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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-11-13, Collections de BAnQ.

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I K H I \ «III!.I K S S A M K I) I I A K I I) I M A \ (' || K | | \ Il \ I M II I! I I !l II ?LE DEVOIR * Cinema Page C3 Théâtre Page C6 Musique classique Page C7 Disques Page C8 Chronique rock Page C9 Agenda culturel Page CIO Ails visuels Page C12 ?DANSE Faire des pointes sur la musique de Prince MA II H IC K Tl) U K I (î N V CORRESPONDANT A NEW YORK La chose n’allait pas de soi: mettre en mouvements des danseurs de ballet classique sur des chansons de Prince! Oui, le Prince qu’on connaît, vedette pop, petit génie musical, maître du marketing.Pourtant, le Joffrey Ballet remporte le pari, Li soirée de danse intitulée Billboards, à l’affiche a la Brooklyn Academy of Music jusqu’à dimanche, a de quoi plaire à tous.Trois des quatre chorégraphies atteignent leurs buts et donnent une nouvelle dimension aux airs de Prince que nous connaissons déjà.I.e spectacle est divisé en quatre billboards par quatre chorégraphes.Laura Dean signe Sometimes It Snows in April qui reprend trois chansons de Prince; en plus de celle qui donne son titre à la danse, on entend Trust el Baby I’m a Star.Dix-huit danseurs en blanc et en paillettes deviennent une espèce de ruban aux ondulations régulières avant de se diviser en couples.Au fil de la danse de Liura Dean, les pas se déformalisent, s’amollissent et s’approchent du jazz.A aucun moment le vocabulaire strict du ballet ne contredit la musique de Prince dans les mains de Laura Dean qui fait éclater les mouvements de ses danseurs dans des élans de grande énergie.Devant les plumes et les paillettes Le second acte de la soirée échoue; c’est celui de Charles Moulton qui met en scène une bande de clowns qui jouent tantôt les enfants timides, tantôt les objets du désir.Pour cette partie du spectacle, Prince a réécrit sa chanson Thunder.Cette scène se termine sur un solo exécuté brillamment par Elizabeth Parkinson.Malheureusement le sous-texte narratif ne rime à rien et le Pierrot de Parkinson en convulsion sur la musique de Purple Rain, une chanson sensationnelle, n’arrive pas à prendre le spectateur.Dommage, Moulton avait deux des meilleures mélodies de la soirée; on se demande où il est allé chercher cette bande de bouffons pas très à l’aise dans une historiette menée par une fée à baguette.Il faut aussi dire que si l’ensemble des danseurs est remarquable, certains d’entre eux ont des difficultés a prêter leur corps à la danse moderne.Malgré que Moulton ait basé son numéro sur le ballet classique, il demande a l’ensemble un ton farceur et clownesque qui ne lui convient pas très bien.Pour la portion du spectacle de Margo Sappington, quatre chansons de Prince utilisées à leur plein potentiel: Computer Blurs.Wanna Melt with U, Hie Beautiful Ones et Release It.Sappington, chorégraphe de Oh Calcutta à Broadway, s’amuse avec la saveur sexuelle des mélodies choisies.Elle joue des mouvements du voguing et insiste sur le ton sexy et entendu des danses de la jeunesse délurée des années quatre-vingt-dix.VOIR l’Alil I 2 PRINCE am sâisj - Richelieu d'amphithéâtres de parkings de galeries O1 O Lflqvre, Jeudi rermle ville.ffficiell -ci sere laque irt 1 8 novembr Il aura fallu douze ans pour polir 11 hectares de façade doubler les sufaces d'exposi- tion, reconstruire entièrement l'aile oublier l'aménagement souterrain de bureaux, I c 0) 0) Z * 0) 13 O commerciales, de deux cafes et d'un restaurant enu CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Cézanne voulait le brûler, Miro s’y promenait comme à la campagne, Giacometti y a copie pendant des jours comme les maîtres de la Renaissance et Riopelle, plus prosaïque, y allait.pour se chauffer dans la salle des Anglais.Jusqu'à ce qu’on décide d’en faire rien de moins que le plus grand musée d’art du monde.Depuis 12 ans, que la Dame de la rue de Rivoli se cachait derrière ses écha-àuds, ses échelles et ses coffrages, les Parisiens avaient presque oublié que si elle se poudrait ainsi et s’était même offert une grande pyramide d’acier et de verre au milieu de la cour Napoléon il y a quatre ans, c’était pour fêter son bicentenaire.Quand le président de la République inaugurera officiellement le Grand Louvre, jeudi prochain le 18 novembre, celui-ci sera devenu une véritable ville qui s'étend sur 700 m de 'église de Saint-Germain-l’Auxerrois au jardin des Tuileries.Il aura fallu douze ans pour polir 11 ha de façade, restaurer 7 ha de toiture, doubler les surfaces d’exposition, reconstruire entièrement l’aile Richelieu, sans oublier l'amenagement souterrain de bureaux, d’amphithéâtres, de parkings, de galeries commerciales, de deux cafés et d’un restaurant.Li pyramide qui a déclenché les passions lors de son inauguration en 1989 n’était qu’un hors-d'œuvre.Qui aura encore la nostalgie de la petite porte qui donnait autrefois accès à 'aile Denon?Fini le charme suranné des escaliers creux et des planchers qui craquent.Envolés aussi les longs couloirs où les toiles semblaient se fondre dans les murs.Disparue la pénombre où la Vénus de Milo cachait sa nudité aux regards extérieurs.Les architectes Ieoh Ming Pei, Michel Macary et Jean-Michel Wilmot-te ont voulu ouvrir le musée sur la ville.Nouvelles stars Les passants qui traversent la rue de Rivoli et pénètrent sous l’aile Richelieu peuvent désormais admirer à travers de grandes vitrines les cours Marly et Puget.Ces deux anciens parkings abritent les nouvelles stars du musée: les sculptures françaises du XVII' et du XVIII siècle, dont les fougueux chevaux de Marly déménagés de la place de la Concorde — les automobilistes défilent depuis 1984 sans s'en douter devant des copies.Plus à l’est, la Cour Khorsabad a été créee pour accueillir les cinq taureaux ailés du même nom, monstres sacrés du palais de Sargon II dans l’Assyrie du Ville siècle avant Jésus-Christ.Chaque VOIR PAGE C 2 : LOUVRE DEMAIN, 19H30 CLASSIQUE FLAMENCO ACOUSTIQUE JAZZ Joe Pass Leo Kottke Pope Romero Paco Pena DIMANCHE 14 NOVEMBRE 19 H 30 Billets 35 $, 30 $, 25 $, 20 $.Les taxes applicables sont en sus GUITAR SUMMIT mot en vedette quntre quitarlstes virtuoses possédant chacun un style bien distinct! O Salle Wilfrid-Pelletier OU Plqcn des Arts H Vt ItùMH» t » ’It *ptthi Ht 11M M l 842 2118.1 ItyuüeMMv '.'A 'j, , I • Mit toot MM ilo jtlte, il.ti) •’• I MtuynHi'» ttrsM't tin "On peut sentir le pouls, entendre les battements du coeur de leur performance.Il n'y a rien de superficiel ici.Ils possèdent un rythme véritable1'.• SEIJI OZAWA lllicàfrc ^^Berri 1594 rue St-Denis Renseignements: 849-4211 Kl Denis Theatre St-Dent h 12h a 21 h hmrs ée *»*v«c*| Achat» DM carte «*o crrriN: 790-1111 •MaqiciU ^ Boston Herald I- K I» !'• v H I lî , I.!•: S S A M K I) I I ;t K T I) I M A X ( Il K I I X (l V 11 M li II K I II II :i vC 2 COMPLET IIWKIKIlHfl 11 WM Supplémentaires du J (514)700-1345 m MONUMENT-NATIONAL W mai «m t, Salles de la Colonnade ______II'' élaoe) Pavillon des États Carrousel MTS LOUVRE Sera-t-il toujours ce lieu de mystère qui a fasciné tant de générations?SUITE DE LA PAGE Cl cour s’ouvre sur le ciel par une immense verrière de tubes fins et de câbles qui repose sur les murs sans exercer de poussées latérales., Même le premier ministre Edouard Balladur, opposé au grand chantier lancé par François Mitterrand six mois après son élection, ne reconnaîtrait pas son ancien ministère des Finances.On sait que l’ancien ministre avait fait reconstruire les locaux démolis en 1986, retardant ainsi les travaux.Kn parcourant l’aile Richelieu, où seuls les façades, les salons Napoléon 111 et les escaliers Lefuel et Colbert ont été conservés, il chercherait en vain son bureau bientôt transformé en café! La nouvelle aile Richelieu est aussi grande (et chère!) que le Musée d’Orsay.Outre les sculptures, çdle abrite les antiquités orientales et islamiques (jamais exposées), les gigantesques tapisseries de la Renaissance, la peinture du Nord et les peintres français du XV' au XVII Siècle.C’est d’ailleurs la peinture qui se taille la part du lion du Grand Louvre avec 42 000 m de surface d’exposition.Et au premier titre, la peinture française dont les œuvres les plus monumentales restaient dans les caves faute d’espace.Le mot d'ordre des conservateurs: «Plus de tableaux dans les réserves!» s Les appartements de Napoleon III ont retrouvé leur mobilier d’origine et prennent place dans le circuit çonsacré aux objets d'art.La galerie des Rubens, longue de 40m, bénéficié d’un éclairage zénithal conçu par Pei qui, grâce à un jeu subtil de verrières, de lamelles en staff, de grilles métalliques et de filtres ultra-violets, fait tomber la lumière naturelle indi- fectement sur les murs.C’est aussi _ architecte sino-américain qui a ima-iné ces escalators comme on dit ici ’une volée de 20 m sans aucun ap-ui intermediaire.Li seule restauration de la cour flapoléon a permis de redécouvrir in patrimoine inestimable de sculp-ures du XIX siècle depuis long-emps rongées et noircies par le emps.400 ouvriers et artisans ont estauré les trois quarts des sta-ues.Le reste a dû être sculpté à identique.Chambre de la Reine ()" étage) Appariements du Roi (aujourd'hui salle des Sept Cheminées; 1" étage) Cour Carrée Escalier Henri II Cour Puget |auiourd'hnl!sair«bHreenMU|l;|i" étage) I Salle des Car',a,ideS ('ez-de-chaussée) Salon carré (t" étage) Grande Galerie (dite autrefois «galerie du Bord de l’eau») Pavillon de Flore Aile de Rohan X Pavillon de Marsan Une longue histoire Mais le chantier du I .ouvre a aussi été un gigantesque terrain de fouilles archéologiques qui ont permis de découvrir des silos à grains de l’âge de fer, les traces d’une ferme gauloise, un habitat romain et un manoir médiéval.Les visiteurs qui utilisent les parkings souterrains se rendent au musée par le fossé Charles V dans lequel les vestiges des murs d’escarpe et de contrescarpe de la défense de Paris ont été mis à jour, comme les fossés du château de Philippe Auguste sous la Cour Carrée inaugurés dès 1985.Avec 8400 m~ de galeries commerciales et un centre de la mode, l’argent fait aussi son entrée au Louvre.Ce qui n’a pas manqué de faire jaser le tout Paris.«Quoi, l’antre de Bel-phegor, l’inquiétant fantôme du feuilleton télévisé, serait dorénavant celui des financiers!» On pouvait déjà louer le hall sous la pyramide pour 125 000 dollars la soirée, on pourra dorénavant s’acheter des disques chez Virgin, un teeshirt ou un parapluie «Louvre» (marque déposée!), s’offrir une reproduction grandeur nature de la Victoire de Samotlirace (10 000 $), un sandwich Paris-beurre (4 $) ou une assiette au restaurant gastronomique Le Grand Louvre (45 $).A ceux qui s’inquiètent de cette promiscuité, ses défenseurs expliquent que l’originalité du Louvre, c’est justement de n’avoir pas toujours été un musée.«Ce musée n’a pas été voulu, disait le peintre Sam Francis, il s’est fait, comme ça; c’est pourquoi il est si réussi.» C’est François 1 , constructeur de l’actuelle Cour Carrée, qui y a constitué la première collection.Il récupéra plusieurs Raphaël, un Titien et quelques Léonard de Vinci, dont la Jocoude achetée, dit-on, pour 4000 écus.Henri IV y exposa ensuite ses marbres antiques dans la salle des Caryatides et fit construire la Grande Galerie pour relier le Louvre au château des Tuileries, aujourd’hui disparu.Dès cette époque, les artistes logeaient et travaillaient au Louvre.Lorsque Louis XIV le quitta pour Versailles, il fut littéralement livré aux artistes qui squattérisèrent ses appartements et percèrent des trous pour faire passer des cheminées-.Entre-temps, Mazarin augmenta la collection royale de 200 à 2000 œuvres.L’Académie française et l’Académie des sciences y élirent domicile.Lorsqu’en pleine pagaille révolutionnaire, quelques républicains inspirés de Diderot et de Mirabeau décidèrent de «restaurer le Louvre pour en faire un museum célèbre», celui-ci appartenait aux artistes.David y logeait ainsi que Fragonard, Boucher, Chardin et tout l’art du XVIII’ siècle, lœ Louvre était d’ailleurs un quartier mal famé et d’innombrables taudis s’adossaient aux parois de pierre.Ironie de l’histoire, c’est Napoléon qui expulsa les artistes pour remiser au Louvre les fruits de ses razzias aux quatre coins de l’Europe.Il choisit d’y ! ne des originalités du Louvre, c’est de n’avoir pas toujours été un musée SOURCE ALLIANCE EKANÇAISE Ici, l’aile Richelieu.épouser Marie-Louise et on dit même qu’il s’y promenait la nuit pour admirer son butin.Les caricaturistes parisiens n’ont pas manqué de comparer les rêves de grandeur du «roi» Mitterrand à ceux de ses prédécesseurs.Aujourd’hui que Paris compte des milliers de chômeurs et de sans-abri, rares sont pourtant les voix qui s’élèvent contre le milliard de dollars englouti depuis 12 ans dans le marbre et le granit.Les Parisiens ont adopté cette pyramide qui marque le centre géométrique de leur capitale.Il faut voir les écoliers s’y engouffrer en semaine sous l’œil de leurs professeurs.36% des visiteurs sont Français, ce qui fait tout de même presque deux millions de personnes chaque année.Ce n’est d’ailleurs pas d’hier que les Parisiens font comme Riopelle et vont se chauffer au Louvre.Dès 1847, Baudelaire écrivait a sa mère: «C’est l’endroit de Paris ou on peut le mieux causer: c’est chauffé (.) et c’est le lieu de rendez-vous le plus convenable pour une femme.» Maintenant paré de verrières, de fenêtres et de lumière, le Louvre sera-t-il toujours ce lieu de mystère qui a fasciné tant de générations?La «Mecque de l’intelligence», disait Victor Hugo.A en croire les cinq millions de visiteurs qui y défilent chaque année, il faut penser que oui.Mais un conseil: c’est toujours les matins d’hiver qu’il faut s’y rendre, les jours de pluie froide, alors que les touristes ont déserté la capitale et que la lumière glauque donne un aspect mystérieux aux statues et aux toiles.Ce sont ces jours-la qu’on entend encore craquer les planchers et qu’on comprend les mots de Cézanne: «La vie! La vie! Je n’avais que ce mot-la a la bouche.Je voulais brûler le Louvre.pauvre couillon!».PRINCE Un baptême de ballet PHOTO HERBERT MIC,DOIT l-es membres du JofFrey Ballet dans Billboards.SUITE DE LA PAGE Cl Ici pas de désir de narration, mais le mouvement pour ce qu’il est.Les danseurs semblent s’amuser follement.L’entrée en scène de trois danseuses en léotard noir transparent et leurs interactions avec les neuf danseurs masculins nous valent des moments de danse saisissants suivis d’un splendide solo de Torn Mossbrücker sur TUe Beautiful Ones.lx- dernier numéro est chorégraphié par Peter Pucci, longtemps associé au groupe Pilobolus.Lui aussi relève le côté sexy et ludique de cinq chansons de Prince.It devient 1 occasion d un duo sensuel et enjoué dansé admirablement par Jodie Gates sur pointes et Torn Mossbrüc-ker.Dans des costumes qui évoquent la variété vestimentaire des grandes villes américaines, dessinés par Christine Joly (une collaboratrice du Ballet National du Canada), la troupe a l’énergie débordante s’empare du publie, qui ne veut plus la voir quitter la scene.Mardi soir à Brooklyn, le publie battait des mains au rythme de Cet Off pour ramener les danseurs en scène.Ces messieurs les mécènes en smoking et ces dames empaillet-tées et emplumées (mardi était soir de première) se sont laissés prendre au jeu du Jeffrey et de Prince.Mais comment résister a la musique pop lancée dans la salle d’opéra et à ces danseurs tellement vivants et convaincants?Ix> pire et le meilleur Avant cette production du Jeffrey, Prince n’avait jamais accepté qu’on utilise sa musique pour un spectacle de danse.Invité à voir la troupe par un membre du conseil d’administration, Prince s’est dit impressionné et a avoué qu’il s’agissait de son baptême de ballet.Prince s’est dit ému el inspiré par le spectacle du Jeffrey et a immédiatement amorcé les pourparlers de collaboration.D’abord, Prince avait pensé écrire une musique originale pour les quatre chorégraphes choisis par Gerald Ar-pino, le directeur artistique de la troupe depuis la mort de Robert Jeffrey en 1988.Mais cela ne s’est pas produit.Toutefois, une collaboration entre Prince el le Jeffrey dans l’avenir n’est pas exclue.Billboards a déjà été vu dans plusieurs villes des Ftats-I luis.Après la création en lowa en janvier dernier, le Jeffrey a présente son spectacle a Los Angeles, Chicago, Milwaukee el Minneapolis.L’accueil critique va du meilleur au pire.A Dis Angeles, un critique a déclaré le spectacle sans goût el monté exclusivement pour amener le publie au théâtre.Lejoffrey Ballet n’a pas caché sa situation financière précaire Tan dernier et ces accusations de «commercialismc» ont peut-être une part de vérité.Mais quoi de mal à inviter un nouveau publie a la danse classique?Quoi de mal a montrer que Prince et les pointes font bon ménage?Gerald Arpino déclarait au New York Times vu septembre: «Pourquoi faut-il que le ballet mendie toujours?J’en ai assez de mendier.Remplissons les salles!» l a presse américaine spécialisée en ballet voit peut-être l'association de Prince et des tutus d’un mauvais oeil II faudra bien qu'elle réalise que la musique de Prince n’est pas qu'un phénomène pop; la richesse, la variété des styles et l'imagination du compositeur en font une li gure importante de la chanson d’aujourd'hui ( * SSdmSMM Mi K 4 "Un film rigolo et frais.1r une galerie de portraits excentriques!" ODILE TREMBLAY.LE DEVOIR "Une bouffée de fraîcheur sur écran.!" HUGUETTE ROBERGE, LA PRESSE Charmant et délicieux.un scénario fringant, primesautier et plein d'humour.agréable et poétique!!" mm IOUISE BlANCHARD, JOURNAL DF MONTREAL Croqueurs de Prix!!! 11 nominations A Prix Génie 1993^ m dont Meilleur Film il/ Version française de The lotus Eaters Avec SHEILA MCCARTHY S R H THOMSON dans le role de "HAL" Fiances Hyland Paul Soles el pout la première lois Michèle Barbara Pelletier S Aloka McLean Wj pV m D Si» but on jnd Mortimer I Ogihy Produirons p-esenlri *T*f lotus liters* Montiqe SUSAN SMiPTON Directeur de i pbologrjph f THOMAS Bu*S’>N .u Conception v—¦ Tout droits reserves «Un bon film, C'est RARE.Un 30N premier film, -J2ROLE, «Unecomédie cocasse et insolente.complètement inattendue 1 le NOUVEL OBSERVATEUR le dit ! > FARFELU.r «Unfilm ^ PROLE, INTELLIGENT, QEUCIEUX et EMOUVANT» ^Souligne L'EXPRESSJ ORIGINAL ça tient du miracle !» Cest la critique du Magazine ELLE a PRANCE FILM JEAN ROCHEFORT • MARIE TRINTIGNANT GUILLAUME DEPARDIEU ©mo Un film de PIERRE SALVADORI ART ODILE TREMBLAY LE DEVOIR \ A quoi se reconnaît un talent qui n'est pas encore mûr?Parfois vous passez à côté sans le voir comme dans une chanson de Trenet, d'autre fois, vous vous laissez frapper par une forme d'humour, un sens de la caricature, du punch, en se (lisant: «Tiens donc!» Pierre Salvador!, par exemple.Un illustre inconnu, a vos yeux?Normal.Il débarque dans le paysage cinématographique français.Mais certains signes, un cynisme drolatique pour signature, laissent présager qu'il s'y taillera une place.Au dernier Festival de cinéma de Rouyn-Noranda, le jeune cinéaste de trente ans invitait le public à voir «la totalité de sa production cinématographique».Et pour cause: son petit film Ménage et son long métrage Cible émouvante assuraient en doublé l'ouverture du festival abitibien.Ce sont ses premières armes dans la réalisation.Avant 93, il était dans les limbes de sa production personnelle, se faisant la main en écrivant des scénarios pour les autres (des polars, quelques merdes pour la télé», précise-t-il), après avoir tâté du métier du comédien.Pour l'avenir, son dossier est à suivre.Mais d'ores et déjà Ménage (déjà projeté au dernier Festival des courts métrages) a récolté des lauriers un peu partout, une quinzaine de prix internationaux.Cette désopilante petite comédie met en scène une madame Blancheville maniaque du frottage et une copine déprimée qui jette de la cendre sur ses meubles.Avec son tempo d'enfer et sa chute percutante, le film fut jugé bijou d'humour noir, et fit le tour des festivals.Humour, de catégorie noire, voilà donc le créneau de Salvador! «La comédie est la façon pudique d'aborder certains sujets, dit-il, avant d'ajouter: Elle est l'apologie de la vitalité».Faisant mentir le cliché de l'humoriste triste, Pierre Salvadori res-semble à un joyeux rigolard du genre sympathique et farceur avec une bonne tête.Cible émouvante est une comédie, sur un thème à la mode s'il en fut, j'ai nommé celui des meurtriers en série.On rencontrera le vieux tueur à gages sur le retour incarné par Jean Rochefort, qui forme un jeune blanc-bec (Guillaume Depardieu) à l'assassinat considéré comme un des Humour, de catégorie noire, voilà donc le créneau de Salvadori.«La comédie est la façon pudique d'aborder certains sujets, dit-il, Elle est l'apologie de la vitalité».Faisant mentir le cliché de l'humoriste triste, Salvadori ressemble à un joyeux rigolard du genre sympathique et farceur avec uik‘ bonne tête.beaux arts, tandis qu'une voleuse (Marie Trintignant) gagne le cœur du tueur et perturbe le cours de ses jours paisibles, au grand dam de sa maman.Quoi qu'on en pense, au moment de faire son film, Salvadori n'avait pas vu Max et Jérétny, de Claire Devers, ni C'est arrivé près de chez nous, du trio belge, films donnant eux aussi la vedette à des tueurs à gages, sur des thèmes similaires.11 avait écrit le scénario cinq ans plus tôt, peut donc plaider l'innocence et même l'originalité de l'idée.L'histoire fut élaborée à partir du personnage de Victor Ménard, tueur sur le retour.Il a cherché, me dit-il, à ne pas distancier certaines situations, en mettant tout sur le même plan: violence, amour, humour.«Marmite dont le comique émerge à travers la dépersonnalisation totale».Salvadori refusait toute violence de premier degré.«Aucune tête qui explose».C'était sa façon de ne pas endosser cette violence, la gardant irréelle en somme.En visionnant Tandem, de Patrice Leconte, il a reconnu en Jean Rochefort le héros de son film.Mais comment mettre la main sur lui?Jean Rochefort lit tous les scénarios qu'on lui propose.C'est sa façon de rester branché sur les jeunes cinéastes sans se confiner aux réalisateurs établis, comme d'autres acteurs de premier plan font trop souvent.Le scénario a plu à Rochefort, tout bêtement.Il a accepté.Et voilà.Dans Cible émouvante, le jeune cinéaste a eu envie de tabler sur l'ambiguïté des sentiments du héros.De qui Rochefort est-il amoureux, de son apprenti, de la kleptomane?Salvadori regrette de ne pas avoir poussé davantage cette carte-là, en poussant le flottement jusqu'au malaise.Il fait incarner par Patachou (qui renaît un peu de ses cendres ces temps-ci) le rôle de la mère du héros.«Elle avait cette espèce de voix grave, ce maintien royal qui donnait sa carrure inquiétante au personnage».Tout au long du film quelque chose m'avait chicoté.Cette Marie Trintignant, à qui je trouvais quelque chose de méconnaissable; tant dans son visage arrondi que son corps apparaissant soudainement en pièces détachées.Or Marie Trintignant, on la connaît sous toutes ses coutures, surtout dans le film de Michel Deville Nuit d'été en ville, où elle jouait nue comme un ver.Le ver avait pris manifestement du poids.Pierre Salvadori confie que oui, et c'est bien normal, puisque dans Cible émouvante elle était enceinte de quatre mois, et qu'à la fin ça se voyait; occasionnant quelques problèmes vestimentaires au costumier, et de cadrage au caméraman qui devait prendre des plans rapprochés, en se concentrant sur le haut du corps.Iœ mystère est éclairci.Salvadori a quelques regrets pour son premier long métrage.«Si c'était à refaire, j'accélérerais le cours des choses, dit-il, et j'augmenterais la menace extérieure qui pèse sur le trio en amplifiant aussi le trouble qui s'empare d'eux.» Le jeune cinéaste ne veut pas rester confiné à la comédie pure.11 est à composer le scénario de son prochain film Iss Apprentis, l'histoire de deux garçons expulsés de leur logement, sur qui toutes les tuiles tombent, jusqu'à la grande plongée dans la folie.«Mais la rédemption, je ne la trouve que dans l'humour, précise-t-il.Il y en aura dans mon film.Je ne peux tout simplement pas me passer de rire.» Anthony Hopkins joue le rôle de Stevens, le pariait maître d'hôtel.REMAINS OF 1HE DAY De James Ivory, avec Anthony Hopkins, Emma Thompson, James Fox, Christopher Reeve, Peter Vaughat, Hugh Grant, Michael Ijrnsdale, Tim Pigott-Smith.Scénario: Ruth Prawer Jhabvala, d’après le roman de Kuzuo Ishiguro; en traduction française: «Les Vestiges du jour» (Presses de la Renaissance).Image: Tony Pierce-Roberts.Montage: Andrew Marcus.Musique: Richard Robbins.USA, 1993.2hl4.Au Faubourg Sainte-Catherine.FRANCINE LAURENDEAU Parlons d’abord du roman situé, comme le film, dans la seconde moitié des années cinquante.Stevens (qui sera interprété par Anthony Hopkins) a connu des jours meilleurs à Darlington Hall, avant la guerre.Majordome d’un haut niveau de professionnalisme, il régnait sur tout le personnel de cette grande maison.Son maître, Lord Darlington, lui faisait entièrement confiance.C’est Stevens qui avait fait engager Miss Kenton (Emma Thompson), une jeune femme munie de références exceptionnelles qui allait s’avérer une intendante irremplaçable malgré certaines initiatives, rares il est vrai, mais par trop personnelles pour ne pas dire indiscrètes, comme par exemple oser apporter dans son petit bureau un bouquet de fleurs fraîchement coupées.Car pour le majordome, rien d’autre n'existe que le devoir et le devoir exécuté à la perfection.C’est sa seule passion, c’est même sa seule façon de regarder les êtres et les événements qui l’entourent.Et si Lord Darlington, dans les années vingt et trente, était assez naïf pour vouloir un rapprochement entre l’Angleterre et l’Allemagne nazie, et manœuvrer dans ce sens — Darlington Hall fut le centre d’importantes conférences secrètes — ce n'était pas l’affaire de Stevens qui s’abstè-nait non seulement de juger mais d’écouter ce qui se disait dans les salons de Sa Seigneurie.Cela n'empêcha pas qu'après la guerre, son maître allait être sévèrement blâmé pour sa connivence avec l’ennemi.C’était tout de même le bon temps.Et puis ça s’est détérioré.D'abord, il y a déjà une vingtaine d’années, Miss Kenton a quitté son service pour se marier.Rien n’a jamais été pareil depuis.Plus récemment, Lord Darlington est mort et la résidence a été rachetée par un riche Américain, Mr.Farraday, homme sympathique bien que péchant souvent par une flagrante méconnaissance des coutumes anglaises.Il a fallu réduire le train de vie, condamner quelques ailes de l’immense demeure et réduire le personnel.Or, vpici justement qu’après un.long silence, Miss Kenton — devenue Mrs.Benn — a écrit à Stevens une lettre fort triste oii il était notamment question d’un divorce probable et d’une grande nostalgie pour l’époque où elle servait à Darlington British pure laine Hall.D’où l’idée de la réengager.Pour cela, Mr.Farraday va donner au majordome quelques jours de congé pendant lesquels, dans le confort de l’antique Ford de la maison, il ira jusqu'à Little Compton, en Cornouailles, rencontrer son ancienne collègue et s’enquérir de son retour possible à Darlington Hall.Pour juste qu’il soit, ce résumé est une façon faussement anecdotique de réduire le roman de Kazuo Ishiguro, cet écrivain d’origine japonaise qui vit en Angleterre depuis l’âge de cinq ans et qui a su en exprimer la substantifique moelle.Car le véritable thème des Vestiges du jour n'est pas la narration d’une courte balade a travers la campagne anglaise, mais bien plutôt le portrait d'un «butler» plus British que nature, d’un homme qui pousse jusqu’à un degré maniaque le perfectionnisme dans l’exécution de sa profession, d’un homme qui se façonne lui-même à l’image d une tradition qu’il admire, au point de passer à côté des choses importantes de la vie, de l’amour filial, de l’amour tout court.Et il est surtout question, dans ce petit livre désarçonnant, de souvenirs, de réflexions, de digressions sur, par exemple, l’histoire et l’importance de l’entretien de l’argenterie; ou encore sur la principale qualité d’un bon majordome: la dignité.Et sur la supériorité de l’Angleterre.Ainsi, se demande Stevens, pourquoi nommons-nous «Grande-» Bretagne cette terre qui est la nôtre?Eh bien, se répond-il, «il se peut que d’aucuns y voient un manque de modestie.Mais j’oserai ajouter que son paysage justifierait à lui seul cet adjectif imposant.Je dirais que c’est justement l'absence de tout caractère dramatique ou spectaculaire qui est le trait distinctif de la beauté de notre terre.Ce qui compte, c’est le calme de cette beauté, sa retenue.C’est comme si la terre connaissait sa propre beauté, sa propre grandeur, et n’éprouvait aucun besoin de les clamer.Par comparaison, les paysages d’autres régions du monde, par exemple l'Afrique ou l’Amérique, tout en étant assurément foil impressionnants, doivent, j’en suis certain, paraître inférieurs à un observateur objectif, étant voyants au point de frôler l’indécence.» Le calme de sa beauté, sa retenue.Di crainte de frôler l’indécence.Et une totale absence de curiosité pour le monde extérieur.La quintessence de l’ouvrage d’ishiguro tient dans ce paragraphe où se dévoile Stevens .dont la conduite, les propos et même les pensées les plus intimes reflètent l'art de la litote, de l’euphémisme, de l'un-derstatement; le souci de ne jamais être pris au dépourvu; la volonté de sauver la face.Bref, le lecteur se dit que ce personnage est sans doute un monstre ou en toiit cas un malade complètement déconnecté de ses émotions et des vrais plaisirs (le la vie.Mais en même temps et surtout, on est à la fois amusé, agacé et captivé par cette incessante quête de la perfection, par ces efforts souvent inouïs pour satisfaire les désirs du maître.Ainsi, par les efforts de Stevens pour fournir à Mr.Farraday, qui entend a rire, un badinage adé- quat, ce qui est un exercice ardu car il saisit mal le sens de l'humour de son nouvel employeur.Bref, vous aurez compris que ce livre n'a rien d'évidemment cinématograhique.Ruth Prawer Jhabvala a tout de même réussi à en extraire un scénario ingénieux en insistant surtout sur l'histoire sentimentale avortée entre le majordome et l’intendante, sur les différences entre les mentalités britannique et américaine, sur les enjeux des discussions politiques qui se déroulaient dans l’Angleterre d'avant la guerre.C’est tourné dans d’authentiques demeures ancestrales, la reconstitution est certainement minutieuse, les comédiens sont bons et la mise en scène adroite.Mais ainsi mise à plat, la description de Stevens manque de piquant et revêt même une certaine sécheresse.Du moins quand on a eu le malheur de lire ce bouquin, sans doute inadaptable.GRIFFEUR.EUSE Igrifoer.OZ) adj.j"j^' créature à corps de lion, a «le dessin informe.N de la Griffon e mal formée, illisible: orifona/T n.nt.• j "v‘‘TouiUis .2 Action de boire Barbouillage, gribomilage.gnbou.Uts.GRIFFON AGE UrifonazL n.nt.* ' U"’UK FAMOUS PLAYERS ?01 DOLBY STEREO DANS CERTAINS DE NOS CINÉMAS rem A L'AFFICHE DES LE 19 NOVEMBRE! PARISIEN Hall central de la Place des Arts LES (ïRANI)S CONCERTS EDUARDO MATA, chef • HORACIO (ilTIÉKRKZ, piano Lundi 2‘) et mardi 30 novembre.20h00 CHAN I / CIIOIMN: BR MINIS Sinfonia India ( 'oneerto pour piano n I Symphonie no 2 BILLETS: 9,75$ 19,25$ 27,00$ 30.00$ 37,50$ (law.et cvilovana' PDA rn mim cfb Salle Wilfrid-Pelletier Billets en vente à l’OSM 842-9951.à la PdA 842-2112 Place des Arts et Réseau Admission / 790-1245 V A 11 ans elle était maître de chapelle, à 20 ans elle fondait VOrchestre de chambre de Montréal, à 36 ans elle assumait la direction d'un orchestre formé de médecins instrumentistes de McGill.Pour elle, la musique classique doit être accessible à tout le monde.Et gratuite.Oampigny Ouvert de 9h à 22h tous les jours DU 1er AU 30 NOVEMBRE MOIS POLYGRAM A PRIX SPÉCIAL TOUS LES DISQUES • PHILIPS • LONDON • DEUTSCHE GRAMMOPHON ¦AMUor PAVAROTTI tvccHttn Mon* f Vff k «AMtt, PAVAROTTI TUTTO PAVAROTTI 2 disques 16,99 $ PAVAROTTI PAVAROTTI & FRIENDS 18,99 $ LÉO FERRÉ AVEC LE TEMPS.2 disques 27,99 $ STEPHAN EICHER CARCASSONNE 16,99 $ gtsassl ,fcrT V*'**-'**” *****•«*»¦ », f*#* LA TRADITION DU CHANT GRÉGORIEN 4 disques 24,99 $ CECILIA BARTOLI et ANDRAS SCHIFF 16,99$ CIBL - 101,5 FM EN DIRECT DE CHEZ CHAMPIGNY Tons les samedis, de 12h30 à lh30 Les Petits Bonheurs ci'Occasion ( hainpignv ® MT-ROYAL 4380 ST-DENIS, MONTRÉAL 844-2587 du regard entr à I contempor L’animation l'Entrée libre à l'art contemporain (ELAAC), Place Bonaventure, du 11 au 15 novembre 1993.Restez en liaison avec le circuit de l'art actuel.Apres la visite, faites la correspondance chez Michel Tètreault Art International, ou L K H K V H I l( .I.K S .s \ M K |i| | 3 K T I) I M A X < Il K II X II V K M It It K I il 0 8 LA VI T K I N E I) U DIS Q II E Reprendre ou ne pas reprendre, telle n’est pas la question Le procès d’intention que l’on fait aux albums de reprises est fondé sur un préjugé LES IMMORTELLES Dan B igras Les Editions Leila SOUVIENS MOI Johanne Blouin Etoile du Nord e nouvel album de l’homme à la ._y camisole n’en est pas un, disent-i s.C’est rien qu’un bête ramassis de poussiéreuses rengaines du répertoire français époussetées pour faire patienter ses admirateurs, en attendant le véritable prochain album de l'ami I )an, celui qui contiendra des chansons originales et nouvelles, composées par Bigras sur les textes de Christian Mistral, Gilbert Langevin ou quelque autre poète-romancier.Les Immortelles, ça ne compte pas.C'est le signe flagrant d'une panne d’inspiration, de la peur que doit nécessairement ressentir Bigras après le succès de Tue-moi.Plus encore, c’est une concession à la mode, renchérit-on.Pour être artistiquement correct, chacun se déniche un petit Brel ou un petit Ferre de derrière les fagots et l'endisque.C’est erassement racoleur, une solution de facilité, un refus d'avancer, la procrastination d’un paresseux talentueux.Ix* préjuge sur lequel tient ce procès d’intention aura bientôt trente ans, et il a encore toutes ses dents.Depuis 1964, en effet, il n’y en a que pour les auteurs-compositeurs qui interprètent leur propre matériel.¦ Depuis Bob Dylan et les Beatles, m’expliquait un jour Robert Léger, clavieriste.ex-Beau Dommage et auteur-compositeur de carrière, il y a une tendance a vénérer la personne qui écrit ses chansons.Celle-la est credible et digne de respect, alors que l'interprète est déficitaire, déconsidéré, même pas capable d'écrire trois lignes de suite.- C'est vrai au Québec, ce l'est tout autant „ .Dan - diffras ailleurs.Ix‘ dernier Bryan Ferry, par exemple, un florilège de succès des années 60 et 70, a été vu comme une rechute, comme un sursis que le crooner-rocker Britannique, pourtant reconnu comme un maître dans l'art de ramener à lui les chansons des autres, se donnait à lui-mème parce que, déduisait-on, son nouveau matériel n'était probablement pas prêt.Depuis trente ans, l’accent est mis sur la création, alors que le seul véritable critère devrait être la capactite d'investissement, la charge émotionnelle que l'on confère «à une chanson.Il y a des auteurs-compositeurs-interprètes qui traitent leur répertoire avec le détachement de fiscalistes, de la même façon qu’il y a des interprètes qui se révèlent, qui expriment leurs sentiments les plus profonds au travers du matériel d’autrui.Dan Bigras est de ceux-là.Les Immortelles est un album a la mesure de Bigras, c'est-à-dire un album démesuré, qui en fait trop avec un abandon réjouissant.Bigras s'empare des incontournables de Reggia-ni (Il suffirait de presque rien.Le vieux couple).Brel (Im chanson des vieux amants).Fiché (L’escalier).Desjardins (.et j'ai couché dans mon char).Vigneault (Pendant que.).Ferland (Ton visage) et il leur insuffle son rock, ses blues, sa sueur, LE CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS MUSICAUX Avenir PMfTTRffl Orchestre Symphonique de Mon t 'goyal ^ A Jacques ljubt ri ' leur rljin, leur Iss aaynanl\ du Concours IW< Stéphan Sylvestre, Jacinthe Latour, Wonny Song ( .cri", pour pian., de CM>PI\ ÇKÇZÇ Symphonie no 2 de 'BO.kÇrDI'Xl.d - ,n Stéphane Laforest Dimanche 14 novembre 1993 a 20 heures Salle Claude-Champagne - 220.Vincent-dlndy.Outremont S «Va m, bou Gï iham V M R 1 ir*V MR • Trust Général, Centre Rockland * \ 10-124 STI 1)10 l)K MUSIQUE WCTKNNE DK MONTRÉAL Concert hors sene Musique des grandes cathédrales Concert a capella.ncuues polyphoniques de Bsrii.Cererols.de Silva.Lassus, de Wert.Monteverdi, Victoria mer le chieur de IS mu du Studio \nu\ lu direction de ( hrislopher Jackson le dimanche 21 novembre IWa I5h en l'église Saint-Germain d'Outremont Pm unique .0 S - InFrmations/réservation H43-4INI7 FORl \1 93 omrri intcTTiiitionul des jeunes ( omposiit pétitions publiques* portraits • tables roi ( '( )N( I k l S 25 26 2K novembre Le Nouvel Ensemble Moderne vous la direction de lorraine Vaillancoun son sang et scs tripes.Ix»s ballades en deviennent monstrueuses, formidablement puissantes, ponctuées par des coups de caisse claire gavés d’écho qui résonnent comme dans un hangar vide, soutenues par des solos hurlants et des accords gigantesques (gracieuseté de l’ex-Offenba-chjohn McGale et Faille Magnan), chantées avec hargne, mélancolie, tristesse, désespoir, amour, haine par Bigras et son club de chanteuses-choristes.De l’émotion à plein seaux et des couilles grosses comme des mongoliières.Si le choix n’est pas toujours heureux (la huit cent trente-deuxième reprise de ht tartine brellienne Ne me quitte pas était-elle vraiment indispensable?), et si l’on regrette l’absence de quelques-uns des morceaux de bravoure auxquels Bigras nous a habitue en spectacle (Amazing Grace, Im bohème).il y a d’authentiques miracles.Parmi ceux-là, Aimons-nous, la magnifique chanson d'Yvon Deschamps que nous avions tous oublié, confine au grandiose, tellement l’arrangement lourd et pompier lui convient.Bigras et Les Immortelles, c’est Bugs Bunny chef d’orchestre qui oblige le chanteur d’opéra à tenir la note jusqu'à ce que le plastron lui décolle de la poitrine et que le plafond s’écroule.S’il en faisait moins, ce ne serait pas Bigras.En comparaison, avec son nouvel album de versions (Souviens-moi) où figurent trois immortelles déjà réquisitionnées par Bigras (Avec le temps, Ne me quitte pas, La chanson des vieux amants), Johanne Blouin donne l'impression de livrer la bande-témoin d’un passage aux Découvertes de Yoland Guérard.Plus scolaire, tu recites une fable de Lafontaine devant la classe.Elle a une belle voix, certes, mais pas l’empreinte fossilisée d’une trace dame.Sylvain Cormier LA CANDELA VIVA Toto Im Momposina y sus Tambores Real World Four tous ceux qui aiment les tambours issus de la tradition mystique africaine, le dernier album de la Colombienne Toto La Momposina — quatrième generation d'une famille de musiciens — est une bible.D’une part, le livret particulièrement bien documenté nous évoque les influences africaines par le biais des esclaves ca-raibéens — d’où les tambours — auxquelles s’ajoutent les instruments traditionnels locaux : la gaita (flûte taillée dans un cactus) ou le guache (un bambou creux rempli de graines qui rend l'effet des maraeas).D’antre part, l’excellente facture de l’album (pas vraiment une surprise quand on enregistre chez Peter Gabriel) nous permet d'effectuer un tour d’horizon du folklore colombien.Ix- résultat est audacieux, surprenant et.magique! On y retrouve la cumbia (l’un des rythmes les plus populaires en Colombie mélange des trois continents), le garabato (rythme de carnaval très rapide), le sexteto (apporté par les Noirs cubains) et la puya (rythme privilégié par les danseurs effrénés).A l’écoute de ce disque, on ne peut qu’être enflammé par la variété de chants el de rythmes qu’interprète Toto de sa voix tout aussi étonnament mélodieuse qu'aigrelette.C’est vraiment plus que de la musique! Comme l'écho du sang dans les veines, le tambour s’insère en nous transmettant ses plus folles énergies.ouh, la, la! LES CHEMINS MUSICAUX DES INDIENS GUARANIS Raid Barboza Night and Day Tout au long de son album, Raùl Barboza, qui est à l’accordéon ce que Piazzolla était au bandonéon.un maître, explore un courant musical très particulier interprété essentiellement chez les indiens Guaranis: le chamame (prononcer tchamamé).Originaire du nord-est de l'Argentine, ce style est le confluent de la spiritualité indienne et des polkas, mazurkas et valses de Pologne et de Tchécoslovaquie qui ont atterri là on ne sait trop comment.Que dire de la reprise de la Valse à Margaux (Sous le ciel de Baris.) si ce n’est qu’elle colle à la peau de la version originale en lui ajoutant un plus exotique.Barboza parvient à en faire par ses compositions et dans les morceaux tradi-tionels qu’il joue, un subtil mélange qui ne peut que séduire les amateurs.De l’étonnant traditionnel qui pourrait bien devenir du classique! CANTE EL’ NORD Renaud Virgin Avouez qu'il y en a qui ont le tour pour programmer leur sortie de I disque.Belle coïncidence tout de ) même que de sortir un album en chti (le délicieux vocable qui sort de la bouche des gens du Nord de la France) au moment ou Germinal prend l’affiche au grand écran.Et non, non, ce n'est pas la bande originale du film, mais bien une production per- | sonnelle du loubard parisien.Alors j c’est du Renaud, du vrai.Même voix, j même rythme, même guitare bal musette, accordéon, scie musicale, harmonium tout y est, avec en plus cet accent plus proche du Bridel que du Chanel et cette langue du terroir largement arrangée pour la circonstance (le chti pur et dur est parfaitement j incompréhensible au profane).En j fait, on aimerait savoir quelle mouche | l’a piqué.Non pas que le disque soit I mauvais mais bon lui trouver un into- : rêt autre qu'ethnologique ou linguistique (cela dit l’accent est largement emprunté) ne relève aucunement de mes compétences.A vous d’y voir! Bascule Pontoreau i ( \Nsi < 111 3 les A, du Maurier Ltée ?m VOLET INTERPRETES ( I K )KI (ïRAI'l II S ANNE RENAL II) AMI S KUDU KA DINETTE LAURIN I >ANIIT I DI SN’c )YERS FAI II ANDRE I < >RTTER ('C)II ABC )RAT I URS AK 1 IS I loi II S c ARMEN Al II Il AN YVES C AI >11 l IX JEAN MARIE fil IAY I >1 NTS I AVc >|| MARC ' PARENT Il AN IT III IFFE I RI I’ANTER DU K) AU 21 NOVI MBHI 1993 A 20 I I PII A < III I I.S 11 I I P.N< )VI Ml*,PI AU ST I II >|( > I >l Hill.( III RKIIK m Mi l RO MU KHHOOkt 525-1500 I I I I I I I 1111111 JW/JW.ühanqu nmiMHSM admission* I XI’C AIT P >N IT P >T f X iRAIT IIQI II MIC IIAII SI C >|u >| >IA\ DU 10 AU 21 NOVI Mltltl loot IIKMfll 11 FITS NOVI.MItKI A40 •>«,,r\m Oiwriw, M., *„J j Mil IH4 H3 Z A w /C (’N A U / rA 7 11 1)1 VOIR •I I.S ARIS- Mini/ '.AMI I )l Lh l)KVOIH J A Z Z K T 13 I.U K S Les vertus démocratiques de la batterie WAIIIN Al IHE VANGUARD Arthur Taylor Etiquette Verve SK R Ci K TRUFFAUT LF.DEVOIR Dans les années cinquante, les batteurs Philly Joe Jones, Roy Haynes, Albert Heath et Art Taylor jouaient avec tout un chacun.Us étaient les plombiers par excellence du jazz.Le jour, ils étaient dans les studios.La nuit, ils étaient sur les scènes de Greenwich Village et de Harlem.Des quatre musiciens nommés.Art Taylor a probablement été le plus fréquemment utilisé.Il battait aussi bien pour l’étiquette Blue Note que pour Riverside, Prestige, Savoy ou Verve.Sa versatilité ainsi que sa disponibilité ont fait de Arthur T aylor le batteur de l’ubiquité.Qu'on y songe, son nom apparaît sur les albums qu'ont signés les personnages ci-après identifiés: Bud Powell, Miles Davis, Tbelonious Monk, Charlie Parker, Jackie Mclx'an, Sonny Rollins, John Coltrane, Kenny Drew, Red Garland, Howard McGhee, Hank Mobley, Ben Webster, Johnny Griffin, Horace Parian, Dizzy Gillespie, Milt Jackson, Dexter Gordon, Donald Byrd.et j’en oublie.Si l’on en croit le plus grand collectionneur de jazz dans le Monde, on pense évidemment a Charlie Watts, le batteur des Rolling Slones, Art Taylor s'est toujours distingué des autres percussionnistes de sa generation, et cela inclut Art Blakey comme Max Roach, par un usage très équilibré des quatre membres.Ix*s deux mains et les deux pieds.Après avoir suivi la route de l’exil dans les années 60 comme tout au long des années 70, après avoir écrit sur le jazz, sur ses amis et confrères, l’homme né le I juin 1929 a Harlem a quitté l'Europe pour arpenter a nouveau les scènes de New York, Ix-s 29 et 30 août 1992, il était au Village Vanguard.11 était la, dans cette boite minuscule, en compagnie de quatre jeunesses.Ixuirs noms?Abraham Burton au saxophone alto, Willie Williams au ténor, Tyler Mitchell a la contrebasse, et Jacky Terrasson au piano, un musicien français qui a décidé de rejoindre le batteur qui lui a enseigné la déclinaison du jazz.Pendant qu’ils jouaient, Jim Anderson enregistrait.Aujourd’hui, les notes soufflées, les notes modulées, les notes liées au cours de ces deux nuits nous sont proposées par l'étiquette Verve.Ix1 titre de cette production?Wailin’ At The Vanguard par Art Taylor's Waiters.Ix‘ programme, tout tin programme, Taylor l’a confectionné avec les pièces suivantes: Dear Old Stockholm de Stan Getz, Stressed Out, Mr A.T.Revisited, et Harlem Mardi Gras composées par son confrère batteur Walter Bolden, So Sorry .AÏÏÏKvlor'S MAILERS Blease de Bud Powell, Sophisticated Lady et In A Sentimental Mood dé, Duke Ellington, Chelsea Bridge d’Fl-lington et Billy Strayhorn en plus d’avoir pige 10 secondes dans tel morceau ou 15 secondes dansitel autre, histoire d’associer le tout.A l’écoute, on est immédiatement frappé par la cohésion, par la fine dilution de l’art respectif de chacun des musiciens dans l'ensemble.En un mot comme en mille, on constate une fois encore que le jazz, lorsqu’il est bien campé, est la musique la plus démocratique qui soit, pour reprendre l’expression ou définition favorite des jazzmen dignes de ce label.Cet état de bienséance artistique est ici d'autant plus manifeste que Taylor est un batteur, lit alors?, El bien il se trouve que de toutes les formations ayant ponctué l’histoire du jazz, celles qui ont été fondées et dirigées par les mécanos, de la percussion font preyve d’un souci démocratique; exemplaire.Cette vertu se traduit pai; un dosage étonnant des solos.Que ce soit dans Dear Old Stockholm ou Harlem Mardi Gras, les jeunes instrumentistes formés incidemment par Jackie McLean, aujourd'hui Doyen de la faculté de musique* de l'Université du Connecticutt, exposent des visions musicales (pii font constamment echo a la tapisserie rythmique imposée par T aylor, Mit chell et T errasson.Cet album très fidèle a l’esprit et a la lettre du bebop est l'un des meilleurs (pii nous a etc donné d'entendre au cours des deux ou trois dernières années.A un point tel, qu’on a cherché a comprendre.On à' voulu en savoir davantage.Ht (pi a fini par comprendre que le mystère Taylor.Que Taylor n’a jamais dérogé à deux principes: ne jamais jouer une pièce (pii ne plait pas un membre de la formation et surtout travailler.travailler.travailler.Faire travailler pendant des heures et des heures ies musiciens de l'orchestre.Pratiquer tous les jours, pratiquer toutes les nuits, parce que les amateurs, les spectateurs ¦méritent tout notre respect." Arthur Taylor's Waiters au Village Vanguard, c’est la face laboricusi du jazz.( )n en a enfin un exemplaire Cet album est très fidèle à l’esprit et à ht lettre du bebop et e’esl un pur délice.Soyez des nôtres! Annoncez dans (514) 985 3399 I 800 363 0305 Téléc.(514) 985 3390 INTERNATIONALE 7 SUR 7 Anne sim.* -***5.* ™ ANS"* LA TÉLÉVISION evenemenis-cies de la semaine, Anne Sinclair sollicit les commentaires de son invité et l'amène à livrer le fond de sa pensée Cette semaine : René Monory, président du sénat français.Tout un débat à TV5, câble 15*.Pont varier.Consulter votre cAblodlstributeur.Le monde est à vous ! Le dimanche a 20 h Rediffusion le lundi a 0 h 30 I I I» I vu I It .1.I S S A M K I) I I ;i !•: I I) I M \ \ ( Il I II A (l V C M I! It I I !l it ;; ( !) R O C K Les pérégrinations de l’ange vagabond Pendant deux ans sur la route des spectacles, Richard Ségion est allé jusqu'au bout de l’horizon mmbmhmi .« w Æjjs.yfj*.Br R OrchestreBaroque deMontréal JOËL THIIFAULT • DIRECTEUR ARTISTIQUE du Maurier Ltée En collaboration avec Les L'Écran Humain et le Musée d’art contemporain de Montréal présentent Spectacle évènement multimédia inspiré de l'univers fantastique du peintre Jérôme Bosch lO, 11, 12, 13, 14 novembre 1993, 20 h LECRAN HUMAIN MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Salle Beverley Webster Rolph 185.rue Sainte-Catherine Ouest (métro Place-des-Arts) VAGABONDAGE Richard Séguin Au diagram S YL VAIN COHMIK R Fagabondage nVst pas un album live comme les autres.Ce n’est pas, comme le Richard Desjardins au Club Soda ou le dernier Ginette Reno en çjjncert, le témoin d’un seul spectacle.Ce n’est pas non plus le substrat d’une multitude de shows dont on aurait tiré la meilleure prise de chaque chanson, comme le Tripping The Live Fantastic de Paul McCartney, qui provient d’autant de villes qu'il y a de titres, ou peu s’en faut.Ce n’est |ias seulement le complément audio d'un programme-souvenir.Vagabondage est une évocation partielle et partiale, une chronique forcément incomplète et subjective, quelques pages significatives d’un long journal de voyage, une fenêtre brièvement ouverte sur deux ans de pérégrinations jusqu’au bout de l'horizon.C'est la pointe de l'iceberg, la seule partie encore visible d’une tournée que Richard Séguin a débuté tout seul durant l'été 1991, guitare en bandoulière, cheveux au vent et nouvelles chansons dans sa besace, dans les petites salles de 100 à 200 places de Rivière-du-l.oup jusqu’en Gaspésie, et qui s'est achevée deux étés plus tard avec ses musiciens et toute la quincaillerie des gros shows (l'extérieur devant les immenses loules des festivals.Des premiers aux derniers, il y a eu quelques 200 rendez-vous de tous genres, en toutes circonstances et de toutes les proportions.J’étais la six, sept ou huit fois, a la première montréalaise au Spectrum, a l'une des supplémentaires, au St-Denis pour les FraneoFolics, au Festival Fleuve et Musique a Ville I.asalle, a la Place du 1150e, au Parc des iles, au Vieux Clocher de Magog (en version acoustique a deux musiciens), au Parc Therrien de Verdun (pour le show-marathon Another Roadside Attraction), et j’en oublie.Quelle chance, quand j'y pense.J’ai vu le show évoluer,,se raffermir, gagner en puissance.A chaque nouvelle occasion, les chansons s'élargissaient, s'ouvraient aux musiciens.De spectacle en spectacle.Seguin m'apparaissait plus fort, plus solide, plus confiant, plus en mesure d’assumer le souffle mythique de ses retrains.tout en demeurant les pieds fermement sur terre, capable de regarder l’Amérique toute entière sans perdre le Québec de vue, de porter a boni de bras et de voix notre quête d’identité, bien au-delà de l’affirmation politique.Apres six ou sept fois, j'en avais acquis la certitude: Richard Séguin est bel et bien notre Bruce Springsteen.Pas surprenant que Vagabondage -•(.'¦ t ! I L'oMl’U 1 (.1 \ssioi I | > I .C» 1 I I» I I s II St » | K 1*1 » t * M I l< I \ IA I’ * ' K I I Kl nsi K.NI Ml N i s: 285-443 I jf P j Mmistoie ifc* Æ do In Culture ¦ Musici Mendelssohn ÉMOTION.PASSION.VIRTUOSI! I .Alexandre Brussilovsky, violoniste, fera ses débuts à Montréal dans le Concerto en re mineur pour violon et orchestre a cordes de Felix Mendelssohn.Egalement au programme : Fekeu : Adagio pour quatuor d'orchestre op.?Mozart : Divertimento en si bémol majeur K.I 17 Chostakovitch : Symphonie de chambre pour cordes en do mineur, op.I IGA Chostakovitch Jeudi le 18 novembre 1993, 20h()0 I MUSICI ni-: montre ai |Jj Mil II K(>\ SK> Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre-Mercure 300.de Maisonneuve Fst Metro Bern I Q AM Billets : 15 S / 20 8 (taxes et redevances incluses) Billetterie : 987-6919 northern fclccom Commanditaire Principal IIC3II lr Groupe I Mallette Maheu A»A Radio Quebec I nvoyez-moi gratuitement le dépliant promotionnel du mini abonnement de Noel d’I Musici de Montreal, sans aucune obligation de ma pan : Nom Adresse : A ille ( ode postal : Ici : i 12 S 10$ 8$ SEGUIN HWMVS tm ÙIOUPESOE 10« BILLETTERIE OU MUSEE 847-6212 WF Protectron inc.L’éducation.permanente MUSEE D ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL : UN LAISSEZ-PASSER VOUS SERA ALORS REMIS GRACIEUSEMENT POUR VISITER L'EXPOSITION RiOPELLE! TERRE ET FEU, AU MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL (MAC).(VAUDE JUSQU'AU 2 JANVIER 1994) FAITES LE TOUR.CLICHE REPFTF A ECl AIRAGE DIFFERENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIME ^ AGENDA CULTUREL CINÉ M A ASTRE: (849-3456) — Three Musketeers 7 h 10.9 h 20, sam.dim 1 h, 3 h 05, 5 h 05.7 h 10, 9 h 20 ven sam.dern.sped.11 h 30— Look Who’s Talking Now 7 h, 9 h , sam dim 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.ven.sam.dern sped.11 h — My Life 7 h, 9 h 15, sam.dim 1 h 10, 3 h 30, 7 h, 9 h 15 ven.sam.dern.sped.11 h 30— Judgement Night 9 h, sam dim 2 h 45, 9 h ven.sam.dern sped.11 h 10— Fatal Instinct 7 h 05, sam dim.1 h, 4 h 55, 7 h 05 BERRI: (849-3456) — De quoi j'me mêle maintenant 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30- Robocop 3 1 h 45, 4 h, 7 h 15, 9 h 25— Garçon d'honneur 1 h 40, 4 h, 7 h 15, 9 h 30->-Malice 1 h 30, 3 h 45.7 h, 9 h 15, mer.jeu.1 h 30.3 h 45, 9 h 30— Pequenols de Beverly Hills 1 h 40.3 h 40, 5 h'40.7 h 40, 9 h 40 BROSSARD: (849-3456) — Pequenots de Beverly Hills 7 h 30, 9 h 30.sam, dim.1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30— Look Who's Talking Now 7 h, sam.dim.1 h 45.7 h.— Le destructeur 9 h 15.sam.dim.4 h, 9 h 15— Malice 7 h 05, 9 h 30.sam dim.2 h.4 h 30, 7 h 05, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL: (849-3456) — Pequenots de Beverly Hills 7 h, 9 h , sam.dim mar.1 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h.— Sans peur 7 h.9 h 25, sam dim.mar.1 h 35.4 h 10, 7 h, 9 h 25— Robocop 3 7 h 05.9 h 10.sam, dim.mar 1 h 3 h 05 5 h 10.7 h 15.9 h 30— Nuit de jugement 7 h 10.sam.dim.mar.3 h 05, 7 h 10— Look Who’s Talking Now 9 h 20, sam dim.mar.1 h 10, 5 h 15 9 h 20— Malice 7 h 15.9 h 20, sam, dim.mar.1 h 40.4 h, 7 h, 9 h 10— Charlito’s Way 5 h 40.9 h 20.sam.dim mar 1 h.3 h 45, 6 h 30.9 h 20 CENTRE EATON: Mtl — Three Musketeers 12 h 15.2 h 35.4 h 55.7 h 15.9 h 35 sam dern sped 11 h 50— Fatal Instinct 1 h 05.3 h 05.5 h 05.7 h 05, 9 h 10 sam.dern.sped.11 h 15—Fortress 12 h 50.3 h 10.5 h 15, 7 h 20, 9 h 25 sam.dern, sped.11 h 25— Cool Runnings 12 h 45.3 h 15.5 H 20, 7 h 25.9 h 30 sam dern sped 11 h 30— Flesh and Bone 1 h, 3 h 35, 6 h 15, 9 h.sam.dern sped 11 h 35— Demolition Man 12 h 55.3 h 40 6 h 35 9 h 05 sam.dern.sped.11 h 20 CINÉMA ÉGYPTIEN: (849-3456) - Carlito’s Way 1 h 15.4 h.6 h 45.9 h 30—Look Who’s Talking Now 2 h, 7 h 30, mer 2 h.— Rudy 5 h, 9 h 30— Wedding Banquet 2 h 4 h 30.7 h.9 h 35 CINÉMA LANGELIER: Mtl — Pequenots de Beverly Hills 6 h 15, 8 h.9 h 45.sam.dim.1 h, 2 h 45.4 h 30 6 h 15.8 h.9 h 45 ven.sam.dern sped 11 h 30— Nuit de jugement 9 h 30, sam, dim.2 h 40, 9 h 30 ven sam.dern sped 11 h 40— Le destructeur 7 h 10, sam dim.12 h 30.4 h 50, 7 h 10— Malice 7 h, 9 h 20.sam.dim 12 h 45.2 h 50.4 h 55.7 h, 9 h 20 ven sam.dern sped.11 h 25— Oe quoi j'me mêle maintenant 6 h 15.8 h.9 h 45.sam dim.1 h, 2 h 45.4 h 30.6 h 15, 8 h.9 h 45, ven sam.dern.spect 11 h 40— Robocop 3 7 h, 9 h 10.sam dim 1 h.3 h, 5 h 7 h.9 h 10 ven sam.dern.spect.11 h 15— Carlito's Way .6 h 45, 9 h 25 sam.dim.1 h.3 h 45.6 h 45 9 h 25 ven.sam.dern.sped 24 h CiNÉMA NOUVEL ÉLYSÉE: (288-1857) - ven sam dirr Meurtre mystérieux 12 h 15.14 h 30 16 h 45 19 h 15— Bleu 21 h 30— Le long silence 13 h.15 h, 17 h, 19 h.21 h.CINÉMA OMÉGA: (647-1122) — Forteresse 7 h.9 h 30, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 30— Jurassic Park 7 h 9 h 30, sam dim.1 h, 3 h 30.7 h, 9 h 30— Nuit de jugement 7 h 10, 9 h 30— M.Nounou sam dim 1 h.3 h — Robocop 3 7 h 10.9 h 30 sam dim 1 h.3 h, 5 h 7 h 10.9 h 30 CINÉMA ONF: (496-6895)— ven.sam Kanehsatake 20 h 30— L'attente / Les fiancés de la Tour Eiffel 18 n 30— dim Kaneshsatake 14 h 30 20 h 30— L'attonte / Les fiancés do la tour Eiffel 16 h 30.18 h 30 CINÉMA PARADIS: 354-3110) — CINÉMA PARALLÈLE: (843-60011 —sam dim Up to the South 19 h 15— Facade / La souris péremptoire 21 h 15 CINÉMA DE PARIS: — sam Damned in the USA / Blue 3 h - Deep Blues 5 h 9 h 30— Rising Sun 7 n — The Rocky Horror Picture Show 24 n — dim Deep Blues 2 h 15 7 h 15- Apocalypse Now 4 h 15— Like Water for Chocolate 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE: 349-3456) - Rudy 7 h 05 9 n 20 sam dim.mar 1 h 30.4 h.7 h 05.9 n 20— Robocop 3 7 n.9 h 10.sam dim mar 2 h, 4 h 10 7h 9h 10— Malice 9 h 15 sam.dim mar 4 h 15 9 h 15— Look who's Talking Now 7 n 15.sam dim mar 2 h 15.7 h 15— Carlito's Way 6 h 45 9 n 30 sam dim -a- • - 4 - 6 h 45 9 h 30— My Lifo 7 n 9 h 25.sam dim mar 2 h.4 h 25.7 h, 9 h 25— Beverly Hillbillies 7 h 10 9 h 10.sam dim mar 1 h 10.3 h 10.5 h 10.7 h 10, 9 h 10 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768) — sam Je veux seulement qu'on m’aime 18 n 35— Satan's Brew 20 n 35— dim L'ombre des LA BANQUE LAURENTIENNE présente Une production du THÉÂTRE BISCUIT L OisétoÆQr rappelle, en pMÊlè accessible à tous, les élans du Cirque du Éfyeil." _ VcNérie letarte Télévision CttflÉfiaisons 5-7306 Réservations! BiSdJiT BANQUE LAURENTIENNE LE DEVOIR Pour annoncer votre RESTAURANT S KICHft lEKftOK ItNCûlTBE ' XX * ' 4*00 j FESTIVALS DE L'HUMOUR 16*00111*00 LES ZIGOTOS DE 11 RADIO '1*00*15*00 SBOBTS 11*00 *19*00 y 94.3 Samedi SIMON 0E1A0E 6*0019MOO LA JUNGLE 9*00110M00 LECHOIX DE M0NTBÉA1 BOCHDENIS '0*00111H00 10F 1000 tOCH DENIS 11*001 IIHOO FRANÇOIS TOUPIN 15*00 Dimanche SIMON DELACE 6*0019*00 10F10 FRANCOPHONE 9*00 OUI# DECOMPTE B>JD INOOfWU 10*00111*00 FtANCOIS TOUPIN OtiND DECOMPTE lUDItlNCOPKOKf IIHOO ?850 Samedi el Dimanche INFO WEEK END 1*00 SOLID GOLD 10*00 y 96.9 Samedi Y f ItOP D IONNE HEURE 6*00 CKOI ION CHOIX 1*00 *9*00 LES MEKIEUBS MOMENTS DES MIDIS FOUS 9*00*10*00 Il DÉCOMPTE ANGLOPHONE 10*00 * 15*00 ANDRE IIIOIPÛN 15*00 (E 61 SU 11*00* 11*10 Dimenche Yl TROP D IONNE HEURE 6*00 CKOI ION CHOU Il DÉCONFIT ItlKCOPNONE 9*00110*OC 1 tEDÉCONBTE ANGLOPHOV "XXPUiOO ANDRÉ IIBOIRON15600 LE 6 A SU '5*00* il*:' ?Samedi OPTION WEEK END 6*00 SORTIES WEEK END SAMEDI PEUT Dimanche OPTION WEEK END 6*00 SORTIES WEEK END Il GRAND PI TOI JR 15*00 y 100,7 Samedi Il GRANDE FUGUE 1*04 tlDIOJOURNll 5*00 CHRONIQUE DU DISQUE 10*00 RlDlOJOURNAI 11*00 DES NUSIOUES EN MIMOItf 11*10 l OPERA DU SAMEDI 11*10 l'ORItl OU MlttOPOUIAN '6*10 CORRESPONDANCES 11*50 PADIGI0URN1I 15*00 Dimanche IA GRANDE EUGUE 1*04 tlDIOJOURNll viHt MUSIÛUI SACREE 10*00 POUR II CUVIER 11*00 RADIOJQURNAI l/MO ('(CRAN SONORE 11*10 IITTIRIIURESICIUIIIIS 14*10 TRIBUNE DE I ORGUE 16*10 l(S MANDES III IGIONS 11*10 tlDIOJOURNll 15*00 y 107, Samedi el Dimanche DOMINIQUE DUFOUR MO DÉCOMPTE RD'R) lOhOO WEEK END SUPER SURS VRD 16*00*16*10 WEEK END SUPER SURS ?1QJ.5 Samedi BOUFFEE D AIR IRAIS 9h00 If TEMPS DIS PUCES 10*00 C'EST IRBtVf PRES DÉ CHEZ VOUS 11*00 IIS PUES BONHEURS 11*50 IE PAIMARIS FRANCOPHONE llhlO IE 1U//SHOW llhlO CUPIDON S EN FOU IShiO 1 (N)R(MUSE 16180 BASS!IREQUENCI 14*00 Dimanche CONTIS (T HISTOIRES KhIS POUR NOUS IIS AÎNÉS «MO EUPHONIE 4*00 ON A BEAU DIRI 10*10 KOUMIIIIES FLAMBOYANTS A I0UI ART (OUI ARTISTE 15*00 0PÉR1II0N OPÉRA UhOO MACADAM TANGO UhOO •LES AFFAIRES ET CELINE DION» Grâce a notre Céline, l’industrie québécoise du disque tourne moins lentement qu’avant.Iss affaires et la vie, CHb'-AM, samedi, I2h 12 •EN DIRECI DU SALON» I.’émission •¦Les petits bonheurs d’occasion» sera diffusée en direct du Salon, et une foule d’auteurs sont attendus pour partager avec les auditeurs leurs liassions.I.es petits bonheurs d'occasion, ( IHI., samedi, I2h.'10 •CIMAROSA A l'OPÉRA DU SAMEDI» On itrésenle eette semaine ¦•Amor rende sagace- de ( imaro-sa.I.es invites a l’entraide son! Claude Vaillancourt et Renée Malien.I.'Opéra du samedi, CHh'-b'M, l.lhdO •DEMAIN LA VEILLE* Du I c sociologue Fernand .monl y sera, de même qu’Kmma nmd (ancre, biographe du ce Itdire auteur de scjenee-fii lion, Philip K I )ick.Demain la veille, CHb'-AM, same di IdliOd •PIVOI A VSD» Marie France Rnzzo s'entre lient loi ce matin avec Bernard l’i vol Aussi la jounialislr l'aule Ro bilaille sur les sectes religieuses en ex URSS el un billet de René I Janiel I )ubois sur la lecture.VSD Htmjour, CHb'-AM, dimanche lilt(H) •CONRAD BLACK CHEZ IAPIERRE» Jean l.apierrc regoit ce dl manche le mega homme d'affaires canadien, Conrad Black;é qui vient parler de son ascension dans le monde des eqinmimicaiî lions, depuis l’acquisition de L Avenir de Brûinc MissisqtioT jusqu a celle du presligicux I bails * telegraph de Dmdres.b K V II I II , I.K S S A M K I) I I 3 E T l> I M A X ( HE II X 0 V E M 11 II E I !» !l :i La peinture est-elle dépassée par les événements?BIENNALE DÉCOUVERTE 1993 Musée du Québec, Parc des champs de bataille.Jusqu'au 21 novembre 1993 MARIE-MICHÈLE CR O N Dire que la peinture est morte est en passe de devenir une tarte à la crème que l’histoire se refde de façon cyclique — déjà à la fin des années soixante, le groupe support-surface réaffirmait la possibilité de peindre en révisant les moyens picturaux.Est-ce velléitaire aujourd’hui de faire de la peinture, d'interroger ses conditions d’existence et ses transformations historiques alors que sa pratique se complexifie dans un contexte où les artistes se changent parfois en hommes ou en femmes-orchestres en intégrant le médium dans d'autres champs d’expérience?Bref, la peinture est-elle dépassée par les événements?Par l'atomisation des savoirs?Par le déferlement des technologies pointues?Certes, après avoir connu ses heures de gloire dans les années quatre-vingt et leur cortège de néologismes, le médium s’est éclipsé devant l’intérêt suscité par l’accroissement et l'éclatement furieux de l’installation, de la photographie et de la vidéo, entre autres, et a dû commencer, dans les coulisses, à amorcer un examen de conscience et à se remettre en question.Calmons-nous.Si le bastion s’est effrité, écorché au passage qu'il était par l’inflation des nouvelles images, l’abus citation-nel, un certain essoufflement, plusieurs artistes de la scène nationale et internationale veillent sur la solidité de sa structure.Et à en juger par la qualité des œuvres accrochées aux cimaises du Musée du Québec, hôte de la deuxième édition de la Biennale Découverte, événement chapeauté par la Fondation Découverte, quelques espoirs sont permis.La Fondation, qui a pour mandat de «promouvoir le développement des arts visuels, notamment en aidant les meilleurs talents parmi la relève à se faire connaître» tout en raffinant leur formation et en permettant une meilleure pénétration de leurs œuvres sur le marché de l’art, est née en hiver 1991 sous l’égide de la Chambre de commerce et d’industrie du Québec métropolitain qui affirme la volonté du milieu des affaires à s’impliquer, entre autres, dans le développement de la culture et dans la promotion, auprès d’un public élargi, des jeunes artistes.Trente-trois d'entre eux ont été sélectionnés parmi les 400 qui avaient envoyé leur dossier au Concours des arts visuels du Québec, élément culminant de la Biennale qui comprend les prix Québec-Capitale, Laurentienne Vie et No-randa d'une valeur totale de 2000$ décernés aux trois lauréats primés par le jury le 18 novembre, à 18h.Une définition élastique Si la peinture confirme la présence d'un outil encore privilégié par les jeunes créateurs — celle-ci vagabonde aussi vers le sculptural et le fragment confirmant l’élasticité des paramètres proprement picturaux — on retrouve également ici de la photographie, du collage, du dessin et de la gravure.Une notion extensible de la peinture alors que René Payant nous mettait en garde sur l’irréductibilité de celle-ci à ses matériaux?A côté des démarches avec lesquelles certains d'entre nous sont familiers, par exemple le journal brodé de Nathalie Caron toujours aussi efficace, le méticuleux Frank Mulvey et son ahurissante description des palimpsestes socio-historiques, l’écriture agitée de Renée Lavaillante, les troublantes absurdités humaines qui sourdent de la toile de Kamila Woz-niakowska ou le matiérisme d’un Jacques Leclaire, on sent chez d’autres, à défaut d’un renouvellement et d’un bouleversement des Bourse d’échange artistique Québec-Mexique Avis aux artistes professionnels EN ARTS VISUELS Le ministère des Affaires internationales, en collaboration avec le ministère de la Culture, annonce la tenue d’un concours ouvert aux artistes professionnels en arts visuels qui ont à leur actif au moins sept années de pratique artistique et des oeuvres diffusées dans des lieux réputés.L’attribution d'une bourse de 6 500 $ servira à réaliser un projet de création au Mexique, au cours d’un séjour de 2 à 3 mois qui devra se terminer avant le 31 décembre 1994.Date limite d’inscription: 15 janvier 1994.On peut se procurer la brochure d’information sur le programme et le formulaire d’inscription à la direction du ministère de la Culture de sa région.Pour tout renseignement supplémentaire, s'adresser à la Direction de l’aide aux artistes, aux arts visuels et aux métiers d’art, a/s de Christiane Jobin.à Québec, au (418) 644-2581.Gouvernement du Québec Ministère de la Culture Québec ss Concours d'affiche/photo photo-montage Fête nationale du Québec 1994 Prix : 2 500 $ Affiche diffusée en 50 000 exemplaires dans toutes les régions du Québec! Ouvert aux photographes, illustrateurs et artistes, professionnels ou étudiants, utilisant le médium photo*.Iæs règlements du concours et le devis de l'affiche à produire sont disponibles au Mouvement national des Québécoises et Québécois, à la Société nationale ou Société Saint-Jean-Baptiste ou au Comité organisateur de la Fête de votre région.Fin du concours : 21 décembre 1993.Coordination de la Fête nationale du Québec 2207, rue Fullum, Montréal (Québec) ryïfc H2K3P1 (514)527-9891 'LUlfff Télécopieur : (514) 527-9460 Ce concours est ouvert aux femmes et aux hommes SOURCE biennale découverte Reliquaire: le vase et le sceau, de Guaitan Lacroix, codes artistiques, l’extrapolation de références étudiées et l’affirmation d'une grande maîtrise technique et plastique, que ce soit chez Julien Babin, Yves Boucher.Bernard Houde, Céline Laflamme, Camille I.angevin, Dominique Mousseau-Tremblay, Thomas Renix, Gilline Trân, Joeelyn Viens, Lucie Lacerte, Joceline Chabot ou Guaitan Lacroix (celui-ci déployant une recherche sensible sur la lumière et le traitement doux et vaporeux du papier).L’accrochage qui n'est pas défici- ¦ ' '¦ * ' Wm « S ¦*#Yie A* /V LU O H ûl ûi Z $ fi 4x ui4r » /T \ S.y J* VOUS DONNENT RENDEZ-VOUS fl Lfl LIBRAIRIE.TOUS LES JOURS.LIBRAIRIE DU MUSÉE, 1368, rue Sherbrooke ouest Téléphone (514) 285-1600 Télécopieur: (514) 285-2876 Heures d'ouverture de la Librairie: tous les jours, de 11 h à 18 h; les mercredi, jeudi et vendredi, jusqu'à 21 h.Entrée gratuite.MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL SOURCE BIENNALE DECOUVERTE,' À l’orée du bois, de Ivan Binet.taire ici — tout un défi dans les expositions collectives — nous soumet particulièrement à la tentation dès l’entrée où les artistes ne font pas grise mise et nous saoulent de couleurs et de poésie.Comme la génération de la Nouvelle Figuration éclose dans les années quatre-vingt qui avaient retenu la leçon de Matisse — peindre avec des ciseaux — certains d’entre eux utilisent la scie à découper pour faire éclater sur le mur le tableau-objet.Mais avec humour.C’est le cas de Martine Savard avec ses chiens-loups et ses mâchoires carnassières en contreplaqué qui pastichent les rapports humains dans un titre bédéiste et surréaliste Chien rose à 7 mauvaises consciences regardé par le gros chien aux couilles molles.Autre détail qui fait la différence: la couleur.Très saturée, éminemment rétinienne, celle que Michel Bois applique dans une petite pièce en bois — des cyprès entourent un jardin et une maisonnette — présentée frontalement, dans des perspectives qui se contredisent et qui rappellent, tout en s’en distançant, les fameuses Rues de banlieue de Michel Saulnier, une gamme de primaires délicieuses et franches, rouge, jaune, vert, bleu, dont l’excès chromatique est tiraillé par la sobriété contenue de la composition.Tout près, de facture fauve, la toile de Marie-France Nitski travaille sur le mouvement circulaire de figures mythiques et d'un bestiaire primitif.Dans les marges du tableau Paryse Martin, quant à elle, célèbre le tableau et ses composantes.Protéique, joyeux, répondant du tac au tac à la peur bleue du Baroque devant le vide — la nature en a horreur — l'artiste fait déborder la couleur sur le cadre, tapisse de bouquets de roses et de fruits aux teintes éclatantes et épicuriennes, d’excroissances végétales aux touches maladives un fond que repoussent comme un faux-miroir des lagunes de velours rouge pompier et de métal patiné et mat.C’est l’envers du décor et du processus alors que la prolifération formelle se retrouve, non plus au centre, mais coincée dans les marges du tableau tel un jardin de natures mortes (en plâtre?).Un pur ravissement pour l’œil.Christina Coleman, et d’un choix personnel la véritable découverte de cette biennale, propose une peinture-peinture accomplie et transversale, accrochant au passage la gestuelle d’un Baselitz avec des formes abstraites vagissantes qui dansent et se débattent dans une matière très tactile.Conglomérats de feuilles séchées, vernies, cousues, les ready-made de Carole Baillargeon servent à la fois de support et de contenu dans st-s; variations sur la main, le gant, Ses distortions, ses malformations métaphoriques, thème largement abordé ces dernières années.La force de ces objets trouvés-n’est-elle pas aussi la grande fragilité qu’ils dégagent?Impression équivalente devant Hier à Venise, de Karen Pick, qui désarticulé le papier kraft ou l’œuvre de Jérôme Lapointe, autre découverte de taille, qui aligne des cartons de même format et vise juste en examinant le phénomène de la sé-rialité, d’un certain trompe-l’œil aussi — de loin certaines œuvres ont l’air de véritables monochromes — de la répétition d’un motif organique sur la surface.;La lettre P en plâtre qui s’imprime tel un sceau, favorise l’étendue du catalogue formel de la peinture ainsi que du vô-cocabulaire qui s’y rattache: pigment, plan, profondeur, etc.Un aspect mécanique que l'on retrouve dans la toile de Daniel Villeneuve où des cercles au pochoir s'enchaînent comme des jeux de construction sur un fond sali qui leur donne une patine fumiginêu-se.Autre effet, «püsli and pull» celui-là, dans le tableau de Daniel Bérard qui équilibre croix et points entre l'atténuation et la survalorisation optique.Défendue par un petit bataillon d’artistes, la photographie n’a pas à1 rougir de ses épigones.Daniel Roy avec son faux-chevalet qui s'ouvre sur un litre suggestif Les commissures des lèvres et un cibachrome naturaliste, le fondu-enchainé d’Anne Ballester, le doute du réel chez Claude Bélanger.Marc Audette, qui: nous avait été révélé par la galerie d’art de Matane lors de l’exposition collective l/i queue de l'art tenue l’an dernier à Montréal, réchauffe l'iiVia-' ge d’un cocon sulfureux, d’un corps dont on devine la silhouette sus|«>n-due par les pieds alors que Joanne Tremblay retouche la sienne ave© le pinceau et le crayon, comblant la brèche initiatique du portrait en peinture et de sa reproductibilité technique a l’ère de la photographie à la fin du siècle dernier.Mais c'est Yvan Binet qui impressionne ici les sens.Le diptyque acoustique A l'orée du bois déplie en creux sur-'un monochrome noir, la photo d\rn nœud d’arbre, métaphore nie l'oreille, et en à-plat, les lignes verti gineusesel dynamiques qui sillon nent un billot de ois tranché.Tympan, cymbale, disque, ouïe, l’artiste rend hommage à la musicalité de la nature que notre œil semble découvrir pour la première fois.La Bien nale Découverte, comme dans ce cas-ci, porte bien son nom.Est-ce velléitaire aujourd’hui de faire de la peinture, d’interroger ses conditions d’existence et ses transformations historiques alors que sa pratique se complexifie dans un contexte où les artistes se changent parfois en hommes ou en femmes-orchestres?L' /rt contemporain sous toutes ses formes Association des galeries d'art contemporain (Montréal) Louisette Gauthier-Mitchell GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark suite 100 Montréal (514)849-1165 Œuvres récentes ALBERT DUMOUCHEL : UNE NATURE! DernIére journée jusqu’au VIOLAINE GAUDREAU VmNisSACjt MFRCItfdi 1 7 NOVEMBRE À 1 7llJO 25 novembre WADDINGTON & GORCT 2/55 rue Mnckay Montrai!.Québec Camilla H JG 2J2 Til.15 I I) TM 7 1112 lux: (514) M 71IIJ Pour annoncer sous celte rubrique composez le (514) 985-3319 UN DON D’ESPOIR POUR LA VIE Association pour les enfants atteints de leucémie et autres formes de cancer LEUCAN 3045.ch üo in côlo Slo-Calherlne Montréal (Québoc) H3T tC4 {514) 731 -3096 (1-800) 361 9643 I.K I) I V il I K I K S S A M K II I IA K I I) I NI A X I II I II \ U V I- M II II I I II II 11 ARTS V 1 S 11 E L S Comme un caméléon, inerte et silencieux CITÉ E N G LO U11E.JOËLLE M0R0S0LI Maison de la culture Frontenac 2550, nie Ontario Est jusqu'au 21 novembre FRONTIERES Galerie Verticale 1807, boni.Dagenais Ouest, Ixival Jusqu'au 21 novembre MON A II AK IM Fin des années soixante, début soixante dix, l’oeuvre d’art s’agite, 'trépigne; gronde sous l’effet de moteurs vrombissants ou de mécanismes raffinés.Cybernétique et cinétique occupent l’avant-scéne québécoise donnant lieu à quelques extravagances sculpturales.Que l'on songe à certaines oeuvres débridées des Serge Cournoyer, Jean-Claude Ixijeunie, Ulysse Comtois ou Charles Daudelin.L'époque s’y prête a mer-a veille, assiégée par tout ce qui bouge: happening, performance, art in-leractif.La sculpture tapageuse et tempétueuse d’alors s’est aujourd’hui assagie.Tout au plus prend-elle possession du lieu comme un oaméléon, inerte et silencieuse.L’artiste actuel ne semble pas particulièrement priser la «machine», a moins que l’habilité pour la chose soit chez lui une faiblesse refoulée.Quelques cas rares, comme Denis Rousseau, nous éblouissent pourtant à tout coup.Même réaction devant Cité engloutie, l’étonnante installation mobile de Joëlle Morosoli présentée actuellement à la Maison de la culture Frontenac.Si notre attirance spontanée pour l’art cinétique coïncide aussi à sa rareté, Morosoli (comme quelques autres) démontre au surplus la viabilité d’une telle démarche dans le contexte actuel.Un vulgaire château de cartes Rien à voir cependant chez cette artiste avec le ludisme et l’excentricité du temps.Malgré son mécanisme hyper-sophistiqué.Cité engloutie est une oeuvre sobre, muette et monochrome.Morosoli nous a pourtant habitué par le passé à des couleurs vibrantes et éclatées, elle qui depuis les années soixante dix s'acharne à poursuivre la voie complexe de l'oeuvre mécanique au gré des courants et des épreuves techniques.Ici, dix structures de bois émergent du sol au ralenti en déployant une à une les planches qui les composent.Pareilles à un gracieux mouvement de ballet, les lattes retenues par de minces fils d’acier exécutent des figures par déplacements obliques et horizontaux, toujours vers le haut, pour redescendre ensuite dans une lenteur tout aussi consternante.lx*s ombres projetées sur les murs, bois et toile brute au sol multiplient les rayures, zébrant littéralement le lieu d’exposition.Pris à témoin dans un ville en pleine expansion, nous participons impuissants a sa chute.Dans un monde solidement échafaudé, par principe inébranlable et sécurisant, s’écroulent soudain nos certitudes comme un vulgaire château de cartes.Alors que le titre suggère crainte et désarroi, l'oeuvre s’affaisse pourtant en douceur.Etrange contradiction.D-s noirs, crevasses, taillades ou Compulsions sont absents.Au contraire l’oeuvre demeure soigneusement au naturel, épurée, minimale, contemplative et par là, peut même contrarier ou décevoir certaines attentes.Or Morosoli aborde son sujet dans une dé- marche plutôt conceptuelle.On en oublie même la complexité et l’ingéniosité de la mécanique, hypnotisés que nous sommes par la souplesse et la lenteur saisissantes du mouvement.En présence d’un temps long, lourd et méditatif nous en perdons nos propres notions temporelles.Uniques acteurs de cette installation, temps et mouvement supportent en fait a eux seuls tout le poids du drame et de l’irréversible.Et ils y réussissent fort bien.Par rapport à son travail antérieur, Morosoli perd en fantaisie mais, ici, cela lui permet d’aller droit au but (même si la collusion des deux phases serait bien sûr possible).Cette grande sobriété qui la distingue du cinétisme de ses prédécesseurs ne fait que trahir son époque.Une époque qui n'entend pas beaucoup à rire.Une frontière encore mince Comme par le passé, la galerie Verticale cède son espace à trois jeunes artistes choisis par un commissaire invité.Cette année, l’oeil perspicace de Jean Dumont a su dénicher trois belles découvertes regroupées ici autour du thème Frontières.Photos, peintures, tableaux-sculptures cernent les zones limites entre l’histoire de l’art et celle plus actuelle.Cet air de «déjà-vu» qui émerge de certaines oeuvres n’est donc pas un effet de hasard.Ix?s artistes galopent d’une époque à l’autre avec grande assurance, franchissant la frontière ténue qui les sépare.A vouloir brouiller les pistes cependant, on ne sait plus très bien distinguer l’intention de citer de la nouveauté.Les trois photographies de Francine Desmeules reprennent des caractères spécifiques à la peinture avec ses traits saccadés, taches gestuelles et formes abstraites.Si certaines rappellent trop des expériences maintes fois exécutées en chambre noire, particulièrement les longues traînées de lumière, bien malin celui qui découvrira parmi ces images le nid de souris logé dans un conifère.Nous sommes bel et bien dans le monde de la photo avec ses vues micro et macroscopiques et ses illusions d’optique.Pour citer l’histoire, François Vallée adopte la voie formaliste.Si la monochromie et le minimalisme de ses tableaux-sculptures n’offrent rien de bien nouveau en soi, l’artiste se distingue toutefois dans le rabattement catégorique des plans.Il faut voir son cercle peint en vert dans Puy, qui, en vue frontale, a l’air autant d’un puits sans fond, d’un Df* dam ta purrtd PHOTO SI SANNAH WRIGHT Mixte sur bois, l’oeuvre apparemment si controversée de Martial l^efebvre.Galerie d'Arts Contemporains exposition KAREL APPEL Jusqu'au 7 décembre pendule que d’un tabouret replié.Une démarche brillante et inusitée.Beaucoup plus délurées, les peintures sur bois de Martial Lefebvre tranchent parmi les autres et gagnent notre faveur.Empâtement de peinture, transparence du bois, panoplie de mots, paons et nu masculin (partie génitale bien en évidence) tissent une oeuvre audacieuse autant dans le contenu que dans la ' forme.Contre le statisme du nu traditionnel, Lefebvre se laisse aller à une subjectivité franche et volup- tueuse.Rien de bien choquant dans cette figure du sexe masculin, pourtant elle gêne encore certains visiteurs.Et pourquoi donc la revue Réseau (de l’ÜQAM), qui reproduit les oeuvres en galerie dans son Carnet artistique, n’a-t-elle pas inséré celle de Lefebvre alors que les deux autres y apparaissent?Il s'agit peut-être d’un simple hasard; or celui-ci fait parfois de curieuses choses.Pas d’erreur, la frontière entre le passé et le présent est effectivement très mince.l'HO IOJ.U lg rs NADEAU l n aspect de Cité engloutie de Joëlle Morosoli.Ouverture spéciale dimanche le 14 novembre de 12 h à I / h 2122, rue Crescent, Montréal (Québec) H3G 2B8 (514) 844-6711 Les heures d’ouverture sont du lundi nu samedi, de lOh à 18h.FOIRE D'ART CONTEMPORAIN Du 11 au 15 novembre 1993 Place Bonaventure - hall sud Pays invité: le Mexique FILMS CONFERENCES Samedi, le 13 novembre 1993 11 h 30 Caria Rippey «El sueno que corne al sueno» Mexique, 26 min., espagnol Réalisation: Jorge Prior 13 h 00 L'avaleur de cendres Canada, 1993, 27 min., français Réalisation: Sébastien Bage 14 h 00 Irma Palacios.«Espejismo Minerai» Mexique, 26 min.espagnol Réalisation: Jorge Prior 18 h 00 Caria Rippey «El sueno que corne al sueno» Mexique, 26 min., espagnol Réalisation: Jorge Prior Dimanche, le 14 novembre 1993 11 h 30 Le studio Cormier Canada, 1992, 25 min., français Réalisation: Monique Côté 13 h 00 Eloy Tarcisio «De tunas sangrantes» Mexique, 26 min., espagnol Réalisation: Jorge Prior 14 h 00 German Venegas Mexique, 26 min.espagnol Réalisation: Jorge Prior 15 h 00 José Castro Lenero «Imagenes encontradas» Mexique, 26 min.espagnol Réalisation: Jorge Prior 18 h 00 L'avaleur de cendres Canada, 1993, 27 min., français Réalisation: Sébastien Bage 19 h 00 Barbara Kasten: painting with light États-Unis, 1991, 20 min., anglais Réalisation: Susan R.Murphy Lundi, le 15 novembre 1993 11 h 30 Barbara Kasten: painting with light États-Unis, 1991,20 min., anglais Réalisation: Susan R.Murphy 13 h 00 Frida Mexique, 1985, 108 min., anglais Réalisation: Paul Leduc 15 h 00 German Venegas Mexique, 26 min.espagnol Réalisation: Jorge Prior 16 h 00 Eloy Tarcisio «De tunas sangrantes» Mexique, 26 min., espagnol Réalisation: Jorge Prior 18 h 00 Caria Rippey «El sueno que corne al sueno» Mexique, 26 min., espagnol Réalisation: Jorge Prior Les artistes de la «Rupture» conférencier: Rafael Segovia Samedi, le 13 novembre à 15h00 Table ronde: La relève au Mexique dans les années 90 Samedi, le 13 novembre à 19h00 La tournée des galeries à Montréal dans les années cinquante conférencière: Lise Lamarche Dimanche, le 14 novembre à 16h00 AUTRES ACTIVITES Visites commentées Animateur : Jean Dumont, critique d’art Coût : 5S par personne - Inscription à l’accueil Ateliers d’arts plastiques Direction de l’éducation et documentation du Musée d’art contemporain de Montréal «Coup de coeur» des directeurs Conservatrice invitée: Anouk Magnan Heures d'ouverture: Jeudi 11 au dimanche 14 novembre de 11 heures à 21 heures Lundi 15 novembre de 11 heures à 19 heures Entrée libre Entrée libre à l'art contemporain (ELAAC) est une réalisation de l'Association des galeries d'art contemporain (Montréal) contempo ELAAC MONTREAL 1993 directe ter La liaison.Votre correspondance est aussi un coupon-rabais.D'une valeur de 55 $", ce certificat-cadeau est valable pom toute acquisition d'une oiuvre tl art, à la galerie MTAI * Cette offre ne peut s appliquer aux publications ntr sur une œuvre préalablement réduite l ’nllro prend tm le lundi Ht novembre 1999. «s®.%: •¦»• A AJ » evA# ' 6 Mill "%*r***^'\ ¦ÿt.» J e ÿ-xjv WÊÊm > a .j* L: 'SuisI k Le Créateur, tempere à l’oeuf exposé chez Madeleine Lacerte *a M» '“*4» mmf Une rétrospective du grand peintre.Centre d’art Morency Jusqu’au 14 novembre.DESSINS Moshe Kupfeman et Jacob El Hana-ni: deux artistes israéliens de réputation internationale.Centre Saidye Bronfman Jusqu'au 24 movembre.FRONTIERES Ix>s œuvres débordant de leur cadre.Vallée, Desmeules et lœfebvre, trois démarches qui se recoupent.Galerie Verticale.Jusqu’au 21 novembre.DAGENAIS, GRANOVSKY L’une travaille la fonction poétique de la sculpture: l’autre ses aspects physiques et réflexifs.Centre Occurrence.Jusqu'au 28 novembre.JEUNE PHOTOGRAPHIE Une exposition sobre avec un artiste à remarquer: Jean-Pierre Aube.Galerie Dazibao.Jusqu'au 14 novembre.LOLY DARCEL Une artiste qui sait réfléchir sur la lumière.Galerie Oboro.Jusqu'au 14 novembre.ALBERT DUMOUCHEL: UNE NATURE Une magnifique rétrospective de notre maître graveur.Peintures, encres, eaux-fortes, tout y est.L'exposition renferme de petits trésors.Galerie Simon Blais.Jusqu ’au 13 novembre.Marie-Miclièlc Cran Mona Hakim même de la thématique dans les œuvres basées sur des formes architecturales.Le silence, les sept péchés capitaux de l’ère moderne, l’amour ou la guerre, nombre de thèmes bien personnels à l’artiste sont présentés dans ces deux séries, où chaque fenêtre des maisons est habitée d’une scène qui constitue presque un tableau en soi.Au travers de l’ensemble des œuvres de Vilallonga se dégage un véritable culte de la femme, représentée de façon toujours élégante et belle, quelle soit mère, maîtresse, épouse ou figure mythique.Chez Madeleine lacerte, on retrouve en particulier une série de tètes de femmes, un thème récurrent chez l’artiste, où chacune possède une personnalité claire exprimée par un mode de représentation particulièrement original.Deux bronzes retiennent également l’attention: une figure de la maternité, et la coloma Katherineta.La tendresse du regard de l’artiste et la spontanéité du traitement y sont extrêmement séduisantes.Vilallonga est de ces personnages qui vous surprennent sans cesse.Comme quand il précise l’origine de sa vocation d’artiste: •J’ai commencé la peinture pour ï JlLDÉiillii •M yTCFfi.l , - Persephone, monotype, eau-forte, sérigraphie et gauffrage, à la galerie d’art Mont Sainte-Anne.me faire aimer de mon père, mais j'ai découvert ça très tard dans ma vie.Il était très distant de nous, ses enfants.Mais il aimait la peinture, il peignait lui-même, tout comme un de mes grands-oncles, et s’entourait d’artistes.Alors moi, je dessinais son portrait pour lui montrer, et qu'il me dise "c’est bien”, pour lui faire plaisir.C’est un peu comme ça pour tout le monde: par nos actions, notre travail, nous voulons tous nous faire aimer.» EXPOSITION-LIQUIDATION Du Samedi 13 nov.au dimanche 21 nov.Tous les jours de 10h à 18h I Vente de 150 oeuvrei d'artistes québécois réputés; ces tableaux originaux encadrés, sont vendus avec certificat d'authenticité: LAyotte L Auger PV Beaulieu L Bellefleur J M Blier G Bedard G Breton S Brunoni N.Boisvert J Corno S Cosgrove B Cote J P Dallaire M Dufour A Dumas M A Fortin R Gagnon G Gmgras H Gransow M Harvey J Bonet F Labelle A UArchevêque JP Lemieux H Masson A Noeh R Richard A Rousseau L Seito C Theberge A Tatossian A Villeneuve et 100 autres artistes Réduction jusqu'à 50% Galerie Brocard 2691 bd.Labelle-Prévost-Route 117 Nord (Sortie-45-Autoroute 15 Nordl /X^ùÿMlL Grand < iu’ 1968-1990 Gravures, sculptures, œuvres sur parier Prix exceptionnels Rknskignemknts: (514) 224 5205 86X9 EXPOSITION "M 19 9 9 ¦ é \ S PIÈCES UNIQUES D'ARTISANS QUÉBÉCOIS ET ÉTRANGERS Du II au 21 novembre 1993 Hall d'honneur Hôtel de ville de Montréal 8 h30 à 16 h30 en semaine 11 h à 17h samedis et dimanches renseignements : (514) 287-7555 © Champ-de-Mars ENTRÉE LIBRE Cinq pièces ES x X.+ U—L LJ 1 I Li LJ Bien 5 éclairées Style moderne T Avoir absolu Du 14 octobre 1993 au 9 janvier 1994 Le Musée est ouvert du mardi au dimanche, de II h A I8h (jusqu A 21 h le mercredi).1380.rue Sherbrooke ouest (autobus 24 ou station de métro Guy-Concordia).Info : (514) 285-1600 DESIGN 1935-1965 : CE QUI FUT MODERNE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Cette exposition est organisée par le Musée des Arts décoratifs de Montréal Üi-SRC CIVI) Télévision «7800 M cjlUS^ I2HO fifiSf
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