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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-11-03, Collections de BAnQ.

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F 0 N I) E 19 10 Vol.I.X x x I V ' .) M O X T 11 K A I.I.K M K l< (' IH 1)1 A X O V K M |i |>, |; | u Gehrig, veut, en mourant, «établir qu’il n'y avait absolument aucune intention criminelle et qu’aucun crime n’a été commis», a expliqué le dirigeant de la société Right to Die, du Canada, M.John Hofsess.les policiers se sont refusé à dire s'ils assisteront au suicide de M.Krickhahn, dont la date n’esl pas fixée.Mais la proposition de M.Krickhahn laisse toute une autre série de questions sans réponse.Commettre une tentative de suicide n'est pas un crime, mais aider quelqu’un à le faire constitue un acte criminel passible de 14 ans de prison.—?— HARCÈLEMENT MILITAIRE Winnipeg (PC) — Un caporal des Forces canadiennes, Corina Le-tandre, a déclaré devant un tribunal de la Commission canadienne des droits de la personne qu’elle a été victime de harcèlement sexuel et racial au moment où elle faisait partie de l’armée.Corina Letandre, qui était basée a Petawawa, dit avoir été harcelée à trois reprises et a souvent été affublée de noms dégradants a cause de son origine autochtone.Mme L'tandre comparaissait à titre de témoin lors d’une enquête au sujet d’allégations de racisme au sein des Forces armées qui ont été faites en 1989 par Melvin Swan, un ancien officier de la police militaire.Ce dernier, qui a porté l’uniforme pendant 12 ans, dit avoir subi des commentaires déplacés a cause de sa race.11 fait partie de la première nation Fair ford au Manitoba.Filtre-temps, un avocat du ministère de la Défense a réclamé que l'on mette fin a la punition des témoins en expliquant qu’il n’était pas permis d’interroger di s témoins au moment où des accusations sont en cours au pénal.Fn effet, les Forces canadiennes font actuellement enquête au sujet d'un certain nombre de personnes qui ont été mises en cause par Corina Le-tandre.?EAU BOUILLANTE, ENCORE (D' Devoir) —lies citoyens de Chà-teauguay dénoncent à nouveau la nonchalance de leur municipalité dans le dossier de l’eau potable et réclament des corrections dans les procédures de mise en garde.D' Regroupement des citoyens et citoyennes de Châteauguay (RCCC) réclame notamment qu’à l'avenir, des qu’il y a apparition de coli-formes, l’avis d'ébullition de l’eau soit immédiatement émis et ce, avant même que dos tests complémentaires soient effectués.Selon le RC C C, en août dernier, quand l’eau est devenue impropre à la consoni nialion, l'administration municipale n'a pas utilisé tous les moyens à sa disposition pour avertir la population dans le délai prescrit par la réglementation.la ville n’a émis aucun avis dVbullition dans les médias francophone's avant le 21 août alors que le problème était connu depuis le 13 août.ROB1C DEPUIS 1892 «OINTS DE BUEVIÎS EI MARQUES PROIECIION Uisnwmsill PROPRIttf INIIIIICIIIIIII I K.l K KOBK RK MARI) AVOUAIS V, SI IAI.0IIIS MONIHfAl IJIIIBH H?Y IX?U* ‘Mli nr.;h i lél |514)NR*0«B«K /‘.i niiii/tiu ,/r » inl.m,ill’ll ^ D5D L K I) K V (MR.I.K M E R C li K I) I :( \ n y |.: \| g « K | «, :i LE DEVOIR MONTREAL A * > iSijouts’iU GAMBARD \ cnli* et wrviic let'liiii(|iu' 630 A.rue (alliearl.Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- Deux autres administrateurs de la CODEL en conflit d’intérêts LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Deux autres administrateurs de la Coiporation de développement économique de Laval (CODEL) nommés p;ir la municipalité ont vu leurs sociétés rt^ tirer des avantages financiers durant leur mandat bénévole au sein de cet organisme de promotion financé a 01% par des fonds publics provenant de Ville de Laval.Une enquête du DEVOIR a permis d'établir que le fournisseur Excelsior Papeterie & Ameublement de bureau et les comptables du bureau de Laval et des BassesrLaurentides de Caron, Bélanger, Ernst & Young ont également obtenu, au cours des dernières années, d’importants contrats sans appels d’offres publics de la CODEL Ces deux sociétés sont représentées au conseil d’administration de la CODEL par M.Michel R.Viau, ami personnel du maire de laval et directeur associé du bureau lavallo-laurentien de Caron, Bélanger, Ernst & Young, et par l’avocat Pierre Lambert, de l’étude Leduc, Lambert, administrateur d’Excelsior, principal avocat externe de Ville de laval, militant du parti et supporter de la caisse électorale du PRO des Iavallois, la formation ixtiitique du premier magistrat.Me Lambert est en outre le frère de M.Yves Lambert, directeur des services administratifs de la CO-1 )EL et chargé des approvisionnements de l'organisme, notamment en matière de fournitures de bureau.Selon les informations du DEVOIR, le conseil de la CODEE a confié en 1991 à la firme Caron, Bélanger, Ernst & Young le mandat d’une étude de pré-faisabilité sur l’implantation du futur Camp spatial à La-val au coût estimé de 90 000$.Des témoins ont confirmé que le président de la CODEL M.Robert Plante, conseiller municipal et président du Parti PRO des Lavallois, a fait pression à l’époque pour que ce contrat soit accordé sans autre forme de concours à son collègue du conseil d’administration de la corporation.Déposée le 9 octobre 1991, l’étude concluait que •ur se solder par un monologue.En effet, le maire Savard n’est pas venu à la rencontre organisée par la Chambre de commerce LaSal-le-Verdun.«C’était «paquetée» cette affaire-la», a justifié sur un ton accusateur M.Savard rejoint au téléphone.Quant a M.Vigneault, il a vertement dénoncé le supposé p;uli pris du restaurateur où se déroulait la rencontre ainsi que celui des représentants de la Chambre.Et avant de claquer la porte, il a lancé*; «Big deal, il y a seulement trois votes ici.» Geopges Bossé, seul sur la tribune, a quand même profité de l’occasion pour passer son message à saveur économique.«Depuis huit ans, on fait du sur-place à Verdun, donc on recule.Il faut entre autres revitaliser le commerce de détail et je vais créer un poste de commissaire au développement industriel pour attirer des investisseurs», a expliqué M.Bossé qui veut «mettre Verdun sur la map».Là-dessus, le maire Sarard réplique; «C'est des promesses en l’air! La relance, c’est aux commerçants de se prendre en main.Il faut vivre selon ses moyens en respectant la capacité de payer des citoyens.» A Verdun depuis 1989, les taxes d’affaires ainsi que la surtaxe des entreprises ont connu une hausse de 13,8%).Aujourd’hui, le maire sortant s'engage à geler les taxes pour les deux prochaines années.C’est d’ailleurs là l’un des principaux éléments de discussions de la campagne.A ce chapitre, M.Bossé promet 1 e statu quo jusqu’en 1997.Et M.Vigneault, de SOS taxes Verdun, renchérit en promettant une basse de taxe pouvant atteindre 25% Ce dernier s'en prend également au niveau de dé- penses trop élevées, selon lui, du bureau du maire.«D y a une épaisseur de tapis de trop à l’hôtel de ville», affirme M.Vigneault.Et le maire de donner la garantie à ses commettants que le salaire des élus ne connaîtra aucune augmentation pour le prochain mandai Cette guerre entre candidats n'a vraisemblablement rien d’élégant Chacun semble prêt à tomber à bras raccourcis sur son adversaire.Les règles du jeu, très larges en cette fin de course, permettent toutes les ruses et toutes les coquetteries.Dans ce contexte, le maire Raymond Savard crie au harcèlement soutenant que ses adversaires se plaisent à lui nuire en le qualifiant de vieux auprès des électeurs.— «Quel âge avez-vous M.Savard?» interroge LF.DEVOIR — «Dans la cinquantaine.» — «Précisément vous avez quel âge?» — «J’ai l'âge de raison, l'âge de faire de la politique.» — «Vous avez quel âge?» — «Soixante ans.» Après vérifications, M.le maire est né le 29 juin 1927.¦'•'is mm PHOTO KO H K Kl SKINNKK La voiture a plongé tête première dans les eaux glacées du canal avec ses deux occupants qui n’ont pu être sauvés à temps.Chute d’une auto dans le canal Lachine Les questions sur la sécurité émergent ISABELLE PARE LE DEVOIR a chute d’une auto dans le canal .-/Lachine, qui a entraîné la mort de deux personnes hier matin, soulève de nombreuses questions sur la sécurité entourant cette voie d’eau située en plein cœur du centre-ville.L’accident est survenu vers 6h45 hier.Une voiture transportant deux occupants, engagée sur la rye Saint-Patrick près de la rue de l’Eglise, a dérapé puis franchi le trottoir, les voies ferrées et une série d’arbres, avant de chuter tête première dans les eaux glacées du canal.Malgré l’intervention des pompiers, des policiers et de plongeurs, le décès des occupants, un homme et une femme âgés d’une cinquantaine d’années et d’origine philippine, a été constaté lors du retrait des corps des eaux, vers 10h30, près de quatre heures après l’accident Un appel d’urgence a été logé au centre 911 vers 6h49.Arrives en même temps que les policiers, à 6h51, les pompiers n’ont pu obtenir une de leurs embarcations que vers 7h30.Le bateau n’a été d’aucune utilité, l’automobile ayant coulé à pic cinq minutes après sa chute.Les pompiers ne sont pas équipés pour intervenir sous l’eau.Leurs bateaux ne possèdent ni sonars, ni outils permettant d’identifier un objet ou une personne en profondeur.Les policiers de la CUM ont dû faire appel à des plongeurs.Arrivés sur les lieux vers 7h40, ils n’ont pu plonger que vers 8h20 pour atteindre la voiture enlisée et renversée dans la vase à 100 pieds du bord.Ce n’est que vers 10h30.près de quatre heures après l’accident, que la voiture et ses occupants ont pu être retirés des eaux glaciales par une remorqueuse.La longueur des délais et les moyens limités d’intervention de cer- tains acteurs soulèvent d’autant plus de questions qu’un incident semblable était survenu en juillet dernier.A ce moment, les pompiers ont pu plonger à temps pour secourir la personne prisonnière de son véhicule tombé dans le canal.«Cette fois-ci, c’était impensable.Avec l’eau à 8,degrés Celcius, il y aurait eu des risques d’hypothermie en trois minutes», a expliqué hier M.Robert Séguin, chef de division de l’arrondissement Sud-Ouest au SPIM.Selon des témoins de l’accident, il n’y avait aucune trace de sel ou d’abrasif sur la chaussée rendue glissante par les conditions météorologiques.Le maire Jean Doré a affirmé que les 47 appareils des travaux publics étaient au travail, et qu’aucune mesure d’économie n’a entravé ou ralenti l’épandage du sel.«Nous devons couvrir 2000 km de routes et nous commençons par les endroits prioritaires que sont les côtes, les tunnels, etc.», a dit hier M.Michel Jodoin, chef de division aux travaux publics.lœ syndicat des cols bleus soutient de son côté qu’aucune équipe d’épandage n’a pris la route la nuit dernière.il n’existe par ailleurs aucun garde-lou le long de la rue Saint-Patrick pour prévenir une voiture de dévier dans le canal.«Ce n’est pas dans les normes d’avoir des garde-fou le long des cours d’eau, sauf dans les courbes.Après l’accident de juillet, nous n’avons pas eu de recommandations à cet effet mais c’est une question qui demande considération», a dit hier M.Jodoin.Le long des parois du canal, il n’existe pas non plus de parapets pour prévenir les chutes, comme c’est le cas près des écluses.Hier, la Mlle de Montréal a indiqué qu’elle réclamerait un rapport complet aux services des travaux publics sur cet accident.La police de la CUM fera aussi enquête.SOIRÉE PUBLIQUE D'INFORMATION DF IA LIGUE DES DROITS ET LIBERTÉS I c point sur la situation I e rôle île lii communauté internationale I )ominique IK)ISVI*R I membre île la Mission i iule internationale t >Nl (MA en I laïti I 'après W octobre 1993 lean l lauite K AK I.( oorditulion île la résistance haïtienne / es positions et le rôle itn ( anmla I ranklin Mil A 4>rotesseui île sociologie, UOAM Port an Prun e, automne 1993 I lancine I AKI Ml t onsultanle en I laïti pour l’O.l* S et I I > M S I il soirée sera animée fuir I >ems I AN( *11 MS, ilti ( onseil it ailministration tie la I I >1 Le jeudi I novembre 14W3 à 19h30 au C entre Saint Pierre, Salle 200 1212 Panel, Montreal (Métro heaiulrv) I ntree gratuite J® v be^iAÉOO^ inr>« loppfOcSe pas d i©r> Hugh Jean-Claude, Blainville Mï.S.I.Immatriculation, transport (400$) et taxe* de vente en sut.Saturn SL1 À partir de m 43 SATIRN.L’automobile réinventée de toutes pièces.SATURN SAAB HOURASSA ISUZU DE SATURN HI AINVU.LE SAAB ISUZU 244, Seigneurie Ouest IMS, St Martin Tu Blainville Duvernay, l aval 4.17-6317 38.5-4191 I APRAIRIE SATURN ISUZU I0.VN Taschereau l a Prairie 6.S4-8994 ROYAI SAIURN ISUZU ‘"910, Nesvitian l.aSalle 36.S 2ITS DÉCARIE SAllIRN SAAB ISUZU 5400, Dévarie Montréal 483-5555 ¦¦¦¦ GRAVKI SATURN SAAB ISUZU 1, Place Ville Marie Suite 11 ISO Montréal 861-2000 HOCHELAGA SATURN ISUZU 4S00,1 (ochelaga Montréal 2S1-1SS2 MONDIAL SATURN SAAB ISUZU 441 s.Papineau Montréal 385-7222 WEST-ISLAND SATURN SAAB ISUZU 10 333, liouin Ouest Roxboro 684 3161 GRENIER SATURN SAAB ISUZU 705, des Seigneurs Terrebonne 464 1374 SATURN ISUZU SOREL-T RACY 702S, Plata Tracy Tracy '46 1227 I.K I) K V (III!.I.|{ M K I! < |i K |> | :i \ (| \ K M li I! K I «I !l :i A I POLITIQUE Rémillard prépare sa sortie en entrant à l’ENAP Conflit d'intérêts, dit le PQ en réclamant la démission du ministre de la Justice MICHEL V K N N E DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de la Justice et des Affaires canadiennes, M.Gil Rémillard, prépare sa sortie de la politique.Un emploi l’attend déjà a l’Ecole nationale d’administration publique (ENAP), où il rejoindrait d’anciens ministres, comme le pé-quiste Claude Morin, et d’anciens hauts fonctionnaires, comme son ancienne sous-ministre Diane Wilhelmy.Le Parti québécois a bondi, hier en Chambre, montant cette affaire en épingle, et exigeant que le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, demande à son ministre de choisir entre «être prof ou être ministre».Le PQ croit que M.Rémillard se place en conflit d'intérêts.«Ou il démissionne comme ministre, ou il dit qu’il n’accepte pas l’offre de l’ENAP», a demandé le porte-parole du PQ, M.Guy Chevrette.M.Rémillard a confirmé hier avoir reçu une offre de la part du directeur général de l’ENAP, M.Pierre De Celles.Il n’a pas dit s’il avait lui-même sollicité cette offre ou si elle était venue spontanément.L’assembiée des professeurs de l’institution d’enseignement affiliée à l’Université du Québec et qui a des bureaux à Montréal, à Hull et à Québec, réunie le 27 octobre dernier, a entériné cette offre.«On s’est rencontré, M.De Celles et moi.11 m’a dit on peut vous faire une offre, a relaté M.Rémillard.A ce moment-là, j’ai dit oui, vous pouvez me faire une offre, bien sûr, pourquoi pas, c’est intéressant.Je n’ai pas encore accepté cette offre.Mais j’en suis honoré», dit-il.Première rencontre La première rencontre a eu lieu il y a «deux ou trois semaines», à la suite d’une «demande réciproque» de se voir pour discuter de sujets d’intérêt commun.Le sujet se- rait venu sur le tapis, comme ça.M.Rémillard souligne qu'il a toujours un lien d’emploi avec l’Université Laval, où il est en congé sans solde de la faculté de droit.Il enseignait le droit constitutionnel.Le ministre ajoute qu’il doit d’abord décider s’il poursuit sa carrière politique, avant de choisir entre un retour à Laval et une entrée à l’ENAP.Il annonce qu’il a convoqué le comité exécutif de l’association libéral de son comté, Jean-Talon (à Québec), ce soir, pour annoncer s’il sera de nouveau candidat aux prochaines élections.«Le Parti québécois s’est offusqué de ce qu’un ministre, qui détient un poste aussi important que celui de ministre de la Justice et procureur général du Québec, puisse se prêter, alors qu'il est toujours en fonctions, à des tractations en vue de se trouver un emploi.«Le ministre de la Justice doit se placer au-dessus de tout soupçon, en matière même d’apparence de conflit d’intérêts», a déclaré le leader du PQ en Chambre, M.Guy Chevrette.Le député de Joliette trouve à redire qu’un ministre d’un gouvernement puisse être candidat à un |X)ste d’un organisme dont ce gouvernement nomme les membres du conseil et même le directeur général.M.Chevrette voit aussi d’un mauvais œil que le procureur général, dont la tâche consiste à veiller à l’application de la justice et à poursuivre les criminels le cas échéant, puisse se placer en situation de vulnérabilité, lorsque son avenir professionnel est lié à la décision que prendront à son sujet quelques personnes, en l’occurence l'assemblée des 30 professeurs de l’ENAP.Le député péquiste y voit un «manque d’éthique flagrant».Il rappelle les hauts cris qu’avaient poussé les libéraux, en 1982, invitant l’ancien président |xv-quiste de l'Assemblée nationale, Claude Vaillan-court, de démissionner parce qu’il avait posé sa candidature à un poste déjugé.Le premier ministre Robert Bourassa a pour sa part jugé tout à fait normal qu’un ministre d’un gouvernement «assez avancé dans la cin- quième année de son mandat», discute et prépare «de nouvelles options».«Je dis qu’on a le droit de préparer son avenir», dit-il.11 ne voit «pas en quoi c’est un manque d’éthique de discuter de son avenir.le ministre de la Justice garde toute sa liberté d’action».Je pense bien que personne ne s’attend, surtout à cette époque, que nous sommes élus d’une façon indéfinie».M.Bourassa a toutefois confirmé avoir eu «des discussions» avec M.Rémillard «sur son avenir», dont il a refusé de révéler la teneur.Le premier ministre avait demandé à M.Ré-millard de demeurer à son poste de ministre responsable des Affaires canadiennes l’automne dernier, après l’échec de Charlottetown, alors que M.Rémillard s’était dit près à passer la main.Lorsqu’il s’est présenté pour la première fois en politique en i985, M.Rémillard avait jun qu’il ne ferait jamais plus de deux mandats en politique.Cette limite serait atteinte à la fin de celui-ci.Conférence fédérale-provinciale d’ici Noël Bourassa ne peut représenter le Québec, affirme Parizeau MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE Q U E B E C Le chef du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, a nié, en quelque sorte, hier, la faculté du premier ministre Robert Bourassa, qui a annoncé, le 14 septembre, sa démission à la tète du Parti libéral et du gouvernement, de représenter le Québec-dans des négociations à venir avec Ottawa.A l’Assemblée nationale, hier, M.Parizeau s’est offusqué d'apprendre que M.Bourassa avait l’intention de participer au nom du Québec à une conférence fédérale-provinciale, qui pourrait être convoquée d'ici Noël par ie premier ministre désigné du Canada, M.Jean Chrétien.loirs de cette conférence, il pourrait être question d’une réforme fiscale qui pourrait affecter le champ de taxation des provinces, au profit d'Ottawa.•Je comprends bien que le premier ministre actuel du Québec, un peu évanescent, va s'engager quelques jours avant de quitter le pouvoir, au nom des Québécois, à des changements dans la structure fiscale qui pourraient coûter très cher aux Québécois», a déclaré M.Parizeau.Le premier ministre Bourassa.a qui l’op- position adressait, hier, à la troisième semaine de la reprise des travaux parlementaires à Québec, une première question, a tout de suite confirmé son intention d’assumer son rôle.«J'ai bien l’intention de représenter le Québec, dit-il, pour discuter, et essayer (.) de passer l'intérêt du Québec avant l’intérêt partisan».M.Bourassa souligne qu’il serait étonnant qu'à cette rencontre, des «décisions finales soient prises».¦•Je crois, a ajouté M.Bourassa, que légalement et constitutionnellement, jusqu’à ce que le ministre ou le premier ministre décide de se retirer ou qu’il y ait une transition, ils peuvent assumer, ils doivent assumer pleinement leurs responsabilités.» L'air contrarié, M.Parizeau s’est ensuite adressé au seul aspirant en lice à la succession de M.Bourassa à la tète du Parti libéral, le ministre Daniel Johnson.«Est-il au courant des tractations qui ont lieu entre le premier ministre désigné du Canada et le premier ministre évanescent du Québec?» lui a-t-il demandé.«Le premier ministre est député de Saint-I -auront.II est là.dit M.Johnson montrant du doigt M.Bourassa.Il conduit le Québec».Le PQ dit «oui mais» à la réforme de l’enseignement Québec (FC) — Le Parti québécois partage les objectifs du projet de réforme de l’enseignement primaire et secondaire de la ministre Lucienne Robillard, mais l’opposition officielle émet de sérieuses réserves quant a la manière d’y parvenir.Le gouvernement précipite les choses en limitant a six semaines la période de consultations, qui devrait se tenir dans le cadre d’une commission parlementaire, a dit le critique du PQ en matière d’éducation, M.Jacques Brassard, qui relève par ailleurs deux lacunes importantes au projet ministériel: omission d’un programme de formation des maîtres et absence d’un plan d’action d'intégration de l'informatique.«Une démarche cavalière a l’égard des intervenants, une consultation qui resssemble a une bousculade, des actions insuffisantes ou même absentes et des moyens qui sont a bien des égards manquants», a résumé hier le député de I^c-Saint-Jean dans un point de presse.Surtout poursuit-il, que le train de mesures pourrait avoir de fâcheuses conséquences sur le nombre de diplômés, qui pourrait tomber en deçà du seuil des 43 fXXJ par année.fis ne sont pas les seuls a pouvoir potentiellement mal saisir l’esprit de la réforme Robillard.L’accroissement de l’enseignement de l’anglais par le truchement de programmes d’immersion pourrait être mal interprété par les immigrants, qui resteraient confus devant les exigences linguistiques de l'Etat québécois.«Nous sommes d’accord avec l’apprentissage de la langue seconde (l’anglais), mais nous nous opposons a la formule d’immersion parce qu’elle comporte des balises insuffisantes», dit M.Brassard qui entrevoit «des conséquences néfastes au niveau de l’intégration des immigrants».À la barre! h é — V.; : M, m •SSïfei PtF; i PHOTO PKKSSH CANADIEN N K MALGRÉ LA DÉCONFITURE électorale des néo-démocrates, la leader Audrey McLaughlin a l'intention de demeurer à la barre au moins jusqu'au congrès annuel du parti, en août 1994.Mme MclMUghlin a fourni cette précision hier matin ci Ottawa à l’issue de ta réunion de son caucus de 9 députés.En 1988.le N El) avait fait élire 48 députés.«J'ai l'intention de demeurer leader du parti et je ne fais pas ce genre de décision à la légère», a-t-elle simplement indiqué.Contrat des hélicoptères Le débat sur la défense aurait été incomplet pendant la campagne Ottawa (PC)— Le débat autour de la politique de défense durant la campagne électorale a été très incomplet, estime ie Congrès des associations de défense.«la couverture des questions de défense durant la campagne électorale a été à tout le moins décevante.L’attention s’est concentrée sur quelques sujets plus captivants comme les hélicoptères EH-101 et la Somalie», a déclaré en conférence de presse, hier, le president du Congrès, Bill Paisley.«On a pris pour acquis que des restrictions supplémentaires dans le budget de la défense pouvaient être faites sans mettre en peril les intérêts du Canada au pays et a l’étranger», a-t-il poursuivi.La promesse du Parti libéral de mettre fin au contrat d’achat de 43 hélicoptères militaires EH-101 et sa politique de conversion de l’industrie militaire inquiètent visiblement les tenants d’une politique de défense plus dynamique.Ix“ Congrès des associations de défense, qui dit représenter 500 000 Canadiens en faveur «d’une Force armée efficace», appuie l’achat des fameux hélicoptères, jugeant que le programme «était fondé sur des évaluations réalistes des besoins militaires pour remplir notre politique de défense».De l’avis de M.Paisley, aucun changement ne devrait survenir avant qu'on ait procédé à une révision complète de l’ensemble de la politique de défense.D’ailleurs, ce qui le préoccupe le plus, c’est qu’aucun débat dénué de partisanerie n’ait encore eu lieu sur l’ensemble du dossier.«Trop souvent, les réalités de la sécurité à long terme sont ignorées dans le seul but de gagner l’appui populaire», a-t-il ajouté.Les fonctionnaires heureux du départ des conservateurs MANON CO R NELLIE R PRESSE CANADIENNE Ottawa — Après plusieurs années de relations houleuses avec les conservateurs, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada donne moins d’un an aux libéraux pour montrer leur bonne volonté a l’égard de la bureaucratie fédérale.«Le gouvernement précédent n’était pas prêt à écouter ses employés.En fait, il préférait utiliser les fonction naires comme boucs émissaires pour ses propres erreurs de gestion», a déclaré la présidente Iris Craig lors d'une conférence de presse, hier matin.Elle a rappelé les gels de salaires, les lois de retour au travail, la suspension de la négociation collective.«Le moral de la fonction publique n’a jamais été aussi bas , a-t-elle ajouté.Les scientifiques et les professionnels comptent main tenant sur le nouveau gouvernement pour rétablir un meilleur climat de travail.«Mais nous ne sommes pas prêts a attendre une année.Nous voulons savoir rapidement quand la négociation collective pourra reprendre», a averti Mme Craig.Elle ne cache iras cependant son préjugé favorable à l’endroit du nouveau gouvernement.Ses collègues et elle sont particulièrement heureux de l’élection de Mar cel Massé, député de Hull-Aylmer et ancien grand corn mis de l’Etat.Mme Craig s’est réjouie du fait que M.Massé reconnaisse publiquement l’importance pour le gouverne ment d’établir une relation étroite et harmonieuse avec l’ensemble de ses fonctionnaires.üi présidente n’a pas caché quelle souhaite voir M.Massé accéder au poste de président du Conseil du Trésor lors de la formation du nouveau cabinet demain.A son avis, ce serait un signal très positif.Mme Craig soutient que son syndicat est ouvert au changement.Cependant, il ne veut pas le subir.Il veut au contraire y être associé par le biais de consultations et la mise sur pied de tables de concertation et de négociations.Dans un document destiné aux parlementaires et que le syndicat a publié hier, l’institut dit offrir une «solution à l’absence de communication et à la politique d’affrontement».«Ixs membres de l’Institut professionnel ont pris les devants en mettant au point une proposition réaliste pour le renouvellement des relations de travail au sein de la fonction publique fédérale.Nous voulons être consultés afin que nos membres puissent contribuer réellement à l’amélioration des services au public.Pour rétablir la confiance dans le système, le nouveau gouvernement doit retourner à la table de négociations», a dé claré Mme Craig.L’Institut ne s’attend pas a ce que les libéraux annulent le gel des salaires de deux ans impose par les conservateurs en décembre dernier.Malgré tout, on pense que beaucoup peut être fait sut le front des conditions et des relations de travail.Pour y parvenir, l’Institut propose de restaurer le principe de la négociation collective et d’en élargir la portée, de fixer des objectifs communs aux employés et a l’employeur, et de revoir plusieurs lois touchant les conditions de Ira vail.Ix> syndicat veut aussi que le nouveau gouvernement respecte le principe de l'équité dans l’emploi et qu’il ne le combatte pas devant les tribunaux, comme l’ont fait les conservateurs.I.a députée libérale d’Ottawa-Ouest, Marlene Catterall, soutient que son parti veut respecter le principe de l'équité salariale pour l’ensemble des salaries.La question qui a fait l'objet de nombreuses plaintes est a l’étude depuis trois ans devant un tribunal des droits de la personne.Environ 70 ()()() employés de neuf groupes de travailleurs majoritairement féminins seront touchés par la décision.Québec veut échanger avec d’autres provinces des renseignements confidentiels sur les assistés sociaux MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC 'T'oujours dans le but de débusquer les 1 fraudeurs, Québec veut se donner le |xm-voir d'échanger avec d’autres gouvernements des renseignements confidentiels sur les av sistés sociaux.Ce nouveau moyen de contrôle est devenu nécessaire, ( roit le ministre de la Main-d’œuvre, M.André Bourbeau, quand le ministère s'est rendu compte, plus tôt celle année, que des citoyens ontariens recevaient des cheques d’aide sociale du gouvernement du Québec.I ii couplage de fichiers informatisés du bureau de l’aide sociale de l’Ouest du Québec avec celui du gouvernement de l’Ontario dans la région Ottawa-Carleton, plus tôt cette an née, a montré que 4fX) citoyens vivant du côte ontarien de l’Outaouais recevaient deux chèques par mois, un de chacun des deux gouvernements.Québec veut se donner le pouvoir de syslé matiyr le couplage de ses fichiers avec ceux des Etats avoisinants.L’objectif est de récupérer les «millions de dollars», a dit le ministre, que ces fraudeurs mettent dans leur poche.U' nombre de mé nages assistés sociaux bal des records, au- delà des 4(H) (XX).le budget consacré a l’aide sociale dépasse les quatre milliards de (loi lars.M.Bourbeau a fait inscrire au feuilleton de l’Assemblée nationale un projet de loi qu’il pourrait déposer ces jours-ci qui autorisera le gouvernement a corn Jure des ententes avec des gouvernements, des ministères ou des or ganismes «étrangers», ce (pii inclut les autres provinces canadiennes et, notamment, les Etals américains, le gouvernement a obtenu l’approbation de la ( ommission d’accès a l’in formation pour ce faire, la ( 'ommission, qui agit comme ( bien de garde de la vie privée, a posé deux conditions: (pie seuls les rensei gnemenls nécessaires a la prevention, la détection ou la répression de fraude soient (•changés, et non l’ensemble des dossiers des bénéficiaire s; et (pie chacune des ententes conclues soient préalablement soumises a l’approbation de la ( ommission.1 )éjà, le ministère de la Main-d'œuvre et de la Sécurité du revenu a conclu des ententes d’échanges de renseignements avec divers ministères et organismes du gouvernement du Québec et avec la Commission de l'assurance ( homage, aux lins de vérifier, en coin parant des fichiers informatises, si les rensei gnemenls fournis par un bénéficiaire sont exacts, et ainsi, présumément, enrayer en par lie la fraude.Le ministre Bourbeau a multiplié les moyens de combattre la fraude a l’aide sociale depuis quelques années.Récemment, il a augmenté les pouvoirs des enquêteurs de l’aide sociale pour leur pci mettre d’interroger les tiers.Il a commencé a faire distribuer les chèques des assistés so eiaux aptes au travail main a main, pour se rendre compte que près de 5% d’entre eux ne venaient pas le réclamer.Le magazine l.'actualite révélait, il V a quelques semaines, que l'aide sociale emploie un nombre plus élevé d'enquêteurs que l'im pôt provincial. EN BREF ?LE devoir LE MONDE EN RÉSIDENCE SURVEILLÉE Rome (AFP-Reuter) — Le président d’Olivetti, Carlo De Benedetti, a été arrêté et entendu hier à la prison Regina Coeli de Rome sous l’accusation d’avoir été un «corrupteur» actif du système politique italien.L’industriel italien de 59 ans, l’un des plus renommés à l'étranger, s’est constitué prisonnier.11 s’est présenté à l’aube aux carabiniers de Milan, aussitôt apres être revenu d’un congé de 1 oussaint a 1 étranger.Il a été relâché hier soir et placé en résidence surveillée.Ix PDG du géant italien de l'informatique est soupçonné d'avoir versé plusieurs millions de dollars de pots-de-vin pour l'obtention de contrats postaux.-?- GARCIA MARQUEZ AMBASSADEUR ?Mexico (service espagnol de l’APP) — L'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez nie les rumeurs voulant qu’il soit désigné ambassadeur de son pays à Cuba.Le Prix Nobel de littérature a déclaré à El Financiero qu’il ne fallait toutefois pas se perdre dans des considérations futiles puisque «je suis déjà ambassadeur, sans en avoir le titre».L’auteur de Cent ans de solitude et de L’automne du patriarche a d’autre part fait savoir au quotidien La Jumada que le blocus américain de Cuba devait être levé et qu’il avait recommandé à son ami Castro de poursuivre sa route sans dévier.Ces brèves déclarations de l'écrivain aux journalistes ont été faites à la sortie, lundi, de la salle où le président Salinas venait de livrer son cinquième rapport à la nation mexicaine.- RESTRICTION DU DROIT D'ASILE Paris (AFP) — Ixs députés français ont adopté hier, par 447 voix contre 85, le projet de révision de la Constitution réformant le droit d’asile en France.En dépit de l’opposition des socialistes et des communistes, qui ont dénoncé une atteinte «au principe intangible» du droit d’asile, la réforme est assurée d’être adoptée par le Congrès (réunion extraordinaire du Sénat et de l’Assemblée nationale) tant la droite néo-gaulliste et libérale dispose d’une majorité écrasante dans les deux chambres.Le projet de révision de la Constitution prévoit que la France peut mais n’est pas obligée d’examiner les demandes de droit d’asile rejetées par un autre pays signataire des accords de Schengen, liant les douze pays de la CEE moins l’Irlande, la Grande-Bretagne et le Danemark et qui doivent entrer en vigueur le 1er février 1994.-?- PETRE ROMAN AIME LES VILLAS Bucarest (AFP) — Ix gouvernement roumain a déposé plainte contre l’ancien premier ministre Petre Roman et deux autres membres de son gouvernement, les accusant d’«abus de pouvoir et de faux».«Des abus et dps faux ont été commis d;uis l’attribution de logements d’Etat sous le gouvernement de Petre Roman, ce qui a entraîné une perturbation de l’activité de certaines institutions, et a été préjudiciable aux biens publics», déclare le chef de l’organe de contrôle du gouvernement.Ion Honcescu.Le gouvernement reproche notamment à M.Roman, et à deux autres anciens ministres, d’avoir profité de leurs fonctions pour s’octroyer ou faire bénéficier leurs proches de villas dans une zone résidentielle de Bucarest.-?- HYUNDAI ET LA POLITIQUE Séoul (New York Tunes) — Ix fondateur de Hyundai a été condamné à trois ans de prison, lundi, après avoir été reconnu coupable de violation de la loi électorale.Président honoraire du plus important groupe industriel de Corée du Sud, Chung Yu Jung a détourné 62,8 millions US des fonds de la compagnie pour financer un parti d’opposition qu’il avait formé en 1992.Ix tribunal serait d’accord pour ne pas emprisonner cet homme d’affaires de 78 ans qui, de façon prévisible, en appellera de la sentence.Ix parti marginal de Chung devait raviver l’économie du pays, prétendait son fondateur.Ix juge a blâmé l'accusé d’avoir dépensé des millions de la société Hyundai et d’avoir mobilisé de très nombreux employés pour tenter de faire valoir ses ambitions politiques.-?- IA VIOLENCE TUE AUX USA Washington (AFP) — La violence aux USA a atteint des proportions endémiques et tue près de 50 000 personnes chaque année, a affirmé lundi le plus haut responsable américain en matière de santé.Ix Surgeon General, Mme Jocelyne Elders, a souligné devant une commission parlementaire que la violence avait coûté 13,5 milliards de dollars en 1992 en soins de santé.Ix coût des blessures par armes à feu revient à lui seul à près de H milliards de dollars par an, a-t-elle noté.Pour trop de jeunes gens, «il est plus simple de trouver une arme à feu qu’un ami sincère, un bon professeur ou une bonne école», a-t-elle déploré.Selon Mme Elders, le chiffre annuel de 50 000 décès en raison de la violence est supérieur à celui des victimes du sida (30 000) ou des victimes de l’alcool au volant (18 000).-?- COOPÉRATION MILITAIRE SINO-AMÉRICAINE Pékin (Reuter) —Avec.une visite à Pékin d’une délégation du Pentagone, les Etats-l luis et la Chine ont repris hier leurs relations dans le domaine militaire, pratique; ment gelées depuis l’écrasement du printemps de Pékin, en juin 1989.Charles Freeman, secrétaire adjoint â la Dé» fense pour les Affaires de sécurité, s’est félicité des entretiens «très productifs» qu’il a eus dans la capitale chinoise et a estimé que Washington considérait désormais Pékin comme un partenaire potentiel.«Ix1 monde a énormément changé depuis 1985) (.) la Chine aussi a beaucoup changé depuis cette date», a-t-il dit lors d’une conférence de presse.Charles Freeman est «allé jusqu a envisager la présence côte à côte d’éléments américains et chinois dans une force de maintien de la paix des Nations unies.-?- SOUS BONNE GARDE FRANÇAISE Bujumbura (AFP) — Après 12 jours passés à l’ambassade de Franco à Bujumbura, Sylvie Kinigi, chef du gouvernement burundais, a effectué hier sa première sortie, escortée de 20 soldats français.Elle s’est rendue à une maison que le gouvernement destine aux visiteurs, non loin de l’ambassade, pour discuter avec le chef de l’armée, Jean Bikomagu.Mme Kinigi faisait partie du gouvernement de Melchior Ndadaye, assassiné lors d’un putsch raté.Elle a demandé à l’ONll de fournir une force d'interposition de 1000 hommes pour protéger son gouvernement, mais les militaires qui n’ont pas abandonné leur rôle politique au Burundi sont opposés à la venue de troupes étrangères.De Taba à Jérusalem Mauvais vents pour l'accord OLP-Israël L’accord de paix entre le gouvernement travailliste d’Israël et l’OLP a été mis à rude épreuve hier avec la suspension des pourparlers de Taba à la suite du retrait, pour consultation, de la délégation palestinienne.Des difficultés sont survenues sur les modalités de la rétrocession par Israël de la bande de Gaza.En outre, l’élection à la mairie de Jérusalem hier du candidat du Likoud, Ehud Olmert, signale un possible durcissement israélien sur la question cruciale, laissée en suspens par l’accord Israël-OLP, de Jérusalem.Le premier ministre Yitzhak Rabin a d'ailleurs estimé que cette élection «n'aura pas un effet positif sur les efforts de paix d'Israël».L'OLP suspend les pourparlers de Taba D'APRES REUTER ET AEP Taba — En désaccord avec la façon dont Israël envisage son retrait de Jéricho et de Gaza, l’OLP a suspendu hier les pourparlers de Taba jusqu’à la semaine prochaine.«Les pourparlers sont suspendus et reprendront la semaine prochaine», déclare-t-on de source israélienne dans la station balnéaire égyptienne.Ils auraient dû se poursuivre aujourd’hui.Au siège de l’OLP à Tunis, on précise que la délégation se retire pour consulter Yasser Arafat «sur les difficultés au sujet du retrait israélien de la bande de Gaza».Mais Mahmoud Abbas, responsable çles négociations avec l’État hébreu, a précisé à Reuter que, malgré ces difficultés, l’OLP ne se retirait pas des négociations en tant que telles.Avant de plier bagage, les négociateurs palestiniens avaient avisé leurs vis-à-vis du rejet du plan israélien de retrait de Gaza et Jéricho, qui prévoit le maintien d'une présence militaire.«Nous rejetons tout ce qui n’équivaut pas à un retrait pur et simple de la bande de Gaza et de Jéricho», a souligné devant les journalistes le chef de la délégation de l’OLP, NabU ChaaL De part et d’autre, on précise que, dans son plan de retrait, Israël se propose de conserver des troupes autour des colonies juives de peuplement à Gaza et une liberté de mouvement militaire.«Les Israéliens n’envisagent pas un retrait.Ils envisagent un redéploiement et Les Palestiniens impatients devant «les difficultés du retrait à Gaza» c’est vraiment un concept fondamentalement différent», a déclaré Chaal aux journalistes.De source palestinienne, on indiquait, avant l’annonce du retrait provisoire de l’OIP, que Yasser Arafat avait été informé par téléphone de cet écueil dans les négociations et qu’il s’en était déclaré perturbé.Le président de l’OLP s’est dit préoccupé par le fait qu’Israël ne respecte pas, selon lui, l'accord sur l’autonomie palestinienne signé avec l’OLP en septembre.Aux termes de l’accord d’autonomie, le retrait israélien doit débuter en décembre et s’achever en avril.L’OLP, dont une force de police assumera la sécurité dans les zones évacuées, est prête à accepter des policiers mais pas des soldats israéliens pour protéger les colonies juives.Par ailleurs, à Washington, le président Bill Clinton devrait autoriser rapidement la réouverture dans la capitale américaine du bureau de l’OLP, ont indiqué hier des sources dans l’administration américaine.«Le texte est sur le bureau du président», a déclaré à l’AFP un haut fonctionnaire du département d’État parlant sous couvert de l’anonymat, la signature est attendue «rapidement, au plus tard la semaine prochaine», a indiqué de son côté un responsable proche de cette initiative.PHOTO AIT* Teddy Kollek a voté pour la dernière fois en tant que maire.Ix bureau de l’OLP n'aura pas le statut de représentation diplomatique, a ajouté le responsable du Département d’Etat.Ce bureau avait cessé de fonctionner en tant que tel en décembre 1987 sous la pression de législateurs pro-israéliens, pour devenir un bureau d’information palestinien rattaché à la Ligue arabe, a indiqué Anis Barghouti, actuel responsable de ce bureau.M.Barghouti a souhaité que le statut du bureau de l’Organisation palestinienne soit élevé à un niveau le rapprochant d’une véritable ambassade, comme c’est le cas en Europe.La défaite de Teddy Kollek, un avertissement aux colombes T érusalem (Reuter) — Le candidat du J Likoud, Ehud Olmert, a battu Teddy Kollek, maire de- Jérusalem depuis 28 ans, lors d’une élection municipale tenue hier, selon un sondage sortie des urnes de la télévision israélienne.D’après celle-ci, Ehud Olmert recueillerait 55% des voix et Teddy Kollek 41%.Des Palestiniens ont dit redouter que l’élection du candidat de la droite palestinienne, âgé de 48 ans, n’exacerbe les tensions dans la ville sainte.Le premier ministre Yitzhak Rabin, dont le parti travailliste est allié au mouvement «Une seule Jérusalem» de Teddy Kollek, a dit voir dans ce scrutin une mise à l’épreuve de l'accord de paix signé le 13 septembre entre Israël et l'OLP.Teddy Kollek, 82 ans, s’est fait inlassablement l’avocat de la coexistence israélo-arabe d;uis la ville des trois religions révélées, mais la campagne de son adversaire, ancien ministre de la Santé, a insisté sur son âge avancé.Les analystes estimaient que, pour l’emporter, M.Kollek aurait besoin des voix du quart des 80 000 Palestiniens qui boycottent habituellement les élections pour dénoncer l’annexion de la partie est de Jérusalem après la guerre des Six Jours de 1967.Ix» taux de participation arabe aux précédentes municipales a toujours été faible.Teddy Kollek et Ehud Olmert sont d’accord sur le principe de l’unité de la partie ouest (juive) de Jérusalem, avec les quartiers est arabes.Mais le premier estime que, pour préserver la paix, Juifs et Arabes doivent vivre en des lieux différents, alors que le second pense que les Juifs doivent pouvoir s’installer où ils veulent.Son parti a indisposé les Arabes en installant des colons au beau milieu de leurs quartiers.HONDURAS Les rivières tuent Des inondations font au mois 77 victimes Tegucigalpa (AFP) — Au moins 77 personnes, en majorité des enfants, ont trouvé la mort dans les inondations qui ont touché au cours des dernières 48 heures la côte caraïbe du Honduras et 58 autres ont été portées disparues, a annoncé hier soir un porte-parole de l’armée dans cette zone.Le porte-parole a également fait état de 11 000 sinistrés et au moins 200 habitations détruites ainsi qu’un grand nombre de blessés.\jà zone la plus touchée est celle de la ville de To-coa, dans le département de Colon, à quelque 500 km au nord de Tegucigalpa, où les eaux de la rivière Aguam et des torrents de boue ont recouvert près de 200 habitations.Des localités du département de Colon étaient coupées du monde et les autorités craignaient que le bi-• lan ne s’alourdisse.Les inondations ont également fait des victimes à Tela et Ceiba, dans le département d’Atlantida, également situé sur la côte caraïbe.Plusieurs rivières des zones sinistrées sont sorties de leur lit à la suite des pluies torrentielles qui ont commencé à s’abattre sur la région samedi dernier.Le président hondurien Rafael Callejas a inspecté la zone sinistrée en hélicoptère mardi matin afin de constater l’ampleur de la plus grave catastrophe naturelle survenue au Honduras ces dernières années.A F R I Q U E D U S l! D Accord sur l'après-avril PAC et Volksunie restent à l'écart T ohannesburg (AFP) — Ixs partis J négociant sur l'avenir de l’Afrique du Sud se sont formellement mis d’accord hier pour un partage du pouvoir après les premières élections multiraciales prévues le 27 avril.Parmi les 21 partis, seul le Congrès panafricain (PAC, extrême-gauche noire) n’a pas approuvé une motion qui ratifie les souhaits de l’ANC (Congrès national africain) et du gouvernement.Ix- parti d’extréme-droite Volksunie a réservé sa réponse.Ix>rs d’une réunion de trois jours, l’ANC et le gouvernement avaient mis au point la semaine dernière la structure d’un gouvernement d'union nationale pour diriger le pays pendant 5 ans après les élections du 27 avril.Selon le document soumis aux négociateurs, l’accord entre l’ANC et le gouvernement établit de fait une sorte de conseil réduit à l'intérieur du gouvernement, composé du premier ministre et de deux vice-premier ministres, qui doivent tous trois parvenir à un consensus sur les décisions à prendre.Chaque parti politique ayant obtenu 2(7% des voix lors des élections législatives sera susceptible d’entrer au gouvernement.Ixs négociateurs ont déjà admis le principe d'un gouvernement d’union nationale, mais sont toujours en train de débattre de l'idée de ce conseil réduit au sein du gouvernement.Cette acceptation par les négociateurs du principe d’un gouvernement nationale était attendue.En effet, les 21 partis qui partici-pent toujours aux négociations après le retrait en juillet dernier des conservateurs noirs et de l’ex-trême-droite, soutiennent tous l'ANC et le gouvernement, les deux principaux acteurs de ces négociations.L'ONU enquêtera sur le «lupanar de Sonj, Tudjman propose l'autonomie aux Serbes de Krajina D» Force de protection de PONU en Bosnie-Herzégovine a annoncé hier l'ouverture d’une enquête à la suite d’affirmations selon lesquelles des Casques bleus auraient été les clients d’une maison close dirigée par des Serbes et utilisant des Musulmanes et des Croates comme prostituées, Pendant ce temps, les combats s’intensifient dans plusieurs régions du pays tandis que de nouvelles initiatives diplomatiques se font jour.combats dans la poche de Bihac, où sont D’APRESAEP ET REUTER Sarajevo — Le président croate Franjo Tudjman a lancé hier une nouvelle initiative de paix pour tenter de mettre fin aux conflits en Bosnie et en Croatie, alors que des milliers de civils fuient les combats entre forces croates et musulmanes.Le chef de l’Etat croate a proposé d’accorder l’autonomie aux Serbes de Krajina et préconisé la reprise des pourparlers de Gepève sur la Bosnie.A Vares, des Casques bleus de l’ONll ont évacué une cinquantaine de réfugiés musulmans qui ont fui les milices croates.Celles-ci ont pris la ville le 23 octobre et y font régner la terreur.La panique et le chaos régnaient hier soir dans cette |>etite ville de Bosnie centrale où les forces croates bosniaques qui tiennent la localité s’attendent à une attaque im- minente de l'armée bosniaque à majorité musulmane, ont déclaré dos responsables militaires del’ONU.1500 civils musulmans, parmi lesquels 200 se sont réfugiés dans une école, sont bloqués à Vares et craignent pour leur vie, selon ces sources.Pour leur part, 3(H) Croates si- sont réfugiés dans une autre école, car ils craignent que l'année bosniaque, si elle s’empare de Vares, n’exerce des représailles contre eux à la suite du massacre de Musulmans commis récemment dans le village voisin de Stupni Do, selon les mêmes sources.Aux environs de Vares, dos tirs de mortiers ont éclaté alors que les forces bosniaques poursuivent l'offensive engagée il y a une semaine eu direction du bastion croate.la Croix-Rouge a lancé un appel aux combattants pour qu’ils épargnent la vie des civils.la FORPRONU a par ailleurs fait état de retranches les partisans de Fikret Abdic, dirigeant musulman qui a proclamé il y a six semaines l’autonomie de cette zone.Selon Radio-Sarajevo, 79 séparatistes musulmans se sont rendus lundi à l’année bosniaque.Discussions secrètes serbo-croates?A Zagreb, le chef de l’Etat Franjo Tudjman s’est declare determine à conclure un accord de paix avec les Serbes dans les deux semaines à venir, a rapporté l'agence de presse croate.En échange d’une normalisation des relations entre Zagreb et la minorité serbe, le président s’est declare prêt à offrir une autonomie complète à la Krajina, y compris sur le plan culturel.Les Serbes, qui ont conquis un tiers du territoire croate en 1991, refusaient jusqu’à présent de discuter d'autonomie.Mais selon des diplomates, les autorités croates et des représentants de l’enclave serbe de Krajina ont eu des pourparlers de paix cette semaine en Norvège.Ces négociations, ont-ils ajoute, pourraient déboucher sur une rencontre dans la semaine entre Franjo Tudjman et son homologue serbe Slobodan Milosevic.Corruption politique au Brésil Les têtes vont tomber L'ancien président Sarney premier sur la liste Brasilia (service espagnol de l'AFP) — La commission parlementaire d’enquête (CPI) qui est saisie de milliers de plaintes pour corruption visant des membres du Congrès, reprend aujourd’hui ses travaux et procède à l’interrogatoire de suspects mêlés à la vie politique et aux activités parlementaires.Il semble bien que l’une des premieres «victimes» de la CPI soit l'ex-président José Sarney que l'hebdomadaire Veja et le quotidien Jornal do Brasil traitent comme si ses aspirations futures à la présidence avaient été «enterrées» par des révélations faites à la CPI sur lui-même et sur certains de ses collaborateurs.Depuis vendredi dernier, la CPI examine des documents pouvant mener à la levée du secret bancaire, fiscal et téléphonique de 28 parlementaires et personnages politiques accusés de corruption.Elle a cité à comparaître aujourd’hui l'ex-ministre de l'Action sociale dans le cabinet Collor de Mello, M.Ricardo Fiuza.M.Fiuza siège maintenant comme député fédéral du Parti du front li-béral (droite) et semble être le deuxième en importance du réseau de corruption qui aurait existé au Congrès brésilien.Lundi, la CPI a approuvé la levée du secret bancaire pour ce qui est de trois sociétés appartenant à Fiuza; elle a de plus décidé de vérifier les revenus et les comptes de la femme et des quatre fils de Fiuza pour établir s'il y a des propriétés que n’avait pas incluses le député Fiuza dans sa declaration de revenus transmise à la CPI.L'ancien député Manoel Moreira (parti PMDB, centre) doit témoigner devant la commission samedi prochain et il se peut que les dirigeants de la commission interroge l'ancienne épousé de Moreira pour vérifier s'il y a lieu de la convoquer pour élucider les rouages de la corruption qui avait cours au Congrès.Deux autres députés du PMDB, Cid Carvalho et José Giraldo Ribeiro, seront aussi appelés ces jours-ci à comparaître. I K I) K V 0 I It .I.K M K I! < It K I) I X (l V K M It I! K I II II :t A (i E I) I T 0 R I A L Partie remise L i s e B i s s o n n e tt e Il faudra donner une médaille au ministre québécois de l’Éducation qui ne tentera pas de cacher à ses concitoyens la gravité du mal dont souffre l’enseignement secondaire public.Péquistes ou libéraux, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, ils sont successivement frappés de la manie de la dénégation.Madame Lucienne Robillard, aujourd’hui porteuse du titre, n’y échajJpe pas.Ses beaux projets en sont handicapés au départ.a dénégation n’est pas de l’aveuglement.Les ministres connaissent la réalité, à fond, mais se font un devoir d’Etat de l’occulter.Car les petits problèmes peuvent se contenter de petites solutions, tandis que les grands exigeraient une mobilisation, trop ardue.Dès les premières pages du document ministériel intitulé Faire avancer l'école, on sait que le minimalisme a gagné.La ministre se plaint de ce que l’école secondaire soit «parfois victime d’un effet médiatique négatif».Et après avoir tiré sur le messager, diversion classique, elle fait dégorger aux chiffres de fausses assurances.A l’école secondaire, le taux de réussite est «en remontée», clame le document, il est passé de 64,8% en 1989-90 à 67,8 % en 1991-92.Minable séance.La vérité, que vous n’y trouverez pas, c’est que ce 67,8 % est inférieur de quatre points de pourcentage au taux de réussite de 1985-86, une régression unique dans le monde industrialisé.Que la légère «remontée»est due au raccrochage de jeunes qui viennent s’inscrire aux services d’éducation des adultes, quand l'école secondaire les a perdus.Que ce taux amalgamé recouvre des disparités affolantes: le taux de réussite des garçons, des élèves en régions éloignées, des quartiers pauvres de la région métropolitaine, passe souvent sous le seuil des 60%, véritable tiers-monde.Comme son prédécesseur, madame Robillard prétend que le taux de réussite, avec ses recettes, pourrait atteindre 80 % en 1997: même en la croyant, et il faudrait être bonasse, ce futur niveau serait inférieur à ce qu’il est aujourd’hui chez les États-Unis nos voisins (83 %), ou dans Lincienne Allemagne de l’Ouest (90 %), des sociétés pourtant fort comparables.Tout au plus la ministre consent à évoquer, sans élaborer autrement, un «malaise sérieux».Èt les corrections quelle propose n’ont rien a voir avec ce mal dont l’acuité est spécifique a l’école québécoise de la majorité.Ses propositions sont des mesures envisagées par tous les systèmes scolaires, quelle que soit leur performance.Au moins a-t-elle la décence de ne pas les appeler une «réforme» comme on le fait abusivement dans le milieu.Plus on prend connaissance de ces mesures, plus on se rend compte, cependant, qu’il faudra une véritable réforme pour les mettre en oeuvre.La partie est remise.La ministre sera ovationnée pour sa volonté de rehabiliter l’enseignement du français écrit, victime de vingt ans d’une pédagogie de la «communication» cjui a sapé tout autant la syntaxe que les fondements culturels de l’apprentissage du français.Mais c’est oublier que les vingt ans ont fait leur oeuvre, justement, et que les enseignants du Quebec ne sont pas prêts a ce virage.D’une part, ils sont très souvent eux-mèmes les produits du système fautif: dans les départements de sciences de l'éducation, le français se porte aussi mal qu’ailleurs.D’autre part ils n’ont pas été formés a une didactique plus normative, qui ne s’improvise pas.La révolution de l’enseignement du français n’aura pas lieu sans un changement concurrent dans la formation des maîtres.Le projet n’en dit rien.Sera aussi applaudi le désir ministériel de revenir à l’essentiel d’une «formation générale».Le problème, on le sait avec les mille colloques et ouvrages qui se sont déchirés là-dessus, c’est de définir ce qu’on appelle désormais un «profil de sortie».Le déterminer, reconnaît le document, touchera toute l’organisation scolaire: «Cours, programmes, intégration des matières et des apprentissages, évaluation, grille horaire et même la convention collective».Autrement dit, il faudra refaire lecole.Mais le document n’en dresse même pas l’échéancier.11 s’arrête court après l’annonce d’une brève consultation avec des associations disciplinaires, des «sages» et des «personnalités» de divers milieux culturels, sociaux, économiques.Après, qui sait.L’approbation générale accueillera également l’intention ministérielle de diviser le cours secondaire en deux cycles, et l’accent sur l’encadrement des plus jeunes.Pour contrer l’abandon, c’est l’une des pistes les plus sûres.Mais le ministère propose indifféremment le titulariat ou le tutorat, ce qui n’est pas équivalent, et surtout il laisse le milieu scolaire entièrement libre de le refuser.Madame Robillard a voulu ainsi se ménager les bonnes grâces de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), qui ne s’oppose pas en principe au titulariat mais en redoute l’effet sur la charge de travail de ses membres.Si la ministre croit à cette réorientation, la plus prometteuse de son projet, à qui est-elle redevable?Aux élèves qui en ont un urgent besoin, ou aux enseignants?Une autre partie remise, comme tant de suggestions à moitié cuites dans ce document.En même temps quelle incite au changement en hésitant à l’imposer, la ministre demande aux élèves de réussir mieux, et sur-le-champ.Elle «élève la barre» des conditions d’obtention du diplôme d’études secondaires.La dernière fois que le ministère a «élevé la barre» sans donner à l’école et aux élèves les moyens de suivre, le résultat a été catastrophique.C’était la réforme de la formation professionnelle, pilotée par M.Claude Ryan: elle a contribué directement à la hausse du taux d’abandon des études, chez la clientèle scolaire la plus demunie.Ce dérapage hante encore l’école secondaire, et pourtant il ne fait l’objet que de «questions» lancées en vrac à la fin du document ministériel, avec d’autres bouts de lignes touchant l’enseignement des arts ou des sciences de la nature.Déterminée à réduire le mal au statut de petits bobos, la ministre n’est pas loin des bonnes pistes mais elle refuse d’y pousser à fond.Réformer, c’est trop dur.Pas de vagues.Bien mieux portant, le cégep a pourtant eu droit a une longue commission parlementaire, suivie de mois de débats publics.Cette fois, le Conseil supérieur de l'Éducation est simplement requis de donner un avis, et «l’avenir de l’enseignement primaire et secondaire» fera l’objet de trois jours de consultation, en décembre, a Québec et a Montréal.La partie, c’est clair, est entièrement remise.Des corrections qui exacerbent le besoin d’une vraie réforme scolaire.Erreur sur l’animateur J’aimerais apporter une correction a votre article publié dans LE DEVOIR du 26 octobre et intitulé «Radio-Canada prend le haut du pavé».Vous écrivez en deuxieme colonne que la table d’analystes animée par Jacques Moisan a Télé-Métropole incluait entre autres Royal Orr, «un animateur anglophone de Toronto».Il s’agit la d’une erreur.M.Orr est bel et bien animateur, mais a l'émission Cross Country Checkup diffusée sur le réseau de la CBC en provenance de Montréal.M.Orr lui-même partage sa résidence entre les Cantons de l’Est et Montréal.Patricia Pleszczynska Directrice de la Radio CBC Montréal Montréal, 27 octobre 1992 Vivre en français hors Québec Dans une lettre publiée le 20 octobre dernier, M.Robert Julien Gauthier de Vancouver affirme que «la grande majorité des Canadiens-français vivant a l’extérieur du Quebec ont complètement perdu leur langue».Fréquentant les communautés francophones de toutes les provinces et des territoires, je me trouve obligé fie différer d’opinion.Le recensement de 1991, même s’il a mis en évidence le problème continu de l’assimilation, a démontré que le français demeure la priri cipale langue utilisée au foyer pour 634 000 personnes.Dix ans auparavant, ce chiffre était de 664 000.Ut gestion scolaire étant maintenant en perspective dans la plupart des pro vinces de l’Ouest, il y a lieu d’espe rer au moins une stabilisation de la situation.L E T T R E S —?- Malgré une diminution de la population scolaire totale, les inscriptions aux écoles françaises semblent se maintenir.Les cours d’immersion attirent toujours presque 300 000 éleves non francophones, et ce chiffre est un sommet qui n’a pas baissé au cours des dernieres années.En 1992-1993, 272 000 enfants ont appris le français langue seconde en Colombie-Britannique, contre 161 110 en 1977-1978.Pour l’ensemble du Canada, ces chiffres sont respectivement de 2 684 830 et 2 106 372.M.Gauthier témoigne de situations peu reluisantes — manque de personnel qualifié, manque rie matériel didactique approprié, manque de ressources pour faire de la recherche en français, pas de remplaçants qui parlent français, etc.— mais nos évaluations nous indiquent une amélioration générale, notamment en ce qui concerne la maîtrise du français par le personnel enseignant.De concert avec la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, avec Canadian Barents for French et avec les communautés concernées, le Commissaire travaille pour que la vie en français a l’extérieur du Québec ne s’étiole pas.Victor C.Goldbloom Ottawa, 22 octobre 1992 Duras à l’index Au beau milieu du fatras d’opinions émises par les politiciens de tout acabit en cette fin de campagne électorale, une dépêche de la Près se Canadienne reprise par EE DEVOIR du samedi 23 octobre a sensiblement gâché ma bonne humeur et mis a rude épreuve mon sens de l’humour.Quand je lis que Douanes Cana- da, grâce a l’intervention de ses brillants vigiles, a interdit l’entrée d’un roman de Marguerite Duras, commandé par l’Université Trent en Ontario, L’homme assis dans le couloir, je dis, pardon je crie: stop, hola, assez ou toute autre interjection qui traduira mon ras-le-bol de la bêtise.Que l’Etat se mêle de juger ce qui est convenable ou non en littérature, il y a déjà matière a s’insurger; non pas que je sois favorable nécessairement a l’expression dite pornographique — j’estime être assez adulte et mature pour juger par moi-même ce qui est intéressant ou iras — mais que l’on touche a Marguerite Duras, un des plus grands auteurs de l’histoire de la littérature, il y a des limites a ne pas dépasser.Je ne suis pas un inconditionnel de Duras, je n’ai pas lu ce livre, mais je cours me le procurer.Au besoin, un appel à l’éditeur et il me sera envoyé simplement par la poste, déclaré «correspondance d’affaire» s'il le faut.Douaniers, surveillez ma boite aux lettres! Interdire Duras pour obscénité! hit quoi encore! Comment peut-on accepter sans sourçillcr qu’un petit fonctionnaire de l’Etat, sévissant a Fort Erie, décide de la qualité d’une oeuvre littéraire quelle qu'elle soit?Déjà, c’est une aberration, mais Duras, il y a de quoi rire.Quand je pense qu’un juge devra trancher ce dilemme, j’en suis malade.Surtout que Son Honneur devra lire Duras sans s'endormir.A mon sens, il y a plus d’obscéni te dans les discours des politiciens ou dans les décisions des fonction naires des douanes que dans n'im porte quelle oeuvre littéraire pro duile depuis l’invention de Gulen berg.Philippe Ixfèvre Conseiller en communications Saint himbert, 22 octobre 1992 LA T>OTTA\üA 306 Sommes TOOS PtKRÀERE TD\ J, La deuxième image de Jean Chrétien es Québécois ont mainte- Lnant une deuxième image de Jean Chrétien à apprécier.Une image qui vient de sa première conférence .de presse au lendemain de sa victoire éclatante du 25 octobre.L’image d'un homme décisif, bien dans sa peau et franchement ravi d’avoir confondu les prédictions des savants du monde politique.À la fin de la conférence, il a brandi des copies de lu Bresse et du Nouvelliste avec leurs manchettes erronées («Chrétien serait battu dans Saint-Maurice»), exactement comme l’a fait Harry S.Truman avec le Chicago Tribune («Dewey Defeats Truman») après les élections présidentielles de 1948.L’homme d'Independence (Missouri) et le petit gars de Shawinigan — deux politiciens que leurs adversaires et la classe intellectuelle ont toujours sousestimés.Cette nouvelle image pourra-t-elle réussir finalement à effacer la première que les Québécois conservent de Jean Chrétien, cette image d’un homme mesquin qui a poignardé l’accord du Lac Meech en compagnie de ses alliés Clyde Wells, Elijah Harper, Sharon Carstairs et Pierre Trudeau?L’image fut gravée dans la mémoire collective par la rencontre télévisée entre MM.Chrétien et Wells le 23 juin 1990, au congrès de leadership du Parti libéral du Canada.Ix jour même de la mort de Meech, les deux hommes se sont embrassés a la vue de tous et M.Chrétien a dit: «Merci de ton aide, Clyde.» Peu après, il fut élu chef du parti.M.Chrétien a prétendu que ses remerciements étaient pour les délégués de Terre-Neuve que M.Wells lui amenait non pour sa contributionà la mort de Meech.Mais, bien des observateurs — y inclus, selon ses intimes, Brian Mulroney — ont qualifié le geste de «baiser de Judas» qu’ils ne pardonneraient jamais.C’était une image retentissante, que Dicien Bouchard et ses militants n’oublient jamais d’utiliser dans leurs attaques contre la présumée trahison de M.Chrétien envers le Québec.Ce qu’il y a d'ironique là-dedans, c’est que M.Chrétien ne fut jamais l’adversaire féroce de Meech qu’on a cru qu’il était.Il a même es- N O K M A N W K H S T E K ?sayé de le sauver.Du moins, c’est ce que révèle nulle autre que Sharon Carstairs, ancien chef du Parti libéral au Manitoba, dans son nouveau livre Not One of the Hoys.Mme Carstairs parle en connaissance de cause.Elle a assisté aux négociations ultimes sur Meech au mois de juin 1990 à Ottawa, a titre de membre de la délégation ma-nitobaine.D’après elle, MM.Chrétien et Mulroney travaillaient ensemble en cachette pour en arriver à un accord entre Ottawa et les 10 provinces.M.Chrétien, coincé par M.Trudeau et les exigences de la course au leadership liberal, devait rester hostile à Meech publiquement, mais la réalité en privé était fort différente, écrit Mme Carstairs.M.Mulroney, selon elle, a même fourni a M.Chrétien l’ébauche d'un document constitutionnel qu’il n’avait pas encore livré aux autres premiers ministres — et M.Chrétien l’a donné à Mme Carstairs d;uis le but de promouvoir l’accord auprès des Mani-tobains.Il était prêt a faire tout ce qu’il jugeait nécessaire pour faciliter un deal, selon Mme Carstairs.On sait fort bien que Jean Chrétien n'est pas un idéologue, qu'il cherche des solutions qui marchent plutôt que de défendre des positions dépassées.En voila un autre témoignage, et, en même temps, la preuve que cela ne réussit pas toujours.Malgré tout, voici (demain) notre nouveau premier ministre, un chef qui — merci.Dieu — aura une majorité forte en plus de la légitimité dans toutes les régions du pays.Même M.Trudeau n’est jamais arrivé a détenir des sieges dans chacune des 10 provinces.Durant presque tout son regime, d’ailleurs, son parti fut a toutes fins utiles sans élus dans l’Ouest.On se souvient des années où I Joyd Axworlhy de Winnipeg était le seul député libéral vivant à l’ouest de la frontière ontarienne.Par contre, M.Chrétien aura l’appui de 30 députés libéraux des provinces de l’Ouest et des Territoires du Nord-Ouest.Autre point à souligner, si M.Chrétien reste au pouvoir [xmr les cinq ans de son mandat, c’est-à-dire jusqu’en 1998, les Québécois auront occupé la poste de premier ministre du Canada pendant 38 des 50 années précédentes.Le moins qu’on puisse dire, c’est que cela ne témoigne pas, prima facie, d’une hostilité implacable envers le Quebec.Cette fois, le Québécois doit sa victoire a l’Ontario, le château-fort traditionnel des conservateurs.Les tories ont réussi l’exploit d’être chassés des circonscriptions de la province la plus importante du pays.Ix renversement des conservateurs est un des pires de l'histoire des |)ays démocrates.De 157 sièges à deux d’un seul coup — incroyable! Une des conséquences néfastes de cette défaite au Québec sera l’affaiblissement de Jean Charest.On s’attendait à une lutte de géants après l’élection, a un duel entre les porte-parole des deux principaux courants dans l’âme du Québec — Jean Charest et Dicien Bouchard, le fédéraliste et le souverainiste.M.Charest reste un |x>-liticien digne de respect, mais le fait qu'il n’ait pu faire élire d’autres députés conservateurs devrait atténuer son influence dans le grand débat qui s’annonce.Le débat se fera avec un Lucien Bouchard que le succès électoral a rendu beaucoup plus fort.Sa campagne a démontré qu’il est non seulement un orateur d’une eloquence classique, rare de nos jours, mais aussi un politicien intelligent et subtil.Il sera un adversaire de taille pour les fédéralistes.Mais tout est loin d'être perdu.Ut bonne nouvelle est que, malgré son balayage, 1»' Bloc québécois n’a récolté que 49,5 % des voies.Et une grande partie des électeurs bloquistes ne voulaient qu’envoyer un message — sans risque — à Ottawa Pour briser un pays, il faut un appui beaucoup plus robuste que cela.À l‘ R 0 I* 0 S .de pauvreté chez les femmes Ui séparation, le divorce, la monoparentalité, le veuvage ainsi qu’une scolarité déficiente (4 des obstacles persis tants sur le marche du travail sont autant de facteurs qui influencent le risque de pauvreté des femmes.Il existe toutefois des écarts importants dans la gravité de la pauvreté entre les différents groiijx-s d’âge et les di vers ly|x-s de familles.L'appauvrissement de grou|X's par ticulierement vulnérables, comme les familles monoparentales et les jeunes, est alarmant.Pour les familles monoparentales dont le chef est une femme, le risque de pauvreté au Québec est, en 1990, près de cinq fois plus élevé que celui des familles biparentales.Di duree de la pauvreté est également plus longue chez les meres seules comme le démontré I article «Ixs familles monoparentales au Québec» portant sur la période de 1982 à 1986.»«Ixur taux de sortie de la pauvreté est en effet le plus faible parmi les différents ty|X's de familles, et le taux d'entrée est le plus élevé.» Ainsi, selon cette étude, 40% des mères seules pauvres sont demeurées dans la pauvreté pendant toute la (x-riode analysée, soit au moins cinq ans Un mrnir à inirtagcr.Politique quclxécoisc en matière de condition féminine, l‘»‘KL FONDÉ P A K II F, N R I R OU R A S S A LF II) J A N V I F R I » I II l)i motrice I, IS K BI8S0NNKTTK Rédacteur ou ehef RKRNAKI) DRSCÔTR A II X Directeur il cl o % u o a I a il lit i n U t r a lion A N I) It R I, K CI, K R (’ I) i r o.o t o n r do I ' i u f o r ni a I i n n II R N t) IT A II It I N Directeurs adjoints do l'information l’If It II K B E A 11 I, I R 11, KOCH C.Ô T K It c d a c tour c n c li c f a il j oint .1 RAN KO K R It ï S A N S R A (JO N Ztl.it), me Ile Kloiiry.llo clajçe, Montréal (Québec) Il 3 A SM!).Tel.: | ,T | )| jix.'i 3 :t :t :t RAIS C R Q II R DOIS i 5626 I.K I) K VOIR.I K M K R < R I DI ;t \ n v i; u g |t | | pées par John Paul Macdonald de la firme Paramax au cours des derniers jours.Ia*s prévisions de Panunax Ias prévisions de Paramax sont fondées sur des projets d’exportation totalement irréalistes.Paramax prétend essentiellement que, d’ici 10 à 25 ans, des contrats d’exportation vont être obtenus et vont se traduire par d’importants gains en matière d’emploi, en plus d’assurer un impact neutre sur le déficit du gouvernement canadien.A notre avis, Paramax s’est développé un monde imaginaire qui n’a rien à voir avec la réalité.la guerre froide est terminée et les exportations d’armes sont en chute libre.Depuis 1988, cette baisse calculée en dollars constants s’est établie à 54 % au niveau mondial.Dans pratiquement tous les pays, les budgets militaires sont en déclin et des achats d’équipements sont abandonnés.D“s projets d'exportation de Paramax sont donc aussi hypothétiques que l’étaient ceux d’Oerlikon en 1985-86.I.oin de faire notre fortune au plan économique, comme promis à l’époque par le gouvernement conservateur et le fabricant, l’aventure d’Oerlikon est devenue synonyme de pertes d’emplois et de dilapidation des fonds publics.L’étude de Paramax prétend par ailleurs que le projet aura un impact «neutre» sur le déficit gouvernemental.S’il n’y a pas d’exportations, il faut s'attendre a jjerdre plusieurs milliards en rentrées fiscales et donc a supporter un important déficit.Doutant d’ailleurs de ses propres prévisions, la firme Informetrica, qui a établi les projections sur lesquelles s’appuie Paramax, suggère au gouvernement, pour éviter d’ac- croître son déficit à court terme, d’économiser dans d'autres champs d'activité les sommes requises pour la mise en route du programme d’hélicoptères.Pour créer les emplois promis, on suggère implicitement d'en abolir ailleurs.D“ gain net sur l’emploi n’est donc aucunement acquis.Ix‘s contrats avec les principaux titulaires Paramax ne mesure que ce qui découle des contrats signés avec les principaux titulaires du programme.Pour comprendre le fonctionnement de l’industrie militaire canadienne, il faut savoir que la plupart des fabricants en place au Canada sont, comme Paramax, des filiales d’entreprises étrangères qui dépendent de leur maison mère et qui importent de fortes quantités de produits, de travaux de conception et d’ingénierie.Dans le cas des frégates par exemple, Paramax, qui constitue la principale retombée pour la province, n’a alloué au Québec que 10 à 15 % de ses sous-contrats au cours des dernières années.La plupart des contrats de sous- trai-tance ont en effet été confiés à des grands fabricants étrangers de technologies militaires comme les sociétés américaines Unisys, E-System et Raytheon, l’entreprise britannique Plessey et le grou|>e suédois Bofors.Dans des contrats d’importance similaire et où l’apport technologique est comparable, comme le programme de construction du F-18 au début des années 80, nous avons pu constater qu'une forte proportion des travaux comptabilisés dans les retombées canadiennes avaient été exécutés à l'étranger.Etant donné que la réalisation du programme du EH-101 devra obligatoirement faire appel a un savoir-faire qui n’existe pas au Canada, il est à prévoir que l’apport extérieur sera élevé.Les modèles économétriques utilisés par Informetrica et Paramax, pour calculer notamment les retombées sur l’emploi, ne tiennent que partiellement compte de cette donnée.Les travaux de l’économiste ontarien John Treddenick du Collège militaire royal de Kingston ont d'ailleurs démontré il y a déjà plusieurs années le caractère inadéquat des modèles économétriques courants dans le secteur militaire.Les retombées réelles seront donc très inférieures à ce qu’on nous promet.Ix> déficit commerciid accentué La seule chose dont nous pouvons être certains, c'est que le programme des EH-101 va accentuer notre déficit commercial dans le domaine des échanges militaires.L’étude d’Informetrica évalue les importations à 1,1 milliard de dollars.Selon ses prévisions, les compensations prévues au contrat vont se traduire par un effet positif sur notre économie.Cette conclusion ne peut s’expliquer que par une absence flagrante de compréhension des mécanismes qui régissent l’économie de défense.Selon les systèmes en place au sein de l'OTAN et du NORAD, il est vrai que l'objectif est de minimiser le fardeau des achats dans les pays qui, comme le Canada, sont de petits producteurs militaires.Mais ce système de compensation est rem-ldi de failles qui font en sorte que, dans le passe, plus le gouvernement canadien a dépensé dans l’armement, plus son déficit commercial s'est creusé.Ainsi, lorsqu'on a amorcé, au cours des années 80, les phases de production des programmes de construction du F-18, des (régates, des systèmes de défense a basse altitude et du système d’alerte du Nord, notre déficit militaire commercial face aux Etats-Unis seulement est passé d’une moyenne annuelle de moins de 30 millions à plus de 350 millions de dollars.En général, dans le but d’atténuer l'impact des importations, le gouvernement négocie a la hausse les engagements des constructeurs en ce qui a trait aux retombées.Dans les contrats où on anticipe de fortes importations, on exigera des retombées qui pourront atteindre jusqu’à 150 % comme cela a été le cas dans le programme du système de défense a basse altitude.Pour le programme du EH-101, avec un niveau d’engagement de 116 % sur les contrats signés avec le consortium EHI et Paramax et en tenant compte des importations prévues, il faut s’attendre a un déficit commercial qui dépassera les 500 millions de dollars.11 nous apparaît évident que, sur le strict plan économique, ce programme sera d’un apport plus réduit qu’on ne le dit en matière de création d’emplois et aggravera la situation budgétaire et commerciale du Canada.Par ailleurs, le programme du EH-101 est beaucoup trop limité pour offrir une solution appropriée aux nombreux problèmes des quelque 600 entreprises québécoises qui dépendent a divers degrés d’un marché de la défense qui ne cessera pas de décliner, même avec la mise en route du programme d’hélicoptères.Un nombre croissant d'organismes et d’institutions publiques reconnaissent la nécessité d’une approche globale apte a concilier la lutte pour le maintien des emplois et la relance des industries de pointe.Non seulement la reconversion des entreprises militaires vers la production civile offre-t-elle cette possibilité, mais elle propose également une voie susceptible d’aider a la revitalisation de notre économie.Un nombre croissant d’organismes publics reconnaît la nécessité d’une approc apte à concilier la lutte pour le maintien des emplois et la relance des industries de pointe, comme la reconversion des entreprises militaires vers la production civile 1*110 K) ARCHIVES Un Québec souverain affecterait peu le Canada Si le Canada se brisait, l’ONUaurait un nouveau membre et les Etats-Unis deux voisins au Nord, rien de plus; ce serait dommage, mais supportable Traduction d’un éditorial publié dans la livraison du 'AO octobre du magazine The Economist de hmdres .il aut-il la peine de conserver le Ca- Vnada?La moitié de ceux qui ont vote le 25 octobre dans cette province bougonne et majoritairement francophone qu’est le Qué-IL-., bec ont donne leur appui a un |>ar-ti qui répond «non».On ne sait pas au juste combien de ces votants sont effectivement de cet avis.C'est une chose d’envoyer au parlement fédéral le Bloc québécois comme principal parti d’opposition.C’en est une autre d’élire l’an prochain aux élections québécoises l’équiva-lent du Bloc, le Parti québécois.Un pas plus significatif encore serait de voter «oui» en 195)5 lors d’un référendum sur l’iiidéix'ndan-cc du Québec.Pourtant, toutes ces étapes |>euvent se réaliser dans le sillage d’élections qui ont réduit en poussière le parti qui formait le gouvernement et qui ont transformé le paysage politique du Canada.Il importe de savoir ce que les j autres Canadiens doivent ou peuvent faire pour réparer leur federation fissile.Selon toute vraisemblance, c’est «très peu» bien que ce ne soit pas le choix sentimental de beaucoup de Canadiens.Li separation ne causerait pas beaucoup de dommage au Canada.A une époque de libre-echange et de liberté de mouvement, aucune partie vitale de son économie ne serait démantelée.Nid doute que les provinces de l'Atlantique, isolées géographiquement, sentiraient cet isolement pins fortement, ce qui en pratique ne modifierait guère l’état actuel des choses.I e tout vaut d’etre replace dans la |XiN|>ec-live des récriminations du Québec — doléances qui se fondent sur l'histoire et sur la conscience tribale.( >n est en présence de forces qui, souvent, peuvent être plus importantes que celles de l'économie.l e gouvernement provincial du Québec a déjà le contrôle sur l’éducation et sur presque toute la ixdilique linguistique, fondements de l’identité nationale.Il n’a pas le contrôle sur sa propre economic, mais alors tout gouvernement non communiste est dans le meme cas.I e Québec est affligé d’un chômage élevé; I ensemble du Canada aussi.Il a autant de contrôle (ce qui est beaucoup) sur sa taxation que toute autre province.I e Québec aime poser a l’orpheline que traite rudement la marâtre vivant a Ottawa.Pourtant, l’argent fédéral a coulé largement d;uis la province — pour la haute technologie notamment.Depuis cinq ans, pour ne pas remonter plus loin, la plupart des députés québécois ont siégé du côté du gouvernement.Celui qui avait le titre de premier ministre jusqu'à récemment.Brian Mulroney, venait du Quebec, de même que le nouveau premier ministre libéral, Jean Chrétien.Si le Québec fait grief du pouvoir central, les autres provinces sont dans la même situa-tion.Que veut-il de plus?La réponse qui pose problème a longtemps été: «passablement de choses».le Canada a fait deux tentatives récentes pour répondre aux demandes du Québec.I a première fut rejetée par les autres provinces.Mais la deuxième tentative, qui reconnaissait la «société distincte» du Québec et accordait bien des garanties au fait français, obtint l’accord de tous les gouvernements provinciaux, y compris le Québec, et du fédéral — mais lors d’un référendum, l’an dernier, cette proposition fut rejetée, les Québécois, contrairement à leur gouvernement, y trouvaient trop peu; bien des Canadiens pensaient qu’on cédait trop au Quélxv.lorsque des gens réagissent ainsi, les deux parties étant réticentes aux compromis qui les garderaient unies, peut-être est ce k' temps de se séparer.Cela n’irait pas sans difficulté: l’Histoire et le sentiment tribal ne sont pas un monopole des francophones du Canada.Plusieurs Canadiens ressentent pour le Canada ce que les Québécois adoptent comme attitude vis-à-vis du Quélxv.les Canadiens anglais, tout a fait dégoûtés du Quebec, ne feraient pas de prouesses pour aider financièrement ou autrement le processus.l'ont compte fait, il n’en faut qu’un pour mettre lin à un mariage.Si une province a ce rellexc tandis que les autres estiment que les demandes soumises en vue d’une fragile rc conciliation sont déraisonnables, qu'a cela ne tienne.Même si on ne doit pas s'alarmer outre mesure à l’etranger de la possibilité d’un Quélxv souverain, la partition du Cana da aurait un autre coût.Les premiers a le res sentir seraient les Anglo-Québécois.IVesen lenient, le zèle linguistique pesé sur environ 18 A.des Quelxvois qui ne sont pas de langue française.Peu importe la langue de l'afficha ge.les ivglemeuls qui ecartent de l’ecole an glaise les entants de nouveaux venus non ca nadiens ixisenl un problème plus grave A cela, on trouve des arguments tenant à l’intégration sociale.Mais ce n’est pas le but; il y a ici une base* solide pour les combattre au nom de la liberté civile.Il est vrai que le gouvernement québécois met les candidats a l'immigration au courant de ces règlements.Mais (buis un Québec indépendant, peut-on demander combien rapidement une préoccupation acceptable au sujet de l’identité nationale ne deviendrait pas du chauvinisme linguistique?les augures ne sont pas réjouissants.Environ 20 % des Canadiens, par choix, ne parlent pas la langue de la majorité.Environ 20 % des Québécois ne peuvent s’exprimer dans la langue qui y est majoritaire, le Canada a deux langues officielles, le Quebec est unilingue’français.lorsque bicien Bouchard, leader du Bloc québécois, a célébré sa victoire devant les cameras de télévision le soir du 25 octobre, il a parlé en français a ses partisans québécois.Il paria brièvement — et de façon responsable — ('il anglais au reste du Canada.Mais pas un mot pour les Anglo- Québécois, concitoyens de ce qui sera peut-être un pays.Pour le monde extérieur — si l’on fait exception d’une France jubilante — un Canada morcelé, bien que ne constituant pas un désastre'.ne serait pas non plus une valeur positive.Un Québec indépendant n’aurait vraisemblablement pas tendance à dénoncer les ententes, de commerce ou de défense, auxquelles souscrit le Canada actuel.1rs nationalistes du Quélxv ne sont |xis comme on pourrait le croire des protectionnistes à tous crins.Bien au contraire, ce sont les libéraux mainte-nant au pouvoir à Ottawa qui ont parle — de façon |X'u plausible — de renégocier l'accord de libreMvliange avec les Etats-Unis (ALE) et l’accord de libreéchangé nord-américain (AI ENA) qui n’est pas encore- réalité.Est-co que l’AI .ENA déjà en danger à Washington, ixnirrait survivre- au morcellement d’un Canada en pièces qui seraient portées à la querel le?la partition, même en désordre', ne mènerait pas à une nouvelle Bosnie.Tout de même, avec un Canada rapetisse, on |x-nIrait l’impact de celte voix qui a l’habitude d’insis ter, dans les forums internationaux, sur la îu'-cessaire rectitude dans le comixirtement des citoyens.Exprimons-nous simplement.Si le Canada se brisait — ce qui ne veut |ms iliiv quand le Canada se brisera — l’ONU aurait un non veau pays membre, les Etats-Unis auraient deux voisins au nord au lieu d’un.En somme, rien de plus.I e Canada tel que nous le connaissons aurait vivu.Ce serait dommage, mais sup|x triable.Si le Québec fait tfrief du pouvoir central, les autres provinces sont dans la même situation.Que veut-il de plus?Violence à la télé, violence dans la société KEITH SPICER President Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes tr=- e suis sidère qu’un journal du calibre du DEVOIR puisse, comme Mme MartineTurenne l’a fait dans l’article surtitré «Le CRTC et la violence a la télé» (29 octobre), faire l’affirmation aussi #1 mal informée qu’aucune étude ne peut confir-| mer le lien entre la violence à la télévision et la violence dans la société.De fait, des centaines de travaux de recherche prouvent qu’un régime constant de violence gratuite ou idéalisée à la télévision contribue a la désensibilisation des enfants et suscite chez eux de l’agressivite et un comportement antisocial, sans compter qu’il mine leurs capacités d’apprentissage à l’école.Voici quelques exemples de ce que certaines autorités en matière de violence à la télévision ont déclaré sur la question au cours de 20 dernières années: ¦ «L's émissions de divertissement que la télévision offre a l’heure actuelle peuvent contribuer, dans une certaine mesure, au comportement agressif d’un grand nombre d’enfants sains.Un tel effet a maintenant été établi dans tout un éventail de situations.» (I .S.Surgeon General, 1972).¦ «En importance, la violence a la television est aussi forte-j ment liée au comportement agressif que toute autre va-{ liable de comportement que l’on ait pu mesurer.Dans les I recherches, il ne s’agit plus d’établir s’il exige un effet, mais plutôt d’en trouver les explications.» (U.S.National Institute of Mental Health.1983).¦ «Au cours des 20 dernières années, une constatation s’est imposée de manière prépondérante.les médias de masse contribuent pour beaucoup au comportement agressif et { aux attitudes afférentes d’un grand nombre d’enfants, ado [ lescentset adultes.» (American Psychological Association Commission on Violence and Youth, 1993).¦ «la violence à la télévision affecte les jeunes de tout âge, garyons et filles, de toutes les couches socio-économiques et quel que soit leur degré d’intelligence.On ne saurait ni le nier ni l’expliquer.» (Dr E.Rowell linesman et Dr léonard Eron, 1 ’Diversity of Illinois.198-1.au tenue d’une étude de recherche qui a duré 2();uis).l’ermcttez-moi par la même occasion de corriger une autre erreur de fait dans l’article en question: le CRTC, loin de laisser au hasard toute application du nouveau code, rend, par condition de licence, la conformité avec le code sur la violence obligatoire pour tous les télédiffusera s pri-I ves.En dernier lieu.Mme rumine declare que les télédiffuseurs entreprennent d’autres mesures sérieuses contre la violence «on pleine crise de vertu».Si le fait de faire preuve de sensibilité et d’intelligence, et de prendre ses res|x>nsabi-litcs.constitue une «crise de vertu», alors que doit-on |x-n-sor du DEVOIR?I Jn lien direct?Aucune etude serieuso ne |X'ut on effet prouver qu’il y a un lien dinvt entre la violence a la television et la violence dans la société.» Cette affirmation notait pas, bien sûr, (limon cru.(.’est 1 ouise Spikier, conseillère' en communication et membre- du nouveau comité d’othique de Tele-Metropole sur la violence à la television, qui l’affirmait le 19 octobre dernier.Ellremèmc av ait assiste quelques semaines auparavant à un Congrès de psychologues qui en arrivaient à la mémo conclusion.Martine Turenne L • É Q U 1 P E I) U I) E V O 1 R LA RÉDACTION Journalistes: à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier.Louis-Gilles Francoeur, Louis-Guy L’Heureux, Jean-Pierre L*gault, Caroline Montpetit, Bernard Morrier.Isabelle Pare.Diane Precourt, Laurent Soumis, Guy Taillefer; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l’information culturelle Michel Belair (responsable), Stéphane Baillargcon.Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouette {Livres), Paule des Rivieres.Marie Laurier.Robert Lévesque, Odile Tremblay: à l’information économique: Gérard Béni be ( responsable), Robert Dutrisac.Claude Levesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale Francois Brousseau (éditorialiste et responsable).Antoine Char, Jocelyn Coulon.Sylviane Tramier.Clément Trudel; à l’information politique Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire a Ottawa), Gilles Lesage {correspondant parlementaire et éditorialiste a Quebec), Michel Venue {correspondant parlementaire à Quebec); Serge Chapleau .i nnatriee), Christiane Vaillant.Les annonces classées et avis publics: Nves Williams (superviseur), Dominique Charbonnier.Marlene c ôte.Sylvie Importe.Pierrette Rousseau.Micheline Ruei-I I CONSI II Dl DEVOIR INC.Picric Bourgie (president).LA FONDA-llON Dl DEVOIR Marcel CoutureQiré-sidcnt), Roger Boisvert (vice-president et directeur general), Raymonde Guay (rrs-ponsable du financement prive).I M i: Il ( li E I) I ;i x 0 V E M H li E I !) !l :i -* Le «-—- ACTUALITES REPENTIGNY SUITE DE LA PAGE 1 Mais selon les évaluations signées faites par le consultant de la SQAE au début de l'année 1993, la firme Leroux, Leroux, Papin et Associés, une usine utilisant les biodisques de Robiotech coûterait entre 25 et 27 mil-lions$ et son entretien annuel atteindrait 1,56 million$ par an, soit 330 000$ de plus que le système physico-chimique étudié et «optimisé» par l’Environnement.Ix?ministre Paradis, de son côté, a avisé la ville qu'il ne déboursera pas plus que les 11,9 millions$ prévus pour le traitement physico-chimique.Lorsqu’il a fait changer son ministère de cap dans ce dossier, le 12 mai dernier, M.Paradis a écrit au maire de Repentigny, M.Jacques Dupuis, qu’il était «disposé à autoriser, tel que demandé, une station d'épuration incluant le procédé par biodisques».M.Paradis a ajouté que son ministère ne paierait pas les «frais contingents», ce qui aurait été changé depuis, a affirmé de son côté hier le président de Robiotech, M.Robert Fleurant, qui en déduit que le ministère paiera désormais les 14,9 millionsS demandés pour son procédé.«J’ai vu une lettre qui le confirme», a-t-il dit au DEVOIR hier.La décision du ministre Paradis de donner en mai dernier un «accord de principe» aux biodisques — le mot est de Mme Sylvie Marier, son attachée de presse — survient après que des honoraires d’un demi-million de dollars eurent été dépensés pour dessiner le tiers des plans et devis de l’usine d’épuration physico-chimique, a expliqué une source à la SQAE.Selon un spécialiste de la Direction de l’assainissement, il en coûtera au bas mot 750 000 nouveaux dollars pour dessiner une usine à biodisques d’une valeur de 20 millionsS, au taux officiel de 5% d’honoraires, et cela, même en utilisant les informations déjà disponibles.Cette facture, dit-il, est incluse dans un projet clefs-en-main.Les fournisseurs de biodisques à l’origine de ce changement de cap dans le dossier de Repentigny, la firme Robiotech, sont installés au 4222, rue Saint-Hubert, à Montréal.C’est aussi l'adresse civile de la firme d’ingénieurs-conseils Pasquin, Saint-Jean et Associés.Le président de cette firme d’ingénieurs, M.Michel Saint-Jean, est un «actionnaire minoritaire» dans Robiotech, a précisé hier M.Fleurant.M.Saint-Jean a été l’un des principaux organisateurs politiques de Pierre Paradis, lors de la course au leadership libéral, en 1983, ce qu'a reconnu Mme Marier, qui précise «connaître très bien M.Saint-Jean».Ce dernier, qui est un contributeur de la caisse libérale, faisait aussi partie du groupe restreint qui accompagnait le premier ministre, M.Robert Bourassa, durant la tournée référendaire l’automne dernier.Le président et actionnaire principal de Robiotech, un homme d'affaires de Saint-Gérard-Majella, a discuté de questions d'ingénierie, directement avec le bureau du ministre de l’Environnement depuis le début de l’année, Des liens politiques en particulier avec Mme Julie Rodrigue, un membre du cabinet ministériel.Il lui a écrit une lettre, a-t-il précisé hier, pour lui transmettre, plutôt qu’aux fonctionnaires «qui bloquaient le dossier, (Serge) Hamel et (Tony) Di Eruscia», le détail de la chaîne de traitement proposée par Robiotech.D’autre part, le ministère, la SQAE et Repentigny ont dépensé beaucoup d’efforts pour évaluer jusqu’à maintenant le procédé de Robiotech, en particulier, plutôt que d’évaluer les systèmes de biodisques disponibles sur le marché québécois.Le ministère s’est même attardé à produire, en mars, un devis technique que Robiotech devrait compléter pour que ce procédé soit conforme à ses nonnes! Rien de tel n’a été fait pour les deux autres compagnies québécoises concurrentes, soit Mabarex et Eco-équipement, qui vendent des disques biologiques au Québec et qui figurent au fichier des fournisseurs du ministère de l'industrie et du Commerce.Au cabinet de M.Paradis, on minimisait l’impact de cette présélection des équipements de Robiotech en déclarant que c’était pour «accommoder Repentigny et son administration, qui nous l’a expressément demandé, qu’on a donné un accord de principe à l’évaluation du procédé de biodisques».Selon Mme Marier, Repentigny s’est inscrite au programme d’assainissement en 1983 et a signé son protocole en 1985.'«Alors, après dix ans, deux de plus.,», a dit Mme Marier en plaidant la nécessité de respecter le désir des villes «qui doivent vivre avec l'usine après».Mme Marier ajoute qu’il y aura appel d’offres, au moment venu, entre tous les fournisseurs de biodisques, s’il est démontré que cet équipement peut être aussi performant au plan environnemental, à coût égal ou inférieur, comme le ministre l’a exigé de Repentigny.Mais pour le Service devaluation technique du ministère.le dossier de Repentigny est prêt et devrait en être actuellement à l'étape de la construction.Selon une source bien informée, ce service a affirmé dans un rapport, en février dernier, que le système à biodisques n’apportait aucun gain environnemental significatif par rapport au physico-chimique.Et cela, sans tenir compte de la pollution générée par 50 000 personnes pendant deux ou trois années additionnelles.La même direction du ministère, ainsi que le Service de coordination des études, le Service de l’admissibilité et de la normalisation et la Direction de la qualité des cours d’eau affirmaient, pour leur part, dans un rapport unanime et conjoint, le 2 avril dernier, que la solution «telle que présentée par Robiotech n’est pas adéquate sur le plan technique».Les quatre directions ajoutaient dans leur rapport que les dépassements de coûts prévisibles, soit plus de 9 millionsS à ce moment-là, étaient si importants que, même si Repentigny voulait refiler l’excédent de coûts à ses contribuables, le «choix d’une telle orientation contreviendrait à l’article 3.5.2» du décret gouvernemental 37-89, qui régit les dépenses de l'Etat en matière d’assainissement de l’eau.MEXIQUE Refus péremptoire SUITE DE LA PAGE I Salinas a répliqué indirectement a Chrétien par un refus péremptoire à toute tentative de rouvrir le traité.Il l’avait fait dans les mêmes termes lorsque Clinton avait lancé l'idée d’accords parallèles.Le Mexique a finalement avalé cette nouvelle couleuvre, sans penser toutefois que ce chemin de croix n'en était pas a sa dernière station, loin s’en faut.L’attente n’est pas moins douloureuse pour les milieux d’affaires canadiens qui se pressent aux portes du Mexique.Cette semaine a Acapulco, une grande exposition sur l’industrie minière réunissait le gratin des sociétés canadiennes d’équipement minier.A Mexico, les représentants de 55 sociétés canadiennes spécialisées en production énergétique vont se reunir, la semaine prochaine, pour faire connaître leurs techniques a d’éventuels partenaires mexicains.Dans moins d’un mois on connaîtra le résultat d’un appel d’offres pour la construction d’un train aérien qui reliera la banlieue au cœur du quartier historique de Mexico.Un vieux quartier qui connaît une fabuleuse renaissance.Bombardier, de Mexico, figure parmi les aspirants maitres-d’œuvre.Bref, la nervosité a monté d’un cran de part et d’autre, en début de semaine, devant les résultats des élections canadiennes.Résultats d’autant plus surprenants que des électeurs soi-disant dégoûtés de leurs leaders ont afflué aux urnes.Phénomène incompréhensible au Mexique ou l’«abstractionnisme» est depuis longtemps le pire ennemi d’un renouvellement démocratique.Le libre-échange — moteur d’une modernisation qui a stabilisé le peso et ébranlé les dernieres barrières protectionnistes — est aujourd’hui dans le collimateur.Et le tireur est celui-la même qui avait appelé la bête.Le Mexique est déconcerté, et on le serait a moins! Toute nouvelle menace a l’entrée en vigueur prochaine de l’ALENA fait peser de nouvelles pressions sur le peso.La douleur est réelle 0/ttuoar#(« ta latrie 1?Cr/n *la yMn v* "atari* rferre< or | aSalle.T!\'.\ de Itourdeau.division de Imprimeries (Juebei or ln< .Glouest rue Saint |m (|ties, Montréal I.’Atfeiii e dynamiques division du f»roupe Uuebe» or Int ./7h boni I j-beau, Stipulent l.nvoi de publii alion I niegistremeiit no OKfiH Impôt lé^al Hibliutlié(|iie nationale du (Jm-bei Iéléplione généial (.M l) M!»!LU!l, service l'resse ( aiiadieiiiie est autorisée a employei et a diffiiM-i le a III clientèle (Mt)'tM!» U.Yi.pilhlii ile (M l) MM!» .l.T't!t D1A
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