Le devoir, 15 novembre 1993, Cahier A
Vol.I.X X X I V I o r ci ii I 0 (S ,i c LE DEVOIR - No 2 (i I M O X T R É A I.I.E Li ü X I) I I 5 X O \' K M R I! I I II II M (I 5 c + T PS + T V l) PERSPECTIVES Questions sans réponses Après les municipales, des questions se posent sur Véthique des professionnels Laurent Soumis La poussière qui retombe sur l’élection municipale à Laval laisse en plan plusieurs questions sur les gestes de professionnels proches du régime.Censés garantir l’intérêt public et surveiller le comportement de leurs membres, les ordres professionnels observent le plus complet mutisme.À l’heure du «faire-faire» dans les municipalités, n’y a-t-il pas là une occasion de tirer la ligne?ur le bureau du super-ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales, Claude Ryan, les demandes d’enquête de l’opposition lavalloise sur l’administration Vaillancourt s’accumulent comme neige en tempête.Après s’être dit peu enclin à intervenir en cours de processus électoral, le ministre devrait trouver ces jours-ci le calme et la sérénité nécessaires pour considérer une éventuelle enquête policière de la Sûreté du Québec sur la Société de transport de Laval, et d’une autre de la Commission municipale sur la gestion de Laval et de sa Corporation de développement économique (CODEL).La campagne à 1 rival a donné lieu à diverses révélations concernant des professionnels qui gravitent autour du régime et de ses budgets municipaux.Or, les syndics des corporations professionnelles concernées n’ont reçu aucune plainte du public.Pris entre l’arbre et l’écorce, ils hésitent à prendre eux-mêmes une initiative que leur reconnaît la loi.Quant à elle, l’opposition lavalloise ne veut pas porter l’odieux de la démarche.Pendant ce temps, à la CODEL, trois ingénieurs siègent au conseil d’administration qui autorise des prêts et garanties bancaires en faveur du Camp spatial dont ils obtiennent après coup les principaux contrats.Le témoignage du chef du cabinet du maire montre que ces personnes qui disposaient d’informations privilégiées ont exercé des pressions sur l’Hôtel de ville.Or, leur code de déontologie stipule que l’ingénieur doit éviter toute situation où il serait en conflit d’intérêts.Est en outre dérogatoire à la dignité de la profession le fait d'inciter quelqu'un de façon pressante ou répétée à recourir à ses services professionnels.L’Ordre des ingénieurs a-t-il examiné les faits?Auquel cas, souscrit-t-il aux pratiques des fleurons de l’ingénierie lavalloise?Le public aimerait savoir.Toujours à la CODEL, un autre membre du conseil, un comptable agréé cette fois-ci, obtient une lucrative étude de préfaisabilité sur le même projet.Constitue une infraction au code déontologique le fait pour un comptable d’exprimer une opinion sur des états financiers d’un client dont il est administrateur.Sommes-nous ici en zone grise?Dans le territoire mal balisé des avant-projets qui servent à justifier les futures dépenses publiques?A l’Hôtel de ville même, le vérificateur externe est nul autre que le cofondateur du parti au pouvoir qui contribue au surplus à sa caisse électorale.Le code interdit pourtant, non seulement les conflits d’intérêts, mais aussi leur apparence.Sans brimer les libertés fondamentales sur lesquelles les comptables doivent aussi pouvoir compter, qu’en serait-il si le Vérificateur général du Québec se trouvait à être l’instigateur et supporter déclaré du Parti libéral?Encore à la CODEL, un avocat qui siège au conseil obtient des contrats de fourniture pour son entreprise par l’intermédiaire de son frère chargé des approvisionnements.Le Barreau est-il impuissant lorsque les hommes de loi se transforment en hommes d’affaires?Au parc industriel géré par la CODEL, un notaire, cette fois-là, enregistre une transaction basée sur de fausses prétentions.N’y a-t-il pas lieu pour la Chambre des notaires de s’assurer que ses membres vérifient la capacité juridique de leurs clients?Faut-il vraiment une plainte pour que lumière soit faite sur cette transaction?Les corporations peuvent se réfugier derrière l’inertie d’un ministre, le résultat d’un scrutin, les calculs tactiques d’une opposition ou le manque de vigilance des simples citoyens.A défaut de plainte, rien n’oblige en fait un syndic à démarrer une enquête ou à traduire un collègue, si besoin est, devant le comité de discipline.Toutefois, les corporations auront plus de mal à expliquer au public comment il se fait qu’aucun de leurs membres — parmi lesquels il doit bien se trouver un ou deux lecteurs de journaux — n’ait jugé bon de saisir son ordre dé questions qui sont du domaine public.Leur mutisme alimentera le cynisme de ceux qui prétendent qu’elles existent d'abord et avant tout pour leurs propres membres.En ne prenant pas l’initiative, elles laisseront en outre planer des doutes dommageables sur la réputation de personnes respectables et respectées.Ce faisant, elles mineront la confiance du public envers le système des corporations et leur propre profession.Veulent-elles vraiment rejoindre les journalistes au sein du club des mal-aimés?Le mutisme alimentera le cynisme sur les corporations 1 N U‘s Actualités.A2 Agenda culturel.It(> Annonces damées .BS Avis publics.B2 Culture.BH Économie.BS Éditorial.AH K X L’Entrevue.Bl Météo .B2 Ix‘ Monde .A Mots croisés.B5 Religions .B2 les Sports .B!> Météo Pluvieux Max.(i Détails en B2 L’ENTREVUE Claude Gosselin, apôtre de l'art contemporain PAGE B 1 LE MONDE La fin du monde n'était pas au rendez-vous PAGE A 7 LES ACTUALITÉS Les HEC honorent Gérard Filion PAGE A 3 La FTQ et le CTC réalisent la souveraineté-association La succession est ouverte à la tête de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) après l’annonce, samedi, du départ de M.Fernand Daoust de la présidence de la centrale syndicale, la?choix du nouveau président se fera lors du congrès de la FIX) le mois prochain.Le candidat favori pour prendre en main la première centrale syndicale du Québec, avec ses 450 000 membres, semble être M.Clément Godbout, actuel secrétaire général de la FIX).M.Daoust quitte un poste qu’il a occupé pendant 2 ans et demi pour succéder encore une fois à l’ancien président de la FTQ, M.Louis Laberge, à la présidence du conseil d’administration du Fonds de solidarité de la FTQ.M.üiberge a quant à lui dirigé la FIX) pendant 25 ans.SYLVAIN B LA N Cil A Kl) LE DEVOIR Après s’être si souvent chamaillés au cours du dernier quart de siècle, voilà que la FTQ et le Congrès du travail du Canada, la plus puissante machine syndicale du pays, s’apprêtent à mettre les couverts pour célébrer un mariage.Celui de la raison, qui se traduira par l’autonomie pleine et entière de la FTQ au sein d’une nouvelle association avec le cousin anglophone .Il s’agit d’un pacte de souveraineté-association entre ces deux partenaires, dont le divorce avait pourtant été annoncé en avril 92, lorsque, réunis en congrès, les délégués du CTC refusèrent, pour la toute première fois, d’accorder un des quatre sièges de direction à la FTQ.Humilié, indigné, Fernand Daoust claquait la porte.Dix-huit mois plus tard, apres de longues négociations menées dans le plus grand secret, le revirement est spec- taculaire: pour la première fois de son histoire, le CTC donnera un statut particulier à un de ses affiliés.Pourquoi?Une raison, fondamentale.Privé, des 450 000 membres de la FTQ, de toute représentativité au Québec et du tiers de son budget, grâce aux millions de dollars provenant de la centrale, le CTC devenait un canard boiteux, perdant autant d’influence à VOIR PAGE A 10: FTQ La fête de «l'indépendance» PHOTO AFP La fête de «l’indépendance - rr - .c , > 11E * T'"" ¦ a - 4 : .; * ' -i $ ¦' DES JEUNES PALESTINIENS du camp de Chati, dans la bande de Gaza, transportent un portrait du leader palestinien Yasser Arafat dans le but de décorer le camp à l'occasion du cinquième anniversaire de la «déclaration d’indépendance de l’État palestinien».Cette déclaration avait été faite en 1988 à Alger par Yasser Arafat.Arafat se dissocie de la violence Le processus de paix reprend aujourd'hui au Caire Jérusalem (Reuter) — Shimon Pérès a déclaré hier qu’Israël était résolu à poursuivre ses négociations avec l’OLP après la dénonciation par Yasser Arafat de cinq Palestiniens auxquels est impute le meurtre d’un colon juif.Le ministre des Affaires étrangères israélien, qui remplit l’office de premier ministre par intérim pendant la visite de Yitzhak Rabin à Washington, a dit que les attaques opérées par des Palestiniens hostiles aux négociations Israël-OLP n’empêcheraient pas leur reprise cette semaine. ; («i1 service à la clientèle, le meilleur rapport qualité-prix et comme étant le meilleur citoyen corporatif au Québec.Pour savoir quelle est cette entreprise, c’est simple.Prenez le téléphone et faites le zéro.¦ t ! * ,i * « » Sondage mené en août 1993 par NATIONAL-Recherche, une division du Cabinet de relations publiques National inc., en collaboration avec la firme Goldfarb Consultants.4 L E I) E V OIK, l E L V X I) I I 5 X () V K M B |{ K | \) *) > T*jmm Les comptes d’épargne U éducation coopérative fait des émules d’administration des collèges, des commissions scolaires et des universités.Bref, «le mouvement coopératif doit se mettre sur la carte pour influencer cette nouvelle école», soutient-elle.Craignant voir le lancement d’une croisade, quelques-uns préviennent de «faire attention au dogmatisme».M.Robert Tremblay, membre d’une coopérative d’habitation de Sainte-Foy, invite à la prudence: «La coopérative n'est pas une panacée et elle doit grandir dans la mesure où les besoins apparaissent».11 insiste sur les moyens plutôt que sur la fin.On a d’ailleurs beaucoup parlé de moyens, de mécaniques et de comités au cours de ce Sommet tenu à l’UQAM, auquel plus de 330 personnes s’étaient inscrits.M.Béland considère néanmoins que l’éducation coopérative porte essentiellement sur la fin et non sur les moyens.11 voit aussi l’éducation coopérative comme la fondation ou le solage du mouvement coopératif, «un sujet important dont on parle rarement, parce qu’on s’occupe à embellir le reste», ajoute-t-il.Plusieurs autres intervenants ont parlé du grand rôle dévolu aux milieux scolaires, mais pas toujours rempli.Par exemple, on ne trouve aucune formation coopérative en agronomie et l’enseignement serait de piètre qualité pour cette matière en droit et en comptabilité.On invite les universités à faire preuve de leadership, tout comme les Cégeps dont l’implication est jugée très faible.La situation n’est pas facile non plus en milieu de travail.M.Béland lui-même a donné le cas du Mouvement Desjardins qui fait face à «un défi immense» pour la formation coopérative de son personnel.Desjardins avait 15 (XX) employés en 1980, il en a 38 000 maintenant et il en aura très bientôt 50 000 avec la venue de la Banque Laurentienne.L’éducation coopérative peut cependant compter sur des appuis multiples.Par exemple, le président de la CSN, M.Gérald Larose, offre la disponibilité de son organisation envers la Fondation et le comité du suivi.La formation s’impose, mais il faut aussi une meilleure interprétation des contenus coopératifs, «spécialement pour les conseillers syndicaux», ajoute M.Larose.Pour sa part, le ministre Gérald Tremblay a transféré des crédits de 2 millions$ au CCQ, pour lui en confier l’administration.On a en outre créer une Fondation d'éducation à la coopération qui peut déjà compter sur une caisse garnie de 135 000$ et des engagements additionnels de 200 000$.On se propose par ailleurs d’établir une Académie ou un Institut qui aura pour rôle de coordonner la formation spécialisée en coopération, de constituer un centre de documentation, d’identifier les besoins de formation, de gérer des projets de création de matériel pédagogique, etc.Ce sont la toutes des propositions portant sur les moyens.Le Sommet s’est tout de même terminé sur le terrain des valeurs.M.Béland voit l’éducation coopérative comme une nécessité permanente, puisque «la coopération, comme le christianisme, est l’utopie dans la recherche de quelque chose qui est difficilement réalisable».M.Garry Lavoie, président de la Confédération québécoise des cooperatives d’habitation (elle fut l'initiatrice du Sommet), a présenté le problé me d’une manière plus dramatique: «Le chômage, la violence, l’intolérance des uns et la moi) grande tolérance des autres ont atteint un niveau que toute société qui se respecte ne peut ignorer.Il faut agir ou, tout au moins, réagir».PHOTO ROBKRT SKI N N PU Gérard Filion a assuré les 600 nouveaux diplômés des H FC que la période actuelle ne restera pas morose interminablement.Gérard Filion, docteur honoris causa des HEC Projet de loi 142 Québec veut légaliser le travail au noir, croit Larose LE DEVOIR Le président de la CSN, M.Gérald Larose, a dénoncé hier la réforme de l’industrie de la construction proposée par le ministre du Travail du Québec, M.Norman Cherry.M.Larose accuse le gouvernement de vouloir légaliser le travail au noir en déréglementant la construction résidentielle.Le projet de loi 142, modifiant la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’oeuvre dans l'industrie de la construction, conduira, selon lui, à l’anarchie.Interrogé à l’émission «Aujourd’hui Dimanche» sur les ondes de la Société Radio-Canada, le président de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec, M.Gaétan Rouillard s’est pour sa part dit agréablement surpris de la teneur du projet de loi 142 qu’il considère comme «une victoire pour le secteur de l’habitation.On n’imaginait pas une libéralisation aussi grande.Mais on va enfin pouvoir offrir aux consommateurs une concurrence au marché noir.» Par contre, pour Jean Lavallée, président de la FTQ-Construction.«c’est une très grande déception.Cela va amplifier les problèmes sur les chantiers de construction.Cette déréglementation très rapide, c’est très dangereux.Il se peut que la violence s’instaure sur les chantiers.» JEAN CHARTIER LE DEVOIR Gérard Filion a été nommé docteur honoris causa de l’Ecole des HEC, hier après-midi.L’ancien directeur du DEVOIR fit d’ailleurs sa licence aux Hautes Etudes Commerciales au début des années 30, à sa sortie du Séminaire de Rimouski.«J'ai fait mon entrée aux HEC en 1931, racpntait-il à la collation des grades de l’Ecole, en croyant que c’était la voie royale vers la fortune.Après trois ans d’études, j'ai plutôt été mis en chômage pendant une année complète.Ensuite, j’ai travaillé 28 ans pour les bonnes oeuvres, 12 ans à l’UCC et 16 ans au DEVOIR».Il se définit d’abord comme «la bête noire de Duplessis», surtout de 1953 à 1958.Quand il a assumé la direction du journal en 1947, son prédécesseur, Georges Pelletier, était malade et immobilisé à son domicile depuis trois ans.Le tirage du quotidien ne dépassait pas les 18 000 exemplaires.«La haute et la basse rédaction totalisait 20 journalistes, rappelle-t-il.On publiait huit, dix ou douze pages par jour, seize le samedi.Le DEVOIR n’était pas un journal d'opposition, c’était carrément un journal combattant.D’ailleurs, ce n'était pas difficile avec Duplessis à Québec et Camillien Houde à Montréal».Gérard Filion était tellement une figure d'opposition qu'il n’a jamais réalisé une entrevue avec Duplessis.Il ne se souvient même pas de l’avoir rencontré, d’avoir discuté avec lui.A Québec, un correspondant du DEVOIR est bien allé un jour dans l'antichambre de Duplessis afin de lui poser des questions mais, après identification, il fut expulsé par Duplessis lui-même.«Nous avons commencé notre opposition doucement, raconte-t-il en entrevue.Ça s’est accentué en 1952 et c'est devenu majeur aux élections de 56.Ensuite, nous avons déclenché l’affaire du gaz naturel.A Ottawa, le débat faisait rage sur le pipe-line.J'ai appelé Rodolphe Casgrain, courtier en valeurs mobilières, président de Casgrain et Cie, et je lui ai demandé conseil pour savoir si des ministres québécois profitaient de cette transaction.Casgrain m’a suggéré de devenir actionnaire.J’ai donc acheté une action au nom de Pierre Laporte et je l'ai envoyé avec son action chez le ré-gistraire, en l'occurence au Montreal Trust.Quatre ministres étaient détenteurs de titres.Quand nous avons publié la nouvelle, le tirage du journal est monté à 30 (XX) exemplaires».En fait, le tirage avait augmenté une première fois lors de la disparition du journal Le Canada.I-e DEVOIR se transforma dès lors en quotidien du matin et son tirage fut porté à 27 000 exemplaires.Avec la Révolution tranquille, le tirage atteindra les 42 000 exemplaires par jour.Gérard Filion resta sur le conseil d’administration du quotidien de la rue Notre-Dame jusqu'en 1968, et il a conservé son poste de premier fiduciaire jusqu’en 1976.11 estime avoir laissé le DEVOIR en très bonne situation fi nancière.11 tient à dire que son successeur, Claude Ryan, quitta le journal en laissant un surplus d’un million de dollars.L’octogénaire ne parle pas des années 80.Mais il aime faire des blagues sur les années 30 et 40.Gérard Filion a rassuré les 600 nouveaux diplômés des HFX en leur promettant que la période actuelle ne restera pas morose interminablement 11 se souvient de six années de crise économique et de six années de guerre.C’était pire.Quand il quitta Rimouski, il vint aux HEC sur la rue Vi-ger à Montréal.Mais, il s’amenait en réalité à une succursale de l’Université Laval.Toute l’Université de Montréal était une filiale de l'Université Ira-val.En 1963, il fut nommé à la direction de la Société générale de financement, a la présidence de Sidbec, et en 1966 il fit le saut à la présidence de Marine Industries.Gérard Filion a pris sa retraite en 1974.BANQUE NATIONALE Notre banque nationale «Pour voir Paris, j’aurais fait n’importe quoi.même économiser.» Forum national sur le cancer du sein La gêne des victimes Les femmes souffrant de cette maladie veulent partager leur expérience PRESSE CANADIENNE Lorsque Beverly Campbell a senti une petite bosse dans son sein droit, il y a 12 ans, le chirugien quelle a consulté lui a dit de ne pas s'inquiéter.«C’est probablement la ménopause», lui avait-il dit à l’époque.Il avait tort: Mme Campbell souffrait en réalité de cancer du sein et s’est battue pendant un an et demi pour qu’on la prenne au sérieux.Aujourd’hui, elle croit que ses chances de vaincre la maladie ont été sérieusement diminuées par ce délai indû.Et le drame, c’est que le cas de Beverly Campbell est loin d’être unique.Une Canadienne sur neuf aura, à un moment de sa vie, à faire face à un diagnostic de cancer du sein, la forme de cancer qui frappe le plus les femmes.Cette année seulement, la maladie sera détectée chez 5400 femmes.Mais «ce diagnostic vient bien souvent trop tard pour plusieurs femmes, explique Mme Campbell.Nous devons nous battre pour que les médecins prennent cet,te douleur en considération».A la suite de son expérience, Beverly Campbell a fondé le groupe Action cancer du sein, qui regroupe maintenant 125 membres.Plusieurs groupes de pression rassemblant des femmes atteintes de la maladie sont d’ailleurs nés dans les dernières années, tant au Canada qu’aux Etats-Unis.Ce sont les revendications, largement médiatisées, des groupes de pression sur le sida, qui ont fait prendre conscience de l’importance du lobbying aux femmes préoccupées par le cancer du sein.Commes les malades atteints du sida, les femmes souffrant de cancer du sein ont dû surmonter une gêne initiale pour revendiquer publiquement.«Parler en public, c’est admettre que vous souffrez de la maladie et c’est déjà très difficile», souligne Mme Campbell.Ce sont d’ailleurs les activités des groupes de pression comme celui de Mme Campbell qui ont poussé le gouvernement fédéral à inclure les témoignages de 150 femmes atteintes du cancer du sein au programme du Forum national sur cette maladie.«Ce sera la première fois de l’histoire canadienne que des femmes souffrant de la maladie pourront partager leur expérience et échanger des points de vue à un niveau national», lance Mme Campbell.Le forum, qui rassemble des chercheurs, des travailleurs sociaux et des politiciens, veut établir des priorités nationales pour la recherche sur le cancer du sein.On désire également discuter des soins et du support à donner aux victimes de la maladie.Pour Mme Campbell, une plus grande partie de l’argent alloué à la recherche devrait être consacrée à la prévention de la maladie.Les chercheurs devraient se pencher, par exemple, sur les liens possibles entre le cancer du sein et la dégradation de l’environnement, plutôt que sur les plus prestigieuses recherches sur les traitements de la maladie.«Et nous voulons être reconnues comme faisant partie des experts qui peuvent traiter de la question du cancer du sein, conclut Mme Campbell.Qui mieux que nous peut en parler?» y .J en avais envie depuis si longtemps.Alors je me suis présentée à la Banque Nationale, j’ai ouvert un compte et j’y ai déposé vingt dollars chaque semaine.Et me voilà à Paris ! Ce soir, je mange dans un bistrot avec une copine.Après, on sort.Demain, on verra.Mais j’ai un problème.Pas une minute à moi pour envoyer quelques cartes postales ! ; relations Repenser le système pénal Quel est l’état actuel de notre système pénal?Quelle sorte de justice l'État assume-t-ll?Quels sont les effets de cette justice sur les contrevenants, les victimes et la communauté tout entière?Y a-t-il des alternatives qui puissent tenir compte à la fois des contrevenants, des victimes et de la communauté?Pour nous aider à cerner les contours de ces questions et à réfléchir sur des alternatives au système actuel, nous avons invité: M.Michel Dunn.détenu, auteur de trois ouvrages relatifs à notre thème Mme Deborah Martin Koop, engagée au Mennonite Central Commitee (MCC), Canada M.André Normandeau, professeur à l'École de criminologie de l'Université de Montréal Mme Johanne Vallée, directrice générale de l'Association des Services de Réhabilitation Sociale du Québec Cotte soirée spéciale de débat sur le système pénal est organisée conjointement avec le Conseil des Églises pour la justice et la criminalité, à l'occasion de son 15e anniversaire de fondation au Québec Le lundi 15 novembre 1993, de 19h30 à 22h00 À LA MAISON BELLARMIN (Métro Jarry) CONTRIBUTION VOLONTAIRE : 3,00 $ LES SOIREES RELATIONS SONT ORGANISÉES PAR LE CENTRE JUSTICE ET FOI À liro dans lo numéro du mois de novembre de la revue Relations L’URGENCE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE 25, Jarry Ouest, Montréal, H2P 1S6 — Tél.: (514) 387-2541 CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR D’abord sceptique à l’idée de tenir un Sommet sur l’éducation coopérative, le président du Conseil de la coopération du Québec (CCQ), M.Claude Béland, soutient au contraire avoir découvert, dans ces assisses au cours de ce week-end, l’existence d’«un consensus qui dépasse largement les limites des coopératives», en ce qui concerne la volonté de promouvoir l’idéal coopératif.L’appui le plus éloquent à ce consensus est sans doute celui de la présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec, Mme Lorraine Pagé, laquelle a pris au départ «un engagement de constance», qui pourrait se manifester au cours des prochaines semaines de consultations de la ministre de l’Education en vue de définir une nouvelle vision de l’école.«Quand on discute d’école, on refait un projet de société», dit-elle.A son avis, le monde coopératif doit suivre l’exemple de la Fondation de l’entrepreneurship qui a réussi à sensibiliter les milieux de formation professionnelle à l’importance de l’entrepreneur.Elle constate que les dirigeants d’entreprises ont toujours des représentants au sein des conseils Black et Desmarais inquiètent Béland CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR /^Vuand je vois Black faire de l’oeil à Desmarais, ça m’inquiète», avoue M.Claude Béland, président du Mouvement Desjardins.M.Béland a fait cette observation et quelques autres dans le cadre d'une intervention au Sommet sur l’éducation coopérative hier matin, alors qu’il soulignait l’importance des médias dans la société.«Il est très important de se préoccuper des moyens de communications, a-t-il dit; le subliminal, ça se fait tous les jours.On se fait charrier par la société qui mesure tout en économique».L’inquiétude manifestée par M.Béland à propos de MM.Conrad Black et Paul Desmarais découle de la nouvelle parue samedi dans le DEVOIR à l'effet que ces deux magnats de la presse écrite au Québec et ailleurs ont déjà discuté de la possibilité de fusionner leurs actifs au Québec, c’est-à-dire UniMédia et Gesca qui contrôlent à eux deux pas moins de sept quotidiens, sans compter 'Ilte Gazette, journal anglophone montréalais du groupe Southam, dont les deux plus importants actionnaires sont Power Corporation et Hollinger, l’un contrôlé par M.Desmarais, l'autre par M.Black.M.Béland a aussi mentionné que seulement le DEVOIR avait diffusé cette information, un journal qui n’a aucune relation de parenté avec l’un et l'autre de ces empires financiers.Il a rappelé ensuite que le Mouvement Desjardins avait investi dans le DEVOIR, même si «d’un point de vue économique, ce n'était pas le meilleur placement».Il y avait peu de journalistes pour «couvrir» la séance plénière et la conclusion de ce Sommet sur l’éducation coopérative, ce qui a incité M.Béland à mentionner qu’il n’y avait pas de gros engagements des médias pour un tel événement, se demandant même sur qui il faudrait compter pour assurer l’éducation coopérative.M.Béland n’a pas voulu parler davantage de cette question en quittant rapidement le lieu de la conférence de presse.Dépôt du rapport sur les techniques de reproduction Ottawa (FC) - Après quatre ans, trois reconductions de mandat, 25 millions $ et beaucoup de controverse, le Commission royale sur les techniques de reproduction doit remettre aujourd’hui son rapport au premier ministre.Ix>s recommandations du document de plus de l(XX) pages seront rendues publiques, mais à une date encore inconnue.Il est du reste certain que le rapport de la commission, créée en 1989 par le gouvernement conservateur, provoquera des étincelles lorsque le public et les critiques en prendront connnaissance.L“s critiques soutiennent que la science encourage la société à cautionner des pratiques mises de l’avant jiar l’Allemagne nazie.ROBIC DEPUIS 1892 AGENTS DE BREVETS Fl MARQUES PROTECTION DES DROITS l'I PRUPRlflf INIEllECIUEElE IËGFR ROBÏC RICHARD AVOCATS 55.SI JACQUES MONTRÉAL QUÉBtC H2Y3X2 fax (514) 845 7874 Tél |514)MR»(WW*C /rmi/tfw ih \ ml an y it h i I.!•: I> K V U I lî , L E I, U N I) I 15 N 0 V E M B ft E I 9 9 3 A 4 LES ACTUALITES Discrimination à l’envers en Ontario Le gouvernement de Bob Rae affiche un poste qui exclut les hommes de race blanche, anglophones et sans handicap Tbronto (PC) — Dans leur volonté d'augmenter l’accès à l’égalité en emploi aux femmes, aux minorités visibles et aux autres groupes défavorisés par la société les gouvernements doivent-ils aller jusqu’à carrément discriminer contre la classe privilégiée — c’est-à-dire les hommes de race blanche?Cette épineuse question est revenue sur le tapis en Ontario, à la suite d’un affichage de poste controversé dans la fonction publique ontarienne.Le gouvernement néodémocrate de Bob Rae — le gouvernement provincial le plus engagé au Cana-da dans la lutte anti-discrimination — a en effet affiché la semaine dernière un poste de directeur du cabinet au Conseil de gestion.11 s’agit d’un poste de cadre fort rénumérateur, offrant un traitement annuel variant entre 74 375$ et 111 600$.Mais dans son affichage, le gouvernement a écrit que le poste était limité aux femmes, aux minorités visibles, aux handicapés, aux francophones ou aux autochtones.C’est l’une des premières fois au Canada qu’une politique d’embauche exclut de le San aussi explicite un groupe de la société — soit les ommes de race blanche, anglophones et sans handicap.Cet affichage a été dénoncé par les partis d’Opposition, qui l’ont qualifié de «discrimination à l’envers» et de «disgrâce».Le Toronto Sun, en éditorial, a parlé de «Rae-cis-me» (faisant un jeu de mots avec le nom du premier ministre Bob Rae).«C’est du racisme pur et simple», écrit le Toronto Swx.Bien que cette politique d’embauche n’;üt techniquement rien à voir avec la future loi sur l’accès à l’égalité en emploi que le gouvernement entend adopter au printemps — loi qui s’applique aux secteurs public et privé mais qui exclut les francophones dans ses groupes désignés — on craint qu’il ne soit un exemple de ce qui viendra avec la future loi.Sans le dire explicitement, le gouvernement veut instaurer un .système de quotas, similaire à ce qui a été fait aux États-Unis, écrit le quotidien The Globe and Mail dans un récent éditorial.Ce journal — qui, soit dit en passant n’a qu’une femme et aucune minorité visible dans une équipe de sept patrons à l’éditorial — conclut que la politique du gouvernement est «cinglée».Même les défenseurs d’une loi sur l’accès à légalité en emploi disent que la formulation de l’affichage est une erreur.«Nous sommes d’accord avec le principe — de donner l’emploi à un membre des groupes désignés — mais c’est politiquement stupide de dire qu’on va exclure les hommes bhrncs du poste», a déclaré Judy Rebick, l’ex-présidente du Comité canadien d’action sur le statut de la femme, lors d’un entretien à La Presse Canadienne.«Cela va jeter de l’huile sur le feu, cela va alimenter le backlash qui a cours en ce moment contre la discrimination positive», ajoute-t-elle.Président de l’Association canadienne des droits et libertés civiques, Aim Borovoy croit que le gouvernement Rae s’est trompé en disant que le poste était «limité» aux groupes désignés.«Nous n’avons lias d’objection à ce que l’on se fixe des objectifs d’embauche, que l'on fasse des pressions, mais il ne faut pas donner un traitement injuste à un groupe sous prétexte qu’il a été favorisé dans le passé», déclare le président de l’association, qui appuie l’idée de discrimination positive.La controverse a embarrassé le gouvernement Rae.Interrogé à ce sujet à la législature cette semaine, le premier ministre a refusé tout commentaire.Le ministre responsable, M.Brian Charlton, a quant à lui défendu sa politique en disant qu’elle était «équitable» et que c’était les médias qui avaient gonflé l'affaire.M.Charlton a expliqué que cet affichage était une mesure «exceptionnelle» qui ne toucherait qu’un pour cent de la main-d'œuvre.C’est un instrument exceptionnel plutôt qu’un instrument normal», a déclaré le ministre.On est donc loin de la loi sur l’accès à l’égalité en emploi qui, elle, va toucher tous les employeurs de la province de l’Ontario.In mesure est appliquée parce que les postes de cadre dans la fonction publique sont détenus en majorité par des hommes blancs anglo-saxons, a poursuivi M.Charlton.Il est toujours joli le temps passé.La livre de beurre coûtait 76 cents il y a vingt ans mais.PAUL CAUCHON LE DEVOIR La livre de beurre coûtait 76 cents, le billet de théâtre 4,50$, mais à 500$ un lave-vaisselle se vendait 50$ de plus qu’aujourd’hui.La vie était-elle plus facile il y a vingt ans?Pour célébrer son 20e anniversaire, le magazine Protégez-vous a posé la question aux Québécois, et 72% d’entre eux ont répondu qu’elle était plus facile en 1973.Ce sondage a été réalisé en août dernier par la firme SOM auprès d'un millier de Québécois, et les résultats sont publiés dans le dernier numéro de Pro-tégez-vous, qui s’est également amusé à tracer un portrait de la consommation d’il y a vingt ans.Selon le sondage, 72% de la population adulte du Québec garde l’impression que sa qualité de vie ou son niveau de vie était meilleur il y a vingt ans, «malgré les progrès technologiques, malgré la prolifération de nouveaux produits et services et une amélioration des conditions relatives à l’habitation, à l’équipement ménager, au transport et aux loisirs», remarque le magazine.DLx-sept pour cent des répondants croient que la vie était plus difficile il y a 20 ans, et 9% qu’il n’y a eu aucun changement Interrogés sur les secteurs de consommation qui leur causent «plus de problèmes» qu’il y a vingt ans, 72% des répondants estiment que le crédit pose davantage de problèmes.L’utilisa- SOLANGE HARVEY cwa invite L'AUBERGE DU NOUVEAU CHEMIN • PILULES • ALCOOL Nous pouvons vous aider, 3 semaines dans une bonne ambiance pour redécouvrir et apprendre à vivre sans ces dépendances destructives.1-819-322-5066 Pour femmes seulement L'Auberge du nouveau chemin I CJ».13W.VAL-DAVID.QCJ0T2N8 TéL-1-000-322-5066 Maison de réhabilitation pour femmes dépendantes de l'alcool et des médicaments tion des cartes de crédit a connu une hausse vertigineuse depuis 20 ans, ajoute le magazine, contribuant à accroître l'endettement des ménages.Cinquante-cinq pour cent des Québécois estiment que la publicité est plus «problématique» qu’il y a vingt ans, et 54% que l’automobile pose plus de difficultés aux consommateurs.Dans les domaines de l’alimentation et de l’habitation, le jugement est moins sévère.Plus de la moitié de la population croit que les produits de consommation courante sont de moindre qualité aujourd'hui qu’il y a vingt ans.Mais, curieusement, 70% des consommateurs affirment que la qualité des services (services financiers, transport en commun, services personnels) s’est amélioré.On pourra méditer sur la nature de ces réponses, qui traduisent peut-être une sorte de nostalgie idéalisée.Protégez-vous complète son reportage par une longue liste de prix comparés entre 1973 et 1993.Ainsi, on constate qu’il y a vingt ans, la caisse de 24 se vendait 6$ (21$ en moyenne aujourd'hui), le litre de lait 29 cents (contre 1$ en 93), le paquet de 25 cigarettes 62 cents, contre 6,30$ aujourd'hui.Ixjs automobilistes se rappelleront que la contravention pour stationnement interdit à Montréal s’élèvait à 5$, et que le prix moyen d’une voiture était de 4000$ (contre 15 000$ aujourd’hui).Le coût d’achat moyen d’une maison était de 20 000$, contre 100 000$ aujourd’hui, et le revenu familial moyen était de 12 000$, contre 48 600$ en 1991.Mais plusieurs appareils n’ont presque pas changé de prix.Ainsi, une bouilloire se vendait 32$, contre 40$ aujourd’hui, alors qu’un grille-pain, une machine à écrire et une montre se vendent moins cher aujourd’hui.Les condoms ont doublé de prix, les couches jetables ont triplé, les chaussures |X)ur hommes ont quadruplé.Le magazine n’a pas comparé le prix du Colombien, mais il remarque que le billet d’Inter-Loto et de Mini se vend exactement au même prix.pour des loLs quand même plus substantiels qu’il y a vingt ans! LA CUEILLETTE DE VETEMENTS D’HIVER POUR LES ENFANTS par les agents immobiliers de ROYAL LEPAGE Afin de venir en aide aux enfants démunis, tous les AGENTS IMMOBILIERS DE ROYAL LEPAGE de la province de Québec recueilleront des vêtements propres d’enfants dans le cadre de leur vaste opération «ENFANTS AU CHAUD» Le public est invité à aller porter ses sacs de vêtements d’enfants à la succursale de ROYAL LEPAGE la plus près de chez eux (ou à téléphoner à la succursale pour qu'un agent aille les chercher).Nous comptons sur votre générosité pour habiller chaudement cet hiver nos enfants dans le besoin.Début de l’Opération ENFANTS AU CHAUD: lundi fer novembre 1993 Fin de l'Opération ENFANTS AU CHAUD: dimanche 21 novembre 1993 Ces vêtements seront remis par les AGENTS DE ROYAL LEPAGE à des organismes communautaires de leur quartier/ville qui s’assureront que les familles qui en ont vraiment besoin les reçoivent rapidement.DONNEZ CHALEUREUSEMENT! AU NOM DES ENTANTS, MERCI BEAUCOUP! SAU1- royal Lepage Les programmes d’indemnisation prennent fin le 15 mai Tobin ne laissera pas tomber les pêcheurs de l’Atlantique Ottawa (PC) — Le ministre des Pêches et Océans Brian Tobin promet de ne pas laisser tomber les pêcheurs et les travailleurs d’usine des provinces atlantiques lorsque les programmes d’indemnisation prendront fin le 15 mai prochain.«Je ne peux pas vous dire quelles mesures seront prises après le 15 mai car il est beaucoup trop tôt pour cela, a-t-il précisé mais je peux vous assurer que ce gouvernement n’abandonnera pas les pêcheurs et les travailleurs d’usine des provinces atlantiques en mer sans canot de sauvetage, a-t-il ironisé.Vous pouvez comp-ter là-dessus».Au cours d’un entretien téléphonique accordé à la Presse Canadienne, le fougueux Terre-Neuvien a promis de ne pas «tourner le dos» aux pêcheurs et travailleurs des usines de transformation.Selon lui, le gouvernement devra sans équivoque «maintenir un genre de programme de soutien du revenu».L’an dernier, le gouvernement fédéral a suspendu pour deux ans la pêche à la morue du nord, à 'Terre-Neuve.Brian Tobin La compétence du Dr Yale est clairement reconnue Note de la rédaction Le 2 mars 1988, LE DEVOIR publiait un reportage dans lequel était mise en cause l’intégrité du docteur Pierre-Paul Yale.Une enquête a été tenue postérieurement, en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, sur l’administration et le fonctionnement d’un «Centre hospitalier» déterminé visant entre autres les faits mentionnés dans l’article du DEVOIR.Les témoignages donnés à cette enquête, les documents qui y Communiqué du Docteur Pierre-Paul Yale Lorsqu'un quotidien comme LE DEVOIR met en doute notre crédibilité professionnelle en attaquant notre conduite et notre compétence, cela oblige les gens de notre entourage à prendre position rapidement, et ce, avant de connaître tous les faits.Heureusement, cette histoire était tellement grotesque que la plupart des personnes y étant intéressées de près m’ont accordé leur confiance.Cette période n’a évidemment pas été facile, mais je préfère parler de mes réalisations plutôt que de consacrer mon énergie à démentir les insinuations de l’époque.Permettez-moi d’abord de remercier vivement tous ceux qui m’ont appuyé très sincèrement et publiquement dès le début de cette enquête, et plus particulièrement nombre de professeurs de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, les membres du département de psychiatrie et le Comité exécutif du Conseil des médecins et dentistes de l’Hôpital Ste-Croix de Drummondvil-le et, enfin, M.Joaquim Bastida, directeur général de cet hôpital qui a mentionné à la presse ne pouvoir se prononcer sur les dites allégations, mais pouvoir confirmer que «Dr Yale était un médecin dont les compétences professionnelles étaient grandement appréciées de tous ses confrères et de ses patients».Je voudrais également remercier le Dr Rénald St-Arneault, président de Systèmes et de Développement Purkinje inc., qui, avant même la fin de l’enquête, m’a offert le poste de vice-président et de chercheur principal de Développement Purkinje, qui mène actuellement un projet informatique d’envergure internationale sur le dossier-patient.Rappelons qu’au Centre hospitalier Ste-Thérèse, où a eu lieu l’enquête, j’avais innové en concevant et en implantant un logiciel qui permettait la gestion informatisée du dossier médical de chaque patient.L’achat d’un logiciel médical novateur a sans ont été produits, et encore plus les conclusions du commissaire-enquêteur, indiquent clairement qu’il n’y avait pas lieu de faire quelque re-proche au Dr Yale quant à sa conduite, et de plus reconnaissent clairement sa compétence.LE DEVOIR regrette vivement que son article du 2 mîtrs 1988 ait pu causer des ennuis au Dr Yale et a accepté en réparation de publier le communiqué suivant du Dr Yale, dont ce dernier prend évidemment la responsabilité.doute provoqué à l’époque une réaction normale de quelques journalistes en regard des coûts.Notez que cette nouvelle méthode de travail, bien plus efficace que l’ancienne, est toujours en place.Ce travail de pionnier a même conduit la société Purkinje à approfondir certaines idées qui étaient sous-jacentes à la création de ce logiciel médical, dont le prix serait aujourd’hui considéré comme dérisoire.En effet, la mise au point d’outils informatiques exige maintenant le regroupement d’effectifs médicaux et de capitaux très importants.Forts de ces deux éléments, Systèmes et Dé-, veloppement Purkinje, auxquels jd suis maintenant associé, ont entrepris la réalisation d’un dossier clinique informatisé qui permet l’élimination complète du dossier sur papier tant pour les cliniques médicales que pour les centres hospitaliers.Ce système comprend plusieurs banques d’information sur des sujets éminemment utiles au clinicien dans l’exercice quotidien de sa profession.Le système est conçu en fonction de l’utilisation par le médecin d'un stylo électronique lui permettant d’écrire directement sur l’écran de son microordinateur portatif.Il pourra donc l’employer dans des milieux diversifiés tels que les cliniques médicales, les centres d’accueil et, éventuellement, les hôpitaux généraux et universitaires.Je suis donc extrêmement fier de participer à la mise au point de cet outil révolutionnaire.Je tiens expressément à remercier l’ensemble des 50 employés qui son! affectés à ce projet de la confiance qu’ils m’ont témoignée et les quelque 200 médecins consultants, qui y travaillent également, de leur précieuse collaboration.En guise d’épilogue de cette mise en cause de mon intégrité, j’aimerais enfin remercier tous les médecins qui ont recommandé ma nomination comme Fellow de TAmerican Psychiatrie Association, titre reçu à San Francisco en mai 1993.Les faits étant rétablis, je peux maintenant considérer cette fâcheuse affaire comme faisant partie du passe.FINIE LA CHASSE AU CADEAU RÊVÉ! Le tourbillon des fêtes approche et vous cherchez un cadeau original, inusité, utile, intelligent et durable'!' Bref, vous redoutez la panne d'inspiration et vous voulez sortir des sentiers battus'5 C’est dans la poche1 Offrez un abonnement au Devoir Plus encore! En offrant un abonnement d'au moins 13 semaines du lundi au samedi, vous recevrez en cadeau le tout nouveau T shirt I.K DEVOIR Remplissez des aujourd'hui le bon de commande a dessous et postez le à: Service des abonnements, Journal I.E DEVOIR, 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec ; H3A 3M9 ou expédiez-le par télécopieur au (514)985 3390 CHOIX d’abonnement* Lundi au samedi (taxes Incluses) Lundi au vendredi Samedi seuiement 13 semaines 26 'EMAINES 52 EMA INI .59,86 $ 113,06$ 199,95 $ ?44,63 $ J 84,56 $ ü 155,02$ Mode de i>aiea«ent 19,53 $ 38,16$ 73,91 $ Cheque f/i mandat-poste j Visa u MasterCard u American Express u Envoyez moi ia N° de carte Date d'expiration: SlCiNAlURI Envoyez Cabonnement-cadeau A: Nom.PPÉNOM: Awfcssr App VlllE PpO'/lfKf Code postât Tft.(DOMICILE): .TéL.(BUREAU): Daii r.Vos coordonnées: Nom Prénom Adresse App Vu te : Provint l Code postai TfL.(DOMICIIE);.Tél.(bureau) Daii DE urnill DE l’ABONNI MFNl • Ces prix sont validés pour ies abonnements iivrEs par cameiot seulement./ ¦* / AVI t 11 SERVICE A IATi'INTÊIE DU DEVOIR POUR OBTENIR LES PRIX Df S ABGNNEMENÏS UVRÉS PAR IA K AU T ! MIRE /Il J0 ¦ 16 h 30 H i'i l,w 'X (514)985 3355 (Rts'IN DE Montréal)ou 1 800-463-7559 (ixifriiur de Montréai) Oeere vauoe jusqu'au 31 d(cembre 1993.VlUIllI/ PR/VOIR UN UÉtAJ DI 3 A 4 SEMA1NIS APRÈS RÉUPTION DE VOIR! PAU Ml NT POUR l A LIVRAISON IX VOIRI I SHIPI I K I) E V il I H .I.K I.V X I) I I 5 X II V K M 11 H K | !) •, a maintenu un responsable canadien haut-placé.Mais M.Chrétien a déjà dit qu’il souhaite une relation plus formelle avec son homologue américain et non des voyages de pêche, des chansons,err.duo ou di^ visites familiales d’un wifel-end, évènements qui ont marqué les rttn lations de Brian Mulroney avec les aife riens présidents Ronald Reagan George Bush.j p M.Chrétien a annoncé une ligne plus dure avec Washington sur certain^) dossiers tels l’Accord de libre-éduuigev nord-américain (ALENA), auquel il veut apporter des modif ications.-Jtf «Les affaires sont les affaires,.est l’amitié, et les deux ne peuvent ètre-mélangés», a dit M.Chrétien peu aprè&t son assermentation en tant que pijc-mier ministre.; ; f) Et alors que M.Mulroney a dejjii chanté When Irish Eyes are Smiling ejic compagnie de Roiuild Reagan lors (I'piA, gala, M.Chrétien a plaisanté en disait, qu’il n’avait pas de voix.L’ancien prçn, mier ministre Kim Campbell semblait.poursuivre la tradition de Mulroneyd avec M.Clinton à Tokyo, où leur |irisai de contact au sommet economique div (1-7 incluait d’autres ministres et une'! conference de presse conjointe., J Apparemment, Mme Campbell s’esjt, si bien entendue avec M.Clinton que Je.président américain a fait installer un drapeau canadien sur le devant de sa voiture et il l’a reconduit au sommet afin de poursuivre la conversation.Venez prendre un bain de lecture Au Salon du livre de Montréal Maillots, bonnets de bain et serviettes non obligatoires.Les maîtres-nageurs Nadia Dubé et Yves Nadon seront de la fête.'têfjgï! osas ,.vrs.Voi|V, rcr Wr* ï •” VY v., ï(! y.s ’ M] y ' ' : T ¦ ¦ 'iàÉ&sl'f&iSÉSèft'HHSIF .-* ¦ ’ I Gallimard Jeunesse BCP: 30 ans de pub Une sélection de films puni ten ai ri s créés ET RÉALISÉS PAU BCI’ 1)1 U)M À H)0, Ciném.i Parallèle k>k.\ nom i:vaui> S uni 1 »oki-ni.Mon rat ai tEi I I'iionu : Admission : 5,00 $ is novi miiri •».» 17 h 30 • 18 h 30 • 19 h 30 U, NOVI'MHUH ni : 17 11 30 • 18 h 30 • 19 II 30 i NOVt miiiu: ot 17 II 00 • 18 h 00 FOIRE D'ART CONTEMPORAIN Du 11 au 15 novembre 1993 Place Bonaventure - hall sud Pavs invité: le Mexique ’«ï i A 1 ) Dernière chance de visiter Entrée libre à l'art contemporain (ELAAC) FILMS Lundi, le 15 novembre 1993 11 h 30 Barbara Kasten: painting with light États-Unis, 1991,20 min., anglais Réalisation: Susan R.Murphy 13 h 00 Frida Mexique, 1985, 108 min., anglais Réalisation: Paul Leduc 15 h 00 German Venegas Mexique, 26 min.espagnol Réalisation: Jorge Prior 16 h 00 Eloy Tarcisio «De tunas sangrantes» Mexique, 26 min., espagnol Réalisation: Jorge Prior 18 h 00 Caria Rippey «El sueno que come al sueno» Mexique, 26 min., espagnol Réalisation: Jorge Prior AUTRES ACTIVITES Nous tenons à remercier nos subventionneurs et nos commanditaires ARTEALDIA ARTSPEAK ASCENSEURS RÉ-NO LTÉE CICOMA, CABINET-CONSEIL EN MARKETING DIRECT CINÉMA LIBRE CONSEIL DES ARTS DU CANADA CONSEIL DES ARTS DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL CONSULAT GÉNÉRAL DU MEXICUE DANIELLE BELLEMARRE, CGA, HAREL , DROUIN & ASSOCIÉS DIRECTION GÉNÉRALE DES AFFAIRES CULTURELLES DU MINISTÈRE DES AFFAIRES EXTÉRIEURES DU MEXIQUE LE DEVOIR HILTON MONTRÉAL - BONAVENTURE IMAGE ACTUELLE LATIN AMERICAN ART MAGAZINE L.L.LOZEAU MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES MICROSERV MINISTÈRE DES AFFAIRES INTERNATIONALES DU QUÉBEC MINISTÈRE DU COMMERCE ET DU DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL MEXICAIN MINISTÈRE DES COMMUNICATIONS DU CANADA MINISTÈRE DE LA CULTURE DU QUÉBEC MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL MUSÉO TECHNI PÂTISSERIE LE PALTOQUET PLOUK DESIGN PRATT & WHITNEY PRODUCTIONS PIXART TEL-AV TOUT AUTOUR ATELIER D'ENCADREMENT VIA ROUTE LE VIDÉOGRAPHE LE VIGNOBLE LA BAUGE VILLE DE MONTRÉAL - CIDEC Visites commentées Animateur : Jean Dumont, critique d'art Coût : 5$ par personne - Inscription à l’accueil Ateliers d'arts plastiques Direction de l’éducation et documentation du Musée d’art contemporain de Montréal «Coup de coeur» des directeurs Conservatrice invitée: Anouk Magnan Heures d'ouverture: Lundi 15 novembre de 11 heures à 19 heures Entrée libre Entrée libre à l'art contemporain (ELAAC) est une réalisation de l'Association des galeries d'art contemporain (Montréal) Personnel de l'A.G.A.C.M, Frank Aupiais Lotti Balhoul Claude Bouflard Martine Dallaire Louise Lagacô Lyne Legault Monique Prunac il contempo ci a ar i ELAAC MONTREAL 1993 ^ 1.E l> E VOIR.I, K 1.U \ |) | | 5 i\ O V E M B R E I !) !) 3 A* (i LE DEVOIR LE MOM PERSPECTIVES La relève est-elle J prête chez les Palestiniens?Amman (Reuter) — I^es difficultés que rencontrent les Palestiniens à préparer l’autonomie de Jéricho et de la bande de Gaza en incitent plus d’un au pessimisme, un m L’industrie de la construction est malade.Depuis des années, des décennies même, la construction est quasiment devenue une industrie étatique tant elle dépend du gouvernement pour guérir ses moindres bobos.Encore cette année, il a fallu prolonger deux fois lé décret régissant les conditions de travail, et op le fera une troisième fois en décembre, la cornière, faut-il espérer.Québec veut donc mettre fin à l’absurde en démettant aux syndicats et entreprises la charge de négocier et d’appliquer les conditions de travail, comme partout en Amérique.: Par ailleurs, il y aurait désormais quatre conventions de travail plutôt qu’une, afin de tenir compte des conditions spécifiques à chaque secteur (résidentiel, institutionnel, industriel et voirie ).L’idée ne fait pas lloffaire de l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ), la centrale patronale qui verrait fondre ses pouvoirs au profit des associations sectorielles, ni de la CSN dont les membres, surtout concentrés dans le secteur résidentiel, essuieraient des pertes importantes., Pour résoudre le problème aigu du protectionnisme provincial, le projet de loi veut cesser d’obliger les entrepreneurs a détenir une place d’affaires au Québec.| vent Voilà d’ailleurs la seule proposition du ministère qui ait fait l’unanimité lors du Sommet.Heureusement, le gouvernement va plus loin en permettant à tout ouvrier qualifié de travailler dans la région de son choix, avec priorité aux résidents de la région où ont lieu les travaux.Aujourd’hui, sublime aberration, il est impossible à un Gaspésien de venir travailler à Montréal, et vice versa.Le projet de loi devient plus radical, plus controversé aussi, quand il entend déréglementer la construction et la rénovation d’immeubles résidentiels de huit logements ou moins: plus besoin de carte de compétence, encore moins de carte syndicale, sauf pour les travaux de plomberie et d’électricité.Par contre, pour éviter que n’importe qui s’improvise entrepreneur, la licence restera obligatoire et il faudra adhérer à un programme de garantie.Quoi qu’on prétende, le gouvernement a raison d’affirmer que ce système serait au moins aussi efficace sinon plu.s, pour assurer la qualité des travaux, que l’obligation actuelle de recours à des ouvriers syndiqués.Il y a longtemps que cette mesure est attendue de tous les consommateurs pour lesquels la réalisation de travaux, aux conditions du décret, est devenue inabordable.Ce sera donc au marché de fixer les prix.La mesure suffira-t-elle pour ralentir la montée du travail au noir?Ce n’est pas certain.Comme il n’est pas sûr que le recours à une main d’oeuvre moins coûteuse, mais souvent moins compétente, bénéficiera au consommateur.On sait cependant que plusieurs ouvriers du secteur résidentiel désormais privés de toute protection syndicale, les moins expérimentés surtout, subiront le contrecoup dans leurs conditions de travail.Si tempête il y a d’ici l’adoption de la loi, c’est de ce côté quelle viendra.Reste à savoir si le cabinet libéral tient suffisamment à ses principes pour résister au Oka: l’enquête doit continuer Gilles Lesage [j==j] uarante mois plus tard, la lumière n’est pas Q encore faite sur les circonstances entourant la mort du caporal Marcel Lemay, de la SQ, au matin du 11 juillet 1990 qui a déclenché le fatidique «été indien» d’Oka-Ka-1 nesatake.Nommé l’an dernier, le coroner Guy Gilbert a tenu 75 jours d’audiences depuis janvier, ce qui fait de cette enquête la plus longue et la plus coûteuse du genre au Québec.Tout ce branlebas risque de l’être en pure perte si les avocats d’officiers et de policiers de la Sûreté obtiennent gain de cause devant la Cour supérieure.Comme par hasard, au moment même où l’on arrivait à eux, à la pointe de la pyramide, ils demandent au Tribunal de mettre fin a l’enquête.A leur avis, Me Gilbert outrepasse ses fonctions et manifeste des préjugés envers la SQ, au point que son enquête porterait davantage sur cette dernière que sur les causes de la mort violente de leur confrère.En attendant que la Cour dispose de cette requête, a la fois étrange et bien tardive, le coroner a décidé de poursuivre ses travaux.M.Gilbert s’écarte ainsi de la pratique habituelle, voulant que les procédures soient suspendues, dans une telle occur- rence.Il a toutefois parfaitement raison.Attendue avec impatience depuis belle lurette, la démarche qu’il a entreprise ne peut être laissée en plan, à moins qu’il y soit contraint de façon péremptoire.Ce qui est loin d’être le cas à l’heure actuelle.Quels que soient les motifs des avocats et la frustration des policiers qui tentent de museler le coroner, leur demande intempestive arrive à un moment on ne peut plus inopportun.Quoi qu’ils en disent, on ne peut s’empêcher de penser qu’ils ne veulent pas faire toute la lumière sur cette pénible affaire.Pour l’heure, il ne s’agit pas de pointer un coupable, mais d’aller au fond des choses quant aux circonstances et aux causes de la mort de M.Lemay.Cela met évidemment sur la sellette aussi bien la SQ que les Mohawks.Le ministre responsable, M.Ryan, a déclaré qu’il n’avait rien à voir avec la requête dilatoire des policiers.Le directeur de la SQ, M.Robert Lavigne, se dit même disposé à témoigner n’importe quand.C’est un peu rassurant.D’une manière ou d’une autre, il faut absolument que l’enquête aboutisse et que crève, enfin, l’abcès de la crise d’Oka.Nul ne doit étouffer l’enquête en cours.Haïti: le triomphe de la duplicité Il semble qu'aux yeux des diplomates de l’ONU et de l’OEA, le meurtre et le parjure puissent légitimement trouver récompense.Au mépris de ses propres engagements, le général Raoul Cédras a muselé les forces démocratiques d’Haïti par les moyens sanglants que l’on sait, fait rebrousser chemin aux Casques bleus, forcé l’évacuation des observateurs internationaux et finalement empêché le retour du président élu Jean-Bertrand Aristide.Et que fait l’ONi:?• Elle -somme» le général Cédras de revenir négocier! Belle démonstration de fermeté, alors que Cédras et ses tueurs ne demandent pas mieux que d’arracher de nouvelles concessions a la communauté internationale.Et sur quelles bases négociera-t-on?L’accord de Governors Island représentait l’extrême limite des concessions que le président Aristide pouvait consentir.Est-il seulement envisageable de maintenir a leurs postes le général Cédras et son chef de la police, le colonel Michel François, apres tous les meurtres perpétrés sur leurs ordres?Quant a l’autre concession envisagée pour "faciliter le retour a la démocratie», soit l’entrée de ministres duvaliéristes au gouvernement, elle légitimerait les moyens employés par ces mêmes duvaliéristes pour s’imposer sur la scène politique apres en avoir été écartés par la volonté du peuple haïtien.LETTRES -?- Peut-on parler de «retour à la démocratie» lorsque tous les acquis d'une démocratie naissante — celle qui a prévalu entre l’élection du pere Aristide et son éviction — sont balayés par des bandes armées qui imposent leur loi a la pointe du fusil?Le temps travaille contre Jean-Bertrand Aristide puisqu'en vertu de la Constitution de 1987, son mandat n’est pas renouvelable.Et si on le réinstalle au palais présidentiel en laissant a des postes clés des individus décidés a perpétuer l’ordre établi — c’est-à-dire les flagrantes inégalités sociales que le père Aristide voulait corriger — alors les duvaliéristes auront gagné la partie.Et le président en exil ne sera pas le seul perdant, loin de la; avec lui, c’est tout le peuple haïtien qui aura été dupé.Nicolas Gilbert Montréal, 31 octobre 11)93 Lévesque dans le privé J’ai travaillé pendant cinq ans sur l’oeuvre de Bosch en analysant ses principaux tableaux, et pourtant, nous savons très peu de choses sur sa vie privée.Cela ne l’a pas rendu moins célébré, moins vulnérable non plus devant la peur apocalyptique véhiculée à la fin du moyen âge, ou moins intéressant au plan imaginaire: a travers son «discours pictural», on perçoit l’idéologie médiévale, société hantée par la peur qu’expriment ses monstres.C’est l’essentiel.Il en va de même de l’oeuvre politique de René Lévesque qu’on aimait non pas pour ce qu’il pouvait être dans l’intimité, mais pour ce qu’il était comme Québécois, le représentant d’un peuple et d’une idéologie.On percevait des choses chez lui sans connaitre sa vie intime, cela nous suffisait pour comprendre que derrière l’homme devenu un héros, existait aussi l’humain défendant ou combattant certains désirs les plus sublimes ou plus instinctifs (ce qui ne veut pas dire que l’instinct n’a pas sa part de sublime).Et, en réponse à la chronique de Pierre Bourgeault intitulée «Sur René I-évesque», les détails croustillants que l’on pourrait apprendre sur votre vie intime, après la mort, n’ajouteraient rien à l’essentiel, a savoir que vous êtes un grand communicateur mettant son talent au service de l’indépendance du Québec avec conviction et éloquence! Votre vie intime ne serait, pour moi, qu’une goutte d’eau insignifiante dans la mer ombrageuse, pour les fédéralistes, de votre pensée politique.«La communication est ce pipeline de l’esprit qui relie les hommes entre eux et font qu’ils peuvent brûler, s’enflammer.Même ceux-là (pii prétendent a l’incommunicabilité s'acharnent à vous communiquer leur incapacité de communiquer».(René de Obal-dia, dans .Et à la fin était le bana).Solange Bolduc Montréal, 3 novembre 1993 LE MONtfe i Le sorcier sans tribu e m'étais juré de ne pas me laisser provoquer par les «mémoires politiques» de Pierre Elliott Trudeau, et surtout d’éviter de vous .!l en parler.Tout ancien premier ministre qu’il soit, M.Trudeau est devenu un citoyen, en mal de vendre un livre.La façon dont il a réussi à utiliser les deniers publics pour en faire la promotion, d’abord avec le film qui a fourni la matière de ces mémoires écrites par d’autres, puis en faisant coïncider le lancement avec un don aux Archives nationales (générateur de précieux temps d’antenne en direct à la CBC), est si effrontée qu’on répugne à lui accorder un écho, de crainte de jouer son jeu.Je croyais pouvoir tenir ma promesse quand l'exemplaire est arrivé, insignifiant a première vue.Les Mémoires politiques ressemblent, en plus coûteux et en couleurs, a ces bulletins paroissiaux que vous font parvenir vos députés fédéraux.Photographiés en compagnie du premier bébé de l’année, de l’homme d’affaires du mois, du président de la semaine de l’haltérophilie, et de la bénévole de l’heure, vos élus vous informent de leurs bons coups, du chèque qu’ils ont remis au Club des petits lutins, et de leur participation inestimable aux débats du comité parlementaire d’examen des crédits du ministère du Blé.Le bouquin Trudeau est de la même eau.Les Begin» Castro, Kissinger, Nixon et autres Elizabeth de ce monde servent de faire-valoir à notre vedette locale, avec des bas-de-vi-gnettes aussi pathétiques que celui-ci, en page 137: «Le premier ministre britannique Edward Heath qui visitait l’Inde au même moment a écrit que mon “élan et (mon) exubérance ont retenu l'attention du public et donné lieu à des manchettes”».Conforme au genre, le texte impute au mémorialiste tous les succès de son gouvernement et charge autrui de tous ses échecs.les mesures de guerre, c’est la faute a Robert Bourassa.Iü crise du français dans l’air, c’est la faute à Otto Lang.le gel des prix et des salaires, c’est la faute à la conjoncture, le rapatriement de la constitution sans l’accord du Québec, c’est la faute a René lévesque.L’échec de sa politique de l’énergie, c’est la faute à l’OPEP.Dans ce genre «c’est pas moi, c’est i.i s K BISSONNETTE ?ma soeur», sa vieille ennemie Margaret Thatcher vient de nous donner un bijou d’autobiographie autrement plus percutante, qui assassine au moins avec style.1 différence, c’est que le texte est le sien, même si elle a eu de l’aide pour le rédiger.Les Mémoires de Pierre Trudeau ne sont qu’une transcription d’entretiens menés pour la télévision puis mis en forme par des tiers dont l’adoration pour le personnage filtre le tout jusqu’à l’asepsie.Si bien que l’ouvrage suinte d’abord la paresse de son auteur officiel, tout en donnant de sa prétendue puissance intellectuelle une mesure plus réaliste.Mais j’avais tort de compter sur l’insignifiance de ce dernier coup de pub.Derrière les raccourcis, les petites phrases qui effleurent l’histoire sans jamais se donner la peine d’y entrer, le procédé Trudeau, celui de la fausse représentation maquillée en logique, est intact et toujours aussi corrosif.L’oeuvre de sa vie eu égard au Québec, on le sait, a été de nier la réalité même du désir d’autonomie politique, a défaut de pouvoir le vaincre.Ainsi dans ses Mémoires, trouve-t-il le moyen d’ignorer littéralement la vie active du Parti Québécois après le rapatriement de 1982, sa grande victoire sur René Lévesque.«Et peu de temps après, dit-il, le PQ se désagrégeait.» C’est tout.L’ouvrage, qui court pourtant jusqu’en 1992, ne fera aucune mention de la persistance et de la remontée du mouvement souverainiste.Aux lecteurs non avertis, ceux qu’il cible clairement, il veut donner l’impression d’avoir terrassé son ennemi.C’est un véritable système chez lui, dont la malhonnêteté atteint son summum aux dernières pages, dans sa re- lation du référendum sur l’Accord constitutionnel de Charlottetown.11 s’y présente comme le champion du NON, décidé à démontrer «qu’il existât au Québec des fédéralistes aussi inébranlables que moi, et qui allaient voler contre l’entente, non pas dans le but d’obtenir plus de pouvoirs pour le Québec mais parce qu’ils rêvaient d’un Canada fort».Tout en disant ensuite «ignorer quel effet pratique ont pu avoir (ses) interventions», voici comment il interprète les résultats du vote, qui l’ont “agréablement surpris»: «Les Canadiens, fait-il écrire, s’étaient comportés exactement comme je le souhaitais».Et c’est tout, point.L’analyse des résultats du référendum de 1992 a établi hors de tout doute que le NON québécois et le NON de l’Ouest rejetaient sa vision, tandis que le OUI provenait de sa famille politique, celle des Libéraux, du NPD, de l’establishment intellectuel et culturel du Canada anglais.Mais vous ne trouverez pas une phrase là-dessus.Construits avec soin sur des omissions, les deux paragraphes veulent laisser croire que sa vision du Canada vient de triompher, d’un océan à l’autre.Poussée à ce point, la négation de la réalité relève ou d’une pathologie, ou du mensonge tout cru.Et nous savons tous que Pierre Trudeau ne- déraille pas: conçu pour préserver son culte au Canada anglais, le livre consolide la mystification sur laquelle il a fondé sa carrière.Les Québécois votent pour moi car ils épousent mes idées, n’a-t-il cessé de raconter au Canada, tout en étant parfaitement conscient du contraire.Son ouvrage, comme en témoigne l’histoire du NON de 1992, va jusqu’à l’absurde pour perpétuer le mythe d’un leadership intellectuel qu’il n’a jamais exercé ici, sauf auprès d’une poignée d’inconditionnels.A Toronto, la semaine dernière, ajF pelé à commenter le succès du Bloc Québécois, il accusait comme d’habitude les «sorciers» qui manipulent la «tribu».Il s’y connaît.Incapable dé convaincre sa province d’origine, il à mieux que personne exploité à des fins électorales l’instinct tribal qu’il disait mépriser, et fait un art de la parole cabalistique, qui leurre et rassure.Ses Mémoires en sont un cas, moins brillant qu’autrefois.Et la tribu, enfin, ne marche plus.A Y R 0 Y 0 S .des jeunes et d’armes Ui possession d’armes a feu fail l’objet de diverses mesures législatives.Selon la loi, l’âge minimal requis pour acquérir une arme a feu est 18 ans.Certaines armes sont prohibées, d’autres à autorisation restreinte.Toute arme qui peut tirer un projectile à plus de 152,4 mètres/seconde esl considérée comme une arme a feu selon les termes de la loi.J oute personne doit compléter avec succès un cours sur la sécurité dans le maniement des armes à feu avant d’obtenir la permission d’utiliser une arme a feu.les permis émis aux personnes mineures leur accordent l’autorisation d’emprunter et d’utiliser une arme à feu sous la surveillance d’un adulte.D' consentement du titulaire de l’autorité parentale est exigé.les permis de chasse à des lins de subsistance accordés aux jeunes de 12 à 17 ans leur permettent d’emprunter et d’utiliser une arme à feu sans surveillance.(initlc québécois de la famille, Secrétariat à la famille, Gaëtan Morin éditeur, 1993.B 0 I! K A S S A Il K X B 0 N I) B Directrice USE BISSONNETTE I) i r ce te il r lié 1 égu é a a il m i h i s 1 r a t i n n AND It É I, E CI.K RC i r c c t c ii r il c I ' i n f u r in a t i o n I! E N 0 i T A II It I N Rédacteur en chef adjoint JEAN ROBERT SA NSE AÇON 2().rit), rue De BIciiry.De étage, Muniréa E A I S 0 I S 4 L E I) E V OIR, LE L l' X I) i I 5 X 0 V K M B B E I !l !» 3 A 9 I I) E E 8 L’accès élargi à l’école anglaise Maintenant que la loi 86 reconnaît le droit à l’affichage bilingue, les leaders anglophones font de cet accès leur priorité absolue Burundi Troubles ethniques cycliques JOSÉE LEGAU LT Politologue et auteure de L’invention d’une minorité.Les Anglo-Québécois, Boréal, 1992 n 1991, le ministre de l’Éducation créait le Comité Chambers.Chargé d’étudier la situation du réseau scolaire anglophone, dont une diminution de 57% des clientèles depuis 1972, il déposait son rapport final en janvier ecommandation la plus controversée le libre choix de la langue d’enseignement pour les immigrants ayant fait des études en anglais ou dont l’un des p;irents est originaire d'un pays anglophone.Maintenant que la loi 86 reconnaît le droit à l'affichage bilingue, le leadership anglophone fait de cet accès élargi sa priorité absolue.S’il est évident que le quotidien The Gazette et plusieurs leaders d’opinion anglophones aborderont cette question, ce sont Robert Keaton, président d’Al-ljance Québec, et Robert Libman, député et exchef du Parti égalité, qui se font les principaux porte-parole de cette revendication.C’est pourquoi il est important de jeter un coup d’oeil sur leur approche stratégique ainsi que sur des argu-ments puisés en grande partie à même le rapix>rt Chambers.Selon ce rapport, la décroissance des clientèles scolaires anglophones aurait fait de ce réseau «un système social en état de siège».Le ré- Igime actuel de la loi 101 |x-ut donc «être interprété comme un arrêt de mort a retardement mais délibéré et le sera sans doute».En fait, si on «empêche (ce réseau) de se renouveler, il disparaîtra tout bonnement».Et s’il «continue de se détériorer, cela risque de sérieusement miner le renouvellement de la population anglophone du Québec».Le rap|x>rt identifie un obstacle important à ce renouvellement, soit le «rejet» des anglo-! phones par les francophones.11 rapporte que «les anglophones ne se sentent ni bienvenus ni voulus au Québec» et que «la majorité des Québécois d’expression anglaise sont convaincus que la majorité francophone du Québec pense qu’elle peut parfaitement se passer d’eux, d’où la futilité apparente de la moindre tentative visant à assurer l’avenir et la qmilité du réseau scolaire anglophone».Nous sommes ici au coeur de l’argumentation du rapport Chambers.L’equation effectuée est la suivante: accès non élargi = rejet et déclin ou accès élargi = acceptation et survie.Ce sont donc les questions de reconnaissance et de survie de la population anglo-québécoise, qu’il pose par le biais de celle des écoles.En souscrivant à la thèse voulant que nous soyons tous menacés de disparition, il laisse entendre que la population anglophone est la plus vulnérable: «entre la majorité francophone et la minorité anglophone, laquelle des deux est la plus menacée?».Cette argumentation repose sur une vision bi-communautariste et biculturelle du Québec, où une communauté anglophone est en droit d'intégrer les immigrants partageant avec elle la même langue pendant que la communauté francophone verrait à intégrer les autres.On ne saurait trop insister sur cet aspect du document Le rapport Chambers s’inscrit explicitement dans la logique des droits collectifs.C’est au nom d'une collectivité minoritaire dite menacée de disparition, qu'il fait sa recommandation.Formulé de cette façon, le problème recèle une puissante charge émotive.Comment des francophones en quête de leur propre suivie pourraient-ils condamner mi autre groupe à la «disparition» en maintenant l’obligation pour tous les immigrants de fréquenter l’école française?Du moins, si l’on accepte le lien qu’établit le document entre ces deux dernières propositions.In question des écoles prend la forme d’un problème existentiel profond (recon-laissance et survie), la solution étant un partage upsenti et légiféré des nouveaux arrivants.On reconnaît ici l’argument de certains natio-nalistes, qui voient dans la loi 101 un «droit» de la collectivité francophone à la survie plutôt qu’un mtil de construction d’une société pluriethnique dont la principale langue de communication est h français.Voilà bien les deux côtés d’une même médaille idéologique.Tout comme ces nationalistes, c’est pour cause de survie collective que le apport Chambers revendique la création d'une catégorie d’immigrants ayant droit à l'école anglaise.L’argumentation Chambers est reprise par MM.Libman et Keaton dans le cadre d'une approche «étapiste».Ira choix de la prudence, par opposé à celui de la confrontation, s’explique iar un contexte où une majorité de francophones - oppose à une remise en question de l'inscription obligatoire des immigrants à l’école française, mais où les initiatives de rapprochement aire francophones et anglophones tendent à se multiplier.Ira situation n’est certes pas facile, mais l’heure est clairement au dialogue.Ces leaders ont donc enclenché une première étape consistant à convaincre les francophones de l’importance et de l’urgence d'élargir l’accès aux écoles anglaises pour raisons de survie.Pour le moment, les solutions avancées demeurent plus ou moins accessoires.Ainsi, le Parti égalité et Alliance Québec exigent le libre choix de la langue d’enseignement pour tous pendant que Robert übinan et Robert Keaton revendiquent parfois le rapport Chambers, parfois la Charte canadienne des droits et libertés, voire parfois une combinaison des deux.Les appuis se feront rares Ces messieurs semblent avoir compris que s'ils s’entêtent à prôner le retour au libre choix, le dialogue deviendra tout simplement impossible.L’intelligence qu’ils ont acquise quant à cette donnée est cruciale dans la mesure où les francophones représentent dorénavant leur seul véritable interlocuteur.Contrairement à la saga de l’affichage, les appuis se feront rares dans le dossier des écoles.Quelle province canadienne-an-glaise osera intervenir?Ira collaboration des groupes franco-canadiens risque également de faire défaut considérant l’état lamentable dans lequel se trouvent leurs réseaux par rapport à celui des Anglo-Québécois.Les leaders d’opinion franco-québécois s’opposent pour la plupart à cet accès élargi.Quant aux Américains, il serait fort surprenant que les propagateurs du melting-pot se portent à la défense d’un réseau scolaire de minorité.Même l’ONU reconnaissait récemment que les Anglo-Québécois ne forment pas une véritable minorité, ce qui, dans le cas des écoles, voue d'avance à l’échec toute tentative d’en appeler à cette instance.Du moins, tant que le Québec ne sera pas indépendant! En fait, seul le Commissaire aux langues officielles, Victor Goldbloom — Anglo-Québécois lui-même — a exprimé son a]> pui pour l’élargissement de l’accès aux écoles mi-glaises.Chartes et tribunaux ne seront cette fois-ci d’aucun secours.Le chapitre de la loi 101 portant sur la langue d’enseignement, tel que déjà modifié par la Charte canadienne des droits et libertés, est parfaitement constitutionnel.Quant à l’article 23.1 (a) de cette même charte, il ne peut s’appliquer sans autorisation de l’Assemblée nationale.Bref, toute modification, qu’elle soit législative ou constitutionnelle, tient à la volonté exclusive d’un parlement dont l’électorat est majoritairement francophone.On mesure ici l’étroitesse de la marge de manoeuvre dont disposent les leaders anglophones.Ira situation est d’autant plus délicate que le «leadership» anglophone est lui-même divisé, volatil et précaire.Songeons à l’instabilité et à la faiblesse du Parti égalité, aux positions différentes avancées par Robert Libman et le chef Keith Henderson, aux luttes auxquelles se livrent diverses factions à l’intérieur d’Alliance Québec et à la possibilité qu’un président plus «radical» succède à Robert Keaton en 1994.Ira pauvreté méthodologique et analytique du rapport Chambers quant à la question de l’accès saute aux yeux et laisse soupçonner que l'exercice est à reprendre du début En janvier 1993, Me Julius Grey et moi-mème proposions la mise sur pied d’une commission d’enquête non partisane chargée de mettre à jour une politique linguistique qui en a grandement besoin et dont la question de l’accès aux écoles anglaises fait partie.Le temps presse.L’amélioration des relations francophones-anglophones demeure fragile.Ira départ de Robert Keaton en 1994 risque de mener à la radicalisation d'Allian-ce Québec, privant le gouvernement d’interlocuteurs anglophones modérés.Ira Parti égalité est en train de s’effondrer.Le cynisme et le découragement attendent des anglophones redevenus une clientèle captive pour le PLQ, un parti dp plus en plus voué au purgatoire de l’opposition.A cela, ajoutons la perspective d’un prochain référendum sur l’indépendance.Ira moment est donc propice pour s'engager à la mise sur pied d'une telle commission.Pour l’instant, seul le Parti québécois est en position de le faire.Non seulement son dernier Congrès national a adopté une ix)litique prometteuse quant aux droits des anglophones d;uis un Québec indépendant, mais il a également démontré que ses éléments radicaux étaient de plus en plus isolés sur cette question.Une fois au gouvernement, il découvrira rapidement qu’il ne peut échapper au renouvellement d’une politique linguistique ayant fort mal vieilli sous deux mandats libéraux.En s’engageant à la mise sur pied d’une commission non partisane, le PQ démontrerait clairement que, quoi qu’il advienne, il entend poursuivre sa route sous le signe du rapprochement et du réalisme.En agissant de manière prudente et responsable, il contribuerait à calmer les appréhensions des anglophones inquiets face à leur avenir et des francophones craintifs de voir certains acquis fondre comme neige au soleil.Après huit années d'opportunisme et d’improvisation du gouvernement Bourassa sur les questions de langue, n’est-il pas temps de rétablir la confiance des citoyens?1992.Sa r prévoyait Après huit ans d’improvisation sur les questions de langue, n’est-il pas temps de rétablir la confiance des citoyens?I.• É () U 1 I* K I) rt 1) e v o I K IA RÉDACTION lounmlisliv A l'infoniwtion ({AnAmlo cl niètn>|>oliliimr: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, i.>uis< allés lï am unit.I ouisAitiy I 'I leun'iix, Jean-lierre I égal lit, Caroline Montpetit, Bernard Morrier, Isabelle l’arc, Diane I Ye mii1, lauivnt Soumis, ( illy I aillcli i.Jacques (itvnier el Jacques Nadeau (photafmphes); A l’information culturelle: Michel Bélair i, xtsptmsaNe), Stéphane Itaillarneon, Roland-Yves CariRtian, none Cayouette (Jjvtes), l’aille des Rivières, Marie laurier, Robert US \ i sono, ( Mlle IYeinblay: A l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Putrisac, Claude Ijévesque, Serge ' i iitfiiut.Claude l ui coùe; A l'information internationale: François Bmusseau (éditorialiste ri responsable), Antoine Char, Jocelyn l bulnn,'sylviaiio l'ramior.'t Jrmciil Tnidol;ù l'information politique: l’ienv O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire A Otta-ij m,|, ( aijes I esage (tvrrvspnndanl parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire à (Québec), Ser-: i « C hapleau (caricaluristc); A l'information s|»>rtivc: Yves d’Avignon; Denise Babin, Rachel Duclos (commis).Marie-Hélène Mali n, (secrétaire A la redaction), Isabelle Baril {secretaire A la direction).In Documentation: Gilles Pâté (directeur); Manon Scott.Serge il I ai liante (Quebec), Rachel Rochefort (OttawaI.IA DIRECTION ARTISTIQl IE l-tieie Incava.IA l’IlBIJCriE laeie lYnsoiilieaull I Iticclrice), U qui liai Avril.Brigitte lToutin'.Gvslaiue Côté, Plancine Gingnis, Johanne Guiltoau, Uicie Incroix, Christiane I egault.!' ii iiblicilaircs).Mi.helini I iiigeon (commis); Michéle Bouchard (secrétaire); Ghislaine lalleur (réceptionniste).L'ADMINISIRA J I II IN I lemy Rie.il (nuitrvlciir), Nicole l armel (coonlinatrice dis services comptables); Morille Cormier, Céline burov, Jean-Guy lull IRaymond Malte.Nathalie Poirier,Danielle Ponton.Danielle Ross.I jnila Thérianlt (adjointe A l'administration).LE MARKK DISK, |T SERVICE VIA ( I.IENTÈIE Chrislianne Benjamin (directrice), Johanne Brien (secrétaire), Manon Blanchette, Mo-! nique I llciit eux lise'lâchât* die,1 Jlivier guida.Rochelle l.vlcn-Venue.Jean MaivSti-Maric (superviseur aux promotions des abon 1 la merits) IA l’KOI MICTION Robert McDougall (directeur des systèmes in/irrmatiriucs et de la production), Jolianne Brunet, Daniel-Ü le i ani'a, a Sylvain Dam .Richard DesConnicrs, Caroline I les Rosiers, l.yiula Di Cesair, Marii-Joséc lludon, Michael Schneider, il Marie l-'rancc Ihigeon iroonlimnatricr), Christiane Vaillant.les annonces classées et avis publies: Yves Williams (superviseur), 1 l'nniiniqor chailiontliri Marlène Cote, Sylvie laportc.Menotte Rousseau, Micheline Rucllaml.LE CONSEIL DD DEVOIR INC.Metre II.(president).IA EONDATION DD DEVOIR Marcel Couturo(pnisirfe»i/), Roger Boisvert (viceprésident et ditre- i tcur Kcnèrat), Raymonde Guay (rvsponsaUe du financement prité) / Le coup d'Etat d’octobre résulte d’une idéologie raciste et dictatoriale de membres de la minorité tutsi mv \ % wr»% TàL^.1 G-—'/ - ¦vjfZBl?)J a, PHOTO AP "h Les Tutsi cherchent à se constituer un empire au sein duquel ils mettraient les autres ethnies sous leur joug; cela s’explique par des raisons historiques.E M M A N U E L N Y E M E R A PATER TWARABIMENYE Étudiants d’origine rwandaise vec le coup d’Etat militaire du 21 octobre dernier et les massacres de la population civile qui s’ensuivirent, l’armée burundaise vient de rejoindre au panthéon de la cruauté et de la barbarie les juntes militaires birmanes et haïtiennes condamnées par la communauté internationale pour leur opposition à la volonté c u peuple.Si les putschistes parviennent à se maintenir au pouvoir, l’avenir de la démocratie dans cette région de l'Afrique centrale sera hypothéqué.Pour ceux qui suivent de près la géopolitique daps cette sous-région, ce coup d’Etat résulte d’une idéologie raciste, dictatoriale et belliqueuse de certains membres de la minorité ethnique tutsi éparpillée au Burundi, au Rwanda, en Ouganda et au Zaïre, et qui cherche à se constituer un empire au sein duquel elle mettrait les autres ethnies sous son joug.Cela s'explique par des raisons historiques.Depuis le XVIe siècle jusqu’au début des années 60, le Rwanda et le Burundi connurent une domination des castes de la minorité tutsi sur la majorité ethnique hutu (85% de la population) sous des systèmes de monarchie féodale absolue caractérisés par l’appartenance exclusive et totale du serf hutu ainsi que toute sa famille et sa descendance au suzerain tutsi.Cette domination séculaire de la minorité tutsi sur la niasse populaire hutu créa chez les premiers un complexe de supériorité qui les pousse à se considérer comme une minorité éclairée, au pouvoir divin, faite pour régner, devant guider un peuple quelle considère comme enfermé dans les ténèbres.Pour eux, toute détention du pouvoir par un Hutu est anormale.Ira Burundi n’a jamais connu la démocratie; le passage de la monarchie à la république s’est fait par un ! coup d’Etat militaire.Cette vision dictatoriale conduit les seigneurs tutsi et leurs congénères au racisme et au rejet de la démocratie au Burundi, au Rwanda et en Ouganda.Le Rwanda et le Burundi sont deux pays qui se ressemblent à bien des égards comme deux gouttes d'eau mais dont l’évolution politique a été différente depuis le début des années 60.Ira Burundi n’a jamais connu la démocratie; le passage de la monarchie à la république s’est fait par coup d’État militaire.Iras régimes militaires qui se sont succédé par la suite ont perpétué la discrimination ethnique et des massacres sélectifs cycliques (1965, 1972, 1988,1993) pour maintenir la masse populaire hutu dans la servitude et l’ignorance.Iras Hutu exclus Par exemple, les Hutu sont systématiquement exclus de l’armée nationale et de la police: leur accès à l’enseignement secondaire et universitaire public est très limité, le réseau d’enseignement privé est combattu et les hommes d’affaires hutu sont continuellement harcelés et n’ont aucun accès aux devises de la Banque centrale.Au Rwanda, des revendications relatives à la participation de la majorité ethnique au pouvoir commencèrent dès 1957 et la caste régnante tutsi, qui tenait à sauvegarder les privilèges de son système féodal, procéda à des assassinats et massacres généralisés des leaders démocrates.Le ras-le-bol de la population longtemps opprimée provoqua une revolution sociale qui culmina le 25 septembre 1961 en un référendum supervisé par l’ONU sur la monarchie; la monarchic fut rejetée à 80% des voix.C’est à ce moment-là que, vaincus par les urnes, des extrémistes tutsi s'exilèrent pour s’organiser de l'extérieur et reconquérir mili-taifcmcnl le pouvoir perdu.A partir du Burundi et de l'Ouganda, ils attaquèrent la jeune ré-mblique rwandaise mais l’unité et a solidarité de la masse populaire leur infiltrent des défaites cuisantes et leurs attaques cessèrent en 1967.En 1986, Yoweri Museveni, de l’ethnie hima (apparentée aux Tutsi), aidé par beaucoup d’exilés rwandais, parvint au pouvoir en Ouganda après six ans d’une sanglante guérilla.Encouragés par la réussite de cette guérilla, les extrémistes tutsi de cette sous-région d’Afrique centrale planifièrent de reprendre le pouvoir au Rwanda, le Sud de l’Ouganda et l’Est du Zaïre.L’exécution de ce plan débuta le 1er octobre 1990 par l’invasion du Rwanda par le Front patriotique rwandais (FER), mais n’eut pas les résultats immédiats escomptés.Les élections présidentielles et législatives de juin 1993 au Burundi qui portèrent au pouvoir, pour la première fois dans l’histoire de ce pays, un Hutu, Melchior Nda-daye, élu a plus de 65% des voix, infligèrent un coup dur aux extrémistes tutsi.Ira mort du président Leur mythe de supériorité ethnique venait de s’écrouler, leurs privilèges allaient progressivement disparaître et leur plan de création d’empire venait d’échouer.Alors que le peuple burundais fêtait la victoire de la démocratie (juin 93), certains membres de l’armée burundaise (10(1% tutsi) tentèrent un coup d’Etat qui échoua.Ces militaires, fidèles à l’idéologie de leurs congénères tutsi, n’ont pas apprécié l’élection de Melchior Noadaye.membre de l'ethnie majoritaire; ils voulaient enlever le pouvoir des mains qu’ils jugent «indignes».Ira récent coup d’Etat ayant entraine la mort du président Melchior Ndadaye et ses collaborateurs hutu s’inscrit dans la même logique que le précédent.A l’ère de la démocratie et du respect des droits de l’homme, la communauté internationale devrait aider le peuple burundais à rétablir la démocratie en imposant des sanctions économiques, un embargo sur les ventes d'armes à ce pays, le gel des avoirs financiers de l'Etat burundais à l’étranger, le refus des visas d’entrée aux putschistes et leurs collaborateurs et l’appui diplomatique et militaire au gouvernement burundais en exil.) \ A K) I.K I) K V (I I H , I.K I.I’ X D I I 5 X (I V K M B B K I !l !l B ?LE DEVOIR ?ACTUALITES FTQ Autonomie totale SUITE DE LA PAGE 1 Ottawa que d’expertise aux tables de négociation.A moins d’un dérapage de dernière minute au cours de l’étude — entreprise il y a trois semaines par les instances du CTC — de l’accord intervenu récemment entre les deux comités de négociation créés après la sortie fracassante de la FTQ, les jeux sont faits: la FTQ deviendra le seul représentant et porte-parole du CFC au Québec.Autrement dit, l'autonomie totale.Avec tous les pouvoirs que cela comporte, notamment la possibilité de prendre position sur tous les sujets imaginables, aussi bien en commission parlementaire à Ottawa, qu’ailleurs dans le monde et ce, sans jamais obtenir l’aval du «camarade» canadien.De plus, et c’est majeur, la FTQ imposera désormais son propre protocole de non-maraudage à tous les affiliés du CTC au Québec.Ce n’est pas tout.La plus importante centrale de la province aura un siège d’office au Comité exécutif du CTC, ainsi que sur toutes les tribunes du Congrès du travail du Canada à travers le monde.Et le dessert: l’accord permettra à la FTQ d’améliorer substantiellement l’état de ses finances, vacillantes depuis 90, grâce à un nouveau partage des cotisations versées au CTC.Ainsi, sur chaque tranche de 60 cents qui sera envoyée au CTC à compter de janvier 94, ce dernier en retournera graduellement près de la moitié à la FTQ d’ici 96, au lieu des 18 cents remis actuellement.Une différence d’environ 700 000$, qui s’ajoutera au budget de 5 mil-lions$ de la FTQ.Alors que les fermetures d’usines se multiplient et continuent de transformer en chômeurs des milliers de syndiqués — donc de cotisants — de la centrale, le morceau est de taille.En deux mots, la FLQ vient de négocier la souverain-neté-association avec le CTC, assortie d’un important transfert financier.Pour la FTQ, l’objectif était de s’assurer quelle pourrait, une bonne fois pour toutes, avoir sa place dans cet extraordinaire réseau d’expertise, d’expérience et de contacts que représente le CTC, une famille de 2,3 millions cle membres dispersés aux quatre coins du pays.A l’heure actuelle, l’entente en est une de principe.Le président du CTC, Bob White, célèbre depuis son implication remarquée et mouvementée à la tête du Syndicat canadien des travailleurs de l’automobile, l’endosse entièrement.Reste à convaincre ses 46 collègues du Conseil exécutif et du Comité exécutif, représentants les affiliés du Canada anglais.I«e résultat de leurs délibérations devrait être connu le 23 novembre mais, selon nos informations, l'affaire est à toute fin pratique réglée.L’opération ne se fait toutefois pas sans heurt, Bob White usant occasionnellement de toute son influence pour atténuer les réticences de certains à accorder à la FTQ un statut particulier et d’autres privilèges qu’aucun autre affilié du CTC ne pourra bénéficier.Et cela inclut la plus grande centrale du Canada, la Fédération des travailleurs de l’Ontario ( 900 000 membres).«Personne dans ce pays n’entretient des liens aussi étroits entre francophones et anglophones que les affiliés du CTC, soutient un permanent de la FTQ.Normal qu’on se comprenne un peu mieux!» En fait, lors du prochain congrès de la FTQ, le 15 décembre prochain, c’est la consécration dans les textes d’un mariage qui dure depuis 25 ans qu’on annoncera, plutôt que la rupture définitive d’un vieux couple.ARAFAT Arrêter le terrorisme SUITE DE LA PAGE 1 tinienne Wafa.Celle-ci précise que le Conseil révolutionnaire du Fatah, réuni vendredi et samedi dans la capitale tunisienne sous la présidence de Yasser Arafat, a aussi approuvé l’accord de paix signé en septembre avec Israël.Yasser Arafat a déclaré hier que le colon Haïm Mizrahi avait été tué le 29 octobre à l’insu des dirigeants de l’OLP.Il a de nouveau exhorté les Palestiniens à mettre fin aux actes de violence contre les Israéliens.Yitzhak Rabin avait dit que les négociations ne pourraient continuer que si le président de l’OLP condamnait l’attentat perpétré par des renégats de son mouvement, le Fatah.Shimon Pérès avait demandé à Yasser Arafat de le dénoncer et ce dernier avait aussitôt accédé à sa requête.«Ce qui est évident, c’est que l’OLP en tant qu’organi-sation s’en tient à sa promesse d’arrêter le terrorisme et que cet acte était irrégulier», a dit le chef de la diplomatie israélienne.«J’espère seulement que l'OLP sera en mesure de contrôler les siens», a-t-il souligné samedi, ajoutant qu’Is-raël jugerait l’organisation palestinienne à ses actes et insisterait «pour que l'OLP remplisse toutes ses obligations, sans compromis».La presse israélienne rapportait hier que des représentants de l’OLP à Tunis et dans les territoires occupés s’employaient à déterminer si des dirigeants du Fatah opposés à l’accord de paix avaient commandité le meurtre du colon.De source palestinienne en Cisjordanie, on a rapporté que trois des cinq hommes qui ont avoué le meurtre de Haim Mizrahi briguaient des postes dans la police palestinienne appelée à remplacer l’armée israélienne dans les régions autonomes.Samedi soir, des colons ont tenté d’incendier le centre d’élevage de volailles où le colon a été tué, a rapporté la sécurité.Un Palestinien travaillant sur place a été grièvement blessé par balle dans l’incident.Deux des Arabes soupçonnés du meurtre travaillaient dans cette exploitation.Shimon Pérès a dit que l’on avait réalisé des progrès aux négociations du Caire parce quelles se déroulaient à l’abri de toute pression médiatique.Il a ajouté que les entretiens allaient maintenant porter en priorité sur les zones que les forces israéliennes doivent évacuer, sur la passation des pouvoirs civils et des questions économiques.Des experts financiers israéliens et palestiniens doivent se réunir demain à Paris pour s’entretenir du développement économique.Par ailleurs, la communauté internationale doit exercer des pressions sur Israël pour l’amener à «reconsidérer sa position de telle manière que les discussions de Washington puissent reprendre», a estimé hier à Damas le vice-président syrien, M.Abdel Halim Khaddam.«Jusqu'à présent, nous n’avons pas entendu un seul mot d’Israël disant qu’il est d’accord pour un retrait total» des territoires arabes occupés, a affirmé M.Khaddam à un groupe de journalistes étrangers, rappelant la position syrienne de «paix totale contre retrait total».«La communauté internationale doit exercer des pressions sur Israël pour qu'il respecte les résolutions des Nations unies et la formule de la Conférence de Madrid», basée sur le principe de l’échange de «la terre contre la paix», a-t-il ajouté.Aucune date n’a été fixée pour la reprise des négociations de Washington, entreprises dans le cadre de la conférence de Madrid et suspendues l'été dernier.«S’il n’y a pas de progrès sérieux de la part des Israéliens vers une acceptation d’un retrait total de nos territoires occupés, il est difficile d’imaginer la reprise des négociations, car celles-ci ne sont pas un but en soi mais seulement un moyen de parvenir à un règlement», a poursuivi M.Khaddam, estimant qu’«en deux ans, les discyssions n'ont résolu aucun problème».«A moins d’être convaincus par de nouveaux développements qu’Israël a changé de position concernant la question de retrait, nous avons le sentiment que de telles discussions ne seront pas utiles», a-t-il ajouté.«La progression vers la paix ne peut pas se faire que d’un côté.Les Arabes ont avancé plus qu’assez, la partie israélienne doit bouger», a affirmé M.Khaddam.FRANÇAIS Solution «révolutionnaire» SUITE DE LA PAGE 1 main, dit-il, de 1,6 a 1,7 million d’emplois et l’État compenserait la baisse de ses revenus par la réduction du nombre de chômeurs.C’est mathématique et génial, s’est exclamé en cœur une majorité de Français de droite comme de gauche.Il n’en fallait pas plus pour découvrir que plusieurs entreprises —Digital Equipment, Kronenbourg, Hewlett Packard — pratiquaient déjà la réduction des heures de travail pour éviter les licenciements.Depuis, opposants et partisans brandissent leurs calculs, tous plus compliqués les uns que les autres, afin de convaincre les sceptiques.Michel Rocard, secrétaire général du Parti socialiste, s’est dépêché de récupérer l’idée et d’en faire son mot d’ordre pour la prochaine décennie: les communistes reclament évidemment «la semaine de quatre jours sans réduction de salaire»; et le Nouvel Observateur salue cette solution enfin «révolutionnaire» si caractéristique de «l’identité française».Si la «pierre philosophale» existait, ça se saurait, disent la plupart des patrons qui trouvent la proposition fantaisiste et malthusienne.Ils comparent Pierre larrou-turou a ces physiciens qui croyaient avoir découvert, il y n’y a pas si longtemps, la recette miracle pour produire de l’énergie.«Quoi, on pourrait sortir de la récession et devenir compétitif sur les marchés internationaux en tra- C'est beau la vie LaSoc«te canadienne de la Croii-Rouge DmonfeCMCK vaillant moins!» Valéry Giscard d’Estaing dénonce cette façon de «partager la misère».On cite les États-Unis et le Japon ou l’on travaille respectivement 2(X) et 350 heures de plus qu’en France et où le chômage est inférieur de 6,7% et 2,5%.Même l’histoire est appelée à la barre.Les politiciens de droite rappellent qu’en 1936, le Front Populaire et sa semaine de 40 heures avait fait chuter la production industrielle! Iœurs adversaires répondent que si la durée du travail n’avait pas diminué de moitié depuis un siècle, les chômeurs se compteraient par dizaines de millions.Interrogé à l’émission de télévision Sept sur sept, l’analyste et homme d’affaires Alain Mine craignait qu’une mesure généralisée ne mette un terme a d’autres innovations tout aussi fondamentales comme le travail a domicile, les horaires flexibles ou le travail a temps partiel.Or, la France possède moins de travailleurs a mi-temps que les Etats-Unis, l’Allemagne et le Canada.Et les syndiqués s’opposent mordicus a l’ouverture des commerces le soir et le dimanche.Peu enclins a accepter une réduction des salaires, tous les syndicats (sauf la CFDT) sont contre la réduction des heures de travail.C’est pourtant aux travailleurs peu qualifiés que la semaine de quatre jours serait la plus facile a appliquer.Ce qui est évident sur une chaîne de montage ne l’est plus autant pour un chercheur en informatique, un architecte, une secrétaire de direction.Et où la petite entre prise trouvera-t-elle l/5e de chauffeur ou l/5e de contremaître?Enfin, un sondage réalise en Allemagne laisse penser que les salariés ainsi libérés pourraient en profiter pour.travailler au noir.Au pays de la cinquième semaine de vacances, la plai sauterie qui circule actuellement dans les cafés est la suivante: «Pourquoi expérimenter la semaine de 32 heures alors qu’ils sont déjà trois millions a expérimenter celle de 0 heure.» Voila la France repartie dans un de ces beaux et grands débats de société, dont elle a le secret.DONNEZ! Après-midi littéraire LE SALON DU LIVRE * Montréal a attiré lecteurs, petits et grands, tout le week-end.Un public chaleureux a fait le tour du salon et acheté de nombreux livres à la Place Bonaventure.Hier, plus de 50 écrivains signaient des envois à leurs lecteurs qui attendaient le bon mot sur leur page de garde.On a tenu plusieurs débats publics, dont un animé par Gilles Archambault sur la nouvelle anthologie de la poésie de Jean Orizet.Une vingtaine d’écrivains furent aussi jumelés avec des peintres lors d’un «Après-midi littéraire».Ainsi René Derouin était jumelé avec Pierre Morency, et Paul Chamberland avec un peintre qui a choisi comme nom Anonyme Sans Regret.À la sortie, ils étaient rares ceux qui n'avaient pas un livre.PHOTO ROBERT SKINNER -AL* A V \W| y-.vutÀNF Yjflp Nijr ¦agSr vif \ .il hH WM* ' Deux Américains grands champions de la 5e compétition canadienne d’escalade sportive VALÉRIE LEHMANN COLLABORATION SPÉCIALE Les deux gagnants de l’épreuve de difficulté du 5e championnat d’escalade sportive, qui se déroulait ce week-end au Cégep André I.aurendeau de Ville Lasalle, sont le Californien Doug Englekiak, figure bien connue du milieu de l’escalade US et la grimpeuse Goergia Phipps de l’Oregon, qui a tourné dans la superproduction Cliff Hanger aux côtés d’Arnold Schwartzenegger.Ce sont donc deux des sportifs désignés favoris dès le début de la compétition, comme l’avait précisé le DEVOIR en fin de semaine, qui ont reçu le titre de champions.Grimpeurs expérimentés, tous deux ont fait preuve d’une grande maîtrise de leur technique, se qualifiant facilement samedi après-midi parmi les premiers demi-finalistes, puis réussissant sans trop de difficultés dimanche, sous les yeux de 200 personnes attentives, la voie finale d’une longueur de 13 mètres, cotée environ 5.13, très difficile parce que presque constamment en devers.lœ seul Québécois classé honorablement au cours de l’épreuve de difficulté est une femme de 31 ans, Nadine Gagnon de Ville d’Anjou, qui termine 3e de la finale femmes, avec un parcours d’une belle consistance.L’épreuve de vitesse (non ouverte aux finalistes de l’épreuve de difficulté) a cependant permis à un Québécois de gagner le prix de champion de vitesse canadien.Stéphan Hudon, de laval, s’est en effet révélé le grimpeur le plus rapide en se hissant en haut d’un mur verti- cal de 10 mètres en moins de 8 secondes.la championne féminine de cette épreuve de vitesse, qui se nomme Wendy Rockfellow, est, elle, originaire de l’Alberta.Au delà des résutats bruts de la compétition, il faut souligner chez les hommes, en finale, la prestation remarquable du Torontois Bob Bergman qui a réalisé sans conteste le plus beau parcours du championnat, alliant élégance et aisance, ainsi que le travail net et précis de l’agile Jimmy Fairfield du Nouveau-Mexique.Chez les femmes, en finale, exception faite de la Québécoise, c’est l’intervention de la jeune Jessika Haines (16 ans) qui a le plus séduit par sa souplesse.Finalement, ce 5e championnat canadien d’escalade | en salle, qui se déroulait pour la première fois au Qué- j bec, - outre qu’il démontre la domination incontestable des USA aujourd’hui en Amérique du Nord dans ce sport nouvellement introduit au Québéc -, a surtout permis de révéler au grand public québécois, à travers les périgrinations de 80 concurrents enthousiastes, certaines réalités d’une activité physique que de plus en plus de jeunes apprécient pour son intégrité et ses qualités d’accessibilité.Le rythme de croissance de l’escalade étant actuellement de 4(X)% par an, il y a de fortes chances pour qu’en 1994 un Québécois ou une Québécoise emporte le championnat canadien d’escalade sportive.D’autant plus que, compte tenu du succès évident de la compétition 1993, les prix offerts aux gagnants d’une valeur totale de 20 000 dollars cette année risquent fort, eux aussi, de-grimper.BINGO Pour un débat public SUITE I)E LA PAGE 1 mentation entourant le bingo.Des mémoires sont acce|> tés à la régie jusqu’au 1er décembre.Les péquistes demandent l’adoption de diverses règles qui favoriseraient le bingo convivial au détriment du bin- go commercial, par le contingentement du nombre de salles, par exemple, ou le maintien de la limite de 35(X)$ de la valeur des prix distribués au cours d’une soirée.Ils réclament, enfin, que le débat soit public.In régie ne tient pas d’audiences.U*s députés veulent une commission parlementaire.Il ne manquerait plus que 12 votes pour l’ALENA Washinton (Reuter) - Il manque environ 12 votes a l’administration Clinton pour obtenir la majorité nécessaire a l’adoption de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), mais on se rapproche de la victoire, a indiqué dimanche le haut responsable américain au Commerce extérieur.Toutefois, l’un des principaux adversaires de l’AI.ENA a déclaré pour sa part qu'il avait un nombre suffisant de votes pour défaire l’accord lors du vote de la Chambre des représentants, mercredi.Invité a une émission du réseau NBC, le représentant au Commerce Mickey Kantor a dit que l’appui à l’ALE-NA, qui créera une zone de libre-échange entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, prenait de l’ampleur.lorsqu'on lui a demandé si le président Clinton avait besoin d'une douzaine de votes supplémentaires pour s’assurer l'adoption de l'accord, M.Kantor a répliqué: «A peu près cela».«Nous avons assez de votes maintenant pour nous placer j a portée de notre objectif.Ni l’un ni l’autre (côté) n’a 218 I votes a l'heure actuelle, mais nous les aurons mercredi».Mais un leader des adversaires de l’AEENA, le whip démocrate David Bonior, soutient de son côté qu’il y a 222 votes contre l’accord.«Nous pensons que nous allons maintenir notre vote parce que le peuple américain appelle les membres du ( migres et leur dit que c’est une loi pour la perte d’emplois», a indiqué M.Bonior, invité a la même émission de télévision.Fendant ce temps, le président Bill Clinton continuait de téléphoner aux réprésentants élus pour tenter de ré- ' eupércr des votes en faveur de l’ALENÂ.Il prévoyait également inviter a dîner un autre groupe de réprésentants a la Maison blanche pour les convaincre personnellement.1 J 1 i * ! i 1 i i I Le LtS BUREAUX DU DEVOIR SON! OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS (514) 985 3333 ADMINISTRATION (514)985 3333 AVIS PUBLICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514)985 3344 (514) 985 3344 (514)985 3399 1 800 363 0305 • Extérieur (sans Irais) • 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À I6HJ0 2050, RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot et poui les abonnements postaui Montréal (514)985 3355 «lis DKVOIK •*•*» publié par I.K DKVOIR In< dont I*- su g* six ul est situé au numéro 20f»0 ri» lilrury, lie > tag*-.Montréal, (Quétx-i >, HTA TMT II est imprimé par n Imprimerie (Juebei or lüSalIr, 774T !»eau.St I aurent l-.nvoi rie pnblii at ion !¦ nregistrement ru» OMSK DépAt légal Hibliolheque nntionale du Uuébec I éléplmne général (M4) HH.r» 1111, service a la elientele F» 14) HH!» TT!»!), publii ile (!»14) «)HS TTHM 86
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