Le devoir, 29 octobre 1993, Cahier A
Vol.I.X X X I V X O 2 0 0 T o r o n I o 8 5 c 19 10 FONDE LE DEVOIR M O X T II Y A I.I.K V K X I) H Y 1) I 2 0 0 < T 0 I?II K I 0 0 T I* S T v y perspectives Le tourment des Eurocrates v A trois jours de Ventrée en vigueur du traité de Maastricht, VEurope semble partir dans tous les sens C h r i s t i a n K i o u x CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Eour leur rentrée d’automne, les vénérables membres de l’Académie française réunis mardi sous la prestigieuse Coupole du Collège Mazarin ont choisi de discuter de l’Europe.Mais, pendant que les hommes en vert ient sur «l’unité spirituelle de l’Europe aujourd’hui recomposée» et «la formation d’une culture européenne», les simples mortels, eux, se demandaient, à trois jours de i’entrée en vigueur du traité de Maastricht, le 1er novembre, si celui-ci avait encore un sens.Réunis aujourd’hui à Bruxelles pour pendre la crémaillère, les chefs d’Etats européens tenteront de redonner un peu de vigueur à leur union et chercheront les moyens de relancer une Europe qui, plutôt que de serrer les rangs, semble partir dans tous les sens.11 y a deux semaines, la cour constitutionnelle allemande levait pourtant, avec un an de retard, le dernier obstacle à la mise en vigueur des accords de Maastricht.Les pays européens devraient donc, dans trois jours, commencer à mettre en place les conditions qui doivent les mener d’ici la fin du siècle à une monnaie, une politique extérieure et une défense communes.Voilà pour la théorie.La pratique, elle, est plus complexe puisque sur tous ces points, l’Europe a connu des reculs qui font dire à plusieurs que le traité de Maastricht, adopté par la peau des dents lors d’un référendum en France et au Danemark, n’est plus qu’un chiffon de papier.C’est d’abord l’implosion du système monétaire européen, au début août, qui a reporté aux calendes grecques (que les plus optimistes situent aux environs de l’an 2000) l’idée même d’une devise commune.Comment en effet fondre dans le même creuset des monnaies dont les marges de fluctuation sont passées de 4,5 à 30%?Ix1 Système monétaire européen qui devait forcer la discipline économique n’a pas résisté aux pressions des économies nationales en crise.Seul le Luxembourg répond aujourd’hui aux critères de convergence du traité qui veut forcer les pays membres a limiter leur endettement à 60% du produit intérieur brut et leur déficit budgétaire à 3%.La récession, qui ne fait que commencer en Europe, creuse partout la dette publique.Hans Frühlich, de l’Institut de l’économie allemande de Cologne, estime qu’il faudrait «plus de 30 ans» pour que les dettes italienne, grecque ou irlandaise passent le test.S’il était mis Même l’Allemagne réunifiée n’est pas certaine d’y parvenir.aux voix Pour ajouter aux tourments des , , «eurocrates», Sarajevo s’apprête à aujourd’hui, passer un autre hiver sous les .bombes et la perspective d’une vê- le traite de ritable politique étrangère et de M Et défense européenne semble enco-Maastncnt re tenir du mirage.C’est aussi aurait non Hp pour cause de désaccords majeurs durait peu ae qU'on a mjs 0 C T n I! U K I fl !l :i A A ?LE DEVOIR ?MONTREAL iSiioutziiz GAMBARD Vente et service technique 6.T0-A, rue Cathcart.Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- T PHOTO JACQUES NADEAU j m J .a o loh«22 nun onlfg Fernand Daoust a lancé hier «un appel très sollennel» à la direction du quotidien pour que reprennent les négociations.La FTQ remet à plus tard un boycott du Journal de Montréal ROBERT I) U T R 1 S A C LE DEVOIR Remettant à plus tard un boycott du Journal de Montréal, le prési-( eut de la Fédération des travailleurs t u Québec (FTQ), Fernand Daoust, a lancé, hier, «un appel très solennel» à la direction du quotidien et à Pierre-Karl Péladeau pour qu’ils reprennent «rapidement» les négociations avec les 365 typographes, pressiers et expéditeurs en lock-out.«Un règlement du conflit est possible au Journal de Montréal, et ça ne demande pas grand-chose de la part de l’employeur», a déclaré M.Daoust lors d’une conférence de presse.Précisant qu’il a eu de «multiples rencontres et téléphones» avec Pierre-Karl Péladeau, «celui qui dirige les Oégociations», M.Daoust a demandé à ce dernier «de retomber sur ses deux pattes et d’avoir le jugement» de revenir à la table des négociations.Mais le chef syndical a admis que ces démarches ont mené à «un mur de pierre» (ou de Pierre?), un double $ens involontaire qui a soulevé l’hila-tite.I Si la direction du Journal de Montréal ne se rend pas bientôt à ces arguments, la centrale syndicale organisera un boycott du quotidien fondé par Pierre Péladeau.«Si une opération de boycott est déclenchée, elle fera efficace; on mettra tout en (l‘livre», a-t-il assuré.; Pour illustrer la détermination de ki centrale, M.Daoust a évoqué les conflits épiques à La Presse dans les fumées 70: «Il y a eu Ixi Presse; maintenant il y a Im Journal de Montréal.Fiez-vous à nous.» ! En revanche, M.Daoust a dit qu’il Espérait éviter le boycott.«C'est très llangcreux un boycott et c’est fragile jm journal; il faut penser au lendemain», a-t-il rappelé.; Accompagnant M.Daoust, les représentants des syndicats des pres-fciers, des expéditeurs et des typographes du Journal de Montréal ont nontré des dizaines d’exemplaires liai foutus du quotidien, des copies nal imprimées («la srrap») qu’ils ont Retrouvées dans les kiosques et que normalement on aurait dû jeter à la poubelle.Ils en déduisent que Le Journal de Montréal, qui ne fait plus que 96 pages quotidiennement, un minimum par rapport au 128 pages qu'il atteignait régulièrement avant le conflit, ne tire plus à 350 000 copies.«Ils livrent de 20 000 à 25 000 copies de moins, surtout en dehors de Montréal», soutient un représentant syndical.Michel Côté, du Syndicat des pressiers, le local 41 M, signale que Im Presse aurait augmenté son tirage de 30 000 copies de plus en raison du conflit chez son concurrent.Une source à Im Presse dément ce chiffre, précisant que ce quotidien ne tire qu’à 2000 ou 3000 exemplaires de plus.Rappelons que la direction du Journal de Montréal veut supprimer les postes de 60 typographes, 50 pressiers et 28 expéditeurs, les emplois de 168 des 365 employés en lock-out.Ces employés invoquent leurs conventions collectives ainsi que des ententes individuelles leur garantissant leur emploi jusqu'à la retraite à 65 ans.Ia direction a offert des indemnités de départ aux employés licenciés que ceux-ci ont rejetées.L’éditeur du Journal de Montréal, Yvon Lamarre, a soutenu que ces primes de départ s’élevaient à 250 000$ par employé, une évaluation que les syndicats en cause ont contestée.«Qu’ils le mettent le 250 000 sur la table et on va trouver une solution vite», a déclaré au DEVOIR le président du local 4545 de la FTQ, Réal Leduc.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIETE INTELLECTUELLE LEGER ROBIC RICHARD AVOCATS 55, SÎ-JACQUES, MONTRÉAL QUÉBEC H2Y3X2 Fax (514) 845-7874 Tél.(514)98R»0»B»l»C J!a mail'lln Je i inlanail'lt \ iSiioutziiz.GAMBARD Vente et service technique 630-A, me Calhcttrt, Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- Wit *1^11 il Y Jtën Laval Rizzuto maintiendrait le compte de taxes de 1997 à son niveau actuel LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Le candidat à la mairie d’Option-Laval, M.Jean Rizzuto, s'engage à tout faire pour maintenir le compte net de taxes municipales à son niveau actuel au cours des quatre prochaines années.Pour l’heure, le chef d’Option-Laval refuse de promettre un gel du compte moyen de t;ixes comme l’a fait pour trois ans le maire sortant.Option-Laval estime que les effets du gel promis par M.Gilles Vaillancourt risquent d’être purement théoriques compte tenu de la hausse de l’évaluation.M.Rizzuto dit craindre en outre qu’un nouveau transfert de responsabilités provinciales ne vienne perturber l’équilibre des finances municipales.Le candidat à la mairie promet néanmoins de tout mettre en œuvre dans son champ de compétence pour maintenir le compte de taxes de 1997 au même niveau que celui de 1993, quitte à réduire le taux par 100$ d'évaluation.«Les gens préfèrent qu’on leur dise la vérité, ex-pliquait-il hier matin dans une conférence de presse consacrée au bilan de son programme.Notre équipe s’engage à gérer mieux pour dégager une marge de manœuvre permettant d’améliorer les services municipaux».En quatre ans, il estime possible d’économiser plus de 43 millionsS grâce aux mesures suivantes: politique d’appel d’offres pour les contrats profes- sionnels (15 M$); réduction de 5% des frais d’administration de la Ville (11 M$); intégration de la So-ciété de transport aux services municipaux (10 M$); appel d’offres pour la location de bureaux (6 M$); renonciation des élus au fonds de pension et gel de leurs salaires (1,3M$).Dès la première année, il entend utiliser les économies de 10,8 millionsS aux priorités suivantes: ajout de 40 policiers et création d’une brigade de sécurité publique (5 MS); amélioration du transport en commun et réduction des tarifs (2,5 MS); amélioration du déneigement (1 M$); aide aux organismes (1 M$); fonds d’aide aux aînés (0,5 MS); aide aux jeunes entrepreneurs (0,5 M$); abolition complète de la taxe d’eau pour les aînés (0,3 M$).En ce qui a trait au maintien de la surtaxe sur les immeubles non résidentiels, Option-laval préfère attendre de connaître la position définitive des gouvernements supérieurs, tout comme en ce qui concerne le programme national d’infrastructures promis par les libéraux fédéraux.Nouvelle querelle de chiffres Une nouvelle querelle de chiffres a éclaté hier entre l’administration Vaillancourt et Option-Laval à la suite de la publication d’un reportage dans le magazine Us Affaires.Malmené hier par une étude comparative avec la Rive-Sud menée par un économiste des HEC, le PRO des I-avallois répliquait par communiqué en soulignant que Laval compte parmi les cinq municipalités (sur 27) qui ont su maintenir au cours des quatre dernières années l'évolution de leur compte de taxes sous la barre de l’inflation.Le maire attribue cette performance aux efforts constants de son administrâtion.Citant un autre élément de l'étude du magazine, Option-laval rétorquait que le compte de taxes de la municipalité était le 5e plus élevé au Québec en raison d’une hausse (la 9e plus importante) en quatre ans de 17%.L’opposition estime que les Iavallois sont surtaxés et ,de façon plus marquée, les usagers du transport en commun.Mutisme autour du Camp spatial La publication hier par LE DEVOIR de nouvelles informations concernant les transactions bancaires et l'octroi de contrats impliquant trois firmes d’ingénierie, l’Hôtel de Ville, la Corporation de développement économique (CODEE) et l’ancien conseil d’administration du Camp spatial, a eu l’effet d’une douche froide.Aucun des acteurs n’a émis le moindre commentaire.L’opposition a toutefois indiqué qu’elle reviendrait à la charge demain.Les trois partis en lice aux élections municipales du 7 novembre tiendront leur dernière conférence de presse la semaine prochaine dans le sprint final de la campagne.Alliance Plus veut s’attaquer au déficit d’Anjou LE DEVOIR Le parti Alliance Plus de Ville d’Anjou a lancé officiellement, hier, le programme électoral qu’il entend mettre en œuvre s’il remporte le scrutin du 7 novembre prochain.Dans ce programme, l’ennemi public numéro un devient le déficit.Mais en plus du volet financier, la plate-forme baptisée Horizon 2000 regroupe des propositions en rapport aux aspects administratif, économique, environnemental, urbain et communautaire.«Nous ne promettons ni métro, ni viaduc, ni création de 8000 emplois, ni la construction d’un centre communautaire, a précisé hier, Benoît Cor-beil, candidat à la mairie, qui dirige Alliance Plus et l’équipe de 12 candidats aux postes de conseillers municipaux.Nous nous engageons ce- pendant à assainir les finances publiques et à améliorer la vie environnementale et urbaine, par des mesures claires et précises.» M.Corbeil et son équipe s’engagent notamment à réduire la dette à long terme de la municipalité qui aurait augmenté de 3,2 millionsS depuis l’élection de l’équipe de Richard Quirion en 1989, pour atteindre maintenant 52,3 millionsS.Pour y arriver, Alliance Plus propose de geler le budget d’opération de la ville pour la durée du prochain mandat, alors qu’il a augmenté de 13% entre 1991 et 1992.On veut aussi réduire de 10% le nombre des cadres et baisser d’autant les salaires du maire et des conseillers, et en plus, de les geler à ce niveau pour les quatre prochaines années.En 1990, le sa- laire annuel du maire a été majoré de 23%, en passant de 39 000$ à 48 000 S.Le parti propose également de réduire le nombre de conseillers municipaux de douze à huit et d’organiser un comité consultatif des finances sur lequel siégerait trois citoyens.Ix programme Horizon 2000 vise aussi à maximiser le développement industriel et commercial d’Anjou.On propose notamment de créer un fonds d’aide au démarrage et à l’exportation pour les entreprises angevines et de mettre sur pied un programme de subvention à la revitalisation des secteurs résidentiels via un crédit fiscal.Les engagements électoraux d'Alliance Plus sont planifiés pour la durée du prochain mandat^ jusqu’en 1997.Le cardinal Grégoire dans un état grave Parmi les meilleurs jouets Un «ver entortillé» pour les poupons PRESSE CANADIENNE Le cardinal Paul Grégoire, ancien archevêque de Montréal, repose dans un état grave à l’hôpital Notre-Dame, a fait savoir hier l’Archevêché de Montréal.Agé de 82 ans, Mgr Grégoire mène depuis trois ans un «rude combat» contre le cancer.Il a été transporté à l’hôpital il y a une semaine.Né à Verdun en 1911, l'ancien archevêque de Montréal a été ordonné prêtre en 1937.Il a été évêque auxiliaire de Montréal de 1961 à 1968 puis évêque et archevêque jusqu’en 1990.Mgr Grégoire a été promu cardinal en 1988.L’archevêque de Montréal, Mgr Jean-Claude Turcotte, le recommande aux prières, a précisé l’Archevêché dans un communiqué.La nouvelle de l’aggravation de son état de santé a déjà provoqué un courant de sympathie.Des porte-parole d’organismes s’occupant d'itinérants, comme L’accueil Bonneau et la Maison du Père, s’informent régulièrement de l’état de santé de celui qui a toujours été très près des moins nantis de la société.RÉ S U L T A T S loto-québec oto -québec Tirage du 93-10-27 8 15 21 40 Numéro complémentaire GAGNANTS LOTS 6/6 2 1 152 443,10 $ 5/6+ 8 86 433.20 $ 5/6 341 1 622,20 $ 4/6 18 688 56,70 $ 3/6 343 531 10,00 $ Ventes totales 17 877 961,00$ Prochain gros lot |approx.| 2 500 000,00 $ Prochain tirage 93-10-30 EQtra.sss NUMÉROS LOTS 636969 100 000$ 36969 1 000 $ 6969 250 $ 969 50 $ 69 10 $ 9 2$ Lci modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.LE DEVOIR Pour la 18e année consécutive, l’Association des consommateurs du Québec a décerné ses prix pour les meilleurs jouets ainsi que ses prix «poubelles» pour dénoncer les pires.Parmi les dix jouets primés les meilleurs, on retrouve un «ver entortillé» pour les poupons, sorte de hochet en tissu fabriqué par Battat, une navette spatiale de Tomy, un loto de Ravensburger, un jeu de construction de Kapla et le «Défenseur des glaciers» de Lego.Récipiendaire du prix poubelle, cinq jouets se sont distingués par leur fragilité, leur cherté ou encore leur manque d’intérêt.La Villa magique de Barbie, de Mattel, fut jugée trop chère, fragile et frustrante pour les enfants.Les Turtles/Mutations, de Playmates, sont difficiles à manipuler, les enfants risquent de s’écorcher les doigts et leur intérêt s’estompe rapidement.Le tableau Copier Couleur Amusant (sic) est de qualité médiocre et il est vite délaissé.Deathdoll, de Tomy, est un robot difficile a assembler qui suscite un intérêt nul.Enfin, Knock out, de Milton Bradley, est un jeu bruyant, fragile et cher.Publiés dans la revue Jouets 94 , ces prix viennent de l’évaluation de 346 jeux et jouets dont plus de 200 nouveautés et 19 cassettes de jeux vidéo.CELUI QUE LE QUÉBEC A CHOISI Dans cet ouvrage nu-essai.mi-Diograpiiie.l’auteur s’astreint à une prose dénuée de tout règlement de comptes [.] une lecture passionnante.» Pierre O'Neill.Lcüi ' IJcioir ! visage décoitrcrl 384 pages 22,50 $ Boréal I.K l> K V 0 I H , I.E V E X I) I! E I) I SPEQ-LE DEVOIR INC.LE DEVOIR A RÉCEMMENT ACQUIS DES CENTAINES DE NOUVEAUX ACTIONNAIRES.VOUS POURRIEZ EN ÊIRE Qui sont- iIs ?Le 15 septembre, plus de 500 actionnaires de la Société de placement en entreprise québécoise (SPEQ-Le Devoir) ont investi 358 000 $ dans le journal.La SPEÛ-LE DEVOIR INC.compte aussi sur des engagements de plus de 150 000 $, au nom de quelque 200 futurs investisseurs.Ces amis du DEVOIR se joignent aux actionnaires, institutions et gens d'affaires, qui ont assuré en deux phases la restructuration financière du journal.Nous avons donc atteint la moitié de l'objectif.Votre adhésion nous mènera au but.Si vous en êtes Vous devenez actionnaire de la SPEO et obtenez un représentant au conseil du DEVOIR.Vous soutenez le développement d'un journal en renouveau.Vous êtes constamment informé des affaires de votre quotidien.Vous obtenez une déduction fiscale (provinciale) de 125 %, pour chaque tranche de 500 5, l'investissement minimum.Et surtout, vous témoignez de votre solidarité avec un quotidien critique, vigoureux, libre, et exigeant.m* m* b* Première émission par voie de prospectus SPEO LE DEVOIR INC.1 100 000 S (1 100 000 actions ordinaires) Prix: 1,00 S l'action Souscription minimale: 500 actions ordinaires (500 S) Souscription par tranche de 500 actions ordinaires (500 S) • Le placement minimum de 350 000 actions ordinaires (350 000 S) a été réalisé.Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 1 000 000 d'actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC.soit environ 15,5 %.POUR OBTENIR TOUS RENSEIGNEMENTS, VEUILLEZ REMPLIR LE FORMULAIRE ET UN EXEMPLAIRE DU PROSPECTUS DÉFINIF VOUS SERA TRANSMIS.• ~ ! JE DESIRE RECEVOIR DES RENSEIGNEMENTS TOUCHANT L'ACHAT D'ACTIONS DE LA SPEO QUI INVESTIRA DANS LE DEVOIR INC.NOM ADRESSE TÉLÉPHONE EXPÉDIER A: RAYMONDE GUAY OU ROGER BOISVERT, 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL (QUÉBEC) H3A 3M9 TÉL : (5 1 4) 985 33 33 TELEC : (5 1 4) 985-3 3 1 0 0 (' T 0 lî lî K I II It I, E S A C T II A I, ITI! S / Election d’un gouvernement libéral Optimisme prudent des environnementalistes PHOTO PRESSE CANADIENNE me/ i, vLÜÉ Collègues et amis se sont joints aux membres des familles pour saluer les quatre disparus.' {• L’accident d’hélicoptère lundi à Beauport ^ L i.Dernier hommage aux quatre victimes Ottawa (d’après PC) — Les environnementalistes accueillent favorablement — mais avec prudence — l’élection d’un gouvernement Chrétien, au regard du livre rouge publié par le Parti libéral du Canada du- * rant la campagne électorale.Même si le chapitre sur le développement durable n’a pas retenu l’attention pendant la campagne, il n’en contient pas moins une vingtaine de promesses qui pourraient avoir un impact bénéfique sur l’environnement.L’optimisme des environnementalistes s’explique en partie par la présence dans les rangs libéraux des Paul Martin, Clifford Lincoln, Charles Caccia et Marlene Catterall, qui sont tous reconnus pour leur intérêt envers les questions environnemen-tales.Avoir un ministre des Finances intéressé aux questions d’ordre envi- • ronnemental est un espoir depuis longtemps caressé par les groupes voués à la défense de l’environnement, et M.Martin pourrait très bien devenir cet oiseau rare, estime Jamie Linton, de l’Académie Rawson pour les sciences aquatiques, basée à Ottawa.M.Martin, qui était le critique libéral en matière d’environnement et qui a participé au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, au Brésil, l';m dernier, héritera fort probablement du portefeuille des Finances.Quant à M.Lincoln, qui a déjà été ministre de l’Environnement du Québec, il est perçu comme le meilleur candidat pour occuper ce poste au sein du nouveau cabinet libéral.«Je connais bien Clifford Lincoln et s’il est nommé.nous aurons un bon ministre de l’Environnement», estime pour sa part Daniel Green, le président de la Société pour vaincre la pollution, de Montréal.Le plan libéral de travaux publics, au coût de (i milliards$, pourrait fournir les sommes nécessaires à l’amélioration des stations d’épuration des eaux usées et conséquemment de l’eau potable dans plusieurs régions du pays, ajoute M.Green.Mme Dmi-se Couteau, du Sierra Club, apprécie davantage quant à elle la promesse du Parti libéral de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 20%, en se basant sur les niveaux atteints en 1988.U“s environnementalistes rappellent également que le leader libéral Jean Chrétien était déjà soucieux de protéger l’environnement dans les années 70, au cours desquelles, à titre de ministre des Affaires indiennes et du Nord, il a créé plusieurs (tares nationaux.Parmi les autres promesses du PLC au chapitre de l’environnement, le livre rouge mentionne notamment la nomination d’un vérificateur général sur l’environnement dont les pouvoirs seraient semblables à celui du vérificateur général et dont les rapports annuels porteraient sur la capacité des programmes fédéraux à favoriser la transition vers le développement durable.Québec (PC) — Une foule de plus de 2000 personnes, dont un millier de policiers, a rendu hier un dernier hommage aux quatre victimes décédées lundi dernier à Beauport lors d’un accident d’hélicoptère.Lors de funérailles dignes et touchantes qui se sont déroulées à l’église Saint-Jean-Baptiste, au cœur de la Vieille Capitale, des collègues et amis se sont joints aux membres des familles pour saluer une dernière fois les quatre disparus.Ces der- niers sont trois policiers, Paule Simard, 33 ans, et Yvan Filteau, 46 ans, de la Sûreté municipale de Québec, Gaston Paradis, 44 ans, de,lp Sûreté du Québec, et le pilote dp l’appareil, Georges Doneys, 58 ans, du Service aérien du gouvernement du Québec.La cérémonie funèbre a été présidée par Mgr Marc Leclerc, évêque auxiliaire de Québec, et la lecture des textes sacrés a été faite par l’aumônier de la Sûreté du Québec, l’abbé Lucien Ouellet.L u 1er août au 1er novembre Du mardi au dimanche De à 20:00 CENTRE INTERNATIONAL D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL 3576, avenue du Parc, (coin nord-ouest de Prince-Arthur) Téléphone : 288-0811 Télécopieur :288-5021 Ministère de la Culture du Québec, ministère des Communications du Canada, ministère de la Main-d’œuvre Québec, ministère de l’Emploi et de l’Immigration du Canada, Conseil des arts du Canada, Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal, CIDEC ville de Montréal, ministère des Affaires internationales du Québec.• •• CrownVie POSTE>MAIL Société tanadianna dsi poils» / Canada Poil Corporation LE DEVOIR 6 1.K 1) K V ()|R, I.K V !• X I) R K I) I 2 il 0 < T (I R li K I il il ;i \ 5 ?LE DEVOIR ?Les finances des conservateurs sont en piteux I état mais les banquiers resteraient calmes POLITIQUE Les finances des conservateurs sont en piteux JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA f ( Les finances du Parti progressiste-conservateur du Canada ne sont pas en aussi mauvais état que certains médias l’ont laissé croire, affirme le président du parti, Gerry Saint-Germain.«Nous calculons que notre dette avoisine les 2 ou 3 millions!?», a indiqué hier M.Saint-Germain en marge d’une réunion de l’état-major du PC convoquée d’urgence pour faire le point sur la situation financière de la formation au terme d’une campagne électorale désastreuse à tous égards.Il a qualifié un tel déficit de «parfaitement gérable».«Historiquement, après une élection, on se retrouve à peu près à ce niveau-là», a-t-il dit.Hier, Le Soleil, de Québec, citait des sources internes du PC faisant état d’un «problème colossal»: le gouffre au-l'ait atteint 8 millionsS, acculant le parti à une quasi-faillite.1m Presse, de son côté, avançait le chiffre de 6 millions!?.Et hier encore, la Presse canadienne rapportait qu’une autre source conservatrice anonyme avait parlé d’une dette de l’ordre de 4,5 millions!?.De son côté, le président de l’aile québécoise du Parti conservateur, Clément Massé, a convenu d’une dette, dont il était toutefois «prématuré d’établir le montant».«Je pense que nous sommes dans le rouge, mais on sortait d'un congrès au leadership et la campagne électorale a été difficile et ça se manifeste au niveau des contributions».Lors d’un entretien radiophonique, Me Massé a par ailleurs attribué le filtrage aux médias des : mines astronomiques à des gens qui cherchent à faire du «grenouillage».Quant au sénateur Pierre-Claude Nolin, directeur de la campagne PC au Québec, il a noté que les banquiers de son parti restaient calmes, tout en montrant du doigt les changements effectués par Kim Campbell, un mois avant la campagne, au conseil d’administration du Fonds PC, chargé justement de la levée de fonds.Pourtant, ceux qui étaient la auparavant étaient «efficaces pour amasser de l’argent», a-t-il dit.C’est d’ailleurs là que le bât a blessé: si le parti se retrouve aujourd’hui en difficulté, c’est qu’il a eu du mal, surtout alors qu’il battait de plus en plus de l’aile,dans les intentions de vote, à aller chercher des fonds.A cet égard, on se rabat sur le fait que plusieurs promesses d’avances ont été faites, et qu’on attend quelles se concrétisent.Mais quelle que soit l’ampleur du problème, ies dirigeants du PC ont convenu qu’il sera nécessaire d’effectuer des mises à pied au sein du quartier général du parti, à Ottawa, qui compte 80 employés.D’autres bureaux à travers le pays seront aussi touchés de diverses façons.Mais peut-on aller jusqu’à envisager la fermeture pure et simple du QG d’Ottawa, comme cela a été évoqué?«Ce ne sont que pures spéculations», a rétorqué M.Saint-Germain, qui a parlé des licenciements comme de choses «normales» au lendemain d’élections.Pourtant, l’avoir estimé du Parti conservateur s’élevait il y a quelques mois à environ 6 millions!?fie plafond des dépenses électorales est fixé à 10,5 millionsS, dont 22,5% sont remboursables).Brian Mulroney lui-même, le jour sa démission, avait affirmé laisser un parti possédant «un surplus financier extrêmement significatif».Mais une course au leadership et une campagne électorale, ajoutées à la débâcle aux unies, ont sérieusement grugé la caisse.Car la piètre performance individuelle des candidats conservateurs pourrait aussi avoir fait très mal a leur parti.Un survol rapide des résultats électoraux — quoique non encore définitifs — démontre que pas moins de 151 des Aux urnes le 13 décembre dans Laval-des-Rapides Le PQ veut faire élire son candidat vedette MICHEL V E N N E DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Les électeurs du comté provincial de Laval-des-Rapides sont conviés aux urnes le i3 décembre pour une élection partielle dans le but de combler le siège laissé vacant à l’Assemblée nationale, le 16 juin, par l’ex-député libéral Guy Bélanger.Le Parti québécois compte bien y remporter une quatrième élection complémentaire de suite, avec le candidat vedette Serge Ménard, avocat criminaliste réputé, susceptible d’être ministre de la Justice dans un gouvernement Parizeau.La circonscription de Laval-des-Rapides a été représentée à l’Assemblée nationale par l’ex-ministre et vice-président du Parti québécois Bernard Landry, de 1976 à 1985.Le Parti libéral a choisi pour sa part son candidat hier soir, par la désignation sans opposition d’un représentant des ventes âgé de 64 ans, M.Raymond Monette, militant libéral depuis 28 ans, également actif en politique fédérale et municipale à Laval.11 était organisateur pour le parti du maire Vaillancourt aux dernières élections locales.M.Monette a l’intention de faire porter sa campagne sur ses qualités personnelles, a-t-il confié hier au DEVOIR.Il dit jouir d’une notoriété importante dans le comté où il est engagé bénévolement dans divers organismes d’aide pour les personnes âgées et les personnes handicapées.Iœ candidat libéral dit n’avoir pas peur de son adversaire.Il connaît la musique, pour avoir organisé la campagne du député Bélanger en 1985 et en 1989.il confesse, toutefois, avoir reçu l’avertissement de son ami Bélanger, au début de l’été, que «ce ne sera pas facile» pour lui.En démissionnant, le 16 juin, M.Bélanger quittait la politique sur une critique sévère de la partisanerie stérilisante, de la pauvreté du discours et de la faiblesse des leaders politiques du jour.«Pourquoi être 100 (députés du même parti) si on doit tous penser pareil», dit-il, constatant l’impuissance du simple député devant les machines partisanes et une lourde fonction publique.M.Bélanger s’était maintes fois démarqué de son parti en adoptant, principalement dans le dossier constitutionnel, des points de vue opposés à la doctrine fédéraliste libérale et accusant, plus récemment, son parti de manquer de vision.M.Bélanger avait gagné Laval-des-Rapides en 1989 par une majorité de 2199 voix.M.Monette fait carrière dans le domaine de la vente depuis 33 ans.Depuis 1978, il est à l’emploi de Cité Electronique Vidéo.Le PQ a remporté les trois dernières élections partielles dans Montmorency, Anjou et Portneuf.¦kmk Wmt fl jjÉMW Déménagement ministériel PHOTO PRESSE CANADIENNE SURPRIS EN PLEIN DÉMÉNAGEMENT au Parlement, Charlie Mayer, ancien ministre de l'Agriculture du cabinet de Kim Campbell, prend ses cliques et ses claques, et ses boites, ainsi que sa mallette ministérielle.Le président mexicain se fait l’écho de Bill Clinton 295 candidats PC n’ont pas réussi à franchir la barre des suffrages exprimés dans leur circonscription.Une bonne vingtaine d’autres si* situent tout juste à la limite.En vertu de la.loi électorale, un score de 15% ou plus des votes valides permet aux candidats de se voir remt bourser leur dépôt statutaire de 1000$, plus la moitié des dépenses électorales encourues.Quant on considère que le total des dépenses autorisées â chaque candidat s’élève, en moyenne, à 59 600$, on constate l’ampleur de la facture qui sera refilée au parti, maintenant relégué au cinquième rang et sans chef aux Communes.Au Québec, 49 candidats conservateurs n’ont pu, selon les données disponibles, atteindre le quota de 15%.Dans ce groupe, on retrouve quatre ministres, Monique Landry (14,7%), Gilles Diiselle (13,7%), Gerry Weiner (13,1%) et Jean Corbeil (11,7%), qui pourraient tout perdre.Parions qu’il sera entre autres question de tous ceg chiffres ce matin, alors que Kim Campbell rencontrera les membres de son cabinet â Ottawa.Ce sera la toute dernière réunion avant la passation des pouvoirs aux libéraux, qui a officiellement été fixée au jeudi 4 novembre, à IL heures.Chrétien sera i assermenté jeudi H UGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le premier ministre désigné Jean Ch ré» tien et son conseil des ministres seront assermentés jeudi prochain, a fait savoir hier le bureau du gouverneur général Ramon Hnatyshyn.Di première ministre Kim Campbell remettra offi-j ciellement sa démission au cours d’un bref entretien avec M.Hnatyshyn vers 10 heures.Le chef libéral et; son équipe seront assermentés une heure plus tard.; Bien que très peu de détails aient filtré sur la com-i position de son premier conseil des ministres, on s’attend à ce que M.Chrétien veuille en réduire la taille à ifioins de 30.On viserait entre 25 à 28 ministres.11 est question de nommer un ministre des Relations fédérales-pro« vinciales, a laissé entendre le chef! libéral mardi, au cours de sa preO mière conférence de presse au len- , demain de son éclatante victoirçj i électorale.Pour ce qui est du rappel du Parjj lenient, le premier ministre désq gné a indiqué qu’il ne pensait pas convoquer les Chambres avant janvier prochain.«11 faut attendre le 15 novembre! pour le retour des brefs, mais après, la période de Noël est très près», a-t-il expliqué.Il a laissé entendre qu’il ne sen rait pas propice de convoquer la Chambre des communes à quelques semaines de la période des fêtes.4 De son côté, le député d’Ottawa-Vanier, Jean-Ro^ bert Gauthier, croit qu’il serait souhaitable de convor] quer le Parlement le plus tôt possible.«Il faut relancer l’emploi.D’après moi, c’est une| priorité absolue.On l’a répété durant la campagne, et! je n’ai pas d’hésitation à vous dire que le Discours du! trône est presque écrit.» On peut résumer ce livre rouge de 111 pages dans| un Discours du trône qui va prendre 20-25 minutes, et| on n’a pas besoin de se casser les méninges», a-t-ili poursuivi.Il est question de nommer un ministre des Relations fédérales-provinciales.__ *1 Pas question de rouvrir l’ALENA, avertit Satinas MARIE TI S () N PRESSE CANADIENNE Washington — Tout comme l’administration américaine, le président du Mexique Carlos Salinas de Gortari estime qu’il ne saurait être question de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain comme le demande le premier ministre désigné Jean Chrétien.«Si vous ouvrez une seule ligne d’un document de 2000 pages, vous ouvrez tout le reste à la renégoca-tion», a déclaré le président mexicain.M.Salinas a fait ces commentaires dans le cadre d’une entrevue qui sera diffusée ce soir au réseau de télévision américain PBS, au cours d’une émission animée par David Frost.Des extraits ont été présentés aux médias hier.D‘ président Salinas, qui recevait M.Frost dans sa résidence officielle à Mexico mardi, a déclaré qu’il serait sage d’attendre de voir ce que fera M.Chrétien avant de réagir.«M.Chrétien est quelqu’un que je respecte beaucoup en raison de son courage, de sa détermination et de son talent, a-t-il affirmé.J’aimerais discuter directement avec lui pour mieux connaître ses intentions.» Il a toutefois ajouté qu’en ce qui concernait les Mexicains, les négociations étaient terminées.«C’est une bonne ente.nte pour le Mexique, une bonne entente pour les Etats-Unis, et je pense que c’est une bonne entente pour le Canada, a-t-il soutenu.Il appartient maintenant au processus législatif de ratifier ces négociations.» Au lendemain de la victoire libérale, l’administration américaine avait également fait savoir qu’il n’était pas question de rouvrir l’accord.Le président américain Bill Clinton avait lui-même déclaré qu’il fallait plutôt aller de l’avant.L’administration Clinton a toutefois laissé entendre qu’il pourrait être possible de conclure des ententes parallèles sur les points soulevés par M.Chrétien.Au cours de la campagne électorale, le chef libéral a réclamé des modifications à l’accord nord-américain afin de mieux définir les subventions, de renforcer le processus de règlement des conflits et d’obtenir la même protection que le Mexique dans le do- maine de l’énergie.Mardi, le premier ministre désigné a déclaré qu’il désirait toujours ces modifications et qu’il pourrait retarder l’entrée en rigueur de l’entente s’il ne les obtenait pas.De telles renégociations pourraient cependant être difficiles.De nombreux congressistes américains s’opposent à l’accord actuel, et ne voudraient certainement rien savoir de modifications qui viendraient le rendre encore plus inacceptable à leurs yeux.Par exemple, si M.Chrétien veut renforcer le mécanisme de règlement des conflits! prevu dans l’accord bilatéral et l’accord nord-américain, des sénateurs ont manifesté l’intention de l’assujettir aux tribunaux américains.Or, c’était justement pour se soustraire aux tribunaux américains que le Canada avait négocié ce mécanisme en premier lieu.le Conseil canadien des chefs d’entreprise, qui est pourtant en faveur du libre-échange, a écrit à l’administration canadienne cette semaine pour recommander le rejet de l’entente si la suggestion des sénateurs devait être acceptée.Actuellement, le comité des voies et moyens de la Chambre des représentants et le comité sénatorial des finances étudient la législation visant à mettre en œuvre l’accord nord-américain et acceptent des amendements.Toutefois, il appartiendra uitimement au président américain d’accepter ou de rejeter ces amendements.M.Clinton a cependant intérêt à ne pas se mettre trop de congressistes à dos.Les représentants américains devraient voter sur l’Accord de libre-échange le 17 novembre prochain, et la Maison-Blanche n’est pas encore certaine si elle parviendra à obtenir les appuis nécessaires à son adoption.Le vote aura lieu plus tard au Sénat.Le porte-parole de l’ambassade canadienne à Washington George Rioux a affirmé que des suggestions comme celle des sénateurs sur le mécanisme de règlement des conflits inquiétaient le gouvernement canadien.«Nous avons négocié l’accord de bonne foi, a-t-il rappelé.C’est un peu tard pour tout ça.» Il a affirmé que chaque fois que l’ambassade canadienne voyait des suggestions ou des amendements qui lui semblait inacceptables, elle le faisait savoir à qui de droit au Congres et à la Maison-Blanche.T In nrpt mix pntrprvri^p^ - - - —• i j Accès Action ! au taux de base!!! - Pour être admissible, il faut répondre aux critères de la Loi sur les prêts aux petites entreprises.800463-7337 ! i BANQUE NATIONALE Notre banque nationale A (> I.K I) K V
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