Le devoir, 23 octobre 1993, Cahier D
Le Devoir ® Le Feuilleton Page D3 Les Petits bonheurs Page D3 Littérature québécoise Page D5 Visas Page D10 ?livres I- E l> E V O I R , I.K S S A M E DI 2 A E T I) I M A X ( Il K 2 1 (I (' T O R li E I !> Il A L’Hexagone, à la source du Québec moderne Jean Genet PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Ils étaient six et ils voulaient changer le monde.Sinon le Québec.Quelques années auparavant, Borduas et les Auto-matistes avaient donné le ton en publiant leur célèbre Refus global.Animés par le même désir de modernité, Gaston Miron, I^ouis Portugais, Gilles Carie, Mathilde Ganzini, Olivier Marchand et Jean-Claude Rinfret voulaient participer à cette révolution.Ils l’ont fait à leur façon, non pas par le biais de la polémique mais plutôt par un acte éditorial.Ainsi est née l’Hexagone.En juillet 1953 paraît le premier de quelque 1000 titres, un recueil de poèmes de Gaston Miron et Olivier Marchand intitulé Deux sangs.«Au départ, l’Hexagone était un carrefour d’amitié et de poésie, un projet d’identité, une réflexion sur la modernité.L’Hexagone aura été à la source du Québec moderne», dit Jean Royer, directeur littéraire de l’Hexagone.Très tôt, des poètes qui marqueront l’histoire de la littérature québécoise y convergent.Jean-Guy Pilon.Fernand Ouellette, Rina Lasnier, Alain Grandbois et Michel Van Schendel, entre autres, participent à l’aventure.«Dès lors, l’Hexagone crée des événements rassembleurs qui deviendront de véritables institutions dans la vie littéraire.En 1957, Jean-Guy Pilon et Gaston Miron organisent la “Rencontre des poètes canadiens” qui se poursuivra jusqu’en 1961 puis deviendra en 1972, toujours sous la gouverne de Jean-Guy Pilon, la “Rencontre québécoise internationale des écrivains”.De la même manière, Jean-Guy Pilon fonde en 1957 la revue Liberté, doyenne des revues culturelles et littéraires du Québec», se souvient Jean Royer.En 1961, Jean-Guy Pilon cède la direction à Alain Horic qui y restera jusqu’en 1991.De nouveaux poètes gravitent autour de la maison: Claude Haeffely, Michel Beaulieu et Roland Giguère.D’abord une maison de poésie, l’I lexagone s’ouvre rapidement aux autres genres littéraires.En 1956, André Patry y publie le premier essai, Visages d'André Malraux.Ce n’est toutefois qu’en 1974 que paraît le premier roman, Profil de l'orignal d’Andrée Maillet.Il faudra attendre jusqu’aux années 70 pour que l’Hexagone devienne non plus une maison artisanale mais bien une maison d’édition professionnelle avec des assises commerciales solides.«Durant les vingt-cinq dernières années, dix auteurs de la maison ont reçu pour l’ensemble de leur oeuvre le prix Athanase-David du gouvernement du Québec: Alain Grandbois (1969), Paul-Marie Lapointe (19710, Rina Lasnier (1974), Fernand Dumont (1975), Pierre Vadeboncoeur (1976), Gaston Miron (1983), Jean-Guy Pilon (1984), Fernand Ouellette (1987), Andrée Maillet (1990) et Nicole Brassard (1991)», souligne Jean Royer dans la préface du catalogue général que l’Hexagone publie cet automne dans la foulée de son quarantième anniversaire.En 1985, l’Hexagone a réalisé un VOIR PAGE I) 2 : HEXAGONE Les prisons, les hôtels et les vies SOURCK GALLIMARD L'enfance de Genet, contrairement à la légende créée en partie par l'auteur; fut plutôt heureuse, sans coups ni frustrations, et c'est à un gamin de ses amis pupilles qu'il a pris une enfance de misère et de bosses.Vol, déjà, de destin, de drames, en pure effraction d'écrivain.ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR Les hôtels d’abord; Genet y a passé sa vie, de l’un à l’autre, deux étoiles, une étoile, les véeés au bout du couloir: jamais de palaces sauf une fojs au Lutétia, rive gauche, pour la frime.A Paris, c’étaient l’hôtel de Suède, le Terrass, le Bisson, le Rubens, le Fleur de Lys, le Méridional, des hôtels où il débarquait sans réservations, souvent sous un faux nom pour pouvoir déménager à la cloche de bois, après ses dérives, ses notes griffonnées, ses nuits rendues profondes grâce au Nembutal.Le dernier hôtel, celui où il était allé «attendre la mort» en avril 1986, où des amis le trouveront étendu dans la mini salle de bain, sans vie, c’était le Jack’s dans le XHIe arrondissement, pas loin de la prison de la Santé.Cette liste d’hôtels bon marché est l’un des itinéraires de Genet que l’on traverse dans l’importante biographie de l’Américain Edmund White qui vient de paraître chez Gallimard.Poésie des affiches banales et des petits halls miteux, ce sont les pierres blanches d’un grand Poucet des lettres françaises qui avait aussi additionné les prisons dans sa jeunesse, Fresnes, la colonie de Mettray, les Baumettes, Genet étant un voyageur sans bagages, né de père inconnu dans une clinique de la rue d’As-sas, abandonné par sa mère à l’Assistance publique à lage de sept mois, pupille de l’Etat placé jusqu’à 13 ans dans une famille du Morvan, fugueur, vagabond, troufion, prostitué, pédé, petit voleur et grand poète.Les prisons, les hôtels et les vies de Jean Genet se compilent dans cette biographie où l’on pourra, fors le mystère, tout savoir ce que l’on peut savoir sur cet homme et cet écrivain parmi les plus marquants du 20e siècle.Edmund White, dans la tradition de rigueur et de justesse des biographes anglo-saxons (on pense au Camus de Herbert Lottman, évidemment), mais avec en sus une approche toute attentive et en connaissance de cause de l’univers homosexuel particulier à Genet, brosse la première grande biographie de l’auteur de Notre-Dame-des-Fleurs et du Journal d’un voleur.11 restera aux autres à tenter de percer le ou les mystères.Une telle biographie a l’avantage d’éclaircir au moins le champ de connaissance autour de Genet.Ainsi quelques paradoxes majeurs de la pensée de Genet sont parfaitement posés et fouillés par White: entre autres, ce rebelle d’une société sur laquelle il crache est fasciné par les hiérarchies, épiscopale, militaire ou d’univers carcéral; ce citoyen qui abhorre la France nourrit un amour gigantesque pour la langue française; ce chantre du mal juge que la bonté est la qualité humaine la plus importante; ce célébrant de l’amour entre hommes valorise la trahison.Un des principaux apports de cette brique sur Genet c’est la lumière apportée sur les années du pupille à Alligny-en-Morvan.Le fils de Gabrielle Genet, une jeune femme dont on ne sait qu’une chose: elle déménageait souvent et avait déclaré être femme de chambre (entendons putain, sans doute), avait été placé à moins d’un an chez des paysans pieux dont la mère avait 53 ans.La maison des nourriciers de Genet était au centre du village, près de l’école.Jusqu’à 13 ans, il y vivra dans un milieu VOIR PAGE D 2 : GENET La recherche ’littéraire Ol'iM* ci iiici.’iiidt* v ’lande Duiltu et Stcpli.ilk Wultun ira ff LA RECHERCHE LITTÉRAIRE OBJETS ET MÉTHODE sous la direction de Claude Duchet et Stéphane Vachon LE GOUDRON ET LES PLUMES de Hélène Monette avec des photographies de Danielle Bérard Un livre indispensable à tous les chercheurs en littérature.eel I tC-LI I C’est réussi.Très.Jacques Allard, Le Devo" 1781, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2L 3Z1 Tél.: 514.525.21.70 Téléc.: 514.525.75.37 LE GOUDRON LES PLUMES I L'h iie Morvcilc L K I) K V (MR, I.E S S ,\ M E I) I 3 E T I) I M A X ( Il K 2 1 0 (' T 0 B K E I !) II 3 I) 2 mr GENET Un écrivain immense L IVRES ^— LA Vi TRINE DU LIVRE li E P h c II t SUITE DE LA PAGE D-l qui ne le perturbe pas jusqu’au mo-Atient où le fils de famille revient de guerre en 1918 (Genet a huit ans) jet reprend à la mère l’affection que joelle-ci portait au pupille Genet.; ; Ce que Edmund White dégage faien, puisque Genet a abondamment utilisé ses années d’Alligny-en-Morvan dans son oeuvre, c’est le vrai du faux, le réel de l’emprunté.Ainsi on verra que l’enfance de Genet, contrairement à la légende créée en partie par l’auteur, fut plutôt heureuse, sans coups ni frustrations, et que c’est à un gamin de ses amis pupilles qu’il a pris une enfance de misère et de bosses.Vol, déjà, de destin, de drames, en pure effraction d’écrivain.Chez les bouquinistes de Paris, dans des magasins de tissus, ce sont des vols bien insignifiants que faisaient Genet dans son adolescence et sa jeunesse, nous précise White.Un volume de Verlaine, un échantillon de soie, des chaussettes, les vols de Genet n’ont jamais eu pour but l’acquisition de l’argent.En 1942, lorsqu’il passera devant un juge pour le vol d’un recueil de poèmes de Verlaine, il répondra au juge qui lui demande s’il connaît le prix du livre volé qu’il n’en connait pas le prix mais la valeur.On verra comment Genet, surgi subrepticement en littérature sans formation (il quitte l’école à 13 ans) ni connaissances (il n’y avait pas de livres dans la maison d’Alligny, et très peu à la colonie pénitentiaire de Mettray, des Paul Féval, des Ponson du Terrail), aura d’abord toutes les difficultés du monde à maîtriser la langue et le style, combat qu’il remportera splendidement bien sûr dès ses premières publications en 1942 (la langue riche et fleurie de Genet est un phénomène), mais dans les années d’errance à travers l’Europe, les minées trente, que White nous révèle enfin par les lettres de Genet à Ain Bloch fia seule femme qu’il crut aimer), Genet écrivait en multipliant les fautes et ignorant les règles.L’un des mystères de cette vie, de cette carrière, c’est justement cette langue de Genet, une langue parfois à la limite de la préciosité, toujours dans le champ du décoré, du sublime.Genet a déjà dit qu’il avait tenu à maîtriser la langue des Français parce qu’il détestait la France (comme il avait salué Hitler parce qu’un petit caporal autrichien avait ridiculisé l’armée française), et qu’il voulait l’injurier ou la scandaliser dans toute la splendeur de sa langue.Ansi sait-on, lecteurs de Genet, jusqu’à quel point il a réussi ce pari de la langue, littérature qui nous a ébloui dès la tombée des premiers livres de Genet, dans mon cas Notre-Dame-des-Fleurs, fabuleux poème romanesque qui chantait la beauté des crimes et la grandeur des criminels, inventant la mythologie des tantes dans des phrases majestueuses.On se rappellera aussi, en lisant Edmund White, comment l’oeuvre de Genet a été essentiellement produite en deux grandes périodes d’inspiration bien distinctes, les romans et poèmes de l’homosexualité dans les années 40, dont la rédaction s’était faite en partie en prison, et le théâtre de la cérémonie travestie dans les années 50, pour ensuite laisser place à un silence littéraire de Genet qui fut long, décidé, comme une grève de la main, et qui ne fut rompu que vers la fin lorsqu’il écrivit Le captif amoureux.Homosexuel qui aimait les hommes hétérosexuels, écrivain qui détestait l’institution littéraire, poète qui célébrait le crime, citoyen a-politi-sé qui épousait des causes pour la beauté des combattants (les Panthères noires, les Palestiniens), le dénommé Jean Genet était tout cela, ses vies sont multiples et contradictoires, sa vie fut brisée par la mort d’un acrobate arabe, Abdallah son amour, et lorsque dans les années de guerre, lorsqu'il couchait avec un bel officier allemand mais aussi avec un beau résistant, deux jeunes gens le connaissant Oean Turlais et Roland Laudenbach) et ayant lu Le condamné à mort et Notre-Dame-des-Fleurs le présentèrent à Jean Cocteau, en février 1943, Genet était déjà, entier.Genet le Magnifique, écrivain immense dont la beauté des textes allait effrayer Cocteau qui écrira dans son journal: «le livre est là, terrible, obscène, impubliable, inévitable».Il sera publié.Et Genet deviendra l'un des grands écrivains du 20e siècle.Nè de père inconnu, sans domicile fixe, sans descendance; depuis huit ans qu’il loge à l’hôtel de la mort.Sûrement qu’il le quittera, une nuit, à la cloche de bois.JEAN GENET Edmund White, traduit de l'anglais par Philippe Delamare.Biographies NRF Gallimard 686 pages l’Hexagone 1953-1993 Quarante ans de littérature f ête ses 40 ans ! La quinzaine de l'Hexagone du 15 au 31 octobre 1993 À Montréal.Québec et Trois-Rivières Débats, rencontres, entretiens publics, séances de cinéma, soirées de poésie En vedette: les auteurs de l’Hexagone Dates Activités Mardi - 26 oct L’Hexagone au Square St-Louis «En quelle langue écrivent les écrivains?» 20h Débat-rencontre sur la langue française au Québec et la littérature Ecrivains Gérald Godin, Gaston Miron.Andrée Ferretti et France Boisvert Animatrice Jean-Daniel Lafond Lieu : Café Les Gâteries, 3443 rue Saint-Denis, en collaboration avec Françoise Careil de la librairie du Square Jeudi — 28 oct L’Hexagone à l’Université du Québec À Trois-Rivières Midi «L'Hexagone et les petits éditeurs de poésie au Québec de 1945 à nos jours» Conférence-midi sur la place de l'Hexagone dans l'édition au Québec.Conférenciers Richard Giguère et André Marquis Lieu : Centre d'études québécoises, Pavillon Léon-Provencher, local 3441 UQTR.Vendredi — 29 oct.L’Hexagone chez Renaud-Bray «La littérature peut-elle se passer d'essayistes?» 20h Table-ronde sur la nécessité d'un discours critique et sur l'apport des essayistes à l'élaboration d une ljttérature nationale Ecrivains Micheline Cambron, Marie-Andrée Beaudet, Robert Vigneault, Joseph Bonenfant Animateur Marcel Fournier Lieu : Librairie Renaud-Bray, 5117 rue du Parc, Montréal Samedi — 30 oct.L’Hexagone chez Champigny «L'écrivain et son public: mariage d’amour comme de raison» 14h Table-ronde sur l'influence du public sur l’écrivain Une invitation sous le signe du roman Ecrivains Émile Olivier, Suzanne Robert, Rober Racine, Renée-Berthe Drapeau Animateur Robert Baillie 16h Rencontre avec les nouveaux romanciers Louis Jacob, Pierre Voyer, Alain Abel et Luc Asselin Lieu : Librairie Champigny, 4380 rue St-Denis, Montréal 17h Tirage du concours «Les samedis de Champigny» 31 oct Café-Croissant avec Madeieine Monette 11 h Entretien public de Jean Royer avec Madeleine Monette Lieu : Maison des écrivains, 3492 rue Laval, Montréal Dimanche NOVEMBRE Du 11 au 16 nov L'Hexagone au Salon du Livre de Montréal Exposition «La génération de l'Hexagone» Tous les jours — l-5h Exposé de Jean Royer sur La génération de l'Hexagone Commanditaire Académie des lettres du Québec et Bibliothèque nationale du Québec Signature simultanée de 40 auteurs de l’Hexagone suivie du cocktail des auteurs Lieu : Salon du livre de Montréal BELOVED ET TAR BABY Toni Morrison, 10/18 I-e prix Nobel de littérature vient tout juste d’être attribué à cette romancière noire américaine qui ne cesse, depuis quelques années, de conter la malédiction et la folie de l’esclavage et d’exhumer des décombres de l’oubli les origines de sa race et les blessures de son histoire.Le tout dans un style et avec une verve qu’on dit autrement puissants que chez Alex Haley.Christian Bourgois réédite en 10/18 Beloved, prix Pulitzer 1988, ainsi que Tar Baby, au moment où le plus récent livre de Morrison traduit en français, Jazz, fait tout un tabac en France.domaino étranger POUR LES ÂMES précédé de CHOIX DE P0EMES/ARBRE5 Paul-Marie Ixipointe, Typo poésie.Publiés au début des années 60, ces deux recueils rompent un silence de 12 ans et confirme chez l’auteur du Vierge incendié qu’il n’y a de réel absolu que d;uis le corps des mots.Litanies et syncopes travaillent ces poésies.écrites sous le double ascendant du be-bop et du surréalisme et considérées par plusieurs comme l’acte de naissance à la modernité de la poésie québécoise.L’édition a été revue et augmentée, et Robert Melançon en signe la préface, l’amateur de poème en lui nous invitant à revenir à «l’évidence tranquille» des textes recueillis.RÉCITS DE L’EXIL, VOl.2 Nina Berberova, Babel Elle s’est éteinte il y a deux semaines, et de provisoire qu’il était, l’exil qui a nourri son oeuvre pendant près d’un demi-siècle est subitement devenu définitif.Après un premier volume, paru l’an dernier, voici que Babel complète la petite suite bien tempérée qui s’était magistralement ouverte avec L’accompagnatrice, en réunissant l’ensemble des romans miniatures que la romancière a écrits entre 1934 et 1959 : I)e cape et de larmes, Le roseau révolté et Le mal noir.Ultime variation sur la détresse profonde des immigrés russes, déchirés entre l’exil et le royaume.AGONIE Jacques Brault, Boréal Compact "S.Mc.^ lu, mi|u ii viujii unu.itn Aliénons moins poussiéreux du roman.Jacques Brault le fait en se recommandant des muses.Agonie emprunte et son titre et sa forme à un poème d’Ungaretti, dont il offre en filigrane de l’action une profonde explication.Un bel exemple de réconciliation entre la lecture du texte et celle, non moins heurtée, de l’existence humaine.LE DOSSIER BRANDON Quentin Bell, Rivages poche/Biblio-thèque étrangère Qui est Ixidy Brandon, morte le 31 octobre 1943?Comme le citoyen Kane de Welles, tout ce qu’on peut savoir de cette grande dame, aimée et respectée de tous, tient dans la somme des enquêtes qui ont été menées à son sujet par un certain Evans.C’est ce dossier qui forme le corps et la tête du roman de Quentin Bell, une imposture littéraire et biographique comme aiment nous en cuisiner les romanciers anglais.L’AUTRE THOMAS D’AQUIN Martin Blais, Boréal Compact.Professeur retraité de la faculté de philosophie de l’université Laval, Martin Blais signait l’an dernier un essai-fleuve sur le théologien d’origine italienne le plus important du moyen âge.Sa thèse : montrer que le philosophe chrétien qui a tenté une synthèse ambitieuse entre la foi et la raison par une vertigineuse multiplication des systèmes et des sommes totalisantes était aussi un être habité par le doute, et que derrière l’homme de toutes les certitudes se cachait un penseur en mouvement.Alain Cliarbonnean HEXAGONE Louverture sur le monde SUITE DE LA PAGE D-l vieux rêve de Gaston Miron en lançant la collection de poche TYPO.Déjà plus de 75 titres, puisés à même les fonds de l’Hexagone, VLB éditeur, les Quinze et plusieurs autres maisons ont été publiés.La même année, la maison a créé la collection Fictions, tremplin de choix pour les Marcel Godin, Yolande Villemaire, Jacques Marchand, Robert Baillie, Lori Saint-Martin, Pierre GobeU, Emile Martel, Madeleine Monette et Micheline La France.En 1991, Alain Horic a vendu l’Hexagone à M.Pierre Lespérance et à Sogides.Aujourd’hui, quarante ans après le début de l’aventure, y-a-t-il encore un projet littéraire propre a l’Hexagone?Dans les assises du Groupe Ville-Marie littérature, la maison conserve-t-elle toute son autonomie?«Assurément, répond Jean Royer.L’Hexagone est restée l’Hexagone.Nous disposons de la plus grande liberté.Nous sommes toujours de véritables éditeurs.Nous sommes peut-être, avec Leméac, les seuls à porter bien haut le flambeau de la littérature.Nous gardons l’exigence littéraire.Et nous poursuivons toujours notre mission d’accompagner le Québec dans sa démarche identitaire et intellectuelle.L’Hexagone veut continuer la littérature d’ici, contribuer à la découverte de nouveaux écrivains, au développement de leur oeuvre et au maintien d’un fonds littéraire dans un esprit de continuité.Alain Horic, Gaston Miron, Marie-Andrée Beaudet, André Brochu et Suzanne Robert veillent, tout comme moi, au respect de cette politique éditoriale».Depuis qu’il dirige l’Hexagone, Jean Royer a choisi l’ouverture sur le monde.«Nous voyageons beaucoup.Nous exportons notre littérature.Et la réception est extraordinaire, à Paris ou ailleurs», dit-il.Cette ouverture sur le monde se vit aussi de l’intérieur.«Nous entendons nous ouvrir de plus en plus aux gens des autres cultures.Nous comptons déjà dans notre catalogue des écrivains issus de différentes communautés françophones du monde: Juan Garcia, Anne-Marie Alonzo, Emile Olivier, Jean-Daniel Laffond et Paul Zumthor», souligne-t-il.L’Hexagone publiera sous peu, en traduction, Margaret Atwood.lii encore, rappelle Jean Royer, cette démarche s’inscrit dans la continuité.L’ouverture sur le monde a toujours caractérisé l’Hexagone.Alain Horic, le pionnier, était venu de Croatie.L’ETAT DU MONDE 1994 Annuaire économique el géopolitique mondial fOIIIONS LA DÉCOUVERTE / ÉDITiol Pour Comprendre le monde d'aujourd'hui *¦ ® m-X-, III «Ml.Boréal Le Devoir ckac73am L’ÉTAT DU MONDE CADET Une encyclopédie abondamment illustrée conçue pour les 10 à 14 ans.124 pages • 27,95 $ coédition La Découverte/ Syros Alternatives COMPRENDRE LE MONDE D'AUJOURD'HUI PARCE QUE LA TERRE TOURNE Le seul annuaire économique et géopolitique mondial entièrement mis à jour 640 pages • 24,95 $ L'ÉTAT DU MONDE 1994 Le dernier Berberova: à lire en écoutant Satie OU II N'EST PAS QUESTION D’AMOUR, et autres récits par Nina Berberova, traduits du russe par Alexandra Plet-nioff-Boutin, Actes Sud, septembre 1993, 221 pages.MARIE LAURIER LE DEVOIR Titre étrange que celui du dentier Berberova où il n’est peut-être pas question d’amour mais un peu beaucoup tout de même.Mais davantage et toujours de musique, d’amitié, de relations humaines, d’observations pointues, je dirais même acérées sur le milieu des réfugiés russes.Il s’agit ici de nouvelles brèves, incisives, rondes comme des cercles parfaits qui dépeignent l’univers vériste et parfois dérisoire de ceux qui ont choisi ou été forcés de choisir l’exil dans les années 1920-1930.En lisant les pages de ce petit livre sorti au lendemain de la mort de la l’écrivain russe à 92 ans il y a quelques semaines, j’ai retrouvé cette même atmosphère «berberovien-ne» faite de mille petits riens qui finissent par faire un grand tout et une histoire complète.L’auteur de Y Accompagnatrice y démontre une fois de plus son talent de rendre signifiant l’insignifiance de vies.Avec un style minimaliste: d’un mot, d’un trait, d’une expression.d’une courte phrase, comme celle-ci par exemple puisée dans L’histoire des trois frères : «il pouvait s’offrir de petits plaisirs, et même quelques grands.Mais il n’avait aucune envie de bouger.» C’est peu et beaucoup dire.Et cela continue dans cette veine dans le dernier ouvrage de cet auteur paru chez Actes Sud, la suite, en quelque sorte, de son précédent intitulé Chroniques de Billancourt.Curieusement, sans doute inspirée par la photo du pianiste en page couverture, en le lisant, il rqe semblait entendre la musique d’Eric Satie, Gymnopédies , Morceaux en forme de poire.Ou encore Ijcs Ludions, ces petites figurines enfermées dans une bouteille qui montent et qui descendent quand on y modifie la pression.Tout comme Satie en musique, Berberova transforme en littérature le moindre détail du comportement de ses compatriotes, ces éternels errants tous en quête de retrouver dans leur terre d’exil cette petite étincelle pouvant donner uh sens à leur vie de transplantés autour des usines Renault, bien contre leur gré.Ces nouvelles rassemblées sous le titre général Où il n ’est pas question d’amour , Nina Berberova les a écrites entre 1931 et 1940, et elles forment une mosaïque impressionniste de l’histoire des exilés russes en France.Narratrice douée, elle raconte qu’ils continuaient d’aimer, de haïr, de boire, de s’amuser, de jouer la comédie, de survivre dans une promiscuité -«Dans le reste de la maison, depuis le décès de ses parents, il y avait cinq familles» - où parfois l’exacerbation des uns et des autres pouvait conduire au plus profond désespoir.Et toujours, tout comme Satie qui faisait de la dérision un écran pour dissimuler ses états d’âme, c’est l’écriture qui sert à Berberova d’exutoire pour exprimer son mal mais aussi son goût de vivre.Voyons comment elle décrit un de ses personnages: «Il possédait assez d’argent pour satisfaire ses désirs qui étaient particulièrement.non pas modestes mais si rares et si diffus.Assez pour s’intéresser encore à des futilités élevées: la politique, l’humanité, le progrès.» Cette seule phrase en dit suffisamment long pour comprendre l’intensité du récit, pas assez cependant pour ne pas lire au complet ce charmant petit livre.Et il y en aura d’autres puisque l’éditeur français Hubert Nyssen qui publie depuis 1985 les traductions de l’oeuvre de Nina Berberova nous promet de publier bientôt trois ou quatre ouvrages de sa protégée.Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS Samedi 6 novembre de 11 h à I3h ANDRÉE RU ILO «LES ENFANTS DE LTNDIEEÉRENCE» Editions de l’Ilomme a,9b.22h 362 jours par année 1120, ave.laurier ouest outremont, montréal loi.! 274-31.69 • téléc, i 274-3660 ^ I.K I) K V OIK, I.K S SA M K I) I 3 V.T I) I M A X ( Il K 2 1 (Il T (I li II K I II II A L E S P E T I T S li 0 N II E U li S Merveilleux Diderot JACQUES LE FATALISTE ET SON MAITRE Denis Diderot.Postface et notes de Norbert Czamy.Seuil, collection L'École des lettres, 406 pages.La vie ne nous fournissant que peu d’occasions de nous réjouir, il ne faut pas dédaigner les tendres pièges que nous pose le hasard des rééditions.Ainsi ce roman picaresque que Diderot commença aux abords de la soixantaine et qui ne fut pas publié de son vivant.Inspiré par le Tristam Shandy de Stern e, Jacques le Fataliste raconte l’odyssée d’un valet et de son maître.Ecrit pendant les années d’effervescence sociale de la pré-Révolution, le roman est toujours d’une remarquable jeunesse.On a souvent dit que la construction de ce roman fonctionne comme une poupée gigogne, les récits complémentaires se joignant ou plutôt s’emboîtant dans des récits principaux.Les nombreux retours en arrière, les interruptions de narration préfigurent l’écriture cinématographique.Quant aux commentaires que l’auteur formule à l’endroit du lecteur, ils ressemblent aux trucs qu’utilisera deux siècles plus tard un Woody Allen, par exemple.Mais ce qui surprend encore davantage, c’est le ton de l’écriture.Arthur M.Wilson, auteur du maître-livre sur l’auteur du Neveu de Rameau, écrit: «Jacques le Fataliste est un document sur la condition humaine, exceptionnellement stimulant et provocant, à la fois par ce qu’il dit et par la façon dont il le dit» (1).Drôle d’homme que ce Jacques, qu’une blessure de guerre condamne à boiter et qu’une gourde de vin console de bien des maux.Bien qu’il estime que tout est écrit dans le ciel et qu’il ne sert à rien de s’insurger contre les menées divines, il ne cesse d’examiner le rôle de la domination entre les hommes et de s’interroger sur les relations amoureuses.Le raisonneur, c’est lui.Son majtre n’a qu’un rôle de faire-valoir.A peine s’il lui arrive à l’occasion de rappeler à Jacques sa condition sociale.Je mets au défi le lecteur contemporain de ne pas prendre plaisir à ce G I L L E S ARCHAMBA IJ L T ?roman tout de primesaut.Peu d’oeuvres ont tant de légèreté.Sent-il qu’il risque d'ennuyer le lecteur, Diderot bifurque, fait une pirouette.Et surtout il crée un personnage qu’il est impossible de ne pas aimer.Dès les premières pages on s’intéresse au sort de ce serviteur débrouillard.Les clins d’oeil multiples que nous adresse l’auteur n’ennuient jamais.On les souhaite avec autant de gourmandise qu’on accepte les invraisemblances qui parsèment le récit.Il y a aussi que Jacques le Fataliste est un hymne au bonheur.Comment ne pas songer en les lisant aux lettres si merveilleuses que Diderot écrivit à Sophie Volland?Au détour d’une phrase ou d’un dialogue, on découvre des propos attribués à Jacques que l’auteur aurait pu écrire à son amie.En date du 3 septembre 1774, par exemple, cette confidence: «J’avais cru que les fibres du coeur se raccourcissent avec l’âge; il n’en est rien; je ne sais si ma sensibilité ne s’est pas augmentée: tout me touche, tout m’affecte: je serai le plus insigne pleurnichard de vieillard que vous ayiez connu» (2).Il y a de la sensibilité vraie dans ce roman qui affecte la fantaisie la plus pure.La grandeur de la littérature emprunte souvent ces détours.Pourrais-je en terminant souligner la pertinence des petits livres de cette collection dite de L’École des Lettres?Rarement livres de poche ont-ils eu pareille élégance.Cela ne nuit pas au plaisir de lire.(1) Arthur M.Wilson, Diderot, sa vie, son oeuvre.Éditions Robert Laf-font, collection «Bouquins», page 559 (2) Denis Diderot, lettres à Sophie Volland, t.2.s Editions Gallimard, page 259 Un héros de chair et de légende IE ROCHER DE TANIOS Amin Maalouf Grasset, Paris, 1993 277pages HERVÉ GUAY Par son titre, le cinquième roman d’Amin Maalouf semble tout droit sorti de la mythologie grecque.Nous n’en sommes pas si loin à vrai dire même si la terre des légendes abordée n’est pas Mycènes mais le Liban et ses montagnes au siècle dernier.C’est que le merveilleux et les péripéties abondent dans la petite principauté du Cheik Francis dans laquelle nous entraîne l’auteur du Rocher de Tanios.Tout commence à Kfaryabda par la superstition qui entoure un rocher.Les aînés exigent des plus jeunes le serment qu’ils n’y grimperont jamais.La raison qu’on donne aux enfants du village: Tanios a disparu juste après s être assis à cet endroit.Or, on ignore désormais l'essentiel de son existence qui se perd dans la nuit des temps.Voilà ce que reconstituera un des petits villageois pour se permettre de monter à nouveau sur le rocher.Ses recherches l’amèneront à des vérités contradictoires, à des énigmes jamais entièrement résolues qui s’ajouteront aux faits sans justement les défaire.D’où un récit jamais unidimensionnel et dans lequel les événements s’expliquent rarement à la seule lumière de la rationalité.Au narrateur sceptique, un vieillard répond même: «Tu ne veux que des faits?Mais les faits sont périssables, crois-moi, seule la légende reste, comme l’âme après le corps, comme le parfum dans le sillage d’une femme».En fait, le savoir-faire de Maalouf réside dans sa capacité de disséminer le doute, de donner plusieurs sens aux événements, d’accorder du crédit à la version populaire autant qu’à celle d’un vieux muletier mais surtout de les produire côte-à-côte comme autant de couches de sédimentation nécessaires à l’appropriation de l’insaisissable vérité.Tout cela concoure ainsi à faire de son héros, Tanios, à la foi un être de chair et de légendes — ce qui est rare.Des figures, elles aussi complexes, accompagnent le jeune héros jusqu’à sa disparition.Certaines comme son père, Gérios, ont l’air taillé tout d’une pièce avant de se révéler dans toute leur versatilité.D’autres comme Lamia garderont leur mystère le récit durant.Mystère qui tient dans la rumeur qui la précède: «Lamia, Lamia, comment pourrais-tu cacher ta beauté?» Parmi ces personnages toutefois, il en est certes qui impose au récit d'Amin Maalouf une vigueur qu’il n’aurait pas autrement.Il s’agit de la petite communauté de Kfaryabda auquel le romancier accorde une voix prépondérante par le biais de ses expressions, dictons, sentences, superstitions.C’est une sorte d’opinion publique dont le récit se soucie au même titre que le point de vue des protagonistes.Cela donne certes au roman une épaisseur sociale qui se superpose à l'héroïque destinée de Tanios.En clair, Maalouf trouve un équilibre entre l'histoire et la légende qui confère à son récit un charme très oriental.Je dirais que l'exotisme, l’accessibilité et le raffinement de son roman ainsi que sa maison d’édition jouent pour lui dans la course au Goncourt.Mais cela suffit-il?NOUS LAISSONS LA COMMENCE ANNONCER POUR NOUS Si un concurrent annonce un livre à un prix inférieur que le Parchemin, nous réduirons ce prix de 5% tile Parchemin u- REDUCTION SUR TOUS NOS LIVRES A L’ANNEE A l'Intérieur de In station Métro ÜJ23 Berri-UQAM Tél.I 845-5243 ‘ But ptAnnntnlion -a.’S>- VW% *'•«»« B.’'ai- 4L HEBERGEMENT region \t ¦ t />,v r' -^/-* ., Æ*’ » CHARLEVOIX RELAIS & CHATEAUX LA FINE FlEl'R DES MAITRES HOTELIERS LA PINSONNIERE ! 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Jean-Baptiste.Baie Saint-Paul (418) 435-2255 OFFREZ-VOUS UN SÉJOUR CHEZ LA FAMILLE DUFOUR HOTEL VAL-DES-NEIGES Centre de villégiature de congrès situé au pied du Mont Sainte-Anne.110 chambres de luxe, cuisine réputée, piscine intérieure panoramique, sauna, bain tourbillon, salle d'exercices, salles de réunion (12).Demandez nos avantageux forfaits : «Évasion à la montagne», «Coeur à coeur», «Douces Vacances», «Réunion d'affaires», «Cadeau*, etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes.Tél.: (418) 827-5711.FAX (418) 827-5997, sans frais 1 -800-463-5250.HÔTE: t-800-361-6162 AUBERGE LA PIGNORONDE Auberge à flanc de montagne avec vue magnifique sur le Saint-Laurent.27 chambres tout confort, fine cuisine, salle de réunions et de jeux, piscine intérieure panoramique, bar-détente, ambiance chaleureuse, etc.Demandez nos forfaits : «Évasion vers l'Art».«Coeur à Coeur».«Douces Vacances», «Réunion d'affaires».«Cadeau», etc.Tarifs et forfaits spéciaux pour groupes Tél : (418) 435-5505.FAX (418) 435-2779, sans trais I-600-463-5250.HÔTE : 1-800-361-6162 HOTEL CLARENDON Construit en 1870, situé au centie des fortifications du Vieux-Québec.entièrement rénové, climatisé, avec en ses murs le restaurant Charles Baillairgé, le plus ancien restaurant au Canada.93 chambres tout confort, cuisine raffinée, Bai L'Emprise où le jazz est 6 l'honneur, directement relié 6 un stationnement Intérieur.Demandez nos avantageux forfaits dont le forfait «cadeau».Tél, : (418)692-2480.FAX : (418) 692-4652- 1-800-463-5250, HÔTE 1-800-361-6162 MANOIR DU LAC DELAGE À quelques minutes du Vieux Québec et du centre de ski Stoneham.Chambres spacieuses et suites.Piscine intérieure, sauna et bains tourbillons.Forfait Noël (2 nuits/3 jours) incluant promenade en traîneau, messe de Noèl, réveillon, 2 repas du soir, un brunch, un petit déjeuner et l'accès aux activités sportives hivernales.À compter de 199 $ (p, pers, occ.double) Réservations (418) 848-2551 ou 1-800-463-2841 Miinnir Victoria MANOIR VICTORIA Situé au cœur du Vieux-Québec, cet hôtel au cachet européen unique a récemment été rénové et agrandi au coût de 12$ million.145 chambres et suites - 7 salles de réunions et banquets - restaurant fine cuisine (20% de rabais le soir) — resto-bistro Le Saint-James — piscine intérieure - club de santé - -sauna — stationnement intérieur avec service de valet À partir de 65$ par nuit en occ.double i p™ Renseignez-vous sur nos lorfaits I ¦OUlHIOo O/OO LE DEVOIR TOURISME Le bel été 93 Pour une fois, tout le monde au Québec s’accorde à dire que la saison touristique a été très bonne NORMAND C A Z E LA I S Qu’on se le dise, l’été 1993 a été une très bonne saison touristique.Tout le monde, pour une rare fois, est d’accord là-dessus: fonctionnaires, hôteliers, transporteurs, «intervenants» de tout genre, en région comme à Montréal et à Québec.Tout le inonde.Les statistiques d’ailleurs en attestent.Le 3 octobre, nous rapportions en ces pages que, de juin à septembre, la région de Beauce-Appalaches avait connu une augmentation de 20% de visiteurs et des retombées économiques additionnelles de sept millions de dollars, ce qui devrait porter ses revenus touristiques à 67 millionsS cette année.En juin dernier, la région de Montréal a connu un taux d’occupation hôtelière en hausse de 5,2% sur 1992 — qui lut pourtant, on s’en rappelle, l’année du 350e anniversaire.A Québec, ce taux a grimpé de 5% en juillet et de 25% dans Charlevoix, de juin à la mi-août.Au cours de l’été, le nombre de touristes en Gaspésie fut de 25% supérieur à l'an dernier.Idem dans le Bas-Saint-Laurent dont la clientèle a connu une augmentation de 27,5%.En Montérégie, on parle de 15 à 20%.Cette semaine encore, alors qu’avait lieu au Palais des congrès de Montréal la Bourse touristique 1993, j’entendais des réflexions allant dans ce sens: «Oui, ce fut un bon été»; «On n’a pas à se plaindre»; «Il était à peu près temps que a arrive!»; «Nos efforts ont enfin porté fruit.» Des réflexions qui portaient, en filigrane dans le ton de la voix, le même espoir «Pourvu que a dure.» Dans l’édition d’octobre de Tourism’Estrie, bulletin de l'Association touristique de l’Estrie, Alain larouche, directeur général de l’ATR, fait un bilan de l’été dernier qui, par ses constats et ses suggestions, témoigne de cet état d’esprit: «Nous pensons, écrit-il, observer une remontée d’environ 10% de l’activité touristique en 1993.Le printemps a augmenté, l’été fut excellent, l’automne surprenant et nous effectuons une énorme campagne-hiver (américaine et québécoise).» Pour expliquer ce succès, Alain Larouche fait intervenir plusieurs facteurs.¦ Des conditions climatiques plus qu’agréables se traduisant par un été chaud et des week-ends ensoleillés qui ont incité les gens à se balader, à voyager.¦ Un faible taux de change par rapport au dollar américain qui a «favorisé les voyages intérieurs».¦ Les retombées des importantes campagnes promo- Le magnifique village de Port-au-Persil, dans la région de tionnelles (300 000$ dans le cas de l’Estrie) menées «dans tous les médias à la fois: radio, journaux, magazines, télévision) ».A ces causes, il faudrait ajouter le contexte morose de la récession et les annonces répétées de coupures d’emplois qui n’ont certes pas encouragé les Québécois à faire de longs ou fréquents séjours à l’étranger.On pourrait citer également la clientèle sans cesse plus importante des touristes européens, notamment français, en terre québécoise.Ainsi, selon l’ATR de la Gaspésie, cette augmentation aurait été de 42% par rapport à l’an dernier.Mais, observe Alain Larouche, il y a des corollaires à cette croissance touristique.¦ Les gens «magasinent» davantage avant de réserver: «On appelle de nombreux hôtels avant de faire son PHOTO MARC RENAUD Charlevoix.choix.Vous avez avantage, conseille-t-il à ses membres, à placer vos meilleurs vendeurs à la réception téléphonique».¦ La durée moyenne des séjours raccourcit: «Les clients ont tendance à rester moins longtemps sauf si on est assez habile pour les “convaincre” chaque jour de revenir avec un menu d’activités alléchant».¦ Si les forfaits de golf et de spectacles ont été les meilleurs vendeurs en Estrie cet été, ce sont les activités «les moins coûteuses» (le vélo, la randonnée, la route des vins, les parcs), activités qu’on peut pratiquer en famille, qui stimulent le plus la prolongation d’un séjour».Iæs goûts, les comportements changent.De nouvelles valeurs, de nouveaux intérêts émergent.La récession ne durera pas une éternité et, de toute façon, ces consom- PHOTO BENOIT CHALIFOUR Le festival de la Mongolfière, dans la région de la Montégérie.mateurs bien particuliers que sont les touristes s’ajusteront Mais à quel point le produit touristique québécois, lui, s’ajustera-t-il pour faire en sorte que cette popularité ne soit pas qu’un feu de paille?Les paris sont ouverts. I K 11 K V 0 I H .I.K S S A M K I) I K T I) I M A \ < Il K 2 I (Il F 0 li II K I II II A 0 U RIS M E Quelques guides Pour découvrir les secrets de la Floride DIANE BRECOURT LE DEVOIR Rares sont ceux aujourd’hui qui ne côtoient personne pliant bagage au tournant des saisons fraîches ou froides, et même de plus en plus à l’été, pour s’envoler ou rouler vers le soleil de la Floride.Tout comme à une certaine époque, bien des familles québécoises comptaient au moins un «mononcle des Etats» qui venait «se promener en Canada» les poches pleines de billets verts en cassant son français.Devenue une espèce d’extension géographique naturelle pour les Québécois surgelés en mal de chauds rayons, ou pour ceux qui éprouvent une sorte de mal du pays lorsqu’ils y voient la famille réunie au grand complet pendant les Fêtes par exemple, la Floride n’en cache pas moins des secrets que tous les visiteurs auraient avantage à fouiller.Au delà des plages surpeuplées d’où montent l’odeur de noix de coco et le tumulte en stéréo, au delà du pina colada sous les palmiers de Miami, il y a toute une Floride de petits villages, de pêche, d’oiseaux, de flore et de paysages insoupçonnés autour de baies sinueuses.Pour vous aider à la découvrir et pour aller y bronzer intelligent, voici quelques guides adaptés à peu près à tous les besoins, du touriste qui dispose de courtes vacances au résident retraité en passant par le campeur motorisé et même le propriétaire foncier.ri Si tous les chemins québécois mènent à la Floride, il y a deux principales roules qu’on peut emprunter.Les publications I-Guide de Mont-Saint-Hilaire sortaient en 1992 La Floride via 81 et La Floride via 87, deux fascicules de 150 pages chacun répertoriant les services offerts à moins d’un mille des sorties de ces autoroutes: hôpitaux, stations-service, restaurants, hébergement, épiceries, banques, centres commerciaux.Pour les routiers qui ont horreur de tourner en rond et pour ceux qui préfèrent les voyages superplanifiés aux petits hasards de la route.¦ Le Guide,Ulysse de la Floride publié par les Editions Ulysse de Montréal, propose en 400 pages une tournée des régions floridiennes par leurs voies d’accès, les attraits touristiques, le plein air, les parcs et les plages, l’hébergement, les restaurants et la vie nocturne, avec une incursion dans l’histoire et la cuisine.Des plans aideront l'utilisateur à situer les principaux sites dont il est question et d’autres lectures sont recommandées.Un autre Guide Ulysse, celui de Disney World, présente en 300 pages toutes les attractions offertes.Après le rêve de Disney et les renseignements généraux, chacun des parcs thématiques fait l’objet d’un chapitre, avec des trucs et des conseils aux visiteurs: Magic Kingdom, Epcot Center, Disney-MGM, Le Reste du Monde, Studios Universal et Sea World.Pour un voyage efficace au royaume de l’imaginaire, surtout qu’on y est plus souvent qu’autrement accompagné d’enfants pour qui le reste du monde importe peu lorsqu’ils y ont passé les tourniquets.n/miDK • MKMQl'K « AMERIQUE CENTRAI*! • ANTILLES • AMÉRIQUE DU SUD GUIDE DES DESTINATIONS S LEIL IVMBLHCLIÏÜN par rapport à une autre.Outre la Floride, les autres choix traités dans ce bouquin de 375 pages sont le Mexique, les Antilles, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud.¦ Vous et la Floride du CAA-Québec, publié chez Hurtubise HMH, est un guide très pratico-pratique vraiment destiné aux voyageurs québécois et particulièrement, on s’en doute, aux automobilistes et autres routiers.On y trouve plein de détails notamment §ur les coûts du carburant au fil des Etats, des tableaux sur les règles de la sécurité routière et des comparaisons d’achat d’une voiture neuve au Canada et aux Etats-Unis.Le guide de 200 pages consacre tout un chapitre aux assurances, jusqu’à l’assu-rance-habitation et au fisc puisque les Québécois propriétaires en Floride sont de plus en plus nombreux.Ici, pas d’histoire de l'Etat du soleil, mais une foule de renseignements utiles, de la marche à suivre si on «attrape» une contravention jusqu’à la cour des petites créances flori-dienne.¦ Le Guide Nettes sur la Floride se distingue par la qualité de ses photographies couleurs.Publié par Nelles Verlag de Munich, ce guide de 250 Guide de voyage Ulysse ¦ Le Guide des destinations-soleil d’André Bergeron, publié chez le jour, éditeur, comporte une partie sur la Floride avec des informations par exemple sur les périodes de l’année pour bénéficier des meilleurs prix, les plages, la cuisine, les attraits culturels et les divertissements, des renseignements sur l’histoire et la géographie, puis les avantages et inconvénients d’une destination-soleil FLORIDE vie quotidienne — les influences espagnoles, les immigrants, les retraités, la violence et la drogue, les ouragans, les insectes.— et une autre à un guide pratique.Bien que les voyageurs canadiens y trouveront leur compte par l’étendue de l'information couverte, cette publication d’adresse particulièrement à un public européen.¦ Le Grand guide de la Floride publié chez Gallimard, est abondamment illustré.Les toutes premières pages annoncent ses couleurs avec la photo d’une femme étendue sur la plage le corps brillant de lotion et doré de soleil.Traduit de l’anglais, ce guide de 400 pages fait une large place à l’histoire et à la société floridiennes.Après une,tournée des grandes régions de l’Etat avec leurs points d’intérêt, leurs attractions et leurs mets typiques, une bonne partie est consacrée aux conseils pratiques, dont certains s’adressent aux Européens.¦ Le Guide Marcus de la Floride, d’à peine 75 pages, fait un survol des principales villes de l’Etat en présentant leurs principales caractéristiques et quelques repères historiques, avec une incursion à La Nouvelle-Orléans et aux Bahamas.Edité à Paris, ce guide contient ça et là des renseignements pratiques destinés à un public européen, comme par exemple ceux concernant la «carte santé Amériques» et les passeports et visas.pages accorde une grande importance à l’histoire et à la culture, avant de présenter les différentes régions floridiennes complétées de fiches techniques.Toute une partie est également consacrée aux réalités de la louions du Bum • Ni i if i Vf tue Floride SUITE DE LA PAGE I) 10 Et aussi: ¦ Les villages de pêche près de Naples sur la côte du golfe du Mexique: crevettes et éponges.¦ Ixs Everglades: vaste plaine inondée vêtue de mangrove et de végétation touffue, nourrie d’une humidité permanente avec cris d’oiseaux et glissements d’alligators.Parc national depuis 1915.¦ Pêche en mer, à bord de petites embarcations louées pour une trentaine de dollars par jour ou sur des bateaux plus imposants — et beaucoup plus chers: espadons, marsouins, fiions et autres espèces à sensations fortes.¦ Le Salvador Dali Museum à St.Petersburg (813-823-3767): imposante collection d’huiles, d’aquarelles, de croquis et de scupltures.Fermé les lundis et jours fériés.Frais d’entrée.?A surveiller.lit Floride frissonne à l'idée qu’une partie de ses fidèles clients québécois et canadiens puissent la délaisser.D’où l’idée d’offrir des bargains: en collaboration avec le Jacksonville and the Beaches Convention & Visitors Bureau, certains hôtels accepteront cet hiver le dollar canadien au pair.Il s’agit des Comfort Inn Oceanfront, Holiday Inn Baymeadows, DoubleTree Club Hotel, Embassy Suites Hotel, Omni Jacksonville Hotel et Residence Inn by Marriott.Renseignements: (904) 798-148/9105 (télécopieur).• r i St-Augustine, la plus ancienne ville des Etats-Unis, cache des trésors de beaute.*h De passage en Floride A’I -— n Seulement un peu | de prudence i Une promenade dans les Everglades recèle des surprises Il existe un sérieux problème de criminalité en Floride.» C’est écrit en toutes lettres dans un communiqué émis récemment par le ministère des Affaires extérieures et du Commerce extérieur du Canada.Les touristes qui circulent dans des véhicules de location ou immatriculés à l’étranger sont particulièrement visés rappelle le ministère qui ajoute que les «Canadiens qui se rendent en Floride doivent prendre leurs précautions».Il conseille notamment de consulter les brochures publiées par les autorités de l’Etat et de suivre les consignes suivantes: ¦ ne jamais se déplacer en automobile, à moins de bien connaître la route (mais il ne faut pas non plus exagérer et tomber dans la paranoïa mur à mur); ¦ n’emprunter en ce cas que les grandes artères, très fréquentées et bien éclairées; ¦ ne pas s’arrêter sur le bord d'une route ou d’une rue si on est perdu mais se diriger vers un endroit (restaurant, hôtel, station-service, etc.) où on peut recevoir de l’aide; ¦ éviter de se promener à pied dans des secteurs peu connus ou, sinon, demander au préalable les conseils ou l’assistance de personnes bien informées; ¦ ne pas transporter sur soi de grosses sommes d’argent et faire preuve de circonspection en acquittant les factures dans les magasins et restaurants; ¦ suivre de près les rapports et reportages venant de la Floride et planifier leurs itinéraires en conséquence; ¦ consulter, avant le départ, le Sendee de renseignements aux voyageurs du ministère (1-800-267-6788).Enfin, en cas de difficulté, les voyageurs peuvent aussi obtenir de l'aide du gouvernement canadien en s’adressant au Consulat général du Canada (Bureau 400, South Tower, 1 CNN Centre, Atlanta, Georgia 30303- 2705, 404-577-6810) ou au minister?à Ottawa, 24 heures par jour, (613-996-8885).i'HI J'ajoute mon grain de sable.ConJP me toutes les grandes villes, MiatrrP est attrayante.Mais ce n’est pas pour rien que la série télévisée Miami Vice y a trouvé un terrain fertile à toutes ses violences.Déjà, en 1979, la police du Miami métropolitain avait recensé pas moins de 15 376 crimes divers: meurtres, viols, vols à main armée, assauts, ventes de drogues, vols par effraction, vols à b tire.C’était en 1979 et ce nombre iÆ pas régressé depuis.Selon les statistiques officielles, la majeure partie de ces crimes se produisent dans des quartiers bien délimités et, plus particulièrement, le long des mean streets, surnommés à juste titre «the toughest strips in town.»: ¦ Grand Avenue et Douglas Road, ¦ NW Second Avenue, de 7th à 14th Streets; ! ¦ NE Second Avenue, de 5th à 15l]h Streets; ¦ NW 62nd Street et 22nd Avenue;' ¦ NW 22nd Avenue et Ali Baba Avenue (Opa Locka); ¦ NW 36th Street/ 17th Avenue; ¦ Biscayne Boulevard, de NE 62n|d Street et 86th Street; ¦ de 79th Street/NW 27th Avenue jusqu’à Biscayne Boulevard; ¦ Collins Avenue/163rd Street (Sunny Isles); ¦ Collins Avenue, de lOtli Streetià lrst Street (South Beach).Cette liste n’est pas exhaustive |“t ça prend vraiment plus que l’esprit d'aventure pour s'y risquer.Renseignements: ¦ Office du tourisme des Etats-Unij;, C.P.5000, succursale B, Montréal H3B 4B5, (514) 861-5036.¦ Florida Depariment of Commerce, Division of Tourism, 107 West Gaines Street, Tallahassee, FL 32399-2000, (904) 488-7300.to PAYS QUE LA MER NOURRIT ¦jro C* n o21 ^ ^ 7 \0UtS une ?Montréal • 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