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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1993-12-01, Collections de BAnQ.

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A K) 1.K I) K V (I I U .I K M K |{ (' li V.I) I I I) K (' K M 11 11 K I il II :i » H ?LE DEVOMI * THÉÂTRE Le te mur CONSTRUCTION Poursuites possibles SlirrE DE LA PAGE 1 taine époque, les billets constituaient même une monnaie d’échange plus sûre que le rouble: deux places à la Taganka valaient un kilo de viande et une paire de chaussures! Pour satisfaire tous les goûts, Moscou compte à elle seule une centaine de théâtres.De l'Oncle Vania présenté dans un petit appartement converti en théâtre de poche aux Possédés de Dostoïevski montés dans un sous-sol de banlieue, la liste est longue.Mais ne demandez pas à un Russe s’il a vu \Oncle Vania, il vous répondra: «lequel?Celui de Tabakov ou de Rozovs-ky?» Car, pour ne citer que celle-là, beaucoup de pièces sont à l’affiche dans plusieurs théâtres simultanément, dans des mises en scène totalement différentes.Chaque troupe a son histoire, son répertoire et sa signature.À bas le quatrième mur! Limite imaginaire qui s’érige entre la salle et sa scène, muraille impalpable qui, dans le noir sépare subtilement l’acteur du spectateur, le quatrième mur est aussi, dans le cas du théâtre pratiqué en Russie, un mur de censure qui s’écroule avec la glasnost du milieu des années 80.La liberté d’expression est née en URSS en 1986.Soljenistsine est enfin publié dans sa langue.Puis, on redécouvre 1 œuvre de Nie bokov, de Boulgakov et des douzaines d’auteurs interdits sortent du silence.La politique envahit non seulement les rues, mais les théâtres.Des pièces sur Staline ou Trotski fusent de partout.Plus ils sont subversifs, plus les auteurs étrangers sont encensés.Beckett, Ionesco et beaucoup d’autres sont montés sans relâche.Aujourd'hui, la purge des passions est terminée.Le climat plus serein permet de redécouvrir les classiques tels que Shakespeare, Molière ou Tchékhov.Mais le nouveau problème que doit affronter le théâtre est peut-être plus vicieux encore que la censure.L’État ne dispense plus ses subventions.Depuis deux ans, les réductions sont telles que la chasse aux commanditaires est en passe de devenir un sport national! Parmi les petites troupes issues de la glasnost qui réussissent à suivivre au chaos, on retrouve au premier plan celle de M.Oleg Tabakov.Officialisée en 1986 sous le nom de Studio-théâtre Oleg-Tabakov, la troupe existe pourtant depuis 1974.Acteur avant tout, et par la suite directeur artistique du théâtre Sovremennic (le contemporain) de Moscou, Tabakov a très vite ressenti le besoin de fonder sa propre compagnie.«J’ai rassemblé quelques étudiants du MXAT (Conservatoire des arts et du théâtre de Moscou fondé par Stanislavski) où j’enseigne, et le studio est né.Depuis, l’esprit a évolué et ce que j’appelle volontiers ma famille est une véritable troupe», raconte M.Tabakov.Ix théâtre situé dans une vieille demeure du centre de Moscou compte aujourd’hui 45 comédiens et, à son répertoire, une douzaine de pièces, lusses ou étrangères, jouées alternativement depuis 1980.Ainsi, L'Inspecteur général, de Nikolai' Gogol, a pu être représenté 200 fois, à raison de quatre fois par mois depuis sa création en 1989.En ajoutant chaque année trois ou quatre nouvelles productions, le théâtre diversifie son répertoire sans toutefois abandonner les pièces déjà montées.Les mises en scène se transforment, la distribution change, mais la pièce demeure.On ne joue jamais 20 soirs d’affilée, par contre, on peut devoir garder le texte d’une pièce en mémoire plusieurs années durant, ne la jouant que 4 ou 5 fois par an! Les comédiens de la troupe font partie de la distribution de plusieurs pièces et certains d’entre eux assurent trois ou quatre premiers rôles de front.Cette semaine, par exemple, Vladimir Masc-kov (acteur du Studio Tabakov) incarnera, lundi, L'Inspecteur général, mardi, Platonov, de Tchékhov, mercredi, un autre rôle-titre et ainsi de suite.BAIRD Des foudres! SUITE DE LA PAGE 1 cielle.«Nous devons faire face à la situation, les changements sont extrêmement rapides», a dit Mme Marteau.Mais autrement, le rapport s’est attiré les foudres tant des promoteurs des techniques de reproduction que de leurs détracteurs.Le Comité canadien d’action sur le statut de la femme (CCASF) a d’emblée réclamé du gouvernement un moratoire sur toutes les techniques de reproduction tant qu’un organisme de contrôle n’aura pas été mis en place.«Il y a des développements chaque jour dans ce domaine, personne ne va attendre le gouvernement.Nous demandons un moratoire», a dit hier Mme Gwinne Basen, du CCASF.Va pour l’interdit posé par la Commission sur le ban du commerce de la reproduction, mais ce groupe de femmes juge le rapport trop souple face à d’autres techniques comme la fécondation in vitro.«Le rapport soutient des positions contradictoires.Il plaide pour l’accès aux traitements de l’infertilité, tout en disant qu’il existe des médicaments et traitements dangereux», a ajouté Mme Basen.Dans les hôpitaux et cliniques offrant des traitements contre l’infertilité, les avis sont tout autant partagés.Ix Dr Pierre Miron, directeur de l'Institut de médecine de la reproduction de Montréal, — où s’effectuent 75% des fécondations in vitro (FIV) au Québec — a soutenu que le rapport était complètement «en retard sur la réalité».«Ce rapport constitue un grand danger pour les couples infertiles.Il y a eu des avancées énormes en ce qui concerne la FIV», a-t-il fustigé.Ce dernier tiendra une conférence de presse ce matin à Ottawa pour faire ses propres recommandations au gouvernement.Depuis trois ans, plus de 4000 personnes ont consulté l’IMRM, qui évalue son taux île réussite à la FIV entre 25 et 35%.Au département de gynécologie du CHUL, le premier centre à avoir effectué la FIV au Québec, le Dr Diogène Cloutier a tourné en dérision ,1,'idéc de rendre gratuites les techniques de reproduction.«C’est rêver en couleur.Ce sont des voeux pieux, surtout au moment où on désassure des services importants», a-l-il dil.Les parents infertiles, eux, s’opposent aux restrictions touchant la FIV, que la Commission voudrait rendre accessible seulement aux femmes ayant les trompes de Fallope obs truées.«Il y a d’autres situations, dont l’endométriose, les problèmes liés au sperme du mari et les causes inconnues de l’infertilité qui sont de bonnes raisons d’avoir recours à cette technique», a déclaré hier Mme Marie Morrisey, porte-parole de l’Association canadienne de sensibilisation à l’infertilité, qui dit craindre une «réduction des choix de reproduction dans ce pays.» Ixs quatre ex-commissaires de la Commission, congédiés pour avoir intenté une poursuite contre la présidente Mme Patricia Baird, se sont montrés intraitables face au rapport livré hier.«La Commission prône certaines pratiques sans avoir évalué leur bien-fondé.On continue de présenter le fait de n’avoir pas conçu d’enfant en moins d’un an comme de «l’infertilité».Les chiffres de la Commission sont à prendre comme des pincettes», a critiqué hier l’ex-commisai-re et sociologue Ixuise Vandelac.Plus encore, Mme Vandelac estime indécent de vouloir faire payer ces traitements par l’assurance-mala-die alors qu’il n’y a même pas de fonds pour traiter les MTS et prévenir l’infertilité.Montrant du doigt les contradictions du rapport, cette dernière estime que «s’il y a des risques démontrés, pourquoi élargir l’accès plutôt que le restreindre».«On rassure faussement les gens en disant qu’il y aura un contrôle», ajoute-t-elle.De la même manière, l’avocat Martin Hébert, ex-commissaire, dit ne rien voir de neuf en ce rapport, sinon un succédané des positions prises par nombre de pays occidentaux il y a déjà cinq ou six ans.«C’est bien cher payé (28 millions, budget de la Commission), pour dire ce que d’autres ont déjà dit», tranche-t-il.Par ailleurs, nombre de recommandations empiètent le champ de compétence des provinces et pourraient rester lettre morte compte tenu du marasme constitutionnel actuel, croit-il.Sur le fond.Me Hébert, tout comme Mme Vandelac, s’interrogent sur le choix de la Commission de faire des traitements de l’infertilité un «service de santé» accessible pour tous.«Est-ce une maladie d’être célibataire?Pourquoi l’Etat aura-t-il à payer pour l’insémination des femmes célibataires?Ça n’a rien de médical», s’insurge Me Hébert.Le rapport n’a reçu que la bénédiction des évêques catholiques qui accueillent avoir joie le ban de la maternité de substitution, de la présélection du sexe des enfants à naître et de la vente des ovules, du sperme et des produits de la reproduction.SUITE DE LA PAGE 1 Louis-Hippolyte-Lifontaine et de l’autoroute 25 situés à proximité.Depuis hier matin, les 6000 travailleurs de la construction de la CSX poursuivent donc une grève générale illégale dans l’espoir de forcer le ministre du Travail, M.Normand Cherry, à retirer le projet de loi 142 dont l’étude débute aujourd’hui en commission parlementaire.Ce projet de loi modifie l’économie des relations de travail en instituant quatre sous-secteurs (résidentiel, commercial, industrie et grands chantiers) qui pourront,évoluer avec des conditions de travail différentes.A toutes fins utiles, il déréglemente le secteur résidentiel.De façon officielle, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), le Conseil interprovincial des métiers de la construction (AFL-CIO) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) n’ont pas encore décidé d’emboîter le pas au mouvement.Néanmoins, les dirigeants des quatre syndicats se rencontrent ce matin à Québec en vue de jeter les bases d’un débrayage illégal d’envergure provinciale.En cas de poursuites, les centrales s’exposeraient ainsi à des amendes de 7000$ à 70 000$ par jijun leurs membres, à des amendes de 50$ à 175$.L’intersyndicale organisera lundi prochain une manifestation importante devant l’Assemblée nationale.En matinée hier, plus de 200 travailleurs de toute allégeance ont répondu a l’appel de la CSN en participant à une manifestation devant les bureaux montréalais du ministre Cherry, sur le boulevard Crémazie.Ixs manifestants, arborant des pancartes de la CSN et de la CSD, ont défilé en chantant des slogans sur l’air des litanies.Ouvrant la marche funèbre qui a débuté a la maison Urgel Bourgie, à l’angle de la rue de Château- briand, un chanoine de la CSN portant soutane et barrette exhortait les fidèles à dire «non à la loi 142».Six porteurs avec hauts-de-forme et redingotes transportaient derrière lui la dépouille symbolique du ministre Cherry, escortés de deux figurants.Ix premier, jouant le rôle d’un travailleur ensanglante, trébuchait constamment sous le poids de la croix de la loi 142; l’autre, portant le masque du futur premier ministre Daniel Johnson, s’en donnait a cœur joie sur son infortune prédécesseur à coups de madrier.Trompette et tambour jouaient L ’Hymne au soldat inconnu intitulé pour l’occasion L’Hymne au chômeur inconnu.Après avoir défilé dans le calme, les manifestants se sont regroupés sur le parvis du Centre administratif Crémazie pour écouter les discours de leurs leaders devant une dizaine de patrouilleurs casqués de la police de la CUM.«CheiTy doit retirer un projet de loi qui nous ramène 30 ans en arriéré, a déclaré le président régional de la CSN-Construction, M.Gilles Tardif.Cette loi légalise et blanchit le travail au noir qu’on veut accroître.» «Si le gouvernement veut le chaos, il est parti pour l’avoir», a promis M.Tardif qui compte «vider tous les chantiers de la région de Montréal».Condamnant du bout des lèvres le recours à la violence, il a expliqué «qu’on ne peut pas attacher avec notre ceinture 100 000 travailleurs qui sont écœurés des lois que le gouvernement passe sur le dos de la classe ouvrière».Vendredi dernier, des travailleurs ont saccagé les bureaux du député provincial de Saguenay et malmené son attaché politique.A Shawinigan, le député provincial a dû être traite a l’hôpital.Lundi soir à Québec, un incendie d’origine criminelle a endommagé les locaux régionaux de l’APCHQ.«Ce que le gouvernement vise, c’est la désyndica- lisation complète de la construction», soutenait |xmr sa part M.Roger Poirier, de la FTQ-C(instruction.Un point de vue que partage d’ailleurs M.François Vaudreuil, de la CSD.Ixs chefs syndicaux ont expliqué hier que le projet de loi 142 créait quatre sortes de conventions collectives, niait leur droit à la négociation collective, limitait leur droit de grève par la médiation obligatoire, n’assurait aucune réciprocité avec les autres provinces dans la mobilité des travailleurs et entraînerait d’importants reculs au chapitre des régimes de pension et d’assurances collectives.Après avoir mis le feu «au cercueil de Cherry», les manifestants se sont rendus participer en après-midi à l’église Saint-Damase à un meeting organise par la 1TQ.Pendant ce temps, l’APCHQ dévoilait une étude actuarielle à l’appui de sa position à l’effet que les travailleurs ont peu à perdre de la déréglementation du secteur résidentiel.Selon l’étude, le régime des avantages sociaux accuse un déficit accumulé de 60 millions$, soit l’équivalent de la totalité des contributions d’une année.Pour empêcher le naufrage du Titanic, la Commission de la construction du Québec a dû réduire de 18 » les rentes versées aux retraités au cours di s six dernières années.A compter du 1er janvier, une cotisation de 0,20$ l’heure sera détournée du fonds de pension pour assurer le financement des quatre assurances dont bénéficient les travail!cm's.Selon les experts de l’APCHQ, 65% des contributions au régime vont a l'assurance-maladie et dentaire dont les remboursements ont augmente de 282 » depuis l’introduction de la carte Médic en 1988.Ix*s coupures qui s'appliqueront à compter de janvier (réduction des remboursements et des prestations, allongement de la période pour être éligible) font en sorte qu’un tiers des travailleurs du résidentiel perdront leur protection, loi 142 ou pas.DÉPUTÉS Roué de coups SUITE DE LA PAGE 1 l’étrangler.Puis le député fut transporté de force hors de son bureau, pour être roué de coups.M.Lemire a déposé hier à l’Assemblée nationale une motion d’atteinte aux droits et privilèges des parlementaires.En racontant la mésaventure, les sanglots lui ont monté à la gorge.Un de ses collègues, le député de Fabre, M.Jean Joly, a été menacé le même jour par téléphone de recevoir un traitement similaire.Le lendemain, samedi, il a annulé ses activités publiques.Dimanche, il s’est caché.Et depuis, il se méfie.Il surveille, avant de monter dans sa voiture, s’il ne s’y trouve pas un colis suspect.«Tu es le prochain sur la liste», lui aurait dit un syndiqué au téléphone.«Ne considère pas ça co mme une menace mais comme une promes- se», aurait-il ajouté.Selon M.Joly, cette personne aurait affirmé que les syndiqués sont «déchaînés» et qu’il n'y a pas d’espace pour la négociation avec eux.M.Joly était intervenu, mardi, à l’Assemblée nationale, en faveur du projet législatif, critiquant au passage les méthodes syndicales.«Est-ce que c’est ça le prix à payer pour faire triompher la démocratie», demande M.Joly, encore sous le choc.Il reste sur ses positions.Mais, admet-il, «le moral des députés est atteint» par ces événements.En matinée, hier, le caucus des députés libéraux a demandé au ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, de voir avec la Sûreté du Québec les moyens à prendre pour assurer la sécurité aux bureaux des députés ainsi que, dans certains cas, comme celui de M.Joly, au domicile.Un «sentiment de révolte» anime EMPLOI Initiative individuelle SUITE DE LA PAGE 1 des ressources financières, ralentissement économique», dit-il.Une baisse d’impôt aurait pu avoir des effets aléatoires, l'argent disponible dans la poche des consommateurs ayant pu être utilisé pour payer des dettes, garnir le bas de laine ou payer des biens fabriqués à l’étranger.Ix plan prévoit des dépenses d’un milliard sur trois ans, dont le tiers reviendrait dans les coffres de l’État sous la forme d’impôts ou de taxeg payés par ces nouveaux salariés.A peine 30 millions seront dépensés cette année.Ix reste est réparti en trois tranches de 300 et quelques millions de 1994 à 1997.Ix- plan aura des effets tangibles seulement à partir du 1er avril 1994.11 s’appuie en grande partie sur l'initiative individuelle: création d’emplois en région, entrepreneur-ship, retour au travail des assistés sociaux.Il prévoit la création ou le maintien de quelque 47 000 emplois sur trois ans, 35 000 au bout d’une première année complète.Ix but est d’abaisser de 1% le taux de chômage.Le Parti québécois rétorque que l’essentiel des emplois qui seraient ainsi créés sont davantage de l’ordre des «jobines» et des emplois saisonniers.La critique de l’opposition, Mme Louise Harel, souligne en outre que 8000 des 35 000 emplois prévus la première année seront des postes d’une durée de 26 semaines accordés à des assistés sociaux qui pourront ainsi passer des listes de j’aide sociale, financée par les deux gouvernements, à celles de l'assuran-ce-chômage, payée par les contributions des employeurs et des salariés.Le milliard se divise en deux franches.La première de 650 millions dévolue à des mesures directes de création d’emplois et la seconde, de 350 millions, consacrée à des mo sures plus structurantes et dont les effets seront perceptibles à plus long terme.Dans ce second groupe entrent les différentes mesures d’aide à la formation professionnelle.Ixs principales mesures prévues sont les suivantes: ¦ Un fonds décentralisé de création d’emplois de 350 millions qui seront répartis entre les régions et gérés par les instances régionales créées par la réforme Picotte; l’amélioration de divers programmes existants d'aide au démarrage d’entreprises et de soutien aux coopératives.Emplois créés ou maintenus: 17 500.¦ Un programme de soutien à l’emploi autonome des assistés sociaux de 55 millions.En vertu de ce programme, l’assisté social obtiendrait le barème le plus élevé de l’aide sociale pour six mois (phase de prédémarrage), qui équivaut a 626$ par mois pour une personne seule.Une fois le projet démarré, le nouvel entrepreneur recevrait l’équivalent du salaire minimum pour 35 heures par semaine pendant 12 mois tout en conservant ses gains de travail.Emplois: 2000.¦ Une aide à la création de corporations intermédiaires de travail qui embaucheront des j prestataires de l’aide sociale «dans des créneaux peu ou pas couverts par l’économie de marché», pour éviter de concurrencer les entreprises, dit le ministre Tremblay.Coût: 21 millions.Nombre d’emplois: 8000.¦ Un programme de création ! d'emplois en forêt qui permettra de i faire réaliser par des assistés sociaux des travaux sylvicoles en forêt publique.Les participants gagneront 9,75$ l'heure.Emplois.800 ¦ Réduction du temps de travail: employeur et travailleurs d’une entreprise en restructuration se verront accorder un montant pour chaque emploi maintenu par le réaménagement ou la réduction du temps de travail (4 000$ par emploi), si une entente est convenue à ce sujet entre les parties.Coût: 20 millions.Emplois: 1200.présentement les députés du Parti libéral, affirme leur président, M.Marcel Parent.Ceux qui commettent ces actes de violence «ont braqué les députés contre eux», dit-il.Si «les gros bras et l’intimidation remplacent le système démocratique, ajoute le député Parent, comment voulez-vous ensuite trouver des gens pour se dévouer, se mettre au blanc pour servir leurs concitoyens.Le moyen démocratique de dire son mécontentement il existe, dit-il: ce sont les elections aux quatre ans».Ix* premier ministre Robert Bou-rassa a promis de prendre les mesures qui s’imposent.Il soutient que le gouvernement ne peut pas tolérer que des protestataires s’en prennent a la personne physique des députés.Il s’agit d’une «perversion inacceptable du processus démocratique».Procurez-vous maintenant tous les mois dans LE DEVOIR, le magazine interculturel À compter de décembre, le magazine interculturel sera disponible dans LE DKVOIR (région de Montréal) c’est: ¦ Le reflet d’un nouveau métissage ethnique et culturel au Québec ¦ Un magazine d’actualité qui traite des grandes questions de l’heure: emploi, intégration, education, racisme, identité, communautés culturelles et minorités.¦ Un regard inédit sur les préoccupations culturelles du moment: théâtre, cinéma, art, littérature, spectacles, musique.A lire dans le numéro de décembre: Les immigrants: voleurs de jobs ou créateurs d’emplois?Disponible le 3 décembre, dans LE DEVOIR intercu turel Magazine LK DEVOIR LES BUREAUX OU DEVOIR SONT OUVERTS: DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 RENSEIGNEMENTS (514)985 3333 ADMINISTRATION (514)985 3333 AVIS PUBIICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS IRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514) 985 3399 1 800 363 0305 • Extérieur (sans frais) • 1 - 800-463-7559 IK DEVOIR csl pulilii' pm 11- III-VOIR In, il,mi le sii-kc socialcsl situe au minii-rti «OMiilr lllcnry.IV .'laite.Montreal, ((Jui'lav), lUAIIMD II csi imprimepal les Impriim-ii,' OuelKYor l.iSall, lildc h,hii,I,-.ui.,Iimm, : .1,- lu,,- » inlomialiims publiées dans U'.IIKVOIR 11 IIKVOlKcsI il 1stijluii pai Mess,literies Dynamiques, division du ('¦mupr ljuchccor Inc.Iimil I chenu, Si laun-nl l-'m-ni ,|,.puhli, alien — Enreitistrvmenl imus .s | Vp.,i , » ,1 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À t 6H30 2050.RUE DE BIEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 Uuchccni In, .ni.'o,ICM ni.Mini lacqucs, Mc SERVICE DES ABONNEMENTS les numdtos lit telephone striants «ont valables peu r semee de livtaivcn pai camalol et pour les abonnements posleut Montréal (514) 985 3355 Vu, les I.K I) !•: V I) I II .I.K M K It ( li K I) I I I) K < K M It It E I !) Il :$ > i LE DEVOIR LES SPORTS Un sport qui commence à marcher fort C’est réglé avec les arbitres 4.— Les soins des pieds et des souliers G ILLE MARCOTTE Isolés, méprisés, tout seuls en bas, à l’autre bout de ce qu’on pomponne surtout, de ce qui supposéinent mène tout, les pieds passent souvent un mauvais quart d'heure, souffrant cors et corne, oignons et tout le reste, sans compter les odeurs louches qui n’ont pas été sans contribuer a leur taire une mauvaise réputation.Oui, loin des yeux, loin du cœur, on y pense moins, et les pieds sont devenus, avec les fesses peut-être, les grands négligés du corps humain contemporain.Tellement qu’on s'est mis à les railler volontiers.Oui, le pied est devenu un quolibet à lui seul, voire une insulte: tu joues comme un pied, tu danses, tu chantes, tu conduis, tu fais la vaisselle, le ménage, l'ainour, comme un pied.Et ultime irrévérence, on est allé jusqu’à trouver le moyen de lui faire piétiner la noble œuvre de chair: prendre son pied.Marcher, inévitablement, est l’occasion de se pencher sur ses pieds et peut-être bien de commencer à les prendre en main.Quelques informations de base sur le pied, une hygiène quotidienne, utile qu’on soit marcheur ou non, et c’est déjà un pas dans la bonne direction.Marc Gendron, podiatre et vétéran marcheur, qui a fait l’Europe, la Thaïlande, la Birmanie et les mes de Montréal, a étudié le pied sous toutes ses coutures, y travaille depuis une bonne quinzaine d’années et l’a souvent vu dans toutes sortes de tristes états.«Ixs pieds, les gens s'en occupent quand ils font vraiment mal, observe-t-il.A 40 ou 50 ans, quand ils commence a avoir des problèmes majeurs.Des statistiques américaines révèlent qu’environ 15% des personnes n’ont pas de problèmes de pied en vieillissant.» Ceci admis, on pouvait s’y attendre, le podiatre Gendron constate, et que les marcheurs se le tiennent pour dits, que généralement les problèmes ne sont pas liés à la chaussure.Un mauvais choix de chaussures, trop courtes ou trop étroites, mène vite a l'ongle incarné, par exemple, mais clans 95% des cas, estime Marc Gendron, ce sont des problèmes d’ordre mécanique, liés au pied lui-mème qui n’est pas en équilibre, qui tourne trop vers l’intérieur ou vers l'extérieur.En fait, le confort et l’absence de douleurs dépendent beaucoup plus de la structure des jambes et des pieds que des chaussures.D’où l’utilité dans certains cas de faire établir un bilan de santé de ses pieds.«Je dirais que pour ceux qui font des marches d’une heure, une heure et demie et qui ne sentent pas d’inconfort, il n’est pas nécessaire de consulter.Mais quand on commence à faire des marches que j’appellerais à obstacles, dans des pierres, dans du sable, dans la montagne, c’est différent, parce que le pied est appelé à travailler différemment.» Un -bilan de santé» est un examen qui permet de déterminer quelle sorte de pied a le marcheur et quelle adaptation de chaussure est recommandable (orthèsc), s'il y a lieu.Mesure de prévention.Incidemment, concernant les chaussures, il est recommandé, en raison de l’enflure du pied, de toujours les «magasiner» à la fin de la journée.Pour ce qui est de l’hygiène, les soins élémentaires sont les suivants, selon Marc Gendron: tout le monde devrait prendre un bain de pied de six à huit minutes par jour dans de l'eau tiède, question de relâcher le pied et d’éliminer les «déchets» épidermiques.Bien assécher, même avec le séchoir à cheveux entre les doigts d’orteil, parce que c’est là que se situent les plus gros problèmes.Utiliser une poudre ou si on est un gros marcheur, une vaseline ou un autre coïts gras pour empêcher la friction et éviter les ampoules.Les bons bas de coton-laine, genre à 70% coton, 30% laine, sont reconnus efficaces.Une fois qu’on a ses pieds bien à l’oeil, reste le choix des chaussures.Toutes sortes d’opinion sur la question.Je vous refile, en terminant, celle d’une lectrice de Québec, Mme Vesta Jobidon, 60 ans, qui pratique la marche depuis rien de moins qu’un demi-siècle.Elle écrit ceci: « Pour un vrai marcheur, les chaussures sont l'équipement le plus important.On dorlote ses pieds et ses bottes lorsqu’on a fini par en trouver une bonne paire.Je commence mon sixième ou septième hiver avec la même paire de bottes de montagne Vasque, et je fais plusieurs centaines de kilomètres par année, parce qu’en plus de les utiliser pour le hiking, je les porte maintenant tout l'hiver.Elles sont devenues mes bottes d’hiver.Je les soigne avec de l’huile de vison (Kiwi, une boite coûte environ 5$ et dure deux ou trois hivers), après avoir enlevé le calcium avec de l'eau vinaigrée (50-50).Ils m’ont bien l'air de vouloir durer encore quelques années.Alors, même à 200$, ça ne fait pas cher par année d’usage.» Merci bien Mme Jobidon et maintenant marcheurs, marchons, et à nous les beaux horizons.BILL BEACON DE LA PRESSE CANADIENNE La Ligue nationale et ses officiels sur glace en sont venus à une entente de principe, et arbitres et juges de lignes pourraient retourner au travail dès demain, a fait savoir hier le commissaire Gary Bettman.L’entente doit être acceptée aujourd'hui par le bureau des gouverneurs de la LNH et les 58 membres de l’Association des officiels.«Si tout va bien, les officiels seront de retour sur la glace jeudi», a confirmé Bettman.Pas plus Bettman que Don Meehan, le chef-négociateur des officiels, n’ont voulu fournir de détails, le premier estimant qu’il n'avait pas à répondre aux questions vu que les quelque 25 représentants des médias «n'étaient pas invités de toute façon» .Terry Gregson, le président de l'Association des officiels, s’est pour sa part dit satisfait de l’entente, qui a été conclue en soirée après neuf heures de discussions ininterrompues dans un hôtel à proximité de l’aéroport de Dorval.«Ce fut une très longue journée et nous avons travaillé fort et pendant longtemps pour régler cette négociation», a déclaré Meehan, qui sollicitera un vote par téléphone et s'attend à une réponse vers le mileu de l’après-midi.Une rencontre privée entre Bettman et Meehan dans un bar de l’hcV tel après environ cinq heures de discussions en groupe a peut-être aidé à faire débloquer les négociations.Le conflit durait depuis 15 jours et il s’agissait hier de la première rencontre entre les deux parties depuis le 22 novembre à Buffalo.Terry Gregson représentait les officiels de la LNH.Plus tôt dans la journée, l’arbitre Andy vanHellemond avait confié à Le commissaire de la LNH, Gary Bettman l’agence Associated Press que le principal problème avec les remplaçants était leur «manque de volonté» de prendre charge.«Quelqu’un devra m’expliquer comment un gars devant sévir contre Wayne Gretzky va s’y prendre quand ce qu’il voudrait vraiment est un autographe après le match.Ne venez pas me dire qu’ils ne sont ps en admiration devant ces joueurs, c’est parfaitement naturel».VanHellemond, dont les 23 ans de service ont font l’arbitre le plus expérimenté de la Ligue nationale, a aussi prétendu «qu’un type qui a un autre travail pendant la semaine et arbitre des matches de hockey la fin de semaine ne sera pas respecté par les joueurs.«C'est un comptable, un mécanicien, un barman ou quoi que ce soit.Mais ce n’est pas un arbitre de la Ligue nationale, ça n'a jamais été le cas et ça ne le sera jamais».Nordiques 2, Bruins 5 Décevant! PRESSE C A N A I) I E N N E Les défenseurs du Canadien doivent-ils appuyer l’attaque?Risques interdits QUEBEC — Obnubilés par les Bruins, les Nordiques ont complété leur séjour de cinq matchs à domicile par une défaite humiliante de 5-2, hier, en présence de 14 885 personnes déçues du spectacle désolant qu’on leur a offert.L’entraineur des Nordiques, Pierre Pagé a promis que lui et ses joueurs allaient «se parler dans la face à 7h30 demain matin».Les Bruins sont donc demeurés rois et maîtres au Colisée n’ayant pas perdu depuis le 10 décembre 1991.Malheureusement pour les Nordiques, le jeune Jocelyn Thibault n’est pas Superman.Il n'a pu s’acquitter seul de la tâche.La venue dans le match de Jacques Cloutier avec moins de 14 minutes a écouler a été mal accueilli par les amateurs.C’était 30-12 en faveur des Bruins dans la colonne des tirs.Quand Brent Hughes (3e) a fait 54) quelques instants plus tard, l’amphithéâtre a commencé a se vider.L’entraineur Pierre Pagé a ensuite tenté quelques expériences bizarres.Mats Sundin (16e) évoluait en compagnie de Valeri Kamensky.et du défenseur Alexei Gusarov lorsqu’il a privé Jon Casey d’un blanchissage à la 12e minute.Scott Young (5e) a complété le pointage.C’est simple, les Nordiques ont reçu une véritable leçon de hockey.Ils n’ont pas remporté beaucoup de batailles le long des rampes, les défenseurs ont remis maintes fois la rondelle aux attaquants rivaux.Le trio de Adam Oates, Joé Juneau et Cam Neely a contrôlé le match à sa guise.Mince consolation pour les perdants, qui ont vu s’arrêter à cinq leur série de parties sans défaite (2-0-3), le robuste Chris Simon a gagné les combats qu’il a livrés a Stephen Heinze et Glen Featherstone.GUY RO BILLARD PRESSE CANADIENNE T acques Demers semble revenu a J la philosophie de Pat Burns: les défenseurs peuvent appuyer l’attaque.mais à la condition de ne pas se faire prendre.Risques interdits.Le jeu defensif est revenu â la mode dans la Ligue nationale et hier, Demers lui-mème a rappelé que trois entraîneurs ont récemment cité son équipe en exemple.Il a d’ailleurs pris comme un compliment «apprécié» que celui qu'il appelle simplement «Pierre», soit l’entraineur des Nordiques Pierre Pagé, dise que le fail que les détenteurs de la coupe Stanley préconisent un style défensif a certainement influencé des équipes.Or, pas plus tard que la veille, Mathieu Schneider racontait qu’il se considérait comme un défenseur à caractère offensif et qu’il comptait continuer de seconder une attaque en panne, même s’il avouait avoir eu quelque difficulté a trouver le juste milieu entre le style plus offensif si vanté au cours de la dernière saison et celui, plus conservateur, qui a mené â la conquête de la coupe Stanley.Demers a donc mis les choses au clair avec son défenseur.Domination de Roy Patrick Roy domine largement parmi les gardiens de l’Association Est au scrutin populaire en vue du match des étoiles qui aura lieu le 22 janvier au Madison Square Garden de New York.Ayant récolté 57 544 votes, il devance facilement John Vanbies-brouck, des Panthers de la Floride, qui totalise 32 398 votes.Roy semble le seul membre du Canadien à pouvoir espérer une place sur l’alignement de départ.Kirk Muller occupe le huitième rang chez les joueurs de centre; Vincent Dam-phousse est en 10e place chez les ailiers et Eric Desjardins, 1 le, chez les défenseurs.-?- Eric Desjardins et André Racicot ont conclu un nouveau contrat le même jour hier.Desjardins s’est engagé pour trois ans, dont une année d’option, pour un salaire total qu’on a évalué à environ 2,6 millions$.La LNF accueille les Jaguars de Jacksonville Rosemont, Illinois.(AI’) —Jacksonville, la ville à laquelle on accordait pourtant le moins de chances, est devenu hier la 30e concession de la LNF.L’équipe d’expansion, qui s’appellera les Jaguars, fera son entrée dans le circuit en 1995.Jacksonville a été préféré à St.Louis, Baltimore et Memphis.Il y a cinq semaines, les propriétaires de la LNF avaient attribué la 29e concession aux Panthers de la Caroline.Les Jaguars évolueront au Gator Bowl, un stade qui a été rénové.Ixs chances de Jacksonville étaient tellement minces au début des discussions que sa candidature avait même été retirée au cours de l’été.Ix commissaire Paul Taglia-bue et les propriétaires, impressionnés par le promoteur du groupe, J.Wayne Weaver, avaient alors insisté pour qu’il fasse une nouvelle demande.Deron Cherry, un ancien demi de sûreté étoile des Chiefs de Kansas City, est le membre du groupe le plus connu.A l’ajournement des délibérations le mois dernier, on pensait que St.I-ouis serait préférée parce que la LNF voulait redonner une concession a une ville ayant perdu son équipe.Ixs Cardinals ont déménagé à Phoenix en 1989 et les Colts ont quitté Baltimore pour Indianapolis en 1984.Ixs Jaguars, comme les Panthers, devront verser la somme de 140 millions$ pour faire partie de la ligue.«Je crois que la ville et que la communauté d’affaires de Jacksonville ont fait un travail incroyable, a commenté Cherry.Je crois que les citoyens de Jacksonville méritent bien cela.Ils ont supporté le football de façon incroyable au cours des ans.» Côté, L’Allier et Aubut au chevet des Nordiques QUEBEC (PC) — Le ministre provincial responsable de la région de Québec, Marc-Yvan Côté, doit prendre part à des rencontres de travail avec le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, et le président des Nordiques, Marcel Aubut, cette semaine, au sujet de la survie de l’équipe de hockey professionnelle.L’attachée de presse du ministre, Marie-Claire Quellet, a indiqué hier que M.Côté a des entretiens téléphoniques tant avec M.L’Allier qu’avec M.Aubut et qu’il faut prévoir que le ministre rencontre séparément le maire et le président du club de hockey, cette semaine.Hier après-midi, l'attaché de presse du maire, Richard Uicasse, a confirmé qu’il y aura rencontre avec le ministre, cette semaine.Il n’a toutefois pas voulu dire le jour de cette rencontre ni si M.Aubut y participera.Du côté des Nordiques, le responsable des communications, Jean Martineau, a indiqué qu’il y aura une rencontre entre les trois hommes, sous peu.M.Martineau a précisé que la direction du club attend beaucoup du maire de Québec.«Il doit monter avec nous» pour trouver des moyens de construire un amphithéâtre pour faire évoluer les joueurs de hockey.La direction des Nordiques souhaite la construction a Québec d’un nouvel amphithéâtre, à la fois doté de loges corporatives et plus grand que l'actuel Colisée.E N li K E F ?NIXON VA PARTIR Ixs Braves d’Atlanta ne tenteront pas de retenir les services du voltigeur autonome Otis Nixon et ils essaient d’échanger le receveur Damon Berryhill, ouvrant ainsi la porte à Deion Sanders et la recrue Javier I-opez, a indiqué le directeur général John Schuerholz.Nixon, qui a frappe pour .269 en plus de réussir 47 vols de but la saison dernière, détenait une option dans son contrat de trois ans.11 aurait pu rester a Atlanta pour un salaire de 2.5 millions $ mais il a plutôt choisi de devenir autontome.-?- KOVALEV SUSPENDU Alexei Kovalev, des Rangers de New York, a été suspendu hier après avoir blessé Dale Hunter, des Capitals de Washington, dimanche.Ix vice-président senior de la LNH, Brian Burke, directeur des opérations hockey, recevra Kovalev à son bureau aujourd’hui.La durée de la suspension sera ensuite annoncée.Hunter manquera de quatre a six semaines victime d’une déchirure ligamentaire au genou gauche.DÉFAITE DE NESTOR le Torontois Daniel Nestor a été éliminé hier dès la première ronde du tournoi Challenger de Kuala Lumpur, en Malaysie.Nestor, le partenaire de doubles de Sébastien Lareau, s’est incliné en deux sets, 6-1 et 6-2, devant le quatrième favori, l’Américain Tommy Ho.?HOCKEY LIGUE NATIONALE HIER B: .M 5 Québec 2 Washington 4, Islanders 6 Rangers 3,1 Jew Jersey 1 Dallas a Calgary Winnipeg a Los Angeles Lundi Hartford 4 Ottawa 2 Buffalo 3 Toronto 0 Dallas 6 Edmonton 5 iPi Chicago 1 Vancouver 2 (P) Aujourd'hui Detroit à Hartford Ottawa a Montréal Buffalo a Tampa Ba/ St.Louis a Toronto Philadelphie a Edmonton Winnipeg a Anaheim Jeudi Islanders a Boston New Jersey a Pittsburgh Buffalo en Floride Toronto a St.Louis Phil'phie a Vancouver Anaheim a Los Angeles LES MENEURS Gret/ky LA b P pts Canadien b P pts Recchi Phi 13 20 Modano Dal ?0 16 36 Bellows 10 8 18 Fedorov Det 19 36 Keane 8 15 Bftnd Amour P* h 9 27 36 8 14 jagr Pit 23 36 3 11 14 Oates Bos 10 25 35 4 8 12 Sakic Que 10 25 35 Muller 5 10 Gilmour Tor G 29 35 DiPietro 4 9 Roemck Chi 19 34 Brunet 4 4 8 Clark Tor ?3 3 8 Hull.StL Kudelski Ott 10 31 Nordiques b P pts Andreychuk To1 14 31 Sakic 10 25 35 Yashin Ott 18 31 16 13 29 Turgeorv Isl 10 8 18 leetch, Ran Kamensky 1 11 18 Galley Phi Kovalenko 6 7 13 Sundin Qué Huc.nsky 6 6 12 Beranek Ph 9 28 Gélmas 6 5 10 Emerson Win 14 Young 4 5 Renberg, Ptn 14 28 Lapointe 3 6 9 Mawerchuk But 13 15 28 Fraser 3 5 8 Conférence de I Est Section Nord-Est Pi 9 P n bp be pts Pittsburgh 25 12 7 6 91 87 30 Boston 24 12 6 6 81 66 30 Montréal 23 11 9 3 68 63 25 Buffalo 24 10 12 2 90 86 22 Québec 24 8 12 4 87 87 20 Hartford 24 7 15 2 65 89 16 Ottawa 23 5 15 3 76 110 13 Section Allantique Rangers 26 18 6 2 100 68 38 Philadelphie 26 16 9 1 115 101 33 New Jersey 23 15 6 2 86 61 32 Washington 24 10 13 1 71 80 21 Islanders 24 9 13 2 85 86 20 Floride 24 8 13 3 63 74 19 Tampa Bay 24 6 16 2 56 75 14 Conlérence de l'Ouest Section Centrale Toronto 26 17 5 4 98 69 38 St Louis 23 12 6 5 77 73 29 Dallas 26 12 9 5 95 91 29 Chicago 23 12 9 2 78 65 26 Detroit 23 11 10 2 98 85 24 Winnipeg 25 9 13 3 81 93 21 Section Pacilique Calgary 25 15 7 3 93 79 33 Vancouver 24 14 10 0 80 73 28 San Jose 26 10 13 4 67 81 24 Los Angeles 23 9 12 2 86 96 20 Anaheim 25 8 15 2 66 83 18 Edmonton 26 4 19 3 69 100 11 FOOTBALL LIGUE NATIONALE Jeudi Chicago 10 Oetroit 6 Miami 16 Dallas 14 Dimanche Atlanta 17 Cleveland 14 Cincinnati 16 Raiders de LA 10 Nouvelle-Orléans 17 Minnesota 14 Jets de NY 6 Nouvelle-Angleterre 0 Green Bay 13 Tampa Bay 10 Philadelphie 17 Washington 14 Kansas City 23 Buffalo 7 San Francisco 35 Rams de LA 10 Giants de NY 19 Phoenix 17 Denver 17 Seattle 9 Houston 23 Pittsburgh 3 Lundi San Diego 31, Indianapolis 0 Le dimanche 5 décembre Atlanta à Houston Green Bay à Chicago Indianapolis â Jets de NY Raiders de LA à Buffalo Minnesota à Detroit Nouvelle-Angleterre à Pittsburgh Nouvelle-Orléans à Cleveland Washington à Tampa Bay Rams de LA à Phoenix Denver â San Diego Giants de NY à Miami Kansas City à Seattle Cincinnati a San Francisco Le lundi 6 décembre Philadelphie â Dallas Conférence américaine Section Est Pi 9 P n bp be pis Miami 11 9 2 0 234 186 818 Buffalo 11 8 3 0 202 152 727 Jets de NY 11 7 4 0 240 170 636 Indianapolis 11 3 8 0 154 264 273 N -Angleterre 11 1 10 0 126 223 091 Section Centrale Houston 11 7 4 0 256 180 636 Pittsburgh 11 6 5 0 231 196 545 Cleveland 11 5 6 0 202 225 455 Cincinnati 11 1 10 0 128 251 091 Section Ouest Kansas City 11 8 3 0 204 170 .727 Denver 11 7 4 0 283 197 636 Raiders de LA 11 6 5 0 194 201 545 Seattle 11 5 6 0 174 186 455 San Diego 11 5 6 0 195 195 455 Conlérence nationale Section Est Giants de NY 11 8 3 0 206 138 727 Dallas n 7 4 0 234 169 636 Philadelphie 11 5 6 0 175 212 455 Phoenix 11 3 8 0 200 195 273 Washmglon 11 2 9 0 Section Centrale 165 256 182 Detroit 11 7 4 0 210 176 636 Green Bay 11 7 4 0 238 188 636 Chicago 11 6 5 0 171 147 545 Minnesota 11 5 6 0 179 217 455 Tampa Bay 11 3 8 0 Section Ouest 153 274 273 San Francisco 11 8 3 0 332 196 727 N -Orléans 11 7 4 0 224 229 636 Atlanta 11 5 6 0 228 250 455 Rams de LA 11 3 8 0 151 246 273 Organisme de secours d’urgence LE BOSSU DE NOTRE-DAME joignent l’utile à l’agréable.Donnez aux plus démunis du globe et passez une superbe soirée de théâtre à la Place des Arts.Procurez-vous vos billets par téléphone au: (514) 596-CARE (2273) Billets disponibles pour les représentations du 19 oct.au 13 nov.Vous pouvez faire parvenir vos dons à notre nouvelle adresse: B.P.68, Suce.Delorimier, Montréal Qué., H2N 2N6 ou par 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