.14 h en anglais les vendredis 15 et 29 octobre.13 h en fiançais le vendredi 22 octobre, 13 h en anglais Conférences Dans le cadre de l'exposition Design 1935 - 1965.le Musée présente une série de conférences sur les divers aspects du design.Avec Jean-Claude Germain (15 octobre).Michel Dallaire (29 octobre), Madeleine Arbour (12 novembre) et Pierre de Coninck (26 novembre).A 11 h, à l'Auditorium Maxwell-Cummings Billets en vente à la Billetterie ou à la porte de l'Auditorium, avant chaque conférence.Colloque À ne pas manquer, le samedi 16 octobre, un colloque sur le design réunissant des spécialistes du Canada, des État-Unis et d'Europe.Auditorium Maxwell-Cummings, de 10 h à 16 h Entrée libre.Dimanches-Esso Ateliers de design pour parents et enfants.Partagez la démarche créative du designer réinventez la fourchette ou créez un brace let ! Laissez-passer distribués à l’Accueil du pavillon Jean-Noël Desmarais une heure avant chaque atelier.Carrefour, 13 h, 14b, 15 h, 16 h, à compter du 17 octobre Le Musée est ouvert du mardi au dimanche, de 11 h à 18 h, le mercredi jusqu'à 21 h Musée des beaux-arts de Montréal Pavillon Benaiah Gibb 1379, rue Sherbrooke ouest Pavillon Jean-Noël Desmarais 1380, rue Sherbrooke ouest Autobus 24 ou métro Guy-Concordia Informations (514) 285-2000 m cjms^l280 9*4.3 Mit ÇIAD *'’r OTHW MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL ent à I contempoi Edition 1993 du 11 au 16 novembre 1993 Place Bonaventure Le Devoir, en collaboration avec l'Association des Galeries d'art contemporain de /Montréal, publiera un cahier spécial entièrement consacré à cet événement international.Date de parution : le 6 novembre 1993.Date de tombée publicitaire : le 29 octobre 1993.Tél.: (514) 985-3399 Fax.: (514) 985-3390 TRUST GÉNÉRAL
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