Le devoir, 1 décembre 1993, Cahier A
Vol.I.X .\ X I V X o 2 7 (S T v g / ri r.t travail AU NOIR (S ,1 c -^ r u u tj h i a i u ?- LE DEVOIR P E K S I» E C T I V E S L’éthique à l’épreuve du sida Mar t i ne Tnre une Chaque année, le 1er décembre donne l’occasion de faire le point sur la maladie la plus médiatisée de ce siècle, et donc de l’histoire de l’humanité: le sida.La plus médiatisée, et la plus auscultée aussi: en dix ans d’épidémie et de recherches, les scientifiques en ont plus appris sur le sida que sur n’importe quelle autre maladie.Près de douze ans après le premier cas de sida officiellement répertorié, la maladie n’a toutefois pas causé les hécatombes prévues en Occident.En 1985, l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, estimait qu’il y aurait 100 millions de porteurs du virus en 1991.Les estimations actuelles sont dix fois moindres.Dans les pays occidentaux, le sida continue de frapper principalement les groupes à risques «traditionnels»: les gais et les toxicomanes.Et même si la maladie se répand chez les hétéros non toxicomanes, ils ne forment toujours que 5 à 10% des cas recensés.Cela dit, et au-delà des statistiques qui ne rendent pas justice au lot de souffrances, de douleurs et de deuils que la maladie traîne avec elle, le sida aura été à l’origine de toute une série de questionnements d’ordre éthique, moral et légal.Avec l’apparition du VIH, il y a des choses qu’on ne peut plus voir, ou faire, comme avant.«Le sida nous a fait repartir à zéro, dit le Dr Réjean Thomas, de la clinique L’Actuel, la plus importante du genre au pays.Nous avons eu soudain affaire à une maladie qui frappait des gens qui ne devaient pas mourir.Et il a fallu à nouveau se questionner sur le sens même de la vie.» Le sida a ainsi accéléré le débat sur l'euthanasie, qui divisera, dans les prochaines années, la société et les médecins tout autant que l’avortement.«On ne pourra plus jouer à l’autruche, estime le Dr Thomas.La société devra prendre des décisions.» La clientèle sidéenne est jeune, et ses valeurs ne sont pas nécessairement chrétiennes, dit-il.La perception de la vie, et de la mort, s’en trouve ainsi modifiée.Soudain, la souffrance est perçue comme une épreuve inutile, bêtement cruelle.«Ix première question que me pose un nouveau malade, dit Réjean 'Hiomas, est si je l’aiderai à mourir.» Les malades vivent de plus en plus longtemps.Et à 25 ou 40 ans, ils ont de la difficulté à se voir dégénérer, «disparaître à petit feu», comme le dit le Dr David Roy, directeur du département d’éthique à l’IRCM.«Ixs médecins ne savent pas quoi faire.la société est divisée, la Cour suprême aussi.Ce sera le grand débat des prochaines années.On devra choisir entre l’euthanasie et une médecine palliative plus développée, donc plus coûteuse.» L’arrivée du sida a aussi bousculé les habitudes de la recherche.Les malades ont voulu tout essayer, tout de suite.Outre l’aspect immoral qu’il y a à servir de cobaye, le coût de plus en plus exorbitant de certains nouveaux médicaments pose toute la question de la justice distributrice, de l’accessibilité des soins.«C’est un problème social très large», dit le Dr Roy.Et les compressions dans le système de santé sont devenues, ajoute le Dr Thomas, l’une des plus grandes préoccupations de ses patients.«Ixs malades m’en parlent tous les jours et je suis très inquiet devant les choix que l’on devra faire.Déjà, les hôpitaux ne suffisent pas à, la demande.» Faille du système, de l’Etat providence, le sida aura aussi démontré les limites de la médecine.Il y avait dans nos sociétés pré-sidéennes une métaphysique de la science, dit le sociologue Stephen Schecter.Les gens étaient obnubilés par le pouvoir de la médecine.Peu de maladies tuaient de jeunes gens en parfaite santé.Ix mythe n’a pas tenu.«J’ai compris les limites de la médecine lorsque j’ai passé un mois dans les pires souffrances, disait récemment un sidéen, sans qu’on puisse ni me soulager, ni même savoir pourquoi j’avais si mal.» Ix sida a aussi fait surgir une problématique «tech-niciste» sur une des activités humaines les moins rationnelles: l’amour.Toutes les campagnes de prévention n’auront mené qu’à des résultats fort limités.Ixs comportements dit «sans risques» ne sont pas entrés dans les mœurs.1rs adolescents, submergés de campagnes d’information, restent réfractaires.Ixs distributrices de condoms dans les écoles auront fait couler beaucoup d’encre, mais dans les écoles où elles sont installées, elles restent largement sous-utilisées: une dizaine de ventes chaque semaine, surtout les samedis soir, lorsque l’école est louée aux activités sociales des «adultes» de différents clubs.«Cela démontre la faille de la pensée qui stipule que tout peut être géré, même la sexualité, dit Stephen Schecter.Pour certains, le sida devient un problème du même ordre que le déficit ou la pauvreté.Mais dans tout le débat technique sur la prévention de la maladie, on a oublié de se poser la question suivante: pourquoi les gens font-ils l’amour?» Les prochaines années seront donc celles des grands questionnements philosophiques, moraux et aussi légaux.Mais cela restera un débat de riches, dit David Roy.Car il n’y a pas une, mais des épidémies de sida, très différentes dans leurs formes et leur mode de transmission selon les latitudes.Id tandis qu’on discute ici des coûts des médicaments les plus sophistiqués, de la possibilité d’un vaccin ou de la confidentialité des renseignements, les malades, dans certains pays, n’ont que de l’aspirine pour soulager leur douleur.«El moralement, dit le Dr Roy, nous avons aussi un devoir vis-à-vis d’eux.» Ix- sida n’a donc pas fini de nous faire choisir, ajoute-t-il, et pas toujours pour la gloire de l’Homme.L’arrivée du sida a bousculé les habitudes de la recherche 1 N 1) K X Ia's Actualités .A4 Éditorial .AK Agi'iiiLi culturel .UK Idées .Al» Annum vs limées .115 Ix' Momie „.A Avis publics .ut; Montréal .A3 Météo Culture .Bit) Mots croisés.H6 Ciel variable Découvertes.Bl Politique A3 Max.2 Économie ,.112 les Sports.117 Détails en B3 L'ÉCONOMIE La Laurentienne précise ses chiffres PAGE B 3 LE MONDE Clinton proclame la «loi Brady» PAGE A 6 POLITIQUE 855 emplois supprimés au MLCP PAGE A 3 La CSN tente de vider les chantiers de Montréal LAURENT SOUMIS LE DEVOIR Le mouvement de débrayage illimité dans l’industrie de la construction a gagné hier la région métropolitaine alors que des commandos de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) tentaient de vider les chantiers de leurs travailleurs.Le mouvement pourrait s’étendre à l'ensemble du Québec dans les prochains jours.Selon une porte-parole de l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ), Mme Christian Rioux, à peine trois petits chantiers — dont on préfère taire l’identité — ont dû fermer leurs grilles.Pour sa part, le porte-parole de la CSN-Construction, M.Maurice Hamram, n’était pas en mesure de préciser l’ampleur qu’avait pris dans les faits le débrayage.La journée d’hier n’a toutefois pas donné lieu à de fâcheux incidents, à l'exception d’une alerte à la bombe au bureau régional de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation (APCHQ).Vers 8h, hier matin, l’escouade spécialisée de la police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a dû y procéder à l’ouverture d’un colis suspect qui contenait un réveil-matin et des fusées d’urgence.L’alerte a nécessité la fermeture temporaire du tunnel VOIR PAGE A 10: CONSTRUCTION Les députés ont peur Le gouvernement ne se laissera pas intimider; dit Bourassa MI C H E L VENN E DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les députés du Parti libéral ont demandé hier la protection de la police, à la suite des violences commises à l’endroit de l’un d’entre eux, vendredi dernier, et des menaces graves proférées à l’endroit des autres par les syndiqués en colère de la construction.Ces syndiqués protestent contre le projet de loi 142 qui déréglemente en partie la construction résidentielle.Pour bien montrer que le gouvernement n’a pas l’intention de succomber à l’intimidation, le principe du projet de loi a été adopté hier par l’Assemblée nationale, en dépit du vote contre des députés du Parti québécois.Quoi qu’il en soit, les députés libéraux ont peur.L’un d’eux, celui de Saint-Maurice M.Yvon Ixmire, a été molesté.vendredi, par une bande de manifestants.Un gaillard de six pieds le prit à la gorge le menaçant de VOIR PAGE A 10: DÉPUTÉS Québec trouve 1 milliard $ pour Femploi Surtout des jobines, dit le PQ PHOTO JACQUES NADEAU Des travailleurs de la construction ont manifesté leurs sentiments hier envers les intentions du gouvernement en défilant dans cet accoutrement, rue Crémazie, dans le nord de Montréal, en route vers les bureaux du ministre du Travail, Normand Cherry.Au pays de Tchékhov, le théâtre est toujours roi Moscou compte à elle seule une centaine de salles .1 E N N I F E R A L L E Y N COLLABORATION SPÉCIALE oscou - La pagaille économique de Moscou réserve parfois des surprises.Ainsi, les deux choses les plus courues à Moscou sont encore aujourd’hui les fleurs et le théâtre.Dans le métro, sur la rue, partout on vend des (leurs.Les Russes sont-ils si romantiques qu’ils ramènent, faute de saucisson, un * bouquet de pivoines à leur épou chaque soir ?Pas tout à fait.Par contre, il ne se passe pas une représentation théâtrale sans que quelqu’un ne tende un bras timide mais fleuri lors du salut à l’un des comédiens.Malgré les conditions difficiles et souvent précaires de la vie en Russie, l’activité théâtrale bat son plein! Paradoxe bien difficile à coin prendre pour nous qui annulons, I; te de billets invendus, des séries de spectacles et parfois Anton Te même des festivals entiers.A Moscou, le théâtre est vivant.Etant donné la profusion de petites troupes (une soixantaine à Moscou, sans compter les théâtres d’Etat) et le coût dérisoire des billets (entre 0,50$ et 1,50$ ), le théâtre est accessible à tous! On serait tenté de croire que c'est le coût minime (même pour les Russes) des places qui engendre cette affluence abondante, mais quel réflexe capitaliste honteux! L'engouement Russes pour le théâtre est viscé-d! Il fait partie de leur vie depuis des siècles et chaque generation renouvelle naturellement son abonnement Ils font la queue devant les théâtres pour acheter des billets des mois à l’avance.Ils traversent la ville pour se rendre au théâtre dans l’espoir de trouver n billet inutilisé quelques minutes avant le spectacle.A une cer- hékhov MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Robert Bourassa quitte bientôt la politique.Mais avant de partir, il lègue à son successeur, Daniel Johnson, un plan de soutien de l’économie d'un milliard de dollars sur trois ans, fondé sur les thèses interventionnistes de Gérald Tremblay, s’éloignant de celles plus thatché-riennes du futur premier ministre.Le gouvernement, a explique M.Bourassa, a préféré stimuler l’économie en augmentant ses dépenses, et par conséquent son déficit, plutôt que de prendre le risque de diminuer les impôts pour stimuler la consommation et, par ricochet, aider la reprise et soutenir l’emploi.«Nous avons voulu briser le cercle vicieux qui pouvait exister entre ralentissement économique, diminution VOIR PAGE A 10: EMPLOI Après la publication du rapport Baird Personne ne s’entend ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le rapport fédéral sur les nouvelles techniques de reproduction a déclenché hier des reactions cacophoniques tant chez les groupes de femmes, des spécialistes de la médecine de reproduction que des couples infertiles.Point de consensus, le rapport a plutôt ouvert la porte à un interminable et tumultueux débat.Ix commission semble toutefois avoir trouvé grâce aux yeux de la ministre de la Santé, Mme Diane Mar-leau, qui a dit qu’Ottawa interviendra rapidement sur toutes les questions de santé et de sécurité soulevées par ce rapport.Des consultations publiques et avec les provinces seront amorcées sur nombre de questions touchant de plein fouet les competences provinciales.Des actions immédiates seront prises pour empêcher que des femmes et des enfants soient contaminés à la suite d’une insémination, a dit la ministre.Au Canada, deux femmes auraient contracté le virus du sida par l'insémination urtifi- YOIR PAGE A 10: BAIRD Menace de grève générale dans la construction «*##*» WkM : S W&1& ul.A&kSferf ::.kkmkà v:.« ,:i 'tfcV.c.0.?0 ' V,: •' * >5 , ¦pg< 83glSS$£?< AA»< [ -¦ _ ; .y'.«v •jDpsnsjDd us snoA juojnEs sjdjj jdsuod sou :duidui puEnb snou-zspdde ‘jDSuEqD ea }no} uiEuiap Dp JDiduiOD E(nb uduieauod sEd sdjd^u snoA is ;g •[py-p9P 008 l 9[ JasodujoD E4nb zdae(u snoA ‘% 09 Ç4nbsn( siEqsj Dp jDjyojd jnoj -DnbiuiouoDD sn|d rq -dudej sn[d SUOjJEDIUniUUJODDJD] soa Dp uousdS E| djpudj jnod E.1) ;no[ •JUDlUDnbllELUOjnE SUOpJODDEt[ snoA snou -jiojp zdae snoA [DnbnE siEqEj D[ JDSIUIIXEEU E DJDIUEIU Dp SUIEqjnJDJUI^p | E ) O J DUHIJOA DJJOA suo[n.D|ED snofq -sjijej sjnDjjïDUi Dp suojqjo snoA snojq -juds un ud sjnDisn|d pdnoj^DJ suoae ud snojq •DjiuouoD^p suE[d Dp Djq -uiou D[ qnpDj suoae snou ‘[jDg tâvjiway ddiajds d| dday •DjDAnouDj SDJiEjjEtp uïBqjnjDiujn Jljyo snoA SUOJIE snou Dnb DD JUDUJDSIDDjd JSDtD ‘lUBlUDp Dp JDldlUOD E ‘SJO[y ¦ D JID I [ d III | S }D SDI III O U O DD :ZDI|UOA snoA Dnb dd jip zdae snou snoy\ n^a anbiiBuioine u|Bqjnja|U|,i jed spei si«dde « D’une pierre deux coups A PHOTO JACQUES NADEAU VETUS de leur nouvel uniforme, le jeans, — en guise de protestation contre la Ville avec laquelle ils sont en négociations — une dizaine de patrouilleurs de la police de la CUM, dont deux femmes, assuraient hier la protection des bureaux montréalais du ministre du Travail, M.Normand Cherry.Tins de 200 travailleurs de la construction manifestaient contre le projet de loi 142.La STCIJM prend livraison d’une dizaine d’autobus neufs lizotte refuse d’assumer seul la responsabilité de l’intervention La société compte faire l’acquisition de 400 véhicules d’ici la fin de l’année prochaine PRESSE CANADIENNE Le directeur général adjoint de la Sûreté du Québec (SQ), Marc Lizotte, a tenté hier de minimiser l’ordre qu’il a donné vers 8hl5, le 11 juillet 1990, d’intervenir le plus rapidement possible dans la pinède d’Oka [tour dé-manteler des barricades dressées par des Mohawks.«L’ordre d’intervention est subordonné au fait que c’est possible sur le terrain», a déclaré le numéro deux de la SQ au coroner Guy Gilbert qui enquête depuis 81 jours sur la mort du caporal Marcel Ixmay de la SQ.«Si Gariépy Ocan-Pierre) n’est pas d’accord, il ne fait pas l’intervention», a ajouté M.Lizotte.«S’il me démontre que mon ordre n’a pas d’allure, qu’il est impossible à réaliser, j’aurais changé ma façon de penser», a-t-il assuré.Ix coroner Gilbert a fait remarquer au témoin lizotte que dans son témoignage rendu en octobre dernier l’inspecteur Gariépy, planificateur et coordonnateur de Montréal de l’intervention policière à Oka, avait signifié son désaccord à lizotte quant à l'intervention «le plus rapidement possible» commandée vers 8hl5.«Il n’y a pas eu de désaccord», a poursuivi M.lizotte qui considère qu’il n’a pas tant donné un ordre qu’une orientation.«C’est une orientation que je donne.C’est aux gens sur place à décider comment ils interviennent», a-t-il dit.I n geste pour l'divnir! É Le legS PLANIHÉS testamentaire.une façon exceptionnelle de donner Téléphonez-nous: 343-6292 Université de Montréal Fonds de développement Le coroner a cherché à savoir si devant une telle situation, le directeur général adjoint a songé à discuter avec son supérieur Robert Ixvigne.«Au moment où je prends ma décision, il n’est pas là.J’ai pris la décision avant que Lavigne entre dans mon bureau», a assuré M.lizotte.Quelques minutes plus tard, M.Lizotte a indiqué que le directeur général lavigne était ce matin-là en direction de Québec et qu’il ne voulait pas lui exposer la situation par téléphone cellulaire.«C’est mon problème de ré gler le problème.Je n’ai pas l'obligation de monter plus haut», a fait valoir M.lizotte.A l’intention des deux policiers qui dirigeaient les quelque 120 policiers du groupe d'urgence et du groupe d’intervention, soit MM.Réal Marcotte et Denis Morin, M.Lizotte estime qu’«ils ont le devoir de dire: on n’exécute pas des ordres qui n’ont pas d’allure».LE DEVOIR Pendant que la STCUM inspecte depuis vendredi dernier les vieilles voitures de métro qui circulent habituellement à l'heure de pointe, créant du coup une véritable cohue, les premiers autobus neufs font leur entrée dans l’un des centres de trans-[x>rt de la STCUM.Une dizaine de véhicules ont en effet été livrés hier.Au total, ce sont 200 autobus dont prendra possession la STCUM au rythme d'environ deux vé hicules par jour ouvrable.Par ailleurs, la STCUM a informé le fabricant, Nova Bus, de Saint-Eus-tache, de son intention de doubler sa commande de véhicules pour un total de 400 autobus neufs à recevoir d’ici la fin de 1994.Des discussions se poursuivent entre la Société et le ministère des Transports du Québec à ce sujet.Pour la STCUM, il s’agit de mettre définitivement au rancart des véhiculés qui ont été à l’origine des problèmes qui sont survenus en septembre.Cette nouvelle série d’autobus offre plusieurs avantages supplémentaires par rapport à la précédente: une garantie de 12 ans (au lieu de 7 ans) sur la structure et la corrosion, l’amélioration du confort et de la sécurité des passagers.Nova Bus s’affaire depuis plusieurs mois à réaliser un transfert technologique permettant de construire des autobus à plancher bas qui offriront une plus grande accessibilité aux personnes à mobilité réduite.Des essais avec un prototype de ce nouveau modèle sont prévus à la STCUM au cours de 1994.C'est le 6 juillet dernier que le prési- L’ETAT DU MONDE 1994 - y T Boréal LE DEVOIR CKAC73AM O MONDE 1994 PARCE QUE LA TERRE TOURNE Le seul annuaire économique et géopolitique mondial entièrement mis à jour Annuaire econorruauo et géopolitique mondial «.ue loin ia meilleure publication du genre en français.Je le recommande, sans aucune espèce de réserve, à tous ceux qui veulent élargir leurs horizons sur un monde que l'on ne connaît que trop mal.» Claude richer, La Presse romom la otcouvrïrc / éditions du eoetal 640 me dent de la STCUM, Robert Perreault, signait au nom de l’ensemble des sociétés de transport du Québec le premier contrat d’achat d’autobus avec Nova Bus.Ce contrat prévoit l’achat de quelque 141 autobus par les sociétés de transport au montant d'environ 34 millions.Un deuxième contrat est sur le point d’être signé pour l’achat de 189 véhicules additionnels, portant la commande totale à 330 autobus et 79 millions$ pour 1993-1994.NOUVELLE PARUTION Histoire de la Côte-du-Sud sous la direction de Alain LABERGE h—TT f* Une région à découvrir.un pays à aimer! L'Histoire de la Côte-du-Sud constitue une invitation à découvrir ce coin de pays qui a donné naissance à une riche littérature dont les Anciens canadiens de l'auteur Philippe-Aubert de Gaspé.C'est aussi une invitation à connaître le premier territoire choisi par plusieurs familles souenes québécoises.C'est enfin une occasion de se retremper dans trois cents ans d'histoire et de revivre des événements qui ont marqué la mémoire collective sudcôtoise.648 pages • 45 $ INSTITUT QUÉBÉCOIS DE RECHERCHE SUR LA CULTURE 14, rue Haldimand, Québec G1R4N4 Téléphone: (418) 643-4695 Télécopieur: (418) 846-3317 T T ST T-: • DEL CU E>A nitëïïtïSL mwm< /tterûifœé/eZZZ Réservez 1 croisière en occupation double au prix brochure (départs du 19 et 26 décembre) et obtenez 2 billets d’avion gratuits vers l’une des destinations Caribe Sol de votre choix! Valide pour 1 an! 2 i BILLETS D'AVION ITldtHAIRC.6 £LXCLU6lfô aux départs du La Havane ou Santiago de Cuba Vol de Montréal le 12 décembre CROISIERE INAUGURALE çt vos V4 t'BTOlVt lis N «n.lei's Min*ulolV l»fi* Les Voyages Hirondelle Ltée.276, rue St-Jacques, Montréal, Qc 287-1513 A I I K I) K V (I I II .I I M I.I! ( Il K I) I I I) I.( K M li I! K I !t !l s r La Coalition pour le maintien de la gratuité - dans la santé dresse un plan d’action * Ses représentants se battront sur tous les fronts, à Québec comme à Otta wa LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE ;-jT T ne coalition de 39 organismes, AvJ qui affirme représenter 1 000 000 de citoyens québécois, demande •'&rencontrer les ministres Daniel ,jbhnson et Diane Marleau et les ! chefs de l’opposition officielle Jacques Parizeau et Lucien Bouchard pour leur parler du démantèle- " ttV'nt du réseau de la santé.U\ Coalition pour le maintien de la ! gratuité dans la santé, qui existe de-; puis mars 1991, regroupe des syndi-,'jrats, des cliniques communautaires, • des associations de consommateurs, ; j es groupes de femmes et d’aînés et 1 es organisations communautaires.Tous font lutte commune contre les ' compressions dans les soins de santé et les services sociaux et deman- • dent qu’un véritable débat public soit ¦ ’tenu sur la question.• Au cours d’une rencontre avec la : presse, hier, la coalition a donné les détails de son plan d'action contre les compressions qui s'abattent sur les soins de santé et les services sociaux.D’abord, une demande formelle de rencontre sera faite au président du Conseil du Trésor Daniel Johnson, vraisemblablement le futur premier ministre du Québec.Ixi coali-' tion veut aussi discuter du dossier , avec le chef de l'opposition officielle .ii Québec, M.Jacques Parizeau.,, , Elle veut obtenir un engagement clair a préserver l'universalité et l’accessibilité du réseau.; Au niveau fédéral, la coalition veut « s’entretenir du dossier avec la nou-, yelle ministre de la Santé Diane Mar- leau et le chef de l’opposition officielle Lucien Bouchard.Les représentants de la coalition se disent réalistes.Ils savent que l’on vit dans une ère de compressions, de rationalisations.«On sait qu’il faut qu’il y ait une révision.Mais c’est en train de se faire à notre insu, et sans plan d’ensemble, et sans qu’on ait notre mot à dire», protestait hier M.Jean-Guy Casaubon, de la Clinique communautaire de Pointe St-Charles, un quartier défavorisé du sud-ouest montréalais.Avant de supprimer des postes, de faire payer pour des traitements ou de restreindre l’accessibilité à certains examens, il faudrait examiner d'autres avenues.M.Claude St-Georges, représentant la CSN au sein cîe la coalition, cite deux postes budgétaires a mieux contrôler: la rémunération des médecins et le coût des médicaments.En plus de demander à rencontrer les responsables politiques, la coalition portera son action dans les régions, au sein des régies régionales et des établissements de santé.Elle invitera ces gens a «se prononcer contre tout projet gouvernemental visant à réduire l’accès universel et gratuit aux services de santé».Di coalition tient à un débat public-large pour que toutes les propositions soient entendues, pas seulement écoutées pour la forme.«Malgré plusieurs commissions parlementaires, le gouvernement a largement ignoré les nombreuses suggestions», se plaignait une des porte-parole de la coalition, Mme Gisèle Bé- i rubé.i • -* • i ‘ » r • -* Sang contaminé 20 millions$ offerts aux victimes en compensation • fA ttawa (PC) — Les sous-ministres , de la Santé des provinces et des > territoires sont parvenus a un accord i de principe sur une offre de 20 mil- > toonsS de quatre compagnies pharma-) eutiques pour les victimes de sang contaminé.:.Les détails de la compensation, qui • s’ajoutera aux indemnités versées par les provinces et les territoires, doivent être publiés aujourd’hui." D’après une source provinciale, qui a demandé a garder l’anonymat, les sous-ministres discutaient aussi hier après-midi des changements a l’offre globale faite aux personnes infectées .du virus du sida par des transfusions , stinguines.i Ijes provinces et territoires ont pre-i sente en septembre leur propre offre .qui se monte a 139 millionsS environ.: L’offre des fabricants de medicaments comprendrait environ 20 0(X)$ • |Kiur chacun des transfuses infectés du .yirus du sida.Cette somme viendrait • s’ajouter aux indemnités consenties .par les provinces et les territoires et qui -représentent un versement initial unique de 20 000$, plus 30 (XX)$ payes annuellement pour le restant de ses jours a chacune des victimes.Plus de 1000 Canadiens ont été infectés au cours de transfusions sanguines durant les années 1980.De ce nombre, 961 ont accepté l’offre provinciale-territoriale.Cependant, des plaintes ont été formulées au sujet de l’offre provinciale-territoriale, celle-ci ne couvrant pas toutes les dépenses devant être encourues par les gens indirectement touches par le sang contaminé, surtout en ce qui a trait aux médicaments |)our le traitement du sida.L’offre remplace les versements fédéraux qui ont pris fin pour manque de fonds le printemps dernier et qui représentaient une somme annuelle de 30 000$ pour les victimes.Les quatre compagnies offrant les dedommagements sont Connaught laboratories, Miles laboratories, Baxter Travenol Laboratories et Armour Pharmaceuticals.Pour être admissibles aux compensations pécuniaires, les victimes devront signer un document prévoyant qu'elles acceptent de ne |xis poursuivre les compagnies pharmaceutiques, les gouvernements, les docteurs et les hôpitaux impliqués dans cette affaire.Commission sur les peuples autochtones L’exemple montagnais J K A N C II A K T I K R LE DEVOIR Le president de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique.M.Bernard Beaudin, se réjouit que les relations soient devenues plus liamonieuses qu’au début des années ; $6 entre les membres de son association et les Montagnais, notamment | sur les territoires des rivieres Min-• gun, Natashquan, Romaine et Saint-* Augustin.Mais il y a au-dela d’une cinquantaine de rivieres a saumon au .Quebec.M.Beaudin souhaite que la situa ! lion s’améliore maintenant sur les ri • vteres Moisit-et Restigouche Cer IlSins clubs détiennent encore de ' vtistes territoires de pèche, acquis iihus forme de propriété privée (et ! îtbn pas de concession) avant 186t , C’est le cas du Moisie Salmon Club, , du Restigouche Salmon C lub et de , plusieurs autres clubs prives en Mata , pédia.Ceux-ci ont aires aux ¦ meilleurs fosses de saumon sur ces ; rivières.Ils assurent leurs membres d’une pèche miraculeuse a tous les ; ans.les membres de ces clubs sont île grandes familles américaines, les .Winchester de Californie, l’ex prési ¦dent de Nesbitt Ihomson.1rs Ann ri ¦cains n’ont que trois ou quatre ri vieres a saumon dans leur pavs tandis que le territoire entre I adoussac et Brador est le plus riche de toute l’Amérique |xiur le saumon.C’est pourquoi le president de la EQSA souhaite que les Montagnais soient associés a la gestion de i ette ressource et que soient amplifiés les séjours de pèche sur ces rivieres a l'instar de ce qui se fait sur les rivieres a saumon d’Ecosse.On compte 20 tXX) prises annuelles sur la riviere Tweed et il y vient autant de pêcheurs que sur la totalité des 50 rivieres a saumon de l’Est du Quebec.Chacune des grandes rivieres de la Côte-Nord est présentement le lieu de fraie d'environ 10 000 nouveaux saumons annuellement, ce qui signi fie que fXXX) peuvent être |x-ches sans dommage pour la faune, selon M.Beaudin.Or, un pécheur de saumon dépense en moyenne 500$ par jour sur ces territoires.C'est |xnirquoi les Montagnais sont d'accord pour servir de guides et travailler comme groupes cogestionnaires de ces rivieres.Le Montagnais Edmond Malec litlo est d’ailleurs venu expliquer a la Commission royale sur les peuples autochtones que l’arrêt de la pèche entre 1980 et 1986 fut difficile a assumer |X)iir son |X‘uple, mais que celui ci s’y est résigne pour la vitalisation de l’espece.On n’a pêche qu'en des occasions rares sur la riviere Mingan durant cette |x riode, a la fête de Sain te Anne par exemple, pour conserver la tradition.M Malet l.alo précise que le |x uple montagnais si- nomme d’ailleurs la «Nation du Saumon» en montagnais D- territoire ancestral des Montagnais couvre le quart du Quebec et le labrador, mais |x-ndant un siècle, plus aucune riviere a sau mon ne leur est restée disponible entre I adoussac et le I abrador.Environnement La Cour d’appel crée un précédent Le remblayage en rive est illégal du simple fait de son existence, statue-t-elle LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le remblayage en rive est illegal du simple fait de son existence et les gouvernements n’ont plus a démontrer, pour faire condamner un propriétaire ou un promoteur, que les espèces aquatiques subissent des «atteintes significatives».C’est ce que vient de statuer la Cour d'ap|x-l du Québec, dans une décision rendue récemment, qui renverse ainsi le courant jurisprudentiel dont la Cour du Québec et la Cour supérieure s'étaient fait l’écho dans leurs jugements antérieurs.Ixt Cour d’appel, dans une décision unanime des juges l.eBel, Gendreau et Rousseau-Houle, condamne ainsi le promoteur Ix-opold Billion et les Immeubles I JB billion Inc.et les Placements Billion Inc.d’une série d'accusations portées à la suite du remblayage d’un terrain situé a l’Ange-Gardien, sur la rive nord du St-I mirent, en aval de Québec, en 1989.la quinzaine d’accusations portées contre ces promoteurs pourraient en provoquer toute une série d'autres a Château Richer, une municipalité voisine, où les deux ministères avaient envoyé dans les 86-87 quelque 68 avis d'infraction a autant de propriétaires.Une vingtaine avaient alors remis les rives dans leur état originel.la Cour du Québec et, par la suite, la Cour supérieure avaient exonéré les intérêts Billion pour deux raisons, même si la preuve relative à l’existence du remblayage était jugée établie.la Cour du Québec avait retenu que les travaux effectués ne constituaient que des mises en chantier et non des ouvrages» au sens de la loi fédérale sur les pêcheries, la cour concluait ensuite à l’absence de preuve «hors de tout doute raisonnable» quant au fait que l’habitat du poisson avait été détérioré, perturbé ou détruit «de façon significative».La Cour supérieure devait retenir qu'il s’agissait d'ouvrage au sens de la loi canadienne des pêcheries, mais elle estimait que les dommages a l'habitat des poissons n’avaient iras été démontrés.Les trois juges de la Cour d’appel récusent l’idée que le Procureur général aurait à prouver une «atteinte significative» à l’habitat des poissons, ce qui rend à peu près impossible toute poursuite dans de petits cas, dont le total peut néanmoins se traduire par l’artificialisation d'un milieu, la diminution ou la disparition d’une espèce.Pour la Cour d'appel, la loi ne peut obliger le gouvernement à démontrer «l'atteinte significative» car les exigences d’une telle preuve risqueraient «de compromettre sérieusement la fonction préventive de la loi».Et les trois magistrats précisent que la Loi des pêcheries «veut prévenir toute atteinte nocive a cet environnement marin.L’addition d’un critère aussi flou qtie l’atteinte significative obligerait le juge à peser des degrés de nocivité alors que la loi, comme le plaide l’appelante, veut empêcher ou décourager ces changements nuisibles.Ainsi que l’a plaidé la Couronne, l’examen de la gravité ou du caractère significatif de l’atteinte trouvera sa place a une autre étape du processus pénal, c’est-à-dire lors de la détermination de la peine».In Cour d’appel condamne en conséquence les remblayeurs sous la plupart des chefs d'accusation et les renvoie devant la Cour du Québec pour l’imposition de leurs peines.La loi fédérale prévoit la remise des lieux dans leur état, le ministre québécois de l’Environnement pourrait aussi utiliser l’article 227 de la U)i sur l’urbanisme pour faire remettre les lieux dans leur état naturel, et a la limite démolir les maisons construites à cet endroit, si un règlement de zonage protégeait la rive au moment de l’infraction.Cet article, sensé faire appliquer la Politique québécoise de protection (les rives, n’a pas encore été utilisé1.La Guignolée renoue avec la tradition LE DEVOIR Ia Guignolée passera dans les -/foyers dimanche.Cette tradition remonte au début du régime français, tandis que les colons sonnaient aux portes, la veille du Jour de l’An, pour obtenir des vivres à donner aux familles les plus pauvres.Les femmes des colons gardaient leur plus belle pièce de viande et une tourtière pour donner à ces familles.L’après-midi du Jour de l’An, les co- lons les redistribuaient.Ixi Société Saint-Vincent-de-Paul a poursuivi cette tradition dès son installation au Québec dans les années 1840.M.André Boyer, président du conseil de Montréal de la société, précise que 180 cellules recueilleront des fonds et des cadeaux pour les distribuer a Noël, de manière décentralisée.Quelque 2000 bénévoles frapperont aux portes en chantant la Gui-gnolée.On demande des boîtes de conserve, des produits non périssables, ainsi que de l’argent.Cette année, Centraide ne contribuera pas au fonds de la Guignolée.En conséquence, le public est appelé à être plus généreux.Pour les absents dimanche prochain, il est possible de faire parvenir ses dons a la Société Saint-Vincent-de-Paul de Montréal, sise sur la me Champlain, derrière l’hôpital Notre-daine, a Montréal.Environnement Jeunesse fait du «déminage» Première cible: Gillette Canada LOU I S - G I LLES FRANCOEUR LE DEVOIR Environnement Jeunesse (ENJEU) se lance dans une opération de «déminage», si l’on peut dire, des sites d’enfouissement canadiens, qui vont recevoir d’ici l’an 2000 1,2 milliard de bombes aérosols.Le groupe environnemental québécois, qui regroupe environ 1000 jeunes militants du secondaire, du collégial et de l’université, regroupés dans environ 75 sections locales, prendra comme première cible la compagnie Gillette Canada.Les jeunes militants sont invités à remplir et à faire remplir 6000 cartes postales déjà imprimées pour féliciter, d’une part, cette société d’avoir délaissé les aérosols dans le cas de nombreux produits mais, d’un autre côté, pour la blâmer d’en perpétuer l’usage pour plusieurs autres.Ix1 signataire peut aussi s’engager sur la même carte à délaisser les produits de Gillette si elle ne passe pas à des produits alternatifs moins polluants, comme les pulvérisateurs mécaniques, atomiseurs, tubes et autres applica-teurs.Le groupe environnemental ne distribuera que 6000 copies car il n’a pas trouvé de commanditaires pour en imprimer davantage.Il utilise la fin d'un stock de cartes, que lui a donné le Conseil canadien des ministres de l’Environnement à la suite de sa campagne de l’an dernier, qui se trouve ainsi recyclée et rajeunie.Les ministres canadiens de l’Environnement se sont donné comme objectif de réduire de 50% d’ici l’an 2000 la masse de déchets, vouée à l'enfouissement.Les deux objectifs intermédiaires qu’ils se sont fixés sont des réductions successives de 20% en 1992 et de 35% en 1996.Le rapport sur le premier objectif devrait paraître sous peu.ENJEU fera parvenir toutefois les demandes des individus ou des groupes, qui voudraient utiliser ou distribuer cette carte postale (252-3016).Bilan de la dernière saison de pêche au Québec Des prises beaucoup moins nombreuses et de plus en plus petites Le saumon et la ouananiche en difficulté LOt: I S - G I L LE S I RA N COEUR LE DEVOIR Deux des principaux salmonidés de la province.le saumon et la ouananiche, ont éprouvé des difficultés sérieuses l’été dernier, qui inquiètent le-, spécialistes.Le cas du saumon atlantique est toutefois moins dramatique que celui de la ouananiche du lac Saint-Jean, privée de se^ lieux de reproduction et surexploitée, qui affiche maintenant les symptômes généralement identifiés au stade préliminaire de la disparition.Selon le bilan de la dernière saison de pêche que vient de publier la direction régionale du ministère du I oisir, de la Chasse et de la Pèche (MLCI9.h s captures sportives de l’été dernier ont etc beaucoup moins nombreuses et de plus en plus petites.Les ouananiche-.de petite taille comptaient pour plus de la moitié des captures, ce qui indique un net affaissement du stock de géniteurs.Le porte-parole régional du ministère, M.(iuy I angcvin.attribue cette diminution de la population de ouananichcs a la construction des barrages de l'Alcan sur la Péribonka, les principales frayeres de la région, a la disparition des frayeres du Saguenay et leur isolement du lac par un autre barrage d’Alcan, et par le braconnage sur l’Ashuapmushan, la dernier site de reproduction important de la région.C’est cette rivière qu’Hydro-Québec veut harnacher au cours des prochaines anr s.Les ensemensements des dernières années ne produiront de bénéfices qu’au bout du cycle de six ans, ce qui fait qu’une partie importante de la pèche a porté cette année sur ces poissons.Ix- MLCP pense protéger ces futurs géniteurs en obligeant les pécheurs a remettre a l'eau, dès l'an prochain, toutes les prises inferieures a 40 cm.Le cas du saumon est moins dramatique, du moins a court terme.Devant le nombre sensiblement moins élevé de «dibermarins», c’est à-dire de gros saumons (pii ont passé deux ans en mer sur les pâturages marins du Groenland, le gouvernement a forcé, l'été dernier, la remise à l’eau des grands saumons.Il voulait ainsi protéger le niveau de reproduction, qui devrait se situer cette année à 70% du potentiel, comparativement au 84% vise en général.Les dibermarins devaient être nombreux cette année car leurs prédécesseurs de l’an dernier, les madeleineaux, qui sont nés au meme moment, sont revenus en grand nombre.Les madeleineaux ont aussi été nombreux cette année, ce qui devrait annoncer un retour de dibermarins élevé l’an prochain.Mais la baisse de 20%.notée partout dans l’Atlantique pour cette fraction de la population de saumons adultes, qui va s’engraisser au Groenland (les madeleineaux ne dépassent pas le Labrador) indique un problème dans l’Océan.Ce problème, explique Jean-Pierre Lebel, biologiste du MLCP, est dû au refroidissement de l’Atlantique du fait de l’amenuisement du volume du Gulf Stream.Personne, dit-il, ne peut prédire ce qui se passera l’an prochain.Une chose est certaine, dit-il, les efforts de conservation entrepris au Québec au cours des dernières années ont permis de maintenir cette année le niveau de reproduction dans les rivieres du Québec et principalement de la Gas pésie.IL ' k ft HOMMAGE Al JX LAUREATS DES PRIX DU QUEBEC I N l( M IRAN I I A MINIS I RI 1)1 I A ( I U IIJKI, MAI) AMI I I/A I Rill I A, IISI AURÉAIS (1)1 H IRI I S DIS l'RIX 1)1) QIJI III < I «) il I U'A/I V .1 KM ITI M ‘ .IANI I RAN< IS MANKII Wll / PRIX Al III RI II SMI R Minister/» la Outturn Québec Kl fl Cl Cl ClICHF RÉPÉTÉ A ( Cl AIHAfiÉ DIFFÉRENT I H MAISON OU TFXTF MAI IMPRIMÉ I) K ( K M 15 li !•: I !) !) I.I) I.V (I I I! .I K M K II C II K I» I I ?LE DEVOIR ?A T> POLITIQUE Opération de dégraissage au ministère du Ixtisir, de la Chasse et de la Pêche 855 emplois abolis sur trois ans Le MLCP cédera au secteur privé la gestion des 32 parcs et réserves du Québec PHOTO PC Mm .-•'A lx- ministre Gaston Blackburn.BERNARD I» LA N TE LE DEVOIR e ministère du Urisir, de la Clias-.-/se et de la Pêche (MI.CP) va se débarrasser, d’ici trois ans, de plus du tiers de ses employés.LL DK VOIR a obtenu certains détails du plan d’action cpii prévoit la cession de la gestion des 32 parcs et reserves du Québec a l’entreprise privée ou a des organismes du milieu.Le MLCP prévoit couper 855 postes — 185 à temps plein, (itit) postes saisonniers et 10 temporaires — sur trois ans.Actuellement, le ministère emploie 2350 personnes.Pour bien des travailleurs, ces postes saisonniers représentent l’accès à l’assuranee-chûmage, ce cpii permet de boucler leur budget poulies mois où ils sont sans travail.Pour la première année, le plan prévoit des coupures de 16,5 mil iions$ sur un budget qui est actuellement de 200 millionsS.La semaine dernière, l’entourage du ministre Gaston Blackburn continuait que le MLCP s’engageait sur cette voie sans toutefois donner de détails.Ix- nouveau sous-ministre adjoint en poste depuis deux semaines, Gaston Plourde, a précisé au DEVOIR que les coupures seront plus senties au cours des deux premières années, soit en 1994 et 1995.Le MLCP met déjà la dernière main à des ententes qu'il va conclure avec des entreprises privées et des organismes du milieu.Les parcs et réserves qui feront l’objet d’une ••privatisation- rapide sont ceux qui sont susceptibles detre rentables et cpii par le fait même sont plus attrayants pour l’entreprise privée.Parmi les parcs et réserves susceptibles d'être cédés rapidement, pu note ceux du Mont Orford, des lies de Boucherville, de la Yamaska, Mastigouehe et du Mont Tremblant.Le sous-ministre Gaston Plourde confirme nos informations en expliquant que «ça entre dans les équipements qui nous apparaissent les plus mûrs pour cette opération.» Il laisse entendre que la liste sera plus longue pour la première année, tout en précisant qu’elle est sujette à des modifications: - Des parcs et réserves pourraient s'ajouter ou ceux et celles cpii sont susceptibles d'être cédés en 1994 pourraient l'étre en 1995 et vice versa.Ca dépend de l’analyse cpii sera faite par les gens du milieu.» C'est dire qu’au terme de l'exercice, le gouvernement risque de rester colle avec ce qu'il y a de moins rentable.On sait, par exemple, que le MLCP tente en vain depuis plusieurs années de vendre le Parc du Mont Sainte-Anne.La semaine dernière, les sous-ministres ont prévenu leurs cadres supérieurs de leurs intentions.Cette semaine, ce sera au tour des employés cpii seront touches par des abolitions de postes d’être informés par leurs patrons.Le sous-ministre Plourde précise: -I.es employés auront le choix soit de passer au service du délégataire, soit de rester au service du ministère, mais s'ils choisissent de rester, ils risquent d’être mis en disponibilité.» Le MLCP discute actuellement avec le Conseil du Trésor et d’éventuels délégataires pour assurer, pendant les premières années, le respect des conditions de travail actuelles des fonctionnaires.Les employés pourraient aussi conserver, pendant un certain temps, le droit de revenir clans la fonction publique.Pour vendre l’idée aux délégataires, le MLCP va leur remettre des équipements qui sont rentables, quitte à rationaliser certaines opérations avant de les céder à l’entreprise privée.Certains équipements pourraient être vendus, par exemple, pour le prix nominal d'un dollar.Le gouvernement pourrait également s'engager a compléter certains travaux d’infrastructures qui seraient trop lourds a supporter au départ par les nouvelles entreprises.«On fait tout pour rendre possible ce transfert de nos employés.» Le ministère va demeurer propriétaire des terrains et des territoires.Le plan de coupures du MLCP s’inscrit clans le cadre de l'opération de rationalisation commandée par le conseil des ministres voilà quelques semaines.L’opération est sous la responsabilité du président du Conseil du Trésor et futur premier ministre, Daniel Johnson.Historiquement, la «privatisation-dés parcs et réserves du Québec s’est amorcée en douce.L’ancien ministre du MLCP.Yvon Picotte, avait tenté de vendre l'idée en 1987.La sortie du ministre de l’époque avait cependant provoqué un choc parmi la population et quelques centaines de* mémoires s’opposant à la privatisation des parcs et réserves avaient été deposes au premier Sommet québécois de la faune en 1988.Le gouvernement avait alors fait un recul stratégique.Yvon Picotte s’était engagé a preserver l'intégrité du réseau des réserves fauniques, mais il avait réussi a faire accepter le principe de la privatisation pour certaines parties inutilisées des parcs et réserves.Aujourd’hui, certaines rivieres à saumon sont gérées par des organismes locaux.Rappelons que le MLCP a déjà annoncé qu'il augmentera les prix des permis de chasse et de pèche de 12% l’an prochain.Bon an mal an, plus de 1,5 million de permis de pêche ou de chasse sont vendus au Québec.Les pécheurs devront aussi contribuer a la création d'un fonds spécial pour financer les ensemencements de poissons dans les cours d'eau.Ces mesures doivent rapporter près de 3 millions au Trésor public.Conférence du 21 Bourassa délègue Johnson LE DEVOIR Québec — le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa.a fait savoir hier qu’il déléguerait son successeur virtuel a la direction du Parti libéral, M.Daniel Johnson, pour représenter le gouvernement du Québec le 21 décembre, lors de la coule rence des premiers ministres sur i’eco-nomie, qui a été convoquée par son homologue fédéraljean Chrétien.• Je lui demanderai de représenter le Québec, a déclaré hier VL Born as sa, en réponse a des journalistes.11 s’agit d’une conférence sur l’avenir pas sur le passé», dit-il.Cette décision ne signifie pas que M.Johnson, qui est seul candidat a la succession de M.Bourassa a la tète du Parti liberal du Quebec, aura déjà for mé son gouvernement et qu’il occulte ra le fauteuil de premier ministre aussi tôt que le 21 décembre.11 est souvent arrivé que M.Bourassa delegate un de ses ministres à des conférences de premiers ministres Peu Gerard I).Levesque l'a lait-a quelques reprises.Üi date limite pour poser sa candi datureau leadership du Parti liberal est le 14 décembre.Si aucun autre candidat ne se déclare d'ici la, M Johnson sera élu par acclamation, le jour même, chef du Parti libéral.Parla suite, il entamera une procédure de transition qui fera de lui, probable ment au début du mois de janvier, le premier ministre du Québec.Caucus du Bloc québécois Les bloquistes iront coast to coast justifier leur présence dans l’opposition officielle MANON CORNEL 1.1 ER PRESSEtANADIENNE Ottawa — Les deputes du Bloc québécois voyageront à travers le Canada afin de prendre contact avec les gens et ainsi être capables de jouer leur rôle d'opposition officielle.Mais cela n’empêchera pas les deputes bloquistes de faire activement campagne pour le Parti québécois lors des prochaines elections provinciales.C’est ce qu’a indiqué hier le chef du Bloc québécois.M Lucien Bouchard, a l'issue d’une réunion de son caucus.Je suis très confiant que nous pourrons représenter les intérêts de tous, fous les dossiers sont ici et nous suivons l’actualité de très près.Nous irons vers les gens pour discuter avec eux Déjà nous recevons de la correspondance et des demandes de rencontre», a-t-il confié.«Nous allons ouvrir les portes toutes grandes pour établir des contacts avec eux», a-t-il ajoute en parlant de tous les Canadiens.Il a indiqué que ses deputes vont voyager a travers le pays pour faire valoir leur point de vue, rencontrer les gens et répondre aux questions.Le bureau de recherche du parti, mis sur pied lundi, appuiera ce travail en montant les dossiers nécessaires.«L’objectif du Bloc reste la souveraineté du Québec», a-t-il tenu a rappeler.Et il n’est pas question de mettre en doute l’engagement de sa formation au côté du Parti québécois lors des prochaines élections provinciales au Québec, a-t-il assuré.Lorsqu’on lui a demandé si cela signifiait que ses députes feraient activement campagne, il a répondu sans hesitation: «Absolument».M.Bouchard a aussi indiqué qu’il était tout a fait en désaccord avec la création d'un troisième parti provincial, comme le propose Mario Dumont.«Je ne pense pas qu'il y ait place pour ce parti tant et aussi longtemps que les deux options principales sont le fédéralisme ou la souveraineté et que ces positions sont représentées par deux partis existants», a-t-il ajouté.En fait, il ne croit pas que ce nouveau parti ait un avenir.Entre-temps, son équipe se prepare pour la rentrée parlementaire prévue pour le 17 janvier prochain.«Dans l’immédiat, dans l’exerci- ce de son rôle d’opposition officielle, dans la période critique que nous traversons, nous allons nous concentrer sur la relance de l’économie et le contrôle des finances publiques», a-t-il dit.En matinée, M.Bouchard avait déploré le fait que le ministre des Finances Paul Martin n'ait pas dit clairement, lundi à Montréal, comment il compte faire des économies et ainsi lutter contre le déficit record du gouvernement canadien.«M.Martin a manqué une occasion de parler des gestes qu'il compte poser pour corriger la situation».a dit M.Bouchard.Il a refusé de commenter le dossier de la privatisation de la gestion de l’Aéroport international de Toronto, préférant attendre de voir le rapport Nixon qui doit être rendu public vendredi.Mais il a indiqué qu'il suivait le dossier de près.Il espère que le rapport de l'ancien trésorier ontarien saura éclaircir les faits Le chef bloquiste a affiché la même prudence au sujet du rapport de la Commission royale d'enquête sur les nouvelles techniques de reproduction rendu public hier.Martin présentera son premier budget en février Il amorce à Halifax une tournée de consultation avec ses homologues provinciaux JEAN DION DE NO I RE BPREAP D’OTTAWA Paul Martin présentera son premier budget à titre de ministre fédéral des Finances en février prochain.M.Martin a lui-mème fait cette annonce, hier matin, à son entrée au caucus de deux jours du Parti libéral a Ottawa.Par la suite, en soiree à Halifax, il a participé a un dîner de travail en compagnie de ses homologues provinciaux.l.a rencontre, qui se ixmrsuit aujourd’hui, constitue l’une des premieres étapes du processus de consultation que le ministre entend mettre en œuvre pour dégager des pistes de solution au problème du déficit cpii doit atteindre plus de 44 millionsS en 1993-94.Hier, M.Martin a indique que des réductions de dépenses allaient figuier au prochain budget, tout en précisant que l’accent serait mis sur des mesures propres a stimuler la croissance de î'économie.Parce que, a-t-il ajouté, une diminution des dépenses «n’est tout simplement pas suffisante |xnir réduire le déficit».«Une croissance économique est nécessaire, et si nous voulons avoir une croissance économique, il faut investir dans la formation, il faut investir dans les mesures d’apprentissage, dans la recherche et le développement, dans les petites entreprises et (huis les infrastructures», a-t-il déclaré.«Il faut investir ckuis l'avenir, il faut créer des emplois.11 va falloir relancer l'économie, parce que c’est là où se trouve le vrai drame.» M.Martin restait en cela fidèle au credo libéral, qui prône une approche «à deux voies» pour atteindre son ol> jectif de ramener le déficit a 3% du Produit intérieur brut (PIB) d'ici trois ans.«Nous allons respecter cet engagement».a-t-il promis.Et si la deuxième voie, celle de la relance, demandera des efforts considérables, la première, celle des coupures, ne sera pas épargnée non plus.11 n’y aura pas un sou des deniers publics qui sera dépensé sans que cela ne soit nécessaire», de dire le ministre.M.Martin est par ailleurs revenu sur les erreurs énormes — de 11 à 13 milliardsS d'écart par rapport à la réalité — commises par les conservateurs dans leur évaluation du déficit.Selon lui, «ils n’étaient pas aussi éloignés de PHOTO PC .V, M.Martin nie avoir manipulé les chiffres pour faire mal paraître l’ancienne administration conservatrice.la réalité à cause de restrictions budgetaires insuffisantes, mais parce que les revenus du gouvernement étaient en baisse, parce l’économie est à plat et parce qu'il n’y a pas croissance».Comme pour appuyer ses dires, un rapport de Statistique Canada publié plus tôt en journée faisait état d’une croissance du PIB d’à peine 0,6% au troisième trimestre de 1993, le plus faible taux depuis la croissance à peu près nulle des neuf premiers mois de 1992.Ce rendement porte le taux annuel composé d'augmentation du PIB à 2,4%, alors que l'ancien gouvernement avait anticipé un taux avoisinant les 3%.M.Martin a enfin repoussé les allégations de l’ancien ministre des Finances Don Mazankowski, qui l'accusait lundi d'avoir manipulé les chiffres pour faire mal paraître l'administration conservatrice.Pour arriver à un déficit de 44 à 46 milliardsS, «nous avons sue vi les conseils du Vérificateur général et du comité des comptes publics.Je pense que le Vérificateur général n’a aucune raison de vouloir blâmer les conservateurs plus que nous», a répondu le ministre.Chevrette veut la tête de Ryan Quebec (PC) — En plus de déposer une motion de censure blâmant sévèrement le gouvernement pour son incapacité à contrer efficacement la contrebande du tabac, le commerce illegal et l’économie souterraine, le leader de l'opposition officielle Guy Chevrette a réclamé, hier, la démission du ministre de la Sécurité publique Claude Ryan.Pour le député de Juliette, «il est devenu manifeste que le ministre Ryan n’est plus l’homme de la situation.Déjà surchargé avec les dossiers de la langue et des affaires municipales, a précisé M.Chevrette, le ministre n'a plus l’autorité nécessaire pour apporter les solutions qui s’imposent et demeure paralysé par le traumatisme de revivre la crise d'Oka.» Cette peur viscérale de s’attaquer aux contrebandiers et surtout aux Mohawks, décrite par le porte-parole péquiste, a d’ailleurs a été confirmée par le ministre du Revenu Raymond Savoie.iSijoutz' lie GAMBARD \ ii.k et servile technique 63(1-A.rue l ailtcart.Montreal, centre-ville 81.6-3876 AGENT OFFICIEL ROLEX + il MM IPM Votre facture d’électricité vous donne des y,uwj;i crmiu .4»V Procurez-vous sans tattler la nouvelle MÉ brochure Hydro-Guide : un outil indispensable qui répond, en douze rubriques, a toutes vos questions touchant l’électricité et les servîtes d I Ivtlro Quebec.Pour vous procurer Hydro Guide, remplissez le coupon réponse ci joint, ou composez 1\N h RG lit a Montreal ou 1 S00 I NU R( !Il'.partout ailleurs au Québec.Je désire recevoir mon exemplaire gratuit d’Hydro-Guide.Al.RI 'SI l’ROVIMI Je désire obtenir eette brochure J en Irani,'.iis 2 en anglais frissons ?Retourner à : HYDRO-GUIDE C.P.1350, succursale Saint-Laurent Saint-Laurent (Québec) H4L 5K2 NOM ( OUI POSTAI HYC 93-113-B-3 a Hydro Québec l e meilleur de nous-mêmes I.K I) R V (lia, I.K M K It < It R I) I I I) K ( K U It I! R I il !» :t 'A (! LE LE MONDE P E R S E C T I V E S guerre lasse •1 ¦ Impossible pendant 25 ans, la négociation s'imposera-t-elle enfin en Ulster?Ix?premier ministre britannique John Major s’est engagé hier à poursuivre le dialogue avec l’Armée républicaine irlandaise.Ijondres serait prêt à ouvrir des pourparlers avec l’IRA dans les dix semaines environ qui suivraient l’engagement de 1’oiganisation irlandaise .à déposer les armes.À l’occasion du sommet anglo-irlandais entre John Major et Albert Reynolds, son homologue de la république d’Irlande, vendredi à Dublin, la question de l’avenir constitutionnel de Tlrlande du Nord sera à l’ordre du jour.SYLVIANE TRAM IE R LE DEVOIR Dans ses mémoires publiés récemment, Margaret Thatcher se demande si les politiciens britanniques comprendront jamais l’Irlande du Nord.Elle en doute et en conclut que, sur ce sujet, «la plus grande prudence est de mise».L’actuel premier ministre John Major n’est pas mieux préparé que ses prédécesseurs pour régler la question de l'Irlande du Nord, mais il est au ixmvoir à un moment propice pour tirer parti de la lassitude des protagonistes d’un conflit armé qui dure depuis près de 25 ans.Au milieu des années 80, un rapport du ministère britannique de la Défense concluait à l’impossibilité d’une défaite militaire de l’Année républicaine irlandaise (IRA).Malgré la présence de quelque 17 000 soldats britanniques stationnés en Irlande du Nord et malgré les 9000 policiers tinnés de la Royal Ulster Constabulary.Penchait ces années, l’IRA, ' (Crtée en 1919 au cours de la guérilla qui allait conduire à la partition de l’Irlande en 1921) a été remise en selle et elle S’est dotée d’une structure et d’un arsenal militaires capables de tenir en échec l’année britannique.En même temps, elle s’est donnée un fonctionnement de type mafieux, recourant à l’extorsion et au racket pour financer ses activités.Du côté protestant, deux milices paramilitaires, l’Ulster Freedom Fighters (UFF) et l’Ulster Volunteers Forces (UVF) signe des attentats contre des cibles catholiques.Mais s’il est exclu que Londres puisse battre LIRA sur le terrain militaire, LIRA de son côté ne peut pas non plus gagner la guerre contre Londres.Les républicains irlandais le savent, même si les plus extrémistes d’entre eux ont poursuivi jusqu a présent avec acharnement la ligne de la victoire militaire, «le bulletin de vote dans une main, le fusil dans l’autre», ' comme le veut leur slogan.Reconnaitre aujourd’hui l’impasse militaire ne veut pas dire que la solution politique soit proche.Mais l’ouverture d’un canal de communication entre LIRA et le gouvernement britannique, la possibilité évoquée d’établir un «dialogue exploratoire» avec ceux que Londres traite de «terroristes» depuis 25 ans, donnent à tous le sentiment que le lùioment est mûr pour un déblocage.Dans ce conflit tribal, on parle la même langue, mais on I pèse ses mots: «Ulster» a une connotation protestante, les ! Catholiques disent «Irlande du Nord, la deuxième ville de ! la province est Londonderry pour les protestants, Derry ! pour les Catholiques, et Ixmdonderry-Derry pour tous .ceux qui veulent s’en tenir à la stricte neutralité.! «C’est un peuple qui est divisé, pas une terre, et on ne ; peut pas unifier un peuple par la force» disait récemment I John Hume, chef du Parti travailliste social-démocrate • (SDLP), porte-parole des catholiques modérés, dans un ; entretien avec Le Monde.Député au Parlement de West-; minster et au Parlement européen, John Hume est l’inlas-; sable défenseur de la réconciliation entre les deux com-• munautés.C’est lui qui depuis plusieurs mois a engagé un dialogue avec Gerry Adams, président du Sinn Féin, * branche «politique» de LIRA.! Cette initiative, qui a eu le mérite de rehausser l’option ; non militaire aux yeux de l’opinion républicaine, a débouché sur la conclusion d'un plan, prévoyant un processus de • discussions après cessation de la violence.In position britannique n’a pas officiellement changé: • Londres demande un arrêt des hostilités et maintient qu’aucun changement constitutionnel ne se fera sans l’accord de la majorité de la population des six comtés d'ir-! lande du Nord.C’est la que la démographie joue son rôle: le conflit oppose 950 000 protestants (ou unionistes, ou 1 encore loyalistes, partisans du maintient de l’Ulster dans ¦ le Royaume-Uni), a 650 000 catholiques (ou républicains, partisans d’un rattachement a la république d’Irlande).Leur nombre donne un droit de veto aux protestants, alors que les patholiques, minoritaires en Ulster, seraient ; largement majoritaires dans une Irlande unifiée.Cette perspective d'un «lâchage» britannique et d’une ; unification de l’Irlande sème la panique dans les rangs unionistes.Pourtant, l’annonce que des contacts ont lieu depuis plu-• sieurs mois entre des représentants du gouvernement britannique et le numéro deux du Sinn Fein, Martin McGuin-ness, soupçonné d’avoir été un temps chef d’état major de l’IRA.n’a pas été accueillie avec le concert de protestations que l’on aurait pu attendre des milieux unionistes.Le président du parti démocratique d’Ulster (DUP), le révérend Ian Paisley a certes laissé éclater sa colère au Parlement de Dmdres, mais son collègue James Moly-neaux, qui dirige le principal parti protestant de la province, le parti unioniste d’Ulster (UUP) s’est abstenu de critiquer le gouvernement de John Major.C’est sans doute le signe qu’un certain nombre d’unionistes sont prêts eux aussi au dialogue.La reconnaissance mutuelle de l'impasse militaire sera-t-elle le début de la sagesse ?Bill Clinton proclame la «loi Brady» «Mettre fin à la folie des rues» En contrôlant le commerce des armes à feu, Washington veut réduire la criminalité endémique des villes américaines C’est avec solennité qu’a été officiellement proclamée, hier à la Maison-Blanche, la «loi Brady» imposant cinq jours d’attente à tout acheteur potentiel d’une arme à feu.Cette mesure était réclamée depuis sept ans par les partisans d’un contrôle de la LE DEVOIR AVEC AP ET AFP Washington — «L’Amérique a enfin gagné cette bataille.Les Américains en ont assez de voir qu'à toutes les vingt minutes, un de leurs concitoyens est tué par une amie à feu», a déclaré hier le président Clinton aux quelque 200 personnes rassemblées pour la signature d’une loi longtemps attendue, et qui doit entrer en vigueur dans 90 jours.Jugeant que le laisser-faire actuel n’était rien moins que la «perpétuation de la folie», M.Clinton a estimé que Ohipctif cette loi témoignait d’un ¦’ changement dans la cul- suivant* ture américaine: «Ne me dites pas que cette interdire loi ne sera pas source de changement.Ce la vente n’est pas vrai.» Clinton a rappelé avec émotion des armes qu’un de ses amis armu- ,, _ riers, en Arkansas, avait dassaut vendu une arme à un aliéné tout juste libéré d’une maison de santé, et que ce pauvre type avait fauché, peu après, six personnes innocentes.Le vice-président Al Gore, l’Attorney General (ministre de la Justice) Janet Reno, Lloyd Bentsen, secrétaire au Trésor, et de nombreux parlementaires ont assisté à cette seance solennelle.La loi Brady porte le nom d’un porte-parole de la présidence américaine, James Brady, qui avait été grièvement blessé au cours d’un attentat perpétré en mars 1981 contre le président Ronald Reagan.Le texte a été voté le 10 novembre demies par la Chambre des représentants et adopté dix jours plus tard, non sans difficultés, par le Sénat.«Folie incontrôlée» «Cette loi met un terme à la folie incontrôlée et va assurer une plus grande sécurité aux gens de ce pays», a déclaré James Brady du fauteuil roulant où, paralysé, il est confiné depuis l’attentat.«Trop de jeunes Américains croient qu’une arme constitue vente d’armes aux États-Unis, et représente une défaite pour le lobby de la National Rifle Association.«Il s’agit du premier pas en vue de reprendre le contrôle de nos rues», a dit le président Bill Clinton en signant la loi.4 Y mo'To Aie Bill Clinton a signé hier la première loi américaine instaurant un contrôle du commerce des armes à feu.la réponse a leurs problèmes.Je peux leur garantir le contraire», a-t-il ajouté sous les applaudissements.Le texte n’entrera en application que dans 90 jours.Dans cinq ans, la période d’attente devra être abandonnée au profit d’un système informatisé de vérification des antécédents judiciaires des clients.Un système qui doit être installé au cours de cette période sur l’ensemble du territoire américain.Selon une enquête effectuée par le Washington Post dans quatre États imposant, localement, une période d’attente similaire à celle contenue dans la loi Brady, 47 000 ventes potentielles d’armes à feu y ont été annulées au cours des cinq dernières années.Près de 30 000 personnes succombent çhaque année à des blessures par balle aux États-Unis, d’après des statistiques officielles.Les partisans du texte reconnaissent toutefois que la loi Brady ne constitue qpe le premier pas dans la mobilisation des États-Unis contre la violence.«Ce n’est qu’un début», a déclaré Sarah Brady qui a mené avec son mari la campagne ayant conduit à l'adoption de la loi.«Il faut maintenant obtenir l’interdiction totale de la vente des armes d’assaut», a-t-elle ajouté à la Maison-Blanche.L’adoption de la loi Brady constitue une défaite pour la puissante National Rifle /Ls-sociation (NRA) et ses trois millions d'adhérents qui avaient, jusqu’à présent, réussi à faire avorter toutes les tentatives visant à réglementer la vente des armes à feu.Pour M.Brady, il est indubitable que «il y a 12 ans, ma vie a été modifiée par un jeune homme dérangé portant une arme à feu.Jusque-là, je n’avait pas réfléchi au contrôle des armes à feu.Et si je m’y étais mis, je ne serais pas aujourd’hui cloué a ce damné fauteuil roulant.» Au sommet de la CSCE à Rome L'Ukraine est montrée du doigt Rome (Reuter) — Ut Russie, la France et l’Allemagne ont fait pression sur l’Ukraine hier pour quelle se débarrasse de l’arsenal nucléaire quelle a hérité de l’ex-t RSS et souscrive au traité START-1 sans conditions.Apres le président américain Bill Clinton, les ministres des Affaires étrangères des trois puissances ont exhorté l’Ukraine a renoncer à 900 ogives quelle veut conserver (sur les 1600 qu’elle possédé) et a cesser de retarder indéfiniment la signature du traité de non prolifération.Ces ministres s’exprimaient dans le cadre d’une réunion de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), dont sont membres les Etats-Unis, le Canada et tous les États européens, a l’exception de la Yougoslavie (Serbie plus Monténégro).Cette réunion de deux jours a pour thème principal la gestion des conflits qui ravagent, ou menacent, les anciennes républiques soviétiques.Un appel du pape: «N'oubliez pas la Yougoslavie» Mais au Vatican, où s’étaient rassemblés plus d’une cinquantaine de chefs de la diplomatie de la CSCE, Jean-Paul II a rappelé que cette organisation s’était avérée incapable d’arrêter le bain de sang en Yougoslavie.Ix?pape a appelé son auditoire à ne pas ajouter à cet échec le «scandale de l’indifférence».«La plus grande des calamités» qui pourrait déstabiliser l’Europe surviendrait si le Vieux Continent se résignait à une guerre qui accable des millions d’individus dans Retrouvailles à Bonn Bonn (Reuter) — François Mitterrand, qui espere une réaffirmation de la solidarité européenne dans les négociations du GATT, et Helmut Kohl, qui veut croire a la conclusion d’un accord avant le 15 décembre, ont donné hier a Bonn le coup d’envoi du 62e sommet franco-allemand.A deux semaines du 15 décembre, date limite pour la conclusion d’un accord,au GA IT, la partie de bras de fer entre l'Europe et les Etats-Unis dominera cette rencontre.Ix* premier ministre Edouard Balladur a récemment réaffirmé qu’il ne voyait «aucun signe de progrès substantiel» dans les discussions.Il a déclaré que la France était prête a parvenir a un compromis sur le volet agricole, mais a réaffirmé que les USA devaient faire preuve de souplesse et accepter des ajustements.Sommet centro-américain à Washington Reprise de l'aide au Nicaragua Washington (AEP) — Ix* président Bill Clinton a annoncé hier l’octroi de 40 millions de dollars d’aide américaine au Nicaragua, justifiant cette assistance par des «progrès significatifs» dans le processus de réconciliation politique dans ce pays.«J’ai décidé (.) de débloquer cette aide en raison des progrès significatifs au Nicaragua dans la substitution d’un pouvoir civil à un régime militaire, dans la résolution des réclamations américaines sur les droits de propriété et dans d’autres domaines encore», a souligne M.Clinton au cours d’une conférence dé presse conjointe avec les dirigeants de sept pays d’Amérique centrale.L’aide des USA avait été gelée en septembre dernier a la demande du Sénat pour inciter les dirigeants nicaraguayens a mettre un terme aux assassinats politiques dans ce pays.Ix- président américain, qui a reçu mardi matin les dirigeants de l’Amérique centrale, a également annoncé qu’une étude serait entreprise en vue d’étendre l’ALENA a d’autres démocraties dans cette région.Ix* nouveau plan de paix pour la Bosnie-Herzégovine Au tour des Serbes de refuser la négociation C' enève (Reuter) — Quelques heures J après la reprise des pourparlers de paix sur la Bosnie à Genève, le gouvernement bosniaque a averti que les discussions étaient en danger en raison du refus des Serbes de négocier sur la base d’un nouveau plan de paix européen.Mohammed Sacirbey, ambassadeur de Bosnie aux Nations unies, a estimé que les discussions étaient dans une «phase critique» et a accusé les Serbes de ne pas respecter rengagement pris la veille.Apres une journée de discussions avec les ministres des Affaires étrangères des Douze, lundi a Genève, les protagonistes du conflit bosniaque avaient accepté d’engager de nouveaux pourparlers.Ix‘s discussions devaient reprendre sur une Manifestation nationaliste en Transylvanie C'' luj (Reuter) — Plus de 30 000 manifestants x nationalistes roumains, brandissant des drapeaux et entonnant des chants, ont assisté hier a Cluj, en Transylvanie, a l’inauguration d’un monument dédié à un héros national.Une fanfare militaire jouait des marches pendant que la foule déposait des gerbes au pied de la statue d’Avram lancu, qui mena la lutte contre les 1 longrois au XIXe siècle.«En inaugurant ce monument, nous honorons le martyr Avram lancu et les actes de nos aieux.Ut I ransylvanie est le berceau de la lia les Balkans et dans le Caucase, a-t-il dit, ajoutant que le devoir des dirigeants politiques dépassaient de loin le simple octroi d’une aide humanitaire.Ix: souverain pontife a également averti la CSCE que son objectif (h* sécurité commune ne serait jamais atteint «si des conquêtes territoriales par la force sont récompensées, si "le nettoyage ethnique” -qui n’est pas autre chose qu’une forme de génocide - en arrive a n’être qu’une méthode et si les droits de l’homme les plus élémentaires sont ouvertement méprisés».Pour sa part, le ministre russe des Affaires étrangères Andreï Kozirev a violemment critiqué l’Ukraine et estimé que son attitude sur le dossier du nucléaire pourrait entraîner une «réaction en chaîne» dans toute l’Europe et replonger le continent dans la Guerre froide.nouvelle initiative de paix européenne, pré voyant un assouplissement des sanctions contre la Yougoslavie en échange de concessions territoriales aux Musulmans.Ix* précédent plan de paix avait été rejeté en septembre par les Musulmans, qui jugeaient insuffisantes les concessions territoriales serbes et exigeaient un accès a la mer.Ce projet donnait aux Serbes plus de la moitié du territoire bosniaque contre un tiers aux Musul mans.«Nous ne pouvons meme pas appliquer le premier point, c’est à dire suivre le mandat de la Communauté européenne», a déploré lain bassadeur, alors que le président musulman Alija Izelbegovic rencontrait le président serbe Slobodan Milosevic et le cltel des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic.lion roumaine», a déclaré Gheorghe l unar, le maire nationaliste de Cluj, au nord de Bucarest Les nationalistes roumains accusent les I longrois de convoiter la I ransylvanie, région qui a appartenu a la Hongrie de 1867 a 1918.I )epuis son élection a la mairie de Cluj il y a deux ans, Eunar, chef du Parti de l’unité uatio mile roumaine (PUNR), a fait débaptiser les rues dont le nom historique était en hongrois et a interdit toute nouvelle inscription publique en langue magyare, le quart de la population de la ville est d’origine hongroise.Chaud et froid entre Israël et les Palestiniens Progrès au Caire, troubles à Gaza CA aza (Reuter) — L’armée israé-T lienne a accepté hier de prendre des mesures d’apaisement pour ramener le calme dans la bande de Gaza, où un adolescent palestinien de 15 ans a été tué dans la journée.Ces violences, les plus graves depuis la signature de l’accord OLP-Israël le 13 septembre, pèsent lourdement sur les pourparlers entre l’État hébreu et les Palestiniens, dont une huitième session s’est achevée au Caire après avoir enregistré des progrès sur la question des détenus palestiniens.Réunis à Gaza, des officiers israéliens et des dirigeants palestiniens ont décidé de joindre leurs efforts pour tenter de mettre fin aux affrontements provoqués par la mort ou l’arrestation de plusieurs militants des Faucons, les groupes de choc du Fatah de Yasser Arafat.Les Israéliens se sont engagés à accélérer la procédure d’amnistie de 17 Faucons encore recherchés et de négocier séparément les cas des militants accusés d’avoir tué des soldats.Ils ont accepté de lever à partir d’aujourd’hui certains barrages et de réduire leurs effectifs dans certaines zones afin d’éviter les frictions.En échange, les dirigeants palestiniens ont accepté de rencontrer les Faucons et de leur demander de renoncer à la violence.A Tunis, le Fatah avait déclaré auparavant qu’il ne lancerait aucun appel au calme tant que cinq dirigeants des Faucons interpellés lundi ne seraient pas libérés.Lors des négociations du Caire, les Israéliens ont proposé un calendrier pour la libération progressive de quelque 10 000 détenus palestiniens, une initiative saluée comme «un pas dans la bonne direction» par le négociateur de l’OLP, Nabil Chaat.Une nouvelle session de pourparlers aura lieu la semaine prochaine.Israël tente aussi de clébloquer la situation en négociant au plus haut niveau avec le chef de l’OLP.Un émissaire du premier ministre Yitzhak Rabin a rencontré hier à Tunis Yasser Arafat.Jacques Neriah, membre de la délégation israélienne aux pourparlers avec les Palestiniens, «a exposé les opinions de Rabin et écouté les propositions d’Arafat», a dit à Reuter un responsable palestinien.Ahmed Tîbi, conseiller particulier d’Arafat, a assisté à la réunion et doit rencontrer des responsables israéliens à Jerusalem dans les jours à venir pour obtenir la réponse de Rabin aux propositions d’Arafat.Mandela veut susciter un «front antifasciste» Ie ( ap (AF P) — Le président de -/l'ANC .M.Nelson Mandela, a adressé hier une nouvelle mise en garde à l’extrême-droite blanche, menaçant de créer un «front antifasciste si elle persiste a entraver la transition vers la démocratie.«Ceux qui nous ont persécutés ont maintenant constitué une soi-disant Alliance de la liberté (.) un groupe d’hommes qui veulent main tenir la domination d’une minorité», a l il déclare a la presse a l’issue d’un entretien au Cap avec le secrétaire américain au Commerce Ron Brown.S’ils continuent, nous n’aurons d’autre choix que d’appeler a la for niation d’un front antifasciste», a poursuivi M.Mandela.Cet avertissement survient au lendemain de l'annonce par le Front du peuple afrikaner (AVE, extrême-droite) qu’il ne reconnaîtrait pas l’autori te de transition et mettrait sur pied des structures parallèles de gouver nement, y compris une armée.Les dirigeants de l’AVF, Constant! Viljoen el Fordi I lartzenberg, qui di rige également le Parti conservateur (C P, pro apartheid), ont précisé que les structures alternatives feraient piece au (.onseil exécutif de transition ( I E( ) qui doit entrer en fonction le 6 décembre.I Alliance de la I .iberle — consti luce du parti zoulou litkatha, des banloustans du ( iskei et du Bophu thatswana et des partis d’extrême droite blancs ( Pe| AVI - a boycotte les négociations sut l’avenir de I Afrique du sud et réclame des structures fédérales et un foyer ( Volkstaat) blanc séparé.A1C I.K I) K V U I H .I.K M K K (’ H E l> I I Il K C K M II |( | | «| e raisonnement avancé par M.Choumieïko est dans la droite ligne des arguments utilisés la semaine dernière par l’entourage du président: il est impossible de se présenter aux élections sans approuver la Constitution qui définit les conditions dans lesquelles s’exerceront les activités du futur Parlement.D’ailleurs, si la Constitution n’est pas adoptée, l’élection du Parlement ne sera pas valable.Tout candidat qui critique la Constitution doit donc se retirer de la compétition et s’il ne le fait pas, la commis- La marge de manoeuvre des opposants au président est de plus en plus étroite sion électorale doit l’en exclure.Bien entendu, cette argumentation procède d’une logique très particulière: le projet de Constitution, son mode d’adoption et le processus électoral ont en effet tous été imposés par Boris Eltsine, à la suite de la dissolution du Parlement et de la sanglante épreuve de force des 3 et 4 octobre.Le texte de la nouvelle loi fondamentale n’a été visé par Boris Eltsine et rendu public qu’après le dépôt des candidatures aux élections.C’est aussi le président, et lui seul, qui a décrété que le référendum constitutionnel et les élections auraient lieu le même jour.Permettre à Eltsine de se maintenir De plus — et c’est là le point essentiel — le texte soumis à référendum a été rédigé de manière à permettre à M.Eltsine de rester au pouvoir jusqu’au terme de son mandat initial, alors même que les conditions dans lesquelles s’exerce ce mandat auront radicalement changé.Un vote positif pour la Constitution sera donc imman- quablement présenté comme un nouveau plébiscite en faveur de Boris Eltsine.ht démarche de M.Choumieïko — qui, bien entendu, n’a pu agir de sa propre initiative — va au-delà des avertissements proférés par le président lui-même: vendredi dernier, M.Eltsine s’était contenté de piquer une colère publique contre eux qui utilisent leur temps de parole à la télévision pour critiquer le président et son projet de Constitution au lieu de se contenter de «présenter leur programme».Il les avait alors menacés de les priver d’antenne.Naturellement, le «tribunal» (nommé par lui) pour juger du bon déroulement de la campagne a la télévision avait immédiatement abondé dans le même sens.De là à exiger, comme le fait M.Choumieïko, l’exclusion pure et simple des partis qui n’acceptent pas de se placer dans la logique constitutionnelle du président, il y a tout de même un pas considérable: si celte demande était satisfaite, les élections tourneraient carrément à la farce et rien ne dit que M.Eltsine soit décidé à aller si Le procès des auteurs du putsch de 1991 Krioutchkov voulait contrer les sombres desseins de l’OTAN Moscou (AFP) — L’ex-chef du KGB Vladimir Krioutchkov a affirmé hier devant la Cour suprême de Russie que les 14 putschistes d’août 1991 avaient tenté un coup d’Etat pour contrer l’OTAN qui, selon eux, voulait dominer l’URSS avec l’apparente approbation du président Mikhaïl Gorbatchev.M.Krioutchkov était le premier des anciens responsables soviétiques accusés de «haute trahison» à témoigner devant le tribunal militaire de la Cour, où comparaissent actuellement 11 des 14 accusés, notamment pour conspiration en vue de s’emparer du pouvoir et haute trahison.Deux putschistes doivent être jugés séparément et le cas d’un troisième a été disjoint en septembre pour des raisons de santé.M.Krioutchkov a affirmé que le coup de force avait eu lieu en partie parce que des pays occidentaux, sous la conduite des États-Unis et agissant dans le cadre de l’OTAN, avaient commencé à établir un contrôle sur les armes nucléaires soviétiques.Ce processus était entrepris «avec l’aide et sous les égides des Nations unies», a déclaré M.Krioutchkov, affirmant que des pays de l’OTAN avaient déjà commencé à «définir des sphères d’influence» dans l’ancienne Union Soviétique «en prenant en compte des critères géographique et éthnique».Il a expliqué que les 14 hauts responsables qui avaient formé en août 1991 le «Comité d’État pour l’état d’urgence» pour exercer le pouvoir en URSS avaient agi de la sorte parce qu’ils disposaient d’informations sur des projets visant à désagréger l’Union soviétique.«Si nous étions restés plantés là, les bras croisés, notre inaction aurait été criminelle», a estimé M.Krioutchkov.loin.Mais la menace est dans l’air, et prouve que le président supporte de moins en moins bien toute forme d’opposition ouverte à ses projets.Un vice-premier ministre, M.Chokhine, lui-même candidat sur la liste gouvernementale bis (celle, plus modérée, de M.Chakhrai), a d’ailleurs affinité récemment que le choix qui se présentait à la Russie était entre l’adoption de la Constitution eltsinienne et «une dictature du président»: un choix somme toute assez limité.L’énoncé même de la question posée aux électeurs — «Approuvez-vous la Constitution de la Fédération de Russie?» — participe du même était d’esprit: c’est cette Constitution présentée non comme un simple projet, mais comme la seule possible, ou bien le néant et le chaos.De plus, ce texte soumis à l’approbation populaire procède d’abord du président, qui garde un droit de regard sur lui.Un troisième vice-premier ministre, M.Soskoviets, a ainsi, expliqué que M.Eltsine pourrait en cas de besoins «modifier par décret» la Constitution après le 12 décembre.Propagande quotidienne à la télévision Fout cela montre aussi que l’équipe présidentielle, en dépit de toutes les précautions prises et des moyens considérables dont elle dispose pour peser sur le processus électoral, nourrit actuellement quelques inquiétudes, ht principale étant que le seuil, pourtant très bas, fixé pour l’adoption de la Constitution (la majorité simple des votants et une participation de 50%), ne soit pas atteint.C’est pourquoi, alors même qu’on tente d’interdire aux candidats de critiquer le projet de Constitution, la télévision russe s’apprête à diffuser pendant la semaine précédant le scrutin, une série d’émissions quotidiennes de propagande en faveur de ce texte.M.Choumieïko lui-même a pris la décision «d’accroître considérablement l’action de la télévision, de la radio et de la presse», de façon que «chaque habitant de la Russie, grâce à des commentaires et des explications qualifiés, puisse comprendre les dispositions de la loi fondamentale de la Russie».Que le pouvoir s’inquiète du tour pris par un processus électoral qu’il a lui-même mis en place peut, à la rigueur, apparaître comme un signe de bon augure, la preuve que lçs dés, ne sont pas complètement pipés.A condition, toutefois, que ce même pouvoir accepte d’envisager une défaite: ce qui, actuellement, ne semble pas évident.Au moment où les «observateurs occidentaux» s'apprêtent à venir apporter un certificat d’honorabilité à ces élections assez particulières, il est sans doute temps que les responsables des démocraties occidentales cessent de faire semblant de ne rien voir et disent clairement qu’il y a des limites à ne pas dépasser.menu M f 19 .4^^ Les conseillers en vin de la Q Société des alcools du Québec vous offrent O .l’occasion unique de vous suggérer les meilleurs vins ^ A ou spiritueux qui accompagneront parfaitement votre menu de Noël.Ainsi, pour la réussite de votre repas du temps des Fêtes, envoyez votre menu de Noël détaillé par télécopieur ou par la poste à l'adresse suivante: Société des alcools du Québec Concours menu de Noël 905, avenue de Lorimier Montréal H2K 3V9 Télécopieur: (5N) 864-3400 D ici Noël, votto recevrez, fuir la poote, la Hole deo vino approprieo à votre menu.Maio, en p/no, courez la chance de gagner deo prix.V A g a g ner! Ors prix prestichei x Du h au 18 décembre prochain, à chaque jour ( excluant le dimanche) courez la chance de gagner une dec douze o élection,* de vino d'une valeur de 100 S chacune.Pour participer, envoyiez tout simplement votre menu en 1/ inscrivant votre nom, votre adresse et votre numéro de téléphone.Les gagnants seront choisis au hasard parmi les menus reçus.I Jn seul menu accepté par personne.Lp.grand prix Le 21 décembre prochain, un tirage an oorl parmi lotto leo menue reçue déterminera le grand gagnant dit Concoure menu de Noël.Le prix: votre menu de Noël réalioé par le chef exécutif M.Gérard Beger de l'Hôtel te Quatre Saioono de Montréal pour Wperoonneo de votre choix.Le repao oc déroulera à la d/atoon du Gouverneur le 26 décembre 109) I a leur de ce prix: > OOO S Société des alcools du Québec rem 1.1: dkviiiii le Quitte Saisons MTMWAl sTs I \ - \l VISON DU CiOUVKRNEUR S.V.P.Adressez vos dons à: Les Maisons Familiales d’Youville Inc.a/s Sr Thérèse Paradis 10908, av.Bellevois Montréal-Nord (Québec) H1H 3C9 Tél.: (514) 329-0288 Un reçu pour fins d'impôt est disponible.Les Maisons Familiales d'Youville ont besoin de vous! Des centaines de tout-petits sont à la recherche de L'AMOUR, de la TENDRESSE et de la CHALEUR des gens généreux.Seriez-vous de ces gens là?Merci d'avance.r n Nom Adresse Ville Prov.| Code postal I_______________ Tél.: J Hommage aux Lauréats des prix du Québec 1993 Dimanche dernier, Le Gouvernement du Québec dévoilait les noms des huit lauréats des Prix du Québec 1993, reconnaissant ainsi leur contribution exceptionnelle au développement culturel et scientifique de la société québécoise.Pour en savoir davantage sur Les Prix du Québec et ses huit lauréats 1993, consultez samedi, le cahier spécial du Devoir.A LIRE ABSOLUMENT, SAMEDI, DANS l_E DEVOIR LE DEVOIR E D I T 0 R I A L Une seule vraie priorité: la croissance 4 Jean-Robert Sansfaçon Entre le discours déprimant du ministre fédéral des Finances, M.Paul Martin, et la rencontre de ses homologues provinciaux, aujourd’hui à Halifax, seule l’annonce hier par Québec de son plan de relance laisse poindre quelque espoir.Mais c'est si peu! V i ?f » D e tout ce qui s’est dit cette semaine, l’intervention la plus insignifiante fut celle du nouveau ministre fédéral des Finances, M.Paul Martin.la plus stimulante, celle du ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, M.Gérald Tremblay.M.Martin avait choisi sa cible: préparer les Canadiens à des années difficiles.Malheureusement pour lui, ce discours ne-convainc plus.Non pas que le problème soit résolu, mais les conservateurs nous l’ont tellement servi dépit fcneuT ans que ni les contribuables à bout de souffle, ni les jeunes et encore moins les chômeurs désespérés ne sont disposés à l’entendre.Qn savait déjà que le déficit atteindrait les 45 milliards de dollars, comme on savait que le gouvernement précédent s’était amusé à gonfler les prévisions de croissance économique pour faciliter sa réélection.Mais ce qu’on ne sait toujours pas, ce que tout le monde attendait de la première sortie publique du nouveau-ministre, ce sont les pistes de solution.Concrètes.Equitables.Si ta situation actuelle est si dramatique, si urgente, pourquoi attendre la sortie du budget en février ou mars prochain pour présenter des mesures qui n’auront d’effets que 12, voire 24 mois plus tard?Qu’est-ce qui empêchait le ministre des Finances d’un gouvernement majoritaire d’annoncer la baisse immédiate de certaines taxes à la consommation, l'abolition d’échappatoires fiscales, l’augmentation des impôts sur les,profits, ou encore des coupures de dépenses déjà envisagées par le dernier gouvernement, quitte à les fiiire approuver plus tard par le parlement?N’est-ce pas ce qu’on a fait avec les hélicoptères?Faut-il le répéter, si le déficit dépasse autant les prévisions, du printemps dernier, ce n'est pas d’abord parce qukQttawa dépense trop », comme les chantres de l’État "minimal s’acharnent a le crier partout C’est parce .que les recettes n’entrent pas comme on le prévoyait a caqse du climat de morosité qui perdure.Voilà le drame.Le seul moyen de mettre fin à cette léthargie, c'est de s'attaquer au vrai problème: la stagnation et le chômage.Sans une politique acharnée en faveur de la relance, conduite de façon coordonnée par tousJes gouvernements, aucun espoir n’est |)ermis.Il y a un an, a même date, on nous disait que les exportations suffiraient pour entrainer la reprise de l’activité canadienne.Que les gouvernements pouvaient dortc'se concentrer sur la lutte au déficit afin de «créer un pfimat favorable».Bilan: l'économie tourne toujours au ralenti, le chômage continue d’augmenter, les revenus réels des familles diminuent, l’économie au noir devient ia norme.En conséquence, les recettes des gouvernements chutent pendant que leurs dépenses de soutien du revenu et de crédit-TPS pour les plus démunis, ne cessent de grimper d’elles-mèmes.Que nous faut-il de plus pour comprendre que les politiques atten- II n’y a pas de solution à la crise des finances publiques sans solution à la crise de l’emploi tistes suivies depuis dix ans ne mènent nulle part?C’est à la lumière du premier discours de M.Paul Martin qu’il faut maintenant regarder le plan d’action présenté hier par le ministre québécois de l’Industrie, M.Gérald Tremblay.Malgré les moyens plus que limités dont dispose le gouvernement provincial, malgré l’état lamentable de ce gouvernement de fin de régime, voilà tout de même un petit quelque chose à se mettre sous la dent.Une preuve que l’imagination et la détermination peuvent hure plus, et surtout mieux que les milliards dilapidés à Ottawa à cause du laxisme d’une machine trop lourde.Ce que le plan Trent day présente de plus prometteur, c’est moins le nombre d’emplois qu’il entend créer que le dynamisme qu’il est susceptible d’insuffler au Québec.Un milliard de dollars en trois ans, répartis entre 11 programmes différents: certains crieront au saupoudrage de fonds publics.11 faudrait plutôt parler de tir de précision, d’un style d'intervention moderne de l’État dans l’économie.Très peu d’emplois promis seront créés directement par le gouvernement, la plupart provenant de la prise en charge par les entreprises, les individus, les régions, de leur propre sort, avec le soutien public.La plupart des mesures tirent leur origine d'un effort d’identification minutieux des problèmes: aide à l’ex|x)rtation, à l’innovation, à la formation, au recyclage, à la réinsertion sociale, à la création de PME.L’aspect le plus innovateur du plan, c’est le rôle déterminant qui’est laissé aux intervenants locaux.Pour une fois, Québec ne craint pas de faire confiance aux instances régionales, de les «responsabiliser» en leur confiant la gestion de Fonds décentralisés de création d’emplois.Si l’on parvient à éviter la bureaucratisation de ces structures locales, voilà peut-être un bon moyen de stimuler le développement d’entreprises et, dans certains cas, de briser le cercle vicieux de la dépendan-ce à l’égard des programmes de sécurité du revenu.Malheureusement, même en respectant ses objectifs, l’ensemble du plan gouvernemental annoncé lnet-ne créera pas plus d’une quarantaine de milliers d’emplois en trois ans.Il en faut dix fois ce nombre.Sans une collaboration plus grande du fédéral et des provinces, sans une harmonisation plus poussée des interventions a l’intérieur de cette fédération à la dérive, aucun programme provincial ne peut à lui seul entrainer l’économie d;uis la voie du progrès.Même la riche Ontario n’y est pas parvenue.Les gouvernements ne sont plus en mesure d’injecter des milliards, mais cela devrait au moins les inciter à collaborer davantage pour tirer dans la même direction.I*a réunion des ministres des Finances qui se tient aujourd’hui a Halifax doit permettre d’accoucher d’un consensus national axé sur la relance.Il n’y a pas de solution à la crise des finances publiques sans solution à la crise de l’emploi.Il n’y a peut-être aucune marge de manoeuvre du côté des dépenses publiques, mais il reste un énorme potentiel inexploré dans le jardin de l’imagination, du risque et de la concertation.Malades sur pied MmV Bissonnette, dans l’editorial du 17 novembre dernier, vous stigmatisez avec vigueur le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, M.Marc-Yvan Côté, pour son récent programme de «lutte contre le cancer» et vous reprochez aux fonctionnaires qui ont rédigé les documents présentés par le ministre de jargonner en appelant «malades sur pied» les malades auxquels ce programme s’adresse.Or, pour une fois, les fonctionnaires du ministère de la Santé et des Services sociaux ont utilisé le mot juste en appelant «malades sur pied** et non «malades ambulants» ceux qui ne sont pas alités.L’expression «malade sur pied-fait partie en effet depuis très longtemps du lexique hospitalier français et elle a été recommandée aux usagers québécois des 1970 par le Comité d’étude des termes de médecine du Québec dans son Glossaire des tepnes médico-hospitalien, publié par les Laboratoires Ayerts avec la collaboration de l’Office de la langue française.jVotre méconnaissance du français médical et hospitalier éclate dans vôtre, utilisation des expressions «cliniques externes» f calque de outpatient clinics) pour désigner les cqn'jpltations externes de nos hôpitaux et «fibrose kystique- (calque de Cystic Fibrosis) pour désigner la mucoviscidose.C'g.dernier terme, qui est utilisé en France depuis nombre d’années etjqu’on voit de plus en plus sous la forme de «mucoviscidosis- dans les oijvrdges scientifiques anglo-saxons, est beaucoup plus descriptif que l’ex-pnession «fibrose kystique» 4.’anomalie fondamentale de la mpcoviscidose est en effet le caractère visqueux du mucus fabriqué par les glandes exocrines de l'organis-nlk Si les conséquences de celte hu- L E T T H E S -?— perviscosité du mucus justifient pour le pancréas le terme de fibrose kystique, ce dernier terme ne décrit aucunement les lésions qu’entraîne le caractère visqueux du mucus dans les voies respiratoires et qui sont les plus lourdes de conséquences pour les sujets atteints de cette affection héréditaire autosomique récessive.Il est intéressant de noter que le terme «mucoviscidosis- a été crée en 1944 par le grand médecin américain Sydney Farber (qui a donné son nom au Sydney Farber Institute de Boston) mais qu’il a été beaucoup plus rapidement adopté en France qu’aux Etats-Unis.Les artisans du journal bourré de fautes d’orthographe et de syntaxe qu’est devenu LE DEVOIR vont sans doute s’étonner que quelqu’un puisse se préoccuper du mot juste au moment même ou Jean Chrétien, le nouveau premier ministre fin Canada dit, entre autres conneries et sans entrainer de protestations, que «l’eau que les Canadiens ont d’besoin» n’est pas a vendre.Dr Jacques Boulay Président Comité d'étude des termes de médecine du Québec Montréal, 20 novembre 1992 Deux longues semaines à Montréal Il y a quelques jours, un Français a publié une lettre dans cette page: si désespéré, si abandonné, si seul.Il avait passé deux longues semaines a Montréal et s’ennuyait de Paris, car «on ne se parle pas au Québec, on ne rit pas».Ce n’est pas l’affaire des Québécois de s’en défendre, ça se fait mieux par un étranger, c'est moins gênant.Je ne |x-ux trouver qu’une explica lion pour sa solitude: tous les Mont réalais accueillants se rassemblaient autour de moi.Même si j’avais voulu me taire, partout on me parlait, une petite conversation a la buanderie, a l’épicerie, au café.J’espère que pendant mon absence on accueille les étrangers de façon aussi chaleureuse en Allemagne qu’ici.Vu d’un Allemand qui passe a Montréal.Jo Lendle Montréal, 22 novembre 1992 Parizeau narcissique On connaît l’histoire du beau Narcisse qui repoussa la nymphe Echo.Désespérée, celle-ci mourut et continua de faire retentir les forêts de ses plaintes.Narcisse fut puni par les dieux.Condamné a tomber amoureux de sa propre image.Il s’en éprit en se regardant dans les eaux limpides d’une source.Des lors, pris d’une obsédante passion pour ce reflet, Narcisse devint incapable de s’arracher a cette contemplation et de quitter les bords de l’eau.Il y mourut de langueur.Jacques Parizeau devrait se rappeler ce récit mythologique.Par les temps qui courent, «Monsieur- est pris au piege de son propre reflet.Il passe son temps dans l’autocon-templation, dans l’autosatisfaction.Il se détourné des faits II se retranche dans l’univers de son image.«Easci ne par sa propre splendeur, bercé par son propre soliloque».1 n conseil, M Parizeau: il est encore temps d’éviter le triste sort réserve a Narcisse.Sortez de votre au toeontemplation.Rappelez vous que c’est du mot grec narké que vient narcotique, que le narcissisme se rattache a la langueur, a la somnolence et a l’inactivi te.Jean Dru Québec, 9 novembre 1992 OK A.P\miu .OU A COMPRIS ; CA VA MAL ) é O L’opéra bouffe d’Action-Québec \\ ien n’amuse autant que de voir quelqu’un pris à son propre piège, et c’est bien ce qui arrive actuellement avec l’opéra bouffe que constitue la création appré îendée d’un nouveau parti politique sur la scène provinciale.On se souvient de la manière dont Jacques Parizeau s’est servi de Me Jean Allaire et du jeune Mario Dumont, les deux animateurs du Groupe Action-Québec, pendant la campagne référendaire il y a un an.Il a accueilli les deux renégats du camp Bourassa et il les a encouragés à militer résolument pour le NON.C’est ce qu’ils ont fait avec éclat, en propageant l’idée allairiste d’une nouvelle confédération où le Québec serait quasi indépendant, c’est-à-dire qu’il aurait tous les avantages de la souveraineté sans perdre les bénéfices de l’appartenance à la famille canadienne.Signalons que dans le ra[> port qu’il a remis au Parti libéral et qui a fait tant de bruit, M.Allaire a notamment proposé que le Québec assuirie presque tous les pouvoirs d’un État indépendant que le reste du Canada continuerait cependant de subventionner grâce aux paiements de péréquation.Ha! Ha! Quand les poules auront des dents.On connaît la suite de l’histoire.Après son succès référendaire, M.Allaire se voyait déjà grand homme d’Etat.A tel point que, actuellement, il songe a offrir une «troisième voie» à ses concitoyens provinciaux, une option modérée qui nuirait au Parti québécois, lequel prêche la souveraineté pure et dure (et effrayante) à la Parizeau.Tout à coup, la consternation a frappé le camp séparatiste dont les grands ténors essaient furieusement de faire entendre raison au tandem Allaire-Dumont.Mais comme peut en témoigner leur ancien chef, M.Robert Bourassa, les deux hommes sont fort difficiles à convaincre.Action-Québec, le nouveau parti envisagé, risquerait de faire déraper le Parti québécois grâce, notamment, a l’initiative du Dr Jacques Frankenstein lui-même.N O K M A N VV E H S T K K ?A North Hatley, il y a quelques jours, je me suis attardé au cénotaphe érigé en l’honneur des hommes du village qui ont servi leur pays pendant la Grande Guerre, celle de 1914-1918.J’ai compté 92 noms — oui, 92 — originaires de ce petit village des Cantons de l’Est.Dix d’entre eux sont assortis d’une petite croix, ce qui indique qu’ils ne sont jamais rentrés au pays.Nombre de ces patronymes ont encore cours, les McKay, Kezar, Le-baron.Ils figurent, sur le cénotaphe, auprès des noms des grandes batailles de cette guerre maléfique, soit Ypres, Vimy, Mons, Somme.Le sacrifice de ces hommes et de leurs familles nous émeut toujours.Aurions-nous le même courage dans de semblables circonstances?Je pense a la lâcheté et au mépris de l’Ouest face aux horreurs commises en Bosnie, et j’en doute.Voici deux facettes d’un pays civilisé.A Ottawa, le gouverneur général Ray Hnatyshyn, d’origine ukrainienne, honore un groupe de lauréats canadiens, dont Leonard Cohen, Lois Marshall, Monique Mercure, Ludmilla Chiriaeff, Don Haig, sans compter un certain Gilles Vigneault.«Sa musique propage l’esprit du Québec dans tout le pays et à travers le monde», dit le gouverneur général.A I» \\ 0 I» 0 S .des aînés (2) En 1991, !il% des personnes de 75 ans et plus vivaient seules.On comptait presque quatre fois plus de femmes (212 000) que d’hommes (82 000) dans une telle situation.Il y a 20 ans, les différences a ce chapitre étaient beaucoup moins marquées.I-a proportion de femmes d’âge avancé vivant seules s’établissait à 29% en 1991, ce qui représente une hausse par rapport a 1981 (25%) et a 1071 (2(5%).Selon les projections, cette proportion devrait augmenter encore pour al teindre 42% en 2011.A titre de comparaison, la proportion d’hommes d’âge avancé vivant seuls, qui était de 13% en 1071 et de 10% on 1981, a atteint 17% en 1991.la proportion d’aines d’âge avancé vivant seuls décroît généralement d’()uest en Est.lin ( Jntario et dans les provinces de l’Ouest, les proportions étaient supérieures a la moyenne nationale, tandis que, dans les provinces de l’Est, elles étaient généralement inférieures.C’est a Ter i e-Neuve (20%) et au Québec (28%) que les proportions étaient les plus faibles.Dans les régions urbaines, la proportion de femmes d’âge avancé vivant seules s’échelonnait de 27% a ( lu coulimi-Jonquière, 21% a Sherbrooke et 24% a Trois-Rivières, à 46% a Victoria, 48% a Saskatoon et 49% a Winni |K’g-.Statistique Canada, Tendances sociales canadiennes, Automne 1993.F 0 S I) F P A R F, N R I R (I R A S S A l,K I I) ,1 A N DireclriRR U S K BISSONNETTE Il c il a r leur r d i li R f It E It N A II I) Il E S CO T FAD X I) i r R r t R il r il it I r, u li a 1 a il in i n I s 11 a 11 n n A N II II F I, F CI, F It ( Direct «¦ n r il c U i n f n r ni a lion II F N II IT A I! It I N I) i rue I c u ru a djo i n I s K V (( I II , I.K M K II ( U Y.I) I I I) E < E M II II K I !) !» ;| lr r i • • ?\(ITUAlITES ?THÉÂTRE l e 4, mur CONSTRUCTION Poursuites possibles SUITK DE LA PAGE 1 laine époque, les billets constituaient même une monnaie d'échange plus sûre que le rouble: deux places à la Taganka valaient un kilo de viande et une paire de chaussures! Pour satisfaire tous les goûts, Moscou compte à elle seule une centaine de théâtres.De l'Oncle Vania présenté dans un petit appartement converti en théâtre de poche aux Possédés de Dostoïevski montés dans un sous-sol de banlieue, la liste est longue.Mais ne demandez pas à un Russe s’il a vu YOncle Vania, il vous répondra: «Lequel?Celui de Tabakov ou de Rozovs-ky?» Car, pour ne citer que celle-là, beaucoup de pièces sont à l'affiche dans plusieurs théâtres simultanément, dans des mises en scène totalo ment différentes.Chaque troupe a son histoire, son répertoire et sa signature.À bas le quatrième mur! Limite imaginaire qui s’érige entre la salle et sa scène, muraille impalpable qui, dans le noir sépare subtilement l’acteur du spectateur, le quatrième mur est aussi, dans le cas du théâtre pratiqué en Russie, un mur de censure qui s’écroule avec la glasnost du milieu des années 80.La liberté d’expression est née en URSS en 1986.Soljenistsine est enfin publié dans sa langue.Puis, on redécouvre l’œuvre de Nabokov, de Boulgakov et des douzaines d’auteurs interdits sortent du silence.La politique envahit non seulement les mes, mais les théâtres.Des pièces sur Staline ou Trotski fusent de partout.Plus ils sont subversifs, plus les auteurs étrângers sont encensés.Beckett, Ionesco et beaucoup d’autres sont montés sans relâche.Aujourd’hui, la purge des passions est terminée.Le climat plus serein permet de redécouvrir les classiques tels que Shakespeare, Molière ou Tchékhov.Mais le nouveau problème que doit affronter le théâtre est peut-être plus vicieux encore que la censure.L’Etat BAI RD SUITE DE LA PAGE 1 —f-cielle.«Nous devons faire face a la situation, les changements sont extrêmement rapides», a dit Mme Mar- leau.Mais autrement, le rapport s’est attiré les foudres tant des promoteurs des techniques de reproduction que de leurs détracteurs.Le Comité canadien d'action sur le statut de la femme (CCASF) a d’emblée réclamé du gouvernement un moratoire sur toutes les techniques de reproduction tant qu’un organisme de contrôle n’aura pas été mis en place.«Il y a des développements chaque jour dans ce domaine; personne ne va attendre le gouvernement.Nous demandons un moratoire», a dit hier Mme Gwinne Basen, du CCASF.Va pour l'interdit posé par la Commission sur le ban du commerce de la reproduction, mais ce groupe de femmes juge le rapport trop souple face à d’autres techniques comme la fécondation in vitro: «Le rapport soutient des positions contradictoires.Il plaide pour l’accès aux traitements de l’infertilité, tout en disant qu’il existe des médicaments et traitements dangereux», a ajouté Mme Basen.Dans les hôpitaux et cliniques offrant des traitements contre l’infertilité, les avis sont tout autant partagés.Le Dr Pierre Miron, directeur de l’Institut de médecine de la reproduction de Montréal, — où s’effectuent 75% des fécondations in vitro (FIV) au Québec — a soutenu que le rapport était complètement «en retard sur la réalité».«Ce rapport constitue un grand danger pour les couples infertiles.Il y a eu des avancées énormes en ce qui concerne la FIV», a-t-il fustigé.Ce dernier tiendra une conférence de presse ce matin a Ottawa pour faire ses propres recommandations au gouvernement.Depuis trois ans, plus de 4000 personnes ont consulté l’IMRM, qui évalue son taux de réussite a la FIV entre 25 et 35%.Au département de gynécologie du CHUL, le premier centre a avoir effectué la FIV au Québec, le Dr Dio-gene Cloutier a tourné en dérision l'idée de rendre gratuites les techniques de reproduction.«C’est rêver en couleur.Ce sont des vœux pieux, surtout au moment ou on désassure des services importants», a-t-il dit.Les parents infertiles, eux, s’opposent aux restrictions touchant la FIV, que la Commission voudrait rendre accessible seulement aux femmes ayant les trompes de Fallope obstruées.«Il y a d'autres situations, dont l’endométriose, les problèmes ne dispense plus ses subventions.Depuis deux ans, les réductions sont telles que la chasse aux commanditaires est en passe de devenir un six>rt national! Parmi les petites troupes issues de la glasnost qui réussissent a survivre au chaos, on retrouve au premier plan celle de M.Oleg Tabakov.Officialisée en 1986 sous le nom de Studio-théâtre Oleg-Tabakov, la troupe existe pourtant depuis 1974.Acteur avant tout, et par la suite directeur artistique du théâtre Sovremennic (le contemporain) de Moscou, Tabakov a très vite ressenti le besoin de fonder sa propre compagnie.«J’ai rassemblé quelques étudiants du MXAT (Conservatoire des arts et du théâtre de Moscou fondé par Stanislavski) oii j’enseigne, et le studio est né.Depuis, l’esprit a évolué et ce que j’appelle volontiers ma famille est une véritable troupe», raconte M.Tabakov.Le théâtre situé dans une vieille demeure du centre de Moscou compte aujourd’hui 45 comédiens et, à son répertoire, une douzaine de pièces, russes ou étrangères, jouées alternativement depuis 1980.Ainsi, L’Inspecteur général, de Nikolai Gogol, a pu être représenté 200 fois, à raison de quatre fois par mois depuis sa création en 1989.Fn ajoutant chaque année trois ou quatre nouvelles productions, le théâtre diversifie son répertoire sans toutefois abandonner les pièces déjà montées.Les mises en scène se transforment, la distribution change, mais la pièce demeure.On ne joue jamais 20 soirs d’affilée, par contre, on peut devoir garder le texte d’une pièce en mémoire plusieurs années durant, ne la jouant que 4 ou 5 fois par an! Les comédiens de la troupe font partie de la distribution de plusieurs pièces et certains d’entre eux assurent trois ou quatre premiers rôles de front.Cette semaine, par exemple, Vladimir Masc-kov (acteur du Studio Tabakov) incarnera, lundi, L’Inspecteur général, mardi.Platonov, de Tchékhov, mercredi, un autre rôle-titre et ainsi de suite.Des foudres! liés au sperme du mari et les causes inconnues de l’infertilité qui sont de bonnes raisons d’avoir recours à cette technique», a déclaré hier Mme Marie Morrisey, porte-parole de l’Association canadienne de sensibilisation a l’infertilité, qui dit craindre une «réduction des choix de reproduction dans ce pays.» Les quatre ex-commissaires de la Commission, congédiés pour avoir intenté une poursuite contre la présidente Mme Patricia Baird, se sont montrés intraitables face au rapport livré hier.«La Commission prône certaines pratiques sans avoir évalué leur bien-fondé.On continue de présenter le fait de n’avoir pas conçu d'enfant en moins d’un an comme de «l’infertilité».Les chiffres de la Commission sont a prendre comme des pincettes», a critiqué hier l’ex-commisai-re et sociologue Louise Vandelac.Plus encore, Mme Vandelac estime indécent de vouloir faire payer ces traitements par l’assurance-mala-die alors qu’il n’y a même pas de fonds pour traiter les MTS et prévenir l’infertilité.Montrant du doigt les contradictions du rapport, cette dernière estime que «s’il y a des risques démontrés, pourquoi élargir l’accès • plutôt que le restreindre».«On rassure faussement les gens en disant qu’il y aura un contrôle», ajoute-t-elle.De la même maniéré, l’avocat Martin Hébert, ex-commissaire, dit ne rierj voir de neuf en ce rapport, si-non un succédané des positions prises par nombre de pays occidentaux il y a déjà cinq ou six ans.«C’est bien cher payé (28 millions, budget .de la Commission), pour dire ce que d’autres ont déjà dit», tranche-t-il.Par ailleurs, nombre de recommandations empiètent le champ de compétence des provinces et pourraient rester lettre morte compte tenu du marasme constitutionnel actuel, croit-il.Sur le fond, Me Hébert, tout comme Mme Vandelac, s’interrogent sur le choix de la Commission de faire des traitements de l’infertilité un «service de santé» accessible pour tous.«Fst-ce une malqdie d’être célibataire?Pourquoi l’État aura-t-il a payer pour l’insémination des femmes célibataires?Ça n’a rien de médical», s'insurge Me Hébert.le rapport n’a reçu que la bénédiction des évêques catholiques qui accueillent avoir joie le ban de la maternité de substitution, de la présélection du sexe des enfants a naître et de la vente des ovules, du sperme et des produits de la reproduction.SUITE DE LA PAGE 1 Louis-Hippolyte-Lafontaine et de l'autoroute 25 situés à proximité.Depuis hier matin, les 6000 travailleurs de la construction de la CSN poursuivent donc une grève générale illégale dans l’espoir de forcer le ministre du Travail, M.Normand Cherry, à retirer le projet de loi 142 dont l’étude débute aujourd'hui en commission parlementaire.Ce projet de loi modifie l'économie des relations de travail en instituant quatre sous-secteurs (résidentiel, commercial, industrie et grands chantiers) qui pourront,évoluer avec des conditions de travail différentes.A toutes fins utiles, il déréglemente le secteur résidentiel.De façon officielle, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), le Conseil interprovincial des métiers de la construction (AFUCIO) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) n’ont iras encore décidé d’emboîter le pas au mouvement.Néanmoins, les dirigeants des quatre syndicats se rencontrent ce matin à Québec en vue de jeter les bases d’un débrayage illégal d’envergure provinciale.En cas de poursuites, les centrales s’expose-raient ainsi à des amendes de 7000$ à 70 000$ par jour; leurs membres, à des amendes de 50$ à 175$.L’intersyndicale organisera lundi prochain une manifestation importante devant l’Assemblée nationale.En matinée hier, plus de 200 travailleurs de toute allégeance ont répondu à l’appel de la CSN en participant à une manifestation devant les bureaux montréalais du ministre Cherry, sur le boulevard Crémazie.Les manifestants, arborant des pancartes de la CSN et de la CSD, ont défilé en chantant des slogans sur l’air des litanies.Ouvrant la marche funèbre qui a débuté à la maison Urgel Bourgie, à l'angle de la rue de Château- briand, un chanoine de la CSN portant soutane et barrette exhortait les fidèles à dire «non à la loi 142».Six porteurs avec hauts-de-forme et redingotes transportaient derrière lui la dépouille symbolique du ministre Cherry, escortés de deux figurants.Iœ premier, jouant le rôle d’un travailleur ensanglanté, trébuchait constamment sous le poids de la croix de la loi 142; l'autre, portant le masque du futur premier ministre I);miel Johnson, s’en donnait à cœur joie sur son infortuné prédécesseur à coups de madrier.Trompette et tambour jouaient L'Hymne au soldat inconnu intitulé pour l’occasion L’Hymne au chômeur inconnu.Après avoir défilé dans le calme, les manifestants se sont regroupés sur le p;irvis du Centre administratif Crémazie pour écouter les discours de leurs leaders devant une dizaine de patrouilleurs casqués de la police de la CUM.«Cherry doit retirer un projet de loi qui nous ramène 30 ans en arrière, a déclaré le président régional de la CSN-Construction, M.Gilles Tardif.Cette loi légalise et blanchit le travail au noir qu’on veut accroître.» «Si Je gouvernement veut le chaos, il est parti pour l’avoir», a promis M.Tardif qui compte «vider tous les chantiers de la région de Montréal».Condamnant du bout des lèvres le recours à la violence, il a expliqué «qu’on ne peut pas attacher avec notre ceinture 100 000 travailleurs qui sont écœurés des lois que le gouvernement passe sur le dos de la classe ouvrière».Vendredi dernier, des travailleurs ont saccagé les bureaux du député provincial de Saguenay et malmené son attaché politique.A Shawinigan, le député provincial a dû être traité à l’hôpital.Lundi soir à Québec, un incendie d’origine criminelle a endommagé les locaux régionaux de l’APCHQ.«Ce que le gouvernement vise, c’est la désyndica- lisation complète de la construction», soutenait pour sa part M.Roger Poirier, de la FTQ-Constniction.Un point de vue que partage d’ailleurs M.François Vaudreuil, de la CSD.Les chefs syndicaux ont expliqué hier que le projet de loi 142 créait quatre sortes de conventions collectives, niait leur droit à la négociation collective, limitait leur droit de grève par la médiation obligatoire, n’assurait aucune réciprocité avec les autres provinces dans la mobilité des travailleurs et entraînerait d’importants reculs au chapitre des régimes de pension et d’assurances collectives.Après avoir mis le feu «au cercueil de Cherry», les manifestants se sont rendus participer en après-midi à l’église Saint-Damase à un meeting organisé parla FTQ.Pendant ce temps, l’APCHQ dévoilait une étude actuarielle à l’appui de sa position à l’effet que les travailleurs ont peu à perdre de la déréglementation du secteur résidentiel.Selon l’étude, le régime des avantages sociaux accuse un déficit accumulé de 60 millions$, soit l’équivalent de la totalité des contributions d’une année.Pour empêcher le naufrage du Titanic, la Commission de la construction du Québec a dû réduire de 18ft les rentes versées aux retraités au cours des six dernières années.A compter du 1er janvier, une cotisation de 0,20$ l'heure sera détournée du fonds de pension pour assurer le financement des quatre assurances dont bénéficient les travailleurs.Selon les experts de l’APCHQ, 65% des contributions au régime vont à l'assurance-maladie et dentaire dont les remboursements ont augmenté de 282% depuis l’introduction de la carte Médic en 1988.1rs coupures qui s’appliqueront à compter de janvier (réduction des remboursements et des prestations, allongement de la période pour être éligible) font en sorte qu’un tiers des travailleurs du résidentiel perdront leur protection, loi 142 ou pas.r r DEPUTES Roué de coups SUITE DE LA PAGE 1 l'étrangler.Puis le député fut transporté de force hors de son bureau, pour être roué de coups.M.Lemire a déposé hier à l'Assemblée nationale une motion d’atteinte aux droits et privilèges des parlementaires.En racontant la mésaventure, les sanglots lui ont monté à la gorge.Un de ses collègues, le député de Fabre, M.Jean Joly, a été menacé le même jour par téléphone de recevoir un traitement similaire.Le lendemain, samedi, il a annulé ses activités publiques.Dimanche, il s’est caché.Et depuis, il se méfie.Il surveille, avant de monter dans sa voiture, s’il ne s’y trouve pas un colis suspect.«Tu es le prochain sur la liste», lui aurait dit un syndiqué au téléphone.«Ne considère pas ça co mme une menace mais comme une promes- se», aurait-il ajouté.Selon M.Joly, cette personne aurait affirmé que les syndiqués sont «déchaînés» et qu'il n’y a pas d’espace pour la négociation avec eux.M.Joly était intervenu, mardi, à l’Assemblée nationale, en faveur du projet législatif, critiquant au passage les méthodes syndicales.«Est-ce que c’est ça le prix à payer pour faire triompher la démocratie», demande M.Joly, encore sous le choc.Il reste sur ses positions.Mais, admet-il, «le moral des députés est atteint» par ces événements.En matinée, hier, le caucus des députés libéraux a demande au ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, de voir avec la Sûreté du Québec les moyens à prendre pour assurer la sécurité aux bureaux des députés ainsi que, dans certains cas, comme celui de M.Joly, au domicile.Un «sentiment de révolte» anime EMPLOI Initiative individuelle SUITE DE LA PAGE 1 des ressources financières, ralentissement économique», dit-il.Une baisse d’impôt-aurait pu avoir des effets aléatoires, l’argent disponible dans la | poche des consommateurs ayant pu être utilisé pour payer des dettes, j garnir le bas de laine ou payer des | biens fabriqués a l’étranger.Le plan prévoit des dépenses d’un | milliard sur trois ans, dont le tiers reviendrait dans les coffres de l’État sous la forme d’impôts ou de taxes payés par ces nouveaux salariés.A peine 30 millions seront dépensés cette année.Le reste est réparti en trois tranches de 300 et quelques millions de 1994 a 1997.U- plan aura des effets tangibles seulement a par-i tir du 1er avril 1994.Il s’appuie en grande partie sur i l’initiative individuelle: création : d’emplois en région, entrepreneur-ship, retour au travail des assistés sociaux.Il prévoit la création ou le | maintien de quelque 47 (X)0 emplois sur trois ans, 35 000 au bout d’une première année complète.U' but est d’abaisser de 1% le taux de chômage.Le Parti québécois rétorque que l’essentiel des emplois qui seraient ainsi créés sont davantage de l’ordre des «jobines» et des emplois saisonniers.La critique de l’opposition, Mme Louise Harel, souligne en outre que 8000 des 35 000 emplois prévus la première année seront des postes d’une durée de 26 semaines accordés a des assistés sociaux qui pourront ainsi passer des listes de l’aide sociale, financée par les deux gouvernements, a celles de l’assuran-< e-.hômage, payée par les contributions des employeurs et des salariés.Le milliard se divise en deux tranches.La première de 650 millions dévolue a des mesures directes de création d’emplois et la seconde, de 350 millions, consacrée a des mesures plus structurantes et dont les effets seront perceptibles a plus long terme.Dans ce second groupe entrent les différentes mesures d’aide à l .ssionnelle.Les principales mesures prévues sont les suivantes: ¦ Un fonds décentralisé de création d’emplois de 350 millions qui seront répartis entre les régions et gérés par les instances régionales créées par la réforme Picotte; l’amélioration de divers programmes existants d’aide au démarrage d’entreprises et de soutien aux coopératives.Emplois créés ou maintenus: 17 500.¦ Un programme de soutien a l’emploi autonome des assistés sociaux de 55 millions.En vertu de ce programme, l’assisté social obtiendrait le barème le plus élevé de l’aide sociale pour six mois (phase de prédémarrage), qui équivaut a 626$ par mois pour une personne seule.Une fois le projet démarré, le nouvel entrepreneur recevrait l’équivalent du salaire minimum pour 35 heures par semaine pendant 12 mois tout en conservant ses gains de travail.Emplois: 2
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