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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-11-10, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR PERSPECTIVES Le difficile retour du verbe Le «redressement» souhaité par Mme Robillard exigera quelques efforts Paul Ca u c h o n âssisterons-nous au retour du verbe, du sujet et du complément?La question a été pqsée vendredi dernier à la ministre de l’Education Lucienne Robillard, qui a répondu en riant qu’«effectivement un adjec-éritable adjectif».Madame la ministre présentait alors un «redressement de la trajectoire» dans le domaine de l’enseignement du français au primaire, doux euphémisme pour expliquer qu’en ce moment, Renseignement du français ne s’en va plus nulle part.Évidemment, quand on commence à se demander si le verbe et l’adjectif existent toujours.Un programme révisé de français sera donc publié d’ici Noël et devra mettre l’accent sur l’écriture et la lecture, sur l'étude systématique de la grammaire, tout en faisant appel aux œuvres d’auteurs reconnus.ministre n’ose pas déclarer que 20 ans d’expériences pédagogiques axées sur l’oralité et l’expression du vécu devraient être considérées comme d’époustouflants échecs.Mais probablement pour s’attirer la sympathie des enseignants eux-mêmes, elle a tenté vendredi dernier de se démarquer du «jargon en éducation», du «langage hermétique» des spécialistes, passant outre au programme de français qui avait d’abord été préparé par ses fonctionnaires, admettant que l’action de son ministère n’a aucunement réglé la question de l’enseignement du français depuis 15 ans.L’argumentation est habile et attire la sympathie: tout le monde a pu prendre connaissance un jour ou l'autre du langage tarabiscoté de certains spécialistes en éducation.Et les fonctionnaires n’ont pas bonne presse.Mais c’est une prise de position qui n’a pas tout à fait convaincu les centaines de professeurs de français qui l’écoutaient avec attention ce vendredi-là, à l’occasion de leur congrès annuel.Car s’il est domaine où il faut se méfier des raccourcis simplistes, c’est bien celui de l’enseignement.Un exemple: on peut raconter, avec raison, de nombreuses histoires d’horreur sur les ravages de l’«apprentissage oral», mais des professeurs soutiennent aussi qu’on a exagéré l’importance de cette méthode, et qu’on ixnir-rait même «faire plus d’oral pour améliorer l’écrit».«Au primaire, les enfants savent bien ce qu’est bien parler.Au secon-daire, ils le savent, mais ils ne veulent pas le faire.», soutient Colette Baribeau, présidente de l’Association québécoise des professeurs de français (AQPF), en une formule qui fait image.Les enseignants accueillent donc avec plusieurs bémols les déclarations de la ministre.Maîtriser l’écrit est plus complexe que produire des déclarations textes oraux, fait-on remarquer.La logique des idées, la ponctuation, l’orthographe, ce sont là des notions qui obligent à un travail plus systématique en classe.Mais le système a privilégié depuis des années des valeurs différentes: on a voulu que les enfants deviennent plus ouverts au monde extérieur, «qu'ils écoutent les autres dans leurs différences, on a voulu qu’ils aient une formation personnelle et sociale, et maintenant on trouve qu’ils n’écrivent pas suffisamment!» ajoute Mme Baribeau.Il faudra donc enlever d’un côté ce qu’on ajoute de l’autre, ou accepter d’augmenter les heures de classe.I-es professeurs veulent bien collaborer, mais ils semblent échaudés par les multiples réformes d’un ministère qui voulait refaire le monde à tous les trois ans.On leur a demandé de gérer des programmes abscons dans des écoles aux allures de bunker, tout en se débrouillant avec les pushers cachés derrière les cases et les futurs Rambo qui se pratiquent dans la cours de récréation, et ce, dans un environnement global où le jeune de dix ans s’intéresse beaucoup plus au Nintendo qu’aux vieux «Bob Morane» de nos enfances.Il reste que tout le monde est d’accord pour enseigner plus de français, et mieux le faire.Tout le monde est aussi pour la vertu.Mais des professeurs ajouteront que pour ce faire, il leur faudra plus de ressources et plus de temps.Mme Robillard a promis quelle entendait réviser les choix budgétaires au ministère, et qu’il fallait mettre plus de ressources dans les salles de classe et en mettre moins à l’administration du ministère.les professeurs ajoutent qu’on ne peut pas garantir un meilleur accès à la lecture si la poussière s'accumule sur les rayons des bibliothèques, ni promouvoir une langue de qualité avec des manuels qui manquent de rigueur.El le contexte général doit aussi aider les élèves à «apprendre à apprendre», disent les profs, à fournir l’effort rigoureux nécessaire à la maîtrise d’une langue.Ci- contexte général aurait donc à promouvoir les valeurs d'effort et (U- travail — oh, quels vilains mots rétrogrades! Je connais des parents qui hurlent quand on impose à leurs chers bambins de malheureux devoirs.Alors vous imaginez le travail et l'effort pour a|>-prendre les participes passés.Les enseignants accueillent avec quelques bémols les de la ministre 1 N 1) K A .VjjAfe 1rs Actualités.,A2 Éditorial .A6 Agenda culturel .lit) Idées .XI AlM bouquin de 330 pages, garni de plus de 250 photos et promis au rang de best-seller, a été lancé dans les deux langues officielles, hier à Ottawa, lors d’une cérémonie au cours de laquelle M.Trudeau a aussi remis une bonne partie de ses documents personnels aux Archives nationales du Canada.Faisant peu de place à la vie privée du personnage, les Mémoires de Pierre Trudeau constituent plutôt une forme de testament politique, où l'on retrouve tous les thèmes que l’on savait chers à l'homme, depuis son attrait pour la chose internationale jusqu’à sa lutte acharnée contre le nationalisme québécois.Factuel, réalisé a partir d’entrevues, le document devrait puiser sa popularité dans l’envergure de l'auteur et sa vision «de l'intérieur» plutôt que dans la «nouveauté historique», assez faible, de son contenu.Mais il est impossible de passer à côte de plusieurs événements et personnalités politiques, décrits dans le bouquin à travers la lorgnette Trudeau.Ceux-ci, par VOIR PAGE A 8: TRUDEAU Combattre le danger.ou la peur?L’insécurité règne chez le étudiantes de l’UdeM MARTINE TU RENNE LE DEVOIR Près de 70% des étudiantes de l'Université de Montréal ne se sentent pas en sécurité lors de leurs déplacements sur le campus, et pour la majorité d'entre elles, une plus grande présence de gardes de securité, doublée d’un éclairage adéquat sur les multiples parkings et viaducs de l’endroit, résoudrait une partie de leur peur.C’est ce que révèle une étude menée par une étudiante en maîtrise du département de géographie, Marie-Josée Côté, qui a sondé cet été MO de ses consœurs, particulièrement celles vivant en résidence.Les résultats du sondage démon-tient ce qui semble a priori évident: cer-tains lieux, à A certaines heures, terrorisent certaines femmes.Ainsi en est-il des parkings, mal éclairés et lugubres, qui n’incitent certes pas au prélasse-ment.principalement la nuit tombée.Autre raison d’insécurité: la «communauté végétale», comme on qualifie arbustes et arbres, prolifique sur le campus et propice à camoufler de dangereux individus.Enfin, l'isolement et le peu d'achalandage de certains endroits, particulièrement aux abords de l’Ecole Polytechnique, en effraient plusieurs.En tout, 42 endroits ont été répertoriés sur le campus et classés selon une gradation du niveau d’insécurité allant du rose (nul) a rouge vil (fort).«11 est clair, dit Marie-Josée Côté, qui a été épaulée par Tandem Montréal, que île nombreuses femmes ressentent de l'insécurité lorsqu'elles circulent, et que certaines ont même renoncé à sortir le soir.» U1 hic, c’est qu’il a été impossible hier de savoir s’il y avait une corrélation entre la perception d’insécurité de nombreuses femmes dans des endroits donnés et le nombre d’agressions survenues réellement dans ces mêmes lieux.Hier, le chef de la sécurité de' l’Université de Montréal, Michel Charbonneau, a été incapable d’indiquer s'il y avait, ou pas, un lien entre les deux.11 s’est contente de préciser que 35 plaintes de toute sorte avaient été enregistrées cette année, une nette regression par rapport aux années antérieures (où on enregistrait des moyennes de 50 plaintes).Une regression attribuable, selon lui.au succès de son système de VOIR PAGE A 8: DANGER Session le 17 janvier Chrétien veut convoquer les premiers ministres avant Noël Lucien Bouchard a prêté serment hier JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Lucien Bouchard vogue vers le titre de chef officiel de la loyale opposition de Sa Majesté, mais il ne pourra véritablement croiser le fer avec Jean Chrétien que l’an prochain.Quelques minutes à peine après que M.Bouchard eut été assermenté comme son principal vis-à-vis, le premier ministre a en effet annoncé, hier, que la Chambre des communes reprendra ses travaux le 17 janvier 1994.Pour justifier sa décision, M.Chrétien a invoqué la proximité du congé des Fêtes et le fait qu’il passera personnellement la première semaine du mois de janvier à Bruxelles, où se tiendra une réunion des dirigeants des pays membres de l’OTAN.De plus, «nous avons plus de 200 députés qui sont nouveaux, qui entrent ici à la Chambre et qui doivent de- VOIR PAGE A 8: CHRÉTIEN L’horreur à Sarajevo PHOTO AP Parmi les sept morts d’hier à Sarajevo, cette jeune institutrice.Un obus en pleine classe.Sarajevo (AP et Reuter) — Sarajevo a connu une nouvelle journée sombre hier avec la mort de sept personnes, dont trois enfants, dans une école maternelle ouverte par la fondation France-libertés de Danielle Mitterrand.alors que les autorités bosniaques suspendaient temporairement l’évacuation de civils serbes par l’ONU.Un des obus de mortier a explose en plein milieu d'une salle de classe et l’autre s’est écrase à l’entrée de l'école, où un groupe d’enfants était rassemble en attendant d’entrer, ont rapporté des témoins.«J'ai laisse mon bébé dans l'appartement pour me précipiter en bas.J’ai aperçu le professeur tue et j’ai vu les entants morts.C’était terrible!» raconte une femme qui a vu tomber les obus.Dans la classe, les cahiers sont restés ouverts sur les tables alors que la salle, comme la cour de l’école, ne sont plus que des mares de sang.Une ambulance française est rapidement arrivée sur les lieux pour évacuer les blesses, les secouristes ban- VOIK PAGE A 8: SARAJEVO 4 I.K I) !•: V 0 I U , L K M K li ( I! K 1)1 10 \ 0 V K M II I! K | •) il :t A 2 , E S A C T 11 A I, IT E S Faste année.À $1 , • #* PHOTO JACQUES GRENIER L’ANNÉE CHAPLEAU, dont le lancement a eu lieu hier soir, comprend une sélection de 110 caricatures de Serge Chapleau parues dans LE DEVOIR.Dans la préface, Pierre Bourgault résume parfaitement l'art de cet artiste.«Si les caricatures de Chapleau sont drôles, elles sont rarement gaies».Chapleau observe en effet avec férocité le défilé des personnages publics, Bourassa, Mulroney, Doré, Chrétien et d'autres qui passent comme des étoiles filantes de l'actualité, comme Augustin Roy, Raymond Malenfant, etc.Le lancement de ce livre, qui parait aux Éditions du Boréal, a été dignement souligné par des admirateurs, amis et même par la patronne de l’auteur, Mme Lise Bissonnette.Repentigny a choisi un programme d’assainissement moins coûteux La ville construira une usine à traitement physico-chimique LOUIS-GILLES FRANGOEIIR LE DEVOIR Repentigny mettra de côté le récent projet d’usine d’épuration avec biodisques et lancera dans les plus brefs délais son programme d’assainissement avec la construction d’une usine à traitement physico-chimique, plus économique, dont les plans sont déjà réalisés au tiers.C’est ce qu’a déclaré hier au DEVOIR le nouveau maire élu de cette ville, M.Alain Brien, qui se promet, dés son assermentation, vendredi, de revoir par ailleurs un projet de rénovation de l’éclairage municipal, d’une valeur de 650 000$, accordée à la firme d’ingénieurs Vallée et Lefebvre.C’est la même firme, précise M.Brien, à qui Repentigny a payé 26 000$ pour évaluer la pertinence des biodisques alors que tout était prêt à passer à l’action dans cette ville avec une usine dépuration physico-chimique.LE DEVOIR révélait la semaine dernière que le récent virage à 180 do grés de Repentigny dans son programme dépuration allait, selon toute vraisemblance, retarder de deux ans sa realisation.Le nouveau procédé envisagé allait, selon les versions, coûter entre 3 et 13 millions$ de plus à la ville et au gouvernement provincial, sans compter des frais d’entretien accrus.Un organisateur libéral bien connu et ami du ministre de l’Environnement, M.Pierre Paradis, est un des actionnaires de Robiotech, la firme qui proposait le nouveau système à biodisques.I lier, Mme Sylvie Marier, l’attachée de presse du ministre Paradis, affirmait que le ministère de l’Environnement accueillerait favorablement toute proposition de Repentigny pour re-venir à la solution qui faisait consen- sus, il y a un an.«Advenant que la ville revienne à sa position initiale d’une usine physicochimique, a-t-elle déclaré, nous allons tenter de la satisfaire dans la mesure où les normes d’efficacité et de coûts du ministère sont respectées.» Quant au nouveau maire Brien, il retient du porte-à-porte de la récente campagne électorale que «les citoyens sont beaucoup plus préoccupés par le retard incompréhensibles du dossier de l’usine dépuration que par le projet d’aménager le parc Lebel.L’épuration fait partie de nos priorités et de celles des citoyens.Nous allons tenter de régler ce dossier avant les Eûtes.» Quant au projet d’installer 1000 nouveaux lampadaires moins énergivores, M.Brien affirme qu’il fera tout pour remettre en question l’installation de cet équipement par la firme d’ingénieurs Vallée et Lefebvre.Ix nouveau maire raconte que cette firme demande 650 000$ pour poser les l(XX) lampadaires moins énergivores, une dépense que les économies d’énergie mettraient six ans à couvrir.Les services municipaux, ajoute le nouveau maire, ont évalué qu’ils pouvaient faire installer le même équipement pour 275 000$, soit presque 400 000$ de moins.Il en coûte sur le marché envirdii 250$ pour acheter et installer un tel lampadaire.Selon l’hypothèse évaluée par les services municipaux, il faudrait seulement 2,2 ans pour récupérer les frais d’achat et d’installation grâce aux économies d’énergie réalisées, sans compter le bénéfice environnemental permanent lié à la diminution de la consommation d’électricité elle-même.Maladies cardiovasculaires et cancer restent les principales causes de décès Ottawa (PC) — Les maladies cardiovasculaires et le cancer sont demeurés la principale cause de décès des Canadiens en 1971 mais, dans les Territoires du Nord-Ouest, ce sont les accidents et les suicides qui ont emporté le plus de gens.Les causes externes — définies comme suicides, empoisonnements et accidents — ont été responsables de 27% des décès dans les Territoires du Nord-Ouest en 1991, devançant ainsi le cancer et les maladies du cœur.Les chiffres figurent dans un rapport sur les causes de décès en 1991, publié hier par Statistique Canada.Parmi les 195 568 décès enregistrés dans le pays cette année-là, on a compté 3593 suicides — soit légèrement moins de 2%.Les statistiques montrent que les hommes — particulièrement ceux dont lage varie entre 15 et 34 ans et ceux dépassant les 80 ans — étaient quatre fois plus susceptibles de se donner la mort que les femmes.Dans les Territoires du Nord-Ouest, le taux de suicide parmi les jeunes hommes (âgés de 15 à 34 ans) était cinq à six fois plus élevé que la moyenne nationale pour ce groupe d’âge.Les suicides, particulièrement parmi les adolescents autochtones, ont sévi dans un certain nombre de villages isolés du Nord.Le rapport a également fait ressortir que 1170 personnes ont succombé au sida en 1991.La plupart étaient des hommes âgés de 25 à 55 ans.Les décès attribués au sida ont presque doublé depuis 1987, date à laquelle Statistique Canada a commencé à les compiler dans une catégorie à part mais, au cours des dernières années, a noté le rapport, on a remarqué que l’augmentation d’une année à l’autre des décès de sidéens a été moindre.Mettre de l’ordre dans la philanthropie salon du livre nu il au 16 novembre 1993 UU Place Bonayenture a Ht-* h a 22h ?Samedi : lin a M»: 17" » fÜîah • «a.dl : » • » Dimanche UK e « -; twalînK.slnés : 3S Adultes jd jL ¦ Patrimoine 1 ¦ canadien MT Wt Gouvurr *•" unt ffij Ou» Ministère K JÊÊ rie la culture Hydro Québoc 'ALCAN '• !005022345 — 40$ MORELON Emmanuel 1963.08.18i «004751003 - 40$ MORIN René (1963.1 1.09) #00492139# - 40$.#004929912 - 40$: NELLIS Stephen 1962.01 22 #326021592 - 75$ NOEL Jean Rene ‘1974.04 24/ #335791853 - 215$.#335791864 - 215$.#322739955 - 315S.#322739992 - 315$ ORGANDO Mana 11964.07.29) #004954320 -75$ PAPOUTSIS John J 11960.10.09) #004668985 - 40$ #004763124 - 15$ #004778351 - 15$ PELLEGRINI Isabelle Françoise ( 1962 02.28) =$04582804 — 15$ PENA Carabaiio Francisco Anlonc-1948 1015 =004889264 - 40S PERREAULT Caroline -1968 10.12) =004767895 - 40$ PICARD heiene (1955.03 01 ) «00484215# - 40$ #004980566 - 40S; POIRIER Benoi! -'1958 08 28: =004864683 - 40$ PONCET Sylvie (1964.12.20i #004746630 - 40$; POWERS Francis (1964 05 22) #004975316 - 40$.#005049553 - 40$ PROULX Stéphane (1962.05 05) #004800946 - 40$.#004812382 - 40$.#004812861 -40$ ROBERT Robert '959.05 25) #004890292 - 40S #004908610 - 40S: RODRIGUEZ Jean-P-erre 1944.02 12) #004714205 - 75$.#004826872 - 40$.#004831691 - 40$ #004879442 - 40$.#004913086 - 40$.#004927495 - 40$.#004538065 - 40S ROKACH Sziomo A '958.05 04) «004929455 -40$ ROSS Natalie i1971.06.14 #004732980 - 40$ ROTH 1004914545 - 4 SAADNino (1971.1117) #335800673 - 115$.SAINTIL Steve (1971.05 10/ #004903835 -40$ SALOMON 4590760 — 40$ SKUSE Jennifer 230103 — 115$.#335230114 - 40$ 3654 - 35$ TYPALDOS 15$ #334773482 - 315$ 3- =004910356 - 40$ VILLENEUVE 155746 - 40$ VINCENT Thierry - 40$ WAKEFIELD Cameron Keith 10$ #004641965 - 40$ #004716692 =004826953 40$ WEAGLE Robert -40$ WHITTON Patrick (1968.0726/ -d Robert (1958 10 13/ /6 081 =004819986 - 40$.1963 1954 05 40$ TREMBLET Ere Constartire 11968 02 TURIM.saA ' 96 Geon VENIÔT i Dem (1967 07 (1967037 — 75$, #( E.11949C #004765 #0044491 YOUNG 18- =0C 773460 WILSON WU SI VOUS PLAIDEZ COUPABLE e puté avoir été décaré eo .car.e A DEFAUT z tran Vous avez le droit de consulter un avocat de vo • (a Cour vr8{!S/>J!ie penale est ntentee contre /o-js et vous est signifiée Il VOUS AVEZ L OBLIGATION de consigner un plaidoyer de culpa-.' .« DANS LES 30 JOURS OUI SUIVENT la date de la presente signification et qu- doit être transmis a ia Cour municoa e d Outremor' 40 avenue Samt-Just.Outremont iOc .¦ H2V 1X8 dre de (a Ville üer Vous serez arsmettre avec me des frais SI VOUS PLAIDEZ NON COUPABLE /eu"ez transmettre votre aidoyer - nom- et adresse el vous serez avisé par le greffier du buna' de endroit de la date et de meure fixés pour l'instruction par poursuite Pour assurer votre defense, vous pouvez présenter.,oo votre plaidoyer ge non-c jipab'irtê tes demandes préliminaires AVIS PUBLICS CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL, COUR DU QUEBEC.NO.500-02-013388-934 PROTECTRON INC.Partie demanderesse, -vs- CONSTANTIN KOUTSOGIANNOPOULOS ET AL Partie défenderesse Le 23iome jour de novembre 1993, à tOhOO, au 4600 Bout Samson.Chomedey, dislricl de Laval, seront vendus par aulorilé de Justice, les biens el effets de: CONSTANTIN KOUTSOGIANNOPOULOS ET AL.saisis en celle cause, consislanl en: 1 horloge sur pied gnse, de marque Sharp et acc 1 appareil pour couper les diamants, de marque Diamonlron e! acc , 1 lot d'environ 33 montres de marques et modèles assortis, et autres Conditions: ARGENT COMPTANT etou CHEQUE VISE Information PIETRO MACERA, huissier.514-848-0979.Fax 848-7061 MACERA 6 ASSOCIÉS HUISSIERS, 31, rue St-Jacques Ouest.RC, Montreal, Québec, H2V1K9.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, COUR MUNICIPALE DE BOUCHERVILLE NO A-91268-92.Ville de Boucherville.Partie demanderesse, -vs- Les Transports T S M.Inc.Partie défenderesse Le 22ième jour de novembre 1993.à lOhOO.au 2070 Route 133, Iberville.Oc.district de St-Jean Richelieu, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de les Transports T S M Inc.saisis en celte cause, consistant en 1 Ford Econoline 1986, immatriculé FG31885 et acc ; 1 photocopieur de marque NP 120 et acc 2 bureaux de travail en bois et acc ; 1 télécopieur de marque Ricoh FAX07 et acc.I classeur 4 tiroirs couleur vert et acc.; 1 classeur 4 tiroirs couleur beige et acc ; 3 chaises de bureau et acc., divers autres items Conditions ARGENT COMPTANT et ou CHEQUE VISE Information DENIS ST-GERMAIN, huissier, 1514)461-3340.MAURICE GAUCHER & ASSOCIES.HUISSIERS, 1505 Place de I Hôtel de ville, S 106.St-Bruno, Quebec.J3V5Y6 CANADA PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE ST-HYACINTHE.COUR SUPERIEURE.NO.750-05-000209-931.Le Sous-Minisire du Revenu du Quebec.Partie demanderesse, -vs- Les Entreprises S Borduas Inc .Partie délenderesse.Le 22ième |our de novembre 1993 à lOhOO.au 1691 Des Ruisseaux Sud.St-Mathieu de Beloeil, Qc, district de St-Hyacinthe seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de Les Entreprises S Borduas Inc saisis en cette cause, consistant en: 1 Pick Up GMC 3500 bleu.2 tons, diesel, 6200, avec équipement à neige, plaque: FC92396 et acc.1 Pick Up Ford.F250.bleu, plaque: FC3169 et acc 1 camion 6 roues.GMC.blanc, plaque: LB40791 et acc.Conditions ARGENT COMPTANT etou CHEQUE VISE Information GUY GAUCHER, huissier, 1514)461-3340.MAURICE GAUCHER S ASSOCIES.HUISSIERS 1505 Place de l'Hôtel de ville.S.106.St-Bruno.Quebec.J3V 5Y6 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE DRUMMOND.COUR DU QUEBEC.CHAMBRE CIVILE.NO: 405-02-000309-929 Le Sous-Mmistre du Revenu du Québec.Partie demanderesse -vs- 2415-0732 Quebec Incé Partie défenderesse Le 22ième jour de novembre 1993 a 10h00.au 4780.7ième Rang.St-Lucien, Qc.district de Drummond, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de 2415-0732 Quebec Inc saisis en cette cause, consistant en 15 tables assorties el acc.2 distributrices de cacaouettes Beaver et acc.1 machine Pole Posision et acc.t table billard United Billard et acc 1 machine à boules Arena et acc.39 chaises assorties et acc.1 machine Lucky Line (Vidéo Poker) et acc.; 1 télévision Sanyo écran 20' el acc el divers autres items Conditions- ARGENT COMPTANT etou CHEQUE VISE Information GUY GAUCHER huissier.(514)461-3340 MAURICE GAUCHER S ASSOCIÉS.HUISSIERS.1505 Place de l'Hôtel de ville S 106, St-Bruno, Québec.J3V 5Y6 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : JACQUES MONASTESSE 69, 4* Av*.Nord Roxboro (Québec) Failli Avis est par la présente donné qu'une ordonnance de séquestre a été rendue à l'égard de JACQUES MONASTESSE le 14 octobre 1993 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 novembre 1993 à 11 h OO au bureau du séquestre officiel, 5 Place Ville Marie.8eétage, pièce 800, Montréal, Québec Montréal.ce 5 novembre 1993 LLOYD WOODFINE.C.A., SYNDIC FRACKT, PIROi WOOOFINE 1001, bout.Do Maisonnsuvo O.Suits 950 Montréal (Québec) Tél.: (514) 282-6611 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL 500-Il 4X11360-938 134549- COl.K SUPÉRIEURE "EN FAILLITE" DANS L'AFFAIRE DE IvA FAI1.1JTE DE: THaDKUS Dl.’B EU, domicilié ru 1573 rue Bane, dani la ville de Montréal, dani la province de Québec DÉBITEUR AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS eat par la présente donné que le débiteur ci haut men tionné a fait ceaaion de it* hteni le 29e jour (foctohre 1993, e» que la première anemhlée dei créancier* tera tenue le 17e jour de novembre 1993, à 10 30heure* de lavant-midi, au bureau du Syndic, tilué au 240, rue St Jacquea, Suite 510, dans la ville de Montréal, dam la province de Québec I>até à St-JérAme, Québec ce 4e jour de novembre 1993 MICHAEL KOVSIIOFF, C' A.SYNDIC BUREAU DU SYNDIC KOVSIIOFF, KOVSIIOFF A COMPAGNIE INC.H, rue De Martjgny (>ueat St-JérAme (Québec) Tél 2*6 124/, ou 47M)9A3 ADRIEN R.PAQUETTE Juge de la Cour municipale ?LE 7 Cinquième membre du groupe de réflexion à exprimer des réserves POLITIQUE Roger Nicolet invite Allaire à ne pas créer de troisième parti Une telle décision favoriserait le statu quo constitutionnel, MICHEL VENN K DE NOTRE BUREAU DE ()U EBEC Un autre membre du groupe de réflexion dirigé par M.Jean Allaire a recommandé hier à ce dernier de ne pas mettre sur pied un parti politique dit de la troisième voie.Selon le président de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec, M.Roger Nicolet, des candidats d’une troisième voie inspirée des travaux du groupe Réflexion Québec aux prochaines élections nuirait a l’élection du Parti québécois et favoriserait le statu quo."1 .’effet net de la présence de représentants se prétendant d’Action-Québec (le groupe né dans la foulée de Réflexion Québec), écrit-il dans une lettre ouverte, ne se traduira, d'ici l’échéance électorale, que par le renforcement des forces favorables au maintein du statu quo sur le plan constitutionnel.» M.Nicolet est le cinquième membre du groupe (sur 30), après les Claude Béland, Guy Laforest, Alain Gagnon et Daniel Turp, à exprimer des réserves sur l’opportunité de créer un parti de la 3e voie a ce moment-ci.Le groupe de réflexion a pris posi- dit le président de l’UMRCQ ( PHOTO ARCHIVES Roger Nicolet tion pour la souveraineté comme un moyen d’établir un nouveau partenariat avec le Canada.M.Nicolet juge que, malgré les nuances, cette prise de position place M.Allaire du même côté que le PQ et les votes qui pourraient aller à des candidats de la 3e voie ne peuvent provenir que de partisans péquistes ou d’indécis sus- ceptibles d’appuyer le parti de Jacques Parizeau.Lancer un troisième parti dans la course pourrait avoir pour conséquence, au plus, «un report sine die d’un débat de fond, tant sur la question nationale que sur les réformes que préconise votre rapport».Selon M.Nicolet, la conjoncture mondiale et canadienne nous «impose, en priorité, la résolution de nos problèmes essentiels, constitutifs, donc constitutionnels», écrit-il.«Dans une conjoncture susceptible de permettre un avancement significatif de la nation, de l’évolution du Québec, il nous incombe de mettre nos désaccords en veilleuse et de permettre finalement que les décisions primordiales occupent pleinement la scène “ ».«N’est-il pas de notre responsabilité première de veiller à disposer du contentieux que constitue la question constitutionnelle?» M.Nicolet met en garde également M.Allaire contre la tentation de vouloir disposer avant de faire la souveraineté des questions relatives aux structures de l’Etat.Vendredi, M.Allaire avait marqué les différences entre son mouvement et le Parti québécois sur ces questions et sur les questions écono- I’HOTO ARCHIVES Jean Allaire iniques et sociales, el avait souhaité que les Québécois règlent d’abord ces questions avant de faire la souveraineté.Une fois la question nationale élucidée, «les bases et le cadre de réference une fois clarifiés, il sera toujours temps de marquer nos differences».Québec veut faire du lieu d’établissement un critère de sélection des immigrants M I C H E L V E N N E DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement du Québec veut pouvoir faire du lieu ou désire s’établir un ressortissant étranger, a Montréal ou en région, un critère de sélection des immigrants.Et une fois un immigrant sélectionné, Quebec veut pouvoir lui «imposer des conditions de façon à assurer, notamment, la satisfaction des besoins régionaux de main-d’œuvre spécialisée et la création régionale d’entreprises».Ia- projet de loi 124, modifiant la loi sur le ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration, présenté hier a l'Assemblée nationale par Mme Monique Gagnon-Tremblay, confère au ministre des pouvoirs en ce sens.L' projet de loi prévoit également biffer de la loi qui est présentement en vigueur le bout de phrase suivant: «tout en respectant leur droit à la mobilité».On parle ici, bien sûr, du droit a la mobilité des ressortissants étrangers.Iœ but du projet de loi est, certes, «d’inciter les immigrés a s'établir en région».Québec cherche depuis longtemps a «démétropoliser l'immigra- tion».Neuf immigrants sur dix vont s’installer a Montréal.Mais il «n’est pas question d’imposer» à un ressortissant étranger de s’établir, contre son gré, dans une région et non dans une autre, ajoute la porte-parole ministérielle, Mme Marie-Josée Gau-vin.Québec veut «se donner le pouvoir habilitant de faire des règlements qui nous permettraient d'inciter des gens qui le désirent de plein gré à aller s’établir en région», dit Mme Gauvin.Ainsi, un ressortissant étranger qui, lors de sa demande de sélection, indique qu’il désire s’établir dans une région où existe un besoin de main-d’œuvre sut remplir, ou le besoin pour une entreprise qu’il désire mettre sur pied, pourra avoir droit a quelques points de plus dans la grille des critères de sélection en vigueur.Mais le critère du lieu d’établissement ne pourra pas être, en soi, «non déterminant».Il ne représenterait qu’un nombre faible de points, par rapport a l’expérience professionnelle ou la connaissance du français, qui demeureront les critères parmi les plus lourds.Par contre, si un ressortissant étranger est sé- lectionne sur la promesse de s’établir dans une région, «on va s’attendre à ce qu’il s’établisse effectivement dans cette région-là», dit Mme Gauvin.C’est ici que le pouvoir du ministre de fixer des conditions au droit d’établissement pourrait être utilisé.11 ur le retour du président-élu Jean-Bertrand Aristide.Un jury de cinq membres désigne par le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, dont le siège est à Montréal, vient d’établir son choix.Ix prix, assorti d'un chèque de 30 (XK) 8, sera remis à un représentant des neuf organisations membres de la Blatefonne lors d’une cérémonie coïncidant, le 10 décembre, avec le 45e anniversaire do la Declaration universelle des droits.L’an dernier, ce prix était allé a l'Institut// de defensa legal, de Lima (Pérou).-?- PYROMANE PRÉSUMÉ AUX ARRÊTS EN CALIFORNIE Los Angeles (AF B) — Un adolescent de 17 ans a été arrête dans l’enquête sur les récents incendies qui ont dévaste le sud de la Californie, a-t-on appris hier de source officielle.Il a avoue avoir allumé un feu qui a brûlé une vingtaine de maisons à Anaheim, au sud-est de D)s Angeles, en octobre.Cinq autres jeunes gens seraient impliques.Bar ailleurs, un sans abri, qui avait été arrêté après avoir allume un feu pour se réchauffer à Altadena où 100 maisons ont été détruites, a été inculpé.Un homme de 43 ans.Thomas Fee 1 arson, qui avait envoyé des lettres a des commissariats de Californie dans lesquelles il menaçait d’allumer des feux pour se venger d’une saisie de sa propriété, avait été inculpe lundi, mais aucun lien n’a été établi entre lui et les récents feux.—?- UN DEUXIÈME LABORATOIRE ACCUSÉ DANS LE SCANDALE DU SANG Hanovre (AFB) — l n deuxième laboratoire a ete accusé hier en Allemagne d'avoir utilise des dons sanguins non testes, dans un nouveau rebondissement du scandale de sang contamine par le virus du SIDA qui ébranle l'Allemagne depuis un mois.Di firme Haemoplast de Ostero-de a produit du plasma a partir de dons non testés et l’a distribue à 64 hôpitaux dans toute l’Allemagne cette année seulement, a annonce le ministère regional des af-laires sociales de Basse-Saxe, l e ministère a ordonné l'arrêt immédiat des livraisons de plasma frais par Haemoplast.ainsi que le retrait de ses produits.11 examine par ailleurs la liste des livraisons effectuées par Haemoplast ces dernières années et estime tout-à-fait possible que du plasma 1 laemoplast ait été livre à d’autres sociétés pharmaceutiques. A (! I- K I) K V (MR, I K M K K ( R K I) I I K X I) V K M |î |{ K | y I I II X (I V I M |i |i K | ü )| A 7 [ D É Une menace au libre-échange et au fédéralisme Les ententes parallèles à l’ALENA ne sont qu’une forme de protectionnisme déguisé en souci de l’environnement et des travailleurs ¦ Les artisans de l’Accord de libre-échange nord-américain réunis à San Antonio, Texas, en 1992: Carlos Salinas, George Bush et Brian Mulroney.PHOTO AP sources, inhérente au libre-échange, qui impose aux administrations publiques du marché commun le souci de retenir les ressources chez elles, ou du moins de ne pas les repousser.Après l’avènement du libre-échange, les acheteurs de chaque pays s’empresseront d’aller s’approvisionner chez l’un ou l’autre partenaire, si le gouvernement national s’avise d’alourdir avec excès les coûts de production par une fiscalité trop lourde ou une réglementation trop sévère.Si c’est le capital qui s’avère victime de l’apesantissement étatique, alors les épargnants ne tarderont pas à déplacer leurs actifs vers les juridictions plus favorables.A la limite, les personnes elles-mêmes «voteront par les jambes» et quitteront le territoire.Pour se prémunir contre ces dangers, chaque administration nationale devra faire preuve d’un plus grand souci d’efficacité, et voir à ce que les bénéfices de ses programmes l’emportent de façon constante sur les coûts.Tel est le lien analytique qui s’établit invariablement entre le libre-échange et le fédéralisme à l’échelle supranationale.Telle est la lo- juxtaposer ces deux termes dans le titre d’un petit ouvrage récemment paru sur la significa- tion du libre-échange pour les administrations publiques (Federalism and Free Trade, The Institute of Economic Affairs, Londres, 1993).Contrairement a une tradition déplorable qui est en train de s’installer chez nous et dans les milieux journalistiques d’Europe, le fédéralisme n'est pas la concession de pouvoirs a l’administration centrale.Au contraire le fédéralisme, c’est la decentralisation.A l’échelle nord-américaine et européenne, la logique fédéraliste s’exerce dans toute structure politique oit le pouvoir de l’autorité s’étend a un territoire de taille moindre que le marché commun, fit a condition surtout que les pou- JEAN-LUC MIGUÉ EN AF i l’événement fait peu de bruit dans l’ensemble de la population canadienne, les alarmistes de l’environnement et du monde syndical s’agitent aux Etats-Unis et au Canada autour de la conclusion d’ententes parallèles à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) sur l’environnement et les conditions de travail.Ces accords parallèles marquent le début de la centralisation institutionnalisée des décisions publiques à l’échelle supranationale nord-américaine.Après avoir sacrifié au cours du dernier demi-siècle l’autonomie des provinces et des Etats à la planification centrale par Ottawa, Washington et Mexico, voilà qu’on amorce l’étape ultérieure de la centralisation et qu’on s’apprête à immoler le libre-échange et le fédéralisme nord-américain sur l’autel des principes creux de l’écologisme et de la monopolisation syndicale.Douille apjxirt du libre-échange I )ans son principe, l’apport du libre-échange 9 au bien-être de la population est double.L’enseignement classique nous dit d’abord que le libre-échange élève le niveau de vie en favorisant ht réalisation d’économies d’échelle et l’accès à meilleur compte par les consommateurs aux produits et services du monde entier.C’est le principe incontesté de la spécialisation des taches par la multiplication des échanges.Mais la contribution la plus significative du librééchange au bien-être collectif sera indirecte: Elle viendra de son impact sur les choix publics, sur les décisions des gouvernements nationaux.Ce deuxième apport est rarement sou-ligqV, parce qu’il s’avère politiquement impopulaire, c’est-à-dire gênant pour les groupes d’intérêt qui dominent le processus politique.le libré-échange menace la religion dominante en cettf; fin de siècle qui repose sur la foi inébranlable dans la politisation de la société.La théorie (lu fédéralisme enseigne au contraire que le libri-echange imposera une discipline plus serrée aux gouvernements, une fidélité plus grande aux préférences populaires en matière de fiscalité, de réglementation et de services publics.Le libre-échange place les gouvernements nationaux et locaux en concurrence les uns aveÇ les autres dans tous les domaines d’inter-venfion.C’est la plus grande mobilité des res- voirs de l’autorité centrale supranationale restent clairement et étroitement circonscrits.Pour en revenir à la signification des ententes parallèles, il n’est pas besoin d’être grand clerc ixtur découvrir que ces accords ne sont qu’une tonne de protectionnisme déguisé en souci de l’environnement et des travailleurs.U*s porte parole canadiens et américains de ce qu’on pourrait désigner comme le gouvernement mexicain en exil et compose'* du leadership syndical et écologique, font d’une pierre deux coups.D'une part, ils gênent l’essor du commerce et du capitalisme fondés sur la propriété et la multiplication des échanges.D’autre part, en suscitant l'uniformisation des normes de l’environnement et du travail par une bureaucratie centrale, ils neutralisent le processus fédéraliste en train de s’implanter a l’échelle nord-américaine.La mobilité des ressources devient inopérante, puisque les contraintes éta- Le fédéralisme n’est pas la concession de pouvoirs à l'administration centrale.Au contraire, le fédéralisme, c’est la décentralisation.tiques s’uniformisent.Le paradoxe de l’opération est justement que l'environnement physique mexicain souffrira de la conclusion de ces ententes parallèles, le* milieu physique se dété» riorera par suite de l'effet de revenu qui privera les Mexicains du niveau de vie qui leur permette d’accéder à un meilleur environnement.Et aussi par un effet de substitution qui interdira aux Mexicains d’investir leurs efforts dans le type d’amélioration qui leur sera le plus bénéfique.On sait par exemple que la contribution la plus marquée et en même temps la moins coûteuse qu’on puisse apporter à la santé et au bien-être des Mexicains réside dans l'accès à l’eau potable, aujourd’hui contaminée par les déchets animaux et humains.()r, en imposant de l'extérieur des nonnes de dépollution industrielle comparables au reste de l’Amérique du Nord, on se trouve à substituer une qualité excessive d’environnement dans les domaines oû le Mexique n’a pas d’avantages comparatifs, soit la dépollution industrielle, a une qualité insuffisante là où l’amélioration lui est comparativement facile, soit l'eau potable.En un mot, on se trouve à interdire aux Mexicains d’accéder à peu de frais à l’eau propre.I.’ K Ci n I I* E I) u l> E V O I K L\ RÉDACTION Journalistes: à l’information générale et métropolitaine Syl- Ivaln Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur, Louis-Guy l.'IJeurcux, Jean-Pierre I egault, Caroline Muntpetit, Bernard Morrier.Isabelle Pare, Djane Précourt.Laurent Soumis, Guy reliefer; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes), à l'information cul tutelle: Michel Bélair {responsable).Ste phane Baillargcon, Roland-Yves Carignan, Pierre Cayouettc {Livres), Paule des Ri viéres, Marie Laurier.Robert Lévesque, odile Tremblay; à l'information économique Gerard Berube {responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge THiffaut.Claude Turcotte, à l’informa- Itiftn internationale François Brousseau (éditorialiste et responsable), Antoine Char, Jocelyn Coulon, Sylviane 1 ramier, delimit I rudel; i\ l'information politique Pierre O’Neill, Jean Dion {correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste ji Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire a Québec)', Serge Chapleau (caricaturiste): à l'information sportive Yves d'Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis).Marie-Hélène Alarie (Secrétaire à la redaction).Isabelle Baril (secrétaire a la direction) Lt Documen talion Gilles Pare {dira leur).Manon Scott, Serge I aplanie (Québec), Rachel Ro- irt (()ttaua) LA DIRECTION \R IÏSTKJI F Lucie l ac «va LA PI BI.ICI "ÏÉ .ucie Pinsonneault (directrice).lac queline Avril.Brigitte Cloutier, Gyslaine Cote, Francine G ingras, Johanne Guibeau, Luc ie Lacroix.Christiane I egault.(publicitaires)', Micheline Turgeon (commis): Michèle Bouchard {secrétaire).Ghislaine Li-lleur (réceptionniste).I 'ADMINISTRA I H>N Henry Riedl (contrôleur).Nicole Carmel (coordinatrice des services comptables): l lorine Cormier, Celine Furoy, Jean-Guy lacas, Raymond Malte, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross, Mutin Theriault (adjointe a l’administra tutu).I l MARKETING I l SI RVIl l A I-A CLIENTÈLE Christianne Benjamin (dèrectrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette.Monique I Heureux.1 List* Lachapelle, Olivier /uida, Rachelle I « c lerc-Venue, Jean-Marc Ste-Marie (su per viseur aux promotions des abonne nnnts).LA PRODUCTION Robert Mt Dougall (directeur des systèmes informa tiques et de la production), Johanne Bru net, Danielle Cantata.Sylvain Darcy.Ri chard DesConnicrs, Caroline Des Rosiers, I ytida Di Cesare, Marie-Josée lludon, Mi chael Schneider, Marie-France Turgeon (coordonnatrice).Christiane Vaillant l es annonces classées et avis publics Yves Williams (superviseur), Dominique IL harbonnier, Marlene Côte, Sylvie I apot te.Pierrette Rousseau, Micheline Ruel-land I I CONST II DI DEVOIR IM PiiTte Bourgie (president) LA FONDA TION DI DEVOIR Marcel Tontine (pre salent), Roget Boisvert (vice president et directeur general).Raymonde Guay Dr\ ponsable du financement prive) La planète comme pays Nos entreprises doivent se positionner sur les marchés extérieurs qui deviennent plus que jamais les véritables déterminants de notre propre développement économique JEAN-GUY PAQUET Frésident, I/i Laurentieme Vie Extraits dime allocution prononcée decant les membres de la Chambre de commerce Beauport-Câte de Beaupré, le 15 octobre 1993.et intitulée ••l/i relance économique: qu attendons-nous pour agir?" —il u Québec, comme ailleurs sans doute, jk on se fait un vilain plaisir à se psycha-t\ nalyser, a s’ausculter, a s’étudier, à / ¦ scruter nos problèmes à la lmi|x\ à les ^ JL référer à des groupes d'étude et eom-i missions d’enquête! Pour être franc, je me demande si cola n’a pas un effet démobilisateur et déprimant.Je me demande surtout si nous posons les bons diagnostics et si nous proposons les véritables correctifs.Il y a, me semble-t-il, un consensus sur les grandes carences qui grèvent notre économie et qui, plus que jamais auparavant, empêchent ou au mieux, retardent une relance économique stable et durable.Pour l’essentiel, la crise actuelle est structurelle, dans le sens où l’économie mondiale subit des mutations profondes.C’est la globalisation des marchés avec ses conséquences sur nos economies, nos entreprises et nos ressources humaines.Nos industries ont a se restructurer et nos travailleurs ont a s’adapter, a si* recycler ou à quitter! Mais, une bonne partie de nos problèmes, il ne faut pas l’oublier non plus, est aussi de nature conjoncturelle.Nous aurons beau procéder aux ajustements qui s’im posent, si nous n’avons pas d’acheteurs pour nos produits et services, nous ne serons guère plus avancés.( "est la raison |x>ur laquelle l’Organisation de cooperation et de développement économique (OCDE) sensibilisait les pays industrialises, il y a quelque temps, sur l’importance et l'urgence de stimuler la demande, surtout dans une période où l'inflation n’est plus une hantise et que le marche des changes est assez stable.Je suis étonné de constater, dans toutes ces analyses, a quel |x>int ou a |x'ii ou pas tendance à traiter d’un sujet qui m’apparait majeur, soit celui de la carence de capital neuf, brel de la baisse des investissements directs.( )r, cette carence rie capital, nous en sommes tous responsables, investisseurs publics et prives mais aussi, et de laçon generale, tous ceux et celles qui disposent de capital, c’est à-dire vous et moi.1 a croissance économique d’un pays, d’une region, de|H-nd de quatre facteurs: la consomma lion, les de|x'iises publiques, les investissements Nous ne pouvons compter que sur notre entrepreneurship et notre quart de million de PME jxmr attirer du capital neuf dans nos régions.et les échanges commerciaux, plus exactement l’excédent de nos exportations sur nos importations.Or, quel est l’état actuel de ces facteurs de croissance?Force nous est de constater que la situation n’est guère rose, particulièrement au niveau de la formation du capital.Nos entreprises investissent (hii ou pas.Au début de l’année, Statistique Canada indiquait que les entreprises qué» bécoises entendaient réduire en 1993 leurs dépenses d’immobilisation de l(i%, tandis que les entreprises ontariennes, de leur côté, envisageaient de hausser les leurs de 29%.C’est une situation qu’il importe de corriger puisque Statistique Canada avait déjà enregistre pour 1992 une baisse des immobilisations de 17% au Québec.Nous constatons également que les investissements étrangers directs sont de plus en plus difficiles a attirer.Au cours des années 70 et 80,53 : des entrées de fonds au Canada étaient constituées d’investissements directs.Or, cette portion est passée a 25"» aujourd'hui.Ce sont les placements en obligations, qui n'étaient que de 22% en 1990 et qui sont maintenant à 43% des entrees de fonds, qui sont maintenant privilégiés par les investisseurs etrangers, surtout les Américains.11 faut en effet savoir que 38"» des obligations canadiennes vendues à des non-résidants sont détenues par des Américains! Un troisième constat est que les gouvernements, aussi bien federal et provinciaux que municipaux, traversent eux aussi une sérieuse crise budgétaire et financière.Non seulement les gouvernements n'investissent plus et n'ont plus les moyens de faire repartir la machine, mais ils doivent réduire leur taille et leurs dépenses.Personne n’y échappe.Un quatrième et dernier constat que j'aimerais porter à votre attention est que, honnis les dépenses de consommation, la population en général investit très très peu dans ses entreprises.l'ne etude n vente de la Commission des valeurs mobilières du Quebtv indiquait ainsi que seulement 17% des Québécois détenaient des actions; ce ixnuvcntage n’etant même que de 11%.si l'on parle d’actionnariat direct.C’est donc dire que seulement un Québécois sur neuf est porteur d’actions ordinaires ou privilégiées inscrites à la cote d'une bourse ou négociées sur les marches Ilots cote Notre develop|X'tnenl ivonomique est bloque pat une baisse des investissements et une baisse de la demande Mais, plus ini|X)rtant encore.et c’est un |x-u là la tragédie, c'est que |xmr iv-lancer l'économie de façon stable et durable, nous ne |xmvons plus compter sut les gouvemo ments et de moins en moins sur les gratifies entreprises qui elles mêmes rationalisent.A mon avis, nous ne pouvons compter que sur nous mêmes, notre entrepreneurship et surtout sut notre quart de million de PME pour attirer et go nerer du capital neuf dans nos régions.Comment remédier à nos problèmes actuels?En fait, nous avons une marge de manoeuvre et j’oserais dire que les solutions deviennent de plus en plus évidentes et même incontournables.Pour relancer l’économie, il faut dégager de nouvelles ressources.D’abord, il importe d’alléger le fardeau fiscal des contribuables et des entreprises et de créer des emplois stables et durables.Mais, il importe aussi et surtout de trouver du capital neuf et des investissements directs et ce, de deux façons.le commerce international Premièrement, il est primordial que les entreprises, les gens d’affaires et les gouvernements réalisent l’importance d’attirer a nouveau des investissements etrangers directs dans nos regions.Ca.c’est de l’argent neuf.Les décideurs publics aussi bien que privés doivent donc développer dans chaque région des politiques et stnr tegies de prospection des investissements étrangers et surtout les mettre en oeuvre, c’est-à-dire y consacrer les ressources et être agressifs.Mais pour cela, il importe de faire notre part puisque le marché des capitaux est très concurrentiel.Les Américains en savent d’ailleurs quelque chose puisque de 1983 a 1992, les investissements étrangers directs dans leur pays sont passes de (AD milliards a moins de 1 milliards.En un mot, cela signifie que les investisseurs etrangers ne se confinent plus au seul marche américain.L’Europe, par exemple, reçoit maintenant 40% des investissements directs mondiaux.Dans l’autre sens, les Français sont de plus en plus actifs sur les marchés extérieurs.Ueuxvi n’investissaient en 1980 que 20 milliards de dollars US contre environ 150 milliards cette année.Selon toute vraisemblance, les Français seraient actuellement disposes a investir au Québec dans des domaines tels que les biotechnologies, l'aeronautique, l'électronique, les transports, le tourisme, l’agro-alimentaire et la restauration.A nous de jouer maintenant.I ne autre façon de gencive de l'activité économique et des investissements et de créer des emplois.c’est par le commerce international.11 im-ixirte en effet que nos entreprises se jxisitionnont sur les marches extérieurs qui deviennent plus que jamais auparavant les véritables determinants di; notre propre développement economique.A l’instar de plusieurs autres intervenants, je ne crois pas que toutes nos entreprises aient véritablement compris le message.Est-ce par crainte, je n'en sais trop rien, mais si c'est le cas.c’est une crainte inadmissible et inex ensable.Inadmissible parce que.une lois encore, notre développement economique en dépend et surtout inexcusable parce que les gouvernements, centres de nvhetvhe, associations et cabinets de consultants, offrent déjà une vaste gam- l’HOTO ARCHIVES Jean-Guy Paquet: «Notre développement économique est bloqué par une baisse des investissements et de la demande.» me de services-conseils et programmes de toutes sortes permettant aux entreprises de pénétrer les marchés étrangers.Nous avons maintenant la chance, ici au Québec, de pouvoir compter sur une zone de libre-echange entre le Canada et les Etats-Unis, qui sera étendue au Mexique en janvier prochain.AL lons-nous une fois pour toutes comprendre que l'Accord de libre-echange nord-américain (ALENA) est porteur d'extraordinaires opportunités?I ne etude récente démontre que les entreprises qui ont décidé de s’engager en ont profité puisque les exportations canadiennes se sont ac-cnies de 33% dans les secteurs libéralisés par rap-jxtil aux secteurs non libéralises, Mais, il n’y a pas que les Etats-Unis e,t le Mexique et nous avons tendance à l’oublier.A ce titre, je suis toujours étonné d’entendre des entrepreneurs dire que les langues anglaise, espagnole ou japonaise sont un obstacle majeur.Je poseras une question à ces gens d’affaires craintifs: Pourquoi ne vous concentrez-vous pas alors sur K's marchés francophones?Vous pouvez faire affaire en fiançais! Ce qu’il est convenu d’appeler l’espace économique francophone, c’est 40 pays.2(X> millions de consommateurs représentant environ 20% du commerce mondial.1 es nouvelles règles du jeu sont simples à retenir nos gouvernements n’ont plus de moyens, notre niveau de taxation est trop élevé, nos entreprises doivent se prendre en main.Mais elles doivent devenir plus productives et plus concurrentielles Elles doivent pouvoir attirer du capital neuf, mais aussi ouvrir leur marche sur l’extérieur l ii l'an 2tXXi, la planète ne sera qu’un pays au plan commeivial.C’est une situation nouvelle (Ill’ll faut prendre au sérieux. I) !•: V I) I I! M !•: li ( I! i n i x h v i m ii ii i: LE DEVOIR ,iB CHRETIEN Équité SUITE DE LA PAGE 1 venir familiers avec leur travail de député, se bien préparer pour la session», a expliqué le premier ministre, ajoutant que les membres de son cabinet avaient également besoin de temps pour acquérir une meilleure maîtrise de leurs dossiers.L’attente est donc le prix à payer si l’on veut avoir une «session productive», a laissé entendre M.Chrétien.Ce qui ne signifie pas que rien ne se fera d’ici là.Le premier ministre a réitéré qu’il souhaitait la tenue d’ici Noël d’une conférence des premiers ministres, sur des sujets dont il n’a lias voulu dévoiler la teneur.«M.Massé — Marcel, ministre des Affaires intergouvemementales — travaille là-dessus», a-t-il dit.«J’espère pouvoir les rencontrer, mais si nous voulons avoir une réunion, il faut qu’il y ait du travail préliminaire qui soit fait, de façon à ce que nous ayons une rencontre qui soit positive», a ajouté M.Chrétien lors d’un bref point de presse.Un peu plus tôt, à quelques pas de là, on avait pu assister à une scène pittoresque: le chef de l’opposition officielle au Parlement canadien — bien que non encore confirmé —, un homme voué à l’indépendance du Québec, a prêté serment d’allégeance, hier, a Sa Majesté la Reine Elisabeth IL Mais Lucien Bouchard ne se formalise aucunement des possibles «contradictions» que son nouveau rôle pourrait soulever.Bien au contraire.«Je suis très content de l’assumer.Nous avons demandé aux Québécois et aux Québécoises de se donner le plus de pouvoir possible à Ottawa.Ils ont décidé de se donner l’opposition officielle, et je l'assumerai avec fierté et détermination», a déclaré le chef du Bloc québécois à une meute de journalistes venus assister à son assermentation comme député de Lac-Saint-Jean et chef du deuxième parti aux Communes.Le statut du Bloc en Chambre a été confirmé ces derniers jours par les recomptages judiciaires tenus dans une poignée de circonscriptions à travers le pays.Officiellement, les électeurs ont envoyé 54 députés bloquâtes à Ottawa, contre 52 pour le Reform Party de Preston Manning._ M.Bouchard s’est dit d’autant plus enthousiaste à l’idée de mener l’opposition officielle que «ce sera un Parlement nouveau, un Parlement qui va changer les choses» dans les relations qu'entretiennent les deux nations fondatrices du Canada.«Dans la situation qui prévaut, le Parlement va refléter la diversité du paysage politique canadien», a-t-il dit.Interrogé sur les inquiétudes, voire le ressentiment que le Canada anglais pourrait éprouver à son égard, le chef du Bloc a répondu en traitant longuement du principe de l'équité.«J’entrevois l’opposition officielle à travers le prisme de l’équité.L’équité, c’est pour tout le monde: pour le Québec, mais aussi pour l’ensemble du Canada.Jusqu’à ce que les Québécois décident de changer les institutions politiques, nous faisons partie d’une fédération, et il appartiendra à tous de faire en sorte que cette fédération traite les gens avec équité», a-t-il noté.Il a ajouté que la campagne de son parti avait été axée sur la défense des intérêts du Québec, mais que celui-ci appuiera des mesures favorables à d’autres régions du pays si celles-ci, encore une fois, font l'objet d’un traitement «inéquitable».«Nous n’avons aucun problème avec cela.» De toute façon, a-t-il rappelé, «c’est l’électorat qui a décidé, pas moi».Quant à M.Manning, qui faisait valoir lundi que le Reform pourrait s’imposer tôt ou tard comme l’opposition officielle de facto si le Bloc s’intéresse de manière trop pointue aux questions québécoises, M.Bouchard a rappelé hier qu’«il ne serait guère en meilleure position que nous pour le faire, puisqu’il n’a pas de députés au Québec».«M.Manning sera à la tête du troisième parti.Il représentera les intérêts de son parti.Il travaillera, je l’espère, dans l’intérêt du pays au complet, et nous ferons de même, dans la mesure où le critère de l’équité est respecté.Et il y a beaucoup à faire dans ce sens.» Le chef du Bloc a par ailleurs réitéré qu’il habitera «vraisemblablement du côté de Hull», délaissant ainsi la résidence de Stornoway, une spacieuse demeure traditionnellement réservée au chef de l’opposition officielle.Il a indiqué «ne pas connaître grand-chose» de la rési- simplement déclaré.Sur la question des multiples avantages consentis aux députés — un élément de prédilection de la plate-forme du Reform Party —, M.Bouchard s’est dit d'avis que ••tout le monde est d’accord pour en réviser l’ensemble».Mais sur les droits de son parti, il demeurera intraitable.«Nous allons demander l’application des précédents et des règles qui découlent de la tradition parlementaire dans le système britannique.Nous ne voulons avoir rien de plus, mais rien de moins que ce à quoi nous avons droit», a-t-il dit.Enfin, quant à une éventuelle reconnaissance du Nouveau Parti démocratique et du Parti conservateur aux fins de gestion interne de la Chambre, M.Bouchard a confié qu’il avait «un problème» avec ce dossier.SARAJEVO Médecins débordés SUITE DE LA PAGE 1 dant a la hâte des plaies béantes, car de nombreuses victimes ont été horriblement mutilées.A l’hôpital Kosevo, médecins et infirmières, débordés par l'afflux des patients, s'efforçaient de soulager la douleur insoutenable des enfants.Peu après cette attaque, un troisième obus s’est abattu sur une petite place à un kilometre de l'ecole.l'n homme a été tué et quatre autre personnes blessées, dont un enfant qui a perdu les deux jambes, ont dit des médecins.On ignore pour le moment quel camp est a l’origine de ces attaques sanglantes, les premières depuis plusieurs semaines dans la capitale bosniaque.La radio bosniaque a précisé que l’attaque s'étaient produite «exactement au moment ou les enfants sortaient».Des responsables bosniaques ont affirmé que les tirs venaient de Nezdarici, contrôlée par les forces serbes.Parallèlement, afin de protester contre l’enlevement lundi de deux de ses militaires d’origine croate par les Serbes, le gouvernement de Sarajevo a suspendu hier les opérations d’évacuation de femmes, enfants et vieillards serbes.Ces deux hommes.Jozo Andzic et Ferdo Dejanovic, sont accusés par les Serbes d’ètre des criminels de guerre.Ils escortaient une délégation croate dans la region a bord de blindés de la FORPRONU conduits par des Casques bleus français.Selon des représentants de l’ONU, des chars serbes ont arrêté a un barrage routier le véhicule blindé qui transportait l’archevêque et deux autres ecclésiastiques croates.La portière du blindé a été forcée à l’aide de pieds de biche.Les deux Croates enlevés ont été identifiés sous les noms de Jozo Andjic et de Ferdo Dejanovic.Le gouvernement de Sarajevo a proteste contre l’incident auprès du siege new-yorkais de l'ONU.lx* médiateur de l’ONU Thorvald Stoltenberg s’est rendu auprès des responsables serbes de Bosnie pour négocier leur libération, a précisé le commandant Idesbald van Biesebroeck, porte-parole de l’ONU.Environ 350 personnes avaient pu quitter la ville lundi et 250 autres devaient en principe partir hier, selon Ray Wilkinson, responsable des opérations humanitaires de l’ONU a Sarajevo.Finalement, gouvernement bosniaque et FORPRONU ont annoncé la reprise de l'évacuation pour mercredi matin avec le départ de 150 personnes.la suspension temporaire décidée par les autorités bosniaques a été vivement critiquée par les Nations unies.A Geneve, Sylvana Foa, porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés, a déclaré: «Ce sont des gens qui doivent porter de l’eau et du bois en montant six étages.Ils sont vieux, leurs appartements ne sont pas chauffes.Ils ne devraient pas passer l’hiver a Sarajevo.C’est vraiment cruel».Du fait de la mesure de rétorsion gouvernementale, quelque 300 Serbes souffrants et âgés sont restés bloqués a la gare routière de la capitale bosniaque.Environ 1500 Croates et Musulmans doivent aussi quitter la ville DANGER Perceptions SUITE DE LA PAGE 1 raccompagnement instauré l’an dernier auprès des étudiantes résidantes.Les perceptions des étudiantes sont-elles justifiées?Y-a-t-il plus d’agressions dans les parkings?Sous les arbustes?On ne sait pas.On nous dévoilait hier les résultats d’une étude géo-spatiale, et non pas psychologique ou criminologique.Ix* mémoire de Mme Côté démontre que les femmes ont peur, mais ne dit pas si elles ont raison d’avoir peur a un endroit plutôt qu’a un autre, et si leur sentiment d’insécurité est attribuable au climat social plutôt qu’a la faible lueur des lampadaires sur leur campus.L’auteure de l’étude, Marie-Josée Côté, est elle-même une «victime» de cette peur diffuse qui se répand a une vitesse folle chez les femmes.Elle a avoué ne jamais sortir des la nuit tombée.«Je viens d’une petite ville, Thet-ford Mines, et je ne suis a Montréal que depuis 4 ans.Je n’étais pas habituée a voir tant de gens, et surtout, de toutes les nationalités.Je n’ai pas aimé ça.» Cette insécurité est partagée par plusieurs de ses amies, dont quelques-unes, dit-elle, ont vécu des agressions sur le campus.Son mémoire était un peu, beaucoup, une reaction a sa peur, et a celle des femmes umcef
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